Un étrange halo bleu sème l’émoi sur internet


Sur internet, on voit souvent des vidéos qui reviennent de temps à autre, comme cet halo vue au lever du jour à Miami qui date de septembre dernier et qui a fait aussi la une à l’époque. Beaucoup spéculent encore que cela pourrait être un phénomène extraterrestre alors que la réalité est simple et bien terrienne
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Un étrange halo bleu sème l’émoi sur internet

 

Récemment, une vidéo sensationnelle a refait surface sur Internet. Relayée sur plusieurs comptes Facebook, la séquence présente un étrange halo lumineux et bleuté traversant le ciel du petit matin. 

L’enregistrement a été vu plus de 2 millions de fois et a fait l’objet de nombreuses discussions et spéculations quant à  l’origine d’un tel phénomène. Il suffit cependant de remonter le temps à septembre 2015 pour trouver tout simplement la vraie explication.

UN LANCEUR AMÉRICAIN

En explorant les archives du web, on se rend rapidement compte que ce n’est pas la première fois que la vidéo intrigue les internautes. Cette séquence a en réalité été filmée le 22 septembre, à l’aéroport de Miami, en Floride. La zone se situe non loin de la base de lancement de Cap Canaveral, d’où partent les fusées américaines.

Ainsi, l’auréole de lumière bleue que l’on peut observer n’est autre que le lanceur américain Atlas V, filant à  travers la voûte céleste au lever du soleil. Étant donné l’ampleur de la combustion nécessaire au décollage, la trainée laissée dernière la fusée est particulièrement impressionnante. Toutefois, elle n’a rien d’anormal.

L’ENVOI D’UN SATELLITE DE COMMUNICATION MILITAIRE

Encore une fois, les amateurs d’OVNI et d’extraterrestres devront se faire une raison. Le phénomène n’a en effet rien de surnaturel. Il est tout simplement le résultat du kérosène et de l’oxygène liquide brulé dans l’atmosphère terrestre. Le spectacle n’en reste pour autant pas moins impressionnant.

Selon les astronomes, Atlas V aurait été lancé ce jour-là pour envoyer un des cinq satellites de communication MUOS (Mobile User Objective System) dans l’espace. Les dispositifs de la Marine de guerre américaine placés en orbite autour de la Terre sont destinés à améliorer de manière significative les communications au sol pour l’armée américaine. 

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Les extraterrestres seraient-ils aussi méchants que dans «Independence Day»? Ce qu’en dit la science…


Il y a-t-il de la vie à l’extérieur de la Terre, quelque part dans l’univers ? Pourquoi pas ! Va-t-on le découvrir un jour ? Peut-être ! Il se peut que ce soit eux qui viennent nous rendre visite. Seront-ils gentils ou des exterminateurs ?
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Les extraterrestres seraient-ils aussi méchants que dans «Independence Day»? Ce qu’en dit la science…

 

Par Grégory Rozières

Vingt ans après, Independence Day revient sur grand écran ce dimanche avec « Resurgence » pour nous faire frissonner à l’idée qu’une espèce d’extraterrestres extrêmement méchants pourrait venir nous dire bonjour… et surtout au revoir.

Ce film n’est pas le seul à imaginer des aliens particulièrement menaçants et hostiles. Mars Attacks!, la Guerre des mondes, Starship Troopers, nombreuses sont les oeuvres à partir du principe que si les aliens existent (ce qui semble statistiquement assez probable) et s’ils viennent nous visiter (ce qui semble statistiquement assez improbable), ce ne sera pas pour nous donner le remède contre le cancer, le moteur hyperspatial et la réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste.

C’est somme toute assez logique. Dans une histoire, il est commode d’avoir un personnage antipathique et quoi de mieux qu’un extraterrestre totalement étranger à notre monde et surpuissant. Mais si une rencontre du troisième type arrivait vraiment, que se passerait-il? Si la question est très théorique, elle est aussi très importante et de nombreux astrophysiciens, astrobiologistes et autres cosmologistes se la sont posés.

Et ce qu’ils en pensent n’est pas vraiment rassurant.

Pour Hawking, nous serons leurs Amérindiens

Le scientifique le plus connu à s’être positionné sur la question, Stephen Hawking, est plutôt alarmiste.

Dès 2010, le physicien affirmait que « si les aliens nous visitent, le résultat sera proche de ce qui s’est passé quand Christophe Colomb a touché terre en Amérique, ce qui a mal fini pour les Amérindiens ».

Si Stephen Hawking pense qu’il faut chercher la trace de vie extraterrestre (il a d’ailleurs investi pour cela) et souhaite que notre espèce quitte le berceau terrestre, il conjure l’humanité de ne pas chercher à contacter d’éventuels aliens.

Il imagine en effet que des extraterrestres puissent être devenus nomades, après avoir ravagé leur monde (ça ne vous rappelle rien?), essayant de trouver des planètes accueillantes et pleines de ressources. Ses propos ont été commentés par plusieurs scientifiques, dont certains étaient d’accord, voire encore plus pessimistes que lui, selon le site Phys.

Blair Csuti, biologiste: « Des aliens visitant des planètes nouvellement découvertes, comme la Terre, placeraient leur propre intérêt avant ceux d’indigènes naïfs ».

 

Robert Ehrlich, physicien, est d’accord avec Stephen Hawking, affirmant même que nous serions face à une menace encore plus solide, prenant la forme de « robots adaptables dont le processus mental refléterait celui de leurs expéditeurs ».

 

D’autres sont plus optimistes, comme le physicien GianCarlo Ghirardi: « Si les aliens d’Hawking sont proches des humains, alors je suis optimiste sur le fait que leur développement scientifique a dû être accompagné d’un développement éthique ».

Gentils, mais pas avec nous

En 2011, un scientifique spécialisé dans les exoplanètes travaillant pour la Nasa a écrit (pour son propre compte) un long article avec d’autres amis chercheurs sur les scénarios possibles en cas de contact extraterrestre. Si certains étaient neutres ou positifs, ceux négatifs ne faisaient pas rêver.

Ceux-ci pourraient, au choix, nous manger, nous réduire en esclavage ou tenter de nous éradiquer. Mais ils pourraient également nous faire du mal sans vraiment le vouloir, par exemple avec des maladies inconnues sur Terre. Nous pourrions même être une simple victime collatérale d’un accident suite à une expérience à l’échelle galactique.

Les auteurs imaginent également un scénario où une espèce extraterrestre surpuissante nous détruirait… pour protéger les autres peuples de la galaxie de notre volonté colonisatrice. Pour les auteurs, le moment serait en effet judicieux: nous commençons à utiliser énormément de ressources et à avoir une capacité technologique importante et visible depuis l’espace, à cause des gaz à effet de serre notamment. Mais nous sommes encore concentrés sur une seule planète, une cible facile.

Une alternative peu réjouissante

Simon Conway Morris, de l’université de Cambridge, estime également que les aliens, s’ils existent, sont dans une logique d’acquisition et de consommation de ressources, comme nous. Dans un article publié dans Oxford Journals, le paléontologue estime que l’évolution est prévisible et que si la biosphère extraterrestre a produit des créatures intelligentes, elles doivent nous être semblables et avoir besoin de ressources.

« Si des extraterrestres intelligents existent, ils doivent nous ressembler, et vu notre pas si glorieuse histoire, cela donne matière à réfléchir », affirme-t-il.

Mais sa véritable hypothèse, c’est que nous sommes seuls dans l’univers, ce qui expliquerait pourquoi aucune civlisation alienne assoiffée de ressources n’est pas encore venu nous trouver. Une réponse comme une autre au fameux paradoxe de Fermi, qui se demande comment avec des milliards de planètes habitables depuis des millions d’années, aucun extraterrestre n’a encore pointé le bout de son nez (ou de sa tentacule).

Pour vivre heureux, vivons cachés

L’idée d’être repéré par des extraterrestres belliqueux fait tellement gamberger les scientifiques que deux d’entre-eux se sont demandé en mars dernier comment nous pourrions cacher la Terre toute entière aux yeux des aliens. Actuellement, nous arrivons à repérer des planètes à des centaines d’années lumières en observant la trace de leur passage en orbite devant leur étoile, grâce au télescope Kepler.

Les chercheurs ont donc calculé combien il nous faudrait envoyer de lasers dans l’espace pour faire croire à un Kepler-extraterrestre qu’il n’y a rien à voir dans ce coin paumé de la galaxie. Pour la faire courte: beaucoup trop, il faudrait réussir à dégager une puissance supérieure à un dixième de la lumière émise par le soleil pendant dix heures par an.

Heureusement, les scientifiques ont eu une autre idée: émettre toujours des lasers, mais plus de 180 fois moins.

« Ainsi, la Terre apparaîtrait comme une planète où la vie ne s’est jamais développée », affirment les chercheurs.

science extraterrestres

Un peu d’optimisme pour finir

Heureusement, tous les scientifiques ne sont pas d’accord. Certains estiment que des aliens extrêmement avancés seraient, par nature, bienveillants.

Et leur principal avocat, qui a récemment répondu au cri d’alarme de Stephen Hawking, est bien placée pour parler de cela: Jill Tarter est l’ancienne dirigeante du SETI, le programme américain lancé en 1960 qui vise justement à écouter le ciel et les étoiles pour tenter de percevoir un signal extraterrestre.

 Interrogée par BusinessInsider, elle estime que « l’idée d’une civilisation qui a réussi à survivre aussi longtemps que nous… et le fait qu’elle continuerait de disposer d’une technologie agressive, pour moi, cela n’a pas de sens ».

Pourquoi? Car pour elle, « la pression de la survie à long terme » requiert une évolution de notre intelligence vers quelque chose de plus collectif, capable de répondre aux problèmes mondiaux. Bref, que pour survivre à un niveau aussi important de technologie, il faut avoir mis de côté l’agressivité qui accompagne l’être humain depuis la nuit des temps.

Et justement, Jill Tarter a des raisons d’être optimiste.

« Nous sommes plus aimables et plus doux que nous ne l’avons jamais été par le passé »; estime-t-elle.

Et de citer un livre de la psychologue Steven Pinker, qui affirme preuve à l’appui que la violence a diminué depuis les débuts de la civilisation humaine jusqu’à aujourd’hui.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un message en code morse sur les dunes de Mars?


Encore une fois, des personnes cherchent ardemment la preuve d’extraterrestres sur la planète Mars. Alors peut-être qu’ils ont laissé un message en code morse ? Je suis d’avis aussi que cela est peu probablement, mais plutôt les vents qui s’amusent à façonner le sol martien
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Un message en code morse sur les dunes de Mars?

 

Un

Ces dunes de Mars révèlent-elles une message?Photo Gentside

Les Martiens tentent-ils de nous envoyer un message ? C’est ce qu’ont suggéré de nombreux internautes après avoir vu la dernière image du Mars Reconnaissance Orbiter, le satellite de la NASA. Et il suffit d’y jeter un coup d’oeil pour comprendre pourquoi. Particulièrement net, le cliché montre des dunes sombres repérées à  la surface de la planète rouge.

Habituellement, les dunes sont influencées par la topographie locale et notamment par la direction des vents qui joue dans leur forme et leur orientation. Ici toutefois, les structures affichent des formes complexes, une alternance de tirets et de points très semblable à du code morse. Les dunes cacheraient-elles un message secret ?

Pas vraiment, selon Veronica Bray l’une des scientifiques qui analysent les données de la caméra HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment). C’est ce dispositif qui a capturé l’image le 6 février 2016 alors que le MRO se trouvait en orbite à  quelque 24 000 kilomètres d’altitude. Le cliché affiche une netteté inédite mais ce type de dunes en revanche ne l’est pas.

DES FORMES DUES À UNE TOPOGRAPHIE PARTICULIÈRE

Comme la NASA l’explique dans un communiqué, la forme de ces dunes s’expliquerait par des conditions particulières. Les scientifiques pensent qu’elles se trouvent dans une dépression circulaire, probablement un ancien cratère d’impact. Une configuration qui aurait limité la masse de sable disponible pour former des dunes et aurait aussi influencé les vents y circulant. 

L’hypothèse des chercheurs suggère que les lignes de sable devraient leur formation à des vents bi-directionnels, ne soufflant pas parallèlement aux dunes mais dans deux directions et selon des angles très précis. Les «points» quant à eux seraient dus à  une interruption dans le processus de formation des lignes.

Une chose est sure en revanche, le fameux message ne semble pas vouloir dire grand chose. Interrogée par Gizmodo, Veronica Bray l’a traduit par:

«NEE NED ZB 6TNN DEIBEDH SIEFI EBEEE SSIEI ESEE SEEE».

Du langage martien peut-être… 

MIEUX CONNAITRE LA SURFACE DE MARS

L’obtention de ce type d’images est la mission de la caméra HiRISE qui doit permettre une étude approfondie de la surface de Mars. Ainsi, ces figures avaient déjà été observées par le passé mais dans des conditions non optimales qui ne permettaient pas une analyse. Les nouvelles données devraient permettre de mieux comprendre les processus qui façonnent la surface de la planète.

 http://fr.canoe.ca/

L’étrange syndrome qui affecte la vision des astronautes


Des missions de plusieurs mois dans l’espace comportent des risques pour les astronautes de perdre la vision. Un astronaute qui a une vision de 20/20 et quelque temps après sa mission revient avec une moyenne de 20/100. Si 80 % des astronautes en mission à long terme, alors qu’arrivera-t-il pour la vision de ceux qui voleront vers Mars ?
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L’étrange syndrome qui affecte la vision des astronautes

 

Au retour de leur mission, les astronautes constatent une perte de la vision | Tom B via Flickr CC License by

Au retour de leur mission, les astronautes constatent une perte de la vision | Tom B via Flickr CC License by

Repéré par Camille Malnory

Les chercheurs étudient un mystérieux syndrome oculaire qui touche 80% des astronautes après de longues missions dans l’espace.

Passer d’une vision de 20/20 à 20/100 en l’espace de quelques mois n’est pas chose courante. C’est pourtant ce qu’a vécu John Philips, astronaute ayant passé six mois sur la Station spatiale internationale en 2005. Il constate qu’il voit flou après seulement trois mois dans l’espace mais ne s’en inquiète pas.

Pour lui, «tout rentrera dans l’ordre à son retour sur Terre», explique t-il au Washington Post.

Sauf que, à son retour, la Nasa lui fait passer une batterie de tests qui montrent que non seulement sa vision est altérée mais que l’arrière de son globe oculaire s’est aussi aplati, poussant sa rétine vers l’avant, et que ses nerfs optiques sont enflammés. Ce phénomène, appelé pour le moment déficience visuelle par pression intracrânienne (VIIP), toucherait près de 80% des astronautes.

Les experts de la Nasa ne savent pas à quoi est dû ce phénomène mais penchent pour une hypothèse: sur Terre, la gravité fait descendre le fluide intracrânien vers les pieds, contrairement à ce qu’il se passe dans l’espace, ce qui aurait pour conséquence une trop grande pression intracrânienne, laquelle affecterait directement les yeux.

Partie émergée de l’iceberg

Pour l’instant, il est difficile de vérifier si un surplus de liquide dans le crâne est effectivement la cause du VIIP. Les tests pour ce faire sont invasifs et ne peuvent s’effectuer dans l’espace sans représenter un grand danger pour les astronautes.

Les chercheurs tentent de mettre au point des techniques moins risqués, utilisant par exemple des ondes sonores, mais, pour le moment, «aucune des techniques n’est assez précise», explique Eric Bershad, neurologue au Baylor College Medicine.

Peut-être faudra-t-il alors mener ces tests malgré leur danger, comme la Nasa avait dû le faire dans les années 1990 afin de vérifier l’impact d’un voyage dans l’espace sur le cœur. Car Richard Williams, médecin et chef de la santé à la Nasa, est presque certain que les troubles de la vision ne sont que la partie émergée du problème. Et ce n’est pas une question anodine: la Nasa a besoin d’en savoir plus sur le VIIP avant d’envoyer le premier homme sur Mars, d’ici 2030 si tout se passe selon les plans.

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Télescope géant cherche signaux extraterrestres


Le plus grand radiotélescope va être fonction en septembre. Il est situé en Chine et on a beaucoup d’espoir pour entre diverses ondes et peut-être une civilisation extraterrestre cachée quelque part
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Télescope géant cherche signaux extraterrestres

 

Pour mieux comprendre l'évolution du cosmos, FAST captera... (Photo Liu Xu, Associated Press/Xinhua)

Pour mieux comprendre l’évolution du cosmos, FAST captera notamment les ondes émises par l’hydrogène, premier élément qui s’est formé dans l’univers.

PHOTO LIU XU, ASSOCIATED PRESS/XINHUA

PHILIPPE MERCURE
La Presse

C’est la plus grande machine à scruter le ciel jamais construite par l’homme. Elle fouillera le cosmos avec une sensibilité inégalée, se tenant notamment à l’affût de signaux provenant de civilisations extraterrestres. Et elle marque les ambitions de la Chine dans le domaine scientifique. FAST, le plus grand radiotélescope du monde, vient d’être achevé au milieu des montagnes chinoises. Autopsie d’un géant.

Dimanche dernier, des travailleurs chinois ont fixé le... (Photo Reuters/China Daily) - image 1.0

Dimanche dernier, des travailleurs chinois ont fixé le dernier des panneaux mobiles formant l’immense coupole de FAST.

PHOTO REUTERS/CHINA DAILY

FAST en construction, à la fin du mois... (Photo archives Agence France-Presse) - image 1.1

FAST en construction, à la fin du mois de juillet 2015.

PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

500 m de diamètre

Dimanche dernier, au milieu d’un cratère naturel entouré de montagnes dans la province du Guizhou, des travailleurs chinois ont fixé le dernier des 4450 panneaux mobiles formant l’immense coupole de FAST – un acronyme pour Five-hundred-meter Aperture Spherical Telescope. Le résultat est le plus gros télescope jamais construit par l’homme.

« Ça crée beaucoup d’excitation, confirme Ingrid Stairs, professeure au département de physique et d’astronomie de l’Université de la Colombie-Britannique. C’est tout un instrument, nous avons tous très hâte de voir ce qu’il va permettre de faire. »

Avec un diamètre de 500 m, FAST surpasse le radiotélescope d’Arecibo, à Porto Rico, qui détenait le record mondial avec une coupole de 300 m. Plus la surface d’un télescope est grande, plus sa sensibilité est élevée. La surface de FAST équivaut à près de 30 terrains de soccer. Le temps de faire des réglages et le télescope devrait entrer en fonction en septembre.

Extraterrestres et pulsars

Comme leur nom l’indique, les radiotélescopes détectent les ondes radio. Ces ondes invisibles, aux longueurs d’onde élevées, sont émises par les planètes, les étoiles, les pulsars… et aussi, qui sait, par d’éventuelles civilisations extraterrestres. La recherche de tels signaux a été soulignée à grands traits lors du dévoilement du télescope.

« On en parle beaucoup. Je crois que la plupart des scientifiques ne voient pas cette quête comme la raison principale de construire le télescope, mais on y prêtera attention quand on analysera les données », dit la professeure Ingrid Stairs.

FAST captera notamment les ondes émises par l’hydrogène, le premier élément qui s’est formé dans l’univers, afin de mieux comprendre l’évolution du cosmos. On espère aussi découvrir de nouveaux pulsars, ces étoiles à neutrons qui tournent en émettant des radiations électromagnétiques.

Ondes gravitationnelles

Ingrid Stairs fait quant à elle partie d’une collaboration internationale, appelée NANOGrav, qui espère tirer profit de FAST pour détecter un autre type de phénomène : les ondes gravitationnelles. Prédites par Albert Einstein il y a un siècle, ces ondes secouent l’espace-temps lui-même. L’automne dernier, des détecteurs spéciaux ont réussi à les capter pour la première fois. Mais la chercheuse espère cette fois que FAST, en combinaison avec les autres radiotélescopes de la planète, permettra de détecter des ondes gravitationnelles qui durent des années plutôt que des millisecondes. Ces vagues géantes seraient causées par des trous noirs super massifs tournant l’un autour de l’autre.

« L’idée est de regarder un grand nombre de pulsars. Si on détecte un retard ou une avance dans les ondes émises par tous les pulsars en même temps, cela peut indiquer qu’une onde gravitationnelle passe près de la Terre », explique Mme Stairs.

Les ambitions chinoises

La construction de FAST n’est que l’un des signes d’un phénomène aujourd’hui impossible à nier : la Chine se dote d’infrastructures scientifiques de calibre mondial à un rythme effréné. Détecteur de neutrinos creusé à 700 m sous le sol, usine de clonage, navire de recherche océanique à la fine pointe : c’est sans compter la station spatiale que la Chine veut construire. Des doutes ont plané à ce sujet, mais le gouvernement chinois a assuré que le télescope FAST sera mis à la disposition des chercheurs du monde entier.

« Il est clair que nous allons essayer d’obtenir du temps d’observation, probablement au sein d’une collaboration internationale, car tout le monde va vouloir en avoir », dit Ingrid Stairs.

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Juno nous fait entendre l’hypnotique chant de Jupiter


Qu’est qu’on peut entendre dans cet immense espace ?  La sonde Juno a capté des sons près de Jupiter, enfin, on s’entend que 9 et 8 millions de kilomètres est près de la planète gazeuse
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Juno nous fait entendre l’hypnotique chant de Jupiter

 

La NASA publie, sur son compte SoundCloud, les étranges sons enregistrés par la sonde Juno au voisinage de Jupiter, la plus grosse planète du système solaire.

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Mon ami Jack, met souvent des vidéos pour compléter mes billets, ce soir, il a mis cette vidéo  en commentaire que recopie ici, qui sont les sons que la sonde Juno a captés et transmit à la Nasa

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CHANT. « Dans l’espace, personne ne vous entend crier ». Cette maxime qui orne l’affiche du film Alien, le 8e passager est tout à fait exacte puisque rien ne peut y véhiculer les vibrations sonores. Néanmoins, il est possible « d’entendre » le chant de certains corps célestes. Ce « chant » se présente en réalité sous la forme d’ondes énergétiques (ondes radio, lumière, rayons gamma…) émises dans l’espace. Chacune de ces ondes est définie par une fréquence et une intensité que l’on peut transposer en ondes sonores audibles. Grâce à cette astuce technique, la NASA nous permet d’écouter les ondes que reçoit la sonde Juno, durant son périple autour de Jupiter. L’agence spatiale américaine a ainsi publié sur son compte Soundcloud deux de ces sons captés par la sonde. Le premier correspond au moment ou la sonde a franchi « l’arc de choc » de Jupiter. C’est à dire la zone située juste au dessus du bouclier magnétique de la géante gazeuse, dans laquelle le flot de particules émises par le soleil sont brutalement ralenties par la magnétosphère jovienne. Cela crée une forte zone de turbulences.

(Cliquer sur les liens pour entendre nldr)

https://soundcloud.com/nasa/juno-crossing-jupiters-bow-shock

Cet enregistrement montre le moment de franchissement de cet arc. Lorsqu’il s’est produit, Juno était alors à un peu moins de 9 millions de kilomètres de la géante gazeuse. L’autre enregistrement date du 25 juin 2016. Il a été mis en ligne 5 jours plus tard et correspond au moment où la sonde pénètre à travers le bouclier magnétique de Jupiter.

https://soundcloud.com/nasa/juno-entering-jupiters-magnetosphere

Le son que l’on y entend correspond à des ondes électromagnétiques à basse fréquence piégées dans les couches supérieures de la magnétosphère deJupiter. Ces sons ont été enregistrés à un peu moins de 8 millions de kilomètres de la surface de la géante gazeuse. La sonde de la NASA a commencé mardi 5 juillet 2016 une mission de vingt mois pour explorer l’intérieur jusque là inobservable de la plus grande planète du système solaire et mieux comprendre ses origines. Les astronomes espèrent parvenir à percer certains des mystères de la plus grosse planète de notre système solaire.

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Juno: pari réussi


Ce n’est pas la porte d’à côté que la Nasa a envoyé une sonde en orbite. Attendre près de 50 minutes après le rapprochement de Juno, cela a du être un grand moment pour les scientifiques ..
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Juno: pari réussi

 

Un modèle de la sonde Juno... (AFP)

Un modèle de la sonde Juno

AFP

MATHIEU PERREAULT
La Presse

La sonde américaine Juno a réussi une manoeuvre délicate hier soir, qui lui a permis de se mettre en orbite autour de Jupiter. Ses moteurs se sont allumés pendant 35 minutes pour ralentir sa vitesse de 250 000km/h à moins de 2000km/h, juste avant minuit.

Comme il faut 48 minutes aux signaux radio pour aller de Jupiter à la Terre, la Nasa n’a eu la confirmation du succès de la manoeuvre qu’un peu avant 1h du matin. La salle de contrôle du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa en Californie a résonné des cris de célébrations des ingénieurs responsables de la mission. L’allumage des moteurs était déclenché par le pilote automatique et s’il y avait eu un problème, la Nasa aurait eu très peu de temps pour faire quoi que ce soit.

« Bienvenu à Jupiter! » s’est exclamé un commentateur à la conférence de presse où ont été annoncés en direct les résultats, selon le site space.com.

Juno a ensuite réorienté ses trois panneaux solaires, qui font neuf mètres de long, vers le soleil. À cette distance, l’énergie solaire est 25 fois moindre qu’au niveau de la Terre.

« C’est bien la première fois où ça ne me dérange pas d’être pris dans une pièce sans fenêtre le soir du 4 juillet », a dit Scott Bolton, le chef scientifique de Juno, à la conférence de presse. « Quand j’ai vu les résultats de télémétrie, j’ai eu un grand soulagement. La manoeuvre devait être parfaite. Nous avons conquis Jupiter. »

Juno fera deux orbites jusqu’au 19 novembre, quand le moteur principal sera rallumé une dernière fois pour rapprocher encore la sonde de la géante gazeuse. Il y aura ensuite une trentaine d’orbites « scientifiques » de 14 jours, où Juno frôlera parfois les pôles joviens à un peu plus de 4000km.

D’ici là, le plan de mission prévoit les derniers tests des systèmes de Juno et la calibration de ses instruments. Mais les cinq ans qu’a mis la sonde pour arriver à destination ont permis aux astrophysiciens de trouver une manière de glaner dès maintenant des données.

« Notre phase scientifique commence officiellement en octobre, mais nous avons réussi à devancer les premiers résultats bien avant cela », a dit M. Bolton.

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