Le volume des déchets dans le monde pourrait augmenter de 70% d’ici à 30 ans !


On s’attendrait qu’avec les années, on feraient moins de déchet, mais selon les pronostics, il semble que nous allions augmenter de plus de la moitié. C’est vraiment incompréhensible.
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Le volume des déchets dans le monde pourrait augmenter de 70% d’ici à 30 ans !

 

dechets

Crédits : pxHere

par Yohan Demeure

Un récent rapport de la Banque mondiale a donné des chiffres vertigineux concernant les déchets produits par l’humanité. Il s’agit là d’une menace de plus pesante sur l’environnement et la santé humaine, déjà mis en danger par le réchauffement climatique.

Dans un communiqué publié le 20 septembre 2018, la Banque mondiale (BM) s’est exprimée au sujet des déchets, dont le volume total pourrait augmenter de 70% dans le monde d’ici à 2050. Cette situation inquiétante résulte de l’urbanisation rapide et de l’augmentation de la population humaine. Dans son communiqué, la BM a diffusé un rapport baptisé What A Waste 2.0 : A Global Snapshot on Solid Waste Management to 2050.

Le volume total de ces déchets était de 2,01 milliards de tonnes en 2016, et pourrait alors atteindre les 3,4 milliards en 2050. La BM indique également que les pays les plus riches représentent seulement 16% de la population mondiale, mais produisent plus d’un tiers des déchets, à savoir 34% ! Quant à la région Pacifique ainsi que l’Asie de l’Est, il est question de 23% – soit près d’un quart du volume total des déchets. Il y a également une donnée ajoutant encore un peu plus d’inquiétude : l’Afrique subsaharienne devrait tripler sa production de déchets dans les trois décennies à venir.

Laura Tuck, vice-présidente chargée du développement durable à la Banque mondiale, a expliqué que «les plus pauvres de la société» sont les plus impactés par «une gestion inadéquate des déchets», et qu’il s’agit là d’un fait «qui s’ajoute au problème du climat».

Silpa Kaza, spécialiste du développement urbain à la Banque mondiale, a évoqué le fait qu’il était plus onéreux de tenter de régler les problèmes des déchets en aval, plutôt que de trouver de vraies solutions concernant la gestion même de ces déchets.

Une mention spécialement mauvaise a été décernée à la gestion du plastique, dont l’impact peut durer durant des siècles, voire des millénaires. En 2016, les déchets plastiques représentaient 242 millions de tonnes, soit 12% du volume total des déchets solides. Par ailleurs, les pays riches recyclent un tiers de leurs déchets, mais dans les pays pauvres environ 4% seulement le sont.

La Banque mondiale préconise des solutions déjà connues depuis des années : gestion publique des déchets, réduction de la consommation de plastique et des volumes de déchets alimentaires par des actions pédagogiques envers la population, etc.

Sources : South China Morning PostSciences et Avenir

https://sciencepost.fr

Le projet fou de scientifiques pour empêcher les glaciers de fondre


Une idée à la Trump non pas pour l’immigration, mais pour empêcher un glacier de fondre trop vite et retarder la montée des niveaux des mers. Est-ce que cela vaut la peine ? Peut-être, à la condition que des actions concrètes sont faites à la source, et ce, dès maintenant
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Le projet fou de scientifiques pour empêcher les glaciers de fondre

 

glacier banquise fonte

Crédits : iStock

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs proposait il y a quelques jours un plan complètement fou visant à limiter la fonte des glaciers de l’Antarctique et du Groenland. Ce phénomène risque d’élever le niveau des mers, et de ce fait menace les millions de personnes vivant sur les côtes.

Des centaines de millions de personnes vivent aujourd’hui sur les côtes de notre planète. Ces habitants – et les infrastructures qui les accompagnent – sont ainsi les premiers concernés par la hausse du niveau de la mer. Si plusieurs facteurs peuvent expliquer ces évolutions de niveaux, l’un des plus importants reste la fonte des plus grands glaciers du monde. Pour prévenir les dommages occasionnés, une équipe de chercheurs propose une idée, qui se présente aujourd’hui comme “le plus grand projet de génie civil de l’histoire de l’humanité”. Le principe ? Construire une structure de soutien directement sous les glaciers pour les empêcher de s’effondrer.

Ce n’est pour l’heure qu’une idée sur le papier.

 Ce type «d’intervention sur la calotte glaciaire d’aujourd’hui serait à la limite des capacités humaines», admettent en effet les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Cryosphere. 

Mais ils rappellent tout de même qu’il y a «suffisamment de glace empilée sur l’Antarctique pour élever les mers du globe de près de 60 mètres».

Pour leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur Thwaites, un gigantesque glacier de l’Antarctique, de plus en plus fragile. À lui seul, il a le potentiel d’augmenter le niveau de la mer de trois mètres environ. Deux méthodes sont proposées. La première consiste à soutenir le glacier avec une série de monticules sur environ 300 mètres, par-dessous. Dans ce cas, les eaux plus chaudes pourraient encore venir se frotter au glacier, mais cette structure aurait au moins la capacité de l’empêcher de s’effondrer. Avec cette méthode, les chercheurs estiment qu’il y a 30% de chance que le glacier ne s’effondre pas au cours des 1000 prochaines années.

Vient ensuite la seconde approche, bien plus compliquée : construire un mur sous le glacier, ce qui empêcherait cette fois-ci l’eau chaude venue des bas-fonds de se frotter à la glace. Les chances de réussite sont ici estimées à 70%, toujours pour les 1000 prochaines années.

Si les idées proposées sont en théorie potentiellement faisables sur le plan technique (quoique), ces deux méthodes, aussi bonnes soient les intentions, ne proposent qu’un “pansement”. Elles ne régleront pas le problème du réchauffement climatique. La hausse du niveau de la mer n’est qu’une conséquence parmi tant d’autres. Nous devons ainsi tout mettre en oeuvre, non pas pour colmater les brèches, mais pour s’attaquer directement à la source du problème.

Source

https://sciencepost.fr/

Pays-Bas: les couches bébé recyclées en… pots de fleurs


Voilà un pas pour diminuer la pollution faite par les couches pour bébés. Les couches, c’est bien pratiques, mais c’est des montagnes qu’une ville doit gérer. Si on peut les recycler alors pourquoi pas
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Pays-Bas: les couches bébé recyclées en… pots de fleurs

 

Face à la montagne de couches pour bébé sales produite chaque année par les foyers néerlandais, une entreprise a entamé mardi la construction de la première usine de recyclage du pays destinée à transformer ces déchets en produits commercialisables.

Grâce à une société près de Nijmegen, au centre des Pays-Bas, le plastique des couches aura une seconde vie en tant qu’article ménager, et pourra par exemple être transformé en meuble de jardin ou en pot de fleurs.

« Au total, nous prévoyons de traiter environ 15.000 tonnes de couches par an », a déclaré Harrie Arends, porte-parole de la société d’énergie ARN qui exploitera l’usine.

Les Pays-Bas s’attaquent ainsi à une source majeure de pollution: des millions de tonnes de couches sont jetées chaque année, ce qui constitue un risque majeur pour la santé selon les organismes de surveillance de l’environnement.

L’usine néerlandaise, qui devrait commencer ses premières opérations de recyclage en décembre, disposera d’un « réacteur » en acier qui utilise de la vapeur à haute pression pour séparer les composés plastiques de l’urine et des fèces.

« Les couches sont chauffées à 250 degrés Celsius sous 40 bars de pression et tout se liquéfie », indique à l’AFP M. Arends.

Une fois refroidies, les granules de composé plastique flottent à la surface avant d’être séparées du reste, qui consiste essentiellement en des eaux usées, poursuit-il.

Le plastique est ensuite passé à travers un granulateur, tandis que les eaux usées, qui génèrent du gaz, sont transformées en engrais et en carburant pour les centrales électriques. Le reste du liquide est acheminé vers une station d’épuration voisine.

Après la mise en fonctionnement du premier réacteur, d’une capacité de 5.000 litres, l’usine prévoit d’en construire deux autres.

La capacité de traitement reste cependant limitée puisque les foyers néerlandais jetent 144.000 tonnes de couches sales chaque année, selon l’organisation environnementale Milieu Centraal.

http://www.lepoint.fr/

Réchauffement climatique : le rapport de la dernière chance ?


On a beau parler de croissance économique, d’éducation, de santé, mais si les gouvernements n’agissent pas pour freiner autant soit peu les changements climatiques alors ils seront responsables de la suite et de l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Comment se fait-il que des scientifiques clament depuis des années d’agir et que maintenant, le pire est à venir, et ce n’est pas dans 10 ans, ni dans 5 ans qu’il faut agir, mais maintenant. La politique ne fait rien et ne vaut rien.
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Réchauffement climatique : le rapport de la dernière chance ?

 

eoliennes coucher de soleil

 

Crédits : Pixnio

par Yohan Demeure

Dans un rapport publié par l’ONU cet été, des scientifiques tentent d’expliquer aux décideurs politiques qu’il faudrait ne plus perdre de temps afin d’opérer des changements concernant nos modèles économiques.

Recrudescence des phénomènes climatiques, pollution des eaux et des sols, augmentation du niveau des mers, etc. Il s’agit d’autant de dérives liées au réchauffement climatique engendré par les activités humaines, à savoir les diverses pollutions et la multiplication des déchets en tout genre. Nos modes de vie – et donc de consommation – sont en cause, et il faudrait pouvoir changer de politique.

Il s’agit du message qu’un rapport de l’ONU baptisé Global Sustainable Development Report 2019 publié durant l’été 2018 tente de faire passer. Le groupe de scientifiques, économistes et autres experts de l’environnement à l’origine de ce rapport – qui sonne comme une sorte de “rapport de la dernière chance” – s’adresse clairement aux gouvernements.

Selon les auteurs, il serait impératif d’entamer de grands changements au niveau de nos systèmes économiques. En effet, ces modèles économiques influenceraient les politiques (surtout dans les pays riches), qui ne considéreraient pas assez les problématiques de transition énergétique. Ils ne prendraient pas non plus en compte l’épuisement des ressources naturelles.

Les experts estiment que l’humanité est allée au-delà de «la capacité des écosystèmes planétaires à gérer les déchets générés par l’utilisation de l’énergie et des matériaux». À l’heure où les politiques sont souvent axées sur la croissance économique, le rapport de l’ONU rappelle une réalité édifiante : il ne peut exister de croissance infinie sur notre planète.

Le rapport met également l’accent sur la lenteur des décisions et engagements pris, à l’instar de ce qui est ressorti des dernières Conférence des parties (COP), notamment la COP 21 qui s’est déroulée en 2015 à Paris. La nature des résolutions est également critiquée. En effet, des mesures telles que la taxation carbone – assimilées au principe de pollueur-payeur – ne pourront en aucun cas motiver une transition réelle et efficace. Est-ce une sorte de rapport de la dernière chance concernant le réchauffement climatique ?

Sources : The IndépendantFutura SciencesTrust My Science

https://sciencepost.fr/

À Amsterdam, les touristes partent à la pêche au plastique


C’est une bonne idée. S’offrir une balade en bateau sur les canaux d’Amsterdam tout en pêchant le plastique pendant la croisière. C’est une activité qui fait prendre conscience de la pollution des eaux qui est dommageable pour la flore et faune marine.
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À Amsterdam, les touristes partent à la pêche au plastique

 

Une idée qui permet d’allier tourisme et conscience écologique.

Plutôt que d’offrir une simple balade en bâteau sur les canaux d’Amsterdam, l’entreprise maritime Plastic Whale propose aux touristes d’en profiter pour ramasser les déchets qui flottent à la surface de l’eau. Munis d’une épuisette, les passagers sont invités à pécher les déchets en plastique qu’ils croisent sur leur route.

Lancée il y a maintenant sept ans, l’initiative a permis de sortir plus de 146.000 bouteilles en plastique des canaux de la ville. En mai dernier, l’entreprise s’est même servie du contenu de 2.194 sacs de déchets en tout genre pour construire de nouveaux bâteaux destinés à augmenter sa flotte.

Plastic Whale possède désormais dix navires et ne compte pas s’arrêter là. Au plus les touriste pêcheront du plastique, au plus l’entreprise pourra se développer et continuer à nettoyer les eaux d’Amsterdam.

« Environ 80% des déchets qui flottent dans la mer proviennent des villes aux quatre coins de la planète », avait expliqué Marius Smit, le fondateur de Plastic Whale au Guardian. « Je suis convaincu qu’il y a des millions de personnes qui, comme moi, voulait contribuer à régler ce problème ». 

Pour une expédition de 2 heures, les touristes paient un peu plus de 25 euros – un prix tout à fait correct comparé aux autres croisières proposées sur les canaux d’Amsterdam. Du thé, de l’eau, du chocolat, des couvertures, des filets de pêche et des gants sont fournis à chaque passager. Et un prix spécial est même offert à celui qui pêchera l’objet le plus insolite.

https://www.7sur7.be/

Un génocide environnemental prévu


Au Québec, nous sommes en mode d’élections et comme dans tous les pays, les candidats font mille promesses .. De quoi bâiller ! Pendant qu’on s’entête avec les signes religieux, l’environnement est vraiment malade. Et si on ne fait rien, alors on aura bien plus de problèmes de ce qu’on a aujourd’hui et qui va couter plus cher pour la santé, l’économie et plus de gens demanderons d’immigrer pour chercher à survivre.
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Un génocide environnemental prévu

 

«L’heure est grave ! Citoyens de cette Terre, réveillons-nous ! Si ces partis sont en tête, c’est parce que nous nous apprêtons à voter pour eux», écrit l'auteur.

Photo: Olivier Zuida Le Devoir «L’heure est grave ! Citoyens de cette Terre, réveillons-nous ! Si ces partis sont en tête, c’est parce que nous nous apprêtons à voter pour eux», écrit l’auteur.

Serge Fortier

La communauté scientifique mondiale sonne l’alerte depuis plusieurs décennies. L’ONU donne à peine deux ans pour effectuer un changement radical de cap sur notre surconsommation avant que le point de non-retour arrive.

Le réchauffement climatique apporte son lot de problèmes qui commencent à se faire sentir de plus en plus au Québec. Périodes plus fréquentes et plus longues de canicule ayant causé la mort, pluies et vents plus forts et destructeurs, augmentation des problèmes d’insectes et de maladies dans les cultures. Il faut être déconnecté de la réalité pour ne pas voir le mur qui se dresse devant l’avenir de l’humanité.

Malgré l’urgence climatique, et bien que tous les partis présents au débat des chefs aient reçu la déclaration d’urgence climatique appuyée par la majeure partie de la société civile, seuls deux partis sur les quatre présents au débat priorisent ce dossier dans leur programme.

On s’apprête à mettre au pouvoir des décideurs de notre avenir pour quatre ans et les deux partis en tête des sondages n’ont rien de solide pour amorcer les changements requis. Ce n’est que la sacro-sainte économie de surconsommation qui prime. Celle-là même qui nous a menés vers le mur auquel fait face notre environnement vital.

Et ne jouons pas à l’autruche. Un environnement détruit, c’est adieu l’économie, la santé, le contrôle de l’immigration, l’équité sociale et tous les autres sujets qui ne sont qu’une poussière dans l’oeil alors qu’on a une poutre dans l’autre et que les deux partis en tête des sondages n’ont même pas de plan pour y remédier.

L’heure est grave ! Citoyens de cette Terre, réveillons-nous ! Si ces partis sont en tête, c’est parce que nous nous apprêtons à voter pour eux. Cela revient à dire que nous devenons complices du génocide environnemental vers lequel s’apprêtent à nous entraîner ces politiciens du XIXe siècle.

Jamais dans l’histoire, citoyenne et citoyen, le mandat que nous nous apprêtons à donner n’aura été aussi chargé de responsabilité envers l’avenir ! Si certains politiciens ne comprennent pas l’urgence climatique, de grâce, ayons au moins un minimum de respect envers l’avenir que nous réservons à nos enfants. Sommes-nous trop bien roulés dans la ouate pour nous rendre compte de l’importance de notre vote le 1er octobre pour l’avenir de nos conditions de vie sur cette Terre ?

Les études montrent qu’il y a plus de possibilités d’emploi en amorçant le virage environnemental qu’en conservant notre économie destructrice telle qu’on la connaît. Mais ça prend du courage pour prendre ce virage !

Un achat, c’est un vote ! Un vote, c’est une responsabilité. Des responsabilités entraînent des conséquences. Souhaitons-nous avoir la responsabilité d’être complices des malheurs que vivront nos enfants ? N’oublions pas qu’on a les politiques et les politiciens qu’on mérite ! Après tout, c’est nous qui leur donnons le pouvoir de décider de notre avenir.

https://www.ledevoir.com/1537011165

Arbres, fuites de gaz, aspirer le carbone: trois idées oubliées pour sauver le climat


Il est clair qu’il est urgent d’agir, même si on sait qu’il est trop tard pour changer les conséquences avenir des changements climatiques, mais au moins, il possible pour minimiser l’impact.
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Arbres, fuites de gaz, aspirer le carbone: trois idées oubliées pour sauver le climat

 

Non seulement les humains doivent cesser de rejeter des gaz à effet de serre,... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

 

PHOTO ARCHIVES REUTERS

 

IVAN COURONNE
Agence France-Presse

Non seulement les humains doivent cesser de rejeter des gaz à effet de serre, mais ils doivent trouver le moyen de retirer une partie du carbone déjà rejeté, afin de limiter la hausse de la température du globe.

Ce renversement doit intervenir, selon de nombreux scientifiques, dans la seconde moitié du XXIe siècle. Cette absorption du CO2 est l’angle mort de la lutte contre le changement climatique. Mais des solutions existent, mises à l’affiche lors du sommet mondial pour l’action climatique qui se tient cette semaine à San Francisco.

Les forêts et les champs

Les arbres absorbent du dioxyde de carbone par la photosynthèse, et aident à stocker ce carbone dans le sol. La déforestation conduit donc à laisser plus de carbone dans l’atmosphère, ce qui réchauffe la planète.

C’est pour cela que les forêts et la végétation en général sont considérées comme une solution centrale au problème du carbone – potentiellement des centaines de millions de tonnes supplémentaires de CO2 absorbables par an. Si seulement les humains cessent de défricher.

« C’est 30 % de la solution, mais cela ne reçoit que 2 % des financements internationaux » liés au changement climatique, dit Carlos Manuel Rodriguez, le ministre de l’Environnement du Costa Rica, où la superficie boisée a doublé en 30 ans.

Les terres agricoles sont aussi importantes.

Les cultures des champs absorbent naturellement du CO2 de l’air, dont ils réinjectent le carbone dans le sol. Il suffirait d’augmenter légèrement le taux absorbé pour potentiellement en capturer d’énormes quantités: 0,04 %, ou 4 pour mille, suffirait, selon une initiative lancée par la France en 2015.

Par exemple, argue Stéphane Le Foll, qui dirige « 4 pour 1000 », les agriculteurs devraient planter de la luzerne, afin que les champs restent couverts de plantes toute l’année, entre le maïs et le blé par exemple. Et qu’ils arrêtent de labourer, afin de limiter l’érosion.

« L’idée est que quand vous passerez en avion d’ici 20 à 30 ans, il n’y aura plus de grandes parcelles labourées », dit-il à San Francisco.

Réduire les fuites de gaz

Les gaz hydrofluorocarbures (HFC) sont les réfrigérants des climatiseurs, mais les climatiseurs fuient, ce qui réchauffe l’atmosphère. En accélérant le remplacement des HFC par d’autres gaz moins nocifs, les émissions pourraient baisser de 5 à 16 % entre 2015 et 2025, selon un rapport publié cette semaine par la coalition America’s Pledge.

Les fuites des puits et gazoducs sont une autre source majeure de gaz à effet de serre, en l’occurrence du méthane, dont le pouvoir réchauffant est très supérieur à celui du CO2. Il faudrait réparer les fuites, jusqu’au bout du circuit de distribution… les conduites de gaz de ville.

Aspirer le CO2 de l’air

« Aspirer » le carbone directement de l’air est une autre idée pour l’instant au stade expérimental. Trois sociétés en Suisse, en Islande et au Canada ont mis au point des systèmes qui extraient le CO2 de l’air et le stockent… Par exemple, le CO2 peut être injecté en sous-sol, dans les aquifères, ou bien il peut être absorbé par les roches.

« C’est cher, c’est difficile, mais c’est plausible », explique James Mulligan, auteur d’un rapport sur le sujet à l’ONG World Resources Institute.

Le coût est évalué de 100 à 200 dollars par tonne de CO2 stocké, contre 50 dollars environ pour la reforestation. Des économies d’échelles conséquentes doivent donc encore être réalisées.

http://www.lapresse.ca/