La transformation de Tchernobyl en centrale solaire géante est achevée


L’Ukraine veut être moins dépendante du gaz naturel que la Russie leur fournie. Pour se faire, ils ont construit une immense centrale solaire dans la zone inhabitée de Tchernobyl pouvant alimenter un village moyen
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La transformation de Tchernobyl en centrale solaire géante est achevée

 

Crédits : AFP

par Mehdi Karam

22 ans après le plus gros désastre nucléaire – et écologique – de l’Histoire, Tchernobyl renaît de ses cendres pour devenir une gigantesque centrale solaire.

Comme le Guardian l’écrivait le 12 janvier, le site ukrainien affiche désormais une fresque de panneaux noirs, afin de raviver ce territoire abandonné et ériger la première centrale solaire du pays.

L’installation, qui devrait être inaugurée dans quelques semaines, sera capable de produire un mégawatt, soit de « couvrir les besoins d’un village de taille moyenne » d’environ 2 000 appartements, a confié à l’AFP Yevgen Varyagin, le chef de la compagnie ukraino-allemande Solar Tchernobyl, qui a réalisé le projet.

Ce groupe a investi près d’un million d’euros dans la structure massive, qui compte un arsenal de 3 800 panneaux photovoltaïques dispatchés sur 1,6 hectare.

Selon Varyagin, cet investissement devrait être rentabilisé d’ici sept ans. Outre la symbolique écologique forte, cette centrale solaire s’inscrit dans l’entreprise de l’Ukraine, qui a cessé il y a deux ans d’acheter du gaz naturel à la Russie pour tenter d’exploiter ses ressources locales – dont la zone inhabitée qui entoure Tchernobyl.

Source : The Guardian

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En Australie, le réchauffement climatique a changé 99 % des tortues vertes en femelles


Les changements climatiques ont des conséquences autant sur l’humain, la faune et la flore qu’elle soit marine ou terrestre. En Australie, dans les coins les plus chauds, les tortues vertes n’ont pratiquement plus de mâles, de sont presque tous des femelles qui naissent. Alors que dans une zone tempérée, la parité est plus respectée
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En Australie, le réchauffement climatique a changé 99 % des tortues vertes en femelles

 

Crédits : Blue Bay Divers

par  Mehdi Karam

 

Au nord de la Grande barrière de corail australienne, l’écrasante majorité des 200 000 spécimens de tortues vertes vivant ici sont des femelles.

Cela n’a pas toujours été le cas. Autrefois, la parité était respectée. Mais depuis que le réchauffement climatique frappe cette zone, il influe grandement la détermination du sexe des nouveaux-nés lors de la période d’incubation, explique une étude publiée le 8 janvier dans la revue Current Biology par des chercheurs de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Deux populations génétiquement différentes de tortues vertes cohabitent autour de la Grande barrière de corail – l’une réside autour des îles de Raine et l’autre se reproduit au sud. Afin de recenser le sexe de tous ces reptiles, les chercheurs ont capturé des tortues aux alentours des îles de Howick, terrain de chasse commun à ces deux espèces. Résultat : 99,1 % des jeunes tortues et 86,8 % des adultes nés dans les coins les plus chauds du territoire étaient des femelles.

En revanche, pour les tortues originaires de contrées plus froides, la parité est déjà plus respectée : 65 % de mâles et 69 % de femelles. S’il fallait une preuve supplémentaire de l’impact du réchauffement climatique sur la faune mondiale, la voici.

Source : Current Biology

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Ces gens qui aiment le froid extrême


Depuis plusieurs années, j’ai craint l’hiver assez pour détester cette saison. Alors que cet hiver est particulièrement très froid, (la météo n’arrête pas d’émettre des avertissements de froid intense) c’est la première fois que j’apprécie cette saison pour marcher. Le truc est de s’habiller convenablement de la tête au pied, cela fait toute une différence. Le seul problème est les lunettes ! Avec une goutte de savon à vaisselle sur la vitre sans eau, bien essuyer, les verres correcteurs restent assez clairs.
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Ces gens qui aiment le froid extrême

 

La face d'un homme couverte d'un capuchon et un foulard gelé.

Des avertissements de froid extrême touchent plusieurs régions au pays (archives) Photo : La Presse canadienne/Jeff McIntosh

Malgré les épisodes de froid extrême qui s’abattent sur la région, de nombreux amateurs de plein air continuent à braver les températures glaciales. Rencontre avec ces marginaux de la météo.

Samedi, un avertissement de froid extrême touchait les grandes régions de l’Est ontarien et de l’Outaouais. Le redoux de la semaine dernière a toutefois provoqué la fermeture du canal Rideau d’Ottawa, en plus d’endommager plusieurs pistes de ski de fond et de randonnée du parc de la Gatineau.

Malgré ces conditions d’apparence hostile à l’activité en plein air, des dizaines de personnes se trouvaient sur la patinoire aménagée devant le Parlement, à Ottawa.

« La glace est bonne à cause de la température, on peut aller assez vite et on a beaucoup de plaisir », s’est exclamée une jeune patineuse, Geneviève.

À l'extérieur, une jeune fille et une femme adulte vêtues de manteaux d'hiver répondent aux questions d'un journaliste. Derrière elles, des personnes mettent leurs patins à glace

Les patineurs étaient nombreux devant le Parlement d’Ottawa, samedi après-midi. Photo : Radio-Canada

« C’est ce qu’on fait au Canada », a souri un père de famille accompagné de ses enfants.

« C’est l’hiver au Québec, ça fait partie des joies de la vie », a renchéri France, une autre amatrice de patinage rencontrée devant le Parlement.

Le climat hivernal est particulier, on aime ou on n’aime pas. Vincent Barrette, ingénieur forestier

Au parc de la Gatineau, les randonneurs étaient également nombreux pour profiter des sentiers enneigés.

« On s’adapte, on s’habille en conséquence », a expliqué l’un d’eux, Christian Moiza.

Pour une « appréciation de l’hiver canadien »

Plus que de simples amateurs de sports d’hiver, Normand Latour, instructeur de ski, et Vincent Barrette, ingénieur forestier, se sont investis de la mission d’apprendre au public à apprécier l’hiver.

« J’ai toujours joué dehors, ça fait 40 ans que je joue dehors », a expliqué Vincent Barrette en entrevue à l’émission Les malins. « Même adulte, c’est le jeu qui nous garde à l’extérieur. »

Trois conseils pour apprécier le froid :

  1. S’habiller convenablement
  2. Habituer son corps au froid
  3. Prendre plaisir à jouer dehors

Selon Normand Latour et Vincent Barrette

Normand Latour a transformé sa passion pour les sports d’hiver en métier. Pour lui, c’est en s’exposant en froid et en s’habillant convenablement qu’on peut réellement apprendre à apprécier l’hiver.

« Quand on apprend à faire du ski, on apprend fort […] Les enfants ne jouent plus dehors comme on jouait dehors à l’époque », a-t-il fait remarquer.

Cet enthousiasme hivernal comporte néanmoins des risques. Environnement Canada rappelle en effet les dangers du froid extrême sur la santé.

« Des engelures peuvent se développer en quelques minutes sur la peau exposée au refroidissement éolien », peut-on lire sur le site web de l’agence fédérale.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

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Peut-on se fier aux prévisions saisonnières?


À chaque fin de saison, des prévisions météorologiques sont données pour la saison suivante. Sont-elles vraiment fiables ? Une chose qu’il important de comprendre, ce sont des prévisions donc, ils ne sont pas sans failles. Cependant, la technologie qui à évoluer dans ce domaine donne beaucoup plus de précision
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Peut-on se fier aux prévisions saisonnières?

 

Ramassage de la neige à Montréal

Ramassage de la neige à Montréal Photo : La Presse canadienne/Graham Hughes

Quelques semaines avant l’arrivée d’une nouvelle saison, les présentateurs météo font leurs prévisions, qui alimentent aussitôt toutes les conversations. Mais jusqu’à quel point sont-elles exactes? Comment peut-on prévoir autant à l’avance le temps qu’il fera?

 Les explications du météorologue Pascal Yiacouvakis.

Un texte d’Alain Labelle

Un hiver doux et neigeux. Un printemps hâtif et ensoleillé. À Radio-Canada depuis 23 ans, Pascal Yiacouvakis en a fait et entendu des prévisions saisonnières.

Celles diffusées à la fin novembre prévoyaient un mois de décembre rigoureux pour la région de Montréal, une prévision qui s’est avérée. Mais ce n’est pas le cas de toutes les prévisions.

Ces prévisions ne sont pas parfaites. Elles ont un taux de succès moyen de 60 %. Il reste ainsi une probabilité élevée d’erreur. Pascal Yiacouvakis

Photo : Environnement Canada

Des modèles toujours plus précis

Depuis 2011 toutefois, le Service météorologique d’Environnement Canada produit ses prévisions saisonnières de températures et de précipitations à partir de deux modèles couplés, « ce qui permet plus de précision », explique-t-il.

Il y a un modèle qui simule le comportement de l’atmosphère et un autre qui simule le comportement de l’océan en trois dimensions. Et entre les deux, les interactions sont aussi simulées. C’est une percée majeure. Pascal Yiacouvakis

Ainsi, les prévisions saisonnières pour une région sont obtenues à partir d’un ensemble de 20 prévisions, 10 pour chacun des 2 modèles.

« Quand j’ai commencé ma carrière, il n’y avait pas de modèles couplés. C’était le modèle atmosphérique qui utilisait une température de l’eau constante, et qui simulait les interactions entre l’atmosphère et les océans. C’était moins précis qu’aujourd’hui », explique Pascal Yiacouvakis.

Des modèles qui évoluent

Les modèles climatiques ne sont pas coulés dans le béton. Les prévisionnistes introduisent régulièrement de nouvelles données, et la recherche se peaufine. De plus, l’informatique permet de repousser les limites des calculs.

Carte de prévisions saisonnières d'Environnement Canada

Carte de prévisions saisonnières d’Environnement Canada   Photo : Environnement Canada

Mais si ces modèles sont basés sur des équations précises, des approximations menant à des erreurs peuvent s’y faufiler.

Pour cette raison, le météorologue rappelle qu’une prévision demeure une prévision et que, plus elle concerne une période éloignée dans le temps, moins elle sera précise.

« Pour pouvoir prévoir, il faut que tu bases ta prévision sur une prévision », affirme-t-il en riant.

Ainsi, s’il y a une erreur qui se glisse au début, elle va devenir encore plus grosse dans le temps. Petite erreur deviendra grande! Pascal Yiacouvakis

« À court terme cependant, quand l’atmosphère est assez prévisible et que les systèmes sont bien définis, il est possible de prévoir jusqu’à 5, 6, 7 jours et être certain de son coup. Ce n’est pas le cas pour les prévisions saisonnières ».

Trois questions saisonnières

La vague de froid qui a marqué le début de l’hiver est-elle un événement rare?

Il n’est pas rare d’observer des vagues de froid dès la mi-décembre. Ce qui est particulier dans ce cas-ci, c’est que des grands froids ont frappé le pays au complet, des Maritimes jusqu’à Vancouver pratiquement. Lorsque cela arrive, il est clair que ça va être long avant que le phénomène décolle. Souvent, il y a un coup de froid dans l’est et de la douceur dans l’ouest, ou le contraire; mais là, wow, c’est rare en sapristi! C’était massif, énorme.

Pascal Yiacouvakis

L’hiver 2017-2018 est arrivé très tôt en décembre. Est-ce vrai qu’un hiver qui commence en lion finit en mouton?

Statistiquement ce n’est pas faux, mais ce n’est jamais une certitude. Pascal Yiacouvakis

Est-ce vrai qu’il y aura un important redoux en janvier?

Il y a un redoux en janvier trois fois sur quatre. Alors, la probabilité est assez élevée. En météo, il faut rayer deux mots de son vocabulaire : jamais et toujours. Pascal Yiacouvakis

Le saviez-vous?

Pascal Yiacouvakis est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en météo (1985) et d’une maîtrise en sciences de l’atmosphère (1993) de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche ont été effectués au Centre de recherche de Toulouse (France) et portent sur le diagnostic des systèmes frontaux. Pascal a travaillé pendant plusieurs années, soit de 1985 à 1994, comme prévisionniste pour Environnement Canada. Il a ensuite été embauché comme annonceur à la radio de la Société de Radio-Canada (SRC). Depuis 1994, il est présentateur météo à la télévision de Radio-Canada ainsi qu’au Réseau de l’information (RDI). Il a reçu récemment le prix Alcide-Ouellet 2002, décerné par l’Association professionnelle des météorologistes du Québec.

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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

https://www.futura-sciences.com

Catastrophes naturelles en 2017: coût estime de 306 milliards aux É.-U.


Les catastrophes naturelles coûteront sûrement de plus en plus chers avec les changements climatiques. Aux États-Unis, la facture, est très onéreuses, plus de 300 milliards dollars.Et l’année 2018 à aussi commencé durement pour les américains.  Dire que Donald Trump demande plus 10 milliards de dollars pour son mur qui sépare les États-Unis du Mexique. Alors que cet argent serait plus utile ailleurs
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Catastrophes naturelles en 2017: coût estime de 306 milliards aux É.-U.

 

L'ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d'eau... (AFP)

L’ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d’eau au Texas a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.

AFP

 

Agence France-Presse
Washington

L’année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux États-Unis avec une série d’ouragans et d’incendies destructeurs dont le coût est estimé à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi.

Seize de ces désastres ont provoqué des dégâts dépassant le milliard de dollars, du jamais vu, a précisé la NOAA, rappelant que la précédente année record remontait à 2005 avec 215 milliards de dollars de pertes ayant surtout résulté des ouragans Katrina, Wilma et Rita.

Les incendies dans l’ouest du pays qui ont surtout ravagé une grande partie de la Californie se sont chiffrés à 18 milliards de dollars, soit «le triple du précédent record annuel», souligne le rapport.

L’ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d’eau au Texas a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.

L’ouragan Maria qui a dévasté Porto Rico a infligé 90 milliards de pertes selon la NOAA tandis que Irma qui a balayé les Caraïbes et la Floride a provoqué 50 milliards de dégâts.

Maria se situe au troisième rang dans les annales des catastrophes naturelles les plus coûteuses aux États-Unis et l’ouragan Irma est au 5e rang, selon le rapport de la NOAA.

L’agence a également relevé qu’il faut remonter à 2011 pour compter 16 désastres naturels ayant coûté au total au moins un milliard de dollars en une seule année.

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Recyclage: des villes en mauvaise posture après le moratoire chinois


Pour ceux qui ne savent pas, le recyclage n’est pas tout transformer au pays, bien au contraire une grande partie est importé vers d’autres pays comme la Chine. Je peux comprendre que la Chine qu’elle veut arrêter de recevoir les déchets des autres et s’auto-suffire. Reste que les produits recyclables risquent de se retrouver au dépotoir à moins de faire comme la Colombie-Britannique
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Recyclage: des villes en mauvaise posture après le moratoire chinois 

 

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en... (Photo La Presse)

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en Chine.

La Presse Canadienne

Un moratoire de la Chine sur l’importation de la majeure partie des matériaux recyclables étrangers laisse certaines municipalités canadiennes avec des surplus de plastique et de papier qui pourraient bien se retrouver au dépotoir.

Cette interdiction a aussi pour conséquence de diminuer les revenus que les villes accumulent pour leurs matériaux recyclables, car il est difficile de trouver d’autres pays ou d’autres entreprises canadiennes qui seraient preneurs.

La Chine était auparavant le principal receveur de plastique et de papier, mais le pays a maintenant cessé d’accepter quasiment tous les matériaux étrangers.

Bien que l’interdiction ne soit entrée en vigueur que le 31 décembre, les entreprises chinoises ont commencé à refuser les matériaux il y a quelques mois.

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en Chine. Ce n’est plus le cas.

Matthew Keliher, gérant des déchets solides à la municipalité de Halifax, a indiqué que les trois quarts de ses matériaux recyclables se dirigeaient auparavant vers la Chine.

Halifax a trouvé d’autres marchés pour le plastique rigide ou le papier, mais les pellicules de plastique – les sacs de plastique, les sacs pour la nourriture et les emballages – sont plus difficiles à vendre.

Trois cents tonnes de pellicules de plastiques amassées dans un entrepôt de Halifax depuis le mois d’août sont présentement envoyées au dépotoir.

Calgary, qui envoyait tous ses papiers recyclables en Chine et la moitié de son plastique, a accumulé 5000 tonnes de matériaux dans les derniers mois dont personne ne veut. La ville n’a pas encore décidé ce qu’elle allait en faire.

Il y a au Canada certaines entreprises de recyclage, mais elles acceptent presque exclusivement le plastique de haute qualité comme celui que l’on retrouve sur les boîtes de lait ou de jus, souligne Christina Seidel, directrice générale du Conseil du recyclage de l’Alberta.

«C’est du matériel de très haute qualité. Tout le monde veut de cela. (Les entreprises) ne sont pas de grandes amatrices de plastiques de moindre qualité», a-t-elle analysé.

Concurrence féroce

La Chine a fermé la porte à tous les matériaux recyclables, car elle n’en pouvait plus de gérer les tonnes d’objets contaminés par des déchets. Le pays compte maintenant utiliser ses propres matériaux.

L’Indonésie, la Thaïlande et l’Inde sont parmi les autres pays qui acceptent les matériaux recyclables, mais la concurrence pour leur faire accepter les produits est forte.

Elle est si intense, que Halifax refuse de dévoiler où elle envoie ses produits car elle craint qu’une autre ville lui vole sa place, selon M. Keliher.

«Le marché du recyclage était impitoyable avant que l’interdiction chinoise ne soit imposée, et maintenant que la moitié du marché a fondu et que l’offre est écrasante, il est encore plus impitoyable», a-t-il soutenu.

Baisse de revenus

Halifax gagnait auparavant 2,1 millions $ par année en vendant son recyclage, dont 1,6 million venait de la Chine.

Derek Angove, qui s’occupe de la gestion des déchets à Toronto, a indiqué que la ville n’exportait pas directement ses produits en Chine. Elle avait conclu des contrats à long terme avec des entreprises canadiennes pour protéger Toronto de ce retrait des Chinois.

Il souligne toutefois que le prix des matériaux a diminué, et selon lui, si la Chine ne change pas d’idée, les revenus des villes continueront à baisser.

Christina Seidel croit que le Canada devrait s’inspirer de ce qui se fait en Colombie-Britannique, avec un système qui place le fardeau sur les producteurs de matériaux. Ces derniers doivent payer et s’assurer que leurs produits sont recyclés.

En Colombie-Britannique, cela a contribué à une plus grande part du marché intérieur pour les produits recyclés et une pression moindre sur les villes pour les coûts des programmes.

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