Les océans pollués par des particules invisibles de plastique


La pollution est un enjeu sérieux pour les océans. Nombre de produits, comme les pneus, les vêtements synthétiques, la poussière de villes, microbilles dans les cosmétiques font des microparticules qui entre dans la chaine de l’alimentation, du poisson à notre assiette
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Les océans pollués par des particules invisibles de plastique

 

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits... (ARCHIVES AP)

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Genève

 

Les océans ne sont pas seulement pollués par les amas de déchets flottants mais aussi par des microparticules invisibles de plastique, présentes dans les pneus et les vêtements synthétiques, qui affectent les écosystèmes et la santé, avertit mercredi l’IUCN.

Elles représentent une part importante de la «soupe plastique» qui encrasse les eaux, soit entre 15 et 31% des quelque 9,5 millions de tonnes de plastique déversées chaque année dans les océans, indique l’Union internationale pour la conservation de la nature, dans un rapport.

L’IUCN, institution de référence dans de nombreux domaines environnementaux, a découvert que dans beaucoup de pays développés d’Amérique du Nord et d’Europe, la pollution de ces particules a dépassé celles des déchets plastique, qui eux font l’objet d’une gestion efficace.

«Nos activités quotidiennes, telles que laver du linge et conduire, contribuent de façon importante à la pollution qui étouffe nos océans, avec des effets potentiels désastreux sur la riche diversité de la vie sous-marine et sur la santé humaine», avertit la responsable de l’IUCN, Inger Andersen, dans un communiqué.

Ces particules se trouvent aussi dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

«Nous devons regarder plus loin que la gestion des déchets si nous voulons traiter la pollution des océans dans son ensemble», estime Mme Andesern.

Karl Gustaf Lundin, qui dirige le Programme marin et polaire au sein de l’IUCN, reconnaît que peu d’études ont été effectuées sur l’impact sur la santé de ces minuscules particules qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire ou des ressources en eau.

Mais, explique-t-il à l’AFP, elles sont suffisamment petites pour s’infiltrer dans les membranes, «et donc nous devons supposer qu’il y aura probablement un impact considérable».

L’IUCN demande donc aux fabricants de pneus et de vêtements d’innover pour rendre leurs produits moins polluants.

M. Lundin suggère également que le caoutchouc soit à nouveau plus largement utilisé dans la fabrication des pneus, que les enduits plastiques soient bannis dans l’industrie textile et que les fabricants de lave-linge installent des filtres à micro, voire, nanoparticules de plastique.

La situation est particulièrement inquiétante dans l’Arctique, la plus grande source de produits de la mer pour l’Europe et l’Amérique du Nord, note M. Lundin.

«Il semble que les microplastiques soient congelés dans la glace et comme leur présence abaisse le point de fusion de la glace, vous constatez une disparition plus rapide de la glace de mer», at-il expliqué.

Quand la glace fond, elle relâche du plancton qui attire les poissons, ce qui permet aux particules de plastique «de pénétrer directement dans notre chaîne alimentaire».

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Un projet ingénieux pour recongeler l’Arctique


Un projet pour recongeler l’Arctique parait irréalisable par la quantité de matériaux pour construire des pompes éoliennes sans compter le prix étaler pendant quelques années. Si ce projet pouvait faire la différence à la fonte rapide de l’Arctique, cela pourrait être une solution à envisager … De toute manière, ne rien faire coûterait encore plus cher. Il y a aussi toute la pollution dans les mers, sur terre qu’il faudrait réagir au plus vite mais cela demanderait un effort dans tout les pays
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Un projet ingénieux pour recongeler l’Arctique

 

Un

L’Arctique se réchauffe deux à trois fois plus que ce qui était prédit il y a quelques années.Photo Gentside

Dix millions de pompes alimentées par le vent au-dessus de la calotte glaciaire arctique. C’est le plan imaginé par le physicien Steven Desch de l’Université d’Arizona pour trouver une solution aux problèmes qui frappent actuellement l’Arctique et inquiètent de plus en plus. L’objectif du plan? Épaissir la calotte en hiver et réduire la fonte en été. 

«Une glace plus épaisse signifierait une glace qui tient plus longtemps. Cela signifierait que le danger que toutes les glaces de l’Arctique disparaissent en été serait considérablement réduit», a affirmé à  The Observer, Steven Desch, principal auteur de l’étude publiée dans la revue Earth’s future.

Plus en détails, leur méthode consiste à installer ces pompes afin de transporter l’eau plus froide des profondeurs à la surface.

Cette eau gèlerait alors plus rapidement. Selon les chercheurs, le déploiement sur 10 % de l’océan Arctique de 10 millions de pompes éoliennes, placées sur des bouées, en particulier dans des zones fragiles, pourrait permettre de stopper la fonte des glaces dans ces régions et d’épaissir la surface gelée d’un mètre.

Des températures record en Arctique

Le projet peut paraitre insensé mais il le semble beaucoup moins lorsqu’on se penche sur la situation actuelle de l’Arctique. En novembre dernier, les scientifiques ont observé qu’«il a fait 20°C de plus que la moyenne sur la majeure partie de l’océan Arctique. C’est sans précédent» a affirmé à The Guardian, le professeur Jennifer Francis de l’Université Rutgers.

«Ces températures sont littéralement hors des graphiques […]. C’est assez choquant», a-t-elle ajouté.

Un sentiment renforcé par le rapport annuel sur l’Arctique (Arctic Report Card) récemment publié par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) qui a conclu que «la température annuelle moyenne de l’air au-dessus du sol a été la plus élevée jamais enregistrée».

«Nous avons rarement observé l’Arctique montrer un signal aussi fort et clair ou plus prononcé d’un réchauffement persistant et de ses effets en cascade sur l’environnement que cette année», a estimé dans un communiqué Jeremy Mathis, le directeur du programme de la recherche arctique de la NOAA.

D’après les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux à trois fois plus que ce qui était prédit par les modèles il y a quelques années et l’accord de Paris de 2015 ne pourra pas empêcher la disparition complète de la glace en été dans la région d’ici à 2030.

Une catastrophe effet boule de neige

«Alors que le climat de la planète a changé, l’étendue des glaces sur la mer arctique a dramatiquement diminué. Il est possible qu’en fin d’été, on y voit la disparition de toute glace pour la décennie 2030», indiquent les chercheurs. «Il est improbable que les émissions de CO2 et les températures moyennes puissent être diminuées à temps pour empêcher cette perte».

Cette disparition n’aurait d’ailleurs pas que des conséquences pour la banquise elle-même mais pour toute la région. D’une part, elle mettrait en danger de nombreuses espèces dont l’ours polaire. D’autre part, elle pourrait accentuer à  son tour le réchauffement climatique puisque la glace renvoie les rayons du soleil dans l’espace.

Ceci pourrait également favoriser la fonte du pergélisol, libérant plus de gaz carbonique dans l’atmosphère.

«Notre seule stratégie à l’heure actuelle semble être de dire aux gens de cesser de brûler des combustibles fossiles», a lancé Steven Desch à The Guardian. «C’est une bonne idée, mais il faudra beaucoup plus pour empêcher la calotte glacière arctique de disparaître». 

«Restaurer la glace marine de manière artificielle est donc devenu impératif», affirment les scientifiques.

Mais le projet des physiciens est-il réellement envisageable? 

Un projet particulièrement coûteux

Dans l’étude publiée dans Earth’s Future, les auteurs estiment que le projet pourrait avoisiner les 50 milliards de dollars par an pour une installation étalée sur 10 ans. Mais si des pompes étaient installées sur la totalité de l’océan gelé, le montant pourrait grimper à 500 milliards de dollars par an sur 10 ans.

Au-delà du coût, c’est aussi la fabrication même des pompes qui posent question. D’après les scientifiques, les pompes devraient être équipées d’éoliennes de l’ordre de 6 mètres de diamètre, avec une masse d’environ 4.000 kilogrammes d’acier. Pour garder le dispositif à  flot, il nécessiterait ainsi une bouée contenant une masse équivalente d’acier. «Pour donner un chiffre rond, nous estimons qu’environ 10 000 kg d’acier serait requis par dispositif», écrivent-ils.

Pour construire une flotte de 10 millions de pompes éoliennes sur dix ans, environ 10 millions de tonnes d’acier par an seraient alors nécessaires. 100 millions de tonnes par an si les dispositifs étaient déployés dans toute l’Arctique.

«Nous estimons que le déploiement sur toute l’Arctique en un ans consommerait essentiellement toute la production d’acier des États-Unis, mais seulement 6 % de la production mondiale», ajoutent-ils.

Loin d’être négligeables, ces estimations suffisent à certains pour qualifier le projet de difficilement réalisable voire d’impossible. Néanmoins, Steven Desch reste confiant quant à  son efficacité :

«la glace marine disparait de l’Arctique – rapidement. Les options que nous proposons doivent être envisagées et discutées maintenant. Si nous sommes provocateurs et amenons les gens à réfléchir à  ce sujet alors c’est bien», a-t-il conclu.

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La maladie du dragon jaune menace les oranges de la Floride


Un insecte d’origine chinoise, c’est installé en Floride pour attaquer les oranges et ils réussissent très bien à rendre malade les orangerais et que la production s’est grandement détériorer. En attendant, les cultivateurs utilisent des insecticides, alors que les scientifiques cherchent des moyens plus efficaces
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La maladie du dragon jaune menace les oranges de la Floride

 

Des oranges touchées par la maladie du dragon jaune

Des oranges touchées par la maladie du dragon jaune Photo : Radio-Canada

Le jus d’orange et les agrumes sont-ils en voie de devenir un produit de luxe? Les vergers de la Floride sont décimés par la maladie du dragon jaune, impossible à éradiquer jusqu’ici. La production d’oranges a chuté de 65 %. Mais les producteurs ne baissent pas les bras et sont déterminés à trouver une solution.

Un texte de France Beaudoin de l’émission La semaine verte

C’est la pire menace que l’industrie des agrumes en Floride ait connue. Michael Rodgers, directeur, Centre de recherche sur les agrumes de la Floride

On m’avait préparée à l’ampleur du drame qui frappe les producteurs d’agrumes de la Floride. Et pourtant, je suis bouche bée devant le désolant spectacle qui défile sous nos yeux alors que nous roulons dans la région de Polk County, au coeur de la production d’oranges.

Partout le long des routes et des autoroutes, des vergers d’agrumes malades, abandonnés ou à vendre. Les quelques rares fruits encore accrochés aux branches sont petits, verts, flétris.

Des vergers d'agrumes décimés par la maladie du dragon jaune

Des vergers d’agrumes décimés par la maladie du dragon jaune Photo : Radio-Canada

L’industrie des agrumes, la deuxième en importance de la Floride après le tourisme, a perdu 20 % de ses vergers en quelques années à peine.

On a déjà eu 800 000 acres en production. Il n’en reste que 500 000. Shannon Shepp, directrice exécutive, département des agrumes de la Floride

Le responsable : un insecte originaire de Chine

Difficile de croire qu’un insecte d’à peine quelques millimètres, le psylle asiatique des agrumes, soit capable d’un tel travail de destruction massive. Cet insecte véhicule une bactérie qui cause la maladie du dragon jaune.

Le psylle asiatique

Le psylle asiatique Photo : Radio-Canada

L’arbre malade est privé de ses nutriments, il produit moins de fruits, ses feuilles jaunissent et le système racinaire se dégrade. L’arbre dépérit et meurt. La maladie peut rester latente pendant cinq ans. Lorsqu’elle se manifeste, il est souvent trop tard.

Détectée pour la première fois en Chine dans les années 40, la maladie du dragon jaune a gagné le comté de Miami-Dade en Floride en 2005. Aujourd’hui, tous les vergers d’agrumes de l’État sont touchés.

Des producteurs tiennent bon

Je file plus au sud, en direction d’Avon Park, pour rencontrer Ned Hancock. Ce producteur d’oranges à jus de cinquième génération a vu sa production chuter de moitié en quelques années.

C’est terrible, c’est dévastateur pour l’industrie et pour les producteurs. On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Ned Hancock, producteur d’oranges

Le producteur a dû abattre 30 000 arbres malades cette année. Il fait également des applications d’insecticides beaucoup plus fréquentes dans ses vergers.

« Quand j’ai commencé dans la culture des agrumes, on traitait trois fois l’an, précise Ned Hancock. Maintenant c’est 12 fois par année. »

Production d'oranges en Floride

Production d’oranges en Floride Photo : Radio-Canada

Je constate que la méthode de fertilisation des vergers a changé, elle aussi. Marty McKenna affirme qu’en fertilisant ses vergers plus souvent, mais en plus petite quantité, ses arbres ont meilleure allure et sont plus productifs.

Mais tous ces efforts déployés pour contrer les effets de la maladie représentent d’énormes dépenses. Marty McKenna voit ses coûts de production tripler et ses rendements dégringoler.

Moins de remorques sortent des vergers chaque jour. Et la saison de récolte est écourtée. Ça pénalise tout le monde : cueilleurs, producteurs et transformateurs. Marty McKenna, président sortant, Florida Citrus Commission

Dans les bonnes années, le producteur sortait 30 camions-remorques de ses vergers chaque jour. Le rendement a diminué à un point tel que les cueilleurs peinent aujourd’hui à en remplir une vingtaine.

Une solution à portée de main

Direction Lake Alfred, où les scientifiques du centre de recherche sur les agrumes bossent sans relâche pour venir à bout de l’ennemi numéro un des vergers. Un travail titanesque dans lequel le gouvernement fédéral, l’État de la Floride et les producteurs ont déjà investi plus de 175 millions de dollars.

Plusieurs méthodes de lutte sont à l’essai, dont un surprenant traitement à la vapeur. L’arbre malade est recouvert d’une immense tente. On le traite à la vapeur pendant 30 secondes, le temps que le mercure grimpe à 55 degrés Celsius sous la bâche. Ce traitement tue la bactérie dans la portion supérieure de l’arbre. Mais l’opération est fastidieuse et coûteuse : 6 $ US l’arbre.

Traitement à la vapeur d'orangers malades

Traitement à la vapeur d’orangers malades Photo : Radio-Canada

La bactérie demeure présente dans le système racinaire et va éventuellement revenir dans l’arbre. Mais on gagne quelques années, souligne le directeur du centre, Michael Rodgers.

La culture des agrumes sous les moustiquaires est aussi en cours d’expérimentation. Elle exclut complètement les psylles. Mais la pose de moustiquaires coûte cher et n’est rentable que dans la production de fruits frais, pour lesquels les agriculteurs obtiennent un prix plus élevé que les oranges à jus.

Des moustiquaires protègent les arbres contre l'insecte qui véhicule la bactérie causant la maladie du dragon jaune.

Des moustiquaires protègent les arbres contre l’insecte qui véhicule la bactérie causant la maladie du dragon jaune. Photo : Radio-Canada

Les chercheurs développent également des variétés d’arbres mieux adaptés à la nouvelle réalité. La variété « Sugar Belle » donne des résultats spectaculaires. Bien qu’atteint de la maladie du dragon jaune, l’arbre ne manifeste aucun symptôme et il est gorgé de fruits. C’est le résultat de 20 ans de recherches et de croisements.

L’avenue la plus prometteuse : la biotechnologie

Les scientifiques ont aussi recours à la manipulation génétique. Ils sont parvenus à identifier et à neutraliser les gènes qui déclenchent les symptômes de la maladie.

Ils rendent aussi les agrumes plus résistants en introduisant le gène d’autres végétaux. Un gène de la moutarde se montre particulièrement efficace. Le directeur du centre de recherche sur les agrumes de la Floride pense pouvoir commercialiser ces plants résistants d’ici cinq ans. Mais le temps presse, la maladie du dragon jaune se propage à une vitesse fulgurante.

L'État de la Floride est un des principaux producteurs d'oranges dans le monde.

L’État de la Floride est l’un des principaux producteurs d’oranges dans le monde. Photo : Radio-Canada

Le lendemain, dans l’avion qui me ramène à Québec, j’observe, pensive, l’agent de bord qui verse du jus d’orange dans un gobelet en plastique. Des paroles me traversent l’esprit.

L’industrie ne sera plus jamais la même, c’est certain. Mais on va réussir à combattre cette maladie et on va cultiver encore longtemps des oranges en Floride. Les oranges demeureront toujours LE symbole de la Floride. Marty McKenna, président sortant, Florida Citrus Commission

 

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Une nouvelle bactérie dévoreuse de métal


Une bactérie qui survit dans des environnements extrêmes et qui réduit les métaux en semi-métalliques. Pourrait être la solution pour les mines fortement contaminées et rendre le tout moins toxique. La question que je me pose, si on implante des bactéries ailleurs, peuvent-ils s’échapper ? Peuvent-ils vivre dans un environnement moins pollué ?
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Une nouvelle bactérie dévoreuse de métal

 

Une vue du parc provincial Nopiming dans l'est de la province du Manitoba.

Une vue du parc provincial Nopiming dans l’est de la province du Manitoba.   Photo : Wilderness Committee

Une nouvelle bactérie toxique qui réduit les éléments chimiques semi-métalliques pourrait à terme être utilisée pour le traitement des lieux contaminés, selon une récente étude publiée dans la revue Canadian Journal of Microbiology.

Les auteurs de cette étude ont découvert cette bactérie dans le site hautement pollué d’une ancienne mine d’or dans le parc provincial Nopiming, au Manitoba. Selon eux, elle constituerait un élément clé pour de futures technologies de bioassainissement.

Une nouvelle bactérie toxique qui réduit les éléments chimiques semi-métalliques pourrait à terme être utilisée pour le traitement des lieux contaminés, selon une récente étude publiée dans la revue Canadian Journal of Microbiology.

Les auteurs de cette étude ont découvert cette bactérie dans le site hautement pollué d’une ancienne mine d’or dans le parc provincial Nopiming, au Manitoba. Selon eux, elle constituerait un élément clé pour de futures technologies de bioassainissement.

« Ces bactéries ont la capacité de convertir les composants toxiques qui existent à la suite des activités minières dans des formes moins toxiques », explique le docteur Vladimir Yurkov, professeur à l’Université du Manitoba.

Nous voulions examiner la résistance bactérienne aux déchets toxiques, ce qui serait un atout important dans le contexte des mines fortement polluées. Nous avons également visé à enrichir notre compréhension de la diversité microbienne des environnements extrêmes, sachant que la grande majorité de ces microbes et leurs utilisations potentielles restent à découvrir. Vladimir Yurkov, professeur à l’Université du Manitoba

Selon cette étude, la bactérie appartient à la famille des phototrophes anoxygéniques aérobies (AAP), un groupe de bactéries observées dans de nombreux environnements différents, y compris dans les environnements extrêmes.

Les habitats qui présentent des concentrations extrêmement élevées d’oxydes métalloïdes sont toxiques, mais les AAP sont capables de survivre dans ces endroits. Ces bactéries le font en convertissant les composés toxiques en des formes moins nocives par un processus appelé réduction.

Pour les scientifiques, les microbes capables d’éliminer les composés toxiques de leur environnement sont potentiellement bénéfiques pour la bioremédiation, c’est-à-dire l’utilisation de bactéries pour nettoyer les environnements contaminés.

La mine d’or Central Gold Mine a été en service de 1927 à 1937 et, bien que la mine ait été abandonnée depuis plus de 75 ans, les résidus restent fortement pollués par des oxydes métalloïdes lourds.

« Les observations menées par les chercheurs ont montré que les échantillons prélevés pouvaient se développer malgré de grands écarts de température, l’acidité et la teneur en sel », notent les auteurs de l’étude.

Par ailleurs, ils se sont tous montrés très résistants aux oxydes métalloïdes toxiques et peuvent convertir la tellurite toxique en tellure élémentaire moins toxique, un procédé qui pourrait potentiellement contribuer à la décontamination des résidus.

« L’identification de nouveaux microbes qui peuvent habiter des environnements extrêmes que la plupart des autres formes de vie ne peuvent tolérer pourrait conduire au développement d’outils pour la désintoxication de l’environnement », estiment désormais les chercheurs.

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Les arbres sont-ils carnivores?


Les arbres sont carnivores ? Si on regarde leur alimentation, et dans un sens très large, oui, ils sont carnivores …
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Les arbres sont-ils carnivores?

 

tree | Jon Bunting via Flickr CC License by

tree | Jon Bunting via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

Repéré sur Live Science

S’ils ne mangent pas directement d’animaux, ils consomment des nutriments contenus sur des carcasses, grâce aux champignons.

C’est bien connu, les arbres se nourrissent principalement grâce aux sucres générés par la photosynthèse. En utilisant la lumière du soleil, ils transforment ainsi l’eau et le dioxyde de carbone en glucides, et rejettent de l’oxygène. Mais, comme l’affirme le site Live Science, ils ont également besoin d’autres nutriments, qu’ils obtiennent à l’aide des fungi.

Ces organismes sont présents partout sur le sol des forêts, ce sont des champignons de différentes sortes. Leur but est en fait d’apporter aux arbres les minéraux dont ils ont besoin : calcium, potassium, sodium… Pour ce faire, les fungi, pour la plupart microscopiques, absorbent des graisses et des protéines sur des carcasses ou des vers de terre, avant de se greffer aux racines des arbres. Comme ils ne produisent pas de glucides, les végétaux leur en donnent, en échange des nutriments que leur apportent les fungi.

Ainsi, une relation «donnant-donnant» s’installe, chacun apportant à l’autre ce dont il a besoin. Cette relation s’appelle la mycorhize.

Mycorhize, vue d’un microscope via Wikimedia Commons CC

Nicholas Money, professeur de botanique à l’université de Miami, en Ohio, affirme:

«Aucun partenaire ne gagne plus que l’autre. C’est un bénéfice mutuel.»

Avant d’ajouter et de conclure:

«En ce sens, mais cela dépend de votre définition du végétarisme, nous ne pouvons peut-être pas reconnaître les arbres comme de vrais végétariens, puisque certains nutriments qu’ils absorbent proviennent de carcasses animales.»

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Baisse de 2 % de la quantité d’oxygène dans les océans


Il est clair que les changements climatiques apportent des changements qui seront difficiles à surmonter et pire si des gestes concrets ne sont pas faits au plus vite. Les coins du monde que l’on croyait plus résistants s’essoufflent beaucoup plus vite que prévu
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Baisse de 2 % de la quantité d’oxygène dans les océans

 

Photo : iStock

Le volume global d’oxygène dans les océans a baissé de plus de 2 % depuis 1960, montre une étude allemande. La situation est encore plus préoccupante en Arctique.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Les chercheurs du Centre Geomar Helmholtz de Kiel pour la recherche océanique expliquent qu’il existe de grandes variations du volume d’oxygène selon les différents bassins océaniques et les différentes profondeurs.

En outre, le volume de l’eau océanique entièrement dépourvue d’oxygène a plus que quadruplé durant la même période.

Cette réalité pourrait avoir de graves conséquences sur les écosystèmes marins, notent Sunke Schmidtko, Lothar Stramma et Martin Visbeck, les auteurs des travaux publiés dans la revue Nature.

Les modèles actuels prévoient une baisse de 1 % à 7 % de l’oxygène dissous dans les océans d’ici à 2100, provoquée par une diminution de la solubilité de l’oxygène à cause du réchauffement des eaux et par une moindre ventilation des eaux profondes.

Une telle baisse de la quantité d’oxygène dans les océans pourrait affecter les cycles nutritifs et l’habitat marin, avec des conséquences potentiellement néfastes pour la pêche et les activités économiques côtières. Auteurs de l’étude

Ces travaux portent sur des périodes plus courtes ou des zones plus limitées que les autres études menées à ce jour. Ils couvrent l’intégralité de la colonne d’eau de l’ensemble des océans pendant cinquante ans (1960-2010).

Les chercheurs ont observé la baisse des niveaux d’oxygène pour l’ensemble des océans et pour cinq des dix régions océaniques étudiées : l’Arctique, l’Atlantique équatorial, l’Atlantique Sud, le Pacifique Nord et l’océan Austral.

L’océan Arctique ne représente qu’environ 1,2 % du volume total des océans, mais représente 7,6 % de la baisse d’oxygène globale.

C’est peut-être une indication supplémentaire du fait que l’océan Arctique change beaucoup plus rapidement que n’importe quelle autre partie des océans, en réaction au réchauffement provoqué par les gaz à effet de serre. Denis Gilbert, de l’Institut Maurice-Lamontagne à Mont-Joli

Le chercheur québécois Denis Gilbert explique dans un commentaire accompagnant l’article qu’une baisse de 2 % de l’oxygène dans les océans semble peu importante, mais les conséquences sur les écosystèmes marins pourraient être graves dans les zones océaniques où le niveau de l’oxygène est déjà bas.

« Des seuils critiques pour la survie pourraient être franchis », explique M. Gilbert.

D’autres facteurs de stress associés au réchauffement global, comme l’augmentation du CO2 et des eaux plus chaudes, peuvent aussi s’ajouter au niveau d’oxygène plus bas, et créer les effets cumulés sur la vie marine qui peuvent même être pires.

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Des traces de pollution chimique au fond des abysses


S’il y a 40 ans des produits chimiques interdits se sont retrouver dans les abysses, la dernière frontière écologique alors que seront les autres produits chimiques qui se retrouvent actuellement dans les eaux dans 40 autres années ? Si on ne peut rien changer à cela, il serait peut-être temps d’y voir pour les autres années futures
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Des traces de pollution chimique au fond des abysses

 

Un Amphipode.... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

Un Amphipode.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

 

Agence France-Presse
Paris

Les plus grandes profondeurs océaniques n’échappent pas aux pollutions d’origine humaine, révèle une étude publiée lundi, qui a décelé des traces de produits chimiques interdits sur de minuscules crustacés vivant dans les abysses.

«Nous voyons encore les abysses comme un royaume lointain et immaculé, préservé de l’action de l’Homme, mais nos travaux montrent que malheureusement cela est loin de la vérité», souligne Alan Jamieson, chercheur à l’Université de Newcastle (Royaume-Uni), coauteur de cette étude parue dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Pour collecter ces crustacés, ressemblant à des mini-crevettes translucides et appelés amphipodes, des outils spéciaux ont été conçus, permettant de descendre dans la fosse des Mariannes, la plus profonde connue (près de 11 km), près de l’île de Guam, et dans la fosse de Kermadec (plus de 10 km), au nord de la Nouvelle-Zélande, toutes deux dans le Pacifique.

Même dans ces lieux reculés, au plus profond de la croûte terrestre, les amphipodes, rares organismes à pouvoir vivre à de telles profondeurs et niveaux de pression, affichaient des niveaux «extraordinaires» de contamination chimique, écrivent les chercheurs.

La présence de PCB (polychlorobiphényles), bannis il y a 40 ans, et de PBDE (polybromodiphényléthers), longtemps utilisés pour ignifuger matières plastiques et textiles, a notamment été prouvée.

PCB et PBDE étaient présents dans tous les échantillons, prélevés à des profondeurs différentes (entre 6 et 11 km) et dans les deux fosses, précisent les chercheurs.

«Trouver ces polluants dans un des endroits les plus reculés et inaccessibles de la Terre nous fait réaliser l’impact dévastateur, à long terme, de l’Homme sur la planète», souligne Alan Jamieson.

Les écosystèmes des grandes failles marines, générées par la tectonique des plaques, restent peu connus et peu explorés, souligne l’équipe, pour qui il s’agit de «la dernière grande frontière écologique».

Entre les années 1930 et 1970, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde. Depuis, selon des estimations, quelque 35 % auraient fini dans l’océan et les sédiments.

Dans la fosse des Mariannes, les plus forts taux de PCB constatés étaient 50 fois plus élevés que ceux relevés sur des crabes de rizières alimentées par une des rivières les plus polluées de Chine, soulignent les scientifiques.

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