Vos chiens et chats sont une catastrophe pour l’environnement


Je crois qu’avant de vouloir changer la nature alimentaire des animaux de compagnie pour lutter contre les émissions à effet de gaz, on devrait voir nous-même ce que nous pouvons faire dans d’autres domaines dont l’humain est en cause. Je me demande sérieusement, si ce n’est pas un moyen pour enrichir les industries de l’alimentation animale. Les régime végan doit être pour ceux qui en ont besoin, mais la mode alimentaire étant ce qu’elle est, veut aussi agrandir son champ d’action avec les animaux, ce que je trouve grotesque
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Vos chiens et chats sont une catastrophe pour l’environnement

 

DMITRY KOPYLETS VIA GETTY IMAGES

Leurs régime alimentaire, très souvent à base de viande, a un impact considérable sur la planète et mérite qu’on y réfléchisse.

  • Par Tom Levitt

Lyla est un carlin, une race de chien très tendance. Mais elle est aussi végane puisque son maître a arrêté de lui donner de la viande. De plus en plus de propriétaires de chiens et de chats aux États-Unis prennent la même décision, les régimes végétariens et végétaliens gagnant du terrain non seulement chez les humains mais aussi parmi leurs animaux de compagnie.

Le maître de Lyla n’est autre que Myron Lyskanycz, le PDG de Halo, une entreprise de nourriture pour chiens et chats qui propose des gammes avec et sans viande depuis six ans. Aujourd’hui, les produits véganes représentent 20% de ses ventes d’aliments pour chiens. Lyskanycz prévoit une croissance rapide de cette catégorie de produits dans les dix années à venir.

D’après une enquête, environ 8% des Américains se disent végétariens ou véganes, et d’après une autre, 31% du reste de la population affirment réduire activement leur consommation de viande.

En arrêtant peu à peu de manger de la chair animale, « les gens commenceront forcément à réaliser qu’il s’agit d’un régime qui convient aussi à leurs animaux », estime-t-il.

HALO PETSLyla le carlin végane.

Un régime alimentaire végétal pour les chiens est moins absurde qu’il n’y paraît. Aux États-Unis, les 70 millions de chiens de compagnie consomment en majorité des aliments carnés. Tous les chats, chiens et autres animaux de compagnie américains représentent à eux seuls le cinquième plus grand consommateur de viande au monde, derrière la Russie, le Brésil, les États-Unis et la Chine.

Et cela commence à inquiéter les écologistes, sachant que la production mondiale de viande et de produits laitiers est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre générés par l’homme, soit un peu plus que les émissions de tous les véhicules, trains, avions et bateaux du monde. Or, les chiens et chats domestiques représentent jusqu’à 30% de l’impact environnemental attribuable à l’agriculture animale aux États-Unis.

Si on ne réduit pas la consommation excessive de viande, tant chez les hommes que chez les animaux de compagnie, il sera quasiment impossible de maintenir le niveau du réchauffement climatique sous le seuil critique des 2°C.

D’après les scientifiques, dans d’autres pays, les chiens errants qui vivent des restes qu’ils trouvent ont un régime riche en glucides (biscuits, pain, riz) et relativement pauvre en protéines (restes de viande ou de carcasses).

Une digestion différente selon les chiens

Les chiens de compagnie seraient mieux adaptés à un régime plus riche en glucides que leurs ancêtres de la famille des loups: leurs habitudes alimentaires ont évolué et ils arrivent à mieux digérer l’amidon. Ce que confirme une étude suédoise qui montre que les chiens digèrent cinq fois mieux l’amidon (contenu dans les céréales, les haricots et les pommes de terre) que les loups et qu’ils possèdent une enzyme digestive semblable à celle d’herbivores comme les vaches et les lapins.

Si les chiens aiment l’odeur et le goût de la viande, cette étude affirme que les préférences alimentaires d’un chien adulte sont fortement influencées par ce qu’il a mangé quand il était chiot.

« La plupart des propriétaires de chiens n »ont jamais pensé que leur animal puisse survivre avec un régime végétal. Ça va changer à mesure que nous disposons de plus d’informations, » affirme le PDG.

La plupart des aliments pour animaux contiennent aujourd’hui de la farine d’os et d’autres restes moins prisés dans l’alimentation humaine. Mais, d’après Greg Okin, professeur à l’université de Californie et auteur d’une étude sur l’impact environnemental des aliments pour animaux, certains fabricants de ces produits tendent à encourager les maîtres à acheter pour leurs compagnons des aliments à base de viande de meilleure qualité.

Les chiens, des loups et les chats, des lions

« Les équipes marketing s’efforcent de convaincre les consommateurs que leurs chiens sont des loups et leurs chats, des lions qui ont besoin d’un régime riche en produits d’origine animale, explique-t-il. Or les chiens ne sont évidemment pas des loups, et les chats ne sont pas des lions, mais les gens sont dupes. Je crois qu’ils se font avoir en se laissant convaincre de dépenser plus d’argent pour des produits dont leurs animaux n’ont pas besoin et qui, sur le plan environnemental, sont pires que les croquettes pleines de céréales des marques moins chères. »

Cela dit, il y a des limites dans ce qu »on peut imposer aux animaux de compagnie en termes de régime sans viande. Si les chiens peuvent vivre en consommant uniquement des végétaux, les chats sont cependant des animaux carnivores qui ont besoin de certains nutriments que lon trouve dans la viande.

ORIOL GURI / EYEEM VIA GETTY IMAGESLes chats sont des animaux carnivores qui ont besoin de certains nutriments que l’on trouve dans la viande.

Les chiens « sont omnivores et même leurs ancêtres sauvages consommaient des légumes. Depuis, l’évolution les a mieux équipés pour un régime végétal », déclare Sarah Dodd, consultante vétérinaire auprès des marques telles que Halo, qui étudie les régimes alimentaires végétaux chez les animaux de compagnie.

« Le cas des chats est différent. Théoriquement, il est possible de leur fournir tous les nutriments nécessaires avec un régime à base de préparations alimentaires végétales, mais nous ne disposons pas encore de suffisamment de données pour savoir si les produits actuellement disponibles satisfont ces besoins. »

Elle pense que les grands fabricants de nourriture pour animaux devraient soutenir davantage la recherche sur les produits destinés aux chats. Mais l »un de ces géants, Mars Petcare, qui détient des marques comme Pedigree, Iams, Nutro et Eukanuba, doute de l’intérêt des consommateurs pour la nourriture animale végane.

«Un régime végane est possible»

« Un régime alimentaire végane est possible pour les chiens et les chats, mais il est potentiellement difficile à développer, déclare ainsi Tiffany Bierer, directrice scientifique chez Mars Petcare. Les chiens et les chats ont notamment besoin de vitamine D pour maintenir un taux de calcium adéquat dans leur corps. Contrairement aux humains, ils ne peuvent pas en fabriquer eux-mêmes. Or la vitamine D ne se trouve que dans les produits d’origine animale. Et puis il y a des nutriments très peu présents dans les légumes ou les céréales, comme les acides aminés. »

Un autre fabricant de nourriture pour chiens et chats tente d »apporter une solution avec des aliments à base de viande cultivée en laboratoire. Basée en Californie, l’entreprise Wild Earth, soutenue par le milliardaire Peter Thiel, affirme vouloir réinventer la nourriture pour animaux en la produisant avec de la viande cultivée in vitro et des aliments végétaux.

« Nous utilisons des végétaux et des champignons très riches en protéines, ce qui est un premier pas pour remplacer la viande, explique le PDG de Wild Earth, Ryan Bethencourt. Mais nous ne nous revendiquons pas comme une entreprise végane. Notre but est de créer une source de protéines durable, notamment avec de la viande cultivée en laboratoire. »

De la viande de souris artificielle

Wild Earth a déjà développé de la viande de souris artificielle destinée aux chats, mais elle n’est pas encore commercialisée. M. Bethencourt pense qu’un produit à base de viande de culture sera d’abord commercialisé pour les hommes, afin d’éviter de donner à la viande cultivée in vitro l’image d’un aliment de qualité inférieure.

« Nous pourrions en proposer dès aujourd’hui ou dans quelques mois, mais nous devons régler des questions d’ordre réglementaire et de prix d’achat », explique-t-il, ajoutant que Wild Earth espère lancer la commercialisation de viande cultivée en laboratoire d’ici à 2020.

En attendant, Greg Okin invite les maîtres à se faire conseiller avant de changer le régime alimentaire de leur chien ou chat.

« Tout comme l’on choisit parfois sa voiture en fonction de ses émissions de carbone, on pourrait aussi choisir son animal de compagnie selon ses besoins spécifiques en produits d’origine animale, suggère-t-il. Si cette question les intéresse, j’encourage les propriétaires d’animaux à en parler avec leur vétérinaire. »

Cet article, publié sur le HuffPost américain, a été traduit par Valeriya Macogon pour Fast ForWord.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le fabriquant d’Oreo accusé de déforestation: "Les orangs-outans sont sacrifiés pour des biscuits"


Si vous chercher une raison pour ne pas vous laisser tenter par les biscuits Oréo, en voilà une qui pourrait aider. Il ne pourra probablement pas respecter son engagement a évitant des fournisseurs qui font du tort de l’environnement.
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Le fabriquant d’Oreo accusé de déforestation: « Les orangs-outans sont sacrifiés pour des biscuits »

 

© photo news.

Par Mathéo Geslan
Source: L’Obs, Franceinfo

Greenpeace tire la sonnette d’alarme en accusant le groupe alimentaire Mondelez d’utiliser de l’huile de palme favorisant la déforestation. La fabrication des Oreo aurait provoqué la destruction de 25.000 hectares de forêts tropicales selon l’ONG.

Des engagements loin d’être tenus

Biscuits les plus vendus au monde, les Oreo sont riches en sucre, mais aussi en graisse végétale. Il y a presque dix ans, Mondelez avait donné l’échéance 2020 pour garantir que l’huile de palme utilisée dans les biscuits serait durable. À pratiquement un an du délai, Greenpeace affirme que le géant alimentaire est loin de tenir ses engagements.

« Les orangs-outans sont au bord de l’extinction »

« La multinationale Mondelez commerce encore avec des producteurs qui pratiquent la déforestation. L’huile de palme peut être produite sans détruire les forêts et les espèces qui y vivent, contrairement à ce que continuent de faire les fournisseurs de Mondelez. Les orangs-outans sont aujourd’hui au bord de l’extinction: ils sont sacrifiés pour des biscuits », accuse Kiki Taufik, responsable de la campagne forêts à Greenpeace Indonésie.

« Mondelez est lié à 22 producteurs responsables de déforestation »

Mondelez aurait ainsi contribué à la déforestation de 25.000 hectares de forêts tropicales. En cause notamment, leur approvisionnement d’huile de palme auprès du leader Wilmar, qui exploite des plantations en Asie du Sud-Est.

« On avait pris 25 producteurs qu’on sait responsables de déforestation en Asie du Sud-Est, et Mondelez est lié à 22 d’entre eux », constate Cécile Leuba, également chargée de la campagne forêts à Greenpeace, sur Franceinfo.

« Pas de déforestation dans les biscuits »

L’ONG lance donc une campagne pour que les consommateurs prennent conscience de l’impact de leur alimentation sur l’environnement. Le groupe Mondelez est également appelé à prendre ses responsabilités quant à ses engagements, en garantissant que « quand on achète un Oreo, il n’y aura pas de déforestation dans ses biscuits ».

« Des actions urgentes sont nécessaires », admet Mondelez

La multinationale a d’ailleurs réagi, et reconnaît que l’écart est abyssal entre le constat de Greenpeace et l’objectif de travailler intégralement de manière durable et transparente.

« Pour résorber l’écart, des actions urgentes sont nécessaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement », promet Mondelez.

12 fournisseurs exclus

Les fournisseurs sont ainsi appelés à mettre fin rapidement à la déforestation. Douze d’entre eux ont d’ailleurs été exclus car ils ne respectaient pas les règles de l’entreprise, peut-on ainsi lire dans le communiqué.

https://www.7sur7.be/

Le Canada cancre du G20 pour les émissions de GES


Tous les membres du G20 n’ont pas mis en œuvre des plans d’actions concrètes pour la réduction des émissions des gaz à effet de gaz. Le comble est que le Canada serait un pire des pires émetteurs de ces émissions GES.
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Le Canada cancre du G20 pour les émissions de GES

 

Une usine de Fort McMurray, en Alberta.... (Photo Jason Franson, archives La Presse canadienne)

Une usine de Fort McMurray, en Alberta.

PHOTO JASON FRANSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

 

La Presse Canadienne
Ottawa

Les efforts du Canada pour devenir un champion mondial de la lutte contre les changements climatiques pourraient être entachés par l’embarrassante distinction d’être le plus gros émetteur de gaz à effet de serre (GES) par personne de tous les pays du G20.

À deux semaines du sommet des leaders du G20, en Argentine, « Climate Transparency », une coalition internationale d’organismes écologistes, publie son dernier rapport sur les politiques climatiques des membres de ce groupe qui réunit 19 pays, plus l’Union européenne.

Le rapport indique qu’aucun des membres du G20 n’a mis en place un plan de réduction des émissions de GES qui lui permettra d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur les changements climatiques, conclu de haute lutte il y a trois ans.

Selon la coalition internationale, chaque Canadien produit en moyenne 22 tonnes de gaz à effet de serre par an – l’émission la plus élevée de tous les membres du G20, et près de trois fois la moyenne, qui est de huit tonnes.

Les Canadiens sont également les plus gros consommateurs d’énergie par habitant, et les émissions provenant du secteur des transports et des bâtiments représentent quatre fois la moyenne des membres du G20.

La ministre canadienne de l’Environnement, Catherine McKenna, qui est sur le point d’imposer une tarification sur le carbone aux provinces qui n’en ont pas adopté, reconnaît que le Canada doit en faire plus. Elle affirme toutefois que son objectif immédiat est de mettre en oeuvre la stratégie nationale déjà adoptée, avant d’envisager des objectifs plus ambitieux pour l’avenir.

https://www.lapresse.ca

Qui dit réchauffement climatique dit aussi prolifération des rats


De plus en plus, les chercheurs donnent des problèmes que nous rencontrions avec les changements climatiques. Cette fois-ci, les rats … Ils s’adaptent à toutes sortes de situations et sont très prolifiques. Un seul couple de rats peuvent avoir plus de 15 milles raton en une seule année
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Qui dit réchauffement climatique dit aussi prolifération des rats

 

rat ville

Un rat sauvage dans les rues de New-York. Crédits : Wikimedia Commons

par Brice Louvet

La hausse annoncée des températures entraînée par le dérèglement climatique aura pour effet de favoriser la prolifération des rats dans les villes, prévient un article publié dans Bloomberg.

Depuis quelques années, les chercheurs préviennent qu’un réchauffement de la planète de 2 °C – comme on le prévoit en 2050 si aucune mesure drastique n’est prise avant – pourrait avoir des effets dévastateurs sur le climat (phénomènes météorologiques extrêmes, fonte des glaces, hausse du niveau des océans). Mais d’autres effets sont plus insidieux, et donc insoupçonnés. C’est le cas pour la prolifération des rats. Comme le note un article publié dans Bloomberg, des hivers et des étés plus chauds constituent un terreau encore plus fertile pour la reproduction des rats, déjà présents en grand nombre dans les grandes villes.

Prolifération éclair

On rappelle que ces rongeurs ont une période de gestation très courte (une vingtaine de jours). Et si l’on part du principe qu’une rate peut avoir jusqu’à cinq portées par an avec une moyenne de 7 petits par portée, cela nous donne environ 55 ratons par an pour une femelle. En notant enfin que les femelles deviennent fertiles environ un mois seulement après leur naissance, en théorie, un couple de rats peut donc entraîner une descendance de 15 000 ratons en moins d’un an.

rats villes réchauffement climatique

Un réchauffement climatique de 2 degrés impliquerait une prolifération des rats en milieux urbains. Crédits : Wikipedia

Si les rats ont un rôle à jouer dans les villes, contribuant à les assainir en consommant une partie de nos déchets, ils sont également considérés comme des vecteurs de maladies (virus, bactéries et parasites qui peuvent présenter un danger pour l’Homme). Rappelons qu’un rapport de l’ONU publié il y a quelques mois estimait que près de 70 % de la population mondiale vivrait dans les villes d’ici 2050 (soit 2,5 milliards de personnes en plus). La prolifération des nuisibles (rats, mais aussi insectes phytophages) en milieu urbain ne doit donc pas être prise à la légère.

Incroyablement résistants

Une étude publiée début septembre 2017 dans la revue scientifique PLOS One révélait en effet que les rats sont aujourd’hui génétiquement beaucoup plus résistants aux raticides qu’on ne le pensait auparavant. Cela explique l’inefficacité apparente des méthodes de dératisation actuelles.

Rappelons qu’il y a quelques mois, une équipe de l’Université de Leicester s’était demandé quel animal serait le plus à même de prendre la place de l’Homme si notre espèce venait à disparaître. Les chercheurs avaient alors déterminé que ce sont bien les rats qui arriveraient en haut de l’échelle de l’évolution, parce que résistants et capables de s’adapter à tout type d’environnement.

Sur une note plus positive, notons par ailleurs que les rats pourraient jouer un rôle plus profond que celui de « station d’assainissement ». Une récente étude publiée dans Pediatric Research notait par exemple que des rats entraînés pouvaient sentir la tuberculose. Ces derniers seraient même beaucoup plus efficaces que les tests utilisés actuellement sur les enfants

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Source

https://sciencepost.fr/

La Californie toujours en proie aux flammes, des milliers de pompiers déployés


Plusieurs villes et campagnes vont changer complètement avec tout ces incendies destructrices et meurtrières.Donald Trump accusent les autorités locales à la mauvaise gestion des forêts, alors que la sècheresse et les vents n’aident en rien pour atténuer ces feux.
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La Californie toujours en proie aux flammes, des milliers de pompiers déployés

 

AP

Les pompiers californiens luttaient toujours samedi contre les incendies ravageurs qui ont fait au moins neuf morts et détruit des milliers de maisons, sans grand espoir de maîtriser les sinistres dans les jours à venir.

Plus de 250 000 personnes en tout ont reçu l’ordre d’évacuer dans une vaste région près de la capitale de cet Etat de l’ouest des États-Unis, Sacramento, et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de la Californie.

Jusqu’ici, les corps de neuf personnes ont été retrouvés dans la ville de Paradise, dans le comté de Butte, au nord de Sacramento.

Depuis jeudi matin, plus de 6 700 bâtiments, la majorité des maisons, ont été dévorés par l’incendie «Camp Fire», désormais devenu le plus destructeur jamais enregistré en Californie.

L’incendie a pour le moment consumé plus de 40 000 hectares et n’est maîtrisé qu’à 20%, selon CalFire.

Trois des 3 200 pompiers déployés ont été blessés.

Les autorités estiment qu’il faudra trois semaines pour maîtriser les flammes. 

«L’ampleur de la destruction que nous avons vue est vraiment incroyable et à fendre le coeur», avait dit Mark Ghilarducci, du bureau des services d’urgence du gouverneur de Californie.

Plus au sud, toute la ville de Malibu, où vivent de nombreuses célébrités, a reçu l’ordre d’évacuer à cause du «Woolsey Fire», qui a dévoré près de 15 000 hectares.

Plusieurs personnalités comme Kim Kardashian ou Alyssa Milano ont dû quitter leur domicile. L’acteur Martin Sheen, brièvement porté disparu selon son fils Charlie, était en train d’évacuer.

L’incendie a également détruit des lieux de tournage utilisés pour des centaines de productions, dont celle de la série de HBO «Westworld».

Sur Twitter, le président américain Donald Trump a critiqué les autorités locales.

«Il n’y a aucune raison pour ces énormes incendies en Californie, meurtriers et coûteux, si ce n’est que la gestion des forêts est tellement insuffisante», a-t-il lancé.

La Californie a été frappée depuis la fin de l’année 2017 par de nombreux incendies meurtriers, rendus particulièrement violents par la sécheresse et les vents.

http://journalmetro.com

La couche d’ozone guérit enfin des dommages des produits chimiques


Enfin, une bonne nouvelle pour les années à venir, du moins si les efforts continuent en ce sens la couche d’ozone semble vouloir se rétablir, même si cela prendra quelques décennies. Dommage qu’on ne puisse en faire autant avec l’environnement
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La couche d’ozone guérit enfin des dommages des produits chimiques

 

SETH BORENSTEIN
Associated Press
Washington

La couche d’ozone protectrice de la Terre guérit enfin des dommages causés par les aérosols et les liquides de refroidissement, annonce un nouveau rapport des Nations Unies.

La couche d’ozone s’amincissait depuis la fin des années 1970. Les scientifiques ont sonné l’alarme et les produits chimiques qui l’endommageaient ont été progressivement éliminés dans le monde entier.

En conséquence, la couche d’ozone supérieure au-dessus de l’hémisphère Nord devrait être complètement réparée dans les années 2030 et le trou béant de la couche d’ozone antarctique devrait disparaître dans les années 2060, selon une évaluation scientifique publiée lundi lors d’une conférence à Quito, en Équateur. L’hémisphère Sud est à la traîne et sa couche d’ozone devrait être guérie au milieu du siècle.

« C’est une très bonne nouvelle, a déclaré le coprésident du rapport, Paul Newman, un expert en sciences de la Terre au Goddard Space Flight Center de la NASA. Si les substances qui appauvrissent la couche d’ozone avaient continué à augmenter, nous aurions eu d’énormes effets. Nous avons arrêté cela. »

Haut dans l’atmosphère, l’ozone protège la Terre des rayons ultraviolets qui causent le cancer de la peau, des dégâts aux cultures et d’autres problèmes. L’utilisation de produits chimiques synthétiques, appelés chlorofluorocarbures (CFC), qui dégagent du chlore et du brome, a commencé à ronger l’ozone. En 1987, des pays du monde entier ont convenu dans le Protocole de Montréal d’éliminer progressivement les CFC et les entreprises ont proposé des solutions de remplacement pour les bombes aérosol et d’autres utilisations.

Au pire de la situation, vers la fin des années 90, environ 10 % de la couche d’ozone supérieure était épuisée, a déclaré M. Newman. Depuis 2000, elle a augmenté d’environ 1 à 3 % par décennie, indique le rapport.

Cette année, le trou dans la couche d’ozone au-dessus du pôle Sud a culminé à près de 24,8 millions de kilomètres carrés. C’est environ 16 % de moins que le trou le plus important jamais mesuré – 29,6 millions de kilomètres carrés en 2006.

Le trou atteint son apogée en septembre et octobre et disparaît fin décembre jusqu’au printemps prochain dans l’hémisphère Sud, a ajouté M. Newman.

La couche d’ozone commence à environ dix kilomètres de la Terre et s’étend sur près de 40 kilomètres ; l’ozone est une combinaison incolore de trois atomes d’oxygène.

Si rien n’avait été fait pour arrêter l’éclaircie, le monde aurait détruit les deux tiers de sa couche d’ozone d’ici 2065, a expliqué M. Newman.

Mais le succès n’est pas encore complet, a prévenu Brian Toon de l’Université du Colorado, qui ne faisait pas partie du rapport.

« Nous en sommes seulement au point où la reprise a possiblement commencé », a-t-il dit, en soulignant que certaines mesures de l’ozone n’avaient pas encore augmenté.

Un autre problème est qu’une nouvelle technologie a détecté une augmentation des émissions d’un CFC interdit en Asie de l’Est, note le rapport.

Et les produits de remplacement actuellement utilisés pour refroidir les voitures et les réfrigérateurs doivent être eux-mêmes remplacés par des produits chimiques qui n’aggravent pas le réchauffement climatique, a rappelé M. Newman.

Un amendement au Protocole de Montréal, qui entrera en vigueur l’année prochaine, réduirait l’utilisation de certains de ces gaz.

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MONDE INDE "L’airpocalypse" à Delhi, la mort à petit feu


Faut-il vraiment attendre d’en être rendu à une pollution si intense pour réagir. !! Montrer des poumons artificiels en extérieur en montrant comment l’air les noircit, n’aide pas vraiment, a diminuer ce qui cause ce smog intense
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« L’airpocalypse » à Delhi, la mort à petit feu

 

Tuberculeux, Yogesh Kumar a la respiration sifflante suite à la récente ablation d’un poumon. Ses docteurs indiens ignorent s’il pourra survivre à l’extérieur de cet hôpital de Delhi, dans un des airs les plus pollués au monde.

L’atmosphère de Delhi c’est une condamnation à mort pour lui », commente Srinivas K. Gopinath, chirurgien thoracique à l’établissement Sir Ganga Ram, où le jeune homme de 29 ans est traité.

Comme chaque année, la capitale indienne traverse ces jours-ci un effroyable épisode de pollution atmosphérique. Une brume toxique voile le paysage, s’immisce dans les appartements, les bureaux, les galeries de métro. L’atmosphère dégage une odeur de brûlé.

Toussant, expectorant, haletant depuis la mi-octobre déjà, la mégapole de 20 millions d’habitants est entrée lundi de plain-pied dans l‘ »airpocalypse« . Les niveaux de pollution ont brusquement bondi en raison de l’intensification des brûlis agricoles des régions alentours.

Lundi matin à 07H00 (01H30 GMT), l’ambassade américaine à New Delhi enregistrait une concentration de particules fines PM2,5 supérieure à 620 microgrammes par m3 d’air. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière.

Chaque automne, les hôpitaux locaux voient débarquer des légions de patients toussant et respirant avec difficulté, implacable rappel du grave danger à la santé publique que pose la pollution de l’air.

Pour les plus vulnérables comme Yogesh Kumar, le « smog » peut s’avérer un tueur invisible

. « À l’intérieur (de l’hôpital), la qualité de l’air est maintenue, mais une fois qu’il sortira le mauvais air commencera à l’affecter », explique à l’AFP le médecin Gopinath. « Sa résistance est faible. Il n’a qu’un poumon qui est désormais très précieux. Imaginez devoir affronter un air aussi exécrable avec seulement un poumon. »

Poumons noirs

La pollution atmosphérique est une malédiction qui, au-delà de Delhi, affecte presque tout le nord de l’Inde à cette période de l’année. Le froid et l’absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes, les empêchant de se disperser.

La situation culmine fin octobre-début novembre avec les brulis des régions rurales du nord de l’Inde et du Pakistan: les agriculteurs recourent au feu pour nettoyer leurs champs à bon marché des rebuts de la récolte du riz, afin de pouvoir planter le blé. Le pic est généralement atteint pour la fête des lumières hindous de Diwali, qui tombe cette année mercredi, lorsque les fumées de millions de pétards viennent épaissir un air déjà suffoquant.

Les particules en suspension présentes dans le « smog » accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons. Les plus petites d’entre elles (PM2,5), grandes comme un trentième d’un diamètre de cheveu humain, parviennent à s’infiltrer dans l’organisme et le sang, à travers les poumons.

La pollution de l’air est particulièrement dévastatrice pour les enfants, selon une récente étude de l’OMS. Chaque année, environ 600.000 mineurs de moins de quinze ans en meurent dans le monde. Au-delà des risques entraînés par l’exposition à la pollution durant la grossesse, la toxicité de l’atmosphère peut entraver le développement neurologique de l’enfant et le rend plus vulnérable aux maladies.

« Un enfant qui naît à Delhi prend des goulées d’air pollué équivalent à 20 à 25 cigarettes au premier jour de sa vie », s’alarme Arvind Kumar, un éminent spécialiste des poumons de la capitale. La pollution de l’air est « le nouveau tabac », a averti le mois dernier le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus lors de la première conférence mondiale sur « la pollution de l’air et la santé ».

Pour sensibiliser les résidents de Delhi aux répercussions de la pollution, un hôpital de la ville a installé ce week-end une paire de poumons artificiels en extérieur, montrant comment l’air les noircit petit à petit.

Nombre de patients vus par Arvind Kumar portent déjà les marques d’une vie passée à respirer l’air funeste de Delhi.

« Ce sont des non-fumeurs et même eux ont des poumons noirs », dit-il. « Même des adolescents ont des taches noires dans leurs poumons. C’est effrayant. »

Nation de 1,25 milliard d’habitants aux besoins de croissance immenses, l’Inde est débordée par le fléau de la pollution de l’air. Les quelques mesures prises par les autorités n’ont eu que peu d’effets. En 2015, la contamination atmosphérique, terrestre et aquatique était présumée responsable de 2,5 millions de décès dans ce pays, plus lourd bilan humain de la planète, d’après une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet.

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