Patient bizarre : opéré à cœur ouvert pour du pop-corn coincé dans une dent


    A moins d’être prédisposer, une endocardite est assez rare. Il y a au moins un gars qui ne mangera plus jamais de maïs soufflé de sa vie. En fait ce n’est pas le pop-corn qui a causé son endocardite, mais la façon dont il a essayé le déloger.

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    Patient bizarre : opéré à cœur ouvert pour du pop-corn coincé dans une dent


    Céline Deluzarche


    Journaliste

    Un pompier britannique a développé une infection qui a failli lui coûter la vie pour un simple morceau de pop-corn coincé dans une dent qu’il a vainement essayé de déloger. Une expérience qu’il n’est pas prêt d’oublier.

    De l’abcès dentaire à l’endocardite

    Fin septembre 2019, Adam Martin regarde tranquillement un film en compagnie de sa femme, les deux amoureux se partageant un cornet de pop-corn. Il sent alors un morceau de maïs qui reste coincé au fond de sa bouche. Durant plusieurs jours, il tente désespérément de déloger l’intrus, à coups de cure-dents et de différents objets qui lui tombent sous la main, allant du capuchon de stylo au clou métallique en passant par un morceau de fil de fer.

    Une semaine plus tard, Adam Martin ne se sent pas bien et pense avoir contracté un vilain rhume. Il se rend chez son médecin généraliste, qui lui diagnostique « un léger souffle au cœur » et lui prescrit des analyses de sang et une radiographie. Ces dernières ne montrant que de légers signes d’inflammation, il est renvoyé chez lui avec des médicaments.

    Mais quelques jours après, les symptômes grippaux empirent, et Adam Martin constate l’apparition d’une ampoule remplie de sang sur son orteil. Il ne le sait pas encore, mais cette lésion érythémateuse nommée lésion de Janeway est l’un des symptômes typiques de l’endocardite infectieuse qu’il est en train de développer.

    « J’aurais pu mourir en trois jours »

    En essayant vainement d’enlever le morceau de pop-corn de sa dent, le pompier a en effet endommagé sa gencive, favorisant la pénétration des bactéries qui se sont propagés au cœur, détruisant les valvules cardiaques. Le 18 octobre, Adam Martin se résout à se rendre à l’hôpital.

    « Je sentais que quelque chose n’allait pas bien du tout », témoigne-t-il au site Cornwall Live. « Je n’arrêtais pas de dormir, j’avais d’intenses douleurs dans les jambes. J’étais à ce moment-là très inquiet. »

    L’endocardite infectieuse aboutit à la destruction des valvules cardiaques. © abhijith3747, Adobe Stock

    L’endocardite infectieuse aboutit à la destruction des valvules cardiaques. © abhijith3747, Adobe Stock

    Il y a de quoi : la douleur dans sa jambe est en réalité un caillot de sang infecté, coincé dans son artère fémorale. Un traitement lui est immédiatement prescrit pour combattre l’infection, mais entre temps son cœur a été irrémédiablement endommagé. Il doit subir en urgence une opération à cœur ouvert de sept heures pour remplacer sa valve aortique et sa valve atrio-ventriculaire gauche.

    « Les médecins m’ont dit que si je n’étais pas allé chez le généraliste, j’aurais pu mourir en trois jours », frissonne-il encore.

    Pensez d’abord à consulter votre dentiste !

    L’endocardite infectieuse est heureusement relativement rare : d’ordinaire, les bactéries et champignons n’adhèrent pas facilement à l’endocarde et le flux sanguin constant évite la formation de colonies sur l’enveloppe cardiaque. En l’absence d’une anomalie prédisposante, il faut donc une quantité massive de micro-organismes pour provoquer une infection.

    Adam Martin reconnaît lui-même sa négligence :

    « Si j’étais allé chez le dentiste en premier lieu, rien de tout cela ne serait arrivé ».

    Une bonne occasion de rappeler qu’une gencive qui saigne ou qu’un abcès dentaire doit être examiné, insiste l’assistante du médecin qui l’a suivi.

    « Il est également important de noter la date des premiers symptômes. Si l’infection d’Adam avait été détectée plus tôt, elle aurait pu être traitée avec des antibiotiques normaux ».

    Ces symptômes ressemblent à ceux de la grippe, avec sueurs nocturnes, grande fatigue, pâleur, sensation de malaise et parfois un souffle au cœur.

    Le pompier s’est heureusement vite remis de son opération.

    Mais c’est certain, « je ne mangerai plus jamais de pop-corn », assure-t-il.

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La température moyenne du corps n’est plus de 37°C


En 300 ans, notre température corporelle a baissé. Ce n’est donc plus 37 C, mais environ 36,6 C. La cause n’est pas encore vérifiée, peut-être ayant de meilleur soin de santé notre corps n’a plus à maintenir une température plus haute.
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La température moyenne du corps n’est plus de 37°C

La température corporelle a baissé de 0,03°C par décennie depuis le milieu du XIXe siècle. | Oleg Ivanov via Unsplash

La température corporelle a baissé de 0,03°C par décennie depuis le milieu du XIXe siècle. | Oleg Ivanov via Unsplash

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur New Scientist

Nos organismes se sont refroidis avec le temps.

Tout le monde le sait, la température corporelle normale est de 37° Celsius. Ce que l’on ne sait pas, c’est que tout le monde se trompe! Il semblerait que cette mesure, déterminée en 1851, date un peu. Une révision s’imposait, et c’est l’École de médecine de l’université américaine de Stanford qui s’en est occupée.

L’équipe scientifique chargée de l’étude a combiné trois ensembles de données de température corporelle étalées sur les trois derniers siècles, afin de mesurer si oui ou non, notre corps a changé de température.

Les premières données n’ont pas été les plus faciles à trouver. Les scientifiques ont réussi à mettre la main sur les températures corporelles de 23.710 vétérans de l’armée de l’Union de la guerre de Sécession, relevées entre 1860 et 1940. Les autres données récoltées s’étalaient de 1971 à 1975 et de 2007 à 2017. Au total, l’équipe a analysé 677.423 mesures de température.

Disparités entre femmes et hommes

Selon l’étude, qui a donc été réalisée sur des Américain·es, la température normale d’un corps sain est plus basse qu’on ne l’imaginait. Les scientifiques de l’université Stanford établissent la température corporelle moyenne en 2020 à environ 36,6°C.

En moyenne, la température corporelle a baissé de 0,03°C par décennie, mais il existe des disparités entre les hommes et les femmes. Les hommes nés au début du XIXe siècle avaient des températures corporelles 0,59°C plus élevées que ceux d’aujourd’hui. Chez les femmes, la température corporelle a baissé de 0,32°C depuis les années 1890.

Julie Parsonnet, membre de l’équipe de recherche, précise que les thermomètres utilisés à l’époque étaient tout à fait fiables. Pour preuve, la même tendance au refroidissement est repérée sur les données récentes:

«Le déclin que nous avons observé entre les années 1860 et 1960 est également visible des années 1960 à aujourd’hui», indique-t-elle.

Système immunitaire moins actif

Comment expliquer ce phénomène? Bien qu’aucune étude n’ait encore apporté de réponse, Julie Parsonnet estime que cette différence s’explique au niveau microbiologique.

De nos jours, nous développons moins d’infections que nos aïeux, notamment grâce aux vaccins et aux antibiotiques. Notre système immunitaire serait donc moins actif et nos tissus corporels moins inflammés.

Si l’on se prête à un rapide calcul en suivant cette logique, dans 12.200 ans, notre température corporelle sera de… 0°C. Pas de panique, rassure Julie Parsonnet:

 «Il va y avoir une limite, nous n’allons pas descendre à zéro. Mais on ne sait pas encore quelle sera cette limite.»

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Le mystérieux virus responsable de la pneumonie en Chine a été identifié


L’épidémie qui a affecté 59 personnes de Wuhan d’un virus inconnu, enfin plus maintenant. Il a été identifié comme une nouvelle souche de coronavirus. Cette nouvelle souche peut provoquer un simple rhume allant jusqu’au syndrome respiratoire aigu sévère.
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Le mystérieux virus responsable de la pneumonie en Chine a été identifié


Julie Kern
Rédactrice scientifique

Les chercheurs chinois ont identifié le virus qui a infecté 59 patients au centre de la Chine. Il s’agit d’une nouvelle souche de coronavirus, une famille virale riche et diverse, qui peut causer des maladies allant du simple rhume au Syndrôme respiratoire aigu sévère (SRAS).

Le virus qui fait trembler la ville de Wuhan en Chine, depuis quelques jours, a été identifié par un chercheur de l’Académie chinoise d’ingénierie selon un communiqué du bureau chinois de l’OMS. Le virus incriminé fait partie de la famille des coronavirus. S’agissant d’une souche jusqu’alors inconnue,

Gauden Galea, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine, a précisé que « des études plus approfondies sont nécessaires pour déterminer la source, les modes de transmission, l’ampleur de la contamination et les mesures mises en place pour contrer la maladie ».

Le virus inconnu appartient à la famille des Coronaviridae

Les Coronaviridae regroupent des virus, dont le génome est une molécule d’ARN (de sens positif) entourée par une capside virale hélicoïdale, et possèdent une enveloppe virale. Cinq souches sont identifiées comme pathogènes pour l’Homme, celle qui sévit actuellement en Chine pourrait être la sixième, les autres infectent des mammifères et des oiseaux.

Parmi ces cinq souches, deux sont particulièrement redoutées : un coronavirus du groupe 2, le SRAS-Cov, et le MERS-Cov. Une fois dans l’organisme, les coronavirus infectent les cellules tapissant les muqueuses respiratoires supérieures et digestives. Ils provoquent des troubles respiratoires bénins mais aussi des détresses respiratoires pouvant être mortelles. Ils se transmettent par des aérosols contaminés produits lors d’éternuements ou de toux. Rappelons que, pour le moment, aucun vaccin n’est disponible pour prévenir les infections du SRAS-CoV et du MERS-CoV.

Parmi les 59 contaminés, « un total de 15 cas positifs au nouveau type de coronavirus ont été détectés », a précisé M. Xu, chef de l’équipe d’experts qui a étudié le microbe.

Pour le moment, aucune mort liée à cette épidémie n’a été annoncée par la Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan. Les autorités chinoises semblent avoir écarté la possibilité d’une nouvelle épidémie de SRAS. La précédente, qui a eu lieu entre fin 2002 et l’été 2003, avait fait 600 morts sur le seul territoire chinois.

Des mesures d’hygiène renforcées pour le Nouvel An lunaire

Cette épidémie intervient alors que les Chinois se préparent à fêter le Nouvel An lunaire. Beaucoup d’entre eux vont quitter les grandes villes pour la campagne. Les autorités chinoises ont prévu des mesures pour limiter la transmission du virus durant ce grand évènement. 

Un haut responsable du ministère des Transports a indiqué jeudi que des mesures de « désinfection, de contrôle et de prévention » auront lieu dans les endroits les plus fréquentés, comme les gares.

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Goop Lab: «Diffuser ce genre de pseudoscience est dangereux»


Je ne suis pas abonné à Netflix et j’en suis bien contente. Il semble que Goop Lab soit un documentaire  »santé » à première vue pour les femmes et avec ce qui est décrit ici, j’espère sincèrement que les femmes auront assez de jugement. Il y a assez de désinformations médicales sur les réseaux sociaux, et sur des sites divers, qu’il faut en plus ce genre de fausses informations soient véhiculées de la sorte.
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Goop Lab: «Diffuser ce genre de pseudoscience est dangereux»

L’annonce lundi par Netflix de la diffusion prochaine d’une docusérie intitulée Goop Lab et mettant en vedette la comédienne Gwyneth Paltrow entraîne une levée de boucliers dans la communauté médicale et scientifique. Craignant que la série ne véhicule de fausses informations en santé, plusieurs demandent à ce que Netflix la retire de sa programmation.

ARIANE LACOURSIÈRE
LA PRESSE

« Diffuser ce genre de pseudoscience est dangereux. Les gens accordent énormément de crédibilité à ce genre de documentaire », affirme Olivier Bernard, mieux connu ici comme le Pharmachien.


« Ce genre de publication est problématique. Ça contribue à la diffusion de désinformation en santé », ajoute Timothy Caulfield, professeur de droit à l’Université de l’Alberta et titulaire de la Chaire de recherche en droit et politiques de la santé du Canada.

Lundi, Netflix a diffusé la bande-annonce de Goop Lab, dont la diffusion doit débuter le 24 janvier. On y voit la comédienne Gwyneth Paltrow, à la tête de l’entreprise de bien-être Goop, présenter ce qui semble être différentes expériences.

L’actrice est accompagnée de la directrice du contenu à Goop, Elise Loehnen.

Celle-ci précise que la mission de Goop est « d’explorer des idées qui peuvent sembler trop loin ou trop effrayantes ».

Dans la bande-annonce, on voit notamment des femmes plonger dans des eaux glacées, subir un exorcisme et se regarder la vulve dans un miroir.

Au cours des dernières années, l’entreprise Goop a soulevé différentes controverses. Plusieurs médecins avaient notamment décrié une publication où Gwyneth Paltrow vantait les mérites du nettoyage du vagin à la vapeur. En septembre 2018, Goop avait dû payer 145 000 $ pour avoir diffusé une publicité trompeuse sur certains de ses produits. L’un d’eux, un œuf de jade que les femmes devaient s’insérer dans le vagin, devait prétendument aider à contrôler le cycle menstruel. Une affirmation non soutenue par la science, a tranché un tribunal de Californie.

Pétition pour retirer la série

Le professeur Timothy Caulfield a été le premier à réagir à la diffusion de la bande-annonce de Goop Lab, lundi.

« Diffuser de la fausse information crée de vrais dommages », a écrit M. Caulfield sur Twitter.

En entrevue avec La Presse, M. Caulfield déplore le fait que la diffusion d’un tel documentaire par Netflix « légitimise » le message de l’entreprise Goop et « contribue à l’érosion de la pensée critique ».

« Sans compter aussi qu’il s’agit d’un énorme publireportage, qui fait la promotion d’une entreprise créée pour faire de l’argent », dit-il.

M. Caulfield souligne que plusieurs études ont démontré que le public tend à croire plus facilement une affirmation soutenue par une anecdote puissante ou un témoignage percutant plutôt que par une recherche scientifique. 

« Je n’ai pas encore vu tout le documentaire. Mais ce qu’on semble faire, ce n’est pas du tout de la science. […] En cette ère de désinformation, c’est problématique de véhiculer ce genre de choses. » — Timothy Caulfield, professeur de droit à l’Université de l’Alberta

Pour Olivier Bernard, Netflix est « le paradis de la pseudoscience en matière de santé ». « La quasi-totalité des séries qu’ils publient, c’est de la pure pseudoscience. Et je pense que c’est dans leur stratégie marketing de faire ça », dit-il.

Selon M. Bernard, la population est de plus en plus consciente de la désinformation. « Mais souvent, on pense qu’un documentaire, c’est crédible. Pas nécessairement », note-t-il.

M. Bernard espère que la communauté scientifique et médicale se mobilisera afin de stopper la publication de la série, même si d’autres documents « pires » que Goop Lab circulent également.

En février 2019, Netflix avait retiré de sa programmation le documentaire Root Cause à la suite des critiques féroces du milieu scientifique. Le documentaire affirmait que les traitements de canal causaient le cancer. Une affirmation non soutenue par la science.

« J’espère que les grandes associations scientifiques vont encore se mobiliser. On a la responsabilité professionnelle de le faire », affirme M. Bernard.

Des pétitions demandant à Netflix de ne pas diffuser Goop Lab circulent déjà sur le web. Joint par La Presse, Netflix a dit ne pas vouloir commenter le dossier pour l’instant.

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Nouvelles mises en garde face au vapotage


    Est-ce mieux la cigarette ou le vapotage ? Surement pas les deux ! Quoi qu’il en soit le vapotage n’est pas sans risque.
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Nouvelles mises en garde face au vapotage

(Montréal) Trois nouvelles études publiées récemment mettent en lumière les dangers potentiellement associés au vapotage, surtout lorsque l’activité est combinée à la consommation de cigarettes traditionnelles.

LA PRESSE CANADIENNE

La première étude indique, dans les pages de l’American Journal of Preventive Medicine, que les jeunes adultes qui utilisent à la fois des cigarettes électroniques et des cigarettes traditionnelles doublent pratiquement leur risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), comparativement à ceux qui fument uniquement des cigarettes traditionnelles. Leur risque d’AVC est aussi trois fois plus élevé que celui des non-fumeurs.

Les chercheurs de l’Université George Mason indiquent dans un communiqué qu’on « commence à comprendre l’impact sur la santé des cigarettes électroniques concomitantes au tabagisme, et les nouvelles ne sont pas bonnes ».

Par ailleurs, les travaux réalisés par des scientifiques de l’Université Johns Hopkins établissent une association entre le vapotage, l’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

Leurs conclusions sont publiées par le journal médical BMC Pulmonary Medicine et par l’American Journal of Preventive Medicine.

Dans le cas de la première étude, les utilisateurs actuels de la cigarette électronique étaient 39 % plus susceptibles que les non-utilisateurs de déclarer souffrir d’asthme. Cette hausse variait entre 31 % pour les utilisateurs occasionnels et 73 % pour les utilisateurs quotidiens.

Lors de la deuxième étude, environ 11 % des utilisateurs de la cigarette électronique ont indiqué souffrir de bronchite chronique, d’emphysème ou de MPOC, comparativement à 5,6 % pour les non-utilisateurs.

Le risque de MPOC était six fois plus élevé chez ceux qui utilisaient les deux types de cigarettes, comparativement aux non-fumeurs. Le risque était trois fois plus élevé chez les utilisateurs de la cigarette traditionnelle.

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Médicaments pour le rhume : les hypertendus doivent être prudents


Quand nous avons une histoire médicale, et qu’on veut prendre des médicaments en vente libre, il est toujours mieux d’en parler avec son pharmacien.
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Médicaments pour le rhume : les hypertendus doivent être prudents

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Les gens qui souffrent d’hypertension doivent redoubler de prudence avant de prendre un médicament en vente libre pour soulager les symptômes de leur rhume puisque plusieurs substances disponibles sur les étagères pourraient aggraver le problème.

(Montréal) Les gens qui souffrent d’hypertension doivent redoubler de prudence avant de prendre un médicament en vente libre pour soulager les symptômes de leur rhume puisque plusieurs substances disponibles sur les étagères pourraient aggraver le problème.

JEAN-BENOIT LEGAULT
LA PRESSE CANADIENNE

La pseudoéphédrine et la phenyléphrine prises par voie orale sont notamment problématiques.

« Si on voit “rhume”, “grippe” ou “sinus” sur les emballages, on vérifie la liste des ingrédients, a expliqué le pharmacien Pierre-Marc Gervais, qui est chargé de cours à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Si on retrouve de la pseudoéphédrine et la phenyléphrine, ce sont des décongestionnants et c’est à éviter chez les gens qui souffrent de haute tension. »

La phenyléphrine contenue dans certains vaporisateurs nasaux est en revanche acceptable.

Les décongestionnants soulagent la congestion nasale en rétrécissant les vaisseaux sanguins et l’enflure dans le nez. Ils pourront aussi affecter d’autres vaisseaux sanguins, ce qui pourrait gonfler la pression artérielle.

La situation est un peu différente pour les hypertendus qui prennent de la médication à cette fin.

« Les gens dont la tension est bien contrôlée, on va la suivre de façon un peu plus rapprochée s’ils doivent prendre ces médicaments-là, a dit M. Gervais. On va suivre la tension dans les jours qui suivent le début du médicament pour s’assurer qu’elle ne monte pas au-dessus des niveaux de base. Ce ne sont pas tous les hypertendus chez qui la pression va augmenter avec la prise de ces médicaments-là, mais il faut faire attention.

« Mais idéalement on évite les décongestionnants qu’on doit prendre par la bouche. Il y a d’autres solutions qui sont aussi efficaces. »

En cas de congestion nasale importante, les décongestionnants à vaporiser sont efficaces et ne risquent pas d’augmenter la pression artérielle. Il est aussi recommandé d’irriguer le nez avec une solution saline et de vérifier le taux d’humidité à la maison.

« La base, quand on a le rhume, c’est vraiment l’hydratation, a dit M. Gervais. Il faut boire du liquide, idéalement de l’eau, en quantité suffisante. L’hydratation du corps va aider à rendre les sécrétions plus fluides, ça c’est la base. Ce sont tous ces trucs qui n’impliquent pas de médicaments et qui sont très efficaces. »

M. Gervais rappelle en terminant aux hypertendus de se méfier des médicaments qui contiennent de l’ibuprofène.

« Le Tylenol, l’acétaminophène, il n’y a pas de problème, mais l’Advil avec certaines combinaisons d’antihypertenseurs, ça pourrait être problématique », a-t-il dit.

Tout patient qui prend de la médication devrait consulter son pharmacien avant d’entreprendre un nouveau traitement, a conclu M. Gervais.

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Produits comestibles: plus de risque de surdose pour les néophytes



C’est une bonne chose que le gouvernement du Québec n’autorise pas  »les friandises, les confiseries, les desserts, le chocolat ou « tout autre produit jugé attrayant pour les personnes de moins de 21 ans ».  ». Par contre ailleurs au Canada, c’est légal et cela craind pour des surdoses chez les personnes qui essaient pour la première fois. Le problème avec les produits comestibles a base de cannabis prend plus de temps à faire effet et cela peut durer plus 8 h. Les nouveaux clients risquent d’être déçu de ne pas sentir les effets rapidement et auront peut-être tendance de prendre des doses plus grandes
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Produits comestibles: plus de risque de surdose pour les néophytes


Produits comestibles: plus de risque de surdose pour les

JAMIE GRILL VIA GETTY IMAGES

Un médecin de la santé publique craint que les personnes qui n’ont jamais consommé du cannabis continuent à manger en attendant le «buzz», ce qui pourrait entraîner des palpitations et des crises de panique.

  • Camille Bains

  • La Presse Canadienne

  • Les personnes qui n’ont jamais fumé de marijuana pourraient courir plus de risque de surdose en consommant des produits comestibles à base de cannabis qui seront bientôt offerts dans certaines provinces, prévient un médecin de la santé publique.

    Le docteur Lawrence Loh, professeur auxiliaire à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, craint que ces néophytes continuent à manger en attendant le «buzz», ce qui pourrait entraîner des palpitations, de l’anxiété et des crises de panique.

    Le spécialiste rappelle qu’une surdose signifie souvent une visite à l’urgence pour ceux qui ne savent pas que les effets de la marijuana contenue dans des produits comestibles peuvent prendre plusieurs heures à se manifester — il faut plus de temps pour digérer et absorber les aliments dans l’intestin grêle que pour faire passer dans le sang, par les alvéoles pulmonaires, le THC, l’ingrédient psychoactif de la marijuana.

    Les personnes âgées sont particulièrement à risque en raison d’un métabolisme plus lent, a expliqué le docteur Loh.

    La réglementation fédérale fixe une limite de 10 mg de THC par portion — les produits doivent être emballés individuellement. Mais quelqu’un qui mangerait un paquet entier de produits au cannabis pourrait consommer 100 mg de THC et s’exposer à des risques, prévient le médecin.

«Je pense que l’important, surtout pour les néophytes ou ceux qui ont des enfants à la maison, c’est avant tout d’éviter les surdoses.» 

  • Le docteur Loh est coauteur d’un article sur le sujet publié lundi dans le «Journal de l’Association médicale canadienne».

    Les autorités préviennent que les effets des produits de cannabis comestibles peuvent commencer à se faire sentir jusqu’à 60 minutes ou plus après l’ingestion, et peuvent durer jusqu’à 8 heures, voire plus. Le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies recommandait en juillet que quiconque n’a jamais fumé ou vapoté du cannabis ne consomme pas plus de 2,5 mg de THC dans un produit — et qu’il attende d’en ressentir les effets avant d’en prendre plus.

    Les règlements fédéraux régissant les produits comestibles, les boissons, les produits de vapotage et les formes topiques de cannabis sont entrés en vigueur en octobre dernier, un an après que le Canada a légalisé le cannabis frais ou séché, l’huile, les plants et les graines.

    Au Québec, les seuls produits comestibles autorisés pour l’instant, depuis le 1er janvier, sont les boissons prêtes à boire et les infusions de cannabis, ainsi que la poudre de cannabis décarboxylé (le «cannabis décarb»). Le gouvernement québécois n’a pas autorisé les friandises, les confiseries, les desserts, le chocolat ou «tout autre produit jugé attrayant pour les personnes de moins de 21 ans». Les produits topiques ne seront pas non plus vendus par la Société québécoise du cannabis.

https://quebec.huffingtonpost.ca/