Un Triangle des Bermudes… dans l’espace


Tout le monde a déjà entendu parler du Triangle des Bermudes et ces phénomènes étranges, alors, sachez qu’il existe aussi un phénomène qui y ressemble de l’Atlantique Sud. On l’appelle d’ailleurs le Triangle des Bermudes de l’espace. À cet endroit, tout fonctionne de travers : des dommages sur les ordinateurs, les satellites, une augmentation des rayons solaires, même Hubble ne peut faire son travail
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Un Triangle des Bermudes… dans l’espace

 

Illustration © thinkstock.

Jeanne Poma.

Les astronautes ont découvert une zone de l’espace qui présente des niveaux de radiation anormaux et qui perturbe les ordinateurs. Quel est ce phénomène étrange?

L’anomalie de l’Atlantique Sud

L’ancien astronaute de la NASA, Terry Virts, nous dévoile qu’il a été témoin d’un phénomène étrange lors de ses voyages dans l’espace.

« Il s’agit de l’anomalie de l’Atlantique Sud. C’est un lieu où l’on peut observer de nombreux flash de lumière, sans aucun son. Cet endroit fait des ravages sur les ordinateurs et il expose les humains à des niveaux de rayonnement très élevés ». C’est pour cela que cet endroit est appelé le « Triangle des Bermudes de l’espace ».

Un phénomène qui tire son explication dans les ceintures de Van Allen

Pour comprendre ce phénomène, il faut parler des ceintures de radiation Van Allen. Il s’agit de deux zones en forme de beignets, qui sont chargées de particules. Elles entourent la Terre et sont maintenues en place grâce à son champ magnétique.

« Le Soleil émet énormément de radiations », nous explique Terry Virts. « Il projette des électrons à sa surface, qui se retrouvent ensuite dans l’espace. Quand ces éléments arrivent sur la Terre, ils sont piégés par notre champ magnétique et ils forment des ceintures de radiation dans l’espace ».

Les ceintures de Van Allen protègent la Terre contre ces particules électroniques. Mais ces particules font des ravages sur tous les satellites et tous les engins spatiaux qui traversent la zone.

La Terre n’est pas complètement ronde, elle gonfle légèrement au milieu

Les pôles magnétiques de la Terre ne sont pas complètement alignés avec les pôles géographiques et sont donc inclinés, ce qui entraîne également l’inclinaison des ceintures Van Allen. Le « Triangle des Bermudes de l’espace » est l’endroit où la ceinture de radiation intérieure de Van Allen est à son altitude la plus basse et donc à son point le plus proche de la Terre. En raison de l’inclinaison, le champ magnétique est plus fort dans le Nord, laissant une zone au-dessus de l’Atlantique Sud et du Brésil, sur la trajectoire de la ceinture de Van Allen.

Qu’a mis au point la NASA pour lutter contre ces radiations?

A une époque où les vols spatiaux sont de plus en plus fréquents et où les astronautes sont de plus en plus dépendants des ordinateurs, ces problématiques représentent de véritables dangers. Même le télescope spatial Hubble ne peut pas effectuer d’observations astronomiques lorsqu’il survole la région.

Pour lutter contre ces radiations, l’eau semble être le meilleur bouclier. Les astronautes construisent des « murs d’eau » pour se protéger. Le rayonnement est aussi étroitement surveillé pendant la durée des missions spatiales.

« Vous flottez dans un nuage vert et rouge »

Le phénomène du triangle des Bermudes apporte un autre effet troublant. Le combat entre le vent solaire et le champ magnétique de la Terre provoque des aurores boréales. Elles naissent du choc des particules du Soleil qui viennent se heurter à l’atmosphère de la Terre. De l’espace, le spectacle est encore plus grand et plus impressionnant que celui que l’on voit d’en bas.

http://www.7sur7.be/

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Un astronome amateur découvre un satellite perdu de la NASA


Cette histoire me fait penser au premier film de Star Trek en 1979: ils ont rencontrer V’Ger (Voyager) Un canadien a trouvé un vieux satellite IMAGE, lancé en 2000 qui envoyait des donnés mais n’était plus écouté car la NASA le croyait perdu, maintenant il reste a trouver le moyen d’analyser les donnés avec les moyens du temps qui ne sont plus
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Un astronome amateur découvre un satellite perdu de la NASA

 

Le satellite IMAGE, photographié en 2000 avant son lancement.... (PHOTO NASA)

 

Le satellite IMAGE, photographié en 2000 avant son lancement.

PHOTO NASA

La Presse Canadienne

 

Un astronome amateur de la Colombie-Britannique a réalisé une découverte qui a attiré l’attention de la NASA.

Scott Tilley, un technicien en électricité âgé de 47 ans, profite de ses temps libres pour fouiller l’espace à la recherche de satellites-espions en utilisant des signaux de radiofréquences et un amalgame de caméras et d’antennes installés sur le toit de sa maison de Roberts Creek.

Le 20 janvier, il scrutait les recoins de l’espace lorsqu’il a découvert quelque chose d’inhabituel. Un signal l’a amené à repérer un satellite appelé IMAGE ou « imageur d’exploration globale de la magnétopause aux aurores polaires ».

Ce satellite de la NASA a été lancé en 2000 pour prendre des images de la magnétosphère et cartographier le mouvement du plasma. La NASA a cependant perdu le contact avec son satellite en 2005 et le projet a été abandonné en 2007.

« Tout le monde croyait que le satellite était mort, qu’il ne communiquait plus et qu’il n’était qu’un autre déchet de l’espace », a expliqué Scott Tilley.

Ce dernier a toutefois démontré que le signal était toujours bien actif et que l’appareil continuait de transmettre des données.

Avec l’aide d’un ami et collègue astronome, Cees Bassa, Scott Tilley a calculé que le satellite IMAGE avait tenté de rejoindre la Terre depuis plus d’un an. Ses communications se sont toutefois perdues à travers le bruit des autres conversations de satellites.

Soulevé par l’enthousiasme de sa découverte, Scott Tilley a relaté sa démarche par écrit sur son blogue et sur Twitter. Il a même envoyé un message à la NASA, mais n’a pas reçu de réponse.

Ce n’est qu’au cours des derniers jours, lorsqu’il est entré en contact avec un scientifique ayant participé à la conception d’IMAGE, que la frénésie s’est enclenchée.

« J’ai reçu des dizaines de courriels de chercheurs et de personnes impliquées dans la mission d’IMAGE et ils étaient tous très excités », a confié le Britanno-Colombien.

C’est alors qu’un directeur de mission de la NASA l’a contacté et il s’est fait un plaisir de partager ses informations avec l’agence américaine.

Un communiqué publié sur le site internet de la NASA, cette semaine, confirme que le satellite IMAGE a été retrouvé par un astronome anonyme.

« La NASA a été en mesure de consulter certains paramètres de base à partir de l’engin spatial, laissant croire que le système de commande principal est au moins toujours opérationnel », indique le communiqué.

Des scientifiques et des ingénieurs du centre spatial Goddard de la NASA, au Maryland, doivent procéder à l’analyse des données au cours des prochaines semaines, mais l’âge avancé du satellite risque de poser problème.

« Les types de disques durs et de systèmes d’exploitation utilisés dans le centre d’opération de la mission IMAGE n’existent plus et les autres systèmes ont été mis à jour de nombreuses fois par rapport à ce qu’ils étaient à l’époque, ce qui va nécessiter un important travail d’ingénierie inversée », souligne l’agence spatiale américaine.

La découverte de Scott Tilley a aussi été soulignée par le magazine Science.

L’astronome amateur ne s’est toujours pas fait offrir d’emploi par la NASA, mais il admet qu’il sauterait sur l’occasion. Il se dit tout de même heureux de savoir que la NASA a bien voulu collaborer avec un Canadien qui explore l’espace depuis qu’il est tout-petit à l’aide d’ondes radio.

« J’apprécie que ces gens extrêmement compétents, qui font un travail incroyable pour nous tous, soient assez ouverts d’esprit pour écouter un inconnu à travers tout le vacarme », a-t-il dit.

http://www.lapresse.ca/

Une « super lune bleue de sang » prévue mercredi


J’espère bien la voir cette fois-ci, car je serais debout avec mes petites filles, mais pas prête pour sortir dehors avec elles.
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Une « super lune bleue de sang » prévue mercredi

Une super lune aux reflets rougeâtres dans le ciel

Une super lune de sang visible depuis Port of Spain (Trinité-et-Tobago) en 2015 Photo : Reuters/Andrea De Silva

La combinaison d’une super lune, d’une deuxième pleine lune en un mois et d’une éclipse lunaire provoque un phénomène assez rare qui sera visible sur la côte ouest le 31 janvier prochain.

RADIO-CANADA AVEC CBC

Il n’y a habituellement qu’une seule pleine lune par mois. Or, le phénomène se sera produit deux fois en janvier, ce que l’on appelle « lune bleue ». Le mois de mars comptera également deux pleines lunes cette année.

La deuxième pleine lune de janvier se produira mercredi, en même temps que la première éclipse lunaire de l’année.

Cette combinaison donnera à la Lune une teinte rougeâtre puisque la Terre sera placée entre celle-ci et le Soleil, bloquant en partie son rayonnement. Un phénomène appelé « lune de sang ».

Finalement, la Lune sera à son point le plus près de la Terre, le périgée, produisant une « super lune ».

Cette combinaison des trois facteurs astronomiques est assez rare et sa dernière formation en Amérique du Nord remonte à 152 ans.

Pour les habitants de la côte ouest canadienne, la Lune sera pleine et l’éclipse commencera vers 4 h 51 à Vancouver et se terminera à 6 h 07.

Dans l’est du pays, l’éclipse ne sera que partielle et sera visible en matinée, vers 7 h 30 à Toronto et vers 7 h 10 à Montréal et à Ottawa.

http://ici.radio-canada.ca/

La Terre est ronde et c’est un jeu d’enfant de le prouver


Il est curieux qu’il existe des platiste et ce qui est inquiétant, ils sont nombreux qui croient que la Terre est plate. Pourtant, sans aller dans l’espace, la majorité, heureusement, ne doute pas que la Terre est ronde
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La Terre est ronde et c’est un jeu d’enfant de le prouver

 


Planet earth is blue | qimono via Pixabay CO License by

Planet earth is blue | qimono via Pixabay CO License by

Ian Whittaker

Mike Hughes, dit Mad Mike (Mike le fou), membre de la Flat Earth Society (la société de la Terre plate) est déterminé à construire sa propre fusée pour constater par lui-même que la Terre est plate.

Au cours des cinquante dernières années, des images de la Terre depuis l’espace nous sont parvenues: autant de preuves que notre planète est bien ronde. Mais la facilité avec laquelle les images pourraient bien être trafiquées («on nous la fait pas») et l’effervescence des théories du complot sur Internet semblent avoir alimenté une résurgence de la croyance en une Terre plate. En France, par exemple, un groupe Facebook regroupe plus de 10.000 «platistes»: des croyants de la Terre plate.

La science a depuis longtemps démontré que nous vivions sur un globe, sans que nous ayons eu besoin de le quitter. Mike Hughes n’y croit pas une seconde. Je lui souhaite bonne chance dans ses efforts, car au moins il est prêt à tout essayer pour prouver sa théorie. Peut-être que si plus de gens voyaient vraiment les preuves, nous pourrions inverser cette tendance inquiétante à remettre en cause le réel. Un bon point de départ serait de s’assurer que les enfants aient la chance d’expérimenter et de comprendre par eux-mêmes.

Une découverte qui remonte… aux Grecs anciens

L’une des méthodes les mieux documentées pour déterminer la rotondité de la Terre a d’abord été réalisée (à notre connaissance) par les Grecs anciens. Elle fut réalisée en comparant les ombres des bâtons dans différents endroits. Quand le soleil éclairait directement au-dessus d’un endroit, le bâton ne projetait aucune ombre. Dans le même temps, dans une ville située à 800 kilomètres au Nord, le bâton projetait une ombre. C’est le savant Eratosthène qui eut cette idée géniale. Toutes les explications dans la vidéo ci-dessous.

http://www.slate.fr

 

Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité


Voyager dans l’espace n’est pas sans risque pour la santé. Entre autres pour la température du corps qui oscille autour de 38 C a cause de la microgravité dans l’espace. Cependant, un astronaute qui fait des exercices physiques pour garder la forme, voit sa température monter jusqu’à 40 C
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Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité

Marie-Céline Ray
Journaliste

Dans l’espace, le corps des astronautes flotte librement en apesanteur, une situation que beaucoup d’entre nous envient. Mais la microgravité a de multiples effets néfastes sur le corps. En voici un de plus : les voyageurs de l’espace ont souvent de la fièvre.

Les séjours dans l’espace ont des conséquences sur le corps des astronautes : ils grandissent, perdent des muscles et leur vision se détériore.

Dans une nouvelle étude parue dans Scientific Reports, des chercheurs allemands ont trouvé que les astronautes souffrent d’autres désagréments : la microgravité a un effet sur leur température corporelle, si bien qu’ils doivent s’accommoder d’une fièvre persistante.

Le saviez-vous ?

 

Notre température corporelle se maintient dans une fourchette étroite grâce au contrôle de l’hypothalamus. L’activité physique, les vêtements et des facteurs de l’environnement (moment de la journée, saison…) influencent notre température.

Pour mesurer la température corporelle de 11 astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), l’équipe a utilisé des capteurs de températures placés sur le front. La température corporelle n’augmentait pas de manière brutale dès que les astronautes quittaient la Terre : elle était progressive sur une durée de deux mois et demi, et atteignait une valeur d’environ 38 °C, soit un degré au-dessus de la température habituelle de 37 °C.

De plus, pendant un exercice physique, la température corporelle des astronautes augmentait plus et plus vite dans l’espace que sur Terre : elle dépassait souvent les 40 °C lors d’un effort ! En effet, dans l’espace, la sueur s’évapore plus lentement que sur Terre, ce qui explique en partie que les astronautes se sentent chauds surtout quand ils font de l’exercice. Pendant l’exercice une part importante de la dépense énergétique est convertie en chaleur.

 

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

    Le bien-être des voyageurs de l’espace est en jeu

    Hanns-Christian Gunga, auteur de ces travaux, a expliqué dans un communiqué de l’université de médecine de la Charité à Berlin, « dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive. Le transfert de chaleur entre le corps et son environnement devient beaucoup plus difficile dans ces conditions ».

    Dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive

    Or le contrôle de la température corporelle contribue à la santé et au bien-être. Des fluctuations importantes de la température corporelle impactent les performances physiques et cognitives. Ces résultats peuvent donc inquiéter concernant le bien-être des astronautes lors de longs séjours dans l’espace : des voyageurs en partance pour Mars risquent de connaître des problèmes d’hyperthermie et de coups de chaud ! D’autres études doivent donc approfondir ce sujet pour mieux comprendre cette fièvre de l’espace et comment la combattre.

    Hanns-Christian Gunga voit aussi un intérêt de cette recherche pour comprendre l’adaptation de notre température aux variations de l’environnement : 

    « nos résultats soulèvent également des questions sur l’évolution de notre température corporelle optimale : comment elle s’est déjà adaptée et comment elle continuera à s’adapter aux changements climatiques sur Terre ».

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs allemands ont étudié la température de 11 astronautes de l’ISS.

  • Au repos, leur  température était de l’ordre de 38 °C au bout de deux mois et demi dans l’espace.

  • Leur température s’élevait rapidement lors de séances d’activité physique.

https://www.futura-sciences.com

La Lune va-t-elle bientôt être envahie de pubs?


Pour une fois, que je suis d’accord avec le Congrès américain pour l’interdiction de la publicité sur la Lune. En espérant que les autres pays soient d’accord. Avec les voyages commerciaux qui veulent se concrétiser dans l’espace, s’il faut en plus de la publicité qui s’ajoutent, il n’aura plus de fin
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La Lune va-t-elle bientôt être envahie de pubs?

 

Photo de Neil Armstrong sur la surface lunaire via NASA, montage Slate.

Photo de Neil Armstrong sur la surface lunaire via NASA, montage Slate.

Neel V. Patel, traduit par Felix de Montety

Une start-up japonaise veut mettre de la publicité sur la Lune. Mais est-ce bien légal?

 

Nous ne vivons pas encore sur la Lune, mais l’humanité fait déjà de grands pas vers son recouvrement par des publicités.

La startup Ispace, qui propose des voyages dans l’espace, vient de conclure une nouvelle levée de fonds permettant à l’entreprise japonaise de bénéficier de 90 millions de dollars, qu’elle pourra affecter au développement d’un atterrisseur lunaire et de deux missions sans pilote ni passagers d’ici 2020.

Logo avec la Terre en toile de fond

Selon Bloomberg:

«Ispace dit que les opportunités commerciales initiales sont surtout de l’ordre du marketing, par exemple l’affichage de logos d’entreprises sur ses vaisseaux et véhicules spatiaux, ainsi que la production d’images pouvant être utilisées dans des publicités. Un alunissage concluant permettra également à l’entreprise d’offrir ce qu’elle appelle “un service graphique projeté” –un petit panneau d’affichage à la surface de la Lune. La startup explique qu’il y aura une demande de la part d’entreprises cherchant à mettre en scène leur logo avec la Terre en toile de fond.» 

Un panneau d’affichage sur la Lune! Quelque chose comme ça en tout cas, un porte-parole de l’entreprise m’ayant expliqué que ce que Bloomberg appelle un panneau d’affichage ne sera en fait, techniquement, que la projection d’une publicité sur un vaisseau d’alunissage ou un autre véhicule, mais pas un panneau physique. Elle jouera néanmoins le même rôle qu’un panneau publicitaire traditionnel et rappellera aux futurs colons les paysages urbains de notre bonne vieille Terre.

Un précédent japonais en 1990

Est-il légal d’afficher de la pub sur la Lune? En bref: oui. Le traité de 1967 sur l’espace, dont le Japon est signataire, prévoit que toutes les nations peuvent librement explorer l’espace; aucun corps céleste ne peut être revendiqué par quelque entité souveraine que ce soit, aucune arme de destruction massive n’est autorisée dans l’espace et les États (de même que les citoyens ou les entreprises sous leur autorité) ne doivent pas causer de destruction ou de contamination par leurs activités dans l’espace, ou doivent du moins nettoyer après leur passage.

Il est difficile d’imaginer qu’un panneau uniquement projeté puisse violer ces règles (toutefois, si certains pays ou groupes venaient à considérer qu’il crée une sorte d’interférence néfaste en polluant visuellement ou en dérangeant des instruments de communication utilisés par d’autres parties, alors Ispace pourrait se trouver en situation de violation du droit international et le Japon serait responsable de rappeler à l’ordre l’entreprise et de s’assurer que le problème soit réglé).

Ispace n’est pas la première entreprise à essayer d’emmener la publicité dans l’espace. En 1990, une chaîne japonaise avait payé à un de ses reporters un siège dans un vol spatial russe et avait pu faire afficher son logo sur la carlingue d’un lanceur Soyouz. La Russie autorise depuis des années la publicité sur nombre de ses fusées et des combinaisons de mission de ses cosmonautes, mais Ispace est la première entreprise à tenter d’afficher de la publicité sur la Lune elle-même, et il ne semble pas que la loi japonaise puisse l’en empêcher.

La publicité «importune» interdite aux États-Unis

Qu’adviendrait-il si une entreprise américaine tentait de faire une telle chose? La tentative de ce genre la plus proche remonte à 1993, lorsqu’une entreprise américaine nommée Space Marketing avait proposé de lancer un panneau d’un kilomètre carré dans l’orbite terrestre basse. Doté d’un tel gabarit et éclairé comme le prévoyait l’entreprise, le panneau aurait rivalisé avec la Lune par sa taille et sa luminosité durant la nuit. Cette proposition n’avait finalement rien donné, en partie parce que si l’on construit et lance en orbite un objet d’un kilomètre carré, il sera voué à être mis en pièces par des débris orbitaux.

Le bruit qu’avait fait cette proposition avait néanmoins conduit le député Ed Markey, aujourd’hui sénateur du Massachussets, à soumettre au Congrès une loi interdisant toute publicité américaine dans l’espace, qui fut rapidement amendée de façon à n’interdire que la publicité «importune» (pour que les sponsors puissent, eux, placer leurs logos sur les côtés des fusées, des vaisseaux spatiaux ou sur les vêtements des astronautes). La Federal Aviation Administration (FAA) est chargée de faire respecter cette loi et toute partie recevant une licence pour lancer des engins vers l’espace doit lui obéir.

Selon Joanne Irene Gabrynowicz, professeure émérite en droit de l’espace à l’université du Mississipi et rédactrice en chef émérite de la revue scientifique Journal of Space Law, la logique de cette loi consistait à considérer que de grandes publicités, telles que le panneau de marketing de l’espace, pourraient accroître la pollution lumineuse, créer un ciel nocturne plus lumineux –ce qui limiterait les observations astronomiques de l’espace–, interférer avec des satellites de navigation utilisant des viseurs d’étoiles et des capteurs solaires pour calibrer leurs mesures et, plus généralement, seraient des nuisances visuelles pour le grand public.

Selon la FAA, la publicité «importune» peut renvoyer à tout ce qui est «capable d’être reconnu par un être humain depuis la surface de la Terre sans l’aide d’un télescope ou autre outil technologique».

Mais pour qu’une publicité à la surface de la Lune soit visible depuis la Terre, il faudrait qu’elle soit gigantesque et plus lumineuse que tout autre objet dans le ciel nocturne.

Ce n’est pas ce qu’Ispace cherche à faire: ses publicités seraient surtout des campagnes photos pour des entreprises qui voudraient voir le paysage de la Lune derrière leurs logos, qui ne seraient pas visibles depuis la Terre sans des instruments extrêmement puissants (et Ispace, évidemment, n’est pas obligée d’obéir aux lois américaines, à moins qu’elle ne collabore avec une entreprise américaine).

http://www.slate.fr

L’esprit et le corps humains pourront-ils supporter une mission de trois ans sur Mars?


On sait que l’espace n’est pas vraiment fait pour l’être humain, sachant qu’il y a des conséquences sur les astronomes subissent quand ils reviennent sur Terre après un long séjour dans l’espace pour plus ou moins 6 mois. Un aller-retour sur Mars quelles conséquences sur le corps et sur la santé mentale. Un voyage qui prend 3 ans, loin des siens, l’environnement complètement différent, c’est ce que la NASA veut tester prochainement
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L’esprit et le corps humains pourront-ils supporter une mission de trois ans sur Mars?

 

Mars | Kevin Gill via Flickr CC License by

Mars | Kevin Gill via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur The Hindu

La NASA lancera en 2018 une série d’expérimentations destinées à étudier l’impact d’un tel périple sur la santé physique et mentale de celles et ceux qui y prendront part

Aux dernières nouvelles, et à condition de partir au bon moment il faudrait environ 260 jours à une mission terrienne pour atteindre la planète Mars.

Tous les 1,6 ans, la distance entre les deux planètes atteint une valeur proche de son minimum (environ 55 millions de kilomètres), alors qu’elle est en moyenne de 76 millions de kilomètres. Dans le meilleur des cas, un voyage aller-retour prendrait donc environ 520 jours, soit un an et cinq mois. 

La NASA, qui projette d’envoyer des êtres humains sur Mars aux alentours de 2030, table donc sur des missions d’une durée approximative de trois ans. À titre de comparaison, rappelons que la mission spatiale de Thomas Pesquet a duré 196 jours, soit environ six mois et demi. C’est pourquoi sera lancée courant 2018 une série d’expérimentations destinées à étudier les conséquences d’un tel voyage sur l’esprit et le corps de ceux (et celles, espérons-le) qu’elle désignera pour aller explorer la planète rouge.

L’objectif est d’étudier différents facteurs sur trois groupes de dix astronautes, l’un sur une mission courte (deux mois), le deuxième sur une mission standard (six mois), et le dernier sur une mission d’une durée d’un an. La NASA liste cinq grandes familles de dangers pouvant atteindre les participants et participantes d’une telle mission :

– Les radiations spatiales, qui sont à l’origine de défaillances cardiaques
– L’isolation et le confinement
– La sensation d’éloignement par rapport à la Terre
– Les champs de gravité et leur absence
– Les environnements hostiles

La NASA lancera dès le 4 janvier prochain un appel à destination des scientifiques qui souhaiteraient proposer des sujets et critères d’étude sur un tel échantillon de 30 personnes. Elle sélectionnera entre 15 et 18 propositions à la fin de l’été, qui permettront à leurs auteures et auteurs de se voir attribuer des subventions pour une durée maximale de sept ans.

http://www.slate.fr