Le bilan carbone du tourisme est bien plus mauvais qu’on ne l’imaginait


Le tourisme mondial est responsable de 8% des gaz à effet de serre, et pourraient augmenter dans les années à venir si le tourisme durable n’est pas en vigueur. Ce sont surtout les petites iles qui sont les plus touchés,de 30% à 80% et pourtant le tourisme aide a l’économie de ces iles.
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Le bilan carbone du tourisme est bien plus mauvais qu’on ne l’imaginait

 

Hé, vous: saviez-vous que les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires?  | Ishan @seefromthesky via Unsplash License by

Hé, vous: saviez-vous que les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires? | Ishan @seefromthesky via Unsplash License by

Arunima Malik et Ya-Yen Sun

Il devient urgent de développer le tourisme durable, notamment dans les destinations insulaires, qui possèdent les empreintes les plus élevées.

Selon une étude publiée en mai 2018 dans la revue scientifique Nature Climate Change, et conduite pour la première fois à l’échelle mondiale, l’empreinte carbone du secteur touristique s’avère environ quatre fois plus importante que ce que l’on pensait.

Des chercheurs et chercheuses des Universités de Sydney, du Queensland et de Cheng Kung à Taïwan –dont nous faisons partie– ont travaillé ensemble pour évaluer l’intégralité de la chaîne de production de ce secteur, qui inclut le transport, l’hébergement, la nourriture et les boissons, les objets souvenirs, les vêtements, les cosmétiques et bien d’autres produits.

Tous ces éléments pris en compte, le tourisme mondial est responsable d’environ 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dépassant de beaucoup les précédentes estimations.

Tout compte fait

Le secteur du tourisme pèse plus d’un billion de dollars et croît plus vite que le commerce international.

Pour évaluer concrètement les émissions produites par le tourisme, nous avons analysé plus d’un milliard de filières d’approvisionnement, portant sur les multiples produits consommés par les voyageurs et voyageuses. En combinant une base de données détaillée sur le commerce international à des comptes permettant de savoir quels biens et services les touristes avaient achetés, nous avons identifié les flux de carbone entre 160 pays pour la période 2009-2013.

Nos résultats montrent que ces émissions ont augmenté d’environ 15% au cours de cette période, passant de 3,9 gigatonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2e) à 4,5 gigatonnes. Cette hausse provient principalement des dépenses touristiques liées au transport, aux achats et à la nourriture.

Carte du monde montrant les flux de carbone. En 2013, les voyages internationaux représentaient 23% de l’empreinte carbone mondiale du tourisme. | Nature Climate Change

Si rien ne change, notre appétit croissant pour les voyages devrait porter ces émissions à environ 6,5 Gt d’ici 2025. Cet engouement s’explique principalement par une hausse des revenus, dont le tourisme dépend fortement.

À qui la faute?

Dans cette étude, nous avons comparé deux analyses d’attribution de la responsabilité pour ces émissions: une comptabilité se basant sur la résidence, une autre sur la destination. La première impute les émissions au pays de résidence des touristes, la seconde au pays hôte.

Traduisons cela en termes simples: les émissions de CO2du tourisme sont-elles la responsabilité des voyageurs ou celle des destinations touristiques?

Si la responsabilité incombe aux voyageurs, il nous faudrait dès lors identifier les pays envoyant le plus de touristes dans le monde et identifier les moyens de réduire l’empreinte carbone de leurs déplacements.

D’un autre côté, une comptabilité prenant en compte la destination peut donner une idée des lieux touristiques –on pense notamment aux îles– qui bénéficieraient le plus d’améliorations technologiques et de réglementations visant à réduire l’empreinte carbone du tourisme.

En outre, le suivi sur une période donnée des émissions en fonction de la destination pourrait aider les chercheurs et chercheuses et les responsables politiques à évaluer le succès de programmes d’incitation et de réglementations, ainsi que la vitesse de décarbonisation des activités touristiques.

Comment les pays se classent-ils en fonction des deux analyses possibles, touristes ou pays hôte? Les États-Unis arrivent en tête quelle que soit la perspective adoptée –un grand nombre de personnes voyagent à la fois depuis et vers les États-Unis. Viennent ensuite la Chine, l’Allemagne et l’Inde.

Quels sont les résultats si l’on regarde au niveau des pays, mais des habitantes et habitants? La situation diffère: les destinations insulaires possèdent les empreintes les plus élevées pour ce qui est des destinations. Les Maldives arrivent en tête, avec 95% des émissions liées au tourisme imputables aux visiteurs et visiteuses internationales.

Les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires. Ces résultats posent la question de l’impact du tourisme sur les petits États insulaires.

Les îles, point chaud du tourisme

Si les petites îles dépendent des revenus générés par le tourisme, cette activité menace la biodiversité insulaire. Mais ces États n’ont généralement pas la capacité de répondre à cette menace, en raison de leurs faibles économies d’échelle et de leur relatif isolement.

Apporter un soutien financier et technique à ces îles pourrait potentiellement les aider à décarboniser leurs infrastructures. Ce soutien traduirait la part de la responsabilité que prennent les touristes, et tout particulièrement celles et ceux des pays développés.

Les Maldives, l’île Maurice et d’autres petites îlesexplorent très activement les moyens de développer leur capacité d’énergie renouvelable pour réduire l’intensité carbone de leurs hôtels, transports et espaces de loisirs.

Espérons que notre étude fournira un point de départ pour des échanges entre le public, les entreprises et les responsables politiques à propos du tourisme durable.

Les changements concrets émergeront de la mise en œuvre de réglementations et d’incitations communes pour encourager des voyages plus sobres en carbone. Au niveau personnel, il vaut vraiment la peine d’examiner le coût en carbone de ses vols, en choisissant, pourquoi pas, de compenser ses émissions et en soutenant les entreprises œuvrant pour un tourisme «durable».

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

The Conversation

http://www.slate.fr/

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Une forêt tropicale découverte en Afrique grâce à Google Earth


On voit des choses avec Google Earth ! On peut même découvrir une forêt tropicale en Afrique !! Cette découverte date de 2012, mais cette année plusieurs spécialistes ont été visiter cette forêt vierge. Ils sont même trouver de nouvelles espèces. Espérons que cette forêt sera protégée
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Une forêt tropicale découverte en Afrique grâce à Google Earth

 

 

foret vierge tropicale

Crédits : Flickr

par Yohan Demeure

Google Earth a encore permis de faire une découverte ! En effet, la plateforme composée de photos satellites a donné la possibilité d’aller explorer une forêt tropicale perchée sur un sommet situé au Mozambique !

La découverte a été faite en 2012, mais n’avait pas fait grand bruit dans les médias. Selon Julian Bayliss, biologiste à l’Université Oxford Brookes (Royaume-Uni), il s’agit d’une forêt vierge localisée dans les plaines du nord du Mozambique au sommet du mont Lico, dont l’altitude est d’environ 700 mètres. La première expédition au cœur de ce site n’a eu lieu qu’en mai 2018 et a duré une douzaine de jours, comme le souligne le site de l’ONG Alliance Earth. Auparavant, seules deux courtes missions de reconnaissance avait été organisées afin de préparer la plus récente.

Rassemblant des chercheurs de plus d’une dizaine d’universités, l’expédition avait pour but principal d’explorer la faune et la flore environnantes. Ainsi, les 28 géologues, botanistes, biologistes et autres scientifiques spécialistes dans l’étude des animaux se sont rendus sur le mont Lico, guidés par Jules Line, spécialiste des escalades sans cordage et Mike Robertson, un militant anti-lobbys pétroliers connu pour avoir escaladé la tour Eiffel sans équipement.

Les géologues ont creusé un trou de plusieurs mètres de profondeur, le but de la manœuvre étant d’en apprendre d’avantage sur l’histoire de la forêt tropicale et de comprendre comment le changement climatique affecte les forêts dans le temps. D’autres chercheurs ont par ailleurs déniché de potentielles nouvelles espèces de poissons, de crabes, de papillons, de rongeurs, de grenouilles, etc. Par exemple, une sorte de serpent amphibien inconnu de 24 cm de long a été découvert.

Évoquons enfin le fait que cette expédition a été financée par l’African Butterfly Research Institute, le groupe de bienfaisance Transglobe Expedition Trust, ainsi que Bioconsensus, un conseil écologique canadien.

Sources : QuartzFredzone

https://sciencepost.fr/

Nous ne sommes pas les premiers à dérégler le climat de la Terre


Bien sûr que la Terre à déjà vécu d’autres changements climatiques. Quand les végétaux et animaux sont apparus, les choses ont commencé à changer, même de tout petits vers marins et terrestres on participer ce changement qui a pris des millions d’années. Aujourd’hui, nous sommes face à un nouveau changement climatique, à la différence que nous avons accéléré les causes et il sera difficile en peu de temps, de limiter les dégâts.
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Nous ne sommes pas les premiers à dérégler le climat de la Terre

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Vers marins

Certains fonds océaniques sont toujours remués et perturbés par des vers marins.

FILIP MEYSMAN

L’homme est en grande partie responsable du réchauffement climatique actuel et de la 6ème extinction massive d’espèces qui en résulte. Néanmoins, ce n’est pas la première fois dans son histoire que la Terre y est confrontée.

Publiée dans Nature, une étude réalisée par l’université de Bruxelles et de Leeds vient de mettre en avant les causes d’un réchauffement climatique apparu lors de l’ère géologique du Cambrien (-541 à -485,4 millions d’années).

« Cet ancien réchauffement a un mécanisme similaire à celui d’aujourd’hui. Ils sont tous les deux provoqués par une augmentation de la combustion de la matière organique «  témoigne Sebastiaan Van De Velde, auteur principal de l’étude.

Les végétaux, puis les animaux

Les cyanobactéries, premières algues apparues sur Terre, ont contribué à la grande oxygénation de la planète. Elles produisent de l’oxygène qui remplace petit à petit le dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Pour un changement radical des différentes formes de vie terrestre.

Grâce à la présence d’oxygène,  nombre d’animaux apparaissent sur la planète bleue au début de l’ère du Cambrien (541 millions d’années). C’est l’explosion cambrienne : une époque de grande diversification et d’apparition soudaine de nombreuses espèces animales et végétales, qui se déroule sur plusieurs millions d’années. Les petits vers marins seraient apparus à ce moment là.

« Il y a plusieurs discussions, mais nous pensons qu’à la fin de l’explosion cambrienne (520-525 millions d’années), ces petits vers étaient omniprésents sur l’ensemble des fonds marins du globe… bien que des recherches soient nécessaires pour en être sûr » avance prudemment le chercheur.

L’impact dévastateur de minuscules mouvements

« Avant l’introduction de ces animaux, il n’y avait aucun animal dans le sol marin » explique Sebastiaan Van De Velde.

La matière organique s’est déposée au fond des océans et s’est accumulée. Sans qu’aucun mouvement ne vienne perturber leur dépôt.

“À la suite de l’explosion cambrienne, ces animaux ont remué toutes ces couches organiques.”

Ensuite, le processus est le même que les vers de nos jardins. Ils fragmentent et décomposent la matière organique présente dans le sol. Ce mécanisme consomme de l’oxygène… tout en relâchant du CO2. Au Cambrien, les océans et l’atmosphère se sont appauvris en oxygène et enrichis en dioxyde de carbone. À l’échelle planétaire, l’ensemble de ces petits mouvements a augmenté l’effet de serre et provoqué un réchauffement climatique. Des événements d’extinction liés à un épuisement de l’oxygène dans l’océan ont ensuite été récurrents dans l’ère du Cambrien moyen (environ 510 millions d’années).

 

« Pour le moment, il y a beaucoup d’incertitude sur ces animaux » expose le scientifique. 

Effectivement, il n’est pas facile de retrouver des fossiles d’espèces invertébrés. Néanmoins, certains ont laissé des traces de leur passages : d’anciens tunnels dans les sous-sols témoignent de leur présence.

“Globalement, ils devaient être comparables aux vers et mollusques que nous avons aujourd’hui. Ils bougeaient seulement de 1 à 3 cm dans le plancher océanique, donc leur taille devait être de l’ordre du millimètre ».

Des différences avec le réchauffement climatique actuel

L’espèce humaine n’est pas la première responsable d’un changement climatique majeur sur notre planète, même si des différences sont notables.

“Pour le réchauffement climatique du Cambrien, nos modèles mathématiques suggèrent qu’il y ait eu une augmentation de la concentration en CO2 de 1000 ppm (1000 particules de CO2 pour un million de particules atmosphériques), ce qui correspond à environ 5°C de réchauffement climatique, mais étalés sur des millions d’années” analyse Sebastiaan Van De Velde.

“Aujourd’hui, on essaye de limiter le réchauffement en dessous de 2°C, mais sur un temps beaucoup plus court de quelques siècles. Le système terrestre a donc beaucoup moins de temps pour s’adapter.”

Le réchauffement climatique du Cambrien a eu des conséquences durant plusieurs millions d’années. Pourtant malgré son impact majeur, il n’était pas aussi intense et rapide que celui que nous vivons actuellement.

 

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Groenland: un iceberg menace un village


On déplace des gens quand il y a du danger pour leur vie, tel que les incendies, les inondations, les ouragans etc .. Au Groenland, ce sont les icebergs qui peuvent être dangereux quand ils dérivent près des côtes. Cet iceberg serait le plus grand vue de mémoire d’homme et il y a des risques de séparations qui pourraient causer des inondations dans un petit village.Et ce phénomène risques de reproduire de plus e plus souvent
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Groenland: un iceberg menace un village

 

L'île d'Innarsuit, dans le nord-ouest du Groenland, compte... (photo Magnus Kristensen, Ritzau Scanpix, via l'Associated Press)

L’île d’Innarsuit, dans le nord-ouest du Groenland, compte 169 habitants, mais seuls ceux vivant à proximité de l’iceberg ont été évacués.

PHOTO MAGNUS KRISTENSEN, RITZAU SCANPIX, VIA L’ASSOCIATED PRESS

Un iceberg de 100 mètres de haut à la dérive menace les côtes groenlandaises, conduisant vendredi les autorités locales à évacuer les personnes vivant à proximité de la côté.

La police groenlandaise a exhorté les habitants de l’île d’Innarsuit dont les maisons sont situées sur la côte à s’en éloigner par crainte de submersion si le bloc de glace venait à se rompre.

« Nous craignons un vêlage [NDLR : la séparation] de l’iceberg, provoquant une inondation dans la zone », a déclaré vendredi Lina Davidsen, chef de sécurité pour la police du Groenland, vendredi à l’agence danoise Ritzau.

Le village, situé dans le nord-ouest du Groenland, compte 169 habitants, mais seuls ceux vivant à proximité de l’iceberg – repéré jeudi – ont été évacués, a indiqué Ritzau.

« L’iceberg est toujours proche du village, la police est actuellement en discussion pour voir la suite des événements », a déclaré à l’AFP Kunuk Frediksen, l’un des responsables de la police groenlandaise.

Susanne K. Eliassen, une conseillère municipale a indiqué au quotidien local Sermitsiaq que les habitants du village avaient l’habitude de voir des icebergs massifs près d’Innaarsuit.

« Mais, cet iceberg-ci est le plus grand que nous ayons jamais vu. Il y a des fissures et des trous, ce qui nous fait craindre un vêlage », a-t-elle souligné en ajoutant que la centrale électrique du village et les réservoirs de carburant se trouvaient à proximité de la côte.

« Personne ne reste inutilement près de la plage, et on a dit à tous les enfants de rester le plus loin possible », selon la conseillère.

La découverte de cet immense bloc de glace intervient quelques semaines après la diffusion d’une vidéo – par des scientifiques de l’Université de New York – d’un iceberg se détachant d’un glacier, dans l’est du Groenland.

Selon les experts, de tels phénomènes vont se produire de plus en plus souvent.

« La production d’icebergs a augmenté au Groenland au cours des 100 dernières années dû au changement climatique », a déclaré à l’Agence France-Presse William Colgan, chercheur à la Commission géologique du Danemark et du Groenland.

Selon lui, le nombre croissant d’icebergs « augmente les risques de tsunami ».

En 2017, 4 personnes sont mortes et 11 ont été blessées à la suite d’un tsunami à proximité d’un autre village groenlandais sur la côte ouest.

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Le béton mange les côtes de la Méditerranée


L’argent, toujours l’argent au détriment de l’environnement. Pour plaire aux touristes, quoi de plus beau que de faire des hôtels sur le bord de la mer. Bétonnons encore et encore tant pis pour la Méditerranée pourvu que les touristes peuvent séjourner dans les hôtels.
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Le béton mange les côtes de la Méditerranée

 

Des édifices à Benidorm, commune d'Espagne caractérisée par... (JOSE JORDAN, archives AFP)

Des édifices à Benidorm, commune d’Espagne caractérisée par un urbanisme où domine le béton.

JOSE JORDAN, ARCHIVES AFP

 

ISABELLE WESSELINGH AVEC LES BUREAUX DE AJACCIO, BEYROUTH, MADRID
Agence France-Presse
PEGEIA

Hôtel géant illégalement construit dans un parc naturel espagnol, complexe touristique menaçant des salines historiques au Liban, constructions trop proches du rivage en France : l’urbanisation et l’explosion du tourisme en Méditerranée mettent en danger sites naturels et activités traditionnelles.

Avec ses 46 000 kilomètres de littoral répartis entre 21 pays, la Méditerranée concentre environ un tiers du tourisme mondial. Le nombre de visiteurs internationaux pourrait passer de 58 millions en 1970 à 500 millions en 2030, selon Plan Bleu, un organisme travaillant au sein du Programme de l’ONU pour l’environnement.

« Mais le modèle du tourisme actuel n’est pas vraiment durable et la forte croissance du secteur conduira à une aggravation des pressions environnementales », relève-t-il.

La population côtière ne cesse aussi de croître. Elle a plus que doublé entre 1970 et 2000 sur les rives sud et orientale, de 32 à 75 millions, selon Plan bleu.

Même si le renforcement des lois dans certains pays et la Convention de Barcelone ont amélioré la protection des côtes, des abus demeurent.

Espagne, 21 étages de bétonnage sauvage

Les 8000 kilomètres de côtes de la très touristique Espagne ont été soumis à de multiples pressions depuis le premier boom de la construction des années 1970 jusqu’à l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Le littoral est déjà bétonné sur une profondeur de 500 mètres à l’intérieur des terres dans plusieurs provinces, notamment « à 81 % dans celle de Malaga (sud) », relevait en 2016 un organisme indépendant, l’Observatoire de la durabilité.

Bâti à Algarrobico, dans un parc naturel protégé d’Andalousie il y a 15 ans, un hôtel, monstre blanc de 21 étages, symbolise la construction anarchique et illégale au début du XXIe siècle.

Voué à la démolition -la Cour suprême ayant définitivement conclu à son illégalité-, « il reste debout parce que de multiples procès sont en cours pour savoir s’il faut indemniser le propriétaire et par manque d’action politique », indique à l’AFP Pilar Marcos, une responsable de Greenpeace Espagne.

Liban, littoral privatisé

Au Liban, quasi impossible d’aller à la mer sans payer.

« Il n’y a plus que 20 % de la côte actuellement en libre d’accès. Le reste a été privatisé » principalement pour des complexes touristiques, indique à l’AFP Jad Tabet, président de l’Ordre des ingénieurs et des architectes.

En 2012, un rapport du ministère des Transports montrait qu’environ cinq millions de mètres carrés du littoral sont construits illégalement.

« Il y a une démission totale de l’État face aux intérêts des privés bien introduits », regrette-t-il.

Un nouveau projet de complexe touristique dans la région d’Anfeh (nord) suscite la crainte des défenseurs de l’environnement et du patrimoine.

Il menace une des plus anciennes salines de Méditerranée située dans une zone riche archéologiquement et ayant « l’eau la plus propre du littoral libanais », selon la biologiste Sammyjoe Lycha.

Hafez Jreij, paludier depuis son enfance et opposant au projet, raconte à l’AFP que le promoteur lui a lancé :

« La production traditionnelle de sel est sans valeur. Laissez-nous cette zone côtière ».

France, protection, mais pressions

Depuis 1986, la France s’est dotée d’une « loi littoral » qui a permis, selon le ministre de l’Environnement, de « préserver de l’urbanisation » les quelque 15 000 kilomètres de côte « malgré la pression foncière ».

Mais récemment, des députés de la majorité ont voulu la remettre en cause. Face au tollé, ils ont reculé. Mais les abus n’ont pas disparu. Dans l’île de Corse, l’association de défense de l’environnement U Levante a obtenu après 20 ans de procédure une décision judiciaire de démolition pour une villa construite par un riche investisseur suisse soutenu par la mairie de Bonifacio, sur le site classé de Paraguan (sud).

Malgré une décision de justice d’expulsion, une paillote occupant illégalement le domaine public maritime à Calvi et réalisant un chiffre d’affaires annuel de 700 000 euros, est toujours là et devra payer une astreinte de 1000 euros par jour à compter du 15 juin en cas de maintien.

Le Conservatoire du littoral, un organisme public, a toutefois réussi à protéger 200 000 hectares en métropole, sur le littoral et autour des grands lacs. Il y encourage tourisme et activités durables. Un modèle envié par beaucoup en Espagne ou à Chypre.

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Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau déversés dans un marais


On dit que l’impact est minime point de vue écologique, mais je doute un peu surtout dans un marais qui a un écosystème fragile.
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Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau déversés dans un marais

 

Le déversement de pétrole mélangé avec de l'eau... (Photo d'archives)

Le déversement de pétrole mélangé avec de l’eau extraite a été détecté samedi après-midi.

PHOTO D’ARCHIVES

 

La Presse Canadienne

Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau ont été déversés dans un marais à l’est de Jenner, dans le sud de l’Alberta, selon le nouveau propriétaire de puits de pétrole et de gaz naturel qui appartenaient jusqu’à récemment à Imaginea Energy.

La fuite provient d’une ligne appartenant à Cor4 Oil, établie à Calgary, et les liquides ont descendu le long d’une colline pour rejoindre un marais, a indiqué la société de réglementation de la province, l’Alberta Energy Regulator (AER), sur son site web.

Le déversement de pétrole mélangé avec de l’eau extraite a été détecté samedi après-midi, ce qui a entraîné l’activation du plan d’intervention de Cor4 et la notification immédiate de l’AER, a indiqué lundi la société dans un communiqué. On ne sait pas quand la fuite a commencé.

«L’impact sur la faune est actuellement évalué par des spécialistes sur place, mais semble avoir été minime. Les équipes ont physiquement contenu les fluides déversés (…) et ont déjà récupéré un volume important du fluide libéré de la surface.»

Le déversement touche des terres agricoles qui ne sont pas actuellement utilisées pour le pâturage et leur propriétaire a visité le site, a-t-il ajouté.

La fuite semble provenir d’une connexion entre un pipeline d’alimentation et une installation de traitement du pétrole, a déclaré le chef de la direction de Cor4, Colin Davies.

Selon les estimations de l’entreprise, le volume du déversement serait de 100 000 à 200 000 litres, ce qui est inférieur à son évaluation initiale de 250 000 litres.

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Incendies de forêt : 200 pompiers en renfort au Québec


Si la politique divise, le feu réunit les États-Unis et le Canada. Le Québec a malheureusement à son actif plusieurs feux de forêt causés par la foudre mais aussi par la sécheresse et la chaleur intense. Plusieurs pompiers à travers le Canada ainsi que des Américains sont venus prêter main-forte
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Incendies de forêt : 200 pompiers en renfort au Québec

 

On dénombre 357 incendies de forêt depuis le début... (PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER DE LA SOPFEU)

 

On dénombre 357 incendies de forêt depuis le début de la saison contre une moyenne de 276 dans les 10 dernières années.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER DE LA SOPFEU

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Le nombre d’incendies de forêt qui font rage au Québec a grimpé en flèche dans les derniers jours, étirant au maximum les ressources de la SOPFEU et obligeant l’organisation à faire appel à 200 pompiers de l’extérieur.

Ces renforts portent à 600 le nombre total de sapeurs envoyés à l’assaut des flammes dans la province.

«Notre activité a augmenté dans les derniers jours, notamment en raison de la foudre», a rapporté Isabelle Gariépy, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

«On a une soixantaine d’incendies en activité. La plupart d’entre eux sont contenus ou maîtrisés, mais ça demande quand même du travail pour en arriver à l’extinction.»

Ce n’est toutefois pas le cas pour un nouveau brasier qui s’est déclaré à 35 km à l’est de Lebel-sur-Quévillon, à la limite entre l’Abitibi et le Nord-du-Québec.

Il est toujours considéré comme «hors contrôle.» «Nous estimons sa superficie à 1000 hectares, a indiqué la SOPFEU. La ville n’est toutefois pas menacée. La fumée qui se dégage de cet incendie pourrait se faire ressentir dans d’autres régions du Québec.»

Environ la moitié des incendies détectés se trouvent au nord du 51e parallèle et sont simplement surveillés par la SOPFEU, à moins qu’ils ne menacent des communautés ou des infrastructures. Les autres sont activement combattus.

Renforts

On dénombre 357 incendies de forêt depuis le début de la saison (365 depuis le début de l’année) contre une moyenne de 276 dans les 10 dernières années. Mince consolation : le nombre d’hectares de territoire brûlé est plus petit que la moyenne.

Étant donné la situation, «on a demandé d’avoir de l’aide d’autres provinces et d’États américains», a continué Mme Gariépy.

Les plus gros contingents proviennent de l’Alberta (60 pompiers) et du Nouveau-Brunswick (41 pompiers). Le Maine, le New Hampshire et le Massachusetts en ont envoyé une vingtaine chacun, tout comme Parcs Canada et la Saskatchewan. Ces deux derniers groupes viennent tout juste d’arriver au Québec.

Terre-Neuve-et-Labrador et l’Alberta ont aussi fourni des avions spécialisés.

Ce n’est pas seulement le nombre d’incendies qui a poussé la SOPFEU à tirer la sonnette d’alarme pour obtenir des renforts :

 les conditions météo et le fait que «les feux allumés par la foudre peuvent couver plusieurs jours et être découverts tardivement» motivaient aussi la décision.

Plus de la moitié des hectares de forêt brûlés jusqu’à maintenant l’ont été dans l’incendie de Labrieville, sur la Côte-Nord.

«Sa périphérie fait 111 kilomètres, donc beaucoup d’effectifs doivent y travailler, a indiqué Mme Gariépy. On a huit sections, donc près de 150 personnes qui y travaillent.»

«Les pompiers forestiers poursuivent leur progression sur le terrain avec l’aide d’hélicoptères pour le survol du feu et également pour l’arrosage, a ajouté la SOPFEU sur les réseaux sociaux. Les équipes ont consolidé une bonne portion dans le secteur nord du feu ainsi qu’une autre dans la partie sud. Depuis le 5 juillet, de l’équipement mécanisé travaille au sud du feu pour bloquer toute progression.»

Conditions «extrêmes»

Même si la plupart des incendies des derniers jours ont été causés par la foudre, la SOPFEU demande la collaboration du public «pour éviter l’allumage de nouveaux brasiers».

«Les conditions météorologiques sont extrêmes dans les régions suivantes : le Nord-du-Québec, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais, les Laurentides, la Mauricie, le Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi que le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, a énuméré l’organisation. Certains secteurs enregistrent des vents de plus de 40 km/h, ce qui rend le travail des pompiers forestiers et des avions-citernes très difficile.»

Dans ces régions, la SOPFEU demande à tous de s’abstenir d’utiliser des feux d’artifice et de n’utiliser que les foyers extérieurs munis de pare-étincelles.

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