Les animaux à sang chaud s’adaptent mieux que les autres aux changements climatiques


Avec les changements climatiques, on peut s’attendre à une disparition d’amphibien ainsi que des reptiles, alors que les animaux à sang chaud auront plus de chance de survivre. Les animaux et les oiseaux peuvent migrer plus vite que ceux sang froid et donc s’adapter à de nouveaux territoires
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Les animaux à sang chaud s’adaptent mieux que les autres aux changements climatiques

 

Mammifère et oiseau

Les mammifères et les oiseaux s’adaptent mieux aux changements climatiques que les animaux à sang froid.

© VADIM TRUNOV/SOLENT NEWS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs suisses ont retracé l’histoire de plusieurs espèces animales afin de savoir lesquelles s’adaptent le mieux aux changements climatiques.

Dans le futur, le monde sera-t-il peuplé davantage de mammifères et d’oiseaux ou de reptiles et d’amphibiens ? C’est la question que ce sont posés plusieurs scientifiques de l’Université de Lausanne et d’après leurs résultats, les animaux endothermes aussi appelés animaux à sang chaud seraient plus enclins à faire face efficacement au changement climatique que les ectothermes que sont les reptiles et les amphibiens.

11.465 espèces animales scrutées sur des millions d’années

Les scientifiques ont scruté 270 millions d’années d’histoire terrestre afin de découvrir où les ancêtres de ces groupes d’animaux vivaient et sous quelles températures. Grâce à des données sur la distribution actuelle, les relations phylogénétiques et l’étude de fossiles de pas moins de 11.465 espèces, ils ont pu retracer les changements historiques de niches écologiques et la répartition géographique de plusieurs espèces de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens et de squamates (ordre de reptiles).

Dans un article paru le 29 janvier 2018 dans la revue Nature Ecology & Evolution, les chercheurs révèlent que les changements de niches écologiques chez les animaux endothermes sont plus rapides que chez les autres : les animaux à sang chaud s’adaptent plus rapidement aux changements de température en trouvant de nouveaux lieux de vie. A l’inverse, les espèces ectothermes – incapables de produire leur propre chaleur corporelle – ne peuvent pas évoluer dans certaines régions où les conditions sont extrêmes.

« Ces espèces démontrent une baisse de leur activité lorsque la température diminue ce qui réduit leur temps passé à chercher de la nourriture et à se reproduire », notent les chercheurs dans l’étude.

Des endothermes qui s’adaptent et se dispersent

Une contrainte que ne connaissent pas les mammifères et les oiseaux. Ces animaux supportent mieux les variations de température et ont une certaine capacité de dispersion qui leur permet d’échapper ponctuellement aux habitats inadéquats, notamment en migrant. Ainsi, les endothermes devraient s’adapter bien plus rapidement au changement climatique contrairement aux reptiles et aux amphibiens limités par leur physiologie si particulière.

« Nous avons remarqué que les oiseaux et les mammifères sont meilleurs pour étendre leur habitat, ce qui signifie qu’ils s’adaptent plus facilement » que les ectothermes, explique dans un communiqué Jonathan Rolland, auteur principal de l’étude.

Des animaux peu présents dans les régions froides

Le climat tropical qui régnait sur la Terre il y a encore 40 millions d’années était idéal pour toutes les espèces animales. La baisse des températures qui suivit n’empêcha pas les mammifères et les oiseaux de se diriger vers les pôles, dans les régions les plus froides, contrairement aux reptiles et aux amphibiens. D’ailleurs, encore aujourd’hui très peu de ces animaux sont présents dans les zones les plus froides du globe comme par exemple l’Antarctique.

 Comme il y a plusieurs millions d’années, le changement climatique qui s’opère aujourd’hui « aura un impact important sur les taux d’extinction et donc sur l’allure de notre monde dans le futur », suppose Jonathan Rolland. 

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Nous nous approchons des limites biologiques de l’espèce humaine


Depuis le début de l’homme, l’humain n’a pas cessé de progresser physiquement, biologiquement, mais somme-nous rendue au bout de notre limite ? La longévité grâce à la médecine a fait plusieurs centenaires, mais ensuite ? Avec les changements climatiques, l’air et l’eau pollués, les sécheresses, la famine pour garder ce que nous avons acquis, il faudrait vivre dans des sociétés beaucoup plus respectueuses de l’environnement
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Nous nous approchons des limites biologiques de l’espèce humaine

 

Quel horizon pour l'humanité? | RDexter via Flickr CC License by

Quel horizon pour l’humanité? | RDexter via Flickr CC License by

Adrien Marck et Jean-François Toussaint

Le débat sur nos capacités est passionné et ses enjeux sont considérables: l’être humain continue-t-il de progresser, repoussant sans cesse ses limites, ou les a-t-il déjà en grande partie atteintes?

Demain, serons-nous plus grands? Plus puissants? Plus vieux?

Deux conceptions s’affrontent: la première s’ancre dans le XIXe siècle et ses promesses d’éternel progrès, dont la quête de l’«homme augmenté»prolonge la tradition. Elle imagine l’humain s’affranchissant de toutes ses limites, dépassant sa propre définition, voire se recréant ex nihilo. La seconde s’appuie sur les données établies, biologiques, physiques et environnementales, et suggère un progrès désormais restreint. Elle démontre qu’une croissance ne peut être infinie.

En analysant les tendances historiques de trois indicateurs majeurs –les records mondiaux (performances physiologiques maximales), la taille adulte et et la durée de vie maximale– nous montrons un plafonnement depuis plus de vingt ans, suggérant l’atteinte des limites biologiques de notre espèce.

L’humain est conditionné par deux forces: son évolution passée et son environnement présent. Elles se combinent pour créer des structures corporelles et un cadre de vie dotés de limites. Au premier niveau, moléculaire, l’information génétique humaine se déploie sur 2,85 milliards de nucléotides; à une échelle plus macroscopique, celle du corps, on compte 640 muscles et 206 os; on repère également des limites dans l’organisation des milieux au sein desquels l’humain se développe.

Haut potentiel

Les progrès énergétiques, technologiques, médicaux, politiques et sociaux du XXe siècle lui ont permis d’atteindre un haut potentiel: il est plus grand, plus athlétique et vit plus longtemps. Entre 1896 et 1997, année de décès de Jeanne Calment, la durée de vie maximale est ainsi passée de 110 à 122 ans. Sur la même période, la taille moyenne à l’âge adulte a progressé de 8 cm sur l’ensemble des pays du monde, tandis que les performances sportives n’ont cessé de battre des records (de 11 secondes à 9,58 secondes sur le 100 mètres).

Taille moyenne des femmes sur la période. Un plateau semble s’installer à partir des années 1980. Front. Physiol., 24 October 2017, CC BY

Les tendances les plus récentes ne laissent entrevoir que des marges étroites pour notre progression future. Depuis deux décennies, personne ne s’est approché du maximum établi de longévité et les dernières données montrent des valeurs comprises entre 115 et 120 ans. Les Néerlandais, actuellement les plus grands, n’enregistrent plus de progression de leur taille (1m82 pour les hommes, 1m68 pour les femmes, depuis 20 ans). Et les deux tiers des épreuves d’athlétisme ne progressent plus depuis les années 1980 –ces performances ne devraient pas être améliorées de plus de 0,5% dans les décennies à venir.

Instabilités

Les activités humaines, toujours plus intenses sur une planète aux ressources finies, commencent à générer des effets délétères sur notre santé et notre cadre de vie: le réchauffement climatique, les reculs de la biodiversité, la raréfaction des ressources et l’acidification et la montée des océans pourraient n’être que des préludes. L’instabilité engendrée par ces bouleversements est clairement perceptible: baisse de la taille dans les pays concernés par les émeutes de la faim (Égypte), diminution de l’espérance de vie pour certains groupes (femmes euro-américaines aux États-Unis, hommes en Russie), progression de la sédentarité et recul des capacités d’endurance des enfants dans la plupart des pays développés. Leurs conséquences sociales et politiques se font déjà ressentir.

L’avenir sera à celles et ceux qui, conscients des risques, seront capables de propositions de nature à réduire nos impacts environnementaux tout en maintenant une santé, une longévité et des capacités humaines optimisées. Pour éviter l’incompréhension de nos concitoyens, ou le rejet trop rapide des options proposées, les politiques publiques doivent intégrer dès à présent ces enjeux. Elles devraient contribuer plus fermement à l’esquisse d’un projet tourné vers une société plus respectueuse de son environnement, proposant un cadre pour le développement (mobilité active, renoncement aux énergies carbonées, sécurité alimentaire, agrodiversité, dépollution, exploitation durable des ressources, minérales et vivantes) pour préserver un avenir commun. Saurons-nous agir à temps et préserver l’essentiel?

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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La couche d’ozone décline au-dessus des zones peuplées


La couche d’ozone en haut de la stratosphère semble se rétablir. Cependant, celle dans la partie inférieure semble être plus dangereuse, car elle est sous des endroits peuplés. Elle serait du aux changements climatiques, mais aussi des gaz à court porté que beaucoup utilise comme les solvants pour la peinture, les dégraissant etc
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La couche d’ozone décline au-dessus des zones peuplées

 

La couche d'ozone forme un bouclier gazeux, entre... (PHOTO AP)

 

La couche d’ozone forme un bouclier gazeux, entre 10 et 50 km d’altitude, protégeant la Terre des rayons solaires ultraviolets.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Paris

La couche d’ozone qui protège la Terre des rayons solaires ultraviolets mortels décline au-dessus des régions les plus peuplées de la planète, selon les conclusions inattendues d’une étude publiée mardi.

En 1987, un accord international, le Protocole de Montréal, avait été signé pour supprimer progressivement les gaz CFC (utilisés dans la réfrigération et les aérosols), responsables du fameux «trou» dans cette couche gazeuse protégeant la Terre de rayons qui provoquent cancers de la peau, dégâts oculaires et immunitaires.

Grâce à l’élimination progressive des CFC, le trou au-dessus de l’Antarctique et les couches les plus élevées de la stratosphère montrent des signes clairs de rétablissement.

Mais l’ozone de la partie inférieure de la stratosphère (10 à 24 km d’altitude) se désintègre doucement, met en garde cette étude publiée dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics.

«Aux latitudes tropicales et moyennes», où vit la majorité de la population mondiale, «la couche d’ozone n’a pas commencé à se remettre (…) C’est en fait un peu moins bien aujourd’hui qu’il y a 20 ans», explique à l’AFP l’auteur principal, William Ball, de l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Selon de précédentes études, la couche d’ozone avait décliné, à son niveau maximum à la fin du XXe siècle, d’environ 5 %. La nouvelle étude estime qu’elle a perdu 0,5 % supplémentaire.

Et même si le déclin est moindre qu’au-dessus des pôles avant le Protocole de Montréal, les dommages potentiels aux latitudes tropicales et moyennes pourraient être pires qu’aux pôles, car les radiations UV y «sont plus intenses» et les zones sont plus peuplées, insiste une autre chercheuse, Joanna Haigh, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

L’étude pointe du doigt deux possibles responsables de cette détérioration.

Les VSLS (very-short-lived susbtances), gaz à très courte durée de vie utilisés comme solvants, décapants pour peinture ou dégraissants attaquent l’ozone dans la partie inférieure de la stratosphère.

Une récente étude avait indiqué que l’un d’entre eux, le chlorure de méthylène (ou dichlorométhane) avait quasiment doublé dans la stratosphère en dix ans.

«Si c’est un problème de VSLS, cela devrait être relativement facile à gérer», a commenté William Ball, suggérant un amendement au Protocole pour l’interdire.

Mais l’autre accusé est le dérèglement climatique.

Les modèles climatiques suggèrent que les changements dans la façon dont l’air circule dans la partie basse de la stratosphère finiront par affecter les niveaux d’ozone, d’abord au-dessus des tropiques où la substance se forme.

Mais cette évolution n’est pas censée se produire avant des décennies et ne devrait pas toucher les latitudes moyennes entre les tropiques et les pôles.

«Si le changement climatique est responsable, c’est un problème bien plus grave (…) Nous devrions être inquiets, mais pas alarmés», a indiqué William Ball.

Notant que les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur le fait que la stratosphère est déjà victime du réchauffement, il a appelé à de nouvelles études.

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Le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse


L’horloge de cataclysme a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit de peur que le monde connaitrait des événements désastreux mondialement. Bien sûr, il y a les changements climatiques, mais aussi l’imprévisibilité du Président des États-Unis, d’une possible course aux armements et la Corée du Nord qui ne laisse pas sa place dans ses menaces
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Le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse

 

Depuis sa création en 1947, l'horloge de l'apocalypse... (PHOTO AP)

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

PHOTO AP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit en raison surtout d’un risque accru de conflit nucléaire mondial et de «l’imprévisibilité» du président américain.

L’aiguille de l’horloge du Bulletin of Atomic Scientists n’avait pas été aussi proche de minuit depuis 1953, en pleine Guerre froide quand les États-Unis et l’Union Soviétique testaient la bombe à hydrogène.

«Pour sûr, l’année 2017 a été périlleuse et chaotique… avec des déclarations irresponsables dans le domaine nucléaire qui ont enflammé des situations déjà dangereuses», a indiqué jeudi à la presse Rachel Bronson, présidente et éditrice du Bulletin of the Atomic Scientists qui ajuste chaque année l’heure de cette horloge symbolique.

«La question nucléaire est ainsi revenue au centre des préoccupations», a-t-elle ajouté, citant les essais nucléaires de la Corée du Nord, un engagement accru de la Chine, du Pakistan et de l’Inde envers leurs arsenaux nucléaires et «l’imprévisibilité» qui ressort des tweets et des déclarations de M. Trump.

«En 2017, les dirigeants mondiaux ne sont pas parvenus à répondre efficacement aux menaces grandissantes de guerre nucléaire et de changement climatique qui rendent le monde plus dangereux qu’il ne l’a été depuis la Seconde guerre mondiale», a écrit ce groupe d’intellectuels représentant les sciences, les affaires internationales, l’environnement et la sécurité.

«Les principales puissances nucléaires sont sur le point de relancer une nouvelle course aux armements qui sera très coûteuse et augmentera le risque d’accidents et d’erreurs», ont craint ces experts, pointant également «les progrès remarquables» du programme nucléaire nord-coréen en 2017.

En même temps, «une rhétorique enflammée et des actions provocatrices à la fois de la part des États-Unis et de la part de la Corée du Nord ont accru la possibilité d’un conflit nucléaire», déplorent-ils.

Robert Rosner, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’université de Chicago, a surtout épinglé durant la conférence de presse l’administration Trump dont les «incohérences» accroissent les risques de confrontation nucléaire et «constituent un défi majeur pour la dissuasion et la stabilité mondiale.»

Course aux armements

La Maison-Blanche «cherche probablement à accroître le rôle des armes nucléaires dans les plans de défense américain abaissant de ce fait le seuil de leur utilisation», a-t-il relevé.

Le Pentagone doit dévoiler la semaine prochaine la nouvelle stratégie nucléaire de Donald Trump. Les fuites jeudi d’un document de travail de la Nuclear Posture Review montrent que le ministère américain de la Défense souhaite le développement d’un nouveau type d’arme nucléaire d’une puissance assez faible pour être employée sur le champs de bataille plutôt que de servir à vaporiser une mégalopole.

M. Rosner a ajouté que les intellectuels avaient «constaté que les principaux pays investissent davantage dans leur arsenal nucléaire pour le moderniser et en accroître les capacités».

Les tensions dans les relations américano-russes représentent également une menace pour la sécurité planétaire, a renchéri Sharon Squassoni, professeure à l’Institute for International Science and Technology Policy de l’université George Washington.

«Pour la première fois depuis très longtemps, il n’y a aucune négociation entre Washington et Moscou sur le contrôle des armes nucléaires», a-t-elle relevé, ajoutant qu’«on pourrait voir un retour d’une course aux armements nucléaires».

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

En 2017, l’aiguille avait déjà été avancée de trente secondes à minuit moins deux minutes et trente secondes, les scientifiques invoquant notamment la rhétorique et les actions de Donald Trump.

En 2015, l’horloge avait été reculée de deux minutes, à 23h57, et laissée inchangée en 2016.

Les scientifiques avaient alors cité comme facteurs encourageants l’accord sur le nucléaire iranien ainsi que sur le climat à  Paris fin 2015.

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Depuis 2015, la Terre surchauffe


Pas besoin d’être un expert en météorologie pour s’apercevoir que le climat change. Depuis les 3 dernières années, des évènements météo on attirer plus d’une fois notre attention. Il serait temps que les climato septiques s’ouvrent les yeux
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Depuis 2015, la Terre surchauffe

 

canicule chine

La canicule assèche une rivière en Chine, en juillet 2017.

© JNDSB / IMAGINECHINA / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme « exceptionnel » du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle.

« Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017 (…) sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées », a annoncé jeudi 18 janvier 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence spécialisée de l’ONU.

Selon l’OMM, ces trente-six mois « s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ».

Toutes les analyses montrent par ailleurs que les cinq années les plus chaudes dans les annales ont été enregistrées depuis 2010, a précisé la Nasa.

Des records chaque année

Sous l’effet du courant équatorial El Nino qui a été particulièrement intense, 2016 se trouve en tête avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle. L’ONU utilise la période 1880 – 1900 comme référence pour les conditions prévalant à cette période. L’année 2017 décroche quant à elle le record de l’année la plus chaude jamais constatée sans El Nino, qui réapparaît tous les trois à sept ans, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

« Ces nouvelles données de température montrent que le monde se réchauffe rapidement », conclut Dave Reay, professeur à l’université d’Edimbourg, réagissant au rapport.

« Malgré des températures plus froides que la moyenne dans certaines parties du monde, le thermomètre a continué à monter rapidement sur l’ensemble de la planète à un rythme sans précédent depuis les quarante dernières années », a pointé le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, Gavin Schmidt.

L’OMM a rapporté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. Et la température moyenne en 2017 a été d’environ 0,46°C au-dessus de la normale calculée entre 1981 et 2010, montrent également les relevés. Selon les experts, il est quasiment impossible de départager 2015 et 2017 car la différence est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d’erreur.

Les glaces fondent

« Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l’Arctique », avec la fonte accélérée des glaces, s’est alarmé le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Cela « aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau des océans et sur la météorologie dans d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président américain Donald Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Le climatosceptique M. Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris signé fin 2015, par lequel la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en-deçà » de 2°C.

« Avec la tendance actuelle du réchauffement, on peut déjà prévoir que d’ici 2060 ou 2070, on pourrait atteindre ce seuil », a déclaré à la presse à Genève Omar Baddour, coordinateur scientifique à l’OMM.

Et « si le réchauffement continue à être accéléré par davantage d’émissions de gaz à effet de serre, on pourra aussi atteindre ce seuil probablement bien avant ces dates », a-t-il mis en garde.

La hausse des températures ne représente qu’une partie du changement climatique, a noté l’ONU, soulignant que la chaleur de 2017 s’est accompagnée de conditions météorologiques extrêmes un peu partout dans le monde, qui ont entraîné « un ralentissement voire une régression économique », a fait observer M. Taalas.

L’ONU a utilisé les données émanant notamment de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de la Nasa, du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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Ces scientifiques ont découvert une forêt fossilisée en Antarctique


Il y a 280 millions d’années existaient une forêt dans l’Antarctique. Preuves à l’appuie des fougères qui se sont fossilisé trouvé par des géologues. Cette forêt aurait survécu aux changements climatiques extrême avec des périodes de noir totales et de lumière constante
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Ces scientifiques ont découvert une forêt fossilisée en Antarctique

 

Crédits : British Antarctic Survey

par  Clara Lalanne

Selon The Independent, les scientifiques Erik Gulbranson et John Isbell, de l’université du Wisconsin-Milwaukee, auraient découvert lors d’une mission en Antarctique les vestiges d’une forêt datant d’environ 280 millions d’années.

Alors qu’ils traversaient la chaîne Transantarctique, les géologues ont aperçu sur les roches des marques de fougères fossilisées, preuve qu’une forêt avait réussi à survivre à ce climat extrême.

Comme l’explique le Professeur Gulbranson, « dater ces fossiles a été l’un de nos plus gros défis ».

Après des analyses minutieuses, ils ont réussi à les attribuer à l’époque Permienne, soit il y a environ 280 millions d’années. On apprend alors que ces arbres ont survécu à des changements climatiques extrêmes, traversant des périodes d’obscurité totale et des mois d’ensoleillement permanent.

Getty Images

Depuis cette découverte, la mission scientifique est retournée sur cette terre glaciale pour essayer de mieux comprendre comment une telle forêt avait pu y grandir. Aujourd’hui, des plantes comme celles-ci ne pourraient pousser à cette latitude, ce qui laisse penser que cette espèce était extrêmement adaptable.

D’après Gulbranson, « ces arbres étaient capables d’activer et désactiver leurs cycles de croissance, comme avec un interrupteur ».

Cette forêt polaire, qui existait bien avant l’apparition des dinosaures, est la plus ancienne à avoir été retrouvée en Antarctique. Il est difficile de savoir la raison pour laquelle une espèce aussi adaptable a ensuite disparu. Comme le suggère l’équipe scientifique, la Terre a connu après cette époque un réchauffement global, conduisant à une extinction massive de 90 % des espèces. Les scientifiques espèrent ainsi que cette découverte leur permettra de mieux comprendre les changements climatiques qui ont lieu à l’heure actuelle, et peut-être même des moyens d’y résister.

Source : The Independent

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La pollution lumineuse, alliée du virus du Nil occidental


On sait que la pollution lumineuse affecte autant l’humain que les animaux.D’après certaines études cette pollution aurait aussi un impact sur l’évolution du virus du Nil en plus des changements climatiques en Amérique du Nord.. Les oiseaux aussi en souffrent car cette même pollution les rends moins résistants à ce virus
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La pollution lumineuse, alliée du virus du Nil occidental

 Image de la terre la nuit composée de plus de 400 images satellites qui montre bien les lumières diffusées par les grands centres urbains de la planète. Elle est utilisée par les chercheurs de la NASA pour étudier les températures autour des zones urbaines.

Image de la Terre la nuit composée de plus de 400 photos satellites qui montre bien les lumières diffusées par les grands centres urbains de la planète. Photo : NASA

Les nombreux lampadaires des grandes villes auraient une part de responsabilité dans l’expansion du virus du Nil occidental au début des années 2000. C’est ce qu’indiquent les résultats obtenus par une équipe de chercheurs américains, selon lesquels la pollution lumineuse a un rôle à jouer dans la progression rapide de certains virus.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les maladies transmises par des piqûres d’insectes sont un fléau de plus en plus important, surtout dans le contexte des changements climatiques qui favorisent la survie, l’activité et la reproduction de plusieurs espèces d’insectes qui transportent ces microbes ou ces parasites.

Toutefois, ces maladies ne se limitent pas à une transmission des insectes aux humains : plusieurs virus utilisent d’autres animaux comme réservoirs au cours de leur cycle de reproduction.

Des chercheurs commencent à constater que l’état de santé des animaux eux-mêmes, souvent mis à mal par les activités humaines, peut avoir une grande influence sur la progression de ces maladies, qui seront par la suite retransmises aux humains.

C’est ce que laissent entendre les résultats obtenus par une équipe de l’Université de Floride du Sud, à Tampa, qui a fait un lien entre la progression du virus du Nil occidental à travers les États-Unis et l’effet de la pollution lumineuse sur les oiseaux.

Autre époque, mêmes peurs

Remontons un peu dans le temps. En 1999, presque 20 ans avant la panique provoquée par le virus Zika, le virus du Nil faisait son apparition en Occident.

Ce dernier, découvert en Afrique en 1937, est transmis par les piqûres de moustiques. Dans la vaste majorité des cas, une personne infectée n’aura aucun symptôme ou ressentira quelque chose de semblable à une grippe.

Toutefois, dans de rares cas, les personnes atteintes développent des méningites particulièrement graves. Jusqu’à maintenant, 2000 personnes en sont mortes en Amérique du Nord.

Il n’y a pas que les humains qui peuvent être infectés par le virus du Nil; les oiseaux y sont aussi particulièrement sensibles. Ces derniers sont morts par milliers à l’arrivée du virus, les principales victimes étant les corneilles, les geais et les pies.

La fin de la nuit

Comment ces chercheurs ont-ils fait un lien entre la progression de ce virus et la pollution lumineuse? C’est en s’appuyant sur l’effet de la lumière sur notre horloge biologique. Elle indique à notre cerveau qu’il est temps de diminuer les hormones de sommeil, comme la mélatonine, et de produire des hormones de stress, comme le cortisol, afin de faire face à la journée.

La vaste majorité des formes de vie ont évolué ainsi de sorte que les activités corporelles s’ajustent à la présence de lumière le jour (ou à l’absence de lumière, dans le cas des animaux nocturnes).

C’est par ce mécanisme que l’exposition à la lumière nocturne peut avoir une influence sur la santé. Un éclairage à des heures inhabituelles modifie notre production hormonale, ce qui affecte notre sommeil, notre l’humeur, notre métabolisme et même notre système immunitaire.

Toutes les formes de vie qui sont exposées à la pollution lumineuse en sont ainsi affectées. Les conséquences sur le système immunitaire ont donc intéressé ces chercheurs, qui ont voulu vérifier l’effet de la pollution lumineuse sur la progression du virus du Nil occidental chez les oiseaux.

Faire la lumière sur l’efficacité de transmission

Pour comprendre, les chercheurs ont infecté 50 moineaux avec le virus du Nil et divisé le groupe en deux, l’un qui passait la nuit dans le noir et l’autre, avec une veilleuse. Dans les deux groupes, la majorité des animaux sont tombés malades dans les mêmes délais et la moitié en sont morts.

À première vue, la lumière ne semblait rien changer. Toutefois, dans le groupe avec la veilleuse, les animaux sont restés infectieux deux fois plus longtemps.

Normalement, quand un oiseau tombe malade, son système immunitaire va combattre le virus et en diminuer la quantité dans le sang. À terme, il n’y aura plus assez de virus pour qu’un moustique, s’il pique l’oiseau, l’attrape et le retransmette. On dit alors que l’oiseau n’est plus infectieux, même s’il est encore malade.

Cependant, les oiseaux exposés à la lumière de nuit sont restés infectieux deux fois plus longtemps que ceux qui ont dormi dans le noir. Cela augmente donc le risque qu’ils contaminent d’autres animaux ou humains et répandent plus rapidement le virus.

Les chercheurs n’ont, par ailleurs, remarqué aucune différence entre les deux groupes en ce qui concerne le niveau de stress et pensent donc que cet effet est causé par l’influence de la pollution lumineuse sur la production de certaines hormones. Il faudra toutefois d’autres études pour confirmer l’effet exact de la lumière sur la transmission des virus.

Cela pourrait avoir des conséquences importantes, car une autre étude, publiée en novembre dernier, a montré que la pollution lumineuse a augmenté de 2 % par an partout sur Terre entre 2012 et 2016.

Mieux connaître l’impact de notre utilisation intensive de lumière dès maintenant pourrait éviter de futurs problèmes de santé publique.

Les résultats de cette étude de l’équipe de l’Université de Floride du Sud ont été présentés au début du mois de janvier au congrès annuel de la Société pour une biologie intégrative et comparative, à San Francisco.

http://ici.radio-canada.ca