Ramassage des déchets le long des routes: les coûts augmentent


Il faut que des personnes ramassent les déchets qui sont abandonnés sur les réseaux routiers, et cela coûte de l’argent qui pourrait aller ailleurs, si les gens étaient responsables. Laisser les déchets finit par ce désagrégé et se transforme en microparticules qui se retrouvent dans la nature. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’aujourd’hui, on parle partout qu’ils faut tenir l’environnement sans déchet et curieusement, les détritus augmentent. Quoiqu’il en soit, l’idée dont on oblige les délinquants qui polluent les routes à nettoyer l’environnement est probablement une très bonne idée. Cela ferait peut-être réfléchir.
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Ramassage des déchets le long des routes: les coûts augmentent

 

Le coût du ramassage des déchets sauvages qui... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

Le coût du ramassage des déchets sauvages qui se trouvent sur le réseau routier provincial a augmenté de 43 % depuis 2011, au Québec.

 

JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ
La Presse

Le coût du ramassage des déchets sauvages qui se trouvent sur le réseau routier provincial a augmenté de 43 % depuis 2011, au Québec, tandis que les contraventions pour ce type d’infraction sont restées stables, a appris La Presse. Des défenseurs de l’environnement déplorent un « manque de civisme » lourd de conséquences.

Ramasser les déchets qui jonchent les routes et autoroutes sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec a coûté 783 696 $ au Trésor public, en 2017.

C’est 43 % de plus que les 549 068 $ déboursés en 2011, révèlent des données obtenues par La Presse en invoquant la loi sur l’accès à l’information du Québec.

À l’exception du sommet de 902 791 $ atteint en 2016, il s’agit d’une progression constante.

Le Ministère ignore cependant la quantité de déchets ramassés, puisqu’il ne possède « aucune statistique spécifique » à ce sujet, a indiqué à La Presse sa porte-parole Mila Roy.

Pendant ce temps, les policières et policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont remis en moyenne 386 constats d’infraction par année à des gens ayant jeté ou laissé tomber des objets sur la voie publique, révèlent d’autres données obtenues aussi en vertu de la loi sur l’accès à l’information.

Ces chiffres, qui ne tiennent pas compte des constats qui pourraient avoir été annulés par un tribunal à la suite d’une contestation, concernent uniquement les contraventions remises en vertu de l’article 498 du Code de la sécurité routière (CSR), qui interdit de « jeter, déposer ou abandonner des objets ou matières quelconques sur un chemin public ».

Or, les contraventions pour ce type d’infraction sont souvent données en vertu de règlements municipaux, a indiqué à La Presse une source policière.

La Sûreté du Québec dit ignorer le nombre de constats d’infraction remis par ses policiers en vertu de règlements municipaux.

« Il n’est pas possible d’extraire ces données au niveau national » puisqu’elles proviennent des municipalités, a indiqué le bureau de la sécurité routière du corps policier.

L’amende pour une infraction à l’article 498 du CSR est de 60 $, auxquels il faut ajouter les frais administratifs de 27 $ et la contribution de 10 $ au Fonds d’indemnisation des victimes d’accidents d’automobile, pour un total de 97 $ ; il n’y a aucun point d’inaptitude.

« Il faut que l’infraction soit vue par nos policiers ou relatée par quelqu’un qui est prêt à témoigner » pour qu’elle puisse être punie par une contravention, a expliqué à La Presse le sergent Daniel Thibaudeau, porte-parole de la SQ.

Manque de « civisme »

« C’est un manque de savoir-vivre et de civisme, je trouve ça inacceptable ! », s’indigne Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.

Ces déchets, une fois désagrégés en « microparticules », vont en effet se retrouver « dans la nature, les ruisseaux, les rivières, le fleuve, et ce sera éventuellement ingéré par la faune », s’inquiète-t-il.

Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, partage la même indignation et parle de « pratiques un peu sauvages ».

« C’est une problématique qui s’apparente à ce qu’on voit dans les cours d’eau et les océans : des matières plastiques et jetables qui ne se décomposent pas. » – Christian Simard, Nature Québec

Il serait selon lui « intéressant que le ministère des Transports caractérise les déchets qu’il ramasse pour [en] identifier les générateurs », ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

« Ni le Ministère ni les contractants qui ramassent les détritus n’effectuent la caractérisation des vidanges ramassées », a indiqué à La Presse la porte-parole Mila Roy.

L’organisme de Karel Ménard, lui, avait mené une étude il y a quelques années, à Laval, pour caractériser les déchets trouvés au bord des autoroutes :

« C’était principalement des bouteilles d’eau et des gobelets de café du Tim Hortons », raconte-t-il.

Pistes de solution

« On a un problème de société de gaspillage éhonté, regrette Christian Simard. Tout est à jeter, les biens ne sont pas durables. »

Il faudrait à son avis instaurer des mesures incitatives « à la réutilisation », comme un système de consigne élargi, une idée que partage Karel Ménard

« S’il y avait une consigne sur les bouteilles d’eau, je suis pas mal sûr que les gens garderaient ça dans l’auto. » Karel Ménard, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets

Les deux défenseurs de l’environnement estiment qu’il devrait y avoir des campagnes de sensibilisation sur la question, au même titre que celles incitant les camions à ne pas rouler en surcharge de poids.

Il faudrait également davantage de mesures coercitives, croient-ils ; Karel Ménard estime d’ailleurs qu’une amende de 60 $, « ce n’est pas énorme ».

« Pourquoi pas des corvées ? se demande-t-il. Au lieu que les gens paient des amendes, pourquoi ne pas les convier à une corvée de nettoyage ? »

– Avec la collaboration de William Leclerc, La Presse

https://www.lapresse.ca/

40 kg de plastique retrouvés dans l’estomac d’une baleine morte


Ce n’est pas la première fois que des autopsie révèlent une triste réalité sur la mort des animaux marins dus aux déchets de plastiques. Aux Philippines, une baleine de plus de 4 mètres s’est échouée, les autorités ont pourtant essayé de la remettre en mer, mais peine perdue. Elle est morte de faim et pourtant son estomac était plein d’une quarantaine de kg de plastique divers tels que des sacs de courses et des emballages de riz.
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40 kg de plastique retrouvés dans l’estomac d’une baleine morte

 

– VIA GETTY IMAGES

Le mammifère a agonisé pendant deux jours, malgré les efforts des autorités locales, aidés par des pêcheurs, pour la renflouer.

Une baleine est morte de faim avec 40 kilogrammes de déchets en plastique dans l’estomac après s’être échouée aux Philippines, ont annoncé lundi les autorités, les écologistes dénonçant l’un des pires cas du genre survenu ces dernières années.

Les défenseurs de l’environnement accusent l’archipel d’être l’un des plus grands pollueurs des mers en raison de l’usage généralisé de produits en plastique jetables.

Ce type de pollution, également prégnante dans d’autres pays du Sud-Est asiatique, est responsable de la mort régulière de baleines, tortues et autres espèces sauvages.

Dans le dernier cas en date, une baleine à bec de Cuvier est morte samedi dans la province méridionale du Val de Compostelle où elle s’était échouée le jour précédent, selon le bureau régional des pêches et des ressources aquatiques.

Le bureau des pêches, ainsi qu’un musée, le D’Bone Collector Museum, ont autopsié l’animal et découvert dans son estomac une quarantaine de kg de plastiques divers, dont des sacs de courses et des emballages de riz.

La baleine est morte de faim faute de pouvoir s’alimenter, son estomac étant rempli, a déclaré Darrell Blatchley, directeur du musée.

« C’est dégoûtant, cela brise le coeur », a-t-il déclaré à l’AFP. « Nous avons mené des autopsies sur 61 dauphins et baleines ces dix dernières années et c’est l’une des masses les plus importantes (de plastique) qu’on ait trouvées ».

Le cétacé de 4,7 mètres s’est échoué vendredi dans la localité de Mabini. Les autorités locales aidées de pêcheurs ont tenté de la renflouer mais la baleine est revenue sur le rivage.

« Elle était incapable de nager toute seule. Elle était émaciée et faible », a déclaré à l’AFP Fatma Idris, directrice du bureau régional des pêches. « L’animal était déshydraté. Le second jour, elle luttait et vomissait du sang ».

Voici quelques semaines, la Global Alliance for Incinerator Alternative, un regroupement d’associations et d’ONG qui combattent l’incinération des déchets, a publié un rapport sur les quantités « choquantes » d’objets en plastique à usage unique aux Philippines, dont près de 60 millions de sacs par an.

La législation sur les déchets est stricte aux Philippines mais les écologistes disent qu’elle n’est guère appliquée.

Fin 2018, un cachalot a été retrouvé mort en Indonésie avec près de six kg de déchets en plastique dans l’estomac, dont 115 verres.

La même année, une baleine est morte en Thaïlande après avoir avalé plus de 80 sacs en plastique. Quelques jours après, une grosse tortue verte subissait le même sort.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Désolé, mais les plantes d’intérieur ne purifient pas l’air


On dit qu’avoir des plantes dans la maison peut purifier l’air, il est vrai que certaines plantes sont mieux que d’autres. À moins d’avoir un appartement sans fenêtres, ni portes, donc hermétique, quelques plantes ne peuvent pas purifier l’air, sauf si .. il y a beaucoup, mais vraiment beaucoup de plantes. Le hic, un autre problème naîtra, l’humidité …
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Désolé, mais les plantes d’intérieur ne purifient pas l’air

 

Il faudrait énormément de plantes pour qu'un effet positif se fasse ressentir. | Annie Spratt via Unsplash

Il faudrait énormément de plantes pour qu’un effet positif se fasse ressentir. | Annie Spratt via Unsplash

Repéré par Jasmine Parvine

Entretenez-les, mais seulement parce que vous les trouvez jolies.

 

Repéré sur The Atlantic

Les plantes d’intérieur offrent une belle décoration, sont plaisantes à entretenir et rencontrent un vif succès sur Instagram. Une autre de leurs supposées vertus anime depuis des années les débats scientifiques: ces plantes purifient-elles l’air intérieur de votre logement? La réponse est, hélas, négative.

«C’est une idée très séduisante, confie à The Atlantic Elliot Gall, professeur à l’université de Portland, aux États-Unis. Mais la littérature scientifique montre que les plantes d’intérieur font très peu pour assainir l’air.»

D’autres experts se montrent encore plus pessimistes: «Les plantes d’intérieur ne nettoient pas l’air plus qu’une vieille paire de chaussettes ou une casquette de baseball que j’accrocherais au mur», écrit Richard Corsi, chercheur de longue date sur la pollution atmosphérique.

Alors, d’où émane cette idée reçue?

L’origine du mythe

À la fin des années 1980, le scientifique de la Nasa Bill Wolverton a cherché à savoir si les plantes d’intérieur pouvaient éliminer un certain type de polluant atmosphérique, les composés organiques volatils (COV). Ces derniers sont régulièrement libérés par des produits ménagers courants, des peintures de maison, le vernis à ongles, des shampoings et presque tout ce qui contient du parfum. Leurs effets néfastes peuvent aller d’une démangeaison à la gorge au cancer du rhinopharynx. Contrairement aux particules fines, les COV sont impossibles à filtrer et peuvent donc s’accumuler dans des environnements hermétiques clos, tel qu’un vaisseau spatial ou un laboratoire. Directement concerné par le monde de l’aérospatial, Wolverton a donc étudié la capacité des plantes à absorber les COV. Son rapport, publié en 1989, annonçait que les plantes étaient «une solution prometteuse et économique à la pollution de l’air intérieur».

Une étude citée à de nombreuses reprises pour répandre l’idée que les plantes d’intérieur purifiaient les maisons. Sauf que… si rien n’est foncièrement faux dans le travail de Wolverton, un logement n’est pas un lieu hermétique –il y a des fenêtres, des portes et des courants d’air–, à l’inverse d’un vaisseau spatial, explique Michael Waring, professeur d’ingénierie à l’université de Drexel.

Warning et ses collègues ont récemment réétudié toute la question. Conclusion: pour que l’air intérieur soit vraiment purifié, une grande quantité de végétation serait nécessaire. Par exemple, pour un petit bureau d’environ dix-huit mètres cubes, il faudrait presque mille plantes pour obtenir un système de purification efficace. Et encore, certaines espèces sont moins aptes à absorber des composés organiques volatils que d’autres.

L’effet des plantes a aussi été examiné sur d’autres polluants, comme l’ozone troposphérique. Là non plus, elles ne peuvent pas faire grand-chose: même les plantes les plus efficaces en matière de purification de l’air réduisent à peine le niveau d’ozone intérieur.

À moins de tapisser vos murs de plantes vertes, vous ne purifierez donc pas votre intérieur de cette manière. Et ce n’est pas tout… de nouveaux inconvénients pointeraient leur nez, met en garde Elliot Gall:

«Vous finiriez par avoir un vrai système vivant chez vous et cela pourrait augmenter l’humidité intérieure et causer d’autres soucis.»

http://www.slate.fr/st

Non, les scientifiques ne croyaient pas qu’il n’y aurait plus de neige au Québec en 2000


Je ne l’ai pas vue sur Facebook, mais un article tiré d’un journal québécois en 1983 a été utilisé pour discréditer les pronostics des changements climatiques. Le journaliste qui avait choisit ce titre voulait peut-être attirer l’oeil plus qu’autre chose. En fait, rien ne dis dans l’article de cette époque, qu’il n’aurait plus de neige en 2000.
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Non, les scientifiques ne croyaient pas qu’il n’y aurait plus de neige au Québec en 2000

Nous voyons un article de journal intitulé «Si la prédiction des scientifiques américains se révélait véridique... en l'an 2000, la neige ne serait pour nous qu'un souvenir!»

Le titre a beaucoup fait réagir les internautes. Photo: Capture d’écran – Journal de Québec

Jeff Yates

Une photo d’un article de 1983 suggérant que les scientifiques croyaient à l’époque qu’il n’y aurait plus de neige au Québec en 2000 circule sur les réseaux sociaux. On l’utilise pour remettre en question la science climatique. Or, lorsqu’on lit l’article, il est évident que le titre alarmiste ne correspond pas du tout au contenu ni aux connaissances scientifiques à l’époque.

Des personnes ont publié sur Facebook une photo d’un article du Journal de Québec datant de 1983 et intitulé Si la prédiction des scientifiques américains se révélait véridique… en l’an 2000, la neige ne serait pour nous qu’un souvenir! Ces personnes ont fait remarquer que c’est loin d’être le cas et qu’il faut donc douter des prévisions climatiques des scientifiques.

« Est-ce qu’un de ces scientifiques pourrait venir cet après-midi déneiger les 6 pieds de neige accumulés sur mon toit? » a lancé, de façon ironique, l’une d’entre elles.

Malheureusement, la photo publiée ne permet pas de lire l’article en question. Une visite aux Archives nationales du Québec nous a permis de le retrouver. Publié le 22 octobre 1983, l’article contient bel et bien ce titre alarmiste. Vous pouvez le consulter ici.

Article du Journal de Québec by Radio-Canada on Scribd

En le lisant, on se rend à l’évidence que le titre ne convient pas tout à fait au contenu. L’auteur de l’article s’appuie sur deux sources d’information : un rapport publié en 1983 par des scientifiques américains et une entrevue avec André Hufty, un climatologue québécois. Le titre contredit ces deux sources d’information.

Un rapport qui ne prédit rien pour 2000

En 1983, l’Environmental Protection Agency (EPA, ou Agence américaine de protection de l’environnement) publiait le rapport Pouvons-nous ralentir le réchauffement climatique (Nouvelle fenêtre), mentionné dans l’article. Ce rapport explorait certaines politiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les auteurs mentionnent que ces gaz pourraient avoir un effet important sur le climat, mais ils ne font pas de prédictions très précises, encore moins pour le climat au Québec.

La seule prédiction spécifique émise par les scientifiques est que le climat pourrait se réchauffer de 2 degrés Celsius d’ici 2040 et de 4 degrés d’ici 2100. Cela ressemble aux prévisions actuelles (Nouvelle fenêtre) du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui prévoit un réchauffement de 1,5 degré Celsius entre 2030 et 2052.

Les auteurs du rapport reconnaissent qu’un tel réchauffement s’accompagnerait sans doute d’importants bouleversements climatiques, dont l’augmentation du niveau des océans et un rythme plus important de catastrophes naturelles. Mais l’essentiel du rapport est consacré à l’effet de plusieurs politiques proposées sur les émissions de gaz à effet de serre. Les hivers québécois ne sont pas mentionnés.

L’expert interviewé tempère

André Hufty était climatologue à l’Université Laval lorsque le Journal de Québec l’a interviewé. D’entrée de jeu dans l’article, il tempère la prémisse catastrophique du titre

« Ce ne serait certainement pas ici le paradis ou la Floride, explique-t-il. Il faut comprendre que tout ne se fera pas en une nuit, si ce scénario se joue tel qu’on le prédit. On aura quelques décennies pour le voir venir. »

Nulle part l’article de M. Hufty n’avance que les hivers québécois disparaîtront avant l’an 2000. Ses prévisions sont d’autant plus nuancées.

« En admettant que la température monte de 1,5 à 2 degrés Celsius, nos hivers ici au Québec ressembleront beaucoup plus à ceux que vivent actuellement les habitants de la Nouvelle-Angleterre, aux environs de Boston », souligne-t-il dans l’article.

Nous avons d’ailleurs joint M. Hufty, qui est retraité depuis le début des années 2000. Il reconnaît que les prévisions climatiques sont beaucoup plus fiables à l’échelle de la planète que pour des endroits spécifiques.

« Il est évident que les changements climatiques ont toujours existé, mais l’échelle temporelle se raccourcit. Les prévisions antérieures parlaient de réchauffement global pour toute la Terre et ses effets régionaux sont mal connus, d’où des erreurs de prévisions », nous a-t-il écrit. Il ajoute qu’il n’y a aucun doute que le climat a changé et qu’il continuera à changer.

Rien, que ce soit dans le contenu de l’article, dans le rapport cité ou dans l’entrevue avec M. Hufty, ne permettait au Journal de Québec de titrer en 1983 que les hivers québécois disparaîtraient avant 2000. Il s’agit d’un cas de sensationnalisme journalistique plutôt que d’une erreur scientifique.

https://ici.radio-canada.ca

Ces pigeons portent des sacs à dos pour mesu­rer le réchauf­fe­ment clima­tique


Les pigeons voyageurs longtemps utilisés pour envoyer des messages, reprennent du service ! Ils ne font que changer de rôle. Avec l’accord des éleveurs, ils sont utilisés pour mesurer les conditions du climat. Alors que les drones n’ont pas accès partout à cause des risques d’accident aérien, ces oiseaux peuvent aller partout.
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Ces pigeons portent des sacs à dos pour mesu­rer le réchauf­fe­ment clima­tique

 

Crédits : Rick Thomas

 

par  Nicolas Prouillac

Une équipe de cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Birmin­gham, au Royaume-Uni, utilise désor­mais des pigeons munis de sacs à dos pour mesu­rer la pollu­tion atmo­sphé­rique et récol­ter des données sur le réchauf­fe­ment clima­tique

Rick Thomas, le scien­ti­fique à l’ori­gine du projet, expliquait à Gizmodo le 16 mars que les vola­tiles trans­portent sur leur dos une petite batte­rie de capteurs qui servent à mesu­rer les micro-varia­tions du climat dans les grandes villes, quar­tier par quar­tier.

« Beau­coup de gens nous demandent pourquoi on n’uti­lise pas simple­ment des drones », raconte Rick Thomas.

Mais au vu des inci­dents qui ont perturbé le trafic aérien de l’aé­ro­port d’Hea­throw en janvier dernier, il est impos­sible pour les cher­cheurs de faire libre­ment voler des drones au-dessus des zones urbaines.

« Les oiseaux, eux, peuvent voler partout », justi­fie le scien­ti­fique britan­nique.

Les cher­cheurs peuvent comp­ter sur la coopé­ra­tion d’éle­veurs de pigeons voya­geurs, qui mettent à dispo­si­tion leurs animaux pour effec­tuer les rele­vés. Les capteurs trans­por­tés par les pigeons collectent des infor­ma­tions sur la tempé­ra­ture, le taux d’hu­mi­dité, la pres­sion atmo­sphé­rique, la lumière ambiante, ainsi que des coor­don­nées GPS. Les scien­ti­fiques ont pris soin de respec­ter des normes pour que leur équi­pe­ment ne dérange pas les animaux : le tout pèse moins de 3 % de la masse totale du vola­tile, et les proprié­taires des pigeons sont libres de refu­ser de les harna­cher s’ils ont le senti­ment que cela nuit au bien-être de l’ani­mal.

Les données collec­tées par les pigeons vont servir aux cher­cheurs à établir des bilans précis des condi­tions clima­tiques et de la pollu­tion de l’air, par ville et par quar­tier, afin de pouvoir appuyer les propo­si­tions écolo­giques de certains déci­deurs avec des chiffres incon­tes­tables.

Source : Gizmodo

https://www.ulyces.co

C’est offi­ciel, plus rien ne pourra stop­per la hausse des tempé­ra­tures dans l’Arc­tique


Il est trop tard pour sauver l’Arctique, nous allons assister à de gros changements qui se feront sentir partout. Je crois quand même qu’il faut continuer à lutter contre les changements climatiques pour nos enfants et ceux qui suivront, si ce n’est que minimiser un peu l’impact
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C’est offi­ciel, plus rien ne pourra stop­per la hausse des tempé­ra­tures dans l’Arc­tique

 

 

par  Laura Boudoux

Crédits : Roxanne Desga­gnés

Quoi que la popu­la­tion mondiale entre­prenne, la tempé­ra­ture de l’Arc­tique est vouée à augmen­ter de 5°C d’ici la fin du siècle.

Une étude publiée le 14 mars 2019 par les Nations Unies montre en effet que les émis­sion de gaz à effet de serre ont été trop impor­tantes pour qu’un retour en arrière soit possible aujourd’­hui, même si l’on ne produi­sait plus aucune émis­sion de carbone dès demain.

« Ce à quoi nous devons nous attendre, c’est une fonte massive de la surface glacière, et un dégel du pergé­li­sol. Cela repré­sente une menace pour la biodi­ver­sité, nous assis­te­rons à un chan­ge­ment des condi­tions de vie des commu­nau­tés arctiques », prévient Jan Dusik, conseiller en enga­ge­ment stra­té­gique pour l’Arc­tique et l’An­tar­c­tique au sein du Programme des Nations Unies pour l’en­vi­ron­ne­ment.

Les consé­quences vont être désas­treuses pour la région, mais égale­ment à plus grande échelle, puisque ce réchauf­fe­ment clima­tique devrait « provoquer une éléva­tion du niveau de la mer dans le monde entier ».

Les recherches montrent en effet que les tempé­ra­tures hiver­nales dans la région devraient augmen­ter d’au moins 3°C d’ici 2050 et de 5 à 9°C d’ici 2080, par rapport aux tempé­ra­tures de la période pré-indus­tria­li­sa­tion.

Cette éléva­tion des tempé­ra­tures est inévi­table, à cause des gaz à effet de serre déjà émis et de la chaleur stockée dans l’océan.

« Les émis­sions de carbone et les émis­sions de gaz à effet de serre ont un effet à retar­de­ment, et les émis­sions que nous produi­sons aujourd’­hui et que nous conti­nue­rons à produire auront des effets sur des décen­nies », déplore Jan Dusik.

Sources : CBC / Global Linkages

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Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat


Même si cela dérange des politiciens, je trouve encourageant que des jeunes se lèvent pour protester de l’inaction face aux changements climatique. Cela à commencé par une jeune étudiante suédoise Greta Thumberg. Depuis d’autres jeunes on emboîter le pas. Aujourd’hui, ce sont 123 pays que sont rassembler des jeunes pendant une journée d’école pour la grève du climat. On dit qu’on ne peut pas changer le monde, pourtant Greta Thumber réussit à rallier des milliers de jeunes dans différentes villes du monde pour crier d’une même voix d’agir pour leur avenir
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Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat

 

Les jeunes du monde entier dans la rue pour interpeller leurs gouvernants sur le climat

Photo: AFP

«Vous détruisez notre avenir!» De l’Australie à l’Europe en passant par l’Ouganda, des dizaines de milliers de jeunes du monde entier ont séché l’école vendredi pour demander à leurs dirigeants d’agir vraiment contre le dérèglement du climat.

«Agir maintenant ou nager», lisait-on sur une pancarte, à Wellington, la capitale néo-zélandaise, où des centaines de lycéens et étudiants ont lancé la journée.

À Christchurch aussi, des jeunes gens défilaient quand la ville a été frappée par des fusillades dans deux mosquées, contraignant la police à boucler le centre-ville.

«123 pays!» a tweeté la jeune Suédoise Greta Thunberg, une des icônes du mouvement avec sa grève hebdomadaire de l’école.

«Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves!» explique l’appel publié sur Facebook.

Des preuves que le monde prend les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, comme prévu par l’Accord de Paris. Des rendez-vous étaient donnés dans plus de 2 000 lieux, selon le site du mouvement, FridaysforFuture, avec l’Italie, la France et l’Allemagne en tête de peloton.

Vendredi, Greta Thunberg relayait sur Twitter des images de cortèges au Japon, à Helsinki, Venise, Luxembourg ou, plus modeste, au Vanuatu. A Bangkok et Hong Kong, des milliers de jeunes ont aussi défilé.

«Si vous n’agissez pas comme des adultes, nous le ferons», scandaient-ils.

«Mes yeux souffrent de la pollution», a expliqué Shagun Kumari, 13 ans, à Delhi (environ 200 participants). «Je veux un air qui n’affecte pas mes poumons».

À Sydney, Charles Rickwood, 18 ans, pointait le danger couru par la Grande Barrière de corail.

«Si la tendance se poursuit, on va avoir une hausse d’1 ou 2°C dans l’océan, cela deviendra insoutenable».

Quelque 500 jeunes Mauriciens ont défilé à Port Louis, scandant «la planète chauffe, la jeunesse se lève».

À Varsovie, c’est au ministère de l’Energie qu’a fini la marche d’environ 2 000 jeunes protestataires. A Bratislava, ils étaient un millier. De nombreuses villes allemandes étaient concernées, avec des milliers de participants notamment à Berlin et Munich.

«Les vautours du profit détruisent notre Terre», «Grand-père, c’est quoi un bonhomme de neige?», «Je crois plus aux licornes qu’en la volonté des politiciens», disaient les panneaux allemands.

Idem à Londres, avec plusieurs milliers de jeunes massés devant le palais de Buckingham après un passage par Downing street.

À Paris, une centaine de jeunes ont bloqué pendant trois heures l’entrée du siège de la Société Générale, dénonçant ses financements de projets nocifs.

En Ouganda, à Kampala, de nombreux élèves ont fait la grève de l’école pour manifester, décrivant la recrudescence des glissements de terrain et crues soudaines dans le pays.

«Les températures ont grimpé, impossible de se concentrer en classe», dit Warlda Mirembe, 16 ans, venue avec son père, fermier et commerçant.«Ma prise de conscience date de l’inondation de l’école après des pluies diluviennes. J’aime mon pays, on l’appelle la perle de l’Afrique, mais on est en train de le détruire».

«Les leaders d’aujourd’hui vont vieillir et mourir, et laisser derrière eux un monde en ruines», dénonce Sadrach Mirere, étudiante, qui coordonne les Fridays For Future Uganda.

Greta Thunberg s’est fait connaître en brandissant seule tous les vendredis une pancarte «grève de l’école pour le climat» devant le Parlement de Stockholm. Peu à peu, l’action a fait tache d’huile dans plusieurs pays, des milliers de jeunes gens descendant dans la rue, en Belgique ou en Allemagne.

Vendredi matin, Greta, qui a été proposée pour le Nobel de la paix 2019, était de retour devant le Parlement suédois avec plusieurs centaines de jeunes grévistes à ses côtés.

«Nous venons de naître au monde, cette crise nous allons devoir vivre avec, et nos enfants et nos petits-enfants et les générations futures. Nous ne l’accepterons pas», a-t-elle prévenu.

L’initiative n’est pourtant pas du goût de certains politiques, tel le ministre australien de l’Education Dan Tehan.

«Ce n’est pas quelque chose que nous devrions encourager», a-t-il dit à la radio.

«Les manifestations hors des horaires de cours ont aussi du sens», a estimé le ministre allemand de l’Economie Peter Altmaier.

Les grévistes ont en revanche reçu des soutiens, comme celui de la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

«Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre voix», a dit la travailliste de 38 ans à des étudiants cette semaine au Parlement.

Plusieurs maires de l’alliance C40 des grandes villes pour le climat, comme Paris et Milan, ont aussi exprimé leurs encouragements.

La communauté internationale s’est engagée à garder le monde sous 2°C, mais les émissions de gaz à effet de serre, issues d’abord des énergies fossiles, continuent à grimper, plaçant la planète sur une trajectoire de plus de 3°C porteuse d’impacts majeurs. La mobilisation de la jeunesse s’inscrit dans un mouvement citoyen plus large, incluant des actions de désobéissance civile, un boom des recours en justice et des manifestations, comme celles prévues partout en France samedi.

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