Mars va se rapprocher de la Terre


Pour avoir entendu tant parler de la planète Mars, on pourra la voir se rapprocher de la Terre. L’avantage c’est qu’elle sera visible à l’oeil nu surtout le 30 mai
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Mars va se rapprocher de la Terre

 

Mars

La Terre et Mars.Photo Gentside

La planète Mars a rendez-vous avec la Terre.

Lundi 30 mai, la planète rouge se trouvera en effet à une distance minimale de la nôtre. Un évènement astronomique à ne pas manquer. La planète rouge apparaitra beaucoup plus brillante que d’ordinaire et sera de ce fait plus facile à observer.

Cela fait déjà quelques semaines que la distance entre les deux planètes s’amenuise. Cette période privilégiée pour les amoureux de ciel et de l’espace correspond à celle où Mars se trouve à l’opposition.

UN ALIGNEMENT ET UN RAPPROCHEMENT

En d’autres termes, cela signifie que le Soleil, la Terre et la planète rouge sont alignés dans l’espace. Si cette situation advient généralement tous les deux ans (environ 780 jours), elle diffère toutefois sensiblement à chaque occurrence.

Nous savons en effet que la Terre orbite de manière quasi circulaire autour du Soleil. On ne peut toutefois en dire de même de sa voisine dont le parcours se veut un peu plus elliptique. Ainsi, la distance entre les deux corps durant l’opposition dépend principalement de la position de Mars sur son orbite.

Celle-ci peut se trouver alors au plus loin de la Terre ou au contraire au plus proche. L’alignement a été atteint le 22 mai et cette fois-ci, la planète rouge s’est trouvée à  une distance minimale par rapport aux quatre précédentes situations observées durant les 11 dernières années.

Les astronomes ont néanmoins prévu que cette distance se réduise encore après le 22 mai, pour atteindre le minimum de quelque 75,3 millions de kilomètres le 30 mai à  23 h 35. Mars n’a pas été aussi proche de la Terre depuis octobre 2005. En 2003, toutefois, elle s’est retrouvée encore plus près à quelque 55 millions de kilomètres.

UN PHÉNOMÈNE À OBSERVER DANS LE CIEL

En raison de cette proche distance, il sera particulièrement aisé de l’apercevoir et ce, même si le ciel n’est pas parfaitement dégagé. Son éclat sera en effet tellement intense qu’il pourra être identifié entre deux nuages. Pour ceux qui voudraient profiter au maximum du spectacle, les spécialistes conseillent de privilégier les lieux loin des villes et de la pollution lumineuse.

La planète sera repérable à  l’oeil nu ou aux jumelles mais pourra être observé avec plus de précisions au télescope. Ce type d’équipement pourra permettre d’obtenir un aperçu de la calotte polaire et de quelques structures martiennes. Toutefois, une observation plus détaillée nécessitera un télescope plus performant.

L’évènement sera également retransmis en direct et commenté par des spécialistes sur certains sites comme Slooh ou Virtual Telescope. Pour ceux qui manqueront l’évènement, il faudra attendre 2018 avant que Mars ne se rapproche à nouveau. Cette fois-ci, elle se trouvera à une distance encore plus réduite: environ 58 millions de kilomètres. 

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Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars


Mars, une planète austère du système solaire aurait semble-t-il eu des tsunamis causés par des météorites. Et qui dit tsunami, dit océan. Malheureusement, s’il y a eu autrefois de l’eau, aujourd’hui, elle n’a laissé qu’un sol aride
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Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars

 

 Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Repéré par Bruno Cravo

Les vagues ont atteint les 120 mètres de haut.

Des murs d’eau de 120 mètres qui feraient passer le tsunami au Japon en 2011 pour une vaguelette. C’est ce qu’a éprouvé la planète Mars il y a environ 3,4 milliards d’années d’après Discover, levant le doute sur la présence d’un océan sur la planète dans le passé.

Le mensuel scientifique s’appuie sur les observations du Planetary Science Institute et ses études de l’érosion de l’ancien littoral martien. Elles révelent que la planète rouge a subi ces catastrophes par deux fois en constatant un recul prononcé des roches. Pas de séismes à l’origine de ces cataclysmes comme c’est souvent le cas sur Terre mais des perturbateurs extérieurs: deux météorites géantes semblables à celle qui frappa notre planète il y a soixante-cinq millions d’années.

Océan martien confirmé

«La découverte de gisements de méga-tsunamis martiens enlève une grande partie de la controverse, qui pendant des décennies a entouré l’hypothèse d’un océan sur Mars», assure Alexis Rodriguez, chercheur à l’origine de ces révélations.

Le scientifique affirme également que «la planète est devenue beaucoup plus froide après le premier tsunami», un changement climatique qui a entraîné un raz-de-marée en partie gelé quand la seconde météorite a frappé Mars quelques millions d’années plus tard.

L’ampleur des vagues s’explique par la taille des météorites tombées sur la planète à cette période. Elles ont causé des cratères d’environ trente kilomètres. Les incertitudes liées à l’eau s’évaporent peu à peu pour la planète la plus intrigante du système solaire. En revanche, en ce qui concerne la vie, ce n’est toujours pas gagné. 

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Des pommes de terre bientôt cultivées dans le sol aride de Mars?


Comme on le sait, la Nasa veut envoyer des êtres humains vers Mars. Encore faut-il survivre s’ils arrivent à bon port. Le jardinage serait un atout, sauf que même si certains légumes poussent, le problème, c’est qu’ils seraient probablement toxiques
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Des pommes de terre bientôt cultivées dans le sol aride de Mars?

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Sera-t-il un jour possible de cultiver sur Mars sans mettre en danger la santé des astronautes? Il faudra d’abord se rendre sur la planète rouge pour le savoir, ce qui pourrait se faire dans un horizon de 10 à 15 ans.Photo Fotolia

Dans une serre perdue au milieu d’un champ aux Pays-Bas s’étirent de banales plantes vertes dans des pots de terre aux caractéristiques extraterrestres.

Wieger Wamelink, chercheur à l’Université de Wageningen, dans l’est du pays, n’en est pas à son premier coup d’essai. Dans une terre rouge similaire au sol de l’aride et rocailleuse Mars, il a déjà réussi à cultiver du cresson, des radis et du seigle, et rêve maintenant de tomates fraîches mûries aux lampes LED sur cette planète lointaine.

«Lorsque les gens iront sur Mars, ils devront manger, dit-il. Et le plus facile pour eux sera de cultiver leurs propres aliments.»

Obtenir un peu de véritable sol martien est «impossible», explique le scientifique. C’est pourquoi il a passé commande sur internet… auprès de la NASA, l’Agence spatiale américaine.

La NASA fabrique en effet des ersatz, explique le scientifique, qui s’en sert désormais pour ses expériences agricoles. La terre carmin imitant le sol de Mars est puisée près d’un volcan à Hawaï. Le succédané lunaire provient, lui, d’un désert d’Arizona.

Les recherches de Wieger Wamelink ont débuté en 2013 avec la commande de 100 kg de ces sols pseudolunaires et pseudomartiens, moyennant 2000 euros (2933 $ CAN).

Le chercheur a d’abord semé 14 espèces de plantes, parmi lesquelles des tomates, des légumineuses et des plantes sauvages.

«Travailler cette terre est très spécial. Personne, pas même la NASA, n’était capable de nous dire ce qu’il se passerait, même en y ajoutant simplement de l’eau», se souvient M. Wamelink, dont les recherches ont été détaillées dans le journal scientifique PLOS One en août 2014.

Ces sols de substitution, «un peu réticents», absorbent finalement bien l’eau et se révèlent être un bon terreau.

«Sur le succédané martien, les plantes poussaient très vite et très bien et ont même commencé à fleurir, chose que nous n’avions pas anticipée», assure-t-il.

Dès la deuxième expérience, toutes les plantes ont poussé dans les deux sols, même si les épinards ont été plus capricieux.

DES LÉGUMES EMPOISONNÉS?

Reste toutefois LA question à laquelle Wieger Wamelink cherche aujourd’hui à répondre: ces légumes sont-ils propres à la consommation?

Comme parfois sur la planète bleue, la terre martienne contient des métaux lourds qui, inoffensifs pour la croissance des plantes, peuvent être des poisons mortels pour l’être humain.

Jour après jour, Wieger Wamelink observe et compare la croissance ici des haricots, là des pommes de terre, clin d’œil au film «Seul sur Mars» dans lequel l’astronaute incarné par Matt Damon tente de survivre sur la planète rouge.

Les analyses menées dans le cadre de ses expériences révèlent de l’arsenic, du mercure ou du plomb dans les légumes, les rendant impropres à la consommation… mais le chercheur pense avoir déjà trouvé la solution: il faudrait purifier d’abord le sol, dit-il, en introduisant des espèces végétales comme la violette, capable d’extraire les métaux lourds.

Pour l’instant, l’expérience de Wieger Wamelink, menée dans des conditions non stériles sur Terre, ne porte que sur les qualités nutritionnelles de la terre.

«Il reste tant d’autres paramètres à tester», assure-t-il, avant que l’agriculture ne devienne une réalité dans l’espace.

En raison du froid intense et du manque d’oxygène sur Mars et sur la Lune, les légumes et légumineuses ne pourraient y être cultivés que dans un environnement clos et contrôlé: il faudrait un équipement recréant les conditions atmosphériques de la Terre et qui protège contre les radiations cosmiques susceptibles d’endommager l’ADN des plantes, relève le scientifique.

Cette «ferme spatiale» pourrait par exemple prendre la forme d’un conteneur, équipé de lampes LED et enfoui en sous-sol.

Quant à l’eau, nécessaire pour faire pousser les plantes, « il en existe sur Mars et sur la lune sous forme de glace », relève Wieger Wamelink.

Certaines questions restent toutefois en suspens et ne pourront être totalement résolues qu’une fois là-haut, concède-t-il: l’ajout de bactéries bienfaisantes aiderait-il les plantes à croître? Quel impact aura la faible gravité sur la croissance des plantes?

«PAS UNE PRIORITÉ»

La NASA prévoit que l’homme pourra marcher sur Mars d’ici 10 ou 15 ans, un horizon qui est aussi celui des projets de colonie humaine Mars One et Mars Colonial Transporter du milliardaire Elon Musk, fondateur de la société aérospatiale californienne SpaceX.

Celle-ci compte envoyer une capsule non habitée vers la planète rouge dès 2018 avec le soutien technique de la NASA.

Mais la route sera longue avant qu’on ait la technologie permettant de «maintenir l’astronaute en vie» sur Mars, commente Christophe Lasseur, responsable des recherches en «Support-Vie» – l’ensemble des activités autour des besoins métaboliques de l’astronaute – à l’Agence spatiale européenne (ESA).

Et à ses yeux, faire pousser des plantes dans le sol martien «n’est pas une priorité»: il serait plus important, dit-il, de pouvoir installer sur place des laboratoires où seraient cultivés des légumes assurés de pousser et comestibles à coup sûr.

«On ne peut pas prendre de risques. On est obligé de considérer la plante comme une technologie et de savoir exactement ce qu’il se passe, de la racine au bout de la feuille», dit-il.

Avant d’espérer voir pousser des tomates à Mars, «tous les paramètres chimiques, microbiologiques, physiologiques doivent être compris et modélisés», conclut M. Lasseur.

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Des scientifiques d’Ottawa se préparent à une météo solaire perturbatrice


Avec l’avancement technologie, les scientifiques peuvent donner des probabilités sur les tempêtes solaires qui pourraient affecter tout le réseau de télécommunications et d’électricité comme a subi le Québec en 1989. Le Canada est particulièrement vulnérable par sa proximité avec le Pôle Nord
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Des scientifiques d’Ottawa se préparent à une météo solaire perturbatrice

 

Des éruptions solaires à la surface du soleil.

Des éruptions solaires à la surface du soleil.   PHOTO : RESSOURCES NATURELLES CANADA

Si les menaces de changement climatiques, l’idée d’une pandémie ou encore la possibilité qu’une guerre nucléaire éclate ne vous inquiètent pas particulièrement, que pensez-vous de la météo solaire?

RADIO-CANADA AVEC CBC

D’énormes éruptions sur la surface du soleil peuvent créer des ondes de particules solaires. Ces dernières peuvent facilement perturber nos réseaux électriques ou endommager les satellites, sans oublier le GPS dans votre voiture qui pourrait… cesser de fonctionner.

Les scientifiques du Centre canadien de météo spatiale se préparent maintenant à cette éventualité d’éruption solaire. Dans leur centre commandement d’Ottawa, ces scientifiques utilisent de l’équipement à la fine pointe de la technologie pour tester l’activité géomagnétique.

Des niveaux élevés d’activité géomagnétique sont des indicateurs d’éruptions solaires ou de leur jumeau maléfique, l’éjection de masse coronale (EMC).

D’importants dégâts provoqués par des EMC

Les éjections de masse coronale sont des éruptions massives à la surface du soleil qui projettent un tsunami de particules dans notre système solaire et peuvent changer de manière radicale le champ magnétique de la Terre une fois arrivé chez nous.

En 2012, des EMC ont passé près de la Terre, mais d’autres nous ont frappés de plein fouet, ayant des effets désastreux.

Le plus imposant cas d’EMC sur notre planète remonte en août 1859, alors qu’une aurore ultra-brillante s’est formée, à un point tel qu’il était possible de lire son journal en pleine nuit, un peu partout en Amérique du Nord.

En quelques minutes seulement, cette éjection a créé d’importants dégâts au système télégraphique, le seul réseau de télécommunication d’envergure à l’époque.

Canada spécialement vulnérable

Notre dépendance à l’électricité et à des systèmes de navigation par satellite rendent le monde, tout comme le Canada, plus vulnérable à une possible invasion d’éjections de masse coronale.

Le pays pourrait facilement ressentir l’impact d’un tel événement et plus que tout autre pays, en raison avec la proximité du pôle Nord, selon la scientifique chez Ressources naturelles Canada, Robyn Fiori.

La météorologie spatiale peut affecter une variété de technologies, de satellites et GPS. Robyn Fiori

« Il pourrait également y avoir un impact lors d’utilisations de boussoles pour le forage ou encore des problèmes électriques avec nos pipelines », enchaîne la scientifique.

Les lignes électriques sont particulièrement vulnérables parce qu’elles agissent comme des conducteurs lors des tempêtes géomagnétiques, provoquant des courants électriques inattendus sur les lignes.

Une tempête solaire d’une minute et demie au Québec en 1989 a été suffisante pour faire disjoncter tout le réseau.

Plus de six millions de personnes ont été plongées dans le noir au Québec et au nord des États-Unis pendant neuf heures.

Heureusement, ces éruptions d’EMC n’affecteraient que les longs réseaux électroniques, ce qui ne devrait pas toucher les outils de votre maison comme le câble ou votre téléphone.

Les scientifiques du Centre canadien de météo spatiale travaillent d’arrache-pied pour atténuer les effets d’une météo spatiale en dent-de-scie, en construisant par exemple des satellites plus robustes contre les particules solaires.

Selon un texte de CBC

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Mercure passera lundi entre la Terre et le Soleil


Plusieurs parties du monde pourront être témoin de la visite de Mercure qui passera entre la Terre et le soleil. Tout le monde ? Bien s’ils sont équipés d’instrument d’astronomie, sinon, il faut faire attention de ne pas regarder le soleil sans protection, car il y a un risque pour les yeux
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Mercure passera lundi entre la Terre et le Soleil

 

La planète Mercure.... (PHOTO ARCHIVES NASA)

La planète Mercure.

PHOTO ARCHIVES NASA

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Une occasion rare : Mercure, la plus petite planète du système solaire, passera lundi entre la Terre et le Soleil, un phénomène qui sera visible dans la partie du monde où il fera jour à ce moment-là, notamment en Europe de l’Ouest.

Pendant plusieurs heures, les amateurs pourront suivre le trajet de Mercure, qui apparaîtra comme un tout petit disque noir se déplaçant devant l’astre. Il faudra être équipé d’instruments astronomiques pour découvrir ce spectacle.

Le phénomène débutera à 11h12 GMT (13h12 heure de Paris) et prendra fin à 18h42 GMT (20h42 heure de Paris). L’heure pourra varier légèrement selon les endroits.

Visuellement, « Mercure donnera l’impression de grignoter l’un des bords du Soleil puis il le traversera très lentement avant de ressortir de l’autre côté », explique à l’AFP Pascal Descamps, astronome à l’Observatoire de Paris.

Ce phénomène, qui durera sept heures et demie, est « rare, car il exige un alignement presque parfait du Soleil, de Mercure et de la Terre », souligne-t-il.

Encore peu explorée, la mystérieuse Mercure est la planète la plus proche du Soleil et se trouve à une distance moyenne de 58 millions de km de lui.

Toute petite (son diamètre est de 4780 km seulement), elle fait le tour du Soleil en 88 jours.

Elle passe tous les 116 jours entre la Terre et notre étoile. Mais du fait de l’inclinaison de son orbite autour de l’astre par rapport à l’orbite de la Terre, elle nous paraît la plupart du temps se trouver au-dessus ou en dessous du Soleil.

De ce fait, les transits de Mercure devant le Soleil sont peu fréquents : il y en a 13 ou 14 par siècle.

Le dernier s’est produit il y a dix ans. Les prochains seront en novembre 2019, en novembre 2032 et en mai 2049.

Attention aux yeux

L’Europe de l’Ouest et du Nord, l’ouest de l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Ouest, le Canada, l’est de l’Amérique du Nord et une grande partie de l’Amérique latine seront aux premières loges pour observer ce long transit. À condition que la météo soit favorable.

« C’est toujours excitant de voir des phénomènes astronomiques rares de ce type », souligne Martin Barstow, président de la Royal Astronomical Society, dans un communiqué. « Cela montre que l’astronomie est une science accessible à tout le monde ».

Mais il rappelle qu’il est important de respecter les consignes de sécurité. Regarder le Soleil directement sans protection peut provoquer des lésions oculaires irrémédiables.

Les lunettes spéciales pour les éclipses solaires ne seront d’aucune utilité, car la planète est trop petite.

« Il faut un instrument astronomique pour grossir l’image du Soleil », explique Pascal Descamps.

Les astronomes amateurs pourront utiliser lunettes et télescopes à condition de les protéger par des filtres solaires appropriés.

Selon l’astronome, « le moyen le plus simple pour voir Mercure sans risque sera d’utiliser un solarscope », sorte de boîte cartonnée munie d’un objectif avec une lentille, couplé avec un petit miroir convexe. Il permet d’observer sans danger le Soleil par projection de son image inversée sur un écran.

Avec le solarscope, le Soleil aura un diamètre de 12 centimètres et Mercure fera 0,75 millimètre.

C’est un savant français, Pierre Gassendi, qui a observé pour la première fois en 1631 un passage de Mercure devant le Soleil. Ce transit avait été prédit quelques années avant par Johannes Kepler, décédé en 1630 avant d’avoir pu le voir.

Mercure, dont la température à la surface varie de -173 degrés Celsius à 427 degrés Celcius, a été observée par deux sondes spatiales américaines, d’abord par Mariner 10 en 1974 et 1975 puis par Messenger qui a fini sa mission en 2015.

L’Europe et le Japon se préparent à lancer en 2018 un duo de sondes pour la mission BepiColombo qui rejoindra Mercure en 2024.

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L’astronaute Tim Peake court un marathon dans l’espace


Il faut le vouloir de faire un marathon  de 100 000 km depuis l’espace en même temps que les marathoniens qui couraient à Londres
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L’astronaute Tim Peake court un marathon dans l’espace

 

L'astronaute Tim Peake, photographié le 15 décembre avant son... (Photo Dmitry Lovetsky, AP)

L’astronaute Tim Peake, photographié le 15 décembre avant son décollage pour l’espace.

PHOTO DMITRY LOVETSKY, AP

Agence France-Presse
LONDRES

L’astronaute britannique Tim Peake a couru dimanche un marathon sur un tapis roulant à bord de la Station spatiale européenne (ISS), 400 km au-dessus de la Terre, au moment où des milliers de participants disputaient celui de Londres.

Tim Peake a ouvert la course en scandant le compte à rebours dans un message vidéo alors que les coureurs étaient prêts à s’élancer derrière la ligne de départ à Londres.

L’astronaute, qui portait des poids pour contrebalancer l’absence de gravité dans l’espace, a noté dans un message envoyé après la course qu’il avait parcouru les 42 km du marathon pendant que l’ISS accomplissait un trajet de 100 000 km.

«Hello London! envie de courir?», a-t-il tweeté avant la course.

Tim Peake est le deuxième astronaute à courir un marathon dans l’espace, après Sunita Williams qui avait disputé, depuis l’espace, le marathon de Boston en 2007 en quatre heures, 23 minutes et 10 secondes.

Mais l’astronaute britannique a battu ce record en terminant sa course en trois heures, 35 minutes et 21 secondes, selon une estimation postée sur le site internet de l’Agence spatiale européenne.

Le livre Guinness des records a confirmé l’exploit, affirmant sur son site être «en mesure de confirmer que l’astronaute de l’ESA Tim Peake a remporté un nouveau record … pour le plus rapide marathon en orbite».

Tim Peake, 44 ans, s’était entraîné à bord de la station spatiale en vue de ce marathon.

Premier Britannique à séjourner à bord de la Station spatiale internationale, il a entamé sa mission de six mois en décembre.

«Ce fut une expérience inoubliable», a-t-il commenté dans une déclaration rendue publique par les organisateurs du marathon.

Le Kényan Eliud Kipchoge a conservé son titre dimanche sur le marathon de Londres, qu’il a remporté en 2 heures, 3 minutes et 4 secondes, deuxième temps mondial.

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Quand les femmes astronautes ont leurs règles, c’est un vrai casse-tête


Il n’est sans doute pas facile de monter les échelons pour être choisi pour une mission dans l’espace quand on est une femme. Mais, il y a des réalités féminines qui montrent que ces missions ne sont pas encore adaptées pour elles.
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Quand les femmes astronautes ont leurs règles, c’est un vrai casse-tête

 

Aller en mission quelques semaines ou mois dans l’espace est un challenge auquel vient s’ajouter celui, lorsqu’on est une femme, d’avoir ses règles. Une étude publiée jeudi 21 avril dans la revue npj Microgravity met le doigt sur les problèmes auxquels sont confrontées les femmes astronautes ainsi que les solutions qu’elles adoptent.

« Une station spatiale est une boîte de conserve », explique à Mashable Varsha Jain, « gynécologue de l’espace », auteure de l’étude et chercheuse au King’s College London.

Peu d’eau, hygiène compliquée…. Avec Virginia E. Wotring, spécialisée en pharmacie et en astronomie, du Baylor College of Medicine, elle explique dans cette analyse que beaucoup de femmes choisissent de suspendre leurs menstruations pendant le temps de leur mission.

« C’est très important de comprendre qu’il s’agit d’un choix complètement personnel« ,indique Varsha Jain. « Il n’existe aucune règle venant de la NASA ou de l’Agence Spatiale Européenne ».

Ne plus avoir ses règles

La plupart des astronautes choisiraient donc de suspendre leurs menstruations. Sur une plaquette de 21 pilules et 7 placebo, elles sautent le placebo. Ainsi, elles n’ont plus leurs règles (ce qui n’est pas contre-indiqué par les médecins en général).

Ce choix peut poser problème. Car si une femme part en mission pendant 3 ans, elle doit apporter avec elle environ 1000 pilules, ce qui fait beaucoup d’emballages et de poids à ajouter aux bagages. Par ailleurs, la pilule contraceptive pourrait accroître les risques de développer « un caillot de sang dans les jambes ou les poumons », poursuit Varsha Jain même si ce n’est pas arrivé.

Qui plus est, elles écrivent que « la stabilité du médicament n’a pas été testée pour un traitement hormonal sur une si longue durée dans l’espace ou avec l’impact des radiations de l’espace ».

Si elles choisissent d’avoir normalement leurs règles, elles font malgré tout face à certains certains problèmes logistiques.

Difficultés à se laver

Le système de gestion des déchets n’est pas du tout approprié pour le sang menstruel,apprend-on par exemple sur le New York Times. Dans la Station spatiale internationale, seul un cabinet de toilettes tolère le sang. L’autre recycle l’urine en eau potable.

De plus, garder une bonne « hygiène personnelle pendant les règles dans l’espace peut aussi être éprouvant, par exemple le peu d’eau pour se laver ou le fait de devoir changer ses produits hygiéniques avec la microgravité », écrivent-elles.

Les deux spécialistes de l’espace espèrent donc que des études seront faites sur l’utilisation d’autres contraceptifs dans l’espace ainsi que sur une meilleure information des astronautes avant qu’elles partent en mission.

Aujourd’hui, les femmes astronautes sont encore sous-représentées par rapport aux hommes, comme dans la plupart des filières scientifiques et techniques. Ces 50 dernières années, elles sont plus de 50 à avoir voyagé dans l’espace et ce chiffre ne devrait qu’augmenter.

http://quebec.huffingtonpost.ca/