Et si vos aliments se conservaient 3x plus longtemps


Un procédé utilisé dans une ville du Québec pour le moment permet de conserver les aliments frais beaucoup plus longtemps. Cette technique détruit toutes les bactéries comme la listeria, E. Coli … Ce qui permet de réduire ou même éliminer l’emploi des additifs et des agents de conservation chimiques.
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Et si vos aliments se conservaient 3x plus longtemps

 

GETTY IMAGES

  • Philippe Lépine  Journaliste Bien-Être, HuffPost Québec

Un procédé désormais approuvé par Santé Canada permet de rallonger jusqu’à trois fois la durée de conservation des aliments frais, réduisant par le fait même le gaspillage alimentaire au pays.

Les dates de péremption vous feront moins paniquer.

La technologie HPP (Hydro Procédé de protection) développée en collaboration avec le Centre développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) consiste à insérer un aliment emballé dans une enceinte remplie d’eau dans laquelle on fera subir une haute pression pour neutraliser les bactéries (telles que listeria, E. coli, et salmonella) autant à la surface qu’au coeur des aliments.

Le procédé – que seule une entreprise de Saint-Hyacinthe offre au Canada pour l’instant – permet donc de prolonger substantiellement la date de péremption des produits désormais exempts de bactéries, sans toutefois altérer leur fraîcheur, les valeurs nutritives ou leur goût. Il permet également de réduire, voire éliminer, l’emploi d’additifs et agents de conservations chimiques.

La durée de conservation des terrines, mousses et rillettes peut par exemple passer de 45 jours (en temps normal) à 150 jours avec le HPP. Au lieu de 7 jours, les oeufs cuits durs demeureront bons à la consommation jusqu’à 30 jours.

    Quelques données sur le gaspillage :

40% de la nourriture produite est jeté.

Chaque Canadien jette en moyenne 1000 $ de nourriture annuellement.

Dans le monde, environ 1,3 milliard de tonnes d’aliments sont jetées chaque année, une quantité qui pourrait nourrir 7 fois la population qui ne mange pas à sa faim

En 2050, la Terre comptera 9 milliards de bouches à nourrir (d’où le nom Projet 9)

Pour savoir si les aliments ont été traités, vous trouverez le logo ci-dessous sur l’emballage.

COURTOISIE

Plus d’une dizaine d’entreprises alimentaires dont Les Cuisines gaspésiennes, Les Viandes du Breton, ou Produits Alimentaires Viau qui font la pancetta Fantino & Mondello utilisent désormais le procédé.

COURTOISIE

D’autres entreprises sont invitées par le CDBQ et Recyc-Québec à suivre le mouvement dans le cadre du Projet 9 visant à sensibiliser consommateurs et producteurs au gaspillage alimentaire.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

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La banane, un fruit en sursis


Un champignon attaque les bananiers, dans les pays producteurs seul l’Amérique Latine est épargnée pour le moment. Au fait, ce champignon a déjà fait des ravages de coin du monde et c’était presque la fin pour les producteurs jusqu’une nouvelle banane, soit sur le marché résistant à ce champignon. Les bananes Cavendish, sauf que comme toutes maladies peuvent évoluer le danger de perdre des plantations n’est pas écarté
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La banane, un fruit en sursis

 

Un homme marchant entre les rangs de bananiers transporte sur son épaule un régime de bananes destiné à la vente.

Un ouvrier dans une plantation de bananes au Costa Rica Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

Un champignon microscopique fait trembler l’industrie bananière. La maladie qu’il provoque, la fusariose, incurable, ravage des plantations en Asie et en Afrique. En Amérique latine, les agriculteurs mettent en place des mesures pour s’en prémunir. Dans leurs laboratoires, les chercheurs, eux, tentent de trouver des solutions pour sauver l’industrie bananière, véritable géant aux pieds d’argile.

Un texte de Gaëlle Lussiaà-Berdou, de La semaine verte

Le champignon responsable de la fusariose – qui détruit les bananiers mais n’influe pas sur la santé humaine – a été découvert en Asie dans les années 90. Depuis, il s’est répandu jusqu’à atteindre l’Afrique et le Moyen-Orient, en 2014. En chemin, il a ravagé plusieurs plantations et a rendu certaines terres impropres à la culture bananière, puisqu’il peut subsister dans les sols pendant des décennies.

Pour le moment, l’Amérique latine, qui produit la plus grande partie des bananes de la planète, est épargnée. Mais l’inquiétude grandit. Le Costa Rica, par exemple, exporte près de 2 millions de tonnes de bananes par an, et 140 000 emplois directs et indirects seraient menacés si la maladie se déclarait.

La femme tient dans sa main droite un boyau d'arrosage muni d'un pistolet et s'apprête à asperger un régime de bananes suspendu au plafond de l'usine.

Une travailleuse agricole au Costa Rica procède au nettoyage de régimes de bananes destinés à la vente. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

Corbana, une association nationale qui aide les producteurs à améliorer leurs pratiques, a mis en place une série de mesures pour éviter l’arrivée du champignon. On sensibilise les voyageurs qui pourraient ramener le champignon au pays. Dans les plantations, on tient des registres des visiteurs et on vérifie s’ils sont passés par des zones potentiellement contaminées. La décontamination est obligatoire avant d’entrer dans les champs. Les travailleurs sont informés des symptômes à surveiller.

On observe une décoloration des tissus vasculaires du bananier. Au lieu d'être blanc, l'intérieur est tacheté de jaune et de brun.

Coupe transversale d’un bananier infecté par le champignon qui cause la fusariose. Au lieu d’être blanc, l’intérieur est tacheté de jaune et de brun. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

« Une fois qu’il est présent dans le sol, le champignon est quasiment impossible à déloger avec des produits chimiques ou des moyens naturels », explique Leonardo Perez, agronome chez Corbana, pour justifier ces mesures.

Une grande part de notre économie agricole est basée sur l’exportation de bananes. Si la maladie arrive au Costa Rica, les effets pourraient être énormes, d’un point de vue autant économique que social.

Rafael Segura, chercheur chez Corbana

Préoccupation mondiale

En 2014, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sonnait déjà l’alarme.

« Une maladie qui affecte les bananes s’attaque à une importante source de nourriture, de revenus et d’emplois dans beaucoup de pays tropicaux », rappelait alors l’agence.

Quelque 400 millions de personnes dépendent en effet de cette culture vivrière, la huitième en importance sur la planète.

On voit dans l'usine des grands bacs remplis d'eau où sont placées les bananes vertes. Les travailleuses les trient. Un femme vêtue de gants et d'un sarrau prend un régime dans sa main.

Des travailleuses au Costa Rica préparent des bananes destinées à la vente. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

La FAO vient d’ailleurs de demander 120 millions de dollars pour lutter contre la maladie, en ciblant 67 pays et en mettant en place des mesures pour éviter sa propagation.

Au Costa Rica, on comprend la gravité de la menace. Et pour cause : il y a près d’un siècle, une autre souche du même champignon avait quasiment mis les producteurs à genoux. La race 1 de la fusariose, qu’on appelait la maladie de Panama, avait peu à peu détruit les plantations mondiales de la principale variété de bananes cultivée à l’époque, la Gros Michel. Les champs avaient dû être abandonnés les uns après les autres.

L’industrie doit son salut à une autre variété de bananes découverte à l’époque, la Cavendish, résistante à la race 1 de la fusariose. La Cavendish occupe aujourd’hui la quasi-totalité du marché international des bananes. C’est elle qu’on retrouve dans nos supermarchés. Sauf que cette variété se montre à son tour vulnérable à une autre souche du champignon responsable de la fusariose, la race tropicale 4 (TR4).

Les recherches en laboratoire

L’industrie bananière repose sur une monoculture de plants produits en laboratoire, souvent à des milliers de kilomètres des plantations. Comme dans la région de Montpellier, en France, où 3 millions de bébés bananiers sont produits chaque année dans les locaux de l’entreprise Vitropic, pour être ensuite distribués aux quatre coins de la planète.

On voit en gros plan de jeunes plants de bananiers qui émergent de terre dans des godets.

Des pousses de bananiers Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

Cette façon de faire permet un meilleur contrôle des maladies, les plants étant certifiés sains avant leur exportation. Mais l’uniformité de ces clones les rend aussi très vulnérables une fois mis en champ. Des maladies comme la TR4, mais d’autres aussi, dont le virus bunchy top qui affaiblit les bananiers et les empêche de produire des fruits.

Une maladie « aussi grave » que la TR4, selon l’agronome Thierry Lescot.

Avec ses collègues du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), établi à Montpellier, M. Lescot cherche des solutions pour sauver les bananes. Des généticiens tentent par exemple de créer de nouvelles variétés de bananiers résistantes. La tâche est colossale, car le bananier commercial, contrairement à certaines variétés sauvages, est quasiment stérile. Il ne produit à peu près pas de pollen ni de graines, ce qui rend les croisements très difficiles.

« J’ai commencé à travailler sur le bananier en 1982, et ce n’est que 25 ans plus tard qu’on a pu obtenir le fruit de cet investissement initial », illustre le responsable du projet, Frédéric Bakry.

Gros plan sur des manipulations en laboratoire.

Un employé de l’entreprise Vitropic prépare des clones de bananiers. Photo : Radio-Canada/Jean-François Michaud

M. Bakry fait référence à deux hybrides qui se sont récemment montrés résistants à la race 4 de la fusariose. Mais ces nouvelles variétés sont trop différentes de notre fameuse Cavendish pour espérer la remplacer. Car l’industrie bananière est exigeante. La banane qui pourra déloger sa favorite devra non seulement résister aux maladies, mais aussi avoir un goût, une texture et une productivité similaires à ceux de la Cavendish, résister au long transport en bateau, mûrir à la bonne vitesse… Bref, on est encore loin d’avoir trouvé la panacée.

« On y travaille, mais on n’a pas de solution immédiate », se désole Thierry Lescot, qui ajoute du même souffle que les consommateurs devront peut-être eux aussi revoir leurs exigences vis-à-vis de la banane, notamment en ce qui concerne son faible prix…

http://ici.radio-canada.ca/

La question à poser à vos enfants lors du dîner


Ce n’est pas une question qu’on nous posait quand nous étions jeunes, c’est peu-être différent dans le temps à l’heure des repas ou c’est peut-être une des causes des troubles alimentaires que plusieurs adolescents et adultes. De toute manière, c’est sûrement une bonne chose d’apprendre aux enfants d’écouter leur corps pour mieux équilibré leur faim
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La question à poser à vos enfants lors du dîner

 

© thinkstock.

Il n’est pas toujours facile, à l’âge adulte, de lutter contre nos problèmes d’alimentation. Mais selon la diététicienne Maryann Jacobsen, une simple petite question pourrait préparer les enfants – et les adultes qu’ils deviendront – à une alimentation saine et équilibrée.

Durant sa carrière de diététicienne, Maryann Jacobsen, experte en nutrition qui s’est confiée au Huffington Post, a rencontré beaucoup de personnes qui avaient une relation difficile avec la nourriture – que ce soit en accumulant les régimes, ou en mangeant davantage en période de stress, etc. Mais selon elle, il n’est pas si difficile de prendre, dès l’enfance, de bonnes habitudes pour éviter tous ces futurs problèmes liés à l’alimentation.

En effet, selon le Dr. Jacobsen, la meilleure manière d’apprendre aux enfants à manger de manière raisonnable et saine, est de leur poser cette petite question durant les repas:

« Qu’est-ce que te dit ton estomac? ».

De la sorte, s’ils demandent à quitter la table alors qu’ils n’ont pas fini de manger, ou s’ils demandent à se resservir, ils seront amenés à interroger l’envie réelle de leur estomac: manger plus ou arrêter de manger.

Bien sûr, le Dr. Jacobsen recommande aux parents de laisser leurs enfants se resservir s’ils le souhaitent, ou de les autoriser à arrêter de manger s’ils n’ont plus faim.

Le but de cette question est simplement de les pousser à laisser leurs « indicateurs de faim » guider leur alimentation.

Toujours d’après le Dr. Jacobsen, les enfants sont capables de réguler correctement leur consommation alimentaire, mais en vieillissant, ils perdent cette capacité; à l’âge adulte, nous serions ainsi incapables de réguler notre consommation de nourriture, et nous mangerions soit trop peu, soit de trop.

Mais en prenant l’habitude d’interroger notre estomac, nous serions plus aptes à contrôler efficacement notre alimentation. Et une personne qui parvient à réguler son alimentation aurait un IMC plus faible que la moyenne, ainsi qu’une alimentation moins désordonnée et plus saine. Que du positif.

http://www.7sur7.be/

La fin de la viande… et le début du hamburger


Il y a plusieurs raisons louables pour essayer d’amadouer les amateurs de boeuf, mais en faire un procédé compliqué me parait toutefois bizarre. Être végétarien ou végétalien demande une connaissance de la nourriture pour éviter de manquer des besoins essentiels que la viande peut donner. Je crois plus à l’éducation et au changement de mentalité sans nécessairement abolir la viande, mais diminuer de beaucoup la quantité
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La fin de la viande… et le début du hamburger

 

TARA MOORE

Ce qu’on ne ferait pas pour plaire aux carnivores.

Dans un laboratoire californien, des biochimistes préparent le futur avec du ketchup et de la laitue. Ils se sont donné un défi : élaborer un hamburger juteux, croustillant, saignant… mais sans viande. Réussiront-ils à séduire les carnivores ?

Patrick Brown, l’un d’entre eux, en est persuadé. Ce professeur de biochimie quitte l’Université Stanford en 2009 pour trouver une alternative à la production industrielle de viande. Cette activité est, rappelons-le, extrêmement polluante : selon une estimation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), elle serait responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre planétaires. En particulier, c’est le bœuf que l’on pointe du doigt : par rapport au poulet et au porc, son élevage requiert 28 fois plus de terres et 11 fois plus d’eau.

Sachant que la population mondiale ne cesse de croître, trois options s’offrent à nous, selon le co-fondateur de Google, Sergey Brin : devenir végétariens, ignorer les défis environnementaux engendrés par la production de viande, ou encore innover. Optant pour l’innovation, il finance plusieurs recherches dans le domaine.

« Si les gens mangent encore des burgers dans 50 ans, ils ne viendront pas des vaches. Nous sauvons le burger », prophétise le professeur Brown.

Ce « nous » désigne sa compagnie Impossible Foods et son produit phare, l’Impossible Burger. Ceux qui ont pu y goûter dans la poignée de restaurants américains qui le proposent, s’entendent sur un point : son goût est très proche de celui du bœuf.

Mission impossible ?

Quand on sait que la première mouture de l’Impossible Burger goûtait la polenta moisie, selon les paroles d’un de ses goûteurs relayées par Brown, on comprend vite que le chemin parcouru depuis la création de l’entreprise en 2011 est impressionnant. Car la reproduction chimique de la viande est extrêmement tortueuse, selon Don Mottram, professeur en chimie alimentaire à l’université de Reading.

 

« À cause de sa structure complexe, la viande déploie de la saveur selon différentes étapes, à mesure que le gras, les muscles et les os cuisent à tour de rôle », expliquait-il au MIT Technology Review en 2015.

Comment l’équipe d’Impossible Foods s’y est-elle prise ? Pour l’ex-professeur de Stanford, l’idée de départ est très simple :

 « en gros, les animaux sont faits de plantes. Ils transforment des plantes en viande. L’idée était de faire la même chose ».

Plus concrètement, l’équipe a commencé par analyser la viande de bœuf au niveau moléculaire, afin de comprendre d’où vient son goût. Quand on croque dans une boulette de viande, ses milliers de composés chimiques différents se croisent simultanément. Pris individuellement, certains rappellent le beurre, le caramel, le lilas ou encore le soufre. C’est leur combinaison qui évoque le goût si particulier du bœuf au niveau du cerveau.

Un spectromètre de masse permet d’isoler les molécules et de les sentir individuellement, au moyen d’un tube. Après avoir identifié plus de 150 saveurs principales, les biochimistes ont sélectionné un assemblage d’aliments végétaux dont le cocktail rappelle la viande de bœuf. Le « tissu musculaire » est donc composé de protéines de pommes de terre et de blé, alors que le « tissu conjonctif » est fait de soja. L’huile de noix de coco fait quant à elle office de corps gras.

Mais il manquait quelque chose : le sang, primordial selon Brown. Pour le remplacer, l’hème, un composé chimique riche en fer qui rend le sang rouge et qui livre de l’oxygène aux muscles, est reproduit dans leur laboratoire. On le retrouve à l’origine dans diverses sources végétales, dont la levure, qui a le mérite d’être peu énergivore et peu coûteuse. Grâce à cette découverte de l’équipe d’Impossible Foods, le burger est complet !

Pas si vite, répond l’agence américaine des aliments et des drogues (FDA). Le New York Times rapportait en août que l’hème, ingrédient clé de l’Impossible Burger, pourrait être un allergène, selon la FDA. L’agence gouvernementale estime de surcroît que les tests menés par Impossible Foods ne sont pas suffisants pour décréter que l’hème est propice à la consommation humaine. Bien que d’origine végétale, c’est sous forme synthétique qu’il est présent dans le burger, ce qui explique les réserves.

En plus de cet obstacle majeur, l’Impossible Burger doit être identique en tous points à une boulette de viande animale s’il veut devenir une alternative viable aux végétariens, mais surtout aux carnivores. Ceux qui ont eu l’occasion d’y goûter disent que ce n’est pas encore le cas. Impressionnés par la texture et l’apparence, ils ne retrouvent pas exactement la saveur d’une boulette grasse et juteuse. Pourtant, une alternative existe.

60 milliards de cellules pour une boulette

Mark Post propose d’atteindre le même but par une méthode différente, soit en développant des cellules animales en laboratoire pour qu’elles forment de minuscules lamelles de viande. Ce professeur en physiologie vasculaire à l’Université de Maastricht a réussi en 2013 à assembler une boulette de viande de bœuf à partir de 20 000 de ces lamelles.

C’est ce que l’on appelle de la viande cultivée, ou in vitro. Post et son équipe commencent par extraire d’une vache des cellules souches de muscles squelettiques. Ces cellules sont ensuite cultivées dans des boîtes de Petri, où elles se multiplient de manière exponentielle. Il en faut 60 milliards pour produire les 20 000 lamelles, qu’on colle pour produire la boulette finale.

Alors que l’Impossible Burger tente d’imiter autant que possible les particularités d’une boulette de viande à partir de diverses sources végétales, Mark Post cherche à reproduire à l’identique cette boulette, grâce à la magie de l’ingénierie tissulaire. Le premier prototype a été dévoilé il y a quatre ans, notamment grâce au soutien financier de Sergey Brin, nécessaire au vu de son coût affiché de 375 000 $.

Pour Nicholas Genovese, co-fondateur de la société Memphis Meats, cité en 2013 par la revue Science, ce moment représente « un changement paradigmatique dans la manière de produire des protéines animales ». Également domiciliée dans la Silicon Valley, cette entreprise s’inspire des travaux de Mark Post pour élaborer des boulettes de viande de bœuf qu’elle espère déployer sur le marché américain d’ici 2021.

Les premiers testeurs ont soulevé les défauts gustatifs de la viande cultivée de Post : sèche, coriace, dépourvue de gras. Bien qu’il ait réussi à reproduire les fibres musculaires in vitro, certains détails la distinguent d’une véritable viande de bœuf : il manque le corps gras, les nerfs et les vaisseaux sanguins. Ceux-ci sont bien plus complexes à reproduire, selon Post.

Parmi les autres défis techniques non résolus, Genovese note qu’il faut découvrir une source de cellules souches renouvelable dans laquelle puiser à profusion. Pour l’instant, l’équipe néerlandaise doit constamment trouver de nouvelles vaches pour en extraire des cellules souches.

Par ailleurs, selon Linda Saucier, professeure titulaire de l’Université Laval et spécialiste en microbiologie des viandes, il n’existe pas encore de chercheurs québécois travaillant sur la question.

Des besoins pressants

Pour les pionniers de ce domaine, les raisons de trouver une alternative synthétique à la viande animale rejoignent celles avancées par Patrick Brown d’Impossible Foods. La demande mondiale pour cet aliment riche en protéines devrait croître de 70 % dans les 30 prochaines années. Produire 15 grammes de viande requiert 100 grammes de protéines végétales. Le bétail monopolise 70 % des terres arables du globe, selon la FAO.

Des considérations médicales se rajoutent à cette liste : la viande rouge contient un taux élevé de cholestérol et de gras saturés. Sa consommation excessive peut provoquer des maladies cardiaques, l’obésité, le diabète et certains cancers.

Enfin, le bien-être animal est aussi à considérer, quand on pense par exemple au traitement des animaux dans les abattoirs. D’un point de vue strictement moral, beaucoup estiment que les animaux méritent les mêmes droits que les êtres humains. Léonard de Vinci avait par exemple pour habitude d’acheter des oiseaux en cage afin de leur redonner leur liberté.

Mark Post est conscient que la bataille n’est pas gagnée d’avance :

« la viande a une multitude de significations différentes pour nous. On en mange depuis un million et demi d’années », souligne-t-il.

Saurons-nous substituer notre rapport de domination sur l’animal au profit d’un procédé entièrement technologique ?

Les yeux plus gros que le ventre ?

Anthony Bourdain, chef américain reconnu, est loin d’en être persuadé :

« quand on voit la nourriture seulement comme un moyen de subsistance, sans considérer le bonheur, la joie et même la magie qu’elle peut procurer, il y a un problème », exprimait-il en entrevue avec Tech Insider.

Le film de Claude Zidi L’Aile ou la Cuisse, sorti en 1976, souligne les appréhensions de bien des gens par rapport à ce sujet sensible. On y voit comment une chaîne de restauration rapide produit du poulet artificiel : en remplissant la carcasse d’une pâte blanche ensuite plongée dans une peinture rosâtre.

Malgré tout convaincus du bien-fondé de leurs démarches, les protagonistes du domaine foncent, peaufinent leurs techniques et attirent de plus en plus de financement. Le hamburger de Mark Post, qui coûtait 375 000 $ en 2013, ne coûterait plus que 11 $ aujourd’hui selon ses calculs.

L’Impossible Burger est quant à lui disponible dans plus de 30 restaurants américains pour environ 15 $. Les récentes réserves exprimées par la FDA pourraient toutefois freiner leurs ardeurs…

Cet article est le résultat d’un partenariat entre l’Agence Science-Presse et l’Association des communicateurs scientifiques du Québec dans le cadre de son programme de Bourse Fernand-Seguin.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Santé Canada interdira la principale source de gras trans industriels


Je crois que c’est une bonne initiative. Il y aurait beaucoup de choses a changer dans les aliments industriels, c’est un début …  quoique nous devrions faire des meilleurs choix alimentaires plus souvent
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Santé Canada interdira la principale source de gras trans industriels

 

On retrouve les huiles partiellement hydrogénées notamment dans les... (PHOTO FRANçOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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On retrouve les huiles partiellement hydrogénées notamment dans les produits de boulangerie et de pâtisserie et dans d’autres aliments où ils servent à améliorer la texture et la durée de conservation.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne
OTTAWA

Santé Canada a complété sa démarche pour faire interdire les huiles partiellement hydrogénées (HPH), la principale source de gras trans industriels dans l’assiette des Canadiens.

L’agence a précisé par communiqué vendredi que cette interdiction visera les produits faits ici comme importés, et ce, jusque dans les restaurants.

Les gras trans font augmenter les lipoprotéines de faible densité, c’est-à-dire le cholestérol dit «mauvais» dans le sang, tout en abaissant celles à haute densité, le soi-disant «bon» cholestérol – ce qui accroît les risques de maladie du coeur, une des principales causes de décès au pays.

On les retrouve notamment dans les produits de boulangerie et de pâtisserie et dans d’autres aliments où ils servent à améliorer la texture et la durée de conservation.

La dernière étape avant l’entrée en vigueur de cette interdiction a été franchie vendredi avec l’ajout des HPH à la Liste des contaminants et des autres substances adultérantes dans les aliments.

Le gouvernement accorde un an à l’industrie alimentaire pour effectuer la transition, qu’elle avait déjà amorcée par elle-même.

À compter du 15 septembre 2018, il sera illégal de vendre tout produit contenant des HPH.

«L’élimination de la plus importante source de gras trans d’origine industrielle dans l’approvisionnement alimentaire est une réalisation importante et une nouvelle mesure ferme qui aidera à protéger la santé des Canadiens», a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor.

La Fondation des maladies du coeur et de l’AVC a aussi bien accueilli la nouvelle.

«Cette mesure réduira le nombre de crises cardiaques au pays et sauvera des vies», s’est réjoui son chef de la direction, Yves Savoie.

http://www.lapresse.ca/

Après les chocolats noir, au lait et blanc, place au chocolat rubis


On connait le chocolat noir, au lait et le chocolat blanc, et voilà qu’un chocolatier annonce un nouveau venu, le chocolat rubis du même nom que la fève de cacao. Il parait que ce chocolat aurait un gout fruité et doux … Serait-il capable de monter en grande au même titre que les autres chocolats ?
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Après les chocolats noir, au lait et blanc, place au chocolat rubis

 

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur The Independent

Ni sucré, ni amer, il est à la fois doux et fruité, vantent les experts.

C’est peut-être une révolution dans le monde des amateurs et amatrices de chocolat. Si vous commenciez à vous lasser du chocolat au lait, du chocolat noir et du chocolat blanc, réjouissez-vous, le chocolatier suisse Barry Callebaut vient d’annoncer la création d’un quatrième type de chocolat, rapporte The Independent. Une première depuis les années 1930.

Baptisé «rubis» –du nom de la fève de cacao du même nom–, ce chocolat aura nécessité treize années de travail, menées conjointement par l’équipe recherche et développement du chocolatier et par l’université Jacob de Brême en Allemagne.

«C’est un chocolat très différent, décrit Angus Kennedy, expert en chocolat. Il est à la fois rafraîchissant, léger, crémeux, avec un goût fruité.» 

La phrase qui suit est à la fois très excitante et un peu effrayante:

«Comme on n’a pas vraiment l’impression de grignoter du chocolat, on peut en manger davantage.»

Mystère et boule de gomme

Il n’est pas impossible que ce nouveau produit soit largement déceptif, même si la réputation du chocolatier et les excellents premiers retours qu’aurait reçu le chocolat rubis donnent très envie d’en croquer.

Barry Callebaut insiste sur la singularité de sa nouvelle star:

«Mon chocolat n’est ni amer, ni sucré, ni lacté. En revanche, il est à la fois fruité et délicieusement doux».

Le Willy Wonka suisse a en tout cas réussi son coup, donnant forcément envie à une bonne partie de la planète de goûter son nouveau produit afin de décider si le rubis a sa place à côté des autres chocolats historiques.

http://www.slate.fr

Thaïlande: les insectes prisés par les gourmets


Les mentalités peuvent-ils changer ? Manger des insectes avec une cuisine plus raffinées, peut-être que des gens seraient plus tenter, surtout avec la satisfaction de ceux qui y ont déjà gouté
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Thaïlande: les insectes prisés par les gourmets

 

Un plat du restaurant Insects in the Backyard.... (PHOTO AFP)

Un plat du restaurant Insects in the Backyard.

 

DELPHINE THOUVENOT, SIPPACHAI KUNNUWONG
Agence France-Presse
Bangkok

En Thaïlande, les insectes sont un «plat du pauvre», consommé dans les campagnes. Mais ils commencent à faire leur chemin sur les tables des élites de la capitale, soucieuses de suivre cette tendance mondiale de la gastronomie.

«Je viens de manger des noix de Saint-Jacques surmontées de vers de bambou et un filet de poisson avec une sauce aux oeufs de fourmi. C’était délicieux», témoigne Ratta Bussakornnun, 27 ans, qui travaille dans le secteur des cosmétiques.

Cette Bangkokienne de naissance est arrivée un peu par hasard dans le restaurant Insects in the Backyard, qui vient d’ouvrir à Chang Chui, une friche artistique de Bangkok où se pressent les hipsters de la capitale, entre boutiques de vinyles et de designers de mode locaux.

Contrairement à de nombreux Bangkokiens des classes aisées, Ratta ne snobe pas les vendeurs ambulants d’insectes, dont les clients habituels sont plutôt, sur les marchés de la ville, les travailleurs venus de régions rurales du pays, notamment du nord et du nord-est, nostalgiques des vers et criquets frits de leur enfance.

«La nourriture est bien présentée, cela donne une impression de sophistication», loin des étals d’insectes sur le marché où les insectes grillés sont servis à la pelle, comme des cacahuètes ou des bonbons en vrac, analyse-t-elle.

Le chef d’Insects in the Backyard, Thitiwat Tantragarn, qui a travaillé aux États-Unis, a élaboré son menu en mélangeant recettes locales comme la sauce aux oeufs de fourmi et influences occidentales comme les raviolis à la chair de punaise d’eau géante.

Préjugés

«La punaise d’eau géante a un goût de crabe, d’où mon idée de la préparer en raviolis, avec une sauce au safran», explique-t-il, dans le jardin du restaurant, décoré de plantes carnivores.

Avec comme leitmotiv de «créer une harmonie» entre le goût de l’insecte et les autres ingrédients.

Paradoxalement, alors que la Thaïlande produit chaque année des tonnes de criquets destinés à être mangés en snacks par ses citoyens, la gastronomie thaïlandaise utilise assez peu les insectes, bien moins que le Cambodge voisin.

Quand ils ne sont pas mangés tels quels, juste grillés, les insectes apparaissent parfois dans la confection de sauces, comme de la pâte de piment au criquet.

Mais l’engouement des chefs en Occident pour les insectes, avec livres de cuisine spécialisés et chefs réputés convertis, n’a pas atteint les cuisines thaïlandaises.

«Mon but, c’est de changer l’attitude des clients, de leur montrer que les insectes sont délicieux, et que combinés à d’autres aliments, ce n’est pas dégoûtant», explique Thitiwat, qui peine pour l’heure à remplir sa salle de restaurant.

Car si les nutritionnistes s’accordent pour souligner l’intérêt des insectes, certains rêvant d’y voir une source de protéine alternative à la viande qui serait moins nocive pour l’environnement, le principal défi, en Occident comme à Bangkok, est de faire oublier leurs préjugés aux consommateurs.

«Connotation sociale»

En Thaïlande, s’ajoute une difficulté supplémentaire: dans ce pays très clivé entre riches et pauvres, ruraux et pauvres, «manger des insectes, cela a une connotation sociale» de «plat du pauvre», explique Massimo Reverberi, Italien produisant des pâtes à base de farine de criquet en Thaïlande, destinées à l’exportation.

Pas facile du coup pour Insects in the Backyard de trouver son public à Bangkok, même si certains restaurants incorporent déjà des insectes à leur carte, dont les pâtes de Massimo Reverberi.

Pour Regan Suzuki Pairojmahakij, une Canadienne à l’origine d’Insects in the Backyard avec des partenaires thaïlandais, ce n’est pas l’argument nutritionnel ou environnemental qui fera changer les mentalités, mais le fait que des chefs se mettent à «créer de la haute cuisine» à base d’insectes.

Ania Bialek, professeure d’anglais de 30 ans habitant à Bangkok, a voulu «tester la version classe» des insectes qu’elle avait déjà goûtés, comme de nombreux touristes, dans le quartier des routards de Bangkok, Khaosarn road, où les vendeurs ambulants d’insectes s’aventurent.

Elle se dit particulièrement séduite par le tiramisu aux vers à soie du chef Thitiwat, qui «ajoutent du croquant» à la crème.

«Mais je ne cuisinerais pas moi-même des insectes», dit-elle, sceptique quant à leur généralisation dans l’alimentation mondiale.

Pourtant, le phénomène émerge, notamment en Europe et aux États-Unis, avec des start-upcommercialisant chips, suppléments alimentaires et même hamburgers aux insectes, comme en Suisse, dans les supermarchés Coop depuis fin août.

http://www.lapresse.ca/