Combiner repas protéiné et boisson sucrée fait prendre plus de poids


Manger un hamburger avec un soda bien sucré contient des protéines, des lipides et des glucides, ce mélange semble affecter notre énergie et devient un obstacle sur la perte de la graisse et fait brûler moins de calories. De plus, cela incite à manger plus tard des mets plus salés
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Combiner repas protéiné et boisson sucrée fait prendre plus de poids

 

Plus le repas est protéiné, plus la combinaison avec une boisson sucrée est susceptible de faire prendre du poids. RelaxNews  /  StudioThreeDots / Istock.com

Selon une étude américaine publiée dans BMC Nutrition, le fait de boire une boisson sucrée type soda tout en prenant un repas riche en protéines diminuerait de 8% la combustion des graisses et ferait donc brûler moins de calories.

Consommer une boisson sucrée type sodas ou « energy drinks » tout en prenant un repas riche en protéines rend l’organisme moins performant pour brûler des calories, se traduisant par un stockage plus important des graisses, indique une étude du Human Nutrition Research Center de Grand Forks aux Etats-Unis menée auprès de 27 adultes en bonne santé, âgés en moyenne de 23 ans.

Malgré le petit panel exploré, l’étude montre des résultats significatifs après avoir placé les participants dans une chambre calorimétrique permettant de mesurer les substrats énergétiques (protéines, lipides, glucides) dépensés et le nombre de calories brûler toutes les minutes pendant 24 heures.

D’après les observations, environ un tiers des calories supplémentaires fournies par les boissons sucrées n’ont pas été dépensées.

Dans le détail, selon que le repas est composé à 15 ou 30% de protéines, chacun contenant 500 calories et 17 grammes de graisses, l’oxydation des graisses a été diminuée respectivement de 7,2 grammes et 12,6 grammes en moyenne.

Autrement dit, plus le repas est protéiné, plus la dépense énergétique est perturbée et diminuée. 

L’étude montre également que cette combinaison augmente l’envie de manger des aliments savoureux et salés jusqu’à 4 heures après le repas. 

Pour consulter l’étude : https://bmcnutr.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40795-017-0170-2

http://www.ladepeche.fr/

Sida: de mystérieux cas de rémission intriguent les chercheurs


Malheureusement, le VIH peut se transmettre chez les bébés. Cependant, il y a eu des cas, chez les enfants qui ont pu arrêter le traitement et être en rémissions sans trop comprendre pourquoi. Ces enfants, même s’ils n’ont pas le virus apparents, ils peuvent le transmettre à quelqu’un d’autre
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Sida: de mystérieux cas de rémission intriguent les chercheurs

 

JOSE LUIS GONZALEZ / REUTERS

La «rémission fonctionnelle» est l’une des principales pistes de recherche dans la lutte contre cette maladie.

Ces cas rares intriguent les chercheurs et offrent des pistes prometteuses: une fillette sud-africaine née séropositive vit depuis presque neuf ans en bonne santé sans médicaments, après avoir simplement pris un traitement durant ses premiers mois d’existence, relate une étude publiée lundi.

Il s’agit seulement du troisième cas de rémission sans traitement à vie jamais observé chez un enfant, souligne cette étude présentée à la conférence internationale de recherche sur le sida à Paris.

Cela « renforce nos espoirs de pouvoir un jour épargner aux enfants séropositifs le fardeau d’un traitement à vie, en les traitant pour une courte période dès leur plus jeune âge », commente Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), à l’origine de l’étude.

« Une rechute est toujours possible, comme dans toute rémission. (Mais) le fait que cette rémission se soit étendue sur une si longue période laisse penser qu’elle peut être durable », explique à l’AFP une autre des auteurs de l’étude, le docteur Avy Violari, de l’université de Witwatersrand à Johannesburg.

A partir de l’âge de deux mois, cette fillette a été placée sous traitements antirétroviraux, qui empêchent le développement du virus du sida. Au bout de dix mois, le traitement a été délibérément stoppé dans le cadre de l’étude, alors que le virus avait été réduit à un niveau indétectable.

Huit ans et neuf mois plus tard, le virus VIH est toujours en sommeil chez cette petite fille, bien qu’elle ne suive pas de traitement.

Rémission, pas guérison

Ce type de rémission, appelé « rémission fonctionnelle », est l’une des principales pistes de recherche dans la lutte contre le sida.

Il ne s’agit pas d’une guérison, car le VIH est toujours présent. Mais il est si affaibli qu’il ne peut ni se multiplier ni se transmettre à une autre personne, même en l’absence de traitement. Normalement, il faut suivre un traitement quotidien à vie pour parvenir à ces effets.

Éradiquer le virus du corps d’un malade est aujourd’hui impossible: les chercheurs butent sur sa capacité à se dissimuler dans certaines cellules pour former des réservoirs viraux qui se réactivent si on arrête le traitement.

Les antirétroviraux, médicaments apparus dans les années 1990, ont révolutionné la vie des séropositifs. Mais ils présentent des effets indésirables (diarrhées, nausées…) et traiter à vie des millions de patients coûte cher.

D’où l’intérêt de travailler sur les pistes de rémission sans traitement à vie, en administrant des médicaments à un stade précoce de l’infection et pendant une durée limitée.

« Nous essayons de comprendre pourquoi certains patients arrivent à contrôler l’infection au VIH et comment faire pour que tout le monde y parvienne », explique Asier Saez-Cirion, chercheur à l’institut Pasteur à Paris.

Objectif:

« Trouver les facteurs, notamment génétiques, qui favorisent ce contrôle, afin d’induire ce type de mécanismes pour guérir le sida ou élaborer un vaccin. »

Deux précédents

Les rémissions sont rares. L’exemple emblématique est celui des 14 adultes d’une étude française appelée Visconti (2013).

Chez les enfants, il y a deux précédents.

En 2015, une étude relatait le cas d’une Française née séropositive en 1996. Mise sous antirétroviraux à trois mois, elle avait arrêté le traitement vers six ans.

Elle en a aujourd’hui 20, ses derniers contrôles datent d’avril et le virus est toujours en sommeil 14 ans après l’arrêt du traitement, se félicite Asier Saez-Cirion, qui a supervisé son cas.

Le premier exemple de ce genre chez un enfant avait fait grand bruit en 2013. Une petite fille américaine, surnommée le « Mississippi baby », était en rémission après avoir été traitée jusqu’à ses 18 mois.

Mais le virus est finalement réapparu au bout de deux ans, douchant les espoirs des chercheurs.

Contrairement à la jeune Française et au « Mississippi baby », dont le traitement avait été arrêté sans contrôle médical, celui de la fillette sud-africaine a été interrompu délibérément pour tenter de mieux comprendre le mécanisme de rémission.

Une dernière catégorie réunit des patients rarissimes (moins de 1%). Appelés « contrôleurs naturels », ils peuvent empêcher le VIH de se développer sans jamais avoir pris de traitement, pour des raisons encore mystérieuses.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Succès de la première greffe des deux mains chez un enfant


Une tout jeune garçon a été amputé des mains et des pieds quand il était encore plus jeune suite à une infection. De plus il a reçu une greffe de rein, maintenant, il a pu avoir une transplantation de ses deux mains qui l’aide à devenir autonome. Mais c’est un long processus pour un si jeune enfant
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Succès de la première greffe des deux mains chez un enfant

 

Zion Harvey a été amputé des mains et... (ARCHIVES AP)

 

Zion Harvey a été amputé des mains et des pieds dans sa petite enfance à la suite d’une grave infection.

ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse
Washington

Le premier enfant au monde à avoir reçu une greffe des deux mains était capable de manger, d’écrire et de s’habiller dix-huit mois après l’opération, ont annoncé des médecins, se réjouissant de ce «succès».

Le premier bilan de cette greffe, qui avait requis en juillet 2015 quarante médecins et une intervention de dix heures aux États-Unis, est publié mardi dans la revue médicale britannique The Lancet. C’est un point sur l’état de Zion Harvey il y a six mois.

Après des mois de thérapie et de soutien psychologique, le jeune Américain de 10 ans aujourd’hui a traversé des moments difficiles pendant les 18 premiers mois, dont des traitements agressifs contre de nombreux rejets des greffes et de longs efforts pour l’aider à apprendre à se servir de ses nouvelles mains, écrivent les auteurs de ce rapport médical.

À l’issue de cette période, il était toutefois capable d’écrire, de s’alimenter et de s’habiller seul.

«Notre étude montre qu’une transplantation des mains est possible quand elle est soigneusement préparée et soutenue par une équipe de chirurgiens, de spécialistes des greffes, de thérapeutes professionnels, de psychologues et de travailleurs sociaux», explique Sandra Amaral, de l’hôpital pour enfants de Philadelphie, dans l’est des États-Unis, où l’opération a eu lieu.

«Dix-huit mois après la greffe, l’enfant est plus indépendant et capable de conduire ses activités quotidiennes et continue à faire des progrès pour se servir de ses mains avec l’aide de thérapeutes et un soutien psychosocial», ajoute-t-elle.

«Alors que les résultats concernant le fonctionnement des mains greffées sont positifs et améliorent l’indépendance de mouvement du garçon, cette greffe a été très contraignante pour l’enfant et sa famille», relève-t-elle.

Amputé des mains et des pieds dans sa petite enfance à la suite d’une grave infection, le petit Zion avait déjà dû subir une greffe de rein il y a plusieurs années et prenait déjà des médicaments anti-rejet.

Dans les jours ayant suivi la greffe des mains, il a pu bouger ses doigts. Grâce à la repousse des nerfs, l’enfant a pu, six mois après, contracter les muscles des mains et sentir au toucher. C’est alors qu’il a pu se nourrir seul et saisir un stylo pour écrire.

Huit mois plus tard, il pouvait utiliser des ciseaux et des crayons. Un an après la greffe, il a pu saisir une batte de baseball à deux mains.

Mais il a également subi huit rejets des mains, dont de graves épisodes aux quatrième et septième mois, qui ont tous étaient inversés avec des immuno-suppresseurs.

Selon les chercheurs, davantage de données sont nécessaires pour améliorer ce type de transplantations chez les enfants.

La première greffe des mains et des avant-bras a eu lieu en janvier 2000 à Lyon, en France, sur un homme de 33 ans.

http://www.lapresse.ca/

Pourquoi les Noirs américains sont-ils plus touchés par Alzheimer que le reste de la population?


Les Afro-Américains seraient plus susceptibles d’être atteint de la maladie d’Alzheimer pour diverses raisons. Ils y auraient beaucoup plus d’inégalités raciales entre autre dans la pauvreté, chômage enfin tout ce que peuvent subir les noirs subissant donc plus de stress que n’importe quelle ethnies qui vivent aux États-Unis. Ce serait une preuve que les premières années de vie auraient une grande importance pour la santé mentale
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Pourquoi les Noirs américains sont-ils plus touchés par Alzheimer que le reste de la population?

 

Une femme afro-américaine regardant par la fenêtre. Rhoda Baer via Free Stock Photos CC License by

Une femme afro-américaine regardant par la fenêtre. Rhoda Baer via Free Stock Photos CC License by

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Washington Post

Plusieurs études récentes montrent que les inégalités sociales dont les Afro-Américains souffrent aux Etats-Unis peuvent avoir de graves conséquences sur leur santé mentale.

Au fil des années, les chercheurs ont démontré que les Afro-Américains étaient plus susceptibles que les autres groupes raciaux d’être atteints par la maladie d’Alzheimer aux États-Unis. Ces observations se basaient auparavant sur le fait qu’ils avaient en moyenne des taux d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires plus élevés.

Mais quatre nouvelles études, présentées le 16 juillet à la conférence annuelle de l’Association d’Alzheimer à Londres et expliquées par le Washington Post, se sont focalisées sur les facteurs sociaux qui accroissent le risque d’être sujet à cette maladie chez les Afro-Américains, comme le divorce, la perte d’un proche, la pauvreté ou encore le chômage chronique.

Une population plus pauvre et plus stressée

Selon Megan Zuelsdorff, une épidémiologiste de l’École de médecine et de santé publique de l’Université du Wisconsin, c’est «l’environnement social qui contribue à ces disparités».

Avec son équipe, ils ont démontré que les Noirs étaient plus enclins que les Blancs à vivre des situations stressantes. En demandant à plus de 1.300 personnes si elles avaient vécu des choses difficiles à l’école, si leurs familles avaient souffert de problèmes financiers ou encore si leurs parents étaient alcooliques, les chercheurs ont découvert que les Afro-Américains interrogés avaient en moyenne vécu 60% d’évenements stressants de plus que les Blancs.

L’équipe de l’Université du Wisconsin a ensuite démontré que le stress diminuait les fonction cognitives et accélérait le vieillissement du cerveau, rendant ainsi plus vulnérable à la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont évalué que chez les personnes noires, la durée de vie du cerveau est en moyenne diminuée de 4 ans à cause du stress, contre 1 an et demi chez les personnes blanches. Une énorme disparité, qui s’explique par le fait que les Noirs vivent plus souvent des situations stressantes dues à leurs conditions de vies plus difficiles.

Des disparités géographiques

Une seconde étude de l’Université du Wisconsin a démontré que le fait de vivre dans un quartier pauvre et difficile était lié au déclin des fonctions cognitives et des biomarqueurs associés à la maladie d’Alzheimer. En cartographiant 34 millions de quartiers, les chercheurs ont créé un Index des Zones de Privation (Area Deprivation Index) en classant les quartiers étudiés du plus privilégié au moins privilégié.

Ils ont ensuite étudié les dossiers cliniques de plus de 1.500 personnes testées dans le cadre d’une étude sur la maladie d’Alzeimer dans le Wisconsin. Le résultat était clair: les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres étaient en moyenne celles qui avaient les moins bons résultats aux tests des fonctions cognitives et celles qui avaient une quantité de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer disproportionnellement plus haute. Or, la proportion d’Afro-Américains vivant dans les quartiers pauvres est plus élevée que celle de n’importe quel autre groupe racial aux États-Unis.

Dans deux autres études menées par Kaiser Permanente –une organisation médicale américaine qui propose des soins et des assurances santé– et l’Université de Californie à San Francisco, des chercheurs ont réussi à montrer que le risque de démence était accru chez les personnes ayant grandi dans des Etats où le taux de mortalité infantile était plus élevé.

En se concentrant sur les dossiers médicaux de personnes blanches et noires nées entre 1919 et 1932, l’étude a démontré que le taux de démence chez les Afro-Américains nés dans un Etat où il y avait un fort taux de mortalité infantile était plus élevé de 40% par rapport à ceux qui vivaient dans des états où la mortalité infantile était relativement basse.

Pour Paola Gilsanz, chercheuse à l’Université de Californie ayant participé à cette étude, cela montre que la santé mentale doit être envisagée «sur le long terme»:

«Cela est une preuve de plus selon laquelle les premières années de la vie sont importantes pour la santé mentale. Les conditions de vie difficiles dont on peut souffrir étant petit expliquent partiellement les disparités raciales que l’on observe dans les cas d’Alzheimer.»

Pour tous ces chercheurs, ces études concordantes offrent non seulement des preuves que les inégalités raciales accroissent les risques de démence mais suggèrent qu’il est urgent d’agir directement auprès des populations concernées.

http://www.slate.fr

Un virus très rare fait surface dans le Maine


Les moustiques si petits mais si embêtants et dangereux si un de ces insectes est porteur d’un virus. Le virus Jamestown Cayon est un très rare, mais il a fait une victime dans le Maine aux États-Unis, Il n’y a que 31 infections ont été recensées à travers le monde depuis 14 ans. Heureusement qu’il n’est pas mortel, mais peut quand apporter bien des problèmes de santé
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Un virus très rare fait surface dans le Maine

Comme plusieurs autres infections transmises par les moustiques,... (PHOTO ARCHIVES AP)

Comme plusieurs autres infections transmises par les moustiques, les symptômes de ce virus incluent une fièvre, des raideurs de la nuque et des douleurs corporelles.

PHOTO ARCHIVES AP

Associated Press
AUGUSTA, Maine

 

Les autorités de santé publique du Maine mettent la population en garde après qu’un homme eut été infecté par un virus extrêmement rare et transmis par les moustiques.

Le résidant du comté de Kennebec a présenté des symptômes du virus Jamestown Canyon en juin. Il pourrait s’agir de la première infection à ce virus jamais constatée dans le Maine.

Seulement 31 infections au virus ont été recensées à travers le monde depuis 14 ans.

La maladie ne s’est jamais révélée mortelle. Comme plusieurs autres infections transmises par les moustiques, ses symptômes incluent une fièvre, des raideurs de la nuque et des douleurs corporelles.

Le virus est similaire à la grippe et peut se transformer en méningite ou en encéphalite.

http://www.lapresse.ca

De la gomme à mâcher qui réveille ou endort, est-ce efficace?


Que faut-il pas inventer ! Des gommes à mâcher qui est supposé soit d’aider à la concentration, donner de l’énergie ou aidé à dormir. Sauf que leurs effets ne sont pas prouvés. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de dépenser $ 4.50 pour 8 comprimés ?
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De la gomme à mâcher qui réveille ou endort, est-ce efficace?

 

«Mon opinion personnelle, c'est que les Chewpod ont,... (photo bernard brault, la presse)

«Mon opinion personnelle, c’est que les Chewpod ont, au mieux, un effet placébo ou minimal, dit Jonathan Dubé, chercheur doctorant en neuropsychologie et en médecine du sommeil à l’Université de Montréal et à la Clinique du sommeil de l’hôpital Sacré-Coeur. Au pire, ils pourraient interférer avec de réels traitements ou conditions nécessitant un suivi médical.»

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

 

MARIE ALLARD
La Presse

«Nous voulons tous performer, lit-on sur le site internet de Chewpod, des gommes à mâcher promettant de faire plus que rafraîchir votre haleine. Mâcher des Chewpod vous permet simplement d’être au sommet de votre talent, de votre forme et de votre vivacité intellectuelle, sans jamais compromettre votre santé.»

La perspective est aussi ambitieuse qu’alléchante. Mais qu’en est-il de la réalité? La Presse a tenté d’y voir clair, tout en mastiquant deux gommes énergisantes.

Qu’est-ce que les Chewpod? Ce sont des comprimés à mâcher vendus par Khlôros Technologies, de Québec. Ils sont offerts en trois versions: énergisants, favorisant la concentration et améliorant le sommeil.

Le fait de mâcher de la caféine, de la mélatonine ou d’autres substances a ses avantages, selon le fabricant.

«Contourner le système digestif permet au consommateur d’absorber plus rapidement une petite quantité d’ingrédients actifs pour plus d’effets.»

Jonathan Dubé, chercheur doctorant en neuropsychologie et en médecine du sommeil à l’Université de Montréal et à la Clinique du sommeil de l’hôpital du Sacré-Coeur, est moins sûr.

«Dans le cas de la caféine, une seule étude a été publiée sur sa biodisponibilité suite au mâchage d’un chewing-gum, indique-t-il. Cette étude rapporte que l’absorption est généralement plus rapide suite au mâchage, par rapport à un comprimé, mais qu’une moins grande proportion (un peu plus de la moitié) se retrouve dans le sang.» Pour ce qui est des autres composés actifs retrouvés dans ces gommes à mâcher, «rien n’est connu à ma connaissance», ajoute-t-il.

Déconseillés aux enfants

Les Chewpod sont «autorisés pour la vente par Santé Canada», mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, cela ne veut pas dire qu’ils sont efficaces. Cela signifie que leurs ingrédients sont approuvés et que leur usage est sans danger. Comme inscrit sur l’emballage, ces comprimés sont déconseillés aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux gens prenant du lithium, etc.

Les Chewpod sont brevetés, mais n’ont pas «été sujets d’études expérimentales dans des revues scientifiques sérieuses», souligne M. Dubé. Joint par courriel, François Couture, chef des opérations de Chewpod, a affirmé: «Nous avons des données scientifiques sur l’efficacité de la vitesse d’absorption et des modèles en lien avec la mastication.» 

Aucun autre détail n’a été donné.

Testés

Quatre adultes, consommateurs réguliers de café, ont testé chacun deux Chewpod Énergie, vers 14 h un jour de semaine, au bureau. Verdict de cet essai qui n’a pas de prétention scientifique: les gommes sont agréables à mâcher (pas de saveur de café) et elles ont semblé prévenir l’apparition du «coup de barre» habituellement ressenti en après-midi.

«Si quelqu’un a réellement besoin d’un soin lié au sommeil, à la concentration ou à l’énergie, je lui recommanderais d’éviter ce genre de produits et de voir un médecin ou un pharmacien pour se procurer des produits démontrés comme étant efficaces», conseille néanmoins M. Dubé.

Il est évidemment plus rapide d’acheter des Chewpod, vendus un peu partout, même à côté des caisses des supermarchés. Leur prix : 4,49 $ pour huit comprimés, soit quatre doses.

«Bien qu’il soit probable que ces produits n’aient pas un niveau d’efficacité suffisant pour être qualifiés de thérapeutiques, banaliser ainsi la consommation de certains produits psychoactifs n’est pas sans risques», estime M. Dubé.

http://www.lapresse.ca/

Une équipe de chercheurs a recréé un virus proche de la variole


Est-ce une bonne chose ou bien une réussite qui pourrait être un désastre ? La variole était une maladie mortelle et elle est disparue, mais peut-elle revenir sur une autre forme, une forme fait par l’être humain. Vous imaginez avec peu d’argent et quelques mois recréer une maladie proche de la variole pourrait être bénéfique pour de nouveaux vaccins, mais aussi dans de mauvaises mains devenir une arme biologique, ce n’est vraiment pas rassurant
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Une équipe de chercheurs a recréé un virus proche de la variole

Via Wikimédia Commons.

Via Wikimédia Commons.

Repéré par Jean-Marie Pottier

Elle a réussi à recréer le virus de la vaccine, une maladie voisine, pour un coût de «seulement» 100.000 dollars et quelques mois de travail.

Cela fera quarante ans l’an prochain que les derniers cas de variole, l’une des maladies les plus mortelles de l’histoire, ont été signalés, à Birmingham, en Angleterre. La maladie a été déclarée officiellement éradiquée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1980. Et pourtant, il semble étonnamment facile aujourd’hui de recréer le virus.

Telle est du moins la conclusion d’une expérience que rapporte la revue Science. Emmenée par David Evans, un virologue de l’université d’Alberta à Edmonton (Canada), une équipe de chercheurs a synthétisé à partir de fragments d’ADN disponibles dans le commerce le virus de la vaccine, une maladie infectieuse du cheval proche de la variole. Si cette expérience n’a pas encore fait l’objet d’une publication scientifique, elle a notamment été discutée en novembre 2016 lors d’une réunion de l’OMS, qui a noté que

«cet effort a coûté environ 100.000 dollars et a pris six mois. Toute l’information nécessaire pour séquencer et générer le virus était publiquement disponible».

«Aucun doute: si c’est possible pour la vaccine, c’est possible pour la variole», explique à la revue le chercheur Gerd Sutter, de l’université Ludwig-Maximilians de Munich.

Cette recherche a des objectifs nobles, notamment le développement de meilleurs vaccins et de traitements contre le cancer, mais pose, explique Science, la question de savoir «comment des terroristes ou des États voyous pourraient utiliser les biotechnologies modernes», et donc aussi de la façon de réguler ce genre de travaux pour empêcher qu’ils ne tombent dans de mauvaises mains.

Comme le résume crûment The Verge, «ressusciter un cousin lointain de la variole peut ouvrir la voie à de meilleurs vaccins, ou à une guerre biologique».

Selon Tom Frieden, l’ancien président du Centers for Disease Control and Prevention, un organisme public américain, interviewé par le Washington Post, cette recherche pourrait par ailleurs vider de son intérêt le débat sur l’avenir des derniers échantillons du virus, conservés dans des centres de recherche à Atlanta et Novossibirsk: certains plaidaient pour les détruire pour s’en débarrasser définitivement, d’autres pour les garder comme objet d’étude.

«Nous vivons dans un meilleur des mondes où il existe une capacité à recréer des organismes qui ont existé dans le passé ou à créer des organismes qui n’ont jamais existé», conclut-il avec pessimisme.

http://www.slate.fr