Qu’arriverait-il si une étoile à neutrons s’approchait de nous?


Rien n’est éternel, alors que ce soit nous ou l’univers qui causera la fin de la Terre. Peut-on au moins espérer une fin douce pour ceux qui affrontera la fin ? Plusieurs scénarios provenant de l’espace sont mis en avant, mais qui ont quand même de faibles probabilités de se produire. Voilà un exemple d’une étoile à neutrons qui n’aura même a toucher la terre pour provoquer une catastrophe inimaginable et définitive de la Terre
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Qu’arriverait-il si une étoile à neutrons s’approchait de nous?

 

Qu'arriverait-il

Notre planète rencontre une étoile à neutrons… Capture d’écran Gentside

Connaissez-vous les étoiles à neutrons? Elles naissent du coeur d’étoiles géantes devenues supernova à la fin de leur vie. Quand les couches externes ont disparu dans le milieu interstellaire, les protons et électrons au centre de l’astre se combinent pour ne former que des neutrons, d’où leur nom.

L’étoile à neutrons peut-être comparée à un noyau atomique géant stabilisé par de gigantesques forces de gravitation. Car la pression qui règne au coeur d’une étoile à neutrons est incroyable. Avec une masse équivalente à celle d’une étoile géante pour un diamètre moyen de 10 kilomètres seulement, ces astres sont très denses.

On estime qu’un centimètre cube d’une de ces étoiles pèserait un milliard de tonnes. Imaginez qu’une d’entre elles s’approche de la Terre comme dans la vidéo ci-dessus…

LA VISITE D’UNE ÉTOILE À  NEUTRONS

Les scientifiques interrogés expliquent qu’une telle étoile détruirait notre planète sans même la toucher. Sa puissance suffirait tout d’abord à chauffer la croûte de notre planète, mais aussi son noyau. Cela donnerait lieu à des tremblements de terre et des éruptions cataclysmiques.

En même temps, la force de gravitation commencerait à déchirer la planète. La croûte, mais aussi les océans et l’atmosphère de la Terre seraient perturbés. Finalement, elle finirait par voler en éclats et déverser ce qu’elle contient dans l’espace.

Mais les scientifiques se veulent tout de même rassurants: la plupart des Terriens seront morts avant que la planète ne soit mise en pièces par l’étoile à neutrons.

 

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Doit-on contacter les extraterrestres?


Il y a sûrement une vie ailleurs, peut-être même une civilisation avancée ? Mais nous n’avons jamais eu de preuves formelles, Savent-ils que nous existons ? Sommes-nous en mesure un jour, de communiquer avec eux ? Pourrions-nous avoir des échanges pacifiques sachant que sur terre, nous ne savons pas ce qu’est un monde sans guerre ? Sans avidité au pouvoir, à la richesse ?
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Doit-on contacter les extraterrestres?

 

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La Terre aux extraterrestres de «Toy Story»: «Nous recevez-vous?» | JD Hancock via Flickr CC License by

Dan Falk

Traduit par Catherine Rüttimann

Les Terriens font-ils bien d’attendre (dans le silence) qu’une intelligence extraterrestre les contacte ou devraient-ils entamer activement la conversation? Le débat scientifique sur la question est épineux.

Cela fait maintenant plus de cinquante ans que les astronomes ont lancé la première tentative pour faire la chasse aux signaux radio de civilisations extérieures à notre système solaire de façon systématique –une quête connue sous le nom de recherche d’une intelligence extraterrestre, ou SETI, pour Search for Extra-Terrestrial Intelligence. Au cours de cette période, nos télescopes n’ont eu droit qu’à un silence assourdissant –ce qui a conduit certains scientifiques à se demander s’il ne serait pas temps que les Terriens prennent l’initiative d’entamer la conversation.

Les partisans d’un «SETI actif» sont de l’avis que, plutôt que de chercher à entendre les signaux d’une intelligence extraterrestre de façon passive, nous devrions être en train d’essayer d’atteindre nos voisins de galaxie de façon active –que nous devrions utiliser nos émetteurs radio les plus puissants (tels que le radiotélescope géant d’Arecibo, sur l’île de Porto Rico) pour envoyer des messages en direction des étoiles les plus proches.

«Par le passé nous sommes toujours partis du principe qu’une civilisation extraterrestre capable de nous détecter prendrait automatiquement l’initiative d’entrer en contact avec nous, en nous envoyant un signal puissant pour nous faire savoir qu’elle existait, dit Douglas Vakoch, de l’Institut SETI, à Moutain View, en Californie, et l’un des principaux partisans d’un SETI Actif. Mais peut-être qu’il y a des civilisations qui n’accepteront de révéler leur existence que si nous disons clairement que nous cherchons le contact.»

Le SETI actif a toujours été une question épineuse. En 2006, l’Académie internationale d’astronautique a réuni un comité autour du SETI –mais quand le groupe a refusé de faire pression pour bannir les transmissions proactives, deux de ses membres et pas des moindres, John Billingham, alors directeur du SETI, etMichael Michaud, ont démissionné. Même le comité éditorial du prestigieux journal Nature a émis une mise en garde disant que«le risque posé par un SETI actif [était] réel»:

«Il ne va pas de soi que toutes les civilisations extraterrestres sont bienveillantes –ou que, même avec une civilisation bienveillante, le contact n’aurait pas de sérieuses répercussions pour les gens ici sur Terre».

Le débat a repris en février, lors du rendez-vous annuel de l’Association américaine pour l’avancement de la science, qui se tenait à San José. Douglas Vakoch, directeur de l’Interstellar Message Composition au SETI, a organisé un symposium et une conférence de presse pour parler du SETI actif dans le cadre de l’événement; plus tard dans la semaine, il a tenu à l’Institut une journée d’atelier –et la discussion était là encore animée.

Technologie plus avancée, risque plus grand

Ce sur quoi tout le monde est d’accord –et c’est à peu près la seule chose sur laquelle il y a consensus–, c’est qu’il est probable que toute civilisation extraterrestre que nous trouverons sera plus avancée que la nôtre. (C’est une simple question de statistiques: nous n’avons que quelques centaines d’années en tant qu’espèce industrielle avancée, alors que la galaxie est là depuis treize milliards d’années; les extraterrestres que nous rencontrerons seront sans doute beaucoup plus vieux que nous, et en principe par conséquent largement en avance sur nous.) Technologie plus avancée, risque plus grand.

Toute civilisation extraterrestre sera plus avancée que la nôtre

L’auteur de science-fiction David Brin est un franc détracteur du SETI actif. Il se base sur l’histoire de notre propre planète, où les rencontres entre cultures de sophistications technologiques diverses se passent rarement bien.

«Nous avons de nombreux exemples de civilisations avancées du point de vue technologique qui sont entrées en contact avec des civilisations moins avancées de ce point de vue-là», dit-il. (On pense aux efforts de colonisation européens en Afrique et aux Amériques.) «Et à chaque fois, cela a été douloureux. Même quand les deux côtés avaient les meilleures intentions du monde.»

Ce schéma s’applique même quand les humains n’entrent pas en jeu, d’après David Brin. Quand ce qu’on appelle aujourd’hui l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ont été réunies par la tectonique des plaques il y a environ trois millions d’années, les mammifères placentaires du nord et les mammifères marsupiaux du sud ont pu entrer en contact.

«En l’espace d’un million d’années, presque tous les mammifères marsupiaux avaient disparu, dit David Brin. Le contact entre biomes a eu des conséquences majeures en termes d’extinction à chaque fois qu’il a eu lieu sur Terre. Je ne prétends pas que c’est la façon dont les choses vont se dérouler quand nous rencontrerons des extraterrestres –mais cela laisse penser que nous devrions au moins commencer par en discuter.»

Jill Tarter, pionnière du SETI et astronome ayant servi de modèle au personnage principal du Contact de Carl Sagan, est d’accord sur le fait qu’il est prudent d’écouter avant de crier:

«Nous devrions reconnaître l’asymétrie [en termes de sophistication technologique], et permettre aux technologies plus anciennes d’assumer la charge la plus importante, celle de la transmission, dit-elle. En tant que cadets, nous devrions avant tout écouter.»

Que diriez-vous à un extraterrestre?

Beaucoup à gagner en tendant la main

À moins que Douglas Vakoch n’ait raison, et qu’ils attendent de nous entendre. Le cas échéant, et si nous choisissons de rester silencieux, nous passons à côté d’une incroyable occasion.

«Peut-être la communication interstellaire est-elle une forme d’échange économique par le biais duquel les civilisations partagent des informations précieuses les unes avec les autres, dans une forme d’altruisme réciproque entre différentes générations», dit-il, ajoutant que des exemples de ce type d’altruisme existent chez différentes espèces animales ici sur Terre.

Seth Shostak, le facétieux astronome à la coupe au bol qui dirige l’Institut, est d’accord pour dire que nous n’avons pas grand-chose à perdre et probablement beaucoup à gagner en tendant la main. D’ailleurs ils savent probablement déjà que nous sommes là: nos programmes de radio et de télévision et nos radars militaires en particulier répandent des informations dans l’espace depuis environ soixante-dix ans, fait remarquer Seth Shostak. On ne peut pas faire machine arrière du point de vue électromagnétique.

«Toute société qui a au moins cent ou deux-cents ans d’avance sur nous sera capable de détecter la fuite, dit Seth Shostak. À moins qu’ils n’aient arrêté de se développer technologiquement –ce qui est bien sûr possible, mais alors ils ne sont pas une menace pour nous.» (Accessoirement, la plaque minéralogique de Seth Shostak affiche SETI GUY [soit le mec du SETI, ndt]; celle de Douglas Vakoch, plus cryptique, dit ASETI, pour Active SETI.)

Le plus probable, c’est qu’ils n’ont aucune idée que nous sommes là

David Brin, auteur de science fiction et titulaire d’un doctorat en sciences planétaires

Mais peut-être n’avons-nous pas encore vendu la mèche: David Brin n’accepte pas la thèse de Shostak selon laquelle «ils» savent déjà que nous sommes là (ce qu’on appelle quelquefois l’excuse de la «porte de l’écurie»[1]. Seth Shostak est trop généreux dans son calcul de notre visibilité depuis des centaines (si ce n’est des milliers) d’années-lumière, dit David Brin, qui est titulaire d’un doctorat en sciences planétaires et a été consultant pour la Nasa. Les signaux terrestres radio et télé, de la série I Love Lucy à ce qui s’échappe de Vandenberg ou de Guantanamo, sont relativement faibles. De plus, les signaux électromagnétiques chutent proportionnellement au carré de la distance (et les extraterrestres, s’ils existent, sont sacrément loin).

Le plus probable, dit Brin, c’est qu’ils n’ont aucune idée que nous sommes là –et cela ne changera pas, à moins qu’on ne se mette à émettre des signaux puissants et dirigés de la façon suggérée par Vakoch. (Les quelques messages en dur que nous avons envoyés –à bord des sondes Pioneer et Voyager, par exemple– sont des coups de poker absolus. Ils contiennent des informations basiques à propos des humains et de notre planète; sur Voyager, il y avait aussi un disque en or avec un échantillon musical allant de Mozart à Chuck Berry, et d’autres messages de Terriens. Ils ne se dirigent vers aucune étoile en particulier et par conséquent risquent de n’être jamais interceptés –mais Voyager 1 se trouvera à deux années lumières d’une étoile nommée Gliese 445 dans à peu près 40.000 ans.)

Comme Christophe Colomb arrivant aux Amériques?

David Brin n’est pas le seul à préconiser la prudence. Plus d’une vingtaine de scientifiques ont signé une prise de position appelant à un moratoire sur le SETI actif en attendant qu’une «discussion scientifique, politique et humanitaire au niveau mondial» ait lieu. Elon Musk, le milliardaire à l’origine de SpaceX, l’a signée; tout comme le chasseur de planètes Geoff Marcy et l’auteur de science fiction à succès Paul Davies. La pétition ne parle pas d’extraterrestres vengeurs et qui bavent –elle note simplement qu’«il est impossible de prédire si [ l’intelligence extraterrestre ] sera bienveillante ou hostile».

Certains, comme le célèbre cosmologue Stephen Hawking, ont été plus directs.

Hawking a récemment mis en garde contre la possibilité d’une civilisation extraterrestre avancée, qui ayant épuisé les ressources de sa planète, pourrait«chercher à conquérir et à coloniser toute planète à sa portée».

Il cite également l’analogie de Christophe Colomb arrivant aux Amériques, «qui ne s’est pas très bien passée pour les Indiens d’Amérique».

Serons-nous leurs élèves, ou leur déjeuner?

Même si elle paraît clichée, cette bonne vieille histoire de Colomb semble quelquefois avoir le pouvoir de couler le SETI actif. Il s’agit toutefois d’une simplification grossière de l’histoire humaine. Kathryn Denning, anthropologue auprès de l’université de York à Toronto, souligne que tous les contacts interculturels n’ont pas été néfastes. 

Même l’arrivée des Européens aux Amériques n’a pas été si catastrophique que cela. «De nombreux peuples autochtones du nouveau monde sont toujours bien en vie et connaissent même une certaine croissance, [particulièrement] dans l’hémisphère sud», m’a-t-elle dit récemment.

Certes, il y a eu une période agitée; mais plus tard il y a eu «syncrétisme, amitiés, mariages mixtes… un rapprochement progressif de deux sociétés».

Les extraterrestres seront-ils des enseignants bienveillants ou des dirigeants despotiques? Serons-nous leurs élèves ou leur déjeuner? Même si le projet du SETI prétend être ancré dans la science, une grande partie de ce que disent ses fans semble dépendre de si ceux-ci ont grandi avec les envahisseurs armés du Rayon Ardent de La Guerre des mondes ou avec les intellos bien intentionnés de Contact.

1 — Selon le proverbe qui dit qu’«il est trop tard pour fermer l’écurie quand le cheval s’est sauvé» [note du traducteur]. Retourner à l’article

Dan Falk

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Et si un trou noir s’approchait de la Terre?


Un scénario de fin du monde si notre système solaire était dans la mire d’un trou noir. Heureusement, cette situation fictive a peu de chance d’arriver. Nous pouvons encore espérer que le ciel ne nous tombe pas sur la tête
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Et si un trou noir s’approchait de la Terre?

 

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Quand la Terre affronte un trou noir… Capture d’écran Gentside

C’était un peu la seconde star du film Interstellar, mais vous n’aimeriez pas le rencontrer: on parle bien entendu du trou noir. Actuellement, les astronomes estiment qu’il y a une chance sur un trillion que la Terre soit un jour dévorée par un trou noir. Mais comment cela se passerait-il?

Déjà, même à une année-lumière de notre système solaire, un trou noir pourrait fortement le perturber. Sa force gravitationnelle est si forte qu’il pourrait déjà altérer l’orbite des planètes extérieures.

Ceci menacerait les autres planètes, en les envoyant se fracasser les unes sur les autres, mais cela menacerait aussi le Soleil.

Et ce n’est encore rien…

UNE INCURSION DESTRUCTRICE DANS LE SYSTÈME SOLAIRE

 

En s’approchant de nous, le trou noir commencerait par rencontrer le nuage d’Oort, une zone où les comètes s’accumulent. Cela projetterait violemment un grand nombre de ces astres vers la Terre et les autres planètes.

Nous commencerions à le voir lorsqu’il arriverait au niveau des géantes gazeuses comme Saturne et Jupiter. Un disque d’accrétion, composé de gaz et de poussières très chaudes, se formerait alors autour de lui à mesure qu’il dévore les planètes.

Arrivé à la ceinture d’astéroïdes, comme pour le nuage d’Oort, de nombreux croiseurs seraient projetés dans la direction de notre planète. Quand la Terre serait assez proche, son atmosphère elle-même serait arrachée par le trou noir, avant qu’il n’avale la planète entière, morceau par morceau.

Un cataclysme qui provoquerait de terribles tremblements de terre et l’apparition de super-volcans.

Le Soleil est finalement le seul qui pourrait peut-être survivre à sa rencontre avec le trou noir. Si celui-ci est assez petit, il n’aura pas la force gravitationnelle nécessaire pour dévorer notre étoile.

Néanmoins, les chances sont grandes qu’elle rejoigne le reste du système solaire piégé dans le disque d’accrétion. Au final, il ne resterait alors qu’un trou noir entouré d’un disque de plusieurs millions de kilomètres de diamètre.

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Ne manquez pas l’éclipse lunaire totale samedi


Au Québec, l’éclipse ne sera visible que dans sa phase partielle, à partir de 6h15 samedi
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Ne manquez pas l’éclipse lunaire totale samedi

 

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Le 4 avril 2015 se produira la troisième éclipse lunaire totale en l’espace d’un an.Capture d’écran Gentside

Près de deux semaines après l’éclipse solaire totale survenue en Europe, le ciel va de nouveau donner à voir un fantastique phénomène. Samedi, se produira en effet une éclipse lunaire totale. Ceci se produit lorsque la Terre, la Lune et le Soleil se trouvent dans un alignement parfait. Intercalée entre les deux autres, l’ombre de notre planète masque notre satellite.

On parle d’éclipse lunaire totale quand 100 % du disque est recouvert, sinon il s’agit d’une éclipse partielle. En cas de «totalité», la Lune revêt alors un aspect différent que celui qu’on lui connait. Son disque d’ordinaire d’un blanc lumineux se teinte pour afficher une couleur cuivrée, plus ou moins prononcée en fonction des caractéristiques de l’éclipse. Une particularité qui lui vaut le surnom de «lune rouge» ou «lune de sang».

COMMENT L’OBSERVER?

Contrairement aux éclipses solaires, les éclipses lunaires peuvent être observées de toute la planète, à condition que la région concernée soit plongée dans le noir au moment du phénomène. D’après la NASA, l’éclipse démarrera à 02h15 pour s’achever à 07h44.

Le phénomène sera visible dans sa globalité aux États-Unis et partiellement dans d’autres régions outre-atlantiques, ce qui permettra de le suivre en direct sur internet. Des retransmissions sont d’ores et déjà prévues sur les sites SLOOH et Virtual Telescope.

Plus précisément, l’éclipse totale démarrera à 07h57 pour atteindre son maximum aux environs de 8h. Au total, l’évènement ne durera que cinq minutes, ce qui fera de lui, l’éclipse lunaire la plus brève de ce siècle, explique la NASA. Pour ceux qui auront la chance de se trouver au bon endroit, l’éclipse peut être observée sans danger à l’oeil nu.

TROISIÈME ÉCLIPSE DE LA TÉTRADE

Ces derniers mois, ce genre de phénomènes s’est fait assez fréquent. L’éclipse du 4 avril sera en effet la troisième à se produire en l’espace d’un an. Une première est survenue le 15 avril 2014, une deuxième en septembre 2014, et une quatrième se produira le 28 septembre 2015. C’est ce que les scientifiques appellent une «tétrade».

D’après la NASA, ce type de tétrade se produit de façon occasionnelle: au cours du siècle nous en verrons huit, si l’on en croit les calculs des astronomes. La précédente date de 2003-2004 et la prochaine se produira en 2032-2033.

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Les diamants de Cérès


Cérès, une planète naine qui a deux points scintillants, qui croyait-on était de la glace, mais après une étude plus poussée, ces deux points seraient en fait du diamant. De quoi à faire briller les yeux les industriels du diamant
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Les diamants de Cérès

 

Cérès et ses points lumineux vus par Dawn

Cérès et ses points lumineux vus par la sonde Dawn.

NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA

Sean Bailly

Les deux points lumineux à la surface de Cérès qui intriguaient les astrophysiciens seraient liés à du diamant présent dans le manteau de la planète, qui affleure dans un cratère.

La sonde Dawn vient d’identifier la nature des deux points lumineux à la surface de la planète naine Cérès, le plus grand corps de la ceinture d’astéroïdes, située entre Mars et Jupiter. Les chercheurs pensaient qu’il s’agissait de glace d’eau ou de sel qui réfléchit la lumière du Soleil. Il n’en est rien. Ce serait… du diamant !

Après avoir visité Vesta, un autre corps massif de la ceinture d’astéroïdes, la sonde Dawn de la Nasa s’est mise en orbite autour de Cérès début mars 2015. Les astronomes étaient impatients d’étudier de près la surface de la planète naine. En effet, en 2004, des images du télescope spatial Hubble avaient mis en évidence une zone très lumineuse dont l’origine restait inexpliquée. Les premières images de Dawn ont ainsi montré deux points très lumineux et rapprochés au fond d’un cratère. Le spectromètre VIR sensible au visible et à l’infrarouge a identifié la nature du matériau qui réfléchit la lumière : il s’agirait de diamant.

« C’est tout à fait possible, explique l’astrophysicien Roland Lehoucq, Cérès est riche en carbone et selon les modèles de formation des planètes, si la pression est suffisante au cœur du corps, le carbone cristallise sous forme de diamant. »

L’idée des planètes de carbone a été proposée en 2005 par les astrophysiciens américains Marc Kushner et américano-canadienne Sara Seager. Elles auraient un cœur métallique et une écorce riche en carbone. À plusieurs kilomètres de profondeur, la pression serait assez élevée pour cristalliser le carbone en diamant. En 2012, une équipe franco-américaine a proposé que l’exoplanète 55 Cancri e serait un candidat possible. Et ce serait aussi le cas de Cérès.

Cette nouvelle intéresse déjà les industriels du diamant sud-africains. Samuel Fish, porte-parole du syndicat des diamants sud-africains, a ainsi annoncé qu’un appel d’offres international serait prochainement lancé auprès des agences spatiales pour monter une mission d’exploitation du diamant de Cérès. À ce jour, les spécialistes restent sceptiques sur la possibilité d’un tel projet.

Par ailleurs, Roland Lehoucq s’interroge :

« Cérès n’a pas pu se former dans le Système solaire. »

En effet, les planètes de carbone ne peuvent se former que dans des régions pauvres en oxygène.

« Je suppose qu’elle a pu se former dans un système riche en carbone, tel celui du pulsar PSR B1257+12, puis être éjectée lors d’un cataclysme et errer dans la Galaxie avant d’être captée par le Système solaire. »

En effet, les planètes errant loin de leur étoile d’origine sont nombreuses dans la Voie lactée, bien que difficiles à observer.

« Par ailleurs, Cérès est bien trop petite pour que le carbone cristallise, alors comment est-ce possible ? Il va falloir revoir les modèles. »

Roland Lehoucq est bien connu pour ses ouvrages (et sa chronique mensuelle dans Pour la Science) où il vulgarise la science au travers d’œuvres de science-fiction. Il ajoute, sur un ton faussement sérieux,

« Un second mystère demeure : quand on regarde les images de la rotation de Cérès, on voit que les points continuent de briller même quand ils passent dans l’ombre. Cela montre qu’il ne s’agit pas d’une réflexion mais d’une source primaire… Serait-ce des extraterrestres en train d’exploiter le diamant de Cérès ? »

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Une momie d’alien pétrifiée à la surface de Mars ?


On en fini pas avec des spéculations d’extraterrestres sur la planète Mars. On voit bien ce que l’on veut voir et ce n’est pas nécessairement une réalité
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Une momie d’alien pétrifiée à la surface de Mars ?

 

S’agit-il d’un roche ou d’un alien pétrifié ?[DR / NASA]

Le cliché a été pris en août 2014 par le robot Curiosity et mis en ligne depuis sur le site de la NASA dédié aux observations martiennes. Un passionné de phénomènes paranormaux est persuadé qu’on peut y distinguer la dépouille d’un alien.

De fait, plusieurs éléments visuels semblent correspondre à l’image que l’on se fait habituellement d’un extraterrestre : petit corps et crâne démesuré. La créature semble couchée dans une position analogue à celle des momies égyptiennes qui reposent sous l’atmosphère terrestre.

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(DR / NASA)

Pareidolie ?

Néanmoins, la conclusion de cette observation est peut-être un peu hâtive : il s’agit bien plus probablement d’une pareidolie classique et l’alien supposé n’est sans doute qu’un rocher de forme caractéristique.

De telles illusions sont très fréquentes chez les ufologues acharnés. Au cours des mois écoulés, certains ont déjà affirmé avoir observé nombre d’objets atypiques à la surface de la planète rouge, comme une bible, un fossile de dinosaure, un homme, une tête d’Obama, un masque africain ou encore un crocodile.

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Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques


Un alerte dû à un tempête solaire qui pourrait avoir des répercussions sur le réseau électrique, les satellites de télécommunications (Internet, téléphone portable, GPS, etc) pour une durée plus ou moins de 24 à 36 heures. Pour le moment, tout semble bien fonctionné
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Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques

 

WASHINGTON – Deux éruptions solaires survenues dimanche ont provoqué une forte tempête géomagnétique qui a frappé l’atmosphère terrestre mardi et pourrait perturber les réseaux électriques et les télécommunications, a indiqué l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) qui à ce stade n’a signalé aucun problème.

Cette tempête solaire «pourrait provoquer des problèmes étendus de contrôle de voltage et affecter des systèmes de protection sur le réseau électrique», a mis en garde la NOAA dans un bulletin d’alerte.

Les systèmes de transmission radio à haute fréquence pourraient aussi être perturbés et le fonctionnement des satellites de navigation risque également de connaître des pannes «pendant plusieurs heures», ajoute l’agence.

Cette tempête «sévère» a été observée à 9h58 et a atteint une force 4 pendant au moins une heure sur une échelle maximum de 5, a indiqué Thomas Berger, directeur du centre de prédiction de météorologie spatiale (Space Weather Prediction Center, SWPC) lors d’une conférence de presse.

En voici des images:

Ce phénomène pourrait durer de 24 à 36 heures, a-t-il dit, ajoutant qu’à ce stade aucun problème n’avait été signalé sur le réseau électrique et dans le fonctionnement des satellites de télécommunication.

Des aurores boréales ont été observées avant le lever du soleil dans le nord des États-Unis, a ajouté Thomas Berger et seront visibles ce soir en Europe.

Cette tempête solaire n’a pas provoqué de niveaux de radiations dangereux pour les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (SSI), a par ailleurs indiqué la NASA.


«L’intensité de cette tempête devrait continuer à diminuer dans les prochaines heures mais nous ne pouvons pas dire exactement comment cela va se produire», a expliqué Bob Ruthlege, le responsable des prévisions au SWPC lors de la même conférence de presse téléphonique.

Lors du précédent cycle solaire qui s’est achevé en 2008, on a observé 45 tempêtes solaires de cette puissance, a-t-il dit. Il s’agit pour le cycle actuel, particulièrement inactif, de la deuxième de cette ampleur.

«C’est un peu inhabituel pour ce cycle marqué par une faible activité solaire», a jugé le scientifique.

Le Soleil connaît actuellement sa période la moins active depuis plus d’un siècle. Le nombre de taches décomptées depuis le début du cycle actuel amorcé en décembre 2008, est très faible par rapport à la moyenne quotidienne observée ces 250 dernières années, en fait moins de la moitié.

Les cycles solaires ont une durée moyenne de 22 ans, onze ans qui amènent au maximum et onze autres années ramenant au minimum après quoi un nouveau cycle commence.

Les éruptions solaires ou éjections de masse coronale projettent du plasma solaire à très grande vitesse dans l’espace qui vient frapper la haute atmosphère de la Terre et interagit avec son champ magnétique.

La Nasa a lancé le 13 mars quatre vaisseaux spatiaux identiques (MMS) destinés à étudier ces interactions, mal comprises, entre les vents solaires et le champ magnétique terrestre.

Le champ magnétique de la Terre protège normalement de ces particules mais quand il y a des éruptions solaires de forte puissance comme celle de mardi, il se produit un phénomène dit de reconnexion magnétique dans la magnétosphère terrestre. Ce phénomène est responsable des aurores boréales mais aussi des orages magnétiques pouvant perturber le fonctionnement des satellites de communications et le réseau électrique.

«La reconnexion magnétique est l’un des facteurs les plus importants dans les phénomènes météorologiques spatiaux», avait souligné Jeff Newmark, directeur par intérim de la division d’héliophysique de la Nasa avant le lancement de cette mission.

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