Arrêtez de tuer les araignées qui se trouvent dans votre maison


Les araignées dans nos maisons sont des prédateurs utiles pour tous autres insectes nuisibles. Elles permettent en effet de s’occuper de notre logement le plus discrètement possible. Il arrive parfois qu’elles se font prendre par l’humain et au lieu de la considérer comme des héroïnes au combat des méchants, elles sont chassées ou pire écrasées sans reconnaissance pour les services rendus.
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Arrêtez de tuer les araignées qui se trouvent dans votre maison

 

L'araignée est signe de maison saine | Lucas the spider via Youtube License by

L’araignée est signe de maison saine | Lucas the spider via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur The Independant

L’arachnophobie est l’une des peurs les plus courantes chez l’être humain: elle affecte 3,5 à 6,1% de la population.

Selon le Huffington Post, la peur des araignées serait héréditaire. Une étude menée par l‘Institut pour le cognitif humain et la science du cerveau en Allemagne révèle que

«les nourrissons âgés de six mois montrent déjà des signes de stress quand ils voient une araignée».

Pourtant, Matt Bertone, entomologiste (discipline qui étudie les insectes) et spider lover, signe un article dans The Independant où il appelle à «arrêter de tuer les araignées domestiques».

Les araignées font parties intégrantes de l’écosystème domestique: certaines se retrouvent coincées par accident et d’autres sont de simples visiteuses de courte durée.

«La plupart des espèces qui vivent à l’intérieur des maisons sont très discrètes. Elles ne sont que très rarement agressives et dangereuses», écrit Matt Bertone.

Des araignées aux petits soins de votre maison

Matt Bertone a mené une enquête dans cinquante maisons de l’État de Caroline du Nord, aux États-Unis, afin de déterminer quelles espèces d’araignées vivent sous nos toits. Il a découvert que chaque maison abritait des arthropodes: les Steatoda grossa et les araignées de cave sont les espèces que l’on retrouve le plus fréquemment.

«Ces araignées mangent tout ce qu’elles attrapent dans leur toile. La plupart du temps, elles nous rendent service en mangeant des nuisibles, des insectes porteurs de maladies et même d’autres araignées. En Afrique, il y a même des araignées domestiques sauteuses qui ont pour principale proie les moustiques remplis de sang», souligne Matt Bertone.

En somme: quand vous tuez une araignée, vous perdez un prédateur précieux dans votre maison. The Independent rappelle que même si la plupart des araignées sont venimeuses, leur venin est bien trop faible –à part celui des veuves noires et des recluses brunes– pour réellement poser des problèmes de santé aux humains.

Si vous êtes arachnophobe, il faudra éviter de déménager en Australie: pour les phobiques maladifs il sera compliqué de passer outre les 4.000 espèces qui y résident. En attendant, plutôt que de les tuer, pourquoi ne pas essayer d’apprivoiser votre peur des araignées? Vous pourrez ensuite même en adopter une comme animal de compagnie et lui apprendre à sauter sur demande.

 

http://www.slate.fr/

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Une étude décrit l’empiètement des humains sur les zones protégées


Comment peut-on protéger les espèces menacées quand l’activité humaine empiète sur les zones protéger que ce soit des autoroutes, l’agriculture, des villes etc
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Une étude décrit l’empiètement des humains sur les zones protégées

 

Aux États-Unis, les grands parcs Yosemite (photo) et... (Photo Frederic J. Brown, archives Agence France-Presse)

Aux États-Unis, les grands parcs Yosemite (photo) et Yellowstone ont vu l’apparition «d’infrastructures touristiques de plus en plus sophistiquées à l’intérieur de leurs frontières».

PHOTO FREDERIC J. BROWN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

KERRY SHERIDAN
Agence France-Presse
Tampa

Des autoroutes, des forages et même des villes apparaissent au beau milieu de zones qui ne sont protégées que sur le papier, ont averti jeudi des chercheurs après avoir passé en revue des millions de kilomètres carrés d’aires protégées de la planète.

Un tiers des aires désignées officiellement dans le monde par les États comme «protégées» subissent une «importante pression humaine», conclut le rapport, publié jeudi dans la revue de référence Science.

Dans ces conditions, dans six millions de kilomètres carrés de terres protégées, l’équivalent de deux tiers de la Chine, la protection d’espèces menacées s’amenuise à grande vitesse.

«Seuls 10 % des terres sont complètement sans activité humaine, mais la plupart de ces régions se trouvent dans des endroits isolés, dans des pays de haute latitude comme la Russie et le Canada», ajoute le rapport.

Le problème est urgent en Asie, en Europe et en Afrique, explique un coauteur de l’étude, James Watson, directeur de recherche à la Wildlife Conservation Society, une organisation de protection de la nature et qui gère des zoos à New York.

«La plupart des pays font le premier pas et créent des zones protégées, mais ils s’arrêtent là et oublient le travail plus difficile et plus important consistant à financer la gestion de ces aires protégées, afin d’empêcher toute ingérence humaine d’importance», explique-t-il à l’AFP.

Le principe des parcs, forêts, montagnes ou zones maritimes protégés est qu’ils offrent un refuge aux oiseaux, mammifères et à la faune marine, dans un but de préservation de la biodiversité.

La communauté internationale en a pris conscience. Depuis 1992, la superficie de terres déclarées protégées a doublé.

Autoroute à six voies

Mais d’un bout à l’autre de la Terre, les exemples d’infrastructures humaines construites à l’intérieur des réserves naturelles abondent.

Au Kenya, une voie de chemin de fer traverse les parcs nationaux de Tsavo, où le rhinocéros noir, une espèce menacée, vit.

«Il y a un projet avancé de construction d’une autoroute à six voies», ajoute James Watson.

En Australie, des activités pétrolières sont implantées dans le parc national de Barrow Island, habitat naturel d’un wallaby, ainsi que d’un rat-kangourou et d’autres marsupiaux menacés.

Sur l’île indonésienne de Sumatra, plus de 100 000 personnes se sont installées, illégalement, à l’intérieur du parc national de Bukit Barisan Selatan, reprenant des terres au tigre de Sumatra, aux orangs-outans et aux rhinocéros. Environ 15 % du parc a été recouvert de plantations de café.

Et aux États-Unis, les grands parcs Yosemite et Yellowstone ont vu l’apparition «d’infrastructures touristiques de plus en plus sophistiquées à l’intérieur de leurs frontières».

«On a découvert des infrastructures routières importantes comme des autoroutes, de l’agriculture industrielle, et même des villes entières à l’intérieur de zones qui étaient censées être consacrées à la protection de la nature», rapporte un autre coauteur, Kendall Jones, chercheur à l’Université Queensland, en Australie.

Au total, plus de 90 % des zones protégées dans le monde, telles que réserves et parcs naturels, sont soumises à des «activités humaines néfastes».

Pour stopper les dommages, les chercheurs appellent les États à dégager les fonds nécessaires à la protection de la biodiversité dans leurs frontières.

Les cas de réussites existent. James Watson cite ainsi le sanctuaire de Keo Seima au Cambodge, le parc national Madidi en Bolivie, ainsi que la réserve de biosphère de Yasuni, en Équateur.

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Ciel de cendres sur l’île d’Hawaï après l’explosion du volcan Kilauea


Le volcan Kilauea a fini par exploser à son sommet, mais la pluie de cendres n’a pas duré quelques minutes et les accumulations de la cendre n’est pas grande. En plus, l’explosion ne semble pas avoir fait grand bruit très tôt le matin, car des résidents qui habitent près du volcan n’ont rien entendu. Cependant, l’activité de ce volcan peut encore exploser, et faire plus de dégâts.
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Ciel de cendres sur l’île d’Hawaï après l’explosion du volcan Kilauea

 

Une pluie de centres dans le ciel et sur un arbre après une explosion au sommet du volcan hawaïen Kilauea.

Cette photo de l’Institut géologique des États-Unis (USGS) prise le 17 mai montre un épais panache de fumée et de cendres provoqué par une explosion au sommet du volcan hawaïen Kilauea. Photo : Associated Press/United States Geological Survey/HVO

Une éruption explosive tôt jeudi matin au sommet du volcan Kilauea a craché des cendres à plus de 9000 mètres dans le ciel hawaïen. Les autorités ont incité les résidents de l’île à se trouver un abri sécuritaire.

RADIO-CANADA AVEC REUTERS, AFP ET USGS

Le volcan Kilauea est en activité depuis deux semaines.

Des douzaines de fissures ont fait leur apparition du côté est du cratère, ce qui a entraîné le déversement d’un flot de lave dans les communautés, selon le géophysicien Mike Poland, de l’Institut géologique des États-Unis (USGS).

Selon les autorités, le volcan situé sur l’île d’Hawaï a explosé vers 4 h 17 jeudi matin.

Des résidents qui habitent à proximité du volcan disent qu’une pluie de cendres a suivi l’éruption.

Celle-ci n’aurait probablement duré que quelques minutes, selon M. Poland. Il soutient par ailleurs que les accumulations de cendres sont minimes.

En réponse à la question d’un internaute sur Twitter qui se demandait si la quantité de cendres était assez importante pour avoir un impact sur le climat, le USGS a répondu par la négative.

« Le panache de cendres doit être beaucoup plus grand avant qu’il n’atteigne la circulation globale et commence à affecter le climat », a indiqué l’Institut.

Selon un porte-parole de la protection civile de l’État d’Hawaï, Kanani Aton, des résidents qui habitent dans la ville qui se trouve tout près du volcan (et qui porte le nom de « Volcano ») n’ont pas entendu l’explosion durant leur sommeil.

Kilauea

On compte cinq volcans dans l’archipel hawaïen.

Le volcan Kilauea, situé sur l’île d’Hawaï (aussi appelée la Grande Île) est l’un des plus actifs sur la planète.

Sa dernière éruption majeure remonte à 1924. Elle avait fait un mort, en plus de propulser des cendres, des roches et de la poussière dans les airs pendant une période de 17 jours.

Kilauea est situé dans le Parc national des volcans d’Hawaï, qui est fermé de manière préventive depuis le 11 mai.

Nuage volcanique et alerte rouge

L’éruption du 3 mai dernier a provoqué l’évacuation d’environ 2000 personnes des zones résidentielles.

Des coulées de lave ont quant à elles détruit une quarantaine de maisons et d’autres structures.

Et ce n’est peut-être pas terminé.

Dans un communiqué, l’Observatoire hawaïen des volcans indique qu’à « tout moment, l’activité pourrait à nouveau devenir plus explosive, augmentant l’intensité de la production de cendres et générant des projectiles balistiques près de la cheminée » volcanique.

L’épais nuage volcanique se dirige vers le nord-est, selon l’Observatoire, qui avertit les résidents qui se trouvent sur cette trajectoire de trouver refuge.

Les autorités hawaïennes auraient d’ailleurs quitté leur poste près des quartiers qui sont touchés et doivent se déplacer en raison des niveaux élevés de dioxyde de soufre dans l’air.

L’alerte rouge qui avait été lancée mardi pour l’aviation est aussi maintenue, c’est-à-dire qu’aucun trafic aérien n’est permis dans cette zone.

https://ici.radio-canada.ca/

Et si on jetait nos déchets dans la lave ?


Je n’aurais jamais eu l’idée de jeter des déchets dans des cratères de volcan. Et il semble que l’idée ne soit pas très bonne. Même si les déchets brulent, des gaz toxiques peuvent s’échapper dans l’air, ce qui n’est vraiment pas une bonne idée, sans parler que même si la larve est très chaude, elle ne pourrait venir à bout des déchets nucléaires.
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Et si on jetait nos déchets dans la lave ?

 

Crédits : capture Youtube USA Today / Brandon Clement

par Yohan Demeure

Les récents séismes qui se sont produits à Hawaï ont réveillé le volcan Kilauea, qui est entré en éruption. Une vidéo tournée sur place et depuis devenue virale sur le Web montre une automobile engloutie par un torrent de lave. Et si jeter nos déchets dans la lave représentait réellement une solution ?

Depuis le jeudi 3 mai 2018, le volcan Kilauea culminant à 1247 m d’altitude est entré en éruption suite à une série de séismes, dont le plus puissant affichait une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter. De nombreuses coulées de lave ont été générées, et ce sont plus de 2000 personnes qui ont été évacuées.

Selon CNN, un américain de 38 ans nommé Brandon Clement s’est rendu sur l’île afin d’assister à l’éruption. Alors que ce dernier conduit sa voiture, un tas de lave menace une maison et celui-ci s’arrête pour tenter de voir si quelqu’un est encore à l’intérieur. Après avoir constaté l’absence des résidents, l’intéressé retourne à son véhicule et remarque que le tas de lave en question s’apprête à traverser la route.

Ainsi, Brandon Clement décide d’allumer la caméra située à l’avant de son véhicule afin d’immortaliser la scène. La lente traversée de la lave aura fini par engloutir une autre automobile garée sur le bas-côté, tandis que la vidéo postée sur les réseaux sociaux un peu plus tard devient rapidement virale. Celle-ci relayée par USA Todayest d’ailleurs visible en fin d’article.

Lorsque l’on voit avec quelle facilité la lave avale la voiture, une question très tentante se pose : pourrait-il s’agir d’un incinérateur à déchets naturel ? En réalité, la réponse est non, et nous avons listé les raisons montrant que cela est peu probable – et surtout pas une bonne idée. Tout d’abord, il existe très peu de volcans ayant un cratère ouvert et rappelons que s’approcher d’un volcan est très dangereux.

Par ailleurs, les déchets seraient brûlés sur place, ce qui poserait des problèmes d’accumulation du fait que la lave est très dense malgré son apparence liquide, les détritus ne s’y enfonceraient que très peu profondément. Certains objets jetés dans la lave pourraient causer des explosions et d’autres ne seraient même pas détruits, en particulier les déchets nucléaires comme l’uranium, qui nécessite une température environ quatre fois plus élevée que celle de la lave d’un volcan. De plus, la combustion de ces déchets générerait le rejet de gaz toxiques dans l’atmosphère, et ces derniers représenteraient à la fois un danger pour l’environnement et la santé humaine.

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L’ozone mine la qualité de l’air


Beaucoup de changements ont été faits pour diminuer la destruction de la couche d’ozone qui nous protège des rayons UV. Ce qui a entrainer une baisse de plusieurs polluants. Le problème, c’est que cette couche d’ozone devient maintenant un problème en se trouvant plus bas que la stratosphère à cause des changements climatiques. Les conséquences peuvent amener à des problèmes pulmonaires.
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L’ozone mine la qualité de l’air

 

Les Québécois respirent globalement du meilleur air aujourd'hui que pendant les... (Photo 123RF)

PHOTO 123RF

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

(SAGUENAY) Les Québécois respirent globalement du meilleur air aujourd’hui que pendant les années 70. Mais un polluant vient faire de l’ombre au tableau : l’ozone, une molécule qui peut causer des problèmes respiratoires et contre laquelle on ne peut malheureusement pas faire grand-chose.

Jean-Philippe Gilbert, étudiant à la maîtrise en sciences géographiques à l’Université Laval, a compilé toutes les statistiques disponibles sur ce qui se trouve dans l’air québécois et a partagé ses résultats au congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas).

« On respire du bon air. On n’a rien à envier à personne », constate-t-il. Les filtres sur les cheminées des usines et l’amélioration des procédés ont permis une « baisse drastique » des grosses particules en suspension dans l’air. La concentration des particules plus petites a aussi diminué, ainsi que la presque totalité des 10 polluants étudiés par M. Gilbert.

La seule exception est donc l’ozone, dont la concentration a grimpé de 50 % en 40 ans. On aime l’ozone lorsqu’il se trouve dans la stratosphère, où il nous protège des rayons UV. Le problème survient quand il descend dans les basses couches de l’atmosphère. Or, c’est ce qui se passe à cause des changements climatiques. Le phénomène est complexe : l’air plus chaud en basse altitude fait de la pression sur la stratosphère au-dessus de l’équateur. Celle-ci se retrouve alors poussée vers le nord et finit par transmettre une partie de son ozone dans notre air. Ironiquement, certains polluants capables de détruire l’ozone sont aujourd’hui plus rares, ce qui exacerbe le problème.

Dans ce cas, impossible de mettre un filtre sur une cheminée pour régler le problème.

 

« Outre essayer de s’adapter, il n’y a pas grand-chose à faire », estime Jean-Philippe Gilbert.

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Notre amour des grignotines tue les orang-outans


On nous dit souvent que l’huile de palme est un produit durable. Mais malheureusement la réalité est tout autre. En Indonésie, elle est tellement cultivée qu’en fait, c’est une monoculture et nuit à tout a l’environnement et aux animaux qui y vivent sans parler des changements climatiques qui fait aussi des ravages
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Notre amour des grignotines tue les orang-outans

INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEDr. Karmele Llano Sanchez leads a team in Indonesia that rescues and rehabilitates orangutans, many of which have fallen victim to forest destruction driven by consumers’ desire for palm oil

Par Tess Riley

Voici la femme qui tente de les sauver

Dr Karmele Llano Sanchez exerçait la profession de vétérinaire, sur l’île indonésienne de Bornéo, lorsqu’elle fut appelée à soigner un orang-outan nommé Jojo. Cette expérience, dit Dr Sanchez, a changé sa vie à tout jamais.

Jojo était détenu comme animal de compagnie, et, quand Dr Sanchez l’a rencontré, il était enchaîné par la cheville, avec des déchets et des eaux usées tout autour de lui. Elle a brisé sa chaîne et lui a administré des médicaments. Cependant, ceci fait, elle s’est trouvée dans l’obligation de l’enchaîner à nouveau et de laisser Jojo là où il était, faute d’endroit où l’on pourrait prendre soin de lui.

Cette rencontre, survenue en 2008, l’a poussée à fonder un centre pour la réhabilitation des orangs-outans. Un an plus tard, elle est revenue chercher Jojo. Après des années de mauvais traitements et d’alimentation inadaptée, il était handicapé et devenu incapable de survivre à l’état sauvage, mais jamais plus il ne serait enchaîné.

Aujourd’hui, l’équipe du Dr Sanchez, de plus de 250 personnes, de la branche indonésienne de l’International Animal Rescue est aux avant-postes de l’effort visant à sauver et réhabiliter les orang-outans vulnérables de Bornéo avant — si possible —, de les relâcher dans la nature.

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEBaby orangutan Udin is rescued from the illegal wildlife pet trade.

Environ 87 pour cent des orang-outans du monde vivent sur l’île de Bornéo, bien que leur population ait diminué drastiquement durant les vingt dernières années. Certains protecteurs de l’environnement estiment que 150 000 ont disparu des forêts de l’île, au cours des 16 dernières années seulement, si bien qu’il en resterait à peine 70 000.

Certains des animaux sauvés par l’équipe du Dr Sanchez avaient été séparés de leurs mères pour être vendus illégalement comme animaux de compagnie, ou avaient passé toute leur vie emprisonnés ou enchaînés en captivité, comme Jojo. Mais un grand nombre d’entre eux s’étaient retrouvés perdus, affamés ou orphelins, en raison de la déforestation systématique de la forêt tropicale indonésienne, pour une denrée à bas prix, produite en masse, et dont peu de consommateurs ont même entendu parler: l’huile de palme.

Des collations aux produits de beauté, près de la moitié des articles emballés de nos épiceries contiennent de l’huile de palme. Pour produire cette huile, d’immenses pans de forêt tropicale, en Indonésie et dans le pays voisin, la Malaisie, sont défrichés chaque année. En plus d’être un facteur important dans les changements climatiques et de contribuer à l’exploitation de travailleurs précaires, cette déforestation détruit les habitats fragiles et bio-diversifiés dont dépendent des animaux comme les orang-outans — mais aussi les éléphants, les rhinocéros et les tigres.

BBC/ALEJO SABUGO/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUESince the explosion in the use of palm oil in 2000, Borneo has lost 20,000 square miles of forest.

Alors que certaines marques affichent fièrement qu’elles utilisent de l’huile de palme durable — c’est-à-dire respectant certains critères environnementaux et certaines normes de travail — en réalité, une telle chose n’existe pas, dit Dr Sanchez.

«Durable ? Une monoculture ne peut tout simplement pas être durable», dit cette femme de 39 ans, en secouant la tête. «Peut-être que, si votre question portait sur une huile de palme plus écologique, alors là oui, ce serait possible. Mais, à l’heure actuelle, cela n’existe pas. »

Le travail qu’accomplissent Dr Sanchez et son équipe est ingrat, compliqué; il implique de rapprocher des entreprises, des autorités gouvernementales et des communautés dans un effort pour réintroduire des primates dans leur habitat naturel — même si ce n’est pas la priorité de tous les acteurs — et, idéalement, de faire en sorte que cet effort ne soit plus nécessaire. Dr Sanchez est catégorique sur le fait que, même si ce type de travail intersectoriel est ardu, il est vital, dans la mesure où les efforts pour la réhabilitation et la réintroduction, à eux seuls, ne sont pas une solution.

«C’est comme lorsque vous êtes malade et que vous prenez une aspirine — vous avez traité les symptômes, mais vous n’avez pas vraiment soigné le problème à la source. Vous pouvez traiter les symptômes indéfiniment, vous comprenez?», dit-elle.

«La solution, dit Dr Sanchez, réside dans la volonté du secteur privé de tenir compte de l’environnement, bien avant que commence tout déboisement, afin de garantir que l’habitat des orang-outans ne soit pas détruit. Alors que certaines entreprises ont réalisé qu’il est dans leur intérêt de rechercher des initiatives de développement plus durables, il y en a encore tellement qui ne s’en préoccupent tout simplement pas», affirme-t-elle.

Ensuite, se pose le problème des entreprises qui comptent sur International Animal Rescue pour les débarrasser des orang-outans après une déforestation.

«C’est bien qu’elles nous appellent [lorsqu’elles ont besoin d’aide]», dit Dr Sanchez.

«Mais, d’un autre côté, jamais elles n’auraient dû déboiser une forêt où vivaient des orang-outans en premier lieu. Nous voulons protéger les animaux, nous voulons sauver les animaux, mais nous ne voulons pas jouer le rôle de service de nettoyage pour ces entreprises, vous comprenez? « Je déboise tout puis je tombe sur quelques orang-outans, donc vous venez et vous les emmenez. Problème résolu! »»

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEGatot, a young orphan, receives medical care. Ninety-five percent of animals arriving at the International Animal Rescue’s Indonesia center are orphaned orangutan babies.

Les individus, eux-aussi, ont un rôle à jouer — « vous savez, nous, les gens normaux, dit Dr Sanchez, en tant que consommateurs d’huile de palme, nous devons tous faire pression sur le secteur privé pour qu’il fasse ce qui est juste, parce que nous en avons le pouvoir. Si nous arrêtons de consommer des produits, tout le système s’effondre.»

Nous ne pouvons pas continuer à consommer autant que nous le faisons actuellement et prétendre que nous allons protéger l’environnement, c’est juste impossible», affirme-t-elle.

 «Le chocolat, les crèmes glacées, les collations, les Doritos — vous savez, vous pouvez vivre sans.»

Dr Sanchez pense qu’il est encore temps de faire quelque chose, si nous agissons vite.

«Nous appartenons à cette génération de personnes qui voit cette extinction massive des espèces sauvages se produire», dit-elle. «C’est en quelque sorte à portée de main et nous avons la possibilité de faire quelque chose pour y remédier. Peut-être que ce sera trop tard pour la prochaine génération. C’est une grande responsabilité. Mais c’est aussi une bonne sensation. C’est ce qui nous fait aller de l’avant.»

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEAfter humans, orangutan babies have the longest childhood in the natural world.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le volcan hawaïen Kilauea menace d’exploser


Le volcan Kilauea crache sa larve depuis 2 semaines, et 2000 personnes ont du quitté leur maison et tout ce qui les rattachait à cet endroit. Maintenant le volcan semble vouloir démontrer encore plus sa force destructrice, elle menace d’exploser ce qui entraînera des projets de rochers de toutes grandeurs et de poids qui vont redescendre et provoquer encore d’énormes dégâts
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Le volcan hawaïen Kilauea menace d’exploser

 

De la fumée s'échappe du cratère.

Le volcan Kilauea est entré en éruption il y a deux semaines dans l’archipel d’Hawaï. Photo : Reuters

Le parc national qui entoure le volcan hawaïen de Kilauea a été fermé tard jeudi, par crainte que la vapeur qui s’accumule à l’intérieur ne finisse par faire exploser la montagne.

ASSOCIATED PRESS

Une telle explosion pourrait projeter des rochers, petits et gros, à plusieurs kilomètres dans les airs, et « tout ce qui monte finit par redescendre », a rappelé un expert du gouvernement américain, Charles Mandeville.

Il a ajouté qu’on ne veut surtout pas se retrouver sur la trajectoire d’un objet de 10 tonnes qui a été catapulté à près de 200 km/h.

Une éruption explosive pourrait entraîner la fermeture des deux aéroports de Big Island, en plus de relâcher de la vapeur d’eau et des gaz sulfureux toxiques.

Des amoncellements de roche fondue entourent des palmiers.

De la lave refroidit dans la cour arrière d’un résident de Leilani Estates. Photo : Reuters/Terray Sylvester

Le volcan crache de la lave depuis deux semaines. Quelque 2000 personnes ont été contraintes d’évacuer et une trentaine de maisons ont été détruites. Une usine géothermique est aussi menacée.

M. Mandeville a rappelé que Kilauea a été le théâtre d’éruptions explosives à au moins six reprises au fil des siècles. La zone dangereuse englobe un rayon de cinq kilomètres autour du sommet.

https://ici.radio-canada.ca/