Perte de poids: pourquoi les régimes font grossir


C’est ce que j’ai toujours pensé que les régimes n’ont pas vraiment les effets escomptés sur le long terme. L’équilibre alimentaire est plutôt le meilleur choix en apprenant les signes de satiété et de faim, tout en délaissant certains aliments nuisibles
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Perte de poids: pourquoi les régimes font grossir

 

Perte de poids: pourquoi les régimes font grossir

Les personnes au régime ont plus eu tendance à devenir obèses que les autres.Photo Fotolia

Si vous comptiez vous mettre au régime et amorcer une détox de Printemps, ce livre signé par une neurobiologiste américaine pourrait vous dissuader. Dans Pourquoi les régimes font grossir, la spécialiste Sandra Aamodt apporte des clés pour trouver une voie plus sereine loin de l’obsession.

Fini les régimes paleo, atkins, cétogène et les conseils des magazines. Qui dit régime dit stress pour l’organisme et stress psychologique. Le neurobiologiste Sandra Aamodt insiste sur la notion de privation qui va déclencher dans le cerveau un état de famine et déboucher sur l’envie de manger.

Globalement, le taux d’échec à long terme d’un régime oscille entre 80 et 98 %.

Outre le phénomène bien connu du yoyo, plusieurs études qui ont suivi des personnes sur le long terme ont constaté que les personnes au régime ont plus eu tendance à devenir obèses que celles qui ne font pas de régimes. À noter que chez les plus jeunes, ils peuvent conduire à des troubles du comportement alimentaires.

Si les régimes conduisent à une perte du poids parfois rapide, il s’agit le plus souvent d’une fonte musculaire et non d’une perte de graisse. Mieux vaut être en bonne santé que mince, rappelle Sandra Aamodt.

Pour réussir le pari d’un équilibre énergétique sain, il faudrait s’intéresser au cerveau. C’est lui qui contrôle la faim et la consommation d’énergie. Notre fourchette de poids va être définie par notre cerveau en fonction de nos gènes et de nos modes de vie.

Dans son ouvrage Pourquoi les régimes font grossir, Sandra Aamodt décrit comment, lorsque nous privons notre corps de nourriture, le cerveau réagit en modifiant la répartition de notre consommation énergétique. Le thermostat pondéral se trouve dans l’hypothalamus, explique-t-elle.

En réduisant fortement ses apports caloriques, le cerveau va croire que les masses grasses du corps sont épuisés et d’un coup réduire le métabolisme et augmenter la sensation de faim.

QUELLES BONNES HABITUDES PRENDRE?

Au lieu de contrôler son assiette et tomber sous le joug des conseils et injonctions extérieures, la spécialiste préconise donc de retrouver une responsabilité personnelle en prêtant attention aux signaux de faim et de satiété.

On aura beau mettre de la salade verte dans l’assiette et s’épuiser à courir des distances folles, si l’organisme est stressé, la fameuse bonne volonté ne durera qu’un temps. Sans parler d’un intérêt accru pour les produits gras et sucrés qui se met en place. Cap donc sur les bonnes habitudes et non les bonnes intentions pour une stratégie gagnante à long terme. Pour ancrer une nouvelle habitude, il faudrait la répéter 21 jours.

Puisque le cerveau sait exactement la quantité de nourriture qu’il nous faut, l’auteur propose de délaisser les régimes et d’apprendre à manger avec plaisir et surtout attention pour atteindre notre objectif. En s’entrainant à la pleine conscience par des exercices de méditations autour de son assiette, on peut acquérir une discipline qui écarte les crises boulimiques et nous aide à faire les bons choix aux supermarchés.

Au fil du livre, la scientifique donne des conseils et astuces pour remiser au garage les paquets de chips et faire des courses «conscientes». À ce sujet, la scientifique a donné une conférence Ted X suivie par 3,5 millions de personnes.

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Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques


Beaucoup de produits sont maintenant offerts pour ceux qui suivent des régimes sans gluten. Le problème, c’est qu’ils contiennent des métaux dangereux tels que l’arsenic et le mercure.
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Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques

 

Le sans gluten, un régime alimentaire qui n'est pas sans risques

Le régime sans gluten est devenu très tendance.Photo Fotolia

La mode est au sans gluten, c’est indéniable. Aux États-Unis, un quart de la population estime déjà avoir consommé des aliments sans gluten, ce qui correspond à une hausse de 67 % en deux ans. Mais ce type de régime n’est peut être pas aussi sain qu’on ne le croit.

Les chercheurs ont découvert que ceux qui consomment des produits sans gluten (gluten free) sont exposés à des niveaux élevés de deux métaux nocifs pour la santé. En analysant les urines de participants, ils ont constaté un fort taux d’arsenic, un élément cancérigène ; et du mercure, un autre élément chimique dangereux pour la santé lorsqu’il est présent à fortes doses.

Ils existent de nombreuses versions sans gluten de céréales (pates, pain…). Pour remplacer le blé, les industriels utilisent le plus souvent de la farine de riz. Mais le riz est connu pour contenir jusqu’à dix fois plus d’arsenic que d’autres aliments.

DES TRACES DE MERCURE 70 % PLUS ÉLEVÉES

Des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago ont évalué l’urine de 73 participants. Ces derniers avaient entre 6 et 80 ans et tous avaient déclaré avoir mangé de la nourriture sans gluten sur une période de cinq ans.

Les niveaux de métaux toxiques étaient près de deux fois plus élevés, selon l’étude publiée dans la revue Epidemiology.

Les résultats ont montré que plus une personne avait consommé du sans gluten, plus elle avait des concentrations élevées d’arsenic dans son urine. Les traces de mercure étaient 70 % plus élevées qu’une personne qui ne suit pas de régime sans gluten.

L’auteur de l’étude, le docteur Maria Argos, a déclaré: «Ces résultats indiquent qu’il pourrait y avoir des conséquences imprévues pour ceux qui suivent un régime sans gluten».

Cependant, elle a ajouté que d’autres recherches sont encore nécessaires pour déterminer les conséquences à long terme sur la santé de la présence de ces deux métaux dans notre corps.

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Mal cuire du riz pourrait vous empoisonner… à l’arsenic


L’arsenic est présent dans la terre, mais avec les pesticides, il est plus en surface et le riz absorbe beaucoup d’arsenic. Un chercheur suggère une recette pour diminuer les risques surtout si on en consomme beaucoup
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Mal cuire du riz pourrait vous empoisonner… à l’arsenic

 

Mal cuire du riz pourrait vous empoisonner… à l'arsenic

Une exposition chronique à l’arsenic peut causer des problèmes de santé.Photo Fotolia

Il y a plusieurs façons de cuisiner son riz. Dans une petite ou une grande casserole d’eau, à la poêle… Mais la cuisson du riz n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Sans le savoir, vous êtes peut être en train de vous empoisonner à l’arsenic.

Il faut savoir que l’arsenic est naturellement présent dans la croûte terrestre. Mais l’utilisation de pesticides par l’homme a augmenté son niveau dans les sols. Et Le riz est une céréale qui a la particularité d’absorber de l’arsenic plus facilement que d’autres plantes.

Si l’arsenic ne pose pas de problème lorsqu’il est ingéré à faibles doses, le danger qu’il agisse comme poison est réel lorsqu’il est ingéré à des doses élevées.

Une exposition chronique à cette substance peut causer de nombreux problèmes de santé: problèmes de développement, maladies cardiaques, diabète, cancers… Cela peut même endommager le système nerveux. C’est pourquoi il est conseillé de ne pas cuire son riz n’importe comment.

TESTS ET CONSEILS DE CUISSON

 

Le professeur Andy Meharg, un expert de la contamination du riz, a testé les niveaux chimiques d’arsenic après avoir cuit du riz de trois façons différentes.

Il a d’abord cuit le riz par absorption, c’est-à-dire avec une faible quantité d’eau (1 portion de riz pour 2 portions d’eau). Une technique souvent utilisée pour obtenir un riz collant. Résultat, la proportion d’arsenic dans le riz était élevée.

Puis il a cuit le riz en augmentant la quantité d’eau (1 portion de riz pour 5 portions d’eau). À la fin de la cuisson, le surplus d’eau a été vidé. Le niveau d’arsenic a presque été divisé par deux.

Enfin il a cuit le riz après l’avoir fait trempé toute une nuit. Le niveau de toxines avait alors diminué de 80 %.

Le professeur Meharg a suggéré que cuire du riz dans un percolateur à café empêcherait l’arsenic de se lier au riz.

Mais peut être que vous ne possédez pas de percolateur à café et que vous n’avez pas non plus envie de laisser tremper votre riz toute une nuit. Dans ce cas, pensez au moins à bien rincer votre riz avant la cuisson et mettez suffisamment d’eau dans votre casserole (5 portions d’eau pour 1 de riz). Enfin, égouttez bien votre riz afin que la part d’arsenic restante soit inoffensive. 

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Du sucre ajouté dans la majorité des produits emballés?


Le sucre possède plusieurs noms qui mettent en déroute le consommateur qui veut faire attention aux taux de sucre dans ses aliments emballer. Le pire, c’est que ce que nous croyons meilleurs pour nous, ne l’est pas nécessairement
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Du sucre ajouté dans la majorité des produits emballés?

 

La Fondation des maladies du coeur et de... (photo Andrey Rudakov, archives bloomberg)

La Fondation des maladies du coeur et de l’AVC recommande que la consommation de sucre ajouté ne dépasse pas 10 % des calories totales ingérées au quotidien.

PHOTO ANDREY RUDAKOV, ARCHIVES BLOOMBERG

 

LOIS ABRAHAM
La Presse Canadienne
TORONTO

Des chercheurs qui ont examiné la proportion de sucre ajouté contenu dans différents produits alimentaires emballés s’attendaient à retrouver celui-ci en grande quantité dans les friandises, mais ont été surpris par son omniprésence dans la nourriture pour bébés, dans les barres tendres et dans les boissons.

Les deux tiers des produits dont la liste d’ingrédients a été passée en revue – plus de 40 000 au total – contiennent au moins une forme de sucre ajouté.

Les trois quarts des boissons comportent des sucres ajoutés, de même que des produits que les gens associent souvent à un choix santé, comme les barres tendres, a souligné le professeur à l’école de santé publique de l’Université de Waterloo, David Hammond, qui a travaillé sur cette recherche.

Environ la moitié des produits destinés aux bébés examinés par les experts contenaient du sucre ajouté, a par ailleurs ajouté M. Hammond.

Les chercheurs se sont penchés sur la présence de 30 types de sucre ajouté différents en se basant sur l’étiquetage des produits en vente, en mars 2015, dans les plus grandes chaînes d’épiceries canadiennes. Les résultats ont été publiés jeudi dans le journal de l’Association médicale canadienne, CMAJ Open.

Le sucre ajouté est généralement désigné comme le type de sucre qui est intégré à la nourriture et aux boissons pendant le processus de leur préparation ou de leur transformation. Les sucres naturels sont ceux qui sont contenus dans les fruits et légumes non transformés. On les retrouve aussi parfois dans le lait.

M. Hammond note que la situation est particulièrement préoccupante pour ce qui est de la composition des boissons.

«Les gens font la différence entre une bouteille de jus d’orange et une bouteille de Coke, (croyant que la première) est bien meilleure en matière de sucres contenus, a-t-il cité en exemple. Eh bien, si vous regardez notre analyse, cela vous dit, tout comme d’autres sources, que les jus contiennent en fait autant de sucre que les boissons gazeuses.»

Détecter la présence de sucre ajouté dans un produit en se fiant à son emballage peut s’avérer difficile pour les consommateurs. Certaines substances, comme celle dénommée «maltodextrine», peuvent ne rien leur évoquer.

La maltodextrine figure parmi les six formes de sucre ajouté les plus souvent remarquées par M. Hammond et ses collègues.

La Fondation des maladies du coeur et de l’AVC recommande que la consommation de sucre ajouté ne dépasse pas 10 % des calories totales ingérées au quotidien.

http://www.lapresse.ca/

Le régime méditerranéen est bon pour le cerveau vieillissant


Les meilleures habitudes alimentaires que nous devrions nous orienter vers le régime méditerranéen. En plus d’être bon pour le diabète, perdre du poids et la santé du coeur, il s’avère qu’il serait un atout précieux pour le cerveau vieillissant
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Le régime méditerranéen est bon pour le cerveau vieillissant

 

Photo d'une salade

Une salade Photo : iStock

Le cerveau de personnes âgées qui suivent un régime méditerranéen conserve plus de volume que le cerveau de celles qui ne le suivaient pas de façon aussi constante, montre une étude écossaise.

Un texte d’Alain Labelle

Ces bienfaits constatés s’ajoutent à ceux déjà bien documentés sur la santé du cœur, le diabète et la perte de poids.

Le régime méditerranéen comprend de nombreux fruits et légumes, de l’huile d’olive, des noix, des céréales, un peu de poisson, de vin et de volaille, et de la viande rouge en petite quantité.

Tous les participants ne suivaient pas les principes d’un tel régime de la même façon. Ceux qui ne le suivaient pas à la lettre étaient plus susceptibles de présenter une plus forte perte du volume cérébral au cours des trois années de l’étude, comparativement à ceux qui le suivaient avec discipline.

La différence de régime explique environ 0,5 % de la variation totale du volume du cerveau. Cela correspond à la moitié de la taille due à un vieillissement normal, affirme la Dre Michelle Luciano, de l’Université d’Édimbourg.

La chercheuse explique qu’en vieillissant, le cerveau a tendance à rétrécir et à perdre des cellules, ce qui affecte notre capacité à apprendre et à mémoriser. Selon elle, ces résultats laissent à penser que le régime méditerranéen a un impact positif sur la santé cérébrale.

Contrairement aux résultats d’autres travaux, ceux-ci n’ont pas montré d’avantages particuliers d’une alimentation plus riche en poisson et moins riche en viande sur le cerveau.

Il est possible que d’autres composants du régime méditerranéen soient impliqués dans cette relation ou simplement que le maintien du volume soit dû à l’interaction de l’ensemble des aliments entre eux. Dre Michelle Luciano

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Neurology.

http://ici.radio-canada.ca/

Alimentation : où trouver des protéines ?


Avec la malbouffe et les problèmes de santé que cela occasionne, mieux vaut faire sa propre cuisine et changer notre alimentation. Reste a savoir quoi manger pour donner à notre corps et surtout ressentir la satiété pour quelques heures
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Alimentation : où trouver des protéines ?

 

Kutsenko Denis/Shutterstock.com

Kutsenko Denis/Shutterstock.com

Avec les glucides et les lipides, les protéines sont, l’une des trois grandes familles de macronutriments. Elles participent au renouvellement des tissus musculaires. C’est dire leur importance. Mais quels aliments sont les plus riches en protéines ?

C’est peu dire que les protéines ont un rôle primordial pour notre organisme. Ils participent en effet au renouvellement des tissus musculaires, des phanères (cheveux, ongles, poils), de la matrice osseuse, de la peau…

Pour remplir ces missions, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a établi qu’il convient d’en manger (pour un adulte en bonne santé) 0,83 g par kilogramme de poids corporel et par jour. Pour les personnes âgées, c’est 1g/kg/jour qu’il faudra ingurgiter.

Les protéines animales sont généralement plus riches que les protéines végétales. Le fromage est particulièrement riche en protéines. Et le parmesan en est particulièrement doté puisqu’il en renferme 39,4g/100g. Autres fromages, ceux dits « à pâte pressée cuite », type emmental ou Comté. Leur teneur est de 30 à 33g/100g.

Certaines viandes sont également très riches. C’est le cas du rôti de porc, du jambon et du blanc de poulet avec une teneur moyenne de 37g/100g. Des gibiers comme le faisan ou le chevreuil vous apponteront plus de 32g.

N’oubliez pas les poissons. Le thon blanc ou les sardines en contiennent à hauteur de 30g/100g.

Les aliments végétaux ne sont pas à exclure pour autant. Les plus riches en protéines sont ainsi les graines oléagineuses (cacahuètes, amandes, pistaches, etc…) ou encore les légumineuses et leurs dérivés (tofu, pois chiche, haricots, lentilles…).

Quid des œufs ?

De nombreux sportifs vantent les bienfaits des œufs dans le cadre d’un régime hyperprotéiné. Qu’ils soient durs, crus ou à la coque, ils vous apporteront en moyenne 12 à 13g de protéines pour 100 g.

https://destinationsante.com

La faiblesse des arguments pour le véganisme


Le végétalisme ou véganisme est-il le meilleur régime alimentaire pour être en santé ? Personnellement, j’en doute, car trop risque d’avoir certaines carences et de plus, ceux qui prône ce mode alimentaire, devraient savoir que beaucoup de produits sont fait avec des animaux, que ce soit des crèmes pour la peau, des crayons de couleur, de l’encre, des produits pharmaceutiques, etc.
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La faiblesse des arguments pour le véganisme

 

Certaines personnes prônent de façon insistante l’idée que l’être humain n’est plus obligé de consommer de produits d’origine animale pour subvenir à ses besoins nutritionnels. Par la publication de livres et au cours de conférences, elles font la promotion du véganisme, un régime très restrictif où l’on doit non seulement se priver de viande, mais aussi de tout produit animal, y compris le lait et les œufs. L’achat de cuir est proscrit, et certains véganes vont même jusqu’à refuser d’utiliser un couteau qui a déjà servi à couper de la viande.

La santé, l’éthique ou l’environnement justifient-ils un régime composé seulement de plantes ? Revue d’un argumentaire végane.

 

L’argument de la santé

Les études scientifiques montrent que les véganes sont généralement plus minces et ont un taux de cholestérol et une pression sanguine moins élevés que la moyenne, ce qui réduit leurs risques de maladies cardiaques. Il faut tenir compte du fait que c’est seulement une corrélation : comme le remarque une étude de 2014, il est possible que les véganes soient en meilleure santé sur certains aspects parce qu’ils ont un mode de vie en général plus sain que la moyenne des gens.

Par contre, le véganisme (aussi appelé végétalisme lorsqu’il ne concerne que l’alimentation) augmente les risques de carences nutritionnelles, particulièrement en ce qui concerne les vitamines B12 et D, le calcium et les omega-3. Certaines carences ne peuvent être détectées avant l’apparition de symptômes de troubles neurologiques. À moins de consommer des aliments artificiellement enrichis de ces nutriments, la consommation de suppléments est nécessaire.

Des carences en fer et en zinc ont également été observées chez les véganes, l’absorption de ses deux minéraux par l’organisme humain étant plus difficile lorsque leur origine n’est pas animale. Il n’est pas exclu qu’un régime végétalien puisse entraîner à long terme de l’anémie, de l’ostéoporose et des troubles neurologiques.

Alors qu’il existe un bon nombre d’études sur le végétarisme, peu d’études ont été effectuées sur le végétalisme. La différence entre les deux types de régimes est pourtant importante, car contrairement au végétalien, le végétarien ne se prive que de la viande proprement dite et pas nécessairement d’œufs ou de lait, ce qui réduit grandement les risques de carences en vitamine B12. Un plus grand nombre d’études sur les végétaliens est nécessaire pour avoir un portrait clair de leur état de santé à long terme.

De plus, la plupart des études sur les végétaliens ont porté sur un nombre de sujets insuffisant et sur une période de temps trop courte pour que ces études aient une grande valeur scientifique. Il est donc pour l’instant impossible de tirer des conclusions définitives concernant tous les risques que pose l’adoption d’un régime strictement végétalien pour la santé, d’autant plus qu’il n’existe aucune étude sérieuse sur les effets du végétalisme sur la santé à très long terme.

Il n’y a donc pas de consensus scientifique sur la sécurité du végétalisme, quoi qu’en disent les associations nationales de diététiciens. S’il n’y a pas de consensus parmi les scientifiques, il demeure donc un risque raisonnable. Pourquoi les gens devraient-ils prendre le moindre risque pour leur santé ?

L’argument moral

Voyons maintenant l’argument moral : faire souffrir un animal serait immoral, sauf en cas d’extrême nécessité. L’interdiction morale d’utiliser des animaux si cela les fait souffrir, comme la plupart des jugements moraux, est très difficile à fonder rationnellement.

À moins d’être un psychopathe comme Patrick Bateman dans American Psycho, nous sommes tous d’accord avec l’idée qu’il ne faut pas faire souffrir inutilement les animaux. Mais comme l’écrit Jérôme Lafond dans Lady boucherie, la plupart des gens ne savent pas à quel point les animaux nous sont utiles. Les produits comme les crèmes pour la peau et le dentifrice contiennent de la glycérine, obtenue à partir du suif. On retrouve du gras animal dans les crayons de couleur, les craies, diverses encres et dans les explosifs. Avec l’ossature, on fabrique des boutons, des manches en os, de la colle et des fertilisants. Avec les intestins, on fabrique les ligatures chirurgicales. Enfin, de nombreux produits pharmaceutiques tirent leur origine des bovins, comme l’héparine extraite des poumons de l’animal, qui aide à la coagulation du sang, ou aux glandes à partir desquelles on extrait l’insuline et l’adrénaline.

Les véganes avancent aussi l’argument que si on évite de faire souffrir sans nécessité un être humain parce qu’il a intérêt à ne pas souffrir, on devrait, par souci d’équité, éviter de faire souffrir sans nécessité les animaux. La prémisse de cet argument est fausse : ce n’est pas parce qu’ils ont intérêt à ne pas souffrir qu’on évite de faire souffrir les êtres humains. On ne fait pas souffrir inutilement les êtres humains parce que des siècles de philosophie morale et politique nous ont amenés, pour la bonne marche de la société, à choisir pour tous une égale dignité, quel que soit l’état ou la condition de chacun. Ce n’est certainement pas la capacité de ressentir de la douleur qui fonde la reconnaissance des droits, car nous reconnaissons aux personnes atteintes d’insensibilité congénitale à la douleur avec anhidrose (une anomalie génétique rare qui fait que la peau du patient ne possède pas de cellules réceptrices de la douleur), les mêmes droits qu’on accorde à tous les membres de l’espèce humaine.

Cette considération renverse également l’argument « végane » qui affirme qu’il n’est pas cohérent d’accorder plus de droits à un être humain handicapé qu`à une espèce animale qui serait plus intelligente que cet individu. On ne peut comparer un individu à une espèce. Je sais bien que la notion d’espèce ne représente qu’un nuage de moyennes statistiques, mais dans le cas de l’être humain, la différence entre le phénotype d’un humain et celui d’un chimpanzé est suffisamment grande pour éviter toute confusion dans la distinction entre l’humain et le non-humain.

Quoi qu’il en soit, l’argument est inacceptable parce qu’il repose sur une fausse analogie : l’argument présuppose en effet que faire souffrir un animal est identique au fait de faire souffrir un être humain. Le respect qu’on éprouve naturellement pour nos semblables, on ne l’éprouve pas naturellement pour tous les animaux et il est impossible de la commander, car on ne peut exiger de personne qu’il éprouve un sentiment.

Il y a bien sûr des humains qui ne respectent pas leurs semblables et c’est la raison pour laquelle l’État impose des peines pour forcer tous les humains, même ceux qui n’éprouvent pas de bienveillance naturelle envers leurs semblables, à respecter des lois permettant le bon fonctionnement de la société. Les lois servent à gérer des problèmes d’action collective.

Les animaux ne font pas partie de la société, car ils ne ressemblent pas suffisamment aux humains pour que ce qui s’applique aux humains puisse aussi s’appliquer aux animaux. Qui accepterait de considérer comme des personnes les rats qui envahissent son appartement ?

L’argument environnemental

Il est vrai qu’une diminution de la consommation de viande correspond en général avec une diminution de la pollution et du gaspillage de ressources. Je dis bien en général, car l’effet positif pour l’environnement dépend de ce qui est consommé comme substitut et d’où provient ce substitut.

80 % de la production mondiale d’amandes provient de la Californie, une région durement frappée par la sécheresse. Si l’on tient compte de la rareté de l’eau en Californie, est-il vraiment écologique de remplacer le lait de vache produit au Québec (là où l’eau est moins rare) par le lait d’amandes ? Les bovins permettent de transformer le fourrage en nourriture pour les humains. Bien qu’il faille absolument éviter le surpâturage, dans les régions du monde où les terres ne peuvent produire que du fourrage, ces régions où toute autre forme d’agriculture entraînerait une plus grande désertification des terres, n’est-il pas plus écologique de manger de la viande ?

Il faut aussi tenir compte du fait qu’au Québec, il est difficile d’être végane et de consommer majoritairement des produits locaux. Importer des aliments cause de la pollution en raison du transport, nuit à notre agriculture nationale et accapare des terres de pays en voie de développement qui devraient servir à nourrir leur propre population.

Même s’il est vrai que produire des végétaux pollue généralement moins que produire de la viande, cet argument ne justifie pas l’abstention complète de la viande prescrite par le végétalisme. L’argument justifie de façon suffisante une réduction de la consommation de viande, d’œuf et de produits laitiers, mais il est insuffisant pour justifier une abstinence complète. En effet, de seulement réduire sa consommation de viande peut suffire pour faire sa juste part pour protéger l’environnement.

Conclusion

Tout bien considéré, l’abstention complète de viande n’est rationnellement justifiée par aucun des arguments que nous avons évalués. Le végétalisme apparaît comme un extrémisme moral qui ne tient pas suffisamment compte des données empiriques actuellement disponibles.

Références

P. CLARYS, T. DELIENS, I. HUYBRECHTS, et coll, Comparison of Nutritional Quality of the Vegan, Vegetarian, Semi-Vegetarian, Pesco-Vegetarian and Omnivorous Diet, Nutrients, 2014;6(3):1318-1332.
W. HERRMANN, H. SCHORR, K. PURSCHWITZ, F. RASSOUL, V. RICHTER, « Total homocysteine, vitamin B12, and total antioxidant status in vegetarians », Clinical Chemistry, 47 (2001), pp. 1094-1101.
W. J. CRAIG, « Health effects of vegan diets », The American Journal of Clinical Nutrition, May 2009 vol. 89 no. 5.
T. J. KEY, P. N. APPLEBY, M. S. ROSELL, « Health effects of vegetarian and vegan diets », Proceedings of the Nutrition Society, Volume 65, no 1, February 2006, pp. 35-41.
G. FRASER, « Risk factors and disease among vegans », in G. FRASER ed. Diet, life expectancy, and chronic disease, Studies of Seventh-day Adventists and other vegetarians, New York, Oxford University Press, 2003, pp. 231-239.

http://quebec.huffingtonpost.ca/