De très anciens peignes à poux retrouvés au Chili


Au Chili, les archéologues ont trouvé des peignes qui croyaient-on faisait partie des accessoires féminins, mais en regardant de plus près, ils ont découvert qu’en réalité, ces peignes servaient à enlever des poux et des lentes. Ils ne sont pas très différents aux peignes employés aujourd’hui pour cet effet
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De très anciens peignes à poux retrouvés au Chili

 

Ce peigne de 8,3 cm de large possède deux rangées de 61 dents chacune. des traces de poux et de lentes sont logées entre elles. ©Bernardo Arriaza

Ce peigne de 8,3 cm de large possède deux rangées de 61 dents chacune. des traces de poux et de lentes sont logées entre elles. ©Bernardo Arriaza

Lorsque l’on a des poux, les enlever un à un est fastidieux. Depuis des siècles, de nombreuses cultures ont donc imaginé des peignes à dents fines pour accélérer l’opération.

Ces outils en bois, en os ou en ivoire ont été retrouvés sur des sites antiques européens, mais on n’avait pas de preuves fiables de leur existence dans les Amériques jusqu’à une étude récente dans le nord du Chili.

Les recherches se sont concentrées sur la collection d’un musée réunissant des peignes en simple roseau, pourvus de dents des deux côtés. Tous provenaient de groupes culturels ayant prospéré dans les vallées fluviales du désert de l’Atacama, entre environ 500 et 1500 après Jésus-Christ.

Auparavant, les spécialistes avaient émis l’hypothèse que ces peignes servaient à créer des coiffures élaborées. Et, la plupart ayant été retrouvés dans des tombeaux de femmes, qu’ils pouvaient avoir aussi servi à l’activité typiquement féminine du tissage.

Mais en observant les peignes à dix fois leur taille normale, les chercheurs ont compris leur fonction réelle : nombre de ces instruments portaient encore des traces de poux et de lentes. À l’époque précolombienne comme à la nôtre, les gens faisaient tout pour éviter de couper leurs cheveux – la méthode la plus simple pour se débarrasser des insectes.

« la vanité est plus forte que les démangeaisons, explique Bernardo Arriaza, responsable scientifique du projet. Les gens préfèrent être pouilleux plutôt que chauves. »

Par A. R. Williams

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Des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l’époque de Jésus


De belles découvertes ont été faites à Jérusalem et Galilée qui apporte une meilleure connaissance de la façon que vivaient les gens à l’époque de Jésus
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Des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l’époque de Jésus

 

Parmi les dizaines d'objets découverts figurent des vases,... (PHOTO AMIR COHEN, REUTERS)

Parmi les dizaines d’objets découverts figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques (photo) et des clous ayant servi à des crucifixions.

PHOTO AMIR COHEN, REUTERS

Agence France-Presse
BET SHEMESH

 

Des dizaines d’objets datant du Ier siècle présentés dimanche par l’Autorité des antiquités israéliennes font partie des découvertes archéologiques récentes qui rendent plus compréhensible aux historiens la vie à l’époque de Jésus-Christ, selon un responsable.

Parmi les dizaines d’objets découverts dans la région de Jérusalem et en Galilée, où, selon la tradition, Jésus a vécu, et présentés dimanche figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques et des clous ayant servi à des crucifixions.

«Maintenant nous pouvons décrire de façon très précise la vie quotidienne de cette époque, de la naissance, à travers les habitudes alimentaires, les voyages effectués, et jusqu’à la mort avec les rites funéraires», explique à l’AFP Gideon Avni, directeur de la division archéologique des Antiquités israéliennes.

«Ces 20 dernières années, nous avons fait un bond dans la compréhension du mode de vie de Jésus et de ses contemporains», indique-t-il. «Chaque semaine, de nouveaux éléments sont découverts et permettent de mieux connaître cette période».

Ainsi, «nous retrouvons sur des ossuaires des noms de personnalités connues grâce aux textes de cette époque», dit le professeur Avni.

L’Autorité conserve plus d’un million d’objets découverts dans des fouilles et en reçoit chaque année plus de 40 000 nouveaux en provenance de 300 sites environ, selon M. Avni.

«L’essentiel pour nous est de pouvoir comprendre très précisément le mode de vie à l’époque de Jésus, de la naissance à la mort», a expliqué l’archéologue.

L’Autorité des antiquités a par ailleurs présenté dimanche des pièces de monnaie de l’époque byzantine découvertes récemment lors de fouilles dans les vestiges d’un bâtiment qui servait aux pèlerins chrétiens, près de Jérusalem.

Ces neuf pièces datant du IVe au VIIe siècle ont été retrouvées dans un mur comme si leur propriétaire avait tenté de les cacher, selon l’archéologue Annette Landes-Nagar.

«Cette découverte constitue une preuve de l’invasion perse à la fin de la période byzantine, qui a amené à l’abandon de ce site chrétien», selon Mme Landes-Nagar.

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Une tombe en forme de pyramide intrigue les archéologues


Généralement, une pyramide a bout pointu, se trouve en Égypte et non en Chine. Pourtant, dans une tombe en Chine, les archéologues ont trouvé une minie pyramide. Ils ne savent pas encore à qui appartient cette tombe et qu’elle date qu’elle a été construite,mais ils ont quand même quelques suppositions émises
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Une tombe en forme de pyramide intrigue les archéologues

Une

La tombe pyramidale de Zhengzhou en Chine

Des briques parfaitement alignées formant une pyramide version miniature. C’est une remarquable découverte que des archéologues viennent de révéler en Chine. A Zhengzhou, dans la province du Henan, ils ont mis au jour un vaste ensemble funéraire sur un site de construction. Un ensemble comprenant deux tombes dont la mini-pyramide et une seconde en forme de demi-cylindre.

D’après les archéologues, la chambre contenant les tombes mesure 30 mètres de long et 8 mètres de large. Orientée d’ouest en est, elle comprend un étroit couloir conduisant au dôme principal qui abrite les deux tombes. Impressionné par l’édifice, un habitant a confié à  la presse locale :

«C’est vraiment magique. Je n’ai jamais rien vu de tel. On dirait une pyramide égyptienne». 

UNE TOMBE MYSTÉRIEUSE

Pour l’heure, on sait très peu de choses sur ces tombes et notamment la mini-pyramide qui intrigue particulièrement les chercheurs. La date de leur construction comme l’identité de leur(s) propriétaire(s) et l’origine de leur forme restent inconnues. Mais les édifices montrent un état de conservation relativement bon.

D’après le Daily Mail, les fouilles doivent encore durer pendant un mois afin de permettre aux spécialistes d’en apprendre davantage. En Chine, les médias ont rapidement attribué à  la tombe  le surnom de «pyramide de Zhengzhou» et certains se sont émerveillés que le pays possède sa propre «mini-pyramide».

DES «PYRAMIDES» PAS SI RARES

Cependant, les experts ont souligné que les tombes circulaires présentant un sommet pointu sont loin d’être rares en Chine. Des dizaines de tumuli abritant les sépultures de haute personnalité sont même connus dans le pays. Mais ils affichent des dimensions bien inférieures aux pyramides d’Égypte.

D’après le Henan Cultural Relic Bureau, ce type de tombe serait apparu après la dynastie Han de 206 avant JC à  220 après JC. Certains pensent ainsi que la tombe pyramidale pourrait remonter à cette même dynastie et donc avoir plus de 2 000 ans. Une hypothèse appuyée par le fait que les cimetières remontant à cette époque abondent dans les régions voisines.

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Un crâne de 400.000 ans pour élucider les origines de Neandertal


Un crâne humain découvert au Portugal vient d’être daté de plus de 400 000 ans. Il serait probablement du type Néandertal et déjà, il maniait des outils et se nourrissait d’animaux. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les origines néandertaliennes
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Un crâne de 400.000 ans pour élucider les origines de Neandertal

 

Illustration © afp.

La mise au jour au Portugal d’un crâne d’hominidé fossilisé datant de 400.000 ans pourrait aider à élucider l’évolution des ancêtres des humains en Europe dont surtout l’origine des Néandertaliens.

Il s’agit du plus ancien crâne fossilisé d’hominidé trouvé dans la péninsule Ibérique.

Ce « qui marque une contribution importante à la compréhension de l’évolution humaine pendant la période dite du Pléistocène moyen en Europe et notamment sur l’origine des Néandertaliens », estiment les membres d’une équipe internationale de chercheurs. Leur découverte est publiée lundi dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS).

Avant cela, l’histoire de l’évolution des ancêtres des humains en Europe pendant cette période était très controversée en raison de la rareté et de la datation incertaine des fossiles qui allait de 200.000 à plus de 400.000 ans, relèvent ces scientifiques.

L’âge de ce crâne a pu être établi plus précisément grâce à la datation des sédiments et stalagmites dans lesquels il était piégé.

« Ce nouveau fossile est très intéressant car cette région d’Europe est cruciale pour comprendre les origines et l’évolution de l’homme de Neandertal », explique Rolf Quam, professeur adjoint d’anthropologie à l’université Binghamton (New York) et l’un des co-auteurs de cette découverte.

« Le crâne, trouvé en 2014 sur le site d’Aroeira, partage en effet des traits anatomiques avec d’autres fossiles de la même période découverts dans le nord de l’Espagne, dans le sud de la France et en Italie », précise-t-il.

De ce fait, ce crâne « accroît la diversité anatomique de la collection de fossiles d’hominidés de cette période en Europe, suggérant que des populations montraient différentes combinaisons de caractéristiques morphologiques », ajoute l’anthropologue.

Ce crâne ainsi que deux dents montrant des signes d’usure indiquent qu’il s’agissait d’un individu adulte. Ni son sexe, ni son espèce n’ont pu être déterminés.

Il montre des traits morphologiques typiques de ce qui paraît être un ancêtre de l’homme de Neandertal, dont notamment un épaississement osseux prononcé au niveau des sourcils, précisent les chercheurs.

Ce fossile est aussi l’un des plus anciens sur le continent européen à être directement lié à des outils de la culture acheuléenne qui a commencé à s’étendre en Europe il y a 500.000. Celle-ci avait d’abord émergé en Afrique et s’était ensuite propagée sur le continent européen en passant par le Proche-Orient.

Ces outils plus sophistiqués ne sont plus seulement taillés avec une autre pierre mais aussi avec un percuteur tendre comme le bois qui permet une taille plus fine.

Le crâne d’Aroeira a été trouvé à proximité d’un grand nombre de ces outils de pierre dont des bifaces, de petites haches. Les paléontologues ont aussi découvert 209 restes d’animaux, comme des cervidés.

Piégé dans un bloc de pierre, le crâne a été transporté dans le laboratoire du Centre de recherche sur l’évolution et les comportements humains à l’Institut de paléoanthropologie de Madrid, en Espagne, pour les délicates opérations d’extraction qui ont duré deux ans.

« J’étudie ces sites depuis trente ans et nous avons pu récupérer des données archéologiques importantes mais la découverte d’un crâne de la lignée humaine aussi ancien et d’une aussi grande importance est toujours un moment fort », a pointé l’archéologue portugais Joao Zilhao.

Ce nouveau fossile sera au centre d’une exposition sur l’évolution humaine en octobre prochain au Musée National d’Archéologie de Lisbonne au Portugal

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L’épave du Titanic risque de disparaître à jamais


L’épave du Titanic va disparaitre d’ici à peu près 20 ans. La cause est une bactérie qui survit à une très forte pression des eaux et à l’obscurité du fond de la mer. Nous aurons bien sûr quelques vestiges qui ont pu être remontés à la surface, et l’histoire dans les livres, mais le paquebot sera disparu
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L’épave du Titanic risque de disparaître à jamais

 

© DR.

Julien Collignon

Cela fait plus d’un siècle que l’épave du Titanic gît par 3800 mètres de profondeur au large de Terre-Neuve. Selon un article de la BBC, la carcasse du paquebot est en train d’être dévorée par une bactérie capable de résister à la pression des profondeur et à l’obscurité. Un jour, le navire disparaîtra totalement.

Le 14 avril 1912, le Titanic a sombré au fond de l’Atlantique. Près de 1500 personnes sont mortes cette nuit-là. Le paquebot, annoncé insubmersible à l’époque, a emporté avec lui son histoire et sa légende.

Il a fallu de nombreuses années pour retrouver sa trace. Ce fut chose faite en 1985 par l’océanographe Robert Ballard. Mais un siècle passé dans l’océan a forcément un impact sur l’état du navire.

En 2010, on a ainsi détecté la présence d’une bactérie sur un échantillon d’une sorte de rouille récupéré en 1991. Cette bactérie, appelée Halomonas titanicae, s’attaque à la coque du bâteau, résiste à la pression écrasante des eaux ainsi qu’à l’obscurité qui y règne.

Les chercheurs ne peuvent pas déterminer comment elle est arrivée là. Mais c’est une mauvaise nouvelle pour les scientifiques, car le Titanic risque fort de disparaître complètement d’ici une vingtaine d’années, à l’horizon 2030.

Découverte d’une plante fossilisée, vieille d’1,6 milliard d’années


Il est plutôt rare qu’on entend parler d’un fossile, même pour une plante qui daterait à plus d’1 milliards d’années et c’est pourtant le cas. Alors, que cette plante démontre que la vie multicellulaire existerait bien plus tôt que les scientifiques croyaient
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Découverte d’une plante fossilisée, vieille d’1,6 milliard d’années

 

Des scientifiques ont découvert en Inde la plus ancienne plante fossilisée connue, apparemment une algue rouge, vieille de 1,6 milliard d’années.

Cette découverte laisse penser que la vie multicellulaire avancée existait sur la Terre bien plus tôt qu’on ne le croyait jusqu’alors, expliquent ces chercheurs dont les travaux sont publiés mardi dans la revue américaine PLOS Biology.

Le fossile indien est 400 millions d’années plus ancien que les algues rouges fossilisées mises au jour avant cela, et de loin la plus vieille plante fossilisée jamais découverte. Cela suggère que la datation des premières branches de l’arbre de la vie doit être révisée.

Ces scientifiques ont trouvé deux types de fossiles qui ressemblent à l’algue rouge dans des roches sédimentaires exceptionnellement bien préservées à Chitrakoot, dans la partie centrale de l’Inde. L’un est celui d’une plante de type filandreux et l’autre charnue. Les scientifiques ont pu voir les structures internes des cellules, dont des faisceaux de filaments qui forment la partie charnue caractéristique des algues rouges.

« On ne peut pas être totalement certains qu’il s’agit d’algues rouges pour des spécimens aussi anciens dans lesquels il ne reste pas d’ADN, mais les traits correspondent bien à la morphologie et à la structure d’une algue rouge », explique Stefan Bengtson, professeur émérite de paléozoologie au Musée suédois d’histoire naturel, un des co-auteurs de cette découverte.

Les premières traces de vie sur Terre datent d’au moins 3,5 milliards d’années. Il s’agissait d’organismes unicellulaires qui, à la différence des eucaryotes, les organismes multicellulaires (animaux, plantes, champignons), n’ont pas de noyau. Des grands organismes eucaryotes multicellulaires sont devenus fréquents beaucoup plus tard dans l’histoire de la planète, il y a environ 600 millions d’années, à l’approche de la transition vers l’ère phanérozoïque, la période durant laquelle la vie est visible.

Les découvertes des premiers organismes eucaryotes multicellulaires ont été sporadiques et difficiles à interpréter, compliquant la tâche des scientifiques pour reconstituer et dater l’arbre de la vie.

« L’ère de la vie visible semble avoir commencé beaucoup plus tôt qu’on ne pensait », relève le professeur Bengtson.

Cette algue rouge était piégée dans des formations calcaires contenues dans des sédiments de phosphorite vieux de 1,6 milliard d’années.

Les chercheurs ont pu regarder à l’intérieur de l’algue par tomographie microscopique aux rayons X, qui fournit des images en trois dimensions. Ils ont pu entre autres observer dans chaque cellule de l’algue ancienne ce qui semble être des parties de chloroplaste, où se produit la photosynthèse dans les plantes. Ces scientifiques ont également vu distinctement des structures régulières au centre de la membrane de toutes les cellules, ce qui est typique de l’algue rouge.

 

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2000 ans d’histoire révélés, la plus importante découverte archéologique d’Algérie


Alors qu’on doit faire un métro à Alger en Algérie, de grandes découvertes ont permis de retrouver 2000 ans d’histoire en passant par l’époque romaine, byzantine et ottomane sans oublier la colonisation française
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2000 ans d’histoire révélés, la plus importante découverte archéologique d’Algérie

 

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Photo AFP

«C’était spectaculaire! D’un seul regard, on pouvait embrasser deux millénaires de l’histoire d’Alger», raconte, la voix empreinte d’émotion, l’archéologue Kamel Stiti en se remémorant la découverte en 2009 de vestiges en plein coeur de la capitale algérienne.

L’histoire de la plus importante découverte archéologique d’Algérie a commencé avec des sondages exploratoires sur le tracé du métro d’Alger.

Ces trouvailles ont ensuite mené à des fouilles, lancées en 2013, qui ont permis d’exhumer des vestiges s’étendant de l’ère romaine — à la fin du Ier siècle avant J.-C., quand Alger s’appelait Icosium — à celle de la colonisation française, en passant par les époques byzantine et ottomane.

Un édifice public pavé de mosaïques du Ve siècle et une vaste nécropole byzantine du VIIe siècle renfermant plusieurs dizaines de tombes ont ainsi émergé de ce chantier de 3000 mètres carrés.

Un grand nombre de vestiges et de matériaux, souvent fragmentés, ont été récupérés, notamment un ensemble de 385 pièces de monnaies (des réaux, monnaies royales) et des outils de défense comme des «boules catapultiques».

Dans cette stratification de l’histoire, des parties de la mosquée Es Sayida, construite par les Ottomans, ont également été découvertes. Cette mosquée avait été rasée en 1831, au tout début de la colonisation française, afin, selon l’archéologue, de réaliser une grande place: la place du Roi, devenue ultérieurement place du Gouvernement, et rebaptisée place des Martyrs après l’indépendance du pays en 1962.

L’Algérie recèle des ruines romaines (en plein air) qui comptent parmi les plus importantes au monde, mais beaucoup pensaient qu’il ne subsistait rien de ces temps lointains à Alger même, assure le codirecteur des fouilles, M. Stiti.

Menées par un groupement constitué du Centre national de recherches archéologiques (CNRA) et de l’Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP, français), ces fouilles ont montré au contraire que les sites dans la capitale ont été bien conservés.

Les résultats complets sont actuellement en phase d’analyse et d’interprétation. Un rapport est attendu en fin d’année.

L’archéologie, une plus-value

La mise au jour des vestiges archéologiques place des Martyrs a entraîné une modification du chantier du métro, relève avec satisfaction M. Stiti, membre du CNRA.

«C’est une première» en Algérie, souligne-t-il. Le projet a pu être adapté sans être supprimé, signe que l’archéologie et le développement ne sont pas incompatibles, ajoute-t-il.

«C’est une plus-value», l’archéologie accompagne le développement «sans le freiner», dit-il en regrettant que les archéologues soient souvent vus comme des empêcheurs de construire.

Afin de préserver le patrimoine historique de la ville, la station de métro ne fera que 3250 m2 au lieu des 8000 m2 prévus initialement, et le tunnel du métro devra passer à 35 mètres sous terre.

«Pour ne pas accuser un retard, facteur de surcoûts pour le projet du métro, les archéologues ont travaillé d’arrache-pied, y compris les jours fériés», souligne M. Stiti.

Plus de 150 personnes de différentes nationalités et spécialités ont participé aux fouilles, une aubaine pour les jeunes archéologues algériens.

Une future station-musée

Place des Martyrs, la future station-musée qui doit être inaugurée en novembre s’inspirera de musées italiens et grecs.

«Mais à Rome ou à Athènes, le musée présente des séquences particulières alors qu’ici, le visiteur pourra embrasser toute l’histoire d’Alger sur 2000 ans. C’est une fierté!», se réjouit M. Stiti.

Une partie des objets mis au jour sera ainsi exposée dans un musée classique, à l’extérieur, doté d’une ou plusieurs salles. Mais les vestiges immobiliers seront eux présentés dans un musée in situ, pour certains à plus de 7 mètres sous terre, et sur 1200 m2.

«Je suis impatiente de voir la station ouverte. Fini les désagréments des travaux, je pourrai circuler en métro et surtout visiter le musée avec mes deux petites-filles qui sont écolières», se félicite Aïcha, 70 ans, une «voisine» du chantier des fouilles.

Saïd, 50 ans, rêve maintenant «de visites guidées pour les jeunes, scolarisés ou pas». «Afin qu’ils puissent s’approprier le passé de notre ville plusieurs fois millénaire», explique cet enseignant d’histoire-géographie au lycée Emir Abdelkader.

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