De nouvelles vidéos de Pluton et sa lune Charon


On part en voyage avec la sonde New Horizons qui a survoler Pluton et la lune Charon. Attachez bien vos ceinture …. avec ces 2 vidéos
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De nouvelles vidéos de Pluton et sa lune Charon

 

Pluton/ New horizons

Parmi les événements marquants de l’année 2015, le survol de Pluton par la sonde américaine New Horizons à 4,7 milliards de kilomètres de la Terre.

©HO / NASA / AFP

Joël Ignasse

Sciences et Avenir

Elles sont issues du survol de ces deux astres par la sonde New Horizons en 2015. 

C’était il y a déjà deux ans : le 14 juillet 2015, la sonde New horizons de la NASA passait à 12 500 km au-dessus de la planète naine Pluton et avec ses sept instruments scientifiques décortiquait cet astre comme jamais il ne l’avait été auparavant. Durant son bref passage, l’engin a également pu observer Charon, la plus grosse des lunes de Pluton. Depuis, l’agence spatiale américaine présente régulièrement de nouvelles images acquises durant ce périple dont quelques unes sont réunies dans ce diaporama.

Comme dans un vaisseau

Pour célébrer les deux ans de ce survol historique, la Nasa a réalisé deux petits films qui donnent une idée de ce verrait un humain à bord d’un vaisseau spatial survolant Pluton et Charon. Les images proviennent toutes de New Horizons et pour reconstituer le relief, les scientifiques ont utilisé des modèles numériques. Les hauteurs des montagnes ou des  cratères sont accrues de deux à trois fois dans ces films pour souligner la topographie et les couleurs des surfaces ont également été améliorées pour faire ressortir les détails.

Survol de Pluton. Crédit : NASA/JHUAPL/SwRI/Paul Schenk and John Blackwell, Lunar and Planetary Institute

La vidéo de Pluton commence au-dessus de la plaine Spoutnik, qui forme la partie gauche du cœur de Pluton, encore appelé région Tombaugh – du nom de Clyde Tombaugh découvreur de la planète naine en 1930. Cette zone est recouverte d’un énorme glacier de quatre kilomètres de profondeur et de mille de large, composé principalement de glace d’azote. Elle se poursuit à l’ouest de la région Tombaugh par le survol de la Cthulhu Macula, une région très sombre, puis par un contournement par le Nord du cœur de Pluton qui s’achève à l’est au-dessus des Tartarus Dorsa, un système de failles de plusieurs centaines de mètres de profondeur.



Survol de Charon. Crédit : NASA/JHUAPL/SwRI/Paul Schenk and John Blackwell, Lunar and Planetary Institute

Le survol de Charon commence par l’hémisphère survolé par la sonde puis se poursuit par un passage dans le profond et large canyon de Serenity Chasma. La vue se déplace ensuite vers le nord, passant sur le cratère Dorothy Gale et la capote polaire sombre de Mordor Macula. Le vol se dirige enfin vers le sud, jusqu’aux plaines équatoriales relativement plates de Vulcan Planum et les montagnes de Clarke Montes.

Où est New Horizons ? 

Après son survol du système plutonien, la sonde New Horizons a continué son chemin pour explorer la ceinture de Kuiper. Cette zone, qui s’étend au-delà de l’orbite de Neptune, de 30 UA à 100 ou 150 UA du Soleil, contient des millions voire des milliards de corps glacés dont certains forment les comètes à courte période comme 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, cible de la sonde Rosetta. Le prochain objectif de la sonde et l’un de ces petits corps appelé 2014 MU69 qu’elle doit survoler le 1er janvier 2019. C’est un gros rocher qui mesure environ 45 kilomètres de diamètre soit à peine 1% de la taille de Pluton. Il appartient à une classe d’objets complètement différente de la planète naine mais les scientifiques n’en savent pas beaucoup plus quant à sa composition. C’est l’une des raisons du choix de cette cible par la Nasa. En attendant cette rencontre, la sonde est en hibernation. Elle sera réveillée début 2018 pour une série d’observations et des corrections de trajectoires puis à nouveau mise en sommeil pour être réactivée quelques semaines avant son rendez-vous.

Situation de la sonde le 17/07/2017. Crédit : The Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory LLC.

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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction


Si les bactéries ne peuvent survivre sur Mars alors trouvé un signe de vie serait impossible. J’ai l’impression que ça va, plus il est clair que Mars ne sera jamais colonisé
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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction

 

La planète Mars

La planète Mars Photo : iStock

Des chercheurs ont publié une étude peu encourageante pour ceux qui espèrent la découverte de vie bactérienne sur Mars. La surface de la planète rouge serait non seulement stérile, mais également hautement toxique pour les bactéries.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pour en arriver à cette conclusion. les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, en Écosse, ont étudié des molécules oxydantes présentes dans le sol de Mars : les perchlorates. La présence de ces agents chimiques, toxiques pour les cellules et les bactéries, est confirmée depuis presque 10 ans par plusieurs sondes de la NASA.

Mais leur présence n’empêchait pas initialement la vie sur Mars; certaines bactéries terrestres sont capables d’y résister et même de les utiliser comme source d’énergie. Si des bactéries peuvent s’en servir sur Terre, pourquoi d’hypothétiques bactéries martiennes ne pourraient-elles pas en faire autant?

Protection contre les espèces invasives

En l’absence de bactéries martiennes connues, les chercheurs se sont tournés vers une bactérie nommée Bacillus subtilis. Présente partout dans l’environnement terrestre, elle possède plusieurs qualités qui pourraient lui permettre de survivre dans l’environnement martien.

Elle est très difficile à éliminer et on peut la répandre facilement sur les objets que l’on touche, y compris sur des engins spatiaux. La bactérie est capable de survivre aux radiations et aux températures extrêmes d’un voyage dans l’espace.

Mais ses propriétés font qu’elle présente un risque de contamination dès qu’on envoie un objet sur une autre planète. Ce risque est à ce point pris au sérieux que les ingénieurs de la NASA détruiront volontairement la sonde Cassini à la fin de sa mission autour de Saturne, en septembre prochain, pour éviter qu’elle contamine l’une de ses lunes abritant de l’eau.

L’importance du contexte

Les chercheurs ont donc observé comment Bacillus subtilis survit en présence de perchlorates. Des études avaient déjà montré que la bactérie était peu affectée par cette molécule dans les concentrations présentes dans le sol de Mars.

Toutefois, sur Mars, les bactéries seraient exposées à beaucoup de facteurs néfastes en même temps, dont de hautes radiations, de basses températures et l’absence d’oxygène.

En combinant le perchlorate aux mêmes doses de radiations UV qui bombardent la surface martienne, les chercheurs ont constaté que son potentiel antibactérien est décuplé. La molécule devient spontanément hautement réactive. Lorsque la bactérie Bacillus subtilis est soumise à cette nouvelle combinaison, c’est l’hécatombe. En quelques minutes, le taux de survie plonge à zéro.

Outre les perchlorates, il existe d’autres molécules toxiques dans le sol martien. Cela fait de sa surface un environnement incroyablement hostile aux bactéries et à la vie en général.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’espoir pour autant. Les chercheurs ont remarqué que l’effet toxique diminuait lorsqu’ils isolaient les perchlorates des rayons UV avec de la roche et du sable.

À plus d’un mètre sous terre, les propriétés bactéricides du perchlorate diminuent. Si jamais il y a eu de la vie dans le lointain passé de Mars, elle pourrait donc encore survivre sous terre.

Pour vérifier si la vie se trouve cachée dans le sol martien, il faudra attendre le lancement de la sonde de l’Agence spatiale européenne ExoMars, en 2020. Cette dernière sera équipée d’une foreuse capable de creuser à deux mètres sous terre.

Reste que les probabilités de découvrir des bactéries vivantes ont quand même beaucoup diminué à la suite de cette étude, publiée dans Scientific Reports.

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La création d’une armée de l’espace approuvée


La création d’une armée de l’espace approuvée n’est pas encore créée pour le moment. À vrai dire, cela ressemble de plus en plus aux films de science-fiction et n’est guère rassurant
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La création d’une armée de l’espace approuvée

 

L'imposante loi sur la défense nationale (NDAA), adoptée... (PHOTO ARCHIVES AFP/NASA)

L’imposante loi sur la défense nationale (NDAA), adoptée vendredi par la Chambre des représentants, comporte un amendement prévoyant la création du «Space Corps», en faisant basculer des fonctions actuellement chapeautées par l’US Air Force pour les placer sous un commandement distinct.

PHOTO ARCHIVES AFP/NASA

 

Agence France-Presse
WASHINGTON

La Chambre des représentants a approuvé vendredi la création d’une nouvelle branche de l’armée américaine – surnommée «Corps de l’espace» – qui serait chargée de gérer les opérations spatiales.

Cette mesure a rencontré de vives réticences au sein de l’administration du président Donald Trump, où l’on estime qu’il n’est pas nécessaire d’alourdir la bureaucratie militaire. L’armée américaine compte déjà quatre branches: terre, marine, air et corps expéditionnaire des Marines.

Mais ses partisans et des parlementaires estiment qu’étant donné les actifs de l’armée dans le domaine spatial et son importante dépendance envers les satellites, il est nécessaire de mettre en place une branche pour les protéger et les contrôler.

L’imposante loi sur la défense nationale (NDAA), adoptée vendredi par la Chambre des représentants, comporte un amendement prévoyant la création du «Space Corps», en faisant basculer des fonctions actuellement chapeautées par l’US Air Force pour les placer sous un commandement distinct.

Il est peu probable néanmoins que cette nouvelle branche soit créée immédiatement puisque la version du Sénat de la NDAA ne contient pas cette mesure.

«À une époque où nous essayons de rassembler les fonctions de combat du ministère, je ne souhaite pas ajouter un service séparé qui, selon toutes probabilités, offrirait une approche plus étroite et même étriquée aux opérations spatiales», a écrit le ministre de la Défense James Mattis, dans une lettre adressée cette semaine au parlementaire républicain Michael Turner, également opposé à la création de cette branche.

La ministre de l’Air Force Heather Wilson a fait savoir qu’elle était aussi contre cette mesure, estimant que cela «nous ferait aller en réalité dans la mauvaise direction, nous ralentirait».

Mais cette initiative de membres du Congrès a mis en lumière la grande dépendance de l’armée envers les technologies spatiales pour mener ses guerres. Les systèmes GPS sont intégrés dans de nombreux équipements militaires, et un maillage de satellites et autres appareils placés en orbite fournissent en permanence des informations cruciales à l’armée pour ses missions.

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Les premières images de la Grande Tache rouge par Juno


La sonde de Juno a capturé  des photo de la tache de Saturne. Depuis sa découverte en 1665, cette tache a questionné bien des astronomes pour découvrir par la suite que c’est un anticyclone de 12 000 km avec des vent soufflant à 700 km/h.
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Les premières images de la Grande Tache rouge par Juno

 

La tache rouge de Jupiter

Gros plan sur la tache rouge de Jupiter.

Joël Ignasse
Sciences et Avenir

La NASA a dévoilé les premières photos du dernier survol de Juno au-dessus de Jupiter et de sa célèbre tache.

Juno au dessus de la tache rouge

La sonde a effectué un survol de la grande tache rouge, le 10 juillet 2017.

NASA/JPL-CALTECH

HANDOUT / NASA / AFPLe 10 juillet 2017, la sonde Juno de la NASA a effectué un survol à basse altitude le la géante gazeuse, s’en approchant jusqu’à 3500 kilomètres et est passé pour la première fois au-dessus de la la grande tache rouge, un des phénomènes les plus célèbres du système solaire. Découverte par l’astronome français Jean-Dominique Cassini en 1665, cette anomalie atmosphérique est en fait un anticyclone de 12.000 kilomètres de long et 15.000 de large au sein duquel les vents soufflent à 700 km/h !

Le survol de la grande tache rouge a été le ‘climax’ de la sixième orbite scientifique de Juno autour de Jupiter qui doit durer 53,4 jours en tout. Tous les instruments scientifiques de Juno ainsi que la JunoCam, une caméra destiné à relayer au grand public les plus belles images prises, fonctionnaient pendant le survol, recueillant des données qui sont maintenant retournées sur Terre. Les premiers clichés de ce survol viennent d’être dévoilés par la NASA sur son site consacré à la mission Juno. Il faudra cependant attendre beaucoup plus de temps pour analyser les données issus des autres instruments scientifiques. Elles permettront peut-être de comprendre pourquoi cet anticyclone géant semble diminuer en taille depuis quelques années.

La sonde Juno doit achever sa mission en février 2018

La sonde Juno devait, en tout, effectuer 36 révolutions complètes autour de Jupiter, mais un problème moteur a contraint les ingénieurs à la laisser sur une orbite elliptique qui ne permettra sans doute pas de réaliser cet objectif. Cela n’oblitère toutefois pas les objectifs scientifiques de Juno qui se rapprochera toujours aussi près de Jupiter mais moins souvent que prévu. Les observations et les enregistrements de la JunoCam conservent donc leur intérêt. Et ce contretemps pourrait même favoriser de nouvelles études : en restant sur son orbite elliptique, la sonde va pouvoir observer les confins de la magnétosphère jovienne. Il est toujours prévu qu’elle achève sa mission vers le mois de février 2018, en se précipitant vers la surface où elle se désintègrera. 

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Cocktail toxique à la surface de Mars


Il semble que l’idée d’aller coloniser Mars viens de prendre un coup. Elle serait toxique sur la surface
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Cocktail toxique à la surface de Mars

La planète Mars, photographiée en 2003 par le... (PHOTO ARCHIVES NASA VIA AP)

 

La planète Mars, photographiée en 2003 par le télescope Hubble Space.

PHOTO ARCHIVES NASA VIA AP

 

Agence France-Presse

Mauvaise nouvelle pour la quête d’une forme de vie martienne: la planète rouge serait «moins habitable» qu’escomptée en raison de la formation d’un «cocktail toxique» à sa surface sous l’effet du rayonnement ultraviolet, ont découvert des chercheurs.

Une équipe de l’École de physique et d’astronomie de l’Université d’Édimbourg s’est intéressée aux perchlorates, des sels présents en abondance sur Mars.

Ces composés, stables à températures modérées, constituent un puissant oxydant lorsqu’ils sont activés par exemple sous l’effet d’une hausse des températures. Sur Mars les températures sont froides. Mais l’équipe a découvert que le perchlorate pouvait également être activé sous le seul effet des UV.

«Nous avons démontré que lorsqu’on irradie les perchlorates avec un flux de rayons UV semblables à ceux sur Mars, ils deviennent bactéricides», indiquent les chercheurs dans une étude publiée jeudi dans la revue Scientific Reports.

À des concentrations de perchlorate similaires à celles que l’on trouve dans le régolithe martien (la fine couche de poussières à la surface), la bactérie Bacillus subtilis meurt «en quelques minutes», dans un environnement semblable à celui de cette planète, ont-ils observé dans leur laboratoire.

Pis encore, deux autres composés présents sur Mars, l’oxyde de fer et le peroxyde d’hydrogène, agissent en synergie avec les perchlorates, augmentant encore la mortalité des bactéries.

«Nos observations montrent que la surface actuelle de Mars est très nocive pour les cellules, sous l’effet d’un cocktail toxique d’oxydants, de perchlorates et de rayons UV», soulignent les chercheurs.

Les effets bactéricides des perchlorates irradiés par les UV «apportent une nouvelle preuve que la surface de Mars est létale pour les cellules et qu’elle rend inhabitable une grande partie des régions à la surface ou proches de la surface», disent-ils.

«Si nous voulons découvrir de la vie sur Mars, il faut prendre en compte ces résultats» et s’intéresser aux moyens de chercher de la vie sous la surface, dans des zones qui n’auront pas été exposées à de telles conditions, déclare à l’AFP Jennifer Wadsworth, coauteur de l’étude.

Il y a au moins une bonne nouvelle: avec un tel cocktail toxique, les contaminants biologiques apportés par les missions d’exploration martiennes ont «peu de chance de survivre», souligne l’étude.

Les perchlorates ont été découverts sur Mars pour la première fois par l’atterrisseur Phoenix de la NASA en 2008.

L’espoir de trouver de l’eau liquide sur Mars a été conforté en 2015 par la découverte de perchlorate de calcium dans le sol. Ce sel a en effet la propriété d’abaisser le point de congélation de l’eau, de sorte qu’elle reste liquide.

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Rare découverte d’une météorite aux Pays-Bas


Il parait qu’a tous les 4 ans tombe une pluie de météorites dans le nord de l’Europe, mais retrouver ces fragments est plutôt difficile. Cette fois-ci, ils ont enfin une météorite de la taille d’un poing qui serait vieux de 4,5 milliards d’années. Les scientifiques espèrent trouver des indices de réponse de la formation de notre système solaire
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Rare découverte d’une météorite aux Pays-Bas

 

De la taille d'un poing fermé, la météorite... (Photo Agence France-Presse)

De la taille d’un poing fermé, la météorite d’environ 500 grammes a transpercé à grande vitesse le toit d’un abri dans la petite ville de Broek in Waterland, au nord d’Amsterdam, en janvier.

PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
La Haye

Des scientifiques aux Pays-Bas ont révélé lundi la découverte d’une météorite vieille de 4,5 milliards d’années qui pourrait renfermer de précieux indices sur la création de notre système solaire.

«Les météorites sont très spéciales, car nous n’avons pas de roches de cet âge-là sur la terre», a déclaré le géologiste Leo Kriegsman du centre de la biodiversité Naturalis de Leiden (centre), dans une vidéo YouTube diffusée pour l’occasion.

De la taille d’un poing fermé, la météorite d’environ 500 grammes a transpercé à grande vitesse le toit d’un abri dans la petite ville de Broek in Waterland, au nord d’Amsterdam, en janvier.

Malgré des recherches approfondies, d’autres fragments de la météorite, trouvée par les habitants, n’ont pu être découverts.

Même s’il semblerait que des pluies de météores atteignent le pays du nord de l’Europe tous les quatre ans, les petites roches spatiales sont très difficiles à trouver. Ce n’est que la sixième météorite découverte aux Pays-Bas au cours des 200 dernières années.

«Nous pouvons en apprendre plus sur ce qui s’est produit au tout début du système solaire lorsqu’un nuage stellaire s’est fragmenté et que des minéraux ont commencé à se former, lorsque les planétoïdes ont commencé à se former pour la toute première fois», a expliqué Leo Kriegsman.

«Cela nous donne donc des informations sur ce qui s’est passé au tout début, lorsque la Terre a été formée.»

Le géologue a estimé que la météorite provenait probablement de la région entre Mars et Jupiter, où se trouve une grande ceinture d’astéroïdes avec «beaucoup de roches et de petites planètes» qui tombent parfois hors de leur orbite.

Le centre de biodiversité de Leiden a mené des tests approfondis sur la météorite avant de dévoiler sa découverte lundi.

«Nous voulions être sûrs à 100 % de la sorte de la météorite, donc nous devions d’abord effectuer des recherches», a expliqué Leo Kriegsman à l’AFP.

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Les usines de demain seront construites dans l’espace


Il y a de bons côtés dans leurs projets d’industries spatiales pour les habitants de la terre, du moins en médecine, sauf qu’ils n’ont pas encore régler la pollution autour de la terre et je crains que cela ne fera qu’augmenter les débris qui tournent autour de la planète. Sans compter quand l’homme exploite, il détruit aussi
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Les usines de demain seront construites dans l’espace

 

 

USINE ESPACE

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

C’est un véritable petit chamboulement pour le Salon international de l’aéronautique et de l’espace. Habitué aux grands groupes industriels, le Bourget va accueillir cette année une centaine de start-ups, réunies dans un espace appelé le Paris Air Lab. Aux côtes des poids lourds du secteur, elles seront là pour montrer ce à quoi pourrait ressembler le ciel et l’espace de demain.

On y parlera de choses très techniques, mais aussi de voitures volantes, des avions de demain, mais aussi de la conquête de l’espace par les entreprises privées. Il faut dire que ces dernières années, la dernière frontière a été prise d’assaut par de petites et moyennes sociétés, dont SpaceX n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Des centaines de start-ups s’intéressent à l’espace, via les fusées réutilisables, le minage d’astéroïdes, voire même le concept d’usines spatiales. Et si l’impression d’un coeur biologique en 3D, d’une super fibre optique, de télescopes ou de gigantesques structures en orbite rime encore avec science-fiction, ce ne sera peut-être bientôt plus le cas.

« Je n’y croyais pas vraiment il y a encore quelques mois, mais il y a tout un écosystème qui est en train de se mettre en place avec plusieurs acteurs complémentaires », estime François Chopard, fondateur de l’accélérateur de start-ups Starburst, partenaire du Paris Air Lab.

Une impression vraiment 3D

Il y a d’abord l’usine en elle-même. On ne parle évidemment pas de gros sites industriels avec des milliers d’ouvriers. Mais plutôt d’imprimantes relativement autonomes et très perfectionnées. D’ailleurs, il y a déjà une imprimante 3D dans l’espace, sur la Station spatiale internationale, depuis 2014.

Si elle est pour l’instant plutôt classique, la start-up qui l’y a envoyé, Made in Space, voit beaucoup plus loin. Il y a quelques semaines, la société a dévoilé « Archinaut », un concept de vaisseau spatial doté d’une imprimante 3D et d’un bras robotique. Le but: fabriquer différents objets dans l’espace et les y assembler. La société affirme avoir un contrat de 20 millions de dollars avec la Nasa pour ce projet. Objectif, dans un premier temps: lancer un vaisseau de test dans l’espace d’ici 2019 afin de fabriquer une structure de quelques mètres de large.

Mais à terme, la société voit plus loin, avec des structures de 100 mètres ou plus, par exemple des gigantesques télescopes. Quel intérêt? Même si les prix ont baissé, cela coûte cher d’envoyer du matériel dans l’espace, surtout pour des structures qui peuvent difficilement être pliées.

 

Il y a deux autres avantages à préférer l’espace. D’abord, l’impression se fait sans gravité, ce qui veut dire qu’il n’est pas nécessaire de fabriquer la structure par « couche » comme sur Terre. Ensuite, celle-ci peut se faire dans le vide.

L’absence de gravité pourrait ainsi permettre d’imprimer bien plus facilement un organe, comme un coeur, à partir de cellules souches. En effet, sur Terre, cette prouesse technique demande une sorte « d’échafaudage » moléculaire très compliqué à mettre en place. Un problème qui n’existe pas sans gravité, affirme la société nScrypt, qui avec deux autres start-ups, devrait réaliser un test dans l’ISS en 2019, rappelle Popular Science.

Le vide spatial permettrait de son côté la fabrication d’une super fibre optique tellement rare et difficile à fabriquer que ce serait rentable de le faire dans l’espace et de la renvoyer les pièces sur Terre, estime la start-up californienne FOMS.

Minage lunaire et d’astéroïde pour trouver les matières premières

Mais comment alimenter ces usines et traiter le matériel produit? Beaucoup d’autres start-ups y réfléchissent. A l’instar d’Axiom, qui se rêve en première Station spatiale privée au monde. Justement, en janvier, la société américaine a signé un partenariat avec Made in Space pour réfléchir à ces questions de logistique.

Et encore une fois, la science rattrape la fiction: le premier module commercial d’Axiom sera envoyé sur l’ISS d’ici 2020. Quelques années plus tard, il se détachera et sera la première pierre de la future station privée.

Surtout, il faudra alimenter ces usines en matière première. Or, l’envoie de matériaux depuis la Terre coûte encore très cher. Alors les usines orbitales pourraient bien s’accompagner de mines spatiales. Ainsi,la start-up iSpace envisage d’envoyer des robots sur la Lune, notamment pour y miner des ressources.

Deep Space Industries, de son côté, prévoit de miner directement des astéroïdes. D’ailleurs, Goldman Sachs a récemment estimé, dans un rapport, que le minage d’astéroïde est « plus réaliste » que ce que l’on croit. Les équipes de Donald Trump ont elles demandé à la Nasa s’il était techniquement possible de récolter des ressources sur la Lune pour aider les entreprises spatiales privées.

Longue route spatiale

Mais miner quoi? Du métal, notamment du platine, dont certains astéroïdes sont remplis. Mais également de la glace, qui recouvre par exemple les pôles lunaires. En effet, l’oxygène et l’hydrogène qui composent l’eau peuvent être relativement facilement transformés de carburant, qui sera de plus en plus nécessaire pour une industrie spatiale.

Et si des usines se développent dans l’espace, d’autres start-ups pourraient également en tirer profiter. Comme toutes celles, à l’instar de SpaceX et Blue Origin, qui fabriquent des fusées et vaisseaux réutilisables, permettant de réduire le coût de l’envoie de matériel dans l’espace. Il faudra aussi permettre à toutes ces structures spatiales de communiquer. C’est le pari de la start-up Audacy, qui cherche à créer un réseau de l’espace, pour améliorer la connexion entre la Terre, son orbite et même la Lune.

Pris dans leur ensemble, tous ces projets pourraient permettre de créer l’infrastructure nécessaire à l’émergence d’une véritable industrie spatiale. Reste à savoir dans combien de temps. Pour Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon et de Blue Origin, les usines géantes peupleront l’orbite terrestre… mais dans quelques centaines d’années. Car on part de loin, et il faut bien commencer quelque part.

« Je construis les infrastructures [pour l’espace] à la dure. J’utilise mes ressources pour mettre en place de très lourdes infrastructures, ainsi la génération future bénéficiera d’une explosion dynamique et entrepreneuriale dans l’espace« .

http://quebec.huffingtonpost.ca/