Au Pays basque espagnol, les incroyables bisons d’Aitzbitarte


Une autre grotte avec des gravures au temps de la préhistoire à été découverte, cette fois-ci en Espagne. Des animaux ont été gravé  au doigt avec l’aide de silex, il y a plus de 14, 000 ans
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Au Pays basque espagnol, les incroyables bisons d’Aitzbitarte

 

bison

Des œuvres d’art paléolithique inédites découvertes au Pays basque, espagnol. Parmi elles, ce bison tracé dans l’argile.

CRÉDITS: DIEGO GARATE / GIPUZKOA

Bernadette Arnaud

Spécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

D’exceptionnelles figures vieilles de 14.000 ans ont été découvertes dans une grotte au Pays basque espagnol.

PRÉHISTOIRE. Du jamais vu en Espagne ! Vieilles de 14.000 ans, une quinzaine d’exceptionnelles figures animales ont été fortuitement découvertes dans la grotte paléolithique d’Aitzbitarte IV, près de la ville d’Errenteria, dans la province autonome de Gipuzkoa, au Pays basque espagnol. Chevaux, bisons et cervidés ont été gravés au doigt ou incisés à l’aide de silex sur des parois d’argile. Effectuée début avril, cette découverte n’a été révélée qu’à la mi-juillet.

“Il s’agit de trouvailles sans précédent pour l’Espagne et la région cantabrique”, explique à Sciences et Avenir le préhistorien espagnol de Bilbao, Diego Garate Maidagan, également rattaché au laboratoire TRACES-UMR 5608 de l’université de Toulouse-Le Mirail.

Figure de bison d’époque magdalénienne mise au jour dans la grotte d’Aitzbitarte. © Diego Garate / Guipuzkoa

Présent sur les lieux, l’expert reste admiratif du modelage de ces œuvres très bien conservées — selon une technique jusqu’alors inconnue dans ces régions — destinée à restituer les volumes et accroître le réalisme. Outre ces représentations, dont le nombre pourrait encore augmenter car des galeries restent à explorer, figurent également une empreinte de main et deux “vulves”.

Numérisation d’une des figures de « vulve ». © Diego Garate / Gipuzkoa

Ces dernières sont des allégories du sexe féminin, dont l’une atteint plus de un mètre. Il s’agit d’un thème relativement abondant à l’époque magdalénienne, la dernière phase du paléolithique supérieur (-17 000/-12 000 ans) à laquelle ont été reliées ces œuvres préhistoriques.

“Ces créations se trouvaient dans une zone d’accès très difficile, nécessitant le passage d’un profond puits vertical”, poursuit Diego Garate.

C’est en effet à une équipe de spéléologues que l’on doit cette découverte, l’inaccessibilité étant sans doute à l’origine de leur parfaite “congélation” pendant des dizaines de milliers d’années.

Les spéléologues à l’origine de la découverte des figures d’art pariétal d’Aitzbitarte © Diego Garate /Gipuzkoa

Les grottes d’Aitzbitarte, constituées d’un ensemble d’une trentaine de cavités naturelles situées dans un massif karstique (calcaire), sont pourtant connues et étudiées depuis 1892, mais elles n’avaient pas révélé tous leurs secrets.

“Dès 2015, nous avions toutefois commencé à rencontrer des vestiges d’ocre rouge datant du gravétien et du magdalénien, mais rien d’aussi inédit dans toute la péninsule ibérique que ces figures tracées dans l’argile fraîche”, précise l’archéologue.

Reste à organiser l’étude de ces très fragiles vestiges, que le moindre contact pourrait altérer. L’utilisation d’un drone a été évoquée.

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Des hommes peuplaient déjà l’Australie il y a 65 000 ans


Les scientifiques croyaient que l’Australie eu ses premiers arrivants entre 60 000 et 45 000 ans. Cependant, une datation d’outils sophistiqués pour l’époque reculerait de 5 milles ans, ce qui ferait environs 65 000 ans. Ils ont pu profiter d’une faune variée de divers animaux
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Des hommes peuplaient déjà l’Australie il y a 65 000 ans

 

2630BEN VIA GETTY IMAGES

East Corrimal Beach

Selon la revue Nature

 

Les hommes avaient atteint le nord de l’Australie avant l’extinction des animaux géants il y a environ 65 000 ans, soit 5000 ans plus tôt qu’on ne l’estimait jusqu’ici, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Anthropologues et archéologues se divisent sur la date d’arrivée des premiers hommes sur le continent australien. De précédentes estimations oscillaient entre 60 000 et 45 000 ans.

Mais de nouvelles fouilles menées par Chris Clarkson, de l’Université du Queensland, en 2015 sur le site de Madjedbebe dans le nord de l’Australie repoussent de 5000 ans les estimations les plus précoces.

Les archéologues ont mis au jour quelque 11 000 objets façonnés par l’homme, dont des outils en pierre taillée, des meules et des haches, vieux de 65 000 ans selon la datation des chercheurs.

« Nous pouvons maintenant dire avec certitude que les hommes sont arrivés en Australie il y a 65 000 ans », a dit à l’AFP Chris Clarkson, coauteur de l’étude.

Pour l’équipe d’archéologues, il est évident que la population présente sur ce site était « technologiquement sophistiquée ». « Le site contient la plus vieille hache emmanchée du monde, les outils de meulage les plus anciens d’Australie et des éléments de pointes en pierre finement taillées ayant pu servir pour des lances », a expliqué Chris Clarkson.

Même si le niveau de la mer était alors beaucoup plus bas que maintenant et donc la distance entre les îles de l’Asie du Sud-Est et l’Australie plus courte, « cela représenterait la première grande traversée maritime de l’humanité », a noté le chercheur.

Ces résultats impliquent également que les hommes sont arrivés sur le continent avant l’extinction de la mégafaune australienne.

L’Australie abritait, à cette époque, des kangourous de 450 kilos, des wombats (une variété de marsupial) aussi lourds que des rhinocéros, des lézards de huit mètres, des oiseaux plus gros que des humains et des tortues de la taille d’une voiture.

Mais plus de 85% de ces mammifères, oiseaux et reptiles ont disparu il y a quelque 45 000 ans, soit 20 000 ans après l’arrivée de l’homme dont la responsabilité dans cette extinction fait débat.

http://quebec.huffingtonpost.ca

En Grèce, on enquête sur un crime vieux de 25 siècles


La médico-légale avec l’archéologie doit être vraiment génial. Dans l’histoire des pays, on parle beaucoup des valeurs, des vainqueurs enfin tout ce qui montre une belle image, mais en réalité, il y a les mauvais côtés qui doivent être dévoilés pour mieux comprendre l’histoire d’un pays. C’est que des scientifiques font avec les corps retrouver enterré dans des positions inusitées pour trouver leur histoire
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En Grèce, on enquête sur un crime vieux de 25 siècles

 

Squelette

Les squelettes humains ont été transféré dans un laboratoire de l’Ecole américaine d’archéologie d’Athènes, le 7 juillet 2017-

ARIS MESSINIS / AFP

Une centaine de squelettes enchainés ont été mis au jour dans une nécropole d’Athènes. Les archéologues tentent de résoudre le secret de leur exécution.

Manifestement, des victimes d’une « exécution politique »

C’est dans ce site destiné aux sans-grade de la grande histoire – contrairement au Céramique au pied de l’Acropole – que les archéologues ont mis au jour depuis 2012 d’étranges squelettes. Les mains liées, dans le dos ou sur le ventre, les pieds parfois entravés, certains reposaient même face contre terre comme en forme d’ultime outrage. Les trouvailles ont culminé au printemps 2016 avec l’ouverture d’une tombe contenant les restes de 80 hommes enchaînés, une découverte « sans équivalent » en Grèce, selon l’archéologue chargée des fouilles, Stella Chrysoulaki.

Jeunes et bien nourris, selon les premiers indices fournis par leur dentition, ils étaient alignés sur trois rangées, certains sur le dos, d’autres sur le ventre, cinquante-deux d’entre eux allongés les bras levés. Achevés d’un coup sur le crâne, ils ont manifestement été victimes d’une « exécution politique », qui a pu être datée, d’après deux pots retrouvés dans la tombe, de 675 à 650 ans av. J.-C., explique Mme Chrysoulaki.

Cette période « est celle de la formation de la cité-Etat et de la transition vers la démocratie, sur fond de forts troubles politiques, de tensions entre tyrans, aristocrates et classes laborieuses », relève la bioarchéologue Eleanna Prevedorou, qui mène l’enquête « médico-légale » sur ces morts antiques à l’Ecole américaine d’archéologie d’Athènes.

Des partisans de Cylon ?

Selon une hypothèse envisagée par les archéologues, sur la base des récits des auteurs antiques Hérodote et Thucydide, les défunts pourraient être les partisans de l’aristocrate et ex-champion olympique Cylon, massacrés par le puissant clan rival des Alcméonides après une tentative ratée d’imposer une tyrannie.

Pour tenter de résoudre l’affaire, « nous allons employer en gros toutes les méthodes rendues célèbres par les séries télévisées de police scientifique », s’amuse Panayotis Karkanas, directeur de l’ultra-moderne laboratoire Malcom Wiener abrité par l’Ecole américaine.

la bioarchéologue Eleanna Prevedorou devant des squelettes humains dans un laboratoire de l’Ecole américaine d’archéologie d’Athènes. Crédit : ARIS MESSINIS / AFP.

Une batterie d’analyses, génétiques, radiographiques, isotopiques …. doit être déployée pour recueillir tous les indices: âges, possibles liens de parenté, origines géographiques, état de santé, niveau socio-économique. Le projet, qui s’annonce de longue haleine – de cinq à sept ans – inclut tous les autres morts de la nécropole, soit plus d’un millier au total, dont les crânes, fémurs ou thorax s’entassent jusqu’au plafond dans les réserves du laboratoire.

Squelettes contre ‘fake news’ 

Dans un coin, un squelette aux bras tordus dans le dos, témoigne de la violence antique, bien loin des représentations idéalisées du classicisme grec:

il pourrait s’agir d’un « captif de guerre, un criminel ou un esclave révolté », explique Mme Prevedorou. 

Dix des « 80 enchaînés » doivent le rejoindre au laboratoire d’ici l’automne, leurs compagnons d’infortune restant sur place en vue d’une exposition future de leur dernière demeure, dans l’enceinte du centre culturel Niarchos du Phalère.

Même les morts apparemment sans histoire, et notamment les centaines d’enfants en bas âge retrouvés dans les jarres funéraires, pourront parler, de leurs modes de vie, leurs maladies, jetant plus de lumière sur l’Athènes archaïque, relève M. Karkanas. En travaillant au plus près de l’homme et de son environnement naturel, la bioarchéologie est selon lui irremplaçable pour retracer le quotidien des personnages lambdas antiques.

Les sources écrites et monumentales, de toute manière plus rares pour l’époque archaïque, témoignent surtout de l’histoire des « élites et des vainqueurs ». Se référer uniquement à celles-ci pour déchiffrer le passé, ce serait comme « se fier aujourd’hui aux seuls journaux pour savoir ce qui se passe dans le monde », ajoute-t-il.

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Il y a 600 millions d’années, les premiers organismes géants ont colonisé la Terre


Une sorte d’organisme qui vivaient il y a plus de 600 millions d’années étaient peut-être une plante, mais elle fut cataloguée dans le règne animal. Ce qui est de particulier, les organismes de cette lointaine époque n’étaient pas plus grandes que quelques cm ou microscopiques alors, que les rangéomorphes pouvaient mesurer plus de deux mètres
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Il y a 600 millions d’années, les premiers organismes géants ont colonisé la Terre

 

Rangeomorphes

Vue d’artiste de rangéomorphes, sorte de fougères classées dans le règne animal (!) qui vivaient il y a 600 millions d’années.

JENNIFER HOYAL CUTHILL

Joël Ignasse

Sciences et Avenir

On connaît enfin l’origine du gigantisme des rangéomorphes, d’étranges organismes marins qui furent les premiers géants à peupler la Terre, il y a 600 millions d’années.

TAILLE. Mystérieuse faune de l’Ediacarien ! Les paléontologues qui étudient aujourd’hui leurs fossiles ne savent même pas, pour plusieurs d’entre eux, s’il s’agit d’animaux ou de plantes. Tout ce qu’on sait, c’est que de nombreux organismes marins peuplèrent la Terre lors de la période qui s’étend de -635 à -541 millions d’années. Son nom fait référence aux collines d’Ediacara, en Australie, où ont été retrouvés des fossiles datant cette époque. Or, la morphologie de ceux organisme est totalement différente de celle des précédentes formes de vie et comme ils ont disparu sans laisser place à des successeurs le long de la lignée évolutive, ils restent encore largement méconnus. Jennifer Hoyal Cuthill de l’université de Cambridge a passé de nombreuses années à les étudier afin de pourquoi certains d’entre eux ont opté pour le gigantisme. Elle a publié le résultat de ses recherches dans la revue Nature Ecology and Evolution.

Du changement dans les océans suite à la fin d’un âge de glace

Durant l’Ediacarien, la majorité des espèces vivantes ne dépassait pas quelques centimètres en taille et étaient même bien souvent microscopiques. Pourtant au moins un groupe, appelé rangéomorphes, a totalement dérogé à cette règle puisque certains de ses représentants pouvaient atteindre jusqu’à deux mètres de hauteur. Ils vivaient dans l’océan et leur aspect extérieur évoque l’aspect des fougères avec de nombreuses branches latérales. Bien qu’ils ressemblent à ces plantes, les scientifiques les classent dans le règne animal (!).

CHIMIE. L’explication : un changement soudain dans la chimie des océans qui aurait pu provoquer une modification rapide de la forme des rangéomorphes. Celui-ci serait survenu à la fin d’une période de glaciation appelée glaciation Gaskiers : lorsque la Terre s’est réchauffée, les océans ont connu un apport massif de nutriments et d’oxygène. Les rangéomorphes y ont réagi en gagnant en taille, sans doute parce que leurs gènes les y prédisposaient. D’autres organismes, dotés d’une moindre plasticité phénotypique, ont quant à eux maintenu leurs dimensions et même pour certains périclité face à cet apport de nutriments supplémentaires.

EXTINCTION. Cependant, bien que les rangéomorphes se soient très bien adaptés à leur environnement durant l’Ediacarien, ils n’ont pas survécu aux changements océaniques survenus il y a -541 millions d’années , qui ont finalement provoqué « l’explosion cambrienne », un fantastique essor de milliers de nouvelles formes de vie. Ce sont ces dernières qui sont à l’origine des principaux groupes phylogénétiques actuels.

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Un témoin du siège de Québec de 1759 découvert


Ils ont fait des découvertes intéressantes dans le Vieux-Québec, entre autres un cimetière du XVIIIe siècle et un boulet tirer par les Britanniques lors de la guerre de la Conquête en 1759 quand la ville était prise en siège par les anglais, Cette bombe comme le qualifie l’archéologue aurait fait pas mal de dégât
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Un témoin du siège de Québec de 1759 découvert

 

Vendredi dernier, Excavations Lafontaine a découvert, au coin... (Facebook)

Vendredi dernier, Excavations Lafontaine a découvert, au coin des rues Hamel et Couillard, un boulet de canon datant de 1759.

ANNIE MATHIEU
Le Soleil

(Québec) Un témoin du siège de Québec de 1759 a été découvert la semaine dernière sur un chantier du Vieux-Québec. Tiré par les Britanniques à partir de Lévis, le projectile découvert par une entreprise d’excavation fournit de précieuses informations sur la guerre de la Conquête.

Vendredi dernier, les Excavations Lafontaine ont annoncé sur leur page Facebook avoir fait une «surprenante découverte» au coin des rues Hamel et Couillard, soit un boulet de canon datant de 1759 mesurant 10 pouces et pesant près de 200 livres. Quelques photos de l’artefact ont également été publiées avec, en arrière-plan, des employés tout sourire.

Le boulet découvert par Excavations Lafontaine pèse près de 200 livres.

FACEBOOK

Il n’en fallait pas plus pour susciter une déferlante de commentaires et de questions de curieux voulant en savoir davantage sur le projectile. L’archéologue de la Ville de Québec, Serge Rouleau, a confirmé au Soleil qu’il s’agissait vraisemblablement d’une bombe, terme qu’il préfère à «boulet», datant du siège de Québec alors que les Anglais bombardaient la ville.

Des tirs causant bien des dégâts

«Il s’agit d’un projectile parmi plusieurs autres retrouvés au fil du temps à l’intérieur et à l’extérieur des murs», a expliqué l’expert.

La cour intérieure du Séminaire de Québec et le Château Saint-Louis étaient à l’époque des cibles privilégiées de l’ennemi et c’est pour cette raison que d’autres bombes du type ont été retrouvées à proximité.

«Chacune de ces découvertes est significative», affirme M. Rouleau qui souligne que dans ce cas-ci, cela peut fournir des renseignements sur la concentration des tirs et sur l’artillerie utilisée par les Britanniques.

Ces derniers étaient postés à Lévis, à l’endroit où se trouve l’actuelle terrasse. Toujours selon l’archéologue, le rayon d’action était donc de plusieurs kilomètres tandis que les dégâts causés par la bombe pouvaient être considérables si l’on se fie aux indices laissés par un cratère découvert au début des années 90 dans la cour du Séminaire.

D’ailleurs, pour éviter un accident de travail dont l’origine remonterait à plus de 250 ans, la Ville de Québec a acheminé la bombe aux artificiers de la base militaire de Valcartier pour qu’elle soit neutralisée.

«On ne prend aucune chance» même si les risques sont minimes, a souligné Serge Rouleau.

La charge sera retirée et l’objet sera ensuite retourné à la municipalité qui pourra l’étudier puis la mettre en valeur.

D’autres découvertes

Il ne s’agit pas de la seule trouvaille faite sur le chantier de la rue Hamel, qui est surveillé non pas par un archéologue de la Ville de Québec, mais par Ethnoscop, une firme mandatée pour faire ce travail. Une partie d’un muret du cimetière des picotés, ouvert au XVIIIe siècle, a également refait surface tout comme des éléments en lien avec une ancienne demeure datant du XIXe siècle ayant appartenu à un résident du quartier.

Tous ces artéfacts seront précieusement étudiés et conservés, assure Serge Rouleau qui ajoute que tous les chantiers du type sont étroitement supervisés pour ne pas échapper des bouts de l’histoire de la capitale qui s’enrichit à chaque découverte.

http://www.lapresse.ca

En Chine, des « géants » vieux de 5.000 ans découverts


Des géants ont été retrouver en Chine, ils étaient plus grands que les Chinois d’aujourd’hui et plus grands que ceux en Europe de la même époque que les squelettes retrouvés. Avaient-ils un rang social plus élevé dû à les autres, c’est ce que pensent les archéologues ?
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En Chine, des « géants » vieux de 5.000 ans découverts

 

Jean-Luc Goudet
Journaliste

 

Des archéologues ont exhumé, en Chine, des squelettes d’hommes de 1,80 m, et même de 1,90 m, sur le site d’une opulente cité ayant prospéré il y a 5.000 ans. Cette haute taille était peut-être associée à un statut social élevé. On ne connaît pas la norme de l’époque mais, encore aujourd’hui, cette taille demeure supérieure à la moyenne chinoise.

Dans la province du Shandong, à l’est de la Chine, près de la capitale Jinan, il est coutume de dire que les Hommes sont plus grands qu’ailleurs. Le célèbre philosophe Confucius, originaire de cette région, avec 1,90 m, était considéré comme un grand homme, au sens figuré comme au sens propre. Aujourd’hui, la moyenne de cette province, pour les hommes, est de 1,753 m, contre 1,72 m pour l’ensemble de la Chine (chiffres de 2015).

C’est ce que précise l’agence de presse Xinhua dans un communiqué présentant une découverte archéologique originale : des tombes, datant de 5.000 ans, abritant des squelettes d’hommes dont plusieurs mesurent 1,80 m et le plus grand 1,90 m. Le site, fouillé depuis l’an dernier par une équipe de l’université du Shandong, appartient à la culture Longshan, d’abord décrite par des découvertes autour du fleuve Jaune, et que le communiqué situe au Néolithique tardif. À titre de comparaison, en Europe, les hommes de cette époque s’en tenaient à 1,65 m et les femmes à 1,50 m, d’après Michael Hermanussen.

L'un des squelettes retrouvés, avec ses parures et les poteries qui l'ont accompagné dans l'au-delà. Ce personnage devait bénéficier d'un statut social élevé. © Université du Shandong

L’un des squelettes retrouvés, avec ses parures et les poteries qui l’ont accompagné dans l’au-delà. Ce personnage devait bénéficier d’un statut social élevé. © Université du Shandong

Ces « géants » avaient peut-être un statut social privilégié

 

Le site découvert abrite 104 maisons, 205 tombes et 20 « fosses sacrificielles ». Autour de ce grand centre économique, qui a prospéré entre -5.000 et -4.500 ans, on cultivait le millet et on élevait des porcs. Les habitations disposaient de plusieurs chambres et d’une cuisine ; leurs habitants possédaient de belles poteries colorées et des objets de jade. Au même moment, dans la province du Shaanxi, loin à l’ouest, les Hommes fabriquaient de la bière en grandes quantités, en utilisant la fermentation du millet.

Les chercheurs notent que les tombes les plus vastes abritent les hommes les plus grands. Ils en concluent qu’une forte stature conférait peut-être un statut social élevé. Cette prospérité semble s’être arrêtée subitement. C’est du moins la conclusion des archéologues qui ont remarqué des saccages sur les ossements et les objets retrouvés dans six tombes, qui ont eu lieu peu après l’enterrement. La scène évoque un pillage après un conflit armé entre deux communautés.

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Le culte des crânes, plus vieux rituel humain?


Généralement quand les civilisations devenaient sédentaires. Ils contrôlaient l’agriculture et pratiquaient leur culte. Cette découverte aux frontières de la Syrie et la Turquie montre que ces ancêtres pratiquaient le culte des crânes semblent pourtant ne pas être le cas et pourtant site du même genre qu’à Stonehenge, sauf qu’ils sont décorés de gravures en relief
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Le culte des crânes, plus vieux rituel humain?

 

Göbekli Tepe

Vue aérienne du site archéologique de Göbekli Tepe Photo : German Archaeological Institute (DAI)

Des fragments de crânes trouvés sur le site archéologique de Göbekli Tepe, près de la frontière entre la Turquie et la Syrie, montrent que certaines formes de cérémonies mortuaires pourraient être apparues dans l’histoire humaine beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait jusqu’ici.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Ce site archéologique, découvert dans les années 90 et déjà surnommé « le plus vieux temple du monde », n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Situé à flanc de colline, on y trouve des structures construites par les humains, vieilles de 11 000 ans, dont des mégalithes, des colonnes rocheuses en T similaires à ce que l’on observe à Stonehenge, en Angleterre.

Contrairement à ceux du célèbre monument britannique, les mégalithes de Göbekli Tepe sont décorés de gravures en relief. Depuis leur découverte, un détail a attiré l’attention des chercheurs : pourquoi ceux qui ont érigé ce site y ont-ils accordé autant d’attention, à une période où l’humanité ne maîtrisait pas encore l’agriculture ni la poterie?

Des fouilles récentes faites par des archéologues allemands pourraient permettre de percer le mystère; ils y ont trouvé des crânes humains, dont certains étaient marqués de gravures jamais observées auparavant.

Selon les chercheurs, ces altérations laissent croire à la présence d’un culte des crânes, une forme de rituel où les ossements humains se voient attribuer une valeur symbolique. Cette découverte, publiée dans le journal Science Advances, fait reculer de 1500 ans l’apparition de ce type de culte dans cette région du monde.

Quelques-uns des objets trouvés sur le site de Göbekli Tepe.

Des représentations anthropomorphiques trouvées sur le site de Göbekli Tepe. (A) Une statue humaine intentionnellement décapitée. (B) Un porteur de cadeaux tenant dans ses mains une tête humaine. (C) Un pilier avec un haut-relief représentant un individu sans tête. Photo : Nico Becker, Dieter Johannes et Klaus Schmidt/Göbekli Tepe Archive (DAI)

Un symbolisme incompris

Les traces mises au jour par les archéologues montrent que les crânes ont été polis et que les habitants de l’époque les ont sculptés en faisant des entailles profondes. Des trous y ont été percés à des endroits précis, ce qui laisse croire que ces crâines étaient suspendus en guise de décorations.

Le site n’est pourtant pas un cimetière. Aucune tombe ni aucune forme de dépouille humaine n’y ont été découvertes. Les crânes gravés représentaient donc quelque chose de particulier aux yeux des premiers habitants de cette région.

Pour l’instant, les chercheurs n’ont pas recueilli assez d’os pour déterminer la signification des gravures, et les motifs pour lesquels ces crânes étaient modifiés demeurent inconnus. Dans d’autres cultes semblables, plus près de nous dans l’histoire, on modifiait les os pour honorer des ancêtres ou punir des ennemis tués au combat. Jusqu’à présent, les indices trouvés à Göbekli Tepe ne permettent pas de conclure que les habitants de cette époque avaient les mêmes intentions.

Des crânes qui ont subi des altérations

Détails de certaines altérations de crânes Photo : Julia Gresky/German Archaeological Institute (DAI)

Qu’est-ce qui est arrivé en premier?

Malgré l’incertitude, cette découverte ainsi que le site même de Göbekli Tepe pourraient avoir une incidence sur notre compréhension de l’ordre de l’établissement de la civilisation humaine dans la région.

On pense que les humains sont passés d’un mode de vie entièrement nomade à un mode plus sédentaire dès qu’ils ont commencé à pratiquer l’agriculture. Cette nouvelle sécurité alimentaire a mené aux premiers villages et a permis l’établissement des premiers vrais lieux de culte.

Or, les crânes découverts à Göbekli Tepe sont beaucoup plus anciens et datent d’une période où on ne maîtrisait ni l’agriculture ni la poterie.

Pour les chercheurs, d’autres fouilles seront nécessaires pour confirmer l’importance de la découverte de ce culte de crânes ainsi que la nature des rituels qui avaient lieu sur ce site.

http://ici.radio-canada.ca