Les abeilles vont (un peu) mieux


Si les abeilles vont un peu mieux, cela ne veut dire que le combat contre les parasites et pesticides ainsi que les plantes qu’elles affectionnent n’est pas fini.
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Les abeilles vont (un peu) mieux

 

Les populations d'abeilles et d'autres pollinisateurs se sont... (Photo archives Associated Press)

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Les populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs se sont effondrées depuis plus de dix ans.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

SETH BORENSTEIN
Associated Press
Washington

 

Les abeilles américaines vont un peu mieux, mais un expert prévient que la situation est simplement passée de «horrible» à «mauvaise».

Les apiculteurs ont perdu 21 % de leurs colonies l’hiver dernier, comparativement à 27 % au cours de l’hiver précédent. Il s’agit des pertes les plus modestes depuis que l’on a commencé à surveiller la situation en 2006.

La moyenne des pertes hivernales des dix dernières années est de 28,4 %. Les autorités américaines souhaitent des pertes de 15 % ou moins.

L’amélioration de la situation est attribuée à une lutte plus efficace contre le varroa, un parasite mortel.

Les populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs se sont effondrées depuis plus de dix ans, une situation que les experts attribuent à l’impact combiné des parasites, de la maladie, des pesticides et d’une alimentation déficiente.

Les pertes annuelles des apiculteurs sont aussi moins lourdes. Environ le tiers des colonies actives en avril 2016 étaient mortes un an plus tard, comparativement à un taux de mortalité de plus de 40 % au cours de l’année précédente.

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Les plantes "les plus dangereuses d’Europe" dans le jardin qui tue


Une visite de courtes durées en Angleterre dans un jardin assez spécial, et peut-être unique au monde. Pour admirer des plantes qui ont la particularité d’être tous toxiques pouvant même entrainer la mort
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Les plantes « les plus dangereuses d’Europe » dans le jardin qui tue

La berce du Caucase

La berce du Caucase, une plante toxique, est l’une des plantes de « Poison garden ».

© CHRISTIAN PUYGRENIER / PUY / PUYGRENIER

Incapables de bouger, les plantes ont concocté des substances toxiques pour neutraliser leurs prédateurs. Promeneurs, prenez garde ! Une jolie fleur peut cacher un terrible poison.

C’est au nord-est de l’Angleterre, à Alnwick, qu’elles se sont donné rendez-vous. Le cadre de ce symposium satanico-botanique ? Le parc de la duchesse de Northumberland. Au sein de ce domaine, un espace clos par une grille en fer forgé, peinte en noir et ornée de têtes de mort. « Ces plantes peuvent tuer », prévient l’écriteau.

Bienvenue à Poison Garden, royaume des plantes « les plus dangereuses d’Europe ».

L’occasion de croiser une centaine d’espèces redoutables. La belladone, digne représentante de la famille des Solanacées (qui comprend aussi la pomme de terre ou la tomate), dont dix à quinze baies (délicieuses, paraît-il) suffisent à terrasser un adulte.

Il y a là la gigantesque berce du Caucase, dont les molécules phototoxiques peuvent brûler la peau au 3e degré

La légendaire mandragore, chère aux officines occultes de la Renaissance. La grande ciguë, et son air de carotte sauvage ou de fenouil, qui emporta le philosophe Socrate. L’aconit napel et son cocktail détonant d’alcaloïdes… Sans oublier la gigantesque berce du Caucase, dont les molécules phototoxiques peuvent brûler la peau au troisième degré.

 Le jardin, à visée pédagogique, présente aussi les plantes aux propriétés psychoactives telles que le tabac, le pavot (opium) ou le cannabis, souvent enfermées dans des cages. La mise en scène, non dénuée d’humour anglais, se veut dramatique ; et les visites, exclusivement guidées et en groupe, sont limitées à une vingtaine de minutes. Un temps suffisant pour inspirer les Agatha Christie… en herbe.

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Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?


Le moustique est le plus meurtrier de tous les animaux, cependant, il existe plus de 3, 000 espèces et seulement une petite portion d’entre eux sont porteurs de maladies. Éradiquer tous les moustiques serait donc injuste. De plus, les moustiques ont un rôle à jouer dans la pollinisation et de nettoyer les plans d’eau, sans compter qu’ils sont une source d’aliments pour certains animaux.
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Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?

 

Quel est l’animal le plus meurtrier sur Terre ? Loupé, ce n’est pas le requin, ni le crocodile, mais bien le moustique. Facteur de maladies, le moustique est l’animal causant le plus de morts chez l’homme. Dans une moindre mesure, c’est aussi l’ennemi de vos belles nuits d’été. Un monde sans moustique en a donc fait rêver plus d’un. Mais cela serait-il possible ?

Chaque été, c’est la même rengaine : votre meilleur ami, le moustique sort de sa tanière pour venir perturber vos nuits et vous offrir plein de petits boutons qui grattent. Une manie qui fait de lui l’un des insectes les plus détestés. Mais c’est aussi et surtout l’animal le plus meurtrier sur Terre. Certains moustiques sont en effet un vrai fléau pour l’Homme, transportant plusieurs maladies mortelles, comme le paludisme, la fièvre jaune ou encore la dengue.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le moustique serait responsable de sept millions de morts par an. Il est alors légitime d’en venir à se demander « à quoi sert vraiment un moustique ? Pourquoi ne pas les faire disparaitre jusqu’au dernier ? » Slate a posé ces questions à des entomologistes, et malheureusement, l’idée d’un monde sans moustiques relève bel et bien de l’utopie.

Éradiquer les moustiques : un impact écologique incertain

L’importance du moustique dans la chaine alimentaire et les écosystèmes n’est pas encore bien définie. Si la plupart des femelles optent pour un régime hématophage (à base de sang) quand il s’agit de pondre, les moustiques se nourrissent généralement à partir du nectar des fleurs. Il est ainsi admis qu’ils participent au même titre que d’autres insectes, à la pollinisation des végétaux.

Côté prédateurs, on sait aujourd’hui que le moustique est assez facile à attraper et qu’il fait partie du menu de nombreux animaux, d’autres insectes, des lézards ainsi que des oiseaux notamment. Par ailleurs, les scientifiques ont démontré que les larves de moustiques jouent un rôle de filtre dans les écosystèmes aquatiques où elles se nourrissent de déchets et de micro-organismes, nettoyant ainsi les eaux.

Mais tous ces rôles sont-ils réellement capitaux pour la biodiversité ? D’autres insectes ne pourraient-ils pas remplacer le moustique s’il venait à disparaitre ? Lorsqu’on leur demande, les chercheurs eux-mêmes ne sont pas sûrs des retombées écologiques d’une disparition totale des moustiques. Ils affirment toutefois qu’il y aurait bel et bien de sérieuses conséquences.

D’autant qu’en plus de les tuer, à l’aide de pesticides, il faudrait aussi endommager leurs habitats, en vidant des étangs, lacs, ruisseaux, ce qui aurait forcément des répercussions sur d’autres espèces animales. Mais détruire leur habitat ne serait pas suffisant, il faudrait aussi tuer les larves à l’aide de larvicide, ce qui multiplierait les conséquences probables.

Tous les moustiques ne sont pas coupables

Il faut savoir qu’il existe plus de 3.000 espèces différentes de moustiques à travers le monde. Mais seules quelques dizaines d’entre elles sont vectrices de maladies pour l’homme, tandis que d’autres ne piquent même pas l’humain. Aussi, des études précédentes ont prouvé que deux espèces de moustiques distinctes pouvaient être aussi différentes qu’un colibri et un aigle.

Éradiquer tous les moustiques reviendrait donc à faire payer à des centaines d’espèces, le comportement d’une poignée d’entre elles, ce qui ne serait pas justifié. Une méthode plus sélective et n’affectant pas l’environnement serait donc à préconiser et l’idée d’un monde sans moustiques est d’ores et déjà à exclure.

Une méthode sélective pour viser certaines espèces

Jusqu’ici, les spécialistes luttaient contre les moustiques essentiellement en utilisant des insecticides. Néanmoins, des résistances sont apparues chez les insectes au cours des dernières années, poussant les chercheurs à trouver d’autres méthodes d’éradication plus complexes mais aussi plus efficaces. Parmi elles, figure la « naissance contrôlée du moustique ».

Développée par un chercheur de l’Université du Kentucky, elle consiste à employer une bactérie appelée « Wolbachia« . Ce micro-organisme infecte la plupart des arthropodes à travers le monde. Or, lorsque deux moustiques souhaitent se reproduire, si l’un des deux est infecté, l’autre doit l’être aussi et par la même souche, sans quoi leur descendance sera stérile.

L’idée est donc d’introduire des mâles infectés par des souches différentes afin de bloquer la reproduction des moustiques. D’autres méthodes avec une stratégie semblable ont été mises au point et parfois testées. Au Brésil notamment, l’entreprise britannique Oxitec produit actuellement des mâles génétiquement modifiés destinés à donner naissance à une progéniture incapable de survivre.

Quoi qu’il en soit, l’ère d’un monde sans moustiques n’est pas pour demain mais réussir à réduire et contrôler les espèces de moustiques qui transmettent des maladies, pourrait représenter l’une des plus grandes victoires de la santé publique de l’histoire.

Publié par Stanislas Lechevallier, le 21 juillet 2015

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Thaïlande: des îles fermées aux touristes pour régénérer les coraux


Si cela aide aux récifs coraux à se régénérer alors c’est une bonne chose étant donné que la Thaïlande est un endroit de choix pour le tourisme. Cependant, il faudrait peut-être diminuer le nombre de tourisme qui peuvent avoir un contact direct avec ces coraux pour plus de protection pendant la grande fréquentation touristique
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Thaïlande: des îles fermées aux touristes pour régénérer les coraux

 

Un touriste marche sur une plage de l'île... (Photo Bazuki Muhammad, archives REUTERS)

Un touriste marche sur une plage de l’île de Phuket.

PHOTO BAZUKI MUHAMMAD, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Bangkok

 

La Thaïlande a fermé mardi l’accès à plusieurs de ses îles, visitées chaque année par des milliers de touristes, afin de permettre à leurs récifs coralliens, mis à mal par la surfréquentation de plongeurs amateurs, de se régénérer.

C’est la quatrième année d’affilée que le royaume du tourisme de masse mène cette opération, de mi-mai à mi-octobre, «afin de permettre aux coraux et à la nature de se remettre», a déclaré à l’AFP Ruamsilp Manajongpreasert, directeur du Parc national des îles Similan, très prisées pour la beauté de leurs eaux.

Rien que sur la période d’octobre 2016 à février 2017, quelque 725 000 touristes se sont rendus dans cet archipel situé non loin de la station balnéaire de Phuket, où l’on peut notamment observer des tortues de mer.

Sur cette période, qui correspond à la haute saison touristique en Thaïlande, quelque 9 millions de visiteurs se sont rendus dans les différents parcs nationaux du pays.

Au total, ce sont quelque 61 parcs nationaux (dont 25 marins) sur un total de 154 qui sont ainsi fermés, notamment ceux situés dans les îles paradisiaques du sud comme l’archipel des Similan, mais aussi ceux d’îles touristiques comme Koh Lanta.

«Les touristes ainsi que les voyagistes ont été informés», assure le service des parcs nationaux.

La Thaïlande, qui accueille chaque année plus de 30 millions de vacanciers, dont une grande partie est fascinée de pouvoir observer des poissons tropicaux à l’aide d’un simple masque et tuba, est confrontée à une dégradation avancée de ses récifs coralliens.

Outre le réchauffement climatique, est pointé du doigt le comportement des touristes, qui n’hésitent pas à marcher sur les coraux, mais aussi la surabondance de voyagistes proposant des sorties de plongée à la journée sur ces îles censées être protégées par leur statut de parcs nationaux.

La période de fermeture court jusqu’au 14 octobre, juste à temps pour l’ouverture de la haute saison du tourisme, secteur clef de l’économie thaïlandaise.

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L’île déserte aux 38 millions de débris


La pollution est vraiment partout et les débris de plastique causent de gros dommages à l’environnement, et à des coins insoupçonnables. Comme une île dans le Pacifique Sud qui n’a pratiquement pas de visite sauf des expéditions scientifiques à tous les 5 à 10 ans. Pourtant cette île est à 5 000 kilomètres du premier grand centre urbain et près du gigantesque tourbillon de débris transporter par les courants marins
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L’île déserte aux 38 millions de débris

 

L'île Henderson est déserte et est située à... (PHOTO Gemunu Amarasinghe, Archives Associated Press)

L’île Henderson est déserte et est située à plus de 5000 kilomètres du premier grand centre urbain. Pourtant, elle est parmi les endroits où la densité de débris de plastique est la plus forte.

PHOTO GEMUNU AMARASINGHE, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

L’une des îles les plus isolées du monde, située dans le Pacifique sud, a la plus forte densité de débris plastiques de la planète, révèle une étude qui montre l’étendue de la pollution des océans par ces déchets menaçant les écosystèmes marins.

Même si l’île Henderson est déserte et à plus de 5000 kilomètres du premier grand centre urbain, ses plages sont jonchées de près de 38 millions de morceaux de plastique, ont estimé les chercheurs dont les travaux sont parus hier dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Une autre étude publiée récemment dans la revue américaine Science Advances avait révélé que l’océan Arctique, pourtant peu habité, est un cul-de-sac pour les débris plastiques flottant dans le nord de l’Atlantique.

L’île Henderson fait partie des quatre îles britanniques Pitcairn, d’une superficie totale de 47 km2. Elle est tellement isolée qu’elle n’est visitée que tous les cinq ou dix ans pour des expéditions scientifiques.

Mais elle se trouve à proximité du centre du gyre du Pacifique sud, un gigantesque tourbillon où s’accumulent les débris transportés par les courants marins venant d’Amérique du Sud ou provenant des bateaux.

Lors de la plus récente expédition scientifique dans l’île Henderson, menée par des scientifiques de la Royal Society for the Protection of Birds, une ONG britannique, la principale auteure de cette étude, Jennifer Lavers, a compté jusqu’à 671 morceaux de plastique au mètre carré sur les plages. Cela représente la plus forte densité de déchets jamais mesurée.

« Sur la base de nos échantillons prélevés sur cinq sites, nous avons estimé que plus de 17 tonnes de déchets plastiques se sont déposés dans l’île et que plus de 3570 nouveaux débris s’échouent quotidiennement sur une seule de ses plages. » – Jennifer Lavers

Selon cette chercheuse, « il est probable que ces estimations minimisent l’ampleur de l’accumulation des débris dans cette île ».

PLUSIEURS DANGERS

Elle explique que les chercheurs ont pu seulement dénombrer les morceaux à partir d’une taille de deux millimètres, et ce, jusqu’à une profondeur de dix centimètres dans le sable. Sans compter le fait qu’il n’a pas été possible de collecter des débris le long des falaises et des parties rocheuses de la côte.

« Ce que l’on constate dans l’île Henderson montre qu’il n’y a pas de lieu qui échappe à la pollution par le plastique, même les plus éloignés dans nos océans », déplore la scientifique, soulignant le risque pour les écosystèmes marins.

Les débris plastiques représentent plusieurs dangers pour les espèces animales, explique-t-elle. Ils créent des obstacles qui empêchent certains animaux, comme les tortues, d’accéder aux plages pour y pondre, et peuvent aussi être ingérés.

Une étude citée par ces chercheurs a montré que plus de 200 espèces de poissons, crustacés et mammifères pourraient être menacées par une ingestion de plastique, ainsi que 55 % des oiseaux marins dans le monde.

Plus de 300 millions de tonnes de plastique produites annuellement dans le monde ne sont pas recyclées, précise Jennifer Lavers.

Vu que ce plastique peut subsister très longtemps dans la nature, l’impact sur les océans est durable, pointe-t-elle.

Environ huit millions de tonnes de débris plastiques sont déversées tous les ans dans les mers et océans du globe, indiquait une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

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Chut! Vous perturbez l’écosystème


Il n’y a pas juste la pollution de l’environnement qui nuit à l’écosystème, mais aussi la pollution sonore qui par le transport et l’extraction des ressources naturelles. Cela nuit autant aux animaux, aux oiseaux, et même aux plantes
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Chut! Vous perturbez l’écosystème

 

La pollution sonore causée par les humains a des impacts sur les animaux.

Des bisons bloquent le trafic dans le parc national de Yellowstone, au Wyoming Photo : La Presse canadienne/AP Photo/Matthew Brown

Plus de la moitié des territoires naturels des États-Unis sont affectés par les bruits d’origine humaine, selon une étude publiée dans Science. Et les conséquences de cette pollution sonore peuvent être importantes.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les effets de la pollution sonore sur les milieux marins sont bien documentés. Le son peut s’y propager beaucoup plus loin que dans l’air. Et on sait depuis longtemps que les forages ou le passage de bateaux nuisent aux animaux marins et les forcent à se déplacer pour survivre.

L’impact du bruit humain est toutefois moins étudié sur la terre ferme. Bien que cela semble, à première vue, un problème particulier aux grandes villes, on sait maintenant que notre vacarme s’étend très loin.

Une présence qui se fait entendre

Une équipe de chercheurs américains a montré que 63 % des territoires naturels étaient couverts d’un bruit de fond permanent qui doublait les décibels naturellement présents en forêt. Pire encore, dans 21 % de ces territoires, le bruit de fond est 10 fois plus élevé que la norme.

Les chercheurs ont obtenu ce résultat à l’aide de relevés sonores provenant de 492 sites partout aux États-Unis, tant dans des parcs urbains que dans des parcs nationaux.

Au total, 1,5 million d’heures d’enregistrement ont été analysées par un algorithme capable de reconnaître les bruits émanant d’activités humaines, notamment les transports ou l’extraction de ressources naturelles. Ces données leur ont permis d’établir une carte du bruit dans les territoires naturels à travers les États-Unis.

Des effets sur tout l’écosystème

Ces bruits ont des conséquences importantes. Tout d’abord, les sons causés par les humains ont un effet d’étouffement sur les autres sons ambiants. Ils produisent des interférences qui empêchent les sons de se propager.

Par exemple, si, dans une zone silencieuse, le chant de certains oiseaux peut être entendu clairement jusqu’à 30 mètres, dans les zones où le bruit de fond double, on ne peut plus les entendre qu’à 15 mètres. Et dans les zones où le bruit est 10 fois plus élevé, on doit se trouver à 3 mètres de distance pour entendre clairement le chant du même oiseau.

Ce phénomène a des conséquences bien réelles pour ces oiseaux, qui ont besoin de communiquer entre eux pour établir leur territoire ou assurer leur reproduction.

D’autres études ont également montré que les bruits humains pouvaient changer le comportement des animaux. Leur niveau de stress était plus élevé ou encore ils agissaient comme s’ils étaient perpétuellement en présence d’un prédateur. Le stress cause aussi plusieurs problèmes de santé qui, à la longue, diminuent l’espérance de vie.

Même les plantes peuvent, conséquemment, être affectées par l’activité humaine, notamment par la fuite des animaux qui aident à leur pollinisation ou par l’absence des herbivores qui régulent leur croissance.

La pollution sonore peut avoir des conséquences sur plusieurs espèces en voie de disparition. Les chercheurs ont remarqué que jusqu’à 13 % des espèces menacées aux États-Unis se trouvaient dans des zones où le bruit de fond causé par les humains était 10 fois plus élevé que la norme.

L’étude permet quand même de souligner un point important : les zones forestières les moins affectées par le bruit sont celles qui sont les mieux protégées par la loi. Les chercheurs espèrent donc que leur travail influencera les choix des décideurs.

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Ces architectes veulent transformer des troncs d’arbres vides en gratte-ciels


Un concept intéressant ! Utiliser les sequoia mort pour créer une architecture verticale .. en autant que cela n’affecte pas le reste de l’environnement
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Ces architectes veulent transformer des troncs d’arbres vides en gratte-ciels

 

Le HuffPost  |  Par Diane Frances

Des laboratoires, galeries d’exposition et observatoires dans un séquoia géant. Ce projet futuriste d’architectes sud-coréens a été récompensé par la « Skyscraper Competition » 2017, organisée par le magazine d’architecture « eVolo ».

La « compétition des gratte-ciels » distingue chaque année depuis 2006 des idées visionnaires et novatrices qui bouleversent notre compréhension de l’architecture verticale et sa relation avec l’environnement naturel. Sur les 444 dossiers reçus, le jury a sélectionné trois gagnants et décerné 22 mentions honorables, dont une au projet sud-coréen.

« À l’agonie, la nature semble lutter avec les catastrophes naturelles », indique le descriptif de la maquette. « La déforestation est l’un des pires crimes commis sur la nature et l’une des principales causes de catastrophes naturelles. Il est temps de changer, de cesser d’exploiter la nature et de trouver l’équilibre. »

Le séquoia géant, haut de près de 100 mètres, a été massivement détruit par l’homme, et le réchauffement climatique a largement contribué à diminuer son espérance de vie. L’arbre est aussi menacé par la petite taille de ses racines, qui ne parviennent pas à le maintenir debout lorsque son squelette pourrit et se décompose.

Pour y remédier tout en réconciliant l’humain avec la nature, les architectes veulent aménager l’espace vide des troncs. La construction d’un noyau central et d’une structure extérieure attachée à l’écorce aidera ainsi l’arbre à tenir debout longtemps après que son tronc ait pourri.

gratte ciel arbre
gratte ciel arbre
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http://quebec.huffingtonpost.ca