Hécatombe «catastrophique» de coraux dans la grande barrière australienne


Avec les vagues de chaleur d’année en année causée par les changements climatiques, la grande barrière de corail en Australie se porte bien mal, sans la régénérer, et la protection contre la pollution, c’est bien plus que les coraux qu’il a des risques, mais tout ce qui dépends cette grande barrière.
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Hécatombe «catastrophique» de coraux dans la grande barrière australienne

 

Le corail, qui sert d'habitat à d'autres créatures... (PHOTO ARCHIVES AP/The Ocean Agency)

Le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

PHOTO ARCHIVES AP/THE OCEAN AGENCY

 

Agence France-Presse
SYDNEY

La grande barrière australienne, joyau du patrimoine mondial de l’humanité, a subi une hécatombe «catastrophique» de ses coraux pendant une vague marquée de chaleur en 2016, menaçant une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors, prévient une étude jeudi.

Environ 30% des coraux du vaste ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016, le premier épisode de deux années consécutives de blanchissement.

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981, le récif s’étend sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde.

D’après l’étude publiée par la revue scientifique Nature, le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

Terry Hughes, coauteure de l’étude et directeur du Centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’Université James Cook, a expliqué à l’AFP que les plus menacés sont les coraux à branches comme les tables de corail qui fournissent leurs cachettes aux poissons juvéniles.

Les coraux les plus susceptibles de tenir le choc sont lisses, en forme de melon, a poursuivi le chercheur.

Ces coraux n’ont pas trop de mal à construire leur squelette, mais «ils ne sont pas très utiles pour l’habitat», ajoute M. Hughes.

Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la grande barrière ont  subi une vague de «décès catastrophiques», poursuit l’étude.

«Ce dépérissement corallien a provoqué des changements radicaux dans la variété des espèces dans des centaines de récifs individuels, où des communautés récifales matures et diversifiées se transforment en systèmes plus dégradés, où seules quelques espèces endurantes survivent», écrit Andrew Baird, autre scientifique.

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration des coraux. Sous la pression de facteurs comme le réchauffement, les coraux stressés expulsent les algues avec lesquelles ils ont une relation symbiotique, et qui leur donnent couleur et énergie.

L’étude appelle à la protection des coraux survivants, estimés à environ un milliard.

«C’est ceux-là qui vont réalimenter et réhabiter des récifs altérés», dit M. Hughes, ajoutant qu’il fallait améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution côtière.

Les efforts pour limiter le réchauffement climatique comme dans l’accord de Paris sont également cruciaux.

«Nous avons eu quatre épisodes de blanchissement (1998, 2002, 2016 et 2017) sur la grande barrière avec une hausse globale des températures de 1°C», souligne M. Hughes. «Si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n’était, je ne crois pas que la Barrière y survivra».

Les récifs recouvrent moins de 0,2% de la surface des océans, mais abritent 30% des espèces animales et végétales marines, les protégeant des prédateurs et leur servant de garde-manger. Ils contribuent à la protection des côtes, à l’alimentation des hommes, ainsi qu’au tourisme.

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La NASA nous propose de prendre conscience de la hausse des températures depuis 1880 en 30 secondes


Pour mieux comprendre les changements climatiques, la NASA a préparé une vidéo de 30 petites secondes pour démontrer les hausses que la terre subit entre 1880 jusqu’en 2017.
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La NASA nous propose de prendre conscience de la hausse des températures depuis 1880 en 30 secondes

 

 

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Crédits : Capture YouTube / NASA Climate Change

par Brice Louvet

Difficile de comprendre le niveau de changement climatique qui affecte la Terre en ce moment. Mais le fait indéniable est que la planète subit un réchauffement à une échelle globale que nous, les humains modernes, n’avons jamais connu. Toutefois, il est possible de s’en rendre compte et de le voir de nos propres yeux dans cette récente vidéo publiée par la NASA.

En seulement 36 secondes, cette vidéo couvre l’histoire de la température de la surface de la Terre. Les données commencent en 1880, date à laquelle nous avons commencé à recueillir des enregistrements de températures, jusqu’en 2017, avec cette année-là les températures les plus chaudes jamais enregistrées, selon la NASA. L’agence américaine rassemble ses données sur la température de surface de la planète à partir d’un vaste réseau de 6 300 stations météorologiques, navires, bouées et bases de recherche situées en Antarctique.

Le code couleur est ici très simple. Au 19e siècle, et pour la première moitié du 20e siècle, les températures ont nettement fluctué à travers la carte : bleu dans certaines régions, orange et rouge dans d’autres où les zones sont devenues plus chaudes. Mais à partir des années 80, il y a un changement radical. Le globe se retrouve alors lentement submergé par les vagues de chaleur. Et la tendance s’intensifie au cours des cinq dernières années – de 2013 à 2017 – qui sont officiellement les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.

« Nous ne prévoyons pas des années record tous les ans, mais la tendance actuelle de réchauffement à long terme est assez claire », notait il y a quelques mois Gavin Schmidt, directeur de l’Institut Goddard de la NASA.

Cette dernière vidéo est une version mise à jour d’un visuel publié l’année dernière :

 

Comme vous pouvez également le voir dans la vidéo, le réchauffement ne s’effectue pas au même rythme selon les régions du monde, notamment à cause des phénomènes météorologiques tels qu’El Niño ou La Niña, avec un phénomène clairement plus marqué dans l’hémisphère nord, et plus particulièrement dans les régions polaires, qui sont donc en première ligne.

Source

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Les épisodes de canicule se multiplient dans les océans


Même dans l’océan, il y a des journées de canicule. Cette vague de chaleur maritime est plus longue et plus fréquentes. Les scientifiques craint, les répercussions sur la pêche, l’aquaculture, le climat, le blanchissement des coraux et la disparition de certaines espèces de la faune et la flore marine
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Les épisodes de canicule se multiplient dans les océans

 

Ces canicules peuvent provoquer un blanchiment des coraux,... (David Gray, REUTERS)

Ces canicules peuvent provoquer un blanchiment des coraux, la mort en masse d’invertébrés ou encore la disparition de forêts de varech, des algues marines. Sur cette photo, des touristes observent une tortue qui cherche de la nourriture dans des coraux, en Australie.

DAVID GRAY, REUTERS

 

Agence France-Presse
Paris

Les océans ont connu des périodes de canicule plus longues et plus fréquentes au cours du siècle écoulé, ce qui peut avoir « des impacts de long terme dévastateurs », selon une étude parue mardi dans Nature Communications.

Entre 1925 et 2016, la fréquence des épisodes de chaleur maritime a augmenté en moyenne de 34 % et leur durée de 17 %, avec une accélération depuis 1986, selon cette étude, présentée comme la première du genre réalisée à l’échelle mondiale.

Une vague de chaleur maritime correspond à au moins cinq jours consécutifs où la surface de l’eau est « anormalement chaude ».

Les océans jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat de la planète. Ils emmagasinent une partie du rayonnement solaire au niveau de l’Équateur puis les eaux se déplacent vers les pôles et restituent de la chaleur, régulant ainsi les températures.

« Certains d’entre nous pourront apprécier des eaux plus chaudes quand ils vont nager, mais ces vagues de chaleur ont des impacts significatifs sur les écosystèmes, la biodiversité, la pêche, le tourisme et l’aquaculture », avertit Eric Oliver de l’université canadienne de Dalhousie, qui a dirigé l’étude. « Ces impacts vont souvent de pair avec des conséquences économiques profondes », ajoute-t-il.

Ces épisodes de canicule sont liés à une élévation générale des températures moyennes de la surface des océans, selon l’étude.

Alors que les océans absorbent plus de 90 % de la chaleur due à l’effet de serre, « il est probable que les épisodes de canicule marine vont continuer à progresser », indique un des coauteurs de l’étude, Neil Holbrook, de l’université de Tasmanie.

Ces canicules peuvent provoquer un blanchiment des coraux, la mort en masse d’invertébrés ou encore la disparition de forêts de varech, des algues marines.

Les activités humaines ne sont pas épargnées, avec une diminution des stocks de poissons. Autre exemple, en 2012 dans le golfe du Maine, les homards avaient été plus nombreux à cause d’un épisode de canicule maritime, ce qui avait fait baisser leurs prix de vente.

« Nous commençons tout juste à reconstituer l’impact du changement climatique et du réchauffement des eaux sur nos écosystèmes marins », dit Eric Oliver.

Les chercheurs se sont basés sur des données récoltées par des navires et des stations terrestres ainsi que sur des données satellitaires, en retranchant les effets liés à des phénomènes exceptionnels comme El Niño.

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Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?


Il y a eu 5 extinctions de masse sur la Terre, la dernière date est d’environs 66 millions d’années à l’époque des dinosaures. L’humain n’était pas en cause, sauf que maintenant, nous sommes responsables d’une extinction de masse chez les animaux que les scientifiques appelle la mégafaune
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Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?

Aujourd'hui, la mégafaune est victime de risques multiples... (PHOTO ARCHIVES AP)

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

PHOTO ARCHIVES AP

MARLOWE HOOD

Agence France-Presse

PARIS

Fauves, ours, loups, mais aussi bisons, zèbres, rhinocéros, éléphants, girafes, hippopotames, grands singes… La majorité des 101 espèces de grands herbivores et carnivores terrestres sont en danger et certaines sont déjà condamnées à l’extinction.

Selon la définition communément acceptée, la «mégafaune» terrestre inclut carnivores d’au moins 15 kilos et grands herbivores de plus de 100 kilos, soit un total relativement modeste de 101 espèces.

Mais trois-cinquièmes de ces créatures emblématiques sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), dont plus d’une dizaine dans la catégorie «en danger critique» ou «éteinte à l’état sauvage».

«Les scientifiques responsables de la conservation vont bientôt être occupés à écrire des nécrologies pour des espèces ou des sous-espèces de mégafaune au fur et à mesure qu’elles disparaissent de la planète», se lamente Bill Ripple, de l’université de l’Oregon, principal auteur d’un appel signé en décembre par plus de 15 000 de ses collègues mettant en garde l’humanité.

Nouvelle mauvaise nouvelle cette semaine: Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord est mort à l’âge de 45 ans dans un zoo au Kenya alors qu’il restait encore au moins 700 de ses congénères dans la nature au moment de sa naissance.

Alors les spécialistes, autrefois mesurés, ne mâchent plus leurs mots.

«Sous nos yeux»

Pour les uns, l’antilope Addax du Sahara est «vouée à l’extinction». Pour d’autres, le gorille de l’Est, aussi chassé pour sa viande, «n’est qu’à un pas» de la disparition, comme les orangs-outans de Bornéo et Sumatra.

Des animaux fascinants encore suffisamment nombreux pour attirer des millions de touristes en Afrique chaque année sont aussi en déclin.

Les populations de lions, rhinocéros et guépards ont ainsi chuté de plus de 90% au cours du siècle dernier; le nombre de girafes, désormais classées «vulnérables», a baissé de 40% en 30 ans ; et 30% des ours polaires risquent de disparaître d’ici le milieu du XXIe siècle.

«Il est très possible que nous voyions ces géants s’éteindre dans la nature pendant notre vie, sous nos yeux», explique la directrice de l’IUCN Inger Andersen.

Et le contexte plus large n’est pas encourageant.

Les scientifiques sont d’accord pour dire qu’une nouvelle «extinction de masse» a commencé, qui voit des espèces de toutes sortes et de toutes tailles disparaître 100 fois plus vite que la normale.

La Terre a connu jusqu’à présent cinq extinctions de masse, la dernière en date, celle des dinosaures, remontant à 66 millions d’années.

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

«Savane silencieuse»

«La première menace à laquelle fait face la faune d’Afrique est que nous la mangeons», note Paul Funston, directeur du programme lions de l’ONG Panthera. Une situation décrite dans certaines zones comme «le syndrome de la savane silencieuse».

«Certaines zones protégées ont l’air totalement intactes, les bois, les oiseaux, les abeilles, tout est là. Mais les grands mammifères ont disparu, parce qu’ils ont été mangés», poursuit Funston, notant l’augmentation de la population sur le continent.

Malgré le constat lugubre, les défenseurs de l’environnement ne perdent pas espoir et ont permis à certaines espèces de se reprendre du poil de la bête.

Mais ils doivent aussi être réalistes, souligne Michael Knight, qui dirige le groupe de l’IUCN chargé des rhinocéros africains.

«L’Afrique ne correspond plus au rêve de paysages ouverts où courent des animaux sauvages», insistent-ils. Et dans 50 ans, «les défis vont être dix, ou peut-être cinquante fois, plus difficiles».

Pour Paul Funston, la solution viendra d’investissements stratégiques dans des parcs nationaux, alors que des études montrent un lien entre les sommes investies au km2 et les taux de survie des espèces protégées.

«Nous sommes presque prêts pour le triage», explique-t-il. «Pour les lions, c’est fait, nous avons identifié 14 zones clé où l’argent doit être concentré».

Mais «nous avons un besoin urgent de nous éloigner d’une approche par espèce», insiste l’expert.

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La Terre pourrait bientôt manquer d’eau


Alors que chez moi, nous n’avons qu’à ouvrir le robinet et l’eau vient à la volonté et qui malheureusement, certains vont la gaspiller pour toutes sortes de choses inutiles. Ailleurs, le manque d’eau est alarmant dû aux sécheresses, changements climatiques et autres causes. Il faut réagir maintenant a mieux contrôler notre consommation d’eau et trouver des solutions à long terme
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La Terre pourrait bientôt manquer d’eau

 

Face aux changements climatiques et à la pression... (PHOTO AFP)

Face aux changements climatiques et à la pression démographique qui pèsent sur les ressources en eau, l’ONU recommande que les pays se concentrent sur les «solutions vertes».

 

DAMIAN WROCLAVSKY, LAURE FILLON
Agence France-Presse
Brasilia et Paris

L’ONU ainsi que de nombreux spécialistes et hommes politiques réunis à Brasilia ont appelé lundi à agir au plus vite pour éviter que la Terre manque d’eau, au premier jour du Forum international de l’eau.

«Il n’y a tout simplement pas de temps à perdre», a dit dans son discours d’ouverture de la 8e édition du Forum le président brésilien Michel Temer, dont le pays, qui dispose de 18% de l’eau potable de la planète, est touché depuis 2012, dans le nord-est, par la plus longue sécheresse de son histoire.

«Il y a un consensus», a ajouté le chef de l’État, «la vie sur Terre est menacée si nous ne respectons pas les limites de la nature».

L’ONU a dévoilé de son côté un rapport particulièrement inquiétant selon lequel près de la moitié de la population mondiale – 3,6 milliards de personnes – vit dans des zones où l’eau peut manquer au moins un mois par an, un nombre qui pourrait atteindre 5,7 milliards en 2050.

Sous le mot d’ordre «Partager l’eau», 40 000 personnes assistent au Forum jusqu’à vendredi, dont une quinzaine de chefs d’États, 300 maires de villes du monde entier, plusieurs dizaines de scientifiques et de militants écologistes.

«Près de 97% des ressources disponibles d’eau dans le monde sont dans des nappes phréatiques transfrontalières», d’où la nécessité d’une «gestion efficace des eaux partagées», a déclaré Benedito Braga, président du Conseil mondial de l’eau, institution dont le siège est à Marseille et organisatrice de l’événement.

S’inspirer de la nature

Le forum se réunit à l’heure où de grandes villes, comme celles du Cap, font face à un manque dramatique d’eau. La métropole sud-africaine a été menacée de coupure d’eau courante dans les prochains mois à cause de la sécheresse.

Face aux changements climatiques et à la pression démographique qui pèsent sur les ressources en eau, l’ONU recommande que les pays se concentrent sur les «solutions vertes», en s’inspirant de la nature plutôt que de construire de nouveaux barrages et des stations d’épuration.

Des processus naturels peuvent «agir comme régulateurs, nettoyeurs et fournisseurs d’eau», a expliqué lors d’une conférence de presse à Paris Richard Connor, rédacteur en chef du rapport annuel des Nations unies.

Au Brésil, le gouvernement a lancé depuis 2005 le plus grand projet de son histoire dans ce domaine, la déviation du fleuve San Francisco pour combattre l’aridité traditionnelle de la région du nord-est.

Le chantier monumental, de quelque 3 milliards de dollars de budget, apportera d’ici 2019 de l’eau douce à quatre États de la région, soit 12 millions de Brésiliens.

«La transformation de la région est absolument fantastique», a assuré le ministre de l’Intégration nationale, Helder Barbalho.

Solutions «rentables»

Alors que la demande d’eau augmente, les réserves souterraines s’épuisent, pompées principalement pour l’irrigation, et la qualité de l’eau se dégrade, polluée par les eaux usées industrielles et municipales et les produits chimiques agricoles, avertit l’ONU.

Depuis deux décennies, la municipalité de New York a développé une politique originale de protection des trois bassins versants qui alimentent la ville et ses 8,5 millions d’habitants: elle participe à des programmes de préservation des forêts et rémunère des agriculteurs pour leurs bonnes pratiques.

Résultat:

New York «reçoit une des eaux les plus propres des États-Unis», selon Richard Connor, tout en économisant 300 millions de dollars par an sur son traitement.

Autre exemple, en Égypte: un projet pilote de zones humides aménagées à Bilbeis, à 55 kilomètres au nord du Caire, a permis de traiter des eaux usées et d’irriguer des eucalyptus, tout en étant «moins onéreux» que les solutions habituelles d’épuration.

«Ces solutions sont rentables» et «ne coûtent pas plus cher», a insisté M. Connor.

Les principaux secteurs où elles pourraient être déployées sont l’agriculture, mais aussi «les villes en croissance», notamment dans les pays en développement, a estimé le scientifique.

Le recours à des systèmes naturels ou semi-naturels offre de nombreux autres avantages.

En plus d’améliorer la disponibilité en eau et sa qualité, «il est possible d’augmenter la production agricole par hectare avec une meilleure gestion de l’eau» et de nourrir ainsi plus de monde, a assuré Stefan Uhlenbrook, coordinateur du programme mondial des Nations Unies pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP).

Les infrastructures «vertes» jouent aussi sur l’érosion et la qualité des sols, la végétation, les risques de sécheresse et d’inondation, même si pour l’instant, le recours à ces solutions «reste marginal».

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Changements climatiques : le pouvoir des villes


Même si le gouvernement d’un pays tarde à diminuer les gaz à effet de serre, l’impact des changements climatiques, les villes peuvent faire des gestes concrets pour agir et faire la différence
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Changements climatiques : le pouvoir des villes

 

Le C40 Cities Climate Leadership Group cherche à... (ARCHIVES AP)

Le C40 Cities Climate Leadership Group cherche à lutter contre les changements climatiques et à réduire les gaz à effet de serre, tout en améliorant la santé, le bien-être et les possibilités économiques des citoyens urbains.

ARCHIVES AP

 

BOB WEBER
La Presse Canadienne
Edmonton

Les villes peuvent jouer un grand rôle à elles seules dans la lutte contre les changements climatiques, même si les autres niveaux de gouvernement ne s’y intéressent pas, a déclaré le maire d’Edmonton à une conférence internationale, lundi.

Don Iveson a rappelé que lorsque le président Donald Trump a annoncé son intention de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, plus de 90 maires américains avaient affirmé que leurs villes travailleraient malgré tout pour l’atteinte de ses cibles.

Depuis ce temps, 400 maires américains ont pris cet engagement, a soutenu M. Iveson à la conférence sur les villes et la science des changements climatiques, à Edmonton.

La rencontre est parrainée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui compile des données internationales sur les impacts du réchauffement climatique.

L’évènement a attiré des centaines de délégués de partout dans le monde.

Don Iveson a souligné que les municipalités canadiennes pouvaient avoir un impact sur plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre générées au Canada.

Et ce ne sont pas juste les villes nord-américaines qui sont impliquées. M. Iveson a indiqué que le C40 Cities Climate Leadership Group comprenait 90 des plus grandes villes du monde, qui abritent 650 millions d’habitants et qui représentent le quart de l’économie mondiale.

Le C40 Cities Climate Leadership Group cherche à lutter contre les changements climatiques et à réduire les gaz à effet de serre, tout en améliorant la santé, le bien-être et les possibilités économiques des citoyens urbains.

La marge de manoeuvre des villes

Jonathan Koehn, directeur du développement durable pour la ville de Boulder, au Colorado, dit qu’il existe des moyens pour travailler dans un contexte où les gouvernements les plus puissants sont réticents à s’attaquer aux changements climatiques.

«L’aspect le plus insidieux est la résignation; l’acceptation indifférente que nous ne pouvons rien changer», a-t-il expliqué.

Plutôt que d’encourager les résidences et les entreprises à consommer moins d’énergie, la Ville de Boulder s’est concentrée à s’assurer que l’électricité fournie n’émettait pas de gaz à effet de serre, a relaté M. Koehn.

L’efficacité énergétique ne suffit pas, a-t-il plaidé. «Nous devons nous pencher sur l’offre.»

La plupart des émissions de gaz à effet de serre proviennent du transport, alors la conception urbaine est très importante dans ce contexte, a-t-il indiqué.

«Historiquement, nous avons traité les piétons comme des citoyens de seconde classe», a-t-il fait remarquer.

Les villes peuvent aussi travailler à rendre leur système de transports en commun plus efficace et plus abordable, selon lui.

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Les baleines n’ont pas toujours été aussi grosses


Les baleines à fanons n’ont pas toujours été gigantesques, en fait cela fait 3 millions d’années que les changements ont mit à l’avant pour s’adapter à leur environnement changeant à cause d’un changement climatiques du passé et la redistribution de leurs ressources alimentaires. Maintenant, nous sommes en plein changement climatiques, on parlent plus d’espèces menacées que de changement physique de ces animaux marins
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Les baleines n’ont pas toujours été aussi grosses

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

 Quand il pense aux baleines en effet, l’Homme les imagine en général gigantesques. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas depuis le début de leur histoire commencée il y a environ 36 millions d’années. Qu’est-ce qui a provoqué cette augmentation de taille caractéristique des baleines à fanons d’aujourd’hui ?

Des chercheurs pensent avoir trouvé la réponse à l’énigme.

Article paru le 29/05/2017

Parmi les mysticètes (le nom vient du grec mystax qui signifie lèvre supérieure), un sous-ordre des cétacés regroupant toutes les baleines à fanons, on trouve le rorqual bleu austral, l’un des plus grands animaux qui aient jamais vécu sur Terre (certains mesurent un peu plus de 30 m). Avec un poids pouvant atteindre pour certains 200 tonnes, ce sont sans doute les créatures les plus lourdes de tous les temps, surpassant dans ce domaine les plus gros dinosaures.

Ces créatures qui fascinent Homo sapiens depuis qu’il les a rencontrées se présentent généralement dans son imaginaire comme des animaux gigantesques tantôt terrifiants tantôt pacifiques. Pourtant les baleines à fanons n’ont pas toujours eu ces tailles records.

En effet, « si l’on observe leur histoire longue de 36 millions d’années, elles n’ont été géantes que pendant un dixième de cette période », indique dans The Guardian le biologiste Graham Slater.

Il y a deux à trois millions d’années, les membres de cette famille de cétacés avaient encore des tailles inférieures à 10 mètres. Alors pourquoi sont-ils devenus si grands ? C’est la question que lui et ses collègues de l’université de Chicago se sont posée. Les résultats de leurs recherches viennent de paraître dans les Pnas (Proceedings of the Royal Society B ).

Plusieurs cétacés ont grandi en même temps

Pour mener leur enquête, les chercheurs ont bénéficié de nombreux fossiles qui leur ont permis de reconstituer l’évolution de ces mammifères marins : pas moins de 63 crânes d’espèces éteintes et 13 autres d’espèces toujours vivantes. Pour celles disparues, leurs longueurs ont été déduites à partir des restes disponibles. En examinant l’arbre généalogique qu’ils ont construit avec l’aide de modèles informatiques, les chercheurs ont observé que la tendance au gigantisme semble être apparue à peu près en même temps pour nombre de ces cétacés. Et cela, pas seulement pour ceux qui étaient déjà les plus grands. La baleine pygmée par exemple, longue aujourd’hui de 5 m en moyenne, est aussi concernée.

Ce gigantisme aurait commencé progressivement il y a environ 4,5 millions d’années. La cause ? Un changement climatique important, selon les auteurs. Il aurait donc eu pour conséquence une redistribution dans les océans de la nourriture préférée de ces grands animaux, le plancton. Le refroidissement des eaux et la présence de prédateurs comme les requins géants ne sont pas pointés du doigt.

Les baleines à fanons continuent d’être chassées. © IUCN, SeaShepherd, IWC, NOAA, ProjectMinke.org, Japan Fisheries Agency, Marinebio.org

Les baleines à fanons continuent d’être chassées. © IUCN, SeaShepherd, IWC, NOAA, ProjectMinke.org, Japan Fisheries Agency, Marinebio.org

    Les baleines à fanons sont confrontées à des changements climatiques rapides

    Ces changements coïncident avec l’avènement d’une ère glaciaire. Ce refroidissement aurait modifié les courants de circulation océanique et éclaté les ressources en plancton en petites poches éloignées les unes des autres. Le temps d’une répartition uniforme était fini… Pour aller chercher leur nourriture, les baleines ont dû alors parcourir de plus grandes distances. Augmenter leur taille aurait été une réponse à ce besoin :

     « quand vous êtes plus gros, vous pouvez stocker plus d’énergie et donc, vous avez un plus grand réservoir pour aller où vous voulez » , explique Graham Slater. En outre, « plus votre bouche est grande, plus vous pouvez absorber en dépensant un minimum d’énergie ».

    Interrogé par The Guardian sur son opinion sur ces recherches, Olivier Lambert, paléontologue à l’Institut royal des sciences naturelles en Belgique, estime que, même si la conclusion est convaincante, il ne faut peut-être pas exclure que les prédateurs ou des changements dans l’environnement aient pu aussi jouer un rôle majeur.

    Néanmoins, il remarque qu’un « un tel travail souligne l’actuelle situation précaire des populations de baleines à fanons, lesquelles sont confrontées à des menaces majeures compte tenu des effets à court terme du changement climatique sur la circulation océanique et le transport de nutriments ».

    Ce que ne contredit pas Graham Slater : « si nous fermons le robinet d’eau froide, et si le changement climatique se poursuit, ce que nous pensons, il va y avoir de mauvaises nouvelles pour ces grandes baleines ».

    La diminution du plancton, qui apprécie les eaux froides, ajoutée à la chasse à la baleine qui continue de se pratiquer, « tout cela peut avoir des conséquences écologiques graves que nous ignorons encore, a déclaré Nick Pyenson, coauteur de l’étude. Que se passera-t-il quand nous aurons perdu toute cette biomasse dans l’océan ? Tout cela, nous tentons encore de le découvrir ».

    Les baleines mais aussi de nombreuses autres espèces sur Terre sont face à un grand défi que tous ne pourront pas relever.

    « Il y aura des gagnants et des perdants. »

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les baleines à fanons ne sont devenues gigantesques que depuis trois millions d’années.

  • Cette augmentation de la taille, qui affecte plusieurs espèces, serait la conséquence d’un changement climatique.

  • Les mysticètes auraient été contraints de grandir pour faire face à la dispersion des ressources de plancton dans l’océan mondial.

https://www.futura-sciences.com/