La GRC veut utiliser des étudiants en arts pour identifier des morts


Cela me semble une excellente idée de mettre un visage et peut-être une identité à des crânes de personnes inconnues. Si cette expérience est positive, cela sera à refaire avec des étudiants en art d’une école canadienne.
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La GRC veut utiliser des étudiants en arts pour identifier des morts

PHOTO SERGE GOUIN, AFP

La semaine prochaine, l’Académie d’art de New York tiendra un atelier de sculpture judiciaire qui utilise une version imprimée en 3D de 15 crânes authentiques, tous d’hommes, fournis par la GRC.

(Montréal) Pour mettre un visage, et peut-être un nom sur des morts non identifiés, la GRC s’est trouvé des partenaires inusités : des étudiants de l’Académie d’art de New York. Une première au pays qui semble tout droit sortie d’une série télévisée d’enquête policière scientifique.

STÉPHANIE MARIN
LA PRESSE CANADIENNE

Ces étudiants seront appelés à reconstituer le visage de 15 Canadiens, morts sans nom.

Il y a actuellement plus de 700 restes humains non identifiés dans la base de données nationale sur les personnes disparues et les restes non identifiés de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Sans connaître leur identité, il est « impossible de les ramener à la maison », dit la force policière fédérale. Mais 15 d’entre eux sortiront peut-être de l’anonymat.

Pour la première fois, la GRC collabore avec l’Académie d’art de New York. La semaine prochaine, l’école tient un atelier de sculpture judiciaire qui utilise une version imprimée en 3D de 15 crânes authentiques, tous d’hommes, fournis par la GRC.

Le plus vieux date de 1972 et le plus récent de 2019. Ils ont été choisis parce qu’ils étaient en bonne condition.

L’instigatrice de ce projet, la caporale Charity Sampson, spécialiste en identification de victimes à la GRC, est arrivée à New York vendredi, avec les crânes. Ils ont été imprimés en version 3D à l’aide de nylon en poudre fusionné par laser, par des spécialistes à Ottawa. Son idée a été reçue avec enthousiasme au sein de la GRC, a-t-elle dit en entrevue avec La Presse canadienne.

Ce type de reconstruction faciale est le dernier espoir, dit-elle, utilisé quand les autres techniques, comme les analyses d’ADN et les empreintes digitales, ont échoué.

Quant aux étudiants new-yorkais, ils appliqueront leurs connaissances anatomiques et leurs talents artistiques afin de reconstituer chacun des visages avec de l’argile, explique la GRC.

Ils seront mis au fait de la taille, du poids et de l’âge de la personne décédée, quand ces informations sont disponibles. Dans certains cas, des cheveux fourniront aussi de précieux indices.

À la fin de l’atelier, 15 nouveaux visages seront révélés et présentés dans le site web de Disparus-Canada dans l’espoir de recevoir des indices du public qui pourront aider à les identifier.

« Cela ne prend qu’une personne pour reconnaître un visage », a indiqué la caporale Sampson. Et si c’est le cas, on pourra ramener ce disparu chez lui, a-t-elle ajouté.

Ces morts anonymes ne sont pas forcément des victimes de meurtre : « on ne sait pas comment ils ont rencontré la mort ».

Les ateliers de sculpture judiciaires ont lieu depuis 2015 dans cette école d’art de New York. Quatre identifications visuelles sont directement attribuables aux reconstitutions faciales réalisées durant l’atelier annuel, a rapporté la police fédérale canadienne.

La caporale Sampson espère répéter l’expérience l’an prochain, et collaborer avec une école d’art canadienne.

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Le visage de Hilda, une femme druide de l’âge du fer, reconstitué plus de 1600 ans après sa mort


Un autre visage reconstitué à partir d’un crâne. Cette fois-ci, cela se passe en Écosse, une étudiante a fait la reconstitution d’une femme druide d’environ 1600 ans. Elle avait une soixantaine d’années, un âge honorable à l’époque de l’Âge de fer.
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Le visage de Hilda, une femme druide de l’âge du fer, reconstitué plus de 1600 ans après sa mort

Le visage de Hilda, une femme druide de l'âge du fer, reconstitué plus de 1600 ans après sa mortCette étudiante a réussi à reconstituer le visage d’une femme druide à partir d’un crâne découvert sur l’île de Lewis.© University of Dundee

Par Emeline Férard

En Écosse, une étudiante a réussi à recréer le visage d’une femme druide dont les ossements ont été découverts il y a quelques siècles sur l’île de Lewis. Baptisée Hilda, la défunte aurait vécu durant l’âge du fer et aurait péri alors qu’elle avait une soixantaine d’années.

Après Ava, jeune femme de l’âge de bronze, la Dame de Cao, puissante dirigeante précolombienne ou encore Eve de Naharon, chasseuse-cueilleuse mexicaine, c’est au tour de Hilda de sortir de l’oubli plusieurs siècles après sa mort. En Écosse, une étudiante en art médico-légal vient de reconstruire en trois dimensions le visage de cette femme druide remontant à l’âge du fer.

L’histoire de Hilda demeure mystérieuse. Son crâne a été présenté pour la première fois en 1833 par la Société phrénologique d’Édimbourg parmi cinq autre crânes attribués à des « druides des Hébrides », archipel écossais. Selon les écrits remontant à cette époque, ses ossements auraient été découverts à Stornoway sur l’île de Lewis mais leur origine exacte reste inconnue.

De même, les spécialistes ignorent la date du décès de Hilda.

« Il est impossible de savoir avec certitude quand elle est morte puisque nous n’avons pas pu dater le crâne, mais si l’information du journal de 1833 est correcte, Hilda a péri entre 55 avant J.-C et 400 après J.-C et était d’origine celtique », a expliqué Karen Fleming, étudiante diplômée de l’Université de Dundee.

Les analyses ont montré que Hilda était morte à un âge relativement avancé, une soixantaine d’années environ, alors que l’espérance de vie des femmes de l’époque se situait plutôt autour de la trentaine. Cette longévité suggère que la druide faisait sans doute partie d’un milieu privilégié. Mais à quoi la femme pouvait-elle bien ressembler ?

C’est la question à laquelle Karen Fleming a tenté de répondre. Pour reconstituer le visage de Hilda, elle a scanné son crâne et enregistré toutes ses caractéristiques. Après avoir reproduit l’ossement en cire, elle y a ajouté des muscles puis de la peau. Enfin, elle a utilisé les mesures prises sur le crâne pour modeler le tout et « redonner vie » à la druide.

Reconstruction numérique de Hilda, la druide de l’âge du fer. – Karen Fleming/MSc Forensic Art/Universoty of Dundee

Le résultat donne à voir une femme ridée aux joues creuses, aux lèvres fines et à la bouche dépourvue de dents. Si certaines caractéristiques – l’absence de dents par exemple – sont appuyées par des observations réelles, d’autres telles que les yeux sont davantage le fruit de l’interprétation de l’artiste.

« Hilda était un personnage fascinant à recréer », a confié dans un communiqué Karen Fleming.

« Il est évident au vu de son crâne qu’elle n’avait plus de dent avant de mourir, ce qui n’est pas très surprenant en considérant l’alimentation de l’époque mais il est impressionnant qu’elle ait vécu si longtemps », s’est enthousiasmée l’étudiante, très satisfaite de sa création. « Je pense qu’elle ressemble à de nombreuses femmes âgées que j’ai rencontrées dans ma vie et j’en suis assez fière ».

Qui étaient réellement les druides ?

Outre son origine et son histoire, des questions demeurent également sur la fonction de Hilda. Qui étaient réellement les druides ? On sait que ce terme était couramment utilisé dans l’ancien langage celtique, notamment dans ce qui est aujourd’hui le Royaume-Uni et la France. En revanche, sa signification demeure sujette à débat.

D’après Ronald Hutton, professeur d’histoire à l’Université de Bristol et auteur du livre « The Druids : a History », le terme de druide était attribué à des individus considérés comme experts en magie ou en religion.

« Le problème est de savoir ce que le mot signifiait réellement en pratique », a expliqué le spécialiste interrogé par la BBC.

« Parce qu’il existait de nombreux langages celtes parlés par de nombreux Celtes de l’âge du fer, cela peut signifier toutes sortes de choses d’un forgeron qui s’essayait à la magie à… un chef ou un membre d’une famille noble », a précisé Ronald Hutton.

Cependant, l’existence de femme désignée comme druide est bel et bien attestée par des textes romains.

S’il est difficile de déterminer le rôle que Hilda jouait exactement au sein de sa société, elle n’était donc sans doute pas n’importe qui. Et plus qu’un simple visage, c’est toute une histoire que Karen Fleming vient de remettre sur le devant de la scène avec sa création. Cette dernière doit être exposée du 16 au 25 août dans le cadre du Master Show de l’Université de Dundee en Écosse


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Le visage d’une femme accusée de sorcellerie il y a trois siècles a été reconstitué


Cette reconstitution du visage de cette femme qui a préféré de suicider au lieu de brûler vive, ne ressemble pas du tout à une sorcière. Nombre de femmes ont été injustement accusée de sorcellerie pour des accusations qui n’avaient ni queue, ni tête
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Le visage d’une femme accusée de sorcellerie il y a trois siècles a été reconstitué

Crédits : DUNDEE UNIVERSITY

En 1704, Lilias Adie se suicidait en prison, alors qu’elle devait être brûlée vive pour actes de sorcellerie et coït avec le diable.

Plus de 300 ans plus tard, le docteur Chrystopher Rynn, spécialiste médico-légal de la reconstitution faciale à l’université de Dundee, vient de lui tirer le (vraisemblable) portrait, raconte la BBC.

Le cadavre de Lilias Adie ayant été incinéré par crainte qu’elle revienne d’entre les morts, seul son crâne était resté plus ou moins en bon état lorsqu’il il a été exhumé au XIXe siècle, avant d’être exposé au musée de l’université de St Andrew en Écosse. Mais il a ensuite été perdu. Chrystopher Rynn a alors dû composer à partir de simples photographies, prises lors de l’exposition des ossements.

Crédits : DUNDEE UNIVERSITY

Christopher Rynn a eu recours à différentes techniques de sciences forensiques, dont la sculpture 3D. Et autant dire que le résultat ne correspond pas vraiment à ce à quoi l’on s’attend lorsque l’on parle d’une sorcière.

« Il n y a rien dans l’histoire de Lilia qui laisse suggérer qu’aujourd’hui elle serait considérée autrement qu’une personne victime d’un horrible concours de circonstances. L’air sympathique qu’elle affiche sur la reconstitution est naturel, je n’ai rien extrapolé » explique le docteur Rynn.

Quoi qu’il en soit, la performance est remarquable et rappelle celle d’une autre membre de l’université de Dundee, Sue Black, qui était parvenue à reconstituer le visage d’un homme assassiné il y a plus de 1400 ans.

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Une reconstruction faciale sans cicatrice à Montréal


C’est une très belle avancée en chirurgie réparatrice que ce soit une malformation, un accident, une chirurgie qui ne laissent pas de cicatrice aide pour le moral
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Une reconstruction faciale sans cicatrice à Montréal

 

Une reconstruction faciale sans cicatrice à Montréal

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal.Photo Fotolia

MONTRÉAL – Des chirurgiens de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal ont réussi à reconstruire le visage d’un patient sans laisser aucune cicatrice, une première au Canada. L’intervention a eu lieu le 22 octobre dernier sur un homme de 23 ans.

Durant cette intervention qui a duré huit heures, l’équipe du Dr Daniel Borsuk a effectué une reconstruction du visage en utilisant des modèles 3D et en prélevant un morceau de l’os du bassin qui a été sculpté pour l’adapter au visage. L’os a finalement été transplanté dans le visage par l’intérieur de la bouche. Une telle procédure aurait auparavant nécessité plusieurs interventions et laissé une ou plusieurs cicatrices.

«Cette intervention, qui a mis les technologies les plus novatrices au service de la chirurgie plastique reconstructive, constitue un message d’espoir pour ceux et celles qui se pensent condamnés à accepter de vivre à jamais avec un tel handicap et qui, souvent, se sentant différents, s’isolent», a déclaré le Dr Borsuk, professeur adjoint en chirurgie plastique à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, par communiqué.

Le Dr Borsuk est le seul médecin canadien à faire partie d’une équipe américaine de greffe faciale. En 2012, il avait ainsi participé à la plus importante greffe du visage jamais effectuée, sur un homme de 37 ans défiguré par une blessure par balle.

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Le visage retrouvé d’Henri IV


Un roi qui a eu une fin tragique … mais aussi un après mort mouvementé pour que sa tête ai autant voyager a travers le temps .. Grâce au technique, on peut semble-il voir ce qu’avait l’air le roi avant sa mort …
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Le visage retrouvé d’Henri IV

 

Après avoir perdu la tête, le roi Henri IV de France a retrouvé un visage. Mais est-ce le bon? Les travaux menés par l’équipe de Philippe Charlier, médecin légiste surnommé « l’Indiana Jones des cimetières », ont permis de reconstituer le visage du souverain qui a dirigé les destinées de la France pendant plus de 20 ans, de 1589 à 1610.

La reconstitution faciale a été présentée au musée des Archives nationales à Paris, à l’occasion de la sortie en librairie d’un livre retraçant l’enquête scientifico-historique qui a abouti à l’authentification de la tête momifiée.

Controverse
L’authentification du crâne est cependant remise en question par l’historien et journaliste Philippe Delorme. Il juge ainsi que cette reconstitution relève davantage d’une vision artistique que de quelque chose de scientifique. Un autre livre doit sortir ce printemps pour déboulonner les conclusions des auteurs du livre Henri IV. L’énigme du roi sans tête.

Henri IV

Un visage à recréer

Dans un premier temps, l’infographiste Philippe Froesch, qui a déjà reconstruit les visages de Simon Bolivar et de Pierre III d’Aragon, a utilisé des images en noir et blanc de la tête du roi afin d’établir son volume général.

Pour modéliser la musculature de la face, M. Froesch s’est servi de tables prédéfinies caractérisant un individu de corpulence moyenne, entre 50 et 60 ans, d’origine caucasienne.

L’épaisseur des tissus mous a été réduite au minimum au niveau maxillaire puisque le roi n’avait que cinq dents lors de son assassinat, le 14 mai 1610.

Pour le nez, le spécialiste s’est appuyé sur les travaux de l’unité de contre-terrorisme du FBI.

La tête momifiée du roi Henri IVLa tête momifiée du roi Henri IV  Photo :  AFP/BELLET-GABET

Il ne restait ensuite qu’à définir la couleur de la peau, des yeux, des cheveux, la quantité de rides ou encore la pilosité.

Selon les auteurs du livre, le résultat est très proche des diverses représentations connues du souverain.

Le voyage d’une tête

Le roi a été assassiné par Ravaillac, un fanatique catholique, le 14 mai 1610, et enterré à la basilique Saint-Denis le 1er juillet avec tous les autres rois de France.

Un portrait d'Henri IVUn portrait d’Henri IV

Toutefois, en 1793, son cercueil a été ouvert par les révolutionnaires et son corps a été jeté dans une fosse commune avec les autres. Puis, à travers les années, après la Révolution, des morceaux de dépouille royale sont réapparus chez des particuliers.

Ce n’est qu’au 19e siècle que sa tête refait surface dans la collection privée d’un comte allemand avant qu’on ne reperde sa trace jusqu’en 1919 où, lors d’une vente aux enchères en France, un antiquaire l’achète pour 3 francs. À la mort de ce dernier, la relique aurait été entre les mains de sa soeur.

Ensuite, la trace du crâne a de nouveau été perdue, jusqu’à il y a deux ans, où il a été retrouvé chez un retraité de 84 ans qui le gardait en secret depuis 1955.

http://www.radio-canada.ca