Les humains sont bien composés de poussières d’étoiles


La question taraude depuis toujours notre origine en temps qu’être humain, et l’origine de la vie en générale. La science de l’espace semble donner des réponses que l’homme est fait certes de poussière, mais de poussière d’étoiles
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Les humains sont bien composés de poussières d’étoiles

Les humains sont bien composés de poussières d'étoiles

Les astronomes ont quantifié les éléments de la vie dans des étoiles de la Voie lactée.Photo Fotolia

«L’azote de notre ADN, le calcium de nos dents, le fer de notre sang, le carbone de nos tartes aux pommes ont été façonnés à l’intérieur des étoiles en effondrement. Nous sommes faits de poussières d’étoiles», expliquait en 1980 le célèbre scientifique et astronome américain Carl Sagan dans son émission Cosmos.

Plus de trente ans après, une équipe a démontré une nouvelle fois que cette affirmation n’est pas qu’un simple cliché que l’on se plait à répéter. Les éléments de la vie qui ont permis notre existence sont bel et bien nés dans les étoiles. Cette conclusion est tirée du programme Sloan Digital Sky Survey (SDSS) dont les derniers résultats viennent tout juste d’être dévoilés.

UNE PLONGÉE DANS 150 000 ÉTOILES

Démarré en 2000, le SDSS vise à étudier les objets célestes, y compris les étoiles et galaxies, en utilisant un télescope de 2,5 mètres installé à  l’observatoire d’Apache Point au Nouveau Mexique. Depuis 2008, le programme a toutefois entamé une nouvelle étape. Il s’est changé en une étude spectroscopique des astres grâce à  un dispositif appelé APOGEE (Apache Point Observatory Galactic Evolution Experiment).

Cet instrument est un spectrographe qui collecte la lumière située dans la partie proche de l’infrarouge du spectre électromagnétique et la disperse afin de révéler les différents éléments contenus dans l’atmosphère des étoiles. Grâce à  lui, les astronomes ont pu passer en revue un catalogue de 150 000 étoiles contenues dans notre galaxie, la Voie lactée.

Pour chacune d’elle, ils ont ainsi réussi à  quantifier pas moins d’une vingtaine d’éléments chimiques parmi lesquels ceux que les astronomes ont réuni sous l’acronyme CHNOPS: le carbone, l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le phosphore et le soufre. Tous ces éléments sont considérés comme des «briques» qui ont permis l’existence de la vie sur Terre.

97 % DE POUSSIÈRE D’ÉTOILES

Jamais auparavant on avait quantifié les éléments CHNOPS pour un nombre aussi élevé d’étoiles. Et les résultats se sont révélés fascinants.

«Pour la première fois, nous pouvons étudier la distribution des éléments à  travers notre galaxie. Et ces éléments incluent des atomes qui composent 97 % de la masse du corps humain», explique Sten Hasselquist de l’Université d’État du Nouveau Mexique.

On sait aujourd’hui que la masse du corps humain est composée à  65 % d’oxygène alors que cet élément représente à  peine 1 % de la masse totale des éléments présents dans l’espace. Mais si les étoiles sont essentiellement composées d’hydrogène, leur spectre affiche tout de même de petites quantités d’éléments plus lourds comme l’oxygène.

Avec les nouveaux résultats livrés par APOGEE, les astronomes ont constaté que davantage de ces éléments plus lourds étaient présents à l’intérieur de la galaxie. C’est précisément là que se trouvent les étoiles les plus âgées, ce qui suggère que les éléments de la vie ont probablement été synthétisés plus tôt dans les parties internes que dans les parties externes de la galaxie.

La plupart des atomes de notre corps auraient ainsi été créés dans le passé à l’intérieur même des étoiles avant de réaliser de longs voyages à travers l’espace pour finir jusqu’à notre planète, la Terre.

COMPRENDRE LA FORMATION DES ÉTOILES ET GALAXIES

Ces données fournissent de nouvelles pistes pour comprendre l’apparition de la vie dans notre galaxie.

«Du point de vue humain, c’est une grande prouesse d’être capable de cartographier l’abondance de tous les éléments majeurs rencontrés dans le corps humain au sein de centaines de milliers d’étoiles de notre Voie lactée», a commenté Jennifer Johnson de l’Ohio State University.

«Ceci nous permet de poser des limites sur où et quand dans notre galaxie, la vie a bénéficié des éléments requis pour évoluer en une sorte de « zone habitable temporelle galactique »», a poursuivi la spécialiste dans un communiqué.

Mais ces conclusions pourraient aussi aider les astronomes à  mieux comprendre la formation et l’évolution des galaxies et de leurs étoiles en général.

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Ce qui se passerait si un astéroïde menaçait la Terre


Tout dépendant ou un astéroïde tomberait ainsi que la grosseur lorsqu’il atteint le sol sera désastreux et provoquerais probablement une grande panique. Aux États-Unis, ils ont établi un rapport sur les gestes à posé, enfin si cela est possible
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Ce qui se passerait si un astéroïde menaçait la Terre

 

© thinkstock.

Un rapport sur les astéroïdes, commandé par la Maison Blanche et dévoilé en décembre, indique la marche à suivre en cas de menace d’astéroïde. Elle a défini plusieurs « objectifs stratégiques », prenant même en compte le pire des scénarios.

On estime à 0,01% de chances de voir un astéroïde frapper la Terre au cours des 100 prochaines années. Néanmoins, tous les objets qui passent près de notre planète ne sont pas repérés. A titre d’exemple, les objets de moins de 30 mètres de long ne sont repérés que dans 1% des cas. Pourtant, leur taille est suffisante pour causer de gros dégâts en cas de collision avec la Terre.

Tel le film Armageddon avec Bruce Willis, l’une des idées avancées est de détourner l’astéroïde de sa trajectoire. Pour cela, la Nasa envisage l’envoi d’une sonde qui pourrait étudier l’astéroïde en détails et adapter la riposte en fonction de sa composition, sa taille, sa densité, …

L’étude envisage également le pire. Comme un impact inévitable avec un objet d’un kilomètre de long. A titre d’exemple, s’ils mesurent plus de 140 mètres, les astéroïdes auraient une force équivalente à 60 millions de tonnes de TNT, soit plus que n’importe quelle bombe atomique.

Communication essentielle

En cas de collision, il sera essentiel de bien communiquer, indique le rapport. Non seulement entre les agences américaines mais aussi avec les autres pays et le public.

Il faudra absolument communiquer des « informations vérifiées et validées par les données ».

L’un des autres point à prendre en compte, c’est aussi les conséquences qu’aura cette collision. Il est évident que le plan sera différent si l’astéroïde termine sa course dans l’océan ou dans une ville surpeuplée.

« Des tremblements de terre et des tsunamis sont une des conséquences possibles d’un impact important », affirme le rapport.

Ce qui est certain, c’est que le jour où un astéroïde frappera la Terre, cela risque de grandement bouleverser notre existence.

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Un astéroïde a frôlé la Terre le 9 janvier… mais n’a été découvert que deux jours plus tôt


Malgré toute la technologie pour surveiller l’espace du danger potentiel qu’un astéroïde entre dans l’atmosphère terrestre, il arrive que certain passe à travers la surveillance. Celui du 9 janvier à passé près de la Terre et aurait pu avoir le même impact que l’astéroïde qui a frappé Tcheliabinsk en Russie en 2013
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Un astéroïde a frôlé la Terre le 9 janvier… mais n’a été découvert que deux jours plus tôt

 

Repéré par les télescopes du sondage Catalina Sky Survey de l’université de l’Arizona le 7 janvier, l’astéroïde nommé 2017 AG13 n’est vraiment pas passé loin de la Terre, deux jours plus tard, le lundi 9 janvier. Il était 13 h 47, heure de Paris, quand il nous a frôlés à quelque 209.000 km, soit presque la moitié de la distance moyenne entre la Terre et la Lune.

D’après les premières estimations, il mesure entre 11 et 34 mètres de diamètre et croise régulièrement l’orbite de la Terre. Au plus près du Soleil, autour duquel il gravite en 347 jours, il en est à environ 75 millions de kilomètres, et au plus loin à 204 millions de kilomètres.

Il s’agit donc d’un géocroiseur, un de plus parmi des dizaines de milliers d’autres (15.000 ont été découverts). Un nouveau, inconnu jusqu’à ce début d’année et, surtout, que personne n’a vu venir. Petits, froids et sombres, ils sont nombreux comme lui à échapper encore à notre vigilance. Pourtant, ce n’est pas faute de fouiller le ciel nocturne à leur recherche.

Orbite de 2017 AG13 (en bleu) et orbites des planètes du Système solaire interne. © Nasa

Orbite de 2017 AG13 (en bleu) et orbites des planètes du Système solaire interne. © Nasa

Un astéroïde comparable à celui qui a explosé au-dessus de Tcheliabinsk

 

De par sa taille et son imprévisibilité, 2017 AG13 rappelle la météorite à l’origine de l’événement de l’événement de Tcheliabinsk, le 15 février 2013 qui, d’après les reconstitutions, devait mesurer environ 20 mètres de diamètre. Personne ne l’avait vu venir non plus, et ce petit corps n’a pas manqué la Terre, se brisant littéralement dans l’atmosphère terrestre.

Si l’astéroïde du 9 janvier avait foncé vers nous, à la vitesse de 16 km/s qui est la sienne, il aurait sans doute, lui aussi, explosé dans les airs, selon le simulateur développé par l’université de Purdue. L’énergielibérée aurait été de 700 kilotonnes (plusieurs dizaines de fois celle de la bombe Hiroshima). Si cela s’était produit au-dessus d’une grande agglomération urbaine, l’onde de choc aurait pu, comme ce fut le cas à Tcheliabinsk, faire des blessés et des dégâts matériels. Ces événements sont supposés se produire une fois tous les 150 ans, selon les experts.

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Le mystère de la formation de la Lune enfin élucidé?


Une ancienne hypothèse sur la formation de la lune refait surface. Alors, que la théorie accepté ne serait probablement peu probable, grâce à des stimulations qui démontre un autre scénario
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Le mystère de la formation de la Lune enfin élucidé?

 

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Un ancien scénario pour la formation de la Lune refait surface…Photo Fotolia

De multiples impacts de corps célestes sur notre planète embryonnaire pourraient être à l’origine de la formation de la Lune, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature Geoscience qui ravive un ancien scénario.

La Lune est le fidèle compagnon de la Terre depuis 4,5 millions d’années mais le mystère de son origine n’a pas encore été résolu de façon définitive.

L’hypothèse la plus largement répandue et celle d’une seule et énorme collision entre la Terre et un corps de la taille de Mars, peu après la formation du système solaire.

La collision aurait arraché une grande partie de la matière de la Terre qui, plus tard, se serait agglomérée pour former notre satellite.

Mais avec un tel scénario, les scientifiques estiment qu’un cinquième du matériel de la Lune devrait provenir de la Terre et le reste du deuxième corps. Or, les échantillons provenant de la Terre et la Lune sont pratiquement identiques.

Raluca Rufu, de l’Institut Weizmann des Sciences à Rehovot, et deux autres scientifiques israéliens ont créé, par simulation numérique, près d’un millier de collisions entre une proto-Terre (nom donné au premier stade géologique de la Terre) et des planètes embryonnaires, plus petites que Mars.

Ils ont constaté que chaque collision de ce type entraînait la formation d’un disque de débris autour de la Terre. Les morceaux se compactent ensuite pour former une mini-lune. Si le phénomène se répète, plusieurs mini-lunes se créent qui assemblées peuvent donner naissance à la Lune.

Une vingtaine d’accidents de ce genre auraient été nécessaires pour construire le satellite de la Terre, selon l’équipe qui admet que des recherches plus approfondies sont nécessaires pour expliquer la mécanique de fusion des mini-lunes en Lune.

«Au début du système solaire, les collisions étaient très courantes, il est donc plus naturel que plusieurs impacteurs assez communs soient à l’origine de la Lune plutôt qu’un spécial», a expliqué à l’AFP Raluca Rufu.

Selon les simulations des chercheurs, les impacts générés par les planètes embryonnaires produisent des mini-lunes essentiellement composés par des éléments terrestres et non par l’impacteur.

«Cette dernière étude a ravivé le scénario jusqu’alors largement abandonné qu’une série d’impacts plus petits et plus communs seraient à l’origine de la formation de la Lune, plutôt qu’un énorme choc unique», note Gareth Collins, de l’Imperial College de Londres, dans un commentaire publié par la revue.

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Un mystérieux «sursaut radio» venu de l’espace enfin localisé


Les astronomes connaissent bien les sursauts radio rapides, en anglais FRB (Fast radio burst). Parmi ces sons qui ne durent qu’un bref moment, un en particulier a été traqué. Ils ont pu trouver sa localisation de quelque 3 milliards d’années (une courte distance quoi !), mais ils ne savent toujours pas son origine
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Un mystérieux «sursaut radio» venu de l’espace enfin localisé

 

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Le Karl Jansky Very Large Array (VLA).Photo Hajor / Wikimedia Commons

Pour la première fois, des astronomes sont parvenus à localiser avec précision la source d’un «sursaut radio rapide», phénomène cosmique mystérieux: il proviendrait d’une galaxie naine située à plus de 3 milliards d’années-lumière de la Terre, révèle mercredi une étude.

Les «sursauts radio rapides» ou FRB (Fast radio burst) sont des flashs d’ondes radio très énergétiques mais aussi très brefs car ils ne durent que quelques millisecondes.

Mis en évidence pour la première fois en 2007, ils intriguent depuis dix ans les scientifiques qui cherchent à comprendre ce phénomène qui semble trouver son origine ailleurs que dans la Voie lactée, notre galaxie.

Pour le moment, seuls 18 FRB ont été repérés.

L’an dernier, des chercheurs ont découvert que l’un d’entre eux, mis en évidence en novembre 2012 par le radiotélescope Arecibo à Porto Rico, se répétait mais de façon irrégulière.

Une équipe internationale conduite par Shami Chatterjee, de Cornell University (États-Unis) a traqué ce FRB 121102 en utilisant le Karl Jansky Very Large Array (VLA), un réseau de radiotélescopes situé au Nouveau-Mexique.

«Jusqu’à présent, ce FRB avait été seulement détecté par des télescopes avec une résolution plus basse. Là nous avons réussi à préciser d’où il provient grâce à des télescopes à plus haute résolution», explique à l’AFP Shami Chatterjee.

Le télescope optique Gemini North à Hawaï a ensuite permis d’établir qu’à cette localisation précise se trouve une galaxie naine située à plus de 3 milliards d’années-lumière de la Terre.

Reste à trouver l’origine de ce sursaut radio. Les chercheurs, qui ont publié leurs travaux dans la revue Nature, avancent plusieurs idées.

«Il peut s’agir d’un phénomène associé à un noyau galactique actif. Ou de façon plus plausible d’impulsions géantes émises par un magnétar», une étoile à neutrons produisant un champ magnétique extrêmement intense, considère Shami Chatterjee.

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Comètes, anneaux, débris spatiaux: quelques nouvelles de l’espace


Des nouvelles de l’espace, car oui, l’espace va encore nous apprendre des choses, des réponses, mais aussi beaucoup plus de questions
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Comètes, anneaux, débris spatiaux: quelques nouvelles de l’espace

 

Une équipe internationale d'astrophysiciens a détecté pour la... (Phjoto fournie par l'Institut d'astrophysique des Canaries)

Une équipe internationale d’astrophysiciens a détecté pour la première fois les restes d’une exoplanète probablement détruite par la gravité de son étoile.

PHJOTO FOURNIE PAR L’INSTITUT D’ASTROPHYSIQUE DES CANARIES

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les dangers liés aux comètes, les anneaux et lunes de Saturne, une solution au problème des débris spatiaux en orbite. L’exploration de l’espace se poursuit à un rythme effréné.

Voici quelques nouveautés dans le domaine de l’astrophysique.

Un parachute spatial

La NASA a envoyé sur la station spatiale un parachute remplaçant les fusées de manoeuvre pour la sortie d’orbite, afin de le tester. Le défi est de diriger le parachute malgré la faible pression atmosphérique en orbite. Exo Brake, qui servirait pour des nanosatellites, a été testé en haute atmosphère depuis 2012 avec des ballons et des fusées, et une fois en 2013 à partir de la station spatiale, un essai qui avait mis au jour des problèmes avec le système de guidage.

Destruction de planète

Une équipe internationale d’astrophysiciens a détecté pour la première fois les restes d’une exoplanète probablement détruite par la gravité de son étoile. HIP68468 est un astre autour duquel tournent au moins une « super-Terre » très rapprochée, dont l’orbite est de trois jours, et une géante gazeuse plus éloignée. Les traces de l’exoplanète phagocytée par « l’étoile de la mort », probablement une super-Terre encore plus rapprochée, incluent une concentration anormale de lithium, élément qui normalement ne devrait plus être présent dans HIP68468 vu son âge de six milliards d’années. L’étoile de la mort est située à 300 années-lumière de la Terre.

Un harpon en orbite

L’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) testera cet hiver, depuis la station spatiale, une nouvelle technologie anti-débris spatiaux. Kite enverra un harpon au bout d’un fil se fixer à un gros débris spatial ou à un satellite en fin de vie. Kite enverra un courant dans le fil, ce qui le fera interagir avec le plasma électromagnétique entourant la Terre et propulsera ainsi Kite et sa cible vers le plancher des vaches. Plus de 500 000 débris sont surveillés par la NASA, dont 21 000 qui font plus de 10 cm, qui ont peut-être été responsables de la perte du satellite scientifique nippon Hitomi en mars dernier. La JAXA veut faire en 2020 un deuxième test de Kite avec un fil de 10 km – celui qui vient d’arriver en orbite ne fait que 700 m.

Lune et anneaux

Mimma, l’une des 62 lunes de Saturne, est si proche de ses anneaux qu’elle les déforme avec sa gravité. Cette annonce de la NASA, à la mi-décembre, découle de la dernière phase de la mission de la sonde Cassini, lancée en 1997. Cassini s’est approchée cet automne des anneaux de Saturne et une photographie qu’elle a prise de Mimma, la plus proche de la planète, laissait à tort croire qu’elle allait foncer sur les anneaux. Cassini va plonger dans Saturne en septembre prochain. À partir d’avril, elle va passer entre les anneaux et la planète, autour de laquelle elle est en orbite depuis 2004.

Tempête de sable martienne

Des astrophysiciens américains sont en passe d’identifier les régions de Mars les plus touchées par les tempêtes de sable. Cet automne, ils révélaient qu’elles étaient plus fréquentes à l’été et à l’automne et que les hémisphères septentrional et austral de la planète rouge sont touchés par des types différents de tempêtes. Ces tempêtes ne posent pas de risque pour l’intégrité physique des missions robotisées ou humaines, contrairement à ce que suggérait le film The Martian, sorti en 2015, mais comme elles limitent l’apport en énergie solaire, elles peuvent les mettre en péril.

Attention, comètes

Au dernier congrès de l’Union géophysique américaine, un chercheur de la NASA a sonné l’alarme sur les périls que font courir les comètes à la Terre. Joseph Nuth, chercheur du centre de recherche Goddard de la NASA, a consacré une conférence de presse à la difficulté de prédire quand une comète frapperait notre planète, à cause de la vitesse deux à trois fois plus grande que celle des astéroïdes et de leurs orbites très excentriques – certaines comètes mettent des dizaines de milliers d’années à faire le tour du Soleil et sont donc inconnues des scientifiques. De plus, les comètes sont de taille supérieure. En 2014, une comète détectée seulement en 2013 a frôlé Mars. M. Nuth propose de construire un impacteur capable de dévier une comète et de le stocker en cas d’urgence.

Sources: NASA, JAXA, Agence spatiale européenne, Institut d’astrophysique des Canaries

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Éclipses, fusées et satellites, tout ce qui va se passer dans l’espace en 2017


En 2017, le ciel n’est pas supposé de tomber sur notre tête, il va quand même se passer beaucoup de choses dans l’espace pour cette nouvelle année
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Éclipses, fusées et satellites, tout ce qui va se passer dans l’espace en 2017

 

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

ESPACE – En 2016, il s’est passé de nombreuses choses au-dessus de nos têtes. Certaines réjouissantes comme l’arrivée de la sonde Juno autour de Jupiter. D’autres, à l’instar de l’écrasement de l’atterrisseur européen de la mission ExoMars ou de l’explosion d’une fusée de SpaceX, un peu moins.

2017 devrait également compter de nombreux rendez-vous spatiaux et astronomiques. Le HuffPost fait le point sur les grands rendez-vous spatiaux de l’année.

 

13 janvier : sortie dans l’espace de Thomas Pesquet

ESA

L’astronaute français va sortir de la Station spatiale internationale pour y installer de nouvelles batteries. Il pourrait rester en combinaison dans le vide spatial plus de 7 heures. Ce sera le 11e astronaute européen à réaliser une sortie extravéhiculaire sur l’ISS. Le retour sur Terre de Thomas Pesquet est prévu en mai 2017.

Premier trimestre : test du lanceur de SpaceX destiné à aller sur Mars

SpaceX

C’est la fusée, ou plutôt le propulseur qui devrait envoyer, à terme, l’homme sur Mars, selon SpaceX. Initialement prévu pour fin 2016, mais retardé à cause de l’explosion de septembre, le lanceur de la société d’Elon Musk Falcon Heavy devrait être testé dans le premier trimestre de l’année.

Cette fusée géante est en réalité composée, pour faire simple, de trois Falcon 9, le lanceur utilisé actuellement par la société pour ravitailler la Station spatiale internationale.

21 août : éclipse solaire totale (aux États-Unis)

Manoj.dayyala

Ce sera la première éclipse totale pour les États-Unis du XXI siècle.

Deuxième semestre : La Chine se pose sur la Lune

DR

Dans le deuxième semestre, la Chine devrait envoyer sa sonde Chang’e 5 sur notre satellite naturel. Ce serait la première fois qu’un vaisseau chinois se pose sur la lune, y collecte des matériaux et échantillons et rentre sur Terre. La sonde Chang’e 3 s’était déjà posée sur la lune en 2013. La Chine souhaite poser un rover sur la Lune d’ici 2020.

15 septembre : la chute finale de la sonde Cassini

nasa

Depuis le 30 novembre, la sonde américaine observe au plus près les anneaux de Saturne. Elle va continuer de s’en rapprocher puis, en avril, va une nouvelle et dernière fois changer de trajectoire. Une modification qui lui sera finalement fatale, le 15 septembre 2017. Car sa nouvelle orbite va l’envoyer entre les anneaux intérieurs et à moins de 2000 km de l’atmosphère de Saturne. Durant ses derniers instants, Cassini va tenter d’analyser comme elle peut ce qu’elle voit, avant d’enfin pénétrer dans l’atmosphère de Saturne et d’y finir sa vie.

Décembre 2017 : TESS, le chasseur d’exoplanète

Nasa

D’ici la fin de l’année, la Nasa devrait lancer son Transiting Exoplanet Survey Satellite. En orbite autour de la Terre, TESS va tenter de trouver dans l’espace des exoplanètes, à l’instar du télescope spatial Kepler qui a déjà découvert des milliers de planètes en dehors de notre système solaire.

500.000 étoiles devraient être analysées, bien plus brillantes que celles surveillées par Kepler, selon la Nasa, parmi lesquelles les 1000 naines rouges les plus proches. Le lancement pourrait toutefois être différé à juin 2018.

Décembre 2017 : Cheops, le chasseur de planètes européen

Si tout se passe bien, l’ESA, l’agence spatiale européenne, devrait elle aussi lancer un satellite à la recherche d’exoplanètes, CHEOPS, pour CHaracterising ExOPlanet Satellite. Cette fois, le but ne sera pas d’observer de nouvelles étoiles, mais de regarder plus en profondeur celles dont les chercheurs savent qu’elles abritent des exoplanètes.

Avec une technologie de pointe, le satellite va permettre par exemple de connaître la taille de ces planètes avec une précision accrue. Car si l’on a déjà repéré de nombreuses exoplanètes, leurs caractéristiques ne sont encore que des estimations très imprécises. Or, ce que veulent les chercheurs, c’est pouvoir analyser le plus en détail possible ces astres.

Dans l’année : une société privée sur la Lune

Moon Express

Il n’y a pas de date de lancement fixée, mais une chose est sûre: Moon Express a bien obtenu l’autorisation du gouvernement américain pour se poser sur la Lune. Le PDG de la société privée, Bob Richards, souhaite à terme exploiter les ressources minières lunaires, même si les missions de retour d’échantillons ne sont pas prévues avant 2020, précise le site Nom de Zeus. Pour autant, nombreux sont ceux qui doutent de la capacité de la société à réaliser une chose pareille, voire même à simplement se poser sur la Lune.

http://quebec.huffingtonpost.ca/