Suralimentation, sédentarité et obésité: un cocktail mortel


Il n’y a pas si longtemps, une personne avec des rondeurs étaient un gage de santé. Toute l’alimentation ou presque était fait maison. Le restaurant, était surtout une occasion spéciale. Aujourd’hui, l’alimentation a changé du tout au tout. Des plats préparés souvent trop gras, trop sucrés ou salés. On bouge moins. Se reprendre en main est possible pour reprendre un poids santé, par contre, il faut fuir tout régime qui affirme perdre du poids en peu de temps, ce qu’ils ne disent pas, c’est qu’on reprend plus vite les kilos perdus. Mieux vaut y aller par étapes
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Suralimentation, sédentarité et obésité: un cocktail mortel

 

GETTY IMAGES/WESTEND61

Jacques Beaulieu
Communicateur scientifique

Qu’est-ce qui a donc changé tant pour qu’on doive surveiller, peser et contrôler tout ce qui se retrouve dorénavant dans l’assiette?

« Si tu maries cette fille-là mon fils, tu vas le regretter. Elle est bien trop maigre et elle va toujours être malade. »

Voilà un conseil que prodiguaient les mères à leurs fils dans les années 1950 et avant. À cette époque, une certaine corpulence comme on l’appelait alors était un gage de meilleure santé. Un demi-siècle plus tard, c’est tout l’inverse. Qu’est-ce qui a donc changé tant pour qu’on doive surveiller, peser et contrôler tout ce qui se retrouve dorénavant dans l’assiette? En réalité, bien des choses ont changé, à commencer par les aliments eux-mêmes.

L’ère du tout cuit

Dans les années 1950, la grande majorité de ce qui se retrouvait dans l’assiette avait été préparée à la maison. L’objectif de la reine du foyer, comme on l’appelait, était double : bien nourrir ses enfants pour qu’ils puissent grandir et ne pas être malade. Il faut se rappeler qu’à l’époque, les parents devaient payer les médecins, l’assurance-maladie n’existait pas. Le deuxième objectif était d’alimenter toute sa maisonnée au plus bas prix possible. Or ce qui coûtait le plus cher était les aliments préparés, les sucres, le beurre et les viandes. On n’avait recours à ces aliments que le plus rarement possible. Dans un bouilli qui mijotait toute la journée sur le poêle, il y avait beaucoup plus de navets, de pommes de terre, de choux et de carottes que de viande. Cette nourriture était donc moins grasse, moins sucrée et mieux équilibrée que ce qu’on risque de retrouver sur notre table aujourd’hui. Car maintenant, la tendance s’est inversée. On n’a jamais tant mangé dans les restaurants, certains y mangent leurs trois repas par jour, et lorsqu’on dîne à la maison, les plats pré-usinés, surgelés et prêts à servir encombrent les tablettes de nos garde-mangers et réfrigérateurs. Il est bien difficile de savoir combien ce beau gâteau acheté à la pâtisserie fine du coin renferme de sucre et de graisse. De toute façon, lorsqu’on devait confectionner nous-mêmes des desserts, après tout le trouble qu’on se donnait, on s’arrangeait pour qu’ils durent plus longtemps. On servait des petites portions.

L’ère de l’inactivité

Autre changement radical, celui de l’activité physique. Juste par mesure de comparaison, avant de manger une tranche de pain, il avait fallu mélanger farine, eau et autres ingrédients et les malaxer. Puis on pétrissait la pâte. Si vous n’avez jamais tenté l’expérience, l’essai vous démontrerait qu’il fallait dépenser un effort musculaire important pour y parvenir. Finalement, on chauffait le poêle à bois au maximum, habituellement aux petits matins pour faire cuire la fournée. Beaucoup d’énergie à dépenser pour une tranche de pain par repas… En fait, avant les années 1950, presque rien ne se faisait sans dépenser de l’énergie physique. Couper du bois, chauffer le poêle, etc. Bien sûr, aujourd’hui pratiquement tout peut se faire à partir de la maison et lorsqu’on en sort, c’est pour s’asseoir dans un véhicule qui nous amènera ailleurs où on pourra aussi s’écraser dans un fauteuil.

Surprise: tout le monde est gros

Des aliments plus riches en graisse et en sucre consommés en plus grande quantité représentent un accroissement phénoménal des calories que l’on peut ingurgiter en un jour. On ajoute à cela, une tendance soutenue vers la sédentarité, donc moins de dépenses en calories et on ne peut pas se surprendre d’engraisser. Si vous dépensez 1500 kilocalories par jour pour maintenir votre organisme en vie et si vous ingurgitez par votre alimentation 1800 kilocalories, le calcul est fort simple, vous mettrez en réserve 300 calories par jour sous forme de graisse (l’équivalent d’une cuillère à table de beurre). Si vous maintenez ce surplus quotidien pendant un an, vous aurez gagné 10 kilos. Une seule boisson gazeuse ou une tablette de chocolat équivaut à environ 350 kilocalories. En d’autres termes, si à 18 heures vous avez habituellement consommé vos 1500 kcal, une seule de ces friandises par soir et vous êtes à peu près certains de peser 10 kilos de plus l’an prochain.

La clé du succès

«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage», disait le fabuliste Jean de Lafontaine.

Ici, cette maxime s’applique parfaitement. Il faut oublier les régimes qui vous promettent de perdre du poids rapidement, plus de 95% des gens qui les entreprennent perdent effectivement du poids, mais le reprennent encore plus vite. Vous avez mis souvent des dizaines d’années avant de vous retrouver avec un problème de poids. Vous ne vous êtes pas réveillés du jour au lendemain avec 30 kilos en trop. On doit donc procéder par de petits changements durables et progressifs. Par exemple, si vous ne cuisinez jamais de nourriture maison et que vous êtes plutôt du genre fast-food ou surgelés, commencez par vous imposer un soir par semaine de cuisine domestique. Une fois cette habitude acquise (plusieurs mois), le goût vous viendra d’augmenter graduellement vos repas maison et inversement diminuer les repas aux restaurants. La même attitude doit prévaloir au niveau des activités physiques. Combien d’abonnements au gymnase tombent en désuétude ? Les gens partent remplis de bonne volonté et après un mois ou deux, ils abandonnent. Vaut mieux chercher dans notre quotidien, de petits changements qui vont se transformer en habitudes de vie. On peut décider d’utiliser le transport en commun plutôt que l’automobile. Puis, un bon jour, on décide de débarquer du bus un arrêt avant le nôtre pour marcher un peu plus. C’est ainsi par petits gestes, on prend graduellement le goût de bouger. Sans même parler de poids, la fierté que l’on ressent lorsqu’on réussit à changer de mauvaises habitudes en bonnes est en soi une récompense. Fermer le téléviseur à l’heure des repas est un autre moyen simple de moins s’attarder devant son assiette. Combien d’autres petites choses simples vous est-il possible de changer sans douleur ? Un professeur de nutrition donnait ces sages conseils : n’allez pas faire votre épicerie, le ventre vide, car vous aurez tendance à acheter trop. Deuxième conseil : dans le magasin, dans la nourriture, achetez ce qui se trouve en périphérie, ce sont en général les fruits, les légumes et les produits laitiers. Les allées centrales sont surtout constituées d’aliments déjà préparés : biscuits, gâteaux, viandes et légumes en conserve, pâtes, etc.

De plus, vous réaliserez des économies. Un verre d’eau du robinet est de beaucoup supérieur à une boisson gazeuse pour la santé et coûte infiniment moins cher

https://quebec.huffingtonpost.ca/

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Que faut-il penser des cures « détox »


À chaque saison ou évènements importants, on parle toutes sortes de régimes ou de détoxication pour se remettre soi-disant en santé. Les régimes détox sont des régimes ne réponds pas du tout au bien-être du corps, car il manque trop d’éléments essentiels pour le bon fonctionnement surtout si ce régime est pris à long terme.
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Que faut-il penser des cures « détox »

 

Par la rédaction de Futura

 

Purifier son corps et perdre du poids, c’est le principe du régime « détox ». En théorie donc, que du bonheur…

Pourtant, selon Florence Rossi, de l’Association française des diététiciens et nutritionnistes (AFDN), ce régime qui vise à chasser les toxines de notre organisme « ne respecte pas les règles d’une alimentation équilibrée ».

Régime détox : un régime restrictif

« Le régime détox repose souvent sur l’ingestion de fruits, de légumes, en règle générale sans protéines, sans beaucoup de glucides et sans matières grasses. Nous sommes donc face à un régime restrictif, c’est-à-dire qu’il ne correspond pas à l’équilibre alimentaire. »

Voilà pourquoi ce régime ne doit pas être mené sur le long terme, mais seulement sur quelques jours.

« L’essentiel dans tout régime, c’est de pouvoir conserver sa perte de poids. Or pour y parvenir, il ne faut pas que les restrictions soient trop importantes, pour que l’organisme s’habitue. »

 Mais le véritable danger avec la technique « détox », c’est le risque de carences.

« Manger, c’est un acte vital. Ce n’est pas un jeu. Tous les nutriments sont nécessaires à l’organisme. Le cerveau fonctionne avec des glucides, apportons-lui des glucides. Nos muscles ont besoin de protéines, et ainsi de suite… »

Source : Interview de Florence Rossi, Association française des diététiciens et nutritionnistes, décembre 2010

https://www.futura-sciences.com/

Le virus Ebola continue de sévir


Le Virus Ebola revient encore cette année en Afrique Centrale au Congo. Ce virus se transmet non pas par voie aérienne, mais par fluide : sang, sécrétions, déjections … L’OMS ne croit pas qu’un jour ce virus puisse disparaitre, mais il pense qu’il est possible de le contenir.
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Le virus Ebola continue de sévir

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Repéré par Aurélie Rodrigues

L’OMS se «prépare au pire des scénarios» face à une nouvelle épidémie en République démocratique du Congo.

Repéré sur BBC News

En juillet 2017, les autorités congolaises annonçaient la fin de l’épidémie d’Ebola dans le pays. Un an plus tard, le virus inquiète une nouvelle fois: depuis le 4 avril 2018, trente cas –potentiels ou avérés– ont été décelés, faisant dix-huit morts. Ces nouveaux événements marquent la septième percée du virus en République démocratique du Congo (Afrique centrale).

Ce vendredi 9 mai, Peter Salama, directeur exécutif du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait se «préparer au pire des scénarios» concernant cette nouvelle crise en République démocratique du Congo.

«Le nombre de cas probables ou confirmés est très important. Nous sommes très inquiets. On se prépare à tous les scénarios possibles, y compris au pire», a-t-il déclaré pendant une réunion d’information à l’office des Nations unies à Genève.

Un virus difficile à appréhender

Comme l’explique la BBC, Ebola est un virus qui se transmet par un contact direct avec les fluides biologiques –sang, sécrétions ou déjections– d’une personne infectée. Même s’il ne se transmet pas par voie aérienne comme les autres virus, il reste toutefois redoutable. En cause, son taux de létalité: selon l’OMS, il tue en moyenne 70% des personnes atteintes.

Les zones de vie et d’échange sont préoccupantes pour les autorités sanitaires. Ces endroits sont propices aux contacts interhumains et donc à la propagation du virus. Le recensement des premiers cas à Bikoro, une ville marchande reliée aux réseaux de rivières et proche de la frontière nationale est d’autant plus inquiétant.

En 2014, l’épidémie en Afrique de l’Ouest avait commencé en Guinée dans un petit village frontalier pour ensuite devenir incontrôlable au contact des grands centres urbains. Personne ne pouvait alors prédire que le virus Ebola allait emporter 11.300 personnes sur 29.000 cas recensés (99% des cas en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone).

Impossible à éradiquer mais pas impossible à contenir

«C’est peu probable que nous puissions un jour éradiquer cette maladie ou arriver à prédire quand ou à quel endroit elle sévira. Cependant, il est possible d’identifier les zones à risque afin de mieux contrôler la propagation», écrit la BBC.

Les chimpanzés, gorilles, antilopes, porc-épics et les chauve-souris, en particulier, sont porteurs de la maladie. Tant que les humaines resteront en contact avec ces potentiels transmetteurs, il y aura toujours un risque que la maladie réapparaisse –l’éradication de ces animaux n’est évidemment pas une option.

En 2014, si le virus avait été détecté et maîtrisé dès les premières déclarations, sa propagation aurait été ralentie et les conséquences auraient sans doute été moins désastreuses.

Malgré tout, les autorités sanitaires ont montré qu’il était possible de contenir le virus avant qu’il en arrive au stade épidémique. En 2017, le virus avait été contenu à la province de Bas-Uele, au nord de la République démocratique du Congo, limitant les pertes à quatre morts en l’espace de deux mois.

«Une réaction rapide et bien coordonnée peut garantir le confinement de la maladie, et ensuite sauver des vies. Maintenant, la priorité est d’identifier la souche du virus et de localiser les zones à risque pour limiter sa transmission», conclut la BBC.

http://www.slate.fr/

Mauvaise haleine : le brossage de dents plus approprié que le brossage de langue


On sait tous qu’il faut se brosser les dents, puis il était conseillé de se brosser la langue par la même occasion. Généralement, le brossage de la langue est seulement dans des cas particulier. En faite langue, se nettoie par elle-même pour garder les bonnes bactéries ce que le brossage de cet organe détruit
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Mauvaise haleine : le brossage de dents plus approprié que le brossage de langue

 

Langue

Le brossage de langue n’est pas recommandé pour la santé bucco dentaire

CREATIVE COMMONS

Se brosser les dents deux fois par jour et la langue dans la foulée, une habitude prise par beaucoup d’entre nous et dénoncée par l’association dentaire française (ADF) réunie en décembre 2017 à Paris l’occasion de leur congrès annuel. Relativement méconnu du public, la langue est un organe essentiel formé de 17 muscles et recouvert de « bonnes bactéries » participant à la bonne santé bucco-dentaire.

Nettoyer sa langue comme on nettoie ses dents : à éviter

Une langue saine s’auto-nettoie grâce à la salive que l’on déglutit en moyenne mille à deux mille fois par jour

Le brossage quotidien d’une langue saine, « commercialement incité », est une « erreur » : « cela peut altérer sa surface et perturber l’équilibre des bonnes bactéries qui colonisent notre tube digestif », explique à l’AFP Sophie-Myriam Dridi spécialiste de médecine bucco-dentaire au CHU de Nice.

En effet, les quelque 700 espèces de bactéries qu’abrite la cavité buccale, et la langue en particulier, ont un rôle bénéfique : elles aident à digérer, produisent des vitamines et en recouvrant la langue et les muqueuses buccales réduisent le risque de colonisation par des bactéries étrangères.

Cependant, un brossage doux ou avec des racleurs dédiés à cet usage peut servir lorsque la langue est chargée d’un enduit blanchâtre, généralement en cas de diminution de la salivation – qui peut être accentuée par de nombreux médicaments – ou lors d’épisodes fiévreux et infectieux des voies aéro-digestives supérieures (bouche, nez, larynx…). De son côté en revanche, l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD) recommande dans une vidéo datée de mars 2017 de nettoyer la langue après les dents par « un brossage très doux » à l’aide d’une brosse à dents souple.

La mauvaise haleine est causée dans 90 % des cas par la plaque dentaire

Bien se brosser les dents est plus efficace contre la mauvaise haleine, puisqu’elle est due dans 90% des cas à la plaque dentaire. Les bactéries, issues d’un déséquilibre microbien, libèrent des substances malodorantes et très collantes sur lesquels les bains de bouche, rafraîchissant ou antiseptiques, n’agissent pas. Pour soigner votre haleine, brossez-vous les dents deux fois par jour pendant deux minutes suivant les conseils de l’UFSBD à l’aide d’une brosse à dents souple et d’un dentifrice fluoré en balayant de la gencive vers la dent, puis en passant du fil dentaire ou une brossette le soir. Autre source de désagréments malodorants, les prothèses amovibles : il faut les nettoyer et bien les sécher ensuite et ne pas les laisser tremper dans l’eau la nuit. Cependant, en cas de mauvaise haleine chronique, il ne faut pas hésiter à consulter son dentiste

https://www.sciencesetavenir.fr

Pourquoi nous ne sommes pas tous égaux face au soleil


Il y a des gens qui ont des coups de soleil facilement, alors d’autres non. Un indice qui ne trompe pas, plus une personne rougit au lieu d’avoir un teint basané, plus il y a des risques de cancer de la peau.
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Pourquoi nous ne sommes pas tous égaux face au soleil

 

© getty.

Quand certains attrapent des coups de soleil, tandis que d’autres avec une peau aussi claire bronzent, ce sont des gènes qui sont responsables, et que des chercheurs ont identifiés.

« Savoir si la peau d’un individu répond à l’exposition au soleil avec le bronzage ou avec des brûlures peut, au moins en partie, être déterminé par la variation dans certaines régions du génome » (ou zones du patrimoine génétique), ont résumé ces chercheurs dans un communiqué.

Recherche sur les cancers

L’étude parue mardi dans Nature Communications présente surtout un intérêt dans la recherche sur les cancers. Elle montre que le patrimoine génétique qui favorise les coups de soleil est aussi celui qui expose au risque de cancers. La population étudiée, blanche et résidant au Royaume-Uni, est particulièrement touchée par ceux de la peau, « type de cancer le plus fréquent » dans le pays.

À partir de données sur plus de 121.000 personnes enregistrées dans la banque de données britannique Biobank, les généticiens ont porté à 20 le nombre de régions du génome connues pour le risque à la fois de coups de soleil et de cancer.

Plus on rougit, plus il faut faire attention

« Cette étude identifie de nouvelles régions génétiques qui ont probablement une pertinence quant au risque de cancer de la peau, et il faudrait que l’on enquête plus avant en utilisant des échantillons de contrôle spécifiques de cas de cancer », a expliqué à l’AFP l’un des auteurs, le généticien Mario Falchi, du King’s College de Londres.

Pour le grand public, ces travaux rappellent une évidence: plus on a tendance à rougir comme une écrevisse, plus on a intérêt à se protéger des rayons du soleil.

Les coups de soleil sont dangereux

« Les gens ont tendance à oublier que les coups de soleil sont vraiment dangereux (…) Nous espérons que le fait de savoir qu’il y a un lien génétique entre brûlures et cancer de la peau pourra les encourager à avoir un mode de vie sain », sans exposition excessive, a-t-il souligné.

Sans surprise, les personnes aux cheveux roux ont plus souvent les gènes qui font courir le risque le plus fort de cancer de la peau

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http://www.7sur7.be/

Le corps ne s’adapte pas aux horaires de nuit


C’est difficile de travailler de nuit. L’être humain a une horloge biologique adapter pour vivre de jour, et quand on doit travailler de nuit, cela change les gènes qui seraient une grande cause de problème de santé
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Le corps ne s’adapte pas aux horaires de nuit

 

Une femme travail à son bureau la nuit.

Environ 20 % de la population active du Canada, des États-Unis et de l’Europe travaille par quarts. Photo : iStock

L’expression de gènes régulant d’importantes fonctions corporelles ne s’adapte pas aux modifications de l’horaire du sommeil et des repas, montre une étude québécoise.

Un texte d’Alain Labelle

Les travaux des chercheurs Laura Kervezee, Marc Cuesta, Nicolas Cermakian et Diane B. Boivin de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas (IUSMD) ont permis de constater que, dans la plupart des cas, l’expression des gènes continue d’obéir à une horloge biologique dont les rythmes restent bien ancrés le jour.

On comprend maintenant mieux les changements moléculaires qui s’opèrent dans le corps humain lorsque l’horaire du sommeil et des repas n’est pas aligné sur l’horloge biologique. Diane B. Boivin

« Entre autres, on a découvert que l’expression des gènes liés au système immunitaire et aux processus métaboliques ne s’adapte pas lorsque cet horaire change », affirme la Dre Boivin.

Le saviez-vous?
Environ 20 % de la population active du Canada, des États-Unis et de l’Europe travaille par quarts.

Dans ses travaux, l’équipe montréalaise a simulé des quarts de travail de nuit afin de comprendre ce qu’il advient de l’expression de 20 000 gènes au niveau moléculaire en pareilles conditions.

La médecine savait que l’expression de bon nombre de ces gènes fluctuait sur une période de 24 heures.

Or, les présents travaux montrent à quel point les rythmes biologiques jouent un rôle important dans la régulation de nombreux processus physiologiques et comportementaux.

Après une exposition à un horaire de nuit, les chercheurs ont observé que :

  • environ 25 % des gènes étudiés présentaient une perte de rythme;
  • pas moins de 73 % ne se sont pas adaptés, demeurant alignés sur un horaire de jour;
  • moins de 3 % se sont adaptés, partiellement du moins.

Des problèmes à l’horizon?

 

Dans l’étude, huit volontaires ont été soumis à un horaire de cinq jours simulant des quarts de travail nocturnes. Les participants étaient placés dans une chambre d’isolement temporel, dépourvue d’indices liés à la lumière ou aux sons pouvant révéler l’heure de la journée.

Ils ne pouvaient pas utiliser leurs téléphones ni leurs ordinateurs.

Le premier jour, les participants se sont couchés à l’heure habituelle. Les quatre jours suivants, des quarts de nuit étaient simulés, c’est-à-dire que les volontaires demeuraient éveillés la nuit et dormaient le jour.

L’équipe a procédé à des prélèvements répétés d’échantillons sanguins sur une période de 24 heures lors du premier et du dernier jour du quart de nuit.

Elle a ainsi mesuré l’expression de plus de 20 000 gènes à l’aide d’une technique qui permet de savoir ceux dont l’expression variait au fil du cycle jour-nuit.

La santé en question

 

La Dre Boivin et ses collègues s’inquiètent des effets des horaires de nuit sur la santé humaine, et estiment que davantage d’études doivent être effectuées pour bien comprendre les dangers qu’ils représentent.

On croit que les changements moléculaires observés pourraient contribuer à l’apparition de troubles de santé tels que le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires, qui sont plus fréquents chez les travailleurs de nuit de longue date. Dre Boivin

Ces données ont été recueillies en laboratoire dans des conditions très contrôlées. Les auteurs de ces travaux publiés dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) pensent qu’il faut maintenant étendre cette recherche au contexte réel, en examinant l’expression des gènes auprès de véritables travailleurs de nuit, puisque le degré d’activité physique, l’horaire des repas et les habitudes de sommeil peuvent varier d’un cas à l’autre.

En 2017, une étude réalisée auprès de plus de 1500 hommes du Nord-Est de l’Ontario a établi un lien entre les quarts de travail irréguliers ou tardifs et le gain de poids.

Une autre recherche, dont les résultats ont été publiés en 2016, montre que les travailleurs de nuit sont plus susceptibles d’avoir des défaillances du système immunitaire.

https://ici.radio-canada.ca/

Pour éviter un mélanome, il est primordial de se protéger du soleil


Cet après-midi, la première chose que j’ai faite avant de sortir avec ma petite fille qui a un teint très clair, est de lui mettre de la crème solaire sur les bras et dans le cou, et la casquette obligatoire. Pour ceux qui aiment tellement s’étendre au soleil, c’est triste, mais même un bronzage endommage les cellules de la peau. Et 90 % des mélanomes peuvent être évités simplement en prenant des précautions, et ce, dès l’enfance.
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Pour éviter un mélanome, il est primordial de se protéger du soleil

 

Une bonne crème solaire reste le meilleur rempart contre les mélanomes © Pixabay.

Source: Belga

L’ombre, les vêtements et la crème solaire constituent le hit-parade de la protection, mais il faut les utiliser de la bonne façon.

Quelque 90% des cas de mélanomes sont dus au soleil, rappelle l’Institut Jules Bordet. Les peaux claires présentant de nombreux grains de beauté et les enfants de moins de 12 ans sont particulièrement à risque et la crème solaire ainsi que des moments à l’ombre sont donc nécessaires. L’exposition forte d’une peau qui a peu l’habitude du soleil durant l’année nécessite des précautions.

Les coups de soleil sont un indice clair de prise de risques mais le bronzage est déjà le signe que les cellules ont été endommagées, ajoute l’institut. Il conseille donc de privilégier une crème solaire d’indice 30 minimum, en fonction du type de peau. Les t-shirts de baignade, souvent utilisés pour protéger les enfants, doivent par ailleurs être prévus à cet effet car le coton mouillé laisse passer les rayons responsables du mélanome, ajoute encore l’Institut Jules Bordet. Il est également nécessaire d’appliquer de la crème solaire après chaque baignade.

Pour détecter le mélanome, l’institut conseille la méthode de dépistage individuel de tache suspecte sur la peau. Une consultation chez le médecin ou le dermatologue est conseillée en cas de tache asymétrique, qui évolue, aux bords irréguliers, à la couleur suspecte ou d’un aspect différent des autres taches et grains de beauté.

« S’il est diagnostiqué à un stade précoce, un mélanome peut être guéri dans près de 100% des cas par une simple intervention chirurgicale », rassure l’Institut Jules Bordet.

http://www.7sur7.be/