Changements climatiques : des milliards de personnes parmi les plus pauvres en danger


Je pense qu’un des problèmes que nous avons face aux changements climatiques est de faire un peu comme si de rien n’était tout en faisant des gestes pour notre bonne conscience. Nous éprouvons bien sur quelques conséquences, canicules qui n’en fini plus, tempêtes de neige inoubliables, froids intenses, tornades, feux de forêts, ouragan .. un peu partout, mais on se relève. Alors que si nous étions dans des pays les plus pauvres, nous verrions probablement plus sérieusement l’urgence d’agir pour du moins atténuer les conséquences.
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Changements climatiques : des milliards de personnes parmi les plus pauvres en danger

PHOTO PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

La recherche a révélé que si rien n’était fait pour atténuer les effets des changements climatiques, jusqu’à 4,5 milliards de personnes d’ici 2050 pourraient être contaminées par des produits chimiques tels que l’azote provenant des eaux de ruissellement agricoles.

Des chercheurs canadiens ont collaboré à une vaste étude mondiale sur les changements climatiques qui prévient que des milliards de personnes parmi les plus pauvres du monde sont en danger.

BOB WEBER
LA PRESSE CANADIENNE

Les résultats, publiés jeudi dans la revue Science, soulèvent des questions troublantes quant à savoir qui sera capable de s’adapter à un monde en mutation et moins fiable.

« Les problèmes risquent de survenir là où les gens sont le moins capables de faire face à la situation », a observé Elena Bennett, qui étudie les systèmes écologiques à l’Université McGill et est l’un des 21 coauteurs du document.

L’équipe a examiné trois manières dont les humains dépendent de la nature. De nombreuses cultures dans le monde sont pollinisées par des populations d’insectes et d’oiseaux sains ; les rives sont protégées de l’érosion et des tempêtes par les récifs coralliens et les marais côtiers ; et la qualité de l’eau est protégée par la filtration des marais et des zones humides.

Dans certains endroits, ces avantages sont fournis par l’entremise de technologies telles que l’infrastructure contre les inondations ou le traitement de l’eau, ou simplement en achetant des produits alimentaires sur le marché mondial au lieu de les faire pousser localement. Ailleurs, cependant, les gens comptent toujours sur la nature.

L’équipe a pu utiliser de grandes quantités de données provenant de sources telles que des satellites pour modéliser les endroits où la nature offrait ces avantages et ceux où les gens en avaient besoin et ne les obtenaient pas.

Elle a ensuite projeté les conséquences des futurs changements climatiques sur ces avantages.

« Ça identifie la contribution de la nature, a noté Mme Bennett. Où cela est-il important pour les gens ? »

La recherche a révélé que si rien n’était fait pour atténuer les effets des changements climatiques, jusqu’à 4,5 milliards de personnes d’ici 2050 pourraient être contaminées par des produits chimiques tels que l’azote provenant des eaux de ruissellement agricoles. On conclut également que cinq milliards de personnes pourraient être confrontées à des pertes de récoltes attribuables à un échec de la pollinisation.

Environ 500 millions de personnes seraient confrontées à des conséquences côtières, souligne le rapport.

Mais si les risques liés au littoral sont répartis de manière uniforme dans le monde entier, le document conclut que les autres menaces ne le sont pas.

« Là où nous observons les besoins les plus pressants, nous constatons également une diminution de la capacité de répondre à ces besoins, a dit Mme Bennett.

“Nous voyons beaucoup plus de personnes exposées à un risque plus élevé de pollution de l’eau, de tempêtes côtières, de cultures qui ne sont pas pollinisées au maximum. Cela finit par se faire sentir davantage dans les pays en développement que dans les pays développés. »

Le rapport indique que l’Afrique et l’Asie du Sud sont probablement les plus menacées. Plus de la moitié de la population pourrait être exposée à des risques supérieurs à la moyenne, précise-t-il.

Cela peut sembler lointain, mais ce n’est pas le cas, a prévenu Mme Bennett.

« Vous n’avez pas besoin de réfléchir longtemps avant de songer :’OK, si le Bangladesh est inondé, des centaines de millions de réfugiés climatiques quitteront le Bangladesh pour aller où ?’

“Il n’est pas nécessaire de suivre cette logique très longtemps pour se rendre compte que nous sommes aux prises avec de vrais problèmes. »

Le rapport note que les efforts pour lutter contre les changements climatiques réduisent considérablement les risques. Des scénarios économiques plus durables réduisent les risques d’au moins les deux tiers et dans certains cas jusqu’à neuf dixièmes.

« Il est très facile de simplement supposer que ces (services naturels) sont là pour nous et qu’ils le seront toujours, peu importe la façon dont nous en abuserons et en tirerons parti, a affirmé Mme Bennett.

“Mais si nous continuons à tenir cela pour acquis, nous allons probablement finir avec un endroit où nous ne voudrons pas vivre. Où nos enfants et nos petits-enfants ne voudront pas vivre non plus.

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Le combat d’une jeune Ougandaise contre le changement climatique


Une autre jeune, une Ougandaise Leah Namugerwa qui a voulu suivre les traces de Greta Thunberg. Elle a organisé toute seule sa première manifestation pour l’environnement malgré les doutes de sa famille. Aujourd’hui, ils sont plusieurs jeunes qui veulent des actions concrètes contre les changements climatique en Ouganda.
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Le combat d’une jeune Ougandaise contre le changement climatique

Le combat d'une jeune Ougandaise contre le changement climatiqueLeah Namugerwa, une Ougandaise de 15 ans, tient une pancarte prônant la grève pour alerter contre le réchauffement planétaire, le 4 septembre 2019 à Kampala.© AFP/SUMY SADURNI

Par AFP

Kampala (AFP)

Quand la jeune Ougandaise Leah Namugerwa a eu 15 ans en août, au lieu de fêter son anniversaire avec sa famille et ses amis, elle a décidé de planter 200 arbres, pour alerter sur les dommages causés à l’environnement dans son pays.

Jonglant entre l’école, les manifestations, les discours qu’elle prononce dans les capitales de la région pour appeler à sauver la planète, elle fait partie de ces jeunes inspirés par la désormais célèbre militante écologiste suédoise Greta Thunberg, âgée de 16 ans.

« Si les adultes ne sont pas prêts à prendre l’initiative, moi et d’autres enfants nous leur montrerons la voie. Pourquoi est-ce que je devrais regarder sans rien faire, quand des injustices environnementales se déroulent sous mes yeux », a déclaré Leah la semaine dernière à Kigali, où son discours sur l’urgence climatique lui a valu une « standing ovation ».

De retour à Kampala, elle raconte que l' »inaction » du gouvernement ougandais sur les thématiques environnementales et les sit-in de Greta Thunberg devant le Parlement suédois l’ont incité à organiser des grèves hebdomadaires dans son école.

Leah fait partie du mouvement de jeunes Fridays for Future, initié par Greta Thunberg, qui a reçu cette semaine le prix d' »ambassadeurs de conscience » de l’ONG Amnesty International.

La jeune fille est à l’origine d’une campagne pour inciter la ville de Kampala à interdire l’usage des sacs plastiques, et pour alerter sur les risques de la déforestation et les sécheresses prolongées et inondations attribuées au changement climatique.

« Ce qui m’a fait m’inquiéter et m’a poussée à m’impliquer dans cette campagne, c’est le changement climatique et l’impact qu’il a sur nos vies: les fortes températures, plus élevées que jamais, que nous avons connues; les inondations (…); les maladies qui se répandent », dit-elle.

Elle considère que les jeunes « doivent dire ce qu’ils ont sur le cœur ». « Si on ne le fait pas, notre avenir n’est pas garanti. Les dirigeants actuels ne seront plus là, mais nous nous le serons et nous souffrirons des conséquences de leur inaction. Nous devons parler maintenant, pas demain. »

– ‘C’est réel’ –

Originaire du district de Mukono, dont les forêts ont été décimées ces dernières décennies en raison de l’expansion de la capitale ougandaise voisine, elle a organisé toute seule sa première manifestation pour la défense de l’environnement un vendredi en février cette année, dans une banlieue de Kampala.

« Je sentais que je faisais ce qu’il fallait, que j’étais sur la bonne voie, mais pour la plupart des gens, dont des membres de ma famille, ça leur semblait bizarre. Ils me regardaient étrangement, secouaient leur tête comme s’ils n’y croyaient pas, pendant que je tenais mes pancartes », raconte-t-elle.

Maintenant, un groupe de jeunes gens la rejoint chaque vendredi, manquant un jour d’école pour faire grève.

« Des gens m’ont critiquée. Ils disent qu’à mon âge, le vendredi, je devrais être en cours et pas dans les rues à faire grève. C’est une bonne chose que mes parents m’aient soutenue et encouragée », explique l’adolescente dont le père, à la tête d’une société de vente de matériaux de construction, accompagne régulièrement sa fille en voiture pour son action hebdomadaire.

Leah, qui prendra part ce vendredi à des manifestations mondiales sur le thème de l’urgence climatique, est rassurée de voir que l’intérêt pour les questions environnementales augmente en Ouganda.

« On ne donne pas aux problématiques liées au changement climatique la priorité qu’on devrait leur donner (…). Mais grâce à notre campagne, le débat commence à prendre maintenant », remarque-t-elle.

Pour Jérome Mukasa, 15 ans, l’un des jeunes qui l’ont rejointe dans son combat, Leah a ouvert les yeux des jeunes Ougandais sur les crises environnementales qui frappent l’Ouganda.

« Avant, le message sur le climat et l’environnement n’était pas clair pour certains d’entre nous, mais Leah l’a simplifié pour nous, en nous disant que c’est réel et que c’est un danger pour nous tous. »

© 2019 AFP

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Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climat


Greta Thumberg a réussi à rassembler des millions de jeunes et moins jeunes ainsi que des entreprises pour une grève mondiale pour le climat. Partout, dans le monde, Pacifique à l’Arctique des jeunes veut réveiller le monde pour agir face aux changements climatiques. C’est leur avenir qu’il est question. Tout le monde doit se sentir concerner en temps qu’individu qu’entreprise, que les gouvernements.Il est plus que temps qu’on écoute les jeunes.
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Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climat


Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climatPhoto: MARTIN OUELLET-DIOTTE / AFPUne grande marche contre les changements climatiques est prévue à Montréal le 27 septembre.

Plus d’hésitations, des actions! Du Pacifique à l’Arctique, en Ouganda comme à Tokyo, Hambourg, Bruxelles ou Peshawar, des foules immenses de jeunes ont rejoint vendredi la «grève mondiale pour le climat» afin d’exiger des générations au pouvoir des actions contre la catastrophe climatique annoncée.

S’il n’y a encore aucun chiffre officiel sur le nombre de jeunes participants à ces manifestations, la jeune Suédoise Greta Thunberg qui a pris l’initiative à l’été 2018 de ce mouvement, s’est réjouie qu’ils soient «des millions», dans un entretien avec l’AFP.

«J’espère que cela marquera un tournant pour la société, en montrant combien de personnes s’investissent là-dedans, combien de personnes mettent la pression sur les dirigeants, surtout avant le sommet de l’ONU sur le climat» lundi prochain à New York, a-t-elle ajouté.

A cette occasion, les jeunes boycottent les salles de classe pour faire pression sur leurs aînés afin qu’ils prennent des mesures drastiques pour enrayer l’envol des températures provoqué par les activités humaines.

La journée doit culminer avec une manifestation monstre à New York.

«Nous ne coulons pas, nous nous battons!»

C’est par ce cri que des élèves d’atolls du Pacifique — Vanuatu, Salomon, Kiribati — dont l’existence même est menacée par la montée des eaux ont inauguré la journée de protestation, au moment où le soleil se levait sur l’océan.

Sydney, Séoul, Manille, Bali, Jakarta, Tokyo, Bombay, New Delhi, Peshawar, toute l’Asie-Pacifique s’est mobilisée pour ce «Friday for Future» planétaire.

Ils étaient plus de 300 000 en Australie, plus du double qu’en mars, au cours d’un premier mouvement similaire.

«C’est notre avenir qui est en jeu», a lancé à Sydney Will Connor, 16 ans. «Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux», a renchéri à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes «ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses».

Ils étaient des milliers aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation du niveau des océans.

«Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique et notamment des typhons», a dit Yanna Palo, 23 ans, dans le défilé de Manille.

Du Pacifique à l’Arctique en passant par l’Afrique

La multiplication des phénomène extrêmes liés au réchauffement renforce le sentiment d’urgence.

«Je suis sûr que les dinosaures pensaient aussi qu’ils avaient le temps», a proclamé une pancarte à Islamabad.

A Kampala, la capitale de l’Ouganda qui borde le lac Victoria, le plus grand d’Afrique, touché de plein fouet par les effets du changement climatique, plusieurs centaines de jeunes ont défilé, comme Cissy Mukasa, 12 ans, dont la pancarte accuse:

«Combien de personnes doivent mourir avant que vous n’agissiez?»

D’autres manifestation, assez petites il est vrai, ont eu lieu en Afrique, souvent restée à l’écart des mobilisations, à Nairobi, Johannesburg ou Accra.

«Si nous n’agissons pas, nous n’aurons plus de planète», s’est alarmée Ellen Lindsey Awuku, 26 ans, jeune organisatrice du défilé ghanéen.

Le mouvement s’est propagé jusqu’aux tréfonds de l’Arctique, une région qui se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète. A Longyearbyen, le chef-lieu de l’archipel norvégien du Svalbard, à un gros millier de kilomètres du pôle Nord, environ 80 personnes chaudement emmitouflées ont sillonné les rues derrière des pancartes proclamant «ça chauffe ici» ou «pas cool sans glace».

Au total, plus de 5000 événements étaient prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, s’est adressée par lien vidéo, en suédois, aux milliers de manifestants (8000 selon la police) rassemblés sur une place de Stockholm.

«Nous allons faire pression sur eux, tellement de pression qu’ils ne pourront pas faillir. Nous avons montré ce que nous voulions et c’est maintenant à eux de prouver qu’ils nous écoutent vraiment».

L’Europe n’est pas en reste

Plus d’un million de personnes, selon les organisateurs, sont descendues dans les rues pour la défense du climat en Allemagne, où les partis de la fragile coalition gouvernementale d’Angela Merkel ont accouché au forceps d’une stratégie pour le climat représentant 100 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030.

A Bruxelles, 15 000 personnes ont défilé, comme Tom Baguette, un étudiant pour qui les politiques «font semblant d’entendre». Elles étaient des milliers aussi au Royaume-Uni, comme Laura-Louise Fairley, qui a manifesté à Londres «au nom de (sa) fille», âgée de quatre ans, face à la «perspective assez terrifiante» des effets du réchauffement climatique.

A Paris, Jeannette, 12 ans, est allée, comme un peu moins de 10 000 personnes, manifester accompagnée de son père Fabrice.

«C’est mon anniversaire et j’ai demandé à venir, la situation me rend triste, on est dans le caca et on fait n’importe quoi», a lancé la collégienne.

Des entreprises se mobilisaient aussi, certaines donnant congé à leurs salariés, voire fermant des magasins «On se voit dans la rue», a ainsi lancé le fonds de pension australien Future Super, qui a rallié 2000 entreprises à une initiative favorable à ce mouvement.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes Sud-Américains, Européens, Asiatiques et Africains y sont attendus.

Et vendredi 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial sur le climat lundi à l’ONU doit réunir une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump et son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l’idée d’une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU.

https://journalmetro.com/

Le monde n’est pas prêt à faire face à une pandémie


Je ne serais pas surprise qu’un jour une pandémie se pointe. Avec les changements climatiques, la pauvreté grandissante, sans compter la vitesse d’aller de traverser d’un pays à l’autre même de l’autre côté du monde, nous sommes très mal préparé.
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Le monde n’est pas prêt à faire face à une pandémie

Entre 2011 et 2018, l'OMS a repéré et suivi 1.483 épidémies au niveau mondial, dont celles d'Ebola et du syndrome respiratoire aigu sévère. | Olga Kononenko via Unsplash

Entre 2011 et 2018, l’OMS a repéré et suivi 1.483 épidémies au niveau mondial, dont celles d’Ebola et du syndrome respiratoire aigu sévère. | Olga Kononenko via Unsplash

Repéré par Mathilda Hautbois

Repéré sur CNN

Selon le Global Preparedness Monitoring Board, entre cinquante et quatre-vingts millions de personnes pourraient mourir en cas d’épidémie dévastatrice.

Le monde est confronté au risque croissant d’une pandémie qui pourrait tuer des millions de personnes, bouleverser l’économie et semer le chaos social, révèle un groupe international de scientifiques.

«Nous y sommes tous dangereusement sous-préparés», a averti le Global Preparedness Monitoring Board (GPMB) dans son premier rapport annuel.

Constitué en mai 2018 à la demande de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’organisme dénonce un manque d’implication politique et appelle les gouvernements à engager des efforts importants pour atténuer le risque.

La menace d’une pandémie extrêmement meurtrière est bien réelle. La propagation rapide d’un agent pathogène respiratoire pourrait tuer des dizaines de millions de personnes.

Une telle épidémie «serait catastrophique, créant des ravages, de l’instabilité et de l’insécurité à grande échelle. Le monde n’est pas prêt», alerte le rapport.

Impact du changement climatique

Une combinaison de tendances mondiales, dont l’insécurité et les conditions météorologiques extrêmes, a accru le risque de pandémie. Une étude publiée en mars 2019 a montré que les maladies transmises par les moustiques comme le Zika et la dengue se répandent à cause du changement climatique; un milliard de personnes supplémentaires pourraient y être exposées dans le monde, notamment en Europe, aux États-Unis et au Canada.

«Les épidémies sont à la hausse depuis plusieurs décennies et le spectre d’une urgence sanitaire mondiale se profile à l’horizon», prévient le Global Preparedness Monitoring Board.

Son rapport annuel cite le précédent de la pandémie de grippe de 1918, qui a fait environ cinquante millions de victimes. Aujourd’hui, une catastrophe similaire pourrait tuer jusqu’à quatre-vingts millions de personnes. Étant donné la densité de population et la capacité à voyager n’importe où dans le monde en moins de trente-six heures, la maladie pourrait se propager à l’échelle nationale puis globale à une vitesse affolante.

Les pays les plus pauvres sont les plus durement touchés par les épidémies, en raison du manque de soins et d’infrastructures sanitaires. L’épidémie dévastatrice d’Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest a par exemple eu un coût économique et social de 53 milliards de dollars.

«La pauvreté et la fragilité exacerbent les flambées de maladies infectieuses et contribuent à créer les conditions propices à la propagation des pandémies», a souligné Axel van Trotsenburg, directeur général par intérim de la Banque mondiale et membre du Global Preparedness Monitoring Board.

http://www.slate.fr/

Les changements climatiques, source d’« écoanxiété »


Il n’y a pas un jour qu’on ne parle pas des changements climatiques, on sait que cela n’ira pas en s’améliorant, mais on peu du moins atténuer les conséquences, sauf que pour agir, c’est maintenant. Malheureusement, il y a des gens qui ne voient que le négatif et développe un trouble d’anxiété. L’écoanxiété se retrouve surtout chez les jeunes. Il est important de ne pas être défaitiste et d’éduquer ce qu’ils peuvent faire en temps qu’individu et collectivité. Des jeunes comme Greta Thunberg peuvent faire la différence, elle peut toucher les jeunes pour forcer les adultes à agir.
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Les changements climatiques, source d’« écoanxiété »

PHOTO HANNAH MCKAY, ARCHIVES REUTERS

Un glacier en Norvège.

La Terre se réchauffe, les glaciers fondent, le niveau des océans augmente et la forêt amazonienne brûle : notre planète est en si mauvaise santé, et son avenir paraît si sombre, que certains commencent à perdre tout espoir et sont maintenant en proie à un phénomène relativement nouveau, « l’écoanxiété ».

JEAN-BENOIT LEGAULT
LA PRESSE CANADIENNE

« C’est un concept qui est beaucoup utilisé en Europe et dans d’autres pays, et nous on commence à le voir tranquillement, a dit la docteure Jalila Jbilou, qui est professeure agrégée à l’École de psychologie de l’Université de Moncton. C’est comme une conceptualisation d’une préoccupation qui existait déjà dans le milieu. On a vraiment un terme par rapport à ça. »

Le phénomène affecte surtout les jeunes, pour des raisons évidentes, mais aussi des adultes, au point de pouvoir devenir « pathologique » chez certains, a-t-elle ajouté.

« Ça touche tout le monde, a expliqué la docteure Jbilou. Il y a une vingtaine ou une trentaine d’années, c’était plus des gens qu’on identifiait comme des hyper engagés, des hyper orthodoxes de l’écologie et de l’environnement, et là on se rend compte en fait que, dans cette masse de “revendicateurs politiques”, il y a des gens qui sont vraiment anxieux et préoccupés et à la limite terrorisés par ce qui va arriver. »

On peut facilement penser à une anxiété et un désespoir extrême, poursuit-elle : l’écologie peut n’être qu’une première étape, et après tout s’effondre et ça a un effet beaucoup plus grand.

« L’anxiété c’est une préoccupation pour le futur, et ça c’est le grand point qui est avancé surtout par les gens qui se préoccupent de l’écologie : oui, tout de suite, les choses vont plus ou moins bien, mais le problème on l’a devant nous, il arrive et il s’en vient », a-t-elle dit.

Pas nouveau

Ce n’est pourtant pas d’hier que l’humain a un impact sur son environnement.

S’il n’y a aucun doute que les changements climatiques et la destruction de l’environnement constatés aujourd’hui soient de grande ampleur, et qu’ils aient tendance à s’accélérer, une vaste étude publiée récemment par le prestigieux magazine Science démontrait que l’humain a commencé à modifier son environnement il y a environ trois ou quatre mille ans, soit beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait jusqu’à présent.

L’étude ArchaeoGLOBE, qui a mis à contribution 255 chercheurs à travers le monde, révèle que c’est à ce moment que les humains ont commencé à domestiquer les animaux et les plantes. Les premiers agriculteurs et éleveurs ont alors notamment détruit les forêts pour faire pousser leurs récoltes ou créer des pâturages. Environ 40 % de la surface terrestre de la planète était touchée il y a quatre mille ans.

« Les changements cumulatifs à long terme provoqués par les premiers producteurs de nourriture sont plus importants que plusieurs ne le réalisent », a indiqué dans un communiqué une des auteures de l’étude, Andrea Kay de l’Université du Queensland.

Ces données pourraient permettre aux chercheurs d’examiner quelles solutions avaient été adoptées par les civilisations anciennes pour mitiger les effets négatifs de la déforestation, de la rareté de la ressource en eau, et autres.

Les chercheurs croient que ces nouvelles données pourraient aussi permettre de mieux prédire le futur impact humain sur l’environnement, puisque des prédictions de qualité comparent le présent au passé et que le portrait actuel du passé sous-estime cet impact.

Responsabilité collective

Mme Jbilou se dit frappée par l’exemple de Greta Thunberg, la jeune militante environnementale suédoise qui est notamment à l’origine du mouvement des vendredis sans école qui a mobilisé des centaines de milliers d’étudiants à travers le monde.

« Parfois les médias mettent une pléthore d’informations que probablement certaines personnes ne sont pas en mesure de processer au fond d’elles-mêmes pour temporiser, et du coup ça peut devenir anxiogène, a-t-elle dit. La responsabilité collective des médias, des parents, des institutions est d’outiller les jeunes pour que ce mouvement de revendications et d’actions politiques et sociales ne devienne pas une zone d’angoisse et de stress. »

L’important, ajoute-t-elle, est de reconnaître qu’il y a dans la vie des choses sur lesquelles on peut agir seuls, des choses sur lesquelles on peut agir collectivement et des choses face auxquelles nous sommes impuissants, « et c’est l’acceptation de ces trois aspects qui fait qu’on arrive à avoir une vie équilibrée ».

« Si on se concentre sur ce qu’on ne peut pas changer et qu’on en fait son cheval de bataille, c’est difficile d’avancer », a-t-elle dit.

Il est aussi crucial de remettre l’écoanxiété dans le contexte de « la vie au complet, dans toutes les sphères de vie, et notamment les sphères qui vont bien », poursuit Mme Jbilou.

« Il faut travailler sur les pensées sur ce qui ne va pas. Souvent on regarde les problèmes, mais on ne regarde pas les solutions, tout ce qui se passe de bien dans sa vie, a-t-elle expliqué. C’est un peu de déplacer la pensée par rapport à l’écologie seulement. »

« Le deuxième point, c’est l’éducation, a conclu, Mme Jbilou. “OK, tu penses que ça ne va pas, mais tu peux y contribuer pour améliorer”. On peut s’engager par rapport à l’écologie à tous les niveaux. C’est de transformer sa source d’anxiété en une source de force régénératrice : il devient maître de la pensée négative et il commence à agir dessus et il peut même éduquer d’autres personnes, donc ça transforme son inquiétude en valorisation d’action. »

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L’écoterrorisme est-il un réel danger au Canada?


Que ce soit écoterrorisme, extrémisme écologique ou autre appellation, quand on détruit des bâtiments, de la machineries, je ne crois pas que cela puisse aider la cause de l’environnement. Oui, les gouvernements et les grandes entreprises sont lents pour agir et c’est par cette lenteur ou carrément l’inaction qui fait que nous sommes rendus avec un climat qui déraille a une rapidité inouïe. Mais si c’est par des actes violents, et de vandalisme cela n’aidera pas sûrement pas.
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L’écoterrorisme est-il un réel danger au Canada?

La cheminée d'une usine émet de la fumée.

De 1970 à 2012, huit cas d’« écoterrorisme » ont été répertoriés au Canada, selon un document du TSAS.

PHOTO : ISTOCK / STAREKASE

Une semaine après que la GRC a confirmé que le câble de la télécabine Sea to Sky, en Colombie-Britannique, a été coupé délibérément, des citoyens se demandent s’il s’agit d’un acte d’écoterrorisme. La nature de l’acte de vandalisme du téléphérique reste inconnue, mais deux questions demeurent : qu’est-ce que l’écoterrorisme et quelle est son ampleur au Canada?

Délaissant les banderoles et les porte-voix, certains groupes environnementaux ont recours à des techniques plus radicales pour se faire entendre.

Du sable dans les réservoirs d’essence de machinerie lourde, des clous dans les arbres ou le sabotage de laboratoire scientifique sont quelques-unes des méthodes qu’utilisent des militants écologiques plus extrémistes. Ces méthodes peu orthodoxes ont été citées par le professeur adjoint en criminologie Garth Davies, de l’Université Simon Fraser (SFU).

Il affirme que cette situation est liée à l’augmentation des frustrations vécues par les citoyens en raison de l’inaction des gouvernements envers les changements climatiques. Comme c’est le cas pour d’autres causes menant à l’extrémisme, des insatisfactions d’ordre politique peuvent motiver certaines personnes à se radicaliser afin de faire passer leur message.

Un terme relativement récent

Ayant fait son apparition à la fin des années 1970 pour qualifier une forme d’opposition à l’industrie forestière et minière, le terme écoterroriste devrait être utilisé avec modération, pense le professeur de la SFU. Il estime que l’expression extrémiste écologique est plus appropriée à la majorité des cas.

La question, dans ce champ d’expertise, est de trouver la ligne entre extrémisme et terrorisme. Les extrémistes environnementaux ne visent généralement pas directement les êtres humains, contrairement aux terroristes. Garth Davies, professeur associé en criminologie à la SFU

Même son de cloche du côté de Johanna Massé, l’une des membres de l’équipe de recherche sur le terrorisme et les extrémismes de l’Université Laval,à Québec.

La distinction se fait souvent sur la question de la violence [envers les humains], dit la chercheuse.L’extrémisme écologique passe principalement par la destruction matérielle.

Cela dit, pour le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (Cf2R) et auteur d’un livre sur le sujet, Éric Dénécé, les auteurs d’actes plus extrêmes peuvent être qualifiés d’écoterroristes.

Il faut rappeler qu’il y a de nombreuses organisations [de protection] animale ou écologistes radicales sur la liste noire des organisations terroristes aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement

    La visibilité que connaît la cause environnementale dans les médias et le manque de précision de l’analyse de certaines données en lien avec l’activité humaine devraient être pris en compte, car ils tendent à effrayer les gens, soutient le spécialiste.

    Les populations occidentales sont de plus en plus réactives, et le système dans lequel nous vivons fait en sorte que nous voulons tout, tout de suite. […] Le sentiment d’inaction devient absolument insupportable, avance M. Denécé.

    Bien sûr, ce qui se passe en Amazonie est absolument inadmissible [et] la torture sur les animaux [aussi] , affirme-il.

    Au Canada

    Johanna Massé explique que, au Canada, les actes d’extrémisme environnemental sont relativement marginaux. En près de 40 ans, il n’y aurait eu qu’une dizaine de poursuites pour des actes à dimension criminelle et écologique.

    Un document publié en 2014 par le Réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société (TSAS) dénombre huit cas d’écoterrorismeau Canada entre 1970 et 2012.

    Il y a très peu de groupes établis qui revendiquent des actes. L’un de ces groupes est le Front de libération des animaux du Canada, précise Mme Massé. Une des raisons de cette faible présence est que les groupes ne revendiquent pas nécessairement les actes qu’ils sont commis.

  • Une attaque en Colombie-Britannique

Le 30 mai 1982, une attaque menée par le groupe extrémiste The Squamish Five visait, avec des explosifs, une installation de BC Hydro de l’île de Vancouver. L’attaque avait causé des dommages considérables aux installations de la société et figure dans la liste des incidents liés à cette idéologie qui ont été signalés au Canada  (Source : TSAS(Nouvelle fenêtre))

Le gouvernement fédéral, lui, reste aux aguets. Dans son plan de lutte contre le terrorisme publié en 2012, Sécurité publique Canada consacre un passage aux actes extrémistes environnementaux, qui, dit-on, demeurent une réalité au pays, mais sans donner plus de détails.

Sécurité publique Canada a décliné notre demande d’entrevue, mais affirme ceci par courriel : Les organismes d’application de la loi, y compris la Gendarmerie royale canadienne (GRC), surveillent et répondent de manière constante à toutes les menaces possibles à la sécurité publique, indépendamment de leur idéologie.

Le professeur en science politique et écrivain Francis Dupuis-Déri se fait critique à l’égard des guides qui comparent l’extrémisme écologique à d’autres idéologies. Ces parallèles avec les mouvements radicaux religieux ou d’extrême droite sont ridicules , selon lui.

Cette comparaison permet d’amalgamer des choses qui, selon moi, d’un point de vue politique, n’ont absolument aucun rapport  explique M. Dupuis-Déri.

Si les autorités ont pour mandat de protéger la population, [il apparaît] clairement [que] ce qui menace la population […] ce sont ceux qui produisent cette pollution et non pas les mouvements écologistes. Francis Dupuis-Déri, professeur en science politique à l’UQAM et écrivain

Un appui inconstant

Le caractère unificateur de la cause environnementale peut catalyser l’appui aux mouvements qui tendent vers l’extrémisme, pense Garth Davies.

Nous arrivons à un point où les questions environnementales n’ont jamais eu la présence qu’elles ont actuellement dans le monde […] L’attention sur ces questions n’a jamais été aussi grande explique-t-il.

Le professeur ne néglige pas non plus l’impact qu’ont Internet et les réseaux sociaux dans la médiatisation des actes commis par ces extrémistes.

Les gens qui font de tels actes reçoivent plus d’appui qu’auparavant. Cela dit, ce soutien peut se retirer très vite s’ils commettent des actes violents. Garth Davies, professeur associé en criminologie à la SFU

Les écologistes, par principe, respectent la vie humaine, la vie animale et même, dans certains cas, la vie végétale , croit quant à lui Francis Dupuis-Déri. Il y a des milliers de scientifiques qui nous disent : « Ça va très très mal. » Cela peut engendrer un sentiment de peur qu’il appelle écoanxiété.

Les questions environnementales peuvent rassembler, mais elles doivent respecter les limites de l’acceptabilité sociale, conclut M. Davies.

Alexandre Milette-Gagnon

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Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendies


Ce qui protège la forêt amazonienne des incendies est sa densité et son humidité. Hélas, la déforestation vient mettre une ombre sur cette nature unique. En ajoutant les changements climatiques et El Niño, l’Amazonie n’a vraiment pas besoin d’ajouter la déforestation au risque d’incendie.
Nuage


Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendies


Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendiesPhoto: Mario Tama/Getty ImagesDéforestation en Amazonie brésilienne

La hausse dramatique du nombre d’incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation, explique à l’AFP Paulo Moutinho, chercheur à l’Institut de recherche environnementale sur l’Amazonie (IPAM).

Le chercheur remet en cause l’argument du gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui soutient que cette augmentation du nombre d’incendies est due à la sécheresse, habituelle en cette période de l’année.

Le ministre brésilien de l’Environnement, Ricardo Salles, a affirmé que la hausse du nombre d’incendies en Amazonie était due au «temps sec, au vent et à la chaleur». Qu’en est-il?

La déforestation explique la majorité des incendies. Historiquement, ils sont liés à l’avancée de la déforestation, conjuguée à des périodes de saison sèche intense. Mais en 2019 nous n’avons pas une sécheresse aussi sévère que lors des années précédentes, or il y une hausse substantielle des incendies. Tout indique donc que la saison sèche n’est pas du tout le facteur prédominant. S’il y avait eu plus de sécheresse, cela aurait été bien pire.

Qu’est-ce qui provoque ces incendies?

Les incendies ont toujours eu une origine humaine, le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones plus sèches qui n’étaient pas destinées à être brûlées. Très souvent, la pluie les éteint ou ils finissent pas rencontrer des barrières de végétation plus denses et plus humides et s’éteignent d’eux-mêmes.

Combien de temps faut-il pour récupérer ces zones?

En Amazonie, les flammes agissent au niveau du sol, mais cela suffit pour provoquer la mort d’arbres très grands, jusqu’à deux ans après l’incendie. Les arbres morts perdent leurs feuilles, cela entraîne une pénétration plus grande du soleil dans la forêt, la végétation devient alors plus inflammable. S’il n’y a pas de nouveaux incendies, plusieurs décennies seront nécessaires pour retrouver la même densité (de végétation). Dans certaines régions, les zones dévastées sont envahies par d’autres espèces typiques de zones plus sèches, comme celles du Cerrado (la savane brésilienne).

Quelles sont les conséquences de ces incendies?

Il y a d’abord une perte de la biodiversité et de la fonction de la forêt, celle de fournir des nuages à l’atmosphère pour produire la pluie. En outre, les fumées au-dessus des villes amazoniennes ont de graves conséquences sur la santé, provoque de sérieux problèmes respiratoires. Et cela se traduit en dommages économiques.

La politique du président Jair Bolsonaro encourage-t-elle les incendies?

Je n’ai pas de données pour répondre à cela (…) Je peux dire que le problème est très sérieux et que le gouvernement devrait lancer immédiatement une campagne de contrôle et de prévention de la déforestation. Cette progression doit cesser. L’occupation illégale de terres publiques signifie un vol pour tous les Brésiliens. Dans la majorité des cas, la déforestation permet de spéculer en revendant les terres plus tard.

À combien est estimée la déforestation de l’Amazonie aujourd’hui?

La zone du bassin amazonien (au Brésil et dans d’autres pays) qui a été déforestée est équivalente à la surface du territoire français. Cela représente environ 20%. Il en reste encore 80%. Nous avons encore le temps d’éviter un effondrement fonctionnel de la forêt, mais la solution doit être rapide. Il faut prendre en compte également le fait que la dégradation de la forêt ne vient pas seulement de la déforestation. Il y aussi les effets du changement climatique, des phénomènes toujours plus fréquents tels que El Niño, qui apportent beaucoup de sécheresse en Amazonie.

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