Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?


Cela est une bonne question ? Si le Canada était bombardé, tuant au passages nombres de civils cela ferait le tour du monde. On aurait des supports de tous les pays ou presque. Alors que des pays comme la Syrie, la bande de Gaza, la Thaïlande, la Colombie et bien d’autres passent sous silence alors que des bombes, des morts, des villes et villages sont détruites, certains pourront s’exiler alors que d’autres devront survivre de peine et misère, laissant tout derrière eux avec la peur au ventre
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Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?

 

WILLIAM DANIELS / HANDICAP INTERNATIONAL

Une employée de Handicap International, près des décombres d’une maison du quartier de Al-Wahda à Jalawla, en Irak.

Dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont dû fuir des bombardements? De ces personnes qui passent de quartier en quartier pour éviter le prochain tir ? Les mêmes qui changent de ville pour tenter de trouver dans la prochaine cité un hôpital encore en état de soigner leurs blessures ? Ou celles encore qui quittent leur région puisque, de toute façon, leur ville est détruite et jonchée de restes explosifs de guerre. Puis enfin, ces personnes qui ne reviendront pas et chercheront dans un autre pays la sécurité qu’elles ont définitivement perdu.

Vous n’en connaissez pas. Parce que par chance, le Canada n’a jamais été bombardé. Et que si par malheur ce devait être le cas, dans la minute qui suivrait, la planète entière crierait au scandale et dénoncerait la barbarie, l’insupportable, l’intolérable.

Selon l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, plus de 10 pays et territoires avaient été le théâtre de l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées en 2014 : la Syrie, l’Irak, Israël, la Bande de Gaza, l’Ukraine, la Libye, le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, la Thaïlande et la Colombie.

En 2016, chaque jour, 90 personnes ont été tuées ou blessées par une arme explosive. Ce sont plus de 43 000 personnes qui sont ainsi victimes de ces agissements en une année, parmi lesquelles 92% de civils lorsque ces armes sont utilisées en zones peuplées.

Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Chaque jour, des hôpitaux, des écoles, des marchés, des commerces, des conduites d’eau, des réseaux électriques, des routes sont touchés, le plus souvent détruits, par ces bombardements urbains. Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Ainsi, vous ne connaissez pas ces gens qui ont dû fuir des bombardements, et moi non plus, figurez-vous, ou si peu. Par contre, je connais ceux qui ont explosé sur une mine antipersonnel ou ceux qu’une sous-munition a privés de leurs bras ou de leurs yeux. Je connais ceux qui ont perdu leurs proches à cause de ces armes. Je connais ceux qui vivent, encore aujourd’hui, entourés de ces restes explosifs qui attendent, sournoisement, de déchirer la chair et de voler la vie.

Je me souviens des noms de ceux que j’ai eu la chance de croiser : Phongsavath, Phet Latxabout, Song Cosal, Raed Mokaled, Lynn Bradach. Cherchez-les sur internet et découvrez leur histoire.

Puis je lis les témoignages de Firas, Abdul, Mohamad, Dia’a, Rajab, Fteim, Sami qui, alors qu’ils étaient chez eux, dans la rue ou en visite chez des amis, ont été victimes d’un bombardement. Grièvement blessés, certains ont perdu un ou plusieurs proches. Tous ont dû fuir leur pays d’origine, laissant derrière eux leur maison, leur travail, leur famille et leurs amis.

Au Laos, aujourd’hui encore, plus de 40 ans après la guerre du Vietnam, des personnes explosent sur des restes explosifs. Au Cambodge, 35 après le régime des Khmers rouges, les équipes de déminage continuent de libérer les terres. En Colombie, un accord de paix a mis fin, l’année dernière seulement, à 50 années de guerre civile qui a jonché le territoire de restes explosifs. Et on parle aujourd’hui de décennies qui seront nécessaires pour déminer et dépolluer la Syrie…

À quoi bon se mobiliser, me direz-vous ? Puisque chaque jour le massacre continue, quel pouvoir avons-nous face à l’horreur ?

En 1997, dire stop a permis d’interdire les mines antipersonnel.

En 2010, dire stop a permis d’interdire les armes à sous-munitions.

En 2013, dire stop a permis de régulariser le commerce des armes.

Cette année, en 2017, dire stop a permis d’interdire les armes nucléaires.

Alors oui, dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

www.stop-aux-bombes.ca

#StopBombingCivilians

http://quebec.huffingtonpost.ca/j

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Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence


On sait que les Premières Nations depuis la Nouvelle-France ont souffert de la présence des blancs. Il n’y a pas tellement d’années, il y a eu des pensionnats pour faire oublier leur origine, leurs langues, leurs sciences. Ils ont vécu des violences, des abus sexuels séparés de leurs familles dès l’enfance, beaucoup sont morts sans explications. Et encore, on apprend que des enfants ont servi de cobaye pour trouver des traitements contre la tuberculose. Des pratiques pour les étudiants en médecine … Les actes ont été faits sans accords des parents qui étaient trop loin et ne se doutaient pas ce que l’on faisait à leurs enfants
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Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence

 

Florence Genaille, une autochtone ayant été victime d'expériences médicales pendant son enfance.

Florence Genaille n’était qu’une enfant lorsque des médecins ont réalisé des expériences médicales sur elle. Photo : Radio-Canada

Florence Genaille n’était qu’une petite fille quand, dans un sanatorium du Manitoba, des médecins l’attachaient avec des sangles à une couchette et lui faisaient passer un courant électrique dans le corps, tout en prenant des notes sur ses réactions, pendant que ses doigts s’agitaient et que ses bras et son cou étaient pris de spasmes.

En 1953, la fillette ojibwée de la Première Nation de Rolling River se trouvait dans un hôpital pour « Indiens », à proximité de Brandon, afin d’être soignée pour une tuberculose.

Maintenant septuagénaire, Mme Genaille ne croit plus qu’on essayait de la guérir. Selon la femme autochtone, c’étaient des expériences médicales dont elle était la malheureuse cobaye, un sentiment partagé par des centaines de survivants qui ont vécu des choses semblables.

Même si les sanatoriums sont fermés depuis plusieurs dizaines d’années, des historiens sont maintenant en train d’enquêter sur les allégations et de vérifier les comptes rendus des survivants.

« Je vous le dis, mes doigts commençaient à remuer, et c’était atrocement douloureux », raconte la femme de 72 ans. « Et là, de parvenir à la conclusion que notre peuple faisait l’objet d’expériences, c’est affreux à imaginer. »

Aucune preuve de tuberculose

Mme Genaille ne sait toujours pas pourquoi les médecins la soignaient par électrochocs, ni même pourquoi on l’a envoyée dans le sanatorium du sud-ouest de la province.

À l’époque, elle était élève dans un pensionnat à proximité de la ville de Brandon. Elle éprouvait une douleur assez intense dans une jambe, mais on en ignorait la cause, explique-t-elle. Finalement, les religieuses ont décidé de l’envoyer dans un sanatorium parce qu’elles pensaient que la fille était atteinte de tuberculose.

Pourtant, Florence Genaille n’a jamais été atteinte par cette maladie.

Plusieurs années après son séjour au sanatorium, un médecin a confirmé que les résultats des tests de dépistage de la tuberculose, qui décèlent toute présence, même ancienne ou latente de la bactérie, sont négatifs chez Mme Genaille.

Cette absence n’a toutefois pas mis des bâtons dans les roues des médecins du sanatorium. Ces derniers ont prescrit à la fillette une période de repos au lit si stricte qu’on ne lui permettait pas de quitter son matelas, même quand les infirmières changeaient les draps du lit.

Ça n’a pas non plus empêché les médecins d’entailler la cuisse de la fillette, le long du fémur, simplement pour en explorer l’intérieur, marquant à vie cette dernière qui en gardera comme séquelle un boitement permanent.

Même si cette procédure avait été administrée de bonne foi, précise le médecin actuel de la femme autochtone, elle était sans fondement et a été réalisée sans consentement.

D’énormes pouvoirs discrétionnaires

La professeure adjointe de l’Université de Winnipeg Mary Jane McCallum étudie présentement ce qui s’est passé dans les sanatoriums, parfois appelés « hôpitaux indiens ».

Elle dit avoir entendu un grand nombre d’histoires semblables à celle de Florence Genaille de la part d’autres survivants des sanatoriums et confirme que les « hôpitaux indiens » ont été, pendant très longtemps, les terrains de formation des étudiants en médecine.

Les parents des jeunes patients étaient souvent à plusieurs centaines de kilomètres, dans des réserves isolées, ignorant complètement les opérations pratiquées sur leurs enfants et incapables de s’y opposer.

Ça veut dire qu’il y avait beaucoup de questions sans réponse et d’énormes pouvoirs entre les mains des médecins. Mary Jane McCallum, professeure adjointe, Université de Winnipeg

Une douleur fulgurante

Le Manitobain Gerald McIvor est de l’avis de la professeure McCallum. En 1952, son frère Michael n’était qu’un petit enfant quand il a reçu un diagnostic de tuberculose et a été envoyé dans un sanatorium à Ninette, dans le sud-ouest de la province.

Des dizaines d’années plus tard, Michael portait toujours les cicatrices de son séjour au sanatorium, des rappels invalidants qui ont déformé son corps à l’endroit où les médecins avaient retiré une côte et un poumon, une technique utilisée comme traitement expérimental pour la tuberculose.

Gerald McIvor

En 1952, les médecins d’un sanatorium de Ninette ont opéré le frère de Gerald McIvor, Michael, et lui ont enlevé une côte et un poumon. Photo : Radio-Canada

« Il s’est toujours demandé : “Pourquoi? Pourquoi est-ce qu’ils m’ont fait ça?” », raconte M. McIvor, ajoutant que son frère, qui est mort en 2002, s’est toujours souvenu de la douleur foudroyante qu’il a ressentie.

Plusieurs années après la maladie de Michael, le Dr A. L. Paine, un éminent médecin qui avait été le surintendant médical du sanatorium à Ninette, a expliqué qu’il effectuait ces interventions chirurgicales en utilisant seulement un anesthésiant local.

Dans l’édition de janvier 1979 de la revue Canadian Family Physician, le Dr Paine a écrit, dans son étude intitulée « Tuberculosis: Past, present and future » (La tuberculose : le passé, le présent et le futur), qu’il employait un anesthésiant local « afin d’empêcher la propagation de la maladie au cours d’une anesthésie générale » et que les patients acceptaient volontairement cette méthode.

« Rétrospectivement, c’est dommage qu’il y ait eu autant d’interventions thoraciques qui ont engendré des difformités ou bien une réduction de la fonction respiratoire », a-t-il ajouté. « [Mais] bien des patients seraient morts sans intervention chirurgicale. »

Une question de quotas

La médecine a, depuis, fait de gros progrès, notamment en ce qui concerne la tuberculose.

Dans la première moitié du vingtième siècle, cette maladie représentait un important problème dans les réserves. Selon le raisonnement de l’époque, ce phénomène s’expliquait par le fait que les peuples autochtones vivaient dans la nature.

Toutefois, en vertu de la Loi sur les Indiens, il était légal d’enlever les enfants de leur famille si on les croyait atteints de tuberculose et de les envoyer dans un sanatorium. Parfois, comme c’était le cas pour Florence Genaille, les enfants y étaient même envoyés directement depuis les pensionnats.

Selon les historiens en médecine, comme la professeure adjointe Mary Jane McCallum, non seulement les enfants autochtones étaient utilisés comme cobayes par les étudiants en médecine, mais cela faisait partie d’une stratégie économique, car le financement des sanatoriums et celui des pensionnats étaient liés, en partie, à des quotas établis par le gouvernement.

Donc, même s’il existait de meilleures thérapies pour traiter les patients tuberculeux à partir des années 1950 – des traitements qui pouvaient même être administrés chez eux – les patients autochtones séjournaient bien plus longtemps dans ces sanatoriums, parfois même pendant des années, que le reste de la population canadienne.

Florence Genaille, Gerald McIvor et Mary Jane McCallum ne connaissent pas encore l’ampleur ni les motivations de ce qui s’est passé dans les sanatoriums et les « hôpitaux indiens » du Canada, mais ils veulent des réponses.

« Je pense que beaucoup de ces médecins-là ont se sont formés en faisant des expériences sur nous », dit Mme Genaille. « Sinon, pourquoi aurait-ce seulement été les gens comme moi qu’on gardait aussi longtemps et à qui on faisait subir ces atrocités », demande-t-elle.

Selon un texte de Donna Carreiro, CBC News

http://ici.radio-canada.ca/

La légendaire «Calypso» est endommagée par le feu


Le Calypso a été une école télévisée pour bien des gens de mon époque, avec Jacques Cousteau à son bord. Ce bateau est rappelé par la mer à naviguer de nouveau, mais il doit être rénové, malgré l’incendie provoquera un retard pour la mise en mer
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La légendaire «Calypso» est endommagée par le feu

 

ISIS / The Associated Press

ISTAMBOUL — Le navire de l’océanographe français Jacques Cousteau, la légendaire «Calypso», a été endommagé par le feu dans le port de Turquie où il était rénové.

Les flammes ont éclaté en début de journée, le 12 septembre. Seules les portions rénovées du navire ont été endommagées, ce qui signifie que les éléments historiques n’ont pas été touchés, selon Diane Cousteau, la fille de l’explorateur.

La restauration du navire sera complétée comme prévu en 2019, mais avec quelques mois de retard.

Jacques-Yves Cousteau avait transformé la Calypso, un ancien démineur de la marine britannique, en navire d’exploration.

La Société Cousteau veut restaurer la Calpyso pour lui permettre de reprendre la mer, après que le navire eut coulé lors d’un accident survenu à Singapour en 1996. Jacques Cousteau est décédé en 1997.

http://journalmetro.com

Pour priver Trump de la bombe atomique, il faudra lui enlever la présidence


Quand j’étais petite, on savait qu’il y avait un bouton rouge qui lançait une bombe nucléaire et on y a pensé qu’il suffit qu’un fou pèse sur ce bouton pour entrer dans une nouvelle guerre. Généralement, il y a une procédure pour lancer une bombe, mais si une décision doit être prise rapidement, il ne faut qu’une personne, le Président qui peut décider de lancer les missiles nucléaires en seulement 3 à 7 minutes. Les prochaines élections américaines sont seulement en 2020, c’est long quand on entend toutes les stupidités de ce Président. Espérons que d’ici là, il se tiendra tranquille et défait au prochaine élection
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Pour priver Trump de la bombe atomique, il faudra lui enlever la présidence

 

Des activistes antinucléaire grimés en Donald Trump et Kim Jong-un, le 13 septembre 2017 à Berlin. BRITTA PEDERSEN / DPA / AFP.

Des activistes antinucléaire grimés en Donald Trump et Kim Jong-un, le 13 septembre 2017 à Berlin. BRITTA PEDERSEN / DPA / AFP.

Jean-Marie Pottier

Les menaces du président américain envers la Corée du Nord ont relancé le débat  complexe sur la procédure de déclenchement des frappes nucléaires.

 

Deux images de Donald Trump. La première, à la tribune de l’Onu mardi, annonçant qu’il est prêt si besoin à «détruire totalement» la Corée du Nord. La seconde, le même jour, caricaturé en une du magazine Rolling Stone, poitrine en avant et bouche grande ouverte, sous le titre «La folie de Donald Trump».

Un fou a-t-il la main sur le bouton nucléaire de la première puissance mondiale? Sans être toujours posée aussi crûment (mais parfois, oui), la question agite les milieux politique et militaire américains depuis la campagne présidentielle.

Le week-end dernier encore, dans une tribune publiée dans le New York Times, deux experts, dont un ancien conseiller de Barack Obama pour l’Asie, estimaient qu’il est temps pour les États-Unis de s’assurer «que le président ne puisse pas simplement fournir les codes à son aide de camp porteur de la mallette nucléaire et lancer une attaque de sa propre autorité».

 Ils suggéraient que cette attaque ne puisse résulter que d’une décision unanime d’un petit groupe qui pourrait inclure le vice-président, le secrétaire à la Défense, le chef d’état-major des armées et les dirigeants des deux grands partis au Congrès. Un autre spécialiste des affaires militaires estime lui aussi que toute décision d’ouverture du feu nucléaire devrait dans l’idéal d’abord passer par le secrétaire à la Défense, le conseiller pour la sécurité nationale ou le chef de cabinet de la Maison-Blanche.

Toutes les procédures permettant le lancement des missiles nucléaires nécessitent l’action de deux personnes: c’est ce qu’on appelle la two-man rule. Toutes, sauf la plus importante: la prise de décision elle-même. Le secrétaire à la Défense, l’autre membre de l’autorité de commandement nationale, doit confirmer que l’ordre vient bien du président, mais cette confirmation ne constitue pas une validation et ne donne pas un droit de veto. Sous Nixon, le secrétaire à la Défense James Schlesinger, confronté à un président dépressif et alcoolique, avait contourné la loi en demandant au Pentagone de passer par lui ou par son homologue du Département d’État Henry Kissinger en cas d’ordre de mise à feu nucléaire.

Une proposition de loi visant à empêcher le président des États-Unis d’utiliser l’arme nucléaire sans autorisation expresse du Congrès a été déposée en janvier par deux élus démocrates, et s’accompagne d’une campagne de communication intitulée No Red Button («pas de bouton rouge»). Mais elle ne porte que sur le droit du président de lancer une frappe nucléaire préemptive, pas sur celui de réagir à une attaque contre les États-Unis. Un scénario où le temps de réaction interdit tout débat entre une dizaine de personnes.

Selon Bruce G. Blair, cofondateur de l’ONG Global Zero, si une attaque nucléaire étrangère est imminente, le président doit pouvoir être briefé sur le sujet en trente secondes et a cinq minutes pour se décider. En novembre 1979, Zbigniew Brzezinski, le conseiller pour la sécurité nationale de Jimmy Carter, avait failli réveiller son patron en pleine nuit après deux alertes (finalement fausses) d’attaque nucléaire soviétique: le laps de temps dont aurait disposé Carter pour trancher était alors évalué entre trois et sept minutes…

Le débat n’est donc pas seulement entre folie et raison, mais entre réactivité et lenteur. Il n’est pas uniquement de savoir si l’on risque de confier l’arme atomique à un fou, il est de décider si on veut pouvoir être prêt à l’utiliser en quelques minutes au milieu de la nuit –une question classique des campagnes électorales américaines.

Le problème, comme l’explique le juriste Stephen L. Carter, est que les États-Unis n’ont pour l’instant pas trouvé de meilleure procédure pour assurer une réponde rapide et maintenir la primauté du pouvoir civil (le président) sur le militaire:

«La seule vraie façon de restreindre la capacité d’un président de lancer une guerre est d’élire quelqu’un en qui vous avez confiance», conclut-il.

Autant dire que le plus sûr moyen de mieux dormir, pour ceux qui cauchemardent Trump le doigt sur le bouton rouge, est de s’assurer qu’il soit battu en novembre 2020.

http://www.slate.fr

Arnaque française en terre québécoise


Si Immocom a arnaqué plusieurs entrepreneurs québécois, on peut soupçonner que cette compagnie fait aussi des affaires louches dans d’autres pays ainsi qu’en France, enfin je présume.  Ils font des fausses représentations, promet des ventes rapides moyennant un montant d’argent. Après plus de nouvelles.
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Arnaque française en terre québécoise

 

L’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert

L’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert   Photo : Site de l’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert

L’agence française Immocom service international a soutiré de l’argent à des Québécois, en leur faisant croire que des investisseurs étrangers voulaient acheter de manière imminente leur maison ou leur entreprise.

Un texte de François Dallaire, de La facture

L’hameçon

À l’Auberge Presbytère Mont Lac-Vert, dans la municipalité d’Hébertville, au Saguenay, les propriétaires se remettent douloureusement de la visite de Séverine Sbeghen, une représentante d’Immocom service international.

La représentante disait qu’elle avait un acheteur sérieux, se rappelle le copropriétaire du gîte, Robert Bilodeau.

« La façon dont elle nous envoyait ça, c’est comme si elle faisait un voyage de Paris spécialement pour venir nous voir ici. »

L’offre est tellement alléchante, la représentante est si convaincante, que le couple de propriétaires a la certitude que la vente est presque conclue.

Elle nous a même fait monter le prix [de notre auberge] de 350 000 $ ! Ce n’est pas long que tu mords à l’hameçon. Robert Bilodeau

Le poisson

La rencontre a duré cinq heures. Au terme de la réunion, la représentante a apporté une nuance importante : si les investisseurs européens décident finalement de ne pas acheter l’auberge, Immocom va s’occuper de promouvoir la vente du gîte en Europe.

Pour accéder à ces investisseurs du marché européen, il faut d’abord payer 11  250 $, ce qui donne droit à des publicités sur différentes plateformes publicitaires d’Immocom, soit un site Internet, un catalogue imprimé et virtuel, YouTube, Twitter, etc.

« Il fallait prendre une décision très rapidement, car elle partait le lendemain », explique Robert Bilodeau.

Après avoir payé, le couple n’a plus jamais entendu parler des fameux investisseurs. L’annonce de leur auberge figure sur le site Internet Immoventedirect.com, mais elle n’a généré aucune visite en personne.

Pour le prix, une annonce sur un site et dans un magazine, on s’est carrément fait fourrer. Robert Bilodeau

Notre enquête

À l’aide de caméras cachées dans une maison, nous avons entendu le même discours, mais tenu cette fois par le président d’Immoventedirect.com, la vitrine Internet d’Immocom, Jean-Louis Sbeghen, le père de Séverine.

Pendant de longues heures, il s’est entretenu avec tous les membres d’une famille d’entrepreneurs, spécialisés dans la fabrication artisanale de portes et fenêtres.

 

Il a expliqué qu’il représente des immigrants investisseurs et que les avocats d’Immocom rencontrent chaque semaine les représentants du ministère de l’Immigration. Il a souligné que ces immigrants investisseurs sont pressés d’acheter une entreprise, car c’est là une exigence de nos gouvernements.

Le discours semble logique, mais tout est faux. Il n’y a pas de rencontres, et Québec n’exige pas des immigrants investisseurs qu’ils achètent une entreprise.

Immocom dit avoir des bureaux à Montréal. En fait, ce n’est qu’un centre d’appels. Le siège social est prétendument à la Défense, un secteur prestigieux de Paris, mais ce n’est finalement qu’une adresse postale.

Jean-Louis Sbeghen prétend que son catalogue de 486 pages est distribué à 7 millions d’exemplaires dans toute l’Europe. Un catalogue d’une telle épaisseur et distribué aussi massivement devrait être connu par les gens de l’industrie. Nous avons interrogé Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier, une organisation française.

Je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus. Je ne connais pas ce catalogue non plus. Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier

Nous avons retracé plus d’une vingtaine d’entrepreneurs québécois qui estiment tous être victimes des manœuvres d’Immocom et leur avons parlé.

« Avec du recul, je me rends compte que c’est une arnaque », nous a dit le propriétaire d’un dépanneur dans la région de Chaudière-Appalaches. « Ils m’ont fait croire que ma business valait 1 million. Ils m’ont rempli comme il faut! », nous a lancé un boucher en Beauce.

Tous nous disent s’être fait représenter qu’un acheteur étranger désirait acheter leur entreprise de manière imminente.

Ces témoignages ont fait bondir le président de la Fédération nationale de l’immobilier.

Jean-François Buet

Jean-François Buet, le président de la Fédération nationale de l’immobilier Photo : Radio-Canada

Je suis très choqué par ces méthodes commerciales où l’on vend du vent, du rêve, pour des sommes astronomiques. Jean-François Buet

Immoventedirect.com est radiée du registre français des entreprises depuis février dernier, mais exploite toujours un site Internet publicitaire.

De fausses représentations

Pour Patrice Deslauriers, professeur de droit à l’Université de Montréal, il est clair que ces commerçants sont victimes de fausses représentations.

« Ce qu’on veut leur vendre, c’est un contrat de service pour Internet. Mais on passe par un détour, on leur met un peu de poudre aux yeux pour faire en sorte qu’ils signent ce contrat-là. C’est du dol ».

Dol : Manœuvres frauduleuses, agissements malhonnêtes destinés à surprendre et à tromper une personne pour lui faire prendre un engagement qu’elle n’aurait pas pris.
Source : Petit Robert

Jean-François Buet va plus loin.

« Vous me proposez des produits à 7000, 10 000 12 000 $, sans engagement de vendre. Donc, je dirais que c’est un beau métier! Par contre, je ne voudrais pas être le client. Parce que moi, j’appelle ça de l’arnaque », dit-il sur un ton ironique.

La réponse d’Immocom

Selon Immocom, le contrat est clair : leur seul engagement est de publier une annonce sur leurs plateformes, et donc il ne garantit pas la conclusion d’une vente.

Le président d’Immocom, Claude Kozuch, a refusé de nous donner une entrevue.

Il reconnaît qu’il « peut y avoir eu, dans certains cas, des situations ambiguës quant au rôle d’Immocom ».

Jean-Louis Sbeghen et François Dallaire

Le président d’Immovente, Jean-Louis Sbeghen (à gauche), a refusé de répondre aux questions du journaliste François Dallaire. Photo : Radio-Canada

Pas un mot sur leurs techniques de vente ni sur les fausses représentations auxquelles font référence les personnes rencontrées dans notre enquête. Il s’engage toutefois à contacter tous les clients qui nous ont fait part de leurs doléances et « d’apporter, le cas échéant, les ajustements nécessaires à leur satisfaction ».

Des recours?

Une dizaine de commerçants, qui se sont sentis bernés, ont été poursuivis par Immocom, parce qu’ils ont interrompu leurs paiements. Dans la plupart des cas, ces commerçants ont accepté de payer une somme réduite dans le cadre d’une entente à l’amiable.

Un document de la Cour du Québec

Une dizaine de commerçants qui se sont sentis bernés ont été poursuivis par Immocom, parce qu’ils ont interrompu leurs paiements. Photo : Radio-Canada

Dommage, car ils avaient de bons moyens de défense, selon l’expert en droit Patrice Deslauriers.

Si j’étais dans la position de ces gens-là et que j’avais la preuve qu’il y a eu de fausses représentations, j’offrirais une défense en disant : « Il y a eu fausse représentation, annulation du contrat; je ne vous dois rien ».

Le professeur de droit Patrice Deslauriers

Immocom, qui a vendu ses services à de nombreux Français ainsi qu’à des Suisses, a réussi à convaincre 470 Québécois de leur confier leur argent. Certains d’entre eux sont en attente d’un acheteur depuis plusieurs années.

Le reportage de François Dallaire et Christine Campestre est diffusé le 19 septembre à l’émission La facture sur ICI Radio-Canada Télé.

http://ici.radio-canada.ca

Violences contre les infirmiers: insultes, coups, morsures et pire encore


Il n’y a pas si longtemps, les agressions envers le personnel de la santé se résumait généralement à des insultes, des blagues déplacées, une fois, je me suis fait asperger d’eau bénite par une vieille dame, car elle disait que j’étais Satan, c’était la maladie qui la rendait comme cela. Aujourd’hui, le personnel risque beaucoup plus que des insultes, ils peuvent être mordus, agressés, etc. Des témoignages d’infirmiers, infirmières brisent la loi du silence et dénoncent toute cette violence causée par la drogue, l’alcool, par le patient mécontent, et même par la famille, les amis et des gangs de rue dans les urgences. Est-ce normal ? Ils sont là pour soignés pas pour être agressés, insultés, Ils ne devraient pas suivre un cour d’auto-défense pour pratiquer leur profession
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Violences contre les infirmiers: insultes, coups, morsures et pire encore

 

Quatre infirmiers ont accepté de briser le silence... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

Quatre infirmiers ont accepté de briser le silence sur la recrudescence de la violence qu’ils vivent au quotidien dans leur hôpital et qui frappe aussi d’autres urgences du centre-ville de Montréal.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

LOUISE LEDUC
La Presse

 

Après l’agression d’une infirmière du service des urgences de l’Hôpital général de Montréal survenue au début du mois de septembre, quatre de ses collègues en sont venus à une conclusion : ils ne peuvent plus se taire. Mettant de côté la réserve qui leur est normalement demandée, ces infirmiers brisent le silence sur la recrudescence de la violence qu’ils vivent au quotidien dans leur hôpital et qui frappe aussi d’autres urgences du centre-ville de Montréal.

Quatre infirmiers travaillant ou ayant travaillé à l'Hôpital... (Photo Alain Roberge, La Presse) - image 1.0

Quatre infirmiers travaillant ou ayant travaillé à l’Hôpital général de Montréal ont accepté de témoigner de la violence qu’ils vivent au quotidien : Justine (prénom fictif), Guillaume Durand, Kimberley-Ann Fiore et Daniel-Martin Leduc.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Quelle est votre réalité, au quotidien ?

Daniel-Martin Leduc : On a maintenant quatre ou cinq codes blancs par jour [des cas de patients agressifs à maîtriser], et la violence va toujours en augmentant. Il y a dix ans, on se faisait cracher dessus, insulter. Maintenant, ce sont les coups de poing, les coups de pied, les infirmières qui se font prendre les organes génitaux. Et cette violence ne vient pas que des patients psychiatrisés. Elle vient de partout, y compris des membres des familles.

Guillaume Durand(1) :  C’est une chose, se faire sauter dessus par quelqu’un qui est psychiatrisé, c’en est une autre, se faire frapper ou menacer de mort par quelqu’un réputé avoir toute sa tête…

Justine(2) : Les gens t’envoient chier, et après, il faut que tu les soignes. Ce qui est frappant, c’est le nombre ahurissant de personnes qui se promènent maintenant avec un couteau, que l’on découvre en retirant les vêtements lors d’un trauma. Quand j’ai commencé, il y avait de la violence verbale, des gens qui nous traitaient de grosses vaches, des gens en état d’ébriété qui nous crachaient dessus. Mais là, il n’y a pas que l’alcool, mais les drogues dures, aussi.

Daniel-Martin Leduc : La violence est devenue banalisée, normalisée. Les comportements qui sont socialement inacceptables en général le deviennent dès que sont franchies les portes de l’hôpital.

« Tu vois bien, il est soûl ! », me dit-on souvent.

Mais moi, quand je suis soûl, je ne deviens pas agressif comme cela. Il faut cesser de normaliser la violence.

Vous avez quand même des gardiens de sécurité ?

Daniel-Martin Leduc : Oui, mais ils sont trop peu nombreux pour un hôpital de 19 étages. La taille de l’hôpital, le fait que les agents de sécurité ne sont pas postés aux endroits stratégiques et qu’ils ont droit à des pauses légitimes, ça fait en sorte que tu as le temps de manger deux ou trois bonnes claques avant d’espérer avoir de l’aide.

Kimberley-Ann Fiore :  Mon oncle m’a suggéré de suivre des cours d’autodéfense. Mais moi, mon but dans la vie, c’est de soigner des gens, pas de devenir maître en taekwondo !

Bref, aucun sentiment de sécurité au travail ?

Daniel-Martin Leduc : L’an dernier, je suis intervenu pour secourir une infirmière qui était en train de se faire agresser. Je passais par là par hasard. Heureusement, sinon elle était cuite, elle était seule dans son secteur. Cette fois-là, j’en ai été quitte pour une bonne morsure.

Kimberley-Ann Fiore  :  C’est aussi arrivé à un préposé. Il a été mordu tellement fort que le nerf a été atteint.

Justine : Il m’est arrivé de voir débarquer à l’urgence 30 gars de gangs de rue rivaux qui venaient prendre des nouvelles de leurs copains respectifs… Une autre fois, on a déjà dû fermer l’urgence parce qu’on avait appris qu’un gang de rue, furieux de n’avoir réussi qu’à blesser un gars, s’apprêtait à venir l’achever en nos murs…

Kimberley-Ann Fiore : C’est comme ce mafieux qui nous est arrivé avec son propre garde du corps. Cool pour lui… Mais si quelqu’un débarque pour le descendre, qui nous protège, nous ?

Que font les policiers ?

Justine : Je me suis un jour trouvée face à un homme qui, avec sa tige à soluté, a tout cassé. Les policiers sont arrivés avec un Taser. Dès que l’homme a été maîtrisé, ils sont repartis, estimant que l’incident était clos. J’ai rappelé le 911 parce que non, ce n’était pas terminé, parce que non, ce n’est pas normal que quelqu’un détruise tout sur son passage dans un hôpital.

Daniel-Martin Leduc : Si je pète une coche à la Société des alcools, je vais être arrêté. Pourquoi en va-t-il autrement à l’hôpital ? Les policiers qui sont intervenus dans le cas de l’infirmière qui a été étranglée au début de septembre, ils ont été formidables. Mais en général, ils ne sont pas très enthousiastes à l’idée d’enregistrer une plainte. C’est beaucoup de paperasse pour eux, et ils ont l’impression que ça n’aboutit jamais.

Justine : Cette façon de penser déteint sur le personnel. Quand une médecin a mangé plusieurs coups de poing, il y a quelques années, et qu’elle est revenue au travail en ayant l’air d’un boxeur à la sortie du ring, elle n’a jamais envisagé de porter plainte.

« La personne ne sera jamais reconnue criminellement responsable de toute façon », disait-elle.

Vous évoquez tous ces cas dont on n’entend jamais parler, habituellement. Pourquoi ?

Daniel-Martin Leduc : Parce qu’en général, dans les hôpitaux, il y a une culture de non-divulgation. Tout le monde se tait, par peur de représailles. Mais là, avec le dernier cas, au début de septembre, la solidarité se cristallise. Sans se mettre à tirer à boulets rouges, l’heure est à l’indignation. Ne serait-ce que par respect pour notre collègue, on ne peut plus se taire.

Développez-vous des trucs pour vous protéger ?

Justine : Je suis dans un état d’hypervigilance permanent. Même dans ma vie, au quotidien, jamais je n’ouvre une porte de dos. Il y a deux ans, j’en ai eu assez de cette violence, des insultes que j’essuyais tout le temps, je n’ai plus trouvé acceptable de me faire parler comme cela. J’ai posé ma candidature pour aller travailler aux soins intensifs. Le travail à l’urgence m’a manqué, j’y suis revenue, mais ça demeure très difficile.

L’attente pendant des heures peut-elle expliquer en partie l’agressivité des gens ?

Guillaume Durand : Je comprends la frustration des gens qui attendent pendant des heures, mais ça ne justifie rien.

Justine : C’est vrai que l’attente, ça peut rendre fou, mais nous, nous n’y sommes pour rien et il y a plein de gens prêts à attendre dix heures pour acheter le plus récent iPhone.

Qu’est-ce qui devrait être fait selon vous pour améliorer la sécurité en vos murs ?

Justine : Quand il y a eu double meurtre à l’hôpital Notre-Dame en 2012, l’établissement a revu toute sa sécurité. À Maisonneuve-Rosemont, on a jugé bon, après cette tragédie, d’installer un détecteur de métal.

Daniel-Martin Leduc : Un hôpital comme le nôtre aurait aussi besoin de plus d’agents, pour nous protéger nous, mais aussi les patients. Mais avec les coupes, nos gestionnaires n’ont aucun levier pour attaquer le problème de front et le régler de façon durable.

Justine : Dans certains endroits, à l’extérieur du Québec, il est aussi grave, d’un point de vue criminel, de s’attaquer à du personnel soignant qu’à un policier. Il faudrait aller dans ce sens-là. Il existe aussi une formation très poussée de quatre jours sur la façon de réagir, quand des codes blancs sont lancés, que toutes les infirmières, les préposés, les gardiens de sécurité devraient suivre. Mais bien sûr, quatre jours de formation, c’est sans doute considéré comme trop cher.

Daniel-Martin Leduc : C’est cher, aussi, de perdre une infirmière qui s’est fait attaquer et qui en a pour des mois à s’en remettre, si jamais elle s’en remet. Former une infirmière, à l’urgence, ça coûte 25 000 $, et économiquement, une infirmière sur la CNESST, ce n’est pas idéal non plus.

(1) Après avoir travaillé pendant cinq ans à l’Hôpital général, Guillaume Durand a récemment démissionné et passe maintenant une grande partie de son temps à l’étranger.

(2) Justine a demandé qu’on ne révèle pas son nom.

http://www.lapresse.ca/

L’histoire macabre d’un meurtre "exigé" par une créature virtuelle


Il y a des gens qui ne devraient jamais toucher à internet surtout s’ils ne font pas la différence entre le réel et la fiction.
Nuage

 

L’histoire macabre d’un meurtre « exigé » par une créature virtuelle

 

Anissa Weier © ap.

Le procès d’une des deux adolescentes américaines accusées d’avoir poignardé une camarade en 2014 pour satisfaire une créature maléfique née sur internet, s’est ouvert lundi devant un tribunal de Waukesha (Wisconsin), dans le nord-est des Etats-Unis.

Anissa Weier et Morgan Geyser, âgées de 12 ans à l’époque, avaient poignardé à 19 reprises Payton Leutner dans un bois de la ville de Waukesha, située à environ 40 km de Milwaukee. La victime, également âgée de 12 ans, avait été laissée pour morte avant d’être découverte par un cycliste qui avait appelé les secours.

Satisfaire le « Slenderman »

Les deux pré-adolescentes fréquentaient le site internet Creepypasta qui recense des histoires d’épouvante. Selon l’accusation, elles avaient voulu tuer pour satisfaire un personnage virtuel appelé « Slenderman », kidnappeur d’enfants selon sa légende, craignant qu’il s’en prenne à leurs familles si elles ne passaient pas à l’acte.

Aliénation mentale?

Les accusées se sont renvoyées la responsabilité de l’agression et ont plaidé l’aliénation mentale. Anissa Weier est accusée de tentative d’homicide volontaire et encourt 10 ans de réclusion. Son procès, qui doit durer jusqu’au 21 septembre, doit déterminer si elle était responsable de ses actes et si elle doit purger sa peine dans un hôpital ou dans une prison. Des experts-psychiatres ont estimé qu’Anissa Weier souffrait de dépression et de trouble délirant qui l’empêchaient de différencier la réalité de la fiction, selon les médias.

Autre inculpée

Morgan Geyser, qui souffre de schizophrénie, doit être jugée séparément avant la fin de l’année. Le fait-divers avait inspiré un documentaire, « Attention au Slenderman »,

diffusé en 2016 sur la chaîne HBO.

http://www.7sur7.be/