L’astronaute Tim Peake court un marathon dans l’espace


Il faut le vouloir de faire un marathon  de 100 000 km depuis l’espace en même temps que les marathoniens qui couraient à Londres
Nuage

L’astronaute Tim Peake court un marathon dans l’espace

 

L'astronaute Tim Peake, photographié le 15 décembre avant son... (Photo Dmitry Lovetsky, AP)

L’astronaute Tim Peake, photographié le 15 décembre avant son décollage pour l’espace.

PHOTO DMITRY LOVETSKY, AP

Agence France-Presse
LONDRES

L’astronaute britannique Tim Peake a couru dimanche un marathon sur un tapis roulant à bord de la Station spatiale européenne (ISS), 400 km au-dessus de la Terre, au moment où des milliers de participants disputaient celui de Londres.

Tim Peake a ouvert la course en scandant le compte à rebours dans un message vidéo alors que les coureurs étaient prêts à s’élancer derrière la ligne de départ à Londres.

L’astronaute, qui portait des poids pour contrebalancer l’absence de gravité dans l’espace, a noté dans un message envoyé après la course qu’il avait parcouru les 42 km du marathon pendant que l’ISS accomplissait un trajet de 100 000 km.

«Hello London! envie de courir?», a-t-il tweeté avant la course.

Tim Peake est le deuxième astronaute à courir un marathon dans l’espace, après Sunita Williams qui avait disputé, depuis l’espace, le marathon de Boston en 2007 en quatre heures, 23 minutes et 10 secondes.

Mais l’astronaute britannique a battu ce record en terminant sa course en trois heures, 35 minutes et 21 secondes, selon une estimation postée sur le site internet de l’Agence spatiale européenne.

Le livre Guinness des records a confirmé l’exploit, affirmant sur son site être «en mesure de confirmer que l’astronaute de l’ESA Tim Peake a remporté un nouveau record … pour le plus rapide marathon en orbite».

Tim Peake, 44 ans, s’était entraîné à bord de la station spatiale en vue de ce marathon.

Premier Britannique à séjourner à bord de la Station spatiale internationale, il a entamé sa mission de six mois en décembre.

«Ce fut une expérience inoubliable», a-t-il commenté dans une déclaration rendue publique par les organisateurs du marathon.

Le Kényan Eliud Kipchoge a conservé son titre dimanche sur le marathon de Londres, qu’il a remporté en 2 heures, 3 minutes et 4 secondes, deuxième temps mondial.

http://www.lapresse.ca/

Quand les femmes astronautes ont leurs règles, c’est un vrai casse-tête


Il n’est sans doute pas facile de monter les échelons pour être choisi pour une mission dans l’espace quand on est une femme. Mais, il y a des réalités féminines qui montrent que ces missions ne sont pas encore adaptées pour elles.
Nuage

 

Quand les femmes astronautes ont leurs règles, c’est un vrai casse-tête

 

Aller en mission quelques semaines ou mois dans l’espace est un challenge auquel vient s’ajouter celui, lorsqu’on est une femme, d’avoir ses règles. Une étude publiée jeudi 21 avril dans la revue npj Microgravity met le doigt sur les problèmes auxquels sont confrontées les femmes astronautes ainsi que les solutions qu’elles adoptent.

« Une station spatiale est une boîte de conserve », explique à Mashable Varsha Jain, « gynécologue de l’espace », auteure de l’étude et chercheuse au King’s College London.

Peu d’eau, hygiène compliquée…. Avec Virginia E. Wotring, spécialisée en pharmacie et en astronomie, du Baylor College of Medicine, elle explique dans cette analyse que beaucoup de femmes choisissent de suspendre leurs menstruations pendant le temps de leur mission.

« C’est très important de comprendre qu’il s’agit d’un choix complètement personnel« ,indique Varsha Jain. « Il n’existe aucune règle venant de la NASA ou de l’Agence Spatiale Européenne ».

Ne plus avoir ses règles

La plupart des astronautes choisiraient donc de suspendre leurs menstruations. Sur une plaquette de 21 pilules et 7 placebo, elles sautent le placebo. Ainsi, elles n’ont plus leurs règles (ce qui n’est pas contre-indiqué par les médecins en général).

Ce choix peut poser problème. Car si une femme part en mission pendant 3 ans, elle doit apporter avec elle environ 1000 pilules, ce qui fait beaucoup d’emballages et de poids à ajouter aux bagages. Par ailleurs, la pilule contraceptive pourrait accroître les risques de développer « un caillot de sang dans les jambes ou les poumons », poursuit Varsha Jain même si ce n’est pas arrivé.

Qui plus est, elles écrivent que « la stabilité du médicament n’a pas été testée pour un traitement hormonal sur une si longue durée dans l’espace ou avec l’impact des radiations de l’espace ».

Si elles choisissent d’avoir normalement leurs règles, elles font malgré tout face à certains certains problèmes logistiques.

Difficultés à se laver

Le système de gestion des déchets n’est pas du tout approprié pour le sang menstruel,apprend-on par exemple sur le New York Times. Dans la Station spatiale internationale, seul un cabinet de toilettes tolère le sang. L’autre recycle l’urine en eau potable.

De plus, garder une bonne « hygiène personnelle pendant les règles dans l’espace peut aussi être éprouvant, par exemple le peu d’eau pour se laver ou le fait de devoir changer ses produits hygiéniques avec la microgravité », écrivent-elles.

Les deux spécialistes de l’espace espèrent donc que des études seront faites sur l’utilisation d’autres contraceptifs dans l’espace ainsi que sur une meilleure information des astronautes avant qu’elles partent en mission.

Aujourd’hui, les femmes astronautes sont encore sous-représentées par rapport aux hommes, comme dans la plupart des filières scientifiques et techniques. Ces 50 dernières années, elles sont plus de 50 à avoir voyagé dans l’espace et ce chiffre ne devrait qu’augmenter.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pour trouver des extraterrestres, il faudra comprendre les dauphins


Que ce soit les dauphins ou autre animal, pourrait permettre de comprendre les signaux, que nous prenons que pour du bruit… Peut-être que cela aiderait à détecter d’autres civilisations quelque part dans l’espace,Enfin, qui sait !!!
Nuage

 

Pour trouver des extraterrestres, il faudra comprendre les dauphins

Dolphin-Research-Center_Florida-Key's Reinhard Link via Flickr CC License by

Dolphin-Research-Center_Florida-Key’s Reinhard Link via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Comment prétendre communiquer avec une race supérieurement intelligente si on ne peut même pas parler avec les animaux les plus évolués qui nous entourent?

Connaissez-vous le très sérieux Ordre du Dauphin? Cette société plus ou moins secrète a été lancée en 1961 autour d’un neuroscientifique du nom de John Lilly, connu jusque-là pour avoir lancé l’idée que les dauphins avaient leur propre langage, capable de rivaliser avec le nôtre. Le but de cette société était d’explorer une hypothèse en apparence très farfelue: si l’on veut être en mesure de déchiffrer un langage extraterrestre, il faut d’abord être en mesure de comprendre la langue complexe des dauphins.

Depuis, le travail de Lilly et de son Ordre a perdu de son éclat et suscité un intérêt aléatoire au sein de la communauté de scientifiques en charge de trouver une intelligence extraterrestre. En 2013, le Wall Street Journal expliquait même que les preuves d’existence d’un langage chez les dauphins étaient inexistantes, même si ces derniers possèdent des signatures de reconnaissances qui leur sont propres, comme des noms.

Mais, aujourd’hui, comme le raconte le site Nautilus, cette démarche particulière «est de nouveau à la mode, grâce à de nouvelles applications de la théorie de l’information et des avancées technologiques, comme le Cetacean Hearing Telemetry (CHAT), un ordinateur submersible qui établit une communication basique avec les dauphins».

Syntaxe

Sans aller jusqu’à parler de langage pour désigner la façon de communiquer des dauphins, beaucoup de scientifiques estiment désormais que leurs «bruits» manquent de caractéristiques linguistiques, certains chercheurs comme Laurance Doyle persistent dans la voie tracée par Lilly.

«Certains estiment que les signaux des dauphins peuvent même être utilisés pour transmettre des choses comme l’humeur, le sexe, ou l’âge du dauphin», écrit Nautilus.

Doyle a repris les travaux d’un linguiste d’Harvard des années 1930, George Zipf, et a découvert que, comme pour le langage humain, les dauphins ont probablement une syntaxe.

«Pourquoi une telle syntaxe existerait? Pour une raison, cette syntaxe permet de compenser les erreurs dans la transmission, qui a définitivement une valeur en matière de survie, explique Laurance Doyle. Un exemple humain pourrait être le déchiffrage de lettres manquantes dans un manuscrit mal copié en utilisant les règles de l’orthographe.»

Ces travaux pourraient ainsi aider les astronomes à détecter des sons cosmiques dont la structure laisse apparaître les bases d’une forme linguistique, comme on a pu le faire chez les dauphins et d’autres espèces animales. Étudier notre propre planète est donc indispensable pour ne pas manquer, un jour peut-être, le premier «Coucou» venant d’une autre planète.

http://www.slate.fr/

Il existe un plan pour cacher les humains des extraterrestres


Pour ma part, j’aurais plus peur des effets négatifs que nous aurions si nous découvrons une vie intelligente ailleurs à force de voir comment l’homme se comporte avec ses semblables. Ceci dit, même si ce qui est proposé pour se camoufler devant des envahisseurs potentiels, rien ne dit qu’ils ne viendrait pas étudier la terre même en la croyant morte, vue que nous le faisons avec les planètes environnantes comme présentement sur Mars
Nuage

 

Il existe un plan pour cacher les humains des extraterrestres

 

Orion / NASA/JPL-Caltech/T. Megeath (University of Toledo, Ohio).

Orion / NASA/JPL-Caltech/T. Megeath (University of Toledo, Ohio).

Repéré par Vincent Manilève

Attention, cette démarche scientifique est très sérieuse.

«Il suffit de nous regarder pour voir qu’une vie intelligente pourrait se développer et devenir quelque chose que nous ne voudrions pas rencontrer. Je les imagine dans des vaisseaux massifs… ayant utilisé toutes les ressources de leur planète. Des extraterrestres aussi avancés pourraient devenir nomades, et chercher à conquérir et coloniser n’importe quelle planète ils pourraient atteindre.»

Cette prédiction ne vient pas d’un scénariste hollywoodien mais du célèbre physicien Stephen Hawking qui s’exprimait dans un documentaire réalisé il y a près de six ans. Et effectivement, qui a envie de vivre une rencontre façon extraterrestre façonIndependence Day, Mars Attack, ou même Transformers? Bien sûr, les scientifiques les plus rationnels (ou les plus cyniques, c’est selon) vous diront qu’il paraît improbable que des petits êtres verts parcourent de millions d’années-lumière de distance à bord de vaisseaux technologiques très puissants simplement pour nous voir nous, qui peinons à imposer la voiture électrique.

Et pourtant, s’il existe une infime chance que cela se produise, certains chercheurs veulent que l’homme soit prêt. Discover Magazine relaie sur son site une étude menée par David Kipping et Alex Teachey, de l’université de Columbia, et publiée dans le Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. Intitulé «Un appareil pour se cacher dans le cadre de transition astronomique», cet article repose sur la capacité des instruments d’observation comme le télescope Kepler à détecter la présence d’exoplanètes quand elles passent devant leur étoile.

«Cette technique pourrait marcher depuis n’importe quelle planète dans notre galaxie, écrit le journal. Un scientifique de la Nasa a estimé que, en utilisant une technologie similaire à Kepler, des astronomes extraterrestres pourraient détecter la planète Terre depuis une distance équivalente à 1.300 années-lumière.»

Se faire passer pour une planète morte

Il est donc envisageable que d’autres êtres suffisamment développés puissent nous détecter, si cela n’est pas déjà fait. Pour éviter cela, Kipping et Teachey expliquent que l’on pourrait émettre, une fois par an pendant 10 heures, un laser de 30 mégawatts qui bloquerait notre fameux signal de transition. Ainsi, quand la Terre s’alignerait pile entre le Soleil et une potentielle planète habitée, toute détection serait rendue impossible.

Mais il faut s’assurer que toutes les ondes lumineuses soient indétectables.

Pour cela, plutôt qu’un rayon trop puissant, les deux chercheurs proposent d’utiliser des technologies existantes pour «masquer des marqueurs atmosphériques spécifiques comme l’oxygène, ce qui laisserait croire à des extraterrestres hostiles que la Terre est une planète morte».

«Nous avons calculé que les panneaux solaires de la Station spatiale internationale rassemblent assez d’énergie durant l’année pour fournir le champ laser», explique Teachey, qui a également proposé l’idée d’un laser terrestre, mais bien plus coûteux.

Mais rassurez-vous, l’option inverse d’un camouflage est aussi envisagé. Ce laser pourrait servir à envoyer des messages aux observateurs extérieurs à la Terre. Tout dépendra alors de la confiance que l’Homme voudra bien accorder à ces être d’un nouveau genre.

http://www.slate.fr/

Une grosse éruption solaire pourrait griller la Terre


Rien n’est éternel, tout est appelé à disparaître, même la planète Terre. Reste à savoir comment, mais je doute que nous sachions la date exacte. Ceci dit, le soleil est un des hypothèses quoique pour le moment du moins, le risque est très faible.
Nuage

 

Une grosse éruption solaire pourrait griller la Terre

 

Éruption solaire | NASA Goddard Space Flight Center via Wikimedia Commons License by

Éruption solaire | NASA Goddard Space Flight Center via Wikimedia Commons License by

Repéré par Aude Lorriaux

Il y a un risque «très faible» mais pas nul qu’une super éruption solaire, 10.000 fois supérieure à la normale, carbonise notre planète.

On vous prévient tout de suite: si vous avez fait des cauchemars après avoir regardé le filmMelancholia (qui raconte l’histoire d’une planète mille fois plus grosse que la Terre s’écrasant sur elle), cet article n’est pas pour vous. Car ce qui va suivre est assez effrayant. Il y a une chance que nous soyons un jour totalement grillés par une gigantesque éruption solaire, bien plus importante que celles qui endommagent parfois nos circuits électriques terrestres et nos réseaux de communication, affirme une étude de la revue Nature communications résumée par Science mag.

Les éruptions solaires proviennent de l’interruption et de la reconnexion des champs magnétiques autour de l’astre. Certaines peuvent être d’une ampleur inimaginable, jusqu’à 10.000 fois plus grandes que toutes celles que nous avons connues. Pour l’instant, le soleil n’est jamais entré dans une colère telle qu’elle pourrait nous menacer, parce que son champ magnétique est assez faible. D’autres étoiles sont dotées de champs magnétiques bien plus puissants, créant régulièrement ces «super éruptions».

Risque «très modéré mais pas nul»

Mais les chercheurs ont voulu savoir si ces éruptions gigantesques se produisaient parfois autour d’étoiles avec des champs magnétiques inférieurs en force à celui de la Terre, ou similaires. Et accrochez-vous bien: oui, cela arrive. Et pas qu’un peu. Environ 10% des étoiles qui produisent ces «super éruptions» («superflare» en anglais) ont des champs magnétiques inférieurs ou équivalents à celui de la Terre, affirment les chercheurs qui ont pour cela étudié près de 5.600 de ces corps célestes, à l’aide du téléscope chinois Guo Shoujing.

«Le risque est très modéré mais pas nul», affirmait déjà, avant cette découverte, l’astrophysicien Francis Rocard dans une interview à L’Express.

Mars a perdu son atmosphère à cause des éruptions

En juillet 2012, une tempête solaire a manqué la Terre de peu. Elle aurait pu provoquer plus de mille milliards de dollars de dégâts. En 1989, une éruption solaire a plongé le Québec dans le noir pendant plusieurs heures. Des centaines d’années plus tôt, en 744 et 993, notre planète avait déjà été frappée par «d’énormes vagues de particules subatomiques», environ 10 à 100 fois plus importantes que d’habitude. La première était «cinq fois plus puissante que n’importe quelle tempête solaire observée entre 1956 et 2005». Si un tel événement se reproduisait, nous resterions des mois sans électricité.

Ces évènements étaient tout bonnement ridicules comparés aux plus grosses de ces«super éruptions», 10.000 fois supérieures à la normale. On sait que si Mars a perdu son atmosphère, c’est en partie à cause des éruptions solaires. La Terre est pour l’instant protégée par son champ magnétique des plus petites éruptions, mais en cas de «super éruption» d’importance, il ne suffirait pas. Heureusement, le risque est jugé «très faible».

http://www.slate.fr/

Les nombreux obstacles avant d’envoyer un homme sur Mars (et les solutions de la Nasa)


Tout le monde le sait, la Nasa veut envoyer un vol habité vers Mars, reste que pour le moment, c’est encore en étude, beaucoup d’essai et surtout de l’imagination à exploiter pour ce projet ambitieux. Est-ce raisonnable ? Enfin, on sait que les recherches amènent souvent des services et des découvertes pour nous terriens qui restons sur terre
Nuage

 

Les nombreux obstacles avant d’envoyer un homme sur Mars (et les solutions de la Nasa)

 

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozières

Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, l’astronaute américainScott Kelly a enfin touché Terre mercredi 2 mars, avant de se rendre le lendemain à Houston, où il était attendu en grande pompe ce jeudi.

Il a d’ailleurs reçu un bouquet de fleurs, lui qui a vu éclore la première de l’espace il y a quelques mois.

Mais sa mission n’est pas vraiment terminée et les scientifiques de la Nasa vont continuer à analyser le corps de l’astronaute pour comprendre comment un séjour prolongé dans l’espace peut changer notre physionomie et notre santé. Et le comparer à celui de son frère jumeau, resté sur Terre.

L’objectif à long terme de cette expérience: comprendre les problèmes posés sur l’organisme par un futur voyage habité pour emmener l’homme sur Mars… et les résoudre.

Ces barrières biologiques ne sont que quelques-unes des nombreux obstacles qui jalonnent la route de la Nasa en direction de la planète rouge, qu’elle souhaiterait fouler du pied en 2030.

Un très long et dangereux trajet

Trouver un (grand) vaisseau

Déjà, il faut pouvoir aller sur Mars, tout simplement. Or, depuis 2011, la Nasa n’a même plus de navette spatiale quittant la Terre (pour envoyer des astronautes dans l’espace, elle passe par les navettes russes ou chinoises). Mais l’agence américaine devrait bientôt disposer d’Orion, une nouvelle navette, plus puissante que la précédente, actuellement en test.

Mais celle-ci serait trop petite pour de longs mois de voyages. Les scientifiques réfléchissent donc à un module sur lequel Orion viendrait se greffer pour le propulser vers Mars:

homme mars

C’est beau, mais c’est loin

Malgré tout, le trajet aller-retour devrait durer des mois, tout dépend de la position de la Terre et de Mars dans le système solaire. La durée minimum totale du voyage est théoriquement de 640 jours, mais dans ce cas, les astronautes ne resteraient que 30 jours sur place… Pas très rentable. L’autre possibilité permet de ne passer qu’une année de voyage… mais 550 jours sur place, soit un total de 910 jours.

homme mars

Mais la Nasa aimerait bien diminuer ce temps de trajet, qui pose de vrais problèmes. L’agence réfléchit d’ailleurs à une propulsion « photonique » qui pourrait envoyer un vaisseau habité sur Mars en un mois seulement (pour en savoir plus, c’est par ici).

Radiation et gravité

En attendant que cet hypothétique moyen de propulsion voit le jour, il faut donc réfléchir aux conséquences d’envoyer des hommes dans l’espace deux, voire trois ans. C’est notamment le but de l’expérience menée sur Scott Kelly et son jumeau resté sur Terre.

Selon un rapport de 2015 de la Nasa, les trois gros risques pour la santé d’un voyage prolongé dans l’espace sont: les radiations spatiales (qui sont bien plus importantes que sur Terre et peuvent entraîner des cancers), l’isolation extrême et l’absence prolongée de gravité, qui impact nos os, nos muscles et notre vision, précise Phys.

Si la Nasa n’a pas encore de réponse à ces soucis, elle y travaille. En dehors de l’expérience Scott Kelly, la Nasa a notamment mis en place un concours de fabrication de combinaisons spatiales anti radiations.

Il y a aussi la mission HI-SEAS, où des scientifiques sont enfermés dans un dôme pendant 1 an, pour analyser les effets psychologiques de l’isolement prolongé. Regardez à ce propos le dernier journal de bord vidéo de Cyprien Verseux, qui blogue pour Le HuffPost depuis son dôme :

Un atterrissage et un retour compliqué

Une fois arrivé à destination, encore faut-il arriver à mettre le pied sur Mars. Si la Nasa a posé plusieurs sondes et robots sur la planète rouge, poser un atterrisseur à taille humaine, ce n’est pas la même chose. Surtout qu’il faudra aussi tout l’équipement nécessaire aux astronautes sur la planète. Il faudrait poser jusqu’à 400 tonnes d’équipement, soit la masse de la Station spatiale internationale. Pour l’instant, la Nasa n’a réussi à poser d’un seul coup qu’une tonne de matériel, alors qu’il lui faudrait procéder par tranches de 40 tonnes.

Il faut par exemple réfléchir à un moyen de freiner de tels engins. Surtout que l’atmosphère de Mars, si elle est faible, ne peut pas être ignorée et peut modifier un vol. La Nasa travaille évidemment sur le sujet et réfléchit à plusieurs solutions, mais n’a pas encore trouvé la réponse idéale.

Il faudra aussi poser un lanceur permettant aux astronautes de quitter le sol martien pour rentrer sur Terre, à bord de la navette qui les attendra en orbite autour de Mars.

Comment vivre (ou survivre) sur Mars

Et même si l’homme parvient à marcher sur Mars, le plus dur (ou presque) reste à faire: y survivre. Car à l’inverse du voyage sur la Lune, pas question ici de ne rester que quelques heures. Comme dit plus haut, il serait même rentable de rester plusieurs mois pour attendre un alignement des planètes permettant de rentrer rapidement.

Maison en kit

Il faudra déjà un habitat. Sauf qu’il est difficile d’emmener des grues et des tractopelles à plus de 55 millions de kilomètres. La Nasa a donc eu l’idée d’imprimer la maison martienne en 3D. Un concours a même été lancé. Le design a déjà été établiet la deuxième phase, en cours, réfléchit aux contraintes techniques d’une telle opération.

voyage mars

Se posera aussi la question de comment aménager cette maison (à ce sujet, cliquez ici).

Vivre d’eau fraîche

Vient ensuite le problème des besoins corporels des astronautes. L’oxygène bien sûr, mais également l’eau et les aliments. Si les hommes restent sur Mars des mois et des mois, il ne sera pas possible d’emmener des réserves nécessaires de ces matières premières pour tant de temps.

Comment faire? La Nasa se pose évidemment la question via de nombreuses expériences, dont HI-SEAS. Les possibilités sont multiples: utiliser l’eau disponible sous forme de glace sur Mars pour fabriquer de l’oxygène, par exemple. Réussir également à faire pousser des plantes ou des algues sur Mars. Et, bien évidemment, améliorer nos capacités de recyclages pour éviter tout gaspillage de ressources.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Cette carte de Mars a l’air de venir d’une autre époque


Tout le monde, enfin presque, ont déjà vu des cartes médiévales. Voici une carte moderne, tout en étant du même style que le Moyen-âge et ce dessiné à la main ! Sauf que la carte en question ne représente pas notre bonne vieille terre. C’est, je crois, un très beau travail qui a dû demander beaucoup de patience et de persévérance
Nuage

 

Cette carte de Mars a l’air de venir d’une autre époque

 

carte mars

Cliquez sur la carte pour l’agrandir

Le HuffPost  |  Par Maxime Bourdier

Une planète de plus en plus familière. Entre les clichés du robot Curiosity, les photos de la Nasa et même la visite virtuelle proposée par l’agence spatiale américaine, Mars n’est plus si inconnue pour une planète située à des dizaines de millions de kilomètres de nous.

Sans compter les films (comme Seul sur Mars (The Martian)) qui ont livré un aperçu plus ou moins fidèle de sa surface rouge et rocailleuse. Depuis le XIXe siècle, Mars est même cartographiée, et ses zones et reliefs ont été baptisées, à l’image de l’imposant volcan Olympus Mons (21 km d’altitude), point culminant de notre système solaire. Mais ces cartes ne sont pas toujours très esthétiques, à la différence de celle imaginée par la designeure Eleanor Lutz (voir ci-dessus).

Sur son blogue et sur la plateforme Reddit, la jeune femme a partagé le fruit de son travail, une carte des cratères de la planète rouge qui impressionne par sa précision et son graphisme inspiré, comme elle l’explique, des cartes médiévales.

« J’ai pensé que ce serait drôle d’utiliser ce design pour illustrer nos aventures actuelles dans des territoires inexplorés », explique-t-elle sur son blogue.

Eleanor Lutz, alias hellofromthemoon sur Reddit, précise que sa carte topographique a été dessinée à la main et qu’elle a pris soin d’inclure les noms officiels des zones ainsi que des sites d’atterrissage des robots martiens.

« Pour ajouter un petit bonus, j’ai inclus l’histoire du nom de chaque zone sur la carte. Les cratères martiens sont nommés à partir de scientifiques célèbres (pour les grands) ou de villages de la Terre (pour les petits) », ajoute-t-elle.

Pour réaliser sa carte, la designeure s’est basée sur des cartes et données de la Nasa et du Centre d’astrogéologie de l’USGS (Institut d’études géologiques des États-Unis), empruntant notamment des éléments graphiques à de vieilles cartes tombées dans le domaine public. Elle espère désormais vendre son travail, décliné sous la forme d’affiches, mais aussi de cahiers, de tasses et de… leggings.

http://quebec.huffingtonpost.ca/