Se reproduire dans l’espace? Pas de problème pour les souris


On va finir par voir des extraterrestres s’ils réussissent à concevoir un bébé hors terre. Ils ont réussi avec des souris, mais ce n’est que le sperme qui a été émit aux radiations sur la Station spatiale internationale. Et malgré que l’ADN du sperme a été endommagé à cause des radiations, le sperme congelé puis fertilisé in vitro, les cellules ont pu s’auto réparer pour donner naissance à 73 bébés de plusieurs souris femelles. Est-ce un espoir pour une nouvelle colonie sur Mars ?
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Se reproduire dans l’espace? Pas de problème pour les souris

 

Les souriceaux de l'espace sont en parfaite santé.

Les souriceaux de l’espace sont en parfaite santé.   Photo : Université de Yamanashi/S. Wakayama

Des souriceaux en bonne santé sont nés à partir de sperme congelé et entreposé dans la Station spatiale internationale (SSI) pendant neuf mois. Des résultats qui représentent une bonne nouvelle pour les astronautes qui ont effectué de longs séjours dans l’avant-poste orbital et qui veulent devenir parents à leur retour.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Selon le scientifique japonais à l’origine de cette première expérience du genre sur des mammifères, ces résultats pourraient avoir des retombées importantes sur les « éventuelles » colonies humaines dans l’espace.

La dose quotidienne de radiations à bord de la SSI est environ cent fois plus grande que sur la Terre, ce qui représente une menace importante pour la reproduction de tout organisme. Le sperme de douze souris a séjourné 288 jours dans la station à moins 95 degrés Celsius entre août 2013 et mai 2014.

Le Pr Teruhiko Wakayama de l’Université de Yamanashi a également entreposé dans son laboratoire du sperme provenant des mêmes souris et à la même température de congélation durant ces neuf mois.

Quand les échantillons de sperme ont été rapportés de la SSI, lui et son équipe les ont examinés pour déterminer s’il y avait des signes d’altération de l’ADN résultant des radiations dans l’espace.

Comme ils le pensaient, le sperme exposé aux radiations de l’espace à la SSI avait davantage d’ADN fragmenté que celui qui est resté sur Terre.

Les cellules congelées ne pouvaient pas réparer ces dommages génétiques qui sont liés à des niveaux plus bas de fertilité.

Cependant, ce sperme a fertilisé des ovules in vitro implantés ensuite dans des souris femelles qui, trois semaines plus tard, ont donné naissance au total à 73 souriceaux en bonne santé.

Cette étude laisse à penser que les altérations subies par l’ADN du sperme dans l’espace ont été réparées après la fertilisation sans effets néfastes sur les souriceaux.

Ces résultats représentent donc une bonne nouvelle pour les astronautes qui ont effectué de longs séjours dans l’avant-poste orbital et qui veulent devenir parents à leur retour.

Il reste encore beaucoup à faire dans ce champ de recherche avant le départ des premiers explorateurs vers Mars, que la NASA prévoit dans les années 2030 au plus tôt.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue PNAS pensent qu’il faudrait effectuer la même expérience avec du sperme d’autres espèces de mammifères, entreposé pendant de plus longues périodes dans l’espace.

Des études devraient aussi être réalisées dans l’espace plus lointain, bien au-delà de l’orbite terrestre, où les radiations sont beaucoup plus intenses.

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Le liseron, une fleur dont les graines pourraient être semées dans l’espace ?


Va-t-on faire pousser des plantes dans l’espace, un jour ? Certaines plantes seraient de bonnes candidates, mais pas toutes. Car les graines doivent supporter des températures extrêmes et de forts rayons UV, mais aussi qu’elle puisse grandir sur un terrain propice
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Le liseron, une fleur dont les graines pourraient être semées dans l’espace ?

 

Plantes dans l'espace

Ces liserons (et leurs cousines les « belles-de-jour ») sont connues par les botanistes pour l’étonnante longévité de leurs graines dans le sol… qui pourrait en faire les fleurs les plus susceptibles de voyager dans l’espace.

ANDREW BUTKO

Sarah Sermondadaz

Journaliste

Des graines de fleurs, parmi lesquelles liseron (Convolvulus arvensis), plant de tabac (Nicotiana tabacum) et arabette des dames (Arabidopsis thaliana), semblent pouvoir survivre à plusieurs mois de vide spatial. De quoi relancer le débat sur les origines de la vie.

ASTROBIOLOGIE. L’image de graines de pissenlit s’envolant au vent en quête de nouveaux territoires à conquérir est bien connue. Mais pourraient-elles survivre jusque dans le vide spatial, soumises à des conditions de température extrêmes, bien loin de l’atmosphère terrestre qui protège des rayonnements ionisants agressifs? C’est l’hypothèse sérieusement étudiée par l’Institut national de recherche agronomique (INRA), consécutive à des expériences menées sur la Station spatiale internationale (ISS). L’enjeu : déterminer si après un séjour d’un à deux ans dans le vide spatial (et l’exposition aux radiations cosmiques qui va avec), des graines de fleurs étaient encore capable de pousser. Et pour trois espèces (le liseron des champs, le plant de tabac et l’arabette des dames)... la réponse est oui ! Le premier pourrait même survivre à un trajet Mars-Terre. Les résultats ont été publiés dans la revue Astrobiology.

Espace : des conditions extrêmes

L’étude s’appuie sur deux expériences précédentes réalisées entre 2007 et 2009 dans la Station spatiale internationale (ISS) sur le module spatial EXPOSE, dédié à l’astrobiologie. Elles portaient sur la résistance de graines de plant de tabac (Nicotiana tabacum) et d’arabettes (Arabidopsis thaliana) au vide spatial, qui ont alors montré une longévité prometteuse de 558 à 682 jours dans le vide spatial, hors de la station.

« Sur l’expérience de l’ISS en 2009, diverses molécules organiques exposées aux radiations dans l’espace ont reçu des doses d’UV s’élevant jusqu’à 1030 MJ/m² » et 296 mGy pour les rayons gamma », écrivent-ils.

Des rayonnements agressifs auxquels s’ajoutent des températures extrêmes : de -25 à 61°C le long de l’orbite basse de l’ISS. Malgré ce traitement de choc, une fois de retour sur Terre, 23% des échantillons ont été capables de germer et de donner lieu à une descendance ! Une vigueur qui s’explique par la redondance du code génétique entre les différents jeux de chromosomes, le tabac étant par exemple une espèce tétraploïde (à 4 exemplaires de chaque chromosomes), lorsque les cellules humaines sont diploïdes (chromosomes uniquement présents par paires).

Précieux flavonoïdes

La démarche de David Tepfer de l’INRA et de Sydney Leach de l’Observatoire de Paris : échafauder des hypothèses explicatives… mais aussi sélectionner de nouvelles plantes candidates au voyage sidéral. Pour survivre aux rayonnements spatiaux, ce sont les flavonoïdes (métabolites secondaires propres aux cellules des plantes, qui donnent notamment aux fleurs leur coloration) contenus dans la graine qui font la différence.

« Ces composés sont essentiels pour la résistance aux rayons UV, même s’ils ne protègent pas entièrement des rayons spatiaux », affirment-ils.

BOUCLIER. L’idée des chercheurs : les graines emportées dans l’espace en 2009 étant de petite taille, qu’en serait-il de la résistance aux UV de graines plus grosses – comme celles du liseron des champs -, abritant plus de réserves organiques… et donc plus de flavonoïdes ? Pour le savoir, ils ont comparé (au sol) l’effet des UV sur des grains de liseron, de tabac et d’arabette. Verdict ?

« Le liseron a bien mieux résisté à des doses qui ont tué les deux autres fleurs dans l’espace, observent les auteurs, avant de conclure que ce type de plantes devait être intégré aux prochaines expérimentations spatiales. 

Des graines à semer dans l’espace ?

De quoi relancer en tout cas la thèse de la panspermie, théorie selon laquelle la vie serait apparue sur Terre par l’extérieur, depuis des corps rocheux comme des comètes… (une théorie aujourd’hui qui reste aujourd’hui hautement spéculative). Quant à savoir si à l’inverse les voyages spatiaux disséminent des agents biologiques venus de la Terre ailleurs dans l’Espace… La question se pose déjà, par exemple avec l’export de bactéries terriennes sur mars via Curiosity. Encore faut-il que les graines, spores ou autres bactéries y trouvent une terre d’accueil hospitalière pour y croître et prospérer. À défaut de déjà voyager dans l’espace, les graines de certaines fleurs de la famille du liseron sont en tout cas parfois consommées (une expérience dangereuse que nous vous dissuadons de réaliser chez vous) pour leurs propriétés… hallucinogènes, de par leur haute teneur en acide lysergique (LSA), molécule cousine du LSD. Un autre genre d’invitation au voyage.

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Comment construire un village lunaire avec une imprimante 3D


Cette idée me fait penser à la série  »Cosmos 1999 » et grâce à l’imprimante 3D, il serait possible de faire des modules sur la lune qui protègerait le village des rayons cosmiques, des températures extrêmes … Et cette idée semble vouloir avec une continuité avec Mars
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Comment construire un village lunaire avec une imprimante 3D

 

Un des villages lunaires envisagés par l'ESA.

Vue d’artiste d’une base lunaire multi-dômes envisagée par l’Agence spatiale européenne.

ESA

Franck Daninos

 Spécialiste en sciences fondamentales au magazine Sciences et Avenir

Pour son projet de base lunaire, l’Agence spatiale européenne utiliserait des matériaux disponibles sur place plutôt que de les amener depuis la Terre. Le principe de faisabilité vient d’être démontré en laboratoire…

RESSOURCES LOCALES. L’Agence spatiale européenne (ESA) souhaite construire un  » village lunaire  » international dans les années 2020 – pour des missions scientifiques, l’exploitation minière, le tourisme spatial… Et vient tout juste de montrer que les ressources locales et des technologies automatisées peuvent être mobilisées à cette fin. Les scientifiques du projet Regolight ont prouvé, en effet, que des matériaux très résistants pourraient être fabriqués à partir des poussières très fines présentes à la surface de Lune, le régolithe… assemblées en briques grâce à une sorte d’imprimante 3D !

Un four solaire chauffe et agglomère les poussières lunaires

Pour les besoins de cette démonstration, les chercheurs de l’ESA n’ont pas utilisé de véritables poussières lunaires mais des roches volcaniques terrestres pulvérisées jusqu’à obtenir des particules de 0,1 millimètre imitant la composition et la granulométrie du régolithe. Une table d’impression 3D a permis, ensuite, de déposer automatiquement ces particules dans un moule, couche par couche, puis de les cuire grâce à un four solaire comportant 147 miroirs incurvés. Fabriqué à Cologne au Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique, ce four permet d’atteindre une température d’environ 1000°C et d’agglomérer ainsi ces particules sans utiliser de liants chimiques.

Résultat : des briques de 20 cm de longueur, de 10 cm de largeur et de 3 cm d’épaisseur construites en 5 heures.

 » Ces briques ont la résistance du gypse « , précise un communiqué de l’ESA, et contribueraient à protéger le village lunaire des rayons cosmiques, des pluies de micrométéorites et des températures extrêmes.

Prochaine étape : tester les propriétés mécaniques de ces briques et les fabriquer dans les conditions de températures et de pression régnant sur la Lune.

Fin avril, des ingénieurs américains ont pour leur part démontré que la  » terre «  martienne pourrait servir, elle aussi, mais par une autre méthode, à fabriquer des briquettes de 3 millimètres d’épaisseur pour les futures constructions sur la planète rouge.

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Les jardiniers de l’espace cultivent des plantes dans la Station spatiale internationale


Faire un jardin dans l’espace dans le but de nourrir les voyageurs de longue durée, comme ceux qui pourraient aller coloniser Mars. Il y a des problèmes à régler, car il n’est pas évident de cultiver les plantes à partir de la germination, la croissance et pour finir la récolte des graines.
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Les jardiniers de l’espace cultivent des plantes dans la Station spatiale internationale

 

Veggie

Veggie, la plante poussée dans l’ISS.

NASA

Sylvie Rouat

En apesanteur, les végétaux perdent leurs repères. Pourtant, bichonnées par les astronautes, des fleurs ont fleuri à bord de l’ISS.

Le 16 janvier 2016, l’astronaute américain Scott Kelly postait la photo de deux fleurs de zinnia ayant éclos au sein de l’unité Veggie, installée dans la Station spatiale internationale (ISS). Un geste poétique, mais pas seulement. Depuis soixante-dix ans, les scientifiques accumulent ainsi les expériences sur les cultures spatiales. Des tests essentiels pour préparer de futurs voyages au long cours, durant lesquels il faudra nourrir les astronautes et renouveler leur atmosphère. Dès juillet 1946, les Américains envoyaient des graines dans l’espace, prouvant que des tissus vivants pouvaient y survivre. En 1982 avait lieu la première floraison, à bord de la station soviétique Saliout-7. Quinze ans plus tard, les Russes parvenaient à faire germer des plantes à bord de la station Mir !

En orbite, les végétaux perdent leurs repères. Premier problème : la quasi-absence de gravité. Sur Terre, ils doivent lutter contre la pesanteur et fabriquent racines, tiges et feuilles suivant un axe vertical. Dans l’espace, ces organes se développent en tous sens… et ne remplissent plus leur rôle. La solution consiste à contrôler scrupuleusement les facteurs essentiels à la croissance. Les racines, notamment, peuvent être guidées par une lumière artificielle.

Autre écueil : l’atmosphère ne subit aucun mouvement. L’oxygène produit par la photosynthèse reste confiné autour des feuilles, privant celles-ci d’un accès au gaz carbonique dont elles ont besoin pour se développer. D’où la nécessité de surveiller la bonne aération du milieu de culture, ce qui permet également à l’eau d’arrosage de ne pas stagner.

Dernière étrangeté : la vitesse de croissance des plantes, trois fois plus rapide que sur Terre. Un phénomène à rapprocher du vieillissement accéléré des astronautes.

 » Il est dû au stress causé par ce milieu hostile, analyse Eugénie Carnero-Diaz, chercheuse au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. Nous avons réalisé en apesanteur un cycle de germination, croissance, production de fruits et récolte de graines. Et déjà les plantes souffrent : les graines récoltées sont moins dosées en amidon. Nous n’avons donc aucune idée de la stabilité des cycles sur plusieurs générations. « 

 D’autant qu’une grande partie du stress serait dû aux radiations spatiales. Un problème encore irrésolu, qui pourrait être à l’origine de déséquilibres de la physiologie végétale et de cancers chez les humains.

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Droit aérien et spatial, une nouvelle ruée vers l’or


Nous n’avons pas assez sur Terre, qu’on pense exploiter l’espace avec le tourisme et l’exploitation des astéroïdes. Ils n’ont pas résolu la pollution spatiale, alors que sera l’avenir au-dessus de nos têtes
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Droit aérien et spatial, une nouvelle ruée vers l’or

 

Des entreprises comme Orbital Sciences Corp. et SpaceX... (Photo AP)

Des entreprises comme Orbital Sciences Corp. et SpaceX ont déjà fait des vols d’essai, après avoir été choisies par la NASA pour ravitailler la Station spatiale internationale.

PHOTO AP

 

MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

« À la fin du siècle, les ressources terrestres seront épuisées, finies, c’est un fait. Les humains n’ont pas le choix d’explorer ce qui se trouve dans l’espace. »

L’affirmation du professeur de McGill Ram Jakhu n’est pas farfelue. Depuis quelques années déjà, des entreprises américaines se préparent à aller forer des astéroïdes. Tandis que d’autres comptent amener des touristes en orbite ou ont été sélectionnées pour ravitailler la Station spatiale internationale.

En 2015, l’ex-président Barack Obama a autorisé les citoyens américains à posséder ou vendre les ressources qu’ils parviendront à trouver dans l’espace. Son geste a encouragé les investissements, mais créé la controverse.

« Une règle du traité international interdit de s’approprier l’espace. Certains estiment qu’elle vise seulement la surface et non le sous-sol, mais ce n’est pas clair », dit Ram Jakhu, le directeur de l’Institut du droit aérien et spatial de McGill.

L’un des enjeux consiste à empêcher la prolifération de cow-boys de l’espace, qui mettraient le bien commun en péril en se comportant de manière irresponsable. Ou qui pollueraient la terre en lançant trop d’engins en orbite.

Dans un livre intitulé La gouvernance mondiale de l’espace, le professeur Jakhu répertorie les règles existantes et identifie les manques :

« C’est un projet très large et très futuriste, qui concerne ce qui pourrait se passer dans 20 ou 30 ans. »

Tourisme spatial

Des entreprises comme Orbital Sciences Corp. et SpaceX ont déjà fait des vols d’essai, après avoir été choisies par la NASA pour ravitailler la Station spatiale internationale.

Après Space Adventures, Virgin Galactic et Blue Origin veulent plutôt amener des touristes en orbite. Tandis qu’Orbital Technologies, établie en Russie, veut y installer un hôtel.

Planetary Resources ou Deep Space Industries comptent enfin forer des astéroïdes, plusieurs abritant de l’eau et d’immenses quantités de métaux – souvent rares ou précieux, comme le platine.

Pour l’instant, l’exercice demeure malgré tout inabordable. D’après les journaux spécialisés, la NASA prévoit dépenser 1 milliard pour rapporter sur terre un échantillon de l’astéroïde Bennu pesant au maximum deux kilos. Mais au fil des progrès technologiques, le coût des expéditions diminuera. Sans compter que certaines ressources pourront être vendues directement dans l’espace, comme matériaux de construction ou carburant.

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La sonde Cassini a fait des photos et découvertes incroyables autour de Saturne


La sonde Cassini se prépare à mourir sur Saturne, l’écrasement est prévu pour septembre. Entre-temps, elle a permis de nous donner de merveilles photos de ses anneaux, de ses lunes. De plus, les scientifiques ont pu explorer et mieux connaitre ce monde lointain. Espérons qu’avant sa phase finale que Cassini pourra encore donner des données à étudier
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La sonde Cassini a fait des photos et découvertes incroyables autour de Saturne

 

SATURN

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

C’est l’heure de vérité pour le petit vaisseau. Depuis 11h ce mercredi 26 avril, le dernier plongeon de la sonde Cassini, dans l’espace inexploré entre Saturne et ses anneaux, a débuté. En novembre dernier, le vaisseau d’exploration de la Nasa avait déjà commencé à se rapprocher de ces incroyables disques de matière qui entourent la géante gazeuse.

Après 22 tours en orbite, Cassini ira finir sa vie dans l’atmosphère de Saturne, en septembre. Il ne faut pour autant pas être trop triste. En orbite autour de la planète depuis 2004, la petite sonde a eu une vie bien remplie.

Et si son dernier voyage devrait être riche en observations, c’est le moment idéal pour se remémorer les plus belles photos et les découvertes scientifiques les plus incroyables de Cassini.

Le robot Huygens largué sur Titan

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Six mois après son arrivée autour de Saturne, Cassini largue Huygens, un robot atterrisseur, sur Titan, l’une des lunes de la géante gazeuse. C’est la première fois qu’un objet humain touche le sol d’un satellite naturel, autre que celui de la Terre. En plus d’offrir de belles photos, le robot a surtout permis aux scientifiques de mieux cerner la composition de l’atmosphère et de la surface de Titan. Depuis, Cassini a continué d’observer Titan et l’on connait mieux ce monde assez proche de la Terre, si ce n’est que le méthane y remplace l’eau…

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Encelade, la lune propice à la vie

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Encelade, l’une des lunes de Saturne, est certainement l’un des astres les plus intéressants du système solaire, pour ce qui concerne la recherche d’une vie extraterrestre. Avec son océan souterrain d’eau liquide, elle dispose de beaucoup d’éléments nécessaires à l’émergence d’une vie biologique.

Mieux, les chercheurs ont découvert il y a quelques semaines la présence d’une source d’énergie, qui pourrait théoriquement nourrir des microbes. Pour cela, la sonde Cassini a plongé au plus près de la surface et est passée à travers l’un des geysers d’Encelade.

Des lunes aux formes improbables

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Si on connait surtout Titan et Encelade, Saturne possède de nombreuses lunes: au moins une cinquantaine. Et parmi celles-ci, certaines ont des formes bizarres, comme Pan (ci-dessus), qui ressemble à un ravioli. Ou encore Téthys et Mimas (ci-dessous), dont la forme fait un peu penser à l’Etoile de la mort de Star Wars. Ou à l’oeil de Sauron du Seigneur des anneaux.

En plus d’être intrigantes, ces images permettent aux astrophysiciens de mieux comprendre l’histoire de notre système solaire et la formation des lunes et planètes.

lune

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Des anneaux toujours mystérieux

saturne

Cassini a pris de nombreuses photos des anneaux de Saturne. Elle a également permis aux scientifiques de mieux comprendre leur fonctionnement. Ceux-ci pourraient même donner naissance à des lunes. Enfin, quand celles-ci ne créent pas des vagues dans les anneaux lors de leur passage.

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Les déchets spatiaux, un danger qui s’amplifie


Il serait peut-être temps avant d’envoyer d’autres engins spatiaux pour l’exploration spatiale de régler la pollution dans l’espace. C’est un danger pour les satellites et tout autres engins dans les environs et probablement pour lors des sorties des astronautes
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Les déchets spatiaux, un danger qui s’amplifie

 

En moins d’un quart de siècle, le nombre de débris suffisamment gros pour détruire un vaisseau spatial a plus que doublé, selon les participants d’une conférence de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt, en Allemagne. © thinkstock.

Des scientifiques ont alerté mardi sur le danger croissant pour les satellites et les missions habitées que représentent les déchets spatiaux accumulés pendant près de six décennies d’exploration spatiale.

En moins d’un quart de siècle, le nombre de débris suffisamment gros pour détruire un vaisseau spatial a plus que doublé, selon les participants d’une conférence de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt, en Allemagne.

 « Nous sommes très préoccupés », a déclaré Rolf Densing, directeur des opérations de l’ESA, qui plaide pour une vraie prise en compte de ce problème qui ne peut être résolu qu’à l’échelle mondiale.

Le risque de collision avec des débris est statistiquement faible mais il a augmenté, au fil des missions qui ont eu lieu depuis que l’Union soviétique a lancé en 1957 Spoutnik 1, le premier satellite artificiel. Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes… Tous ces objets, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier.

Ces objets peuvent atteindre 28.000 kilomètres/heure et, à cette vitesse, même un petit objet peut causer d’énormes dégâts.

En 1993, des radars terrestres avaient localisé 8.000 objets mesurant plus de 10 centimètres.

« Aujourd’hui, nous avons dans l’espace environ 5.000 objets mesurant plus d’un mètre, 20.000 objets de plus de 10 cm… et 75.0000 ‘balles volantes’ d’environ 1 cm », a détaillé Holger Krag, responsable du bureau des débris spatiaux de l’ESA. Les objets de plus d’un millimètre atteindraient les 150 millions.

Rien que pour ses dix satellites en orbite basse, l’ESA dit recevoir une « alerte collision » par semaine. Chaque satellite doit, une à deux fois par an, effectuer des mesures d’évitement.

http://www.7sur7.be/