La grenouille qui mangeait des dinosaures


Une grenouille fut probablement la plus grosse grenouille apparue sur terre avait une force de mâchoire impressionnante qu’il s’est probablement nourris de petits dinosaures, et même des bébés des plus grosses bêtes qui vivaient à cette époque
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La grenouille qui mangeait des dinosaures

 

Une grenouille Ceratophrys cranwelli lors de tests menés par les chercheurs.    Photo : École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Des grenouilles géantes qui vivaient au Crétacé il y a 68 millions d’années sur le territoire correspondant à Madagascar étaient capables de manger des petits dinosaures, ont établi des biologistes australiens, britanniques et américains.

Un texte d’Alain Labelle

L’équipe internationale estime en effet que certains spécimens particulièrement gros de l’espèce Beelzebufo ampinga se nourrissaient de petits dinosaures.

Elle en vient à cette conclusion après avoir étudié la force de morsure de grenouilles cornues du genre Ceratophrys qui peuplent actuellement l’Amérique du Sud, qui sont souvent appelées les grenouilles « Pac-Man » en raison de leur forme ronde et de leur large bouche, des caractéristiques similaires rappelant le personnage du jeu vidéo des années 1980.

Les présents travaux ont permis d’établir que ce type de grenouille avait une morsure aussi forte que celle de prédateurs mammifères et reptiles.

Contrairement à la grande majorité des grenouilles, qui ont de faibles mâchoires et qui mangent de petites proies, certaines grenouilles cornues chassent des animaux aussi grands qu’elles, notamment d’autres grenouilles, des serpents et des rongeurs. Et leurs mâchoires puissantes jouent un rôle essentiel pour saisir et subjuguer leurs proies. Dr Marc Jones, Université d’Adélaïde

En extrapolant leurs résultats à la grenouille éteinte Beelzebufo ampinga, les auteurs de ces travaux publiés dans le journal Scientific Reports estiment que la morsure de cette dernière avait une force comparable à celle des loups et des tigres femelles.

Grâce à cette force, les grenouilles étaient probablement capables de manger des espèces de petits dinosaures ou des bébés d’espèces plus imposantes qui partageaient leur environnement.

La morsure d’une grande Beelzebufo ampinga devait être remarquable; certainement pas une expérience que je voudrais tenter personnellement. Pr Kristopher Lappin, de l’École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Le saviez-vous?

La Beelzebufo pouvait dépasser 40 cm et peser 4,5 kg, si bien que les scientifiques estiment qu’elle a été la plus grosse grenouille à fouler la surface terrestre.

http://ici.radio-canada.ca/

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Un sous-marin de la Première Guerre mondiale trouvé


Un des vestiges de la Première Guerre mondiale à été découvert au large des côtes de la Belgique. Malgré les dommages sur le sous-marin Allemand, il est resté étrange même après avoir passé toutes ses années sous l’eau avec ses cadavres
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Un sous-marin de la Première Guerre mondiale trouvé

 

The Associated Press

BRUXELLESUn sous-marin allemand de la Première Guerre mondiale renfermant les corps de 23 personnes a été découvert au large des côtes de la Belgique, ont annoncé les autorités mardi.

Le gouverneur de la Flandre-Occidentale, Carl Decaluwe, a déclaré à l’Associated Press que cette découverte, effectuée en mer du Nord, est «vraiment unique».

Il a expliqué que les dommages affligés au submersible sont essentiellement concentrés à l’avant et que le sous-marin est demeuré étanche pendant toutes ces années.

Le sous-marin de type UB II mesure 27 mètres de long sur 6 mètres de largeur. Il repose à environ 25 mètres sous la surface de l’eau à un angle de 45 degrés.

M. Decaluwe a précisé que le sous-marin a été trouvé par des scientifiques. Il n’a pas voulu dévoiler son emplacement exact avant que le site ne soit protégé. ll dit avoir contacté l’ambassadeur d’Allemagne pour organiser la suite des choses.

Environ 18 sous-marins allemands étaient stationnés au large de Bruges entre 1915 et 1918, principalement pour intercepter les avions alliés et les cargos qui tentaient de traverser la Manche. Treize de ces sous-marins ont été détruits.

http://journalmetro.com

Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine


Avoir de telles dents, il est surprenant que cet animal marin préhistorique se nourrissait comme les baleines d’aujourd’hui. Faut dire que la façon que sont disposées ses dents, il n’avait pas tellement choix de manger des petites crevettes, des coquillages et de petits poissons
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Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine

 

Morturneria seymourensis

Reconstruction artistique de Morturneria seymourensis.

S. J. GODFREY/TEXAS TECH UNIVERSITY

Par Joël Ignasse

C’est le premier reptile marin identifié à avoir adopté un mode d’alimentation par filtration.

Le fossile de ce plésiosaure a été découvert en 1984, sur l’île de Seymour en Antarctique, par Sankar Chatterjee, actuellement conservateur au musée de l’université Texas Tech. La patience est décidément une vertu puisque 30 ans plus tard, une nouvelle étude de son crâne révèle une étonnante adaptation de cet animal.

Un amateur de Krill

Les plésiosaures étaient des reptiles marins qui vivaient dans les mers et les océans du Jurassique et du Crétacé. A la même époque, les dinosaures occupaient la plupart des niches écologiques sur la terre ferme. Les deux groupes se sont éteints en même temps, il y a environ 65 millions d’années. Depuis lors, aucune créature semblable aux plésiosaures n’a existé et les paléontologues étudient toujours ces animaux avec intérêt et notamment la façon dont ils nageaient. La plupart d’entre eux étaient dotés d’un (très) long cou, de quatre membres-nageoires et d’une mâchoire munie de dents robustes et coniques.

Mais ce n’est pas le cas de Morturneria seymourensis dont les dents sont longues, minces et orientées vers l’extérieur comme le montre la reconstitution que les chercheurs ont réalisée. Une mâchoire pas du tout adaptée à la capture et à l’ingestion des grosses proies qui constituent la nourriture des autres plésiosaures. Pour eux, qui publient leurs analyses dans le Journal of Vertebrate Paleontology, Mortumeria devait avoir un mode d’alimentation bien particulier : par filtration, comme chez les baleines à fanons.

L’animal devait ingérer de grandes quantité d’eau contenant du Krill (des sortes de minuscules crevettes), des petits poissons ou des coquillages. Puis rejeter l’eau à travers ses dents qui retenaient la nourriture qu’il lui suffisait ensuite d’ingurgiter. Ce mode d’alimentation n’avait jamais été observé jusqu’à présent chez un reptile marin ; c’est un cas frappant d’évolution convergente. Face aux même contraintes environnementales certaines espèces, parfois très éloignées sur l’arbre évolutif, peuvent adopter les mêmes solutions – comme pour les dauphins et les requins, étrangement ressemblant, même si les uns sont des mammifères et les autres des poissons. 

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Une nouvelle citadelle viking découverte


Harald la dent bleue est l’arrière-grand-père de Guillaume le conquérant, il construisait des citadelles circulaires dans la croisée des routes et des points d’eau importants au Danemark et Scandinavie. Une de ses citadelles à été retrouvée, mais on doutait qu’il fût des Vikings, une étude plus approfondie semble maintenant prouvé que c’est bien des Vikings auteurs de ces forteresses
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Une nouvelle citadelle viking découverte

une forteresse viking circulaire

Ci-dessus, cette restitution à échelle réduite d’une forteresse viking circulaire du type de celle de Trelleborg montre l’un de ses portails et le bardage de poutres qui en protégeait les remparts.

Des archéologues viennent de prouver qu’une trace circulaire dans un champ au Danemark correspond à l’une des forteresses construites par le chef Viking Harald à la dent bleue.

François Savatier

Le pied à peine posé en Angleterre, Guillaume le conquérant (1027-1087) bâtit un château en bois. Les Normands maîtrisèrent ensuite le territoire anglais à l’aide d’une réseau stratégique de 500 mottes castrales (des tertres de terre surmontés d’une fortification en bois). Au Xe siècle, Harald à la dent bleue (910-986), l’allié danois de Richard Iier, premier duc de Normandie et arrière grand-père de Guillaume le conquérant, ne procéda pas autrement pour unifier le Danemark et soumettre la Scandinavie. Mais au lieu de mottes castrales, il construisit de curieuses citadelles circulaires, qu’il installa en nombre à la croisée de toutes les routes et voies d’eau importantes des régions riches de son territoire.

Étonnamment, on n’avait jamais trouvé de forteresse dans le sud de l’île de Seeland, pourtant l’une des plus riches régions scandinaves. C’est désormais chose faite : une équipe anglo-danoise dirigée par Søren Sindbæk, de l’université d’Aahrus, au Danemark, a identifié une structure parfaitement circulaire non loin de la ville de Køge, à une quarantaine de kilomètres au sud de Copenhague.

Le nom du champ où se trouvent les traces de la forteresse rend la découverte logique : Borgring, ce qui signifie littéralement « château annulaire » ! De fait, c’est une empreinte circulaire aperçue depuis un avion qui avait entrainé de premières fouilles dans les années 1970-1971, mais la découverte de céramiques datant de l’âge du Fer romain (0 – 400 de notre ère) avait alors conduit les archéologues à affirmer que la structure n’avait « rien à voir avec l’âge des Viking » (793 – 1066). L’intérêt pour Borgring ne s’est rallumé qu’après la réalisation en 2007 d’une carte du Danemark par télémétrie Lidar, qui avait révélé un cercle parfait sur le site.

L’équipe de Søren Sindbæka entrepris de réétudier systématiquement le site. Avec un magnétomètre, ils ont confirmé le caractère presque parfaitement circulaire de la structure. Cela suffit-il pour autant à identifier une citadelle circulaire viking ? Pour en avoir le cœur net, les chercheurs se sont appuyés sur le plan de telles forteresses, parfaitement connu grâce à la citadelle de Trelleborg, sur l’île de Seeland, qui est particulièrement bien conservée : remparts circulaires en terre et en gazon, renforcés côté intérieur par des poutres verticales et horizontales ; bardage extérieur en rondins ; fossé en V circulaire ; rues pavées de bois reliant à angle droit des portails placés au nord, au sud, à l’est et à l’ouest et quatre cadrans contenant chacun quatre maisons délimitant une cour.

Les chercheurs ont constaté que les remparts du site de Borgring ont bien été édifiés à l’aide de mottes de terre ou de gazon et d’argile. Des lignes radiales visibles par endroits suggèrent des trace d’anciennes charpentes de renfort sous-jacentes aux remparts. D’une largeur de 10 à 11 mètres, ces derniers forment un cercle d’un diamètre moyen de 122 mètres. Dans certaines zones, le sol a été nivelé pour permettre une construction précise de la forteresse. À l’extérieur des remparts, les chercheurs ont retrouvé des trous de poteaux d’une quarantaine de centimètre de diamètre, formant un cercle parfait d’un diamètre de 144 mètres : les restes du bardage. En plusieurs endroits, ils ont montré que ces rondins étaient insérés dans une tranchée peu profonde.

Afin d’être sûrs d’avoir affaire à une citadelle circulaire viking, les chercheurs devaient aussi identifier au moins deux portails situés à des points cardinaux. En suivant le bardage le long du mur nord-ouest, ils sont parvenus en un point où celui plonge brusquement vers l’intérieur : la fouille a alors révélé des restes de poteaux brûlés, puis d’un portail incendié d’environ cinq mètres de large ainsi que de planches posées à plat sur le sol. Dès lors, ils ont recherché par sondage un autre portail situé à angle droit, et ont trouvé le portail Est, lui aussi incendié, à l’endroit attendu.

Restait à dater la forteresse. Les fragments de bois retrouvés ne suffisant pas pour une datation par dendrochronologie (par les cernes de croissance des arbres), les chercheurs ont daté par le radiocarbone deux échantillons de bois : le résultat situe la date de construction entre 893 à 1017  (avec une confiance de 95 %), une fourchette comptaible avec la brève période de construction des citadelles circulaires, située vers 975-980.

Du reste, le dernier doute a été complètement écarté en 2016, quand des archéologues amateurs ont découvert dans le sol à l’emplacement du portail nord une boîte à outils de charpentier viking, la première jamais découverte ! Les chercheurs pensent qu’elle est postérieure à l’usage militaire de la forteresse : un charpentier scandinave a pu installer son atelier à l’abri du portail à moitié incendié, avant que celui-ci ne s’écroule totalement. Quoi qu’il en soit le réseau stratégique de forteresses circulaires de Harald la dent bleue est désormais complété par une nouvelle venue. À quand la prochaine ?

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Des chasseurs trouvent une épée viking en Norvège


Les Vikings font encore parler d’eux ! Plutôt cette semaine, c’était la preuve qu’une femme  guerrière de haute dignité et vollà que des chasseurs on trouver une épée datant de 850 à 950 ans et très bien conserver malgré les températures changeantes dans cette région
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Des chasseurs trouvent une épée viking en Norvège

L'épée a été découverte à la fin du... (PHOTO AP)

L’épée a été découverte à la fin du mois d’août par deux chasseurs de rennes.

PHOTO AP

Associated Press

Copenhague

Des chasseurs ont trouvé une épée viking dans le sud de la Norvège.

L’arme rouillée, mais étonnamment bien conservée, est longue d’environ un mètre. Elle a été retrouvée entre des rochers, où elle avait probablement été abandonnée par un individu qui s’était perdu dans une tempête de neige.

L’archéologue Lars Holger Piloe a dit jeudi que l’épée, qui date de 850 à 950, a été trouvée à Lesja, à environ 275 kilomètres au nord d’Oslo.

M. Piloe a attribué la préservation exceptionnelle de la lame à la qualité du métal ainsi qu’aux conditions froides et sèches.

L’épée a été découverte à la fin du mois d’août par deux chasseurs de rennes.

http://www.lapresse.ca/

Des guerrières Vikings ont existé ! La preuve par la génétique


Une femme guerrière, il y en a eu dans l’histoire, même chez les Vikings. Une femme, grande guerrière entourée de tout l’attirail le de guerre dans sa tombe, c’est assez inusité. On savait depuis 1970 que c’était une femme, mais trop de chercheurs en doutaient alors l’ADN est venu mettre un terme aux doutes. C’est bien une femme guerrière
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Des guerrières Vikings ont existé ! La preuve par la génétique

 

Guerrière Viking

Guerrière de la série  « Viking », illustrant le rôle de combattante que certaines femmes Vikings ont eu entre le VIIIe et le Xe siècle.

CRÉDITS: IRISH FILM BOARD, TAKE 5 PRODUCTION, A WORLD 2000 ENTERTAINMENT

Par Bernadette Arnaud

L’identification d’une prestigieuse guerrière Viking par des analyses génétiques offre un nouvel aperçu de cette société. Des conclusions qui devraient amener à plus de prudence dans les généralisations effectuées concernant l’organisation sociale des sociétés du passé.

Skajlmö. C’est ainsi que les femmes armées de bouclier étaient désignées dans les mythes nordiques, à l’instar des Valkyries accompagnant l’âme des guerriers au Valhalla, le royaume des morts… Or voici que l’existence de ces femmes guerrières de haut-rang, longtemps rangées au rayon des légendes, vient d’être prouvée par des analyses ADN réalisées par des chercheurs de l’Université d’Uppsala et de l’Université de Stockholm (Suède) dans la revue American Journal of Physical Anthropology ! Ce sont des restes humains provenant de la tombe de Birka, l’une des plus célèbres sépultures Viking du Xe siècle découverte à la fin du XIXe siècle sur l’île de Björkö, près du lac Mälar, à l’ouest de Stockholm, qui ont permis cette découverte.

Illustration d’Evald Hansen du plan original de la tombe de Birka, fouillée à la fin du XIXe siècle, en Suède.

Un prestigieux guerrier âgé d’une trentaine d’années y avait en effet été exhumé en 1880, entouré de son riche armement : épée, couteau, lance, flèches, boucliers et chevaux (une jument et un étalon).  Un valeureux combattant qui s’avère donc aujourd’hui être une femme.

  » Il s’agit de la première confirmation formelle par la génétique de l’existence des guerrières vikings,  s’enthousiasme Matthias Jakobsson, responsable du Département de biologie de l’Université d’Uppsala dans la revue en ligne Phys.Org

 « Certes, certaines femmes inhumées avec des armes avaient déjà été retrouvées mais jamais avec un équipement de ce rang, explique dans ce même article Charlotte Hedenstiema-Jonson de l’Université de Stockholm, responsable de l’étude. Les spécialistes de cette société ont toujours été assez réticents à reconnaître leur existence ».

C’est d’ailleurs cette réticence qui est à l’origine de ces analyses ADN. Un premier examen ostéologique du squelette, réalisé dans les années 1970, avait en effet déjà conclu qu’il s’agissait bien d’une femme… mais les résultats avaient alors été très controversés. Pour répondre à ces critiques, un prélèvement d’ADN a été fait sur un l’humérus (os du bras)  » mince et gracile « , et sur des dents. Résultats : l’obtention de deux chromosomes X et aucun chromosome Y ! Et les analyses ont livré d’autres détails précieux.

 » Les valeurs d’isotopes de strontium retrouvées suggèrent que cette jeune-femme s’est déplacée au cours de son enfance : les modifications retrouvées entre le moment où la première molaire a fini de se former vers l’âge de 4 ans et celui au cours duquel a pointé la deuxième molaire vers l’âge de 9 ans, elle a migré vers Birka en provenance d’une région inconnue, précise l’étude. Elle présente une affinité génétique avec les habitants actuels des îles britanniques (Angleterre et Écosse), des îles de l’Atlantique Nord (Islande et les Orkneys), de la Scandinavie (Danemark et la Norvège) et, dans une moindre mesure, de l’Europe de l’Est (Lituanie et Lettonie). « 

Proue de navire Viking. © David Lomax/Robert Harding Premium/AFP

La découverte de Charlotte Hedenstiema-Jonson et ses collègues ouvre la voie à une meilleure compréhension des Vikings, toujours présentés comme une société patriarcale.

« Ces données suggèrent que les femmes ont pu être membres à part entière des sphères dominées par les hommes », précise l’étude.

 Birka, classé au patrimoine mondial de l’humanité, était un important établissement commercial du VIIIème au Xème siècle, où s’échangeaient de l’ambre, de la cire, des fourrures, des esclaves et du fer, en particulier grâce à un réseau économique et des liens avec le Califat et l’Empire byzantin, Orient où les Vikings s’étaient aventurés, attirés par l’argent, précieux métal dont ils étaient friands. Sur les 3000 tombes dégagées à Birka depuis le XIXe siècle, seules un millier ont été explorées. Régis Boyer, spécialiste français des Vikings et des civilisations scandinaves à l’Université de Paris-Sorbonne, décédé en juin 2017, évoquait une hypothèse pour expliquer le déclin économique de Birka :  la forte décrue de l’argent arabe, que les Vikings avaient jusque-là importé par centaines de milliers de pièces.

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Découverte de vestiges romains engloutis en Tunisie


Une découverte en Tunisie a permis de vérifier l’histoire du passé, au temps de l’Antiquité dans une ville de Néapolis. Une ville qui était réputée pour sa production de garum (sorte de sauce a base de poisson) dont les Romains raffolaient. Ils ont pu aussi confirmer l’époque d’un tsunami qui a englouti entre ses vagues cette ville perdue pendant des siècles
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Découverte de vestiges romains engloutis en Tunisie

 

Empire romain

Les vestiges d’une ville engloutie ont été découverts au large de Nabeul, en Tunisie.

© HANDOUT / L’INSTITUT NATIONAL DU PATRIMOINE TUNISIEN (INP) / UNIVERSITY OF SASSARI / AFP

Des chercheurs tunisiens et italiens ont pu explorer les vestiges de la ville de Néapolis dont une partie avait été engloutie par un tsunami.

« C’est une découverte majeure » car elle vient corroborer des récits datant de l’Antiquité, a expliqué à l’AFP Mounir Fantar, directeur de la mission archéologique. 

Des vestiges romains s’étendant sur 20 hectares sous la mer ont été découverts durant l’été 2017 par une mission tuniso-italienne à Nabeul, en Tunisie. Elle confirme qu’un tsunami a englouti une partie de la ville de Néapolis au 4ème siècle.

Une ville spécialisée dans la production de garum

Une équipe conjointe de l’Institut national du patrimoine tunisien (INP) et de l’Université de Sassari-Oristano en Italie a mené des prospections sous-marines qui ont mis au jour des rues, des monuments et surtout près d’une centaine de cuves servant à la production de « garum », une sauce de chairs et viscères de poissons, sans doute responsable de problèmes intestinaux, mais dont les Romains étaient très friands.

« Cette découverte nous a permis d’avoir la certitude que Néapolis était un grand centre de production de garum et de salaison, probablement le plus grand centre dans le monde romain. Et que (…) les notables de Néapolis devaient vraiment leur fortune au garum », a ajouté M. Fantar.

L’onéreux produit était transporté dans des amphores « qui ont été exportées à travers presque toute la Méditerranée et ont dressé des ponts entre les différentes villes » dans la région, selon le chercheur.

Un séisme qui a aussi touché Alexandrie et la Crète

La mission a commencé en 2010, premièrement pour tenter de retrouver le port de la ville engloutie qui fut d’abord un comptoir carthaginois évoqué par l’historien grec Thucydide avant de devenir une colonie de l’Empire romain. C’est donc 7 ans après le début de la mission et grâce à des conditions climatiques favorables aux recherches sous-marines que les archéologues ont découvert les 20 hectares de vestiges tout près du rivage de la ville située de Nabeul au nord-est de la Tunisie.

L’équipe a maintenant « la certitude que Néapolis a souffert de ce séisme » qui date, selon l’historien Ammien Marcellin, du 21 juillet 365 après J-C, et qui a durement touché Alexandrie et la Crète, dit M. Fantar

Le tsunami qui a suivi le tremblement de terre a immergé une partie de la cité, ce qui a conduit à la délocalisation des activités de salaison.

Aujourd’hui, « le plus important n’est pas de fouiller mais de conserver » ces vestiges, pour en faire « une réserve archéologique pour les générations futures », a jugé M. Fantar.

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