Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose


Pourquoi il faut changer notre alimentation de viande rouge et de sucre pour des légumes, fruits, noix, légumineuses ? Pour mieux équilibrer nos ressources de la planète et réussir à nourrir tout le monde. De toute manière on se porterait mieux si nous avions un meilleur régime alimentaire et plus de personnes pourront profiter des ressources de la Terre.
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Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose

 

viande

Crédits : HolgersFotografie / Pixabay

Élevage bovin aux États-Unis Crédits : Greenpeace

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

La manière dont l’humanité se nourrit doit changer radicalement, et ce dès maintenant, si nous voulons éviter des dommages “catastrophiques” pour la planète, prévient une étude.

Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose, avec en priorité deux mesures principales : produire et manger deux fois moins de sucre et de viande rouge, et deux fois plus de légumes, fruits et noix, conclut une étude publiée dans The Lancet.

«Nous sommes dans une situation catastrophique», a déclaré à l’AFP Tim Lang, de l’Université de Londres et co-auteur de l’étude.

Le constat est alarmant : sur sept milliards d’humains, un milliard de personnes ne mangent par à leur faim, et deux autres milliards se nourrissent très mal (régime occidental, trop gras et trop sucré).

Adopter une alimentation saine

Le rapport pointe également du doigt le fait que le système alimentaire mondial reste à ce jour «le principal émetteur de gaz à effet de serre, le principal facteur de perte de biodiversité et la principale cause de prolifération d’algues mortelles le long des côtes et des voies navigables». L’agriculture, qui occupe aujourd’hui près de la moitié de la surface terrestre, utilise également «environ 70% des réserves mondiales d’eau douce», peut-on lire.

«Pour avoir une chance de nourrir 10 milliards de personnes en 2050, nous devons adopter une alimentation saine, réduire les déchets alimentaires, et investir dans des technologies qui réduisent les impacts environnementaux, poursuit Johan Rockstrom, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique de Potsdam. C’est faisable mais il ne faudra rien de moins qu’une révolution agricole mondiale».

L’étude pointe notamment du doigt la production et la consommation de bœuf, beaucoup trop gourmande en terres et en ressources.

Moins de viande, plus de légumes et de légumineuses

«Nous ne disons pas que tout le monde doit manger de la même manière, poursuit le chercheur. Mais globalement, en particulier dans le monde riche, cela signifie une réduction de la viande et des produits laitiers et une augmentation importante de la consommation de plantes».

 On rappelle qu’il faut en moyenne au moins cinq kilos de grains et 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande.

Parallèlement, les chercheurs appellent à une augmentation de plus de 100% de la consommation de légumineuses telles que les pois et les lentilles, ainsi que des légumes, des fruits et des noix. Ce n’est désormais plus un conseil, c’est une obligation à tenir si nous souhaitons nourrir toute la planète.

«La civilisation est en crise. Nous ne pouvons pas nourrir notre population avec un régime alimentaire sain si nous n’équilibrons pas les ressources de la planète, note en effet Richard Horton. Pour la première fois en 200 000 ans d’histoire de l’humanité, nous sommes en décalage absolu avec la planète et la Nature».

Une étude publiée dans la revue Nature en octobre dernier tirait la même sonnette d’alarme, proposant au passage quelques solutions à mettre en place rapidement. L’article invitait, par exemple, à privilégier les régimes végétaliens, beaucoup moins gourmands en eau. De cette manière, nous pourrions réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie alimentaire. Nos techniques agricoles doivent être également améliorées, selon les suggestions des chercheurs, pour entretenir les terres et limiter l’extraction d’eau douce et l’utilisation d’engrais.

Source

https://sciencepost.fr/20

L’US Army veut former une armée d’insectes pour répandre des virus dans les champs


L’armée des États-Unis veut un virus génétiquement modifié transporter par des insectes. Pourquoi ? Aider les agriculteurs à améliorer la culture avec les aléas de la météo. Vous y croyez ? Cela ressemble plutôt à une arme biologique …..
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L’US Army veut former une armée d’insectes pour répandre des virus dans les champs

 

par  Laura Boudoux

L’armée américaine veut utiliser les insectes pour répandre des virus génétiquement modifiés sur des cultures, annonce The Independent.

Dans le cadre du programme Insect Allies, dirigé par la Defence Advanced Research Projects Agency (DARPA), une équipe composée de scientifiques va tenter de modifier l’ADN des cultures, directement via les insectes porteurs de virus transformés. Cette nouvelle technologie a été pensée dans le but d’aider les agriculteurs à s’adapter aux conditions météorologiques, en implantant par exemple des gènes de résistance à la sécheresse dans les tomates et le maïs.

Un projet décrié par de nombreux scientifiques, qui expliquent que des insectes chargés de virus synthétiques pourraient vite devenir incontrôlables et se changer en « arme biologique » de destruction massive. Beaucoup s’inquiètent par ailleurs du fait que cette technologie soit détournée à des fins militaires – il n’y aura qu’un petit pas à franchir.

« Nous sommes persuadés que les connaissances à tirer de ce programme sont très limitées en ce qui concerne l’amélioration de l’agriculture américaine, ou la capacité à faire face aux urgences naturelles », expliquent ainsi les experts sur le site Science. « Cette expérience peut largement être perçue comme un effort pour développer des agents biologiques à des fins hostiles », alertent-ils.

Le programme Insect Allies pourrait donc bien « être considéré comme une violation de la Convention sur les armes biologiques si les motivations présentées par la DARPA ne sont pas viables », signalent les scientifiques.

 Estimant que ce « type de technologie pourrait facilement être utilisée pour une guerre biologique », ils craignent donc la création d’une « nouvelle classe d’armes biologiques ». Tous ironisent sur « l’idée que [l’US Army] protège les agriculteurs américains », qu’ils jugent « un tout petit peu exagérée ».

Sources : The Guardian / The Independent / Science Mag

https://www.ulyces.co/

Le plus vieux fromage du monde aurait… plus de 7.000 ans !


On avait trouvé un fromage vieux de 3 200 ans en Égypte, et voilà qu’un fromage encore plus vieux aurait plus de 7 000 ans. Qui convergerait assez bien avec la domestication des vaches, chèvres et moutons.
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Le plus vieux fromage du monde aurait… plus de 7.000 ans !

 

Selon les chercheurs, des poteries spécialement destinées à contenir le fromage ont rapidement été fabriquées après l’invention de ce mets à base de lait. Elles seraient caractérisées par de larges ouvertures et de vagues formes d’animaux. © Penn State University, Sibenik City Museum

Selon les chercheurs, des poteries spécialement destinées à contenir le fromage ont rapidement été fabriquées après l’invention de ce mets à base de lait. Elles seraient caractérisées par de larges ouvertures et de vagues formes d’animaux. © Penn State University, Sibenik City Museum

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Des chercheurs ont trouvé, dans des poteries vieilles de quelque 7.200 ans, des résidus de graisses. Selon eux, cette découverte permettrait de reculer la fabrication du fromage en Méditerranée de plusieurs millénaires.

C’est peu après la domestication des vaches, des chèvres et des moutons que les Hommes semblent avoir commencé à boire du lait, il y a un peu plus de 10.000 ans. Mais quand ont-ils commencé à le transformer en fromage ? La réponse reste incertaine.

Des chercheurs de la Penn State University (États-Unis) prétendent aujourd’hui (certains de leurs confrères mettent en doute leur analyse isotopique) avoir identifié des traces de fromage sur des ustensiles et dans des poteries trouvées sur les côtes de la Croatie. Plus exactement, il s’agirait de traces de graisses laissées par des produits laitiers fermentés il y a environ 7.200 ans ; les plus anciennes jamais identifiées, dans cette région du monde du moins.

Le fromage, plus digeste que le lait

Cette découverte pourrait expliquer pourquoi tant de preuves de la traite d’une partie du bétail avaient déjà pu être trouvées alors même que des analyses génétiques avaient démontré qu’au-delà de l’âge de 10 ans, les paysans de l’époque étaient incapables de digérer le lactose contenu dans le lait. En effet, le lactose est réduit par la fermentation et la transformation du lait en fromage.

L’invention du fromage, un aliment riche et stockable, aurait ainsi aidé les paysans à survivre aux temps les plus difficiles. Elle aurait aussi fait baisser la mortalité infantile. De plus en plus d’enfants étant nourris tardivement aux produits laitiers, ils ont donc pu développer une meilleure tolérance au lactose, qui s’est transmise de générations en générations. Ainsi, concluent les chercheurs, les populations agricoles ont pu s’étendre à des climats plus rigoureux.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► 20 chiffres stupéfiants sur les plantes


Les botanistes ont fait une compilation des plantes connues et plus de 2 000 plantes s’ajoutent à chaque année.
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20 chiffres stupéfiants sur les plantes

 

Les lupins des jardins Lupinus polyphyllus du nord ouest américain ont envahi la Nouvelle Zélande. Le premier "baromètre" des plantes du monde recense 4979 espèces invasives générant des milliards d'euros de dégâts.

Les lupins des jardins Lupinus polyphyllus du nord ouest américain ont envahi la Nouvelle Zélande. Le premier « baromètre » des plantes du monde recense 4979 espèces invasives générant des milliards d’euros de dégâts. CRÉDIT: KEW GARDEN.

Par Rachel Mulot

Combien de plantes sont connues dans le monde ? Et combien sont utiles ? Disparaissent-elles plus vite qu’on ne les découvre ?

Un rapport inédit des Kew Gardens déchiffre le monde à la fois grouillant et fragile du végétal.

RÉCRÉATIF. Saviez-vous que sur les 31.128 plantes dont l’utilité est documentée dans le monde , 1382 sont fumées, bues ou concoctées pour un usage récréatif, social ou rituel (voir l’infographie plus bas) ? C’est l’un des étonnants enseignements que l’on peut tirer du premier et palpitant rapport annuel sur « L’état du monde des plantes » édité par le Centre de recherche botanique des jardins botaniques royaux de Kew (Grande-Bretagne) et dont Sciences et Avenir a choisi d’illustrer les principaux résultats (voir ci-dessous).

« On avait déjà un état du monde des oiseaux, des tortues marines, des villes (…) et même des antibiotiques », souligne Kathy Willis, directrice scientifique des jardins, réputés détenir l’une des plus importantes collections de plantes de la planète dans ses serres et ses jardins de l’ouest londonien. « Mais, malgré son importance vitale, on attendait encore d’avoir un état des lieux du monde de ces plantes qui nous nourrissent, nous habillent ou nous abritent. C’est désormais chose faite »,  s’est-elle félicitée.

Plantes : enfin la compil !

Ce recensement inédit a mobilisé 80 spécialistes pour éplucher plusieurs années durant la littérature scientifique et les bases de données mondiales sous la houlette du conservateur Steve Bachman. Le compteur des plantes vascularisées — c’est-à-dire dotées d’un réseau permettant leur irrigation par la sève – connues sur les cinq continents s’est ainsi fixé à 391.000 espèces, 32.000 d’entre elles venant du seul Brésil. 

Biodiversité, plantes invasives, génomique, évolution du couvert végétal, aires d’intérêt, commerce mondial… »Enfin la compil ! », a t-on envie de s’écrier. L’analyse globale des botanistes est en effet précieuse car des chiffres très disparates voire contradictoires circulaient. Ainsi, selon les états des lieux, on estimait que de 10% à… 64% des végétaux étaient menacés.

« Le risque concernerait en fait près d’une plante sur cinq », précise aujourd’hui Steve Bachman. 

Son évolution pourra être mesurée grâce au baromètre annuel que compte désormais publier les Kew Gardens.

Pour le moment, l’agriculture et le défrichage restent les principaux ennemis, le changement climatique ne pèse encore que de façon marginale. Même si dans les pays où il est mesuré — comme la France via son réseau de phénologie —, on observe déjà des changements dans les saisons, les floraisons, ou encore la répartition des espèces végétales. Les chercheurs s’attendent à ce que les effets de la hausse des températures se fassent sérieusement sentir à partir de 2030.

Plus de 2000 espèces sont découvertes chaque année

Par ailleurs, « plus de 2000 espèces sont découvertes chaque année », précisent les auteurs, après recoupement des principales bases de données mondiales de végétaux et élimination des possibles doublons.

En 2015, grâce à Facebook ou l’ADN, au fond de serres privées comme en pleine nature, ce sont ainsi 2034 nouvelles espèces ont été décrites.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?


Je me demande, si les indigènes d’Australie ont regretté comme les Amérindiens, tout le changement qu’à apporter l’Europe sur leur environnement. ? Si l’Australie n’a pas été découvert avant c’est avant tout une question d’argent et de commerce. En plus, ce que connaissaient les navigateurs de ce pays était terne.
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Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?

 

 

La côte nord-ouest de l'Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

La côte nord-ouest de l’Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

Quora — Traduit par Iris Engintalay

L’Australie n’a vu son premier Européen qu’un siècle après l’Amérique.

 

Réplique du Duyfken, en 2006. Photo Rupert Gerritsen CC BY-SA via wikicommons

Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens alors que le tour du monde avait été fait en 1522 et que l’Asie du Sud-Est a été une plaque tournante du commerce pendant des siècles?

La réponse de Bernard Doyle, Australien de cinquième génération et fasciné par le reste du monde.

L’explorateur néerlandais Willem Janzoon est le premier Européen à avoir mis le pied en Australie à bord du Duyfken en 1606, soit un peu plus d’un siècle après la découverte du continent américain (si l’on ne tient pas compte de possibles voyages antérieurs de Vikings en Amérique du Nord). Ce délai peut sembler étonnamment long, mais si l’on pense aux dangers que représentait la traversée de l’océan au XVIe siècle et au sous-développement de la navigation à cette époque, ce n’est pas si surprenant. Bien que la péninsule malaise ait été marquée par une forte activité commerciale des Portugais à partir de 1511 et des Néerlandais à Java autour de 1600, ce n’est que lorsque Willem Janzoon débarque dans la région du cap York que les Européens apprennent l’existence de l’Australie. Et jusqu’à la première expédition de James Cook 160 ans plus tard (1768-1770), ils n’auront pas d’idée précise de sa forme ni de ses dimensions.

La première colonie européenne en Australie n’apparaît qu’en 1788, soit 182 ans après sa découverte. Comment l’expliquer?

Des voyages à visée uniquement commerciale

La première et principale raison est que les voyages d’exploration étaient alors uniquement à visée commerciale. Pendant des milliers d’années, le commerce lucratif entre l’Europe et l’Asie s’est effectué par voie terrestre, via la route de la soie ou au travers du golfe Persique. En 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans, qui commencent à percevoir de lourds impôts sur les marchandises qui passent par leurs territoires. C’est la recherche d’autres routes vers l’Asie qui donne son élan à ce que l’on appelle «l’Âge des découvertes». À l’origine, ces découvertes sont essentiellement axées sur le commerce. Armer des navires est coûteux et les voyages en haute mer sont dangereux. Une fois que les routes maritimes vers l’Inde et les Indes orientales ont été cartographiées, l’accent se porte sur le commerce et la conquête. Les commerçants ne sont guère disposés à envoyer de coûteux navires dans de nouveaux voyages exploratoires alors qu’ils peuvent tirer de vastes profits des terres déjà découvertes. À cette époque, les épices valent littéralement leur pesant d’or.

C’est le commerce qui mène à la cartographie des côtes ouest, sud et nord de l’Australie.

Au début du XVIIe siècle, les Néerlandais commencent à s’impliquer activement dans le commerce en Asie, principalement autour de Java et de la péninsule malaise.

Hendrik Brouwer. | Domaine public via Wikimedia.

Voici Hendrik Brouwer, un navigateur néerlandais qui deviendra plus tard gouverneur des Indes orientales. En 1610, il découvre qu’en naviguant à des latitudes situées entre les 40e et 50e parallèles dans l’hémisphère Sud, la traversée de l’océan Indien est beaucoup plus rapide, passant d’un an à six mois. Cet itinéraire est alors baptisé la route de Brouwer, avant de devenir les Quarantièmes Rugissants.

Un problème de longitude

S’il était facile de connaître sa latitude (position au nord ou au sud de l’Équateur), il était beaucoup plus difficile de déterminer sa longitude (position à l’est ou à l’ouest du méridien de Greenwich) et ce n’est que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle que le problème est finalement résolu. C’est pourquoi de nombreux navires néerlandais dérivent trop à l’est, se retrouvant sur la côte ouest, nord ou sud de l’Australie, un pays désolé, à la population primitive et sans opportunité de faire du commerce.

Les Néerlandais effectuent quelques voyages d’exploration. On retient surtout le navigateur Abel Tasman, à qui l’on doit la découverte de régions de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande lors d’une expédition en 1644. Après 1644, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales décourage activement la poursuite de l’exploration du continent australien, considérée comme trop coûteuse et peu susceptible de générer des profits. La carte de l’Australie de 1644 restera donc la même jusqu’au premier voyage de James Cook, 126 ans plus tard.

Un lieu idéal pour déporter des criminels

Les autres nations européennes sont occupées ailleurs. À cette époque, l’Espagne et le Portugal sont en déclin et font du commerce dans des régions d’Asie très éloignées de l’Australie; il n’y a donc aucune chance qu’ils explorent le pays, et encore moins qu’ils s’y installent. La France, quant à elle, est occupée à commercer et explorer en Amérique du Nord et en Inde, et n’a donc aucun intérêt à partir à la découverte de l’Australie.

Melchisedech Thevenot (1620?-1692): Hollandia Nova detecta 1644; Terre Australe decouverte l’an 1644, basé sur la carte du cartographe néerlandais Joan Blaeu. Domaine public via Wikimedia commons.

Du débarquement de Willem Janzoon en 1606 jusqu’à l’exploration de la côte est de l’Australie par James Cook, l’Australie (alors connue sous le nom de Nouvelle-Hollande) est perçue comme un endroit désolé au bout du monde, sans perspectives de commerce ou d’implantation. La visée des voyages de Cook est explicitement scientifique et exploratoire.

Photo DR.

Cook a publié un récit très lu de ses trois voyages, et dans sa description de la côte est de l’Australie, il explique avec enthousiasme comment elle peut être transformée pour l’agriculture. Après la perte des colonies américaines en 1776, l’Angleterre a besoin d’un endroit où envoyer ses prisonniers. À la lecture de la glorieuse description de Cook de la côte est de l’Australie (baptisée Nouvelle-Galles-du-Sud par l’explorateur) et étant donné son isolement, le gouvernement britannique y verra le lieu idéal où déporter ses criminels.

http://www.slate.fr/

Préparez-vous pour l’«internet des vaches»


L’intelligence artificielle va devenir agriculteur au Canada.Il semble que cette technologie pourra améliorer le rendement a des coûts moins chers, analysé le lait, surveiller les vaches … et encore bien des choses. Le hic, il y aura moins d’emploi pour les saisonniers
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Préparez-vous pour l’«internet des vaches»

 

GETTY IMAGES

L’intelligence artificielle arrive à la ferme.

Ross Marowits

    La Presse canadienne

Préparez-vous pour l’«internet des vaches».

Des générations d’agriculteurs misent sur la transmission d’un savoir-faire et d’une expertise familiale pour cultiver des aliments, mais le secteur s’approche d’un point de rupture marqué par une technologie canadienne d’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle aide déjà les producteurs agricoles à travers le pays pour améliorer les rendements, réduire les coûts et minimiser les impacts sur l’environnement.

Par exemple, au lieu d’étendre des fertilisants partout sur des acres de champs ou d’arroser d’herbicides des vergers entiers, les producteurs peuvent maintenant cibler des endroits précis pour maximiser les interventions.

SomaDetect Inc., de Fredericton au Nouveau-Brunswick, se prépare à distribuer l’automne prochain des systèmes commerciaux qui vont permettre d’analyser le lait à la ferme.

Le producteur obtiendra des rapports produits à l’aide de l’intelligence artificielle pour l’aider à maximiser sa rentabilité. Ils pourront aussi surveiller leurs troupeaux grâce à l’«internet des vaches».

Des senseurs installés dans chaque box de l’étable permettent d’identifier chacune des vaches, d’analyser leur lait et d’informer rapidement le producteur avec des données sur la teneur en protéines et en gras, la présence de maladie, le taux d’hormones liées à la reproduction et la présence de résidus antibiotiques.

«Nous en sommes à la quatrième révolution en agriculture et l’intelligence artificielle est absolument essentielle», soutient la cofondatrice de l’entreprise Bethany Deshpande.

Cependant, Mme Deshpande reconnaît que la technologie en est à ses balbutiements alors que les agriculteurs commencent à peine à se familiariser avec le potentiel d’amélioration qu’elle peut générer sur leurs opérations.

La firme montréalaise Motorleaf Inc. a mis au point un système capable d’accumuler des données sur la production en serrepuis à se servir de l’intelligence artificielle et d’algorithmes d’apprentissage machine pour identifier des courbes de croissance à l’intérieur de la serre.

Ces informations peuvent ensuite permettre d’aider à prévoir la valeur des futures récoltes.

Pour le président Alastair Monk, qui a cofondé Motorleaf il y a deux ans avec l’ingénieur agricole Ramen Dutta, c’est comme fournir un assistant virtuel aux cultivateurs.

«Tous ces ingrédients sont mélangés dans une grande soupe et au bout de la chaîne il sort un algorithme spécifique à la serre, qui permet de prendre des décisions éclairées plutôt que d’y aller au hasard et de prendre des risques», décrit M. Monk.

La prévision des récoltes est cruciale pour les maraîchers, car elle indique le volume disponible en prévente.

Les méthodes traditionnelles procurent des résultats variables de 20 à 30 pour cent par rapport à la véritable récolte parce que les cultivateurs font leur estimation totale en multipliant le nombre de légumes, de feuilles et de fleurs dans une petite partie de leur production.

Les serres californiennes SunSelect, qui produisent des tomates, ont abandonné les prédictions manuelles après que l’algorithme de Motorleaf leur a permis de doubler la précision des estimations hebdomadaires. L’entreprise a ainsi pu réaliser d’importantes économies, selon Motorleaf.

Les systèmes utilisant l’apprentissage machine sont capables de réaliser des millions de calculs pour déceler des caractéristiques imperceptibles pour l’humain et qui sont nécessaires pour l’ensemencement ciblé, les véhicules autonomes et la robotique, décrit Graham Taylor, professeur associé en génie à l’Université de Guelph et membre de la faculté du Vector Institute spécialisé en intelligence artificielle.

L’utilisation de l’intelligence artificielle en agriculture attire l’attention un peu partout sur la planète en raison du besoin de nourrir de plus en plus de gens tout en devant s’adapter à des pénuries d’eau et aux changements climatiques.

Une combinaison de drones et d’intelligence artificielle a aidé à soulager la pression sur les récoltes de pistaches et d’amandes en Californie en permettant d’irriguer seulement les endroits précis où cela était nécessaire, donne en exemple le président de la torontoise Deveron UAS, David MacMillan.

Cette même technologie peut servir aux larges champs de maïs en Ontario ou au Québec pour cibler l’utilisation de fertilisants.

Deveron UAS a tissé l’un des plus grands réseaux de drones en Amérique du Nord.

Le gouvernement fédéral a prévu une enveloppe de 950 millions $ pour financer des innovations technologiques mises de l’avant par des «supergrappes» et stimuler la coopération entre les institutions d’enseignement et les entreprises.

L’une des «supergrappes», formée dans les Prairies, est dédiée à l’agriculture et a pour but d’aider à faire du Canada un grand producteur de protéines végétales.

Ces nouveaux moyens techniques pourraient cependant entraîner la disparition de nombreux emplois agricoles. Les robots peuvent déjà traire les vaches, récolter des pommes et désherber.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

"La sécurité alimentaire est impossible sans pollinisateurs", rappellent l’ONU et l’Europe


Le 20 mai dernier, était statué la Journée mondiale des abeilles. Pourquoi ? Parce qu’elles sont en danger d’extinction et cela affecte dangereusement la sécurité alimentaire de toute la planète. Le syndrome d’effondrement des colonies serait imputable aux pesticides. Alors quel choix nous avons : continuer des pesticides et éliminer les insectes pollinisateurs dont les abeilles à elles seules assurent 90 % des cultures dans le monde. Où essayer de trouver des moyens bio pour protéger les abeilles ?
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« La sécurité alimentaire est impossible sans pollinisateurs », rappellent l’ONU et l’Europe

 

Abeille

Les abeilles sont grandement menacées par les pesticides.

© ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP l

La FAO et l’UE ont rappelé que les abeilles et les autres insectes pollinisateurs jouent un rôle clé dans les récoltes et donc dans l’alimentation de l’humanité.

L’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Union européenne (UE) ont appelé le 19 mai 2018 à une action mondiale pour protéger les pollinisateurs, en particulier les abeilles, indispensables pour assurer la sécurité alimentaire.

« Il n’est pas possible d’avoir une sécurité alimentaire si nous n’avons pas de pollinisateurs », a expliqué Jose Graziano da Silva, directeur général de la FAO lors d’une conférence en Slovénie juste avant la première journée mondiale des abeilles.

En effet, afin de souligner l’importance de la préservation des abeilles et autres pollinisateurs, les Nations Unies ont, sur proposition slovène, proclamé le 20 mai Journée mondiale des abeilles. Ce jour correspond à l’anniversaire d’Anton Jansa (1734-1773), pionnier slovène de l’apiculture moderne.

40% des pollinisateurs invertébrés sont menacés d’extinction à l’échelle mondiale

« Les pollinisateurs sont responsables de la plupart des récoltes et de la nourriture que nous mangeons », a ajouté Jose Graziano da Silva. Pour lutter contre l’impact des pesticides, la réduction des zones forestières et de la faune, le monde doit trouver « des moyens pour étendre et préserver la biodiversité et parmi les pollinisateurs, les abeilles sont les plus affectées » selon lui.

Les abeilles contribuent à la pollinisation de 90% des principales cultures dans le monde, mais ces dernières années, beaucoup d’entre elles ont disparu, victimes du « syndrome d’effondrement des colonies », un fléau mystérieux imputé en partie aux pesticides. Selon l’ONU, 40% des pollinisateurs invertébrés – abeilles et papillons en particulier- sont menacés d’extinction à l’échelle mondiale. Le Commissaire à l’environnement de l’Union européenne, Karmenu Vella, qui participait également à cette conférence, a annoncé que la Commission s’apprêter à présenter un plan d’action pour la protection des pollinisateurs 1er juin 2018.

La restriction de l’usage de 3 néonicotinoïdes confirmée par le tribunal de l’Union européenne

En mai 2018, le tribunal de l’Union européenne a confirmé les restrictions d’utilisation imposées en 2013 à trois néonicotinoïdes (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), des insecticides considérés comme nocifs pour les abeilles, qui étaient contestées par les fabricants Bayer et Syngenta. Le Tribunal a rejeté « dans leur intégralité » les recours des deux entreprises. Il s’est fondé sur un certain nombre d’études qui suscitaient des « préoccupations » sur les conditions d’approbation des néonicotinoïdes, tandis que l’UE s’était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

https://www.sciencesetavenir.fr/