Prosélytisme dans les hôpitaux et les CHSLD: «Il faut que ça cesse»


Il est normal que des personnes puissent être présentes chez des patients qui demandent une assistance religieuse. Cependant, les abus sont inacceptables. Il est important que des règles soient clairement établies dans ce domaine, malheureusement, il y aura toujours des excès de zèle de certains illuminés qui visent les personnes les plus vulnérables. Imaginez parler de démon à des patients en psychiatrie, ou de guérison miraculeuse à une personne souffrant de maladie difficile ou incurable. Cela peut créer des conséquences aux soins.
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Prosélytisme dans les hôpitaux et les CHSLD: «Il faut que ça cesse»

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais

Le gouvernement Legault dénonce des dérives « inacceptables » dans le système de santé lorsque des patients vulnérables vivent des « abus spirituels » et sont livrés à des individus qui leur parlent du démon et de supposées guérisons miraculeuses.

HUGO PILON-LAROSE
LA PRESSE

MATHIEU PERREAULT
LA PRESSE

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, en avait le souffle coupé.

« Il faut que ça cesse », a-t-elle tonné, ce week-end, à la lecture d’une enquête de La Presse sur des individus aux « théologies toxiques » qui infiltrent le réseau public de la santé. Elle a immédiatement saisi le sous-ministre à la santé de l’enjeu.

Une majorité « de personnes hébergées en CHSLD sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles cognitifs majeurs. On ne va pas commencer à supporter des dérives religieuses de cette nature. Ça n’a pas de sens », a affirmé Mme Blais hier.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a pour sa part exprimé son « extrême » préoccupation.

« Les personnes hospitalisées et les personnes vivant en CHSLD ont droit à un environnement serein, paisible et exempt de toute dérive religieuse. Les situations rapportées dans l’article sont inacceptables. » Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux

La Presse a révélé samedi que l’Association des intervenants et intervenantes en soins spirituels du Québec (AIISSQ) talonne le gouvernement du Québec pour qu’il révise les exigences requises pour faire de l’intervention spirituelle auprès des patients du réseau public de la santé.

« Des groupes fondamentalistes aux théologies toxiques » s’infiltrent et commettent des abus spirituels, dénonce un courriel de l’AIISSQ envoyé le 8 août au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Dans son reportage, La Presse a révélé qu’une « prophétesse » avait notamment distribué sa carte dans une aile de soins psychiatriques ou que des religieux payés par l’État avaient promis à des patients que Dieu guérirait leur cancer.

Les intervenants en soins spirituels, qu’ils soient laïques ou religieux, sont payés de 24 $ à 40 $ de l’heure par le ministère de la Santé.

Des dommages « désastreux »

Sur son compte Twitter, la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) a déclaré ce week-end qu’« il est inacceptable que des patients soient exposés à du harcèlement religieux ou spirituel dans les corridors d’hôpitaux ou de CHSLD et que pire, du personnel y prenne part ».

Le psychiatre Yves Quenneville, spécialiste des soins palliatifs, a pour sa part écrit sur Twitter qu’« en 30 ans de pratique de soins palliatifs, il a fallu en débusquer, démasquer et expulser… leur infiltration est insidieuse. Les dommages désastreux ».

Yves Casgrain, ancien directeur de la recherche d’Info-Secte, a confié que « malgré [sa] longue expertise dans ce domaine, [il est] toujours aussi bouleversé par ces histoires potentiellement dommageables pour les victimes ».

Un hémato-oncologue du CHU de Québec, Maxime Chénard-Poirier, a pour sa part indiqué que « trop souvent, clientèle vulnérable égale opportunité pour personne mal intentionnée. On doit être plus vigilant ».

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a précisé ce week-end qu’« en mars dernier, le CHU de Québec a reçu, par l’entremise du Centre Spiritualitésanté, le mandat de coordination de la révision des orientations ministérielles pour l’organisation des services d’animation spirituelle pour l’ensemble des établissements du réseau au Québec ».

« Nous nous assurerons de mettre en place des mesures pour protéger les usagers et nous assurer qu’ils soient traités dans le plus grand respect », a-t-elle promis.

https://www.lapresse.ca/

Il existe un médicament miracle pour la schizophrénie


La Clozapine est un médicament pour traiter la schizophrénie. En 1975, ce médicament a été arrêté suite à la mort de 8 patient. Car, comme tout médicament, il y a des effets secondaires, chez certaines personnes, il peut faire disparaître les globules blancs. Ces risques sont de 1 %. 10 ans plus tard, la Clozapine est est de retour aux États-Unis, mais avec un contrôle strict. Le patient doit se soumettre régulièrement à des prises de sang, sinon pas de médicament. Sauf qu’il semble que les médecins soient réticents pour ceux qui souffrent de schizophrénie.
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Il existe un médicament miracle pour la schizophrénie

Il ne comporte pourtant qu'1% de risque. | Earl Richardson via Unsplash

Il ne comporte pourtant qu’1% de risque. | Earl Richardson via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur Vice

Mais presque personne n’y recourt.

Nicholas était enfant quand il a commencé à entendre des sons. D’échos carillonants en chuchotements, ils sont passés à des exclamations hurlantes, une cacophonie au creux de son crâne. À 18 ans, il a sa première crise psychotique, d’une violence telle que le diagnostic tombe aussitôt: Nicholas est schizophrène.

Une douzaine de médecins et une liste interminable d’antipsychotiques plus tard, il trouve enfin ce qui lui permettra de suivre des cours à l’université et de poursuivre une vie un peu plus normale: la clozapine.

Clozapine n’est ni le nom d’un rite païen ou de quelque mystère divin. C’est un médicament antipsychotique atypique, très rarement utilisé. Mais vu ses effets, il a bien quelque chose de miraculeux.

«C’était comme si quelqu’un avait effacé l’ardoise. On est à nouveau nous-mêmes», témoigne un patient sous clozapine auprès de Vice. «J’ai vu des gens entrer et sortir d’hôpitaux dix fois. Mais après [un traitement à la clozapine], ne plus jamais être hospitalisés ensuite, raconte un psychiatre du Johns Hopkins Bayview Medical Center. J’ai vu des miracles survenir avec la clozapine.»

Des préjugés de génération en génération

Au regard de ces témoignages, la première question qu’on peut poser est la suivante: pourquoi n’est-elle pas plus utilisée?

En premier lieu, il faut rappeler ses effets secondaires. Chez certaines personnes, elle peut être à l’origine d’une agranulocytose, c’est-à-dire une disparition rapide des globules blancs, les principaux garants de la sécurité de notre système immunitaire.

Toutefois, il n’y a qu’1% de risque que cela survienne, rappelle Deanna Kelly, directrice d’un programme de recherche sur les traitements psychotiques dans le Maryland. Risque qui peut être largement contrôlé par des prises de sang régulières

«Pas de sang, pas de médicament, c’est le mot d’ordre», raconte Deanna Kelly.

Après la mort de huit patient·es en 1975, le traitement a été abandonné, avant d’être de retour dix ans plus tard sous des conditions extrêmement réglementées.

Une prise de sang par semaine pendant les six premiers mois, une toutes les deux semaines pendant un an, puis une par mois à vie, le tout rentré dans une rigoureuse base de donnée, c’est ce qu’exige la FDA aux États-Unis.

Cette rigueur rend le traitement astreignant pour les personnes qui le suivent comme pour celles qui le prescrivent.

«Il faut s’assurer qu’elles aillent au labo, avoir un œil sur les résultats, les rentrer dans la base de données…», décrit un autre psychiatre du Johns Hopkins Bayview Medical Center.

C’est pourquoi la clozapine n’est prescrite qu’en cas de schizophrénie résistante à au moins deux traitements typiques… ce qui concerne tout de même 30% des schizophrènes aux États-Unis, alors qu’elle n’est utilisée que dans 4% des cas.

Pour Gopal Vyas, pyschiatre dans le Maryland également, le fossé entre usage potentiel et usage actuel s’explique par la transmission de préjugés sur le danger présumé du médicament et son suivi chronophage de génération en génération de psychiatres. Préjugés qu’il s’agirait d’interroger dans une science aussi rationnelle que la médecine.

http://www.slate.fr/

L’activité physique combattrait la maladie d’Alzheimer


L’activité physique a beaucoup d’avantages sur notre corps et notre cerveau. Il semble en effet qu’il permette de mieux métaboliser le glucose qui est nécessaire pour le fonctionnement du cerveau, des neurones et du système vasculaire et peut donc atténuer la présence de la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Attention, le glucose se trouve partout, mais il est vraiment préférable d’éviter les produits industriels tel que les pâtisseries, et autres … Mieux vaut par exemple, fruits, de miel et des féculents complets.
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L’activité physique combattrait la maladie d’Alzheimer

Le bras d'une dame âgée qui tient un petit haltère, avec en arrière-plan une autre dame âgée qui observe.

Selon de nouvelles études, l’activité physique serait efficace pour se prémunir contre la maladie d’Alzheimer.

PHOTO : GETTY IMAGES / JOHANNES SIMON

La Presse canadienne


Trois nouvelles études réalisées par un chercheur américain qui s’intéresse à la question de longue date fournissent de nouvelles indications sur le fait que l’activité physique serait en mesure de combattre la maladie d’Alzheimer.

Ces études ont été présentées par Ozioma Okonkwo, de l’Université du Wisconsin, lors du récent congrès annuel de l’American Psychology Association.

La première étude semble démontrer que le cerveau de gens physiquement actifs utilise le glucose plus efficacement que celui de personnes sédentaires. Le glucose est essentiellement le carburant du cerveau, et sa consommation est un bon indicateur indirect de l’activité de différentes régions cérébrales.

Le Dr Okonkwo a recruté 23 sujets sédentaires à risque élevé de souffrir de la maladie d’Alzheimer. Onze d’entre eux ont été soumis à un programme d’entraînement de six mois pour améliorer leur santé aérobique, et les autres ont servi de contrôle. Au bout de six mois, les membres du premier groupe métabolisaient plus efficacement le glucose que les autres, et leur performance lors de tests de fonction cognitive était meilleure.

C’est quand même intéressant, parce qu’une utilisation accrue du glucose, ça voudrait dire que les neurones sont en meilleure santé ou bien que l’apport de glucose par le système vasculaire est meilleur, a commenté le professeur Louis-Éric Trudeau, du Département de pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal. Il peut y avoir beaucoup d’effets positifs de l’exercice, soit directement sur les neurones ou sur le système vasculaire.

La deuxième étude présentée par le Dr Okonkwo et ses collègues arrive au constat que les gens ayant une bonne santé aérobique présentaient moins de biomarqueurs pour la maladie d’Alzheimer que les autres. Enfin, la dernière étude témoigne d’une apparente meilleure santé des neurones chez les sujets en bonne santé aérobique.

Le professeur Okonkwo multiplie les études qui approfondissent l’effet protecteur de l’activité physique contre des maladies neurodégénératives comme l’alzheimer.

L’ensemble de son oeuvre porte à penser que l’activité physique a un effet important sur les procédés biologiques responsables de l’Alzheimer et qu’ils sont même en mesure de contrer – ou à tout le moins d’atténuer – des facteurs de risque aussi puissants que la génétique et le vieillissement.

On le voit dans plusieurs maladies neurodégénératives : l’activité physique semble avoir un effet protecteur, ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer, mais aussi de la maladie de Parkinson, et c’est donc une raison de plus pour nous motiver à changer notre mode de vie. Le professeur Louis-Éric Trudeau, du Département de pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal.

Pour les médicaments, il y a toujours un effet thérapeutique voulu, puis il y a des effets secondaires qui sont le prix à payer pour pouvoir utiliser les médicaments. Pour ce qui est d’une activité physique régulière, il n’y a à peu près pas de désavantages, et il y a des avantages qu’on peut voir dans le cas de plusieurs maladies, explique le professeur Trudeau.

Et même si la médecine ne comprend pas encore exactement comment l’activité physique régulière réussit à améliorer autant de choses dans notre physiologie, globalement, il est clair que ça fonctionne : plusieurs types de protocoles de mise en forme aident les gens à progresser sur le plan cognitif.

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Des milliers de protéines inconnues à ce jour dans l’intestin


Avec tout ce petit monde dans notre intestin, il y a beaucoup d’activité et les chercheurs n’ont pas fini de faire des découvertes. Nous sommes colonisé par 100 000 milliards de bactéries dans notre intestin.À ce jour, les scientifiques ont été surpris de découvrir en plus des protéines qui appartiendraient à 4 000 nouvelles familles biologiques. Il y aurait beaucoup d’autres recherches qui suivront pour mieux comprendre les liens entre les intestins et les maladies et de nouveaux traitements pourraient être trouvés.
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Des milliers de protéines inconnues à ce jour dans l’intestin

Illistration numérique représentant le microbiome du gros intestin.

Une illustration du microbiome du gros intestin

PHOTO : ISTOCK

Les bactéries présentes dans l’intestin produisent des milliers de petites protéines inconnues à ce jour, affirment des scientifiques américains, qui estiment que leur découverte bouscule les connaissances médicales actuelles.

Explications.

Le corps humain est, encore aujourd’hui, un monde mystérieux. À preuve, les récents travaux de la Dre Ami Bhatt et de ses collègues de l’école de médecine de l’université Stanford, en Californie, qui ont permis d’établir que les bactéries qui forment le microbiome intestinal, autrefois connu sous le nom de flore intestinale, produisent des dizaines milliers de protéines si petites qu’elles étaient passées inaperçues à ce jour.

Presque toutes ces protéines nouvellement décrites remplissent des fonctions inconnues, ce qui fait dire aux chercheurs qu’une nouvelle frontière s’ouvre dans notre compréhension de la biologie humaine.

Repères

  • Le microbiome intestinal est une colonie de 100 000 milliards de bactéries tapissant les quelque 400 m2 de sa surface;

  • Il pèse entre un et cinq kilos, et se nourrit de ce que nous mangeons;

  • Il est composé en grande partie de bactéries bénéfiques;

  • Il est parfois comparé à un « deuxième cerveau » du corps humain;

  • Plusieurs maladies seraient liées à des déséquilibres dans la diversité bactérienne.

Une véritable mine d’or

Les protéines nouvellement identifiées dans le microbiome intestinal appartiennent à plus de 4000 nouvelles familles biologiques. Ces dernières doivent, selon les auteurs de ces travaux, participer à divers degrés :

  • à la bataille que se livrent les différentes souches bactériennes dans le microbiome;

  • à la communication de cellule à cellule entre les bactéries et leurs hôtes inconscients;

  • aux tâches quotidiennes essentielles assurant la santé et le bien-être des bactéries.

« Il est primordial de comprendre l’interface entre les cellules humaines et le microbiome », explique la Dre Ami Bhatt.

Comment communiquent les bactéries? Comment les différentes souches se protègent-elles des autres? Ami Bhatt, chercheuse à l’université Stanford

Les auteurs de ces travaux, publiés dans la revue Cell(Nouvelle fenêtre) (en anglais) pensent que les protéines qu’ils ont découvertes pourraient bien fournir la réponse à ces questions.

Leur très petite taille, de l’ordre d’un maximum de 50 acides aminés, les rend plus susceptibles d’être secrétées à l’extérieur de la cellule que les protéines plus grandes, pensent les chercheurs.

Il est probable que les protéines se plient en des formes uniques qui représentent des éléments biologiques qui n’avaient jamais été identifiés auparavant. La chercheuse Ami Bhatt

« Si les formes et les fonctions de ces protéines peuvent être recréées en laboratoire, elles pourraient aider les chercheurs à faire progresser la compréhension scientifique des effets du microbiome sur la santé humaine », affirme la Dre Bhatt.

Le génome bactérien

« Le génome bactérien est comme un livre avec de longues chaînes de lettres, dont seulement quelques-unes codent les informations nécessaires à la fabrication des protéines », explique la chercheuse.

Traditionnellement, nous identifions la présence de gènes codants pour les protéines dans le livre en recherchant des combinaisons de lettres qui indiquent les signaux « début » et « fin ». Cela fonctionne bien pour les protéines de plus grande taille, mais plus la protéine est petite, moins la technique est précise. La chercheuse Ami Bhatt

Durant ces travaux, les chercheurs ont mené une analyse génomique à l’aide d’une nouvelle approche informatique qui a permis de comparer de vastes ensembles de données concernant les gènes potentiellement codants pour les petites protéines.

Une technique qui n’a pas seulement permis de trouver des centaines de gènes codants pour de petites protéines, mais bien des dizaines de milliers.

Trouver des milliers de nouvelles familles de protéines nous a tous surpris! La chercheuse Ami Bhatt

Les scientifiques doivent maintenant établir les fonctions biologiques de ces protéines. Un tout nouveau domaine d’étude s’ouvre donc et pourrait mener à la création de nouveaux médicaments.

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Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud


Avec les canicules que nous avons connus cet été, et qui sait s’il n’y en aura pas d’autres cette année, la climatisation est rendue une nécessité. Sans climatisation, le corps subit des conséquences et le cerveau n’aime vraiment pas avoir trop chaud.
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Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud

Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud


Vous avez l’impression que votre cerveau « tourne au ralenti » lorsqu’il fait chaud ? Ce n’est pas surprenant. Une équipe de chercheurs affirme que la chaleur réduit les fonctions cognitives.

Dormir sans climatisation a des conséquences sur le cerveau

Selon des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, la chaleur réduirait les fonctions cognitives de notre cerveau. Leurs travaux viennent confirmer l’importance de mettre en place un certain nombre de précautions lorsqu’il fait chaud.

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont fait appel à des étudiants tous en bonne santé. Ces derniers ont été séparés en deux groupes : une partie dormait avec la climatisation dans sa chambre et l’autre sans. À leur réveil, les participants devaient passer un test cognitif.

Ces tests ont été réalisés sur une période de douze jours au milieu de laquelle a eu lieu un épisode caniculaire qui a duré cinq jours.

La chaleur rend le cerveau plus lent

À la suite de ces tests, les chercheurs ont constaté que la chaleur avait effectivement un impact sur le cerveau. Les étudiants qui ont réalisé ces tests alors qu’ils dormaient sans climatisation dans la pièce avaient de moins bon résultats que l’autre groupe.

Selon les chercheurs, les étudiants du groupe dormant sans climatisation étaient plus lents à répondre. Dans un des tests en effet, « la vitesse de leurs réponses s’est révélée réduite de 13,4% » affirment nos confrères du magazine de santé Le Progrès.

Pour rappel, la canicule a de nombreux effets sur le corps (vasodilatation, augmentation de la transpiration, accélération de la respiration, risque de déshydratation…). En 2018, une vague de fortes chaleurs a provoqué l’enregistrement de 1.600 décès en excès.

https://www.passeportsante.net/

Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir


Le virus Epstein-Barr, mieux connu sous le nom de mononucléose peut affecter une personne sans qu’elle le sache. C’est surtout à l’adolescence que cette maladie se manifeste. Elle peut être confirmée par une prise de sang. Il n’y a aucun antibiotique pour la mononucléose, seulement le repos qui peut durer des mois.
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Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir

Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le

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Non, cette fatigue extrême n’est pas «normale».

  • Par Philippe Lépine

    Lors d’une mononucléose, certains sont cloués au lit pendant des jours, d’autres ne ressentent rien du tout. Pourtant, ils sont bel et bien infectés. Voici 13 choses à savoir sur la maladie du baiser, ou autrement dit l’infection au virus Epstein-Barr.

    1. Le virus se transmet par la salive.

    D’où son nom populaire: la maladie du baiser. Selon la virologue et chercheuse au CHU Saint-Justine, Carolina Alfieri, ça prend toutefois une quantité de salive importante.

    2. À 40 ans, de 90 à 95% de la population est porteuse du virus.

    On détectera certainement des anticorps contre le virus dans votre sang.

    3. Comme la varicelle, le virus Epstein-Barr est de la même famille de virus que l’herpès.

    Les herpèsvirus ou herpesviridae.

    Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le

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    4. Les symptômes de la mononucléose sont plus forts à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

    Environ 50% des infections ont lieu pendant l’enfance et les symptômes s’apparenteraient à ceux d’une grippe dans la plupart des cas ou passent carrément inaperçus

«Ils sont beaucoup plus importants et se ressentent plus longtemps de 15 à 25 ans. On ne sait pas encore pourquoi, mais probablement en raison d’un débalancement hormonal. Ça peut aussi dépendre de la génétique», note Dre Alfieri.

  • 5. On ne peut faire qu’une mononucléose infectieuse dans sa vie.

    6. Les hommes ont plus tendance à souffrir de symptômes pénibles liés à la mononucléose que les femmes.

    7. Les patients ayant fait une mononucléose sans le savoir risquent d’étirer leurs symptômes.

    Si vous ignorez les symptômes associés à la maladie (fatigue extrême, fièvre, mal de gorge, ganglions gonflés, perte d’appétit) puisque vous les ressentez de façon légère et continuez vos activités normalement, vous risquez de prolonger votre parcours symptomatique.

    Il est indiqué de faire un test sanguin rapidement dès l’apparition de symptômes anormaux.

«Ça se peut que la fatigue soit due à une autre maladie et il faut le vérifier», avertit la virologue Carolina Alfieri.

  • 8. Les symptômes de la mononucléose infectieuse peuvent durer jusqu’à un an.

    Selon Dre Alfieri, environ 10% des patients ont du mal à résoudre la maladie et peuvent souffrir de symptômes liés à la maladie pendant six mois, voire un an, sans raison précise. Certains doivent même cesser toute activité pendant cette période.

    «Si ça s’étire, que le patient a ignoré les symptômes trop longtemps, je lui conseillerais pendant au moins six mois de se reposer, d’éviter les situations stressantes et de manger comme il faut. Ça paraît dur, mais il faut prendre ça au sérieux.»

  • Donc, pas juste du repos les dimanches!

    Dans 1% des cas, la maladie peut persister pendant des années, affirme la virologue.

    9. La maladie se soigne sinon généralement en moins de dix jours.

    10. Les symptômes peuvent revenir nous hanter.

    «Le stress peut réactiver les symptômes de la maladie parfois plusieurs mois après la période symptomatique, mais c’est rare», remarque Dre Alfieri.

    11. On peut aussi en mourir.

    «Il y a des patients qui en meurent, mais leur décès est souvent lié à une autre pathologie génétique qui affecte leur système», fait savoir Dre Alfieri.

    12. Aucun antibiotique ou traitement antiviral ne peut soigner la maladie.

    La maladie nécessite qu’une longue convalescence. On peut sinon prendre de l’ibuprofène ou de l’aspirine pour calmer la fièvre

  • 13. Que vous ayez ressenti des symptômes ou non, si vous êtes infectés, vous devenez transmetteur du virus

https://quebec.huffingtonpost.

Mettre la jeunesse au service des aînés


C’est une super belle initiative qui a pour origine un père qui a découvert à la mort de son fils de 14 ans que son fils s’occupait à aider des ainés. Pour faire son deuil, il a monté un projet de jeunes bénévoles qui vont auprès des personnes âgées animés des jeux, marcher ou tout simplement discuter.
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Mettre la jeunesse au service des aînés


Mettre la jeunesse au service des aînésPhoto: Félix Lacerte-GauthierVéronique St-Yves, chef d’unité du CHSLD Marie-Rollet, en compagnie d’Amélie Gauthier, qui est coordonnatrice de l’hébergement.

Pour une première année, le projet Sunny Action sera implanté sur le territoire de Montréal, au sein du CIUSSS de l’est-de-l’Île-de-Montréal. Fondée en Mauricie en 2008, l’initiative vise à jumeler de jeunes bénévoles auprès d’aînés dans les établissements de santés.

Au CHSLD Marie-Rollet, situé à la frontière entre Saint-Léonard et Rosemont, deux jeunes bénévoles s’activent afin de mettre en place la prochaine activité. Ils proposeront à quelques résidents de jouer au bingo sur la terrasse de l’établissement.

« Pour nous, c’est vraiment beau de voir les jeunes avec nos résidents, souligne Amélie Gauthier, coordinatrice de l’hébergement au sein du CHSLD. Ils sont créatifs, ont de l’énergie, le sourire. Ça crée du positif dans la vie de nos résidents ! »

Elle remarque que l’apport qu’ils apportent ne se limite pas seulement aux aînés, mais que leur enthousiasme contagieux se répercute également aux employés.

Présent pour la période estivale, jusqu’à la fin du mois d’août les jeunes bénévoles devaient être âgés de 13 à 17 ans pour participer. Ils proposent des disponibilités, à partir desquels l’équipe du CHSLD compose des horaires.

« Ça n’a pas été du tout difficile de les recruter, poursuit Mme Gauthier. Au début, il fallait faire connaître le projet, mais nous avons reçu beaucoup de candidatures. »

Échanges intergénérationnels

Deux jeunes bénévoles jouent avec des résidents du CHSLD

Les jeunes bénévoles Aymen et Mohammed proposent des activités aux aînés.

Mohammed et Aymen, deux frères âgés respectivement de 14 et 16 ans, avaient entendu parler du projet à travers leur mère, qui travaille à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

« Ça m’avait vraiment intéressé, confie ce premier. Je n’avais jamais fait ça auparavant. Ils ont beaucoup apporté à la société, et je voulais pouvoir le leur rendre. »

De son côté, son frère aîné le voit comme une occasion d’établir un premier contact avec le monde de la médecine, domaine dans lequel il souhaiterait travailler plus tard.

« Ce sont des personnes qui n’ont pas toujours de visites, remarque-t-il. Avoir quelqu’un de notre âge qui leur parle ça leur fait du bien. Ça leur permet d’avoir un contact et de discuter, de partager des moments de leur vie. »

Angèle, qui est octogénaire, est d’ailleurs charmée par la présence de ces jeunes bénévoles.

« Ils sont très gentils, ils nous promènent, ils nous aiment. On ne peut rien demander de plus », s’exclame-t-elle entre deux parties de bingo.

« De voir les yeux pétillants des résidents lorsqu’ils aperçoivent les jeunes. Le bonheur et les liens qu’ils créent, pour moi, c’est extraordinaire. » Amélie Gauthier, coordinatrice de l’hébergement au sein du CHSLD

Aide en loisirs au CHSLD et également stagiaire en psychologie à l’Université de Montréal Cyana Danila constate également l’effet positif qu’on ces jeunes sur les aînés.

« Il y en a qui sont seuls, ils aiment partager leur expérience de vie et leurs conseils aux plus jeunes. C’est intéressant, et ça les amène aussi à interagir entre eux. »

Pour Mme Gauthier, cette première expérience avec le Projet Sunny Action est assurément positive, et elle compte bien la répéter dans les prochaines années.


La naissance d’un projet

Le 12 août 2007, le corps de Sunny Desbiens, âgé de 14 ans, est retrouvé noyé dans la rivière Shawinigan, après quatre jours de recherches. Son père, Alain Desbiens, tenait à honorer sa mémoire.

« Après sa mort, j’ai découvert les choses qu’il faisait pour les aînés, se rappelle-t-il. J’avais été surpris, parce qu’il n’en parlait pas. C’est lui qui m’a donné l’idée. »

Rapidement, il met sur pied le programme Sunny Action, une façon de faire son deuil. En 2011, il a un premier partenariat avec le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, pour installer le projet à Shawinigan, d’où il est originaire. Depuis, l’initiative a pris en extension et est présente cette année dans plus d’une trentaine de CHSLD. En Mauricie seulement, près de 200 jeunes y participent.

En avril dernier, le Ministère de la Santé et des Services sociaux a d’ailleurs accordé une subvention de 1,7 M$ sur quatre ans pour permettre au service de s’étendre à l’ensemble du Québec. 

« Je trouve ça extraordinaire, confie M. Desbiens. La mémoire de Sunny est préservée. Pour moi, c’est un gros baume sur ma plaie. »

Il remercie d’ailleurs les jeunes et les intervenants en loisir, qui sont devenus, pour lui, l’âme du projet.

https://journalmetro.com