Santé Canada interdira la principale source de gras trans industriels


Je crois que c’est une bonne initiative. Il y aurait beaucoup de choses a changer dans les aliments industriels, c’est un début …  quoique nous devrions faire des meilleurs choix alimentaires plus souvent
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Santé Canada interdira la principale source de gras trans industriels

 

On retrouve les huiles partiellement hydrogénées notamment dans les... (PHOTO FRANçOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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On retrouve les huiles partiellement hydrogénées notamment dans les produits de boulangerie et de pâtisserie et dans d’autres aliments où ils servent à améliorer la texture et la durée de conservation.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne
OTTAWA

Santé Canada a complété sa démarche pour faire interdire les huiles partiellement hydrogénées (HPH), la principale source de gras trans industriels dans l’assiette des Canadiens.

L’agence a précisé par communiqué vendredi que cette interdiction visera les produits faits ici comme importés, et ce, jusque dans les restaurants.

Les gras trans font augmenter les lipoprotéines de faible densité, c’est-à-dire le cholestérol dit «mauvais» dans le sang, tout en abaissant celles à haute densité, le soi-disant «bon» cholestérol – ce qui accroît les risques de maladie du coeur, une des principales causes de décès au pays.

On les retrouve notamment dans les produits de boulangerie et de pâtisserie et dans d’autres aliments où ils servent à améliorer la texture et la durée de conservation.

La dernière étape avant l’entrée en vigueur de cette interdiction a été franchie vendredi avec l’ajout des HPH à la Liste des contaminants et des autres substances adultérantes dans les aliments.

Le gouvernement accorde un an à l’industrie alimentaire pour effectuer la transition, qu’elle avait déjà amorcée par elle-même.

À compter du 15 septembre 2018, il sera illégal de vendre tout produit contenant des HPH.

«L’élimination de la plus importante source de gras trans d’origine industrielle dans l’approvisionnement alimentaire est une réalisation importante et une nouvelle mesure ferme qui aidera à protéger la santé des Canadiens», a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor.

La Fondation des maladies du coeur et de l’AVC a aussi bien accueilli la nouvelle.

«Cette mesure réduira le nombre de crises cardiaques au pays et sauvera des vies», s’est réjoui son chef de la direction, Yves Savoie.

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Après les chocolats noir, au lait et blanc, place au chocolat rubis


On connait le chocolat noir, au lait et le chocolat blanc, et voilà qu’un chocolatier annonce un nouveau venu, le chocolat rubis du même nom que la fève de cacao. Il parait que ce chocolat aurait un gout fruité et doux … Serait-il capable de monter en grande au même titre que les autres chocolats ?
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Après les chocolats noir, au lait et blanc, place au chocolat rubis

 

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur The Independent

Ni sucré, ni amer, il est à la fois doux et fruité, vantent les experts.

C’est peut-être une révolution dans le monde des amateurs et amatrices de chocolat. Si vous commenciez à vous lasser du chocolat au lait, du chocolat noir et du chocolat blanc, réjouissez-vous, le chocolatier suisse Barry Callebaut vient d’annoncer la création d’un quatrième type de chocolat, rapporte The Independent. Une première depuis les années 1930.

Baptisé «rubis» –du nom de la fève de cacao du même nom–, ce chocolat aura nécessité treize années de travail, menées conjointement par l’équipe recherche et développement du chocolatier et par l’université Jacob de Brême en Allemagne.

«C’est un chocolat très différent, décrit Angus Kennedy, expert en chocolat. Il est à la fois rafraîchissant, léger, crémeux, avec un goût fruité.» 

La phrase qui suit est à la fois très excitante et un peu effrayante:

«Comme on n’a pas vraiment l’impression de grignoter du chocolat, on peut en manger davantage.»

Mystère et boule de gomme

Il n’est pas impossible que ce nouveau produit soit largement déceptif, même si la réputation du chocolatier et les excellents premiers retours qu’aurait reçu le chocolat rubis donnent très envie d’en croquer.

Barry Callebaut insiste sur la singularité de sa nouvelle star:

«Mon chocolat n’est ni amer, ni sucré, ni lacté. En revanche, il est à la fois fruité et délicieusement doux».

Le Willy Wonka suisse a en tout cas réussi son coup, donnant forcément envie à une bonne partie de la planète de goûter son nouveau produit afin de décider si le rubis a sa place à côté des autres chocolats historiques.

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Thaïlande: les insectes prisés par les gourmets


Les mentalités peuvent-ils changer ? Manger des insectes avec une cuisine plus raffinées, peut-être que des gens seraient plus tenter, surtout avec la satisfaction de ceux qui y ont déjà gouté
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Thaïlande: les insectes prisés par les gourmets

 

Un plat du restaurant Insects in the Backyard.... (PHOTO AFP)

Un plat du restaurant Insects in the Backyard.

 

DELPHINE THOUVENOT, SIPPACHAI KUNNUWONG
Agence France-Presse
Bangkok

En Thaïlande, les insectes sont un «plat du pauvre», consommé dans les campagnes. Mais ils commencent à faire leur chemin sur les tables des élites de la capitale, soucieuses de suivre cette tendance mondiale de la gastronomie.

«Je viens de manger des noix de Saint-Jacques surmontées de vers de bambou et un filet de poisson avec une sauce aux oeufs de fourmi. C’était délicieux», témoigne Ratta Bussakornnun, 27 ans, qui travaille dans le secteur des cosmétiques.

Cette Bangkokienne de naissance est arrivée un peu par hasard dans le restaurant Insects in the Backyard, qui vient d’ouvrir à Chang Chui, une friche artistique de Bangkok où se pressent les hipsters de la capitale, entre boutiques de vinyles et de designers de mode locaux.

Contrairement à de nombreux Bangkokiens des classes aisées, Ratta ne snobe pas les vendeurs ambulants d’insectes, dont les clients habituels sont plutôt, sur les marchés de la ville, les travailleurs venus de régions rurales du pays, notamment du nord et du nord-est, nostalgiques des vers et criquets frits de leur enfance.

«La nourriture est bien présentée, cela donne une impression de sophistication», loin des étals d’insectes sur le marché où les insectes grillés sont servis à la pelle, comme des cacahuètes ou des bonbons en vrac, analyse-t-elle.

Le chef d’Insects in the Backyard, Thitiwat Tantragarn, qui a travaillé aux États-Unis, a élaboré son menu en mélangeant recettes locales comme la sauce aux oeufs de fourmi et influences occidentales comme les raviolis à la chair de punaise d’eau géante.

Préjugés

«La punaise d’eau géante a un goût de crabe, d’où mon idée de la préparer en raviolis, avec une sauce au safran», explique-t-il, dans le jardin du restaurant, décoré de plantes carnivores.

Avec comme leitmotiv de «créer une harmonie» entre le goût de l’insecte et les autres ingrédients.

Paradoxalement, alors que la Thaïlande produit chaque année des tonnes de criquets destinés à être mangés en snacks par ses citoyens, la gastronomie thaïlandaise utilise assez peu les insectes, bien moins que le Cambodge voisin.

Quand ils ne sont pas mangés tels quels, juste grillés, les insectes apparaissent parfois dans la confection de sauces, comme de la pâte de piment au criquet.

Mais l’engouement des chefs en Occident pour les insectes, avec livres de cuisine spécialisés et chefs réputés convertis, n’a pas atteint les cuisines thaïlandaises.

«Mon but, c’est de changer l’attitude des clients, de leur montrer que les insectes sont délicieux, et que combinés à d’autres aliments, ce n’est pas dégoûtant», explique Thitiwat, qui peine pour l’heure à remplir sa salle de restaurant.

Car si les nutritionnistes s’accordent pour souligner l’intérêt des insectes, certains rêvant d’y voir une source de protéine alternative à la viande qui serait moins nocive pour l’environnement, le principal défi, en Occident comme à Bangkok, est de faire oublier leurs préjugés aux consommateurs.

«Connotation sociale»

En Thaïlande, s’ajoute une difficulté supplémentaire: dans ce pays très clivé entre riches et pauvres, ruraux et pauvres, «manger des insectes, cela a une connotation sociale» de «plat du pauvre», explique Massimo Reverberi, Italien produisant des pâtes à base de farine de criquet en Thaïlande, destinées à l’exportation.

Pas facile du coup pour Insects in the Backyard de trouver son public à Bangkok, même si certains restaurants incorporent déjà des insectes à leur carte, dont les pâtes de Massimo Reverberi.

Pour Regan Suzuki Pairojmahakij, une Canadienne à l’origine d’Insects in the Backyard avec des partenaires thaïlandais, ce n’est pas l’argument nutritionnel ou environnemental qui fera changer les mentalités, mais le fait que des chefs se mettent à «créer de la haute cuisine» à base d’insectes.

Ania Bialek, professeure d’anglais de 30 ans habitant à Bangkok, a voulu «tester la version classe» des insectes qu’elle avait déjà goûtés, comme de nombreux touristes, dans le quartier des routards de Bangkok, Khaosarn road, où les vendeurs ambulants d’insectes s’aventurent.

Elle se dit particulièrement séduite par le tiramisu aux vers à soie du chef Thitiwat, qui «ajoutent du croquant» à la crème.

«Mais je ne cuisinerais pas moi-même des insectes», dit-elle, sceptique quant à leur généralisation dans l’alimentation mondiale.

Pourtant, le phénomène émerge, notamment en Europe et aux États-Unis, avec des start-upcommercialisant chips, suppléments alimentaires et même hamburgers aux insectes, comme en Suisse, dans les supermarchés Coop depuis fin août.

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Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes


Des jeunes entrepreneurs ont décidé de prendre en main le gaspillage alimentaire des produits de la terre, autant les fruits et légumes bio que non-bio. C’est une belle initiative qui permet d’éviter de trop nourrir les poubelles
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Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes

 

ANNE STEPHNESON / EYEEM

Ou comment donner une seconde chance aux fruits et légumes

Heureusement, il existe maintenant plusieurs façons de réduire le gaspillage alimentaire. En plus du compost et de la commercialisation des fruits et légumes moches dans les supermarchés, voilà qu’il est maintenant possible de commander notre panier de fruits et légumes à peine moins beaux que ceux vendus à plein prix en épicerie.

L’entreprise Seconde Vie permet une fois de plus de réduire le gaspillage alimentaire. Fondée par les jeunes entrepreneurs, Thibaut Martelain et Quentin Dumoulin, l’idée leur est venue à la suite d’une visite à la ferme, où ils ont constaté le gaspillage immense au cours de la production maraîchère. Au lieu de voir les fruits et légumes légèrement défraîchis se retrouver à la poubelle, ils ont décidé de leur donner une deuxième chance.

Le concept est simple

Il suffit de commander notre panier en ligne en précisant la fréquence à laquelle nous aimerions les recevoir, chaque semaine ou aux deux semaines. Il faut ensuite choisir le point de cueillette qui nous convient le mieux. Il en existe actuellement une quarantaine principalement sur l’île de Montréal, en plus de trois endroits sur la Rive-Sud.

« Le contenu des paniers varie chaque semaine et nous essayons de nous adapter au maximum aux produits de saison. La composition des paniers est diffusée chaque samedi sur notre site internet » ajoute, Laetitia Penn, responsable marketing chez Seconde Vie.

À titre d’exemple, un panier bio (en surplus, mais pas vraiment difformes ou sur le point de moisir) pour une personne comprenant des fruits et des légumes coûte 22$. Alors que le panier pour une personne de produits locaux (non bio), difformes ou en surplus coûte 9,25$. Dans tous les cas, la quantité est souvent suffisante pour une semaine, à moins d’avoir des envies ou besoins précis de certains produits. Qui plus est, il n’y a aucune obligation d’achat, puisque la facturation se fait à chaque commande. Si on souhaite annuler notre commande ou changer la fréquence de livraison, on a qu’à leur faire savoir.

D’autres façons d’agir

En plus de cette nouvelle initiative pour éviter le plus possible le gaspillage alimentaire, il y a plusieurs autres gestes concrets que nous pouvons poser pour réduire les pertes d’aliments comestibles et ainsi minimiser notre empreinte écologique au passage.

En voici quelques-uns :

Conservez vos retailles de légumes (vert de poireau, pelure de pomme de terre, bout de carotte et de céleri) au congélateur et ajoutez-les à vos bouillons maison.

Planifiez vos achats en faisant un inventaire de ce que vous avez déjà dans votre garde-manger, réfrigérateur et congélateur.

Évitez d’acheter de grandes quantités d’aliments frais si vous n’avez pas prévu de les cuisiner.

Indiquez la date d’entreposage sur les aliments pour garder le fil de leur durée de conservation au congélateur et placez ceux ayant la date la plus éloignée à l’avant du congélateur.

Même chose dans le frigo, mettez les aliments à consommer rapidement à la portée de la main

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Gluten 101


Avant de choisir un régime sans gluten, mieux vaut en parler avec son médecin à savoir s’il y a possibilité d’être intolérant ou sensible au gluten avant de bannir certains produits dans son alimentation, car il faut éviter les carences de certaines vitamines et minéraux
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Gluten 101

 

Gluten

Photo: iStock by Getty Images

Doit-on bannir le gluten de son alimentation? Et ces maux de ventre sont-ils un signe d’intolérance ou de sensibilité? Des réponses afin de dissiper toute confusion.

20 juin. 2017 Chantal Éthier

 

Qu’est-ce que l’intolérance au gluten ?

Le gluten est une protéine contenue dans le blé, l’épeautre, le kamut, le seigle et l’orge. C’est elle qui donne, entre autres, de la texture et du volume aux produits de boulangerie. Chez 1 % de la population, cette protéine entraîne une destruction d’origine inflammatoire de l’intestin grêle – on parle alors d’intolérance au gluten ou de maladie cœliaque.

« Avec pour conséquences des douleurs abdominales, de la diarrhée, des éruptions cutanées et des carences en vitamines et en minéraux », indique le Dr Idriss Djilali-Saïah, immunologiste au CHU Sainte-Justine.

Les symptômes varient d’un individu à l’autre et sont parfois si légers qu’ils passent inaperçus. Sur 10 personnes affectées, 9 ne le sauraient pas, selon la Fondation québécoise de la maladie cœliaque.

Pourquoi l’autodiagnostic est-il dangereux ?

La seule façon de savoir si l’on est atteint de la maladie cœliaque est de subir des tests sanguins et une biopsie de l’intestin. Retirer le gluten de son alimentation sans avoir reçu un diagnostic peut atténuer les symptômes, mais les dommages causés à l’intestin vont se poursuivre en sourdine.

« La moindre molécule de blé peut causer de l’inflammation, dit la nutritionniste Nicole LeBlanc. C’est une maladie sérieuse, qui ne se traite pas seulement en achetant du pain sans gluten. Pour éviter la contamination avec les céréales proscrites, par exemple, il faut utiliser un grille-pain différent de celui du reste de la famille. »

Sans être intolérantes, certaines personnes se disent « sensibles » au gluten. Est-ce possible ?

« Même si aucun test ne permet de le détecter, ce syndrome existe bel et bien », précise le Dr Idriss Djilali-Saïah.

Les symptômes ressentis sont similaires à ceux de la maladie cœliaque, mais sans les dommages à l’intestin grêle.

« Par contre, on a découvert une certaine forme d’inflammation de la paroi intestinale des gens sensibles au gluten. Et les biopsies de ces patients diffèrent légèrement de la normale. »

On croit qu’une flore intestinale perturbée et une paroi intestinale trop perméable feraient partie des causes. La sensibilité au gluten toucherait moins de 6 % de la population. Le tiers des gens atteints du syndrome du côlon irritable seraient en réalité sensibles au gluten. On a également découvert que le retrait de cette protéine améliore la condition des patients atteints de troubles inflammatoires de l’intestin, comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.

Le blé contient-il plus de gluten qu’auparavant ?

Les experts ne s’entendent pas sur la question. Ce qui est certain, c’est que le pain en contient davantage, car on ajoute du gluten au moment de sa fabrication pour le rendre plus moelleux. Le blé et l’orge sont également utilisés comme agent épaississant ou rehausseur de goût dans les sauces, soupes, assaisonnements de légumes surgelés, saucisses, cretons

Les aliments sans gluten sont-ils plus santé ?

Pas nécessairement, d’après la nutritionniste Nicole LeBlanc.

« Pour donner de la texture au pain, aux biscuits et aux craquelins, le gluten est souvent remplacé par du gras, du sucre et de l’amidon. Alors, quand on opte pour une diète sans gluten, il faut d’abord choisir des aliments qui n’ont pas été transformés », dit-elle.

Est-ce que des maux de ventre après l’ingestion de pain ou de pâtes de blé sont un signe probant de sensibilité au gluten ?

« Certaines personnes qui se croient sensibles au gluten vont éviter le pain et se sentir effectivement mieux, explique le Dr Mickaël Bouin, gastroentérologue au CHUM. Mais, en fait, elles pourraient réagir aux fructanes, des sucres ­présents dans le blé, le seigle et l’orge. »

On a réuni sous l’acronyme FODMAPs des sucres difficiles à digérer qui, chez certains, provoquent des gaz et des douleurs abdominales. Le fructane en fait partie. (On trouve également ce sucre dans les oignons, les échalotes et les artichauts.)

Selon le Dr Bouin, la découverte des FODMAPs ne remet pas en question l’existence de la sensibilité au gluten.

« Certains malaises intestinaux ont des causes multiples qu’on commence seulement à mieux comprendre. »

Comment détecter le gluten qui se cache dans les aliments transformés ?

« Sur la liste des ingrédients, les mentions protéines végétales hydrolysées, extraits de levure, malt, sirop de malt ou amidon modifié ­signifient que ce produit peut contenir du ­gluten », explique la nutritionniste Nicole LeBlanc.

Que peut-on mettre dans son assiette quand on souffre d’intolérance ou de sensibilité au gluten ?

Des céréales naturellement sans gluten, comme le millet, le quinoa, le riz, le maïs, l’avoine non contaminée [cette céréale est souvent en contact avec le blé au moment de sa commercialisation]

De même que des produits nature : yogourt, viandes, poisson, fruits de mer, légumineuses, œufs, noix, graines, tofu, fruits et légumes.

 « J’ai moi-même reçu un diagnostic de maladie cœliaque il y a 17 ans, confie la nutritionniste. Et, croyez-moi, il y a tout de même moyen de bien manger… »

http://fr.chatelaine.com

D’un régime à l’autre


Les régimes miracles se vendent mieux, mais n’ont pas l’effet escompter, du moins à long terme. Il est vrai que certains aliments ont inutiles et l’abus ne fait qu’emmagasiner la graisse. Cependant, préférer des aliments et soustraire d’autres ne sont guère mieux. Il n’y a donc pas de miracle, l’exercice et une bonne alimentation (même avec des petits plaisirs aux papilles de temps à autre) sont les seuls moyens pour arriver à perdre du poids. Il y a quand même de l’aide pour ceux en difficultés, un peu comme les AA, les OA (Outremangeurs Anonymes) pourrait des outils précieux
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D’un régime à l’autre

 

STOCKVISUAL VIA GETTY IMAGES

Accuser tel aliment ou tel autre d’être responsable de l’obésité ou encore faire croire qu’il existe des diètes miracles relève de l’illusionnisme.

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour perdre quelques kilos ? Des diètes de toutes sortes apparaissent et disparaissent pour être remplacées par d’autres, souvent, encore plus farfelues que les précédentes… En 2000, j’ai eu le plaisir de collaborer à l’écriture d’un livre qui s’intitulait : Question de maigrir. Ce qu’il faut savoir pour contrôler son poids avec le Dr Dominique Garrel. Le Dr Garrel, un médecin et endocrinologue, a suivi une formation en recherche sur la nutrition à l’Université Berkeley en Californie et est professeur titulaire et directeur du Département de nutrition de la Faculté de médecine à l’Université de Montréal. Il ne s’agissait donc pas d’un livre qui donnait des recettes miracles, mais qui renseignait objectivement sur les routes à suivre si on voulait contrôler son poids. J’avais pensé que le livre, compte tenu de la crédibilité à toute épreuve de son auteur et des besoins de la population, se vendrait à plusieurs milliers, voire à des dizaines de milliers d’exemplaires. Tel ne fut malheureusement pas le cas. Il semble que dans ce domaine, il aurait fallu une recette miracle, une pilule quelconque ou une approche sensationnaliste pour attirer l’immense population de ceux qui désirent perdre quelques kilos.

D’ailleurs, il n’est pas étonnant que bien souvent, les succès de librairie relèvent d’au moins une des trois approches ci-haut citées. Mais il faut bien comprendre ici que le succès en est un financier pour celui qui sort la nouvelle méthode et non un succès en matière de perte de poids à long terme pour celui qui y adhère. La liste des diètes qui ont connu leurs heures de gloire et qui ressuscitent à l’occasion est longue : le régime Atkins, le régime de Berverly Hill, le régime hollywoodien, le régime basé sur les groupes sanguins, l’alimentation macrobiotique, l’alimentation vivante, le régime de Montignac, et je pourrais en ajouter d’autres.

« Par-delà le risque pour la santé plus ou moins important qu’apportent ces techniques, elles présentent un autre inconvénient majeur : Pendant que les personnes s’y adonnent, elles n’apprennent rien ou pire des faussetés en ce qui concerne la perte et le maintien du poids. Quand on tente de vous faire avaler qu’il existe de bons ou de mauvais glucides, on vous berne », mentionne le Dr Garrel dans son ouvrage..

D’autres diètes miracles supposément appuyées par des dictats scientifiques continueront d’alimenter nos fantasmes. Une des dernières en lice est celle de boire beaucoup plus d’eau que nécessaire. Ainsi, Heidi Powell, une étoile montante dans le domaine de la perte de poids et de l’entraînement suggère de boire, tenez-vous bien, 5 litres d’eau par jour, ce qui augmenterait le métabolisme de 30% et entraînerait une perte de poids. Peut-on parler ici de pseudoscience ? Sur le site de l’agence Science Presse, on relate un discours opposé d’une docteure écossaise :

« Selon Margaret McCartney, boire beaucoup d’eau peut perturber le sommeil et causer des dommages aux reins, entraînant une incontinence urinaire, surtout chez la femme. Une consommation excessive d’eau pourrait aussi déclencher une « hyponatrémie », une affection pouvant mener à une hypertension intracrânienne potentiellement mortelle. Selon elle, aucune preuve scientifique n’appuie les recommandations émises depuis plusieurs années par les nutritionnistes qui incitent à consommer autant d’eau. »

Pour ma part en ce qui concerne ma santé et mon alimentation, je préfère me référer souvent à cette faculté que l’on nomme le gros bon sens ou encore à un médecin spécialiste. Depuis l’aube de l’humanité, s’il y avait existé un truc miracle pour perdre du poids, cela se serait su ! Accuser tel aliment ou tel autre d’être responsable de l’obésité ou encore faire croire qu’il existe des diètes miracles relève de l’illusionnisme. La physiologie humaine est faite en sorte que lorsqu’on ingère plus d’énergie qu’on en a besoin, celle-ci sera mise en réserve sous forme de graisse pour pallier à l’éventualité d’une famine, phénomène qui se répétait très souvent anciennement. En effet pendant des centaines de milliers d’années, des périodes de famine se faisaient fréquemment sentir et décimaient des populations entières. Qu’elles soient dues à de mauvaises conditions météorologiques (eh oui, même lorsqu’il n’y avait pas d’automobiles et de pollution chimique, la météo pouvait connaître des écarts catastrophiques pour la cueillette des fruits et légumes), à des chasses infructueuses ou encore à des guerres, souvent les famines frappaient. Ceux qui avaient une bonne réserve de graisse survivaient, les autres non. C’est pourquoi, pendant longtemps, afficher un certain embonpoint était à la mode, c’était non seulement un signe d’opulence, mais aussi un espoir de survie en cas de disette.

Peu d’exercices et beaucoup de nourriture, voilà la diète parfaite pour l’obésité.

    Dans les pays industrialisés, les famines ont disparu et au lieu de travailler la terre, semer et récolter ses légumes ou au lieu d’avoir à courir de longues heures en forêt à la recherche de gibier, le seul exercice que l’on a à faire est de se rendre au supermarché du coin et marcher entre les allées pour aller chercher notre pitance. Peu d’exercices et beaucoup de nourriture, voilà la diète parfaite pour l’obésité.

    Et le retour au poids santé n’est pas une mince affaire. Des habitudes ont été prises sinon ancrées, des émotions ont été impliquées, des réflexes ont été acquis et ainsi reprendre le contrôle de son poids devient pour plusieurs un pénible travail au quotidien. Il faut s’astreindre à accepter d’y aller un jour à la fois tout comme pour toute autre dépendance. Mais dans ces autres dépendances, il est possible d’éliminer totalement l’agent en cause, que ce soit la cigarette, l’alcool ou les autres drogues. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Dans le cas où l’agent addictif est la nourriture, il est impossible d’y renoncer totalement. Le défi n’en est que plus difficile à relever. Tout comme il existe les AA (Alcooliques anonymes), il y a aussi les OA (Outremangeurs anonymes). On peut y trouver sur leur site web :

    « Chez OUTREMANGEURS ANONYMES, l’abstinence est l’action de s’abstenir de manger compulsivement. Nombreux d’entre nous ont constaté qu’ils ne pouvaient s’abstenir de manger compulsivement sans l’utilisation des (9) outils de rétablissement proposés par notre mode de vie.

    Ces neuf outils sont :

  • Le plan alimentaire

  • Le parrainage et le marrainage

  • Les réunions

  • Les appels téléphoniques

  • L’écriture

  • Les publications OA et AA

  • Le plan d’action

  • L’anonymat

  • Le service

Pour plus d’informations sur cet aspect de notre mode de vie, nous vous invitons à lire le dépliant « Outils de rétablissement » qui est disponible dans les réunions OA. »

(http://outremangeurs.org/) ou il est possible de les joindre au téléphone au : 514-490-1939 ou encore sans frais au 1-877-509-1939.

Nul n’est besoin de se rendre malade avec la panoplie de diètes proposées pour perdre du poids.

http://quebec.huffingtonpost.ca

L’alimentation biologique ne sauvera pas le monde


La France est plus avancée dans l’alimentation biologique, alors qu’au Québec, les certifications sont un problème pour l’attestation d’un produit, les terres qui ont les nutriments nécessaires ne sont pas en grand nombre etc l’agriculture biologie a permis d’augmenter le rendement sauf que pour l’environnement cela donne une très mauvaise notre. Donc, l’alimentation biologique n’est pas rentable et le chimique est toxique
Alors entre les deux ?
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L’alimentation biologique ne sauvera pas le monde

 

Un étal de légumes biologiques

Nos invités rappellent que la culture biologique doit se faire sans produits de synthèse, sans produits animaux, selon des normes de durabilité établies par des organismes certificateurs.   Photo : iStock

« La littérature scientifique est beaucoup plus nuancée qu’un flanc de boîte de céréales Kashi. »

Pour l’ingénieur écologue Serge-Étienne Parent, la culture biologique n’est pas durable parce qu’elle offre une trop faible productivité. Le manque de volonté politique, la lourdeur financière de la certification, l’absence de normes internationales et le manque de preuves quant aux bienfaits pour la santé contribuent par ailleurs à maintenir l’alimentation bio dans la marginalité au Canada. Sept spécialistes font le point au micro de Stéphan Bureau.

La chroniqueuse Katerine-Lune Rollet souhaite que le Canada prenne exemple sur la France :

« En 2013, le gouvernement français a lancé le programme Ambition bio 2017. L’objectif était de doubler les parts de surface en biologique pour la fin de l’année 2017. Déjà, la part de l’achat bio a bondi de 20 % dans le panier, l’an dernier, et la surface agricole engagée dans l’agriculture bio a augmenté de 16 %. Soixante-dix pour cent des Français déclarent acheter régulièrement des produits bios, ce qui n’est pas le cas au Québec. »

Certification inaccessible et laxiste


« De plus en plus de petites fermes, de jeunes qui se lancent en agriculture n’ont pas les moyens de se payer la certification biologique et n’y croient pas nécessairement, souligne le producteur maraîcher Francis Madore. Le bio n’est pas nécessairement parfait, ce n’est pas un système qui peut protéger de toute contamination à 100 %. L’utilisation de produits de l’agriculture conventionnelle est permise en agriculture biologique. Par exemple, des fumiers d’une ferme conventionnelle peuvent être appliqués sur une ferme bio. On parle aussi […] de la farine de plumes, de farine de sang, de poudre d’os… »

Vers un mur


« La principale tare du biologique, c’est sa faible productivité », dit Serge-Étienne Parent, qui rappelle que toute agriculture amène une perturbation de l’écosystème. « En régie biologique, il y a un manque de nutriments pour les plantes, ce qui cause des déséquilibres nutritifs. C’est surtout l’azote qui manque. Il y a le fait, aussi, que les mauvaises herbes sont plus difficilement contrôlables. […] Si on garde le même régime alimentaire que présentement, il n’y aura pas assez de surfaces cultivables pour le biologique. »

Disparités et manque à gagner


« À l’intérieur du bio, il y a tout un monde de disparités. Il y a quelques grands principes internationaux, mais [cela représente] une si grande variété », note la chercheuse Élise Desaulniers.

Selon elle, l’agriculture biologique n’a pas encore atteint le degré d’efficacité de l’agriculture chimique.

« L’agriculture chimique a permis, entre autres, de tripler la production mondiale de céréales des années 1960 à 1990, en outrepassant la croissance de la population, avec seulement 1 % de plus de terres utilisées. Donc, ça marche, l’agriculture chimique. Mais évidemment, ça a des conséquences environnementales épouvantables. Le gros défi, c’est de conjuguer les deux : le besoin de productivité des sols et [celui] de préserver l’environnement. »

Bienfaits théoriques


« Les études actuelles démontrent que les aliments bios n’auraient pas nécessairement plus de vitamines et minéraux que les aliments conventionnels, rappelle la nutritionniste-diététiste Anne-Marie Roy. Par contre, les fruits et légumes biologiques auraient plus de phytonutriments, particulièrement de la classe des composés phénoliques. Les phytonutriments sont des substances que la plante produit pour se protéger de son environnement. […] Et les phytonutriments auraient un pouvoir antioxydant, anti-inflammatoire, anticancer et auraient des bénéfices sur notre système immunitaire. »

Et la traçabilité?


« Un investissement devrait aussi être fait sur le plan de la traçabilité, un peu comme on le voit en Europe, affirme le restaurateur Charles-Antoine Crête. Dans des marchés comme à Rungis [en France], jusqu’à la dernière petite caissette de haricots est identifiée avec la provenance, le nom du producteur. Dans les épiceries [québécoises], des fois, c’est un peu plus ambigu. »

http://ici.radio-canada.ca