La sonde Cassini s’est désintégrée en plongeant vers Saturne


La sonde Cassini a fait son plongeon pour l’éternité sur Saturne. Cassini a quitter la Terre en 1997 et est arrivée autour de Saturne en 2004. Cassini pendant toutes ses années a envoyé plus 453 000 images … Une belle épopée et de découvertes des plus intéressantes
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La sonde Cassini s’est désintégrée en plongeant vers Saturne

 

Image prise avec des filtres CL1 et RED... (Photo NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute via AP)

Image prise avec des filtres CL1 et RED montrant les anneaux de Saturne vus de Cassini.

PHOTO NASA/JPL-CALTECH/SPACE SCIENCE INSTITUTE VIA AP

La sonde spatiale Cassini s’est désintégrée vendredi matin en plongeant vers Saturne, a annoncé l’agence spatiale américaine.

La confirmation de sa destruction a toutefois pris 83 minutes avant de rejoindre la Terre, qui se trouve à 1,6 milliard de kilomètres de distance. Les transmissions radio provenant de la sonde ont cessé abruptement vers 7 h 55, heure locale.

 

Cassini est la seule sonde à avoir jamais visité Saturne. Ses images ont révélé en détail les lunes ainsi que les célèbres anneaux de la planète.

Cassini et son compagnon, le module atterrisseur Huygens, ont ainsi découvert que deux de ces lunes, Titan et Encelade, abritent des océans liquides – et donc, potentiellement, des formes de vie.

Cassini a capté ses derniers clichés du système saturnien jeudi. Fidèle jusqu’au dernier moment, la sonde a aussi échantillonné l’atmosphère de Saturne vendredi matin, avant d’être pulvérisée.

Sa destruction a été annoncée par le responsable de la mission, Eric Maize.

« Ça a été une mission incroyable, une sonde incroyable, et vous êtes une équipe incroyable, a-t-il dit. J’annonce la fin de la mission. »

Des contrôleurs de vol vêtus de chemises mauves se sont alors levés pour s’échanger des poignées de main et des félicitations.

Plus de 1500 personnes, dont plusieurs employés actuels et anciens de la mission, s’étaient rassemblées au Jet Propulsion Lab (JPL), en Californie, pour ce qui était décrit à la fois comme une vigie et une célébration. D’autres s’étaient réunis à l’Institut de technologie de la Californie, qui gère le JPL pour le compte de la NASA.

Cassini était sur le point de manquer de carburant et les chercheurs avaient décidé de la propulser dans l’atmosphère de Saturne à plus de 120 000 kilomètres/heure pour éviter que des microbes terriens qui pourraient se cacher à bord n’aillent contaminer Titan et Encelade, si jamais la sonde s’abîmait sur leur surface.

Cassini était arrivée autour de Saturne en 2004 après avoir été lancée en 1997. Huygens s’est posé sur Titan en 2005. Au total, Cassini a renvoyé plus de 453 000 images et parcouru près de huit milliards de kilomètres. Vingt-sept pays ont collaboré à la mission.

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Quelques faits saillants:

– Trop loin du Soleil pour exploiter l’énergie solaire, Cassini utilisait du plutonium pour générer l’électricité dont avaient besoin ses instruments. Son réservoir de carburant principal était toutefois presque vide.

Cassini a découvert de multiples petites lunes rocheuses dans les anneaux de Saturne.

– Cassini a aussi déterminé que les anneaux de Saturne semblent moins massifs qu’on ne le croyait, ce qui pourrait vouloir dire qu’ils sont relativement jeunes et qu’ils se sont formés il y a environ 100 millions d’années quand une comète ou une lune s’est désintégrée autour de Saturne. Des anneaux plus massifs pourraient s’être formés en même temps que la planète il y a plus de quatre milliards d’années.

Cassini a découvert six des 62 lunes en orbite autour de Saturne.

– Cassini a aussi découvert que des geysers de vapeur d’eau et de glace jaillissent du pôle sud d’Encelade. Si leur existence avait été connue avant le départ de la sonde, Cassini aurait possiblement été munie d’appareils capables de détecter la vie.

– Les scientifiques espèrent maintenant partir à la conquête de Titan et d’Encelade à la recherche de formes de vie. Les lacs de méthane liquide de Titan pourraient contenir une forme de vie différente de celle que nous connaissons, mais la vie dans les océans d’Encelad (si elle existe) pourrait ressembler à la vie terrestre.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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Cassini s’apprête à effectuer un ultime plongeon vers Saturne


Nous sommes à une époque vraiment extraordinaire pour découvrir les planètes, les lunes de notre système solaire. Cassini, depuis 13 ans envoie des informations sur Saturne et ses satellites naturels. Comme toute bonne chose à une fin, Cassini ira mourir sur Saturne durant la nuit, laissant ses dernières informations pendant le saut de la mort
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Cassini s’apprête à effectuer un ultime plongeon vers Saturne

Une image de Saturne captée par Cassini depuis... (AFP)

Une image de Saturne captée par Cassini depuis une distance de 1,4 millions de km.

AFP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les heures sont comptées pour la sonde américaine Cassini, dont le plongeon final vendredi dans l’atmosphère de Saturne mettra fin à une mission très fructueuse de treize ans, qui a bouleversé les connaissances sur la planète géante gazeuse et la science planétaire.

«Cassini-Huygens est une mission extraordinaire qui a révolutionné notre compréhension des confins de notre système solaire», explique Alexander Hayes, professeur d’astronomie à l’Université Cornell dans l’État de New York.

Avec près de 300 orbites autour de Saturne, Cassini a fait d’importantes découvertes: les mers de méthane liquide sur Titan, son plus grand satellite naturel, et l’existence d’un vaste océan d’eau salée sous la surface glacée d’Encelade, une petite lune saturnienne.

Les données recueillies par le spectromètre à bord de Cassini, lors de la traversée d’un panache de vapeur au pôle sud d’Encelade, ont révélé la présence d’hydrogène jaillissant de fissures dans la couche de glace.

Cet hydrogène est la signature certaine d’une activité hydrothermale propice à l’existence de la vie, comme l’avaient expliqué les scientifiques en annonçant cette découverte en avril dernier.

«Ces découvertes faites par Cassini figurent  parmi les plus époustouflantes en science planétaire», a estimé mercredi devant la presse, Linda Spilker, principale scientifique de la mission au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA en Californie.

«Ce monde océanique d’Encelade a vraiment changé notre approche sur la recherche de la vie, ailleurs dans notre système solaire et au-delà», a-t-elle dit.

Cassini, une sonde de 2,5 tonnes lancée en 1997 et dotée de douze instruments, a amorcé le 22 avril la première manoeuvre qui la fera plonger dans l’atmosphère de Saturne le 15 septembre.

Pour ce faire, le vaisseau s’était approché de Titan, grâce à sa poussée gravitationnelle, pour descendre sous les anneaux de Saturne et le haut de sa couche nuageuse. Pour la première fois, il avait ainsi exploré cet espace vide de 2700 kilomètres.

Cassini aura effectué au total vingt-deux de ces orbites jusqu’au dernier vendredi.

Une photographie infrarouge de Titan.... (AP) - image 2.0

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Une photographie infrarouge de Titan.

AP

Baiser d’adieu

Cassini a survolé une dernière fois Titan le 12 septembre et transmis les images et données scientifiques recueillies pendant ce survol.

C’est le dernier «baiser d’adieu», ont dit les ingénieurs de la NASA qui ont profité de cette communication pour s’assurer que le vaisseau est bien sur la trajectoire qui le fera plonger dans l’atmosphère saturnienne.

«La sonde transmettra des données durant son plongeon, du sans précédent pour Saturne», pointe Linda Spilker.

Cassini devrait perdre le contact avec la Terre deux minutes après le début de sa descente à 113 000 kilomètres/heure durant laquelle dix de ses instruments fonctionneront, dont le spectromètre pour analyser l’atmosphère.

Ces informations aideront à comprendre la formation et l’évolution de la planète gazeuse.

La veille, jeudi, d’autres instruments effectueront des observations des aurores boréales et des tourbillons aux pôles de Saturne.

Le grand final

Cassini amorcera son ultime descente à 3h14, vendredi matin, pour entrer dans l’atmosphère de Saturne à une altitude d’environ 1915 km.

Le signal de cette manoeuvre sera reçu par la NASA à 4h37, 86 minutes plus tard, le temps mis par les ondes radio pour atteindre notre planète.

Avec ses antennes orientées vers la Terre, Cassini entrera dans l’atmosphère de Saturne à 06h31, ce qui sera confirmé sur Terre à 7h54.

Une minute plus tard, à 1510 kilomètres au-dessus de la couche nuageuse, les communications s’arrêteront et peu après Cassini commencera à se désintégrer, prédit la NASA. Ce dernier signal sera capté à 7h55.

«Ce grand final représente la culmination d’un programme pour utiliser le carburant restant dans le vaisseau de la manière la plus productive scientifiquement», explique Earl Maize, responsable du projet Cassini au JPL.

«En précipitant Cassini dans l’atmosphère de Saturne on évite tout risque que le vaisseau aille s’écraser sur l’une des lunes où la vie pourrait exister comme Encelade, les préservant de toute contamination», précise-t-il.

La mission est une coopération entre la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale italienne, ces deux dernières ayant construit la sonde Huygens transportée par Cassini jusqu’en en décembre 2004, quand elle est allée se poser sur Titan.

La mission Cassini-Huygen a coûté au total 3,26 milliards de dollars dont 2,6 milliards pour les États-Unis, 500 millions pour l’ESA et 160 millions pour l’Agence spatiale italienne.

Giovanni Cassini était un astronome italien du 17e siècle qui a découvert quatre lunes de Saturne, qui en compte plus de 60.

Christiaan Huygens, son contemporain, était un mathématicien hollandais qui a déterminé que Saturne avait des anneaux. Il a aussi observé Titan pour la première fois.

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Des scientifiques ont détecté de mystérieux signaux radio en provenance de l’espace


On a capté des signaux radios d’une galaxie naine qui est très loin dans ce grand univers. Elle serait à plus de 3 milliards d’années-lumières. Quelle est l’origine de ses signaux ? Serais-ce une civilisation d’extraterrestres ? Pour le moment, ce ne sont encore que des hypothèses
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Des scientifiques ont détecté de mystérieux signaux radio en provenance de l’espace

 

GEMINI OBSERVATORY/AURA/NSF/NRC

Dans une galaxie naine à trois milliards d’années-lumière.

Une initiative pour trouver des signes de vie intelligente dans l’univers a détecté une série de mystérieux signaux radio en provenance d’une galaxie naine située à trois milliards d’années-lumière.

Des scientifiques du programme Breakthrough Listen ont déclaré avoir trouvé 15 sursauts radio rapides (pour fast radio burst, FRB) d’un «répéteur» de l’espace profond appelé FRB 121102

Les nombres indiquent le moment où le premier signal a été découvert, soit le 2 novembre 2012.

Alors que d’autres FRB ont été détectés, celui-ci est assez unique puisqu’il a été de nouveau entendu en 2015 et que son emplacement a été identifié un an plus tard.

Breakthrough Listen a utilisé des instruments de l’observatoire de Green Bank en Virginie occidentale pour observer sa localisation plus de cinq heures samedi, détectant 15 sursauts sur toute la bande de fréquences de 4 à 8 GHz, a indiqué l’organisation dans un communiqué.

«C’est vraiment « funky » de voir comment les sursauts individuels peuvent surgir n’importe où dans cette vaste zone de fréquences, même si chaque sursaut a une couverture en fréquence relativement restreinte», a expliqué Peter Williams de l’université Harvard à New Scientist. «Je n’ai pas encore vu quelqu’un offrir une bonne explication pour savoir comment cela pourrait se produire.»

Breakthrough Listen a créé un GIF montrant la succession de 14 des 15 signaux.

Une précédente vidéo montre d’ailleurs comment sonne FRB 121102:

«Les explications possibles des FRB vont des explosions d’étoiles à neutron rotatives avec des champs magnétiques extrêmement puissants, à des idées plus spéculatives comme quoi elles seraient des sources d’énergie utilisées par des civilisations extraterrestres pour alimenter des vaisseaux spatiaux», a indiqué l’organisation.

«Pour être claire, nous ne savons pas ce qui cause les sursauts radio rapides que nous observons, mais nous ne pensons pas que cela a à voir avec les extraterrestres!» a écrit l’astronome Emily Petroff par rapport à un différent FRB détecté par son équipe.

Par quoi sont-ils causés reste un sujet de débat, et dans le cas du FRB 121102, les répétitions ajoutent au mystère. Alors que certains signaux radio rapides peuvent être causés par un événement catastrophique unique comme une supernova, ces événements ne se répéteraient pas.

Et dans ce cas, la localisation — une galaxie naine qui a seulement 1 % de la masse de notre propre Voie lactée — rend le signal encore plus difficile à expliquer.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été adapté de l’anglais.

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Le plus gros astéroïde depuis 1890 s’approchera de la Terre vendredi


On est chanceux que le ciel ne tombe pas sur la tête du moins venu de l’espace. Demain, le 1 septembre, un gros astéroïde nommé Florence passera près de la terre à quelque 7 millions de km. Elle est connue depuis 1981 et reviendra en 2024, mais passera un peu plus loin de la terre
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Le plus gros astéroïde depuis 1890 s’approchera de la Terre vendredi

Le plus gros astéroïde depuis plus d'un siècle... (PHOTO AFP)

Le plus gros astéroïde depuis plus d’un siècle à s’approcher de la Terre passera au plus près, le 1er septembre, à une distance de 7 millions de kilomètres, sans danger pour notre planète.

Agence France-Presse
Washington

Le plus gros astéroïde depuis plus d’un siècle à s’approcher de la Terre passera au plus près, le 1er septembre, à une distance de 7 millions de kilomètres, sans danger pour notre planète, a indiqué la NASA.

Cet astéroïde de 4,4 kilomètres de diamètre, baptisé Florence, a été découvert en mars 1981.

«Il s’agit du plus grand objet céleste à passer aussi près de notre planète depuis la découverte du premier astéroïde dans le voisinage terrestre il y a plus d’un siècle», précise l’agence spatiale sur son site internet.

«Alors que de nombreux astéroïdes connus ont croisé la Terre à une distance plus faible que ne le fera Florence vendredi 1er septembre, tous étaient plus petits», a noté Paul Chodas, le responsable du Centre de la NASA pour l’étude des objets à proximité de la Terre.

Florence ne devrait pas revenir dans le voisinage terrestre avant octobre 2024 et ne repassera pas aussi près de notre planète avant 500 ans, a précisé la NASA.

Les scientifiques vont profiter de ce passage rapproché étudier le corps céleste plus en détail à l’aide de puissants télescopes en Californie et à Porto Rico.

«Les images obtenues devraient permettre de déterminer les dimensions précises de l’astéroïde et pourraient aussi révéler des détails de sa surface avec une précision de dix mètres», a estimé la NASA.

Les collisions entre de gros astéroïdes avec la Terre sont des événements rares.

«Environ tous les 2000 ans, une météorite de la taille d’un stade de football frappe la planète dévastant la zone d’impact et les environs», indique la NASA.

Quant à des objets célestes capables d’anéantir la civilisation humaine – comme celui qui a provoqué la fin des dinosaures il y a 66 millions d’années – ils menacent la Terre une fois tous les quelques millions d’années, selon l’agence spatiale américaine.

Également rare, le météore qui avait provoqué d’importants dégâts et fait un millier de blessés à Tcheliabinsk en Russie en février 2013, avait un diamètre de 15 à 17 m et une masse de 7000 à 10 000 tonnes. Il a libéré une énergie estimée à environ 30 fois la puissance de la bombe d’Hiroshima.

La NASA estime qu’un astéroïde de la taille d’une voiture frappe l’atmosphère de la Terre environ une fois par an mais se désintègre avant de toucher le sol.

vidéo pris chez  https://jack35.wordpress.com

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Il pleut des diamants au cœur de Neptune


Si un jour, des gens pourront exploiter les richesses de l’univers, il se peut fort bien que certaines planètes comme Uranus et Neptune sera convoité par ses pluies de diamants, personnellement, j’espère que non !
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Il pleut des diamants au cœur de Neptune

 

neptune diamant pluie

A l’intérieur des planètes commeNeptune, le carbone se transforme en diamants.

GREG STEWART / SLAC NATIONAL ACCELERATOR LABORATORY

Par Joël Ignasse

A l’intérieur des planètes telles que Neptune ou Uranus, il pourrait exister une enveloppe de diamants qui entoure le noyau planétaire. 

Ce sont véritablement des pluies de diamants qui arrosent le noyau de certaines géantes gazeuses glacées du système solaire, et sans doute d’autres plus éloignées. Ces planètes, telles Uranus et Neptune, sont composées d’un noyau solide entouré de couches d’hydrocarbure, d’eau et de méthane, composé qui donne cette couleur bleuté à Neptune. Depuis des années, les astrophysiciens supposent que dans les profondeurs de ces couches, là où la pression peut atteindre des milliers d’atmosphères, le carbone des hydrocarbures pourrait se transformer en diamant. Une supposition théorique que des scientifiques viennent de démontrer en utilisant le laser à rayons X ultra-puissant du Stanford Linear Accelerator Center (SLAC).

L’intérieur d’une géante simulée

Grâce au laser, les physiciens ont pu recréer les conditions qui règnent à 10 000 kilomètres sous la surface de neptune et bombarder des atomes de carbone de façon à leur faire subir une pression des 150 gigapascals à plus de 5000°c. Dans cet environnement, la majorité des atomes de carbone se transforment en petits diamants, de taille nanométrique. Ces milliards de diamants chutent ensuite vers le noyau planétaire sous la forme d’une « pluie » ininterrompue. Autour du noyau, elle pourrait former une enveloppe solide de diamants ou encore une mer d’hydrocarbure parsemée d’icebergs en diamants selon les auteurs de cette étude qui publient leurs résultats dans la revue Nature Astronomy. D’autres expériences seront nécessaires pour mieux comprendre le destin de ces diamants au plus près du noyau. En plus de son intérêt pour la compréhension de la structure des planètes géantes cette recherche a démontré que les lasers comme ceux du SLAC pouvaient être utilisés pour fabriquer des nanodiamants dont l’industrie est friande. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

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Découvrez le parcours et l’horaire de l’éclipse solaire prévue ce lundi 21 août


Lundi, le 21 aout 2017, au Québec nous pourrons voir l’éclipse solaire, contrairement aux États-Unis, chez nous, elle sera partielle. Il est fortement recommandé de ne pas regarder cette éclipse à l’oeil, ni avec des jumelles et ni dans un télescope
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Découvrez le parcours et l’horaire de l’éclipse solaire prévue ce lundi 21 août

 

Au Québec, il faudra être attentif en milieu d’après-midi.

 

Les Canadiens pourront voir une éclipse solaire partielle pendant différents moments de la journée, lundi prochain, mais certains passionnés feront un voyage aux États-Unis pour observer là-bas, en l’espace de quelques minutes, le soleil qui sera complètement caché par la lune.

Au Québec, entre 40 et 50 pour cent du soleil sera dissimulé derrière la lune, selon l’ASTROlab du parc national du Mont-Mégantic. À Montréal, l’éclipse sera à son maximum vers 14 h 48. À Québec et en Gaspésie, l’éclipse atteindra son sommet respectivement à 14 h 40 et 14 h 43.

Vers l’ouest du pays, l’éclipse sera encore plus importante. À Toronto, 70 pour cent du soleil sera masqué, alors qu’à Calgary, le pourcentage grimpe à 77 pour cent.

LA PRESSE CANADIENNE

C’est à Victoria qu’il y aura l’éclipse la plus importante: 90 pour cent du soleil sera camouflé en matinée.

Des événements sont organisés à l’échelle du pays pour observer le phénomène, mais une poignée de Canadiens ont choisi d’aller aux États-Unis pour admirer un spectacle encore plus impressionnant: une éclipse totale.

L’éclipse solaire sera totale partout aux États-Unis, ce qui est exceptionnel en soi, selon l’ASTROlab du parc national du Mont-Mégantic.

Randy Attwood, membre de la Société royale d’astronomie du Canada, fait partie d’un groupe d’environ 200 personnes qui se dirigent vers le Wyoming pour observer l’éclipse — la dixième dont il sera témoin.

«Certains des endroits où j’ai vu des éclipses, je n’y serais jamais allé, je n’aurais jamais visité si ce n’était pas de l’éclipse», a-t-il confié en entrevue, ajoutant qu’il était allé en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour apercevoir une éclipse… mais aussi pour célébrer sa lune de miel.

M. Attwood compare cette expérience à regarder un spectacle, mais sans avoir payé pour les billets.

Jack Newton, d’Osoyoos, en Colombie-Britannique, ne manquerait cet événement pour rien au monde. Cet amateur d’astronomie, qui gère une auberge, ferme ses portes pendant cinq jours pour lui permettre d’aller au Wyoming.

«Nous allons perdre des milliers de dollars, mais ça vaut la peine», a-t-il dit.

Il se rendra dans un ranch à Jackson, près du parc Yellowstone, où il y a plus de chances que le ciel soit dégagé.

M. Newton est allé précédemment en Sibérie, en Indonésie, au Mexique et aux Territoires-du-Nord-Ouest pour observer des éclipses totales.

Directives pour observer les éclipses

— Ne pas regarder directement le soleil sans protection aux yeux, car même si le soleil est masqué, sa lumière demeure dangereuse;

— Ne pas regarder l’éclipse avec des jumelles ou un télescope de la maison, ce serait encore plus dangereux que de l’observer à l’oeil nu.

— Pour apercevoir le phénomène, les experts recommandent d’utiliser des lunettes de soleil spécialisées pour les éclipses (et non pas des lunettes fumées normales) ou de se placer sous un arbre et d’observer l’ombre des feuilles au sol. Il est aussi possible de se confectionner un outil à la maison à l’aide d’une boîte à chaussures qui projette l’éclipse sur une sorte d’écran; rendez-vous sur le site internet du Planétarium de Montréal pour savoir comment la construire.

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100 millions de trous noirs près de chez vous!


Il y a les trous noirs supermassifs qui leur création demeure encore un mystère et les trous noirs stellaires que les scientifiques commencent à comprendre de plus en plus, lors  de l’effondrement d’étoiles qui explosent en supernova. Ils ont pu estimer comment il pourrait y avoir de ces trous noirs
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100 millions de trous noirs près de chez vous!

 

Représentation artistique d'un trou noir

Représentation artistique d’un trou noir   Photo : ESO

Notre voisinage galactique contiendrait des dizaines de millions de trous noirs stellaires, montre un recensement cosmique réalisé par des astrophysiciens américains.

Un texte d’Alain Labelle

Les trous noirs stellaires se forment lors de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives qui explosent en supernovae. Ils sont différents des trous noirs supermassifs qui, eux, se forment au cœur de certaines galaxies, comme notre Voie lactée, dont le mode de création reste mystérieux.

Le chercheur James Bullock et ses collègues de l’Université de la Californie à Irvine ont ainsi dressé l’inventaire des trous noirs stellaires pour s’apercevoir qu’ils étaient beaucoup plus nombreux que ce que l’on estimait à ce jour.

Nous pensons qu’il pourrait y avoir pas moins de 100 millions de trous noirs uniquement dans notre galaxie.James Bullock

M. Bullock et son équipe ont commencé leur recensement il y a un an et demi, après l’annonce, par des collègues, de la détection d’ondes gravitationnelles nées pendant la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs.

« Fondamentalement, la détection de ces ondes fut une énorme percée; elle confirmait une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein », explique M. Bullock.

Lorsque nous regardons le phénomène astrophysique derrière ces résultats, c’est fascinant : la fusion de deux trous noirs représentant chacun 30 fois la masse du Soleil. James Bullock

Les scientifiques se sont alors demandé si des trous noirs de cette grosseur étaient communs et si leur fusion était un phénomène rare.

Représentation artistique montrant la fusion de deux trous noirs produisant des ondes gravitationnelles.

Représentation artistique montrant la fusion de deux trous noirs produisant des ondes gravitationnelles.   Photo : LIGO

L’équipe californienne s’est donc penchée sur leur nombre à partir des données recueillies lors de la détection d’ondes gravitationnelles.

En se basant sur ce que l’on sait de la formation d’étoiles dans les galaxies de différents types, on peut déduire quand et combien de trous noirs se sont formés dans chaque galaxie. Oliver Elbert

« Les grandes galaxies abritent des étoiles plus anciennes, et elles hébergent aussi des trous noirs plus anciens », explique Oliver Elbert

Ainsi, les scientifiques estiment que le nombre de trous noirs d’une masse donnée dans une galaxie dépend de sa taille.

La raison est simple. C’est que ces grandes galaxies contiennent de nombreuses étoiles riches en métaux, et que les plus petites galaxies sont dominées par de grandes étoiles possédant moins de métaux.

Les étoiles qui contiennent beaucoup d’éléments plus lourds, comme notre Soleil, les brûlent au cours de leur existence.

Ainsi, quand arrive la dernière étape de leur vie, l’explosion en supernova, il y a moins de matière, ce qui entraîne un trou noir de masse inférieure.

De leur côté, les grandes étoiles avec une faible teneur en métaux ne perdent pas autant de leur masse durant leur vie, alors, lorsque l’une d’entre elles meurt, la quasi-totalité de sa masse se retrouve dans le trou noir.

Nous avons une très bonne compréhension de l’ensemble des populations d’étoiles dans l’Univers et de leur masse lorsqu’elles naissent, de sorte que nous pouvons estimer combien de trous noirs peuvent s’être formés avec 100 masses solaires ou 10 masses solaires par exemple. James Bullock

C’est ainsi que l’équipe de recherche a pu établir le nombre approximatif de trous noirs dans la Voie lactée.

Elle a aussi été en mesure d’estimer le pourcentage de fusion du type des trous noirs observés lors de la détection d’ondes gravitationnelles. Entre 0,1 % et 1 % des trous noirs doivent fusionner pour permettre l’observation de ce type d’ondes.

Le détail de ces travaux est publié dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

http://ici.radio-canada.ca