Une mini-lune est tombée sur Terre


Une mini-lune mesure au moins 1 mètre et il en aurait plusieurs qui tournent en orbite autour de la Terre. Les scientifiques croient ce qui est tombé en Australie en 2016 n’était pas une météorite, mais bien une de ces mini-lunes.
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Une mini-lune est tombée sur Terre


Nathalie Mayer
Journaliste

L’évènement s’est produit en août 2016. Pour un œil non averti, il s’agissait simplement d’une belle météorite qui filait à travers le ciel de l’Australie. Mais les astronomes y ont vu un peu plus : une mini-lune.

Vous pensiez que la Lune était le seul satellite naturel de notre Terre ? Détrompez-vous. Notre planète capture régulièrement de petites roches que les astronomes qualifient alors de mini-lune. Ils estiment même qu’à chaque instant, il y a un de ces quasi-satellites d’un mètre au moins en orbite autour de notre Terre. Et ils pensent aujourd’hui que la météorite particulièrement brillante observée à l’été 2016 au-dessus de l’Australie n’était autre que l’une de ces mini-lunes.

Si les astronomes s’intéressent aux mini-lunes, c’est parce qu’elles apparaissent comme des objets célestes particulièrement accessibles. Leur passage à proximité de notre planète permettrait en effet d’y envoyer des missions à moindres frais.

Les astronomes ont déjà observé de nombreuses lunes temporaires autour d’autres planètes. Autour de Jupiter notamment. Mais autour de notre Terre, la détection de mini-lunes reste rare. © dottedyeti, Adobe Stock

Les astronomes ont déjà observé de nombreuses lunes temporaires autour d’autres planètes. Autour de Jupiter notamment. Mais autour de notre Terre, la détection de mini-lunes reste rare. © dottedyeti, Adobe Stock

De nombreuses mini-lunes à découvrir

Dans le cas présent, les chercheurs de l’université Curtin (Australie) se sont appuyés sur les données recueillies par six observatoires du Desert Fireball Network, un réseau qui surveille le ciel australien à la recherche de météorites. Des données qui permettent, notamment, de retracer leur vitesse – ici, à peine 11 km/s – et leur trajectoire, quasiment verticale, avant leur entrée dans l’atmosphère terrestre.

Notons que 2006 RH 120, la seule mini-lune observée jusqu’alors avait tournée pendant environ 11 mois autour de notre Terre. Elle mesurait quelque quatre mètres de diamètre. Et une seule autre météorite issue d’une mini-lune a pu être observée. C’était en 2014, au-dessus de l’Europe. Mais les chercheurs espèrent pouvoir bientôt en trouver bien plus grâce au Large Synoptic Survey Telescope (Chili), comprenez le Grand télescope d’étude synoptique.

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Écoutez le champ magnétique de la Terre secoué par une tempête solaire


Les tempêtes solaires qui frappent la Terre, on le sait peut avoir des conséquences sur la technologie, mais en la Terre chante lors de ces événements.
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Écoutez le champ magnétique de la Terre secoué par une tempête solaire


Nathalie Mayer
Journaliste

Des astronomes de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont compilé des données d’archive de la mission Cluster. Ils en ont tiré un enregistrement du chant magnétique de la Terre lorsqu’elle est frappée par une tempête solaire. 

L’objectif de la mission Cluster, lancée par l’Agence spatiale européenne (ESA) en 2000, est d’étudier les interactions entre le vent solaire et la magnétosphère terrestre. Et aujourd’hui, des chercheurs dévoilent un incroyable enregistrement réalisé par les quatre satellites en orbite autour de notre planète. Celui d’un étrange chant issu d’ondes générées dans le champ magnétique de la Terre lorsque celui-ci subit l’attaque d’une tempête solaire.

« Les tempêtes solaires modifient profondément les régions touchées. Ces collisions avec des particules chargées libèrent des ondes magnétiques beaucoup plus complexes que nous le pensions », raconte Lucile Turc, astronome à l’ESA.

Par « temps calme » en effet, les enregistrements s’arrêtent sur des fréquences uniques. Mais lorsque des tempêtes éclatent, les fréquences de ce champ magnétique apparaissent non seulement deux fois plus élevées mais aussi plus variées.

Des ondes plus complexes que prévu

Poussées par la tempête solaire, les ondes poursuivent leur route vers notre planète. Jusqu’à atteindre une région dans laquelle les particules solaires sont ralenties. La région dite du bow shock. 

« Les ondes magnétiques modifient le comportement du bow shock et ainsi possiblement la manière dont l’énergie de la tempête est contrôlée. Après cela, les champs magnétiques de la Terre entrent en résonance avec les fréquences des ondes, de quoi propager la perturbation magnétique jusqu’au sol », explique Lucile Turc.

Reste maintenant à comprendre le mécanisme de formation de ces ondes complexes. Parce que c’est par leur intermédiaire que les tempêtes solaires impactent nos technologies. Mais aussi parce que les champs magnétiques sont omniprésents dans l’espace et que comprendre ce qui se joue aux abords de la Terre pourrait éclairer les interactions qui se produisent

Le champ magnétique de la Terre au cours d’une tempête solaire, plus varié et haut. © Martin Archer, Queen Mary University of London, CC by-SA 3.0 IGO

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Une découverte alarmante dans le sang d’un astronaute


Le corps humain n’est pas fait pour vivre à l’extérieur de la Terre. Un séjour prolongé dans l’espace occasionne certains changements indésirables. Dernièrement, ils étaient loin de se douter que des caillots de sang pussent se former chez les astronautes qui font de longs séjours. Si des anticoagulants ne suffisent pas, il faut espérer d’arriver à temps pour des soins, ou espérer qu’il y a un médecin à bord, ce qui ne sera pas évident pour des voyages  vers Mars
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Une découverte alarmante dans le sang d’un astronaute

Cette découverte prouve l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. | Niketh Vellanki via Unsplash

Cette découverte prouve l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. | Niketh Vellanki via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur The Atlantic

Les astronautes de la station spatiale internationale ont découvert un risque supplémentaire aux séjours passés dans l’espace.

Les astronautes ne sont pas que des personnes qui ont la chance de vérifier visuellement que la Terre est ronde. Ce sont aussi des sujets d’étude primordiaux lorsque l’on cherche à savoir quels effets l’espace produit sur le corps humain.

Sur Terre, les astronautes sont régulièrement soumis à des batteries de tests pour mesurer leurs signes vitaux et leur état physique. Dans l’espace, les cosmonautes s’occupent eux-mêmes de réaliser ces tests. Lors d’une échographie, l’un d’eux s’est rendu compte qu’un caillot de sang s’était formé dans l’une de ses veines, à la surprise du spécialiste qui l’assistait en temps réel depuis la Terre.

«Nous ne nous y attendions pas», confirme Karina Marshall-Goebel, scientifique principale à la NASA et autrice de d’une étude consacrée à ce sujet. «Cela n’a jamais été rapporté auparavant.»

D’autres médecins de la NASA sont intervenus pour soigner l’astronaute à distance, à l’aide d’anticoagulants.

Ce n’est pas la première fois que l’on remarque des effets secondaires importants chez les personnes qui passent du temps en orbite: des nerfs optiques gonflés, des yeux un peu aplatis et une vision détériorée en raison de l’augmentation de la pression intracrânienne.

De la nécessité de mener des études sur les astronautes

Pour comprendre comment ce caillot de sang avait réussi à se former, les scientifiques ont étudié la veine jugulaire de onze astronautes, neuf hommes et deux femmes qui effectuaient une mission à bord de l’ISS, la station spatiale internationale. Leur débit sanguin a été mesuré, en position assise, couchée et inclinée. Puis il a été demandé aux participant·es de refaire les mêmes tests dans l’espace.

Les scientifiques ont constaté que le flux sanguin s’était arrêté chez cinq des onze astronautes. Pourtant, il n’est pas courant que le sang stagne dans ce genre de veines. Habituellement, cela se passe plutôt dans les jambes, lorsqu’on reste trop longtemps assis sans bouger.

Parfois, le caillot de sang se dissout tout seul ou à l’aide d’anticoagulants. Mais d’autres fois, il peut causer d’importants blocages. Dans le cas de deux astronautes, les chercheurs se sont rendus compte que leur sang avait commencé à faire demi-tour dans la veine jugulaire, probablement parce qu’il était bloqué en aval.

Karina Marshall-Goebel émet l’hypothèse que les organes soient remontés à l’intérieur de leurs corps, provoquant des dysfonctionnements de leur circulation sanguine. Une fois revenu·es sur terre, les astronautes n’ont plus eu de caillots de sang problématiques et leur santé est revenue à la normale.

Cette découverte a toutefois montré l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. Car s’il ne faut que quelques heures pour revenir sur Terre en partant de l’ISS, il faudrait des mois pour rentrer de Mars par exemple. Sans compter que les astronautes maintiennent une excellente forme physique, ce qui n’est pas nécessairement le cas de toutes les personnes prêtes à payer pour participer au projet SpaceX.

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Insectes et reptiles sur Mars?


Un communiqué provenant d’une université et d’un organisme crédible, sauf qu’il n’aurait pas passé par le comité de révision. Quoiqu’il en soit, moi aussi je doute que les images des rovers ayant arpenté Mars présente des insectes et des reptiles. Cela ne fait pas la première fois, que des personnes croit voir des choses sur la planète rouge, il y a eu entre autres, une pyramide, un masque, etc.. Ce qu’on appelle la paréidolie.
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Insectes et reptiles sur Mars?

Les photos sont embrouillées et les formes indistinctes, mais l’affirmation est spectaculaire : des insectes et même des reptiles arpenteraient actuellement le sol de Mars.

PHILIPPE MERCURE
LA PRESSE

Invraisemblable ? C’est aussi l’avis unanime des scientifiques consultés par La Presse.

L’affaire pourrait être loufoque si la nouvelle n’avait pas été diffusée par une université américaine et relayée par une plateforme gérée par l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), un organisme hautement crédible qui publie notamment la prestigieuse revue Science. Elle a aussi été reprise par de nombreux médias, dont la chaîne américaine Fox News.

« Quelqu’un l’a échappé quelque part ! » observe Robert Lamontagne, coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec.

Mardi, un communiqué de presse provenant de l’Université de l’Ohio a été envoyé à des journalistes du monde entier par la plateforme EurekAlert !, qui sélectionne chaque jour des nouvelles scientifiques d’intérêt. Le communiqué décrit les travaux du professeur émérite William Romoser, spécialiste des insectes. L’entomologiste a examiné des photos prises par les rovers de la NASA envoyés sur Mars, notamment Curiosity. Selon lui, un grand nombre de ces photos montrent non seulement des fossiles d’insectes et de « créatures apparentées aux reptiles », mais même des animaux vivants.

IMAGE FOURNIE PAR WILLIAM ROMOSER

L’une des photos montrant des insectes, selon William Romoser

« Il y a eu et il y a encore de la vie sur Mars », affirme dans le communiqué le scientifique, qui dit se baser sur la symétrie des structures pour affirmer qu’elles représentent des êtres vivants. Le communiqué est accompagné de nombreuses photos floues où l’on voit, selon l’entomologiste, des insectes et des reptiles. Notons que ces prétentions n’ont jamais été publiées dans une revue scientifique avec comité de révision par les pairs. Selon le communiqué, elles ont plutôt été présentées mardi au congrès de l’Entomological Society of America.

Les experts sceptiques

L’astrophysicien Robert Lamontagne s’avoue perplexe.

« Comme le disait Carl Sagan [astronome américain aujourd’hui décédé] : à une affirmation extraordinaire, il faut des preuves extraordinaires. Une photo floue de ce qu’on pense être un insecte, ce n’est nettement pas suffisant », dit-il.

Absence d’eau liquide, écarts de température de 100 degrés Celsius entre le jour et la nuit, atmosphère trop ténue pour protéger les êtres vivants des rayons ultraviolets : Robert Lamontagne voit une multitude de raisons pour lesquelles des insectes et des reptiles ne pourraient vivre sur Mars.

Je n’enlève aucune compétence en entomologie à ce type, il s’y connaît sans doute nettement mieux que moi, mais il n’a aucune idée des conditions qui règnent sur Mars. Quelle est la source de nourriture de ces insectes, par exemple ? Il n’y a pas de plantes sur Mars, il n’y a rien de tout ça ! L’astrophysicien Robert Lamontagne

Richard Léveillé, professeur auxiliaire en sciences planétaires à l’Université McGill, dénonce aussi « une approche scientifique qui n’est pas rigoureuse ». « Je ne vois aucun intérêt là-dedans, tranche-t-il. Parmi toutes les données de la mission Curiosity – des milliers d’images variées, des spectres multiples de plusieurs instruments, etc. –, rien n’indique des traces de vie, surtout pas des fossiles d’insectes, et encore moins des insectes ou des reptiles vivants ! »

« Jusqu’à présent, les données scientifiques ne permettent pas de conclure à l’existence de formes de vie, même simples, à la surface de Mars. À ce stade, la communauté scientifique tente plutôt d’établir l’existence de conditions ayant pu ou pouvant encore être favorables à la vie, et de déterminer si, par le passé, des formes de vie microbiennes auraient pu exister », explique quant à lui Martin Bergeron, gestionnaire de missions d’exploration planétaire et d’astronomie à l’Agence spatiale canadienne.

« Ces photos ne montrent rien qui ne puisse s’expliquer par des processus géologiques et atmosphériques se déroulant actuellement sur Mars », confirme Gordon Osinski, directeur de l’Institut sur la Terre et l’exploration spatiale à l’Université Western, en Ontario.

Jan Cami, directeur associé du même institut, évoque un phénomène appelé paréidolie, qui fait que le cerveau humain reconnaît des formes connues dans des motifs aléatoires.

« Considérant le nombre de roches de différentes tailles et de différentes formes trouvées sur Mars, les chances qu’on y voie des formes familières sont assez élevées. Quand on repère une forme de lapin parmi les nuages, on ne regarde pas un lapin, mais un nuage en forme de lapin. De la même façon, il est presque certain que nous ne voyons pas ici des insectes et des reptiles, mais des formations rocheuses qui ont une vague ressemblance avec des formes biologiques que nous connaissons ici sur Terre », dit-il.

Jennifer Holshue, directrice adjointe aux opérations éditoriales à la plateforme EurekAlert !, explique que le communiqué a été accepté parce que la recherche avait été présentée au congrès de l’Entomological Society of America.

« À cause de cela, il semblait correspondre à nos lignes directrices d’inclusion dans la catégorie des nouvelles sur la recherche », a-t-elle indiqué par courriel, précisant que l’acceptation d’un communiqué ne signifie pas que son contenu est approuvé par EurekAlert ! ou par l’American Association for the Advancement of Science.

Mme Holshue a toutefois affirmé qu’elle contacterait l’Université de l’Ohio pour obtenir « plus de contexte ». Cette dernière n’a pas répondu à nos demandes.

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Des scientifiques veulent modifier génétiquement des humains pour qu’ils puissent survivre aux missions sur Mars


L’être humain n’est pas fait pour vivre ailleurs que dans un environnement comme la Terre. Vouloir changer la génétique sur des personnes qui pourraient partir coloniser une planète, ne serait plus selon moi, des humains. Pourquoi vouloir absolument aller coloniser une planète qui nous est hostile ? Alors que nous ne sommes même pas capable de prendre soin de notre propre planète ?.
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Des scientifiques veulent modifier génétiquement des humains pour qu’ils puissent survivre aux missions sur Mars

Thomas Boisson

Les voyages spatiaux et la colonisation spatiale en règle générale posent plusieurs problèmes d’ordre humain et technologique. L’un des problèmes les plus importants concerne l’adaptation du corps humain aux rigueurs de l’espace, notamment aux radiations. Pour contourner cet écueil, les chercheurs réfléchissent depuis plusieurs années aux bénéfices de l’édition génétique concernant les astronautes, afin de rendre l’organisme plus résistant aux conditions spatiales. Et l’une des solutions proposées pourrait être l’intégration d’ADN d’extrêmophiles, comme celui des tardigrades, dans le génome humain.

Chris Mason, généticien et professeur de physiologie et de biophysique à la Weill Cornell University de New York, a étudié les effets génétiques des vols spatiaux et la manière dont les humains pourraient surmonter ces défis pour étendre notre civilisation plus loin dans le Système solaire. L’un des moyens de protéger les futurs astronautes, pourrait impliquer l’ADN de tardigrades, de minuscules animaux capables de survivre dans les conditions les plus extrêmes, même le vide spatial.


Mason a dirigé l’une des 10 équipes de chercheurs que la NASA a choisi pour étudier les astronautes jumeaux Mark et Scott Kelly. Après son lancement en 2015, Scott Kelly a passé presque un an à bord de la Station spatiale internationale, tandis que son frère jumeau, Mark Kelly, est resté sur Terre.

L’incidence des voyages spatiaux sur la physiologie et la génétique humaines

En comparant leur réaction biologique à des environnements extrêmement différents au cours de cette période, les scientifiques ont cherché à mieux comprendre l’incidence des missions de longue durée sur le corps humain. Mason et les dizaines d’autres chercheurs qui ont travaillé à l’évaluation des effets génétiques des vols spatiaux ont mis au jour une mine de données qui ont jusqu’ici révélé de nombreuses nouvelles découvertes sur la manière dont l’espace affecte le corps humain.

En étudiant, en particulier, la manière dont certains gènes sont exprimés au cours des différentes étapes du vol spatial (y compris le retour intense sur Terre), ces efforts de recherche pourraient soutenir les études futures visant à atténuer les dangers des vols spatiaux. Par exemple, si de nouvelles études devaient confirmer que les retours sur Terre sont préjudiciables au corps humain, les scientifiques pourraient trouver des moyens de prévenir ces effets néfastes.

Mais avec un si petit nombre de données (l’étude sur les jumeaux ne portait que sur deux personnes), les scientifiques ne sont pas prêts à prescrire un traitement spécifique ou un médicament préventif pour modifier la façon dont les humains réagissent génétiquement au vol spatial. Cependant, de nouvelles recherches essaient de déterminer comment des outils telle que l’édition de gènes pourraient rendre les humains plus aptes à voyager plus loin dans l’espace, et même vers des planètes comme Mars.

Modifier l’expression des gènes pour résister aux radiations

L’exposition aux rayonnements est l’un des principaux problèmes de santé liés aux voyages dans l’espace. Si, par exemple, les scientifiques pouvaient trouver un moyen de rendre les cellules humaines plus résistantes aux effets des radiations, les astronautes pourraient rester en meilleure santé plus longtemps dans l’espace. Théoriquement, ce type de technologie pourrait également être utilisé pour lutter contre les effets des radiations sur les cellules saines lors de traitements du cancer sur Terre.

Vidéo expliquant quels sont les dangers des radiations lors des voyages spatiaux :


Cependant, l’idée de modifier des gènes humains est controversée. Mais Mason souligne qu’il faudrait probablement des décennies de recherche avant que ce type de science ne soit appliqué à l’Homme. Les scientifiques pourraient modifier les futurs astronautes par le biais de l’ingénierie épigénétique, ce qui signifie qu’ils activeraient ou désactiveraient l’expression de gènes spécifiques, explique Mason.

Combiner l’ADN humain avec celui d’espèces extrêmophiles

Alternativement, des chercheurs explorent les moyens de combiner l’ADN d’autres espèces, notamment les tardigrades, avec des cellules humaines pour les rendre plus résistantes aux effets néfastes des vols spatiaux, notamment celui des radiations. Ce concept a été exploré dans un article de 2016, et Mason et son équipe souhaitent s’appuyer sur cette recherche pour voir si, en utilisant l’ADN de tardigrades ultra-résilients, ils pourraient protéger les astronautes des effets néfastes des vols spatiaux.

L’édition génique d’êtres humains destinés à des voyages dans l’espace serait probablement une partie des changements naturels de la physiologie humaine qui pourraient se produire après avoir vécu sur Mars pendant plusieurs années. Le génie génétique des humains pourrait être éthique si cela rend les gens plus aptes à habiter Mars de façon sécuritaire, sans nuire à leur capacité de vivre sur Terre, conclut Mason.

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Le vaisseau spatial top secret X-37B a atterri après un record de 780 jours en orbite


Les secrets surtout quand il est question du gouvernement, de l’armée et de l’espace, on peut voir plusieurs théories naître pour essayer de deviner ce qui se passe. Une navette sans pilote a fait plusieurs tests pour la NASA, sans qu’on sache vraiment ce qu’il est question. La particularité est qu’il a battu son propre record du temps en orbite, soit 780 jours. Il a besoin d’être larguée pour aller en orbite, mais il est capable de revenir et d’atterrir. Il y a d’autres technologies en son bord pour être testés.
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Le vaisseau spatial top secret X-37B a atterri après un record de 780 jours en orbite

Le vaisseau spatial top secret X-37B a enfin

U.S. AIR FORCE Le vaisseau spatial top secret X-37B a enfin atterri

Ce temps de vol, c’est un peu la seule certitude qu’on a autour de cet engin mystérieux

  • Par Grégory Rozière

Après avoir passé 780 jours en orbite, le vaisseau spatial top secret X-37B a enfin atterri ce 27 octobre. La petite navette spatiale a battu le record de longévité sans se poser pour un avion militaire américain… qu’elle avait elle-même établi en 2017.

Ce temps de vol, c’est un peu la seule certitude qu’on a autour de cet engin mystérieux.  Dans un communiqué, l’Armée de l’air des États-Unis s’est félicitée du retour de X-37B, le résultat “d’un partenariat innovant entre le gouvernement et l’industrie”.

Le dernier décollage de X-37B remonte au 7 septembre 2017, quatre mois après avoir fini un séjour de 708 jours en orbite. Cette cinquième mission qui vient de se terminer était aussi mystérieuse que les précédentes.

La navette est censée servir de “démonstrateur de technologie spatiale et de plateforme pour des chargements expérimentaux”.Notamment un dissipateur thermique spécialement adapté à l’espace.

Mais rien n’est tout à fait clair dans la navette X-37B. Créée en 1999 par Boeing sur une commande de la NASA, pour un premier lancement en 2002, le vaisseau sans pilote est aux dimensions d’un gros jouet: 8 mètres de long seulement, contre 37 pour une navette classique comme Columbia. Équipée de technologies de pointe, elle est qualifiée de “véhicule de test orbital” pavant la voie pour de futures navettes grandeur nature. 

Larguée d’abord par avion orbital, aujourd’hui par une fusée Falcon, elle est capable de revenir se poser au sol… ce qu’elle a déjà fait durant les quatre précédents vols, eux aussi de longue durée. Car l’histoire de X37-B ne se résume pas à cette dernière prouesse, même si les informations sur les missions précédentes sont rares.

Programme classifié

En 2004 en effet, la NASA a cédé la direction du programme au ministère de la Défense américain en raison de coupes budgétaires… L’armée, quatre ans plus tard, classifiait le projet, ne donnant depuis que des informations au compte-gouttes sur la navette.

On connaît tout de même une partie des technologies expérimentales embarquées:X-37B est ainsi propulsée par un moteur fonctionnant au xénon ionisé, une innovation qui, s’il ne fournit pas une poussée très puissante, permet de rester en orbite basse en dépensant très peu d’énergie…ce qui expliquerait notamment la longueur des missions en vol. 

Mais le secret excite les curiosités, et fait naître les théories. Le ministère de la Défense refuse de rendre public le budget du programme, qui donnerait une indication sur la nature des recherches entreprises. De même, les informations sur le chemin orbital de la navette sont gardées secrètes, ce qui a le don d’irriter les pays soucieux de protéger les secrets que pourraient héberger leur territoire, peut-être situé 300 kilomètres seulement sous l’oeil d’une navette ultra-secrète et ultramoderne.

Théories folles

Si ce silence obstiné s’explique par la nature même des technologies embarquées, il est le terreau de toutes les interprétations. Chasseur de satellites? Brouilleur de communications? Espion envoyé au-dessus des terrains sensibles, comme la Corée du Nord ou le Moyen-Orient? La nature fantaisiste de certaines théories a été démontrée, comme l’éventualité d’un bombardier orbital, mais d’autres ne peuvent être totalement écartées.

L’explication la plus probable, et sans doute la moins excitante, est que X-37B est bel et bien un véhicule de test pour de futures navettes…mais pas seulement. Les technologies éprouvées à bord ne serviront pas qu’au programme spatial civil américain, mais aussi à fournir des innovations dans le domaine militaire: la retenue du ministère de la Défense sur le sujet en est une preuve supplémentaire

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

Un séjour dans l’espace affecte différemment les femmes et les hommes


Vous avez sans doute entendu parler que deux femmes ont fait leur première sortie dans l’espace, le 18 octobre dernier. Ce n’est pas évident pour une femme, car c’est un milieu pensé pour les hommes. En plus, comme sur la Terre, les hommes et les femmes réagissent différemment dans l’espace sur le plan médical. C’est quand même important ce genre de recherche avant de s’aventurer plus longtemps au travers des étoiles.
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Un séjour dans l’espace affecte différemment les femmes et les hommes


Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s'apparentent à un processus de vieillissement accéléré. I skeeze via Pixabay

Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s’apparentent à un processus de vieillissement accéléré. I skeeze via Pixabay

Repéré sur BBC

Repéré par Robin Tutenges

Pression artérielle, maladies, vision trouble: les effets ressentis loin de la Terre varient selon le sexe.

Pour la première fois de l’histoire, une sortie dans l’espace 100% féminine a eu lieu le 18 octobre 2019. Les deux Américaines Christina Koch et Jessica Meir ont fait un grand pas dans la conquête d’un univers dominé majoritairement par les hommes. Mais est-ce davantage la galère pour les femmes de voyager dans l’espace?

La docteure Varsha Jain, gynécologue et chercheuse pour la Nasa sur la santé des femmes dans l’espace, s’est penchée sur les effets qui peuvent survenir après une telle excursion, notamment en fonction du sexe de l’individu. Selon elle, l’adaptation aux conditions extrêmes rencontrées dans un environnement spatial est à peu près la même pour les hommes et les femmes, mais il existe certaines variations.

Un retour sur Terre vécu différemment

Revenir d’un séjour dans l’espace n’a rien d’une promenade de santé. Les changements observés chez les cosmonautes, tous sexes confondus, s’apparentent à un processus de vieillissement accéléré: fonte des muscles, de la masse osseuse et déformation de façon temporaire du tissu cérébral.

Cependant, alors que les femmes ont plus tendance à se sentir mal au-delà de l’atmosphère, «les hommes sont plus susceptibles de contracter une maladie à leur retour», précise Varsha Jain dans un entretien accordé à la BBC.

Par ailleurs, «la gent masculine a davantage de problèmes de vision et d’ouïe une fois sur Terre», alors que les femmes sont plus exposées à un dérèglement de la pression artérielle.

L’enjeu de ces analyses est de comprendre s’il s’agit de différences hormonales ou de changements physiologiques plus subtils. À long terme, comprendre ces variations «pourrait aider à mieux comprendre la santé humaine sur Terre», souligne Varsha Jain.

La procréation après un tel voyage est aussi au centre des questionnements.

Pour les cosmonautes hommes, «la qualité et le nombre de spermatozoïdes diminuent pendant le voyage avant de se régénérer automatiquement une fois sur Terre».

Pour les cosmonautes femmes, le mystère reste entier. Les radiations auxquelles elles sont exposées pourraient impacter leur fertilité, bien qu’aucune étude ne le démontre, rappelle la chercheuse. Par précaution, la Nasa est notamment favorable à ce que les femmes congèlent leurs ovocytes avant leurs missions.

Mais vivre dans l’espace peut aussi s’avérer être un défi pour les femmes car rien ou presque n’a été à l’origine pensé pour elles. Quand aller aux toilettes relève du vrai casse-tête, la question des menstruations a aussi longtemps posé problème. Le manque d’études et de matériel adapté rappelle que le spatial demeure un monde très masculin. L’exemple criant reste la sortie dans l’espace entièrement féminine annulée en mars 2019 en raison d’un problème de garde-robe. Il n’y avait à bord qu’une seule combinaison adaptée pour les deux femmes. Au total, seules 65 femmes ont effectué un voyage spatial sur 564 astronautes. Mais les choses semblent évoluer, et la gent féminine représente désormais plus du tiers des astronautes actifs et actives de la Nasa.

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