Le Maroc récupère son «monstre du Loch Ness»


Le Maroc a récupéré un dinosaure marin qui devait être parti des articles dans une vente aux enchères à Paris. Ce dinosaure aurait été parfait pour représenté le monstre du Loch Ness.
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Le Maroc récupère son «monstre du Loch Ness»

 

Le squelette d’un dinosaure marin vieux de 66 millions d’années, retiré d’une vente aux enchères à Paris fin février, a été restitué au Maroc, a rapporté mercredi l’agence de presse MAP (officielle).

Ce plésiosaure marin, nommé Zarafasaura Oceanis et provenant du centre du royaume, a finalement été « restitué au Maroc et livré au Ministère de l’Energie et des Mines », a indiqué la MAP.

Zarafasaura Oceanis, « fossile exceptionnel » aux allures de monstre du Loch Ness et estimé à 450.000 euros, devait être mis en vente début mars à l’hôtel Drouot à Paris.

Une association marocaine avait alors soupçonné une exportation illégale et dénoncé la vente comme un pillage d’un « trésor patrimonial unique ». Les autorités marocaines avaient ensuite annoncé leur intention d’agir pour rapatrier la bête.

Selon la MAP, qui cite l’ambassade du Maroc à Paris, « les détenteurs du squelette ont reconnu sans condition la propriété du Maroc » sur le fossile et « accepté d’en assurer le transfert au Maroc ». Ils seront « indemnisés au prix coûtant pour les travaux effectivement réalisés de restauration et de reconstitution du squelette ».

La plainte déposée « pour fouilles illégales et exportation illicite de fossiles en infraction aux dispositions légales et réglementaires en vigueur au Maroc suivra son cours », ajoute néanmoins la MAP.

Selon le commissaire priseur de la vente avortée, « le plésiosaure avait été reconstitué en Europe à partir de 4 fossiles légalement achetés à la Foire spécialisée de Francfort par des collectionneurs italiens » à une société marocaine avec toutes les autorisations nécessaires.

Le squelette presque complet – à 75% et auquel ont été rajoutés des éléments en résine – pèse plusieurs tonnes et mesure une dizaine de mètres.

Les ossements de ce plésiosaure, appartenant à la famille des Elamosaurides, auraient été exhumés en 2011 des bassins de phosphate de Ouled Abdoun.

En partie recouvert par la mer durant l’ère primaire (environ 500 millions d’années avant J.C.), le Maroc est mondialement réputé pour abriter de nombreux fossiles, minéraux mais aussi météorites.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Iran : découverte d’une cité antique vieille de 2000 ans


Une autre belle découverte archéologique, cette fois-ci en Iran, une galerie contenant une soixantaine de pièces et des squelettes qui vont raconter une veille histoire de la vie en ces temps reculés au début de notre ère
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Iran : découverte d’une cité antique vieille de 2000 ans

En Iran, des archéologues viennent de trouver une cité antique

VIDÉO – Une équipe d’archéologues de l’Organisation iranienne du patrimoine culturel a réussi à identifier 60 pièces et salles, sous la ville actuelle de Sâmen. Ce nouveau site historique, qui daterait de Mithridate 1er (195-135 av. J-C), est situé à environ 400 km de la capitale, Téhéran.

Depuis longtemps, les anciens de Sâmen parlaient comme d’un secret de maisons enfouies dans le sol. Depuis 2007, pour vérifier ces rumeurs ancestrales, une équipe archéologique de l’Organisation iranienne du patrimoine culturel effectue des fouilles sur un périmètre de trois hectares, à l’endroit indiqué par les sages de la cité.

Ce travail minutieux et difficile, – la roche est granitique – vient de porter ses fruits puisqu’a été découverte, à 6 mètres sous terre, une galerie entrecoupée d’une soixantaine de pièces. Ce nouveau site historique, qui daterait de Mithridate 1er (195-135 av – J.C.), est situé à environ 400 km de Téhéran, la capitale iranienne.

Les experts iraniens ont aussi exhumé durant ces fouilles une centaine de squelettes. Disposés dans une position caractéristique de l’époque arsacide – la dynastie des rois parthes qui a régné sur la région de 250 av-J.C. à 224 ap-J.C. – ces restes humains ont été retrouvés disséminés dans neuf des pièces mises au jour.

C’est en 2005 que les services régionaux des télécommunications de la province de Hamedân ont découvert accidentellement quelques espaces bâtis souterrains, lors des travaux de pose de câbles de fibre optique. Aussi intéressés qu’intrigués, les responsables du chantier avaient immédiatement sécurisé les lieux et alerté les autorités culturelles du pays. Leur intelligence vient aujourd’hui, d’être récompensée par cette formidable découverte archéologique

http://www.lefigaro.fr

Un trésor archéologique découvert en Égypte


Encore des découvertes grandioses en Égypte datant 1550–1295 avant J.-C. 8 momies et plusieurs artéfacts et il se pourrait que les archéologues trouvent encore d’autres choses en continuant les fouilles
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Un trésor archéologique découvert en Égypte

Huit momies révèlent leurs secrets

Huit momies, des sarcophages en bois et un millier de figurines funéraires ont été mis au jour dans une tombe datant de l’époque pharaonique près de la ville de Louxor, dans le sud de l’Égypte.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

La tombe a été découverte dans la nécropole de Dra Abou el-Naga, près de la vallée des Rois. Selon les informations recueillies, la tombe appartenait à Userhat, un magistrat de la 18e dynastie (1550–1295 avant J.-C.) portant le titre de « juge de la ville ». Elle aurait été réutilisée quelques siècles plus tard sous la 21e dynastie pour accueillir d’autres momies.

L’une des six momies découvertes à ce jour dans la tombe. Photo : EPA/Ahmed Taranh

Les archéologues ont été surpris de découvrir autant d’objets dans la tombe.

C’était une surprise de découvrir autant d’éléments à l’intérieur : des ustensiles en argile portant le nom du propriétaire de la tombe, plusieurs sarcophages et des momies, ainsi que plus d’un millier d’oushebti, petites statuettes funéraires déposées dans les tombes pour remplacer le mort dans les corvées de l’au-delà. Khaled Al-Anani, ministre égyptien des Antiquités

Des milliers de petites statuettes funéraires  ont également été découvertes.

Des milliers de petites statuettes funéraires ont également été découvertes. Photo : Reuters/Ahmed Taranh

M. Al-Anani pense que les archéologues découvriront d’autres objets dans les prochaines semaines.

L’Égypte a récemment donné son feu vert à plusieurs projets archéologiques dans l’espoir de découvrir de nouveaux artéfacts.

http://ici.radio-canada.ca/

Chine : une statue géante de Bouddha dissimulée refait surface


Ce statut est resté caché depuis des milliers d’années et c’est la déforestation qui a fini par a voir apparaitre ce statut de Bouddha
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Chine : une statue géante de Bouddha dissimulée refait surface

 

Le monument était caché à la vue de tous depuis des milliers d’années, rapporte « Le Figaro ». Il pourrait bien être la plus grande statue de Bouddha au monde.

 

PAR 6MEDIAS

Cachée à la vue de tous. Dans la province du Guizhou en Chine, non loin de la ville de Guiyang, une nouvelle statue de Bouddha a fait surface, rapporte Le Figaro. Pas si nouvelle que cela cependant puisqu’en réalité elle était restée invisible aux yeux du monde entier depuis des milliers d’années, recouverte par la végétation dense des montagnes environnantes. Et c’est en raison de la déforestation de la région que les traits de ce Bouddha ont pu réapparaître.

Selon Le Figaro, l’ouvrage mesurerait plus de 50 mètres de haut, ce qui en ferait la plus grande statue de Bouddha au monde, plus grande même que le Bouddha géant de Leshan dans la province du Sichuan, taillée dans la falaise du mont Lingyun. Jusqu’à présent, cette statue était considérée comme la plus grande représentation de Bouddha taillée à même la roche, dans le monde. Selon les médias chinois, rapporte le quotidien, la tête de ce nouveau monument mesure à elle seule 16 mètres de haut et a été sculptée dans un rocher unique. Son buste recouvre le reste de la montagne.

Histoires anciennes

Selon la légende, reprise notamment par le site Vision Times et Le Figaro, deux moines chinois sont à l’origine de la création de cette statue. Sous la dynastie des Tang (618 à 907 après Jésus-Christ), souvent appelée l’Âge d’or de la civilisation chinoise, ces deux hommes, le maître Hai Nang et son disciple Hai Tung, ont souhaité ériger deux statues géantes de Bouddha dans la roche des montagnes, afin d’éloigner les mauvais esprits et prévenir les catastrophes naturelles. Le disciple est alors parti vers Leshan, tandis que son maître resta dans la province de Guizhou, trop âgé et faible pour faire le voyage. La légende dit également que Hai Nang est décédé avant de voir la construction de son Bouddha achevée. Au fil des siècles, la végétation a donc repris le dessus et dissimulé les traits de la statue.

http://www.lepoint.fr/

Le plus vieux village d’Amérique du Nord vient d’être découvert


Le nouveau monde comme l’appelaient les premiers colons européens avait des résidents bien plus vieux que leur arrivé. On prétend que les premiers habitants des Premières Nations seraient venus par le détroit de Béring et on gagné l’Alaska et le centre du Canada. Avec cette découverte, une autre hypothèse serait qu’ils sont venus par bateaux étant donné qu’ils étaient des chasseurs d’animaux marins
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Le plus vieux village d’Amérique du Nord vient d’être découvert

 

Sur une petite île du territoire revendiqué par la nation Heiltsuk, au large de la Colombie-Britannique, au Canada, des restes d’un campement vieux de 14.000 ans ont été retrouvés. Cette découverte témoigne d’un peuplement de l’Amérique plus ancien qu’on ne le pensait.

Des restes d’un campement humain datés de 14.000 ans ont été découverts sur la petite île du Triquet, située au nord de Vancouver, près des côtes de la Colombie-Britannique (ouest du Canada). Les fouilles dans le paléosol ont permis de trouver, autour des restes d’un foyer, divers artefacts comme des outils en bois sculptés.

C’est la datation des quelques échantillons de charbons qui a permis à l’équipe d’archéologues et d’anthropologues de dater l’occupation de ce site. Il s’agit du plus ancien témoignage de peuplement de l’Amérique. Une découverte majeure qui, une fois de plus, relance le débat, vieux de plusieurs décennies, quant à la date d’arrivée des premiers humains sur le continent.

De gauche à droite, John Maxwell, Alisha Gauvreau et Seonaid Duffield sur le site de fouille de l’île du Triquet, en Colombie-Britannique. © Joanne McSporran

De gauche à droite, John Maxwell, Alisha Gauvreau et Seonaid Duffield sur le site de fouille de l’île du Triquet, en Colombie-Britannique. © Joanne McSporran

Un site connu dans l’histoire plurimillénaire des Heiltsuk

Selon l’hypothèse la plus souvent évoquée, les colons venus d’Asie auraient emprunté un corridor de terre ferme dans le détroit de Béring, lorsque le niveau des océans était plus bas, du fait de la glaciation, pour ensuite gagner l’Alaska puis le centre du Canada.

Cette récente découverte favorise toutefois une théorie alternative : les premiers habitants seraient venus par bateaux. 

« Au regard de notre site, il apparaît évident que ces personnes étaient plutôt des chasseurs de mammifères marins », a déclaré à CBC News Alisha Gauvreau, étudiante en doctorat à l’université de Victoria, qui a conduit ces fouilles avec une équipe du Hakai Institute et des membres de la nation Heiltsuk.

L’île est sur leur territoire revendiqué et, justement, il y est fait allusion dans un récit vieux de plusieurs millénaires. 

« L’histoire orale des Heiltsuk parle d’une bande de terre dans la zone où les fouilles ont eu lieu, a expliqué William Housty, un de leurs descendants. C’était un endroit qui ne gelait jamais durant l’ère glaciaire et où nos ancêtres affluaient pour survivre ».

Pour lui et son peuple, cette découverte apporte des éléments matériels complémentaires à leur histoire. 

« Nous avons une histoire soutenue par la science et l’archéologie occidentales », a-t-il fait savoir.

Autant d’arguments qui leur permettront de mieux renégocier leurs droits.

http://www.futura-sciences.com

En Allemagne, découverte d’un trésor sur le site d’un des plus grands désastres militaires de Rome


Une découverte en Allemagne d’un conflit entre les germanique et des légions romaines qui fut pour ces derniers un véritable enfer, une humiliation ultime pour la Rome Antique causé par la traîtrise par un gouverneur romain et un chef chérusque
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En Allemagne, découverte d’un trésor sur le site d’un des plus grands désastres militaires de Rome

 

deniers d'argent romains

Deniers d’argent romains du 1er siècle de notre ère découverts sur le site de la bataille de Teutoburg, en Allemagne.

CRÉDITS: VARUSSCHLACHT GGMBH MUSEUM UND PARK KALKRIESE

Bernadette ArnaudSpécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

Un trésor monétaire de plus d’une centaine de pièces vient d’être mis au jour sur le site de la plus sévère défaite de Rome, en Germanie. Une catastrophe qui arrêta net la politique d’expansion impériale au-delà du Rhin.

C’est le théâtre d’un des plus grands désastres militaires romain. Là, dans les collines de l’actuelle Kalkriese en Westphalie (Allemagne), trois légions romaines et leurs troupes auxiliaires (25.000 hommes) furent totalement massacrées par des tribus germaniques en l’an 9 après J.-C. Et c’est précisément dans ce sol de Teutoburg, qui recèle encore de nombreux vestiges, que des archéologues allemands de l’université Louis-Maximilien de Munich (LMU) viennent de retrouver un spectaculaire trésor monétaire.

Fin mars 2017, une des monnaies romaines exhumées dans la forêt de Teutoburg. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

« Il s’agit de 102 deniers d’argent. Ce qui porte actuellement nos trouvailles à 220 monnaies du règne de l’empereur Auguste, sans compter les aurei* d’or exhumés l’an dernier », précise Marc Rappe, l’archéologue du musée de Kalkriese responsable des fouilles, contacté par Sciences et Avenir.

Comment ce pactole s’est-il retrouvé enfoui dans le sol ?

« Un légionnaire romain pris au piège aura sans doute voulu dissimuler rapidement sa fortune avec l’espoir de la retrouver à l’issue de la bataille… », imagine-t-il.

Aurei d’or provenant de Teutoburg. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

Cette bataille vit s’affronter les légions de Publius Quinctilius Varus aux hommes d’une puissante coalition de peuples germaniques (Chérusques, Bructères..) conduits par Arminius. Son emplacement a été longtemps discuté. En effet, depuis le XIXe siècle, Teutoburg est outre-Rhin ce qu’Alésia est à la France : un mythe national longtemps manipulé à des fins politiques, assorti de fortes tensions entre localités, plusieurs d’entre elles s’étant disputé l’honneur d’avoir été le lieu de l’antique affrontement. Des discussions finalement closes en Allemagne depuis la fin des années 1980 avec la localisation définitive du site à Kalkriese au nord d’Osnabrück. Plus de 5500 vestiges d’objets romains et d’éléments d’équipements militaires y ont déjà été récoltés : des épées, des poignards, des pointes de javelots, des flèches, des fragments d’armure, des casques, – dont un extraordinaire masque facial en bronze que l’on peut admirer dans le musée de la ville. Sans oublier tout ce que pouvait transporter une armée en campagne : chaudrons, haches, clous, marteaux, amphores, etc.

Les archéologues de l’université Louis-Maximilien de Munich (LMU), en compagnie de Marc Rappe du Museum and Park Kalkriese, le responsable des fouilles, sur le site de Teutoburg (Allemagne), en avril 2017. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

Le dernier livre Histoire des guerres romaines, de l’historien Yann Le Bohec (Taillandier, 2017), permet de revivre ces trois journées terribles qui virent la chute – et le déshonneur –  par la perte de leurs aigles, des légions romaines XVII, XVIII et XIX. Des nombres à jamais bannis ensuite des enseignes de Rome ! Deux hommes sont au cœur de cette tragédie sur fond de trahison : le gouverneur romain Publius Quinctilius Varus, légat consulaire commandant l’armée de Germanie, et Arminius, un chef chérusque. Ce dernier, qui avait obtenu la citoyenneté romaine et le rang de chevalier, s’était en fait secrètement rallié aux révoltés germains. Accompagnant les troupes impériales sur ces terres de Germanie qu’il connaissait bien, il avait ainsi conseillé à Varus d’emprunter un raccourci pour rejoindre ses camps d’hiver sur le Rhin, en traversant la forêt de Teutoburg.

Un conseil « d’ami » qui s’est révélé être en fait « une véritable souricière », écrit Yann Le Bohec.

Un des plus célèbres vestiges de la bataille de Teutoburg: un masque facial de cavalerie romaine. © Varusschlacht gGmbh Museum und Park Kalkriese

Les soldats de Rome se sont en effet retrouvés acculés dans une épaisse forêt. Parti en éclaireur, Arminius a en fait rejoint les Germains qui décident alors de passer à l’attaque. Lorsque les premiers bruits de combats parviennent aux oreilles du chef romain, Varus entraine son armée au cœur de la forêt pour porter secours à l’avant-garde… Le piège se referme : réparties en cohortes habituées à combattre en formation, les légions ne peuvent se déployer. Au milieu des arbres, cuirasses et boucliers gênent les légionnaires. En outre, impossible de manœuvrer les machines de guerre ! De leur côté, les Germains, dont Arminius a pris la tête, mènent des embuscades. Pris entre marais et collines d’où dévalent les combattants germains en flots continus, les soldats romains sont mis en pièces. Plus tard, les descriptions de l’historien romain Dion Cassius (155-235) raconteront que ceux qui étaient à l’arrière, ignorant les massacres à l’avant, continuaient à se jeter dans la gueule du loup. Le désastre est tel que Varus préfèrera se suicider plutôt que de tomber aux mains de ses ennemis. Et son nom sera à jamais associé au clades Variana, le « désastre de Varus ».

Le suicide de Varus, dans une illustration du XIXe siècle. © Leemage/AFP

« Vae victis… Malheur aux vaincus » !

Vécu comme un traumatisme, le désastre de Teutoburg porte un coup d’arrêt à la politique d’expansion impériale romaine. La légende raconte que l’empereur Auguste se réveillait la nuit en hurlant :

« Varus, rends-moi mes légions ! ».

 A la mort de celui-ci, le nouvel empereur Tibère envoya un nouveau corps expéditionnaire en Germanie. En l’an 15, revenant sur les lieux de la bataille, les légionnaires romains dont les croyances voulaient que les défunts connaissent une vie dans la tombe après la mort, découvriront horrifiés que pour les humilier un peu plus, les vainqueurs Germains avaient laissé les corps des 25.000 soldats pourrir sans sépulture…

« Vae Victis… Malheur aux vaincus » !

Germanicus, célèbre général romain envoyé par Tibère à la tête de huit légions fit inhumer sur place ce qui restait des dépouilles, dont beaucoup avaient été crucifiées et mutilées. Quant à Arminius, qui avait infligé à Rome l’une de ses pires défaites, il mourra assassiné en l’an 21… trahi à son tour par un proche!

*Aureus : (pluriel aurei ) ou denier d’or est une monnaie romaine. Son émission date de la République romaine, et sera régulière sous le règne de Jules César, puis d’Auguste (fin 1er siècle av.J-C.). Elle sera ensuite frappée pendant tout l’Empire romain. Un aureus d’or équivalait à 25 deniers d’argent, soit 100 sesterces. 

https://www.sciencesetavenir.fr

Une nouvelle forme humaine ancienne découverte en Chine


Ont-ils découvert une espèce humaine qui aurait existé il y a plus de 100 000 ans en Chine ? Les morceaux de crânes ont certaines ressemblances avec d’autres humains du passé, mais il semble difficile pour le moment en tout cas, de le prouver
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Une nouvelle forme humaine ancienne découverte en Chine

 

Reconstructionq des deux crânes découverts sur le site de Lingjing (image de fond).

Deux fragments de crânes de plus de 100 000 ans pourraient avoir appartenu à la même énigmatique espèce humaine qui nous a laissé seulement une phalange contenant de l’ADN dans la grotte de Denisova en Sibérie.

François Savatier

En 2010, l’ADN d’une phalange de pied découverte dans une grotte du massif de l’Altaï, en Sibérie – la grotte de Denisova – créait une énorme surprise: il appartenait à une espèce humaine inconnue ! Cette espèce sera nommée temporairement Homo sapiens Altai, c’est-à-dire «Homo sapiens de l’Altaï», mais comme les paléoanthropologues ne savent pas où la placer dans le rameau humain, on parle à propos de ses membres «denisoviens». À ce jour, elle n’est connue que par son seul ADN, la forme d’une phalange et celle d’une dent. D’où l’énorme intérêt des deux crânes partiels découverts dans l’est de la Chine par une équipe sino-américaine dirigée par Zhan-Yang Li, de l’Institut pour la paléontologie des vertébrés de l’université de Pékin. Ces fossiles sont à ce jour notre seul espoir de reconstituer à quoi pouvait ressembler un Denisovien!

Toutefois, sont-ils denisoviens ? Selon l’équipe qui a étudié ces crânes, dont le très respecté paléoanthropologue Erik Trinkaus de l’université Washington à Saint-Louis dans le Missouri, ceux-ci appartiennent à une nouvelle forme humaine eurasienne ou à une variante orientale des néandertaliens. Les chercheurs évitent donc soigneusement d’employer le terme «denisovien», tandis que presque tout les autres spécialistes y pensent…

«Ces deux crânes correspondent à ce que l’on imagine d’un denisovien», commente par exemple la paléoanthropologue María Martinón-Torres, de l’université de Londres.

D’où viennent ces crânes et de quand datent-ils? En 2007, Zhan-Yang Li achevait une campagne de fouilles près de la ville de Lingjing dans la province du Henan en Chine, donc à quelque 4 000 kilomètres de la grotte de Denisova. Il étudiait un site consistant de couches sédimentaires horizontales autour d’une source, quand, dans la strate  n° 11, il tomba sur du quartz taillé. Deux jours plus tard, son équipe y mettait au jour un premier fragment de crâne. En six mois, elle parvint à mettre au jour pas moins de 45 autres fragments crâniens, pouvant être rassemblés pour constituer des parties de crâne. Ces restes humains étaient associés à de «très beaux» outils de quartz taillé ou d’os (notamment des lames d’os) et à tout un assemblage de restes de gros mammifères riche en chevaux, bovidés, en cervidés géants (Megaloceros) ou pas (Cervus), en gazelles et autres antilopes asiatiques (Procapra) et en rhinocéros laineux. Une série de mesures utilisant la luminescence stimulée optiquement (OSL) de la strate fossilifère a permis de dater les crânes de façon fiable entre 105 000 et 125 000 ans, donc vers la fin du stade isotopique marin 5, une période plus chaude qu’aujourd’hui.

Que traduisent ces crânes ? Leurs mâchoires et leurs faces manquent malheureusement, mais les parties présentes suffisent à indiquer une ressemblance frappante avec Homo neanderthalensis. Le volume endocrânien de l’un des spécimens atteint la valeur considérable de 1 800 centimètres cubes, ce qui est dans le haut de la fourchette des mêmes volumes chez les néandertaliens et les hommes modernes. Il s’avère que l’un des crânes est doté d’une fosse sus-iniaque, c’est-à-dire d’une petite dépression horizontale de forme ovale sur la partie inférieure de la nuque. Or ce trait anatomique est considéré comme un caractère dérivé (un caractère ancestral qui a évolué) propre aux néandertaliens. Les deux crânes chinois étaient en outre dotés de torus sus-orbitaires, en d’autres termes d’arcades sourcilières en visière similaires à celles des néandertaliens ; leurs oreilles internes avait aussi une morphologie proche de celles des néandertaliens.

Pour autant, pour les paléoanthropologues, les fossiles diffèrent par leur gracilité des crânes des néandertaliens européens et levantins : leurs arcades sourcilières sont plus fines que celles des néandertaliens tout en se distinguant nettement de celles de H. sapiens. Pour Erik Trinkaus, les crânes de Lingjing ne peuvent être néandertaliens au sens strict du terme ; ils sont aussi trop graciles et ont contenu un trop gros cerveau pour pouvoir être ceux de représentants tardifs de l’ancêtre commun des néandertaliens et des hommes modernes – H. heildelbergensis– ou encore de leur ancêtre à tous H. erectus.

Il en ressort que le type humain de Lingjing partage nombre de traits anatomiques communs avec les formes humaines anciennes, mais aussi dans une certainbe mesure la gracilité des H. sapiens ; il est aussi doté d’un atypique aplatissement au sommet du crâne. De cela résulte qu’il résiste à la tentative de le classer parmi les formes anciennes ; en revanche, il ressemble à une autre forme humaine vieille de quelque 100 000 ans découverte à Xujiayao dans le bassin de Nihevan en Chine, souligne Xiu-Jie Wu l’un des auteurs. Pour lui, les individus de Lingjing appartiennent une forme humaine inconnue, qui, il y a quelque 100 000 ans constituait le type régional en Asie orientale. Ses points communs à la fois avec les néandertaliens et les humains modernes impliqueraient un certain degré de métissage avec les formes humaines qui lui étaient contemporaines. Tsatsyn Ereg 2, un site découvert en Mongolie va dans le sens de l’intuition de Xiu-Jie Wu, car il contenait une industrie lithique qui semble avoir été commune à toute l’Eurasie.

Pour Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig, ce portrait est exactement celui que l’on dresse lorsqu’on cherche à donner un sens aux découvertes relatives aux denisoviens. D’après l’ADN étudié en 2010, cette forme humaine est restée isolée pendant des centaines de milliers d’années ; on sait en outre qu’elle s’est mélangée tant avec les néandertaliens qu’avec les H. sapiens archaïques.

Pour Jean-Jacques Hublin, «ces fossiles chinois sont au bon endroit et au bon moment avec les bonnes caractéristiques» pour pouvoir être attribués aux denisoviens.

Oui, mais ces derniers n’étant connus que par leur ADN, il reste difficile d’en faire un portrait physique et donc de leur attribuer les crânes de Lingjing. Restait à comparer les ADN, ce qu’a tenté la paléogénéticienne Qiaomei Fu, connue pour avoir montré qu’un fossile vieux de 43 000 ans apparemment sapiens trouvé dans la grotte Pestera cu Oase en Roumanie avait entre 6 et 9% d’ADN néandertalien. Elle a essayé d’extraire de l’ADN des crânes de Lingjing. En vain.

http://www.pourlascience.fr/