L’agrile du frêne poursuit sa conquête désastreuse du continent


L’agrile du frêne, un insecte forestier qui vient d’ailleurs fait beaucoup de dégât aux frênes au Canada et aux États-Unis. Dans mon quartier, beaucoup d’arbres ont dû être abattus. On parle de millions d’arbres morts en Amérique du Nord à cause de ces petites bêtes. Ils ont même fait venir d’Asie des guêpes parasites qui sont des prédateurs pour l’agrile du frêne.
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L’agrile du frêne poursuit sa conquête désastreuse du continent

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

L’agrile du frêne poursuit sa progression au Canada et aux États-Unis, principalement en raison du transport illégal du bois de chauffage, surtout par les campeurs.

Presque 20 ans après sa découverte en Amérique du Nord, l’agrile du frêne poursuit inexorablement sa progression au Canada et aux États-Unis, principalement en raison du transport illégal du bois de chauffage, surtout par les campeurs.

Publié le 29 décembre 2019 à 5h00


PIERRE GINGRAS
COLLABORATION SPÉCIALE

Jamais n’a-t-on vu en Amérique du Nord un insecte forestier provoquant autant de dommages. Beaucoup plus que la maladie hollandaise de l’orme ou encore la brûlure du châtaignier, qui a presque éradiqué l’espèce sur le continent en tuant plus de 4 milliards d’arbres au début des années 1900.

Sur une population globale de 5 à 7,5 milliards d’arbres en Amérique du Nord totalisant 16 espèces de frêne, dont 3 au Québec, plusieurs centaines de millions sont déjà morts sous la dent de la larve de l’agrile. Pour sa part, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) estime que 2 milliard de frênes ont déjà rendu l’âme autour des Grands Lacs. Les ravages sont particulièrement perceptibles en milieu urbain, où des centaines de milliers d’arbres dans les parcs et en bordure de rue ont dû être abattus. Les arbres encore sains sont pour la plupart traités à grands frais, même si leur avenir est loin d’être assuré.

Guerre à Montréal et à Longueuil

En 2012, un an après son apparition à Montréal, l’agrile a été l’objet d’une guerre sans merci.

« Nous sommes intervenus tôt, méthodiquement et de façon musclée, raconte l’entomologiste Anthony Daniel, un des responsables de la gestion de l’agrile du frêne dans la métropole. En agissant rapidement avec tous les moyens disponibles, on a évité une mortalité massive sur le territoire, contrairement à ce qui s’est passé sur la Rive-Sud ou à Laval. »

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Dégâts causés par l’agrile du frêne

Jusqu’à maintenant, Montréal a abattu 24 000 frênes de rue et de parcs et 40 000 autres doivent être éliminés d’ici 2 ans dans les grands parcs et parcs nature. Pas moins de 163 000 sont traités ou l’ont été, dont 56 000 depuis 24 mois. Le nombre d’arbres abattus, toutes espèces confondues, atteint 58 000 sur 135 000 plantations (en excluant 2019). Quant au budget global de la forêt urbaine, il a totalisé 50 millions, dont 19 millions spécifiquement contre le ravageur. On compte aussi 40 000 frênes sur des propriétés privées, dont 14 000 sont à abattre. Environ 9000 ont aussi été traités au TreeAzin, un insecticide bio utilisé tous les deux ans.

À Longueuil, on investira 11 millions au cours des trois prochaines années pour contrer l’insecte en incluant le verdissement. Mais on a cessé les traitements préventifs en raison de l’infestation majeure qui sévit, une infestation plus rapide qu’estimé à cause du grand nombre de frênaies naturelles sur le territoire, souligne Chantal Legault, porte-parole. Environ 5000 seront coupés l’an prochain, ce qui s’ajoutera aux 13 000 abattus.

Pour sa part, Anthony Daniel se dit confiant que la lutte biologique intégrée pourra peut-être assurer la survie à long terme des frênes sur l’île. Bonne nouvelle, la forêt urbaine montréalaise a même pris de l’ampleur avec la replantation massive, fait-il valoir.

« Nous payons aujourd’hui pour les services que nous donnent nos frênes, d’autant plus que ce sont les plus beaux qui sont conservés. »

Une étude publiée récemment nous montre que les effets bénéfiques de la forêt urbaine de Montréal nous évitent chaque année plusieurs centaines de mortalités prématurées et nous font économiser 31 millions en frais de santé de toutes sortes. Anthony Daniel, entomologiste

Difficile à combattre

De tous les insectes ravageurs sur le continent, l’agrile du frêne est un des plus difficiles à combattre, indique Robert Lavallée, chercheur au Service canadien des forêts. Selon le scientifique qui a travaillé à la mise au point d’une méthode de contrôle par un champignon pathogène, la détection de l’insecte est ardue.

« Les premiers symptômes évidents apparaissent une fois que les larves ont commencé leurs ravages depuis un certain temps. Il existe encore peu de prédateurs naturels. Si l’efficacité de la lutte biologique reste difficile à mesurer, elle devrait donner des résultats seulement à long terme, quand la population d’agriles aura baissé. »

Les petites guêpes parasites importées d’Asie sont efficaces et suscitent beaucoup d’espoir, mais il faudra des années avant que leur population n’atteigne un niveau suffisant pour contrôler globalement le prédateur du frêne. D’ici là, tous les experts joints par La Presse sont unanimes : la majorité des frênes matures aura disparu. En milieu forestier, on a cependant constaté que certains arbres sont plus résistants et vivent plus longtemps que leurs congénères. D’autres ont même réussi à guérir d’une première attaque.

Comme l’explique Robert Rabaglia, entomologiste au Service des forêts du département américain de l’Agriculture (USDA), on ne s’attend pas à une éradication complète, notamment parce que les frênes donnent beaucoup de semences et que le tronc des arbres abattus produit de nombreux drageons. Mais les jeunes arbres qui poussent là où l’insecte avait fait des ravages il y a plusieurs années sont aussi attaqués à divers degrés. Rappelons que si la maladie hollandaise a décimé l’orme d’Amérique, de nombreux spécimens jeunes et vieux poussent toujours ici et là même si, tôt ou tard, ils disparaîtront inévitablement.

Le chercheur Robert Lavallée rappelle que la détection de l’agrile en 2002 a pris tout le monde par surprise.

Imaginez, quand [l’agrile] est apparue, il n’existait que deux publications scientifiques sur leur sujet en chinois. On en compte actuellement autour de 400. Cette fois, nous serons prêts lors d’une autre invasion.

Robert Lavallée, chercheur

Transport illégal

En dépit des campagnes de sensibilisation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), les amateurs de camping sont encore responsables en grande partie de la progression de l’agrile du frêne au Canada, soutient Mireille Marcotte, gestionnaire nationale des enquêtes phytosanitaires à ACIA, l’organisme fédéral réglementant les territoires où l’insecte est présent.

Le campeur transporte souvent son propre bois de chauffage hors des territoires réglementés, soit pour épargner des sous, soit parce qu’il considère le bois vendu par les terrains de camping de piètre qualité. « Ce n’est pas grave parce que ce bois-là, je vais le brûler, disent-ils. Les bûches traînent sur le sol quelques jours, ce qui suffit à faire émerger des insectes adultes et contaminer un territoire où ils n’étaient pas présents. »

Depuis deux ans, les régions de Winnipeg, Québec, Halifax (avril 2019) et Moncton (août 2019) ont été envahies par l’agrile. En juillet dernier, on a découvert l’insecte à Saint-Jean-Port-Joli, dans Chaudière-Appalaches, à deux pas d’un grand terrain de camping.

À ce jour, six entreprises seulement, dont cinq du Québec, ont été sanctionnées pour transport illégal. L’agence a toutefois refusé de nous communiquer leurs noms. Les amendes ont varié de 2000 à 10 000 $. Par contre, aucun particulier n’a jamais été mis à l’amende. L’ACIA compte une trentaine d’inspecteurs au pays voués à la surveillance phytosanitaire.

La tordeuse

Les propriétaires forestiers du Québec sont beaucoup plus préoccupés par l’actuelle invasion de la tordeuse du bourgeon de l’épinette que par le sort du frêne. Les arbres qui meurent sont remplacés naturellement par d’autres essences, et le volume de bois ouvrable est limité, explique le biologiste Pierre Therrien, du Service de la gestion des ravageurs forestiers au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs. Ces arbres jouent cependant un rôle écologique important et risquent d’être remplacés éventuellement par des espèces invasives. Le frêne noir occupe par ailleurs une place importante pour les autochtones, pour des considérations tant artisanales que spirituelles.

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Cette nouvelle espèce de veuves noires pond des œufs violets


Une araignée que personne n’avait jamais vue, ni les habitants de l’endroit. Après 2 ans d’observation de cette veuve noire et on fini par conclure que c’est une nouvelle espèce qui en plus fait des œufs violets …
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Cette nouvelle espèce de veuves noires pond des œufs violets


Crédits : Wild Tomor­row Fund

par  Malaurie Chokoualé Datou

Craintes pour leurs morsures poten­tiel­le­ment mortelles, il exis­tait déjà plus de 30 espèces d’arai­gnées Latro­dec­tus, dont Latro­dec­tus mactans est la veuve noire la plus connue. Mais le Daily Mail rapporte qu’une nouvelle espèce de veuves noires a été décou­verte en Afrique du Sud.

Dans un article publié dans la revue Zootaxa, les scien­ti­fiques décrivent ainsi Latro­dec­tus umbuk­wane et ses étranges œufs violets.

Présen­tant une étrange tache rouge en forme de point d’ex­cla­ma­tion sur son dos noir luisant, cette arai­gnée a été décou­verte pour la premier fois en 2014 par l’en­to­mo­lo­giste au Wild Tomor­row Fund Barbara Wright et son équipe. Iels étaient resté·e·s scot­ché·e·s face à la « taille » de l’arai­gnée « et ses couleurs ».

Pendant deux ans, iels ont observé Latro­dec­tus avec atten­tion, et ont enfin conclu qu’il s’agis­sait d’une nouvelle espèce, endé­mique de la province du KwaZulu-Natal.

« Nous n’avons encore rencon­tré personne qui l’ait vue avant de décou­vrir le premier spéci­men, et cela inclut les commu­nau­tés locales », a fière­ment déclaré Wright. « Ce sont des arai­gnées extrê­me­ment secrètes et timides, qui se cachent dans les creux des arbres dans un type de végé­ta­tion rare auquel peu de gens ont accès. »

Ils ont égale­ment noté l’étrange couleur violette de son sac d’œufs, ce qui n’avait encore jamais été observé chez Latro­dec­tus. Les scien­ti­fiques ignorent pour l’heure le but et l’ori­gine de cette éton­nante couleur vive.

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Insectes et reptiles sur Mars?


Un communiqué provenant d’une université et d’un organisme crédible, sauf qu’il n’aurait pas passé par le comité de révision. Quoiqu’il en soit, moi aussi je doute que les images des rovers ayant arpenté Mars présente des insectes et des reptiles. Cela ne fait pas la première fois, que des personnes croit voir des choses sur la planète rouge, il y a eu entre autres, une pyramide, un masque, etc.. Ce qu’on appelle la paréidolie.
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Insectes et reptiles sur Mars?

Les photos sont embrouillées et les formes indistinctes, mais l’affirmation est spectaculaire : des insectes et même des reptiles arpenteraient actuellement le sol de Mars.

PHILIPPE MERCURE
LA PRESSE

Invraisemblable ? C’est aussi l’avis unanime des scientifiques consultés par La Presse.

L’affaire pourrait être loufoque si la nouvelle n’avait pas été diffusée par une université américaine et relayée par une plateforme gérée par l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), un organisme hautement crédible qui publie notamment la prestigieuse revue Science. Elle a aussi été reprise par de nombreux médias, dont la chaîne américaine Fox News.

« Quelqu’un l’a échappé quelque part ! » observe Robert Lamontagne, coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec.

Mardi, un communiqué de presse provenant de l’Université de l’Ohio a été envoyé à des journalistes du monde entier par la plateforme EurekAlert !, qui sélectionne chaque jour des nouvelles scientifiques d’intérêt. Le communiqué décrit les travaux du professeur émérite William Romoser, spécialiste des insectes. L’entomologiste a examiné des photos prises par les rovers de la NASA envoyés sur Mars, notamment Curiosity. Selon lui, un grand nombre de ces photos montrent non seulement des fossiles d’insectes et de « créatures apparentées aux reptiles », mais même des animaux vivants.

IMAGE FOURNIE PAR WILLIAM ROMOSER

L’une des photos montrant des insectes, selon William Romoser

« Il y a eu et il y a encore de la vie sur Mars », affirme dans le communiqué le scientifique, qui dit se baser sur la symétrie des structures pour affirmer qu’elles représentent des êtres vivants. Le communiqué est accompagné de nombreuses photos floues où l’on voit, selon l’entomologiste, des insectes et des reptiles. Notons que ces prétentions n’ont jamais été publiées dans une revue scientifique avec comité de révision par les pairs. Selon le communiqué, elles ont plutôt été présentées mardi au congrès de l’Entomological Society of America.

Les experts sceptiques

L’astrophysicien Robert Lamontagne s’avoue perplexe.

« Comme le disait Carl Sagan [astronome américain aujourd’hui décédé] : à une affirmation extraordinaire, il faut des preuves extraordinaires. Une photo floue de ce qu’on pense être un insecte, ce n’est nettement pas suffisant », dit-il.

Absence d’eau liquide, écarts de température de 100 degrés Celsius entre le jour et la nuit, atmosphère trop ténue pour protéger les êtres vivants des rayons ultraviolets : Robert Lamontagne voit une multitude de raisons pour lesquelles des insectes et des reptiles ne pourraient vivre sur Mars.

Je n’enlève aucune compétence en entomologie à ce type, il s’y connaît sans doute nettement mieux que moi, mais il n’a aucune idée des conditions qui règnent sur Mars. Quelle est la source de nourriture de ces insectes, par exemple ? Il n’y a pas de plantes sur Mars, il n’y a rien de tout ça ! L’astrophysicien Robert Lamontagne

Richard Léveillé, professeur auxiliaire en sciences planétaires à l’Université McGill, dénonce aussi « une approche scientifique qui n’est pas rigoureuse ». « Je ne vois aucun intérêt là-dedans, tranche-t-il. Parmi toutes les données de la mission Curiosity – des milliers d’images variées, des spectres multiples de plusieurs instruments, etc. –, rien n’indique des traces de vie, surtout pas des fossiles d’insectes, et encore moins des insectes ou des reptiles vivants ! »

« Jusqu’à présent, les données scientifiques ne permettent pas de conclure à l’existence de formes de vie, même simples, à la surface de Mars. À ce stade, la communauté scientifique tente plutôt d’établir l’existence de conditions ayant pu ou pouvant encore être favorables à la vie, et de déterminer si, par le passé, des formes de vie microbiennes auraient pu exister », explique quant à lui Martin Bergeron, gestionnaire de missions d’exploration planétaire et d’astronomie à l’Agence spatiale canadienne.

« Ces photos ne montrent rien qui ne puisse s’expliquer par des processus géologiques et atmosphériques se déroulant actuellement sur Mars », confirme Gordon Osinski, directeur de l’Institut sur la Terre et l’exploration spatiale à l’Université Western, en Ontario.

Jan Cami, directeur associé du même institut, évoque un phénomène appelé paréidolie, qui fait que le cerveau humain reconnaît des formes connues dans des motifs aléatoires.

« Considérant le nombre de roches de différentes tailles et de différentes formes trouvées sur Mars, les chances qu’on y voie des formes familières sont assez élevées. Quand on repère une forme de lapin parmi les nuages, on ne regarde pas un lapin, mais un nuage en forme de lapin. De la même façon, il est presque certain que nous ne voyons pas ici des insectes et des reptiles, mais des formations rocheuses qui ont une vague ressemblance avec des formes biologiques que nous connaissons ici sur Terre », dit-il.

Jennifer Holshue, directrice adjointe aux opérations éditoriales à la plateforme EurekAlert !, explique que le communiqué a été accepté parce que la recherche avait été présentée au congrès de l’Entomological Society of America.

« À cause de cela, il semblait correspondre à nos lignes directrices d’inclusion dans la catégorie des nouvelles sur la recherche », a-t-elle indiqué par courriel, précisant que l’acceptation d’un communiqué ne signifie pas que son contenu est approuvé par EurekAlert ! ou par l’American Association for the Advancement of Science.

Mme Holshue a toutefois affirmé qu’elle contacterait l’Université de l’Ohio pour obtenir « plus de contexte ». Cette dernière n’a pas répondu à nos demandes.

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Le Saviez-Vous ► Comment les insectes révèlent l’heure du crime ?


Quand la police scientifique ont compris que les insectes étaient des indices précieuses pour connaitre l’heure du crime, la science a fait un grand pas en médico-légale.
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Comment les insectes révèlent l’heure du crime ?



(c) Danielle MacInnes on Unsplash

La police scientifique compte dans ses rangs des entomologistes. Ces spécialistes s’appuient sur les insectes prélevés sur les corps pour déterminer le moment de leur première ponte. Ils peuvent ainsi estimer l’heure du décès lorsque le corps est resté à l’air libre. Après 4 mois, l’évaluation de la date de décès devient moins précise. Des facteurs tels que la météo, la densité d’insectes dans le milieu ou la présence de prédateurs influencent l’arrivée des espèces et leur développement.

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Qui sont les insectes qui donnent l’heure du crime ?

La mouche Calliphora vicina pond ses oeufs dans les plis du corps dès les premières minutes de la mort.

La mouche Calliphora vicina pond ses oeufs dans les plis du corps dès les premières minutes de la mort.


La mouche Sarcophaga est attirée par les odeurs de fermentation, entre 48 et 72 heures après le décès.

La mouche Sarcophaga est attirée par les odeurs de fermentation, entre 48 et 72 heures après le décès.

Flesh fly species sarcophaga carnaria isolated on white background

Le papillon Aglossa est très friand des graisses qui fermentent deux à trois mois après la mort.

Le papillon Aglossa est très friand des graisses qui fermentent deux à trois mois après la mort.


Anthomiya, la mouche des pluies, arrive au bout de 3 à 4 mois, lors de la dégradation des protéines du corps.

Anthomiya, la mouche des pluies, arrive au bout de 3 à 4 mois, lors de la dégradation des protéines du corps.

Photo 4/8

Après 4 à 5 mois, le nécrophore ensevelisseur enterre les restes de corps pour en nourrir ses larves

Après 4 à 5 mois, le nécrophore ensevelisseur enterre les restes de corps pour en nourrir ses larves

Photo 5/8

La présence des acariens témoigne d'un corps quasiment sec, mort depuis 5 à 6 mois.

La présence des acariens témoigne d’un corps quasiment sec, mort depuis 5 à 6 mois.

House dust mite

L'anthrène, petit coléoptère qui raffole de la kératine des poils, s'installe sur les corps morts au bout de 8 mois

L’anthrène, petit coléoptère qui raffole de la kératine des poils, s’installe sur les corps morts au bout de 8 mois


Tenebrio obscurus ne laisse que les os d'un corps en décomposition, entre la 1e et 3e année.

Tenebrio obscurus ne laisse que les os d’un corps en décomposition, entre la 1e et 3e année.


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Les papillons donnent un dernier spectacle avant la migration


    Si vous n’avez pas vu de papillons cet été, il est grand temps d’ouvrir les yeux. Sur 3 000 espèces de papillons au Québec, il n’y a que 8 espèces diurnes font le trajet aller-retour vers le sud.C’est-à-dire Canada, États-Unis et Mexique. Cette année, il semble que le temps à été assez favorable a nos insectes préférés. De plus pour le papillon monarque, la campagne de sensibilisation pour l’asclépiade a été profitables. Cette plante, longtemps jugée comme mauvaise herbe, est maintenant reconnue pour faire partie de l’alimentation du monarque.
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    Les papillons donnent un dernier spectacle avant la migration

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Des papillons migrateurs, dont la belle-dame, offrent un spectacle de fin d’été inattendu et éblouissant.

    Une profusion de papillons migrateurs facilement observables dans la grande région métropolitaine au cours des dernières semaines nous offre un spectacle de fin d’été inattendu et éblouissant. C’est le cas surtout de la belle-dame, mais aussi de la vanesse de Virginie, du vulcain et, évidemment, du monarque.

    PIERRE GINGRAS

    COLLABORATION SPÉCIALE

    Les bonnes conditions printanières lors de la migration vers le nord et un été sans grande sécheresse ont favorisé plusieurs de nos papillons migrateurs, qui sont actuellement légion dans nos jardins et nos parcs.

    Si le comportement du monarque est bien connu, les papillons migrateurs restent l’exception parmi les 3000 espèces que compte le Québec. Seulement huit espèces de papillons diurnes font le trajet aller-retour vers le sud. Comme chez le monarque, la dernière génération née au Québec est la seule à se rendre directement sur les lieux d’hivernage, soit le sud des États-Unis ou le nord du Mexique, explique le nouveau directeur de l’Insectarium de Montréal, l’entomologiste Maxim Larrivée.

    Le retour au Québec s’effectue toujours en plusieurs générations, habituellement deux ou trois. Les tempêtes, les ouragans, le froid extrême et la sécheresse, qui privent les papillons de nectar de fleurs durant leur voyage, peuvent affecter des populations entières.

    PHOTO TIRÉE DE WIKIPEDIA COMMONS

    Sur les 3000 espèces de papillons que compte le Québec, seules huit espèces diurnes sont migratrices. La vanesse de Virginie est l’une d’elles.

    La belle-dame de par le monde

    D’une envergure de 4 à 7 cm — deux fois moins que le monarque —, la belle-dame présente des ailes brun et orange, aux extrémités noir et blanc. C’est le papillon le plus répandu au monde et l’un des plus abondants. Il se compte souvent par millions en période migratoire, en groupes assez denses pour être détectés par radar.

    Selon Maxim Larrivée, les précipitations régulières l’hiver dernier au Texas ont été très favorables à cette espèce, qui a pu se reproduire en grand nombre. Les conditions météorologiques ont aussi été très propices lors de sa progression vers le nord. Cet été, l’absence de longues périodes de sécheresse au Québec a aussi favorisé l’insecte. La situation est similaire outre-Atlantique. En août, au Royaume-Uni, la population de « painted ladies » atteignait presque des records.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    Une belle-dame récolte du nectar dans un jardin de Boucherville.

    La belle-dame est répandue partout dans le monde, sauf en Australie et au pôle Sud. Elle est présente jusqu’en Islande. 

    Un mystère résolu

    S’il a fallu attendre les années 70 avant que le Torontois Fred Urquhart ne trouve l’endroit où le papillon monarque hivernait, ce n’est que depuis une dizaine d’années que le mystère de la migration de la belle-dame a été éclairci. Au Royaume-Uni, par exemple, on ignorait ce qu’il advenait des papillons l’automne.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    La belle-dame attend que les vents soient propices avant de s’envoler vers le sud.

    On a découvert que l’insecte attendait les vents favorables pour prendre rapidement de l’altitude, au moins jusqu’à 500 mètres, et voler par étapes jusqu’en Afrique.

    « C’est le même phénomène au Québec. La belle-dame butine dans nos fleurs en attendant les conditions parfaites pour le départ. Et en l’espace de 24 à 48 heures, jusqu’à 75 % des papillons vont disparaître », explique le directeur de l’Insectarium. Cette migration s’échelonne sur un à deux mois.

    Et le monarque ?

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

    Des monarques sur les lieux d’hivernage dans le sanctuaire El Rosario, dans l’État du Michoacán, dans le nord du Mexique

    Malmenée depuis des années, la population de monarque prend du mieux. Le territoire occupé par le papillon dans les aires protégées des montagnes du Michoacán, dans le nord du Mexique, a pris de l’ampleur et les conditions météo depuis le début du printemps ont favorisé la reproduction. Les autorités mexicaines ont aussi fait des efforts pour réduire l’abattage illégal d’arbres sur le territoire du monarque. Plus au nord, maintes campagnes auprès du public en vue de favoriser l’espèce portent leurs fruits. Considérée il n’y a pas très longtemps comme une mauvaise herbe à éliminer systématiquement, l’asclépiade, nourriture exclusive de la chenille du monarque, commence à trouver une place au jardin. Le public est d’ailleurs toujours invité à participer au programme Mission monarque, notamment pour compter les papillons dans différentes régions.

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Le Saviez-Vous ► A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?


Même si ce n’est que 6 % sur environs 3 500 espèces de moustiques et seulement les femelles qui piquent, on ne les aime pas du tout. L’éradication de ces bestioles n’est pas la solution, car par expérience, on sait ce que nous exterminons, il y a des graves conséquences. Ces mal-aimés sont importants dans la chaîne alimentaire et pour l’écosystème aquatique. De plus, l’ingéniosité du dard du moustique a donné naissance aux seringues que nous connaissons.
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A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?

maudits moustiques

Par Fabrice Renault

Le moustique n’est-il que l’ennemi de l’homme ? Y a-t-il une seule bonne raison de ne pas voire disparaître tous les moustiques de la surface du globe ? Bon et bien, il est temps de tenter d’apporter une réponse sur la question ô combien existentielle du rôle caché de ces maudits moustiques sur la planète…

A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?

Le moustique est sans doute l’ennemi de nos belles nuits d’été, synonyme de piqûres, de boutons et de démangeaisons. Mais il est loin de se contenter de cela. En effet, il est également le vecteur de divers maladies. Il décroche même la palme du règne animal pour ce qui concerne le nombre de morts causé chez l’être humain.

Il n’est donc sans doute pas illégitime de se poser la question de son utilité sur terre. Au-delà des dégâts qu’il inflige à l’homme, le moustique a-t-il une réelle utilité pour la nature ? Plus encore, celle-ci pourrait-elle surmonter sa disparition ?

Si piqûres, rougeurs et démangeaisons vous rendent fous, attendez de lire ce qui suit sur ces maudits moustiques. Le constat sanitaire qui leur est directement imputable est conséquent.

Paludisme : une hécatombe directement imputable au moustique

Le paludisme (ou malaria) que transporte le moustique aurait tué la moitié des personnes qui ont déjà vécu sur Terre ! Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le moustique infecté, Anopheles gambiae, serait responsable de 7 millions de morts par an. Transmis par les moustiques ­anophèles, le ­paludisme tue 1 000 enfants par jour…

maudits moustiques

Deux autres espèces, Aedes aegypti et Aedes albopictus, sont les principaux vecteurs des virus de la fièvre jaune, de la dengue, du chikungunya ainsi que de la fièvre Zika. Cette dernière a récemment été déclarée «urgence de santé publique de portée mondiale» par l’OMS. En effet, on estime de 3 à 4 millions de cas déclarés cette année dans les Amériques. Au final, on arrive à ce constat :

Une seule créature tue plus d’hommes que l’homme lui-même, c’est le moustique.

Mais alors, y a-t-il une seule raison de ne pas souhaiter la disparition totale des moustiques ? C’est vrai que de prime abord, on serait tenter de croire que les moustiques ne sont là que pour nous dévorer…

Bien sûr, comme vous vous en doutiez peut-être, leur omniprésence dans notre environnement est loin d’être inutile. On peut même distinguer plusieurs points positifs à leur existence. Et bien oui en fait, comme d’habitude : Dame Nature n’as rien laissé au hasard !

Quand les moustiques ne sont pas que de vilains suceurs de sang humain

Ils sont acteurs à part entière de la biocénose

maudits moustiques

Au sein de la chaîne alimentaire, les moustiques servent de nourriture à de nombreuses espèces, comme les poissons, oiseaux, reptiles, insectes. Au stade de larves, ils sont gobés par des invertébrés aquatiques, des batraciens et des poissons. Puis, adultes, ils constituent les mets de prédilection d’oiseaux, de chauve-souris, de grenouilles, d’araignées, de lézards ou de libellules.

Les moustiques nourrissent beaucoup de prédateurs et c’est donc sur eux que repose une partie de la chaîne alimentaire. Le moustique est ainsi l’aliment principal des oiseaux migrateurs, lors de leur passage dans la toundra.

Si ce plat de prédilection venait à manquer, Bruce Harrisson, entomologiste au Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles en Caroline du Nord, estime que :sans les moustiques  le nombre d’oiseaux chuterait de plus de 50 % !

    Ils dépolluent les écosystèmes aquatiques

    Les scientifiques ont démontré que les larves de moustiques jouent un rôle de filtre dans les écosystèmes aquatiques. Elles s’y nourrissent de déchets et de micro-organismes. En effet, les larves se développent dans l’eau, pour se nourrir et grandir, elles filtrent cette eau. Se faisant, elles la débarrassent des bactéries qui s’y trouvent, contribuant ainsi à nettoyer et dépolluer notre environnement.

    Les moustiques participent donc au cycle de l’azote, en intervenant dans la première étape de décomposition de l’azote organique en azote minéral. Ils filtrent les eaux et évitant ainsi l’eutrophisation des milieux, qui est une forme singulière mais naturelle de pollution de certains écosystèmes aquatiques, qui se produit lorsque le milieu reçoit trop de matières nutritives et que celles-ci prolifèrent.

    Ils sont de petits pollinisateurs

    maudits moustiques

    Contrairement à ce que l’on croit le moustique ne se nourrit pas vraiment de sang. Sur les 3 500 espèces répertoriées, seulement 6% piquent effectivement les humains. Et dans ces 6%, seules les femelles ont un régime hématophage, piquant voracement à travers la peau pour sucer le sang de leur victime. Et elles ne le font pas pour se nourrir, mais pour apporter des protéines à leurs œufs pour qu’ils parviennent à maturation.

    Lors d’un « repas sanguin » complet, une femelle moustique peut prélever jusqu’à 10 microlitres de sang. Parmi les différentes espèces recensées ont distingues :

  • les moustiques anthropophiles, attirés par l’homme

  • les mammophiles, attirées par les mammifères

  • les ornithophiles, attirées par les oiseaux

  • les batracophiles, qui s’attaquent aux batraciens

  • et enfin les herpétophiles, qui font des reptiles leurs proies

    En réalité, le moustique a besoin de sucre pour voler. Et c’est là qu’il est utile à son environnement. Il passe donc de fleur en fleur pour en récupérer le sucre. C’est ainsi qu’il va polliniser les plantes et permettre leur fécondation. Il est admis que les moustiques participent au même titre que d’autres insectes, à la pollinisation des végétaux.

    Les moustiques suscitent l’intérêt des chercheurs en médecine

    Lorsqu’il nous pique, le moustique nous injecte de la salive contenant un anti-coagulant. Celui-ci neutralise nos plaquettes et sert à endormir la plaie afin d’éviter qu’on l’écrase alors qu’il s’y trouve encore. Cela lui sert aussi à diluer le sang pour que celui-ci puisse remonter facilement dans sa trompe, sans coaguler.

    Mais ce produit provoque aussi une réaction immédiate des mastocytes, des cellules situées dans la couche inférieure de l’épiderme. Celles-ci sécrètent notamment de l’histamine, un neuromédiateur responsable de cette désagréable démangeaison ressentie.

    Or, ceci intéresse de près la médecine. Les anticoagulants sont notamment utiles face aux maladies cardiovasculaires, lorsqu’on cherche à éviter qu’un caillot ne se forme dans les artères par exemple. Beaucoup de problèmes liés au processus de coagulation restent non résolus.

    Ils sont à l’origine d’une innovation biomimétique

    maudits moustiques

    Saviez-vous que les aiguilles médicales actuellement utilisées sont directement inspirées de la trompe des moustiques ?

    En effet, les piqûres indolores des moustiques ont suscité l’intérêt de deux sociétés japonaises. Elles ont donc décidé de copier cette vertu pour élaborer des aiguilles médicales d’un nouveau type : des aiguilles qui, comme la trompe du moustique, sont de forme conique et non plus cylindrique.

    Après cinq années consacrées à la recherche, deux ingénieurs, Masayuki Okano et Tetsuya Oyauchi, ont découvert une nouvelle méthode défiant les spécialistes et les méthodes traditionnelles de production d’aiguilles. C’est ainsi qu’en 2005, les nouvelles aiguilles Nanopass 33, fabriquées en titane, sont mises sur le marché et se vendent à des millions d’exemplaires.

    Cette aiguille a un diamètre externe de 60 micromètres et un diamètre interne de 25 micromètres, comparable au diamètre de la trompe des moustiques de 30 à 40 micromètres. Grâce à cette miniaturisation, le désagrément associé aux seringues ne représente désormais pas plus qu’une piqûre de moustique, soit une douleur quasi inexistante.

    Éradiquer les moustiques : un impact écologique incertain

    Tous ces rôles sont-ils réellement capitaux pour la biodiversité ? D’autres insectes ne pourraient-ils pas remplacer le moustique s’il venait à disparaître ? Lorsqu’on leur demande, les chercheurs eux-mêmes ne sont pas sûrs des retombées écologiques d’une disparition totale des moustiques. Ils affirment toutefois qu’il y aurait bel et bien de sérieuses conséquences. Ainsi, Frédéric Simard, entomologiste et directeur de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement, explique :

Aucune de ces espèces n’est irremplaçable. Leur disparition pourrait être compensée par l’arrivée d’autres insectes, tels les chironomes (fiche Wiki), qui profiteraient de l’espace ainsi libéré, car la nature a horreur du vide (…) On ne connaît pas de prédateur qui dépende spécifiquement des moustiques.

Jusqu’ici, les spécialistes luttaient contre les moustiques essentiellement en utilisant des insecticides. Malheureusement, en plus de les tuer, à l’aide de pesticides, il faudrait aussi endommager leurs habitats, en vidant des étangs, lacs, ruisseaux. Ceci aurait inévitablement des répercussions sur d’autres espèces animales. Mais détruire leur habitat ne serait pas suffisant. Il faudrait aussi tuer les larves à l’aide de larvicide, ce qui multiplierait les conséquences probables.

De plus, des résistances sont apparues chez les insectes au cours des dernières années, poussant les chercheurs à trouver d’autres méthodes sélectives d’éradication plus complexes mais aussi plus efficaces, comme la « naissance contrôlée du moustique ».

Quoi qu’il en soit, une éradication totale du fléau moustique relève de l’utopie. Frédéric Simard affirme :

Ils étaient là bien avant nous sur Terre, ils n’ont jamais cessé de s’adapter et ils ne sont pas menacés par l’érosion de la biodiversité. On peut tout au mieux tenter de contrôler les moustiques qui transmettent des maladies, afin qu’ils ne représentent plus un problème de santé publique.

L’impossible éradication

Souvenons-nous du cas de l’Amérique Latine, qui avait entrepris une bataille herculéenne dans les années 1950 et 1960 pour éradiquer Aedes aegypti.

L’Organisation Panaméricaine de la Santé avait mis en œuvre toutes les mesures les plus efficaces de l’époque à une échelle massive, y compris vaporiser du très toxique insecticide DDT, depuis interdit. Mais une fois les efforts relâchés, les moustiques étaient revenus sur le continent et avaient également rejoint l’Asie et l’Afrique.

En rayant les moustiques de la surface de la Terre, ne risque-t-on pas, par un effet domino, de provoquer l’extinction d’autres espèces animales ? Et s’il s’avère que l’une de celles-ci mange à son tour des insectes ravageurs de récoltes, déclenchant de facto une famine qui ferait beaucoup plus de morts ?

Reste la question éthique et morale

l’homme peut-il supprimer des espèces entières, aussi meurtrières soient-elles, alors que les humains eux-mêmes constituent un danger pour la nature dans son ensemble ?

Quoi qu’il en soit, l’ère d’un monde sans moustiques n’est pas pour demain. Toutefois, réussir à réduire et contrôler les espèces de moustiques qui transmettent des maladies, pourrait représenter l’une des plus grandes victoires de la santé publique de l’histoire.

Un article de Sophie Guittat

https://www.mieux-vivre-autrement.com/

Las Vegas envahie par les sauterelles


Il semble que les pluies des derniers mois aient été propices pour les sauterelles. Elles envahissent Las Vegas, heureusement que ces insectes qui ne sont pas porteur de maladie. Cela doit être quand même assez impressionnant
Nuage

Las Vegas envahie par les sauterelles

De larges essaims de sauterelles ont pris d’assaut les rues de Las Vegas cette semaine. Toutefois, selon un entomologiste, elle ne représente pas un danger pour la population.

«Ils ne portent pas de maladies, ils ne mordent pas, a expliqué Jeff Knight à la chaîne d’information CNN. Ce n’est même pas une espèce que nous considérons comme un problème. Ils ne feront probablement pas de dommages sur les propriétés.»

Malgré tout, plusieurs habitants ont partagé des images spectaculaires sur le web, alors que l’on peut voir des sauterelles envahir des stations-service ou même des trottoirs.

Ce phénomène se produit à l’occasion. Les six derniers mois, beaucoup plus pluvieux que la moyenne, ont créé des conditions propices à la prolifération de ces insectes provenant du désert.

https://www.tvanouvelles.ca/