Nigeria : des malades mentaux enchaînés et maltraités



Il y a des pays qu’ils ne sont vraiment pas bons d’être différents. L’ignorance de la compréhension des maladies mentales dans des pays comme le Nigeria entraînant de la maltraitance fait par des personnes qui n’ont pas les compétences pour soigner les patients. Malheureusement, des personnes se retrouvent enchaîner dans un périmètre restreint. Certains les affamés ou les fouettés, ou encore, ils n’ont pas accès à l’hygiène la plus élémentaire qui soit.
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Nigeria : des malades mentaux enchaînés et maltraités

PHOTO EMINA CERIMOVIC, FOURNIE PAR HUMAN RIGHTS WATCH

Un homme atteint de maladie mentale est enchaîné au plancher dans un établissement de Kano, dans le nord du Nigeria.

Un rapport de Human Rights Watch lève le voile sur les sévices subis dans les « centres de réadaptation » du pays.

MARC THIBODEAU
LA PRESSE

Des milliers de personnes souffrant de maladie mentale sont enchaînées et détenues contre leur gré au Nigeria par des intervenants mal qualifiés qui leur imposent, en guise de traitement, de « terribles » sévices.

Human Rights Watch (HRW) sonne l’alarme à ce sujet dans un nouveau rapport qui épingle tant les institutions psychiatriques de l’État africain que les « centres de réadaptation » tenus par des organisations islamiques ou chrétiennes ou des adeptes de médecine traditionnelle.

« Les gens souffrant de problèmes de santé mentale devraient être soutenus avec des services efficaces dans leur communauté plutôt que d’être enchaînés et maltraités », relève une chercheuse de l’organisation, Emina Cerimovic, qui a observé la problématique à l’échelle du pays.

Dans bien des régions, les personnes sont obligées de se tourner vers des établissements aux pratiques condamnables, faute de mieux.

« Il n’y a souvent pas d’autre option. Plusieurs des communautés que j’ai visitées n’ont même pas d’accès facile à un médecin ou à une infirmière », relève Mme Cerimovic en entrevue.

Les risques de mauvais traitements sont amplifiés par une mauvaise compréhension de la nature des maladies mentales, qui sont encore trop souvent vues par les familles comme le résultat de forces surnaturelles ou de mauvais esprits.

Retenus pendant des années

Pas moins de 27 des 28 établissements visités par Human Rights Watch utilisaient des chaînes pour immobiliser les personnes détenues, qui sont parfois emmenées de leur domicile à la demande des familles et retenues pendant des mois, voire des années.

Parmi les personnes enchaînées identifiées durant la recherche figurait un enfant de 10 ans et un vieillard de 86 ans. Normalement, l’une des chevilles est liée par une chaîne à un objet lourd inamovible, comme un lit, un arbre ou une voiture.

PHOTO ROBIN HAMMOND, FOURNIE PAR HUMAN RIGHTS WATCH

Un homme atteint de maladie mentale est enchaîné dans un centre de réadaptation d’Ibadan, au Nigeria.

Dans un centre de médecine traditionnelle près de la capitale, Abuja, Human Rights Watch a découvert le cas d’une femme qui était enchaînée à moitié nue à un arbre depuis trois semaines.

Elle était « incapable de bouger et devait conséquemment manger, uriner et déféquer à l’endroit où elle était assise », souligne le rapport.

Dans un établissement étatique du sud du pays, l’organisation a appris que le personnel laissait les personnes détenues seules, enchaînées sur leur lit, toutes les nuits, un unique gardien demeurant sur place.

« Les patients reçoivent des lampes de poche pour utiliser la nuit », a indiqué une responsable.

L’utilisation de chaînes est susceptible de causer de graves blessures et peut provoquer d’intenses sentiments de détresse psychologique.

Une femme de 35 ans enchaînée pendant 10 mois dans un centre religieux de Kano, dans le nord du pays, a indiqué que le traitement était éprouvant.

Ça vous donne envie de vous suicider… Peu importe comment vous vous sentiez en arrivant, votre état va se détériorer. Une patiente de 35 ans

Privés de nourriture

Dans certains établissements catholiques, les personnes détenues étaient régulièrement privées de nourriture, à des fins punitives ou thérapeutiques.

Une douzaine de personnes traitées dans un établissement islamique du nord du pays ont indiqué qu’elles avaient été fouettées en présentant des cicatrices sur leur corps.

Un membre du personnel a indiqué que les personnes souffrant de troubles mentaux qui causaient des problèmes devaient parfois être fouettées jusqu’à sept fois pour se tranquilliser.

Human Rights Watch a sollicité en vain des rencontres avec les ministères responsables pour faire part de ses recherches et aborder des pistes de solution.

Le président Muhammadu Buhari a déclaré en octobre, après la fermeture de deux établissements problématiques, qu’il ne tolérerait pas « l’existence de chambres de torture et de sévices au nom de la réadaptation ».

La déclaration d’intention est appréciable mais ne va pas assez loin, relève Mme Cerimovic, qui presse le gouvernement de « reconnaître l’ampleur réelle du problème » et de procéder rapidement à une enquête dans tous les établissements du pays pour faire cesser le recours aux chaînes.

La représentante de HRW relève que la problématique observée au Nigeria a déjà été constatée dans plusieurs autres pays asiatiques et africains comme l’Indonésie, le Ghana et le Soudan du Sud.

Une campagne de sensibilisation d’envergure est prévue, dit-elle, dans l’espoir de faire évoluer les pratiques de nombreux États.

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Pas de fouille des cellulaires des voyageurs sans mandat, tranche un tribunal américain


Je crois que c’est une bonne chose aux États-Unis de ne pas permettre de fouiller sans avoir nécessairement une bonne raison notre vie privé via les téléphones portables, ordinateurs et tablettes. Je trouve qu’au nom de la sécurité nationale, les Américains se permettent un peu trop de curiosité.
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Pas de fouille des cellulaires des voyageurs sans mandat, tranche un tribunal américain

Un voyageur assis, qui a un ordinateur portable sur les genoux, consulte son téléphone intelligent près de la fenêtre donnant sur le tarmac alors que d'autres voyageurs marchent dans l'aéroport.

Selon l’ACLU, la décision signifie que les agents frontaliers doivent maintenant concevoir des soupçons de contrebande visant spécifiquement un voyageur avant de fouiller ses appareils électroniques contenant des informations personnelles.

PHOTO : ASSOCIATED PRESS / MICHAEL CONROY

Radio-Canada

Un tribunal fédéral de Boston a statué mardi sur le fait que les fouilles effectuées sans mandat par le gouvernement américain sur les téléphones et les ordinateurs portables des voyageurs internationaux dans les aéroports et autres points d’entrée aux États-Unis violent le quatrième amendement de la Constitution.

La décision découle d’une poursuite intentée par l’organisation de protection des droits civiques American Civil Liberties Union (ACLU) et l’Electronic Frontier Foundation, une organisation de protection des libertés sur Internet, au nom de 11 voyageurs dont les téléphones intelligents et les ordinateurs portables ont été fouillés à des points d’entrée américains sans que ces personnes fassent individuellement l’objet de soupçons.

En mettant un terme à la capacité du gouvernement de mener des « expéditions de pêche » [qui ne sont pas motivées par des] soupçons, la Cour réaffirme que la frontière n’est pas un endroit où la loi ne s’applique pas et que nous ne perdons pas notre droit à la vie privée lorsque nous voyageons, a déclaré l’avocate de l’ACLU Esha Bhandari dans un communiqué.

Le gouvernement a vigoureusement défendu les perquisitions, les considérant comme un élément essentiel de la sécurité nationale pour protéger les États-Unis.

Le nombre de recherches d’appareils électroniques aux points d’entrée aux États-Unis a augmenté considérablement, a indiqué l’ACLU. L’an dernier, le gouvernement a effectué plus de 33 000 perquisitions, soit presque quatre fois plus que trois ans auparavant.

Les documents déposés devant le tribunal par les plaignants prétendent que la portée des fouilles sans mandat par les agents des douanes et de l’immigration s’est élargie pour aider à l’application des lois sur la fiscalité, la faillite, l’environnement et la protection des consommateurs, pour recueillir des renseignements et pour faire avancer les enquêtes criminelles.

Selon eux, les agents fouillent non seulement les appareils électroniques des personnes ciblées, mais aussi ceux de leurs proches et de leurs partenaires professionnels.

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Trump va limiter l’utilisation de la science au ministère de l’environnement


Aux États-Unis, les scientifiques ont de plus en plus les mains liés. Les données, par exemple, des personnes malades à cause de la pollution ne pourront plus être les confidentiels. En plus des autres dossiers devront être partagés par le ministère de l’environnement, qui est dirigé par un ancien lobbyiste du charbon. Et même des décisions anti-pollution antérieurs pourraient être annulées. Tant pis pour l’environnement, pour la santé publique ce qui compte pour le gouvernement, c’est l’argent et les industries .. Au lieu d’avancer, ils risquent de reculer des années en arrière.
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Trump va limiter l’utilisation de la science au ministère de l’environnement

Centrale à charbon en Utah. | George Frey / Getty Images North America / AFP

Centrale à charbon en Utah. | George Frey / Getty Images North America / AFP


Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The New York Times

De nouvelles règles empêcheront certaines recherches scientifiques d’être utilisées pour guider la législation anti-pollution.


L’administration Trump prépare de nouvelles règles qui limiteront l’influence de la science dans la politique de santé publique. Suivant ces mesures, les scientifiques devront partager toutes leurs données, y compris les dossiers médicaux confidentiels utilisés dans leurs recherches. S’ils ne révèlent pas ces informations, le ministère de l’environnement, qui est dirigé par un ancien lobbyiste du charbon, ne pourra pas mobiliser ces recherches pour proposer des lois de régulation des émissions industrielles.

Comme l’explique le New York Times, la mesure compliquerait la mise en place des régulations sur la qualité de l’air et de l’eau car de nombreuses études sur l’impact de la pollution se servent des informations médicales de personnes qui ont signé des accords de confidentialité. De plus, puisque la règle proposée est rétroactive, des régulations anti-pollution pourraient être annulées si elles reposent sur des travaux qui utilisent des données médicales confidentielles.

Nombre de scientifiques et d’expert·es en santé publique ont vivement critiqué ce tournant.

«Cette proposition n’a rien à voir avec la science. Ils veulent que ce soient les politiques, pas les scientifiques, qui évaluent les dangers pour la santé publique, a dénoncé Michael Halpern de l’Union of Concerned Scientists. Cet exercice a pour but d’exclure certaines études qui démontrent que la polution rend les gens malades.»

En effet, une des études principales sur le lien entre pollution de l’air et mort prématurée, publiée en 1993, ne pourrait plus être utilisée pour guider la législation américaine car les chercheurs avaient fait signer des accords de confidentialité afin de suivre les trajectoires médicales de 22.000 personnes dans six villes. Cette recherche avait influencé la règlementation du gouvernement sur la pollution et permis de sauver de nombreuses vies.

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Difficile de stopper la propagation d’images pédopornographiques sur le web


Je n’ai aucun respect pour les pédophiles et ceux qui regarde de la pornographie infantile, c’est pour moi des pourris et le mot est faible. Malheureusement, avec Internet, c’est une porte grande ouverte pour ces pédocriminels. Bien qu’il existe des technologies pour essayer d’arrêter ce fléaux sauf qu’ils fonctionnent de manières différentes ou le système de sécurité est quasi inexistant. Je pense que les grands du Web que ce soit Microsoft, Yahoo!, Google, les réseaux sociaux etc … doivent se mettre ensemble pour bloquer ces pervers.
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Difficile de stopper la propagation d’images pédopornographiques sur le web

Jeune fille assise seule dans le noir.

La plupart du contenu pédopornographique qui se trouve sur le web est en constante recirculation.

PHOTO : GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / GIUDA90

Radio-Canada

Une enquête du New York Times révèle que les systèmes de détection de contenus pédopornographiques dont se servent les grandes entreprises technologiques laissent passer beaucoup d’images d’abus sexuels sur les personnes mineures.

Même si 45 millions de photos et vidéos ont été signalées et retirées du web l’an dernier, l’industrie a échoué à mettre en place des mesures agressives pour y mettre fin, notamment en raison des approches inconstantes, unilatérales et menées en secret des entreprises comme Google et Microsoft. 

La plupart du contenu pédopornographique qui se trouve sur le web est en constante circulation. C’est pour cette raison que le principal outil pour le détecter et le retirer des moteurs de recherche est le système PhotoDNA, développé en 2009 par Microsoft et le professeur Hany Farid, et qui compare automatiquement les photos mises en ligne à celles d’une base de données de photos illégales connues.

Le problème, c’est qu’au-delà du contenu de PhotoDNA, de nouvelles photos sont publiées tous les jours et que les entreprises technologiques se servent souvent de différents systèmes de détection de contenu. Facebook et Google ont par exemple deux technologies distinctes pour les vidéos, mais c’est impossible pour elles de partager leurs informations parce que ces technologies fonctionnent de deux manières totalement différentes.

Plusieurs plateformes, dont AOL, Snapchat et Yahoo, n’ont d’ailleurs aucune manière de vérifier le contenu vidéo qui passe par leurs serveurs et se limitent seulement à la détection de photos.

Politiques inconstantes

Les grands services de stockage en nuage ont tous différentes manières de scruter le contenu qui passe sur leurs serveurs. Dropbox, Google Drive et Microsoft OneDrive vérifient les documents seulement lorsqu’ils sont partagés et non quand ils sont téléversés, tandis qu’Amazon Drive et iCloud ne les vérifient pas du tout.

On apprend que certains criminels et criminelles partagent donc les accès à leurs comptes plutôt que les fichiers eux-mêmes pour contourner les mesures de sécurité.

Facebook fait un bien meilleur travail de détection de contenu illicite. Pour preuve, 90 % des images pédopornographiques signalées sur le web l’an dernier étaient hébergées sur sa plateforme. Le New York Times souligne par contre que le futur chiffrage des données de sa plateforme de messagerie, Messenger, rendra plus difficile la détection de contenu.

Le quotidien révélait dans une enquête menée au début de septembre que Messenger était la plateforme plus populaire pour la pédocriminalité : près des deux tiers des signalements reçus par les autorités en 2018 tiraient leur origine du service de messagerie. 

Bing, le moteur de recherche de choix

Le Times a également constaté que le moteur de recherche de Microsoft, Bing, était parsemé d’images pédophiles et suggérait même des mots-clés dans sa barre de recherche pour en obtenir davantage. Plusieurs d’entre elles faisaient partie de la base de données PhotoDNA.

C’est une découverte pour le moins surprenante, puisque Microsoft avait dit vouloir apporter des modifications à son système, après que le site TechCrunch ait rapporté la même chose en janvier.

Selon le Times, Bing est un outil fiable pour plusieurs pédocriminels. Les moteurs de recherche DuckDuckGo et Yahoo donnent d’ailleurs des résultats semblables puisqu’ils se servent du système de Microsoft.

Un porte-parole de l’entreprise a dit qu’elle a apporté certaines modifications à ses algorithmes après que le Times l’ait contactée dans le cadre de son enquête.

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Le quotidien difficile des «transporteurs de cadavres»


Il y a des professions qui sont plus difficiles que d’autres, qu’il est impossible pour la santé mentale de faire toute une vie. Ces personnes qui transportent à la morgue, les corps de gens qui sont décédé de cause naturelle, de suicide, de meurtre. Des corps entiers ou en morceaux, morts dans l’indifférence ou dans des atrocités sans nom, des enfants, des personnes âgées. Un métier qui dérange la vie de ceux qui sont là pour les morts
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Le quotidien difficile des «transporteurs de cadavres»

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Deux enfants ont été tués par leur père en octobre dernier à Tétreaultville.

Un ancien technicien s’ouvre à propos d’un métier méconnu

MAYSSA FERAH

LA PRESSE

Pendant plus de 10 ans, Éric Chartrand a transporté des cadavres jusqu’à la morgue, de jour comme de nuit. Ce métier hors du commun pratiqué dans l’ombre a laissé dans son esprit des séquelles indélébiles.

Éric Chartrand a vu la mort de près, plusieurs milliers de fois. Entre 2007 et 2018, il a occupé l’emploi de transporteur de cadavres. Morts naturelles, accidents, suicides, meurtres : ceux qui déplacent les dépouilles jusqu’à la morgue interviennent dans toutes les situations.

« Les coroners nous appellent les transporteurs. Nous, on se décrit plutôt comme techniciens », explique-t-il à La Presse.

Ils sont une vingtaine à faire ce métier sur l’île de Montréal.

« Les gens ignorent qui nous sommes. Ils pensent sûrement qu’on transporte des fleurs dans nos camions remplis de civières », dit-il en haussant les ép4aules.

L’homme de 47 ans comprend mieux que quiconque ce que les premiers répondants ressentent lorsqu’ils font face à des scènes difficiles.

Il n’a jamais voulu s’adresser aux médias auparavant. Les deux enfants en bas âge qui ont violemment perdu la vie à Tétreaultville le 22 octobre dernier ont fait réfléchir Éric Chartrand. Récemment, il a senti le besoin de parler des séquelles laissées par les images choquantes qui ont fait partie de son quotidien pendant plus d’une décennie.

Scènes marquantes

Il a vu des personnes âgées mortes dans des CHSLD dans l’indifférence la plus totale. De nombreux cas de suicides vraisemblablement causés par la maladie mentale. Des scènes de meurtres violents où lui incombait la difficile tâche de ramasser des dépouilles mutilées. Il s’est occupé de débarrasser des centaines de périmètres sécurisés où se trouvaient des corps inanimés d’enfants et de bébés.

Des enfants tués violemment, oui, ça te choque. Même dans le contexte d’une mort dite naturelle, [la mort] des enfants, ça choque. J’étais écœuré de faire ça. Éric Chartrand

Le corps parcouru de frissons, il raconte avec grande difficulté un souvenir qui le hante : celui du corps d’une fillette de 7 ans emportée par le cancer qu’il a dû arracher des bras de sa mère pour l’amener à la morgue. Jamais il n’oubliera son nom. 

« C’était lourd. Épouvantable, laisse-t-il tomber. Je suis resté longtemps. C’est rare dans ce milieu », ajoute-t-il au sujet de son ancienne profession.

Des employés qui n’ont duré qu’une journée, il en a vu à la tonne. Nombre de collègues ont plié bagage, quelques-uns ont nécessité des soins psychiatriques, et la plupart vivent avec un syndrome de stress post-traumatique.

Vivre avec la mort

Éric Chartrand a fait beaucoup de « cas de coroner », comme on dit dans le métier. Il a traversé ces 10 années en se gardant occupé et en dormant très peu.

« Tu mets ça de côté. Tu t’endurcis. On s’en parle entre nous comme si de rien n’était. C’est comme un mécanisme de défense. »

Il a consulté un psychologue, le temps d’une journée.

« Ça n’a pas fonctionné. J’ai géré ça tout seul », raconte-t-il distraitement, entre deux gorgées de café filtre.

Mais, jusqu’à ce jour, il a de la difficulté à dormir et fait des cauchemars impliquant des cadavres.

En septembre 2018, il a tout arrêté. Son impatience s’était exacerbée. Il se sentait agressif.

Ensuite sont venus le manque de sommeil, les multiples cauchemars, les réveils en sursaut au milieu de la nuit, les sautes d’humeur et l’isolement.

« C’était physiquement et mentalement trop dur », se remémore-t-il.

M. Chartrand travaille actuellement comme aide-cuisinier et plongeur dans un établissement de restauration rapide. Un endroit beaucoup plus calme qu’une scène de crime, mais une réadaptation à « la vie normale » qui n’est pas de tout repos.

« C’est un choc de travailler avec du vrai monde. Je les écoute parler de leur vie, de leurs petits problèmes anodins, alors que j’ai vu pire. »

Son ancien emploi est chose du passé, assure- t-il, mais il lui arrive de marcher des kilomètres en pensant à tout ce qu’il a vu.

« J’ai n’ai jamais été du genre à sortir la boîte de Kleenex, mais depuis un an, on dirait que tout me revient d’un coup. »

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Des proches de Trump ont résisté à ses ordres, révèle Nikki Haley


Je suis d’accord avec l’auteur que ces deux hommes travaillant au côté de Donald Trump auraient dû démissionner au lieu de résister, et même voler l’exemplaire d’un ordre présidentiel pour éviter que le Président le signe. Je crois qu’il aurait été plus profitable pour tout le monde s’ils avaient démissionné en expliquant le pourquoi, ils croyaient que Donald Trump était inapte a occuper un poste aussi important. Cela aurait sûrement fait des vagues avec la colère présidentielle, mais au moins les Américains auraient été informés en ce moment-là.
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Des proches de Trump ont résisté à ses ordres, révèle Nikki Haley

PHOTO REUTERS

L’ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU Nikki Haley et Donald Trump, le 9 octobre 2018.

(Washington) Deux proches conseillers de Donald Trump ont ignoré ou résisté aux ordres du président américain, affirmant qu’ils tentaient de «sauver le pays», révèle l’ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU Nikki Haley dans un livre à paraître mardi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon elle, l’ex-secrétaire d’État Rex Tillerson et l’ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche John Kelly lui ont demandé de les aider à contourner les décisions du milliardaire, ce qu’elle a refusé.

«Je ne pouvais pas accepter que deux personnages clés d’un gouvernement affaiblissent le président», écrit-elle.

Les deux hommes, qui ont quitté l’administration Trump en 2018, «m’ont confié que quand ils résistaient au président, ce n’était pas de l’insubordination, mais qu’ils tentaient de sauver le pays», explique Mme Haley dans son livre With All Due Respect, dont le Washington Post a publié des extraits.

NYT

Rex Tillerson et Donald Trump en novembre 2017.

«C’était leurs décisions, et pas celles du président, qui étaient dans le meilleur intérêt de l’Amérique, disaient-ils. Le président ne savait pas ce qu’ils faisaient», ajoute-telle, précisant que Rex Tillerson lui avait dit que des gens allaient mourir s’ils laissaient faire Donald Trump.

Admettant qu’elle n’était pas elle-même toujours d’accord avec les décisions du milliardaire, Nikki Haley estime que les deux responsables auraient dû démissionner.

Fille d’immigrés indiens au caractère affirmé, cette dernière a quitté son poste d’ambassadrice à l’ONU fin 2018, après avoir été la femme la plus en vue du gouvernement. 

John Kelly, dont les relations avec le président s’étaient détériorées depuis juillet 2017, a suivi peu après. Rex Tillerson avait lui été limogé en mars 2018, après des mois de tensions avec Donald Trump.

Les révélations de Nikki Haley font écho au livre Fear du journaliste d’investigation Bob Woodward, paru en septembre 2018, selon lequel des hauts responsables de la Maison-Blanche avaient tenté d’empêcher le président américain, décrit comme inculte, colérique et paranoïaque, de déraper. 

AFP

John Kelly et Donald Trump en juillet 2017.

L’un d’eux, l’ancien conseiller économique Gary Cohn, serait allé jusqu’à voler l’exemplaire d’un ordre présidentiel pour éviter que Donald Trump le signe. 

Dans son livre, Nikki Haley fait front avec le président sur plusieurs décisions critiquées par la communauté internationale : les retraits américains de l’accord sur le nucléaire iranien et l’accord de Paris sur le climat, ou la décision de transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem.

Mais elle dit aussi avoir été en désaccord avec lui, notamment lorsqu’il a affirmé croire son homologue russe Vladimir Poutine, qui niait l’ingérence du Kremlin dans la présidentielle de 2016, ou quand M. Trump avait parlé de «gens très bien» à la fois chez les néo-nazis et les militants antiracistes qui s’étaient affrontés à l’été 2017 à Charlottesville. Ces mots étaient «blessants et dangereux», écrit-elle.

John Kelly a réagi en assurant au Washington Post qu’il avait donné au président les conseils «les plus ouverts, légaux et moraux […] pour qu’il prenne une décision avisée». Rex Tillerson n’a pas fait de commentaire.

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Le morceau de mur qui énerve Trump


Les Berlinois ont envoyé un cadeau aux États-Unis une lettre écrite sur une partie du mur de Berlin pour les remercier d’avoir soutenus tout au long des années dans la destruction du mur, un monde sans mur. Il semble que Donald Trump n’en veuille pas, mais comme il est offert au pays, il est donc pour les citoyens américains …
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Le morceau de mur qui énerve Trump


Le mur en partance pour Washington | Die Offene Gesellschaft 

Le mur en partance pour Washington | Die Offene Gesellschaft

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur Quartz

Cadeau des Berlinois.

Ce n’est pas un cadeau plaisant à offrir pour l’association Die offene gesellschaft –qu’on pourrait traduire par «une société ouverte»– qui se bat pour un monde sans mur. Leur action a pour but de dénoncer la construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique comme symbole de la politique anti-immigration de Donald Trump.

Sur l’imposant bloc de béton de 2,7 tonnes, un authentique morceau du mur de Berlin, on peut lire une lettre adressée au président et signée les «Citoyens de Berlin»:

«Pendant des années, les États-Unis ont joué un rôle majeur dans la destruction de ce mur, de John Kennedy à Ronald Reagan, les présidents américains se sont battus contre. Nous aimerions vous donner un des derniers morceaux du mur de Berlin pour commémorer la dévotion des États-Unis à construire un monde sans murs.»

Au début de la semaine, l’association avait informé la maison Blanche de ses intentions de livrer le morceau de mur pour le trentième anniversaire de sa chute et était restée sans réponse. Sur les réseaux sociaux, elle indique finalement que Trump n’a pas accepté son cadeau, le mur est donc exposé dans les rues de Washington.

Coût de l’opération?

Le magazine Quartz a pu échanger avec l’un des membres de l’association nommé Philip Husemann:

«Si le président accepte notre lettre, elle est sienne. Mais les cadeaux présidentiels appartiennent toujours aux États-Unis et non à un individu. Elle appartient donc au peuple. Nous espérons que cette lettre atterrisse dans un espace public pour que tous les citoyen.nes puissent la lire. Après tout, le message principal est un grand « merci » des Berlinois.es au peuple américain.»

Le cadeau aurait coûté à l’association quelques milliers d’euros répartis entre le prix d’achat du morceau de mur et son transport en avion à New-York puis en camion à Washington. Du même côté de l’Atlantique, le mur entre le Mexique et les États-Unis prend difficilement forme et aurait déjà coûté, selon Quartz, 10 milliards de dollars aux citoyens et citoyennes américaines.

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