Violence conjugale : comment prévenir le pire?


Dernièrement, une jeune femme de 18 ans est morte sous la colère de son petit ami de 22 ans, avec qui elle voulait rompre. La police était avec elle pour qu’elle puisse chercher ses affaires, mais probablement une erreur de procédure, la jeune femme est rentrée en premier. Erreur fatale ! Comment peut-on éviter de telle drame ! Comment les victimes (homme et femme) peuvent se prémunir contre la violence conjugale.
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Violence conjugale : comment prévenir le pire?

 

Le reportage de Sophie Langlois

À la lumière des révélations entourant le meurtre de Daphné Boudreault, une question surgit : comment peut-on prévenir un tel drame? Deux experts dressent le portrait-robot des cas de violence conjugale, tant du côté de la victime que de l’agresseur.

Les victimes de violence conjugale n’ont pas d’âge, s’empresse de dire Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

 « Ce n’est pas parce que la femme est plus âgée qu’elle a plus d’expérience », précise-t-elle.

Jeunes et moins jeunes ne trouvent pas toutes le chemin vers les refuges, ajoute l’intervenante. Le fait que les maisons pour femmes victimes de violence gardent secrète leur adresse ne facilite pas la démarche. Par contre, selon Sylvie Langlais, le plus gros obstacle – la honte – demeure dans la tête des victimes.

Quand ces femmes découvrent que l’homme qu’elles ont choisi est violent, plusieurs se sentent coupables. Comme intervenant, on leur dit : vous n’êtes pas responsables de cette violence-là, c’est la responsabilité de votre conjoint. Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Sentiment de culpabilité chez les victimes

C’est d’autant plus difficile pour la victime de tirer la sonnette d’alarme qu’elle se fait souvent accuser de briser le couple, explique l’intervenante.

« Il faut recentrer la personne sur elle-même, parce que c’est comme si elle n’existait plus, dit Mme Langlais. C’est juste lui, centré sur ses besoins. On doit rebâtir les besoins de la victime et ça ne se fait pas du jour au lendemain. »

Si la violence conjugale n’a pas d’âge, elle n’a pas plus de sexe. Même si les victimes qui font la manchette sont des femmes, les hommes aussi peuvent subir la même expérience.

L’homicide conjugal en chiffres

  • 13 : le nombre de victimes au Québec en 2013 (toutes des femmes)
  • 23 % : un ex-conjoint est impliqué près d’une fois sur quatre, au Canada entre 2000 -2011
  • 50 % : la baisse des homicides conjugaux au Québec entre 2004 et 2013

Que faire pour récupérer ses effets personnels?

Lors d’une intervention avec la police, la victime demeure dans la voiture jusqu’à ce que les agents aient sécurisé la résidence, explique Mme Langlais qui a déjà accompagné quelques victimes.

« Si le conjoint est là, il y a un policier qui va rester avec lui dans une autre pièce et un autre policier qui accompagnera la femme le temps qu’elle ramasse ses effets. »

Dans aucun cas, la victime ne devrait entrer en premier dans le logement, recommande l’intervenante

 « C’est le rôle des policiers d’assurer la sécurité des citoyens. »

Colère et peine insurmontable

Que se passe-t-il dans la tête d’un conjoint pour qu’il en vienne à commettre l’irréparable?

« Ces personnes […] vont vivre une peine tellement importante qu’ils vont croire que leur vie est finie, qu’ils ne peuvent vivre sans l’être aimé », illustre Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel.

La colère contre le conjoint qui veut mettre fin à la relation est proportionnelle à la peine qu’ils vivent, selon ce psychiatre.

 « Les personnes peuvent donc croire que sans leur conjointe, ils vont souffrir pour le reste de leurs jours. Ils vont tenir l’autre pour responsable de leurs souffrances », dit-il.

Dans bien des cas, c’est une période intense, mais moins longue qu’elle peut paraître.

La douleur peut être si intense qu’ils peuvent tuer l’autre personne. D’autres fois, ce sont aussi des désirs suicidaires plus ou moins importants. Gilles Chamberland, directeur des services professionnels de l’Institut Philippe-Pinel

Le Dr Chamberland souligne que la situation peut devenir particulièrement complexe si le conjoint en colère consomme de l’alcool ou des drogues afin d’étouffer sa peine. Il explique que les substances vont faciliter le passage à l’acte en amplifiant la peine et la colère.

Passé violent et maladie mentale

Plus l’ex-conjoint violent vit de la souffrance, plus il va trouver un bouc émissaire chez son ancien partenaire

« C’est là que le désir de vengeance apparaît », prévient le psychiatre.

Verser sa colère sur les réseaux sociaux peut aussi envenimer la situation. Au lieu de soulager, ce genre de défoulement amplifie les émotions.

M. Chamberland affirme que si la personne n’a pas d’antécédents mais un changement de personnalité, on peut avoir affaire à la maladie mentale.

« C’est au début de la vingtaine que se manifeste la schizophrénie, indique le Dr Chamberland. Ça peut être aussi un trouble délirant de jalousie qui évolue depuis longtemps. Des fois, on est surpris de découvrir que la personne est beaucoup plus troublée qu’on croyait. »

Les motifs d’homicides conjugaux au Canada

  • 40 % : intensification d’une dispute
  • 26 % : frustration, colère, désespoir
  • 20 % : jalousie

Pour intervenir dans ce genre de situation, il faut demeurer prudent et évaluer le danger, rappelle le psychiatre. Une personne qui s’isole peut être un signe inquiétant

D’ailleurs, les agents de police peuvent dans une certaine mesure amener une personne souffrante à l’urgence contre son gré. Un examen permettra de déceler et soigner la maladie mentale ou, dans un cas de délinquance ou de frustration, d’aviser la personne et de dresser un portrait de la situation.

Pour les parents qui souhaitent intervenir, Gilles Chamberland conseille de ne pas être intrusif, au risque de voir le jeune se refermer sur lui-même ou de minimiser la situation.

« L’important, c’est de demeurer le plus ouvert possible, de montrer qu’on peut compter sur nous si ça ne va pas. Si on s’aperçoit que la personne n’est pas consciente du danger, là il faut agir, voire appeler les policiers. »

Pour obtenir de l’aide : SOS violence conjugale 1-800-363-9010

http://ici.radio-canada.ca

En 30 minutes, une mère et sa fille meurent dans deux accidents de voiture différents


Une coïncidence déconcertante et éprouvante pour la famille et les amis de cette mère et de sa fille qui sont mortes d’un accident a 30 minutes d’intervalle à 2 endroits différents
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En 30 minutes, une mère et sa fille meurent dans deux accidents de voiture différents

 

The Huffington Post  |  Par David Lohr

 

    Une américaine de l’Alabama et sa fille ont été tuées dans deux accidents de la route différents à moins de 30 minutes d’intervalle mardi.

    Julie Yates Patterson, 39 ans, et Elizabeth Patterson, huit ans, ont été impliquées dans deux accidents distincts qui se sont déroulés à moins de 12 kilomètres l’un de l’autre, a révélé le coroner Tom Wilson.

    «La mère est décédée dans un face à face avec un autre véhicule et puis, moins de 30 minutes plus tard, la petite fille traversait la rue et a été frappée par une voiture» a précisé Wilson au Huffington Post américain.

    Selon le Times Free Press, la fillette venait de débarquer de son autobus scolaire.

    «C’est une sacré coïncidence», a continué le coroner.

    C’est la première fois qu’il est témoin d’une telle situation.

    Une campagne GoFundMe a accumulé près de 2000 $ pour aider la famille à payer les funérailles.

    Ce texte initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/

Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police


40 personnes ont vue sur Facebook Live un viol collectif d’une jeune fille de 15 ans, et personnes n’a dénoncé ces faits à Facebook et pire personne n’a appeler la police et ce n’est pas la première fois que cela se produit. C’est quoi le problème ? Est-ce acceptable ?
Je suis sidérée et je trouve cela inquiétant si même sur les réseaux sociaux, les gens restent des spectateurs qui se croisent les bras Et si c’était leur fille, leur soeur aurait-il réagi ?
C’est pitoyable. Pour moi, ils sont coupable de non assistance d’une personne en danger et ce même si cela a été vue sur Facebook
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Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police

 

Viol collectif sur Facebook Live : 40 témoins, 0 appel à la police

Voiture du service de police de Chicago (une Ford du Chicago Police Department) en 2010 (vxla/Wikimedia Commons/CC)

 

Le viol collectif présumé d’une jeune fille de 15 ans, à Chicago, a été filmé en direct sur Facebook sans qu’aucun des spectateurs n’alerte la police ou le réseau social.

 

Thierry Noisette

Une jeune fille de 15 ans a apparemment été violée par plusieurs hommes, acte filmé sur Facebook Live, a rapporté la police, sans que personne parmi la quarantaine d’internautes qui regardaient la vidéo en direct ne signale l’agression. C’est ce que rapporte Associated Press, qui cite le porte-parole de la police de Chicago, Anthony Guglielmi.

Il a déclaré que la police n’a appris l’affaire que lorsque la mère de la victime a parlé au superintendant de police Eddie Johnson, lundi après-midi, alors qu’il quittait un bâtiment de la police. Elle lui a dit que sa fille avait disparu la veille, et lui a montré des photos du présumé viol. Johnson a immédiatement ordonné à ses agents de mener l’enquête, et la police a demandé à Facebook de retirer la vidéo, ce qu’a fait le réseau social, a indiqué le porte-parole.

Controverse sur la diffusion du nom de la victime

Le 21 mars, Anthony Guglielmi a tweeté que les policiers ont retrouvé la jeune fille, rendue à sa mère ; plusieurs twittos critiquent le fait qu’il donne le prénom et le nom de la victime, à quoi il répond que la mère les a communiqués plusieurs fois auparavant dans les médias – et ses interlocuteurs lui rétorquent que c’était quand elle était portée disparue.

Mardi après-midi, le porte-parole a donné des nouvelles de l’enquête :

« Mise à jour : le service de police de Chicago avance bien dans l’identification de personnes concernées dans l’attaque du 10e district. Des auditions en cours, mais pas de suspects formellement identifiés pour l’instant. »

Le « Chicago Tribune » rapporte que la victime était allée dimanche matin à la messe avec son oncle, Reginald King, qui l’a déposée chez elle ensuite. Elle a marché pour faire des courses. King a ensuite découvert sa nièce dans la vidéo, « très, très explicite », dit-il, de son viol, avec six agresseurs.

Pour Reginald King, les auteurs font partie d’une bande de voyous qui terrorisent le quartier. C’est un adolescent du voisinage qui lui a signalé la vidéo du viol :

« C’est une des choses les plus courageuses que j’ai jamais vu un enfant faire. Il y avait des adultes qui ont vu ça, et aucun d’eux n’a trouvé moyen de dire ‘Hé, je dois appeler quelqu’un’. »

Chicago : le meurtre d’un bébé de 2 ans diffusé sur Facebook LiveLa mère avait signalé à la police la disparition de sa fille, et on lui a montré des captures d’écran de la vidéo qui lui ont permis de l’identifier.

Elle a ensuite foncé interpeller le chef de la police, qui a immédiatement lancé l’enquête.

Quatre crimes en direct depuis octobre

Le « Chicago Tribune » souligne que c’est au moins le quatrième crime dans la métropole filmé sur Facebook Live depuis fin octobre.

Dans un cas, où un jeune handicapé a été torturé par un groupe,  le réseau social a déclaré qu’il n’autorise pas des gens à « célébrer ou glorifier des crimes » par son intermédiaire.

Le quotidien précise :

« Facebook a une équipe qui répond 24 heures sur 24 aux signalements de vidéos en direct inappropriées dès qu’ils arrivent, dit l’entreprise. Un spectateur peut interrompre un flux en direct si une violation des normes de la communauté de Facebook a lieu, et il suffit d’un signalement pour que quelque chose soit vérifié. Cela signifie que si une seule personne parmi la quarantaine qui ont vu la vidéo de la fille attaquée [avait agi], la vidéo aurait pu être supprimée plus tôt. »

Vidéo de viol présumé sur Snapchat et Facebook : deux hommes arrêtésÀ un demi-siècle d’écart, le silence des 40 internautes qui ont assisté à ce viol sans alerter quiconque rappelle la terrible affaire Kitty Genovese en 1964 (une New-Yorkaise violée et assassinée de nuit, sans intervention des nombreux témoins),  qui a inspiré un livre de Didier Decoin et le film de Lucas Belvaux « 38 témoins ».

En janvier dernier en Suède, trois hommes avaient diffusé en direct sur Facebook et Snapchat leur viol d’une jeune femme, mais des membres du groupe Facebook privé dans lequel ils avaient passé leur vidéo les avaient dénoncés à la police.

Un an plus tôt, en janvier 2016, deux hommes ont été arrêtés à Perpignan après avoir diffusé sur Facebook la vidéo de leur agression d’une jeune femme. Ils avaient été dénoncés par plusieurs internautes, mais la police les avait déjà interpellés.

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«Pas efficace»: la Maison-Blanche supprime l’aide aux élèves démunis


Il semble que les États-Unis s’enfoncent de plus en plus dans un écart grandissant entre les riches et les pauvres et les enfants démunis seront les adultes de demain et quel sera l’avenir pour eux. En plus, l’aide au soutien scolaire permet d’avoir un repas et certains des enfants, c’est le seul repas de la journée. Comment peut-on apprendre le ventre vide ?
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«Pas efficace»: la Maison-Blanche supprime l’aide aux élèves démunis

 

«Il n'y a pas de preuves solides que... (PHOTO Mark Makela, ARCHIVES REUTERS)

«Il n’y a pas de preuves solides que ce programme atteint ses objectifs, dont celui d’améliorer les performances des élèves», est-il expliqué dans la proposition de budget, qui avance que sa suppression permettrait d’économiser 1,2 milliard de dollars.

PHOTO MARK MAKELA, ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le ministre américain du Budget a affirmé jeudi que rien ne démontrait l’efficacité du soutien scolaire destiné aux enfants démunis, qui y reçoivent parfois leur seul repas de la journée, afin de justifier la suppression d’un programme public s’occupant de plus d’un million d’écoliers.

Les programmes publics de soutien scolaire «sont censés aider les enfants qui n’ont pas à manger à la maison à être nourris pour pouvoir progresser à l’école. Et bien, devinez quoi? Il n’y a aucune preuve concrète qu’ils le fassent», a déclaré Mick Mulvaney, directeur du Bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche, lors d’une conférence de presse.

Il présentait la proposition de budget 2018 de Donald Trump, qui doit encore être approuvée par le Congrès. Ce projet inclut l’élimination du programme «21st Century Community Learning Centers» qui, selon le site du ministère de l’Éducation, prend en charge plus d’un million d’enfants et d’adolescents.

«Il n’y a pas de preuves solides que ce programme atteint ses objectifs, dont celui d’améliorer les performances des élèves», est-il expliqué dans la proposition de budget, qui avance que sa suppression permettrait d’économiser 1,2 milliard de dollars.

Le ministre du Budget a également défendu les coupes prévues dans une enveloppe destinée notamment à financer la distribution de repas à des personnes âgées dans le besoin, estimant qu’il «n’y a juste pas de résultats démontrés».

Une alliance d’organisations publiques et privées défendant le soutien scolaire public, Afterschool Alliance, a rapidement dénoncé «une trahison des millions d’élèves et de parents qui dépendent de ces programmes d’apprentissage».

«Cette proposition dévasterait les familles où les parents travaillent», a-t-elle écrit dans un communiqué. «Elle ne se préoccupe malheureusement que du court terme et bafoue la promesse du président de rendre notre pays plus sûr».

Les inégalités sont criantes dans les écoles américaines, où les enfants issus de familles démunies trouvent parfois leur seul repas de la journée.

Plus de 31 millions d’élèves ont reçu en 2012 des repas moins chers ou gratuits grâce à un programme national financé par des fonds fédéraux, le «National School Lunch Program», soit près de 10% de la population américaine.

Une étude de l’université de Harvard estimait en 2008 que ce type de programmes de soutiens après l’école aidait non seulement à améliorer les résultats scolaires, mais faisait également baisser le risque que les élèves tombent dans la violence, la drogue et l’alcool.

http://www.lapresse.ca/i

Six ans après Fukushima, des centaines de Japonais rentrent chez eux


Ceux qui vont réintégrer Fukushima, sont vraiment courageux. La vie ne sera probablement pas facile pour vivre, aucun travail et tout recommencer à zéro sans savoir si le danger de radiation est encore présent malgré ce qu’en disent les autorités
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Six ans après Fukushima, des centaines de Japonais rentrent chez eux

 

Le reportage d’Ève Couture

Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon provoquée par un important séisme suivi d’un tsunami, plusieurs centaines de ses résidents s’apprêtent à rentrer chez eux.

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters

Depuis novembre, les personnes qui se sont enregistrées auprès des autorités ont le droit de passer une nuit en ville. Les restrictions seront totalement levées à la fin mars pour certaines parties de la ville de Namie et de trois autres villes.

Une soixantaine d’employés s’affairent dans l’hôtel de ville de Namie, largement intact, pour préparer le retour d’anciens habitants.

Environ 53 % des habitants ont toutefois affirmé ne plus vouloir y retourner, selon un sondage du gouvernement publié fin septembre.

Située à 4 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, la municipalité est la localité la plus proche du cœur de la tragédie.

Les habitants se sont dits préoccupés par les risques d’irradiation ou la sécurité de la centrale en cours de démantèlement, une opération qui doit durer 40 ans.

Des policiers procèdent à des opérations de recherche à Tomioka dans la région de Fukushima.

Des policiers procèdent à des opérations de recherche à Tomioka dans la région de Fukushima. Photo : La Presse canadienne/Koji Harada/Kyodo News

Les jeunes ne reviendront pas. Il n’y a ni emplois ni éducation pour les enfants. Yasuo Fujita, un ancien habitant qui tient un restaurant à Tokyo

Namie, qui comptait 21 500 habitants avant le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars 2011, s’est vidée.

Yasuo Fujita ajoute n’avoir aucune envie de vivre près d’un lieu de stockage du sol contaminé, qui est désormais systématiquement retiré par les services de nettoyage.

Dans la localité voisine de Tomioka, la persistance de la radioactivité ne permet pas le retour des habitants.

La premier ministre du Japon, Shinzo Abe, se recueille lors des commémorations du sixième anniversaire de la tragédie de Fukushima

La premier ministre du Japon, Shinzo Abe, se recueille lors des commémorations du sixième anniversaire de la tragédie de Fukushima. Photo : Reuters/Koji Sasahara/Pool

Commémorations

Des foules se sont recueillies entre autres à Sendai, à Ishinomaki, à Rikuzentakata et à Minamisanriku samedi pour souligner le sixième anniversaire de la pire catastrophe depuis Tchernobyl en 1986.

Des milliers de personnes ont déposé en silence des fleurs et des bougies le long des 500 kilomètres de côtes des régions touchées par la triple catastrophe.

À la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011, 18 446 personnes ont péri ou disparu. L’accident de la centrale nucléaire a forcé le déplacement de 123 000 Japonais.

Une minute de silence a été observée dans tout le pays, au moment précis où a eu lieu le tremblement de terre de magnitude 9, qui a déclenché une gigantesque vague meurtrière.

Une cérémonie officielle en présence de Shinzo Abe s’est tenue à Tokyo.

Le premier ministre du Japon a promis de « prendre soin tant des esprits que des corps » des personnes touchées et de « développer les régions touchées, dans le respect de leurs besoins ».

De nombreux déplacés ont cependant reproché aux autorités de presser le retour des résidents dans les régions contaminées afin de rendre la situation plus propice à la venue des Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

« Nous ne sommes pas responsables de l’accident de la centrale nucléaire. Nous ne faisons que demander aux autorités de prendre des mesures pour aider les personnes évacuées, mais elles ne le font pas. Je ne peux accepter cela et je ne comprends pas pourquoi nous devons nous trouver dans cette situation si difficile », a lancé Miyako Kumamoto, du Comité de liaison des organisations de victimes de la catastrophe nucléaire, lors d’une conférence de presse avant les commémorations.

Elle demande la poursuite des aides financières et une reconnaissance du statut des victimes.

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Démantèlement d’un réseau qui vendait la virginité d’une mineure 7000 dollars en Espagne


Si vous croyez que l’esclavage à été aboli dans les pays industrialisés, détrompés vous, que ce soit en Espagne ou ailleurs, et même au Canada, la traite humaine existe belle et bien.Il y a trop de réseaux qui cherchent des jeunes pour la prostitution et malheureusement la demande est très forte. Et ce n’est pas vrai que toutes les prostituées gagnent leur vie avec le sexe de façon volontaire
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Démantèlement d’un réseau qui vendait la virginité d’une mineure 7000 dollars en Espagne

 

PROSTITUTION

La police espagnole a annoncé samedi avoir démantelé à Marbella (sud) un réseau de prostitution qui vendait sur internet la virginité d’une mineure pour 5000 euros (environ 7000 dollars canadiens).

L’enquête a abouti à l’arrestation de sept personnes pour prostitution, exploitation sexuelle et détournement de mineurs, ainsi qu’à « la libération de la mineure, de 16 ans, dont la virgnité était offerte au prix de 5000 euros », a indiqué la police dans un communiqué.

Le réseau proposait différents services sexuels à domicile, dans la station balnéaire de Marbella, en Andalousie (sud).

La police avait d’abord reçu un mail anonyme qui dénonçait le fait que la jeune femme de l’annonce disait avoir 18 ans mais paraissait bien plus jeune. Puis un autre citoyen avait assuré, dans un appel téléphonique, que la jeune fille avait en fait 16 ans.

 

La police espagnole a mis en place en 2013 un plan de lutte contre la traite des humains aux fins d’exploitation sexuelle, qui facilite ces dénonciations, de manière confidentielle, par téléphone ou mail.

Selon la police, le réseau en Andalousie recevait l’aide d’opérateurs téléphoniques pour gérer les rendez-vous ainsi que de taxis pour transporter les femmes jusqu’à des hôtels ou aux domiciles des clients « disposant de revenus importants ».

Par ailleurs, une entreprise spécialisée se chargeait de placer les pages du réseau en bonnes positions sur internet.

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Bangladesh: des femmes attaquées à l’acide deviennent mannequins lors d’un défilé de mode


Chacune des femmes ont à leur manière de souligner la journée de la Femme. Au Bangladesh, des femmes victimes d’attaque à l’acide ou choisi d’être mannequin dans un défilé de mode. Ces femmes paraîtres au grand public ne veulent plus être isolés socialement et sont prête a relever les défis pour y arriver
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Bangladesh: des femmes attaquées à l’acide deviennent mannequins lors d’un défilé de mode

 

Bangladesh: des femmes attaquées à l'acide deviennent mannequins lors d'un défilé de mode

AFP

DACCA – Une quinzaine de survivantes d’attaques à l’acide ont arpenté le podium à l’occasion d’un défilé de mode à Dacca, capitale du Bangladesh, initiative destinée à lutter contre les préjudices envers les victimes de ces agressions.

Étudiante de 14 ans, Shonali Khatun a ouvert le bal avec un ensemble conçu par la mannequin bangladaise devenue couturière Bibi Russell.

La jeune femme avait dû subir une reconstruction faciale après avoir été attaquée à l’acide peu après sa naissance. Alors qu’elle n’était âgée que de 17 jours, un voisin avait versé du vitriol sur son visage pendant son sommeil en raison d’un litige foncier avec ses parents.

«Je me sens si bien d’être là. Je me sens plus puissante», a déclaré à l’AFP la collégienne, qui a ouvert la voie à la quinzaine de femmes survivantes d’attaques à l’acide sur le podium pour un défilé organisé par l’organisation britannique ActionAid.

Après l’agression, Shonali Khatun a passé trois années à l’hôpital. Elle a été opérée à huit reprises pour traiter les brûlures sur son visage et ses bras.

Malgré le mépris quotidien de ses proches et des habitants du village, elle dit aspirer à devenir docteur.

«J’atteindrai ce but un jour. La douleur m’a enseigné à être forte.»

Originaire d’un milieu modeste, devenue une célèbre mannequin présente jusque dans les pages de Vogue ou Harper’s Bazaar, la designeuse Bibi Russell a déclaré qu’elle espérait que ce défilé apportera davantage de reconnaissance à ces femmes.

«C’est une chose qui me tient vraiment à coeur (…) Laissons-les avoir une vie dans ce monde», a-t-elle dit.

Les attaques à l’acide, généralement contre des femmes dans les zones rurales, sont un problème majeur au Bangladesh.

L’année dernière, 44 de ces agressions ont été enregistrées, en nette baisse par rapport aux plusieurs centaines par an du début des années 2000.

Selon la fondation Acid Survivors, ce déclin est attribuable à la plus grande sévérité de la loi, qui peut aller jusqu’à la peine de mort.

Mais les survivantes de ces agressions restent confrontées à une ostracisation sociale et aux discriminations en raison de leur difformité physique dans cette société conservatrice.

http://fr.canoe.ca