Trump va limiter l’utilisation de la science au ministère de l’environnement


Aux États-Unis, les scientifiques ont de plus en plus les mains liés. Les données, par exemple, des personnes malades à cause de la pollution ne pourront plus être les confidentiels. En plus des autres dossiers devront être partagés par le ministère de l’environnement, qui est dirigé par un ancien lobbyiste du charbon. Et même des décisions anti-pollution antérieurs pourraient être annulées. Tant pis pour l’environnement, pour la santé publique ce qui compte pour le gouvernement, c’est l’argent et les industries .. Au lieu d’avancer, ils risquent de reculer des années en arrière.
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Trump va limiter l’utilisation de la science au ministère de l’environnement

Centrale à charbon en Utah. | George Frey / Getty Images North America / AFP

Centrale à charbon en Utah. | George Frey / Getty Images North America / AFP


Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The New York Times

De nouvelles règles empêcheront certaines recherches scientifiques d’être utilisées pour guider la législation anti-pollution.


L’administration Trump prépare de nouvelles règles qui limiteront l’influence de la science dans la politique de santé publique. Suivant ces mesures, les scientifiques devront partager toutes leurs données, y compris les dossiers médicaux confidentiels utilisés dans leurs recherches. S’ils ne révèlent pas ces informations, le ministère de l’environnement, qui est dirigé par un ancien lobbyiste du charbon, ne pourra pas mobiliser ces recherches pour proposer des lois de régulation des émissions industrielles.

Comme l’explique le New York Times, la mesure compliquerait la mise en place des régulations sur la qualité de l’air et de l’eau car de nombreuses études sur l’impact de la pollution se servent des informations médicales de personnes qui ont signé des accords de confidentialité. De plus, puisque la règle proposée est rétroactive, des régulations anti-pollution pourraient être annulées si elles reposent sur des travaux qui utilisent des données médicales confidentielles.

Nombre de scientifiques et d’expert·es en santé publique ont vivement critiqué ce tournant.

«Cette proposition n’a rien à voir avec la science. Ils veulent que ce soient les politiques, pas les scientifiques, qui évaluent les dangers pour la santé publique, a dénoncé Michael Halpern de l’Union of Concerned Scientists. Cet exercice a pour but d’exclure certaines études qui démontrent que la polution rend les gens malades.»

En effet, une des études principales sur le lien entre pollution de l’air et mort prématurée, publiée en 1993, ne pourrait plus être utilisée pour guider la législation américaine car les chercheurs avaient fait signer des accords de confidentialité afin de suivre les trajectoires médicales de 22.000 personnes dans six villes. Cette recherche avait influencé la règlementation du gouvernement sur la pollution et permis de sauver de nombreuses vies.

http://www.slate.fr

Les plantes d’intérieur ne purifient pas vraiment l’air


Depuis des années, on pense que les plantes d’intérieur sont un excellent moyen pour purifier l’air. Sauf que les études avaient été faites par la NASA dans un espace clos, qui n’est pas du tout l’environnement auquel nous vivons. Ouvrir les fenêtres est encore beaucoup plus efficaces que les plantes, à moins d’avoir une jungle à la maison
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Les plantes d’intérieur ne purifient pas vraiment l’air

Un homme s'occupe de ses plantes d'intérieur.

Elles ont beau constituer un élément décoratif certain, les plantes d’intérieur n’ont peu ou pas de valeur réelle en tant que purificateurs d’air, estiment des chercheurs américains.

PHOTO : ISTOCK

Radio-Canada

Il faudrait entre 100 et 1000 plantes par mètre carré de surface au sol pour rivaliser avec la capacité de purification d’un système de traitement de l’air d’un édifice ou même de quelques fenêtres ouvertes dans une maison, affirment des scientifiques américains.

Le Dr Michael Waring et ses collègues de l’Université Drexel ont analysé les résultats d’une douzaine d’études menées depuis 30 ans sur la qualité de l’air intérieur, et leur constat est clair. Elles ont beau constituer un élément décoratif certain, les plantes d’intérieur ont peu ou pas de valeur réelle en tant que purificateurs d’air.

Selon eux, la ventilation naturelle dépasse de loin les plantes lorsqu’il s’agit de purifier votre intérieur.

C’est une idée fausse qui circule depuis quelques années. Les plantes sont formidables, mais elles ne purifient pas l’air intérieur assez rapidement pour avoir un effet sur sa qualité dans votre maison ou votre bureau. Michael Waring

L’ensemble des études menées à ce jour montrent ainsi que les taux de renouvellement d’air naturel ou de ventilation dans les maisons et les bureaux diluent les concentrations de composés organiques volatils beaucoup plus rapidement que les plantes ne peuvent les extraire de l’air.

Naissance d’une fausse idée

En 1989, la NASA avait procédé à une expérience avec des plantes pour tenter de trouver un moyen de purifier l’air dans ses orbiteurs et dans les stations spatiales.

Le problème de cette expérience et d’autres semblables est qu’elles ont été réalisées dans un environnement clos lors d’expériences en laboratoire qui n’ont pas grand-chose à voir avec une maison ou un bureau, des environnements intérieurs où il existe un échange naturel d’air ou une ventilation.

Plusieurs de ces études ont quand même montré une réduction de la concentration de composés organiques volatils au fil du temps, ce qui explique probablement pourquoi certaines personnes s’en sont emparées pour vanter les vertus purificatrices des plantes.

Or, selon les calculs des chercheurs, il faudrait une véritable jungle intérieure pour arriver à purifier l’air, avec entre 100 et 1000 plantes par mètre carré de surface au sol pour rivaliser avec l’échange d’air naturel ou mécanique.

C’est certainement un exemple de la façon dont des résultats scientifiques peuvent être trompeurs ou mal interprétés. Michael Waring

Mais c’est aussi un excellent exemple de la façon dont la recherche scientifique devrait continuellement réexaminer et remettre en question les résultats pour mieux comprendre ce qui se passe réellement autour de nous, conclut le chercheur, dont les travaux sont publiés dans le Journal of Exposure Science and Environmental Epidemiology( Nouvelle fenêtre) (en anglais).

https://ici.radio-canada.ca

640.000 tonnes de matériel de pêche sont abandonnées en mer chaque année


L’océan a beau être gigantesque mais nous avons réussit à nuire a l’écosystème marin. Les filets de pêches, des cordes en tout genre, des gilets de sauvetages s’ajoutent aux débris de plastiques qui condamnent plusieurs animaux marins à la mort. Le problème est que les eaux internationales appartiennent à personnes alors comment condamner ces pollueurs ?
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640.000 tonnes de matériel de pêche sont abandonnées en mer chaque année

Les filets de pêche abandonnés constituent des pièges mortels pour les animaux marins. © aryfahmed, Adobe Stock

Les filets de pêche abandonnés constituent des pièges mortels pour les animaux marins. © aryfahmed, Adobe Stock


Céline Deluzarche
Journaliste

Chaque année, 640.000 tonnes de filets, lignes, gilets de sauvetage et autres cordes sont perdues ou abandonnées dans les océans par l’industrie de la pêche, révèle Greenpeace dans un rapport publié le 6 novembre.

 La plupart de ces débris en plastique viennent s’ajouter aux millions de tonnes de déchets rejetés chaque année en mer. Ces « équipements fantômes » représentent 10 % de la pollution plastique des océans et même 70 % des macrodéchets (plus de 20 cm) flottant à la surface.

Les filets et casiers dérivants constituent par ailleurs des pièges mortels pour les animaux marins (thons, tortues, phoques, dauphins, baleines…). Les déchets plastique sont aussi ingérés par les animaux qui s’étouffent avec. En mars, une baleine retrouvée morte avec 40 kg de plastique dans l’estomac sur une plage aux Philippines. Enfin, ces milliers de tonnes de plastique viennent s’échouer sur les côtes, mettant en danger les écosystèmes et les habitats de nombreuses espèces.

Greenpeace dénonce notamment l’absence de gouvernance internationale pour gérer cette question. 64 % des océans échappent à la souveraineté des pays ; il est du coup bien difficile d’interpeller et de condamner les fautifs. L’ONG demande un « traité mondial des océans » sous l’égide des Nations unies protégeant au moins 30 % des océans, y compris les eaux internationales.

https://www.futura-sciences.com

Réchauffement climatique : deux fois plus d’arsenic dans le riz



Le riz est un aliment de base pour beaucoup de peuples, et c’est aussi une céréale que les enfants aiment bien. Malheureusement, le riz est sensible à l’arsenic qui se trouve dans l’eau et avec la hausse des température, il sera de plus en plus contaminé.
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Réchauffement climatique : deux fois plus d’arsenic dans le riz


Céline Deluzarche
Journaliste

La hausse des températures pourrait entraîner une concentration deux fois plus élevée en arsenic dans le riz récolté en 2100, avec pour conséquence une chute de rendement de 40 %. Une catastrophe pour les habitants dont l’alimentation repose en grande partie sur cette céréale, mais aussi pour tous les consommateurs de riz dans le monde, qui risquent de manger du riz davantage contaminé.

Plusieurs études ont déjà mis en évidence l’impact négatif d’une hausse des températures et du CO2 atmosphérique sur le riz, avec notamment des grains plus petits ou moins riches en nutriments (voir ci-dessous). Mais un autre facteur pourrait faire encore plus chuter les rendements : l’arsenic. Selon une nouvelle étude parue le 1er novembre dans Nature Communications, le réchauffement climatique va entraîner un doublement de la concentration en arsenic inorganique dans le riz avec, pour conséquence, un effondrement des rendements de 40 %.

Les microbes libèrent l’arsenic inorganique dans l’eau

Dans de nombreuses régions du monde, notamment au Bangladesh et en Chine, l’arsenic naturellement présent dans la roche contamine les nappes phréatiques qui alimentent les stations de pompage en eau potable. Il est soit stocké sous forme minérale dans le sol, inaccessible aux plantes, soit il reste dilué dans l’eau sous forme inorganique et peut être absorbé par les plantes. Or, le riz, dont les racines poussent dans l’eau, est particulièrement sensible à l’arsenic inorganique. À chaque cycle d’irrigation avec de l’eau contaminée, l’arsenic s’accumule dans le sol.

« Or, le sol regorge de bactéries et micro-organismes qui déterminent si l’arsenic reste sous forme minérale ou s’il passe sous forme inorganique », explique Scott Fendorf, coauteur de l’étude et professeur à l’université de Stanford.

Sous l’effet de la hausse des températures, les micro-organismes relâchent une plus grande partie de l’arsenic dans l’eau qui va donc s’accumuler dans le riz.

« Une fois absorbé par la plante, l’arsenic inhibe l’absorption des nutriments et diminue la croissance et le développement des plantes », poursuit Scott Fendorf.

L’impact du réchauffement climatique et de l’arsenic sur le rendement du riz. Barres pleines : variations du rendement avec des faibles teneurs en arsenic (7,3 mg/kg). Barres quadrillées : variations du rendement avec des fortes teneurs en arsenic (24,5 mg/kg). © E. Marie Muehe et al, Nature Communications, 2019.

L’impact du réchauffement climatique et de l’arsenic sur le rendement du riz. Barres pleines : variations du rendement avec des faibles teneurs en arsenic (7,3 mg/kg). Barres quadrillées : variations du rendement avec des fortes teneurs en arsenic (24,5 mg/kg). © E. Marie Muehe et al, Nature Communications, 2019.

    L’arsenic, deux fois pire que le réchauffement climatique pour le riz

    Dans leur expérience, les chercheurs ont recréé en serre les conditions d’un réchauffement de 5 °C et d’une concentration atmosphérique en CO2 double de celle d’aujourd’hui (scénario le plus pessimiste du GIEC). Ils ont fait varier la teneur en arsenic du sol de 7,3 mg/kg à 24,5 mg/kg, correspondant à des arrosages plus fréquents en eau contaminée. Ils ont constaté un doublement de la teneur en arsenic dans le riz ainsi qu’une chute de rendement de 40 %, encore plus forte que celle attribuée au changement climatique seul (16 %). Autrement dit, l’arsenic est un facteur négatif pire que le réchauffement climatique pour le rendement du riz.

    Les jeunes enfants très exposés au riz contaminé à l’arsenic

    « En 2100, la Terre comptera environ 10 milliards d’habitants, ce qui signifie que 5 milliards de personnes seront dépendantes du riz pour leur alimentation », alerte Scott Fendorf.

    L‘autre problème, c’est que l’arsenic n’est pas seulement toxique pour le riz, mais aussi pour les humains. Sur le long terme, ce semi-métal entraîne des lésions cutanées, des troubles digestifs et des cancers. Un lien a aussi été établi avec les maladies cardiovasculaires et le diabète. Les contaminations ont lieu via l’eau de boisson, mais surtout par les aliments dont les cultures ont été irriguées par l’eau chargée en arsenic — notamment le riz.

    « C’est très préoccupant pour les jeunes enfants, s’inquiète E. Marie Muehe, l’auteur principale. Comme ils sont plus petits, cela signifie qu’ils absorbent plus d’arsenic par rapport à leur poids corporel ».

    En 2018, le Conseil supérieur de la Santé belge recommandait de limiter la consommation de riz pour les femmes enceintes et les enfants, et de faire bouillir le riz dans une grande quantité d’eau.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le riz est particulièrement sensible à l’arsenic inorganique présent dans l’eau.

  • En modifiant l’écosystème microbien du sol, le réchauffement climatique va accroître l’arsenic absorbable par le riz, aboutissant à une chute de 40% des rendements.

  • L’arsenic est aussi toxique pour l’Homme, notamment pour les enfants en bas âge.

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Les feux de forêt en Californie signaleraient l’arrivée d’une nouvelle ère de feu… le Pyrocène


2019 a été assez incendiaires, pas juste en Californie, mais a travers le monde. Les causes sont divers tels que les changements climatiques, la déforestation, le gaz, le pétrole, et encore pour d’autres raisons indiquent peut-être que nous entrons dans une nouvelle ère. L’ère Pyrocène ou si on préfère l’ère de feu.
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Les feux de forêt en Californie signaleraient l’arrivée d’une nouvelle ère de feu… le Pyrocène

incendie feu pyrocene

Des feux violents ravagent la Californie, en octobre 2019. | Josh Edelson/AFP/Getty Images

Stéphanie Schmidt

La Californie brûle. Et suite à ces incendies, il y a de plus en plus de réfugiés, obligés de fuir leurs foyers qui s’en retrouvent incinérés et détruits. Serait-on entrés dans le pyrocène ?

Premièrement, d’où vient le terme de pyrocène ? Nous pouvons nous demander par la même occasion, quand est-ce que commence l’Anthropocène ? Selon les auteurs que l’on sollicite, nous avons une multitude de choix et d’éléments déclencheurs quant à la nature des événements considérés comme marqueurs. Et le pyrocène dans tout ça ? Il faut savoir que l’Anthropocène historique peut être envisagé comme très précoce, par exemple avec la maîtrise du feu par notre espèce, une maîtrise qui aurait pu très vite (selon l’hypothèse développée par Stephen J. Pyne et secondairement par Andrew Y. Glickson et Colin Groves dans leurs ouvrages respectifs) permettre à notre espèce d’impacter fortement les biotopes.

Les indices montrent que les feux anthropiques affectent des milieux précis, tels les steppes karoo en Afrique du Sud, où les plantes survivantes en sont venues à avoir besoin du feu pour se reproduire… ce qui prouve qu’elles y sont exposées de façon cyclique depuis très longtemps.

De ce fait, il est intéressant (et important) de noter que les incendies qui ravagent la Terre à l’ère actuelle ne sont pas juste anodins. En effet, entre les mains des humains, ces combustions ont aussi des causes plus profondes : les sociétés modernes brûlent des paysages lithiques, une biomasse autrefois vivante, désormais fossilisée sous forme de charbon, de gaz et de pétrole, ce qui aggrave les incendies de ces paysages. Cette influence ne vient pas seulement du changement climatique (bien que ce soit clairement un facteur).

La transition vers une civilisation fondée sur les combustibles fossiles a également une incidence sur la manière dont les habitants des sociétés industrielles vivent sur les terres et sur le type de pratiques qu’ils adoptent en matière de feux.

Mais même sans le changement climatique, un grave problème d’incendie existerait à l’heure actuelle. Les agences foncières américaines ont réformé leurs politiques en vue de rétablir un bon comportement vis-à-vis des feux, il y a de cela 40 ou 50 ans, excepté quelques zones, cela n’a pas été réalisable à grande échelle.

incendie feu californie kincade fire

L’incendie Kincade Fire brûle tout sur son passage. Ici dans le comté de Sonoma, en Californie, le 24 octobre 2019. Crédits : Noah Berger/AP

Un incendie n’est pas le résultat d’un seul et unique facteur. En effet, les flammes synthétisent leur environnement : le feu est comme une voiture sans conducteur qui roule sur la route, en intégrant ce qui l’entoure. Parfois, il doit faire face à une courbe prononcée, plus communément appelée changement climatique. Parfois, c’est une intersection délicate où le paysage urbain et la campagne se rencontrent. Il arrive parfois que des accidents de la route (comme par exemple des coupes forestières, des herbes envahissantes ou des environnements post-brûlés), entraînent des accidents.

À l’heure actuelle, le changement climatique améliore les performances des incendies, il est effectivement propice aux feux. Et comme il s’agit d’un phénomène mondial, sa portée est absolument gigantesque : de zones d’incendie de plus en plus nombreuses, des extinctions de masse et autres effets néfastes. Cependant, le changement climatique ne suffit pas à lui seul à expliquer le fléau des incendies.

Il faut considérer le feu dans toutes ses manifestations : l’inflexion critique des temps modernes s’est produite lorsque les humains ont commencé à brûler de la biomasse fossilisée plutôt que vivante. Cela a déclenché une «transition pyrique » qui ressemble à la transition démographique qui accompagne l’industrialisation lorsque les populations humaines se développent d’abord, puis se réduisent.

Quelque chose de similaire se produit avec la population d’incendies, tandis que de nouvelles sources d’inflammation et de nouveaux carburants deviennent disponibles.

incendie feu pyrocene

Le grand incendie de 1910 a tué 78 pompiers à Idaho et au Montana (USA) et a entraîné un demi-siècle de gestion forestière axée sur la suppression des incendies. Crédits : Library of Congress

Finalement, alors que la substitution technologique (par exemple, le remplacement des bougies par des ampoules) et la suppression active réduisaient la présence de flammes nues, la population d’incendies est tombée au point où l’incendie ne pouvait plus effectuer le travail écologique requis. Entre temps, la société s’est réorganisée autour des combustibles fossiles, s’adaptant à la combustion des paysages lithiques et ignorant le feu latent des vivants.


Mais à présent, les sources surchargent les puis : il y a trop de biomasse fossile qui est brûlée pour être absorbée dans les limites écologiques anciennes. Les carburants dans le paysage vivant s’empilent et se réarrangent. Le climat est déréglé.

L’ère du Pyrocène ?

Au vu de ce qui se passe actuellement à travers le monde, nous pouvons facilement imaginer que la Terre entrera dans une véritable ère de feu comparable aux ères glaciaires du Pléistocène, avec l’équivalent pyrique des inlandsis (des glaciers de très grande étendue), des lacs pluviaux, des plaines d’épandage périglaciaires, des extinctions massives et des changements du niveau de la mer.

À l’heure actuelle, il reste difficile d’intégrer pleinement les pratiques de lutte contre le feu humain dans l’écologie traditionnelle. Mais les feux industriels, (contrairement aux feux sauvages), sont uniquement le produit de la manipulation humaine, et sont donc restés en dehors des limites de la science écologique

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incendie feu californie kincade fire

Ici, encore une fois les flammes de l’incendie Kincade Fire, qui consumment une maison en Californie, le 24 octobre 2019. Crédits : Noah Berger/AP

Par exemple, dans les pays développés, la combustion industrielle organise l’agriculture, les environnements bâtis, les environnements périurbains et les réserves pour les espaces naturels (et tout cela est disponible pour le développement des incendies).

C’est en additionnant tous les effets directs et indirects, soit les zones en combustion, les zones à brûler (industrie), les impacts hors site, la perturbation de la vie humaine et de ses habitats que nous obtenons une véritable pyrogéographie qui ressemble étrangement à un âge de glace, mais avec du feu. D’où le nom de “pyrocène“.

Conclusion ?

Dans tous les cas, concernant les flammes qui ont éclaté en Californie, en Amazonie, en Angola, en Zambie, au Congo, à Bornéo et en Indonésie, sans parler des incendies inquiétants en Alaska, au Canada, en Sibérie et au Groenland : 2019 restera une année « bouillante », signifiant que nous sommes peut-être bien entrés dans l’ère du Pyrocène…

À présent, selon le CAMS (Copernicus Atmosphere Monitoring Service), au cours du premier semestre 2019, environ 3500 tonnes de dioxyde de carbone ont été produites (ce qui n’est pas forcément supérieur aux mesures de ces 16 dernières années). Par contre, l’augmentation se situe ailleurs : en effet, la différence se trouve dans les incendies ayant éclatés dans les régions arctiques, en particulier les flammes qui ont d’abord touché l’Alaska (soit 9700 kilomètres carrés de toundra et de forêt d’hiver), puis au Groenland, où le pergélisol a perdu de la consistance à cause des incendies.

Contrairement aux incendies en Amazonie, ceux qui ont touché les régions arctiques sont dus à la hausse des températures qui assèchent les forêts et qui, par conséquent, provoquent plus fréquemment des incendies spontanés : dans ces régions, les chutes de neige sont de plus en plus sporadiques et les tempêtes plus fréquentes.

Tandis que les incendies qui ont ravagé l’Afrique, l’Amazonie, l’Indonésie et la Californie sont des feux saisonniers, ou causés par la déforestation et les pratiques agricoles humaines. Finalement, quant aux feux qui ont sévi en Arctique, ils sont totalement imprévisibles car ils sont une conséquence directe de la fragilité et de l’aridité croissante des sols, causés par le changement climatique.

Ces véritables « mégafeux» qui ravagent la planète sont donc une conséquence non négligeable des choix des sociétés modernes.


https://trustmyscience.com/

Des milliers de mysté­rieux œufs de glace retrou­vés sur une plage en Finlande


Un phénomène rare en Finlande a eu lieu, de beaux oeufs de glaces sur une plage. Il faut des conditions météorologiques et géographiques spécifiques pour arriver à un tel résultat.
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Des milliers de mysté­rieux œufs de glace retrou­vés sur une plage en Finlande


Crédits : Risto Mattila

Le Finlan­dais Risto Mattila a pu photo­gra­phier des milliers d’œufs de glace sur la plage de Marja­niemi en Finlande. Ce phéno­mène raris­sime résulte de condi­tions météo­ro­lo­giques excep­tion­nelles, comme le révèle le Guar­dian.

Lors d’une banale prome­nade domi­ni­cale sur l’île de Hailuoto, et parti­cu­liè­re­ment sur la plage de Marja­niemi, Risto Mattila et sa compagne ont décou­vert une éten­due blanche compo­sée de milliers « d’œufs de glace ».

« Le plus gros des œufs avait approxi­ma­ti­ve­ment la taille d’un ballon de foot. La scène était incroyable. Je n’ai jamais vu ce phéno­mène aupa­ra­vant », a-t-il déclaré.

Ce phéno­mène est raris­sime, confirme Jouni Vainio, spécia­liste des glaces à l’Ins­ti­tut météo­ro­lo­gique finlan­dais. Pour lui, si de bonnes condi­tions météo­ro­lo­giques étaient réunies, le phéno­mène ne pouvait se produire qu’une fois par an au maxi­mum.

« Vous avez besoin de la bonne tempé­ra­ture de l’air (au-dessous de zéro, mais seule­ment un peu), de la bonne tempé­ra­ture de l’eau (près du point de congé­la­tion), d’une plage sablon­neuse, peu profonde, en pente douce et de vagues calmes, peut-être d’une légère houle », a-t-il commenté.

Jouni Vainio pour­suit sa descrip­tion des condi­tions néces­saires.

« Vous avez égale­ment besoin de quelque chose qui fait office de noyau. Le noyau commence à collec­ter la glace autour de lui et la houle le déplace le long de la plage, d’avant en arrière. Une petite surface gèle et devient de plus en plus grosse. »

Selon James Carter, profes­seur de géogra­phie-géolo­gie à l’ univer­sité d’Il­li­nois, le moment capturé par Risto Mattila est unique.

« Grâce au photo­graphe qui a partagé ses photos et ses obser­va­tions, le monde entier peut main­te­nant voir quelque chose que la plupart d’entre nous n’au­rait jamais pu voir. »


Source : The Guar­dian

https://www.ulyces.co/

Les États-Unis officialisent leur sortie de l’accord de Paris


Barak Obama avait négocié un texte qu’aucun pays ne pouvait sortir avant 3 ans, le 4 novembre. C’est pour cela Donald Trump qui ne pense qu’aux riches entreprises et polluer toujours plus a officialisé sa sortie de l’accord de Paris, sauf qu’il faut un de plus pour qu’il soit effectif .. soit le lendemain des prochaines élections présidentielles. En attendant, il y a toujours des Américains qui sont présents. Donc tout dépend qui sera élu en 2020 aux États-Unis
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Les États-Unis officialisent leur sortie de l’accord de Paris

PHOTO REUTERS

« L’heure est venue de quitter l’accord de Paris », avait déclaré le 1er juin 2017 (photo) le président républicain.

(Washington) La lettre était attendue depuis 2017 mais ne pouvait être envoyée pour des raisons juridiques jusqu’à lundi : les États-Unis de Donald Trump ont notifié les Nations unies de leur intention de se retirer de l’accord de Paris sur le climat, confirmant le déni climatique américain.

IVAN COURONNE ET FRANCESCO FONTEMAGGI
AGENCE FRANCE-PRESSE

« Aujourd’hui, les États-Unis entament le processus de retrait de l’accord de Paris. Conformément aux termes de l’accord, les États-Unis ont soumis une notification formelle de leur retrait aux Nations unies. Le retrait sera effectif un an après la notification », a déclaré le chef de la diplomatie Mike Pompeo dans un communiqué.

Les États-Unis sont le seul pays à se désengager de ce texte signé par 197 pays, jusqu’à la Corée du Nord.

« L’heure est venue de quitter l’accord de Paris », avait déclaré le 1er juin 2017 le président républicain, qui avait ajouté : « J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris. »

Depuis cette déclaration, en réalité, les Américains continuaient à occuper leur siège, discrètement, pour influencer les discussions techniques autour de l’application concrète de l’accord, dans le cas où, un jour, Washington le réintégrerait. Selon le texte négocié fin 2015 par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. C’est-à-dire lundi.

En outre, le délai d’un an repousse la sortie effective au lendemain de la prochaine élection présidentielle américaine, dans laquelle Donald Trump brigue un nouveau mandat.

D’ici là, les Américains enverront des délégations aux grands sommets climatiques de l’ONU, à commencer par la « COP » de décembre, en Espagne, a confirmé à l’AFP le département d’État.

Le retrait américain ne change donc rien immédiatement, mais il est très symbolique, même si peu doutaient que la Maison Banche confirmerait cette étape.

Les conservateurs américains ont salué l’annonce. Mais la présidente de la chambre basse du Congrès, la démocrate Nancy Pelosi, y a vu « une nouvelle décision anti-science […] qui vend l’avenir de notre planète et de nos enfants ».

La France a de son côté dit « regretter » l’annonce américaine, qui était toutefois « attendue ».

« Elle est mue par une vision obsolète datant du siècle précédent, quand on croyait que l’action climatique était coûteuse et détruirait des emplois », a commenté Andrew Steer, président du World Resources Institute.

« Insulte à l’humanité »

La raison officielle du retrait est que Washington considère l’accord injuste pour les États-Unis, bien que la philosophie du texte soit que les pays fixent librement leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le but alors annoncé par Barack Obama était d’ailleurs moins ambitieux que d’autres pays.

Dans son communiqué, Mike Pompeo a invoqué « le fardeau économique injuste imposé aux travailleurs, entreprises et contribuables américains ».

Donald Trump pourra faire valoir à ses électeurs qu’il a tenu sa promesse.

Mais l’opposition démocrate, les ONG et les experts se sont offusqués de l’égoïsme du deuxième émetteur mondial, alors que la Chine reste engagée dans le processus.

Le parti démocrate a dénoncé une « insulte à l’humanité ». « C’est honteux », a tweeté Joe Biden, possible rival de M. Trump pour la présidentielle de 2020.

« Ce n’est rien de plus que la concrétisation d’une promesse de campagne cynique et insensée dans le seul but de gagner les faveurs de l’industrie des énergies fossiles », a dit le sénateur démocrate Patrick Leahy.

La décision de M. Trump n’a pas créé l’effet domino que certains craignaient dans des pays comme l’Australie et le Brésil. Elle a même galvanisé de multiples acteurs américains non-fédéraux : États gouvernés par les démocrates, villes et entreprises qui se sont engagés à la neutralité carbone d’ici 2050 ou à d’autres actions. Cela compensera en partie l’inaction fédérale.

En définitive, l’accord de Paris ne s’est pas effondré, renforcé par la mobilisation des jeunes pour le climat observée depuis l’an dernier.

Mais le résultat de l’élection de 2020 pourrait être plus déterminant

« Si jamais on repart dans une administration Trump pour quatre ans, les conséquences seront très, très différentes », dit à l’AFP David Levaï, du centre de réflexion Iddri. « La solidité de cette gouvernance (climatique) demeure, tant que le retrait américain n’est qu’une parenthèse ».

Tous les adversaires démocrates potentiels de Donald Trump se sont engagés à revenir dans l’accord, ce qu’ils pourront faire à leur éventuelle prise de fonction, le 20 janvier 2021.

https://www.lapresse.ca/