La moitié des espèces canadiennes menacées


C’est beaucoup que la moitié des espèces canadiennes sont menacées causé par la perte d’habitat, les changements climatiques, espèces envahissantes, pourtant il y a eu des lois pour protéger des animaux et ils perdent quand même des membres. La solution serait beaucoup complexe si on veut un changement positif
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La moitié des espèces canadiennes menacées

 

Des épaulards nagent au large de Victoria.

L’épaulard du Pacifique Nord-Ouest fait partie des espèces en voie de disparition au Canada.   Photo : Eagle Wing Tours and Shorelines Photography/Valerie Shore

La population de la moitié de 903 espèces canadiennes d’oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens s’est effondrée au cours des 40 dernières années, prévient une nouvelle étude.

La Presse canadienne

Ces espèces ont perdu 83 % de leurs individus entre 1970 et 2014, selon le rapport dévoilé jeudi par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Le déclin des espèces protégées par une loi fédérale a été comparable à celui des espèces non protégées.

Le président du WWF, David Miller, a dit que, règle générale, la Loi canadienne sur les espèces en péril ne semble avoir eu aucun effet, et qu’il est maintenant « incroyablement urgent » de renverser le déclin.

L’Indice Planète Vivante (IPV) calculé par le WWF pourrait être le reflet le plus fidèle de la santé de la faune canadienne.

L’organisation environnementale a étudié 3689 populations différentes de 386 espèces d’oiseaux, 365 espèces de poissons, 106 espèces de mammifères et 46 espèces de reptiles et amphibiens. Elle a utilisé une méthode développée par la Société zoologique de Londres pour regrouper plus de 400 ensembles de données compilées par le gouvernement fédéral.

Au total, les 903 espèces étudiées ont vu leur population fondre de 8 % pendant les 44 années étudiées. Quarante-cinq espèces étaient stables et 407 se sont améliorées, notamment en raison de mesures de protection.

Les populations de gibiers d’eau, dont les marais sont protégés, ont augmenté de 54 %. Les oiseaux de proie, comme les faucons, ne sont plus menacés par le DDT, et leur population a explosé de 88 %. Sont également en hausse les populations d’animaux qui cohabitent bien avec les humains, comme les cerfs et les oies.

Gros plan sur le visage d'une grenouille léopard.

La grenouille léopard est une espèce menacée en Alberta, mais sa réintroduction dans la région des Lacs-Waterton semble prometteuse. Photo : CBC/Aquarium de Vancouver

L’étude explique que les déclins de population sont causés par des facteurs qui commencent à être bien connus : la perte d’habitat, les changements climatiques, les espèces envahissantes et la pollution.

M. Miller s’est dit surpris de constater que des lois comme la Loi canadienne sur les espèces en péril, qui a été adoptée en 2014, n’ont en rien ralenti le déclin.

La science nous démontre que cela n’a fait aucune différence concrète pour les espèces.

David Miller, président du Fonds mondial pour la nature (WWF)

Les populations des espèces mentionnées par la loi ont dégringolé de 63 % pendant la durée de l’étude. Le rapport laisse même entendre que le déclin s’est potentiellement accéléré depuis son adoption. Ce constat découle possiblement du temps qu’il faut pour agir. M. Miller rappelle par exemple qu’on savait que le béluga du Saint-Laurent était menacé bien avant l’adoption de la loi, mais que les premières protections n’ont été mises en place qu’en 2015.

« Il y a eu des délais incroyables pour adopter les mesures prescrites par la loi », a-t-il dit.

Les cerfs de Virginie ne se formalisent pas de la présence humaine sur Anticosti.

Les cerfs de Virginie ne se formalisent pas de la présence humaine sur Anticosti. Photo : Radio-Canada/Marc-Antoine Mageau

Nouvelle approche nécessaire

La loi n’est peut-être plus le meilleur outil pour protéger la faune, poursuit M. Miller, puisque les espèces en déclin sont trop nombreuses pour qu’on puisse les protéger individuellement.

« Nous avons probablement besoin d’une nouvelle approche, a-t-il lancé. Les problèmes sont très complexes, et il y a de multiples causes. On ne peut pas se fier uniquement à un plan pour les espèces. Il faut examiner tout l’écosystème. »

Par exemple, dit-il, on ne pourra pas faire grand-chose pour freiner la disparition des épaulards du Pacifique tant que les scientifiques ne comprendront pas pourquoi les populations de saumon chinook – leur principale source de nourriture – sont en déclin.

M. Miller croit que nous aurons besoin de nouveaux réseaux de zones protégées pour renverser la tendance. Il souligne que l’étude a constaté qu’une approche collective, comme celle adoptée pour protéger les gibiers d’eau, peut être efficace.

Mais l’ampleur et la rapidité du déclin exigent une intervention rapide.

Même pour nous, ces résultats sont stupéfiants. Il s’agit de déclins exceptionnellement sérieux. Il faut intervenir de toute urgence.

David Miller, président du Fonds mondial pour la nature (WWF)

En bref :

  • Les populations de mammifères ont reculé de 43 %
  • Les populations de poisson ont fondu de 20 %
  • Les populations de reptiles et amphibiens ont reculé de 16 %
  • Les populations d’oiseaux ont grimpé de 7 %, surtout grâce à l’amélioration touchant les gibiers d’eau et les oiseaux de proie. En revanche, les populations d’oiseaux des prairies se sont effondrées de 69 %, celles des insectivores de 51 % et celles des oiseaux de rivage de 43 %.

http://ici.radio-canada.ca/

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Climat: des cyclones plus intenses à cause du réchauffement


Je pense que la majorité des gens vont être d’accord que ce qui se passent en ce moment avec les ouragans qui ont frappés plusieurs villes que cette destructions inouïes pourrait avoir un lien avec les changements climatiques, non pas que le réchauffement fait plus d’ouragan ou de cyclone ou de typhon, mais plutôt leurs impacts sont extrêmement fort. Il y a aussi que ces catastrophes naturelles pourraient même changer leur parcours habituelles a des endroits qui moins préparés face a ces monstres météorologiques
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Climat: des cyclones plus intenses à cause du réchauffement

 

Le cyclone Irma a touché terre dans les... (AFP)

Le cyclone Irma a touché terre dans les Caraïbes le 6 septembre 2017.

AFP

CÉLINE SERRAT
Agence France-Presse
Paris

Les cyclones comme Irma, qui a touché mercredi les Caraïbes, se nourrissent de l’énergie dégagée par les océans: du coup, les scientifiques prévoient que l’intensité de ces évènements, également appelés ouragans ou typhons, se renforce, mais pas leur fréquence à l’échelle du globe.

XXe siècle: incertitudes

Faute de données satellitaires à l’échelle planétaire avant 1970, il n’est pas possible de dire comment l’activité cyclonique a évolué au XXe siècle. Avant la mise en place d’une surveillance satellitaire complète, des cyclones même très intenses ont pu passer inaperçus s’ils n’ont pas touché les terres par exemple. Le nombre réduit de cyclones participe aussi à la faiblesse des données statistiques et rend leur exploitation plus difficile.

Dans l’Atlantique nord, depuis une vingtaine d’années, une augmentation de la fréquence des cyclones a été constatée, mais c’était l’inverse entre 1970 et 1995, selon Franck Roux, de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse.

En fait, les chercheurs se sont aperçus que l’activité cyclonique dans cette région suit des cycles de plusieurs dizaines d’années et estiment qu’il n’est pas encore possible de dire si la hausse dans cette région relève d’une variabilité naturelle ou du changement climatique.

Dans le Pacifique nord-ouest, il y a eu une légère diminution de l’activité cyclonique entre 1980 et 2010.

XXIe siècle: plus d’intensité

Les modèles informatiques simulant le climat font état d’un renforcement de l’intensité des cyclones (vents et pluies) et d’une possible baisse de leur fréquence au niveau du globe à l’avenir.

«Des cyclones d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique», explique Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, groupe de référence au niveau mondial sur le climat.

«Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre», explique la climatologue. «On considère qu’il y a 7% d’humidité en plus dans l’atmosphère par degré de réchauffement», précise-t-elle.

«Le changement climatique ne crée pas ces tempêtes, mais il accentue leurs impacts», résume Anders Levermann du Potsdam Institute for Climate Impact Research.

Niveau des mers: un double effet

L’augmentation du niveau des océans est l’un des marqueurs du réchauffement de la planète. La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100.

Or, les cyclones produisent aussi une houle qui génère des «marées de tempête». Les deux effets conjugués contribueront à exposer davantage constructions et populations côtières.

Déplacement des cyclones

Des travaux montrent, selon Météo France, que «la latitude à laquelle les cyclones ont atteint leur intensité maximale a migré vers les pôles au cours des 35 dernières années dans les deux hémisphères».

Cela pourrait être lié à l’expansion de la ceinture tropicale, c’est-à-dire des zones de part et d’autre de l’Équateur où règne un climat chaud et humide.

«Des endroits qui sont plus habitués et mieux préparés aux cyclones pourraient être moins exposés et d’autres, moins bien préparés, pourraient l’être davantage», renchérit James Kossin de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

http://www.lapresse.ca/

Pour un éditorialiste américain, ces ouragans sont un complot


Je n’arrive pas à croire avec ce qu’on vécu et vivent encore les États-Unis des ouragans Hervey et Irma qu’on puisse lancer n’importe quoi comme discours de théorie du complot que les médias misent sur la peur et la panique des gens pour de l’argent, faire des films de catastrophe et faire avancement la cause du réchauffement climatique. Je ne crois pas ceux qui ont vécu et vivent des heures d’insécurité, de désastres vont croire (enfin, j’espère) à un discours aussi idiot. On dit qu’avec l’âge, on prend de la sagesse, je crois qu’il y en a qui ont passer leur tour
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Pour un éditorialiste américain, ces ouragans sont un complot

 

Pour un éditorialiste américain, ces ouragans sont un complot

L’éditorialiste conservateur Rush Limbaugh à Jefferson City, en mai 2014 (Julie Smith/AP/SIPA)

Daniel Schneidermann

 

Chaque matin du lundi au vendredi, si possible à 9h15 précises, Daniel Schneidermann publie cette chronique sur les dominantes médiatico-numériques du matin. Ou parfois de la veille au soir (n’abusons pas des contraintes). Cette chronique est publiée sur le site indépendant arrêt sur images (financé par les abonnements) puis sur Rue89.

La vérité sur les ouragans, Harvey, Irma et les autres, celle que les médias nous cachent soigneusement, c’est que ces ouragans sont un complot. Un complot des médias locaux, et des chaînes de distribution. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est un nommé Rush Limbaugh. Je cite (en la résumant un peu) sa lumineuse démonstration :

« Dans le cas d’un ouragan, que se passe-t-il ? Dans les cercles météorologiques officiels, vous avez de nombreuses personnes qui croient dans le changement climatique provoqué par l’homme, et qui croient que le changement climatique crée davantage d’ouragans, et de plus forts […] Il y a donc un désir de faire progresser l’agenda du changement climatique, et les ouragans sont un des meilleurs moyens, et des plus rapides.

Vous pouvez accomplir beaucoup, en créant la peur et la panique. Tout ce que vous avez à faire est de créer la peur et la panique, en les accompagnant de discours selon lesquels le changement climatique produit des ouragans plus forts, plus fréquents, plus dangereux, et c’est mission accomplie. »

« Il y a une relation symbiotique entre les détaillants et les médias locaux, et cela tourne autour de l’argent. Vous avez des énormes industries qui prospèrent au cours des périodes de crise, comme ces ouragans, qui détruisent des logements, et coupent l’eau et l’électricité. Alors que se passe-t-il ?

Les médias montrent l’ouragan, et la panique gagne. Les gens se précipitent pour stocker de l’eau, ou acheter des générateurs. Et le cercle vicieux est créé. Ces détaillants font de la pub dans les médias locaux. Les médias locaux tournent les choses pour entretenir la panique, et c’est un cycle sans fin. Et les deux coexistent. »

Cette puissante analyse est rapportée par le site américain de surveillance des médias réactionnaires, Media Matters, que je ne saurais trop encourager nos abonnés anglophones à consulter régulièrement. Rush Limbaugh est un éditorialiste conservateur influent, qui exerce depuis de nombreuses années.

Edito-complotisme

Voici une semaine, il recevait dans son show le vice-président Mike Pence en personne. Limbaugh n’est d’ailleurs pas le seul à deviner une main invisible derrière les ouragans, même si les analyses divergent. Pour Alex Jones, par exemple, phare de l’édito-complotisme américain (et qui a reçu Trump pendant la campagne), cette succession d’ouragans n’est pas un complot de commerçants, mais… un complot des producteurs du film-catastrophe Geostorm, dont la sortie est prévue le mois prochain aux Etats-Unis.

Enfin, Jones ne le dit pas explicitement. Il est prudent et scrupuleux, n’est-ce pas. Il n’a pas de preuves. Mais tout de même, cette coïncidence, c’est louche. Voilà.

Cette chronique est destinée aux naïfs qui espèreraient sourdement que les alarmes climatiques de ces ouragans pourraient ébranler les climato-négationnistes comme Trump. Elles ne l’ébranleront pas, puisque ce sont Limbaugh, Jones, et leurs semblables, qui constituent le socle de son information.

Pour lire la chronique sur ASI.

http://tempsreel.nouvelobs.com

Le changement climatique pousse les grizzlys à manger des baies plutôt que des saumons


Les changements climatiques touchent tout le monde, même les animaux. Le grissly n’est pas une exception. Alors que les baies qu’ils préfèrent arrivent un peu plus tôt, en même temps que la fraie du saumon. Ces ours vont préférer manger les baies pour prendre plus de poids, quand la saison est finie, les saumons sont parties, donc une perte de protéines variées pour affronter les mois d’hiver
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Le changement climatique pousse les grizzlys à manger des baies plutôt que des saumons

 

Grizzly Bear Cubs | Denali National Park and Preserve via Flickr CC License by

Grizzly Bear Cubs | Denali National Park and Preserve via Flickr CC License by

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur The Atlantic, The Telegraph

En Alaska, ces gros mammifères ont dû faire un choix.

 

Des grizzlys qui délaissent des saumons pour des baies de sureau: l’anecdote a de quoi surprendre, mais c’est ce qu’ont constaté deux chercheurs en écologie de l’université d’Oregon State dans leur étude de ces mammifères de l’île de Kodiak en Alaska. En 2014 et 2015, ils ont remarqué qu’alors que les saumons remontaient les courants dans leur direction, les animaux n’étaient pas sur place. Au lieu de ça, les quinze grizzlys pucés se trouvaient dans les collines en train de manger des baies de sureau, explique IB Times.

«C’est un peu comme si le petit-déjeuner et le déjeuner étaient servis en même temps, et qu’il n’y a rien à manger jusqu’au dîner, résume l’un des deux chercheurs. Il faut choisir entre l’un et l’autre parce que l’on ne peut pas tout manger en même temps.»

D’habitude, les grizzlys mangent les saumons, puis s’attaquent aux baies quand elles sont mûres.

Mais avec le réchauffement climatique, les baies arrivent plus tôt à maturité et «quand les deux sont au menu au même moment, les grizzlys choisissent les baies», poursuit The Atlantic.

Problèmes à venir

 

Le choix pourrait sembler illogique, puisque les saumons contiennent «plus d’énergie» mais en réalité, les saumons étant trop riches en protéines, ils font perdre du poids, alors que les sureaux de montagne «contiennent à peu près la quantité optimale de protéines, et en se concentrant sur cette source de nourriture, les grizzlys prennent du poids aussi vite que possible».

Pour autant, ceci n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les grizzlys, ceux-ci étant généralement habitués à avoir différentes sources de nourriture.

«Si les baies mûrissent plus tôt, ça peut être une bonne chose, mais une fois que c’est fini, les grizzlys auront manqué la période des saumons.»

Malgré tout, les auteurs de l’étude estiment que les grizzlys s’en sortiront peut-être en se nourrissant des cadavres de saumons. Mais ces animaux ne sont pas les seuls touchés par cette arrivée plus soudaine des baies, conclut l’étude des chercheurs citée par le Telegraph.

«Les grizzlys sont passés des saumons aux sureaux, ce qui a perturbé un lien écologique qui fertilise habituellement les écosystèmes terrestres, et génère un plus fort taux de mortalité des saumons.»

D’autant que si la tendance qui veut que les baies arrivent à maturité en moyenne deux jours et demi plus tôt chaque année, d’ici 2070, les deux périodes se chevaucheront parfaitement. Et les carcasses de poissons ne seront plus là pour enrichir le sol, et nourrir d’autres espèces d’animaux, qui mangent les restes laissés par les grizzlys.

http://www.slate.fr/

Le changement climatique va réduire les rendements agricoles


D’après certaines estimations en vue des cultures et des changements climatiques, le riz, blé et maïs risques d’en subir les conséquences en donnant moins de rendements. Ces 3 céréales sont des aliments de base à la population mondiale.
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Le changement climatique va réduire les rendements agricoles

 

Selon les conclusions d’une équipe de chercheurs rendues publiques mardi.

Le changement climatique va faire baisser les rendements de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon les conclusions d’une équipe de chercheurs rendues publiques mardi.

Les auteurs ont tiré leurs conclusions de 70 études déjà publiées et qui tentaient –à l’aide de méthodes très variées– de montrer les effets du réchauffement de l’atmosphère sur l’agriculture.

Que ce soit la simulation de la réaction de certaines plantes aux changements de température, des extrapolations de données statistiques météorologiques ou encore le réchauffement artificiel de champs de culture, toutes ces méthodes « suggèrent que la hausse des températures va probablement avoir un effet négatif sur le rendement du blé, du riz et du maïs », soulignent les chercheurs, dont les conclusions ont été publiées mardi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« Chaque augmentation d’un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d’environ 6% le rendement du blé », selon ce document.

Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4% pour chaque degré Celsius de hausse des températures, alors que « les estimations des rendements du soja ne changeraient quasiment pas ».

Ces quatre plantes sont indispensables à la survie de l’humanité, à laquelle elles fournissent les deux tiers des calories ingérées.

Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait bien à la baisse et souligne la nécessité de trouver des moyens pour s’adapter au réchauffement du climat et pour nourrir une population mondiale en constante croissance, ont souligné les chercheurs.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

2016, année record en matière de changements climatiques


La NOAA a préféré rendre son rapport directement au New York Times que passer par la Maison Blanche, de peur d’être censuré. Car leur conclusion pour l’année 2016 n’est pas vraiment positive face aux changements climatiques
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2016, année record en matière de changements climatiques

 

Un homme se rafraîchissant avec une bouteille d'eau

Un homme se rafraîchissant par temps chaud à Skopje, en Macédoine, le 24 juillet 2017. Photo : Reuters/Ognen Teofilovski

L’an 2016 est à inscrire à l’encre rouge dans la liste des années où le climat a montré de dangereux signes de transformation, révèle une étude publiée jeudi.

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Selon les chercheurs, les températures ont ainsi atteint des niveaux sans précédent l’an dernier, tout comme la montée des océans ou encore la production de gaz à effet de serre.

C’est un portrait particulièrement sombre que dessine le plus récent rapport intitulé L’état du climat. Le document évoque la fonte des glaces polaires, des inondations, des périodes de sécheresse, ainsi qu’un nombre grandissant de vagues de chaleur.

Cette perspective est dévoilée après deux années où les températures mondiales ont atteint des sommets depuis 1880, année des premiers relevés du genre.

« Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Nino au début de l’année », lit-on ainsi dans ce rapport rédigé par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et par l’American Meteorological Society (AMS).

Aux yeux des 500 chercheurs originaires de 60 pays qui ont contribué à la rédaction du document de 300 pages, il ne fait aucun doute que le réchauffement planétaire s’intensifie.

La production de gaz à effet de serre a continué d'augmenter en 2016.

La production de gaz à effet de serre a continué d’augmenter en 2016. Photo : Getty Images/Lukas Schulze/Stringer

Et selon la NOAA, les six premiers mois de 2017, qui ne sont pas analysés dans le rapport, battent également le record de chaleur.

Le document est publié une semaine après l’officialisation de la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris.

Le changement climatique est l’un des problèmes les plus pressants auxquels l’humanité et la vie sur Terre doivent faire face. Les auteurs du rapport sur le climat publié jeudi

Températures records au Mexique et en Inde, vague de chaleur meurtrière en Asie, glaces couvrant la plus faible superficie dans l’Arctique depuis 37 ans, multiplication des tempêtes tropicales… l’étude regorge de statistiques peu encourageantes.

Fuiter pour éviter le bâillon

Aux États-Unis, le New York Times a publié cette semaine une autre étude sur le climat, cette fois rédigée par 13 agences fédérales.

Ce rapport détaille l’impact des changements climatiques sur les États-Unis, où les températures moyennes ont fortement augmenté ces dernières décennies, battant un record vieux de 1500 ans.

Le document, qui n’a pas été rendu public, pas plus qu’il n’a reçu l’imprimatur de la Maison-Blanche, a été donné au quotidien new-yorkais par peur de la censure.

L’administration Trump maintient que la contribution humaine au changement climatique n’est pas démontrée.

http://ici.radio-canada.ca

L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»


 

Changer les mots « changement climatique  » et « gaz à effet de serre » pour d’autres mots par Donald Trump est grotesque. Censurer les termes que les scientifiques utilisent pour donner l’état de l’environnement ne fait que mettre la brouille dans le cerveau des gens, alors qu’il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir ces changements autant par la météorologie, que la faune et la flore qu’elle soit terrestre ou marine
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L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»

 

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Guardian

Les employés d’une agence du département de l’Agriculture ont pour consigne de parler désormais d’«extrême météorologique».

Finalement, Donald Trump a une solution au changement climatique: ne pas en parler. Une série d’e-mails publiés le 7 août 2017 par le Guardianrévèle que le nouveau président souhaite empêcher les employés du service de conservation des ressources naturelles (NRCS), une agence fédérale du département de l’Agriculture, de parler de «changement climatique», une notion qu’il abhorre.

Bianca Moebius-Clune, en charge de la santé des sols au NRCS, présente dans un e-mail daté du 16 février 2017 la liste des expressions interdites et les termes à leur substituer. D’après les indications, le «changement climatique» doit être remplacé par des «extrêmes météorologiques» et au lieu de parler de «réduction des gaz à effet de serre» –principale cause du réchauffement climatique–, les employés du NRCS doivent préférer «la création de matière organique provenant du sol».

Moebius-Clune affirme que «la modélisation ne change pas, juste la manière de parler» et insiste sur la nécessité d’être discret quand aux changements de ces règles sémantiques.

Une «censure sur la science»

Rapidement, les employés du NRCS sont perturbés par ces nouvelles consignes. L’un d’entre eux, dans un e-mail également daté du 16 février, fait part de sa confusion à Jimmy Bramblett, chef de programme au NRCS:

«J’aimerais savoir quels sont les termes corrects dont je dois me servir à la place du changement climatique et du carbone… Je veux m’assurer d’utiliser la terminologie exacte approuvée par l’Agence.»

Certains membres de l’agence n’étaient pas d’accord avec l’idée de censurer ces termes et l’un d’entre eux a affirmé, le 5 juillet 2017, qu’il «garderait le langage tel quel» pour «maintenir l’intégrité scientifique du travail».

«Ces documents révèlent la censure qu’exerce Trump sur la science», a déploré Meg Townsend, juriste gouvernementale au Centre de la Diversité Biologique.

«Le fait qu’une agence fédérale censée informer sur l’air, l’eau et les sols sur lesquels reposent la santé de la nation, doive se conformer à la rhétorique anti-science de l’administration Trump est dangereux pour les États-Unis.»

Le combat perpétuel de Trump

Donald Trump a remis en question la véracité du changement climatique à de multiples reprises. En novembre 2012, il affirmait qu’il s’agissait d’une blague des Chinois visant à rendre l’industrie américaine moins compétitive. Il s’est également prononcé en faveur de nouvelles exploitations énergies fossiles et a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris.

Des folies face auxquelles les scientifiques américains –que Trump a allègrement critiqué à de multiples reprises– ne veulent pas rester les bras croisés. Le 7 août, une copie d’un rapport scientifique réalisé par 13 agences fédérales et dont la publication dépendait de l’accord de Trump a fuité et été publié sur le site du New York Times. Le Rapport spécial sur la science du climat avait toutes les chances d’être censuré par le président  puisqu’il démontre que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement climatique.

http://www.slate.fr/