Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climat


Greta Thumberg a réussi à rassembler des millions de jeunes et moins jeunes ainsi que des entreprises pour une grève mondiale pour le climat. Partout, dans le monde, Pacifique à l’Arctique des jeunes veut réveiller le monde pour agir face aux changements climatiques. C’est leur avenir qu’il est question. Tout le monde doit se sentir concerner en temps qu’individu qu’entreprise, que les gouvernements.Il est plus que temps qu’on écoute les jeunes.
Nuage


Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climat


Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climatPhoto: MARTIN OUELLET-DIOTTE / AFPUne grande marche contre les changements climatiques est prévue à Montréal le 27 septembre.

Plus d’hésitations, des actions! Du Pacifique à l’Arctique, en Ouganda comme à Tokyo, Hambourg, Bruxelles ou Peshawar, des foules immenses de jeunes ont rejoint vendredi la «grève mondiale pour le climat» afin d’exiger des générations au pouvoir des actions contre la catastrophe climatique annoncée.

S’il n’y a encore aucun chiffre officiel sur le nombre de jeunes participants à ces manifestations, la jeune Suédoise Greta Thunberg qui a pris l’initiative à l’été 2018 de ce mouvement, s’est réjouie qu’ils soient «des millions», dans un entretien avec l’AFP.

«J’espère que cela marquera un tournant pour la société, en montrant combien de personnes s’investissent là-dedans, combien de personnes mettent la pression sur les dirigeants, surtout avant le sommet de l’ONU sur le climat» lundi prochain à New York, a-t-elle ajouté.

A cette occasion, les jeunes boycottent les salles de classe pour faire pression sur leurs aînés afin qu’ils prennent des mesures drastiques pour enrayer l’envol des températures provoqué par les activités humaines.

La journée doit culminer avec une manifestation monstre à New York.

«Nous ne coulons pas, nous nous battons!»

C’est par ce cri que des élèves d’atolls du Pacifique — Vanuatu, Salomon, Kiribati — dont l’existence même est menacée par la montée des eaux ont inauguré la journée de protestation, au moment où le soleil se levait sur l’océan.

Sydney, Séoul, Manille, Bali, Jakarta, Tokyo, Bombay, New Delhi, Peshawar, toute l’Asie-Pacifique s’est mobilisée pour ce «Friday for Future» planétaire.

Ils étaient plus de 300 000 en Australie, plus du double qu’en mars, au cours d’un premier mouvement similaire.

«C’est notre avenir qui est en jeu», a lancé à Sydney Will Connor, 16 ans. «Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux», a renchéri à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes «ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses».

Ils étaient des milliers aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation du niveau des océans.

«Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique et notamment des typhons», a dit Yanna Palo, 23 ans, dans le défilé de Manille.

Du Pacifique à l’Arctique en passant par l’Afrique

La multiplication des phénomène extrêmes liés au réchauffement renforce le sentiment d’urgence.

«Je suis sûr que les dinosaures pensaient aussi qu’ils avaient le temps», a proclamé une pancarte à Islamabad.

A Kampala, la capitale de l’Ouganda qui borde le lac Victoria, le plus grand d’Afrique, touché de plein fouet par les effets du changement climatique, plusieurs centaines de jeunes ont défilé, comme Cissy Mukasa, 12 ans, dont la pancarte accuse:

«Combien de personnes doivent mourir avant que vous n’agissiez?»

D’autres manifestation, assez petites il est vrai, ont eu lieu en Afrique, souvent restée à l’écart des mobilisations, à Nairobi, Johannesburg ou Accra.

«Si nous n’agissons pas, nous n’aurons plus de planète», s’est alarmée Ellen Lindsey Awuku, 26 ans, jeune organisatrice du défilé ghanéen.

Le mouvement s’est propagé jusqu’aux tréfonds de l’Arctique, une région qui se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète. A Longyearbyen, le chef-lieu de l’archipel norvégien du Svalbard, à un gros millier de kilomètres du pôle Nord, environ 80 personnes chaudement emmitouflées ont sillonné les rues derrière des pancartes proclamant «ça chauffe ici» ou «pas cool sans glace».

Au total, plus de 5000 événements étaient prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, s’est adressée par lien vidéo, en suédois, aux milliers de manifestants (8000 selon la police) rassemblés sur une place de Stockholm.

«Nous allons faire pression sur eux, tellement de pression qu’ils ne pourront pas faillir. Nous avons montré ce que nous voulions et c’est maintenant à eux de prouver qu’ils nous écoutent vraiment».

L’Europe n’est pas en reste

Plus d’un million de personnes, selon les organisateurs, sont descendues dans les rues pour la défense du climat en Allemagne, où les partis de la fragile coalition gouvernementale d’Angela Merkel ont accouché au forceps d’une stratégie pour le climat représentant 100 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030.

A Bruxelles, 15 000 personnes ont défilé, comme Tom Baguette, un étudiant pour qui les politiques «font semblant d’entendre». Elles étaient des milliers aussi au Royaume-Uni, comme Laura-Louise Fairley, qui a manifesté à Londres «au nom de (sa) fille», âgée de quatre ans, face à la «perspective assez terrifiante» des effets du réchauffement climatique.

A Paris, Jeannette, 12 ans, est allée, comme un peu moins de 10 000 personnes, manifester accompagnée de son père Fabrice.

«C’est mon anniversaire et j’ai demandé à venir, la situation me rend triste, on est dans le caca et on fait n’importe quoi», a lancé la collégienne.

Des entreprises se mobilisaient aussi, certaines donnant congé à leurs salariés, voire fermant des magasins «On se voit dans la rue», a ainsi lancé le fonds de pension australien Future Super, qui a rallié 2000 entreprises à une initiative favorable à ce mouvement.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes Sud-Américains, Européens, Asiatiques et Africains y sont attendus.

Et vendredi 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial sur le climat lundi à l’ONU doit réunir une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump et son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l’idée d’une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU.

https://journalmetro.com/

Lilly, 12 ans, la Greta Thunberg de Thaïlande en guerre contre le plastique


Tout le monde connaît Greta Thunberg qui milite contre la pollution. Certains la critique et je trouve cela ignoble. Ce qui est encourageant, c’est qu’elle semble être un exemple que d’autres jeunes veulent suivre. Lilly n’a que 12 ans et a décidé d’agir contre le plastique en Thaïlande, et c’est Greta Thunberg qui lui aurait donné confiance malgré son jeune âge. Elle mérite elle aussi un grand respect pour ses actions.
Nuage


Lilly, 12 ans, la Greta Thunberg de Thaïlande en guerre contre le plastique


Lilly, 12 ans, la Greta Thunberg de Thaïlande en guerre contre le plastiqueLilly, 12 ans, ramasse des déchets lors d’une session de nettoyage en Thaïlande, le 25 août 2019© AFP/Mladen ANTONOV

Bangkok (AFP)

« Je suis une enfant en guerre ». Lilly, 12 ans, sèche l’école, grimpe sur son paddle et pagaye au milieu d’un canal de Bangkok embouteillé de détritus qu’elle ramasse avec précaution. Son combat: le plastique en Thaïlande, sixième plus gros contributeur mondial à la pollution des océans.

En juin, l’adolescente américano-thaïe a remporté une première victoire: aider à convaincre un grand distributeur à Bangkok, Central, de ne plus délivrer de sacs à usage unique dans ses supermarchés une fois par semaine.

Dans la foulée, d’autres groupes de distribution implantés en Thaïlande, dont l’opérateur de la chaîne japonaise 7-Eleven omniprésente dans le royaume, se sont engagés début septembre à cesser d’en donner à partir de janvier 2020.

« Ça va dans la bonne direction », sourit Lilly, en enfonçant sa pagaie pour s’approcher d’un sac rempli de cannettes rouillées et de bouteilles éventrées.

« Au début, je me trouvais trop jeune pour militer, mais Greta (Thunberg) m’a donné confiance. Quand les adultes ne font rien, c’est à nous les enfants d’agir. »

Ralyn Satidtanasarn, dit Lilly, ne sera pas à New York au côté de la jeune Suédoise égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, pour le défilé organisé le 20 septembre quelques jours avant la conférence de l’ONU sur le climat. Elle manifestera à Bangkok.

« Ma place est ici. La lutte doit se faire aussi en Asie du Sud-Est », estime-t-elle.

Récemment, plusieurs pays de la région – la Thaïlande, le Cambodge, les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie – sont montés au créneau, refusant d’être « la poubelle » de l’Occident, et ont renvoyé des conteneurs entiers de déchets plastiques directement à l’envoyeur.

Mais ils continuent d’en générer des quantités astronomiques sur leur territoire.

En Thaïlande, le sac plastique est omniprésent pour emballer les centaines de milliers de repas servis dans les cantines de rue, les boissons apportées au travail… Un Thaïlandais en utilise en moyenne huit par jour, soit près de 3.000 par an, d’après les données du gouvernement, 12 fois plus que dans l’Union européenne.

Et la Thaïlande est le 6e plus gros contributeur à pollution des océans, selon l’ONG de défense de l’environnement Greenpeace.

– Sit-in –

La récente mort d’un bébé dugong – une espèce menacée de mammifère marin – qui avait ingurgité trop de résidus plastiques a enflammé les réseaux sociaux.

Les autorités thaïlandaises ont alors de nouveau évoqué une fin du sac à usage unique d’ici 2022, conformément à une feuille de route ambitieuse élaborée en début d’année.

Mais certains doutent de son efficacité.

« Aucun mécanisme juridiquement contraignant n’est prévu et sensibiliser le public ne sera pas suffisant », met en garde Tara Buakamsri, directeur local de Greenpeace.

Dans la lignée du mouvement initié par Greta Thunberg, Lilly a d’abord fait des sit-in devant le siège du gouvernement. Elle a aussi sollicité un rendez-vous avec le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha. Sans succès.

« Je me suis dit que si le gouvernement ne m’écoutait pas, il fallait parler directement à ceux qui distribuaient les sacs plastiques pour les convaincre d’arrêter », explique-t-elle.

La jeune fille peut compter sur le soutien de sa mère qui aide à écrire ses discours devant des responsables de l’ONU, d’ambassades…

« Au début, j’ai cru à une lubie d’enfant. Mais elle s’est accrochée », raconte la maman, Sasie, elle-même ex-militante écologiste. « Sa force est d’être une petite fille sans intérêt privé à défendre. »

– « Lobbies ultra-puissants » –

Lilly a commencé à militer à l’âge de huit ans après des vacances sur une plage du royaume « couverte de plastiques ».

Depuis, même si parfois elle a « envie de s’arrêter pour aller jouer », elle participe aux sessions de nettoyage organisées par l’association Trash Hero (Les héros des ordures). La dernière en date a eu lieu au coeur de Bang Krachao, un quartier connu comme « le poumon vert de Bangkok », jonché par endroits d’une multitude de pailles, de bouteilles et d’emballages rejetés par le fleuve Chao Praya.

Beaucoup croient en la force de conviction de cette toute jeune adolescente.

« Il est très difficile d’ignorer un enfant lorsqu’il demande pourquoi nous détruisons la planète sur laquelle il doit vivre », souligne Kakuko Nagatani-Yoshida, du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Lecture

Mais, en Thaïlande, « les lobbies sont puissants et cela rend tout changement difficile », tempère Nattapong Nithiuthai, un militant écologiste qui a monté une entreprise de recyclage de tongs échouées sur les plages pour les transformer en sandales flip-flops design.

Obstacle majeur, la pétrochimie, dont l’un des principaux débouchés est le plastique et qui représente 5% du PIB thaïlandais et des dizaines de milliers d’emplois.

https://www.geo.fr/

Quatre tonnes de déchets repêchés sur 750 mètres à Lachine


Plusieurs villes  lance la grande corvée sur différents sites. Comme à Lachine au Québec, des bénévoles se retroussent les manches et nettoient les berges et dans le fleuve Saint-Laurent. C’est une façon de faire des gestes concrets pour l’environnement et aussi pour prendre conscience ce que nous jetons dans la nature et qui sont là depuis des décennies.
Nuage


Quatre tonnes de déchets repêchés sur 750 mètres à Lachine

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Durant 24 heures, des plongeurs et des marcheurs ont uni leurs efforts et se sont relayés pour effectuer une grande corvée de nettoyage. Sur la photo : cette moto avait été volée en 1992…

Une moto, des vélos, une table, des mégots, des pneus, des pneus et encore des pneus… Samedi et hier, les 200 bénévoles et organisateurs de « 24 heures pour mon fleuve » ont sorti du Saint-Laurent et retiré de ses berges plus de quatre tonnes de déchets. L’objectif était d’une tonne ; il a été largement dépassé. Un résultat mêlant fierté et désarroi.

AUDREY RUEL-MANSEAU
LA PRESSE

L’Opération Nettoyage 360° se tenait à Lachine de midi samedi à midi hier. Durant 24 heures, des plongeurs et des marcheurs ont uni leurs efforts et se sont relayés pour effectuer une grande corvée de nettoyage.

« Durant les 24 heures, on avait ajusté nos horaires pour qu’il y ait toujours quelqu’un sous l’eau. On a tous plongé avec des rotations », a expliqué la plongeuse Nathalie Lasselin, partenaire de l’événement.

Plongeurs et marcheurs ont ratissé un secteur d’environ 750 mètres, entre le quai de Lachine et la Marina d’escale. Plus de 150 bénévoles terrain ont répondu à l’appel du GRAME, organisateur de l’événement, en plus d’une soixantaine de plongeurs qui se sont joints à l’équipe dirigée par Mme Lasselin, exploratrice et cinéaste sous-marin.

« C’était comme une grande chasse au trésor. À la minute qu’on entre sous l’eau, on a envie de trouver quelque chose, on cherche à tâtons, raconte-t-elle. La visibilité dans le fleuve était de quatre à cinq pieds. Et les deux plongeurs qui ont sorti la moto, c’était leur fierté de la fin de semaine. »

Une moto entière, volée en 2012, a été extirpée du fleuve. Une voiture était aussi dans l’eau.

« On a sorti la moto avec les plongeurs et des ballons de levage, puis il y avait des gars en dehors de l’eau qui la tiraient avec des cordes. C’était pesant ! raconte Jonathan Théorêt, directeur du GRAME. L’auto, on va la sortir plus tard parce qu’elle se trouve à proximité de la prise d’eau potable de la ville. Alors, on veut être certains de faire les choses correctement. »

Une soixantaine de pneus

Au fond du fleuve, les plongeurs ont aussi trouvé de nombreux vélos. Plus d’une soixantaine de pneus – 

« Il y en avait des très vieux, mais il y en avait aussi datant de la dernière décennie », de dire M. Théorêt –, une table à pique-nique, des barrières appartenant à la Ville et un nombre incalculable de canettes, de bouteilles, de verres à café… Sur les berges, les mégots de cigarette ont remporté le triste titre du déchet le plus représenté. Les organisateurs les ont réunis dans une boîte de plexiglas laissée à la vue des passants.

« Les gens étaient dégoûtés ! J’ose croire que des fumeurs se sont sentis mal », a raconté M. Théorêt.

« Le chiffre final, c’est 4126 kg, précise Mme Lasselin. Effectivement, c’est beaucoup plus que ce qu’on pensait. On est très contents, mais en même temps, on sait pertinemment qu’il en reste encore. Et on se dit que c’est énorme, ce qu’on peut retrouver sur 750 mètres », témoigne la plongeuse associée à l’événement, qui soulignait du même coup le premier anniversaire de sa traversée sous-marine de la zone métropolitaine du fleuve Saint-Laurent.

https://www.lapresse.ca/

Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux


Les insecticides, pesticides supposés aider les agriculteurs pour de meilleurs rendements pour leur culture nuit comme on le sait aux abeilles et autre pollinisateurs, mais aussi aux oiseaux sauvages migrateurs. Même une petite dose a un impact sur leur poids, leur santé et sur leur reproduction
Nuage


Les insecticides sont aussi nocifs pour les oiseaux

Les populations d'oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. | Ryosuke Yamaguchi via Unsplash

Repéré sur Fast Company

Repéré par Mathilda Hautbois

Les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles et autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux sauvages suscitent encore plus d’inquiétudes.

Les néonicotinoïdes continuent de faire des ravages. Des travaux de recherche ont prouvé que ces insecticides, dont on connaît la toxicité pour les abeilles, sont également nuisibles aux populations d’oiseaux.

Commercialisés depuis la fin des années 1980, les néonicotinoïdes sont mondialement employés en agriculture.

«L’idée de départ était qu’ils n’étaient nocifs que pour les insectes et qu’ils étaient sans danger pour les mammifères et les oiseaux, note Bridget Stutchbury, professeure de biologie à l’université York, mais personne n’avait encore fait ce type d’étude de dosage sur des oiseaux chanteurs migrateurs.»

Dans une précédente étude, la spécialiste et son équipe avait testé en laboratoire les effets de ces insecticides quand ils sont ingurgités par les oiseaux.

«Nous avons constaté que même de petites doses les rendaient très malades, souligne-t-elle. Nous étions inquiets et surpris, et nous nous sommes demandé ce que deviennent ces oiseaux dans la nature.»

La reproduction affectée

Pour une nouvelle expérience, les scientifiques ont donné de minuscules doses de produit chimique à des moineaux sauvages –des quantités équivalentes à celles auxquelles ils seraient exposés en ne mangeant que deux ou trois petites graines enrobées d’insecticide. Une fois les oiseaux relâchés, l’équipe a suivi leur parcours grâce à des émetteurs radio miniatures.

Les résultats montrent qu’à cause de l’ingestion de l’insecticide, les oiseaux ont perdu en moyenne 6 % de leur poids en six heures. Ceux tombés malades sont restés sur place pendant trois à quatre jours de plus qu’habituellement, probablement pour reprendre de l’énergie ou se remettre de l’intoxication.

Le problème est d’autant plus grave pour les oiseaux dont la saison de reproduction est courte: une arrivée tardive sur les lieux de nidification peut nuire à leurs chances de procréer.

Les scientifiques ont en outre remarqué que les oiseaux malades étaient également désorientés, un handicap majeur pour un animal migrateur.

Les populations d’oiseaux sauvages diminuent pour de nombreuses raisons, mais les néonicotinoïdes ont un impact considérable. L’Union européenne a interdit ces insecticides en 2018, mais ils sont encore utilisés dans d’autres pays, notamment aux États-Unis.

Les effets sur les abeilles et les autres pollinisateurs étaient déjà préoccupants; ceux sur les oiseaux suscitent encore plus d’inquiétudes.

«C’est une très mauvaise nouvelle qu’un vertébré ait été exposé à ces phénomènes dans la nature et qu’en réalisant une expérience contrôlée, on puisse en mesurer les effets dramatiques», a déploré Bridget Stutchbury.

http://www.slate.fr/

Jeter sa peau de banane ou son trognon dans un parc, ce n’est "pas si naturel"


Une information qui mérite d’être lu pour ceux qui ont à coeur l’environnement. Jeter le reste d’un fruit comme une peau de banane ou un coeur de pomme dehors ne nous inquiète pas, car c’est biodégradable sauf que …. Un aliment aussi naturel, soit-il n’est pas nécessairement naturel dans l’environnement qu’il est jeté. Les animaux ne le mangent pas et cela prendra plus de temps à se décomposer. S’il y a des graines, il ne fera pas parti des espèces indigènes. Si nous jetons sur le bord des routes, nous habituons des animaux à venir se nourrir et sont plus à risque d’être victime d’accident souvent mortel.
Nuage


Jeter sa peau de banane ou son trognon dans un parc, ce n’est « pas si naturel »


Jeter sa peau de banane ou son trognon dans un parc, ce n'est "pas si naturel"Un écureuil grignote une peau de banane© AFP/Archives/KAREN BLEIER

Los Angeles (AFP)

Réfléchissez-y à deux fois la prochaine fois que vous jetterez votre peau de banane ou votre trognon de pomme pendant une promenade en forêt: ils ne sont « pas si naturels » qu’on le pense et peuvent avoir un impact négatif sur l’environnement, préviennent les gardes d’un parc national américain.

« Ces aliments +naturels+ ne se décomposeront pas rapidement », avertissent sur leur page Facebook les gardes du parc national de Glacier, dans le Montana (nord-ouest des Etats-Unis), pour inciter les visiteurs à emporter tous leurs déchets avec eux.

« Si les animaux ne mangent pas ces déchets alimentaires, leur décomposition demandera bien plus longtemps que vous ne le pensez », jusqu’à « plusieurs années » pour certains fruits en fonction de l’environnement, soulignent les rangers de ce parc situé à la frontière canadienne, une « réserve de biosphère » inscrite au patrimoine de l’Unesco.

Une peau de banane est certes biodégradable mais le processus peut demander deux ans dans le parc de Glacier, tandis qu’il faudra tout de même huit semaines pour un trognon de pomme.

Un grand nombre de produits alimentaires que nous consommons ne sont en outre « pas si naturels » dès lors qu’ils ne sont pas originaires de l’endroit où ils sont jetés, ajoutent les gardes du parc dans leur billet destiné à « casser les idées reçues » dans ce domaine.

« Si la faune sauvage les mange, ils ne seront probablement pas bien digérés car ces animaux ne sont pas accoutumés à cette nourriture », et les graines de fruits et légumes pourraient donner des plantes qui ne sont pas autochtones.

Cette nourriture peut enfin mettre en danger les animaux de manière insoupçonnée

« Par exemple, si vous lancez le reste de votre pomme par la fenêtre de votre voiture, cela peut inciter les animaux sauvages à venir chercher leur nourriture le long des routes. Et plus ils passent de temps près des routes, plus ils courent le risque de se faire percuter par une voiture », insistent les rangers.

https://www.geo.fr/

Impact de foudre : les éclairs les plus puissants se produisent entre novembre et février


En 8 ans, il y a eu environs deux milliards d’éclairs sur terre et les scientifiques ont plus identifié à peu près 8 000 super éclairs. Leur puissance est mille fois plus fort que les éclairs moyens. Heureusement, ces supers éclairs se passe en mer, surtout sur la mer Méditerranée et dans l’hémisphère nord. Étrangement, c’est surtout entre novembre et février, mais les chercheurs ne savent pas pourquoi.
Nuage


Impact de foudre : les éclairs les plus puissants se produisent entre novembre et février


Nathalie Mayer
Journaliste

Ils sont au moins mille fois plus puissants que les autres. Mais ne comptent que pour à peine un millième de pour cent des impacts de foudre. Une étude montre aujourd’hui que les éclairs super puissants frappent de manière totalement inhabituelle.

La plupart des orages surviennent dans la chaleur de l’été. C’est bien connu. Mais une étude menée par les chercheurs de l’université de Washington (États-Unis) vient aujourd’hui justement ébranler quelques certitudes à ce sujet. Les éclairs les plus puissants surviendraient en réalité entre novembre et février. Et ils se déclencheraient essentiellement au-dessus de la mer.

Notons que les chercheurs qualifient de « super puissant », un éclair qui émet plus d’un million de joules d’énergie électrique. C’est mille fois plus que l’énergie émise par un éclair moyen. Ce sont ces éclairs-là que les scientifiques américains ont étudiés grâce à des données recueillies sur 100 stations de détection réparties sur la Planète entière. Sur pas moins de deux milliards d’éclairs enregistrés entre 2010 et 2018, ils ont pu identifier quelque 8.000 éclairs super puissants.

Sur cette carte, les éclairs super puissants. En rouge, les éclairs d’une énergie supérieure à deux millions de joules. © Holzworth et al., Université de Washington

Sur cette carte, les éclairs super puissants. En rouge, les éclairs d’une énergie supérieure à deux millions de joules. © Holzworth et al., Université de Washington

Une explication qui reste à trouver

L’étude conclut que les éclairs les plus puissants frappent la Terre de manière fondamentalement différente des autres.

« Quatre-vingt-dix pour cent des éclairs se produisent au-dessus de la terre, raconte Robert Holzworth, chercheur à l’université de Washington. Mais les éclairs super puissants se produisent principalement au-dessus de l’eau. »

Du côté de la mer Méditerranée notamment, et du nord-est de l’Atlantique.

Les super éclairs sont par ailleurs plus fréquents dans l’hémisphère nord et à une période inhabituelle de l’année : entre novembre et février, avec, en plus, des années beaucoup plus prolifiques que d’autres. Le tout pour une raison qui reste à découvrir. 

« Peut-être que le phénomène est lié aux taches solaires ou aux rayons cosmiques », avance Robert Holzworth avec grande prudence.

https://www.futura-sciences.com

La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace


La NASA expérimente une façon d’éradiquer le paludisme depuis l’espace, qui a commencé depuis 2017. Ils ont remarqué que la déforestation semble être une conséquence du paludisme. Pouvoir prévoir à l’avance les risques de contamination et amener le personnel en prévention pour éviter des épidémies
Nuage


La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace

La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espacePhoto: Getty Images

Plusieurs maladies véhiculées par les moustiques sévissent encore dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, la dengue, le virus Zika, le chikungunya, mais aussi le paludisme (ou malaria), contre lequel la Nasa expérimente depuis l’espace une nouvelle technique en Birmanie afin de tenter de l’éradiquer.

Les scientifiques de l’agence spatiale américaine, en partenariat avec des chercheurs de l’université américaine du Maryland, exploitent des données satellitaires regroupant divers facteurs environnementaux comme la température, l’humidité du sol, les précipitations et la couverture forestière.

Ils les combinent ensuite avec des données socioéconomiques comme la densité de la population et le nombre de déplacements transfrontaliers.

L’objectif est d’identifier à l’avance les zones particulièrement sensibles au paludisme, pour que du personnel qualifié et des médicaments puissent être acheminés à temps afin de prévenir une éventuelle épidémie.

«Beaucoup de personnes utilisent dans une certaine mesure la modélisation spatiale (…) Mais pas avec la même intensité et les mêmes capacités que celles que nous avons ici», explique à l’AFP Tatiana Loboda, la scientifique qui pilote le projet en Birmanie.

L’expérimentation a débuté en 2017, mais l’équipe de la chercheuse a déjà constaté une forte corrélation entre le taux de déforestation et la maladie.

Une théorie (qui reste à prouver) est que ces zones, comprenant souvent des exploitations forestières, des mines et des plantations, accueillent un nombre particulièrement important de travailleurs migrants ou saisonniers qui transportent avec eux de nouvelles souches du parasite.

La tâche des scientifiques est délicate en Birmanie où plusieurs régions, théâtres de conflits entre l’armée et des factions rebelles, sont très difficiles d’accès.

«Je voudrais couvrir l’ensemble du pays en effectuant des déplacements aléatoires (sur le terrain), mais je ne peux pas», déplore Tatiana Loboda.

Le nombre de décès dus au paludisme a chuté dans le pays de 3900 en 2010 à 220 en 2017, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que cette maladie connaît une baisse massive du nombre de cas dans le monde depuis une dizaine d’années (-40%) et pourrait être éradiquée «en l’espace d’une génération», selon un rapport publié dans la revue The Lancet.

Mais la Birmanie héberge plusieurs formes de paludisme résistant au traitement standard et les experts craignent qu’elles se répandent notamment en Afrique subsaharienne où se concentre la majorité des décès.

La dengue et le paludisme, deux maladies qui se transmettent via une piqûre de moustique, présentent des signes cliniques relativement semblables (forte fièvre, vomissements…). Les zones les plus exposées au paludisme sont généralement les régions rurales ou reculées, tandis que la dengue est très active dans les zones urbaines ou semi-urbaines.

https://journalmetro.com/