L’amour au temps de la course aux armements


La vie sexuelle pour certains animaux, et insectes n’est pas sans mal, voir même traumatisante. Une espèce de coléoptère a évolué dans une sorte de course à l’armement dont la femelle subie des conséquences malheureuses en vivant moins longtemps après sa progéniture
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L’amour au temps de la course aux armements

 

Le pénis de la bruche du niébé mâle est recouvert d'épines.

Le pénis de la bruche du niébé mâle est recouvert d’épines.   Photo : Université d’Uppsala

Pas facile de s’accoupler pour une certaine espèce de coléoptères (qui englobe les scarabées, les coccinelles, les hannetons…) dont le pénis des mâles se barde d’épines de plus en plus longues et pointues et dont la paroi des parties génitales de la femelle s’épaissit pour réussir l’exercice de fécondation. Voici l’histoire d’une sexualité extrême.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Un texte d’Alain Labelle

L’espèce en question : la bruche du niébé ou Callosobruchus maculatus. Des chercheurs australiens l’ont étudiée pendant dix ans et ont réussi à mettre en évidence une véritable « course aux armements » sexuelle au sein de l’espèce.

Le phallus du mâle ressemble étrangement aux fléaux d’armes, ces boules en acier aux pointes acérées utilisées au Moyen Âge pour terrasser l’adversaire.

Quant aux femelles, elles n’en sortent pas indemnes : en effet, la paroi de leurs parties génitales s’est épaissie pour y faire face.

« L’accouplement traumatique est observé chez plusieurs autres espèces », explique Liam Dougherty de l’Université d’Australie-Occidentale à Crawley.

D’autres exemples

Un autre exemple, plus connu, est celui des punaises de lit. Le mâle perfore l’abdomen de la femelle avec son pénis en forme d’aiguille hypodermique pour directement déverser ses spermatozoïdes au bon endroit. Des piquants ornent également les pénis de nos cousins les chimpanzés, des chats ou des limaces de mer.

Pourquoi un animal développe-t-il de telles armes? La théorie dominante veut que les mâles équipés de pénis avec de longues épines aient une plus grande réussite en matière de fertilisation.

Ainsi, pour augmenter son succès reproductif, au cours des générations, la bruche du niébé a acquis des épines de plus en plus longues, comme le veut la sélection sexuelle décrite par Darwin.

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B, ces accouplements dévastateurs ne sont pas immédiatement meurtriers. Cela ne serait pas à l’avantage du mâle, puisque la femelle doit pouvoir élever sa descendance. Mais, à terme, ils réduisent la durée de vie des femelles.

Ces dernières ne sont pas restées sans réaction face à cette évolution :

  • l’épaisseur moyenne de l’appareil génital de la femelle a augmenté pour éviter la perforation;
  • les femelles ont développé leur système immunitaire, les plaies sont moins nocives et peuvent être réparées plus rapidement.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont étudié 13 groupes de bruches du niébé élevées en laboratoire pendant plus de 10 ans. Les chercheurs ont ainsi pu voir défiler environ 100 générations.

La coévolution observée chez cette espèce aboutit à une course aux armements sexuelle, mais également à une baisse de la fertilité des femelles. Liam Dougherty, chercheur

Le chercheur rappelle que chez de nombreuses espèces, les intérêts évolutifs des mâles et des femelles peuvent être différents, un concept que les scientifiques appellent le conflit sexuel.

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Bien choisir ses fruits


Il arrive qu’on achète des fruits qu’ils ne sont pas prêts pour la consommation, car ils ne sont pas mûrs. Ce n’est donc pas le moment de les mettre au frigo, car le processus de mûrissement n’est pas égal et endommage le fruit, sauf pour les petits fruits qui eux sont cueillis quand ils sont mûres
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Bien choisir ses fruits

 

Le rayon des fruits est un lieu de splendeurs... et de déceptions. Qui n'a... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE, photomontage La Presse)

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE, PHOTOMONTAGE LA PRESSE

 

ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

Le rayon des fruits est un lieu de splendeurs… et de déceptions. Qui n’a jamais choisi un fruit en apparence savoureux pour finalement mordre dans une pêche farineuse ou dans une mangue pâteuse? Même si choisir ses fruits n’est pas une science exacte, notre journaliste Alexandre Vigneault a récolté quelques trucs auprès de spécialistes.

Le défi du mûrissement

On ne choisit pas un fruit comme on puise dans un étalage de boîtes de tomates. On évalue sa robe, on teste sa fermeté, on prend son temps et, pourtant, il arrive qu’on se trompe: le cantaloup ne goûte rien, la chair de l’avocat est constellée de taches noires et pleine de fibres coriaces.

Ce n’est pas forcément votre faute si la poire que vous avez choisie est déjà brune et pâteuse au moment où vous la croquez.

«Il faut dire aux gens que ça n’a rien à voir avec eux, précise d’ailleurs Christina Blais, nutritionniste et chargée de cours à l’Université de Montréal. Ces problèmes-là, la plupart du temps, sont causés par des problèmes d’entreposage après la cueillette.»

Quantité de fruits vendus ici poussent ailleurs. Parfois à l’autre bout du monde, comme les kiwis de la Nouvelle-Zélande. Les fruits, de manière générale, ne sont pas cueillis à maturité.

«Si on cueille un fruit mûr, imaginez le trouble de le transporter sans qu’il ne s’abîme, explique la nutritionniste, en évoquant le lavage, l’emballage et le transport. C’est sûr qu’il n’arriverait pas à bon port en bon état.»

Les fruits sont des produits «vivants», souligne Francis Bérubé, chef de la mise en marché, fruits et légumes, chez IGA.

«On travaille avec des produits qui ne sont pas manufacturés en usine comme une boîte de céréales, par exemple, qui est toujours de qualité égale. On doit faire avec ce que la nature nous offre et, parfois, ce n’est pas constant.»

Et s’il affirme que «la perfection dans les fruits, c’est impossible»,

Francis Bérubé assure que la chaîne IGA (Sobeys), qui importe elle-même la grande majorité de ses fruits, cherche toujours à offrir la «qualité numéro un» et la plus grande variété à ses clients en toutes saisons.

«On a des gens qui travaillent avec les producteurs dans les champs, pour vérifier la qualité et voir si elle correspond à nos standards», assure-t-il. Des contrôles ont aussi lieu au moment du transport et à l’arrivée en entrepôt. Oui, il arrive que des cargaisons soient refusées. «Régulièrement», précise-t-il.

Gare au froid

«L’idéal est de ne pas prendre les fruits à maturité et de les faire mûrir à la maison», conseille de manière générale Nathalie Lamarre-Bourget, de la fruiterie Chez Louis, située au marché Jean-Talon.

Une grande variété de fruits peut en effet profiter de quelques jours passés sur le comptoir. C’est le cas des abricots, des avocats, des bananes, des mangues, des prunes et des pêches, par exemple. Il faut toutefois les tenir loin du frigo.

«Si je prends des poires qui ne sont pas mûres à l’épicerie et que je les mets au réfrigérateur, ce n’est pas bon: le froid peut les endommager et elles ne mûriront jamais correctement», explique Christina Blais.

Le mécanisme chimique de mûrissement de plusieurs fruits, dont la poire, est en effet affecté par les températures trop basses.

Une fois mûrs, ces mêmes fruits dits «climactériques» peuvent toutefois passer quelques jours au frigo sans en souffrir. En revanche, les petits fruits (fraises, framboises, etc.) et les fruits dits «non climactériques» ne mûrissent plus ou presque plus une fois cueillis. Ils peuvent ramollir, sans toutefois se bonifier. C’est le cas des melons, de l’ananas, des raisins, des grenades, par exemple. Avec eux, le froid est un allié.

Miser sur les fruits de saison est toujours une bonne idée, selon Christina Blais.

«Quand c’est le temps des pêches, on y va à fond et on en mange tous les jours», lance la nutritionniste.

Avril, mai et juin sont les mois de la mangue, signale Francis Bérubé. Il ne croit toutefois pas que les gens devraient bouder les autres variétés de fruits pour autant.

«Les fruits sont de saison, à différents moments de l’année, un peu partout sur la planète, expose-t-il. Ce n’est plus comme il y a 20 ou 25  ans, alors que les fruits n’étaient disponibles qu’en saison. Maintenant, ils sont disponibles à l’année, parce qu’on a développé des réseaux d’approvisionnement à travers la planète qui sont efficaces et qui donnent des fruits de qualité.»

Conseils de pros

> Ne pas mettre les fruits au réfrigérateur s’ils ne sont pas mûrs. Mieux vaut les laisser sur le comptoir et les réfrigérer par la suite. Quelques jours seulement.

> Pour accélérer le processus, on peut les placer dans un sac de papier sans trop serrer. Évitez le sac de plastique, qui retient trop l’humidité et ne respire pas.

> Inutile de placer les fruits au soleil.

«La lumière n’a strictement rien à voir là-dedans», tranche Christina Blais.

> Le mûrissement des fruits est déclenché par un gaz appelé éthylène. Pour accélérer le processus, on peut aussi placer des fruits à mûrir près d’un gros producteur d’éthylène: une banane mûre ou une pomme.

> Les fruits possèdent une couche protectrice naturelle. Il ne faut pas les laver avant de les entreposer, seulement au moment de les consommer.

> À l’épicerie, choisissez des fruits rendus à différents stades de mûrissement, lorsque c’est possible. Cela évite qu’ils soient tous prêts en même temps et peut limiter les pertes.

> Évitez les fruits meurtris, qui risquent de comporter des taches brunâtres. Sauf si vous souhaitez les cuisiner, car leur apparence est alors de moindre importance.

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Note: certains conseils sont tirés du «Home Storage Guide for Fresh Fruits and Vegetables» publié par l’Association canadienne de la distribution des fruits et légumes (CPMA, selon l’acronyme anglais).

Les poires changent vite, mieux vaut les avoir à l’oeil quotidiennement en tâtant le pourtour du pédoncule.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE, PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Sont-ils mûrs? Toucher, regarder et sentir

Pour sélectionner de bons fruits, il faut se servir de sa tête, mais surtout de ses yeux, de ses doigts et de son nez.

Poire

«Les poires, c’est mieux de les laisser mûrir à la maison», estime Francine Cadorette.

Les Bartlett et Rocha peuvent être achetées encore fermes et assez vertes, elles prendront des couleurs. La Bosc (notre photo) doit être d’un brun doré. Les poires changent vite, mieux vaut les avoir à l’oeil quotidiennement en tâtant le pourtour du pédoncule. Et les consommer plus fermes que trop molles.

Mangue

Une mangue Ataulfo à point est d’un jaune doré, pas verdâtre. Sa peau ne comporte pas de meurtrissures brunes et n’est pas flétrie. Les variétés de mangue rouge doivent être plus colorées que vertes et le plus uniformément possible. Une mangue à point sera légèrement molle lorsqu’on exercera une pression avec les doigts. Une fois mûre, elle se garde environ trois jours au frigo.

Pêche

Une pêche qui, au toucher, semble «toute d’un bloc» sera farineuse, dit Nathalie Lamarre-Bourget de la fruiterie Chez Louis, au marché Jean-Talon.

Mûre, sa surface cède donc à une légère pression, et elle exhale un arôme de… pêche. Une fois mûre, elle se garde une semaine au frigo. Comme elle est fragile, il vaut mieux ne pas les empiler. Trop mûre, elle est meurtrie et ratatinée.

Avocat

Un avocat trop vert n’est pas mûr. Et il est dur. En mûrissant, sa peau devient presque noire.

«C’est mieux de tâter sur le dessus, près du pédoncule. S’il s’enlève facilement, c’est le signe que l’avocat est prêt», dit Francine Cadorette, vendeuse de fruits au marché Jean-Talon.

Un avocat mûr peut se garder entre deux et cinq jours au frigo. Trop mûr, il est très mou, meurtri et sera brunâtre à l’intérieur.

Melon miel

Il n’est pas facile de distinguer à l’oeil un melon à point et un autre qui n’aura pas suffisamment mûri. Mieux vaut le toucher en exerçant une pression avec les doigts. Sa peau doit céder un peu. Surtout, il faut le sentir.

«Quand il n’est pas mûr, il n’y a pas de parfum», résume Nathalie Lamarre-Bourget.

Un melon miel dont la peau comporte beaucoup de petites bosses se sera gâté sans avoir jamais mûri.

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Lait végétal : quels dangers pour les bébés ?


 

C’est bien beau le végétalisme, mais il y a certaines points qu’il est important de savoir en ce qui a attrait à l’alimentation des enfants et des bébés. Par exemple, le lait, il est primordial pour la croissance du bébé, ce que les boissons végétales n’offrent pas ou du moins très peu et pouvant même entraîner la mort
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Lait végétal : quels dangers pour les bébés ?

Lait végétal : quels dangers pour les bébés ?

Un bébé en Belgique, nourri exclusivement au lait végétal, est mort de malnutrition et de déshydratation. Ces laits végétaux sont-ils à ce point dangereux pour la santé des bébés ?

Le bébé est mort de dénutrition et de déshydratation

Un couple belge végétarien et propriétaire d’un magasin biologique avait décidé de nourrir leur bébé exclusivement avec du lait végétal. Ils ont donc alterné avec du lait de maïs, de riz, d’avoine, de quinoa ou de sarrasin dans les biberons, de ses 4 à ses 7 mois. Alors que l’enfant souffrait de vomissements, les parents se sont rendus chez le médecin, qui leur a recommandé de se rendre aux urgences, mais l’enfant est décédé avant d’arriver.

Selon l’autopsie, le bébé est mort de dénutrition et de déshydratation. Ses parents sont donc poursuivis par la justice belge « pour refus délibéré de nourriture ».

Mais ces laits sont-ils à proprement parler dangereux pour les bébés ? En soi, non, mais ils ne permettent pas de couvrir intégralement les besoins nutritionnels spécifiques de l’enfant de moins de un an. Dans le lait végétal, par exemple, on ne trouve aucune trace de calcium, qui est pourtant indispensable pour la croissance des enfants.

Ne pas priver son enfant de laits d’origine animale

Si certains industriels ajoutent du calcium végétal dans ces laits, ce ne sera pas suffisant, dans la mesure où le calcium d’origine végétale est moins bien absorbé par l’organisme que le calcium animal. Le lait végétal n’est pas mauvais, mais il ne peut en aucun cas devenir la nourriture exclusive des enfants de moins de un an. Et ce n’est pas parce que les parents ont choisi de renoncer à toute alimentation d’origine animale qu’ils doivent priver leurs enfants.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), la consommation exclusive de ces laits végétaux peut en effet « entraîner, selon les cas, des insuffisances d’apports, des carences, voire des accidents sévères ». « Le risque est d’autant plus élevé que l’enfant est plus jeune et que la consommation de ces produits est prolongée, exclusive ou prépondérante », ajoute l’agence. 

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Quand les ordures des uns font les repas des autres


Un endroit où il y a beaucoup de gaspillage alimentaire, c’est bien dans les restaurants. Ce chef cuisinier et restaurateur agit de façon très responsable d’offrir au plus démunis des repas gratuits avec une alimentation équilibrée et qui a semble-t-il à meilleur goût que les soupes populaires.
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Quand les ordures des uns font les repas des autres

 

Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto.

Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto.   Photo : Christian Noël

Un restaurateur torontois lutte contre le gaspillage alimentaire, un repas gratuit à la fois. Le chef Jagger Gordon récupère des aliments destinés aux poubelles par les grandes chaînes et prépare des repas gratuits pour les plus démunis.

Un texte de Christian Noël

« Avez-vous faim? Venez, venez, c’est gratuit! » Le chef Jagger Gordon attire les passants devant son stand de nourriture, près du centre-ville de Toronto. Stephany Grieve s’arrête pour commander un sandwich au salami.

Je n’ai plus d’argent jusqu’à la fin du mois. Mais ici, je peux manger gratuitement. Stephany Grieve

« C’est délicieux dit-elle, c’est mon troisième sandwich cette semaine. »

C’est meilleur que les autres soupes populaires qui offrent aussi de la nourriture gratuitement parce que c’est frais et fait juste pour moi, dit-elle.

Les ordures des uns…

Le restaurant Soup Bar du chef Gordon n’est pas encore officiellement ouvert, mais déjà, des dizaines de personnes viennent s’approvisionner à son comptoir de rue. Gratuitement.

Stephany Grieve profite d'un repas gratuit au Soup Bar pour l'aider à joindre les deux bouts.

Stephany Grieve profite d’un repas gratuit au Soup Bar pour l’aider à joindre les deux bouts.   Photo : Radio-Canada

Ses clients (ils les appellent ses « invités ») viennent de toutes les couches de la société. Des assistés sociaux, des étudiants, des femmes monoparentales, des personnes âgées, des travailleurs qui peinent à joindre les deux bouts.

Au menu, des sandwichs, et bientôt, de la soupe. Tous les repas sont préparés avec des ingrédients « recyclés ».

Le pain, la viande, le fromage à la crème, tous les ingrédients utilisés sont passés à deux doigts de se retrouver aux poubelles. Chef Jagger Gordon

Il convoite les fruits et légumes meurtris ou imparfaits et des produits qui approchent de leur date de péremption. Le chef conserve les morceaux de choix afin de préparer des repas nutritifs et équilibrés.

Dans sa sélection d’ingrédients cette journée-là : du capicollo mal tranché, d’une épaisseur inégale; des sachets de biscuits mal emballés; et du fromage à la crème végétalien qui n’expire que dans 10 jours.

Le chef Jagger Gordon

Le chef Jagger Gordon   Photo : Radio-Canada

« Les grandes chaînes se débarrassent de ce type d’aliments, afin de libérer l’espace sur les tablettes ou dans leurs entrepôts pour des produits plus frais. Je les achète à bas prix, parfois 10 fois moins cher. »

Il recueille ainsi de 100 à 200 kilogrammes de nourriture par jour, « assez pour nourrir une centaine de familles ».

Donner au suivant

Le modèle d’affaires survit grâce au système de paiement que le chef Gordon a mis en place.

« C’est une approche communautaire », explique-t-il.

Le client qui a les moyens de payer donne un montant d’argent de son choix. Pour chaque tranche de 2,50 $, il reçoit un jeton, qu’il glisse ensuite dans un bocal sur le comptoir.

Les clients du Soup Bar peuvent laisser un montant d'argent de leur choix ou acheter leur repas à l'aide d'un jeton payé par quelqu'un d'autre.

Les clients du Soup Bar peuvent laisser un montant d’argent de leur choix ou acheter leur repas à l’aide d’un jeton payé par quelqu’un d’autre.  Photo : Christian Noël

Si le prochain client n’a pas d’argent, il peut payer son repas à l’aide d’un de ces jetons. C’est une façon de donner au suivant. Chef Jagger Gordon

C’est une initiative « merveilleuse » aux yeux de Jennifer Hind, une étudiante de niveau collégial.

« Nous avons tellement de gens à Toronto qui se nourrissent mal ou pas du tout, faute d’argent. C’est une véritable crise. » L’initiative du chef Gordon, selon elle, redonne une certaine dignité aux gens affamés.

Et en plus, la nourriture est excellente, ajoute Jennifer. « La viande est fraîche, le pain goûte comme tout droit sorti de la boulangerie. On ne peut pas demander mieux. »

Des milliards de dollars de gaspillage

Pendant que le chef Gordon sert ses « invités », un camion d’une grande boulangerie industrielle de l’Ontario (qui préfère rester anonyme) s’arrête pour effectuer une livraison. Près d’une centaine de petits pains, de baguettes et de focaccias se retrouvent sur la table du restaurant.

Tout ce pain allait se retrouver aux ordures d’ici la fin de la journée Chauffeur de la boulangerie

Photo : Christian Noel

« Nous offrons du pain frais du jour aux restaurants et aux hôtels de Toronto poursuit le chauffeur. À la fin de la journée, il faut se débarrasser des restants pour préparer la commande du lendemain. »

Du gaspillage de nourriture qui atteint une ampleur sans précédent au Canada, selon une étude de VCM International, une firme de consultants dans le domaine de la restauration.

En 2010, 27 milliards de dollars de nourriture se sont retrouvés aux dépotoirs. En 2014, c’était 31 milliards de dollars. Dans les restaurants, les épiceries, les hôtels, mais surtout, à la maison.

Le Canada, selon le chef Gordon, devrait s’inspirer de la France, qui a adopté une loi l’an dernier afin de réduire le gaspillage alimentaire, dans les secteurs de la restauration et du commerce de détail.

Je lance un défi au premier ministre Trudeau de s’attaquer au gaspillage alimentaire. Chef Jagger Gordon

« Un projet comme le mien offre une solution symbolique », concède le chef Jagger.

Mais il espère sensibiliser les Canadiens à faire leur part, afin d’éliminer le gaspillage tout en nourrissant les plus démunis.

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Des niveaux illégaux d’arsenic dans les aliments à base de riz pour bébés


Si un produit alimentaire qui doit être le plus surveillé, c’est bien les aliments pour bébé. Le riz est reconnu maintenant pour avoir une forte quantité d’arsenic, s’il existe des moyens pour diminuer ce poison, pourquoi les compagnies ne le font pas ? Une raison de plus pour faire les purées et aliments pour bébé nous-même
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Des niveaux illégaux d’arsenic dans les aliments à base de riz pour bébés

 

En janvier 2016, l’Union européenne a imposé une limite maximale d’arsenic inorganique dans les produits alimentaires.

Mais près de 75 % des produits à base de riz destinés aux nourrissons et jeunes enfants contiennent toujours des niveaux illégaux dépassant cette limite, selon une étude britannique publiée dans la revue PLOS ONE.

Le riz contient typiquement dix fois plus d’arsenic inorganique que d’autres aliments, soulignent les chercheurs. L’exposition chronique peut causer un éventail de problèmes de santé, dont des problèmes de développement, les maladies cardiaques, le diabète et des dommages au système nerveux, indiquent-ils.

Les bébés sont plus sensibles aux effets néfastes de l’arsenic qui peut entraver leur développement et causer des problèmes de santé à long terme.

Andrew A. Meharg et ses collègues de l’Université Queen’s à Belfast (Royaume-Uni) ont comparé les niveaux d’arsenic dans l’urine de nourrissons nourris au sein avant et après le sevrage.

Une concentration plus élevée était observée ceux non allaités, en particulier ceux qui recevaient des formules non laitières, dont celles enrichies en riz.

Le sevrage multipliait par cinq l’exposition à l’arsenic, ce qui montre le lien clair entre les produits pour bébés à base de riz et l’exposition à l’arsenic.

Les chercheurs ont également comparé les produits avant et après la promulgation de la loi et ont découvert que des niveaux plus élevés d’arsenic étaient effectivement trouvés dans les produits depuis la mise en place de la nouvelle réglementation.

Les produits tels que les galettes de riz et les céréales de riz sont fréquents dans l’alimentation des bébés. Près des 3/4 des craquelins spécialement commercialisés pour les enfants dépassaient la quantité maximale d’arsenic.

Des recherches précédentes du Pr Meharg ont montré qu’un processus simple de percolation du riz pourrait éliminer jusqu’à 85 % de l’arsenic.

« Des mesures simples peuvent être prises pour réduire considérablement l’arsenic dans ces produits, de sorte qu’il n’y a pas d’excuse pour vendre des produits pour bébés avec des niveaux aussi dangereux de cette substance cancérigène », dit-il.

Les fabricants devraient être tenus de publier les niveaux d’arsenic de leurs produits afin de permettre aux consommateurs de prendre une décision éclairée, estime-t-il.

Le riz contient trop d’arsenic pour les enfants selon les autorités danoises.

Psychomédia avec sources : Queen’s University Belfast, PLOS One.

http://www.psychomedia.qc.ca

Le programme manger sain de Michelle Obama annulé


Me semble que le gouvernement de Donald Trump, veut tout détruire les traces que les Obama ont faites pour le peuple américain, tout ce qui était positif est remit en question et veut rendre les jeunes américains dépendants et malades
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Le programme manger sain de Michelle Obama annulé

 

L'initiative de Michelle Obama forçait les écoles à... (Photo Saul LOEB, AFP)

L’initiative de Michelle Obama forçait les écoles à adopter de meilleurs standards nutritionnels pour bénéficier de subventions gouvernementales.

PHOTO SAUL LOEB, AFP

 

Agence France-Presse

L’administration Trump a mis un frein à un programme initié par l’ancienne Première dame, Michelle Obama, pour promouvoir des repas plus sains dans les cantines scolaires avec moins de sel, de graisses et de sucre.

Le département de l’Agriculture a expliqué lundi dans un communiqué que cette réforme donnera aux écoles américaines une «plus grande souplesse» et évitera aux enfants de jeter les aliments les moins appétissants servis dans le cadre de ce programme de santé publique.

Le programme qui forçait les écoles à adopter de meilleurs standards nutritionnels pour bénéficier de subventions gouvernementales, dans le cadre d’une loi adoptée en 2012, faisait partie des accomplissements les plus remarqués de Michelle Obama.

Cette initiative jugée cruciale contre l’obésité infantile mettait des restrictions sur les quantités de sel et les laits sucrés et imposait d’augmenter la quantité de céréales complètes dans les repas scolaires.

Selon le département de l’Agriculture, ces exigences nutritionnelles ont coûté 1,2 milliard de dollars aux districts scolaires et aux États, sur les cinq dernières années.

Le nouveau ministre de l’Agriculture, Sonny Perdue, assure même que sans ces règles de nutrition, les enfants mangeront avec plus d’enthousiasme plutôt que de jeter leur repas.

«Si les enfants ne mangent pas la nourriture, et que ça se retrouve dans les poubelles, ils ne reçoivent aucune nutrition, compromettant ainsi l’intention du programme», a-t-il déclaré.

Cette mesure du gouvernement de Donald Trump est annoncée le même jour que la publication d’une étude de l’Université Johns Hopkins suggérant que des dizaines de milliards de coûts médicaux pourraient être économisés si les enfants américains faisaient davantage de sport.

Environ un jeune Américain sur six âgé de 2 à 19 ans est en surpoids ou obèse, selon les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

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4500 litres d’eau dans mon steak?


C’est un indice intéressant de savoir la quantité d’eau pour produire un simple steak. Cela fait prendre conscience de tout cela comporte. Cependant, je pense que diminuer sa viande est une bonne idée à défaut d’être féru en végétarisme ou végétalien pour ne pas manquer des éléments essentiels que notre corps à besoin. Je me demande quand même si tout le monde était végétarien, quelle serait l’empreinte d’eau, car il faudrait axer encore plus sur l’agriculture. Pour le moment, soyons réalistes, nous pouvons quand même faire quelque chose de concret en diminuant notre consommation de viande et suivre ce genre d’étude
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4500 litres d’eau dans mon steak?

 

Agence Science-Presse  |  Par Eve Beaudin

Y a-t-il vraiment 4500 litres d’eau dans un steak ? Pour répondre à cette question, il faut se référer à une mesure appelée l’empreinte eau, qui désigne le volume d’eau douce nécessaire à la production d’un produit ou d’un aliment.

Le concept d’empreinte eau, proposé en 2002 par le professeur en gestion de l’eau Arjen Hoekstrax, des Pays-Bas, a conduit à la création en 2008 du Water Footprint Network, un réseau de partenaires corporatifs et universitaires voué à promouvoir ce concept et à développer des outils pour mesurer une utilisation durable de l’eau.

L’intérêt de l’empreinte eau, c’est qu’elle met en lumière l’eau cachée dans nos aliments. On a beau savoir que l’agriculture est très gourmande en eau, cela devient plus compréhensible — et frappant — quand on accole un volume d’eau précis aux aliments que nous consommons. Qui aurait cru par exemple qu’il fallait 1000 litres d’eau pour faire pousser un seul kilo de blé et 322 litres d’eau pour produire un kilo de légumes ?

À partir de ces données, les scientifiques du Water Footprint Network sont en mesure d’estimer la quantité d’eau nécessaire à la production de plusieurs aliments : 40 litres d’eau sont dissimulés dans une tranche de pain, la production d’une seule tasse de café engloutit 140 litres et un petit bol de 100 grammes de riz siphonne près de 340 litres d’eau !

 

 

Parce que l’élevage contribue au réchauffement climatique

Selon le rapport du FAO L’Ombre portée de l’élevage, celui-ci serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

À titre comparatif, le transport est responsable de 13% de ces émissions.


Comme le résume l’un des contributeurs à La Vérité sur la viande, un carnivore qui roule à vélo pollue plus qu’un végétarien roulant en hummer.

La viande, très gourmande en eau

En plus de l’eau qu’ils boivent, les animaux d’élevage en consomment aussi par le biais des céréales et de l’herbe qu’ils mangent. Prenons l’exemple d’un bœuf d’élevage, la viande qui demande le plus d’eau à produire. Le Water Footprint Network calcule que l’animal mettra environ trois ans pour atteindre l’âge adulte et produire 200 kg de viande. Durant sa vie :

  • l’animal aura bu 24 000 litres d’eau ;
  • quelque 7 000 litres d’eau auront été nécessaires à son entretien ;
  • il aura mangé en moyenne 1300 kg de grains (blé, maïs, soja, avoine)
  • et 7200 kg d’herbe (pâturage, foin sec, ensilage et autres fourrages) dont le bilan en eau atteint 3 millions de litres.

En additionnant ces volumes, on en arriverait à un total de 15 000 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf. Autrement dit, si le steak de notre lecteur pèse 300 grammes, il semble effectivement qu’il aura fallu 4500 litres d’eau pour le produire, soit l’équivalent de 30 baignoires ! À avaler son steak de travers, non ?

Avantages et limites de l’empreinte d’eau

Les chiffres avancés par le Water Footprint Network sont des estimations globales moyennes. D’ailleurs, l’organisation le souligne dans ses documents explicatifs, dont celui-ci, qui date de 2008 : l’empreinte d’eau du bœuf varie énormément en fonction du climat, du type de sol, du mode d’élevage et de l’alimentation donnée au bétail.

Cependant, de nouvelles méthodes de calcul apportent un peu plus de précision. C’est le cas de l’Analyse de cycle de vie (ACV), une approche standardisée au niveau international qui est en mesure d’évaluer l’empreinte eau des aliments, en plus de ses impacts sur l’environnement et la santé humaine. Pour en savoir plus.

Depuis quelques années, l’approche ACV a été appliquée pour estimer l’empreinte eau de certaines productions animales. On peut d’ailleurs lire dans un article du journal La Presse, en 2015, que les Éleveurs de porcs du Québec ont fait faire une analyse de cycle de vie qui a révélé que la production porcine québécoise consommerait moins d’eau que la moyenne mondiale et que 60 % de la consommation totale d’eau nécessaire à cette production était relié à l’alimentation des cochons (grains et moulée).

Quelques chiffres pour connaître (et diminuer) son empreinte eau

  • L’agriculture représenterait environ 90 % de l’eau consommé par l’humanité ;
  • Le quart de l’eau consommée par un Nord-Américain est utilisé pour boire, se laver et nettoyer sa maison. Les trois quarts restants sont attribuables à l’empreinte eau de sa nourriture ;
  • Il faut environ 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de bœuf, 4800 litres pour la même quantité de porc et 3900 litres pour un kilo de poulet ;
  • Manger des portions de viande plus petites est un premier pas pour diminuer son impact. Selon le Guide alimentaire canadien, une portion de 75 grammes de viande est suffisante ;
  • Un omnivore aurait une empreinte d’eau moyenne de 3600 litres d’eau par jour, alors qu’un végétarien qui mange encore des produits laitiers aurait une empreinte d’eau quotidienne de 2300 litres ;
  • Un omnivore qui remplacerait 50 % des produits animaux dans sa diète par des végétaux (légumineuses, noix, etc.) pourrait diminuer de 30 % son empreinte eau ;
  • On estime qu’environ 50 % des aliments sont jetés. Si on réduit le gaspillage alimentaire, on réduit grandement notre empreinte eau.

Que pensent les chercheurs spécialisés en analyse de cycle de vie des moyennes établies par le Water Footprint Network ? Le Détecteur de rumeurs a contacté Anne-Marie Boulay, chercheuse postdoctorale au CIRAIG de Polytechnique Montréal et à LIRIDE de l’Université de Sherbrooke.

« Leur indice est un outil très utile pour mesurer le volume d’eau nécessaire pour obtenir un aliment. Mais la même quantité d’eau utilisée pour élever du bétail n’aura pas les mêmes impacts selon qu’elle soit utilisée au Canada, en Argentine ou en Australie. C’est pourquoi l’analyse de cycle de vie a mis au point des indicateurs qui prennent en compte ces impacts », explique-t-elle.

La chercheuse est également coprésidente d’un groupe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui vise à mettre au point une mesure précise pour évaluer l’empreinte d’eau des élevages et leur performance environnementale. Ultimement, ce nouvel indicateur pourrait apporter des informations plus précises sur l’emballage des aliments, qui indiqueraient à l’acheteur combien d’eau il a fallu pour produire son pain, sa pomme et son steak !

Verdict

Il est possible que le steak ait demandé plus ou moins de 4500 litres d’eau, selon sa provenance, le mode d’élevage et l’alimentation du bétail. Dans l’attente d’informations plus précises qui seront peut-être un jour apposées sur l’emballage de son steak, le lecteur pourrait se référer aux conseils du Détecteur de rumeurs pour réduire son empreinte eau.

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