Attention aux messages textes frauduleux, rappelle la SQ


Que ce soit par courriel ou par message texte (texto) toujours se méfier des fraudes en rapport avec les comptes bancaires et les impôts, même si le message semble être authentique. Sitôt que le message demande des informations personnelles, il y a un signe que c’est une fraude
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Attention aux messages textes frauduleux, rappelle la SQ

 

La Sûreté du Québec (SQ) attire l’attention sur une fraude par message texte, qui est fréquente en ce moment.

Des personnes ont reçu l’un de ces deux messages, faussement attribués à Desjardins :

1) « Votre compte bancaire en ligne Desjardins a été suspendu en raison de vérifications de sécurité. Connectez-vous ci-dessous pour valider votre profil », avec un lien cliquable semblable à celui du site web de l’institution financière.

2) « Desjardins a détecté une activité inhabituelle sur votre compte. Veuillez vérifier votre profil immédiatement », avec un lien cliquable semblable à celui du site web de l’institution financière.

La SQ rappelle qu’il est important de ne pas répondre et de ne pas cliquer sur le lien en question. La police suggère aux citoyens de contacter leur institution financière s’ils ont des doutes sur leur compte.

Il ne s’agit pas du seul type de message frauduleux en vogue : une internaute nous a fait suivre un faux message de l’Agence du revenu du Canada lui suggérant de cliquer sur un lien pour obtenir son retour d’impôt. Le texto provenait d’un numéro ontarien avec le code régional 289.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Comment éviter de se faire avoir par des e-mails de phishing (hameçonnage)


Il y a certaines précautions à prendre quand on ouvre votre boite courriel. Parmi eux, ce sont des hameçonnage (phishing) qui peuvent vous faire de grosses misères. Il y a quelques points à savoir pour éviter de cliquer sur n’importe quoi
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Comment éviter de se faire avoir par des e-mails de phishing

 

Phone security | Ervins Strauhmanis via Flickr CC License by

Phone security | Ervins Strauhmanis via Flickr CC License by

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur Wired

Toujours, toujours être sur ses gardes.

Ça n’arrive qu’aux autres, à ceux qui ne font pas attention, qui n’y connaissent rien, qui font n’importe quoi sur internet. Jusqu’au jour où ça nous arrive à nous. Ça, c’est se faire avoir par du phishing (du hameçonnage, en français), cette technique qui consiste à vous envoyer un e-e-mail en se faisant passer pour quelqu’un dans le seul but de vous faire cliquer sur un lien, et vous faire rentrer identifiants et mots de passe dans une nouvelle page vous les demandant.

À l’été 2014, on avait ainsi découvert que de nombreuses stars américaines s’étaient ainsi fait voler leur identifiant iCloud de cette façon, permettant aux pirates de collecter leurs photos privées, dont certaines ont ensuite fini par être partagées sur des forums. Même chose avec le piratage de l’adresse e-e-mail de John Podesta, l’ancien chef de campagne d’Hillary Clinton, lors de la dernière présidentielle américaine.

Le phishing marche, souligne ainsi Wired, qui explique que 100.000 nouvelles attaques ont lieu chaque jour, et que quelques milliers réussissent. En septembre 2016, une étude allemande montrait qu’un étudiant interrogé sur deux pouvait se faire avoir par le message d’un inconnu. Alors pour éviter de se faire avoir, le magazine américain propose trois solutions.

Tout d’abord, toujours réfléchir avant de cliquer.

«Si quelque chose a l’air bizarre, c’est que ça l’est probablement», et «vous devriez toujours être réticents à l’idée de télécharger les pièces jointes et de cliquer sur les liens, peu importe s’ils ont l’air innocent, ou la personne qui les a envoyés».

En clair, toujours regarder l’origine de l’e-e-mail, et si quelque chose semble louche, ne pensez même pas à télécharger ou cliquer sur quoi que ce soit.

Ensuite, scruter la source. L’étape basique mais qu’on oublie si souvent. Pour être sûr que ce e-mail provient bien de Google, Yahoo!, ou de votre banque, vous devriez vraiment vérifier l’adresse qui vient de vous l’envoyer. Cela veut dire regarder dans l’URL de l’adresse si rien n’a l’air louche, ou si des caractères n’ont pas été remplacés par d’autres pour vous tromper (sur cette image par exemple, l’émetteur a ajouté un deuxième «l» à «paypal»). Si l’adresse e-e-mail est bien la bonne, mais que le test semble bizarre, vérifiez que c’est bien la bonne personne qui vient de vous l’envoyer, en tentant de la joindre par un autre canal.

Enfin, préparer ses arrières. En clair, faites comme si vous alliez vous faire avoir un jour ou un autre, et assurez-vous de limiter déjà les dégâts. 

«Cela veut dire prendre des précautions de cybersécurité standards, comme mettre en place une authentification à plusieurs facteurs (on vous a fait un tuto ici), utiliser un gestionnaire de mots de passe ou un autre système pour créer des mots de passe unique et aléatoires, et sauvegardez vos données.»

Parce qu’au fond, le vrai e-maillon faible dans toutes ces histoires se trouve entre la chaise et le clavier.

http://www.slate.fr

Arrêté pour avoir provoqué une crise d’épilepsie avec un tweet aux États-Unis


C’est le comble ! Provoquer des crises épileptiques via les réseaux sociaux. Ce serait la première fois que ce genre de cyberharcèlement dans le but de causer un dommage physique à une personne, dont un journaliste qui avait critiqué Donald Trump. Bien que le suspect à été arrêté, il semble que ce journaliste a reçu plusieurs fois, par la suite d’autres tweets de ce type.
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Arrêté pour avoir provoqué une crise d’épilepsie avec un tweet aux États-Unis

 

TWITTER

Les autorités américaines ont interpelé un homme soupçonné d’avoir provoqué la crise d’épilepsie d’un journaliste en lui envoyant un message sur Twitter avec une lumière stroboscopique pour le punir de ses critiques visant Donald Trump.

Le 15 décembre, le journaliste de Newsweek Kurt Eichenwald était à son domicile de Dallas lorsqu’il a ouvert un message reçu sur son compte Twitter par un internaute s’identifiant sous le pseudonyme « @jew_goldstein ».

Pour le conseil de Kurt Eichenwald, Steven Liberman, cité par le New York Times, ce serait la première fois qu’un message sur un réseau social est conçu pour causer un dommage physique au destinataire et pas seulement psychologique.

« Tu mérites une crise pour tes messages », disait l’internaute, sur fond de lumière stroboscopique.

Cette lumière est connue pour déclencher des crises chez certains épiléptiques et c’est précisément la réaction qu’elle a provoqué sur Kurt Eichenwald.

Selon son avocat, cité par le New York Times, les suites de la crise ont handicapé le journaliste durant plusieurs jours, notamment pour parler ou se servir de sa main gauche.

Selon l’enquête, l’agresseur faisait référence aux critiques formulés par Kurt Eichenwald contre Donald Trump, ont indiqué des médias américains.

Le ministère de la Justice a indiqué vendredi avoir interpellé un suspect, John Rivello, dont l’ordinateur a mis en évidence des messages faisant référence à ce tweet ainsi que des recherches sur l’épilepsie.

Kurt Eichenwald avait, à plusieurs reprises, évoqué publiquement sa condition d’épileptique.

Le suspect doit être présenté à un juge en vue de son inculpation pour cyber-harcèlement avec l’intention de tuer ou de porter une atteinte physique, un chef d’accusation qui peut lui valoir jusqu’à dix ans de prison.

Depuis son compte Twitter, qui compte plus de 318 000 abonnés, le journaliste a remercié vendredi les autorités et indiqué que plus de 40 personnes lui avaient envoyé des messages avec une lumière stroboscopique depuis l’incident.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Vous partagez les avis de disparition d’enfants sur Facebook? Attention, dit la GRC


Voilà une bonne raison de ne pas publier n’importe comment une disparition d’enfant si, cette disparition n’est pas confirmer par un média sérieux ou par une source policière qu’on peut vérifier les coordonnées. Car on ne sait pas qu’elles sont les motifs de n’importe qui met une photo d’enfant de disparition. Cela peut mettre des vies en danger plus que l’on pense pour plusieurs raisons. En plus, si c’est vraiment une disparition, il est beaucoup plus facile de vérifier ou en sont les recherches. Hier, j’ai vu sur Facebook, quelqu’un qui a partagé une photo disant qu’il avait volé certaines choses a une famille qui l’avait accueilli sans source policière. Est-il vraiment coupable, si oui, la famille a-t-elle fait des démarches policières ? Ou c’est simplement une vengeance personnelle pour une autre raison .. Il faut faire attention ce que l’on partage
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Vous partagez les avis de disparition d’enfants sur Facebook? Attention, dit la GRC

 

Huffington Post Canada  |  Par Michelle Butterfield

En parcourant votre fil d’actualités Facebook, vous apercevez une publication sur un enfant porté disparu. Naturellement, votre premier réflexe est de partager la publication. Ça peut contribuer à ramener un enfant sain et sauf à la maison, alors pourquoi pas?

Pas si vite, répond la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Dans une publication Facebook, le détachement de Kindersley, en Saskatchewan, rappelle les dangers de partager ce type de publications sans d’abord faire quelques vérifications.

Souvent, explique la GRC, ces publications proviennent de personnes mal intentionnées. Parfois, l’enfant dont la photo est largement partagée ne manque même pas à l’appel.

Même si l’on souhaite bien faire en partageant la publication, on ne connaît pas toujours tous les faits.

«Par exemple, un parent qui se voit refuser l’accès à ses enfants par un ordre de la cour pourrait mettre leurs photos sur Facebook et affirmer qu’ils ont disparu», écrit le corps de police.

Parfois – dans les cas de violence domestique, par exemple -, l’autre parent et l’enfant peuvent se cacher pour leur propre protection.

En partageant une telle photo, vous pourriez mettre des vies en danger, avertit la GRC.

facebook
Cliquer sur «Partager» pourrait faire plus de tort que de bien. (Photo: Getty Images)

La GRC recommande de toujours vérifier la source d’une photo avant de la partager.

«Si la publication ne provient pas d’une source policière officielle et ne contient pas de lien vers un article publié par un média sérieux confirmant la disparition, elle n’est probablement pas légitime.»

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Victime d’une fraude amoureuse, une Sherbrookoise perd son mari, ses économies et sa maison


Cette femme a-t-elle été trop crédule de se faire avoir aussi facilement par un soi-disant amoureux via Internet ? Est-ce une dépendance affective ? Je ne veux pas juger ces personnes qui se font arnaquer de la sorte autant les femmes que les hommes., Mais la méfiance devrait être de mise surtout quand il est question d’argent
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Victime d’une fraude amoureuse, une Sherbrookoise perd son mari, ses économies et sa maison

 

Le reportage de Chantal Rivest

Sait-on toujours à qui on a affaire sur Internet? Une Sherbrookoise n’arrive plus à départager le vrai du faux. Elle est au coeur d’une fraude amoureuse qui lui a fait perdre non seulement plus de 60 000 $, mais aussi son mari et bientôt sa maison.

Un texte de Chantal Rivest

Jeanne (nom fictif) a fait la connaissance d’un homme sur Facebook en mai dernier. Il prétend être Français et célibataire. Elle se sent comprise et aimée. Ils s’écrivent en ligne et se parlent au téléphone tous les jours. Au fil de ces discussions, elle en est tombée amoureuse.

« Ça faisait 18 ans que j’étais mariée, mon conjoint m’a dit : « c’est lui ou c’est moi ». J’ai dit : « Ça fait six ans qu’on ne se parle plus, c’est lui que je prends » », explique la Sherbrookoise, qui a accepté de faire le récit de son histoire sous le couvert de l’anonymat.

Puis, alors qu’il dit être en voyage d’affaires en Côte d’Ivoire, son nouvel amoureux a commencé à lui demander de l’argent. Il disait éprouver plusieurs problèmes. Jeanne a fait un premier transfert d’argent. Puis un autre. Les problèmes n’ont jamais cessé, tout comme les transferts d’argent.

« J’ai rempli cinq cartes de crédit, ma marge de crédit au complet, et j’ai réhypothéqué ma maison », se désole la victime.

J’ai envoyé plus de 50 000 $ à ce gars-là! Victime d’une fraude amoureuse sur Internet

Malgré tout, elle s’accroche à la relation.

« En étant toute seule, c’est la seule présence que j’ai », explique Jeanne.

Des fraudeurs se faisaient passer pour Interpol

Jeanne a aussi reçu des courriels de fraudeurs qui se faisaient passer pour des agents d’Interpol. Ces faux policiers disaient vouloir l’aider à retrouver son argent. Jeanne leur enverra 10 000 $ avant de se rendre compte de la fraude.

Une similitude avec d’autres formes de dépendance

Jeanne est incapable de mettre un terme à sa relation, même si elle doute fortement de l’honnêteté de son amoureux. Elle se compare à quelqu’un qui tente d’arrêter de fumer.

Magali Dufour, professeure au service de toxicomanie à l’Université de Sherbrooke Photo : Radio-Canada/Chantal Rivest

Selon Magali Dufour, professeure au service de toxicomanie à l’Université de Sherbrooke, ce trouble est encore peu documenté, mais il a des similitudes avec d’autres formes de dépendances.

« C’est un peu comme les jeux de hasard et d’argent. On est tellement loin dans le processus que, lorsqu’on arrête, on perd quelque chose. Ils ont tellement investi dans cette relation-là, que ça devient difficile de faire marche arrière », explique-t-elle.

Pas un cas isolé

Le cas de Jeanne n’est malheureusement pas isolé. La GRC parle même d’un fléau. L’an dernier, 748 Canadiens ont perdu près de 17 millions de dollars dans les fraudes amoureuses. De ce nombre, 73 victimes ont envoyé près d’un million de dollars à des fraudeurs ivoiriens. Ce ne serait que la pointe de l’iceberg.

Guy-Paul Larocque, coordonnateur pour la fraude par marketing de masse à la GRC. Photo : Radio-Canada/Chantal Rivest

« On estime que les cas qui nous sont rapportés représentent seulement 5 % des chiffres », explique le sergent Guy-Paul Larocque, coordonnateur pour la fraude par marketing de masse à la GRC.

Au niveau financier, les stratagèmes amoureux sont parmi les plus dévastateurs. Sergent Guy Paul Larocque, coordonnateur pour la fraude par marketing de masse, GRC

Les efforts de la police ivoirienne

La police de la Côte d’Ivoire est aussi préoccupée par la situation. En 2009, la direction de l’informatique et des traces technologiques a été créée pour lutter contre la cybercriminalité. Elle compte 61 agents permanents. Cette police reçoit chaque année des dizaines de plaintes de Canadiens floués.

« Les gens ici pensent que les internautes victimes sont un peu trop crédules, mais nous, en tant qu’officiels, on pense que plusieurs pays ne sensibilisent pas assez leurs internautes », croit le colonel Guelpechin Ouatarra, directeur de la direction de l’informatique et des traces technologiques en Côte d’Ivoire.

Mars, mois de la prévention de la fraude

Le Bureau de la concurrence, la GRC, le Centre antifraude du Canada et des partenaires organisent plusieurs activités en mars pour sensibiliser les Canadiens à la fraude. On veut aussi renseigner la population sur les moyens à prendre pour se protéger. Ce mois de sensibilisation a lieu pour une 13e année.

http://ici.radio-canada.ca

Nounours piratés : des millions de messages d’enfants et de parents dérobés


Pourquoi acheter une peluche connectée et lui parler à travers le toutou par le truchement de Smartphone ? Pourquoi pas lui parler par téléphone si le parent est au travail ou toutes autres raisons ? Je veux bien croire qu’on veut être à la mode et être connecté de partout, mais les enfants en ont-ils vraiment besoin ? C’est un risque de plus pour le piratage des objets connectés
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Nounours piratés : des millions de messages d’enfants et de parents dérobés

 

Nounours piratés : des millions de messages d'enfants et de parents dérobés

Les animaux en peluche de CloudPets (page d’accueil du site web de CloudPets)

Parler à son bébé via son doudou, c’est charmant… mais faute de sécurité, c’est la porte ouverte au vol de données et aux demandes de rançon informatique.

 

Thierry Noisette

Comme c’est trognon : des lapins et des ours en peluche connectés, qui permettent aux parents d’envoyer un message vocal à leur enfant qui le reçoit via son jouet, et peut répondre à papa ou maman, ou tout autre proche. Charmante idée en apparence, sauf que, dans le cas des doudous du californien CloudPets, il y avait une faille de sécurité, révèle un spécialiste en sécurité informatique, Troy Hunt.

Résultat, plus de 820 000 comptes utilisateurs étaient exposés, ainsi que 2,2 millions de messages audio enregistrés dont l’URL (l’adresse web du fichier) était facile à retrouver.

Troy Hunt explique que les gens « ne pensaient pas au fait que quand vous vous connectez à l’ours en peluche, la voix de vos enfants se trouve dans un serveur d’Amazon ».

Les jouets de CloudPets sont reliés à des applis mobiles ; l’utilisateur crée un compte chez CloudPets en donnant le nom de son enfant, une adresse e-mail et une photo. Il peut ensuite envoyer ou recevoir des messages par le truchement du joujou.

Voici la vidéo publicitaire de ces jouets :

 

CloudPets, qui a lancé ses jouets connectés (chat, chien, lapin et ours en peluche) en 2015, héberge ses données en ligne, mais cette base de données n’était pas protégée. Hunt a expliqué à CNN que c’est du même ordre qu’avoir un smartphone non verrouillé par un code. Cette base de données était indexée par Shodan, un moteur de recherche d’objets connectés à Internet – qui peut servir à détecter des dispositifs mal sécurisés, comme des caméras, ce que Rue89 a fait en 2014.

L’entreprise n’a rien dit à ses utilisateurs

Selon Hunt, quelqu’un a volé les données du service de CloudPets, puis les a effacées et a demandé à l’entreprise une rançon, en bitcoins. Au lieu de payer les malfaiteurs pour récupérer ces données, CloudPets les a restaurées avec une sauvegarde antérieure. Cependant, la compagnie n’a pas prévenu ses utilisateurs de la fuite (des témoignages rapportés par Hunt montrent même que plusieurs messages d’alerte de clients ont été ignorés pendant des jours), et les mots de passe dérobés sont toujours valides, ont constaté les chercheurs.

CNN relève que cela pourrait être un délit : la loi californienne oblige les entreprises à signaler aux utilisateurs si leurs informations ont été exposées en ligne, et CloudPets et son fabricant Spiral Toys se trouvent en Californie.

Le site Motherboard, alerté par les chercheurs en sécurité, souligne qu’en janvier la base de données en ligne de CloudPets a été effacée au moins deux fois, et que des pirates y ont accédé à plusieurs reprises.

Ce n’est pas le premier piratage de jouets connectés : fin 2015, Troy Hunt avait découvert une faille dans des gadgets Vtech, exposant les données de millions de parents et d’enfants.

Poupées interdites en Allemagne

Il y a quelques jours, l’Allemagne a interdit la vente des poupées Cayla en raison de leur facilité à être piratées, et recommandé aux parents en ayant déjà acheté de les jeter – le distributeur a assuré qu’en suivant le mode d’emploi elle ne permettait pas l’espionnage, et déclaré qu’il irait en justice contre cette décision du régulateur des télécoms.

Peu avant Noël, l’UFC Que Choisir avait alerté contre les lacunes en sécurité et en protection des données de deux jouets, la poupée Cayla et le robot i-Que. L’association de défense des consommateurs a saisi la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et la DGCCRF.

Motherboard note qu’en attendant que les concepteurs et fabricants d’objets dits « intelligents » de « l’Internet des objets » se décident à en améliorer la sécurité, « si vous êtes un parent qui ne voulez pas que vos messages affectueux à vos enfants soient divulgués en ligne, vous pourriez vouloir un bon vieux nounours à l’ancienne, qui ne soit pas relié à un serveur à distance non sécurisé ».

La CNIL a publié en novembre un rappel sur la sécurité des objets connectés.

http://tempsreel.nouvelobs.com

Arnaque à l’enfant cancéreux : des photos de varicelle détournées sur Facebook


Ce genre de message, je l’ai fuie comme la peste. Une photo pour ramasser de l’argent sur un réseau social d’une personne, d’un enfant malade comme le cancer, sans avoir été appuyer par un organisme connu, ou un site réputé, peut être une arnaque. Il est mieux de ne pas cliquer  sur j’aime, ni donner des commentaires (même si c’est Amen) et encore moins partager. Soyons un peu plus septique sur les demandes d’argent sur les réseaux sociaux, qu’importe la raison. Cliquer ou partager au cas où, est de faire continuer l’arnaque
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Arnaque à l’enfant cancéreux : des photos de varicelle détournées sur Facebook

 

 

Une mère se plaint du manque de réaction du réseau social face à un compte escroc, qui a utilisé les images d’enfants, dont le sien, pour obtenir de l’audience.

 

 Thierry Noisette

En août 2016, une mère de famille britannique, Sarah Allen, avait lancé un appel au gouvernement, demandant la distribution gratuite des vaccins contre la varicelle. Son fils de 2 ans, Jasper, venait d’être atteint d’une varicelle particulièrement sévère, et il avait dû être hospitalisé cinq jours, couvert de centaines de boutons. À cette occasion, plusieurs photos du petit garçon ont été diffusées dans la presse, y compris sur Internet.

Mais, rapporte la BBC, ces images ont été reprises par des escrocs, qui les ont faites passer pour celles d’une victime de cancer.

Ils les ont utilisées sur une page Facebook, en prétendant que le réseau social donnerait de l’argent pour l’opération de l’enfant si suffisamment de gens aimaient le post ou laissaient des commentaires. Le texte y accompagnant les photos de l’enfant disait :

« Ce petit bébé a le cancer et nous avons besoin d’argent pour la chirurgie.
Facebook a décidé d’aider en donnant
1 J’aime = 2 dollars
1 commentaire = 4 dollars
1 partage = 8 dollars.
Ne faites pas défiler l’écran sans entrer de texte. Amen. »

1,2 million de partages

 

Plusieurs heures après que la BBC a signalé ce post, le réseau social l’a effacé mais tout en laissant le compte de son créateur actif. La mère explique :

« Nous avions été prévenus que des gens pourraient prendre ses photos… parce que si vous googlez « varicelle » [« chickenpox » en anglais], ses images sont là. Nous étions donc bien conscients que cela pourrait arriver, mais pas de cette façon, pour dire qu’il avait le cancer. »

Un post qui mettait en scène le petit Jasper a été partagé 1,2 million de fois depuis le 1er février, indique la BBC. Sarah Allen dit avoir écrit plusieurs fois à Facebook, après avoir été alertée par des internautes. Elle s’est plaint plusieurs fois de violation de copyright, et a reçu le 10 février un message en retour lui disant que le compte en question était supprimé pour avoir violé les règles du site.

Pourtant, 24 heures plus tard le compte était de retour, sans explication. Il postait à nouveau des images d’enfants – mais plus du sien cette fois. Un des messages montrait des enfants en hôpital, et affirmait que l’internaute endurerait des années de malheur s’il passait la page sans aimer et partager le post.

« Ce qui est répugnant, c’est que ce ne sont pas que des photos de Jasper, mais celles d’une centaine d’autres familles. Facebook doit agir », se scandalise Sarah Allen.

Beaucoup d’arnaques à l’émotion

 

Ce procédé n’est pas rare, explique un spécialiste de la sécurité informatique, Graham Cluley, cité par la BBC :

« Beaucoup d’arnaques utilisent ce genre d’images émotionnelles – souvent c’est fait pour gagner de l’argent. Ils peuvent plus tard envoyer un post disant que vous avez gagné un prix et essayer de vous faire indiquer votre numéro de mobile, et puis vous faire signer pour un service à tarif supérieur, ou vous demander d’autres informations personnelles.

 

Le problème, c’est que les gens croient des choses postées en ligne, et qu’ils devraient être beaucoup plus attentifs à ce qu’ils aiment et partagent. »

 

Le détournement d’image d’enfant malade pour tromper des personnes émues, via les réseaux sociaux, fait l’objet d’un article dans HoaxBuster, le site anti-canulars du Web : il cite le cas récent d’une autre photo volée d’enfant, à laquelle l’usurpateur fait dire le contraire du message initial (un enfant en réalité très entouré, qui prétendument se plaint de sa solitude). La version volée a obtenu des millions de « like » et de commentaires.

Autre cas l’an dernier avec un scandale en Espagne – où les photos n’étaient pas usurpées : un père avait beaucoup médiatisé sa fillette, atteinte d’une maladie rare, entre 2008 et 2016 ; ce qui lui a permis de lever des centaines de milliers d’euros, prétendument pour la faire soigner. Or, l’enfant est bien malade, mais pas au risque d’une mort prématurée, contrairement à ce que prétendait son père. Et l’argent récolté n’est pas passé en soins : le père a été démasqué après des années de mensonges.

http://tempsreel.nouvelobs.com/