Une alimentation saine réduirait l’état dépressif chez les jeunes


Personnellement, je ne suis pas surprise. L’alimentation est importante autant pour la santé physique que morale.
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Une alimentation saine réduirait l’état dépressif chez les jeunes


S’il en était encore besoin, une nouvelle étude démontre qu’une mauvaise alimentation est associée à la dépression. Mais aucune étude n’avait encore été menée chez les jeunes. Cette tranche d’âge étant une période au cours de laquelle le risque de dépression est sensiblement accru, un régime diététique adapté peut donc influer sur la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes.

Des jeunes adultes souffrant de dépression ont accepté de se soumettre à un régime alimentaire plus sain pendant 3 semaines. Leur bien-être psychologique s’est considérablement amélioré comparé aux autres participants qui n’ont pas modifié leurs habitudes alimentaires. Selon une récente étude parue dans Plos One, manger plus sain aiderait à réduire les signes de dépression chez les jeunes adultes. Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’université Macquarie (Sydney, Australie) ont suivi 76 jeunes âgés de 17 à 35 ans pendant trois semaines.

« Il existe des preuves épidémiologiques solides qu’une mauvaise alimentation est associée à la dépression. L’inverse a également été démontré, à savoir qu’une alimentation saine, riche en fruits, légumes, poisson et viande maigre, est associée à un risque réduit de dépression », rappelle l’étude.

Mais des travaux portant sur ce sujet n’ont jamais été réalisés sur des jeunes adultes, soulignent les chercheurs.

Après 21 jours, les jeunes volontaires qui ont changé leur régime alimentaire ont vu leur score moyen de dépression chuter de 7,2 à 4,4, sachant que le chiffre 7 correspond à un niveau de dépression sévère. © Alarm A, Flickr CC by-nc-sa 2.0

Après 21 jours, les jeunes volontaires qui ont changé leur régime alimentaire ont vu leur score moyen de dépression chuter de 7,2 à 4,4, sachant que le chiffre 7 correspond à un niveau de dépression sévère. © Alarm A, Flickr CC by-nc-sa 2.0

Des résultats à consolider avec de plus amples recherches

Les jeunes qui ont participé à cette expérience présentaient tous des signes de dépression sévère et entretenaient un régime alimentaire riche en graisses et en sucres. Les volontaires ont été répartis au hasard en deux groupes. Le premier a suivi un régime diététique précis pendant 3 semaines composé (entre autres) de cinq portions de légumes, de deux à trois fruits et de trois portions de céréales par jour. Les participants du second groupe étaient libres de conserver leur régime alimentaire habituel.

Au bout de 21 jours, les volontaires qui ont changé leur régime alimentaire ont vu leur score moyen de dépression chuter de 7,2 à 4,4, sachant que le chiffre 7 correspond à un niveau de dépression sévère.

« Ces résultats sont les premiers à montrer que les jeunes adultes présentant des symptômes de dépression élevés peuvent s’engager dans une intervention diététique et y adhérer afin de réduire les symptômes de dépression. Les résultats justifient les recherches futures sur la durée de ces bienfaits, les effets des différentes compositions alimentaires et leur fondement biologique »,  concluent les chercheurs

https://www.futura-sciences.com/

Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises


A Montréal, IGA, Metro et Provigo donnent leurs denrées non vendu à Moisson Montréal pour quelle soit distribué aux moins nantis. Pourtant, le gaspillage alimentaire demeure un grand problème. La ville prévoit un règlement pour interdire le gaspillage alimentaire aux autres épiceries, restaurants, écoles, hôpital et autres industries. Si cela est bien gérer, je trouve que c’est une obligation qu’il devrait avoir partout au monde. Il n’y a aucune raison que l’on gaspille autant et que des gens continue de ne pas manger à leur faim.
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Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises

Photo: Courtoisie | Montreal Dumpster Diving

La Ville de Montréal pourrait imposer des amendes aux épiceries et aux institutions afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Les élus entendent toutefois prioriser la collaboration.

La Ville présentera jeudi son Plan de gestion des matières résiduelles 2020-2022. Une des mesures phares de ce plan consiste à l’adoption d’un règlement visant à interdire aux géants de l’alimentation de jeter à la poubelle des produits qui sont encore comestibles. Une mesure qui vise à contrer le gaspillage alimentaire tout en redistribuant ces denrées aux Montréalais dans le besoin.

Le règlement viserait les épiceries et les restaurants, mais aussi les hôpitaux et les écoles, entre autres.

«On a encore des enfants qui se rendent le ventre vide à l’école le matin. Ça n’a aucun sens», a déploré mercredi la responsable de la transition écologique à la Ville, Laurence Lavigne Lalonde.

Cette dernière a donné un point de presse jeudi pour donner quelques détails sur ce plan.

Actuellement, les matières résiduelles représentent 4% des émissions des émissions de gaz à effet de serre de la métropole. La majeure partie des émissions associées à ce secteur sont reliées à l’enfouissement, selon des données de la Ville.

«Les produits alimentaires, c’est une part importante de ce qu’on retrouve dans les déchets qu’on envoie à l’enfouissement.» -Laurence Lavigne Lalonde

Partenariats

Depuis 2013, la banque alimentaire Moisson Montréal récupère les invendus dans une centaine d’épiceries de la métropole. Celles-ci appartiennent aux chaînes IGA, Metro et Provigo.

«Ces trois grandes bannières nous ont donné un million de kilogrammes de denrées qui seraient allées autrement dans l’enfouissement, seulement l’an dernier», a souligné à Métro le directeur général de Moisson Montréal, Richard Daneau. 

L’objectif de la Ville est donc d’inclure l’ensemble des épiceries dans des partenariats avec des banques alimentaires ou de petits organismes locaux. Elle entend aussi élargir cette initiative aux écoles, aux hôpitaux et aux restaurants, entre autres.

«Et par la suite, s’il reste des denrées, on veut que ça soit composté en non enfoui. Parce que comme ça, ça peut être valorisé», a ajouté Mme Lavigne Lalonde.

La Ville espère ainsi s’approcher de la cible qu’elle s’est fixée de rendre la métropole zéro déchet d’ici 2030.

Amendes

Des amendes seront par ailleurs prévues pour les entreprises et les institutions qui refuseront de mettre en place les mesures nécessaires pour contrer le gaspillage alimentaire.

«Nous allons les accompagner [les entreprises], mais en même temps, je m’attends à des résultats», a laissé tomber la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le nouveau plan de gestion des matières résiduelles de la Ville fera prochainement l’objet d’une consultation publique. Une consultation portant spécifiquement sur le gaspillage alimentaire pourrait par ailleurs s’ajouter à celle-ci. Une pétition à cet effet a d’ailleurs recueilli plus de 10 300 signatures en moins de deux mois.

Enjeu financier

Le directeur général de Moisson Montréal voit d’«un bon oeil» le plan proposé par la Ville. Il soulève néanmoins que l’élargissement du plan de récupération des denrées alimentaires aux restaurants et aux institutions comme les écoles et les hôpitaux risque de soulever des défis.

«L’enjeu financier va rapidement arriver parce que les frais associés au transport [des denrées], c’est une grosse partie de nos dépenses», a indiqué M. Daneau. 

La banque alimentaire dispose actuellement d’un laboratoire qui analyse les denrées alimentaires qu’elle reçoit avant de les redistribuer à quelque 250 organismes de l’agglomération. Cela permet de s’assurer que les produits reçus ne contiennent pas de bactéries nuisibles à la santé.

«Il y a tout un enjeu de salubrité qu’il faudra valider dans le détail. Ce n’est pas parce que ce sont des gens en situation de pauvreté qu’il faut tourner les coins ronds en matière de salubrité et d’hygiène», a noté M. Daneau.

https://journalmetro.com/

En Équa­teur, on vend main­te­nant de la glace au cochon d’Inde


Non, c’est un sacrilège, je vais me contenter de rester avec la glace à la vanille.

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En Équa­teur, on vend main­te­nant de la glace au cochon d’Inde

par  Adrien Gingold

Une glacière répu­tée pour ses parfums peu communs se fait actuel­le­ment remarquer en Équa­teur avec sa nouvelle saveur cochon d’Inde, racon­tait le 18 septembre le jour­nal équa­to­rien El Universo.

Si la saveur peut paraître assez terrible de ce côté-ci de l’At­lan­tique, il faut néan­moins savoir que le cochon d’Inde, le cuy, est un mets très appré­cié dans cette partie d’Amé­rique du Sud.

L’idée de faire des glaces aroma­ti­sées au cochon d’Inde est venue à María del Carmen Pila­paña, plus connue sous le nom de « Doña María », lors d’une célèbre foire consa­crée à ce petit animal, où on le trouve décliné sous toutes ses formes et saveurs.

Après un mois d’ex­pé­ri­men­ta­tion, sa recette était prête à conqué­rir l’Équa­teur. Et c’est le cas : à Quito, ces cornets origi­naux vendus 1 dollar rencontrent un franc succès, du moins sur les réseaux sociaux.

Pour le jour­nal local Vistazo : « C’est une nouvelle manière de goûter l’un des plats tradi­tion­nels de notre gastro­no­mie. »

Source : El Universo

https://www.ulyces.co/

Un groupe dénonce la publicité alimentaire ciblant les enfants


Il y a 40 ans des lois ont été faite pour protéger les enfants d’être la cible de la publicité à la télévision, mais on constate que cette loi est contournée dans les emballages, les vitrines, étalages et promotions. 90 % d’entre eux sont des aliments ultra-transformé en sucre, sel ou gras. En plus, il est démontré que le marketing alimentaire serait une des causes à l’obésité
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Un groupe dénonce la publicité alimentaire ciblant les enfants

PHOTO AP

La Coalition Poids a recensé 469 emballages de produits alimentaires ciblant les enfants dans différents commerces.

Les entreprises alimentaires se servent des exceptions de la loi pour cibler les enfants québécois avec leurs publicités de collations, de boissons sucrées et de céréales, déplore la Coalition québécoise sur la problématique du poids qui redoute les effets négatifs sur leur santé.

STÉPHANIE MARIN
LA PRESSE CANADIENNE

Sur une période de six mois, elle a recensé 469 emballages de produits alimentaires ciblant les enfants dans différents commerces et note que 90 % d’entre eux sont des aliments ultra-transformés riches en sucre, en sel ou en gras.

La Coalition a dévoilé lundi une analyse qui constitue, selon elle, un « portrait de la publicité alimentaire aux enfants ».

Elle affirme qu’il s’agit d’un premier état de situation depuis l’adoption au Québec, il y a 40 ans, des articles 248 et 249 de la Loi sur la protection du consommateur qui interdisent la publicité commerciale ciblant les enfants de moins de 13 ans, notamment les annonces à la télé et sur le web.

Malgré cette interdiction, elle a constaté que les entreprises se servent d’autres moyens pour arriver à leurs fins comme les vitrines, les étalages et les emballages pour faire la promotion de leurs produits, car ils bénéficient d’exceptions prévues dans la loi.

Les trois catégories d’aliments les plus visés par la publicité aux enfants sont des aliments du quotidien : les collations, les céréales et les produits laitiers.

Les commerces de détail alimentaires comme les supermarchés regorgent de publicités pour les enfants, soutient l’organisme. Entre octobre et avril — et en excluant les gommes, les chocolats et les bonbons — la Coalition Poids dit avoir recensé 469 emballages de produits alimentaires ciblant les enfants. Plus de la moitié des emballages affichent un personnage populaire auprès des bambins comme la Pat’Patrouille, les Minions ou autres personnages d’Avengers ou de Disney pour les rendre attirants auprès de leur jeune clientèle.

« Il devient difficile pour les parents de faire l’épicerie avec les enfants sans qu’ils soient constamment bombardés de publicités les ciblant, attirant ainsi leurs demandes répétées pour obtenir des produits qu’autrement ils n’auraient pas demandés », souligne Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

Et puis, dans la très grande majorité des cas, il s’agit d’aliments ultra-transformés.

« On est pas du tout dans la valorisation d’aliments sains », a commenté en entrevue Mme Voyer.

Il est très bien documenté que la publicité aux enfants va influencer leurs habitudes alimentaires, qu’ils risquent de traîner toute leur vie, explique Mme Voyer.

« On est face à une épidémie d’obésité, même chez les enfants. Il y a plusieurs travaux notamment de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) qui démontrent que le marketing alimentaire a un rôle à jouer dans la crise d’obésité qu’on connaît ».

Quant à la restauration rapide et aux restaurants familiaux, les entreprises font de nombreuses offres de jouets avec le repas pour enfants. Très souvent, ils sont associés à des films, des émissions ou des séries de jouets populaires pour enfants, a relevé la Coalition. Mme Voyer souligne avoir vu des publicités destinées aux enfants lors d’activités familiales, comme les fêtes hivernales.

Les enfants sont vulnérables face à la publicité qui les cible, car ils sont incapables de reconnaître les intentions commerciales du marketing. En effet, ils ne comprennent la vraie nature de la publicité qu’au début de l’adolescence, soit vers 11-12 ans, peut-on lire dans le rapport.

La Coalition souhaite qu’Ottawa adopte une loi pour encadrer encore plus la publicité destinée aux enfants.

La Coalition Poids réunit les appuis de plus de 550 partenaires issus du monde scolaire, municipal, de la santé, de la recherche, de l’environnement, de la nutrition et de l’activité physique.

https://www.lapresse.ca/

Les rayons produits du monde sont-ils racistes?


Je ne me considère pas raciste, c’est ce que j’aime dans ma ville, il y a des gens qui sont originaires de partout dans le monde. Dans la plupart des grands supermarchés, il y a une allée de nourritures exotiques. Est-ce raciste ? Pour ma part, je ne crois pas, c’est d’ailleurs une bonne façon de découvrir d’autres aliments qu’on ne verrait peut-être pas s’ils étaient avec les autres produits. De toute façon où je vais faire mon épicerie, il y a une section bio est-ce raciste ?
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Les rayons produits du monde sont-ils racistes?


David Chang consière ces allées comme le «dernier bastion du racisme visible en plein jour dans le commerce de détail américain.» | Benjamin Sow via Unsplash

David Chang consière ces allées comme le «dernier bastion du racisme visible en plein jour dans le commerce de détail américain.» | Benjamin Sow via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur Washington Post

Un chef américain estime qu’il serait temps de mettre fin aux allées dédiées à la nourriture exotique dans les supermarchés.

Si le supermarché n’est généralement considéré que comme l’endroit où l’on fait ses courses, il rappelle à certain⋅es leur statut de personne d’origine étrangère. Les allées consacrées aux produits exotiques et autres aliments du monde les renvoie à leur différence. C’est en tout cas ce que ressent David Chang, le chef à la tête de la chaîne de restaurants Momofuku.

Considérant ces allées comme le «dernier bastion du racisme visible en plein jour dans le commerce de détail américain», il estime qu’elles doivent disparaître. Il rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, les produits italiens étaient marginalisés, au même titre que les aliments chinois, japonais et latinos. Ils sont depuis sortis de leur zone confinée pour rejoindre les rayons classiques des magasins. Les autres produits continuent d’être relégués dans les allées exotiques, alors même que les plats d’origine asiatique ou latino-américaine sont acceptés et consommés par le grand public. D’après Chang, si le problème persiste, c’est que l’on refuse d’en parler.

Omerta sur l’emplacement de la sauce soja

Phil Lempert, fondateur de Supermarketguru.com, un site d’analyse des tendances du commerce de détail alimentaire, ne partage pas son avis. Le fin connaisseur du fonctionnement des supermarchés raconte que les produits internationaux ont commencé à être vendus à partir des années 1950. Des distributeurs indépendants étaient spécialisés dans les produits alimentaires atypiques, d’origine chinoise, juive, italienne ou autre. Ils cherchaient des endroits où écouler leurs aliments et étaient aussi responsables des rayons et de leur réapprovisionnement. À eux d’adapter le contenu des rayons en fonction du public. Par exemple, ils ont rapidement compris que la clientèle blanche était curieuse de découvrir de nouvelles recettes, pour peu que tous les ingrédients pour les préparer se trouvent au même endroit.

Aux yeux de Joseph Perez, vice-président de l’entreprise hispanique Goya Foods, les premières allées consacrées aux aliments étrangers avaient bel et bien des fondements racistes. Au fur et à mesure que des immigrant·es mexicain·es et sud-américain·es s’installaient aux États-Unis, les supermarchés se dotaient de rayons exotiques, que les responsables prennaient grand soin de cantonner au fond de leurs grandes surfaces.

Perez l’affirme, «ils ne voulaient pas de clientèle dans leurs magasins, tout du moins pas à côté de la clientèle blanche.»

Peut-être que le nerf de la guerre est ailleurs.

«Ces allées n’ont rien à voir avec le racisme», pense Jay Rosengarten, responsable de la chaîne de magasins Food Emporium. «Cela a tout à voir avec la façon dont les gens achètent de la nourriture.»

La clientèle est plus susceptible d’acheter des ingrédients d’une même origine lorsqu’ils sont placés à proximité. Cela permet également de vendre les produits à un prix supérieur tout en augmentant le trafic dans ces rayons. Finalement, d’après Perez, les allées exotiques ont surtout contribué à améliorer la visibilité des produits du monde. Une belle victoire pour les tortillas et la sauce Yum Yum.

http://www.slate.fr/

Non, l’eau n’est pas la boisson la plus hydratante


Il faut boire de l’eau tout le monde est d’accord, mais côté hydratation, il semble qu’il serait en 2e position. Car il n’y a pas de petites quantités de protéines, gras et de sucre (naturel), ce n’est ni l’alcool, café, thé, tisane, boisson gazeuse … il reste donc ???
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Non, l’eau n’est pas la boisson la plus hydratante

Si vous avez le choix entre un soda et de l'eau, choisissez toujours de l'eau pour vous hydrater. | Andrej Lišakov via Unsplash

Si vous avez le choix entre un soda et de l’eau, choisissez toujours de l’eau pour vous hydrater. | Andrej Lišakov via Unsplash

Repéré par Mathilda Hautbois

Repéré sur CNN

Et vous ne vous doutez certainement pas de celle qui l’est.

L’eau n’est pas la boisson qui hydrate le plus, selon une étude de l’université St Andrews en Écosse qui a comparé les propriétés d’hydratation de plusieurs boissons différentes. Les résultats ont révélé que même si l’effet de l’eau est plus rapide sur le corps, qu’elle soit bue dans sa version plate ou pétillante, les boissons contenant un peu de sucre, de gras ou de protéines hydratent le corps mieux et plus longtemps.

Ce phénomène serait lié à la façon dont nous réagissons aux liquides, selon Ronald Maughan, professeur à l’école de médecine St Andrews et auteur de l’étude: il ne suffit pas de boire. Encore faut-il que ce qui est bu soit absorbé par le circuit sanguin et gagne le reste du corps.

Le lait, grand vainqueur

La composition des liquides est justement un facteur qui favorise leur action sur l’organisme. Le lait s’est avéré être plus efficace en la matière que l’eau, grâce au lactose, aux protéines et aux matières grasses qu’il contient. Gâce au sodium qu’il contient, le lait agit comme le ferait une éponge en réduisant la production d’urine et en retenant plus longtemps l’eau dans le corps. Les solutés de réhydratation orale favorisent également la rétention d’eau par l’organisme, car ils contiennent des petites quantités de sucre, ainsi que du sodium et du potassium.

D’après Melissa Majumdar, diététicienne, coach personnelle et porte-parole de l’Academy of Nutrition and Dietetics, «cette étude nous confirme beaucoup de choses que nous savions déjà: les électrolytes –tels que le sodium et le potassium– contribuent à une meilleure hydratation, tandis que les calories contenues dans les boissons entraînent une vidange gastrique plus lente, donc une miction plus lente.»

Les jus de fruits et les sodas restent toutefois moins hydratants que l’eau et le lait, et apportent des sucres et des calories supplémentaires, a expliqué Melissa Majumdar. Si vous avez le choix entre un soda et de l’eau, choisissez toujours de l’eau pour vous hydrater.

En ce qui concerne l’alcool, qui fait beaucoup uriner, l’hydratation dépend de la quantité totale de boisson absorbée.

«La bière entraînerait moins de pertes d’eau que le whisky, parce que vous ingérez plus de liquide avec la bière», a expliqué Ronald Maughan avant d’ajouter que «les boissons avec de l’alcool fort déshydratent, pas les boissons alcoolisées diluées.»

Quant au café, cela dépend de la quantité de caféine consommée. Selon l’étude, un petit noir ordinaire serait aussi efficace que l’eau pour vous réhydrater.

http://www.slate.fr/

Un nouveau chocolat "entier" et écolo, 100% fruit du cacaoyer


Le chocolat est fait avec des fèves de cacao, alors que le fruit est jeter. Un vrai gaspillage. Mais cela va changer, car sur le marché, il sera offert du chocolat fait aussi avec le fruit. Ce qui pourrait être plus intéressant point de vue nutritionnelle avec ses 90% de fibres et 25% de protéines en plus que les produits standard et sans sucre ajouté
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Un nouveau chocolat « entier » et écolo, 100% fruit du cacaoyer


Un nouveau chocolat "entier" et écolo, 100% fruit du cacaoyerLe nouveau type de chocolat Barry Callebaut, fait à partir de la totalité de la fève de cacao© Barry CALLEBAUT/AFP/Handout

San Francisco (AFP)

Comment innover dans le chocolat sans ajouter toutes sortes d’arômes ou d’ingrédients? En utilisant le fruit du cacaoyer, et rien d’autre. Le leader mondial du cacao Barry Callebaut a présenté vendredi une nouvelle façon de fabriquer du chocolat pour répondre aux défis d’une industrie qui cherche à se renouveler.

« Le chocolat est fait à partir des fèves de cacao, qui sont les pépins d’un fruit. Mais pourquoi n’utiliser que les pépins et jeter le reste du fruit ? Ca ne fait aucun sens d’un point de vue écologique ou économique », explique Antoine de Saint-Affrique, patron du groupe suisse.

Actuellement, la plupart des fabricants de chocolat, industriels ou artisanaux, n’achètent aux plantations que les fèves de cacao, et tout le reste – 70% du fruit – est jeté. Comme si on ne consommait que les pépins d’une orange.

Pour son nouveau chocolat, et d’autres produits alimentaires (y compris des boissons), Barry Callebaut va se servir de quasiment toute la cabosse, y compris la pulpe, selon un processus de transformation qui intervient dans les deux heures après la récolte. Pas de sucre ajouté, la douceur vient du jus naturellement sucré.

Le résultat : un chocolat au fruit entier (« WholeFruit chocolate ») qui a bien le goût de chocolat, avec 90% de fibres et 25% de protéines en plus que les produits standard, et 40% de sucre en moins.

– Palais français –

Barry Callebaut fournit du cacao et des préparations à base de chocolat aux grands groupes alimentaires tels que Nestlé, Hershey’s, Mondelez ou Unilever mais aussi aux professionnels de la pâtisserie.

Avec cette innovation, l’entreprise plus que centenaire espère s’adresser aux jeunes adultes, qui, selon elle, recherchent des « plaisirs sains et honnêtes », bons en termes de goût mais aussi respectueux de l’environnement.

« Le marché français aime les chocolats de caractère, riches en cacao, avec des notes de fruits, donc c’est un chocolat qui correspond très bien au palais français », analyse Martin Diez, chef chez Barry Callebaut, tout déposant délicatemment de la poudre de pitaya (fruit du dragon) sur des étoiles croquantes en chocolat au fruit entier.

Il estime que cette nouvelle variété a tout autant de chances de plaire aux Américains, au palais pourtant réputé plus sucré, notamment car « ils aiment les produits enrichis en protéines et en nutriments ».

Les Californiens seront d’ailleurs les premiers à goûter au chocolat « entier », sous forme de snacks commercialisés par le groupe américain Mondelez.

« Il nous semblait naturel de lancer une innovation fondamentale, à San Francisco, la ville de l’innovation », commente Antoine de Saint-Affrique.

Le groupe helvétique, qui réalise près de 7 milliards de francs suisses de chiffre d’affaires annuel, a pris le parti de se renforcer sur les produits à plus forte valeur ajoutée, alors que la consommation de chocolat stagne dans les marchés développés (Europe et Amérique du Nord).

– Jus de cabosse –

La nouvelle gamme présentée vendredi comportera deux catégories, un chocolat noir baptisé « Bold » (« audacieux »), fabriqué 100% à partir du fruit du cacaoyer, très riche, et le « Velvety » (« velouté »), un chocolat au lait, plus léger en bouche.

Ils seront vendus aux artisans dans le monde à partir de mai 2020, mais d’ici là 30 chefs vont pouvoir les découvrir et créer de nouvelles confections.

L’année dernière, Barry Callebaut avait déjà innové avec un chocolat rose, fabriqué à partir de la fève dite « rubis », censé devenir la quatrième catégorie de chocolat (noir, lait, blanc et rose).

Son client Nestlé en avait recouvert des KitKat, sa marque phare de gaufrettes chocolatées, d’abord pour les consommateurs japonais et sud-coréens.

« Avec +Ruby+, ils posaient la question: +Pourquoi le chocolat devrait-il toujours être brun?+ Cette fois-ci ils demandent: +pourquoi n’utiliser que la fève de cacao? Pourquoi ignorer la pulpe?+ », commente Clay Gordon, consultant et expert de l’industrie du chocolat, entre deux gorgées de cocktails à base de jus de cabosse.

Une question fondamentale quand l’industrie doit se préoccuper aussi bien de protection de l’environnement que d’épidémie d’obésité.

Signe qu’il n’y a pas de temps à perdre, le géant agroalimentaire Nestlé a lui-même sorti en juillet un chocolat noir 70% entièrement fabriqué à partir du fruit du cacaoyer.

Mais le chocolat « entier » n’est pas prêt de remplacer le chocolat issu uniquement des fèves, dont Barry Callebaut vend 2 millions de tonnes par an.

« Ce nouveau produit est plus onéreux, parce que vous devez capturer les divers éléments du fruit quand il est frais, à la récolte », raconte Antoine de Saint-Affrique. « Cela demande une logistique très diférente et une transformation beaucoup plus compliquée. C’est pour cela qu’on le lance d’abord avec les artisans ».

© 2019 AFP

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