Une momie d’alien pétrifiée à la surface de Mars ?


On en fini pas avec des spéculations d’extraterrestres sur la planète Mars. On voit bien ce que l’on veut voir et ce n’est pas nécessairement une réalité
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Une momie d’alien pétrifiée à la surface de Mars ?

 

S’agit-il d’un roche ou d’un alien pétrifié ?[DR / NASA]

Le cliché a été pris en août 2014 par le robot Curiosity et mis en ligne depuis sur le site de la NASA dédié aux observations martiennes. Un passionné de phénomènes paranormaux est persuadé qu’on peut y distinguer la dépouille d’un alien.

De fait, plusieurs éléments visuels semblent correspondre à l’image que l’on se fait habituellement d’un extraterrestre : petit corps et crâne démesuré. La créature semble couchée dans une position analogue à celle des momies égyptiennes qui reposent sous l’atmosphère terrestre.

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(DR / NASA)

Pareidolie ?

Néanmoins, la conclusion de cette observation est peut-être un peu hâtive : il s’agit bien plus probablement d’une pareidolie classique et l’alien supposé n’est sans doute qu’un rocher de forme caractéristique.

De telles illusions sont très fréquentes chez les ufologues acharnés. Au cours des mois écoulés, certains ont déjà affirmé avoir observé nombre d’objets atypiques à la surface de la planète rouge, comme une bible, un fossile de dinosaure, un homme, une tête d’Obama, un masque africain ou encore un crocodile.

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Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques


Un alerte dû à un tempête solaire qui pourrait avoir des répercussions sur le réseau électrique, les satellites de télécommunications (Internet, téléphone portable, GPS, etc) pour une durée plus ou moins de 24 à 36 heures. Pour le moment, tout semble bien fonctionné
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Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques

 

WASHINGTON – Deux éruptions solaires survenues dimanche ont provoqué une forte tempête géomagnétique qui a frappé l’atmosphère terrestre mardi et pourrait perturber les réseaux électriques et les télécommunications, a indiqué l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) qui à ce stade n’a signalé aucun problème.

Cette tempête solaire «pourrait provoquer des problèmes étendus de contrôle de voltage et affecter des systèmes de protection sur le réseau électrique», a mis en garde la NOAA dans un bulletin d’alerte.

Les systèmes de transmission radio à haute fréquence pourraient aussi être perturbés et le fonctionnement des satellites de navigation risque également de connaître des pannes «pendant plusieurs heures», ajoute l’agence.

Cette tempête «sévère» a été observée à 9h58 et a atteint une force 4 pendant au moins une heure sur une échelle maximum de 5, a indiqué Thomas Berger, directeur du centre de prédiction de météorologie spatiale (Space Weather Prediction Center, SWPC) lors d’une conférence de presse.

En voici des images:

Ce phénomène pourrait durer de 24 à 36 heures, a-t-il dit, ajoutant qu’à ce stade aucun problème n’avait été signalé sur le réseau électrique et dans le fonctionnement des satellites de télécommunication.

Des aurores boréales ont été observées avant le lever du soleil dans le nord des États-Unis, a ajouté Thomas Berger et seront visibles ce soir en Europe.

Cette tempête solaire n’a pas provoqué de niveaux de radiations dangereux pour les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (SSI), a par ailleurs indiqué la NASA.


«L’intensité de cette tempête devrait continuer à diminuer dans les prochaines heures mais nous ne pouvons pas dire exactement comment cela va se produire», a expliqué Bob Ruthlege, le responsable des prévisions au SWPC lors de la même conférence de presse téléphonique.

Lors du précédent cycle solaire qui s’est achevé en 2008, on a observé 45 tempêtes solaires de cette puissance, a-t-il dit. Il s’agit pour le cycle actuel, particulièrement inactif, de la deuxième de cette ampleur.

«C’est un peu inhabituel pour ce cycle marqué par une faible activité solaire», a jugé le scientifique.

Le Soleil connaît actuellement sa période la moins active depuis plus d’un siècle. Le nombre de taches décomptées depuis le début du cycle actuel amorcé en décembre 2008, est très faible par rapport à la moyenne quotidienne observée ces 250 dernières années, en fait moins de la moitié.

Les cycles solaires ont une durée moyenne de 22 ans, onze ans qui amènent au maximum et onze autres années ramenant au minimum après quoi un nouveau cycle commence.

Les éruptions solaires ou éjections de masse coronale projettent du plasma solaire à très grande vitesse dans l’espace qui vient frapper la haute atmosphère de la Terre et interagit avec son champ magnétique.

La Nasa a lancé le 13 mars quatre vaisseaux spatiaux identiques (MMS) destinés à étudier ces interactions, mal comprises, entre les vents solaires et le champ magnétique terrestre.

Le champ magnétique de la Terre protège normalement de ces particules mais quand il y a des éruptions solaires de forte puissance comme celle de mardi, il se produit un phénomène dit de reconnexion magnétique dans la magnétosphère terrestre. Ce phénomène est responsable des aurores boréales mais aussi des orages magnétiques pouvant perturber le fonctionnement des satellites de communications et le réseau électrique.

«La reconnexion magnétique est l’un des facteurs les plus importants dans les phénomènes météorologiques spatiaux», avait souligné Jeff Newmark, directeur par intérim de la division d’héliophysique de la Nasa avant le lancement de cette mission.

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Éclipse solaire: est-ce que ça rend aveugle pour vrai?


L’Europe sera le spectateur de phénomène astral vendredi prochain. Je me souviens lors d’éclipse solaire plus jeune qu’il y avait  des messages de préventions  à la télé et radio pour éviter les brûlures aux yeux, il y eut quand même des gens qui ont défié l’éclipse  et ont eu des séquelles aux yeux
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Éclipse solaire: est-ce que ça rend aveugle pour vrai?

 

Éclipse solaire: est-ce que ça rend aveugle pour vrai?

Photo Fotolia

Vendredi 20 mars, les Européens pourront observer un phénomène astral assez spectaculaire: l’alignement total de la Terre, de la lune et du soleil; une éclipse solaire. Il s’agira la dixième en un siècle. Un spectacle qui vaut la peine d’être observé, mais non sans précaution.

Seul l’Atlantique Nord, dont les îles Féroé et l’archipel norvégien du Svalbard, profitera d’une disparition totale du soleil derrière la lune. Mais l’éclipse partielle sera visible dans toute l’Europe et au nord de l’Afrique. En France, l’occultation du soleil pourra aller jusqu’à 80 % selon les zones, et se produira entre 9h et 12h.

Qu’il soit partiel ou total, le phénomène représente un vrai danger à observer à l’oeil nu. Il est donc indispensable de s’équiper de lunettes adaptées. Sans cela, les rayons infrarouges de l’astre solaire provoquent des brûlures irréversibles de la rétine, même lors d’une exposition de quelques secondes. Ces effets peuvent entraîner une grave altération de la vue, voire la cécité.

LES FAUSSES BONNES IDÉES

Dans tous les cas, il faut éviter de fixer le ciel avec de simples lunettes de soleil, très insuffisantes pour protéger l’oeil des rayons solaires. Les instruments optiques, comme les jumelles ou les objectifs d’appareil photo, sont à bannir aussi, tout comme les verres fumés ou les bricolages maison, du type superposition de films radiologiques. Les masques de soudeur ne sont pas non plus forcément adaptés aux infrarouges.

Le seul équipement recommandé sont des lunettes spéciales, filtrant la lumière et constituées soit en polymère noir, soit en polyester recouvert d’une fine couche d’aluminium.

Pour se les procurer, on peut se rendre en pharmacie, chez les opticiens ou dans les clubs d’astronomie.

Enfin, il est également conseillé de faire des pauses lors de l’observation pour ne pas fixer le phénomène de trop longues minutes d’affilée, et reposer ses yeux.

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Sarah Brightman: 65 M $ pour aller chanter dans l’espace


65 Millions de dollars pour un voyage touristique dans l’espace dans le but de chanter ! Je ne comprends pas ! Cette soprano espère avec ce voyage comprendre la vie sur Terre, pourtant il y a beaucoup d’autres moyens qui avec cet argent, elle pourra s’épanouir juste en aidant les autres, ceux qui sont au bord du gouffre, des enfants de la famine, l’environnement, les animaux disparus, la recherche .. Enfin, 65 millions si vraiment elle paye ce prix ou même un peu moins, elle ne sera surement pas sur la dèche en revenant de son périple. Comprenez que je n’ai absolument rien contre les riches, mais de voir comment ils dépensent est plutôt frustrant
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Sarah Brightman: 65 M $ pour aller chanter dans l’espace

 

Sarah

La soprano sera la 8e touriste de l’espace, en septembre. Photo Reuters

LONDRES, Royaume-Uni - La soprano britannique Sarah Brightman a annoncé mardi qu’elle comptait chanter cet automne dans l’espace, où elle doit devenir la huitième touriste à se rendre à bord de la Station spatiale internationale (SSI).

Âgée de 54 ans, la star de la comédie musicale Le Fantôme de l’Opéra doit partir le 1er septembre du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, pour dix jours dans l’espace.

Afin d’avoir une place dans un vaisseau Soyouz, elle a dû débourser l’équivalent de 65 millions $, selon les médias britanniques. Une somme dont elle dit ne pas pouvoir confirmer le montant, puisque son contrat le lui interdit.

«C’est un projet qui semble fou, irréaliste», a-t-elle déclaré mardi au cours d’une conférence de presse à Londres. «J’ai du mal à expliquer pourquoi cette envie est aussi puissante en moi», a-t-elle ajouté.

Peut-être est-ce le souvenir d’avoir assisté, à l’âge de neuf ans, aux premiers pas de l’homme sur la Lune, en 1969. Un «moment charnière dans (s)a vie», a-t-elle dit.

«Ma perception a changé. Soudain mon esprit s’est ouvert», a souligné la chanteuse qui espère que son excursion dans l’espace lui permettra de «mieux comprendre» la vie sur Terre.

En attendant, elle continue à s’entraîner dur à la Cité des étoiles, près de Moscou, pour affronter les rigueurs du voyage et la perspective de tourner en orbite à environ 400 kilomètres au-dessus de la Terre.

Outre l’entraînement physique et psychologique, l’artiste aux 30 millions d’albums vendus dans le monde apprend le russe et se familiarise avec les techniques de survie.

CONTRAINTES DE SYNCHRONISATION

Elle s’entraîne en compagnie de cosmonautes et d’astronautes de la NASA ainsi que des agences spatiales russe et japonaise. À ses côtés se trouve aussi un homme d’affaires japonais qui est son suppléant désigné au cas où elle devrait finalement renoncer au voyage.

Parallèlement, elle travaille sur le chant qu’elle compte interpréter à bord de la Station spatiale internationale.

«Je cherche un air qui corresponde à l’idée de l’espace et qui soit très simple. Je travaille avec mon ex-mari Andrew Lloyd Webber qui a déniché un air absolument merveilleux. On est toujours en train de travailler dessus», a-t-elle dit.

Dans l’idéal, elle cherche à se produire avec «un choeur, un orchestre, un autre chanteur ou des enfants», restés sur la Terre.

«Ce serait beau», a-t-elle estimé. Mais les contraintes techniques, notamment en termes de synchronisation, rendent le projet compliqué à réaliser.

D’autant que «chanter en microgravité et chanter ici sur Terre sont deux choses très différentes», a-t-elle assuré.

Sarah Brightman espère devenir le premier touriste à aller dans l’espace depuis six ans, après une suspension des programmes pour ce tourisme très particulier, faute de place à bord.

Le dernier a été le milliardaire canadien Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil, revenu sur Terre en octobre 2009 après onze jours dans l’espace

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Les six secrets de la comète Tchouri


C’est une belle aventure spatiale que nous pouvons suivre tout au long de son périple vers le soleil. Grâce à Philae, nous avons pu apprendre un peu plus sur ce gros caillou. J’espère que Philae va se réveiller à temps s’il est toujours fonctionnel pour nous donner les derniers moments de Tchouri
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Les six secrets de la comète Tchouri

Carte des régions de la comète 67P Tchuriomov Gerassimenko ESA

Carte des régions de la comète 67P Tchuriomov Gerassimenko ESA

Cet article est extrait de Sciences et Avenir n°817, disponible via l’encadré en bas d’article.

Par Audrey Boehly

C’est un surprenant portrait de l’astre glacé Tchourioumov-Guérassimenko que dévoile la sonde Rosetta, six mois après sa mise en orbite autour de la comète.

1 Des plaines et des falaises

Révélée par les images de la caméra Osiris, la diversité des paysages de Tchourioumov-Guérassimenko, alias Tchouri, a surpris les astronomes : vastes plaines, falaises abruptes, failles, puits mystérieux d’où s’échappent des nuages de gaz… et même des dunes, quand bien même il n’y a pas d’atmosphère et donc pas de vent sur la comète. Certaines de ces structures résultent de l’érosion de l’astre, dont la surface est remodelée à chaque passage près du Soleil (sous l’effet de la chaleur, la glace se sublime perdant plusieurs mètres d’épaisseur). D’autres datent probablement de sa formation il y a 4,5 milliards d’années, lors de la naissance du système solaire.

2 L’eau diffère de celle de la Terre

L’analyse des gaz éjectés par la comète par le spectromètre Rosina révèle que la teneur en deutérium des molécules d’eau y est trois fois plus importante que celle de nos océans. Conséquence : contrairement à ce que l’on pensait, les comètes ne seraient peut-être pas la source principale de l’eau terrestre.

LIRE L’eau de Tchouri est différente de celle de la Terre

Pour trouver l’origine de celle-ci, les chercheurs se tournent désormais vers les astéroïdes, dont l’eau présente un rapport deutérium/hydrogène similaire à celui de notre planète.

3 Une surface plus noire que du charbon

Les comètes sont majoritairement composées de glace, et pourtant… cette dernière est presque inexistante à la surface de Tchouri ! Elle se cache probablement sous sa croûte, plus noire que du charbon (elle ne reflète que 6 % de la lumière du Soleil) et riche en matière organique si l’on en croit les données du spectromètre infrarouge Virtis. Mieux, l’instrument a aussi recueilli des indices indiquant la présence possible d’acides aminés, ces petites briques indispensables à la vie.

4 Aussi légère que du liège

D’une densité comparable à celle du liège (470 kg/m3), Tchouri pourrait… flotter ! Aussi étonnant que cela paraisse, le phénomène s’expliquerait par la structure interne du noyau cométaire. Lors de son atterrissage, en novembre, le robot Philae a traversé une couche molle de quelques dizaines de centimètres (certainement de la poussière) avant de heurter un matériau très dur ressemblant à de la glace. En dessous, les chercheurs estiment que le cœur de la comète est constitué d’un mélange des deux, présentant une porosité de 70 % à 80 %.

5 Un  bouclier magnétique protecteur

Contrairement à la Terre, les comètes ne possèdent pas de magnétosphère – ce rempart qui nous protège des particules du vent solaire – mais en développent une lorsqu’elles approchent de notre étoile. Un phénomène spectaculaire observé par l’analyseur de composition ionique RPC-ICA. Sous l’effet de la chaleur du Soleil, des éléments volatils du noyau (de l’eau principalement) passent de l’état solide à l’état gazeux, formant un nuage en expansion, la coma, aussi appelée « chevelure ».

LIRE UN véritable bouclier magnétique naît sur la comète Tchouri

Exposées aux rayons ultraviolets, ces molécules gazeuses sont dissociées et ionisées, produisant des ions et des électrons. Progressivement, la coma devient si dense et si chargée électriquement qu’elle forme un écran qui dévie les particules solaires.

6 Il y a des saisons sur la comète

En raison de son angle de rotation incliné par rapport au Soleil, Tchouri connaît une alternance saisonnière. L’hiver règne actuellement dans son hémisphère sud – là où s’est posé l’explorateur Philae. Mais dès le mois de mai, cette région entamera une période estivale qui durera 10 mois, coïncidant avec le passage de la comète au plus près du Soleil. Sous l’effet du rayonnement intense, les chercheurs estiment que la zone pourrait perdre jusqu’à 20 mètres d’épaisseur.

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Un fossile de dinosaure retrouvé sur Mars ?


Ah l’imagination, même a plusieurs millions km de la terre, l’effet optique fait voir des choses inimaginables. Mais, il faut avouer que cette roche est très ressemblante
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Un fossile de dinosaure retrouvé sur Mars ?

 

Est-ce un fossile de dinosaure que l’on aperçoit sur ce cliché ? [DR / NASA]

Les restes fossilisés d’un dinosaure, muni de toutes ses dents, auraient été identifiés sur Mars. Telle est la théorie de passionnés qui scrutent inlassablement les images de la planète rouge publiées par la NASA.

C’est la dernière trouvaille des passionnés de paranormal qui animent le site UfoSightingsDaily. Sur une photo prise à la surface de Mars par les « rovers » de la NASA, ils pensent avoir découvert une nouvelle preuve de l’existence de la vie sur cette planète. En l’occurence, une preuve immémoriale.

Après l’oiseau, l’homme, le crocodile, l’os extraterrestre et l’iguane, c’est cette fois-ci un dinosaure qui aurait été repéré. De fait, l’objet pourrait en effet évoquer une créature préhistorique, dotée d’une vaste cavité nasale et même d’une dentition impressionnante.

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Le « dinosaure » (détail) – DR / NASA

Il n’en reste pas moins que cette interprétation manque encore de fondements avant d’être érigée au rang de certitudes. Mais pour l’auteur de la découverte, aucun doute ne semble permis : il y eut naguère un Jurassic Park à la surface de Mars.

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La Lune est-elle à vendre ?


    Cette manie que nous avons a tout s’approprié pour faire de l’argent Ils ont réussi à trouver les lacunes dans les traités en rapport avec la lune pour que ce satellite naturel soit rentable par des sociétés a but lucratif
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    La Lune est-elle à vendre ?

    La Lune photographiée en novembre 1969 par la mission Apollo 12. © Nasa

    La Lune photographiée en novembre 1969 par la mission Apollo 12. © Nasa

Par Azar Khalatbari

Acheter une parcelle sur notre satellite pour y construire des usines, des logements, etc. ? C’est ce que réclament des compagnies spatiales privées. Une demande pas si incongrue, au regard d’une législation qui date…

INVESTIR. L’agence de presse Reuters a divulgué une information début février 2015 qui est passée inaperçue de ce côté-ci de l’Atlantique : l’agence gouvernementale américaine chargée de l’aviation civile (FAA, Federal Administration Aviation) a officiellement reconnu pour la première fois que

« le désir du secteur privé de protéger ses investissements et son personnel amenés à travailler sur la Lune ou sur d’autres corps célestes » était légitime.

Autrement dit, ces compagnies privées devraient pouvoir… acheter des terrains et ériger des constructions pour leur propre compte sur d’autres planètes, exactement comme elles le font sur Terre lorsqu’elles décident d’investir dans n’importe quel pays !

Si ces intentions de la FAA venaient à être concrétisées par des propositions de lois, ce serait alors, on l’imagine bien, un tournant majeur dans la course à l’espace ! Pour l’heure, la Lune, notre satellite naturel, est protégé par le traité de l’espace de l’ONU, l’Organisation des Nations unies, datant de 1967. Mais les nouveaux acteurs du spatial ne sont plus des États mais des sociétés commerciales à but très lucratif. Et la pression qu’ils commencent à exercer sur les instances internationales devrait aller crescendo ! En effet, à l’origine de cette demande auprès de la FAA, on trouve Bigelow Aerospace, une entreprise de Las Vegas (États-Unis) qui projette déjà d’utiliser laStation spatiale internationale (ISS) à des buts commerciaux, de développer des habitats lunaires gonflables et d’organiser l’exploitation des ressources minières de notre satellite.

Le texte de l’ONU contraint les États, pas les entreprises privées

Ses concurrents nouvellement arrivés sur le marché espèrent faire de même : Deep Space Industries, créé en 2013 avec pour objectif d’exploiter les ressources minières… des astéroïdes ; Planetary Resources, financé par les deux très médiatiques Américains Larry Page (fondateur de Google) et Eric Schmidt (ancien directeur de Google) associé au Canadien James Cameron (réalisateur et explorateur des fonds marins), qui rêvent d’exploiter, eux aussi, les réserves d’eau et de platine des astéroïdes. Tout ce beau monde des affaires profite d’ailleurs du « coup de pouce » de Google qui a lancé le lunar X-prize, un prix qui promet 30 millions de dollars à l’équipe qui parviendra la première à rejoindre la Lune, à y parcourir au moins 500 mètres et à transmettre un très grand nombre d’images vers la Terre.

DÉROGATIONS. Tous ces entrepreneurs privés voient l’espace comme la nouvelle frontière de l’humanité destinée à être dépassée, investie et colonisée. Et les investisseurs prêts à les y aider exigent, en contrepartie, des garanties de privatisation. Face à ce flux de demandes, les défenseurs d’un espace international exempt de droits de propriété n’ont — comme arme — que ce traité de l’ONU vieux de 48 ans signé et ratifié par la totalité des puissances spatiales (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine, Inde, Australie…). Celui-ci stipule que l’espace extra-atmosphérique (orbite terrestre, Lune et corps célestes compris) est libre d’accès aux États, sans que l’un d’eux puisse se l’approprier ou y tester des armes. La moindre dérogation doit faire l’objet d’un accord international. Son objectif était de préserver cette région pendant la guerre froide durant laquelle l’URSS et les États-Unis tentaient de démontrer leur supériorité militaire à travers la course à l’espace.

Mais les entreprises privées peuvent échapper à ce traité adapté aux États et s’installer en toute légalité dans les quelques pays qui n’ont pas ratifié le traité (îles, pays africains et républiques ex-soviétiques), ce qui n’est pas encore le cas… Le texte de 1967 a cependant été renforcé par le traité sur la Lune, proposé en 1979, au moment où les voyages lunaires semblaient se généraliser. Applicable depuis 1984, il stipule que les voyages vers la Lune doivent être effectués à des fins pacifiques. Mais les grandes puissances spatiales — à part la France — ne l’ont pas ratifié… En attendant, pour mettre en pratique leurs souhaits de coloniser la Lune, ces sociétés doivent surmonter une foule de problèmes techniques : exposition aux rayons cosmiques, impesanteur, production de denrées alimentaires… Ce qui peut encore procurer un délai précieux aux défenseurs d’un espace exempt de tout acte de propriété pour tenter de faire pression sur les instances internationales afin d’obtenir une législation adéquate. La course de la dernière chance.

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