Cette étoile qui ne veut pas mourir


En science, quand on croit comprendre un phénomène, il arrive qu’un événement vienne tout chambouler les théories qui sont acceptées par les scientifiques. Comme c’est le cas pour cette étoile qui devenu une supernova continue a brillé malgré 2 explosions. On croit que l’explosion finale la transformera en trou noir
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Cette étoile qui ne veut pas mourir

 

Représentation artistique d'une supernova comme iPTF14hls

Représentation artistique d’une supernova comme iPTF14hls   Photo : NASA/ESA/G. BACON

Une étoile arrivée en fin de vie continue malgré tout de briller, affirment des astronomes, qui se demandent maintenant si notre compréhension des étapes de l’évolution stellaire doit être remise en question.

Un texte d’Alain Labelle

Des supernovas sont observées par milliers depuis des centaines d’années, et, dans tous les cas observés, ce type d’explosion marque la dernière étape de la vie des étoiles.

Toutefois, des scientifiques associés à l’Observatoire de Las Cumbres (OLC), aux États-Unis, ont peut-être trouvé une exception à la règle. Le chercheur Peter Nugent et ses collègues ont repéré une étoile qui semble refuser d’arrêter de briller. Elle aurait déjà explosé à plusieurs reprises dans les dernières décennies sans jamais arrêter de luire dans le ciel.

Cette supernova ne ressemble en rien à ce que nous avons observé à ce jour, particulièrement dans les 20 dernières années, où 5000 supernovas ont été découvertes.-Peter Nugent

« Bien que les spectres de lumière ressemblent à ceux des explosions habituelles de supernovas lors de l’effondrement du noyau riche en hydrogène, ils s’éclaircissent et s’atténuent au moins cinq fois plus lentement, ce qui allonge un événement qui dure normalement de 100 jours à plus de deux ans. », ajoute le chercheur.

Cette supernova, joliment nommée iPTF14hls, a d’abord été découverte en septembre 2014. À l’époque, elle ne présentait rien d’anormal et était considérée comme une supernova ordinaire.

Toutefois, après quelques mois, des astronomes ont remarqué que sa luminosité s’était remise à augmenter après avoir pourtant disparu.

Cette particularité a poussé les auteurs de ces travaux publiés dans le magazine Natureà pousser leurs recherches. Ils ont alors constaté avec étonnement qu’une explosion s’était produite au même endroit en 1954.

L’étoile a donc survécu à cette explosion pour exploser à nouveau en 2014.

Cette supernova démolit tout ce que nous pensions savoir sur leur fonctionnement. C’est le plus grand casse-tête que j’ai rencontré dans mon étude des explosions stellaires.

Iair Arcavi, Université de la Californie à Santa Barbara

Selon les informations rassemblées, cette étoile serait au moins 50 fois plus massive que le Soleil. Elle pourrait être l’explosion stellaire la plus importante jamais détectée. D’ailleurs, l’ampleur de cette explosion expliquerait peut-être pourquoi elle ne peut être associée à aucune des théories traditionnelles de la mort des étoiles.

Ainsi, iPTF14hls pourrait être le premier exemple d’une nouvelle catégorie de supernova (Pulsational Pair Instability Supernova).

Selon cette théorie, il est possible que le phénomène naisse lorsqu’une étoile très massive et très chaude génère de l’antimatière dans son noyau. Daniel Kasen, Laboratoire Lawrence Berkeley

« Cela provoquerait une violente instabilité de l’étoile et des éruptions lumineuses répétées pendant des années », explique Daniel Kasen.

Un processus qui pourrait se répéter sur plusieurs décennies avant l’explosion finale et l’effondrement de l’étoile, qui deviendra un trou noir.

Jusqu’à maintenant, les scientifiques pensaient que de telles explosions étaient survenues dans l’univers primitif, mais qu’elles ne pouvaient pas être observées de nos jours.

C’est comme si nous trouvions un dinosaure aujourd’hui. Si c’est le cas, la question serait de savoir si c’est vraiment un dinosaure!

Andy Howell, OLC

En effet, la nouvelle théorie (Instabilité Pulsational Pair Instability) ne peut pas expliquer complètement toutes les données obtenues pour cet événement astronomique. Par exemple, l’énergie libérée par la supernova est supérieure aux prévisions théoriques.

Cette supernova pourrait donc appartenir à un phénomène complètement nouveau pour la science.

Les astronomes continuent de suivre son évolution et espèrent réussir à l’expliquer dans les prochaines années.

http://ici.radio-canada.ca/

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Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace


L’homme n’est pas fait pour vivre dans l’espace. Après un voyage dans l’espace prolongé, les scientifiques constatent de plus en plus les effets négatifs sur le corps humain, alors que penser d’aller coloniser d’autres planètes ?
Nuage

 

Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace

 

© ap

Sarah Winkel

Selon une étude publiée mercredi dans le « New England Journal of Medicine », le cerveau des astronautes a tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne lors de voyages spatiaux prolongés.

Si on savait déjà que les séjours spatiaux avaient des conséquences sur le corps des astronautes, on apprend aujourd’hui qu’ils en ont également sur leur cerveau.

Pour arriver à une telle conclusion, des chercheurs de l’Université de Caroline du Sud, aux Etats-Unis, ont effectué des radios du cerveau de 34 astronautes avant et après leur séjour dans l’espace.

Ces examens IRM ont révélé des modifications cérébrales chez les majorités d’entre eux revenant de missions spatiales à long terme: après trois mois, le cerveau avait tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne.

« Il semble y avoir une augmentation du liquide céphalo-rachidien et un déplacement du cerveau dans le crâne », explique à CNN le professeur Rachael Seidler, qui a travaillé sur des études similaires.

Ce déplacement « serre » ainsi le crâne, et rend l’espace entre les différentes régions du cerveau plus petit.

« Il est désormais important de poursuivre avec des études supplémentaires pour examiner la durée de ces changements », a-t-elle ajouté.

http://www.7sur7.be/

Les océans de glace empêcheraient les extraterrestres de communiquer avec nous


Probablement, dans ce grand univers, il y aurait une vie intelligente dans d’autres planètes. Diverses hypothèses sont mises en valeur. La dernière me parait peu probable, a moins que ce soit des micros-organismes ou quelque chose du genre
Nuage

 

Les océans de glace empêcheraient les extraterrestres de communiquer avec nous

 

 

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur Science

C’est la dernière hypothèse en date qui tente d’expliquer le paradoxe de Fermi.

«Mais où sont-ils?» La question se pose depuis des dizaines d’années. Le physicien Enrico Fermi a même donné son nom à une théorie scientifique, ou plus précisément à un «paradoxe»: il y a forcément d’autres formes de vie intelligente dans notre univers, alors pourquoi ne les avons-nous jamais vues? L’astrophysicien Alan Stern croit avoir trouvé une – énième – réponse, rapporte le magazine Science: selon lui, les extraterrestres ne peuvent pas communiquer avec nous car ils vivent enfouis sous des «couches épaisses de glace et de roches».

Pour le scientifique, cette hypothèse est d’autant plus vraisemblable qu’au moins quatre des planètes de notre système solaire, à savoir Jupiter, Neptune, Saturne et Pluton, sont recouvertes d’un tel environnement. Sous ces amas de glace, l’eau liquide est un milieu extrêmement fertile au développement de la vie, rappelle Alan Stern. Peut-être même encore plus qu’à la surface, observe le magazine Astronomy:

«[Les organismes vivants] seraient ainsi mieux protégés des aléas extérieurs comme les fortes radiations, les impacts ou encore les changements climatiques. De tels océans intérieurs apporteraient un environnement plus stable où toute forme de vie pourrait se développer de manière moins risquée.»

Petit «inconvénient» cependant: sous ces énormes roches de glace, ces organismes vivants seraient très isolés. D’où leur impossibilié de nous envoyer un quelconque signe.

Dans l’hypothèse, d’ailleurs, qu’ils n’auraient «ne serait-ce que conscience de l’existence d’un monde au-dessus d’eux», et ailleurs dans l’univers, souligne Astronomy.

Cette nouvelle théorie vient s’ajouter aux nombreuses autres qui tentent d’expliquer le paradoxe de Fermi: les extraterrestres n’existeraient simplement pas; ils dorment; ils utilisent une technologie trop avancée pour que nous la percevions; leurs signaux ont été envoyés récemment et ne nous sont pas encore parvenus… ou encore une dernière: ils sont déjà parmi nous.

http://www.slate.fr

Une grotte géante découverte sur la Lune


La lune redevient un satellite naturel intéressant. Les Japonais ont trouvé ce qu’on soupçonnait depuis un certain temps, une grotte. Ils prévoient aller l’explorer pour d’autres découvertes. L’avantage de cette grotte pourrait servir d’abri si nécessaires aux astronautes
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Une grotte géante découverte sur la Lune

 

© NASA/Goddard/Arizona State University

Par Rédaction Relaxnews

Des chercheurs de l’agence d’exploration spatiale japonaise (Jaxa) ont repéré une immense cavité souterraine de 50 km de long sur la Lune, qui selon eux pourrait un jour servir d’abri pour une base spatiale.

Des données prises par la sonde japonaise d’observation lunaire SELENE ont confirmé l’existence de cette grotte supposée être un ancien tunnel de lave volcanique vieux de 3,5 milliards d’années, large de 100 mètres, mais long de 50 kilomètres.

«Nous pensions que de tels endroits existaient (…), mais cela n’avait pas encore été confirmé jusqu’à présent», a déclaré jeudi à l’AFP Junichi Haruyama, un chercheur de la Jaxa.

Situé sous la zone des collines Marius, cet immense tunnel pourrait protéger des astronautes des fortes variations de température et de dangereuses radiations auxquelles ils seraient exposés à la surface lunaire, a ajouté M. Haruyama.

«Nous n’avons pas encore vu l’intérieur de la grotte elle-même, donc il y a fort à parier que son exploration fournira de plus amples détails», a-t-il ajouté.

Le Japon a annoncé en juin son intention d’envoyer un astronaute sur la Lune vers 2030. Ce serait une première pour le pays, dont les astronautes se sont jusqu’à présent limités à des séjours sur la Station spatiale internationale (ISS).

Le projet consistera dans un premier temps à participer à une mission de la Nasa, visant à construire une station spatiale en orbite autour de la Lune en 2025.

Les Etats-Unis veulent retourner sur la Lune, dans le cadre d’un programme de plus long terme visant à envoyer des astronautes sur Mars dans les années 2030, avec le concours d’autres agences spatiales.

http://journalmetro.com/

Le Canada vulnérable aux tempêtes solaires


Le Canada serait le plus vulnérable aux humeurs du soleil, Quand une grosse tempête solaire se déclare, 3 jours plus tard nous pouvons ressentir les conséquences. Non pas nécessairement pour nous, mais pour notre quotidien. Avec toutes les technologies existantes, nous serions paralysés autant dans la vie de tous les jours, comme au travail, politique, et même pointe de vue défense du pays. Je me souviens de 1989, pendant 9 heures le Québec en entier et du nord des États-Unis
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Le Canada vulnérable aux tempêtes solaires

 

BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN

Le Soleil

Les drones ne savent plus où aller, Internet flanche, la télévision et les téléphones aussi; la moitié des avions doivent être détournés des gros aéroports; il faut redémarrer les satellites militaires; les foreuses des mines perdent la boule… Nous n’en sommes pas conscients, mais un épisode de météo «orageuse» dans l’espace peut avoir des conséquences considérables sur Terre. Préoccupée, l’Agence spatiale canadienne se prépare.

Le Canada est un des pays les plus vulnérables, sinon le plus vulnérable, face aux sautes d’humeur du Soleil qui engendrent des tempêtes spatiales au-dessus de nos têtes. Pourtant, jusqu’à ce jour, les risques n’ont jamais été évalués exhaustivement, ce qui permettrait de faire face.

C’est écrit dans un document produit par l’Agence spatiale canadienne (ASC) qui recrute justement des scientifiques pour réaliser une telle étude. Dans le même document, on ajoute que les multiples impacts des aléas de la météo spatiale sur nos vies n’ont pas plus été quantifiés.

Mais y a-t-il vraiment lieu de s’inquiéter?

«La plus grande tempête jamais enregistrée a frappé en 1859 et a perturbé le réseau télégraphique, la seule technologie de communication “moderne” de l’époque», écrit l’ASC. «Si ce type d’événement devait se produire de nos jours, nous pourrions nous attendre à de graves perturbations […]. Redresser la situation pourrait demander des années.»

Nous sommes au téléphone avec Pierre Langlois. Chef du programme Soleil-Terre à l’Agence spatiale, c’est l’expert en la matière.

Il corrobore. «Depuis une centaine d’années, on développe beaucoup les technologies», remarque-t-il.

Télécommunications, GPS, réseaux électriques, machineries de pointe, Web… Tout ceci réagit (mal) aux soubresauts de la météo spatiale.

«Il y a beaucoup d’industries qui sont sensibles, même à de petites variations.»

Et nous inventons d’autres joujoux encore plus connectés : drones, véhicules autonomes…

«Une autre façon de nous rendre de plus en plus vulnérables.»

Mais vulnérable à quoi, au juste? Pierre Langlois nous a parlé de la ionosphère et des particules ionisées, de protons, de la magnéto-sphère, de radiations, de rayons cosmiques. Tentons la vulgarisation : le Soleil est une boule de gaz fluide qui suit des cycles de 11 ans. Durant ceux-ci, il passe de peu actif à très actif. Quand il est actif, il est plein de taches qui peuvent exploser. Et quand elles explosent en notre direction, le vent solaire chargé de particules chargées est plus puissant.

À la suite de l’explosion, il faut huit minutes pour que nous puissions la voir. Et en huit minutes, elle peut déjà avoir des effets sur Terre! Le gros des détraquements commence cependant après un à trois jours.


La plus grande tempête jamais enregistrée a frappé en 1859 et a perturbé le réseau télégraphique, la seule technologie de communication “moderne” de l’époque, Si ce type d’événement devait se produire de nos jours, nous pourrions nous attendre à de graves perturbations […]. Redresser la situation pourrait demander des années.

— Extrait d’un document de l’Agence spatiale canadienne


Si la tempête est petite, il y a plein d’aurores boréales pour le plaisir des yeux. Surtout vers le pôle Nord magnétique, donc vers le Canada, là où la météo spatiale a le plus d’influence.

Mais si la tempête est grosse, les dérèglements sur Terre sont plus dérangeants. Les pipelines chargés de l’électricité venue du ciel vieillissent prématurément, les boussoles perdent le Nord, les ondes radio sont brouillées, des équipements coûteux d’Hydro-Québec sont détruits, les nombreux vols par-dessus l’Arctique deviennent périlleux…

Pas de panique!

Pas de panique, toutefois, prévient Pierre Langlois. Ces événements intenses sont rares et peu dangereux «pour les humains au sol».

(Il en va autrement pour les astronautes de la Station spatiale et les pilotes de vols long-courriers qui sont bombardés par les radiations).

Les contrecoups sur notre environnement technologique sont, par contre, plus étendus. Jusqu’au laser inscrivant la date de fabrication sur les sacs de croustilles qui est dévoyé.

Sans compter le volet géopolitique du dossier, fait remarquer Pierre Langlois. Quand les transformateurs géants de plusieurs réseaux électriques brisent à la suite d’une tempête spatiale, qui aura droit aux rares et dispendieuses pièces de rechange en premier? Les Québécois qui gèlent? Les voisins du Sud qui ont chaud? Le pays le plus riche?

Sans compter aussi le volet militaire. Lorsque les satellites de la Défense nationale boguent et qu’ils doivent être redémarrés, les hauts gradés veulent savoir rapidement s’ils sont victimes d’une attaque informatique ou si leur bijou de haute technologie a «seulement» été troublé par une tempête spatiale.

Voilà pourquoi il est écrit dans les documents de l’Agence spatiale canadienne :

«Il est de plus en plus reconnu dans le monde entier que la surveillance et les prévisions liées à la météorologie spatiale sont nécessaires pour protéger les actifs spatiaux et terrestres et, en fin de compte, les vies humaines contre les risques liés à l’espace.»

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Météo spatiale

Longtemps, l’humain a cru que l’espace était vide, totalement vide. En fait, il y a là-haut, entre autres, des vents propulsés depuis le Soleil. Lors d’explosions sur l’astre, ces vents sont plus forts et transportent beaucoup de particules, d’énergie, explique Pierre Langlois, le responsable du programme Soleil-Terre de l’Agence spatiale canadienne. La météo spatiale s’intéresse aux événements violents qui surviennent sur le Soleil et qui créent des remous jusque chez nous. Les spécialistes ne peuvent pas prévoir les tempêtes solaires. Ils les détectent et tentent ensuite de déterminer leur intensité et leurs possibles effets. Si l’explosion solaire est forte, dans l’heure qui suit les communications sont perturbées sur terre du côté où il fait jour. Les météorologues de l’espace disposent cependant d’un délai d’un à trois jours pour travailler avant que le souffle de particules qui suit, plus dommageable, atteigne la Terre. Au Canada, il y a un centre de prévision : meteospatiale.gc.ca

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Tempêtes célèbres

– 1859

La mère des tempêtes spatiales connues. Le seul réseau «technologique» de l’époque, le télégraphe, est grandement perturbé : des appareils se mettent en marche seuls, des stations prennent feu. L’espace autour de la Terre est si chargé d’énergie que des aurores boréales sont visibles jusque dans les Caraïbes.

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– 1989

Panne généralisée du réseau d’Hydro-Québec. La cause : une tempête géomagnétique créée par le Soleil ayant duré seulement 90 secondes. Six millions d’abonnés du Québec et du nord des États-Unis ont été privés d’électricité durant neuf heures. Des millions et des millions de dollars de dommages, notamment en pertes de production dans les grandes industries. Plusieurs autres compagnies d’électricité d’Amérique du Nord ont été touchées.

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– 1994

Les deux principaux satellites de télécommunications du Canada tombent en panne. Il n’y a plus de télé par câble, plus de transmission entre les médias, plus de service téléphonique dans le nord du pays.

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– 2004

En novembre, des réseaux électriques d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Nord et de la Chine enregistrent des courants élevés causés par les cieux. La tension dans les pipelines dépasse les normes pendant de longues périodes. Les feux des voies ferrées russes s’allument sans raison.

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– 2012

La NASA observe une «salve extrêmement puissante» du Soleil qui ratera la Terre.

«Si cette salve […] s’était produite juste une semaine plus tôt, la Terre aurait été probablement frappée de plein fouet, ce qui aurait perturbé les réseaux électriques, les communications et la navigation GPS à travers le monde, causant des dommages se chiffrant en milliards de dollars», écrit l’Agence spatiale canadienne.

Sources : Ressources naturelles Canada et Agence spatiale canadienne

https://www.lesoleil.com

Un millier de colons sur la Lune en 2050 ?


Cosmos 1999 ne serait plus de la science-fiction si le projet se réalise, mais avec quelques décennies en retard. Est-ce une bonne idée de peupler la lune et d’avoir une activité industrielle, alors qu’on peine à dépolluer la terre et l’espace ?
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Un millier de colons sur la Lune en 2050 ?

 

Moon Village

Le village lunaire « multi-dôme » imaginé par l’Agence spatiale européenne.

ESA/FOSTER + PARTNERS

Par Franck Daninos

Selon les responsables du projet européen Moon Village, des centaines de personnes pourraient peupler notre satellite dans les décennies à venir… Restent à convaincre les politiques de l’intérêt d’une telle mission.

VILLAGE LUNAIRE. Lancée il y a deux ans par Johann-Dietrich Wörner, directeur général de l’Agence spatiale européenne, l’idée de construire une base permanente sur la Lune commence à prendre forme et était au centre des discussions lors du Congrès européen de science planétaire qui s’est tenu du 17 au 22 septembre à Riga, en Lettonie. Bernard Foing, un des porte-paroles du projet, a notamment précisé qu’une première colonie composée de six à dix pionniers – scientifiques, ingénieurs, techniciens – pourrait être installée d’ici 2030.

Dix ans plus tard, le  » village lunaire  » hébergerait une centaine de personnes… et  » en 2050 il pourrait y en avoir un millier « , prédit ainsi l’astrophysicien !

Elles consommeraient des plantes cultivées sur le sol lunaire, fabriqueraient abris et outils avec du régolithe et des imprimantes 3D, et pratiqueraient des sports  » volants «  grâce à la faible gravité…

« Démontrer qu’une activité industrielle est possible sur la Lune »

Si les scientifiques semblent de plus en plus confiants dans la réalisation d’un tel projet, les politiques demeurent encore peu enthousiastes… «  

C’est très frustrant… Les grands dirigeants n’ont pas encore montré leur intérêt « , a déclaré ainsi à l’AFP le physicien letton Vidvuds Beldavs.

 Pour que les choses changent, il faudrait  » démontrer qu’une activité industrielle est possible sur la Lune… et que des marchés importants pourraient émerger. « 

Une telle activité pourrait reposer sur l’exploitation de l’hélium-3, isotope très rare sur la Terre mais abondant sur notre satellite et qui pourrait être utilisé pour produire de grandes quantités d’énergie. Et les roches volcaniques de type basalte pourraient servir, quant à elles, à construire des satellites déployés à moindre frais depuis la Lune ! 

Pour rejoindre une orbite terrestre, explique Bernard Foing, il est en effet  » 40 fois moins coûteux de partir de la Lune que depuis la Terre  » en raison de la forte gravité qu’exerce notre planète.

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Presque un an après la fin de la mission, l’ultime image de la sonde Rosetta


On croyait avoir tout eu de la sonde Rosetta avant son ultime saut sur la comète Tchouri. Les scientifiques ont trouvé dans les données de Rosetta une dernière image de la comète
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Presque un an après la fin de la mission, l’ultime image de la sonde Rosetta

 

Rosetta

La toute dernière image de la comète Tchouri prise par la sonde Rosetta juste avant son atterrissage, signant la fin de sa mission, le 30 septembre 2016

CRÉDIT : ESA

Par Erwan Lecomte et Sarah Sermondadaz

Surprise inattendue : quasiment un an après la fin de sa mission, les données envoyées par la sonde Rosetta ont permis de reconstituer une ultime image avant son crash à la surface de la comète Tchouri.

ROSETTA. C’est une surprise inattendue : quasiment un an jour pour jour après la fin de sa mission, le vendredi 30 septembre 2016 à 13h19, Rosetta livre une ultime image, issue des dernières données transmises par le télémètre à la Terre avant le crash de fin. Car la sonde avait déjà transmis l’an dernier une image saisie depuis à peine 51 mètres de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko – dite « Tchouri »… mais n’avait visiblement pas dit son dernier mot !

Le dernier testament de Rosetta

« Bien après l’image finale, nous avons retrouvé des données de télémétrie transmises par Rosetta sur nos ordinateurs, explique Holger Sierks, du Max Planck Institute, à travers un communiqué.

Et nous avons réalisé que ces données nous permettaient d’obtenir une nouvelle image ! » 

En fait, ces données correspondaient à un fragment de photo, qui n’a pas été reconnu comme une image par le système de traitement automatisé des données. C’est pourquoi les ingénieurs du Max Planck Institute ont dû la reconstituer manuellement.

Localisation de l’ultime prise de vue délivrée par Rosetta sur Tchouri

La mission de Rosetta a duré 12 années, qui l’ont emmenée à quelque 8 milliards de kilomètres de la planète Terre. Partie pour larguer le petit atterrisseur Philae sur la comète Tchouri, la sonde a elle-même fini son périple en s’écrasant sur l’astre… puis en coupant toute communication avec la Terre.

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