Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»


Être influenceur sur les réseaux sociaux peut s’avérer payant. Cependant, il y a beaucoup de tricherie. Des personnes vont acheter des abonnés et utilisés des robots pour des mentions, j’aime. Est-ce normal qu’une blogueuse sur Instagram passe de 294 à plus de 15 000 abonnés en 40 minutes ? Si on peut les reconnaître, il serait bien des éviter de ces tricheurs
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Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans le cadre d’une enquête de La Presse, s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ».

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE


ÉMILIE BILODEAU
La Presse

« Acheter des abonnés, c’est une pratique qui nuit aux gens qui travaillent vraiment fort pour avoir de vraies interactions sur Instagram », a réagi l’influenceuse Catherine Francoeur à la suite de la publication, hier, d’une enquête de cinq mois de La Presse pendant laquelle nos journalistes ont créé de toutes pièces un personnage sur Instagram.

The Pretty Runner s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ». Malgré ses méthodes controversées, elle a été approchée par des entreprises et par la Ville de Montréal, qui lui ont offert 3500 $ en argent et en cadeaux.

Catherine Francoeur est présente sur les plateformes YouTube et Instagram depuis huit ans, « avant même que le mot « influenceur » n’existe », dit-elle. Celle qui gagne sa vie grâce aux réseaux sociaux constate que son métier a changé au cours des dernières années.

« Sans dénigrer personne, au début, tout le monde se lançait sur YouTube et sur Instagram par passion parce que personne ne pouvait en vivre. Aujourd’hui, c’est sûr qu’il y a des gens qui trouvent attrayante l’idée de recevoir des trucs gratuits et des voyages. » – Catherine Francoeur, influenceuse

Mme Francoeur confirme que l’achat d’abonnés est « très présent » sur Instagram. « Sans les nommer, il y a des noms qui circulent dans le domaine », raconte-t-elle, refusant toutefois de dévoiler l’identité de ces personnes.

PL Cloutier, qui a été nommé l’influenceur préféré des 18-34 ans selon un sondage Léger l’année dernière, a aussi commenté le reportage publié dans La Presse.

« OMG ! ! Hahaha wow ! Moi-même je serais tombé dans le panneau je pense ! Les photos sont vraiment belles et y’a tellement d’effort dans ce compte que de vrais abonnés auraient fini par arriver avec le temps ! Presque déçu que ça arrête ! », a-t-il écrit sur le compte de The Pretty Runner, une fois sa véritable identité révélée, hier.

Il n’a pas été possible de le joindre au téléphone.

La blogueuse Mayssam Samaha a répliqué à son commentaire sur Instagram. « C’est pas vrai PL que les abonnés finissent par arriver parce que tu fais du beau contenu. Je considère mon contenu pas pire, j’y travaille fort et je n’ai jamais utilisé aucun service externe mais les abonnés n’arrivent malheureusement pas. »

Mayssam Samaha est l’auteure du blogue Will Travel for Food. Elle est inscrite à Instagram depuis huit ans et elle publie régulièrement des photos de cuisine et de voyage. Malgré tout, elle ne compte que 5127 abonnés.

« C’est un peu frustrant comme ancienne sur Instagram de voir des comptes qui débutent et qui me dépassent en nombre d’abonnés. Je sais à quel point c’est difficile d’en gagner de nouveaux. » Mayssam Samaha, blogueuse, en entrevue avec La Presse

La blogueuse est tout de même satisfaite du travail d’Instagram qui élimine beaucoup de faux abonnés sur sa plateforme, dit-elle. Toutefois, elle trouve que le réseau social pourrait être plus sévère envers ceux qui utilisent des outils pour gonfler leurs abonnés, leurs mentions « J’aime » ou leurs commentaires.

« Je trouve que ceux qui achètent des abonnés ne sont pas pénalisés du tout. Peut-être qu’Instagram pourrait suspendre leur compte pendant quelques jours ou quelques semaines. Les gens qui dépendent de leur compte, ça les affecterait davantage. »

The Pretty Runner a acheté 15 000 abonnés pour 75 $ lors de l’enquête qui a débuté en décembre dernier. Lorsque son compte est passé de 294 à 15 500 abonnés en 40 minutes, il n’a en effet jamais été bloqué.

ET LES AGENCES ?

Hier, l’agence de communication Tact Intelligence-conseil a fait circuler le reportage de La Presse parmi tous ses employés.

« C’était presque un devoir que tout le monde lise ça. En même temps, personne n’est tombé en bas de sa chaise », explique Daniel Matte, associé fondateur de l’agence.

M. Matte confirme qu’il n’existe aucun outil fiable à 100 % pour vérifier la crédibilité d’une personne sur Instagram. Pour cette raison, l’agence travaille souvent avec le même petit bassin d’influenceurs avec lesquels s’est développée une relation de confiance.

Le reportage, qui a montré la facilité avec laquelle on peut s’acheter des abonnés et des « J’aime », va assurément remettre en question la collaboration avec de nouveaux influenceurs, dit M. Matte.

« Mais je dois dire qu’on faisait déjà preuve de prudence. Tout le monde peut s’improviser influenceur. Il y a des gens qui sont partis de zéro, ils sont de réels influenceurs et leur contenu est intéressant. Mais vous avez fait la démonstration qu’il peut aussi y avoir beaucoup de faux là-dedans. »

L’agence Kabane a également diffusé l’enquête de La Presse sur sa messagerie interne et les employés ont pu la commenter. Là encore, les pratiques litigieuses divulguées dans le reportage étaient connues des employés.

« Ce reportage va ouvrir les yeux du grand public sur ce qui se passe avec les comptes Instagram qui paraissent si beaux, mais qui sont vides en fait, a dit Thomas Picos, président de l’agence. Si on éduque le grand public, ça veut dire qu’on éduque les clients d’agence. De ce fait, les agences vont aussi devoir adopter de meilleures pratiques et s’améliorer. »

https://www.lapresse.ca/

Comment se prémunir contre les cyberattaques?


Je n’ai jamais osé d’aller consulté le site de ma banque sur un wi-fi non sécurisé, et il semble que j’eusse raison. Malheureusement, il est facile de voler des données à notre insu, mais un moyen qui serait plus sécuritaire serait d’avoir un gestionnaire de mot de passe.
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Comment se prémunir contre les cyberattaques?


Le rôle des robots sur les médias sociaux a fait l'objet de plusieurs questions depuis l'élection présidentielle américaine de 2016.

Seriez-vous en mesure de savoir que vous êtes victime d’une cyberattaque? Photo: iStock / Tero Vesalainen

Angie Bonenfant

À l’heure du dîner, mardi à Gatineau, les congressistes de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) ont eu droit à une démonstration de cyberattaque lancée par des étudiants du Centre collégial de transfert de technologie (CCTT) en cybersécurité du Cégep de l’Outaouais.


L’attaque informatique « simulée, bien sûr! » a été orchestrée avec l’intention de sensibiliser les participants à l’importance de la cybersécurité.

On voulait démontrer à quel point c’est facile pour un attaquant, lorsqu’on utilise Internet à partir d’un lieu public où il y a une alimentation réseau gratuite, d’usurper une identité et de se faire passer pour le point d’accès [dans le but de] voler des informations personnelles, résume le directeur du CCTT, François Perron.

C’est très facile de ne pas se rendre compte [qu’on est la victime d’un cybercriminel]. Il suffit d’une toute petite période d’inattention.  François Perron, directeur de Cyberquébec.org

Le réseau malicieux prend l’emphase sur le réseau original. Ensuite, l’attaque est presque complétée. Il suffit d’entrer notre mot de passe et, voilà, l’information est rendue, explique M. Perron.

La simulation a laissé une impression assez forte pour inquiéter Sophie Malavoy, directrice du Coeur des sciences de l’Université du Québec à Montréal. Mme Malovoy a maintenant la désagréable impression de ne pas en faire assez pour se prémunir contre les attaques informatiques.

Je tombe de haut. Je réalise que je n’utilise pas le wi-fi de façon très sécuritaire. Sophie Malvoy, directrice du Coeur des sciences de l’UQAM

Je fais partie des utilisateurs du wi-fi un peu naïfs et ignorants. Je réalise maintenant que la possibilité de hacker quelqu’un est beaucoup plus poussée que je le pensais, affirme-t-elle. « C’est une incitation à la prudence et à me renseigner davantage. »

La démonstration a surtout mis l’accent sur ce que l’on appelle une « attaque de l’intercepteur » (men-in-the-middle attack), où un pirate intercepte les communications entre deux parties et les falsifie sans que personne le sache.

Quand je suis au Starbucks et que je veux payer une facture en ligne, disons que ce n’est pas le moment d’aller sur le site de la Banque Nationale, parce qu’il y a même une technique qui est comme un miroir où l’attaquant peut me suivre dans tous mes sites, poursuit Sophie Malovoy.

Un gros plan du clavier d'un ordinateur avec un cadenas transparent déposé dessus.Un bon mot de passe doit comporter de 10 à 12 caractères. Photo : iStock

Mots de passe

En entrevue lors d’un direct sur Facebook dirigé par Chantal Srivastava, journaliste à l’émission Les années lumière, François Perron a rappelé l’importance des gestionnaires de mots de passe. Plus ces derniers sont longs et compliqués, a-t-il dit, mieux c’est pour votre portefeuille.

Le gestionnaire va générer des mots de passe impressionnants que personne ne peut retenir, et c’est parfait comme ça!, a insisté M. Perron.

C’est lorsque l’on atteint les 10, 11, 12 caractères que le temps pour casser un mot de passe va être de 50, 500 ou 1000 ans et un peu plus. C’est plutôt impressionnant de voir à quelle vitesse on peut briser un mot de passe de cinq ou six caractères.

Le gestionnaire de mots de passe, présentement, c’est la bonne stratégie. François Perron, directeur de Cyberquébec.org

Peut-on se fier aux gestionnaires de mots de passe qui sont offerts par Apple ou Google? lui a demandé un internaute.

Renseignez-vous en ligne. Il y a toutes sortes de gens qui font l’analyse de ces produits-là, a répondu le directeur du CCTT. A priori, Apple, Lastpass, des voûtes cryptées, etc. Il y a des dizaines de solutions.

Mais en a-t-on vraiment besoin, d’un gestionnaire de mots de passe, si on utilise une identification à double facteur? », lui demande un autre internaute. « Le bénéfice d’un gestionnaire de mots de passe dépasse largement l’identification à double facteur, tranche M. Perron.

https://ici.radio-canada.ca/

Les arnaques des fraudeurs par courriel sont de plus en plus sophistiquées


J’en reçois beaucoup de courriel bidons, je ne sais pas trop pourquoi j’ai beau les bloqués, ils reviennent en changeant quelque peu leur adresse courriel. J’ai eu la Caisse Populaire, des banques européennes, FedEx, des fausses factures, etc. … En tout cas, bien que bloqué, il est important de ne pas cliquer sur les liens qu’ils indiquent dans leur message et ne jamais donnés des informations confidentiels comme les mots de passe …
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Les arnaques des fraudeurs par courriel sont de plus en plus sophistiquées


Les arnaques des fraudeurs par courriel sont de plus en plus

DUSANPETKOVIC VIA GETTY IMAGES

David Paddon
La Presse Canadienne

Près de 100 campagnes de cybercriminalité ont visé le Canada entre le 1er janvier et le 1er mai de cette année.

TORONTO — Les fraudeurs se montrent de plus en plus créatifs dans l’enrobage de courriels contenant des liens et des pièces jointes dangereux, et les entreprises canadiennes semblent plus susceptibles de se laisser prendre au piège que celles d’autres pays.

«Nous avons tout vu, des faux papiers de divorce aux faux diagnostics médicaux, qui ne s’adressent parfois même pas au destinataire du courriel», a observé Ryan Kalember, vice-président principal de Proofpoint, lors d’une entrevue réalisée en marge d’une conférence sur la cybersécurité à Toronto.

«Les humains sont des créatures naturellement curieuses. Nous allons nous faire avoir jusqu’à un certain point.»

Une analyse récente de Proofpoint a révélé que près de 100 campagnes de cybercriminalité avaient visé le Canada entre le 1er janvier et le 1er mai de cette année, en plus de milliers de campagnes génériques ayant rejoint le Canada par l’entremise d’internet.

Un type de logiciel malveillant observé par Proofpoint était DanaBot, qui a été utilisé pour envoyer des leurres évoquant Postes Canada.

«Nous avons vu plusieurs campagnes s’appuyer sur l’image de marque de Postes Canada. Et ce n’est pas inhabituel. Les leurres de livraison de colis figurent toujours dans le top cinq en termes d’hameçonnage efficace pour les fraudeurs», a expliqué M. Kalember.

Pour les personnes qui reçoivent de tels courriels, le danger est de télécharger par inadvertance un logiciel susceptible de saisir des mots de passe, envoyer davantage de pourriels frauduleux pour atteindre d’autres victimes ou verrouiller l’accès aux fichiers système.

David Masson, directeur national de Darktrace au Canada, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité, reconnaît que les escroqueries visant à détourner des marques connues sont assez courantes à travers le monde et que l’expérience du Canada est similaire.

Mais le spécialiste note aussi que, selon les résultats d’une analyse effectuée par Darktrace l’année dernière, ses clients canadiens étaient environ trois fois plus susceptibles de télécharger des logiciels malveillants que ses clients d’autres pays.

https://quebec.huffingtonpost.ca

Une ado se suicide après avoir publié un sondage sur Instagram


C’est pitoyable, même inquiétant de voir comment les réseaux sociaux peuvent influencer des jeunes enfants et adolescents. Cette adolescente a fait un sondage si elle devait mourir ou vivre. Vous imaginez 69 % on voter pour la mort. J’espère qu’ils se sentent coupables d’avoir participé à son suicide.
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Une ado se suicide après avoir publié un sondage sur Instagram


Un écran de téléphone affichant le logo d'Instagram.

Le logo d’Instagram Photo: iStock / alexsl


  • Agence France-Presse

Une adolescente malaisienne, qui avait publié un sondage sur son compte Instagram demandant si elle devait vivre ou mettre fin à ses jours, s’est donné la mort après avoir vu que la majorité de ses abonnés avaient voté pour qu’elle meure.

La jeune fille, âgée de 16 ans et habitant à Kuching dans l’État malaisien de Sarawak, est subitement morte après avoir publié ce sondage sur le réseau social lundi, a déclaré la police aux médias locaux.

Très important, aidez-moi à choisir entre D/L, a-t-elle écrit sur son compte, selon ce que rapporte le site Internet d’informations Astro Awani. Les lettres D et L feraient apparemment référence à la mort [death en anglais] et à la vie [life en anglais].

La police a indiqué que 69 % des internautes ont voté pour sa mort et que 31 % souhaitaient qu’elle continue à vivre.

La réaction d’Instagram

Ce suicide a déclenché de multiples réactions en Malaisie.

Le député Ramkarpal Singh a appelé à l’ouverture d’une enquête pour éviter d’autres abus sur les réseaux sociaux dans de semblables circonstances à l’avenir.

Ching Yee Wong, la responsable des communications d’Instagram pour l’Asie-Pacifique, a transmis ses condoléances à la famille.

Elle a reconnu que le réseau social détenu par le groupe Facebook avait l’importante responsabilité de s’assurer que les gens qui utilisent Instagram se sentent en sécurité et soutenus.

Elle a appelé ceux qui y recourent à utiliser les outils de signalement et à contacter les services d’urgence s’ils voient que la sécurité de quelqu’un est menacée.

Instagram impliqué dans un autre cas de suicide

Cette affaire rappelle la polémique suscitée par la mort de Molly Russell, une adolescente britannique qui s’était suicidée en 2017 à l’âge de 14 ans après avoir regardé des contenus liés à l’automutilation et au suicide sur Instagram.

Cette tragédie avait mené à un vaste débat sur l’utilisation des réseaux sociaux par les enfants et sur la régulation des contenus.

En février, Instagram, qui interdisait déjà toute publication encourageant ou promouvant suicide ou automutilation, a décidé de bannir les photos montrant des blessures infligées à soi-même.

Besoin d’aide pour vous ou un proche?

Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553).

Ce service est accessible partout au Québec, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

Ailleurs au Canada : 1 833 456-4566

https://ici.radio-canada.ca/

Qu’advient-il de votre compte Facebook après votre mort?


Des analystes pensent que d’ici 50 ans, juste sur Facebook, il y aurait plus de comptes dont les utilisateurs seraient morts que de vivants. Le problème est que nos données personnelles ne seront pas effacées qu’importe les réseaux sociaux. Si nous avons des secrets que nous ne voulons pas qu’ils soient mis au grand jour ou qu’ils soient utilisés à d’autres fins, il faut faire attention de ce que nous laissons comme traces …
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Qu’advient-il de votre compte Facebook après votre mort?


Des écrans arborent le logo blanc et bleu de Facebook

D’ici cinquante ans, Facebook pourrait compter davantage de comptes d’utilisateurs morts que vivants. Photo: AFP/Getty Images / LIONEL BONAVENTURE

La Presse canadienne

Eileen Nearne est décédée en 2010, à l’âge de 89 ans, au terme d’une vie apparemment sans histoire. Mais quand les responsables locaux ont visité le petit appartement où elle vivait seule à Torquay, à environ 300 km au sud-ouest de Londres, ils ont découvert le secret qu’elle protégeait depuis plus de 65 ans.

Le 2 mars 1944, alors qu’elle n’avait que 23 ans, Mme Nearne s’est rendue clandestinement en France où, à l’aide d’un émetteur sans fil, elle a servi de liaison entre les résistants français et les chefs militaires britanniques avant le débarquement de Normandie. Elle a joué ce rôle périlleux jusqu’en juillet 1944, quand les nazis l’ont capturée, torturée et envoyée au camp de concentration de Ravensbrück, en Allemagne.

Au moment de son décès, parents et amis ne savaient absolument rien des activités de cette femme durant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont été stupéfaits de découvrir que le Royaume-Uni venait de perdre une véritable héroïne qui n’avait jamais soufflé mot de ses exploits.

Aujourd’hui, la question de ce qui adviendra après notre décès des secrets que nous avons gardés toute notre vie prend une tout autre dimension, avec la prolifération des plateformes sociales comme Facebook.

Il faut réfléchir à ce qu’on veut laisser comme traces. Katharina Niemeyer, professeure à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)

« Avant [Facebook], peut-être qu’après notre décès, on trouvait quelques photos; peut-être des dossiers sur l’ordinateur, ou un journal intime, explique la professeure Katharina Niemeyer. En ligne, on va pouvoir découvrir des parties de nos proches qu’on ne soupçonnait pas. Il peut y avoir des surprises. »

« Mais le contraire pourra aussi se produire : « Cette personne en faisait beaucoup plus que je le croyais dans la vie, et c’est beau de voir des côtés que je ne soupçonnais pas. » »

Accéder au profil Facebook du disparu pourrait donc être comparé à fouiller dans les tiroirs et le garde-robe de Mme Nearne après son décès : qui sait quels secrets – joyeux et tristes, troublants et surprenants – s’y cachent?

Le royaume des morts?

Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont tout récemment prédit que, si la tendance actuelle se maintient, Facebook comptera d’ici 50 ans davantage d’utilisateurs morts que vivants. Selon leurs analyses, au moins 1,4 milliard de membres mourront d’ici 2100, ce qui signifierait que les morts seraient plus nombreux que les vivants d’ici 2070.

Mais si Facebook continue d’ajouter 13 % de nouveaux membres chaque année, jusqu’à la saturation de tous les marchés, on pourrait compter tout près de cinq milliards d’utilisateurs morts d’ici la fin du siècle.

C’est toutefois un très gros « si ».

« Il faut nuancer un peu cette affirmation-là, parce que c’est présumer que dans plusieurs décennies, on aura toujours Facebook dans sa forme actuelle, indique Nadia Seraiocco, une doctorante de l’UQAM. On n’a aucune preuve que ça va continuer comme ça pendant plusieurs décennies; que Facebook ne changera pas de forme d’ici un an ou deux; qu’il n’y aura pas de réglementation plus sévère sur ce que les [entreprises] comme Facebook peuvent garder comme données. »

Déjà, dit-elle, on a constaté une baisse de la croissance et des profits de Facebook dès le trimestre suivant l’entrée en vigueur, en mai dernier, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) sur le territoire de l’Union européenne.

« Je ne peux que présumer que ce règlement-là s’appliquera sur ce qu’on veut qu’il advienne de nos données après notre mort, poursuit Mme Seraiocco. Parce que présentement, même si vous vous débranchez de Facebook, vos données restent là. Est-ce qu’il en sera toujours ainsi? Je me permets d’en douter. »

Les données en héritage

Pour le moment, vous pouvez nommer un légataire qui gérera vos affaires numériques après votre décès. Mais même si cette personne ferme la page Facebook, ou même si elle en fait une page commémorative, les données, elles, ne s’en vont nulle part.

On ne respecte pas tout à fait la volonté de quelqu’un qui voudrait que ses données soient effacées après son décès. On devrait pouvoir disposer de ce qu’on génère comme données, mais des contrats d’adhésion qui sont souvent moins que clairs nous enlèvent cette possibilité-là. Nadia Seraiocco

Tous n’ayant pas un passé aussi glorieux que celui de Mme Nearne, confier notre mot de passe à nos descendants – et donc leur donner la clé du coffre qui renferme tous nos secrets numériques – ne plaira pas à tout le monde.

La réalité ressemblera davantage à ceci : la plupart des gens auront mis en ligne, pendant leur vie, des trucs qu’ils ne souhaiteront pas être présentés à froid à leur famille après leur décès, sans contexte. S’ils décident d’en parler avant leur mort, tant mieux; sinon, ils l’emporteront dans leur tombe.

« C’est un enjeu de voir comment la famille et les amis proches vont gérer cet héritage numérique d’un point de vue éthique, dit Katharina Niemeyer. Qu’est-ce qu’on veut divulguer ou pas? Qu’est-ce qu’on partage ou pas avec nos proches? Qu’est-ce qu’on garde pour soi? Il n’y a pas de recette miracle, mais un jour, en famille, il faut en parler, noter les mots de passe, mentionner comment [l’héritage numérique] doit être géré. »

Valeur marchande et recherche

« La réaction des gens est de dire : « J’ai vraiment tout ça, là, et ça va rester là après ma mort? » Oui, illustre Nadia Seraiocco. Ces données-là ont une valeur marchande, et c’est pour ça qu’on les garde. Vous devriez avoir le droit de dire : « J’ai souscrit à ce service-là, je ne veux plus que mes données y soient ». Ce serait la moindre des choses. »

Un riche « patrimoine humain » est verrouillé chez Facebook, déplore-t-elle, et réservé à ceux qui ont les moyens de payer, alors qu’il pourrait avoir une valeur inestimable entre les mains des chercheurs. Elle estime que l’abonné devrait avoir le pouvoir de décider de faire disparaître ses données ou de les transmettre à la recherche, par exemple après trois mois d’inactivité.

« Les données sont en croissance chez Facebook et d’autres réseaux sociaux, que ce soit Google, Facebook ou Amazon, rappelle Mme Seraiocco. Ces gens-là ont énormément de données sur nos habitudes de vie, sur la manière dont nous consommons, sur ce que nous aimons… Je pense qu’il devrait y avoir plus d’ouverture là-dessus. La plus grande partie de nos activités en ligne est concentrée sur des plateformes commerciales, donc ça rend ça très difficile. Il commence à y avoir un peu de transfert de connaissances, mais ce n’est pas suffisant. »

Elle rappelle que Facebook, Google, Amazon et les autres sont des entreprises commerciales dont le but premier est de réaliser des profits. Mais la grogne commence à s’intensifier : de plus en plus de gens demandent pourquoi Facebook garde leurs données, et ce qu’elle en fait s’ils se débranchent, ce qui finira inévitablement par attirer l’attention des élus.

« C’est une compagnie privée qui a littéralement le droit de vie ou de mort sur tout ce qui touche votre vie privée, et je pense que nos États devraient s’y intéresser plus », dit Mme Seraiocco.

En attendant, l’internaute doit prendre conscience que Facebook n’est pas qu’une activité ludique et sans conséquences. Ses activités en ligne ne se volatilisent pas aussitôt qu’elles sont terminées.

« Non, tout ça n’est pas immatériel parce que c’est numérique, résume Nadia Seraiocco. Ça correspond à des entrées sur des serveurs; ça peut être classifié; ça peut être remixé; on peut créer de nouveaux profils à partir de vos données; on peut faire de l’analyse prédictive… Une question reste : qu’est-ce qu’on fait avec vos données et votre profil [après votre mort]? Et est-ce que vous avez votre mot à dire là-dedans? Pour le moment, la réponse est non. »

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

Une arnaque utilise le support de Microsoft et gèle notre navigateur web


Encore des pirates qui veulent voler nos données personnelles. J’ai déjà parlé des pirates appelaient des personnes pour leur dire que leur ordinateur était infecté.en 2012 Maintenant, il passe par des publicités infectées et en gelant l’appareil, ils vous incitent à les appeler pour régler le problème. Chose à ne pas faire. Cependant, il y a un moyen simple pour dégeler votre appareil, et ce, sans avoir recours au téléphone, donc pas besoin d’un pirate pour nous pourrir un peu plus la vie.
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Une arnaque utilise le support de Microsoft et gèle notre navigateur web

 

Fraude scam support Microsoft navigateur gelé

Une fausse page de support Microsoft se promène sur le web, il s’agit d’une arnaque.

 

Utilisateurs d’ordinateurs Windows, soyez aux aguets. Une fausse page du support de Microsoft est présentement utilisée par des pirates. Celle-ci a notamment l’effet de geler notre navigateur web que ce soit Chrome, Edge ou Firefox.

Plusieurs d’entre nous avons surement déjà reçu ce fameux appel de « Microsoft » pour nous dire que notre ordinateur était infecté et que l’un de leurs « super techniciens » allait gentiment nous rétablir la situation.

Évidemment cet appel est une fraude, alors que Microsoft n’appelle pas les gens de la sorte. Ce n’est qu’une tentative de s’introduire dans notre ordinateur pour venir y installer des cochonneries dessus.

Cette arnaque se promenant depuis quelques années, la plupart des gens sont maintenant au courant de la manigance. Au lieu d’appeler les gens, les pirates ont inversé leur modus operandi et nous invite cette fois à les appeler via une fausse page de support Microsoft.

Votre ordinateur est gelé? Appelez-nous!

C’est un chercheur spécialisé en fraude informatique de chez Trend Micro, Samuel P Wang, qui a découvert la dernière arnaque qui vise les utilisateurs de Microsoft.

Le principe est relativement simple. Via des publicités infectées, les pirates nous redirigent vers une page web qui ressemble en tout point à une page de support Microsoft.

Deux fenêtres vont alors apparaître à l’écran. L’une d’entre elles va nous demander notre identifiant Windows ainsi que notre mot de passe. L’autre, va non seulement nous mentionner que notre ordinateur est bloqué, mais aussi que si l’on ferme la fenêtre nos accès seront désactivés. Et pour en ajouter une couche, nos identifiants Facebook auraient également été dérobés.

Fausse page support Microsoft scam arnaque

Voici la fausse page du support Microsoft. Crédit: Trend Micro

 

Pour résoudre la situation, on nous invite à appeler à un numéro de téléphone pour qu’un technicien nous guide pour résoudre la situation.

Sans surprise, tout ceci n’est que de la bouillie pour les chats. Seulement, pour tenter de rendre le tout encore plus crédible, les pirates parviennent à travers cette page à carrément geler notre navigateur. De quoi provoquer la panique chez certains qui ne voient d’autres options que d’appeler au numéro indiqué à l’écran.

En appelant au numéro, on revient à l’arnaque initiale mentionnée en préambule de ce texte où les pirates prennent alors contrôle de notre ordinateur pour y insérer des logiciels malveillants ou voler nos informations.

Dès lors, quoi faire alors si notre navigateur est complètement gelé?

Faites simplement un clic droit avec votre souris dans la barre de tâche du bas de votre écran. Sélectionnez ensuite l’option Gestionnaire de tâches. Dans la fenêtre qui apparaît, cliquez sur le navigateur qui est gelé, puis cliquez sur Fin de tâche.

Cela aura pour effet de fermer votre navigateur. Vous pourrez alors le relancer, mais assurez-vous de ne pas restaurer les pages, car vous retournerez de nouveau sur la page frauduleuse.

https://www.francoischarron.com/

Le gant de Thanos fait disparaître le web avec cette fonction Google cachée


Google s’amuse ! Et cela fait une belle publicité d’un film que je ne verrais probablement jamais .. Enfin peut-être. En écrivant Thanos sur le site de recherche, à la droite de la page en retrait, il faut cliquer sur la main. Et voilà la magie s’opère et recliquer sur la main tout redevient comme l’original.
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Le gant de Thanos fait disparaître le web avec cette fonction Google cachée

 

Image tirée du film montrant l'acteur Josh Brolin dans le rôle du méchant Thanos.

L’acteur Josh Brolin incarne Thanos, le méchant du film. Photo: Marvel Studios

Radio-Canada

Google s’amuse avec la sortie du film Avengers : phase finale, la conclusion de la série de films de superhéros de Marvel. Une fonction cachée permet d’effacer la moitié de l’Internet.

À la fin du précédent chapitre, Avengers : la guerre de l’infini, le super-vilain Thanos utilise son gant de l’infini pour faire disparaître la moitié des êtres vivants de l’univers. Ceux-ci se désagrègent, puis disparaissent.

Et maintenant, les effets se poursuivent sur le web, semble-t-il.

Dans les résultats de recherche Google, on rassemble plusieurs images de Thanos, sous lesquelles se trouve un gant doré serti de cinq pierres colorées.

Thanos et son gant de l’infini Photo : capture d’écran / Google

Pour voir cette fonction amusante, il suffit de taper « Thanos » dans l’onglet de recherche de Google. Apparaît alors un gant de l’infini. En cliquant sur l’image, les liens de recherche s’effacent à leur tour. Les résultats de recherche (environ 97 millions) sont ensuite réduits de moitié.

Le vingt-deuxième film de l’univers cinématique de Marvel est sorti au Canada jeudi soir. Il bat déjà des records ailleurs dans le monde.

https://ici.radio-canada.ca/