Les chaussettes à rayures étaient déjà appréciées dans l’Égypte ancienne


Je trouve cela bluffant ! On dirait de vieilles pantoufles tricotées d’enfants, mais ces pantoufles ont quand même 1 700 ans et vienne de l’Égypte ancienne. C’est grâce a de nouvelles technologies qu’on peut voir la couleur est et les rayures de ces chaussettes.
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Les chaussettes à rayures étaient déjà appréciées dans l’Égypte ancienne

 

chaussette rayures Egypte

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Image en fausse couleur de la chaussette réfléchie par infrarouge. Crédits : Dyer et al, PLOS One

par Brice Louvet

Une nouvelle technique d’imagerie non invasive a récemment permis d’analyser une chaussette d’enfant à rayures vieille de 1 700 ans retrouvée en Égypte. Trois colorants naturels et plusieurs modes de tissage auraient été utilisés.

Les détails de l’étude sont rapportés dans Plos One.

Si vous avez des chaussettes à rayures dans vos placards, dites-vous que vous n’êtes pas les seuls. Certains anciens Égyptiens en portaient aussi. Une équipe de paléontologues du British Museum de Londres s’est en effet récemment appuyée sur une nouvelle technique d’imagerie multispectrale pour analyser une petite chaussette portée par un enfant il y a 1 700 ans environ. Celle-ci a été retrouvée à Antinoupolis, une ancienne cité romaine basée en Égypte. Il en ressort que les habitants de la cité ont utilisé plusieurs colorants – garance (rouge), pastel (bleu) et réséda (jaune) – pour colorer la chaussette. Plusieurs modes de tissage – doubles et séquentiels – ainsi que des fibres torsadées ont ensuite permis de faire les rayures.

« Il était intéressant de constater que les différentes rayures colorées trouvées sur la chaussette de l’enfant avaient été créées à l’aide d’une combinaison de trois colorants naturels », explique Joanne Dyer, du département de recherche scientifique du musée et principale auteure de l’étude.

Une découverte rendue possible grâce à une toute nouvelle technique d’imagerie non invasive.

« Le procédé d’imagerie est un moyen beaucoup moins cher, moins fastidieux et moins destructif d’étudier les textiles anciens, poursuit-elle. Auparavant, vous deviez prendre un petit morceau de matériau provenant de différentes zones. Et cette chaussette date de 300 après Jésus-Christ. C’est minuscule, fragile et il aurait fallu détruire physiquement une partie de cet objet ».

Trois colorants naturels auraient ici été utilisés comme base pour produire six ou sept couleurs différentes, travaillées ensuite pour former plusieurs rayures. L’analyse de ce textile – et d’autres – par imagerie multispectrale permettra d’en apprendre davantage sur l’évolution du textile à cette époque.

« L’Antiquité tardive est une très longue période, de 200 à 800 apr. J.-C., poursuit la chercheuse. Pendant cette période en Égypte, il se passe beaucoup de choses. Il y a la conquête arabe de l’Égypte, les Romains quittent l’Égypte. Ces événements affectent l’économie, le commerce, l’accès aux matériaux, ce qui se reflète dans la manière dont les gens fabriquaient et portaient ces objets ».

Rappelons que bien que le principe de la “chaussette” existe depuis le paléolithique, les anciens Égyptiens seraient de leur côté à l’origine des premières chaussettes en laine tricotée. Elles présentaient notamment un espace réservé pour le gros orteil. Ces chaussettes étaient ensuite portées avec des sandales.

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https://sciencepost.fr/

L’Homme de Néandertal soignait ses malades et venait en aide aux femmes enceintes


L’homme du Neandertal n’était pas un être brusque et un animal sauvage, mais il était aussi doté de compassion et un sens d’entraide pour les malades, les blessés ainsi que pour la femme enceinte. C’est aussi probablement une question de survie.
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L’Homme de Néandertal soignait ses malades et venait en aide aux femmes enceintes

 

homme néandertal feu préhistoire

Crédits : Pixabay / 12019

par Brice Louvet

Les analyses d’une trentaine de squelettes de Néandertaliens suggèrent que nos anciens cousins soignaient leurs malades et blessés, et venaient en aide aux femmes enceintes.

Les détails de l’étude sont rapportés dans la revue Quaternary Science Reviews.

Nos cousins néandertaliens nous ressemblaient bien plus qu’on ne le pense. En témoignent ces nouvelles recherches menées par une équipe d’anthropologues de l’Université d’York, en Irlande. Après les analyses de plusieurs squelettes, il en ressort que des blessures apparentes – mais résorbées – ont été soignées non pas naturellement, mais grâce à des interventions extérieures. Quelques malades et beaucoup de blessés semblaient alors pris en charge par les autres membres du groupe par souci de survie. Les femmes enceintes étaient également encadrées. Néandertal était donc doué de compassion.

« Nous avons eu connaissance de plusieurs cas isolés de soins montrant que les Hommes de Néandertal pouvaient soigner des personnes gravement malades ou blessées, souvent pendant une longue période, explique Penny Spikins, du département d’archéologie d’York et principale auteure de l’étude. Cependant, ces cas ont été considérés comme un comportement intéressant isolé. Nous voulions examiner l’ensemble des cas de soins, leur signification et comprendre pourquoi ils étaient importants pour la survie ».

Les Néandertaliens vivant en petits clans de quelques membres seulement, perdre l’un·e des leurs pouvait ainsi gravement nuire à la survie du groupe tout entier. C’est pourquoi la santé de chacun·e était vitale.

« Nous avons montré que la fréquence élevée des blessures et du rétablissement [observée dans les dépouilles] correspondait à un mode de vie dans lequel les Néandertaliens devaient être en mesure de survivre aux blessures afin de trouver suffisamment de nourriture pour subsister dans les environnements où ils vivaient, poursuit la chercheuse. Le niveau élevé de blessures et le rétablissement d’affections graves, comme une jambe cassée, suggèrent que d’autres doivent avoir collaboré à leurs soins et aidé non seulement à soulager la douleur, mais à se battre pour leur survie de manière à pouvoir retrouver la santé et participer activement à nouveau au groupe ».

Il en est de même pour les accouchements, évidemment beaucoup plus risqués à cette époque. Maintenir l’intégrité physique de la mère et de l’enfant à naître était semble-t-il aussi essentiel à la survie de la communauté. Ainsi, les soins de santé ont visiblement joué un rôle stratégique dans la survie de Néandertal, malgré sa disparition il y a environ 40 000 ans. En s’appuyant sur cette base, les chercheurs tenteront maintenant de poursuivre les recherches afin d’étudier les méthodes utilisées par les “soignants”.

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https://sciencepost.fr/

Ces os vieux de 115 000 ans sont ceux d’un enfant Neandertal mangé par un oiseau


Un jeune enfant vieux de 115 000 ans a connu un bien triste sort, en se retrouvant en entier ou en partie dans l’estomac d’un oiseau géant.
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Ces os vieux de 115 000 ans sont ceux d’un enfant Neandertal mangé par un oiseau

 

Crédits : PAP/Jacek Bednarczyk

par  Laura Boudoux 

Il aura fallu cinq ans pour déterminer l’origine d’ossements retrouvés en Pologne. Après analyses, les archéologues de l’université Jagellonne de Cracovie ont annoncé qu’ils étaient ceux d’un enfant néandertalien âgé de 4 à 7 ans, ayant probablement vécu il y a 115 000 ans, rapporte le site Science in Poland.

Ce n’est pas la seule découverte faite par les scientifiques. Ils sont en effet arrivés à la conclusion que ses phalanges mesurant moins d’un centimètre étaient « passées dans le système digestif d’un oiseau géant », depuis disparu. Les chercheurs expliquent qu’il existe donc deux théories : soit l’enfant s’est fait attaquer par l’animal, soit il a été partiellement dévoré après sa mort.

Il s’agit de loin des plus vieux os jamais mis à jour dans le pays, les plus anciens restes humains connus jusqu’à présent datant d’il y a 50 000 ans.

 

Cette « découverte unique », selon Paweł Valde-Nowak, de l’Institut d’archéologie de l’Université Jagellonne, a été faite lors de fouilles organisées dans la grotte de Ciemna, située dans la ville d’Ojcow

. Des recherches antérieures avaient déjà permis de montrer qu’elle avait été occupée par des populations paléolithiques.

« En Pologne, seuls des fragments d’os fossiles appartenant à des proches de l’homme moderne (Homo sapiens) ont survécu jusqu’à notre époque », poursuit Paweł Valde-Nowak. 

« Nous ne doutons pas qu’il s’agisse de restes de Néandertaliens, car ils proviennent d’une couche très profonde de la grotte, située à quelques mètres sous la surface actuelle. Cette couche contient également des outils en pierre typiquement utilisés par les Néandertaliens », confirme le scientifique.

Quant à l’oiseau géant, nul ne sait où il a bien pu finir… 

Sources : Science in Poland / Herald Sun

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Le mystère des géants de l’île de Pâques enfin résolu ?


Les scientifiques croient avoir résolu le mystère des Moai de l’île de Pâque. Pourquoi ces statuts ont été érigés à cet endroit. Ce que nous savons : cette civilisation a vécu au moins 5 siècles avec peu de ressources naturelles. Il ne pleut pratiquement jamais, pas de rivière, mais il y a un endroit ou se trouve l’eau moins salée et potable était disponible, ou sont les Moai.
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Le mystère des géants de l’île de Pâques enfin résolu ?

 

statues Moai île Pâques

 

Crédits : SW Hixon et al.

par Brice Louvet

Pourquoi les géants de l’île de Pâques ont-ils été placés ainsi ? Une étude suggère aujourd’hui que les anciens insulaires ont peut-être choisi ces emplacements pour signaler les zones où l’eau douce était disponible.

Les détails de l’étude sont rapportés dans la revue Hydrogeology Journal.

Vous ne retrouverez aucun puits sur l’île. Il n’y a aucune rivière, et il ne pleut quasiment jamais. Cette observation a amené l’anthropologue Carl Lipo à se poser des questions. Parmi elles : comment les insulaires ont-ils pu se débrouiller pour avoir accès à l’eau potable et survivre pendant au moins 5 000 ans ? De récentes analyses hydrologiques menées sur le terrain suggèrent que cette ancienne civilisation utilisait le rejet des eaux souterraines saumâtres – une eau salée mais relativement potable – le long des côtes.

« Deux enquêtes sur le terrain indiquent des zones abondantes d’eau saumâtre mais potable le long du littoral, peut-on lire dans l’étude. Bien que les sources d’eaux souterraines côtières soient de mauvaise qualité, elles étaient apparemment suffisantes pour soutenir la population et lui permettre de construire les magnifiques statues pour lesquelles l’île de Pâques est célèbre ».

 Ainsi, il y aurait eu de l’eau disponible et  propre à la consommation. Mais ce n’est pas tout : il s’avère également que l’emplacement de ces sources d’eau potable correspond à celle des Moai, les statues géantes emblématiques de l’île.

Si pour certains ces géants de pierre ne sont que des symboles religieux ou politiques, ceux-ci auraient-ils alors pu avoir été placés ainsi pour informer les habitants des ressources d’eau disponibles ?

« Maintenant que nous en savons plus sur la localisation de l’eau douce, l’emplacement de ces monuments et d’autres éléments est tout à fait sensé : ils sont placés là où l’eau douce est immédiatement disponible, poursuivent les chercheurs. C’était une vraie surprise ».

« Ils étaient ingénieux dans leur capacité à transformer ce lieu éloigné et isolé qui disposait de ressources naturelles remarquablement limitées en un lieu pouvant soutenir les communautés insulaires pendant au moins cinq siècles, note Carl Lipo à Newsweek. Ce qu’ils ont fait est un exploit incroyable ».

Ces résultats demandent confirmation, mais ils pourraient potentiellement répondre à l’un des mystères archéologiques les plus importants et persistants du monde. Les chercheurs se disent maintenant « proches » de « rassembler toutes les pièces » du puzzle de l’île de Pâques.

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Les victimes du Vésuve sont mortes suite à l’ébullition de leur sang et l’explosion de leur cerveau


Lors de l’éruption du Vésuve en août 79, les personnes qui sont morts fut causé par une forte pression dans le cerveau par l’ébullition du sang. Il semble qu’ils soient mort sur le coup, je l’espère pour eux, car la douleur doit être intolérable
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Les victimes du Vésuve sont mortes suite à l’ébullition de leur sang et l’explosion de leur cerveau

Crédits : Petrone et al./PLOS One

par  Laura Boudoux

C’est en analysant les os, et plus spécifiquement les crânes des victimes de l’éruption du Vésuve que les scientifiques ont fait une découverte horrifiante, raconte Business Insider.

D’après leurs recherches, dont les résultats ont été publiés fin septembre 2018, de nombreuses personnes sont mortes ce mois d’août 79 après l’explosion de leur crâne, causée par une trop forte pression. Autrement dit, les températures extrêmes liées à l’éruption volcanique ont littéralement fait bouillir le sang des populations environnantes, le transformant en vapeur et provoquant l’éclatement de leur boîte crânienne.

Crédits : Petrone et al./PLOS One

Les archéologues de l’hôpital universitaire Federico II, de Naples, ont basé leurs recherches sur les ossements retrouvés dans douze chambres du front de mer de la ville d’Herculanum, toutes remplies de cendres. Ils ont alors découvert sur les os et à l’intérieur des crânes des minéraux rouges et noirs, contenant du fer et des oxydes de fer. Des éléments chimiques directement connectés au phénomène d’ébullition du sang et à sa transformation en vapeur. 

Crédits : Petrone et al./PLOS One

« Pour la première fois, nous montrons ici des preuves expérimentales convaincantes suggérant la vaporisation rapide de liquides organiques et de tissus mous des victimes d’Herculanum au moment de leur mort, par exposition à une chaleur extrême », ont écrit les chercheurs sur Plos One.

Les scientifiques estiment qu’après l’éruption du Vésuve, la chaleur a atteint des températures comprises en 200 et 500°C. Aussi sinistre soit-elle, leur mort aurait été instantanée, précisent-ils.

Sources : Business Insider / Plos One

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Un parent du T-Rex découvert au Nouveau-Mexique


Des paléontologues ont pu analyser et découvrir à quelles espèces de dinosaures qu’ils ont trouvés. Il serait un parent du T-Rex. et serait apparus quelques millions d’années avant lui
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Un parent du T-Rex découvert au Nouveau-Mexique

 

Dynamoterror dynastes théropode T-rex

Dynamoterror dynastes, un théropode de 9 mètres de long, évoluait il y a 80 millions d’années. Crédits : Brian Engh

par Brice Louvet

Les restes d’un grand théropode ramassés au Nouveau-Mexique, en 2012, auront donné du fil à retordre aux paléontologues. Des années d’analyses et de reconstitutions ont finalement amené les chercheurs à identifier l’ancien carnivore – Dynamoterror dynastes – un parent du célèbre T-Rex.

C’est sur la formation de Menefee, au Nouveau-Mexique, que s’étaient penchés en 2012 les paléontologues Andrew McDonald et Douglas Wolfe, à la recherche de fossiles. Les deux chercheurs tombèrent alors sur quelques os fragmentés qui semblaient se défaire du grès. Pour eux, cela ne faisait aucun doute :

« Nous pouvions dire que c’était un grand théropode », explique McDonald.

Mais quel genre de théropode ? Si Tyrannosaurus Rex est le plus connu de la famille, évoluant à la fin du Crétacé (66 à 77 millions d’années), il n’est pas le seul à s’être fait remarquer. D’autres ont existé bien avant lui.

Il aura fallu des années d’analyses minutieuses pour tenter – grâce au peu de fragments récupérés (deux petits os de crâne) – de reconstituer le crâne de l’animal grâce à l’impression 3D, révélant ainsi son identité. Il s’agissait finalement d’un rare spécimen de Dynamoterror dynastes, un parent du T-Rex de 9 mètres de long qui évoluait il y a environ 80 millions d’années. Plus grand que les premiers théropodes, il reste néanmoins plus petit que le T-Rex. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue PeerJ.

Dynamoterror dynastes dinosaures T-Rex théropodes

Scan des os frontaux du crâne de dynamoterror, utilisés pour identifier l’espèce. Crédits : MsDonald & al.

À cette époque, l’Amérique du Nord était divisée en deux par une voie maritime. Dynamoterror dynastes (ce qui au passage signifie “puissant souverain terroriste”), lui, évoluait sur la moitié occidentale connue sous le nom de Laramidia. Imaginez-le alors au milieu des forêts chaudes et humides, et des marécages, en train de chasser des dinosaures à cornes et autres cuirassés.

L’évolution précoce des Tyrannosauridae n’étant que très peu échantillonnée, cette nouvelle découverte permettra d’en apprendre davantage sur ces anciens grands carnivores du Crétacé. Ils deviendront bien plus tard les oiseaux d’aujourd’hui.

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Des arbres en fleurs gigantesques peuplaient l’Amérique du Nord il y a 90 millions d’années


Qui aurait cru qu’un rondin fossilisé pourrait raconter sa propre histoire après plus de 90 millions d’années. Un rondin qui autrefois était un arbre à fleur d’au moins 50 mètres de haut et qu’il était loin de sa forêt d’origine transporter par les vagues de l’océan jusqu’au terre d’Amérique à cette époque
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Des arbres en fleurs gigantesques peuplaient l’Amérique du Nord il y a 90 millions d’années

 

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Un morceau de la bûche pétrifiée, appartenant autrefois à un gigantesque arbre en fleurs. Crédits : D. D’EMIC

par Brice Louvet

La découverte d’un morceau de bois fossilisé dans l’Utah, aux États-Unis, suggère que de grands arbres en fleurs tapissaient déjà l’Amérique du Nord à l’âge du Turonien, il y a environ 90 millions d’années.

La découverte est rare, et donc exceptionnelle. Une équipe de chercheurs de l’Université d’Adelphi et du musée d’histoire naturelle de Burpee, aux États-Unis, rapporte en effet l’analyse d’un ancien rondin, sorte d’énorme bûche pétrifiée, qui soutenait jadis un gigantesque arbre en fleurs. La découverte a été faite dans les schistes de Mancos, dans l’Utah. Celle-ci suggère alors que d’énormes angiospermes recouvraient la canopée nord-américaine au Crétacé, au moins 15 millions d’années plus tôt que prévu.

« Ces découvertes ajoutent beaucoup plus de détails à notre image du paysage au cours de la période turonienne, explique Michael D’Emic, de l’Université d’Adelphi et principal auteur de l’étude publiée dans la revue Science Advances. Depuis Darwin, l’évolution des plantes à fleurs a été un sujet de débat pour les paléontologues en raison du manque d’archives fossiles. Un seul spécimen peut aujourd’hui changer ce que nous savons de l’évolution précoce de ces arbres. Comprendre le passé est la clé de la gestion du futur, dit-il. Apprendre comment les environnements ont évolué et changé dans le passé nous apprend comment mieux se préparer aux futurs changements environnementaux ».

Cet arbre était grand, très grand. Le morceau fossile retrouvé présente en effet un diamètre de près 1,8 mètre pour 11 mètres de long. L’arbre, lui, devait probablement mesurer au moins 50 mètres de haut, estiment les chercheurs. L’analyse de la grume suggère par ailleurs que cet arbre évoluait il y a entre 90 et 94 millions d’années. Il fut également retrouvé dans ce qui était autrefois l’ancien delta d’une rivière empruntant la voie maritime qui séparait à l’époque les deux Amériques.

« Il a été transporté loin de sa forêt d’origine », explique le chercheur.

On imagine alors une grosse tempête soufflant sur cet immense arbre en fleurs, l’arrachant de son pied pour le laisser dériver dans une rivière. Un rondin s’est alors détaché pour finalement se retrouver minéralisé par les sédiments. Il ne fut retrouvé que 94 millions d’années plus tard par des chercheurs. Ces derniers notent également au passage les découvertes annexes, aux côtés de l’arbre, de fossiles de tortues et d’anciens crocodiles datant de la même époque.

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