Un peu plus près des premières étoiles de l’Univers


Cela m’épate que des astronomes sont capables de capter la jeunesse de l’espace et la dater. Ils ont la preuve qu’une formation d’étoiles datées a 250 millions d’années après le Big Bang. Les chercheurs aimeraient trouver l’aube cosmique, c’est-à-dire, quand les galaxies ont pu naitre de l’obscurité totale … Peut-être qu’un jour, ils trouveront
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Un peu plus près des premières étoiles de l’Univers

Illustration artistique du big bang formateur de notre galaxie.

Illustration artistique du big bang formateur de notre galaxie.  Photo : NASA

Des preuves de la formation d’étoiles seulement 250 millions d’années après le big bang ont été recueillies grâce aux observations effectuées au moyen des instruments de l’Observatoire européen austral (ESO) installés au Chili.

Un texte d’Alain Labelle

C’est à l’aide du grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama (ALMA) que des astronomes ont pu observer la formation d’étoiles au sein de la très lointaine galaxie MACS1149-JD1 à une époque bien plus reculée que ce que l’on imaginait à ce jour, c’est-à-dire 250 millions d’années seulement après l’événement créateur de l’Univers.

Illustration de l'amas de galaxies MACS J1149.5+2223. Dans lequel apparaît la galaxie MACS1149-JD1.

Sur cette image acquise par Hubble figure l’amas de galaxies MACS J1149.5+2223. En médaillon figure la lointaine galaxie MACS1149-JD1, observée telle qu’elle était voici 13,3 milliards d’années par ALMA. La distribution en oxygène détectée au moyen d’ALMA arbore ici une couleur rouge.  Photo : NASA/ESA/Hubble

Dans un premier temps, l’équipe internationale d’astronomes a détecté une très faible lueur émise par de l’oxygène venant de cette galaxie lointaine.

Lorsque cette lumière infrarouge a traversé l’espace séparant la galaxie source de la Terre, sa longueur d’onde initiale s’est étendue d’un facteur 10 sous l’effet de l’expansion de l’Univers.

L’équipe en a déduit que le signal avait été émis quelque 13,3 milliards d’années auparavant, soit 500 millions d’années après le big bang, par l’oxygène le plus distant détecté à ce jour par un télescope.

En outre, la présence d’oxygène atteste de l’existence de générations stellaires antérieures dans cette galaxie.

J’ai été ravi d’observer la raie de l’oxygène lointain au sein des données d’ALMA. Takuya Hashimoto, Université Sangyo d’Osaka

Outre la lueur émise par l’oxygène capturée par ALMA, une faible raie en émission de l’hydrogène a également été détectée par le Très Grand télescope (VLT) de l’ESO.

L’une et l’autre de ces observations ont conduit à déterminer la distance séparant la Terre de la galaxie en question. MACS1149-JD1 constitue ainsi la galaxie la plus lointaine dont la distance est connue avec précision, et la plus lointaine observée à ce jour au moyen d’ALMA ou du VLT.

« Cette galaxie nous apparaît telle qu’elle était lorsque l’Univers était âgé de 500 millions d’années seulement. À cette époque reculée, elle abritait déjà une population d’étoiles d’âge avancé », explique Nicolas Laporte, de l’University College de Londres au Royaume-Uni.

Nous sommes donc en mesure d’utiliser cette galaxie pour sonder une période totalement inexplorée et encore plus jeune de l’histoire cosmique. Nicolas Laporte

Et le big bang fut

À la suite de l’explosion originelle, intervenue il y a 13,8 milliards d’années, l’Univers demeurait totalement dépourvu d’oxygène.

Infographie représentant l'espace-temps. On y voit l'expansion de l'univers.

Le big bang a eu lieu il y a 13,8 milliards d’années.  Photo : NASA

Il était composé alors d’un gaz uniforme constitué d’éléments légers comme l’hydrogène et l’hélium créés par cette gigantesque explosion.

La création de l’oxygène, mais aussi d’éléments plus lourds comme le fer et le carbone, résulte de la survenue de processus de fusion au sein des premières étoiles avant qu’il ne soit dispersé par des explosions d’étoiles massives.

La détection d’oxygène au sein de MACS1149-JD1 laisse donc à penser que les générations stellaires antérieures s’étaient déjà formées et avaient déjà libéré l’oxygène 500 millions d’années après la naissance de l’Univers.

La première génération d’étoiles

Pour réussir à dater l’apparition de la première génération d’étoile, l’équipe a entrepris de reconstituer l’histoire antérieure de MACS1149-JD1 au moyen de données acquises par les télescopes Hubble et Spitzer.

Ces données ont ensuite été insérées dans un modèle fixant le début de la formation des étoiles à quelque 250 millions d’années après le big bang. La luminosité observée de la galaxie s’en est ainsi trouvée expliquée.

L’émergence des galaxies

L’âge avancé des étoiles observées au sein de MACS1149-JD1 interpelle les chercheurs, qui se demandent à quel moment les galaxies ont émergé de l’obscurité totale – un phénomène connu sous le nom d’aube cosmique.

L’établissement de l’âge de MACS1149-JD1 a permis aux scientifiques de démontrer que les galaxies existaient antérieurement à celles que nous détectons actuellement au moyen de la méthode directe.

La datation de l’aube cosmique constitue le Graal de la cosmologie et de la formation galactique Richard Ellis

« Grâce à ces nouvelles observations de MACS1149-JD1, nous nous approchons de l’époque à laquelle remonte la toute première lumière stellaire! Et parce que nous sommes tous constitués de poussière d’étoiles, cela équivaut à découvrir nos propres origines », se réjouit Richard Ellis.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

https://ici.radio-canada.ca/

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La poussière lunaire pourrait bien être un problème pour les futurs astronautes


L’être humain n’est vraiment pas fait pour l’espace. Trop danger pour sa santé, sa vie. Même avec toute la technologie, je crois qu’il y aura toujours des obstacles à surmonter pour les protéger ces explorateurs de l’espace. Il serait mieux de trouver un moyen de dépolluer l’entourage de la Terre.
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La poussière lunaire pourrait bien être un problème pour les futurs astronautes

 

 

Crédits : Wikilmages/Pixabay

par Brice Louvet

Les futurs astronautes qui passeront de longues périodes sur la Lune pourraient souffrir de bronchite et d’autres problèmes de santé en inhalant de minuscules particules de poussière, selon une nouvelle étude.

Dans les années à venir, plusieurs agences spatiales prévoient d’effectuer des missions en équipage sur la surface lunaire. Pour cette raison, de nombreuses recherches ont été consacrées aux éventuels effets sur la santé des missions de longue durée sur la Lune. La plupart des recherches se sont concentrées sur les effets d’un environnement de gravité inférieure sur le corps humain, mais selon une récente étude, l’exposition à la poussière lunaire pourrait également avoir un effet sérieux sur les poumons des futurs astronautes.

Parce qu’il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune, la surface a été pilonnée par des météores pendant des milliards d’années, ce qui au fil du temps, aura créé une fine couche de poussière de surface connue sous le nom de régolithe. De plus, la Lune est constamment bombardée par des particules chargées provenant du Soleil : le sol lunaire devient alors électrostatiquement chargé et adhère aux vêtements.

Les premières indications que la poussière lunaire pourrait causer des problèmes de santé sont apparues au cours des missions Apollo. Après avoir visité la Lune, les astronautes ramenèrent avec eux un peu de poussière dans le module de commandement. Après en avoir respiré, l’astronaute Harrison Schmitt (Apollo 17) avait alors décrit des symptômes semblables à ceux du rhume des foins – éternuements, larmoiements et mal de gorge. Mais alors que ceux-ci étaient de courte durée, les chercheurs voulaient savoir quels pourraient être les effets à long terme de la poussière lunaire.

Pour tenter d’en savoir plus, Rachel Caston et son équipe, de l’École de médecine de l’Université de Stony Brook (États-Unis), ont exposé des cellules pulmonaires humaines et des cellules cérébrales de souris à des échantillons de sol lunaire simulé. Ils ont alors découvert que jusqu’à 90 % des cellules pulmonaires humaines et des neurones de la souris étaient détruits une fois exposés aux échantillons de poussière. Les résultats suggèrent que le fait de respirer de la poussière lunaire – même en quantité infime – pourrait constituer un risque sérieux pour la santé des astronautes. Cela inclut non seulement la Lune, mais aussi Mars et d’autres corps terrestres comme Mercure.

« Il y a des risques pour l’exploration extraterrestre, à la fois lunaire et au-delà, plus que les risques immédiats de l’espace lui-même », explique Rachel Caston. « Une exposition prolongée à la poussière lunaire pourrait nuire aux voies respiratoires et aux poumons, et augmenter le risque de maladies plus graves comme le cancer ».

Par conséquent, toute tentative visant à atténuer les risques liés aux missions habitées vers la Lune, Mars et au-delà devra prendre en compte l’exposition non seulement à la gravité et à la radiation, mais aussi aux sols chargés en poussière électrostatique. Outre la limitation de la durée des missions, certaines contre-mesures protectrices devront être incorporées dans les plans de missions de longue durée. Un sas pourrait, par exemple, pulvériser les combinaisons avec de l’eau ou un composé conçu pour neutraliser la charge, débarrassant ainsi la poussière des costumes des astronautes avant qu’ils ne pénètrent dans l’habitat principal.

Source

http://sciencepost.fr/

Quand le Soleil s’éteindra


Il semble que le Soleil serait vieux de 4,5 milliards d’années, et serait à la moitié de sa vie. Bien, avant sa mort, je crois que la vie sur Terre sera impossible … Mais il reste encore beaucoup de temps à moins que l’humain détruise la planète bien avant cela. Ceci dit, grâce a de nouveaux modèles, les scientifiques savent probablement ce qu’il arrivera au Soleil en fin de vie.
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Quand le Soleil s’éteindra

 

Le Soleil.

Le Soleil est une boule de gaz. Il se compose en grande partie d’hydrogène (74 %) et d’hélium (25 %) auxquels s’ajoutent des éléments plus lourds.  Photo : NASA

Le Soleil, l’étoile qui réchauffe notre système planétaire depuis 4,5 milliards d’années, serait à mi-chemin de sa vie, mais une équipe internationale d’astrophysiciens estime qu’elle peut prédire ce qu’il lui arrivera à la fin de son existence.

Un texte d’Alain Labelle

La plupart des scientifiques s’entendent pour affirmer que notre Soleil, une naine jaune comme 10 % des étoiles de notre galaxie, s’est formé à la suite de l’effondrement d’une nébuleuse sous l’effet d’ondes produites par une ou plusieurs supernovae (l’explosion d’une étoile).

Le Pr Albert Zijlstra de l’École de physique et d’astronomie de l’Université de Manchester, au Royaume-Uni, et ses collègues prédisent qu’il se transformera en un gigantesque anneau de gaz et de poussière interstellaire lumineux, connu sous le nom de nébuleuse planétaire.

Le Soleil, notre étoile

Ce type de nébuleuse marque la fin d’environ 90 % de la vie active de toutes les étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Il marque habituellement la transition d’une étoile géante rouge à une naine blanche.

À 650 années-lumière, la nébuleuse de l'Hélice, NGC 7293, est l'une des nébuleuses planétaires les plus proches de la Terre.

À 650 années-lumière, la nébuleuse de l’Hélice, NGC 7293, est l’une des nébuleuses planétaires les plus proches de la Terre.  Photo : NASA/Hubble

La communauté astronomique n’était cependant pas certaine du sort du Soleil, puisque sa faible masse pouvait être un obstacle à sa transformation en nébuleuse planétaire visible.

Sa faible masse est toute relative, puisqu’elle représente environ 330 000 fois le poids de la Terre. À lui seul, le Soleil représente plus de 99 % de la masse du système solaire.

Le saviez-vous?

Le Soleil est tellement gros qu’il faudrait 109 planètes de la taille de la Terre pour remplir son diamètre, et plus de 1,3 million pour en combler l’intérieur. Il pèse pas moins de 2000 trillions de trillions de tonnes!

Longévité stellaire

Pour réussir à prédire son avenir stellaire, les chercheurs ont développé un nouveau modèle qui permet d’établir le cycle de vie des étoiles. Un modèle qu’ils ont utilisé pour prédire la luminosité de l’enveloppe éjectée par des étoiles de masses et d’âges différents.

Quand une étoile meurt, elle éjecte une masse de gaz et de poussière – connue sous le nom d’enveloppe – dans l’espace. L’enveloppe peut atteindre la moitié de la masse de l’étoile. Albert Zijlstra

« Cela révèle le noyau de l’étoile qui, à ce point de sa vie, est à court de carburant, s’éteignant éventuellement pour mener à sa fin », poursuit le Pr Zijlstra.

Ce n’est qu’à ce moment que le noyau chaud fait briller l’enveloppe éjectée sur une période d’environ 10 000 ans – un laps de temps bref à l’échelle astronomique.Albert Zijlstra

« C’est ce qui rend la nébuleuse planétaire visible. Certaines sont si brillantes qu’on peut les voir à de très grandes distances mesurant des dizaines de millions d’années-lumière », explique l’astrophysicien.

Un autre débat

 

Ce modèle résout également un autre problème qui laissait les astronomes perplexes depuis un quart de siècle. Il y a environ 25 ans, les astronomes ont découvert que si l’on observe les nébuleuses planétaires d’une autre galaxie, les plus brillantes ont toujours la même luminosité.

On a découvert qu’il était possible de savoir à quelle distance une galaxie se trouve en observant uniquement les nébuleuses planétaires les plus brillantes qui s’y trouvent. Albert Zijlstra

Cette théorie laissait à penser que les vieilles étoiles de faible masse devraient produire des nébuleuses planétaires beaucoup moins lumineuses que les jeunes étoiles plus massives.

Cette théorie était devenue une source de conflit dans la communauté scientifique. Certaines données disaient qu’il était possible d’obtenir des nébuleuses planétaires brillantes à partir d’étoiles de faible masse comme le Soleil, mais d’autres avançaient plutôt que ce n’était pas possible, et qu’aucune étoile en fin de vie de moins de deux fois la masse du Soleil ne pouvait mener à une nébuleuse planétaire visible.

De nouveaux modèles

Mais les nouveaux modèles montrent qu’après l’éjection de l’enveloppe, les étoiles se réchauffent trois fois plus vite que ne laissaient penser les anciens modèles. Il serait donc possible pour une étoile de faible masse comme le Soleil de former une nébuleuse planétaire brillante.

Selon ce modèle, notre étoile possède la masse limite minimale pour permettre la création d’une nébuleuse planétaire visible, quoique faible.

Nous avons constaté que les étoiles dont la masse est inférieure à 1,1 fois la masse du Soleil produisent des nébuleuses plus faibles, et que les étoiles plus massives que 3 masses solaires sont plus brillantes. Pour le reste, la luminosité prévue est très proche de ce qui avait été observé. Problème résolu, après 25 ans! Albert Zijlstra

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Astronomy (en anglais) sont très satisfaits de leurs résultats.

« Non seulement nous avons maintenant un moyen de mesurer la présence d’étoiles âgées de quelques milliards d’années dans des galaxies lointaines, ce qui est une plage remarquablement difficile à mesurer, mais nous avons même découvert ce que deviendra le Soleil à sa mort », conclut le Pr Zijlstra.

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La planète Uranus sent l’oeuf pourri !


Uranus porte bien son nom étant donné que les scientifiques ont pu analyser la lumière infrarouge avec le télescope Gemini North basé à Hawaï. Ils ont finalement trouvé du sulfure d’hydrogène qui donne l’odeur d’oeuf pourri ou des flatulences
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La planète Uranus sent l’oeuf pourri !

 

uranus et quelques unes de ses lunes

L’atmosphère d’Uranus est irrespirable !

NASA/ERICH KARKOSCHKA (UNIV. ARIZONA)

Par Joël Ignasse

Des observations menées depuis la Terre ont permis de confirmer la présence de sulfure d’hydrogène dans l’atmosphère d’Uranus.

Le sulfure d’hydrogène est un gaz produit, notamment, par la dégradation des protéines contenant du soufre. C’est lui qui est responsable de l’odeur nauséabonde des œufs pourris ou des flatulences. En grande quantité il peut même s’avérer dangereux pour les organismes vivants : en Bretagne, la décomposition des envahissantes algues vertes a ainsi provoqué d’importantes émanations de ce gaz qui a entrainé la mort de plusieurs animaux ces dernières années.

Une grande inconnue

Uranus, septième planète du système solaire, est une géante glacée entourée d’anneaux et environ quatre fois plus grosse que la Terre. C’est un astre largement inconnu qu’aucune mission spatiale n’a encore visitée, à l’exception de la sonde Voyager 2 qui l’a survolée en 1986. Les astronomes suspectent depuis longtemps la présence de sulfure d’hydrogène dans son atmosphère mais ils n’ont jamais pu le confirmer jusqu’aux travaux réalisés par Patrick Irwin du Département de physique de l’Université d’Oxford et ses collaborateurs internationaux.

Ces scientifiques ont disséqué par spectroscopie la lumière infrarouge d’Uranus captée par le télescope Gemini North de huit mètres installé sur le Maunakea d’Hawaï. Et ils ont finalement trouvé des traces de sulfure d’hydrogène. La preuve tant recherchée est publiée dans la revue Nature Astronomy. Les données Gemini, obtenues avec le spectromètre à champ intégrale proche infrarouge (NIFS), ont échantillonné la lumière solaire réfléchie provenant d’une région immédiatement au-dessus de la couche de nuages ​​visible dans l’atmosphère d’Uranus.

La détection du sulfure d’hydrogène dans la haute atmosphère d’Uranus (la même composition est suspectée pour Neptune) contraste fortement avec les planètes géantes gazeuses intérieures, Jupiter et Saturne. Dans l’atmosphère de ces deux astres, c’est plutôt de l’ammoniac qu’on retrouve. Cela signifie sans doute que les quatre géantes du système solaire ne se sont pas formées dans la même zone.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Ce gros astéroïde nous a frôlés alors qu’on ne savait même pas qu’il existait


Un astéroïde de 48 à 110 de diamètre baptisé 2018 GE3, la distance équivaut ce qui sépare la Terre de la Lune, pas très rassurant, surtout qu’il a été vu que le 14 avril et personne ne connaissait ce gros caillou. Malheureusement, il est difficile de détecter les astéroïdes qui ont autour de ce diamètre. Non pas qu’il pourrait détruire la Terre entière, mais il serait assez gros pour détruire toute une ville
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Ce gros astéroïde nous a frôlés alors qu’on ne savait même pas qu’il existait

 

NASA

Et il était particulièrement gros pour un passage si près de la Terre.

 

  • Gregory Rozieres

  • Le HuffPost

192 000 km, ça peut sembler énorme, mais dans l’espace, c’est ridiculement petit. C’est la moitié de la distance qui nous sépare de la Lune et c’est à cette distance de la Terre qu’un astéroïde est passé, ce dimanche 15 avril. Rien d’anormal jusque-là, de nombreux corps frôlent notre planète régulièrement.

Sauf que celui-ci, baptisé « 2018 GE3« , était particulièrement gros pour un passage si près de nous: 48 à 110m de diamètre, selon la NASA. Et personne n’en avait encore entendu parler 24 heures plus tôt: les premières observation sdatent du 14 avril.

L’astronome amateur Michael Jäger a capturé le passage de l’astéroïde dans notre ciel étoilé, comme vous pouvez le voir ici

Gros et proche, un fait très rare

44 à 110 mètres, c’est assez gros pour un astéroïde aussi proche. Il faut se rappeler qu’à l’origine de la pluie de météorites au-dessus de la Russie en 2013, qui a blessé un millier de personnes, il n’y avait qu’un météore de 15 à 17 mètres de diamètre.

Selon la NASA, un objet de plus de 25 mètres de diamètre causerait des « dommages locaux autour de la zone d’impact ».

Il n’y aurait aucun risque pour la Terre dans son ensemble si la taille de l’astéroïde est inférieure à 1 km.

Selon Andrew Rader, chercheur et ingénieur chez SpaceX, 2018 GE3 est par contre « largement assez grand pour détruire une ville ».

Qu’un objet pareil passe si près de nous, c’est rare. Selon la base de données tenue par la NASA, il n’y a que trois astéroïdes d’une taille similaire ou supérieure à être passés si près depuis le début du XXe siècle.

Comme nous venons tout juste de le repérer, son orbite est encore très incertaine. De même que sa masse et son diamètre, qui pourraient changer dans les semaines à venir. Mais selon les premières estimations, il mettrait environ deux ans et demi avant de revenir plus ou moins près de la Terre.

Des objets dangereux et difficiles à repérer

On devrait rapidement mieux connaître 2018 GE3. Mais toujours est-il qu’à un « cheveu » près, son premier passage près de nous aurait aussi pu être le dernier. C’est pour cela que l’ONU a mis en place une Journée internationale des astéroïdes, le 30 juin.

Une date qui n’est pas choisie au hasard. Un astéroïde de 40 mètres tombait sur la Sibérie ce jour, 100 ans plus tôt, en 1908. L’énergie dégagée par sa rentrée dans l’atmosphère était supérieure à 30 bombes d’Hiroshima. Le tout pour un météorite de « seulement » 40 mètres de diamètre.

Justement, ce genre d’objets, à l’instar de 2018 GE3, est très difficile à repérer. Seuls 30% des objets de 140 mètres et plus sont répertoriés, selon la NASA. On parle ici d’astéroïdes dont l’orbite les amène très proches de la Terre. Pour ceux de 30 mètres, on passe à 1%.

C’est pour cela que les agences spatiales, ainsi que des acteurs privés, cherchent à cataloguer le maximum d’astéroïdes pour mieux comprendre leurs orbites, les détecter plus tôt et, si besoin, trouver un moyen de les empêcher de toucher la Terre.

La sonde de la NASA Osiris-Rex devrait d’ailleurs atteindre l’astéroïde Bennu au mois d’août. Le vaisseau doit étudier la composition de cet astre pour mieux comprendre les débuts du système solaire, mais également tenter de découvrir pourquoi l’orbite des astéroïdes change tant. Toujours dans le but de prévoir une éventuelle collision avec plus de précision.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Un tiers des milléniaux américains n’est pas sûr que la Terre est ronde


Si 1/3 des milléniaux (gens qui sont nés entre 1982 et 2004) américains croient que la Terre est plate alors sûrement que d’autres ailleurs le croient aussi. Est-ce avec Internet qui propage diverses théories du complot ? Il semble que le salaire et la croyance d’une religion peuvent influer sur le fait que la terre soit plate, alors que tout prouve le contraire.
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Un tiers des milléniaux américains n’est pas sûr que la Terre est ronde

 

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Ronde ou plate? | Greg Rakozy via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Ou pense même qu’elle est plate.

 

Repéré sur Forbes

YouGov, le site de sondages en ligne, a voulu faire un état des lieux des croyances des Américains quant à la forme de la Terre. À la question «Pensez-vous que la terre est ronde ou plate?», les 8.215 participants avaient le choix entre plusieurs réponses:

– «J’ai toujours été convaincu que la Terre était ronde.»

– «J’ai toujours été convaincu que la Terre était ronde mais depuis quelque temps j’en doute/je suis sceptique.»

– «J’ai toujours été convaincu que la Terre était plate.»

– «Autre/Pas sûr.»

Sur le total des personnes interrogées, seulement 2% d’entre elles sont fermement convaincues que la Terre est plate alors que 84% sont persuadées du contraire –le reste des participants ayant répondu «Autre/Pas sûr». Jusque-là, aucune surprise.

Cependant, les chiffres deviennent intéressants quand on analyse les résultats par tranche d’âge: seulement 66% des personnes de dix-huit à vingt-quatre ans pensent que la Terre est ronde, pour 94% des seniors. Comment expliquer ce clivage?

En 2015, le magazine Harvard Political Review révélait la méfiance grandissante des jeunes Américains quant à la science: selon le sondage annuel Harvard Public Opinion Project, 23% des millenials déclaraient que «le réchauffement climatique est une théorie qui n’a pas encore été prouvée».

La religion et le salaire: deux autres indicateurs révélateurs

Quand on étudie le niveau de revenus des participants, un autre écart significatif frappe: 92% de ceux qui gagnent plus de 80.000 dollars par an sont convaincus que la Terre est ronde contre 79% de ceux qui gagnent moins de 40.000 dollars par an.

Les différences salariales sont parfois synonymes de fossé éducationnel. En 2015, The Atlantic expliquait que les riches sont plus susceptibles d’obtenir un diplôme d’études supérieures que les personnes issues d’une famille à faible revenu.

Pour Neil deGrasse Tyson, un astrophysicien, c’est la faute du système éducatif américain: «On doit apprendre aux élèves à questionner le savoir que les professeurs leur enseignent et pas simplement à tout absorber. Sans ça, les enfants vont commencer à croire à tout et n’importe quoi», expliquait-il dans une vidéo sur sa chaîne Youtube StarTalk.

À partir d’un autre échantillon de données, Forbes a établi une corrélation entre la religion et le fait de croire ou non que la Terre est ronde: 52% des 55.172 profils inscrits sur YouGov se définissant comme «très religieux» croient que la Terre est plate.

On aurait pu penser que ce débat était clos depuis longtemps, mais ces dernières années le mouvement des flat-earthers –ceux qui croient que la Terre est plate– a refait surface. Peut-être, comme l’indique Forbes France, parce qu’internet est l’outil parfait pour favoriser la prolifération de la désinformation et les théories du complot.

https://www.slate.fr

L’Homme est-il vraiment allé dans l’espace ?


Les théories du complot, vous connaissez ? Je ne sais pas si elles se valent toutes, mais celle qui prétend que l’homme n’a été dans l’espace n’a pas de fondement solide Même si nous n’étions pas physiquement présent à la NASA, nous avons des données et des documents qui prouvent que l’homme a été dans l’espace, et même marché sur la Lune.
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L’Homme est-il vraiment allé dans l’espace ?

 

Sur cette photo prise en 1965 par l’astronaute James McDivitt, son collègue Ed White flotte à l’extérieur du vaisseau Gemini 4.

PHOTOGRAPHIE DE JAMES MCDIVITT, AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE BLOOMSBURY AUCTIONS

La réponse est oui. Même si près de deux Français sur dix en doutent, selon une récente étude IFOP réalisée conjointement pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch. Jeudi, 5 avril

De National Geographic

Peu importe le nombre de vidéos, d’articles, de faits scientifiques vérifiés (et vérifiables) prouvant que les Hommes sont bien allés dans l’espace, d’aucuns – et ils sont nombreux – continuent de le nier. De fait, l’une des théories du complot les plus populaires est sans doute celle concernant la mission lunaire Apollo 11.

Les premiers pas de Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur le sol lunaire le 20 juillet 1969 ont marqué à jamais l’histoire de l’exploration spatiale. Pendant près de 2h30, les astronautes américains ont exploré la surface de notre satellite tandis que Michael Collins pilotait le module de commande en orbite. Beaucoup d’entre nous se souviennent avoir suivi l’événement à la télévision, ou l’ont entendu raconter par leurs parents ou grand-parents.

Mais que dire à ceux et celles qui doutent que l’Homme ait jamais voyagé dans l’espace ?

LES ASTRONAUTES NE POUVAIENT PAS PASSER LA CEINTURE DE VAN ALLEN

Un des « arguments » les plus populaires pour justifier que l’Homme n’est jamais allé dans l’espace est lié à la Ceinture de Van Allen, une zone toroïdale de la magnétosphère de la Terre entourant l’équateur magnétique et chargé de particules énergétiques provenant du vent solaire. Beaucoup aiment à dire que l’être humain ne pourrait passer à travers cette ceinture magnétique sans mourir des suites de l’exposition à de telles radiations.

En fait, la communauté scientifique internationale avait connaissance de l’activité énergétique de la Ceinture de Van Allen depuis les années 1950 et les missions lunaires Explorer et Pioneer. Au moment du lancement de la mission Apollo 11, l’intensité de la Ceinture de Van Allen était à son plus bas niveau, l’énergie fluctuant avec l’activité du Soleil.

Le syndrome d’irradiation aiguë, potentiellement mortel, résulte d’une exposition à une forte dose de rayonnements ionisants, d’environ 20 à 100 gray en l’espace de quelques heures. Les astronautes de la mission Apollo 11 ont passé moins de 2 heures à l’intérieur de la ceinture, protégés par la cellule de commande. Ils n’ont été exposés qu’à une radiation d’environ 0.18 gray, soit un niveau de radiation tout à fait acceptable. La NASA avait d’ailleurs fait en sorte que durant cette mission de 12 jours, les astronautes ne puissent être exposés à plus de 0.0018 gray par jour (l’équivalent d’une radio aux rayons X), sécurisant et isolant autant que possible la capsule qui les a emmenés sur la Lune.

La NASA a pensé aux plus sceptiques d’entre vous avec ces estimations mathématiques de la charge énergétique de la Ceinture de Van Allen.

POURQUOI LE DRAPEAU AMÉRICAIN FLOTTAIT-IL ?

Autres « preuves » irréfutables que l’Homme n’a pas posé le pied sur la Lune selon les adeptes de la théorie du complot : les images du drapeau américain flottant sur le sol lunaire. Sur les vidéos et photos montrant Neil Armstrong et Buzz Aldrin planter le drapeau états-unien sur la Lune, celui-ci semble flotter au vent. Mais attendez une minute… il n’y a pas de vent sur la Lune. Comment pourrait-il flotter ?

La vérité, c’est que le drapeau ne flotte pas. Si vous prêtez attention aux détails de ce GIF réalisé par le National Space Center britannique, le drapeau a la même position d’une image à l’autre, alors que l’astronaute se meut sur le sol lunaire. Une tige horizontale au sommet du poteau a été pensée pour tenir le drapeau déployé, d’où sa position verticale. Cette tige a été légèrement déformée au moment où le drapeau a été planté au sol, ce qui lui a donné cette inclinaison inchangée par l’absence de gravité sur notre satellite.

Sur cette autre vidéo montrant les astronautes planter le drapeau, il semble être ballotté d’avant en arrière. Les astronautes, en le plantant, l’on fait bouger d’avant en arrière pour mieux l’enfoncer dans le sol lunaire, ce qui a donné au drapeau un mouvement similaire à celui d’un pendule pendant quelques secondes. Pas besoin de vent ici pour faire bouger le drapeau. De nombreuses vidéos de la NASA montrent du reste le drapeau dans la même exacte position pendant des heures.

L’astronaute Buzz Aldrin près du drapeau américain.

PHOTOGRAPHIE DE NASA

POURQUOI NE VOIT-ON PAS D’ÉTOILE SUR LES IMAGES DE LA MISSION APOLLO 11 ?

Autre point régulièrement soulevé dès lors que l’on jette un oeil aux images de la mission lunaire : on ne distingue sur celles-ci aucune étoile dans le ciel sombre. Ce qui, en fait, est commun à la plupart des photos prises dans l’espace, où le contraste ombre / lumière est extrême. De plus, les pellicules photo utilisées ne pouvaient pas montrer en même temps une brillance et des zones plus sombre.

L’astrophysicien Brian Koberlein a par ailleurs consacré une publication à cette question.La luminosité éclipse les lumières lointaines, plus faibles, de la même manière que des phares peuvent éclipser les lumières environnantes plus faibles. L’oeil humain et les objectifs optiques doivent s’adapter pour « faire le point » sur les étoiles. Les astronautes envoyés en mission dans la station spatiale internationale prennent régulièrement des photos de la Terre entourée d’un immense manteau sombre sans étoile, pour les mêmes raisons de contraste.

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LE ROCHER MARQUÉ DE LA LETTRE « C »

Le célèbre rocher marqué de la lettre C de la mission Apollo 16. Les accessoires utilisés sur les plateaux de cinéma sont souvent numérotés ou marqués d’une lettre pour mieux les distinguer et les placer. Ce rocher aurait été malencontreusement placé du mauvais côté, laissant apparaître son indicatif et trahissant donc la supercherie d’images filmées en studio.

Mais en vérité la marque n’existe tout simplement pas. L’image du rocher est extraite d’un plan beaucoup plus large de la surface lunaire, comme on peut l’observer sur les images ci-dessous. L’image originale, à gauche, ne montre aucune marque. Un cheveu ou un fil s’est sans doute retrouvé coincé dans la caméra ou dans l’outil utilisé pour copier les images.

Les archives de la NASA peuvent être une première étape fascinante si vous souhaitez mener votre propre enquête.

Zoom sur le rocher « marqué » par un « C ».

PHOTOGRAPHIE DE NASA

IL Y A DES TRACES DES MISSIONS APOLLO SUR LA LUNE

Il existe des preuves de notre passage dans l’espace et plus précisément sur la Lune – et toutes ne viennent pas de la NASA. Il est par exemple possible de voir des traces de pas et l’engin spatial laissé là par les astronautes des missions Apollo.

Si des télescopes pourtant très puissants comme Hubble n’ont pas la résolution suffisante pour déceler ce type de détails, des sondes en orbite autour de la Lune comme le Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA ou des sondes envoyées par la Chine, l’Inde et le Japon ont pu observer les traces de pas des astronautes sur le sol lunaire (à voir ici et ici). Les images envoyées à la Terre montrent que l’engin spatial abandonné par les astronautes se trouve toujours au même endroit.

Autres éléments essentiels, encore en usage aujourd’hui : les réflecteurs lunaires. Cinq rétro réflecteurs ont été déposés sur la Lune par les missions humaines Apollo 11, 14 et 15 puis par les sondes robots soviétiques Lunokhod afin de mesurer la distance qui sépare la Terre de son satellite au moyen de faisceaux laser. Cette mesure est effectuée dans le cadre de l’expérience dite Télémétrie laser-Lune (ou Lunar Laser Ranging Experiment, LLR) de l’Observatoire de la Côte d’Azur.

Ces réflecteurs sont toujours utilisés pour mesurer la distance Terre-Lune (variable) avec une précision centimétrique.

LA PREUVE EST DANS LA PIERRE

La preuve ultime tient sans doute aux roches lunaires que les astronautes ont rapporté de leurs missions. Des prélèvements de plus de 832 kilogrammes ont été faits lors des missions lunaires habitées. Ceux-ci contiennent de nombreuses sphérules de verre, formées soit par l’activité volcanique ou l’impact de météorites. La cristallisation qui suit l’un de ces événements explosifs sur la Lune produit des sortes de sphérules translucides, que l’on ne retrouve pas sur Terre où le verre produit par l’activité volcanique est rapidement et naturellement détruit.

L’observation même de sphérules de verre sur les météorites et sur les morceaux de roches rapportées par les astronautes des missions Apollo prouve que les Hommes ont bien été dans l’espace.

Cette roche lunaire a été prélevée par les astronautes de la mission Apollo 14, en 1971.

PHOTOGRAPHIE DE NASA/SEAN SMITH

Cet article n’aborde bien sûr que de manière succincte l’immense quantité de preuves scientifiques passées et présentes qui prouvent que l’Homme est bien allé dans l’espace.

Outre les missions lunaires, sans doute les plus observées et médiatisées, les missions habitées pourraient se multiplier dans les années à venir, notamment pour découvrir Mars, présentée par Elon Musk et d’autres comme la « planète de secours » de la Terre. 

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