Elle cherche 3 millions pour placer une sculpture sur la Lune


Je peux comprendre le symbolisme de la sculpture que l’auteur veut faire, mais l’envoyer sur la lune … Je ne vois pas vraiment l’utilité en plus de prendre propriété d’une parcelle d’espace sur la Lune qui n’appartient à personne
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Elle cherche 3 millions pour placer une sculpture sur la Lune

 

Elle

Illustration du projet de sculpture «Vitae».Capture d’écran Vimeo

Pascale Mollard-Chenebenoit

 

Envoyer une sculpture sur la Lune: c’est le projet ambitieux mais tout à fait sérieux d’une artiste française qui s’apprête à faire tester une maquette de son oeuvre par les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS).

Sorte de fleur «vivante», la sculpture d’Anilore Banon, Vitae, aura la forme d’un cocon doré qui sera fermé le jour et s’ouvrira la nuit, découvrant des silhouettes de personnages stylisés. À certains moments choisis, un point lumineux devrait être visible depuis la Terre avec un télescope basique.

Oeuvre participative, elle emportera avec elle les empreintes de nombreuses mains de Terriens qui seront gravées sur la corolle.

«L’objectif est de réunir symboliquement l’humanité autour d’un projet susceptible d’emmener les gens vers un futur positif», explique à l’AFP Anilore Banon qui a conçu l’oeuvre dans son atelier parisien.

Si l’aventure va jusqu’à son terme, cela ne sera pas la première oeuvre d’art installée sur la Lune. En 1971, la mission Apollo 15 a déposé en toute discrétion une petite sculpture en aluminium à la surface de notre satellite.

Réalisée par le Belge Paul Van Hoeydonck et intitulée Fallen astronaut, elle rend hommage aux spationautes américains et russes morts pour la conquête spatiale.

Pour mettre toutes les chances de son côté, Anilore Banon a travaillé pendant quatre ans avec des scientifiques de la société française Dassault Systèmes et avec l’ingénieur britannique Shaun Whitehead.

Habituée aux oeuvres monumentales, Anilore Banon a dû se tourner vers des matériaux légers pour pouvoir les envoyer dans l’espace. L’oeuvre pèsera 1,5 kg dans sa version la plus modeste, pour un diamètre de 1,50 m.

La sculpture sera recouverte d’un film capable de supporter les importantes variations de température sur la Lune.

Grâce à un alliage de nickel et de titane à mémoire de forme, lorsque la température sera élevée le jour, le cocon sera clos. Avec l’arrivée de la nuit et la chute des températures, la corolle s’ouvrira.

TROUVER DE L’ARGENT

Une nouvelle étape devrait être franchie le 18 février, date prévue pour le lancement d’un cargo ravitailleur SpaceX Dragon depuis Cap Canaveral en Floride. Il doit emporter entre autres un modèle réduit de Vitae.

L’objectif est de tester en situation de micro-gravité le comportement de ce matériau à mémoire de forme.

«Il fallait que la maquette rentre dans les petites boîtes de la Nasa», raconte l’artiste. «Nous l’avons donc pliée comme un origami. Dans la station, une fois déployée, elle fera 50 cm de diamètre».

«La Nasa nous a donné son accord, notamment sur le plan de la sécurité».

Les astronautes devront en effet chauffer la maquette avec une toute petite batterie.

Autre défi, cette fois sur le plancher des vaches: récupérer un maximum d’empreintes de mains pour ce «Lascaux moderne». La plasticienne rêve de recueillir un million de photos de mains, de tous les continents.

Ces images de mains seront numérisées et leur taille sera réduite pour les graver sur la sculpture.

Anilore Banon a créé un site dédié pour inviter le public à participer au projet et à aider à le financer.

Elle pense qu’elle n’aura pas de mal à trouver un lanceur pour sa sculpture, avec l’émergence récente d’acteurs privés mais aussi grâce au regain d’intérêt pour la Lune dont semblent faire preuve les agences spatiales de plusieurs pays.

Sa préoccupation, c’est l’argent.

«Il faut encore trouver 2,5 ou 3 millions de dollars pour pouvoir accomplir le projet».

Mécénat, financement participatif:

«C’est l’énergie de chacun qui permettra d’aller jusqu’au bout», dit-elle.

Se définissant comme un «forgeron nomade», Anilore Banon est notamment connue pour avoir réalisé en 2004 sur la plage d’Omaha Beach une sculpture monumentale Les braves, en hommage au Débarquement de Normandie du 6 juin 1944.

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Mars : des potagers pleins de produits frais pour les futurs colons


Coloniser Mars doit demander beaucoup de préparation, dont l’alimentation. Une solution serait de produire des plantes malgré le sol stérile de Mars. Enfin, si cette technique de jardinage qu’ils sont en train d’étudier fonctionne, cela pourrait peut-être servir sur Terre ou le climat est trop sec. Il ne faut pas oublier que nombre d’invention dans l’espace a permis aussi à nous faciliter la vie dans divers domaines. Reste que les produits d’un jardin, n’est pas assez pour avoir une alimentation équilibrée
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Mars : des potagers pleins de produits frais pour les futurs colons

 

Les potagers spatiaux deviennent réalité. Quelques mois après la première salade mangée par des astronautes de la Station spatiale internationale et cultivée sur place, des chercheurs, sur Terre, affinent les techniques qui serviront lors de futures explorations lointaines. C’est le cas de Victoria Da-Poian, étudiante à Supaéro, qui va tester, dans le cadre de la mission de simulation MDRS 175 de la Mars Society, dans l’Utah, plusieurs potagers dans des conditions semblables à celles de Mars.

Les six étudiants et le jeune ingénieur de l’ISAE-Supaéro (Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace) qui vivent depuis le 11 février une simulation de vie sur Mars dans une base de la Mars Desert Research Station, au milieu du désert de l’Utah, aux États-Unis, ont prévu de réaliser plusieurs expériences. Parmi celles-ci, la culture de produits frais dans des conditions semblables à celles de la Planète rouge.

Actuellement, les astronautes à bord de l’ISS « consomment principalement de la nourriture lyophilisée, pour des raisons de conservation et de masse au décollage », nous explique Victoria Da-Poian, étudiante en deuxième année et responsable de l’expérience GreenHab. « Heureusement, un stock de produits frais arrive régulièrement avec les cargos qui la ravitaillent ». Sur Mars, un tel approvisionnement est inenvisageable, donc si les astronautes souhaitent améliorer l’ordinaire avec une touche de fraîcheur, « ils devront faire pousser eux-mêmes leur nourriture ».

La nourriture n’est pas seulement vitale à l’organisme humain, elle influe également sur la santé psychologique, ce qui oblige à réfléchir sur la façon dont seront produits, consommés et recyclés les aliments qu’emporteront les futurs explorateurs. Il est intéressant de noter que le français Romain Charles, qui a vécu confiné avec cinq autres personnes pendant 520 jours pour les besoins de l’expérience Mars 500 (entre juin 2010 et novembre 2011), a eu comme seul regret celui de ne pas avoir pu cuisiner !

Les repas « étaient tout prêts, on avait juste à faire bouillir de l’eau pour les plats lyophilisés ».

Cette absence de préparation de repas a été vécue comme un véritable manque :

« on est resté en quelque sorte… sur notre faim », nous expliquait-il à la fin de son expérience.

La Nasa envisage très sérieusement de cultiver sur Mars, des produits frais made in Earth. © Nasa

La Nasa envisage très sérieusement de cultiver sur Mars, des produits frais made in Earth. © Nasa

C’est pourquoi, souligne Victoria Da-Poian, « nous nous sommes rapprochés de la start-up française Vegidair, qui nous fournira plusieurs potagers connectés pour cultiver nos produits frais dans des conditions semblables à Mars ».

Le moral de l’équipage n’en sera que meilleur !

Vegidair est un potager autonome « permettant une pousse rapide de laitue et de plantes aromatiques (basilic, persil, etc.) sur une durée de 2-3-4 semaines selon les plantations ».

C’est un système simple qui s’autogère (avec LED, arrosages, capteurs…) et qui permet aux « Marsonautes de manger ce qu’ils cultivent ».

Il y a donc un aspect positif sur le moral, avec « une modification des habitudes alimentaires, l’enthousiasme de manger ce qu’on cultive » et surtout, amener des graines sur Mars prend bien moins de place que de la nourriture. Les résultats de l’expérience seront fournis à Vegidair qui « lui seront, j’espère, utiles pour de possibles améliorations et modifications de ce potager innovant ».

En quoi consiste cette expérience ?

Victoria Da-Poian : L’idée est de tester différents substrats avec les mêmes semences et de mesurer leurs performances. Certains substrats seront trempés dans de l’engrais sec ou moyennement humide de façon à voir la différence sur la pousse. Nous allons également étudier les impacts de variation de fréquence et de durée d’arrosage ainsi que la durée d’éclairage pour observer leurs impacts sur la pousse.

Quel éclairage allez-vous utiliser ?

Victoria Da-Poian : Plusieurs. Nous allons tester différents éclairages plus ou moins puissants pour voir la différence de pousse. Nous utiliserons deux sources de lumière différentes : un panneau Led Standard Vegidair (installé à environ 30 centimètres au-dessus des plantes) et le deuxième panneau (environ 40 cm au-dessus des plantes), destiné à la culture des plats psychotropes, qui utilise des Led bleues et rouges. Ce n’est donc pas un « full spectrum » à proprement parler. Ce choix a été fait par Vegidair qui a souhaité un compromis entre les besoins en hydroponie (technique horticole permettant de réaliser de manière efficace une culture hors-sol : la terre est remplacée par un substrat stérile) et le confort de l’utilisateur (lumière blanche).

Avec trois semaines d’utilisation, que comptez-vous produire ?

Victoria Da-Poian : En trois semaines nous pensons qu’il devrait être possible d’obtenir de petites salades et des microgreens (entre la graine germée et la plante adulte, 2-3 semaines de germination avec des pousses longues et fines). L’avantage des microgreens est leurs apports nutritifs et gustatifs.

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Le vidangeur spatial japonais est un échec


Les Japonais ont tenté un prototype pour une solution à la pollution spatiale. Malheureusement, ce fut un échec, espérons que cela ne les décourageront pas. D’autres aussi tente d’autres approches
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Le vidangeur spatial japonais est un échec

 

Un montage par ordinateur fait par l'Agence spatiale européenne montre les débris dans l'orbite terrestre.   Photo : ASE

Un montage par ordinateur fait par l’Agence spatiale européenne montre les débris dans l’orbite terrestre.    Photo : ASE

La poubelle que l’humanité a créée autour de la Terre ne sera pas vidée dans un proche avenir, puisque la mission du nettoyeur expérimental mis au point au Japon, qui devait tester une façon d’éliminer les débris spatiaux, est un échec.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Un texte d’Alain Labelle

Expédié en décembre dernier dans un vaisseau de ravitaillement de la Station spatiale internationale (SSI), ce nettoyeur était en fait constitué d’un câble électrodynamique de 700 mètres. Il devait effectuer un premier test en se déployant lors du retour sur Terre du ravitailleur.

Cette tige constituée de fils d’acier et d’aluminium devait, grâce à des effets électromagnétiques, déplacer les détritus pour qu’ils descendent dans des orbites de plus en plus proches de la Terre et qu’ils finissent par se consumer dans l’atmosphère.

Nous pensons que la longe ne s’est pas déployée. Il est bien sûr décevant de constater que nous avons terminé la mission sans atteindre un de ses principaux objectifs.

Koichi Inoue, responsable du projet

Cette première expérimentation devait servir de base pour la construction d’un câble bien plus grand (5000 à 10 000 mètres) jugé nécessaire pour faire le ménage spatial de façon efficace.

Une vraie poubelle

Un comité d’experts américains estimait en 2011 que la situation en orbite allait rapidement nécessiter une intervention.

Le président du comité, Donald Kessler, prévenait que ce nettoyage nécessiterait de nouvelles technologies, comme des filets cosmiques, des aimants ou des parapluies gigantesques.

Il y a actuellement en orbite 22 000 objets suffisamment gros pour être suivis depuis la Terre, et une quantité incalculable d’objets plus petits, mais potentiellement dangereux. Certains experts parlent de quelque 150 000 morceaux d’une taille supérieure à un centimètre.

La SSI doit même, de temps à autre, s’écarter de la trajectoire de l’un d’eux.

Certains débris peuvent même tourner à une vitesse de 7000 km/h. À cette vitesse, un vieux satellite ou une simple vis deviennent de dangereux missiles.

Les débris s’accumulent en orbite depuis le début de l’ère spatiale, il y a 54 ans. Des accords mis en place pour limiter l’ampleur du problème fonctionnaient plutôt bien, mais deux événements survenus au cours des dernières années ont doublé la quantité de débris en orbite autour de la Terre.

En 2007 , la Chine a procédé à un test antisatellite en pulvérisant un satellite météorologique désuet avec un missile. En 2009, une collision en orbite entre deux satellites est survenue et a aussi compliqué la situation.

Les entreprises Lockheed Martin et Electro Optic Systems tentent de mettre au point une combinaison de lasers et de systèmes optiques très sensibles pour détecter et suivre jusqu’à 200 000 objets qui flottent dans l’espace.

L’École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse, travaille actuellement au projet CleanSpace One, qui vise à mettre au point un premier représentant d’une famille de satellites destinés au nettoyage des débris.

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Une image saisissante de La Patte de Chat


Dans la constellation du Scorpion se trouve la nébuleuse de la patte de Chat, il est nommé à cause d’une ressemblance des coussinets de chat. C’est grâce à la technologie poussée qu’on peut voir ce genre d’image a des millions d’années-lumière
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Une image saisissante de La Patte de Chat

 

Nébuleuses de la Patte de Chat et du Homard.

La Nébuleuse de la Patte de Chat (NGC 6334, dans l’angle supérieur droit) et la Nébuleuse du Homard (NGC 6357, dans l’angle inférieur gauche)   Photo : ESO

Voici l’image la plus vaste publiée à ce jour par l’Observatoire européen austral (ESO). Composée de quelque 2 milliards de pixels, elle montre les nuages de gaz brillant et de poussière cosmique mieux connus sous les noms de nébuleuse de la Patte de Chat et de nébuleuse du Homard.

Un texte d’Alain Labelle

Cette nouvelle et gigantesque image a été réalisée par le télescope de sondage du VLT situé à l’Observatoire du Cerro Paranal au Chili.

Les astronomes étudient ces deux régions (NGC 6334 et NGC 6357) depuis des décennies. La première se situe à quelque 5500 années-lumière de la Terre et la seconde, plus éloignée, est distante d’environ 8000 années-lumière.

Les deux appartiennent à la constellation du Scorpion et se situent non loin de l’extrémité de sa queue.

Elles ont été observées pour la première fois par l’astronome britannique John Frederick William Herschel après plusieurs nuits d’observation à l’œil nu en juin 1837.

À cette époque, la puissance limitée des télescopes n’a permis à Herschel de ne décrire que l’extrémité la plus brillante de la nébuleuse de la Patte de Chat.

Par la suite, des télescopes modernes ont permis d’apercevoir trois « coussinets », ainsi que des motifs semblables à des pinces au sein de la Nébuleuse du Homard tout proche.

 

Pouponnières d’étoiles

Une nébuleuse, c’est en quelque sorte un nuage de gaz et de poussières qui se trouve entre les étoiles et qui naît souvent des composantes d’une étoile en fin de vie.

Les deux régions observées sont constituées principalement d’hydrogène dont les atomes sont excités par la lumière en provenance des étoiles nouvellement nées. Des étoiles chaudes et brillantes, dont la masse équivaut à quelque 10 masses solaires, émettent un intense rayonnement ultraviolet.

La puissance de la caméra OmegaCam de 256 mégapixels installée sur le télescope de sondage du VLT a permis de générer cette image très détaillée sur laquelle apparaissent, pour la première fois, des filaments de poussière serpentant entre les deux nébuleuses.

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Voyager dans l’espace transformerait l’ADN


Pour envoyer des gens vers la planète Mars, il faut savoir quelles seront les conséquences sur le corps humain. Alors, la NASA peut étudier les effets d’un temps prolongés dans l’espace grâce à deux astronomes jumeaux, un sur Terre et l’autre dans l’espace. Pour le moment, la NASA a donné les résultats préliminaires en attendant d’aller à des tests en profondeur
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Voyager dans l’espace transformerait l’ADN

 

Voyager

Les astronautes Mark et Scott Kelly.Photo Gentside

Qui n’a jamais rêvé de voyager dans l’espace ? De prendre de la hauteur pour observer notre planète depuis son orbite? Aussi extraordinaire qu’il paraisse, un tel voyage est loin d’être anodin. Il présente même des risques pour le corps humain. Lesquels exactement? C’est ce que les scientifiques tentent de découvrir depuis plusieurs années.

 

Au sein de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes se prêtent régulièrement à des examens médicaux pour évaluer leur condition physique et état de santé. Mais en mars 2015 c’est un astronaute un peu particulier qui s’est envolé pour l’ISS: l’Américain Scott Kelly. Celui-ci a la particularité de posséder un frère jumeau, Mark, également astronaute.

Tandis que Scott menait sa mission historique de 340 jours dans la station, Mark lui se trouvait sur Terre. Ceci a permis à  la NASA de mettre en place une étude inédite, la «Twins Study». L’objectif est simple: comparer les deux frères afin d’évaluer les impacts physiologiques et psychologiques d’un séjour d’un an dans l’espace.

UN IMPACT SUR L’ADN 

L’agence spatiale américaine vient d’entamer la phase d’analyse des données récoltées avant et après la mission de Scott Kelly. Mais elle a déjà  dévoilé de premiers résultats. Au cours des analyses, les scientifiques se sont intéressés à différents paramètres biologiques parmi lesquels les télomères.

Ces structures sont une région d’ADN située à l’extrémité des chromosomes. On sait aujourd’hui que ces télomères protègent les chromosomes de la dégradation mais ont tendance à rapetisser au fur et à mesure que l’on vieillit. Sauf que chez Scott Kelly, c’est l’inverse qui s’est produit. Durant son année dans l’espace, les télomères de ces globules blancs se sont agrandis.

«Ceci pourrait être lié à une augmentation de l’exercice physique et à une réduction de l’apport calorique durant la mission», explique la NASA dans un communiqué.

Cet agrandissement n’a toutefois pas perduré. Dès son retour sur Terre, les télomères concernés ont recommencé à  diminuer mais les observations ne se sont pas arrêtées là .

«De façon intéressante, l’activité de la télomérase (l’enzyme qui répare les télomères et les allongent) a augmenté chez les deux jumeaux en novembre, ce qui pourrait être lié à un évènement familial significatif et stressant autour de cette période», a ajouté l’agence spatiale américaine

UNE FORMATION OSSEUSE RÉDUITE

Outre les télomères, les chercheurs se sont aussi intéressés à l’expression des gènes et découvert que le niveau de méthylation, une modification chimique de l’ADN, avait diminué durant le voyage chez Scott. Une activité ensuite redevenue normale sur Terre. D’après la NASA, ceci pourrait indiquer que certains gènes sont plus sensibles au changement d’environnement sur Terre ou dans l’espace que d’autres.

Moins en profondeur, les résultats préliminaires ont mis en évidence un déclin de la formation osseuse au cours de la seconde moitié de la mission de Scott. Un effet négatif déjà  observé chez les précédents astronautes et bien connu des spécialistes. Ajouté à cela, un pic dans le processus d’inflammation a été observé peu après l’atterrissage, ce qui pourrait être lié au stress causé par le retour sur Terre.

Enfin, les scientifiques ont également constaté un impact sur les capacités cognitives de Scott Kelly. Après un an de mission, l’astronaute a montré un léger déclin de rapidité et de précision. En revanche, les données n’ont pas mis en lumière de changement significatif au niveau de la cognition entre une mission de six mois (la durée habituelle) et une mission d’un an.

DES RECHERCHES À POURSUIVRE 

Si ces résultats fournissent de premières pistes pour les spécialistes, ils sont encore très préliminaires. Les recherches vont être approfondies dans chaque domaine afin de mettre en évidence les effets réels de l’environnement spatial sur l’organisme et leurs causes potentielles.

La NASA veut notamment découvrir si un gène surnommé «gène spatial» ne se serait pas retrouvé activé alors que Scott était dans l’espace.

Les tests ont en effet mis en évidence «que 200 000 molécules d’ARN [le polymère produit lors de la transcription de l’ADN] étaient exprimés différemment chez les jumeaux», a décrit l’agence spatiale américaine.

Peu après son retour en mars 2016, Scott Kelly avait déjà évoqué plusieurs changements physiques causés par son voyage spatial. Il avait notamment parlé d’atrophie des muscles, de douleurs dans les jambes, une peau plus sensible ainsi que quelques centimètres en plus. Ces observations sont particulièrement importantes pour l’avenir de l’exploration spatiale.

Si la NASA veut un jour envoyer des humains vers la planète Mars ou d’autres corps éloignés, il faudra en effet avoir bien évalué les conséquences qu’une telle aventure aura sur les voyageurs.

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Poussée par un vide, notre galaxie fonce à plus de 2 millions de km/h


On ne s’aperçois pas sur Terre qu’elle tourne vite autour du soleil, que le soleil tourne encore plus vite au centre de la Voie Lactée, et que cette dernière navigue dans ce grand espace à une vitesse phénoménale. Où allons nous comme cela ?
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Poussée par un vide, notre galaxie fonce à plus de 2 millions de km/h

 

La Voie lactée

Notre galaxie, la Voie lactée   Photo : ESO / Serge Brunier, Frederic Tapissie

C’est un répulseur dipôle qui est responsable du déplacement de la Voie lactée à 630 kilomètres par seconde, montrent les travaux d’une équipe internationale d’astrophysiciens menée par Yehuda Hoffman, de l’Université hébraïque de Jérusalem, en Israël.

Explications

Un texte d’Alain Labelle


Cette découverte vient répondre à une énigme en astrophysique vieille de plus de 40 ans. Les scientifiques tentaient de comprendre ce qui cause le déplacement de la Voie lactée ainsi que sa direction. Elle fait la Une de la nouvelle revue Nature Astronomy du groupe Nature consacrée aux sciences de l’Univers.

L’un des responsables du mouvement de notre galaxie est donc un immense vide qui exercerait une force de répulsion sur la Voie lactée. Ce « repousseur » contribue aux forces gravitationnelles qui nous font naviguer à près de 2,3 millions de km/h sur la toile cosmique, la structure suivant laquelle la matière s’organise à grande échelle, notamment sous la forme de filaments qui connectent des galaxies entre elles et séparent des vides.

Personne ne le ressent, mais notre petite planète est constamment soumise à plusieurs types de mouvements :

  • La Terre tourne sur son axe à la vitesse d’environ 1600 km/h;
  • Elle tourne autour du Soleil à 100 000 km/h;
  • Le Soleil orbite autour du centre de la Voie lactée à 850 000 km/h;
  • Notre galaxie navigue à près de 2,3 millions de km/h, soit 630 km par seconde.

Le « Grand attracteur »

Pour expliquer le déplacement de notre galaxie, les scientifiques se sont d’abord intéressés au rôle éventuel d’un excès de galaxies situées dans la direction générale de notre mouvement. Dans les années 1980, le suspect a été appelé le « Grand Attracteur », une région d’une demi-douzaine d’amas riches en galaxies à une distance de 150 millions d’années-lumière de nous.

Puis, l’attention a été portée sur une entité plus importante, toujours dans la même ligne de visée et directement derrière le Grand Attracteur : la Concentration d’amas de galaxies de Shapley, située à 600 millions d’années-lumière de nous.

Mais, au fil des ans, le débat s’est enlisé sur l’importance relative de ces deux attracteurs puisqu’ils ne pouvaient pas expliquer notre mouvement, d’autant qu’il ne pointe pas exactement dans la direction de Shapley comme cela devrait être le cas.

Cette cartographie des courants de matière (les flèches directionnelles) et des surfaces équipotentielles gravitationnelles (régions de l’espace « ressentant » la même attraction de gravitation - en vert et en jaune) permet, en visualisant son influence, de matérialiser la région du Dipole Repeller, ainsi que les nœuds et filaments de la toile cosmique (surfaces rouges et grises). La structure à grande échelle de notre Univers local est ainsi représentée. La flèche jaune est positionnée sur notr

Cette cartographie des courants de matière (les flèches directionnelles) et des surfaces équipotentielles gravitationnelles (régions de l’espace « ressentant » la même attraction de gravitation – en vert et en jaune) permet, en visualisant son influence, de matérialiser la région du Dipole Repeller, ainsi que les nœuds et filaments de la toile cosmique (surfaces rouges et grises). La structure à grande échelle de notre Univers local est ainsi représentée.   Photo : Y. Hoffman, D. Pomarède, R.B. Tully, H. Courtois

C’est à ce moment que l’hypothèse d’une région sous-dense, un « vide » extragalactique, est alors apparue pour élucider ce phénomène.

Si vous créez un vide dans une région de l’Univers, les éléments qui se trouvent en périphérie vont s’éloigner, car ils vont être attirés par d’autres régions sous l’effet de la gravitation. Daniel Pomarède, ingénieur chercheur au CEA

Savoir où nous allons

Les astrophysiciens savent donc quelle voie suit notre galaxie, attirée par la lointaine concentration de masse Shapley et repoussée par le répulseur dipôle, une région faite de « rien », même pas de matière invisible, dont finalement on ne connaît pas grand-chose.

C’est pourquoi les astrophysiciens préparent maintenant des relevés ultra-sensibles en optique, proche infrarouge et radio qui permettront d’identifier les rares galaxies qui peuvent résider dans et autour d’un tel vide afin d’en approfondir notre connaissance.

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Peut-on détourner un astéroïde? Une question qui coûte cher…


Peut-on vraiment faire dévier un astéroïde qui serait un danger potentiel pour la Terre ? En fait, contrairement au film de science-fiction, personne à la certitude. C’est pourquoi les États-Unis et l’Europe veulent faire un test à des millions d’années-lumière de la Terre. Reste que l’argent pour l’Europe demeure un problème de taille
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Peut-on détourner un astéroïde? Une question qui coûte cher…

Peut-on

1700 astéroïdes sont considérés comme potentiellement dangereux.Photo Fotolia

Pourra-t-on un jour dévier la trajectoire d’un astéroïde fonçant sur la Terre? Les États-Unis et l’Europe préparent une expérience dans l’espace profond pour vérifier que c’est possible. Mais l’argent manque côté européen.

Depuis plusieurs années, la Nasa et l’agence spatiale européenne (ESA) concoctent une passionnante mission conjointe baptisée AIDA pour vérifier s’il est possible de modifier la course d’un astéroïde.

L’agence spatiale américaine a prévu pour cela d’organiser une collision entre un projectile lancé depuis la Terre et la petite Lune d’un astéroïde, Didymos, qui se trouvera à 13 millions de kilomètres seulement de la Terre en 2022.

«Le but est de valider une technologie afin que si un jour un astéroïde menace d’entrer en collision avec la Terre, on soit sûr de pouvoir le heurter et changer sa trajectoire», déclare à l’AFP Ian Carnelli, chef du projet AIM (Asteroid Impact Mission) à l’ESA.

Dans la mission AIDA, constituée de deux volets complémentaires, les Américains comptent envoyer dans l’espace en 2020 un engin autoguidé de 600 kilos, baptisé DART (Double Asteroid Redirection Test).

Il doit percuter deux ans plus tard, à la vitesse de 6 km par seconde, le satellite naturel surnommé «Didymoon» qui mesure 160 mètres de diamètre.

Les Européens, eux, sont censés expédier fin 2020 la sonde AIM à la rencontre de l’astéroïde Didymos (qui fait près de 800 mètres de diamètre) et de Didymoon afin d’étudier en 2022 leurs caractéristiques avant l’impact.

La caméra d’AIM sera aux premières loges pour prendre des images de l’impact, qui devrait provoquer un panache de débris et la formation d’un cratère sur Didymoon.

La mission AIM a été présentée début décembre au Conseil ministériel de l’ESA à Lucerne (Suisse) mais elle a été recalée faute d’argent.

NE PAS ABANDONNER

L’ESA demandait 250 millions d’euros pour AIM. La mission a reçu le soutien de plusieurs petits pays européens notamment du Luxembourg mais les grands pays spatiaux ont manqué à l’appel.

Le directeur général de l’ESA Jan Woerner a confié sa «déception», se disant «convaincu de la nécessité d’un tel projet».

«La mission n’a pas été annulée», a précisé M. Woerner la semaine dernière. «Je ne renonce pas, d’autant que plusieurs états membres m’ont demandé de ne pas abandonner.»

«Nous réfléchissons à plusieurs solutions dont une version plus légère d’AIM», en réduisant un peu son contenu scientifique, a-t-il expliqué.

«Le budget nécessaire pourrait alors être ramené à moins de 150 millions d’euros, lancement non compris», déclare à l’AFP Patrick Michel, astrophysicien à l’Observatoire de la Côte d’Azur et responsable scientifique de AIM.

Dans sa version complète, AIM prévoit une caméra, un équipement radio, un petit atterrisseur, des mini-satellites CubeSats et des radars.

Le temps presse car les premiers contrats avec les industriels européens se terminent bientôt.

«Nous avons encore deux mois environ pour progresser et trouver de l’argent», indique M. Carnelli.

«Si l’Europe ne fait pas AIM, elle va perdre toute l’expertise acquise avec la sonde Rosetta sur le plan de la navigation à proximité d’un petit corps céleste», s’alarme M. Michel.

Pour autant la mission américaine DART ne sera pas compromise si l’ESA jette l’éponge car la collision pourra être observée depuis la Terre. Son budget est d’environ 150 millions de dollars.

À ce jour, plus de 1700 astéroïdes sont considérés comme potentiellement dangereux car leur trajectoire coupe celle de la Terre à une distance inférieure à 10 millions de kilomètres.

«Il faut les surveiller», souligne M. Michel.

«Si un astéroïde de 150 mètres tombait sur la Terre, cela représenterait l’équivalent de 10 000 bombes d’Hiroshima en terme d’énergie libérée», note-t-il.

La chute d’une météorite d’une dizaine de mètres à Tcheliabinsk en Russie en 2013 a frappé les esprits.

«Les collisions de gros astéroïdes avec la Terre se produisent très rarement mais ont de fortes conséquences. C’est le seul risque naturel que l’on puisse prédire et pour lequel on puisse faire quelque chose», relève M. Michel.

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