En Nouvelle-Zélande, le vol de nains de jardin finance l’achat de crystal meth


Les vendeurs de drogues ont trouvé un moyen de vendre du crystal meth d’une façon assez particulière en Nouvelle-Zélande
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En Nouvelle-Zélande, le vol de nains de jardin finance l’achat de crystal meth

 

Un nain de jardin | HANS SPLINTER via Flickr CC License by

Un nain de jardin | HANS SPLINTER via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Stuff.co.nz, BBC

Plus de trois cent décorations de jardin ont été volées dans le nord du pays, et la police soupçonne des liens avec le trafic de drogue.

Des policiers de l’île du Nord en Nouvelle-Zélande ont récemment découvert une maison avec plus de trois cents décorations de jardin volées, dont des nains de jardin, des statues de flamands roses et des pots de fleur. La propriété avait été identifiée à la suite d’une facture d’électricité impayée de plus de 6.000 euros. Or, selon la police locale, ces vols de nains de jardin sont liés au trafic de crystal meth.

«C’est apparemment la mode en ce moment. Ils prennent ces objets et les revendent pour acheter des méthamphétamines –c’est lié au crystal meth», expliquait l’officier de police Cam Donnison, selon le site stuff.co.nz. 

Il a précisé que certains pots de plante se revendent jusqu’à 200 euros. Dans la maison, plusieurs objets volés avaient déjà été repeints, probablement pour être revendus. De nombreux résidents de cette région de Hawke’s Bay avaient récemment alerté les autorités de ces vols, et les propriétaires des objets volés devraient bientôt pouvoir retrouver leurs nains, pots et statues de jardin.

«Ce sont des cambriolages organisés et ciblés pour voler des objets de valeur. Les coupables les volent et s’en débarassent pour rapidement satisfaire leur dépendance aux méthamphétamines», poursuit Donnison.

Jusqu’ici, personne n’a été appréhendé dans cette affaire. Alors que traditionnellement, le vol de nains de jardin est plutôt le fait de jeunes ivres qui veulent faire des farces, la situation des devenue très sérieuse dans cette région de Nouvelle Zélande.

L’isolement géographique a longtemps protégé le pays du trafic de drogue, mais ces dernières années, de nombreux laboratoires de crystal meth ont fait leur apparition. Selon des chiffres de l’Office des Nations Unies contre la drogue et la criminalité, les Néo-Zélandais sont parmi les plus grands consommateurs de méthamphétamines dans le monde.

http://www.slate.fr/

En 33 jours, Trump a menti ou prononcé des affirmations trompeuses à 132 reprises


Donald Trump n’a pas changé sa façon de mentir depuis qu’il est Président des États-Unis On sait tous que les politiciens mentent mais aussi ouvertement, une vraie bouffonnerie . Comment les Américains peuvent tolérer autant de mensonges aussi grotesques. Et il accuse les autres de mentir
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En 33 jours, Trump a menti ou prononcé des affirmations trompeuses à 132 reprises

Donald Trump à Washington, le 21 février 2017. SAUL LOEB / AFP

Donald Trump à Washington, le 21 février 2017. SAUL LOEB / AFP

 

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur The Washington Post

Le président américain continue de prendre quelques largesses avec la vérité depuis le début de son mandat.

Donald Trump avait déjà pris ses aises avec la vérité pendant la campagne électorale. Et au vu de son premier mois du côté de la Maison-Blanche, le 45e président américain semble ne pas avoir pris de résolutions pour changer quoi que ce soit.

Le Washington Post a donc décidé de suivre les déclarations du président pendant ses cent premiers jours. Après 33 jours, le site internet vient de publier une infographie, sorte de premier bilan, et compte 132 mensonges ou affirmations trompeuses, soit une jolie moyenne de quatre par jour. Le président américain a menti au moins une fois, tous les jours depuis son investiture, le 20 janvier dernier.

Le tout est répertorié dans plusieurs graphiques qui «rassemblent dans un seul endroit ses déclarations suspectes pendant ses cent premiers jours en tant que président».

On trouve également la liste complète de ces mensonges, et leur correction par ordre antéchronologique. Ceci ne prend cependant pas en compte les différents mensonges propagés par le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer, ou les conseillers du président, comme Kellyanne Conway.

Donald Trump avait commencé fort dès le 20 janvier, relate le quotidien américain. Le jour son investiture, le nouveau président avait menti à neuf reprises sur des sujets aussi variés que l’élection, l’emploi ou encore la politique étrangère.

Plus largement, souligne le Washington Post, «le thème le plus fréquent dans ces déclarations mensongères est l’immigration, qui est revenue à 24 reprises», devant son propre passé (à 17 reprises), –quand il annonce qu’il était contre la guerre en Irak dès le début, ou quand il s’invente des taux de popularité, par exemple–, et l’emploi (17 reprises également).

Le Washington Post souligne qu’un tiers de ces remarques (34) proviennent de ses comptes Twitter, juste devant des remarques prononcés en marge de ses discours (31).

L’article sera mis à jour chaque vendredi jusqu’au 30 avril prochain. Et il y a de fortes chances que ce soit nécessaire.

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Quand Donald Trump invente un acte terroriste en Suède


Le gouvernement américain veut absolument faire opter son décret pour l’interdiction des réfugiés et immigrants des pays majoritairement musulman sur son territoire. Pour ce faire, pourquoi ne pas parler des attentats ailleurs quitte en inventé pour que ses adeptes puissent croire n’importe quoi. Donald Trump, continue même en temps que Président a véhiculé des fausses informations
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Quand Donald Trump invente un acte terroriste en Suède

 

Donald Trump... (PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS)

Donald Trump

PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a laissé la Suède perplexe, voire goguenarde, lors d’un discours prononcé samedi où il devisait sur la crise des réfugiés et l’insécurité dans le monde, et a évoqué un attentat commis dans le pays scandinave — qui n’a en fait jamais eu lieu.

«Regardez ce qui se passe en Allemagne, regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède. La Suède, qui l’aurait cru? La Suède. Ils ont accueilli beaucoup de réfugiés, et maintenant ils ont des problèmes comme ils ne l’auraient jamais pensé» a lancé le président américain, dans un discours virulent en Floride.

Il a également cité les attentats, bien réels ceux-là, de Bruxelles, Nice et Paris.

Une porte-parole de M. Trump n’a pas donné suite à une demande de clarification de l’AFP.

Et le ministère suédois des Affaires étrangères a activé son ambassade à Washington pour en savoir plus.

«Nous avons contacté le (département d’État) américain pour comprendre et obtenir clarification», a déclaré à l’AFP Catarina Axelsson, une porte-parole du ministère suédois.

Hors du milieu feutré de la diplomatie, les railleries sont allées bon train, notamment sur les réseaux sociaux.

Très vite, la fausse information a fait le tour de Twitter, sous les mots-clics lastnightinSweden (hier soir en Suède) et SwedenIncident (incident en Suède).

L’ex-premier ministre suédois Carl Bildt a ouvert le feu : «La Suède? Un attentat? Qu’est-ce qu’il a fumé?».

Gunnar Hokmark, un eurodéputé suédois, a retweeté un message d’un compatriote disant : «hier soir en Suède, mon fils a laissé tomber son hot-dog dans le feu de camp. C’est tellement triste».

«Mais comment (Trump) a-t-il pu le savoir?» se demande le député dans son commentaire.

D’autres tweets se moquent de M. Trump, publiant sous l’appellation de «plan secret pour un attentat en Suède»… des instructions de montage de meubles Ikea.

Le site officiel national @sweden, qui est tenu chaque semaine par un citoyen suédois différent, a reçu quelque 800 questions en quatre heures.

«Non. Rien de ce genre ne s’est passé en Suède. Il n’y a pas eu d’attaque terroriste. Du tout», a répondu la responsable de la semaine, une bibliothécaire mère de famille.

Ce n’est pas la première fois que des membres de l’administration Trump font référence à des attentats inexistants – expliqués ensuite par des lapsus.

La conseillère de Donald Trump Kellyanne Conway – qui a inventé la notion de «faits alternatifs» – a fait allusion au «massacre de Bowling Green» lors d’une interview. Elle a expliqué ensuite qu’elle voulait parler des «terroristes de Bowling Green», deux Irakiens inculpés en 2011 pour avoir tenté d’envoyer de l’argent et des armes à al-Qaïda.

Et le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a parlé trois fois en une semaine de l’«attentat d’Atlanta» – avant de se souvenir que celui-ci avait en réalité eu lieu à Orlando, en Floride.

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Frontière américaine: passeport et mots de passe, SVP!


Avec Donald Trump, on dirait que les Américains vont devenir de plus en plus paranoïaques. Ce n’est pas admissible que des douaniers prennent le pouvoir d’arrêter ou de refuser des gens dans leur pays à cause qu’il refuse de donner leur mode passe des réseaux sociaux et des codes d’accès des téléphones ou autres appareils. Ce n’est pas le principe de cacher quelque chose de croche, mais une protection pour la vie privée des gens
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Frontière américaine: passeport et mots de passe, SVP!

 

Le gouvernement américain a déjà commencé en décembre... (photo rebecca cook, archives reuters)

Le gouvernement américain a déjà commencé en décembre à recueillir des informations sur l’utilisation des réseaux sociaux en introduisant une question dans un formulaire utilisé par les ressortissants d’une quarantaine de pays pour réclamer une exemption de visa par voie électronique.

PHOTO REBECCA COOK, ARCHIVES REUTERS

 

MARC THIBODEAU
La Presse

Les douaniers américains pourraient bientôt exiger des voyageurs leurs informations pour accéder à leurs comptes de réseaux sociaux.

Alors que le Canada insiste sur le caractère modéré de son approche en la matière, les États-Unis songent à élargir le pouvoir des douaniers afin de leur permettre d’explorer en détail les activités en ligne de voyageurs étrangers.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, a déclaré la semaine dernière qu’il était possible qu’on demande à certains d’entre eux, dans un avenir rapproché, de dévoiler les mots de passe permettant d’accéder à leurs comptes sur des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Instagram.

Le gouvernement américain a déjà commencé en décembre à recueillir des informations sur l’utilisation des réseaux sociaux en introduisant une question dans un formulaire utilisé par les ressortissants d’une quarantaine de pays pour réclamer une exemption de visa par voie électronique.

La demande est officiellement « optionnelle », mais elle a... (photo tirée de l'internet) - image 2.0

La demande est officiellement « optionnelle », mais elle a de quoi inquiéter.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

La demande est officiellement « optionnelle », mais elle inquiète les organisations de défense de droits de la personne, qui bondissent par ailleurs à l’idée que des individus puissent se voir sommer de dévoiler leurs mots de passe pour les réseaux sociaux.

« L’idée qu’une agence gouvernementale ait le pouvoir de les réclamer semble absurdement dangereuse », souligne Emma Llanso, qui s’occupe des questions de liberté d’expression au Center for Democracy and Technology (CDT), une ONG américaine.

DE PLUS EN PLUS DE CONFLITS

La polémique survient alors que les cas conflictuels entre voyageurs et douaniers se multiplient à la frontière américaine, dans la foulée de l’adoption d’un décret controversé du président Donald Trump sur l’immigration.

Mme Llanso note que des douaniers ont exigé à plusieurs reprises les codes d’accès de téléphones portables pour pouvoir explorer leur contenu. Des demandes relatives aux réseaux sociaux ont aussi été relevées, dit-elle.

En principe, l’accès au contenu d’un téléphone est étroitement balisé aux États-Unis, et un mandat est requis pour que la police puisse y accéder.

Les douaniers, note Mme Llanso, disposent cependant d’une « grande latitude dans la conduite de fouilles ». 

« La question est de voir jusqu’où ils peuvent aller dans leur exploration », dit Emma Llanso.

L’analyste souligne l’existence d’une zone grise juridique s’appliquant tant aux téléphones qu’aux réseaux sociaux.

Au cours des dernières semaines, deux ressortissants québécois, incluant un athlète rattaché à l’Université de Sherbrooke, ont indiqué qu’ils avaient été refoulés à la frontière américaine après avoir été sommés de donner le code d’accès de leur téléphone.

Rob Currie, qui dirige l’Institut de droit et technologie de l’Université de Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, note que les Canadiens qui se présentent à la frontière se trouvent dans une position de grande vulnérabilité face aux douaniers.

Normalement, dit-il, les personnes préfèrent céder lorsqu’un code d’accès est demandé plutôt que de protester, parce qu’elles craignent que la situation s’envenime, que leur appareil soit saisi et qu’on leur refuse l’entrée aux États-Unis.

Ce même réflexe explique, note M. Currie, qu’il n’existe pas non plus au Canada de jurisprudence claire quant à la capacité des douaniers d’exiger le code d’accès d’un téléphone.

LES DIRECTIVES

Selon Scott Bardsley, porte-parole du ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, les douaniers canadiens ne peuvent explorer les appareils électroniques de voyageurs et exiger les codes requis pour le faire que s’il existe de « multiples indications » qu’une infraction pourra ainsi être confirmée.

Une directive en vigueur depuis l’été 2015 précise que l’étude du contenu de l’appareil doit être menée « avec autant de respect que possible pour la vie privée du voyageur ».

Les douaniers sont avisés qu’ils doivent couper toute connectivité avec l’internet de manière à ne pouvoir accéder à des données contenues hors de l’appareil et ils ne peuvent demander de mots de passe permettant d’accéder à des comptes en ligne, ce qui inclut les réseaux sociaux, précise M. Bardsley.

Micheal Vonn, de l’Association des droits civiques de Colombie-Britannique, pense qu’il est possible pour un voyageur de refuser de remettre son code d’accès de téléphone « puisque c’est son droit de ne pas s’auto-incriminer ».

Donner un tel code n’est pas du tout l’équivalent d’ouvrir sa valise, puisque l’accès à « l’univers numérique » d’un individu permet d’obtenir des informations « beaucoup plus élaborées » à son sujet, souligne-t-elle.

La même logique, dit Mme Vonn, devrait s’appliquer aux mots de passe utilisés pour les réseaux sociaux.

Emma Llasso, du Center for Democracy and Technology, pense que la meilleure façon pour les voyageurs de se protéger par rapport aux demandes abusives de douaniers est de laisser leur appareil à la maison ou de s’assurer avant de partir qu’il ne contient pas d’information sensible.

« Les risques qu’un individu soit bloqué à la frontière et se voie demander des informations qu’il ne devrait pas avoir à fournir sont plus élevés que jamais », dit-elle.

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Plus les frais sont élevés, plus les étudiants recourent aux «sugar daddies»


L’accès aux études n’est pas gratuit et pourtant, ce sont nos jeunes qui feront l’avenir. Beaucoup vont travailler dure pour arriver à tout payer alors, que d’autres vont chercher un moyen pour trouver des personnes d’âgées mûres pour payer leurs études. Est-ce normale qu’une société comme la nôtre font ce genre de choix ?
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Plus les frais sont élevés, plus les étudiants recourent aux «sugar daddies»

 

Les étudiants à la recherche d’aide financière par l’intermédiaire de « sugar daddies » sont de plus en plus nombreux au pays, particulièrement dans les universités où les droits de scolarité sont plus élevés. C’est ce que remarque le site de rencontre Seeking Arrangement.

Un texte d’Andréanne Apablaza

Plus de 200 000 étudiants canadiens sont à la recherche d’une personne plus âgée et plus fortunée pour les aider à financer leurs études. Ces chiffres proviennent d’un site web appelé Seeking Arrangement ou, en français, « À la recherche d’un arrangement ». Celui-ci se décrit comme le site numéro 1 de rencontres entre étudiants endettés et partenaires qui ont les moyens financiers de subventionner leurs études.

« Nous voyons une corrélation entre les endroits où Seeking Arrangement est plus populaire et les endroits où les droits de scolarité sont les plus élevés », explique la porte-parole du site web, Brook Urick.

Les « sugar babies », les utilisateurs prêts à accorder du temps à un partenaire en échange d’argent, reçoivent en moyenne 2700 $ par semaine en allocation, sans compter les cadeaux et les sorties, selon le site web.

seeking arrangement

La moitié des « sugar babies » canadiens inscrits sur le site de rencontre sont au niveau collégial ou universitaire. Cela représente environ 206 800 étudiants à la recherche d’une relation payante.

Une situation inquiétante selon la Fédération canadienne des étudiants et des étudiantes.

La vice-présidente, Anne-Marie Roy, estime que les sites de rencontre de « sugar daddies » sont une conséquence directe des droits de scolarité trop élevés au pays.

« Le fardeau de la dette étudiante ne nous suit pas seulement pendant nos études. Ça peut prendre une décennie, parfois même 15 ans pour rembourser une dette étudiante de nos jours », rappelle la vice-présidente.

La Fédération estime qu’en moyenne, un étudiant universitaire de premier cycle termine ses études avec une dette de près de 30 000 $.

En Saskatchewan

Seeking Arrangement publie chaque année un palmarès des universités canadiennes avec le plus grand nombre d’inscriptions.

L’Université de la Saskatchewan arrive au 9e rang avec 396 étudiants « sugar students ». À l’Université de Regina, 32 étudiants utilisent le site de rencontre dans le but d’être payés pour rencontrer un partenaire.

Selon l’Association étudiante de l’Université de Regina, il s’agit d’une forme de prostitution.

« En tant que société, c’est troublant de voir des jeunes femmes et des jeunes hommes qui pensent que ce genre d’arrangement est un choix qu’ils doivent faire pour ne pas tomber dans une dette pour le reste de leur vie », dénonce le président de l’Association, Jermain McKenzie.

L’Université de Toronto regroupe le plus grand nombre d’étudiants inscrits sur la plateforme avec 683 utilisateurs, suivie de l’Université Ryerson (577 étudiants) et de l’Université Guelph (554 étudiants).

En 2016, l’Université de l’Alberta a obtenu le plus grand nombre de nouvelles inscriptions sur le site de rencontre.

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Trop d’enfants dans le monde sont en situation de crise


Comme tout le monde, on se désole de voir des enfants souffrir à cause des conflits, des catastrophes naturelles. Cela doit nous interpeler que nos enfants, nos familles ont des opportunités qu’eux n’ont pas
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Trop d’enfants dans le monde sont en situation de crise

 

La vie de près de 50 millions d’enfants est menacée par les conflits et les catastrophes qui touchent 48 pays

Que ce soit en Syrie, au Yémen, en Iraq, au Soudan du Sud ou au Nigeria, la vie d’enfants se trouve bouleversée en raison de conflits incessants et de crises de migration, et par la dévastation causée par des catastrophes naturelles. Pour venir en aide à ceux et celles qui en ont le plus besoin, l’UNICEF demande 3,3 milliards de dollars US afin de porter secours à 81 millions de personnes en 2017, dont 48 millions d’enfants dans 48 pays. Nous vous présentons quelques-uns de ces enfants (les photos ci-dessous ont été prises par les photographes de l’UNICEF).

En raison de la sécheresse, les champs d’Alinafe sont devenus stériles, et sa fille cadette, Desire, souffre de malnutrition sévère aiguë. (De gauche à droite) Janet, âgée de 10 ans, Kelvin, âgé de 8 ans, leur mère Alinafe, Desire, âgé de 2 ans, et Innocent, âgé de 6 ans, prennent leur repas quotidien composé de pois secs, chez eux, dans le district de Balaka, au Malawi.

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Après 20 jours d’alimentation thérapeutique pour traiter la malnutrition sévère aiguë dans une clinique soutenue par l’UNICEF, le poids d’Umara est passé d’à peine 4,2 kg à 5,1 kg. Umara est évaluée pour la malnutrition un camp pour déplacés dans le nord-est du Nigeria.

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Allongé sur un lit à l’hôpital d’Abs, dans le gouvernorat de Hajjah, au Yémen, le jeune Mohanned, âgé de cinq ans, souffre de malnutrition sévère aiguë. Bien que l’état de santé de Mohanned se soit détérioré au cours des deux dernières années, sa famille n’avait pas les moyens de l’amener se faire traiter.

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Malgré les difficultés, plus de 300 000 enfants au Soudan du Sud ont eu accès à l’éducation en 2016. Au site de protection des civils de Malakal, la jeune Chubat (à droite), âgée de 12 ans, est assise en compagnie de son amie dans les ruines calcinées de l’école primaire soutenue par l’UNICEF qu’elle fréquentait.

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« Je croyais que j’allais mourir. J’ai pensé que toute ma famille allait mourir », raconte Mylove Théogène (à droite), âgée de 8 ans, après que l’ouragan Matthew eut détruit sa maison à Jérémie, en Haïti. Plus de 175 000 personnes ont été déplacées en raison de la tempête tropicale, et plus de 800 000 personnes ont besoin d’une aide essentielle à leur survie.

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[Les noms ont été changés] Grâce à un service de réunification des familles, la jeune Nigériane Fati, âgée de 15 ans, a retrouvé sa mère (à gauche) au camp pour réfugiées de Minawao, au Cameroun, après avoir été libérée du groupe armé Boko Haram qui la gardait captive. Le conflit a entraîné le déplacement de 2,4 millions de personnes dans la région du bassin du lac Tchad.

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Forcé de quitter sa maison avec sa famille il y a près de deux ans lorsque son père a été tué par un tireur embusqué, le jeune Maxim, âgé de 8 ans, est suivi dans un centre de psychothérapie dans l’est de l’Ukraine afin de l’aider à surmonter son traumatisme. En 2016, plus de 207 000 enfants et leurs aidants naturels ont reçu un soutien psychosocial.

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(À gauche) Abdulghani, âgé de 9 ans, et son frère Hassan, âgé de 6 ans, attendent pour remplir des bidons à un puits dans Alep-Est, en Syrie. L’UNICEF et ses partenaires ont acheminé par camions jusqu’à 1,5 milliard de litres d’eau et fourni plus de 4 millions de litres de carburant pour faire fonctionner les installations de pompage de la ville.

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Rafi, âgé de 3 ans, sourit alors qu’il est assis sur la boîte de vêtements d’hiver que sa famille a reçue lors d’une distribution au camp de Kawergosk pour Syriennes et Syriens réfugiés, dans le gouvernorat d’Erbil, dans la région du Kurdistan iraquien. En Iraq, l’UNICEF a distribué des vêtements d’hiver à quelque 300 000 enfants.

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« Tous les enfants devraient être avec leurs parents », déclare Nyaruot, âgée de 14 ans, lorsqu’elle a appris qu’elle et ses sœurs Nyaliep, âgée de 3 ans (au centre), et Nyachan, âgée de 11 ans (à droite), allaient être réunies avec leur mère au site de protection des civils de Bor, au Soudan du Sud, après que le conflit eut entraîné leur séparation.

L’Action humanitaire pour les enfants présente l’appel de fonds de l’UNICEF pour 2017, ainsi que nos objectifs pour procurer aux enfants un accès à de l’eau potable, une l’éducation, la santé et de la protection, et ce, dans 48 pays du monde.

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Donald Trump sera destitué, mais quand?


Donald Trump veut changer la politique selon sa vision des choses sans pour autant consulté consultations essentiels avant de faire ses décrets, changer la couverture de santé et autres décisions irresponsables. Même son parti républicain  se détache peu à peu de lui. Beaucoup croient qu’il ne fera pas son mandat, mais en attendant, il peut faire bien des dégâts
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Donald Trump sera destitué, mais quand?

 

Robert Kuttner

Écrivain et économiste, fondateur du magazine The American Prospect

Donald Trump tente de gouverner de manière impulsive, sur des coups de tête, par animosité personnelle, dans son propre intérêt et par décret… comme s’il était dictateur. Mais ça ne fonctionne pas, et il va déjà droit dans le mur au bout d’une semaine !

Les appels à sa destitution se multiplient parce que c’est le seul moyen de se débarrasser de lui, parce que beaucoup de républicains sont en train de l’abandonner, parce que cet homme est psychologiquement incapable de s’assurer de la légalité des choses avant de les faire, et parce qu’il est de plus en plus évident qu’il n’est absolument pas qualifié pour diriger le pays.

Les adultes qui l’entourent, même les plus serviles, passent le plus clair de leur temps à tenter de réfréner ses ardeurs, mais c’est tout simplement impossible. Le reste du temps, ils répondent aux coups de fil frénétiques des dirigeants républicains, du monde des affaires et des chefs d’Etat étrangers. Il a fait quoi ??? Le pauvre Reince Priebus, chef de cabinet du président, évolue enfin dans les hautes sphères, mais il ne doit pas vraiment s’amuser.

C’est une chose de vivre dans son monde quand on est candidat, et qu’on peut dire à peu près tout ce qui nous passe par la tête. En trompant suffisamment de personnes suffisamment de fois, on peut même parvenir à se faire élire. Mais quand on tente de gouverner ainsi, la réalité vous rappelle à l’ordre.

Donald Trump a édicté des décrets impulsifs, qui n’ont pas été évalués par des juristes, des experts gouvernementaux, ni des responsables politiques, et n’ont fait l’objet d’aucune réflexion stratégique sérieuse. Le voilà presque aussitôt contraint de faire marche arrière en raison des pressions politiques et juridiques… et à cause du monde réel.

Contrairement à ce qui se passe dans les différentes dictatures qu’affectionne le président, l’écheveau de mesures de contrôles politiques et juridiques mis en place pour défendre la constitution et empêcher l’avènement d’un régime tyrannique aux États-Unis tient bon, dans l’ensemble. Plus il est irresponsable, plus ces mesures se renforcent.

C’est seulement parce qu’il a bêtement tenté de refouler certaines catégories de réfugiés (mais en laissant entrer ceux qui viennent de pays qui soutiennent le terrorisme, comme l’Arabie saoudite et l’Égypte, où il a investi à titre personnel) qu’il s’aperçoit aujourd’hui que les États-Unis ont des tribunaux. Des tribunaux, vous dis-je ! Incroyable.

Plus il se montrera imprévisible, moins les juges conservateurs accepteront de servir la soupe aux républicains, comme ils l’ont fait si souvent par le passé. De la même manière, il serait imprudent de penser que la Cour suprême validera sans sourciller ses décisions les plus controversées.

Depuis une semaine, les républicains, connus et moins connus, s’empressent de se distancer des propos qu’il tient sur Vladimir Poutine, et tournent en ridicule ses soupçons infondés de fraude électorale massive.

Même le cabinet de Donald Trump a dû l’empêcher de poursuivre sa croisade insensée contre les Mexicains.

Ils ne savent plus où se mettre quand il s’agit de liquider le programme de couverture sociale universelle, l’Obamacare, sans nuire aux patients ni à leurs propres espoirs de réélection. C’est une mesure complexe, et Donald Trump ne fait pas vraiment dans la nuance. Tom McClintock, représentant de la Californie, a résumé les inquiétudes de nombre de ses confrères :

« Il va falloir assumer les mesures que nous allons mettre en place » suite à l’abrogation de la loi. « Nos adversaires appelleront ça le Trumpcare, et les républicains seront jugés sur pièce lors des prochaines élections, qui auront lieu dans moins de deux ans. »

Le sénateur Lindsey Graham n’a, quant à lui, pas hésité à se moquer des habitudes du président sur les réseaux sociaux, en qualifiant dans un tweet la guerre commerciale avec le Mexique de « mucho sad ».

Même le cabinet de Donald Trump a dû l’empêcher de poursuivre sa croisade insensée contre les Mexicains, notamment lorsqu’il oblige le président du Mexique à annuler sa visite officielle, avant de le rappeler 24 heures plus tard pour se rabibocher.

Le président américain a aussi proposé de légaliser à nouveau la torture, mais les leaders républicains s’y sont opposés. John Thune, le sénateur républicain du Dakota du Sud a ainsi déclaré mercredi 25 janvier que l’interdiction de recourir à la torture faisait jurisprudence, et que les républicains au congrès s’opposeraient à tout retour en arrière. Un point de vue que partage le ministre de la Défense, pourtant nommé par Donald Trump. Après avoir claironné à qui voulait l’entendre que sa décision était prise, le président a docilement accepté de s’en remettre à ses conseillers militaires.

Tout cela en une semaine seulement ! Et, aujourd’hui, des tribunaux fédéraux commencent à restreindre ses prérogatives.

Il y a deux semaines, au vu de ce que nous avions constaté pendant la période de transition, j’ai écrit un article proposant la constitution d’une commission et d’une campagne citoyennes de destitution du président.

Depuis, l’association apolitique Free Speech for People a lancé une campagne similaire. Elle a déjà recueilli quelque 400 000 signatures. L’organisation bipartisane Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) constitue de son côté un dossier, car ses juristes ont introduit une action en justice suite aux multiples violations de la clause d’inéligibilité, dont le but est d’empêcher le président de tirer profit des actions d’un gouvernement étranger.

Il existe déjà bien d’autres motifs de destitution, notamment liés au fait que Donald Trump place ses propres intérêts financiers devant ceux du pays, et son étrange alliance avec Vladimir Poutine, qui relève presque de la haute trahison. Moins connu que la clause d’inéligibilité, le Stop Trading ou Congressional Knowledge (STOCK) Act de 2012, est l’équivalent du délit d’initié français. Il s’applique au président, comme à n’importe quel autre fonctionnaire.

Bien entendu, la procédure de destitution est une mesure aussi politique que juridique, comme le souhaitaient les pères fondateurs des États-Unis. Or, une semaine après son investiture, ce n’est pas seulement Trump qui abandonne la constitution, mais ses alliés qui l’abandonnent, lui.

En dépit de son comportement alarmant, les républicains ont cru qu’ils pourraient se servir de lui pour parvenir à leurs fins. Mais entre sa déclaration d’amour à Poutine et son désir d’initier une guerre commerciale mondiale, Donald Trump n’a rien d’un républicain. On ose à peine imaginer l’inquiétude et l’horreur que doivent exprimer en privé les cadres du parti.

En 1984, le psychiatre Otto Kernberg a décrit le narcissisme malfaisant, un trouble psychologique qui, contrairement aux autres formes de narcissisme, est considéré comme une pathologie grave. Il se caractérise par une absence de conscience, une grandiloquence alliée à une immense soif de pouvoir, et une tendance au sadisme.

Étant donné le danger qu’il représente pour la république et pour le parti républicain, la destitution de Donald Trump n’est qu’une question de temps. La question est de savoir quelles catastrophes l’Amérique devra surmonter d’ici là.

Ce blogue, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Bamiyan Shiff pour Fast for Word.

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