En Israël, une malédiction vieille de 1500 ans jetée contre une danseuse enfin résolue


La rivalité dans des concours a toujours existé, et les moyens pour essayer d’influencer les résultats aussi. Il y a 1500 ans, une malédiction a été énoncée contre une danseuse, Probablement sa rivale, car la récompense semble avoir été considérable. La personne faisait appel au mauvais oeil et a des divinités.
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En Israël, une malédiction vieille de 1500 ans jetée contre une danseuse enfin résolue

Par Sébastien Rouet

© Wikimedia Commons

Une tablette de malédiction datant du VIe siècle et découverte entre 1949 et 1954 a récemment été déchiffrée. Elle révèle tout le mal qu’une personne souhaitait à Manna, une danseuse…

La magie de la technologie a une nouvelle fois opéré. Attilio Mastrocinque, professeur d’histoire romaine à l’Université de Vérone en Italie, a réussi à décrypter une gravure grecque sur une tablette de plomb grâce à la Reflectance Transformation Imaging (RTI). Ce programme informatique réalise plusieurs photographies, sous différents angles, d’un objet pour le recréer en image améliorée.

C’est ainsi que l’universitaire a mis en lumière tout le mal qu’une personne souhaitait à Manna, une danseuse. La tablette en question a été découverte dans les ruines du célèbre théâtre Caesarea Maritima en Israël, construit par Hérode le Grand, qui suggère que Manna « devait être une artiste célèbre » explique Attilio Mastrocinque dans un article publié dans le livre « Studies in Honour of Roger S.O. Tomlin » (Libros Pórtico, 2019). La gravure explique vouloir attacher les pieds et les mains ensemble de l’artiste pour l’empêcher de se représenter.

« Tablette de malédiction »

Mais au fait, qu’est-ce qu’une « tablette de malédiction » ? Aussi appelée « tablette de défixion » ou « tablette d’envoûtement », elle était utilisée comme son nom l’indique, pour jeter le mauvais oeil sur un individu en faisant appel à des divinités. On retrouve des traces de cette pratique entre le VIe siècle av. J.-C. et le VIe siècle de notre ère dans l’ensemble du monde gréco-romain. Cette magie était totalement illégale et se faisait à l’abri des regards, de nuit.

Dans le cas de notre tablette, il pourrait s’agir d’une malédiction jetée contre une danseuse, visiblement talentueuse, dans le cadre d’un concours de danse, où « le prix aurait été considérable » détaille Attilio Mastrocinque.

La malédiction contre Manna fait appel à plusieurs divinités, dont Thot, un ancien dieu égyptien de la magie et de la sagesse, mais également aux « démons du ciel, démons de l’air, démons de la terre, démons du monde souterrain, démons de la mer, des rivières, démons des sources… ».

Thot et d’autres dieux païens étaient souvent mentionnés dans ces tablettes, à une période où l’Empire byzantin faisait du christianisme la religion officielle, d’où l’aspect illégal de la pratique mentionné plus haut.

C’était également à cette période que la concurrence entre factions était importante. Il se pourrait ainsi que l’auteur de la gravure soit issu d’une faction différente de celle de Manna, et donc un rival de celle-ci dans le domaine de la danse.

La tablette se trouve désormais au Musée archéologique de Milan.

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Ense­ve­lie depuis 2000 ans, une fresque de gladia­teurs vient d’être décou­verte à Pompéi


Nous pourrions presque dire que Pompéi renaît de ses cendres par petits bouts. Une belle fresque de gladiateurs au combat qui est très bien conservé malgré ses 2 000 ans. D’autres fouilles sont prévu qui nous fera sans doute découvrir un peu plus sur cette ville qui a tant fait parler d’elle
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Ense­ve­lie depuis 2000 ans, une fresque de gladia­teurs vient d’être décou­verte à Pompéi

par  Nicolas Pujos

Des archéo­logues italiens ont décou­vert une fresque murale ense­ve­lie depuis 2000 ans repré­sen­tant deux gladia­teurs en plein combat, rappor­tait The Inde­pendent le 16 octobre.

Pompéi conti­nue de déli­vrer ses secrets au compte-gouttes. Une équipe d’ar­chéo­logues vient d’y décou­vrir une fresque murale sur laquelle sont repré­sen­tés deux gladia­teurs en train de combattre, l’un prenant le dessus sur l’autre en lui tran­chant le bras.

Mesu­rant 1,50 m de large, la fresque a été décou­verte sur le site de Regio V, dans un ancien sous-sol qui aurait pu servir de maga­sin. Au-dessus, les archéo­logues pensent qu’au­raient pu se trou­ver une taverne et un lieu ou exerçaient des pros­ti­tuées.

Pour Dario Fran­ces­chini, ministre italien de la Culture, Pompéi est « une mine inépui­sable en termes de recherche et de connais­sance pour les archéo­logues ».

De nombreuses nouvelles décou­vertes sont atten­dues suite au lance­ment du projet « Grande Pompéi ». Financé par l’Union euro­péenne et l’Ita­lie, ce projet est destiné à relan­cer un grand programme de fouilles archéo­lo­giques.

Source : The Inde­pendent


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Des créatures invertébrées inconnues datant de 30 millions d’années


Un invertébré inconnu a été trouvé en République Dominicaine qui ressemble à certains points, il ressemble à des acariens et d’autres points aux oursons d’eau. Le Sialomorpha dominicana a déjà un surnom, le cochon moisi, par sa forme et sans doute pour ses 30 millions d’années
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Des créatures invertébrées inconnues datant de 30 millions d’années


Nathalie Mayer

Journaliste


Vous avez aimé les tardigrades, ces minuscules invertébrés aux allures d’oursons d’eau ? Alors, vous allez adorer ces nouveaux invertébrés microscopiques vieux de 30 millions d’années et dont des fossiles ont été retrouvés dans de l’ambre. Les « cochons moisis », comme les surnomme affectueusement leur inventeur.

« Cochons moisis ». C’est ainsi que George Poinar Jr., un chercheur de l’université de l’État de l’Oregon (États-Unis) appelle les petits invertébrés dont il a récemment trouvé des fossiles prisonniers de l’ambre. En référence à leur aspect et à leur régime alimentaire. Plus sérieusement, le scientifique les a baptisés Sialomorpha dominicana. Sialomorpha – du grec « sialos » signifiant « gros porc » et « morphe » signifiant « forme » – et dominicana en référence à l’endroit où ils ont été découverts, en République dominicaine.

Ces « cochons moisis » ne peuvent être classés parmi aucun groupe existant d’invertébrés. Par certains aspects, ils ressemblent à des tardigrades. Par d’autres, à des acariens.

« Mais ils ne font clairement partie d’aucun de ces deux groupes », affirme George Poinar Jr.

Au bout des doigts des « cochons moisis », pas de griffes comme c’est le cas pour les tardigrades, ici en photo, ou les acariens. © dottedyeti, Fotolia

Au bout des doigts des « cochons moisis », pas de griffes comme c’est le cas pour les tardigrades, ici en photo, ou les acariens. © dottedyeti, Fotolia

Des centaines de fossiles identifiés

Dans l’ambre, aux côtés de centaines de spécimens de Sialomorpha dominicana, les chercheurs ont également trouvé des traces de ceux qui partageaient, par le passé, leur environnement. De quoi déduire toute une série de caractéristiques. Ces cochons moisis, qui vivaient sur Terre il y a 30 millions d’années, mesuraient environ 100 micromètres de long. Ils avaient une tête flexible et quatre paires de pattes. Ils grandissaient en muant leur exosquelette et se nourrissaient principalement de champignons qu’ils complétaient de quelques petits invertébrés.

Sialomorpha dominicana semble représenter un nouveau phylum. Reste tout de même aux chercheurs à établir quand la lignée a été créée, combien de temps elle a prospéré et s’il existe encore des descendants vivants de ces cochons moisis aujourd’hui.

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Les derniers mammouths sont morts brutalement sur une île isolée


Les mammouths n’ont pas disparu tous dans un même temps. Ceux de l’île Wrangel séparée de la Sibérie ont été isolés, il y a 10 000 ans. Malgré l’hiver particulièrement froid, ils ne sont probablement pas disparus à cause des changements climatiques, ni de la chasse intensive. Les mammouths laineux de cette île auraient disparu dans un laps de temps par la contamination de l’eau, du moins c’est une des hypothèses retenues par les chercheurs.
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Les derniers mammouths sont morts brutalement sur une île isolée


Céline Deluzarche
Journaliste

    Les derniers mammouths se sont éteints il y a 4.000 ans sur l’île Wrangel, au nord de la Sibérie. Mais, contrairement à leurs congénères du continent, leur disparition a été très soudaine, ce qui exclut bon nombre d’hypothèses jusqu’ici avancées pour expliquer cette extinction.

    Perdus sur une petite île dans la mer des Tchouktches, au Nord de cela Sibérie, les derniers mammouths laineux se sont éteints soudainement il y a 4.000 ans. C’est la conclusion d’une nouvelle étude publiée par des chercheurs des universités d’Helsinki (Finlande) et de Tubingue (Allemagne), et de l’Académie des Sciences russe, qui ont reconstitué les derniers instants de cet animal emblématique.

    Les derniers mammouths coupés du continent il y a 10.000 ans

    La disparition du mammouth laineux, animal largement répandu dans l’hémisphère nord durant le dernier Âge de glace (entre 100.000 et 15.000 ans avant notre ère) a fait l’objet de multiples études et spéculations. Aurait-il été victime de la chasse intensive de l’Homme ? du réchauffement climatique ? d’une accumulation de mutations génétiques délétères ? du changement de la végétation qui aurait affecté son régime alimentaire ? Ce qui est certain, c’est que le réchauffement survenu il y a 15.000 ans a réduit comme peau de chagrin l’habitat de ces géants préhistoriques. Les derniers mammouths ont ainsi disparu de l’Alaska il y a 13.000 ans, et des plaines de Sibérie il y a 11.000 ans. Des petites populations ont cependant subsisté sur quelques îles durant 7.000 années supplémentaires. Le mammouth laineux s’est définitivement éteint sur l’île Wrangel, à 143 km au nord de la Sibérie, il y a 4.000 ans. Autrefois reliée au continent, l’île Wrangel a été séparée de la Sibérie il y a environ 10.000 ans avec la montée des eaux.

    Une mort survenue très rapidement

    Mais ce que vient de découvrir la nouvelle équipe de chercheurs, dont l’étude a été publiée le 15 octobre dans la revue Quaternary Science Reviews, c’est que cette disparition est survenue dans un laps de temps très court, excluant de fait des causes comme le changement d’habitat, le réchauffement ou la chasse. Les chercheurs ont analysé les isotopes de carbone, azote, soufre et strontium d’un échantillon de 52 spécimens de dents et d’os de mammouths laineux, âgés de 48.000 à 4.000 ans et ils ont repris d’anciennes études avec des mammouths de différents endroits pour reconstituer le scénario de leur disparition. Contrairement à leurs congénères de Russie et de l’île Saint-Paul en Alaska, les mammouths de Wrangel ne présentent pas de changement dans la composition isotopique de carbone et d’azote, ce qui suggère que le réchauffement climatique ou qu’une pénurie liée à la raréfaction de l’herbe n’est ici pas en cause.

    « Les mammouths de l’île Wrangel ont continué à bénéficier des conditions favorables jusqu’à leur extinction», indiquent les chercheurs.

    Empoisonnés par de l’eau contaminée ?

    Ces derniers ont en revanche découvert que les échantillons présentaient des niveaux de soufre et de strontium montrant un changement de la composition du substrat rocheux vers la date de l’extinction, conduisant à des teneurs élevées de l’eau en métaux lourds. Les mammouths auraient-ils pu être empoisonnés ? C’est l’une des hypothèses avancées par l’étude qui suspecte également un événement climatique brutal, comme un hiver particulièrement rigoureux ayant gelé les sols et empêchant l’accès à la nourriture.

    « Il est facile d’imaginer qu’une population restreinte et fragmentée de mammouths, déjà affaiblie par des mutations génétiques et une mauvaise qualité de l’eau, ait pu succomber à un désastre climatique », explique Hervé Bocherens, paléontologue à l’université de Tubingue et co-auteur de l’étude.

    Les chercheurs n’excluent pas que l’Homme ait contribué à cette triste fin, même si aucun indice de chasse au mammouth n’a été retrouvé.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les derniers mammouths se sont éteints il y a 4.000 ans sur l’île Wrangel, au nord de la Sibérie.

  • Contrairement à leurs congénères des autres continents, ils ont disparu dans un laps de temps très court.

  • Un événement climatique brutal comme un hiver très rigoureux pourrait avoir causé leur perte

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Les ruines d’un temple vieux de 2200 ans découvertes par hasard en Egypte


Suite a des travaux de canalisation en Égypte, un temple longtemps enfouie dans le sable après 2 200 ans. Il serait situé sur un site qui aurait été une capitale de la Haute-Égypte.
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Les ruines d’un temple vieux de 2200 ans découvertes par hasard en Egypte

Les ruines d'un temple vieux de 2200 ans découvertes par hasard en EgypteCe sont des ouvriers qui menaient des travaux d’assainissement qui ont dévoilé accidentellement les ruines du temple.© Ministry of Antiquities

Par Emeline Férard

En Egypte, des ouvriers qui menaient des travaux sur des canalisations ont découvert par hasard les ruines d’un temple antique. Selon les archéologues dépêchés sur place, l’édifice est décoré de nombreuses gravures et remonterait à l’ère du pharaon Ptolémée IV, il y a quelque 2.200 ans.

Après les momies révélées près d’une pyramide, c’est une nouvelle découverte qui vient de sortir du sable d’Egypte. Dans la région de la ville de Tama, sur les rives du Nil, des archéologues ont dévoilé les restes d’un temple vieux de 2.200 ans. L’édifice est apparu accidentellement début septembre alors que des ouvriers menaient des travaux sur des canalisations dans le village de Kom Ishqaw.

Rapidement, les travaux ont été stoppés et une équipe du ministère de Antiquités égyptien est arrivée sur place pour mener des fouilles. Elles ont permis jusqu’ici de dégager le mur s’étendant de l’est vers l’ouest, le mur allant du nord au sud et le coin orienté sud-ouest du temple, d’après un communiqué du ministère. Des parois qui ont révélé de nombreuses gravures.

Parmi elles, figurent des représentations du dieu Hâpy, divinité associée à la fertilité et au Nil, accompagné d’oiseaux et d’autres animaux. Les archéologues ont également mis au jour des inscriptions permettant d’évaluer la date de construction du temple : elles mentionnent en effet le pharaon Ptolémée IV, quatrième souverain de la dynastie ptolémaïque ayant régné jusqu’à 204 avant notre ère.

On ignore pour le moment l’étendue exacte du temple. Les fouilles se poursuivent pour mettre au jour le reste des ruines. Toutefois, la découverte d’un temple à Kom Ishqaw n’est pas totalement inattendue. Le site constituait autrefois la capitale du dixième district de la Haute-Egypte et portait le nom de Per-Wadjet. La première mention de la ville remonterait ainsi à la quatrième dynastie, d’après Egypt Independent.

Ptolémée IV a régné de 221 à 204 avant notre ère mais la période fut mouvementée, selon les historiens qui racontent que le souverain était plus préoccupé par ses loisirs que par les affaires du royaume. Il aurait ainsi gouverné sous l’influence d’un ministre conspirateur et manipulateur appelé Sosibios. Marqué par des conflits et des révoltes, son règne représenterait, pour certains, le début du déclin de l’Égypte ptolémaïque.

Pour les archéologues, le temple antique révélé à Kom Ishqaw pourrait donc constituer une découverte majeure afin d’en apprendre plus sur cette période. Le ministère a suspendu les travaux d’assainissement le temps de terminer les fouilles.

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Des archéologues exhument les vestiges d’une cité vieille de 5000 ans en Israël


En Israël, la plus vieille ville du Moyen-Orient vient de refaire surface. Cette cité a été érigée à la fin du 4e siècle avant JC. Elle n’aurait pas tout à fait 1 km carré, mais aurait eu environ 6 milles habitants vivant d’agriculture et commerce avec les environs. Présentement, les fouilles ne sont qu’à 10 % et les archéologues ne savent pas encore pourquoi cette cité à déclinée.
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Des archéologues exhument les vestiges d’une cité vieille de 5000 ans en Israël


Par Emeline Férard

L’Autorité israélienne des antiquités (AIA) a annoncé avoir mis au jour au nord de Tel Aviv les vestiges d’une cité construite il y a 5.000 ans. Elle aurait représenté à son époque l’une des plus grandes villes du Proche-Orient, abritant plusieurs milliers d’habitants.

Une antique cité perdue vient de refaire surface en Israël. Les archéologues ont découvert ses vestiges sur le site de En Esur, dans la vallée de Wadi Ara, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Tel Aviv. La région avait déjà fait l’objet de fouilles dans les années 1960 et 1990 mais un important projet de construction a déclenché, il y a deux ans, de nouvelles excavations

Ce week-end, l’Autorité israélienne des antiquités (AIA) a dévoilé les premiers résultats du projet et ils se sont révélés au delà des attentes. D’après les estimations, la cité entourée d’un mur de fortification s’étend sur 650 dounams (0,65 kilomètre carré).

« C’est plus de deux à trois fois plus grand que les plus grands sites (de cette région) remontant à cette période », a expliqué l’archéologue Yitzhak Paz à CNN.

Une cité vaste et densément peuplée

Cette immense ville aurait été construite à la fin du 4e millénaire avant notre ère, sur un ancien village vieux de 7.000 ans. Une datation qui ferait d’elle l’une des plus anciennes cités découvertes au Proche-Orient. Mais les lieux n’étaient pas simplement étendus, ils étaient aussi densément peuplés. Jusqu’à 6.000 habitants auraient vécu à cet endroit.

« C’est le New York de l’âge du bronze de notre région », ont expliqué les responsables des fouilles dans un communiqué. « Une ville organisée et cosmopolite » dont les vestiges témoignent de l’importance. « Pour la première fois, nous trouvons un site qui comprend toutes les caractéristiques d’une organisation, y compris une fortification, une planification urbaine, des espaces publics et plus », a souligné Yitzhak Paz.

Les ruines suggèrent que les habitants vivaient de l’agriculture et du commerce avec les régions voisines. En plus des constructions urbaines, les fouilles ont révélé des millions de fragments de poterie, des outils en silex, des récipients en pierre ainsi que des os d’animaux brûlés et des figurines. Ces deux derniers se trouvaient dans un vaste temple probablement dédié à des rituels religieux.

En plus des constructions urbaines, les archéologues ont mis au jour de nombreuses figurines humaines et animales. – Clara Amit/Israel Antiquities Authority

Cette découverte suggère que les populations du Proche-Orient ont commencé à bâtir des cités bien plus tôt que ce qu’on pensait jusqu’ici. Cela signifie qu’à cette époque, elles disposaient probablement déjà du système nécessaire pour organiser une ville entière.

« Une telle cité ne pourrait pas se développer sans une influence directrice et un mécanisme administratif », ont souligné les archéologues.

Un mystérieux abandon

« Il ne fait aucun doute que ce site change considérablement ce que nous savons de cette période et du début de l’urbanisation en Israël », ont-ils poursuivi.

Pour l’heure, seuls 10% du site ont été excavés mais de nombreuses questions demeurent, notamment sur la chute de la cité. Les observations suggèrent qu’elle aurait été abandonnée au IIIe millénaire avant notre ère. Pourquoi ? On l’ignore.

« Certaines recherches tentent d’étudier des causes naturelles telles que la hausse de l’humidité qui a déclenché un processus d’inondation à travers la plaine côtière. Il est possible que le site ait été inondé et que la vie y soit devenue insupportable », a avancé Yitzhak Paz pour CNN.

L’hypothèse reste cependant à confirmer. Aucune trace de destruction violente ni de catastrophe naturelle soudaine n’a été identifiée.

Des analyses supplémentaires devraient permettre d’en apprendre plus sur l’histoire de la cité qui n’échappera malheureusement pas aux travaux de construction d’échangeur dirigés par Netivei Israel, la compagnie nationale de transport. D’après l’AFP, celle-ci aurait décidé de modifier ses plans, en construisant la route à une hauteur plus élevée, afin de préserver les ruines.

Néanmoins, les archéologues ont indiqué, selon le quotidien Haaretz, que le site de fouilles et de construction ne représentait que 10% de la cité. Les environs pourraient ainsi receler d’autres découvertes majeures remontant à plusieurs millénaires.

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s secrets des papyrus calcinés d’Herculanum bientôt révélés par les rayons X ?


Les chercheurs croient être en mesure de décrypter les papyrus d’Herculanum qui est carbonisé et impossible de le dérouler sans le détruire. C’est grâce à la tomographie par rayons X, en fournissant des images exploitables avec l’intelligence artificielle qui pourraient permettre de lire les textes de ces papyrus. C’est donc une histoire à suivre.
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Les secrets des papyrus calcinés d’Herculanum bientôt révélés par les rayons X ?


Laurent Sacco

Journaliste


Une équipe internationale veut utiliser une technique issue de l’apprentissage automatique pour décrypter des images 3D par rayons X afin de tenter de percer les secrets des célèbres papyrus d’Herculanum. Ces papyrus pourraient révéler des ouvrages philosophiques inédits datant de l’Antiquité gréco-romaine.

Bien des textes, ou fragments de textes, datant de l’Antiquité gréco-romaine nous sont parvenus. Ils sont disponibles en langue grecque et avec leurs traductions comme jamais grâce au Web, qui constitue pour nous un outil qui aurait rendu profondément jaloux les lettrés, philosophes et savants de la bibliothèque d’Alexandrie s’ils en avaient connu l’existence. Nous pouvons ainsi lire le Banquet de Platon, des fragments de l’œuvre d’Archytas de Tarente ou encore les fameux écrits en mathématique, mécanique et astronomie d’Archimède.

Par contre, nous savons que de nombreux textes ne sont pas passés à la postérité, les traités d’Héraclite et Démocrite par exemple ou bien encore la majorité des tragédies de Sophocle (seulement 7 sur plus d’une centaine nous sont parvenues). On ne sait pas très bien pourquoi mais on peut suspecter que, parfois, leur contenu n’était pas du goût des autorités monothéistes du début de notre ère.

Toutefois, il existe une unique bibliothèque datant de l’Antiquité qui nous est parvenue dans laquelle on espère trouver des trésors peut-être insoupçonnés. Il s’agit d’un ensemble de près de 1.800 papyrus que l’on a commencé à découvrir entre 1752 et 1754, lors des fouilles du site d’Herculanum, près de Naples. Mais, comme l’expliquait plus en détail Futura dans le précédent article ci-dessous, ces papyrus qui faisaient partie de la bibliothèque de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, le beau-père de Jules César, ont été carbonisés lors de l’éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.

Une partie de l'alphabet reconstitué depuis l'un des rouleaux de papyrus. Les lettres trouvées grâce à la tomographie X en contraste de phase sont sur la première et deuxième ligne. Sur la troisième ligne se trouvent les lettres obtenues par infrarouge à partir d'un autre papyrus. La comparaison des deux alphabets a permis l'identification du style d'écriture du rouleau. La quatrième ligne présente les caractères grecs en majuscules d'impression. © CNRS-IRHT UPR 841, ESRF, CNR-IMM Unité de Naples

Une partie de l’alphabet reconstitué depuis l’un des rouleaux de papyrus. Les lettres trouvées grâce à la tomographie X en contraste de phase sont sur la première et deuxième ligne. Sur la troisième ligne se trouvent les lettres obtenues par infrarouge à partir d’un autre papyrus. La comparaison des deux alphabets a permis l’identification du style d’écriture du rouleau. La quatrième ligne présente les caractères grecs en majuscules d’impression. © CNRS-IRHT UPR 841, ESRF, CNR-IMM Unité de Naples

On a tenté de dérouler ces papyrus mais ils sont tellement fragiles que les opérations généralement effectuées avant le XXIe siècle conduisaient plutôt à leur destruction, même s’il a toutefois été possible de découvrir que certains de ces rouleaux contenaient des textes de Philodème de Gadara, un philosophe épicurien (cela n’était guère surprenant, Pison, le nom parfois donné au beau-père de Jules César, était un protecteur des arts et de la philosophie). Nous disposons heureusement maintenant d’un puissant moyen d’investigation non invasif, à savoir les lignes de lumière des synchrotrons sous forme de rayons X qui permettent de faire de la tomographie avec des objets précieux dans le domaine de l’archéologie et de la paléontologie, en plus de permettre de faire de la cristallographie pour des matériaux savants et des molécules biologiques d’intérêts.

L’équipe internationale engagée dans cette entreprise, et qui comprenait des chercheurs du CNRS (Institut de recherche et d’histoire des textes) et du CNR italien, avait en particulier réussi à identifier des lettres grecques.

On espère aller plus loin aujourd’hui en utilisant des techniques d’analyse des données issues des développements fulgurants de l’apprentissage automatique (en anglais machine learning, littéralement « apprentissage machine »). C’est ce que se propose de faire avec des collègues le professeur Brent Seales, directeur de la « Digital Restoration Initiative » de l’université du Kentucky (États-Unis), un programme de recherche consacré au développement d’outils logiciels permettant la récupération de textes fragiles et illisibles.

Une présentation de la saga associée au décryptage des papyrus d’Herculanum avec des rayons X. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © VisCenter

Le problème avec les papyrus d’Herculanum, c’est que certains ont été écrits en utilisant une encre non-métallique et donc basée sur le carbone, de sorte qu’il est très difficile de faire la différence entre les caractères couchés sur le papyrus carbonisé et ce papyrus lui-même. Toutefois, les chercheurs pensent que des algorithmes issus de l’apprentissage automatique peuvent voir des différences sur des images que ne remarquerait pas un observateur humain.

Il faut toutefois de nouvelles données plus précises à exploiter et c’est pour cela que plusieurs des papyrus offerts en 1802 par le roi de Naples à Napoléon Bonaparte, et qui sont conservés à la bibliothèque de l’Institut de France à Paris, ont franchi la Manche pour être étudiés avec les rayons X fournis cette fois-ci par le synchrotron Diamond Light Source situé dans l’Oxfordshire au Royaume-Uni. Des images en 3D à très haute résolution sont rendues possibles, comme jamais pour ces papyrus, avec la ligne de lumière I12 de ce synchrotron.

Comme l’explique dans un communiqué de l’AFP Michel Zink, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles lettres, on sait que certains des papyrus « contiennent pour l’essentiel des écrits grecs, chez une personne intéressée par la philosophie épicurienne… Contrairement à la philosophie stoïcienne, dont les textes, jugés compatibles avec le christianisme, ont été recopiés au Moyen Âge, l’épicurisme n’était pas en odeur de sainteté, et ses textes ont rarement été conservés… C’est pourquoi ces rouleaux présentent, sur le fond, une telle importance » conclut Michel Zink, car « on peut espérer réussir à lire des phrases entières, et peut-être un jour, un texte entier ».

On pourrait peut-être alors découvrir des informations fascinantes dans la droite ligne des idées de Michel Serres exposées dans son fameux ouvrage La Naissance de la physique dans le texte de Lucrèce.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les célèbres papyrus d’Herculanum ont été retrouvés dans l’une des villas d’Herculanum, préservée pour les générations futures en même temps que Pompéi en 79 après J.-C. lors des éruptions du Vésuve. Ces papyrus faisaient partie de la bibliothèque de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, encore appelé Pison, beau-père de Jules César et protecteur des arts et de la philosophie.

  • Sa bibliothèque, la seule de l’Antiquité qui nous soit parvenue complète, contenait notamment des textes rédigés en grec exposant les idées de Philodème de Gadara, un philosophe épicurien. Les papyrus sont hélas carbonisés et presque indéroulables sans les détruire.

  • Heureusement, des techniques non invasives utilisant la tomographie par rayons X, fournissant des images exploitables avec l’IA moderne, peuvent donner accès aux textes conservés dans ces papyrus, révélant potentiellement des surprises.

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