Une compagnie aérienne américaine a créé une salle de pause «réservée aux blancs»


En 2017 un employé fait une plainte contre la compagnie Southwest Airlines au Texas, contre la discrimination raciale. Il y avait une salle de repos réservé pour les blancs ! Bon, depuis elle s’est reconvertie en bureau. Il est quand même insensé qu’aujourd’hui encore, il existe ce genre de situation. Et il semble que ce ne soit pas la première fois que cette compagnie aérienne est discriminatoire.
Nuage

 

Une compagnie aérienne américaine a créé une salle de pause «réservée aux blancs»

 

Un Boeing 737 de Southwest Airlines | Southwest 737 via Wikimedia Commons License by

Un Boeing 737 de Southwest Airlines | Southwest 737 via Wikimedia Commons License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

L’information provient d’une plainte pour discrimination remplie par un employé de Southwest Airlines qui a été licencié en 2017.

 

«On pourrait penser qu’en 2018, ça n’arrive pas. Mais ça arrive». Jamel Parker a 31 ans.

Il a intenté un procès contre la compagnie américaine Southwest Airlines et a indiqué que cette dernière avait une salle de repos réservée au blanc à l’aéroport de Houston, au Texas.

Si la salle de repos n’existe plus depuis un ou deux ans, c’est seulement parce que des rénovations l’ont transformé en bureau d’un supérieur. Mais Jamel Parker l’affirme dans le Houston Chronicle, Southwest Airlines était au courant de cette salle de repos discriminante.

Bien qu’il n’y ait aucun signe sur la porte, «les employés noirs connaissait son existence».

Quand il a intégré la compagnie, en 2013, son supérieur (également noir) l’avait prévenu à propos de la salle de repos.

«”C’est juste mieux d’éviter ça”, est à peu près ce qu’il m’a dit», se souvient l’employé licencié.

En plus de cette histoire, Jamel Parker affirme que la compagnie aérienne traite les gens différemment en fonction de leur race. S’il a été licencié pour avoir omis de signaler un problème avec un cordon d’alimentation, les employés blancs étaient simplement sanctionnés pour des infractions similaires, a-t-il indiqué.

Ce n’est pas la première fois que Southwest Airlines est accusé de discriminations raciales. Une femme blanche avait dû prouver que son fils métis d’un an était bien le sien avant de monter dans un avion pour Denver, rappelle CNN. Le média américain raconte aussi l’histoire d’un autre voyageur, qui avait été refusé d’un avion après avoir parlé en arabe avec son oncle.

La société n’a pas répondu sur le sujet. Elle s’est contentée d’une simple déclaration.

«Nous ne tolérons aucune discrimination, et nous cultivons un lieu de travail qui reflète les clients que nous servons. Southwest Airlines est un employeur qui respecte l’égalité des chances et se targue d’un environnement de travail ouvert et inclusif, qui se classe régulièrement parmi les meilleurs lieux de travail au monde».

http://www.slate.fr/

Trump suggère «un mur le long du Sahara» pour freiner l’émigration


 

Construire un mur pour éviter les migrants d’essayer de trouver une vie meilleure ailleurs. Est-ce que pour lui tout se résume a un mur ? Déjà que son mur pour le Mexique lui coute les yeux de la tête, imaginé le long du désert du Sahara
Nuage

 

Trump suggère «un mur le long du Sahara» pour freiner l’émigration

 

Agence France-Presse
Madrid

Le président américain Donald Trump a récemment suggéré de construire un «mur le long du Sahara» pour freiner l’émigration au ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell, a rapporté ce dernier selon une vidéo diffusée par les médias espagnols.

«Fermer les ports n’est pas une solution et construire un mur le long du Sahara, comme me le suggérait récemment le président Trump, n’est pas non plus une solution», a déclaré Josep Borrell lors d’un déjeuner public organisé mardi à Madrid.

L’ancien président du Parlement européen a poursuivi en assurant que le président américain lui avait lancé: «faites un mur le long du Sahara».

«Mais savez-vous à quel point le Sahara est grand?», a ajouté le ministre espagnol, en forme de réponse à M. Trump, sans préciser à quel moment ni dans quel cadre le président américain avait lancé cette phrase.

Occupant presque tout le nord de l’Afrique, cet immense désert mesure environ 4800 km d’est en ouest.

Le mur que Donald Trump veut construire à la frontière mexicaine pour empêcher l’entrée de clandestins aux États-Unis mesurerait lui 3200 kilomètres et coûterait jusqu’à 20 milliards de dollars US selon certaines estimations.

Ces déclarations de M. Borrell interviennent alors que les dirigeants de l’UE sont réunis à Salzbourg pour un sommet notamment consacré à la question migratoire et à quelques jours d’un voyage aux États-Unis du nouveau président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, qui sera lundi à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU.

L’Espagne est actuellement la première porte d’entrée pour l’immigration clandestine en Europe, selon l’OIM, avec plus de 38 000 arrivées par terre et par mer depuis le début de l’année.

Elle dispose sur le continent africain de deux impressionnantes clôtures hautes de six mètres barrant l’accès à ses microterritoires de Ceuta et Melilla, enclavés dans le nord du Maroc, mais qui ne dissuadent pas les migrants d’essayer de les franchir.

http://www.lapresse.ca/

Les corps de 5.400 victimes du génocide de 1994 découverts au Rwanda


 

Après plus de 20 ans, les corps sont retirer des charniers au Rwanda. On parle à toutes les années d’un génocide lors de la première guerre mondiale, pourtant d’autres pays ont vécu aussi de tel drame. Environs 8 000 Tutsis et Hutus ont été tué a tous les jours pendant 100 jours
Nuage

 

Les corps de 5.400 victimes du génocide de 1994 découverts au Rwanda

 

© photo news.

Les autorités rwandaises ont communiqué la découverte des corps de 5.400 personnes victimes du génocide de 1994.

 Les dépouilles ont été extraites de 26 charniers situés dans les districts de Masaka et de Kicukiro (Kigali), a indiqué jeudi Naphtal Ahishakiye, secrétaire de direction d’Ibuka, organisation représentant des survivants du génocide.

Un résident de Kicukiro, survivant du génocide, a guidé les autorités jusqu’aux charniers, a précisé M. Ahishakiye.

La recherche d’éventuels autres charniers se poursuit, a encore dit M. Ahishakiye.

Quelque 18.000 corps ont été retrouvés depuis avril. Plus de 800.000 Tutsis et Hutus modérés ont été tués en l’espace de 100 jours en 1994.

https://www.7sur7.be/

Yémen: plus de cinq millions d’enfants menacés par la famine


Des conflits tuent plus de civils que des combattants ! Au Yémen, les enfants ont faim. En plus de la famine, le coût de l’épicerie est exorbitant, que des parents ne peuvent subvenir aux besoins des enfants … Quand il ne reste que la peau et les os, et que les conflits retardent l’aide humanitaire, il ne reste que la mort comme avenir.
Nuage

 

Yémen: plus de cinq millions d’enfants menacés par la famine

 

Dans un hôpital de la province de Hajjah,... (Photo Essa Ahmed, Agence France-Presse)

Agrandir

Dans un hôpital de la province de Hajjah, un photographe de l’AFP a assisté à la pesée d’un enfant n’ayant plus que la peau sur les os.

PHOTO ESSA AHMED, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Sanaa

Plus de cinq millions d’enfants sont menacés de famine au Yémen, a prévenu mercredi l’ONG Save the Children, au moment où le conflit s’aggrave et que les prix de la nourriture s’envolent.

Dans un rapport, l’organisation britannique Save the Children a mis en garde contre « une famine d’ampleur sans précédent » dans ce pays qui connaît la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite, combat les rebelles Houthis, appuyés par l’Iran, dans une guerre qui a déjà entraîné la mort de 2200 enfants, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Save the Children a estimé qu’un million d’enfants supplémentaires risquaient de souffrir de la famine alors que les prix des denrées alimentaires augmentent, portant à 5,2 millions le nombre total d’enfants menacés par la famine dans ce pays pauvre de la péninsule arabique.

« Dans un hôpital que j’ai visité dans le nord du Yémen, les bébés étaient trop faibles pour pleurer, leur corps épuisé par la faim », a déclaré Helle Thorning-Schmidt, directrice générale de Save the Children.

Dans un hôpital de la province de Hajjah, un photographe de l’AFP a assisté à la pesée d’un enfant n’ayant plus que la peau sur les os. Plus loin, une infirmière tentait de réconforter un autre enfant rachitique, allongé sur un lit.

La reprise lundi d’une offensive des forces progouvernementales sur le port stratégique de Hodeida – principal point d’entrée des importations et de l’aide internationale – met en péril l’accès à l’aide humanitaire et a déjà un impact économique sur les civils, notent des experts.

« Le temps commence à manquer » pour empêcher « une famine dévastatrice » au Yémen et « nous ne pouvons permettre la moindre perturbation » dans la distribution de l’aide, a averti mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM).

« Catastrophe provoquée »Dans des déclarations à l’AFP, David Miliband, qui a achevé mercredi une visite de trois jours au Yémen en tant que président de l’International Rescue Committee (IRC), a qualifié de « très fragile » la situation humanitaire.

« Je suis venu ici pour que le monde se réveille par rapport à ce qui se passe au Yémen », a dit l’ex-responsable de la diplomatie britannique, en dénonçant une « catastrophe provoquée par l’homme ».

Maintenant, il ne s’agit pas seulement d’assurer un meilleur flux de vivres et un accès sans entrave pour les travailleurs humanitaires, la situation exige aussi « un cessez-le-feu pour permettre la reprise du processus politique », a-t-il ajouté.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le prix des denrées alimentaires a augmenté de 68 % depuis 2015, date à laquelle une coalition sous commandement saoudien est entrée en guerre aux côtés du gouvernement pour combattre les Houthis qui contrôlent de vastes territoires, dont la capitale Sanaa et le port de Hodeida.

Selon l’OCHA, le coût d’un panier alimentaire de produits de base a augmenté de 35 %, tandis que les prix de l’essence, du diesel et du combustible pour la cuisine ont augmenté de plus de 25 % depuis novembre 2017.

Dès octobre dernier, le PAM avait averti qu’au-delà des combats et des raids aériens, l’accès à la nourriture était désormais « une arme de guerre » au Yémen.

« Épuisés par la faim »L’interruption de l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires par le biais du port de Hodeida, sur la mer Rouge, « mettrait la vie de centaines de milliers d’enfants en danger immédiat, tout en poussant des millions d’autres vers la famine », a réaffirmé Save the Children.

Des affrontements meurtriers ont repris autour de la ville portuaire, après l’échec de pourparlers plus tôt ce mois-ci à Genève.

Les Nations unies ont averti que tout combat majeur dans la ville de Hodeida pourrait mettre un terme aux distributions de nourriture à huit millions de Yéménites qui en dépendent pour leur survie.

Sur 20 enfants de moins de cinq ans, au moins un souffre de malnutrition aiguë sévère à Hodeida, selon l’UNICEF. Plus de 11 millions d’enfants, soit 80 % des enfants du pays, ont « un besoin désespéré d’assistance humanitaire », d’après la même source.

L’Arabie saoudite et ses alliés accusent les rebelles de faire transiter clandestinement des armes venues d’Iran par Hodeida et ont imposé un blocus quasi-total au port. Les Houthis et l’Iran nient ces accusations.

Depuis mars 2015, quelque 10 000 personnes ont été tuées, en majorité des civils, et plus de 56 000 blessés dans le conflit. Selon l’ONU, trois Yéménites sur quatre ont aujourd’hui besoin d’aide, notamment alimentaire, et le pays est menacé par une troisième vague de choléra.

http://www.lapresse.ca/

L’ouragan Florence «ravage» la Caroline du Nord et fait deux morts


Même si l’ouragan Florence a baissé d’intensité à catégorie 1, elle demeure quand même destructrice à cause des vents et des pluies torrentielles. La Caroline du Nord, subit des inondations qui risquent de durer quelques jours. Des gens qui ont voulu affronter Florence se sont retrouver pris au piège
Nuage

 

L’ouragan Florence «ravage» la Caroline du Nord et fait deux morts

 

Déversant des pluies torrentielles et provoquant des crues spectaculaires, l’ouragan Florence est en train de «ravager» la Caroline du Nord, a déploré vendredi le gouverneur de cet État américain, mettant en garde contre le risque d’«inondations catastrophiques» alors que des dizaines d’habitants se sont déjà retrouvés piégés.

«Nous sommes très inquiets du fait que des localités entières puissent être détruites», a lancé le gouverneur Roy Cooper en conférence de presse.

Aucun décès n’est pour l’instant à déplorer, selon lui. Au moins une personne a été blessée dans la chute d’un arbre à Wilmington, dans le sud-est du pays, et les pompiers craignent que le bilan ne s’alourdisse.

L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à 07h15 (11h15 GMT), avec des vents maximum estimés à 150 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Légèrement retombés depuis, ses vents restaient toutefois violents, à 130 km/h à 11h00 (15h00 GMT), selon le NHC. L’ouragan est classé en catégorie 1 sur l’échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq.

«Des inondations catastrophiques de cours d’eau douce sont attendues dans des zones de la Caroline du Sud et du Nord», prévoient les météorologues du NHC.

La région fera face à une «menace importante» pendant encore au moins un jour, voire 36 heures, selon un responsable de l’Agence fédérale américaine des situations d’urgence (Fema), Jeff Byard.

Facteur aggravant: Florence avance lentement, à 6 km/h, et déverse donc ses pluies torrentielles pendant de longues heures sur les mêmes régions alors que les sols sont gorgés d’eau après déjà deux semaines d’importantes précipitations.

Des pluies de cette intensité n’arrivent «qu’une fois tous les mille ans», a lancé Roy Cooper.

La rivière Neuse a gonflé jusqu’à trois mètres au-dessus de son niveau habituel, a-t-il précisé, et le niveau des rivières «va monter pendant des jours».

Dans la ville portuaire de Wilmington, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau.

Fouad Iliou, un Brestois, était venu rendre visite à sa soeur, installée depuis des années à Wilmington.

«Le vent a fait de gros dégâts, un arbre est tombé dans le jardin et un autre dehors à côté des voitures. Mais je n’ai pas eu peur, les Bretons, surtout à Brest, sont habitués aux tempêtes», a-t-il témoigné.

Habitants pris au piège

À plus d’une centaine de kilomètres au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est transformée en ville-fantôme. La force de l’ouragan commençait à se faire sentir nettement à la mi-journée, et un rideau serré de pluie s’abattait sur l’océan, accompagné d’éclairs.

«Cela fait peur mais c’est beau», a confié à l’AFP Scott Brauer, retraité de 71 ans qui se promenait en bord de mer peu avant l’arrivée de la tempête.

Environ 1,7 million d’habitants ont été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral, la plupart dès mardi. Mais certains n’ont pas suivi cette consigne.

En Caroline du Nord, les secouristes ont dû venir en aide à entre 150 et 200 personnes dans la ville de New Bern, construite sur les flancs d’une rivière, selon David Daniels de la police de la ville. Les opérations se poursuivaient vendredi pour secourir des dizaines d’autres résidents.

«En quelques secondes, l’eau est montée jusqu’à la taille, maintenant elle est à hauteur d’épaule», a raconté à CNN une habitante de la ville, Peggy Perry, réfugiée avec trois membres de sa famille au sommet de sa maison.

À Jacksonville, plus de 60 résidents d’un hôtel ont également été mis à l’abri dans la nuit après l’effondrement d’une partie du toit.

Certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que «nos secouristes interviennent», a expliqué Jeff Byard.

Environ un demi-million de personnes sont déjà privées d’électricité en Caroline du Nord qui compte quelque 10 millions d’habitants, selon Roy Cooper, et ce nombre va croissant.

Quelque 20 000 personnes ont trouvé refuge dans plus de 150 centres d’accueil en Caroline du Nord.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

L’ouragan doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres, à travers l’extrême sud-est de la Caroline du Nord et la pointe est de la Caroline du Sud jusqu’à samedi. Il virera alors vers le nord, selon le NHC, avec une «perte importante d’intensité» dès ce weekend.

Deux morts en Caroline du Nord

L’ouragan Florence a fait ses deux premiers morts aux États-Unis, une femme et son bébé, a annoncé vendredi la police de Wilmington, en Caroline du Nord.

«Une femme et son bébé ont été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé», a écrit la police sur Twitter.

 Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’ouragan a touché terre en Caroline du Nord vendredi matin.

 

 

 

 

 

 

http://journalmetro.com/mond

Le receveur d’une greffe du visage se porte bien


Ce n’est pas la première fois qu’une transplantation de visage. Une quarantaine a été effectué dans le monde.  Au Québec, c’est la première fois mais aussi M. Desjardins est le plus vieux au monde à recevoir ce genre de greffe. Avec ce visage, il a pu retrouver des dents, lèvres, l’odorat, et respirer sans trachéotomie.
Nuage

 

Le receveur d’une greffe du visage se porte bien

 

Graham HughesGraham Hughes / La Presse Canadienne

 

Par Sidhartha Banerjee, La Presse canadienne

MONTRÉAL — Sept ans et demi après avoir été gravement défiguré dans un accident de chasse, le sexagénaire qui a reçu une greffe du visage il y a quatre mois se porte bien, a précisé mercredi l’équipe médicale montréalaise qui a réalisé l’exploit.

Dans ce que les médecins qualifient de «première canadienne», des chirurgiens de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont ont réussi à greffer un nouveau visage à Maurice Desjardins, âgé de 64 ans. L’opération, qui a duré 30 heures, a été pratiquée en mai dernier. Cette opération avait déjà été pratiquée une quarantaine de fois dans le monde depuis 2005, mais selon l’équipe montréalaise, dirigée par le chirurgien plasticien Daniel Borsuk, M. Desjardins serait le plus vieux receveur d’une telle greffe du visage.

Le docteur Borsuk, qui enseigne aussi à l’Université de Montréal, a indiqué que la délicate opération avait été le résultat d’années de travail concerté et méticuleux de l’équipe, et aussi «du courage et de la coopération incroyables» du patient et de sa famille. Mais pour M. Desjardins, il n’y avait pas d’autre option, soutient le chirurgien.

«Imaginez: vous souffrez chez vous en silence pendant des années et vous ne sortez pas aussi souvent que vous le voudriez, vous dormez dans une pièce à part, à cause du son de la trachéotomie (ouverture dans la trachée): vous menez une existence très difficile», a expliqué le chirurgien. «Et puis, du jour au lendemain, vous avez droit à une deuxième chance.»

Pouvoir sortir sans gêne

Un accident de chasse en 2011 avait laissé M. Desjardins sans mâchoire, sans nez et sans dents. Il vivait constamment dans la douleur et l’isolement, même après cinq chirurgies reconstructives. En s’adressant au docteur Borsuk à Montréal, il espérait pouvoir respirer normalement, parler correctement, et retrouver un nez, des lèvres, des mâchoires et des dents. Le docteur Borsuk a ajouté mercredi que M. Desjardins voulait aussi pouvoir sortir sans gêne avec sa petite-fille.

Le patient a été soigneusement suivi pendant des années avant l’intervention.

«Nous voulions nous assurer qu’il était en bonne santé», indique le docteur Borsuk. «Ses besoins étaient réels, il n’y avait pas d’autre option pour lui, il n’y avait aucune autre possibilité qu’il retrouve une vie normale.»

L’hôpital Maisonneuve-Rosemont offre la seule équipe multidisciplinaire au Québec pour la chirurgie cranio-maxillo-faciale adulte. Le chirurgien a précisé que l’équipe d’experts comprenait aussi un psychologue, qui a évalué les capacités mentales de M. Desjardins au fil des ans.

«Il est si fort mentalement que même avec tout ce qui a été fait, il a déjà commencé à (accepter) son nouveau visage», a soutenu M. Borsuk. «Nous comptions là-dessus.»

Le chirurgien a décrit la procédure comme «une combinaison de science, de technologie, d’ingénierie et d’art», qui a nécessité des années de planification et de formation à la morgue de l’hôpital, afin de minimiser les risques et maximiser les résultats.

L’opération a nécessité l’expertise de neuf chirurgiens, de multiples spécialistes et la collaboration de plus de 100 professionnels, dont des médecins, des infirmières et de nombreux autres membres du personnel.

Après sept ans et demi de calvaire, 30 heures sur la table d’opération et une semaine aux soins intensifs, M. Desjardins, en découvrant son nouveau visage dans un miroir, a levé le pouce et a serré son chirurgien dans ses bras.

Pas n’importe quel donneur

Transplant Québec, l’organisme responsable des dons d’organes, a souligné la générosité de la famille du donneur non identifié, qui a autorisé le prélèvement. Le docteur Borsuk a précisé que contrairement à des organes internes, le visage ne pouvait provenir de n’importe quel donneur: il devait avoir la même couleur de peau, la même taille, la même structure osseuse, et jusqu’à la même couleur de cheveux.

Louis Beaulieu, de Transplant Québec, a déclaré qu’une fois le donneur identifié, un consentement spécial avait été obtenu pour la procédure de transplantation faciale, ce qui a été fait de façon éthique et respectueuse, puisque la famille du donneur était bien sûr endeuillée.

Ni M. Desjardins ni sa femme n’étaient présents mercredi à la conférence de presse, mais quatre mois après l’opération, le docteur Borsuk a indiqué que le patient se remettait bien et pouvait respirer sans trachéotomie, mastiquer avec ses nouvelles mâchoires, sentir et parler correctement.

La convalescence et la réadaptation prendront encore au moins un an, car M. Desjardins doit réapprendre des gestes quotidiens comme manger, boire et même sourire. Il prendra aussi pour le reste de sa vie des médicaments immunosuppresseurs, pour éviter le rejet du nouvel organe.

Quant aux enjeux éthiques d’une transplantation de visage d’un autre être humain, M. Borsuk ne considère pas que cette greffe diffère d’une autre. Car sous le visage transplanté il y a quatre mois, on retrouve le même Maurice Desjardins, a-t-il rappelé aux journalistes mercredi.

«À l’époque de nos grands-parents, c’est le nom qui signifiait quelque chose. Aujourd’hui, les gens veulent voir votre visage.»

http://journalmetro.com/

Les Vietnamiens priés de ne plus manger de viande de chien ou de chat


Il est certain que pour nous occidentaux, nous n’aurions pas l’idée de manger du chien ou du chat. Alors que certains pays, cela fait parti de leur menu comme au Viêtnam dans la ville d’Hanoi. Cependant, les autorités soucieuses de leur réputation face aux étrangers, exhortent les habitants à délaisser la viande de chat et de chien qui de toute manière pourrait transmettre des maladies comme la rage.
Nuage

 

Les Vietnamiens priés de ne plus manger de viande de chien ou de chat

 

Viande de chien grillée proposée dans une rue de Hanoï (archives, septembre 2012) © epa.

Les autorités vietnamiennes ont demandé mardi aux habitants de Hanoï de cesser de consommer de la viande de chien, soulignant que ce plat populaire ternissait l’image du pays auprès des étrangers et comportait des risques de propagation de la rage.

Rôtie, bouillie ou cuite à la vapeur, la viande de chien est vendue dans les marchés et les commerces alimentaires de Hanoï, connue pour les préparations appétissantes que l’on peut acheter dans la rue. Ce plat est traditionnellement consommé avec du vin de riz ou de la bière..

Risque de contamination

Le Comité populaire de Hanoï a enjoint les habitants à délaisser la viande de chien afin d’empêcher la diffusion de la rage et d’autres maladies transmises par l’animal. Il les a également appelés à cesser de manger de la viande de chat, moins populaire que la viande de chien, mais que l’on peut toujours se procurer dans les zones rurales.

Réputation en jeu

Le Comité a souligné qu’il s’agissait de préserver la réputation de Hanoï en tant que « capitale civilisée et moderne » auprès des étrangers.

« Le commerce, le meurtre et la consommation de viande de chien et de chat ont suscité des réactions négatives chez les touristes et expatriés vivant à Hanoï », selon le Comité.

Image du pays à l’étranger

En outre, soucieux d’améliorer l’image du pays, le Comité a souligné que le meurtre de ces animaux était un acte cruel et émis l’espoir qu’on y mettra fin. Il y a environ 493.000 chiens et chats à Hanoï, dont la très grande majorité sont des animaux domestiques. Un millier de commerces vendent de la viande de chien.

Trois décès à Hanoï

Trois personnes sont mortes de la rage à Hanoï depuis début 2018, tandis que deux autres ont été contaminées, selon des chiffres officiels. Connue pour ses plats vendus dans la rue, la capitale offre également des aventures culinaires comme les grenouilles sautées, des embryons de canard fertilisés ou la viande de tortue en ragoût.

https://www.7sur7.be/7s7/fr/