É.-U.: un enfant de deux ans se tue en jouant avec un pistolet


Je ne sais pas quand les parents vont comprendre que des enfants fouinent partout, quand ils vont comprendre que des armes à feu peuvent être un super jouet pour eux, sauf que ca tue ! Les pro- armes sont tellement fières de leurs joujoux qu’ils négligent le côté sécuritaire. Faut-il vraiment d’autres tueries ou « accidents » mortels pour comprendre le bon sens ?
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É.-U.: un enfant de deux ans se tue en jouant avec un pistolet

 

C'est une « situation malheureuse, effroyable », a commenté le... (Photo JEWEL SAMAD, AFP)

C’est une « situation malheureuse, effroyable », a commenté le porte-parole de la police.

PHOTO JEWEL SAMAD, AFP

 

Agence France-Presse
Washington

Un enfant de deux ans s’est tué en jouant avec un pistolet caché sous un oreiller à Jonesboro, dans le sud des États-Unis, alors que ses parents dormaient, a annoncé la police citée vendredi par les médias locaux.

Le drame s’est produit jeudi dans cette petite ville de l’État de Géorgie. 

Le petit garçon est entré dans la pièce où dormait son père et a mis la main sur l’arme à feu qui se trouvait « autour des oreillers », a déclaré le porte-parole de la police du comté de Clayton, Scott Stubbs cité par le Clayton News Daily.

Il a appuyé sur la gâchette et la balle l’a atteint. Quand les secours sont arrivés, il était en arrêt cardiaque.

C’est une « situation malheureuse, effroyable », a commenté le porte-parole de la police.

La veille, un autre garçonnet de deux ans a été retrouvé mort par balles dans l’appartement où il vivait à Birmingham, dans l’Alabama.

Son arrière-grand-mère a déclaré qu’il avait trouvé une arme et s’était tiré dessus, mais la police n’a pas confirmé cette hypothèse, selon le site d’informations locales AL.com.

« Nous appelons la population à faire attention avec les armes, surtout quand ils ont des enfants à la maison », a toutefois déclaré le policier James Jackson cité par ce média.

Un tiers des foyers américains possèdent une arme à leur domicile. 

Selon le site Gun Violence Archive, 586 enfants âgés de 0 à 11 ans ont été tués ou blessés par balles depuis le début de l’année.

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Le prince héritier saoudien est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA


Le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi a été tourné de tous les côtés. Je crois qu’on ne saura jamais la vraie vérité et que des complices vont servir de bouc émissaire pour protéger des plus hauts placés. Si vraiment le prince saoudien MBS a donné l’ordre pour cet assassinat, cela prouve encore que la justice est un mot qui parfois ne veut rien dire
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Le prince héritier saoudien est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA

 

Selon le Washington Post, Khalid ben Salmane a... (Photo Amir Levy, archives REUTERS)

Selon le Washington Post, Khalid ben Salmane a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

PHOTO AMIR LEVY, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Washington

La CIA a conclu que le prince héritier saoudien a commandité l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul le mois dernier, a rapporté vendredi le Washington Post, citant des sources anonymes au courant des investigations.

PHOTO MOHAMMED AL-SHAIKH, ARCHIVES AFP

Cette information divulguée par le Washington Post, où collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad, contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ».

Contactée par l’AFP, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter. 

Pour parvenir à ces affirmations, précise le Washington Post, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignement, notamment un appel entre le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux États-Unis, et Jamal Khashoggi.

Selon le quotidien de Washington, Khalid ben Salmane a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

Le quotidien ajoute qu’il avait passé ce coup de fil à la demande de son frère, ajoutant qu’il n’était pas clair que Khalid ben Salmane soit au courant que M. Khashoggi serait ensuite assassiné.

Khalid ben Salmane a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations, en réfutant fermement les allégations du Washington Post.

« C’est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes », a-t-il dénoncé, accompagnant son tweet d’un communiqué qu’il dit avoir transmis au journal.

« A aucun moment le prince Khalid n’a discuté de quoi que ce soit avec Jamal à propos d’un voyage en Turquie », est-il notamment écrit.

De son côté, le New York Times indique que des responsables américains ont averti que les agences de renseignement américaine et turque n’avaient pas de preuve évidente liant le puissant prince héritier à l’assassinat de M. Khashoggi.

Mais selon le journal new-yorkais, citant des responsables, la CIA estime que l’influence du prince est telle que l’assassinat n’aurait pu se produire sans son aval.      

Entré le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul, le journaliste critique du pouvoir y a été assassiné.  

L’Arabie saoudite a, à plusieurs reprises, changé sa version officielle sur ce qui était arrivé à Jamal Khashoggi une fois franchie la porte du consulat.  

Le procureur général saoudien a admis jeudi que le journaliste avait été drogué et démembré sur place.

Sur un total de 21 suspects, il a inculpé à ce jour 11 personnes qui seront déférées devant la justice. Il a requis la peine capitale pour cinq d’entre elles.

Mais Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS », n’avait aucune connaissance du dossier, avait affirmé lors d’une conférence de presse à Riyad le porte-parole du procureur général, Shaalan al-Shaalan.

Allié historique de Riyad, Washington s’est empressé jeudi d’annoncer des sanctions contre 17 responsables saoudiens pour leur « responsabilité ou leur complicité » dans le meurtre de Khashoggi.

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Un juge accorde une victoire d’étape à CNN contre la Maison Blanche


Un juge a pris une décision temporaire pour l’annulation de l’accréditation d’un journaliste à la Maison Blanche. Temporaire pourquoi, bonne question, mais j’en ai aucune idée. Quoi qu’il en soit, c’est une bonne nouvelle pour les journalistes. Le Président n’a pas a rejeter les personnes qui posent des questions qui le dérange. Suite à cette nouvelle, le gouvernement américain veut établir de nouvelles règles, probablement pour contourner le droit à l’information sur des sujets brulants.
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Un juge accorde une victoire d’étape à CNN contre la Maison Blanche

Evan Vucci/APDonald Trump pointe le journaliste de CNN, Jim Acosta.

CNN a engrangé une victoire vendredi dans son bras de fer avec la Maison Blanche, la justice ayant ordonné de rendre son accréditation à un journaliste de la chaîne privé d’accès à la présidence après un échange houleux avec Donald Trump.

Le juge Timothy Kelly a pris une décision temporaire, basée sur des questions de procédures et pas sur le fond du dossier. La Maison Blanche a indiqué qu’elle s’y plierait, en rendant «temporairement» son badge à Jim Acosta.

Malgré la portée limitée de la décision, les défenseurs de la liberté de la presse ont salué une victoire pour CNN et plus globalement pour les médias, cibles récurrentes du président Trump, qui les qualifie régulièrement d’«ennemis du peuple».

«C’était un test», a commenté Jim Acosta, de retour à la Maison Blanche après l’audience. «Les journalistes ont besoin de savoir que leurs droits sont sacrés grâce au Premier amendement» de la Constitution américaine, qui garantit la liberté de la presse, a-t-il ajouté.

Ses déboires avaient débuté lors d’une conférence de presse électrique le 7 novembre à la Maison Blanche. Ce reporter chevronné, habitué aux coups d’éclat, avait un temps refusé de rendre son micro, relançant avec insistance le président Trump, qui refusait de répondre à une question sur sa politique migratoire.

Le soir-même, il était prié de rendre son badge d’accès à la présidence. Un porte-parole l’accusait d’avoir porté la main sur la stagiaire venu lui reprendre le micro, un motif abandonné ensuite, au profit d’un grief plus général de comportement «perturbateur».

Ce sont ces incohérences que le juge Timothy Kelly, du tribunal fédéral de Washington, saisi en urgence par la chaîne câblée, a sanctionnées.

«Décorum»

Dans sa décision, le magistrat a estimé que la Maison Blanche aurait dû prévenir Jim Acosta en amont, lui expliquer les motifs de sa décision et lui donner le droit de se défendre.

L’administration «doit respecter les formes si elle veut retirer des accréditations», a-t-il déclaré.

Mais, a-t-il ajouté, «je veux insister sur le fait que je n’ai pas tranché la question d’une violation du Premier amendement».

Cette question, au cœur de la plainte de CNN, sera tranchée ultérieurement. En attendant, les deux camps ont manifesté leur satisfaction.

«Nous nous félicitons de ce résultat et attendons une décision complète dans les prochains jours», a commenté prudemment CNN dans un communiqué, remerciant tous ceux qui lui ont apporté leur soutien.

La plupart des grands médias américains s’étaient joints à la procédure intentée par la chaîne d’informations, y compris sa concurrente Fox News, dont plusieurs commentateurs sont des partisans affichés du président Trump.

«Aujourd’hui, la justice a clairement indiqué qu’il n’existe pas un droit absolu à accéder à la Maison Blanche lié au Premier amendement», a de son côte retenu la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, annonçant la mise en place «de règles et de procédures» pour que les conférences de presse soient désormais «ordonnées et équilibrées».

«Il faut observer un certain décorum à la Maison Blanche», a-t-elle ajouté.

«Démocratie renforcée»

Les efforts de la Maison Blanche pour minimiser son revers n’ont pas tempéré l’enthousiasme des défenseurs des médias.

«C’est une importante victoire pour la liberté de la presse», a commenté Jameel Jaffer, le directeur de l’institut Knight de l’université Columbia. «Nous avons besoin de reporters qui puissent poser des questions difficiles dans les conférences de presse sans craindre de perdre leurs accréditations».

La puissante organisation des droits civiques ACLU a elle souligné que cette décision «rappelle que personne, même pas le président, n’est au dessus des lois». Pour elle, «la démocratie se renforce quand des journalistes portent la contradiction face aux chefs, plutôt que lorsqu’ils se montrent déférents».

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Sans-abri venu en aide à une automobiliste: une grosse arnaque


Ce sont des fraudes comme cela qui donnent mauvaise presse et qui n’aide vraiment pas les vraies personnes qui ont du coeur et qui font des choses exceptionnelles.
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Sans-abri venu en aide à une automobiliste: une grosse arnaque

 

Les trois personnes ont inventé de toute pièce l'histoire selon laquelle Johnny Bobbitt Jr, un vétéran sans abri, avait donné son dernier billet de 20$ à Katelyn McClure pour qu'elle puisse acheter de l'essence après être tombée en panne sur l'autoroute.

ASSOCIATED PRESS

Les trois personnes ont inventé de toute pièce l’histoire selon laquelle Johnny Bobbitt Jr, un vétéran sans abri, avait donné son dernier billet de 20$ à Katelyn McClure pour qu’elle puisse acheter de l’essence après être tombée en panne sur l’autoroute.

Leur récit avait suscité un vaste élan de générosité sur les réseaux sociaux: trois personnes ont été inculpées jeudi dans le New Jersey pour avoir inventé une histoire qui leur a permis de récolter 400 000 dollars de dons via le site GoFundMe.

Tout avait commencé le 10 novembre dernier, lorsqu’un couple avait lancé une page sur le site de financement participatif GoFundMe appelant à aider un ex-militaire devenu sans-abri, Johnny Bobbitt Jr.

Le couple, Katelyn McClure et son petit ami Mark D’Amico, expliquait que M. Bobbitt avait donné son dernier billet de 20 dollars à Mme McClure pour qu’elle puisse acheter de l’essence après qu’elle soit tombée en panne sur l’autoroute près de Philadelphie, et qu’ils voulaient lui témoigner leur « reconnaissance ».

La page annonçait un objectif de levée de fonds de 10 000 dollars afin d’aider M. Bobbitt à louer un appartement, trouver une voiture, et faire face à ses dépenses quotidiennes pendant six mois.

L’histoire avait ému, avait été reprise par de nombreux médias, y compris la BBC, et des milliers de personnes avaient mis la main au portefeuille, faisant monter la cagnotte à plus de 400 000 dollars.

ASSOCIATED PRESSDe gauche à droite, Johnny Bobbitt, Katelyn McClure et Mark D’Amico.

Mais la chance avait commencé à tourner en août, lorsque M. Bobbitt avait assigné en justice Mme McClure et M. D’Amico: il affirmait n’avoir vu la couleur que d’une partie des fonds collectés en son nom (75 000 dollars), et accusait le couple d’avoir détourné la générosité de milliers d’Américains à leur profit, s’offrant des voyages et même une BMW, saisie au domicile du couple en septembre.

En fait, au terme de l’enquête, il est apparu que les trois étaient de mèche depuis le départ, a expliqué jeudi Scott Coffina, procureur du comté de Burlington, lors d’un point presse retransmis par les télévisions locales.

« Une heure à peine après avoir lancé la page GoFundMe, McClure reconnaissait dans un texto à une amie que toute l’histoire selon laquelle Bobbitt l’avait aidée avait été entièrement inventée », a-t-il expliqué.

« Toute la campagne de levée de fonds reposait sur un mensonge » et avait été « concoctée pour pousser des individus au grand coeur à contribuer à la cause », a ajouté M. Coffina.

Tous les trois ont été arrêtés et inculpés de conspiration et vol par tromperie, des délits qui les exposent à « de vraies peines de prison », a indiqué un porte-parole du procureur, en indiquant que la durée exacte dépendrait notamment de leurs éventuels antécédents judiciaires.

Le site GoFundMe a assuré que les quelque 14 000 donateurs, qui ont contribué pour au total quelque 403 000 dollars, seraient remboursés, a indiqué le procureur.

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Des bateaux fantômes s’échouent au Japon


Pour survivre en Corée du Nord, les habitants ont besoin d’une alimentation plus soutenue, c’est ce que la mer peut leur donner. Cependant, les embarcations semblent précaires et beaucoup finissent par errer entre les vagues pour devenir des bateaux fantômes et parfois avec des cadavres en accompagnement jusqu’au Japon
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Des bateaux fantômes s’échouent au Japon

 

Sur cette photo datant de novembre 2015, des... (ARCHIVES AFP)

Sur cette photo datant de novembre 2015, des garde-côtes japonais inspectent un bateau en bois nord-coréen s’étant échoué près de la ville portuaire de Sakai.

Associated Press
Tokyo

 

Des dizaines de bateaux de bois en très mauvais état et arrivant probablement de la Corée du Nord se sont échoués sur les rives du nord du Japon.

La Garde côtière japonaise a annoncé lundi avoir retrouvé 95 «bateaux fantômes» depuis le début de l’année, ce qui signifie qu’on surpassera probablement le total de 104 embarcations retrouvées l’an dernier. Douze cadavres, parfois réduits à l’état de squelettes, ont été trouvés à bord.

Les vents et les courants poussent des dizaines de bateaux du genre vers les côtes japonaises chaque année. Les fragiles embarcations de pêche nord-coréennes sont particulièrement vulnérables, puisqu’elles ne sont souvent pas assez robustes pour retourner à leur port.

Les responsables japonais ont multiplié les patrouilles en réponse à une explosion des arrivées depuis quelques années.

Cette hausse découle peut-être d’une campagne nord-coréenne pour augmenter les prises de poisson, puisque le pays manque de protéines pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et nourrir sa population, ce qui cause de graves problèmes de santé, selon des experts.

Les pêcheurs nord-coréens prennent peut-être plus de risques, et entrent peut-être illégalement dans les eaux territoriales du Japon, pour remplir leurs quotas.

Plus du tiers des bateaux trouvés cette année sont arrivés sur l’île d’Hokkaido, à l’extrémité nord de l’archipel japonais, probablement parce qu’ils naviguent plus au nord pour tenter d’échapper à la Garde côtière japonaise.

La multiplication des «navires-fantômes» suscite aussi des craintes de sécurité. L’an dernier, la Garde côtière a trouvé 40 survivants à bord, mais aussi 30 cadavres.

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Accréditation retirée: CNN attaque la Maison-Blanche en justice


Il y a toujours quelques choses à se mettre sous la dent quand on regarde les États-Unis. Scandale, mensonges, manipulations. Ce qui ne fait pas l’affaire a Donald Trump, on l’enlève de sa vision, prétextant n’importe quelle excuse. En tout cas, je pense que même à l’extérieur des États-Unis, beaucoup appuient CNN
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Accréditation retirée: CNN attaque la Maison-Blanche en justice 

 

Evan Vucci/APDonald Trump pointe le journaliste de CNN, Jim Acosta.

Nouvelle étape dans le bras de fer entre Donald Trump et CNN: la chaîne a attaqué mardi en justice l’administration Trump pour avoir supprimé l’accréditation d’un de ses journalistes après un échange houleux avec le président, la Maison-Blanche criant de son côté à la «démagogie».

«CNN a assigné l’administration Trump en justice devant un tribunal fédéral de Washington», a annoncé une des journalistes de la chaîne. «Elle demande le rétablissement de l’accréditation de son correspondant en chef à la Maison-Blanche Jim Acosta», a-t-elle indiqué.

«Il est très clair que la décision (de retirer l’accréditation) a été prise sur la base du contenu de sa couverture» et porte atteinte au premier amendement sur la liberté d’expression, a déclaré en direct Ted Boutrous, l’avocat de CNN.

Donald Trump «a plusieurs fois attaqué et défié CNN et M. Acosta», a-t-il ajouté. «On ne peut pas accepter que la Maison-Blanche jette les gens dehors juste parce qu’elle n’aime pas ce qu’ils couvrent».

«C’est encore de la démagogie de la part de CNN, et nous allons nous défendre vigoureusement», a répliqué la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders dans un communiqué, en soulignant que CNN détenait au total près de 50 accréditations.

CNN, dont la relation conflictuelle avec Donald Trump est une constante depuis l’arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche, a assuré avoir tout fait pour éviter d’aller devant les tribunaux, intercédant depuis vendredi auprès de l’administration Trump pour qu’elle réinstaure l’accréditation supprimée.

«La Maison-Blanche a en gros ignoré nos demandes. Nous n’avions pas d’autre choix que de les assigner en justice», a assuré M. Boutrous.

La Maison-Blanche avait annoncé le retrait de l’accréditation de Jim Acosta, une sanction inédite, après un échange particulièrement houleux mercredi dernier entre le journaliste et le président, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.

M. Acosta avait, dans ses questions, critiqué notamment la façon dont M. Trump avait, pendant la campagne pour les législatives américaines du 6 novembre, présenté comme une menace la «caravane» de plusieurs milliers de migrants centraméricains faisant marche vers la frontière américano-mexicaine.

«Vous êtes très impoli et une personne horrible!», avait rétorqué Donald Trump, en réponse au refus du journaliste de rendre le micro, après avoir posé plusieurs questions.

La Maison-Blanche avait ensuite annoncé la suspension de l’accréditation de M. Acosta «jusqu’à nouvel ordre», en la justifiant non par les questions insistantes de Jim Acosta, mais par ce qu’elle avait présenté comme son comportement déplacé envers une jeune stagiaire chargée de récupérer le micro.

Mardi, la Maison-Blanche n’a pas repris cet argument, soulignant uniquement le refus de Jim Acosta de rendre le micro après plusieurs questions.

«Le Premier amendement n’est pas honoré lorsqu’un seul journaliste, sur plus de 150 présents, tente de monopoliser la parole», a estimé Sarah Sanders. «S’il n’y a pas de sanction pour ce genre de comportement, cela nuit à la capacité du président, du personnel de la Maison-Blanche et des membres des médias de faire leur travail».

Depuis son arrivée au pouvoir, le président américain critique en particulier CNN — mais aussi de nombreux autres médias américains, la chaîne conservatrice Fox News exceptée — pour leur couverture qu’il considère comme négative de sa présidence.

Il a qualifié à plusieurs reprises les médias d’«ennemis du peuple».

L’association des journalistes de la Maison-Blanche a indiqué mardi «soutenir fermement» CNN dans cette affaire.

Révoquer l’accréditation «constituait une réaction disproportionnée aux évènements de mercredi», a indiqué l’association dans un communiqué. «Le président des États Unis n’a pas à choisir les hommes ou les femmes qui le couvrent.»

L’institut Knight de l’université Columbia, spécialisé dans la défense de la liberté de la presse, a également estimé que l’assignation en justice était «entièrement justifiée».

En attendant une réaction de Donald Trump lui-même, CNN a rediffusé des extraits d’un enregistrement audio du milliardaire, lorsqu’il n’était encore que candidat à la présidence mais déjà très critique des médias, au point de bannir plusieurs médias de ses meetings électoraux.

Dans cet enregistrement, il assurait que s’il était élu président des Etats-Unis, ce serait différent, il ne prendrait jamais une telle mesure.

L’avocat de CNN a indiqué espérer obtenir très vite une injonction temporaire de restitution de l’accréditation de M. Acosta, en attendant une décision à plus long terme.

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Appel à l’action contre la stérilisation forcée de femmes autochtones


Ce qui me frustre, c’est que des gens décident ce qui est mieux pour les autres même si ces personnes sont apte a prendre des décisions.  Pourquoi des gens se permettent de stériliser ou même pratiquer un avortement sans qu’il y a une autorisation de la femme ? Pourquoi les autochtones devraient se plier devant cette injustice. Si on obligerait des femmes blanches à avorter ou stériliser cela ferait longtemps qu’il y aurait eu un soulèvement monstre devant cette atrocité
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Appel à l’action contre la stérilisation forcée de femmes autochtones

 

La ligature des trompes menée sans le consentement... (Photo Adrian Wyld, La Presse canadienne)

La ligature des trompes menée sans le consentement d’une patiente autochtone demeure l’une des pratiques les plus odieuses en matière de soins de santé au Canada, soutient Yvonne Boyer, avocate métisse et ancienne infirmière, aujourd’hui sénatrice de l’Ontario.

PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE

 

KRISTY KIRKUP
La Presse Canadienne
Ottawa

Une nouvelle étude montre que la stérilisation forcée de femmes autochtones n’est pas seulement une partie honteuse de l’histoire canadienne, mais que la pratique a encore cours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les territoires.

Yvonne Boyer, avocate métisse et ancienne infirmière, aujourd’hui sénatrice de l’Ontario, a souligné que la ligature des trompes menée sans le consentement d’une patiente autochtone demeurait l’une des pratiques les plus odieuses en matière de soins de santé au Canada.

Mme Boyer a été contactée par une adolescente, Liz – qui a demandé à ne pas faire publier son nom de famille afin de pouvoir parler librement de quelque chose d’aussi personnel -, en 2017, à la suite d’un article détaillant la recherche qu’elle avait produite avec la chercheuse et médecin métisse Judith Bartlett. Leur rapport expliquait comment les femmes autochtones avaient été contraintes à la ligature des trompes – dont les extrémités sont sectionnées, scellées ou brûlées pour empêcher le transport des oeufs des ovaires à l’utérus – après un accouchement à Saskatoon.

À l’âge de 17 ans, Liz a été forcée par un travailleur de l’aide à l’enfance à subir un avortement et à se faire stériliser dans un hôpital du nord-ouest de l’Ontario, affirme-t-elle, une expérience qui la hante encore après 40 ans.

Elle a soutenu que le travailleur en santé lui avait signifié que même si elle refusait de se faire avorter, « de toute façon, [ils allaient] prendre [son] enfant ».

Mme Boyer souhaite maintenant que le Sénat étudie l’étendue de la question à l’échelle nationale.

« Si cela s’est passé à Saskatoon, ça s’est passé aussi à Regina, à Winnipeg, où il y a une forte population de femmes autochtones », a fait valoir Mme Boyer en entrevue. « Beaucoup de femmes à travers le pays m’ont contactée et m’ont demandé de l’aide. »

Certaines femmes autochtones interviewées pour le rapport se sont également senties poussées à signer les formulaires de consentement pour les procédures alors qu’elles étaient en travail actif ou sur une table d’opération, a dit Mme Boyer, soulignant qu’une action collective contre l’agence régionale de la santé de Saskatoon avait été lancée en 2017 par deux des femmes touchées.

Chacune réclamait 7 millions de dommages et intérêts. Aujourd’hui, environ 60 femmes font partie de l’action collective, a-t-elle indiqué.

Alisa Lombard, une associée de Maurice Law – une firme orchestrant l’action collective -, a souligné que des femmes de l’extérieur de la région de Saskatoon avaient également déclaré avoir été stérilisées sans leur consentement éclairé et approprié. Elle dit avoir eu des informations d’autres femmes autochtones en Saskatchewan, de même qu’au Manitoba, en Ontario et en Alberta.

L’étude et certains dossiers montrent que la pratique était répandue dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, a-t-elle ajouté.

Mme Lombard a indiqué que son bureau soulèvera le problème des stérilisations forcées de femmes autochtones devant le Comité des Nations unies contre la torture ce mois-ci.

Selon la ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott, le Canada doit veiller à ce que la pratique cesse, avec des politiques, de l’éducation et de la sensibilisation.

« La question de la stérilisation forcée de personnes vulnérables, y compris des femmes autochtones, constitue une très grave violation des droits de la personne », a-t-elle affirmé, soulignant que cette situation avait cours au Canada depuis longtemps.

La ministre a également qualifié ce qui est arrivé à Liz d’« absolument effroyable et répréhensible ».

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