Enterrer ses sous-vêtements pour connaître la qualité de son sol


Il semble que ce soit très sérieux d’enterrer des sous-vêtements en coton pour vérifier l’état de la terre. C’est quand même un test peu couteux et s’il est fiable alors tant mieux
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Enterrer ses sous-vêtements pour connaître la qualité de son sol

 

SOUSVTEMENT

La plupart des gens tentent de garder leurs sous-vêtements blancs, mais une nouvelle campagne du Conseil canadien de conservation des sols invite plutôt les Canadiens à les salir en les enterrant afin de connaître la qualité de leur sol.

« Ce n’est pas seulement une activité amusante. Il y a un quelque chose de sérieux dans tout ça », affirme Jim Tokarchuk, directeur général du Conseil canadien de conservation des sols.

L’organisme encourage donc les Canadiens à enterrer une paire de sous-vêtements en coton afin de tester la qualité du sol. Si le sol est en bon état et actif biologiquement, il ne devrait plus y avoir de trace des sous-vêtements deux mois plus tard.

« L’élastique sera là et les sous-vêtements auront disparu », précise Jim Tokarchuk. À l’inverse, si les sous-vêtements ne se sont pas décomposés, c’est un indicateur clair que le sol n’est pas sain.

« Cela vous dit que le niveau d’activité biologique dans le sol doit être amélioré et il existe plusieurs façons de le faire », reprend-il, ajoutant qu’il est important de parler de la santé des sols, car « nous comptons tous sur une nourriture sûre et fiable ».

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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants


L’image me fait penser à la pub de Coca-Cola avec des ours polaires, sauf que cette image-ci représente une triste réalité de la pollution des océans. Pour les chercheurs, il est surprenant de voir autant de matières plastiques dans cette zone de la mer et qui viendrait d’assez loin
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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants

 

Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à... (ARCHIVES REUTERS)

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

L’océan Arctique est un cul-de-sac pour les débris en plastique flottant dans le nord de l’Atlantique, ont déterminé des scientifiques qui mettent en garde contre les risques présentés par cette pollution d’un écosystème unique.

Cette étude, publiée dans la revue américaine Science Advances, confirme que les objets et matériaux en plastique sont abondants et répandus dans les eaux à l’est du Groenland et du nord de la Scandinavie, alors même que ces régions sont peu peuplées. Les déchets, normalement, devraient y être nettement moins importants.

Ces observations montrent l’importance de bien gérer la collecte des déchets plastiques à leur source, car une fois dans l’océan, leur destination peut être imprévisible, relèvent ces scientifiques.

Les mers semi-fermées comme la Méditerranée, dont les pourtours sont très peuplés, sont fortement polluées par du plastique.

Mais de telles accumulations n’étaient pas attendues à des latitudes polaires peu peuplées.

En 2013, pendant l’expédition Tara Oceans menée avec la goélette scientifique française, des chercheurs dont Andrés Cózar, un scientifique de l’Université de Cadiz en Espagne, ont repêché à l’aide de filets des débris en plastique.

La plus grande partie de l’océan arctique était peu polluée par ces morceaux de plastique, précise l’étude.

Mais ces débris étaient en revanche très abondants dans les eaux baignant le Groenland et dans la mer de Barents située au nord de la Norvège et de la Russie occidentale.

110 millions de tonnes 

Selon ces chercheurs, il y aurait des centaines de tonnes de déchets et fragments de plastiques flottant à la surface sans compter ce qui se trouve déjà dans les fonds marins.

La proportion de certains types de débris dans les échantillons récupérés par les membres de l’expédition leur fait penser qu’ils viennent de très loin, comme par exemple des côtes d’Europe du nord, du Royaume-Uni et de l’est des États-Unis.

Une partie de ces déchets pourrait aussi provenir des navires croisant dans les eaux locales, selon ces chercheurs.

Ces derniers ont suivi le cheminement des déchets de plastique dans le Nord de l’océan Atlantique avec 17 000 bouées qui sont des relais de satellites. Ces observations ont confirmé que cette pollution vers les régions polaires suivait un courant appelé circulation thermohaline.

Selon cette étude, les débris de plastique flottant dans l’Arctique représentent actuellement moins de 3% du total mondial mais pourrait continuer à augmenter avec ce courant marin.

Il est estimé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversés annuellement dans les océans, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

Il paraîtrait également que de petits fragments de plastiques sont absorbés par les poissons et les autres espèces marines sans que l’on sache les effets sur leur santé et celles des personnes qui les consomment.

Les scientifiques pensaient enfin que ces déchets en plastique s’accumulaient surtout dans des tourbillons subtropicaux formés par des grands courants qui convergent au milieu des bassins océaniques.

Mais en fait, il semblerait que seulement 1% de cette pollution de matière plastique se concentre dans ces grands tourbillons et d’autres endroits à la surface des océans.

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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique


Bien que les gouvernements et les entreprises ont un grand rôle à jouer pour le combat de la pollution des océans et de la pollution en général, chacun de nous devons changer certaines mauvaises habitudes qu’on croyait inoffensifs est un danger absolu pour les animaux marins. Pour voir un exemple d’une paille dans la narine de la tortue cliquer ici. Les pailles sont un désastre pour ces animaux et cet accessoire n’est pas nécessaire sauf pour des cas médicaux. Ce sont des petits gestes qui ensemble peut changer les choses ..
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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique

 

Chaque année, l’équivalent de cinq sacs remplis de déchets de plastique disposés tous les 30 centimètres le long de la côte, se répandent dans les océans. Ici, sur une île isolée de la mer des Caraïbes, des bouteilles, des emballages et des pailles en plastique sont jetés à l’eau, s’échouent sur le rivage et recouvrent la plage.

PHOTOGRAPHIE DE ETHAN DANIELS, ALAMY

Chaque jour, les Américains utilisent près de 500 millions de pailles. De nombreux militants souhaitent réduire leur utilisation.

Sur les huit millions de tonnes de déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans du monde chaque année, la paille en plastique n’est certainement pas la plus présente.

Pourtant, ce petit tube fin, dont l’utilité pour la consommation de boissons est complètement superflue, est au centre d’une campagne environnementale grandissante visant à sensibiliser contre l’utilisation des pailles pour sauver les océans.

Petites et légères, les pailles ne se retrouvent que trop rarement dans les poubelles de recyclage, un problème qui peut être observé sur les plages. Et bien que les pailles ne représentent qu’une infime fraction du plastique polluant les océans, leur taille en font l’un des pollueurs les plus nocifs car ils s’enchevêtrent et les animaux marins et les poissons les consomment. Du reste, une vidéo de 2015 dans laquelle des scientifiques retirent une paille enfoncée dans le nez d’une tortue de mer a fait beaucoup parler d’elle.

« Faire le choix de ne pas utiliser de paille en plastique c’est à la fois contribuer à la propreté des plages et prendre conscience des effets néfastes du plastique dans les océans, » explique Jenna Jambeck, un professeur en génie environnemental de l’Université de Géorgie dont l’étude pionnière en 2015 a permis de mesurer pour la première fois la quantité de débris pénétrant l’océan chaque année. « Si vous pouvez faire ce choix, alors peut-être que vous pouvez en faire davantage. »

Les pailles se placent en dernière position d’une longue liste de produits en plastique prohibés, taxés ou boycottés établie afin d’endiguer la pollution par déchets plastiques des océans avant qu’elle ne décime la population de poissons, un scénario qui risquerait de se réaliser d’ici 2050 selon une étude. 

L’automne dernier, la Californie est devenue le premier État des États-Unis à interdire les sacs en plastique, se joignant aux efforts de plusieurs autres nations qui le faisait déjà, comme le Kenya, la Chine, le Bangladesh, le Rwanda et la Macédoine. La France a non seulement interdit les sacs en plastique, mais elle est devenue le premier pays à interdire également les assiettes, les gobelets ainsi que couverts en plastique à partir de 2020. San Francisco a interdit le polystyrène, y compris les gobelets, les récipients alimentaires, les emballages ainsi que les jouets de plage en styromousse. Quant à Rhode Island, les lâchers de ballons sont dans le collimateur des militants, après que près de 2 200 ballons ont été ramassés sur les côtes de l’île Aquidneck au cours des quatre dernières années.

L’industrie des plastiques trouve la moindre occasion pour s’opposer aux interdictions. Les fabricants de sacs ont quant à eux persuadé des législateurs de Floride, du Missouri, d’Idaho, d’Arizona, du Wisconsin et d’Indiana d’adopter une loi condamnant les interdictions des sacs.

Keith Christman, directeur général des marchés plastique pour l’American Chemistry Council (Conseil américain de l’industrie de la chimie), soutient que l’industrie s’opposera à tout effort visant à proscrire les pailles en plastique.

Les interdictions de produits individuels s’accompagnent souvent de « conséquences imprévues », affirme Christman.

Les produits de substitution peuvent causer plus de dommages environnementaux que les produits en plastique qui ont étés interdits, ajoute-t-il. Dans certains cas, les produits annoncés comme biodégradables s’avèrent ne pas l’être. Pis encore, il arrive que le comportement des consommateurs change. Lorsque San Francisco a interdit les produits de styromousse, dit-il, un audit des déchets a révélé que si la quantité de déchets de gobelets en styromousse avait diminué, celle des déchets de gobelets en carton avait quant à elle augmenté.

« Nous aurions réellement besoin d’une bonne structure de traitement des déchets dans les pays qui sont la source principale de ce problème, » dit-il. « En Asie, les pays à croissance rapide ne disposent pas d’une telle structure. »

La raison pour laquelle la campagne anti-pailles se distingue des autres initiatives – et pourquoi elle pourrait être couronnée de succès – est que les militants ne cherchent pas à modifier les lois ni les réglementations : ils demandent simplement aux consommateurs de changer leur habitudes et de dire non aux pailles.

Endiguer la consommation ?

Trouvées à l’origine près des fontaines distributrices de boissons dans les années 1930, les pailles sont devenues l’un des produits les plus répandus et inutiles de la planète. Il n’existe aucun chiffre global d’utilisation, mais selon le National Park Service(agence nationale américaine qui gère les parcs nationaux du domaine fédéral), les Américains utiliseraient à eux seuls près de 500 millions de pailles par jour. À l’exception des personnes qui les utilisent pour des besoins médicaux, elles ne sont aucunement nécessaires à la consommation de boissons ou d’eau.

« Il y a dix ans, les pailles n’étaient pas si utilisées. Il fallait aller dans un bar pour en avoir une. Aujourd’hui, on vous en donne une même si ne commandez qu’un simple verre d’eau glacée, » s’insurge Douglas Woodring, fondateur de la Ocean Recovery Alliance, une organisation basée à Hong-Kong qui s’emploie à réduire les déchets dans l’océan. « Je pense que la peur des microbes y est pour beaucoup. »

C’est en 2003 qu’il a constaté une augmentation de leur utilisation, après l’épidémie du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait d’abord touché la Chine puis s’était répandue dans une vingtaine de pays, dans les Amériques et l’Europe, contaminant 8 098 personnes et tuant 774 d’entre elles.

« Puis soudain, les pailles étaient partout, » dit-il. « Puis les consommateurs ont considéré comme normal d’avoir une paille, même s’ils n’en n’avaient pas besoin. »

À mesure que les pailles proliféraient, les campagnes anti-paille faisaient de même. Certaines ont même des noms accrocheurs, comme Straw Wars (en français « la guerre des pailles », en référence au film Star Wars) dans le quartier Soho de Londres, ou Straws Suck (en français « la paille ça craint »), un nom utilisé par la Surfrider Fondation. D’autres campagnes ont été organisées par des écologistes en herbe, comme celle de OneLessStraw, créée à l’initiative d’un frère et d’une sœur, Olivia Ries et Carter Ries, âgés respectivement de 7 et 8 ans.

Les déchets débordent des poubelles du marché de Brick Lane, dans l’East End de Londres. Des pailles en plastique transpercent les tas de déchets qui jonchent les rues où se tient ce marché hebdomadaire incontournable.

PHOTOGRAPHIE DE IN PICTURES LTD., CORBIS/GETTY

Si la peur des germes a conduit à une consommation mondiale de milliards de pailles, alors la vidéo de l’extraction d’un morceau de paille long de 10 centimètres dans la narine d’une tortue de mer costaricaine pourrait ralentir cette sur-consommation. Bien que la vidéo soit pénible à regarder, elle a été vue plus de 11 millions de fois sur YouTube.

Linda Booker, une réalisatrice originaire de Caroline du Nord, dont le documentaire Straws fait le tour des festivals aux États-Unis, affirme qu’elle s’est en partie inspirée de la vidéo de la tortue pour son projet de film sur les pailles. Elle a interviewé des scientifiques et a intégré les images à son film.

« Je pense que la vidéo de la paille coincée dans le nez de la tortue a en quelque sorte servi de catalyseur pour ces campagnes anti-paillse, » dit-elle.

Le dernier entrant dans cette campagne anti-pailles est la Lonely Whale Fondation, une organisation à but non lucratif fondée par l’acteur Adrian Grenier qui met sa notoriété au service de cette cause. Son programme de sensibilisation a commencé au printemps, lors d’une conférence sur les plastiques des océans à Charleston, en Caroline du Sud, en racontant qu’il avait vu un serveur servir un verre d’eau avec une paille à sa table.

« C’est bon moyen de commencer, » explique Grenier. « Souvent, les gens se retrouvent dépassés par l’importance du problème et finissent par abandonner. Nous avons besoins d’établir des objectifs atteignables au quotidien pour tout un chacun. Si nous pouvons relever le défi d’éliminer les pailles, alors ce sera déjà un bon début. À partir de là, nous pourrons progresser dans la lutte.

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L’histoire volcanique des manchots révélée par leurs fientes


Les fientes d’animaux peuvent dévoiler beaucoup de choses. Chez les manchots, ils ont trouver des fientes et ils ont pu remonter à 7 000 ans à la péninsule antarctique. La colonie aurait pourtant pu disparaitre au moins 3 fois à cause de l’éruption d’un volcan. Les changements climatiques pourraient ne pas être fatals pour eux
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L’histoire volcanique des manchots révélée par leurs fientes

 

L’analyse de fientes de manchots papous vieilles de 7.000 ans a permis à des chercheurs de déterminer que des éruptions volcaniques avaient quasi éradiqué trois fois une colonie d’Antarctique.

Beaucoup d’études ont lié la fluctuation des populations de manchots ces dernières décennies aux variations de température, au réchauffement climatique et à l’importance de la calotte glacière.

Une équipe internationale de scientifiques emmenée par British Antarctic Survey (BAS), le programme britannique en Antarctique, a voulu étudier l’évolution à plus long terme de la population de manchots papous d’Ardley Island, près de la péninsule antarctique, qui compte actuellement environ 5.000 couples, selon un communiqué publié mardi.

Ces chercheurs ont effectué pour ce faire des analyses chimiques de dépôts de guano et de cendres volcaniques au fond d’un lac de l’île, qui leur a permis de remonter 7.000 ans en arrière.

Les conditions climatiques dans la zone ayant été globalement favorables depuis 7.000 ans, les scientifiques, dont les conclusions sont publiées cette semaine dans Nature, ne s’attendaient pas à des changements radicaux dans la population de manchots.

D’où leur surprise quand ils ont découvert que la colonie avait été quasiment éradiquée à au moins trois reprises en raison des retombées de cendres liées à l’éruption d’un volcan sur l’île de Deception Island située à une centaine de kilomètres.

« Il a fallu, en moyenne, entre 400 et 800 ans pour que la colonie se reconstitue », a indiqué dans le communiqué Steve Roberts, du BAS.

« Cette étude révèle l’impact grave des éruptions volcaniques », observe Claire Wadula, une autre scientifique.

« Une éruption peut enterrer les petits. Si les adultes peuvent fuir à la nage, les petits ne survivent pas dans les eaux gelées. Les lieux de nidification peuvent se trouver enterrés et rester inhabitables pendant des centaines d’années », a-t-elle ajouté.

« Les variations des populations de manchots sur la péninsule antarctique avaient été liées aux variations du climat et de la banquise, mais l’impact potentiellement dévastateur sur le long terme de l’activité volcanique n’avait pas été auparavant envisagé », a-t-elle poursuivi.

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Pollution en Inde : mourir en respirant


L’inde a dépassé la Chine en pollution, des millions de personnes meurent de respirer cet air pollué. Les personnes âgées et les enfants sont les plus susceptibles de souffrir de problème pulmonaire. Gandhi avait prédit tout cela, si les choses ne changeaient pas
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Pollution en Inde : mourir en respirant

 

La qualité de l’air est devenue un grave enjeu de santé publique en Inde, alors que le pays est maintenant plus pollué que la Chine. Les poumons des Indiens sont mis à rude épreuve et même le Taj Mahal en est victime.

Un reportage de Thomas Gerbet, correspondant en Inde

« Puisse Dieu empêcher l’Inde de s’industrialiser à la manière de l’Occident. »

La mise en garde du Mahatma Gandhi, en 1928, n’a pas été entendue.

Le sage poursuivait ainsi : « Si toute une nation de cette taille se mettait à exercer une exploitation économique du même type, elle dévasterait le monde comme un nuage de sauterelles. »

À l’époque, il y avait 300 millions d’Indiens. Aujourd’hui, ils sont un milliard de plus.

Aucun autre pays au monde, même la Chine, ne subit une telle pression sur son environnement. Pour la première fois l’an dernier, le nombre d’Indiens morts prématurément à cause de la pollution a dépassé le voisin chinois. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime le nombre de victimes à plus d’un million par année.

Les hôpitaux de New Delhi ont constaté une augmentation de 300 % des consultations pour des problèmes pulmonaires liés à la pollution. En fait, aujourd’hui, plus de la moitié des Indiens ont des problèmes respiratoires plus ou moins aigus. Les premiers touchés sont les personnes âgées et les enfants.

Une mère et son fils, dans un parc de la capitale New Delhi.

Une mère et son fils dans un parc de New Delhi Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« Ces derniers temps, ça devient insupportable, on a parfois du mal à respirer », raconte Sahanara Khan, qui joue avec son fils de 4 ans dans un parc de la capitale.

La pollution lui cause des problèmes de peau. Ça m’inquiète beaucoup, pour lui et pour moi. Sahanara Khan

Pour la première fois l’an dernier, le nombre d’Indiens qui sont morts prématurément à cause de la pollution a dépassé celui de la Chine. Il y a maintenant plus d’un million d’Indiens, chaque année, qui meurent à cause de l’air qu’ils respirent.

Une cimenterie, dans le nord-est de l'Inde.

Une cimenterie, dans le nord de l’Inde. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Greenpeace a analysé les données du gouvernement indien sur la qualité de l’air. Résultats : la majorité des grandes villes sont gravement polluées, à un niveau en moyenne quatre fois supérieur aux standards nationaux.

« Si on les compare avec les normes de l’OMS, c’est de 12 à 13 fois plus », ajoute le porte-parole de l’organisation, Sunil Dahiya.

Plusieurs analyses montrent que passer une journée à New Delhi, c’est comme fumer de 17 à 20 cigarettes. Sunil Dahiya, porte-parole de Greenpeace Inde

L’Inde est encore fortement dépendante du charbon pour produire son électricité. Dans la banlieue de New Delhi, l’une des centrales les plus polluantes vient d’être autorisée à reprendre ses activités.

« Ça va de pire en pire, parce qu’il n’y a pas vraiment eu encore d’actions sérieuses pour tenter de contrôler cette pollution », croit le militant de Greenpeace.

Le gouvernement indien semble commencer tout doucement à réagir. Début avril, il a interdit la circulation des centaines de milliers de véhicules qui roulaient avec le diesel le plus polluant.

Le Taj Mahal change de couleur à cause de la pollution

Le Taj Mahal, mausolée de marbre blanc, vieux de 350 ans.

Le Taj Mahal, célèbre mausolée de marbre blanc, vieux de 350 ans Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Le Taj Mahal est lui aussi victime de la pollution : il jaunit. Tout ça à cause du gaz carbonique, des pluies acides et de la combustion des déchets. Un grand nettoyage de l’édifice est en cours.

« Pour nettoyer le Taj Mahal, ils utilisent de l’argile blanche, explique Kishore Gupta, un guide indépendant, accrédité par le ministère du Tourisme. Ils mélangent ça avec plusieurs substances gardées secrètes et ça donne un paquet de boue, comme un masque de beauté qu’ils déposent sur le marbre durant une semaine. Et quand ça sèche, ça retire toute la poussière, et ensuite ils lavent à l’eau et avec une brosse souple. »

Une autre menace plane sur le Taj Mahal : en plus de jaunir, le monument verdit. Ce sont les crottes des moustiques venus de la rivière à proximité qui sont en cause. Une rivière envahie par les algues vertes.

« Si les moustiques sont venus, c’est parce que l’eau est sale, affirme Kishore Gupta. Donc, ça a un lien avec la pollution. Le gouvernement travaille aussi là-dessus. Ils ont le projet de construire un barrage en arrière du Taj Mahal pour garder l’eau propre. »

Le courant de la rivière vient tout droit de New Delhi, 250 kilomètres plus au nord. Avec l’air, la pollution de l’eau est un autre énorme problème dans le pays. En Inde, le flushgate, c’est tous les jours.

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Des coraux blanchis de la Grande barrière sont condamnés


La Grande Barriere blanchi et c’est le deuxième épisode très rapproché qui risque de détruire définitivement ces coraux. Ses ennemis : El Niño, les vents violents des cyclones qui lui sont naturels et la barrière peut s’en remettre, mais si on ajoute les changements climatiques, les ruissèlements de l’agriculture, du développement écologique et une forte augmentation d’une espèce d’étoiles de mer, tout cela est trop  pour les coraux
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Des coraux blanchis de la Grande barrière sont condamnés

 

Le blanchissement des coraux est un phénomène de... (PHOTO AFP)

Le blanchissement des coraux est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est provoqué par la hausse de la température de l’eau.

PHOTO AFP

 

GLENDA KWEK
Agence France-Presse
Sydney

Les coraux de la Grande barrière qui ont subi pour la seconde année consécutive un phénomène de blanchissement dû à la hausse des températures n’ont aucune chance de s’en remettre, avertissent lundi des scientifiques australiens.

Des chercheurs ont annoncé en mars que les récifs de la Grande barrière de corail, en Australie, avaient connu un épisode de blanchissement sans précédent, et ce pour la deuxième année de suite.

Et leurs craintes ont été confirmées par des observations aériennes de ce site inscrit au patrimoine de l’Humanité depuis 1981.

L’écosystème qui s’étend sur 2300 km – le plus grand du monde – avait déjà subi en 2016 son plus grave épisode de blanchissement jamais enregistré, en raison du réchauffement des températures de l’océan en mars et avril.

«Des coraux qui ont blanchi ne sont pas nécessairement morts. Mais dans la partie centrale (de la Grande barrière) nous nous attendons à des pertes très élevées», a déclaré James Kerry, biologiste à l’Université James Cook, qui a coordonné les observations aériennes.

«Il faut au moins une décennie pour le rétablissement total des coraux qui grandissent le plus vite», a-t-il expliqué.

«Alors deux épisodes graves de blanchissement à 12 mois d’intervalle font que les récifs endommagés en 2016 n’ont aucune chance de se rétablir».

1500 kilomètres impactés 

Le blanchissement des coraux est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est provoqué par la hausse de la température de l’eau qui entraîne l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments.

Les récifs peuvent s’en remettre si l’eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

L’épisode de blanchissement en cours est le quatrième après ceux de 1998, 2002 et 2016.

Entre l’année dernière et cette année, 1500 kilomètres de récifs ont été affectés par le blanchissement, a déclaré Terry Hughes, de l’Université James Cook.

 «Ce qui fait que seul le tiers sud du récif est indemne».

«Le blanchissement est lié aux températures record provoquées par le réchauffement climatique», a-t-il expliqué.

«Cette année, nous assistons à un épisode de blanchissement très marqué alors même qu’El Niño ne sévit pas», a-t-il ajouté en référence au phénomène météorologique irrégulier, revenant tous les quatre à six ans, et qui provoque des hausses de températures dans le Pacifique, des fortes pluies dans certaines zones, des sécheresses ailleurs.

Menaces multiples 

El Niño avait été montré du doigt pour son impact sur la Grande barrière lors du premier grand épisode de blanchissement global observé en 1998, ainsi qu’en 2016.

La Grande Barrière est aussi menacée par le réchauffement climatique, les ruissellements agricoles, le développement économique et la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux.

Elle a probablement également souffert du passage, le mois dernier, du cyclone Debbie qui était passé sur la partie sud de la Grande barrière qui n’a pas été très touchée par le blanchissement.

Les scientifiques craignent que ses vents violents et les courants n’aient endommagé les coraux. Mais les dégâts provoqués par Debbie n’ont pas encore été évalués.

«Il est évident que le récif est confronté à de nombreux défis, le plus pressant étant le réchauffement climatique», a déclaré M. Hughes.

«Plus les températures vont augmenter et plus fréquents seront les épisodes de blanchissement», a-t-il poursuivi. «La solution est de réduire les émissions carbone, mais le temps presse».

L’Australie assure qu’elle n’a jamais fait autant d’efforts pour protéger la barrière, en s’engageant à dépenser plus de deux milliards de dollars australiens sur dix ans.

La barrière et ses 345 000 kilomètres carrés ont évité de justesse en 2015 d’être placée par l’UNESCO sur sa liste des sites en péril.

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Le réchauffement climatique va rendre vos voyage en avion encore plus pénibles


Avec les changements climatiques, ceux qui ont peur de voyager en avion, seront encore plus anxieux. Il semble en effet que les turbulences plus importantes pourraient être en augmentation et qui malheureusement, du moins pour le moment, sont imprévisibles
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Le réchauffement climatique va rendre vos voyage en avion encore plus pénibles

 

Un Boeing 737-800 de la compagnie Eastern Air Lines atterrissant, le 19 décembre 2014 à l'aéroport de Miami en Floride | JOE RAEDLE / AFP

Un Boeing 737-800 de la compagnie Eastern Air Lines atterrissant, le 19 décembre 2014 à l’aéroport de Miami en Floride | JOE RAEDLE / AFP

Repéré par Galaad Wilgos

Repéré sur Quartz

 

 

 

 

Il se peut que l’un des autres effets secondaires du réchauffement climatique soit des voyages en avion plus turbulents.

Tout le monde a un jour été saisi de la peur d’un accident d’avion à cause des turbulences. On se cramponne à son siège, on essaie de boire le fond du mauvais vin donné en cabine, et on regarde régulièrement à la fenêtre si l’on peut. Mauvaise nouvelle: d’après un article de Quartz, cela risque de se répéter de plus en plus souvent à cause du réchauffement climatique.

En effet, une plus grande présence de dioxyde de carbone dans l’atmosphère peut altérer les courants-jets, c’est-à-dire des «vents qui soufflent d’ouest en est en haute troposphère, aux confins de la tropopause», précise le site Futura-sciences. «L’ordre de grandeur de leurs dimensions est de quelques kilomètres en épaisseur, quelques centaines de kilomètres en largeur et plusieurs milliers de kilomètres en longueur», continue le site de Météo France.

Ces courants-jet sont souvent les responsables de ce qu’on appelle les «turbulences en air clair», qui peuvent prendre les pilotes par surprise. Les courants-jets se forment dans des zones de grand différentiel de température, et les vents sont d’autant plus puissants que ces différences sont grandes. Or, une étude publiée à l’Advances in Atmospheric Sciences le 6 avril, réalisée par Paul Williams, scientifique à l’University of Reading, a démontré que la prévalence des turbulences aériennes allait augmenter entre 36% et 188%. C’est en se basant sur des modèles informatiques ainsi que 21 unités de mesures de la turbulence, à une altitude de 12 kilomètres (39000 pieds) où viennent voler généralement les avions, qu’il est arrivé à de telles statistiques.

Les compagnies aériennes et les passagers ont des raisons de s’inquiéter, selon Quartz. En soulignant que les turbulences aériennes sont la cause principale de blessures dans les accidents d’avion qui ne sont pas mortels, d’après l’International Air Transport Association, un groupe industriel qui représente les compagnies aériennes.

Si les petites turbulences ne sont pas dangereuses, celles qui sont si sévères qu’elles pourraient «catapulter des passagers non-ceinturés ainsi que l’équipe» un peu partout dans l’avion pourraient augmenter de 149%.

Or, les pilotes ne peuvent pas «simplement» éviter ces turbulences, en particulier celles en air clair qui arrivent généralement sans prévenir. Pour résoudre ce problème, les pilotes communiquent aux autres capitaines sur les conditions météorologiques –mais les passagers des petits avions subissant bien plus violemment les chocs aériens que ceux des grands. L’autre solution serait d’avoir de meilleurs capteurs d’avions pour collecter des données plus objectives sur les potentielles turbulences, afin de les utiliser pour faire des prédictions en temps réel. Americain Airlines et Alaska Airlines expérimentent cela en ce moment.

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