Le télescope Hubble explorera l’Univers jusqu’en 2021


Vous imaginez depuis 1990 et réparé en 2009, le télescope Hubble est toujours en fonction pour encore au moins 5 ans. C’est vraiment une réussite totale, malgré un peu cher, qui nous a permis de voir l’espace dans toute sa splendeur
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Le télescope Hubble explorera l’Univers jusqu’en 2021

 

Captation faite par le télescope Hubble de la nébuleuse Carina

Captation faite par le télescope Hubble de la nébuleuse Carina   PHOTO : ? HO NEW / REUTERS

La NASA a étendu le contrat du télescope Hubble pour une durée de cinq ans. Le télescope devra donc partager l’Univers avec son successeur James Webb, plus puissant, qui sera lancé en 2018.

RADIO-CANADA AVEC ABC NEWS

L’agence spatiale estime que « Hubble est plus performant que jamais » depuis sa réparation en 2009.

« Hubble devra continuer de prodiguer des données jusqu’en 2020 et confirmera sa place dans l’histoire en tant qu’observatoire exceptionnel dans les zones allant de notre système solaire à l’Univers lointain », a écrit la NASA dans un communiqué.

Depuis qu’il a été lancé le 24 avril 1990, Hubble est « l’avancée la plus significative en astronomie après le télescope Galileo ».

Selon la NASA, le télescope a fait plus de 1,2 million d’observations, ce qui a engendré plus de 12 800 articles scientifiques.

La portée de Hubble a permis aux astronomes d’observer des phénomènes très lointains tels que la puissance des impacts cosmiques, les exoplanètes et la formation d’étoiles et de planètes.

La NASA estime le coût total de la mission de Hubble à 2,03 milliards de dollars américains.

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Un nouveau type de météorite intrigue les scientifiques


En Suède, un nouveau type de météorite a été retrouvé qui est tombé il y a 470 millions d’années. Une coïncidence avec l’émergence de la biodiversité marine à peu près à la même époque ?
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Un nouveau type de météorite intrigue les scientifiques

 

Une vue d’artiste montrant la collision violente entre deux astéroïdes. De nombreux débris sont produits, dont certains retomberont un jour sur Terre. Celles que l’on nomme des chondrites ordinaires constituent 87 % des quelque 50.000 météorites collectées à ce jour sur notre planète. © Nasa

Une vue d’artiste montrant la collision violente entre deux astéroïdes. De nombreux débris sont produits, dont certains retomberont un jour sur Terre. Celles que l’on nomme des chondrites ordinaires constituent 87 % des quelque 50.000 météorites collectées à ce jour sur notre planète. © Nasa

Laurent Sacco

On a collecté environ 50.000 météorites sur Terre mais celle retrouvée dans une carrière suédoise, piégée dans du calcaire qui s’est déposé il y a 470 millions d’années, ne ressemble à aucune autre.  Cette découverte nous donne peut-être des informations précieuses et inédites sur l’histoire de la biosphère et du Système solaire.

Il y a entre 485 et 460 millions d’années environ, la diversité de la vie marine a augmenté comme jamais et c’est pourquoi on appelle ce moment de l’histoire de la biosphère la grande biodiversification ordovicienne (en anglais Great Ordovician Biodiversification Event ou GOBE), ou encore l’explosion ordovicienne.

Les calcaires retrouvés dans la carrière de Thorsberg, dans le sud de la Suède, datent de cette période, plus précisément de l’Ordovicien moyen qui s’étend de 470 à 458 millions d’années environ. Depuis le début des années 1990, elle a livré une centaine de météorites dites fossiles car, bien qu’elles aient été altérées, elles ont visiblement bénéficié de conditions d’enfouissement qui leur ont permis de traverser les âges jusqu’à nous.

Jusqu’à 2011, les chercheurs n’avaient découvert qu’un seul type de météorites, des chondritesordinaires de type L qui constituent environ 35 % de l’ensemble des météorites cataloguées, et 40 % des chondrites ordinaires qui constituent 87 % des quelque 50.000 météorites collectées sur Terre. On pense que les chondrites ordinaires proviennent d’un petit nombre de collisions récentes d’astéroïdes, récentes à l’échelle de l’histoire du Système solaire bien sûr. En fait, comme on distingue trois groupes de ces chondrites, H, L et LL, elles devraient provenir de trois principaux corps parents.

Mais dans le cas de la carrière de Thorsberg, la quantité de chondrites retrouvées ne s’explique que par une augmentation brutale du flux de météorites. La mécanique céleste laisse même penser qu’elles sont issues d’un gros d’astéroïde d’environ 100 kilomètres de diamètre qui aurait subi l’impact d’un corps céleste plus petit.

La météorite Österplana 065 a pour dimension de 8 × 6,5 × 2 cm de large. Elle est entourée d'un halo gris dans du calcaire autrement rouge donc oxydé. On pense que l'oxygène a été consommé par l'altération de la météorite alors au fond de la mer de l'Ordovicien où se déposait les sédiments. La pièce de monnaie dans l'image a un diamètre de 2,5 cm.
La météorite Österplana 065 a pour dimension de 8 × 6,5 × 2 cm de large. Elle est entourée d’un halo gris dans du calcaire autrement rouge, donc oxydé. On pense que l’oxygène a été consommé par l’altération de la météorite alors au fond de la mer de l’Ordovicien où se déposaient les sédiments. La pièce de monnaie a un diamètre de 2,5 cm. © Birger Schmitz

L’explosion ordovicienne a-t-elle été causée par une pluie de météorites ?

Tout change donc en 2011 avec la découverte d’une nouvelle météorite qui rentrait mal dans les types connus, même si elle avait été rapprochée des winonaïtes, des achondrites primitives relativement rares, composées de larges cristaux de pyroxène, d’olivine et de sulfures mixtes defer et de nickel. Or, un groupe de chercheurs suédois et états-uniens vient de publier un article dans Nature Communications qui confirme ce dont ils se doutaient. Il s’agit d’un tout nouveau type de météorite jamais rencontré auparavant. Il s’agit probablement d’un fragment de l’impacteur qui a propulsé dans l’espace les chondrites L retrouvées en Suède.

Baptisée Österplana 065 (Öst 65) conformément aux conventions de la Meteoritical Society, c’est-à-dire du nom de la localité où elle a été trouvée (Österplana), on sait qu’elle a voyagé dans l’espace interplanétaire pendant environ un million d’années avant de rejoindre le fond des mers de l’Ordovicien, il y a 470 millions d’années. En effet, lors d’une collision entre astéroïdes, les fragments produits sont soumis aux rayons cosmiques puisqu’ils proviennent de l’intérieur du corps parent. Ces rayons modifient la matière et il est donc possible d’en déduire un temps d’exposition. C’est l’analyse précise des isotopes d’oxygène et de chrome de Öst 65 qui a finalement permis de la différencier nettement de toutes les météorites retrouvées à ce jour.

La découverte est intéressante à plus d’un titre. D’abord elle nous dit que les types de météorites qui tombent sur Terre depuis des milliards d’années ne sont pas forcément les mêmes, ce qui ouvre des perspectives quant à des découvertes sur ce qui s’est passé dans la ceinture d’astéroïdes et donc plus généralement, l’histoire du Système solaire. Enfin, il est tentant de relier le pic de bombardement météoritique découvert dans la carrière de Thorsberg, et que semblent accompagner des cratères d’impact alignés aux États-Unis comme ceux de Ames et Rock Elm, à la grande biodiversification ordovicienne.

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La Terre a un nouveau satellite, enfin presque…


    Nous savons que la Terre possède un seul satellite naturelle, mais il arrive de temps à autre qu’un géocroiseur viennent prendre un logement en orbite autour de la terre pendant plusieurs siècles, cette petite lune devient alors un quasi-satellite
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La Terre a un nouveau satellite, enfin presque…

 

Durant quelques années et pour certains, plusieurs siècles, des astéroïdes qui croisent l’orbite de la Terre viennent lui tenir compagnie. Ce sont des quasi-satellites. © Mopic, shutterstock.com

Durant quelques années et pour certains, plusieurs siècles, des astéroïdes qui croisent l’orbite de la Terre viennent lui tenir compagnie. Ce sont des quasi-satellites. © Mopic, shutterstock.com

Parfois, un astéroïde géocroiseur vient passer un peu de temps avec la Terre. Il devient alors, temporairement, une petite lune, un « quasi-satellite » pour les astronomes. La Nasa vient d’épingler « le meilleur et le plus stable exemple à ce jour ».

Combien la Terre a-t-elle de satellites naturels ? Un seul. C’est plus que Mercure et Vénus, mais beaucoup moins que les planètes géantes comme Jupiter et Saturne qui en comptent, chacun, plus d’une soixantaine connus.

Cependant, il arrive que des corps minuscules viennent danser un moment autour de notre planète avant de s’en détacher de nouveau. Des astéroïdes qui croisent notre route (des géocroiseurs) et jouent les compagnons terrestres. Certes, pas de quoi rivaliser avec notre Lune (3.474 km de diamètre), actuellement distante en moyenne de 384.399 km et liée gravitationnellement à la Terre depuis environ 4,5 milliards d’années. Ce ne sont donc que des mini-lunes, en somme, qui viennent passer un peu de temps avec la Terre

Parmi les cas les plus célèbres identifiés depuis la fin du XXe siècle, citons 2003 YN107, découvert le 21 décembre 2003, dont l’orbite s’est enroulée autour de la Terre, sans se refermer, durant une dizaine d’années. Il fut promut quasi-satellite au cours de cette brève période. Plus récemment, 2014 OL339, découvert le 29 juillet 2014, a été déterminé comme compagnon temporaire de la troisième planète du Système solaire. Une proximité qui dure vraisemblablement depuis plus de sept siècles.

Mais les astronomes ont trouvé mieux. Selon les premières études du Centre de recherche des objetsgéocroiseurs de la Nasa au JPL, le petit dernier, désigné 2016 HO3, détecté le 27 avril avec letélescope Pan-Starrs 1 à Hawaï, est « le meilleur et le plus stable exemple à ce jour de quasi-satellite ».

Animation de l’orbite autour du Soleil (en vert) de l’objet 2016 HO3. Ce petit astéroïde devrait rester un quasi-satellite dLorsque les deux routes se croisent, comme actuellement, son orbite se cale sur la nôtre. La moitié de l’année, 2016 HO3 est un petit plus proche du Soleil,e la Terre durant plusieurs centaines d’années. © Nasa, JPL

Quand les routes se croisent

D’une taille estimée pour l’instant entre 40 et 100 mètres dans sa plus grande longueur, 2016 HO3 apparaît selon les calculs comme un astéroïde avec une orbite stable en compagnie de la Terre depuis au moins un siècle. Il devrait conserver cette relative proximité avec nous, sans pour autant nous menacer, au cours des prochains siècles.

Sa trajectoire est assez originale. L’astéroïde exécute des sauts de grenouille au-dessus ou en dessous de notre planète tout au long de son orbite autour du Soleil. À peu près au même rythme que la Terre, mais en empruntant une route différente, il gravite donc autour de notre étoile.  donc devant la Terre. Durant l’autre moitié, il s’en éloigne et passe derrière. Une danse qui devrait encore durer quelques siècles, et cela malgré une dérive progressive.

« Les boucles de l’astéroïde autour de la Terre se décalent un peu devant ou derrière d’année en année, mais lorsqu’il dérive trop loin vers l’avant ou vers l’arrière, la gravité terrestre est juste assez forte pour inverser le processus et maintenir l’astéroïde, de sorte qu’il ne se promène pas plus loin que cent fois la distance de la Terre à la Lune », explique Paul Chodas, directeur du programmeNeo (Near-Earth Object) de la Nasa.

Il ajoute que c’est ce « même effet qui empêche l’astéroïde d’approcher de la Terre à moins de 38 fois la distance avec la Lune ». Soit environ 14,6 millions de km. La prochaine aura lieu le 9 novembre 2030…

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Les extraterrestres pourraient bien nous contacter, mais ne comptez pas là-dessus avant des siècles


Quoiqu’hypothétique, je trouve intéressant comment l’astrophysicien a amené l’idée que nous ne pouvons pas avoir de contact par nos ondes radios avec des extraterrestres et que nous ne pouvons pas les entendre du moins pour le moment.
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Les extraterrestres pourraient bien nous contacter, mais ne comptez pas là-dessus avant des siècles

 

Par Grégory Rozières

Ce qui est bien avec le cinéma, c’est que quand E.T. téléphone maison, la réponse arrive rapidement. Dans le monde réel, comme rien (jusqu’à preuve du contraire) ne peut voyager plus vite que la lumière, on sait qu’un simple coup de fil pourrait prendre des milliers d’années.

C’est en partant de ce principe qu’un étudiant et un professeur d’astrophysique de l’université de Cornwell ont publié un article dans lequel ils ont calculé la probabilité que nous puissions recevoir un signal extraterrestre. Malheureusement, il semblerait que nous ne soyons pas près de rentrer en contact avec une autre intelligence.

« Il est possible de les entendre à n’importe quel moment, mais il est plus probable que nous entendions quelque chose d’ici 1500 ans environ », selon Evan Solomonides, qui a présenté ses travaux à une réunion de la Société américaine d’astronomie jeudi 16 juin.

C’est en effet en 3596 après Jésus-Christ qu’au moins la moitié de la galaxie aura été parcourue par des ondes radio artificielles, telles celles pouvant être émises par nos technologies, selon leurs calculs.

C’est la taille qui compte

Ce chiffre vous semble énorme? En réalité, il est plutôt faible, comparé à la taille de notre galaxie. Petite explication. Notre galaxie est gigantesque. Le rayon de son disque fait quelque 32.600 années-lumière, ce qui veut dire qu’il faut autant d’années à la lumière pour parcourir cette distance.

Les chercheurs se sont donc demandé combien de kilomètres les ondes électromagnétiques émises par notre civilisation ont parcourus dans l’espace. Le premier signal humain suffisamment puissant pour quitter l’atmosphère et se répandre dans notre voisinage stellaire est la voix d’Adolf Hitler, lors des Jeux olympiques de 1936.

Si cela pouvait expliquer pourquoi personne ne nous a répondu, le fait est que ce signal n’a en réalité pas été « si » loin », en 80 ans. Il a couvert 4 millions « d’années-lumière carrées », si l’on part du principe que la galaxie est un disque plat (c’est plus compliqué, mais on ne sait pas exactement quelle est sa forme, alors les chercheurs ont choisi de faire simple).

Ce qui veut dire, si l’on prend en compte les récentes études sur la densité de notre voisinage galactique, que le message a atteint 8500 étoiles et 3555 planètes similaires à la Terre. Si cela vous semble énorme, c’est en réalité ridicule : cela représente 0,1 % de la surface de la Voie lactée, qui compte 200 milliards d’étoiles.

Rassurez-vous : même si l’on attend assez longtemps, la puissance de l’émission envoyée en 1936 ne permet pas de couvrir toute la galaxie loin de là. Mais depuis, nous avons fait des progrès, et nos plus puissantes émissions (envoyées notamment par le télescope d’Arecibo) peuvent parcourir près de 10.000 années-lumière. Mais elles ont été envoyées il y a seulement quelques décennies.

Copernic et Fermi à la rescousse

Bon, d’accord, nos émissions radio n’ont peut-être pas atteint grand monde (tant mieux, pour la première). Mais si la galaxie est autant remplie de planètes, pourquoi n’avons nous pas reçu des ondes radio émises depuis des civilisations extraterrestres? C’est la question posée par le paradoxe de Fermi (lire plus à ce sujet ici).

Et c’est pour y répondre que l’astrophysicien en devenir Evan Solomonides a réalisé tous ces calculs. En se basant sur l’équation de Drake, qui permet de calculer la probabilité que d’autres civilisations extraterrestres aient existé dans notre galaxie (lire plus à ce sujet ici), il s’est demandé à quel point notre galaxie était truffée de signaux radio.

Grâce à l’équation, il a estimé que moins de 210 espèces intelligentes ont arpenté la galaxie. Mais comment définir à partir de quand une espèce a commencé à envoyer des signaux dans l’espace? En s’imaginant que l’espèce humaine n’est en rien spéciale, tout juste moyenne. Sans rancune, bien sûr. C’est le principe de médiocrité, imaginé par Copernic : la Terre n’est pas unique, ce n’est qu’une planète parmi des milliards, tournant autour d’un soleil banal.

Donner du temps au temps

Selon ce principe, nous ne sommes ni la première ni la dernière espèce intelligente de l’univers, vu que nous ne sommes pas spéciaux. En partant de cette idée, l’étudiant-chercheur a établi des probabilités pour calculer depuis combien de temps les possibles civilisations extraterrestres émettent dans l’espace.

Le résultat de tous ces calculs, c’est que même si l’on imagine que toutes ces civilisations émettent des ondes depuis des siècles, vu la taille de la Voie lactée, il faudra encore attendre 1580 ans pour que la moitié de notre galaxie ait reçu une émission radio envoyée par une espèce intelligente.

Cela ne veut pas dire pour autant que si nous n’entendons rien d’ici là, nous pourrons affirmer être la seule espèce de la galaxie, évidemment.

« Nous affirmons seulement que ce serait quelque peu improbable (50 % improbable) que nous n’ayons entendu personne d’ici là », précisent les auteurs de l’étude.

Certes, tous ces calculs prennent beaucoup de raccourcis. Ils ne répondent pas à une partie du paradoxe de Fermi, qui consiste à se dire que si des espèces intelligentes existent depuis des millions d’années, pourquoi n’ont-elles pas colonisé toute la galaxie? De plus, certaines théories affirment que la Terre n’est pas si banale que ça et que nous avons finalement eu pas mal de chance.

Mais ces calculs permettent de mieux comprendre les ordres de grandeur gigantesque de l’espace interstellaire qui nous entoure. Les auteurs incitent ainsi l’humanité à continuer d’écouter, malgré le fait que nos oreilles spatiales n’aient pour l’instantentendu que le vide.

100.000 $ pour transformer un astéroïde en vaisseau spatial


Et s’il y a un défaut ou des problèmes de navigation, l’astéroïde pourrait-il se diriger directement sur la terre ? Toujours plus d’exploitation, toujours vouloir prendre .. et la pollution autour de la la planète n’est pas encore régler, ils pourraient peut-être y penser avant !
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100.000 $ pour transformer un astéroïde en vaisseau spatial

Le projet fou de la Nasa : transformer un astéroïde en vaisseau spatial. NASA/JPL-Caltech

Par Joël Ignasse

La NASA finance un projet fou : atterrir sur un astéroïde, puis l’équiper de moteurs pour le dérouter vers la Terre où ses minéraux pourront être exploités.

NIAC. 100.000 $ viennent d’être alloués par l’Agence spatiale américaine à la société « Made in Space » dans le cadre du programme NIAC (Innovative advanced concepts). L’objectif : évaluer la faisabilité d’une mission consistant à transformer un astéroïde entier en un gigantesque vaisseau spatial mécanique et autonome. Presque de la science-fiction. Le projet de la firme s’appelle d’ailleurs Rama (Reconstituting Asteroids into Mechanical Automata), un discret clin d’œil au livre d’Arthur C. Clarke Rendez-vous avec Rama et à ses suites qui racontent l’arrivée d’un très grand vaisseau extraterrestre dans le système solaire – au début du roman, les astronomes pensent d’ailleurs qu’il s’agit d’un astéroïde. « Made in Space » collabore déjà avec laNasa : la société est spécialisé dans l’impression additive et deux de ses imprimantes 3D ont séjourné dans la Station spatiale internationale. Cette fois toutefois le projet est autrement plus ambitieux. Sa finalité est de dérouter des astéroïdes pour les amener en orbite entre la Terre et la Lune afin de pouvoir exploiter (plus) facilement les différentes ressources qu’ils abritent, des roches, des métaux ou même de la glace.

L’Utilisation des ressources in situ est un concept sur lequel travaille la NASA depuis de nombreuses années

Made in Space a huit mois pour établir un premier pré-projet qui, s’il s’avère concluant, bénéficiera ensuite d’un nouveau financement. L’idée est de construire un appareil robotisé capable de « s’accrocher » à un astéroïde. Une fois fixé à l’astre, il utilisera les ressources disponibles sur place pour fabriquer, toujours par impression additive, différents modules comme une propulsion ou système de navigation. C’est ce que l’on appelle l’Utilisation des ressources in situ (ISRU), un concept sur lequel travaille la NASA depuis de nombreuses années. L’astéroïde serait propulsé par système entièrement mécanique, pas de carburants ou de moteurs chimiques. Une simple catapulte éjectant des roches en continu suffirait à faire changer la trajectoire de l’astéroïde jusqu’à l’orienter pour qu’il se positionne autour de la Terre. Il sera alors plus aisé d’exploiter les matériaux qu’il contient. La NASA travaille en parallèle sur d’autres solutions pour capturer des astéroïdes, la plus « simple »  étant d’utiliser une sonde munie d’une sorte desac pour attraper l’objet et le ramener vers la Terre.

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A cause de la lumière, un tiers de l’humanité ne voit pas la Voie lactée


C’est quand même triste que la pollution lumineuse prive des pays à admirer le ciel la nuit dans toute sa splendeur.
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A cause de la lumière, un tiers de l’humanité ne voit pas la Voie lactée

 

Une portion de la Voie Lactée vue depuis l'observatoire du Cerro Paranal. | Wikimedia

Une portion de la Voie Lactée vue depuis l’observatoire du Cerro Paranal. | Wikimedia

Repéré par Claire Levenson

Selon les auteurs de cette étude, il s’agit d’une «perte culturelle d’une magnitude sans précédent».

Selon un nouvel atlas de la pollution lumineuse publié dans la revue Science Advances, plus d’un tiers de l’humamité ne peut plus voir la Voie lactée. A cause de l’omniprésence de la lumière artificielle, la Voie lactée est invisible pour 60% des Européens et près de 80% des Américains du Nord, rapporte The Guardian.

Dans des conditions idéales, la Voie lactée est visible de la Terre sous forme d’une bande plus claire dans le ciel nocturne, mais il y a désormais certaines parties du monde –comme Singapour, le Koweït et Malte– d’où il est complètement impossible de la voir.

Pour Fabio Falchi, un des membres de l’équipe internationale de scientifiques qui a élaboré l’atlas, il s’agit «d’une perte culturelle d’une magnitude sans précédent».

«L’humanité a enveloppé notre planète d’un brouillard lumineux qui empêche la plupart de la population de la Terre de pouvoir observer notre galaxie» écrivent les auteurs.

Des endroits plus ou moins affectés

Les données utilisées pour créer cet atlas viennent du satellite météorologique Suomi NPP et de relevés de luminosité sur le terrain. Les auteurs ont par exemple trouvé que les habitants de la région parisienne doivent voyager environ 900 kilomètres pour trouverdes zones où le ciel n’est pas pollué la nuit par la lumière (notamment en Ecosse, en Corse ou en Espagne centrale).

«C’est la première fois de l’histoire de l’humanité que nous avons perdu un contact direct avec le ciel nocturne» explique Fabio Falchi au New York Times. 

Parmi les endroits les moins affectés par la pollution lumineuse, on trouve Madagascar, le Groënland et la République centrafricaine. Les auteurs de l’étude expliquent aussi que si les lampes actuelles sont remplacées par des lampes LED, la clarté artificielle des cieux sera encore plus forte qu’actuellement.

L’atlas permet aussi de voir à quel point la lumière des grands centres urbains affecte les environs, même à plusieurs centaines de kilomètres.

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Produire sa propre nourriture dans l’espace, c’est possible?


Il est clair que si un jour, la science parvient à régler des problèmes techniques pour les voyages à long terme dans l’espace, il serait judicieux que les astronautes puissent s’auto-suffire pour s’alimenter, et ce, convenablement
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Produire sa propre nourriture dans l’espace, c’est possible?

 

L'astronaute japonais Soichi Noguchi

PHOTO : NASA / REUTERS

Certains pourraient penser que le fait de réussir à produire de la nourriture de façon autonome dans l’espace relève de la science-fiction.

Un texte de Ève Christian

D’ailleurs, si vous avez vu le film The Martian (en français : Seul sur Mars), rappelez-vous ce que fait le personnage abandonné sur la planète rouge pour survivre : il se sert de patates réfrigérées pour créer son propre jardin de pommes de terre. Est-ce si loin de la réalité?

Actuellement, les astronautes qui sont en mission spatiale d’une durée de quelques jours à quelques mois mangent de la nourriture cuisinée sur Terre. Les aliments sont soit frais (comme les fruits) et doivent être mangés dès les premiers jours de la mission, soit naturels comme les tortillas et les noix de cajou, par exemple. Tous les autres sont ensachés, étant déshydratés, irradiés, thermostabilisés ou réhydratables. Pour les consommer, les astronautes doivent y ajouter de l’eau chaude ou froide, et tous les aliments peuvent être réchauffés dans un four à convection.

Les besoins alimentaires des astronautes

Au sein de l’Agence spatiale européenne, il existe un consortium appelé MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative) qui a pour objectif de concevoir des systèmes autonomes pour l’alimentation humaine pendant les voyages spatiaux. Selon Brigitte Lamaze, ingénieure à l’Agence spatiale européenne, chacun des astronautes en mission a besoin quotidiennement de 5 kg par jour de « consommable métabolique », soit 1 kg de nourriture déshydratée et 3 kg d’eau qui sont utilisées pour l’eau potable et pour réhydrater la nourriture. Mais en plus, il faut 1 kg d’oxygène.

Rats + algues = O2

L’idéal serait bien sûr de fabriquer cet oxygène. C’est là-dessus que travaille Francesc Godia, professeur d’ingénierie chimique à l’Université de Barcelone. Son étude met en lien des rats et des microalgues. Le principe est relativement simple. Dans deux chambres séparées, mais en circuit fermé, il y a un échange de gaz entre les rats et les microalgues.

En respirant, les rats produisent du CO2 (gaz carbonique), qui est capturé par les microalgues. Grâce à la lumière d’un photobioréacteur, les algues produisent par photosynthèse de l’oxygène, qui retourne alors dans l’habitacle des animaux. Ce cycle se poursuit en boucle. Un des défis que l’équipe doit relever est de développer un système qui permet d’augmenter quasi instantanément la quantité d’O2 produite par les microalgues.

Les astronautes Kjell Lindgren et Scott Kelly goûtent à la laitue cultivée pour la première fois à bord de la Station spatiale internationale.

Les astronautes Kjell Lindgren et Scott Kelly goûtent à la laitue cultivée pour la première fois à bord de la Station spatiale internationale.   PHOTO : NASA NASA / REUTERS

Des tomates spatiales

En fait, ça ne date pas d’hier de faire pousser des légumes extraterrestres. En 2003, des cosmonautes russes ont dégusté leur récolte expérimentale de petits pois et, l’été dernier, les astronautes américains ont goûté à la première laitue cultivée dans l’espace.

Actuellement, au Centre spatial d’Allemagne, des ingénieurs se penchent sur la croissance de fruits et de légumes en apesanteur. Ils travaillent sur la conception d’un satellite qui pourrait produire de façon autonome la variété de tomates appelée Micro-Tina. Ils ont choisi celle-là, car sa croissance est rapide et elle produit rapidement des fruits.

Le satellite appelé Eu : CROPIS (Euglena Combined Regenerative Organic food Production In Space) serait lancé dans l’espace dans la deuxième moitié de 2017. Pendant qu’il orbitera autour de la Terre à une altitude de 600 kilomètres, les graines de tomates tenteront de germer à l’intérieur.

Le satellite jouerait le rôle d’une serre. Avec la rotation qui sera appliquée au satellite, différents niveaux de gravité seront créés contre les parois. Pendant les six premiers mois du voyage, la rotation simulera la gravité lunaire et les six autres mois, ce sera celle de Mars, deux endroits prédestinés aux voyages spatiaux à long terme. Pendant ce temps, des petites tomates spatiales devraient pousser, surveillées par 16 caméras. Les recherches s’étendent aussi à la culture des poivrons et des concombres. On n’est pas si loin des patates du film Seul sur Mars!

Engrais… naturel!

Pour aider la culture et la croissance des tomates, il faut une bonne solution de fertilisation. Le biologiste Jens Hauslage, chef scientifique de la mission, y a pensé. Puisque ce projet a pour but de simuler des serres qui cohabiteraient avec les astronautes dans un habitat clos, pourquoi ne pas faire un genre de compostage spatial?

Dans une station spatiale, il est impossible de songer à composter comme sur Terre; ce serait incontrôlable. Mais l’idée des chercheurs est de transformer les déchets liquides des astronautes, leur urine, en engrais! Après tout, chacun évacue normalement près de 1,5 litre par jour, il vaut mieux que ça serve!

Un filtre spécial sera l’outil de compostage. Avant le lancement du satellite Eu : CROPIS, les pierres volcaniques du filtre seront en contact avec de la terre sèche; les microorganismes qui la composent s’installeront donc dans la surface poreuse des pierres qui deviendra leur habitat.

Une fois dans l’espace, un mélange d’urine synthétique et d’eau sera vaporisé sur ces pierres tous les deux ou trois jours, déclenchant une forte compétition entre ces microorganismes pour se nourrir. Le nitrite sera ainsi utilisé pour convertir l’ammoniac en nitrate, qui deviendra de l’engrais facilement digestible pour les graines de tomates.

D’autres éléments feront aussi partie de l’étude afin d’aider au bon fonctionnement du système :

  1. un organisme unicellulaire appelé euglène protégera le système clos d’un excès d’ammoniac et libérera de l’oxygène;
  2. un éclairage DEL simulera le rythme diurne/nocturne nécessaire aux semences de tomate et à l’euglène;
  3. un réservoir à pression reproduira l’atmosphère terrestre.

Il faut espérer que ces recherches donneront des résultats probants!

Faire pousser les plantes dans l’espace, c’est nécessaire; ça sera obligatoire plus la mission sera longue. À partir du moment où on ne pourra pas emmener l’ensemble de la ration alimentaire des astronautes, il faut trouver une façon de pouvoir produire cette nourriture. Brigitte Lamaze, Agence spatiale européenne

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