Quand un ado de 17 ans corrige la Nasa


C’est vrai cela doit être grisant pour un jeune ! Il a sûrement un bel avenir devant lui, car cela parait bien dans un curriculum vitae
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Quand un ado de 17 ans corrige la Nasa

 

Le Huffington Post  |  Par Gregory Rozieres

 

    C’est toujours grisant de corriger l’erreur d’un professeur, mais cet étudiant britannique a carrément réussi à corriger la Nasa, rapporte Mashable. Miles Soloman, 17 ans, étudie les données de l’agence spatiale américaine dans le cadre d’un programme éducatif intitulé « TimPix« .

    Objectif: permettre aux étudiants en cours de physique d’analyser des données réelles. En l’occurrence, Miles Soloman et ses camarades avaient accès à des relevés du niveau de radiation dans l’espace qui touche une petite puce informatique, installée sur la Station spatiale internationale (ISS).

    Il y a un relevé toutes les 4 secondes environ. Ce qu’a repéré l’étudiant, c’est que parfois, l’ordinateur enregistrait un niveau de radiation égal à « -1 ». Sauf que cela n’est pas possible. Si le capteur n’est pas exposé, le niveau tombe à zéro, mais ne peut pas être négatif.

    Un bug moins rare que prévu

    Le professeur de Miles Soloman lui a alors demandé d’envoyer un e-mail à la Nasa pour leur faire part du problème. Au départ, les scientifiques de l’agence ont précisé être au courant de ce bug, mais qu’il était très rare: une ou deux fois par an. C’est l’algorithme qui s’occupe de convertir les données brutes récoltées qui semble parfois se tromper, et les chercheurs pensaient avoir identifié et corrigé le problème, précise Science Alert.

    Miles Soloman ne s’est pas arrêté là et a vérifié les nombreuses données disponibles. En réalité, ce problème intervient bien plus souvent: une ou deux fois par jour.

    « Je ne cherche pas à prouver que la Nasa a tort, ni que je suis meilleur, car évidemment je ne le suis pas, c’est la Nasa! Je veux travailler avec eux et apprendre », a-t-il déclaré à la BBC.

    En tout cas, il a réussi à se faire repérer avant même de finir son secondaire.

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Retour vers la Lune : la Nasa veut installer un poste avancé en orbite cislunaire


Avec Donald Trump, l’exploration spatiale va changer, Mars ne serait plus le but premier pour le moment, pour un vol habité et malheureusement l’observation de la Terre et les études du climat seront mit au rancard. La lune prend une place importante à des buts scientifiques et commerciale … Ce dernier point m’agace un peu.
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Retour vers la Lune : la Nasa veut installer un poste avancé en orbite cislunaire

 

Par Rémy Decourt, Futura

 

La Nasa vise la Lune. Un poste avancé de l’exploration habitée pourrait être installé sur une orbite « cislunaire » d’ici quelques années. Mars est toujours un objectif de long terme, mais l’activité humaine à proximité de la Terre et de la Lune offre des perspectives commerciales et scientifiques économiquement plus intéressantes qu’une aventure martienne.

La Nasa, qui a reçu du président Obama la mission d’explorer un astéroïde et d’envoyer un équipage vers Mars dans les années 2030, pourrait devoir revoir ses plans. Mais pas ses ambitions. La proposition de budget pour l’exercice fiscal 2018, bien qu’elle prévoit l’annulation de la mission de capture d’un astéroïde, privilégie l’exploration robotique et humaine de l’espace profond. Les détails de ce budget avec les autres missions annulées et celles confirmées seront dévoilés en mai.

Cela étant, si l’on se fie aux précédentes déclarations du président Trump, il faut s’attendre à ce que les activités de la Nasa soient avant tout dirigées vers l’exploration du Système solaire, au détriment des activités liées à l’observation de la Terre et l’étude de climat. La nouvelle administration réfléchirait également à réorienter l’effort de l’Agence spatiale américaine en direction de la Lune avec en ligne de mire un retour de l’Homme et la ferme intention de s’y installer durablement.

Concept de poste avancé en orbite cislunaire proposé par la société Lockheed Martin dans le cadre du programme NEXTStep de la Nasa. © Lockheed Martin

Concept de poste avancé en orbite cislunaire proposé par la société Lockheed Martin dans le cadre du programme NEXTStep de la Nasa. © Lockheed Martin

La Lune, tremplin idéal pour l’exploration humaine

Ce regain d’intérêt pour notre satellite naturel est donc une aubaine pour la Nasa qui n’a pas les capacités technologiques actuellement d’envoyer des humains sur Mars. La Planète rouge, toutefois, reste un objectif prioritaire pour les États-Unis.

L’idée d’un poste avancé lunaire pour les futures missions humaines, échafaudées sous la présidence Obama dans la logique de préparer les technologies pour Mars, émerge de nouveau et devient d’actualité. Cette station serait installée sur une orbite cislunaire, c’est-à-dire englobant le couple Terre-Lune.

Le saviez-vous ?

Les orbites cislunaires sont intéressantes à plusieurs égards. Sur une telle orbite autour, à la fois, de la Terre de la Lune, le périgée est proche de notre planète et l’accès est donc facile. L’apogée est, lui, voisin de l’orbite de notre satellite. Un engin spatial injecté sur une telle orbite passerait régulièrement, sans dépense d’énergie, près de la Terre et près de la Lune.

Autre intérêt : une grande stabilité. Un poste avancé ne sera pas contraint à des manœuvres régulières de correction de trajectoire, comme l’ISS qui doit fréquemment rehausser son orbite autour de la Terre.

Elles ont aussi leurs inconvénients. Le principal tient au fait qu’elles se situent hors du champ magnétique protégeant la Terre, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur la santé des astronautes.

Vers une future station spatiale cislunaire

Dans ce contexte plutôt favorable à l’exploration habitée, Bill Gerstenmaier, responsable adjoint de la Nasa pour les vols habités, rappelle qu’après le vol d’essai, les premiers voyages du futur lanceurlourd de la Nasa, le Space Launch System (SLS), qui sera utilisé pour lancer le véhicule spatial Orion, sont toujours sans passagers auxiliaires. Et de la place, il y en a. Le SLS est configuré pour transporter une charge utile de 77 tonnes, mais à terme il pourra lancer plus de 130 tonnes. Or, les 22 tonnes au lancement d’Orion laissent une place à une charge utile auxiliaire bien plus lourde.

Bill Gerstenmaier souhaiterait utiliser le SLS pour lancer les premiers éléments de l’avant-poste cislunaire de la Nasa. Comme les vols sont prévus dès le début des années 2020, il y a une certaine urgence à prendre des décisions au cours de ces prochains mois.

Dans cette perspective, la Nasa a une idée assez précise de ce à quoi pourrait ressembler cet avant-poste cislunaire qui pourrait suppléer dès 2024 ou 2028 à la Station spatiale internationale. Dans le cadre du programme NextSTEP, elle a sollicité les idées de six entreprises privées pour concevoir une station spatiale habitée en orbite cislunaire.

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Le cerveau des astronautes se remodèle dans l’espace


Dans l’espace, le cerveau flotte dans la boite crânienne et cela peut avoir des conséquences négatives et positives. Reste à voir, si le corps peut vraiment s’adapter à tout changements si part pendant plusieurs années vers d’autres planètes
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Le cerveau des astronautes se remodèle dans l’espace

 

 

un astronaute en scaphandre dans l'espace

En l’absence de pesanteur, le cerveau flotte dans la boîte crânienne. Il doit aussi gérer des informations complètement différentes provenant notamment des jambes. Sa plasticité est fortement sollicitée.

Après plusieurs mois passés en orbite, les astronautes reviennent avec un cerveau différent. En mieux ou en moins bien ?

Sébastien Bohler

 

Comment nos descendants évolueront-ils, si l’humanité prend un jour le chemin des étoiles ? Dans un avenir plus proche, les astronautes séjournant dans l’espace verront-ils leurs capacités cérébrales modifiées par les conditions de vie particulières à bord des stations spatiales ?

Déjà en 2014, de premières études laissaient planer des inquiétudes sur ce plan, révélant que les voyageurs de l’espace souffraient parfois de pathologies de l’œil et du nerf optique dues à une augmentation de la pression du liquide qui baigne le cerveau dans la boîte crânienne, celui-ci n’étant plus attiré vers le bas du corps par la gravité. Dans une recherche plus récente, des chercheurs de la NASA et de l’université du Michigan ont placé des astronautes dans une IRM pour voir ce qui avait pu changer dans leur cerveau, après un séjour de deux semaines à bord d’une navette spatiale, ou de six mois dans la station orbitale internationale. Ils ont observé des changements surprenants dans la forme de leur cerveau.

Un lobe frontal aplati

Tout d’abord, la partie antérieure, le cortex frontal et temporal, a réduit de volume. Le cortex est une enveloppe épaisse d’environ 3 millimètres qui forme la partie externe du cerveau et assure des fonctions essentielles comme l’abstraction, la planification, les mouvements, la mémoire, la vision ou l’audition. Ches les astronautes, elle est amincie, d’autant plus que ceux-ci sont restés longtemps dans l’espace. La cause : du fait de l’apesanteur, le liquide céphalo rachidien n’est plus attiré vers le bas du corps et sa pression augmente dans la boîte crânienne, comprimant l’avant du cerveau.

Les zones motrices se développent!

Mais un phénomène inverse se produit dans la portion du cortex située sur le haut du crâne. Cette fois, c’est un épaississement qui est observé. La partie du cerveau qui grossit est dédiée au contrôle des mouvements des jambes, et aux sensations produites au niveau de celles-ci. En effet, c’est pour les jambes que les choses changent le plus lors d’un voyage spatial. Habituées à soutenir le poids du corps, les voilà presque inutiles. Le cerveau change alors ses connexions pour essayer à la fois de les sentir et pour ajuster leurs mouvements dans ce nouvel environnement. Ces recâblages se traduisent par la création de plus nombreuses connexions entre neurones, qui prennent plus de place. Un phénomène de plasticité neuronale dont le but est de s’adapter à de nouvelles conditions, et que l’on observe aussi chez des personnes qui doivent apprendre des séries de mouvements totalement nouveaux en laboratoire.

http://www.pourlascience.fr

Tout ce qu’il faut savoir avant de partir pour la Lune


Un voyage touristique sur la lune, cela vous intéresse ? Attention, il y aura des conséquences à vouloir s’envoler vers l’espace. Des maux que vous ne pourrez pas y échapper, c’est un pansez-y bien !
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Tout ce qu’il faut savoir avant de partir pour la Lune

 

Tout

SpaceX va lancer deux touristes autour de la Lune fin 2018.Photo Fotolia

Laurence Coustal, Mariëtte Le Roux

Pas de vaccins ou de monnaie locale à prévoir mais plutôt des nausées et une tête bouffie sur leurs égoportraits à anticiper: les premiers «touristes» du voyage autour de la Lune que la société américaine SpaceX annonce pour fin 2018 vont tester un nouveau type de périple, plus que particulier.

SpaceX promet d’envoyer deux passagers payants autour de la Lune, ce qui marquera, en cas de succès, le premier vol habité au-delà de l’orbite terrestre depuis la mission Apollo 17 en décembre 1972.

Le vol, qui devrait durer une semaine, sera effectué à bord du vaisseau spatial Dragon 2, une version de la capsule de fret Dragon destinée au transport des astronautes et mise au point dans le cadre d’un partenariat entre la Nasa et le secteur privé.

Q: Voyager en fusée, est-ce dangereux?

«Dans le spatial, on sait bien évaluer les risques, même les risques d’accident», explique Martin Giard, délégué scientifique espace à l’Institut national des sciences de l’univers (INSU) du CNRS.

Pour lancer un homme vers les étoiles, une certification «vol habité» est nécessaire, un visa délivré par la Nasa qui ne s’obtient que si les risques sont limités.

Mais le lancement d’un vaisseau spatial reste une entreprise périlleuse.

«Il ne faut pas effrayer les gens, mais il est toujours nécessaire d’informer tout le monde sur les risques possibles, des risques inhérents au fait même de s’asseoir dans une fusée!», rappelle Thomas Berger, de l’Agence aérospatiale allemande (DLR).

Avec de possibles explosions, pannes techniques au lancement, pendant le voyage, et même au retour lors de la rentrée atmosphérique.

Mais, bonne nouvelle, les voyageurs n’ont «pratiquement aucun risque de rencontrer des débris et encore moins un astéroïde», assure Martin Giard.

Q: Des risques pendant le voyage?

«Ils vont être très malades», prévient Daniel Grant, du Centre pour l’espace d’altitude et la médecine extrême de l’environnement (CASE) à Londres.

Avec des symptômes du mal de mer, nausée, vomissements, mal de tête pendant quelques heures voire plusieurs jours. Et ils auront droit aux même symptômes quand ils poseront à nouveau les pieds sur Terre.

Avec l’absence de gravité, les liquides que contient le corps ne seront plus attirés vers le bas.

Les touristes «auront le visage vraiment bouffi et les jambes toutes minces».

Mais le problème restera avant tout esthétique et ne devrait gâcher que les égoportraits.

Autre souci d’ordre pratique, les deux aventuriers, comme tous les astronautes, vont uriner davantage.

Q: Et à plus long terme?

La durée assez courte du périple engendre peu de risques pour l’organisme «à moyen ou long terme», assure le Dr Daniel Grant .

Les effets des radiations sur le corps humain, quand on quitte l’atmosphère, représentent le seul danger vraiment important pour un tel voyage. Pour une mission de courte durée, les doses restes faibles, mais cela peut néanmoins augmenter le risque de contracter un cancer, précise Thomas Berger.

Sans parler des tempêtes de particules et de rayons. Si les touristes tombent sur ces éruptions solaires, imprévisibles, ils développeront sûrement des tumeurs.

Q: Possible pour Monsieur tout le monde?

 Jusqu’à maintenant, «nous n’avons envoyé dans l’espace que des gens extrêmement en forme, des humains parfaits», précise Daniel Grant.

Qu’arrivera-t-il à Monsieur tout le monde, voire à quelqu’un en petite forme – un peu fumeur, amateur de bon vin et de bonne chère?

Nous ne savons pas comment ils réagiront dans l’espace, nous n’en avons jamais envoyé auparavant», prévient Daniel Grant.

Et si vous avez certaines maladies, du diabète ou de la tension artérielle?

«C’est un pas dans l’inconnu», avoue le médecin.

La société SpaceX a annoncé que les premiers entraînements des apprentis astronautes doivent commencer dès cette année, après une évaluation de leur condition physique.

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Pan, la lune de Saturne à la forme incroyable


Quand on pense à la lune, on pense à une forme quasi-ronde comme la nôtre. Cela n’est pas toujours le cas. Pan, une des lunes de Saturne à un aspect vraiment spéciale et les scientifiques n’ont que des hypothèses pour le moment pour sa forme singulière.
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Pan, la lune de Saturne à la forme incroyable

 

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozières

Quand on entend le mot lune, on pense souvent à notre satellite naturel. Ou à la limite, à Europe ou Titan, qui orbitent autour des géantes gazeuses Jupiter et Saturne. Bref, dans tous les cas des astres bien ronds dans l’espace.

Mais toutes les lunes ne se ressemblent pas, et la NASA en apporte encore la preuve ce jeudi 9 mars, avec d’incroyables photos de Pan. Ce petit satellite de 14 km de diamètre orbite autour de Saturne et se situe entre deux des fameux anneaux. C’est même Pan qui entretiendrait ce trous entre les anneaux, à l’instar de Daphnis, une autre lune de Saturne.

pan saturne

Ces photos, non retouchées, ont été prises par la sonde Cassini mardi 7 mars. Aucun vaisseau humain ne s’était jamais approché si près de Pan, ce qui nous permet d’observer au mieux sa forme bizarre de soucoupe volante. Une vue rendue possible car depuis novembre, la sonde Cassini a commencé à plonger vers Saturne pour ses derniers mois d’existence.

Pan n’est pas la seule Lune à avoir une « crête équatoriale ». En réalité, deux autres satellites saturniens ont une forme similaire: Japet et Atlas. Mais cette excroissance bizarre n’a jamais été observée ailleurs qu’autour de la géante gazeuse.

Et à vrai dire, les chercheurs ne savent pas vraiment comment expliquer cette forme de soucoupe volante. En 2012, une étude estimait que cette crête équatoriale pourrait être le résidu d’une ancienne collision. En tout cas sur Japet, la lune étudiée par les chercheurs.

Des débris auraient alors formé un anneau en orbite (comme pour Saturne), puis ceux-ci seraient doucement tombés à la surface, autour de l’équateur.

Mais ce n’est qu’une théorie, et il faudra certainement plus d’études de ces satellites pour comprendre leur forme étrange. La NASA précise d’ailleurs que ces images de Pan vont « aider à caractériser sa forme et sa géologie ».

 

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Partir vivre sur Mars, c’est subir un décalage horaire permanent à vous rendre fou


La rotation de la planète Mars, n’est pas la même que celle de la Terre, donc un changement des fuseaux horaires tous les 3 jours. Cela aura des effets sur l’humeur, l’attention, les troubles du sommeil et bien d’autres symptômes. Si la NASA réussit à amener des colons, mieux vaut savoir dans quoi ils s’embarquent, et cela, sans compter les autres obstacles qu’ils devront affronter
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Partir vivre sur Mars, c’est subir un décalage horaire permanent à vous rendre fou

 

Mars | Nasa via Flickr CC License by

Mars | Nasa via Flickr CC License by

Repéré par Emeline Amétis

Repéré sur Five Thirty Eight

À force de rajouter quarante minutes chaque nuit, l’horloge de Mars finirait par être tellement décalée qu’en quelques semaines, elle sonnerait midi à l’équivalent de minuit sur Terre.

Si la Nasa envisage la colonisation de Mars par l’humanité, vivre sur la planète rouge ne sera pas de tout repos pour les Terriens, selon un article du site Five Thirty Eight. Comme notre planète, Mars tourne sur elle-même mais plus lentement. Une rotation de Mars prend 39 minutes et 25 secondes de plus que les 24 heures que l’on connaît sur Terre. Ceux qui auraient la «chance» de déménager sur Mars, vivraient donc en décalage horaire permanent: ces quelques minutes de plus reviendraient à traverser deux fuseaux horaires d’est en ouest tous les trois jours.

«Nous vivons notre vie selon l’écoulement du temps, mais sur Mars, ce serait différent sur tous les points. Nous aurions besoin d’un nouveau vocabulaire, d’un nouveau rythme circadien et d’un millier d’autres ajustements. Une journée n’aurait rien à voir avec celles que l’on connaît sur Terre», affirme Five Thirty Eight.

Troubles du sommeil et irritabilité

À force de rajouter quarante minutes chaque nuit, l’horloge de Mars finirait par être tellement décalée qu’en quelques semaines, elle sonnerait midi à l’équivalent de minuit sur Terre. Et les conséquences finiraient elles aussi par se faire ressentir.

«Vous pourriez ressentir un brouillard cognitif qui vous ferait oublier des choses et vous condamnerait à mettre davantage de temps à apprendre de nouvelles. Vous pourriez commencer à faire des erreurs», suppose le site, d’après des expériences menées sur des souris réveillées à six heures de différence chaque semaine.   

La plupart des scientifiques qui ont travaillé selon l’horloge martienne l’ont détesté. Five Thirty Eight donne une longue liste d’exemple: en juillet 1997, quand le Sojourner rover et le Pathfinder lander ont exploré la planète, les scientifiques de la Nasa se sont mis à l’heure martienne. Ils ont abandonné avant que la mission ne soit terminée.

Plus récemment, en janvier 2004, 250 ingénieurs et contrôleurs de la Nasa ont retenté l’expérience à l’occasion de l’exploration des rover Spirit et Opportunity: 82% d’entre eux se sont plaints de troubles du sommeil, d’irritabilité, de manque d’attention et d’énergie.

«Les somnifères sont les médicaments les plus utilisés pendant les missions spatiales», écrit le site.

Tout n’est pas perdu

En bref, il ne ferait pas bon de dormir sur Mars. Et quand le rythme circadien est perturbé, le métabolisme ralentit: vous pourriez prendre du poids, vous sentir fatigué tout le temps, avoir plus de chances de devenir diabétique et/ou de développer un cancer. Sans compter la gravité moindre de la planète rouge et les effets secondaires qu’elle engendre, parmi lesquels vision trouble, maux de tête…

Ceci dit, tout n’est pas perdu.

«Avec la bonne lumière et un sommeil organisé, nous pourrions adapter nos rythmes circadiens aux journées martiennes», contrebalance Five Thirty Eight.

Mais cela n’arrivera pas sans une lumière artificielle qui imiterait parfaitement la perception des rayons du soleil sur Terre: la distance qui sépare Mars du Soleil est environ 1,5 fois supérieure à celle qui sépare la Terre du Soleil, ses effets ne sont donc pas du tout les mêmes sur la planète rouge.

http://www.slate.fr/

La Nasa veut mettre un bouclier magnétique autour de Mars pour que l’homme puisse y habiter


L’idée m’apparaît pas mal fantaisiste, même si cela serait utile pour la Terre dans des siècles à venir, il me semble que créer un champ magnétique sur Mars pour que l’homme puisse vivre serait de changer le cours naturelle d’une planète comme nous l’avons fait sur Terre dans d’autres domaines et qui n’a pas donné nécessairement de bons résultats
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La Nasa veut mettre un bouclier magnétique autour de Mars pour que l’homme puisse y habiter

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Artist’s impression of Mars four billion years ago | ESO/M. Kornmesser via Wikimédia CC License by

Artist’s impression of Mars four billion years ago | ESO/M. Kornmesser via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Le but est d’instaurer une nouvelle atmosphère

Il y a bien longtemps, dans notre galaxie, la planète Mars était recouverte d’océans et bénéficiait d’une atmosphère. Et si aujourd’hui tout cela a disparu, la Nasa a en tête un plan bien particulier pour la rendre habitable par les humains.

Le magazine Wired relaie ainsi la très intéressante conférence Planetary Science Vision 2050 Workshop de Washington, où le directeur de la division science planétaire James Green a expliqué ce projet fou:

«Le système solaire est à nous, prenons-le. Ceci, bien sûr, implique que nous soyons capables d’explorer Mars, ensemble, et d’y faire nos recherches, nous avons donc besoin d’un meilleur environnement.»

Des scientifiques de l’agence ont eu l’idée d’un bouclier magnétique pour protéger Mars des rayons du Soleil qui actuellement provoquent des radiations que l’homme ne peut supporter. Techniquement, la Nasa enverrait un circuit électrique suffisamment puissant pour créer un champ magnétique qui s’insérerait entre le Soleil et la planète rouge.

«Le bouclier pourrait permettre à Mars de restaurer lentement son atmosphère en quelques années, écrit Wired. Une fois que l’atmosphère s’est mise en place, l’effet de serre réchaufferait la planète, la rendant potentiellement assez chaude pour que de l’eau liquide existe à la surface.»

Une aide pour la Terre?

James Green semble néanmoins rêver plus loin que ses confrères, notamment en expliquant qu’il est possible qu’un jour une partie de l’ancien océan de Mars revienne. Il faut savoir que, comme le soulignait le site Phys.org il y a quelques jours à peine, la planète a accueilli ce qui ressemble à un énorme canal, creusé il y a trois milliards d’années après des inondations monstres.

Ce projet rappelle celui proposé en 2008 par deux chercheurs japonais du National Institute for Fusion Science. Si le système de champ magnétique pouvait s’appliquer à Mars ou même la Lune, Osamu Motojima et Nagato Yanagi se concentraient de leur côté sur la planète Terre. Il faut savoir que ce type de champ joue un rôle primordial pour la survie d’une espèce comme la nôtre, et qu’il s’est affaiblit chez nous «d’environ 10% en 150 ans».

Et s’il continue à diminuer en capacité, «cela pourrait avoir un impact sérieux sur les structures vitales comme les satellites, le trafic aérien, les réseaux électriques, ainsi que sur le réchauffement climatique mondial», notaient les deux scientifiques.

Il est donc possible que ce fameux champ magnétique artificiel, au-delà du fantasme d’astronaute, aient une importance vitale pour nous sur Terre.

http://www.slate.fr/