Iran : une « erreur » et non un ordre à l’origine des tirs de missile


Un genre de discours que nous ne sommes pas habituées d’entendre surtout avec les hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Pourtant, un général de l’armée idéologique de la République islamique a avoué que ce fut une erreur de jugement d’un des opérateurs. Cela n’excuse pas tous ces morts … mais l’homme était ce qu’il ai doit absolument éviter des victimes innocentes peu importe le pays qu’il protège ou qu’il attaque. La guerre, les conflits, c’est nul !
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Iran : une « erreur » et non un ordre à l’origine des tirs de missile

PHOTO EBRAHIM NOROOZI, ASSOCIATED PRESS

L’Iran a reconnu vendredi avoir abattu accidentellement l’appareil d’Ukraine International Airlines ayant décollé mercredi avant l’aube de l’aéroport international Imam Khomeiny de Téhéran.

(Téhéran) L’opérateur de missile qui a abattu le Boeing ukrainien mercredi à Téhéran a fait feu sans pouvoir obtenir la confirmation d’un ordre de tir à cause d’un « brouillage » des télécommunications, a affirmé samedi un général iranien.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le soldat a pris l’avion pour un « missile de croisière » et il a eu « 10 secondes pour décider », a déclaré le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée idéologique de la République islamique.

« Il pouvait décider de tirer ou de ne pas tirer [mais] il a pris la mauvaise décision », a ajouté l’officier.

« C’était un missile de courte portée qui a explosé près de l’avion. C’est ce qui explique que l’avion a pu » continuer de voler, a encore déclaré le général dans une déclaration retransmise par la télévision d’État.

« J’endosse la responsabilité totale [de cette catastrophe] et je me plierai à toute décision qui sera prise », a encore dit le général, ajoutant : « J’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel accident. »

Cent soixante-seize personnes, majoritairement des Iraniens et des Canadiens, mais aussi des Ukrainiens, des Suédois, des Britanniques et des Afghans, étaient à bord du vol PS572 d’Ukraine International Airlines ayant décollé mercredi avant l’aube de l’aéroport international Imam Khomeiny de Téhéran.

Toutes ont péri dans le drame, survenu quelques minutes après l’envol.

« Erreur impardonnable »

« L’enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué l’écrasement de l’avion ukrainien », a affirmé le président iranien Hassan Rohani, parlant d’une « grande tragédie » et d’une « erreur impardonnable ».

Le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a exhorté à faire le nécessaire « pour éviter la répétition de pareil accident ».

Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif avait déjà exprimé des « excuses », tout en déplorant une « erreur humaine en des temps de crise causée par l’aventurisme américain [qui] a mené au désastre ».

« Placées au plus haut niveau d’alerte pour répondre [à d’] éventuelles menaces » américaines, les forces armées ont expliqué dans un communiqué de leur état-major que l’appareil avait été pris pour une « cible hostile ».

L’avion semblait en effet s’approcher d’un « centre militaire sensible » des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, selon eux.

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Protection de Meghan et Harry : les Canadiens paieront-ils la facture ?


Vous savez au Québec a comparer au reste du Canada, la monarchie n’a pas d’importance, la majorité en fait, croit que la Reine ne devrait plus avoir un regard sur le Canada et encore moins au Québec. C’est désuet et c’est de l’argent à mon avis gaspillé. Bien que le couple Meghan et Harry veulent se départir de leurs rôles, et parlent de venir rester quelques mois en Amérique du Nord, la question est qui va payer ? Ce n’est plus un séjour, mais des mois qui risquent de coûter des millions. Par exemple, s’ils viennent au Canada et gardent leur titre, c’est la GRC qui doit assurer leur protection, si par contre, ils perdent leurs titres alors c’est eux qui devront faire les frais, ce qui, je crois serait plus juste.
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Protection de Meghan et Harry : les Canadiens paieront-ils la facture ?

PHOTO DANIEL LEAL-OLIVAS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le prince Harry et sa femme, Meghan, ont passé six semaines de vacances au Canada, notamment durant les Fêtes.

La décision du prince Harry et de sa femme, Meghan, de prendre leurs distances de leurs rôles « séniors » dans la famille royale a causé bien des remous. Au Canada, une question demeure : les contribuables paieront-ils le prix de la décision du couple, qui pourrait s’installer une partie de l’année au pays ?

JANIE GOSSELIN
LA PRESSE

« Les coûts pour assurer la protection des membres de la famille royale pendant une visite au Canada sont prévus dans l’actuel budget de fonctionnement [de la Gendarmerie royale du Canada], a indiqué dans un courriel Catherine Fortin, des services nationaux de communication de la GRC. Pour des raisons de sécurité et étant donné que l’élaboration des plans de sécurité n’est pas encore terminée, nous ne pouvons pas divulguer les coûts. »

Or, on ne sait pas quel statut auront le duc et la duchesse de Sussex dans un proche avenir. Si Harry et Meghan ont annoncé vouloir renoncer à leur allocation royale et obtenir leur indépendance financière, ils ont aussi indiqué vouloir conserver leurs titres, l’usage d’une résidence sur les terres du château de Windsor et une protection policière.

Altesses royales, ils jouissent en ce moment de la protection internationale accordée aux personnalités officielles étrangères.

Il reste à voir s’ils seront ici en tant que membres civils ou représentants de la reine. Vali Majd, directeur des services de protection de la firme de sécurité JTFSecurity Group

D’autres membres de la famille royale ont déjà perdu leur protection officielle en la quittant, comme la mère de Harry, la princesse Diana. Elle avait alors dû se tourner vers des gardes du corps privés pour sa protection quotidienne.

Une partie de l’année en Amérique du Nord

Le couple a annoncé son intention de passer une partie de l’année en Amérique du Nord, sans préciser dans quel pays. Bien que Meghan soit d’origine américaine, elle a travaillé à Toronto et le couple vient de passer ses vacances en Colombie-Britannique.

M. Majd doute que Harry et Meghan puissent refuser toute protection pour vivre comme de simples citoyens.

« C’est très peu probable », estime-t-il, les jugeant trop populaires pour renoncer à une garde rapprochée, même privée.

Le couple a passé six semaines de vacances au Canada, notamment durant les Fêtes. La GRC a confirmé à La Presse avoir été appelée à assurer sa sécurité durant cette période, refusant d’en dire plus sur le coût et le nombre d’agents mobilisés.

Harry et Meghan ont annoncé mercredi qu’ils renonçaient à leur rôle de premier plan au sein de la famille royale britannique.

Une porte-parole du couple a confirmé à l’Agence France-Presse le retour de Meghan au Canada, malgré les nombreuses critiques déclenchées par l’annonce. Le fils du couple, Archie, âgé de 8 mois, était resté en Colombie-Britannique.

Un spécialiste new-yorkais de la sécurité, Mike Zimet, a déclaré à Reuters que les frais de protection du couple pourraient s’élever à « des millions de dollars ».

Tempête médiatique

On ne sait pas pour l’instant comment le duc et la duchesse atteindront leur indépendance financière. L’allocation royale à laquelle ils ont renoncé ne représente que 5 % de leurs revenus.

Harry et Meghan ont fait déposer la marque « Sussex Royal », selon un avis publié en décembre par l’organisme britannique chargé de la propriété intellectuelle. Elle couvre des domaines très divers, des calendriers et cartes postales aux vêtements, en passant par les services de consultation ou les campagnes caritatives.

En ce moment, Harry et Meghan sont au cœur d’une tempête médiatique. Selon la presse britannique, la reine Élisabeth II n’a pas été consultée par son petit-fils et sa femme avant l’annonce de leur décision. Elle aurait exhorté des membres de la famille à trouver une solution.

— Avec Louise Leduc, La Presse, l’Agence France-Presse et Reuters

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En Floride, une conférence masculiniste pour «féminiser» les femmes


De quoi a dresser les cheveux sur la tête de lire de telles âneries. Des hommes aux États-Unis donne une conférence pour expliquer aux femmes comment être féminine pour plaire aux hommes et être une épouse parfaite, avec tous les stéréotypes qui ont longtemps contraint les femmes à la dépendance totale à l’homme. Qu’elle soit mince, donne beaucoup d’enfant et qu’elle reste à la maison, car une femme éduquée, c’est laid. Des hommes avec de telles mentalités ne devraient même pas avoir le droit de parole en public.

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En Floride, une conférence masculiniste pour «féminiser» les femmes


Le militant masculiniste Anthony Dream Johnson. | Via 22 Convention

Le militant masculiniste Anthony Dream Johnson. | Via 22 Convention

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Orlando Weekly

Les organisateurs ont intitulé l’événement «Make Women Great Again», en référence au slogan de Donald Trump. Leur but est d’apprendre aux femmes à être plus féminines.

Les promoteurs de la 22 Convention décrivent leur série de conférences en Floride comme «l’événement de mansplaining du siècle». Pendant trois jours en mai 2020, une dizaine d’hommes militants masculinistes prévoient en effet d’expliquer à un public exclusivement féminin comment être des «femmes idéales».

Pour 1.999 dollars (actuellement en promotion pour 999 dollars), les participantes pourront apprendre à être «une belle femme» et à rejeter le féminisme.

Sur le site de la convention, le féminisme est représenté par une femme en colère portant des lunettes et arborant des cheveux rouges, alors que la femme idéale est assise dans un pré avec une jolie robe blanche et un panier de fleurs.

Les organisateurs promettent aux participantes d’«augmenter leur féminité de 500%», avec des conseils pour rester mince, devenir l’«épouse ultime» et avoir «un nombre illimité de bébés».

Misogynie et racisme

Le message principal de ces membres de la «manosphère» (soit les recoins misogynes d’internet) est que les femmes ne sont plus ce qu’elles étaient –trop éduquées, trop intéressées par leur carrière–, d’où le slogan:

«Make Women Great Again» («rendre aux femmes leur grandeur»).

Le fondateur de ces conférences s’appelle Anthony «Dream» Johnson, et l’un de ses messages favoris est que «les hommes préfèrent les vierges sans dettes et sans tatouages». Ces dettes sont une référence aux prêts étudiants, l’idée étant que les hommes ne veulent pas de femmes ayant fait trop d’études.

En plus de leur misogynie, de nombreux intervenants prévus à la conférence sont aussi connus pour leurs positions racistes, comme Stefan Molyneux, un YouTubeur qui défend la supériorité génétique des Blancs, ou Mike Cernovich, qui a encouragé la diffusion du «Pizzagate», une dangereuse théorie du complot contre Hillary Clinton.

Avant l’événement réservé aux femmes, une conférence de trois jours sera organisée pour les hommes (la dix-neuvième édition de la 21 Convention), dont le but est de «créer un avenir positif pour les hommes, les garçons et les pères, et de détruire l’establishment féministe».

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Justin Trudeau: «L’avion aurait été abattu par un missile»


Il semble que l’avion d’Ukraine International Airelines aurait été bel et bien atteint par un missile lancé à partir du sol iranien. Est-ce une erreur ? Les Iraniens veulent se venger des américains et si cela aurait été voulu, ils l’auraient sûrement voulu en tirer le mérite. Non pas que j’approuve l’acte qu’importe quel pays, bien au contraire, cette possibilité d’erreur me parait à mon avis plausible, mais très malheureux.
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Justin Trudeau: «L’avion aurait été abattu par un missile»

Le New York Times a rendu publique une vidéo qui semble montrer l’avion ukrainien frappé par un missile peu après son décollage de l’aéroport de Téhéran.

Le vol 752 d’Ukraine International Airlines a été vraisemblablement abattu par un missile surface-air iranien, a indiqué dans un point de presse le premier ministre canadien Justin Trudeau, jeudi. 

JEAN-FRANÇOIS CODÈRE
LA PRESSE

« Nous avons des renseignements provenant à la fois de nos alliés et de nos propres services, a déclaré M. Trudeau. Ces renseignements indiquent que l’avion aurait été abattu par un missile surface-air iranien. Cela pourrait avoir été accidentel. Cette nouvelle vient confirmer la nécessité d’une enquête approfondie dans cette affaire. »

L’écrasement survenu mercredi près de Téhéran a coûté la vie à 176 personnes, dont 63 Canadiens.

Interrogé à savoir quelle pourrait être la réponse du Canada à cet incident, M. Trudeau a rappelé qu’il fallait d’abord qu’une enquête « complète, approfondie et crédible » permette d’obtenir des réponses définitives.

« Nous reconnaissons que ça a peut-être été une situation involontaire, ce qui rend la tenue d’une enquête encore plus importante. »

Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne s’est entretenu mercredi soir avec son homologue iranien pour demander à ce que le Canada participe à l’enquête. La réponse se fait toujours attendre, selon M. Trudeau. Selon certains rapports, l’Iran aurait déjà donné son accord.

Selon des médias américains, l’avion aurait été atteint par des missiles SA-15, aussi connus sous l’appellation Tor, conçus par la Russie. Ceux-ci auraient possiblement pris l’avion civil pour un avion militaire américain, au moment où l’Iran était en état d’alerte maximal en anticipation d’une possible riposte à son attaque d’une base militaire en Irak abritant entre autres des soldats américains et canadiens.

PHOTO EBRAHIM NOROOZI, ASSOCIATED PRESS

Selon des médias américains, l’avion aurait été atteint par des missiles SA-15, aussi connus sous l’appellation Tor, conçus par la Russie.

Les services de renseignements américains auraient détecté, par imagerie satellite, des indices de l’envoi de missiles.

Plus tôt dans la journée, les autorités iraniennes avaient fortement nié cette possibilité.

« Plusieurs vols intérieurs et internationaux volaient au même moment dans l’espace iranien à la même altitude de 8000 pieds, et cette histoire de frappe de missile sur l’avion ne peut pas du tout être correcte », indiquait un communiqué sur le site du ministère des Transports iraniens.

« De telles rumeurs n’ont aucun sens », ajoutait le texte, qui cite Ali Abedzadeh, président de l’Organisation de l’aviation civile iranienne (CAO) et vice-ministre des Transports.

Un rapport préliminaire des autorités ukrainiennes faisant état de différentes possibilités à l’étude plaçait de son côté l’impact d’un missile antiaérien en tête de liste.

« L’avion volait au-dessus d’un quartier difficile, quelqu’un a peut-être fait une erreur de l’autre bord. Pas de notre bord, mais de l’autre bord. C’est triste ce qui est arrivé », a pour sa part déclaré le président américain Donald Trump lors d’une mêlée de presse à la Maison-Blanche jeudi matin.

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Incendies en Australie : des images hors contexte ou détournées circulent sur les réseaux sociaux


Lors d’une catastrophe qui fait réagir des millions de personnes et plus, il y a toujours des gens qui vont propager des fausses informations. L’Australie n’y a pas non plus échappé. Il y en a qui vont dire de n’est pas grave, mais une fausse nouvelle demeure une fausse nouvelle et peut parfois causer préjudice
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Incendies en Australie : des images hors contexte ou détournées circulent sur les réseaux sociaux

Par AFP

Paris (AFP)

Comme souvent lorsqu’une catastrophe environnementale frappe un pays, de nombreuses images sorties de leur contexte circulent actuellement sur internet pour témoigner des incendies en Australie, qui ont déjà ravagé environ 80.000 km² sur l’île-continent.

1. Les incendies vus du ciel

Une image virale, partagée plusieurs dizaines de milliers de fois dans plusieurs langues (français,anglais, espagnol, portugais, catalan,arabe…) par des internautes mais aussi des célébrités comme l’influenceuse Khloe Kardashian (102 millions d’abonnés sur Instagram), montre l’Australie vue, semble-t-il, du ciel, parsemée de cercles rouges ou oranges représentant des incendies.

Plusieurs publications prétendent qu’il s’agit d’une « image satellite », l’attribuant parfois à la Nasa. Il s’agit en réalité d’une représentation en 3D des foyers d’incendies sur 30 jours réalisée par un graphiste. Ce dernier a expliqué à l’AFP l’avoir créée à partir de données de l’agence spatiale américaine.

2. La jeune fille et le koala

Une image d’une fillette portant un masque à gaz et tenant dans ses bras un koala devant un mur de flammes a été partagée plus de 20.000 fois sur Facebook.

« Si cette photo ne fait pas réagir les gouvernants de notre planète, c’est à désespérer de l’espèce humaine… », déplore l’auteur de la publication.

Mais en décomposant les différents éléments présents sur le « cliché », et en les soumettant à des moteurs de recherche, on retrouve le même koala sur une photo datant de 2016. Une recherche plus poussée permet de remonter jusqu’à une publication Instagram d’une artiste, qui confirme publiquement avoir assemblé plusieurs images.

« Mon œuvre visait à représenter ce que nous vivons en ce moment, les incendies, les personnes affectées par ces feux et les masques que ceux qui vivent dans les zones en danger doivent porter, et le fait que les animaux sont aussi touchés que les humains », a expliqué l’artiste à l’AFP.

3. Le tigre dévoré par les flammes

Voir l'image sur Twitter

Une photo montrant un tigre pris dans des flammes a été partagée au moins 85.000 fois en 48 heures sur Facebook. Si une récente étude estime qu’un demi-milliard d’animaux ont été tués depuis septembre à cause des incendies, ce félin n’en fait pas partie. Il s’agit en réalité d’une photo prise en Indonésie en 2012 et montrant des animaux empaillés brûlés par les autorités après une saisie.

Une autre photo, postée dans ces publications et montrant des moutons carbonisés, a également été sortie de son contexte : l’image a bien été prise en Australie mais lors d’un incendie survenu il y a près de trois ans.

4. La famille dans les eaux et la montagne en flammes

Capture – article paru le 10 janvier 2013 dans le Guardian

Une autre publication Facebook, partagée plus de 14.000 fois en 48 heures, montre une femme et cinq enfants semblant avoir trouvé refuge dans l’eau pour échapper à un incendie. Mais si cette image a bien été prise en Australie, elle date de 2013, lors d’un incendie survenu en Tasmanie.

Une autre image publiée dans cette même publication montre une montagne semblant dévorée par un impressionnant brasier. Mais la photo, authentique, date en réalité de 2014 et montre un incendie dans la mine australienne de charbon d’Hazelwood, dans l’État de Victoria.

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Crise irano-américaine : la situation décortiquée


Dans les médias, c’est surtout l’Australie et l’Iran avec les États-Unis qui occupent une grande place. J’ai vu des commentaires que certains parlent de la 3 guerre mondiale, même s’il y a des tensions, on ne devrait pas sauter aussi vite vers cette conclusion. De plus Donald Trump fait des menaces comme attaquer des sites culturels est illégal autant pour les civils que pour les militaires. Une chose que je trouve inacceptable est justement que Donald Trump fait des menaces, et même des menaces illégales. Il prend ses décisions sans le Congrès et il passe son temps a radoter ses ordres sur Twitter. Les États-Unis, perd beaucoup en crédibilité et réputation.
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Crise irano-américaine : la situation décortiquée

PHOTO JIM WATSON, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le président américain Donald Trump

Donald Trump bombardera-t-il des sites culturels iraniens ? Est-ce la fin de l’accord international sur le nucléaire ? Les soldats américains quitteront-ils l’Irak ? La situation entre les États-Unis et l’Iran est difficile à suivre tant les derniers jours ont été mouvementés. Thomas Juneau, professeur en affaires publiques et internationales à l’Université d’Ottawa et ancien analyste stratégique sur le Moyen-Orient au ministère de la Défense nationale, nous aide à comprendre.

AUDREY RUEL-MANSEAU
LA PRESSE

Q. Dimanche, l’Iran a déclaré qu’il ne se sentait plus tenu de respecter une limite sur le nombre de ses centrifugeuses. Si l’Iran n’a plus de limite de production d’uranium, est-ce que ça signifie la mort de l’accord international sur le nucléaire ?

R. L’accord sur le nucléaire est sur le respirateur artificiel, mais il n’est pas mort. L’Iran ne s’en est pas retiré. Il a simplement annoncé une cinquième série de mesures limitant ses engagements par rapport à cet accord. Il y a eu quatre séries précédentes en réaction au retrait des États-Unis de l’accord de Vienne, en 2018. La cinquième série de mesures qu’on a vue dimanche, on savait depuis plusieurs semaines qu’elle aurait lieu, et elle n’est pas le résultat de l’assassinat du général Soleimani. La nuance est extrêmement importante. Maintenant, est-ce que l’Iran a réduit encore plus ses engagements par rapport à ce qu’il aurait fait s’il n’y avait pas eu l’assassinat de Soleimani ? On ne le sait pas.

Q. Le gouvernement iranien dit qu’il est prêt à faire marche arrière si les sanctions réimposées et durcies par les États-Unis en 2018 sont levées. Pensez-vous qu’il y a réellement place à la négociation ?

R. En théorie, oui. En pratique, c’est difficile. Pour que l’Iran puisse négocier sérieusement avec les États-Unis, ça prend une mobilisation de ressources phénoménale. Quand l’accord sur le nucléaire a été complété en 2015, ç’a été extrêmement controversé en Iran. Alors, avec le climat actuel tellement tendu, le ressentiment à l’endroit des États-Unis tellement important, ça serait très difficile pour le gouvernement iranien de mobiliser les ressources nécessaires pour négocier sérieusement avec les États-Unis. Mais le contre-argument à ça, c’est que l’Iran est sous pression [économique], surtout à cause des sanctions, et la menace américaine en Iran fait très peur. Alors autant c’est difficile de négocier, autant l’incitatif est là.

Q. Samedi, Donald Trump a annoncé que si l’Iran attaquait du personnel ou des sites américains, il riposterait par l’attaque de sites culturels iraniens. Dimanche matin, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, faisait la tournée des médias pour dire que Washington respecterait le cadre de la loi. À quel point doit-on prendre au sérieux la menace du président Trump ?

R. Il faut bien comprendre que d’attaquer des sites culturels, c’est complètement illégal, c’est un crime de guerre en vertu du droit international. Au Pentagone, au sein de l’institution civile et militaire, c’est extrêmement clair qu’on ne laisserait pas faire ça. Alors, je pense que quand le président Trump dit qu’il va faire quelque chose comme ça, c’est monstrueux à toutes sortes d’égards, mais il ne faut pas considérer que ça reflète la réalité. Cela étant dit, quand le président Trump dit des choses semblables, c’est très dommageable pour la réputation et pour la crédibilité des États-Unis.

Q. En réaction à l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani sur son territoire, le Parlement irakien a voté pour l’expulsion des troupes américaines de son pays. Est-ce que les soldats risquent réellement de plier bagage ?

R. Cette résolution-là était non contraignante, et avant qu’on en arrive à une décision et ensuite à un retrait formel des États-Unis en Irak, il y a plusieurs étapes à passer et il y a beaucoup d’obstacles. Il faut bien comprendre que la présence américaine en Irak est très controversée, c’est une patate chaude politique. Il y a beaucoup de gens au sein de l’élite irakienne qui comprennent que la présence américaine est nécessaire – pour la lutte contre le groupe État islamique, mais aussi pour équilibrer la présence de l’Iran –, mais peu de politiciens veulent la défendre publiquement. Alors, ils profitent peut-être du flou actuel pour jouer la carte nationaliste.

Q. Vous parlez de la situation au gouvernement ?

R. Une des ambiguïtés, c’est que le premier ministre irakien a démissionné [le 29 novembre] et qu’il occupe son poste en attendant que le Parlement choisisse quelqu’un pour le remplacer. On ne sait pas, en ce moment, si cet individu-là a même l’autorité de signer une loi comme celle-là, qui résilierait l’entente sécuritaire avec les États-Unis. Ça va être un jeu très délicat dans les prochaines semaines.

Q. Et dans les prochains jours, à quoi peut-on s’attendre, selon vous ?

R. L’Iran va répondre aux États-Unis, mais à moyen terme, pas à court terme. Les prochains jours sont extrêmement difficiles à prédire, on nage dans l’incertitude. Je pense que la tension va rester très élevée, mais sans escalade réelle, sans confrontation directe entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump ne veut pas une guerre contre l’Iran, et les Iraniens n’en veulent pas non plus. Dans une guerre ouverte contre les États-Unis, les Iraniens ne feraient pas le poids. Mais en même temps, ils ne veulent pas reculer pour ne pas perdre la face. Alors, on est dans une espèce de statu quo extrêmement tendu et inconfortable, où les deux ne veulent ni reculer ni avancer.

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Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015


Cette annonce ne dit pas que l’Iran se servirait du nucléaire dans les conflits, mais la communication avec l’accord de 2015 semble plus difficile et Donald Trump qui fait son guignol et a ajouter la goutte qui a fait débordé avec l’assassinat général iranien Qassem Soleimani. Il ne faut surtout pas céder à la panique. Espérer que des gouvernements pourront atténuer la colère qui gronde et surtout que Donald Trump quitte la présidence des États-Unis, il a fait assez de dégâts comme ça.
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Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015

PHOTO LEONHARD FOEGER, ARCHIVES REUTERS

Un drapeau de l’Iran flotte devant le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne

(Téhéran) L’Iran a annoncé dimanche ce qu’il a présenté comme la « cinquième et dernière phase » de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses ».

AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette annonce de Téhéran survient dans un climat de tensions accrues entre les États-Unis et Téhéran après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe aérienne américaine à Bagdad.

Dans un communiqué, le gouvernement de la République islamique indique néanmoins que « la coopération de l’Iran avec l’AIEA [l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui soumet son programme nucléaire à un strict contrôle, NDLR] se poursuivra comme avant ».

Le gouvernement explique que, « en conséquence » de sa décision sur les centrifugeuses, « il n’y a plus aucun obstacle entravant le programme nucléaire de la République islamique d’Iran sur le plan opérationnel », qu’il s’agisse de « la capacité à enrichir [l’uranium], du niveau d’enrichissement [de l’uranium], de la quantité de matériau enrichi, ou de la recherche et développement ».

Téhéran ajoute cependant que « le programme nucléaire de l’Iran continuera désormais uniquement sur la base [des] besoins techniques du pays ».

Et jusqu’à présent, la République islamique a toujours indiqué avoir besoin d’enrichir l’uranium à hauteur d’environ 5 %, pas plus, niveau suffisant pour produire le combustible nécessaire à la production d’électricité dans une centrale nucléaire.

Le communiqué iranien ne dit pas que les besoins techniques du pays ont changé.

Le gouvernement répète en revanche qu’il est prêt à faire machine arrière à tout moment sur ses annonces.

« Si les sanctions [contre l’Iran réimposées et durcies par les États-Unis depuis 2018] sont levées et que l’Iran bénéficie des retombées » attendues de l’accord international sur son programme nucléaire conclu à Vienne en 2015, la République islamique d’Iran est prête à revenir « à l’application pleine et entière de ses engagements, indique-t-il.

Par cet accord passé entre Téhéran et le Groupe des Six (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), l’Iran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, de façon à prouver que celles-ci n’ont aucune visée militaire, en échange de la levée d’une partie des sanctions économiques internationales qui asphyxiaient alors son économie.

Mais la décision du président américain Donald Trump de dénoncer unilatéralement l’accord en mai 2018 et de poursuivre une politique de pression maximale contre la République islamique a fait fuir les investisseurs étrangers qui étaient revenus en Iran ainsi que les acheteurs traditionnels du pétrole iranien et plongé le pays dans une violente récession, privant ainsi Téhéran des bénéfices qu’il attendait.

Et après ?

Un an après cette décision américaine de sortir de l’accord, Téhéran a entamé en mai 2018 une politique de désengagement progressif destinée selon l’Iran à pousser les États encore parties au pacte à l’aider à trouver un moyen de contourner les sanctions américaines.

Mais l’Iran n’a reçu à ce jour aucune réponse concrète à ses exigences, ne finissant par récolter au contraire que les injonctions des Européens à revenir à une application complète de l’accord et à s’abstenir de tout nouveau renoncement à ses engagements, sous peine de les voir renvoyer le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui, a déjà averti Téhéran, signifierait rien moins que la mort de l’accord.

Depuis mai, en contravention avec les engagements qu’il a souscrit à Vienne, l’Iran a commencé à produire de l’uranium enrichi en isotope 235 à un taux supérieur à la limite de 3,67 %, et ne respecte plus la limite de 300 kilos imposée à ses stocks d’uranium enrichi.

En septembre, Téhéran avait annoncé qu’il ne se sentait plus concerné par aucune des limites imposées par l’accord à ses activités de recherche et développement en matière nucléaire avant de redémarrer en novembre la production d’uranium enrichi dans une usine souterraine que le pays avait acceptée de geler.

Depuis mai, le pays a donné à chacune de ses nouvelles décisions une période de 60 jours à ses partenaires pour répondre à ses demandes avant de passer à la phase suivante.

Cette fois-ci, il n’est plus question d’une autre étape. Le pays indique qu’il s’agit de « la dernière », sans dire ce qu’il adviendra ensuite.

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