Des chiens «influenceurs» sont payés pour promouvoir des marques sur Instagram


Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement, je n’aime pas trop l’utilisation des chiens pour promouvoir des marques même si cela est payant pour les maîtres. J’aime beaucoup mieux les chiens aidant qui sont plus utiles dans divers domaines
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Des chiens «influenceurs» sont payés pour promouvoir des marques sur Instagram

 

Chien influenceur | MSLGROUP GLOBAL via Flickr CC License by

Chien influenceur | MSLGROUP GLOBAL via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Business Insider, Digiday

Ces canidés sont moins chers et souvent plus efficaces que leurs homologues humains.

 

Souvent blogueurs, mannequins ou DJ, les «influenceurs» sont des gens cools qui ont beaucoup de followers sur Instagram et sont payés par des marques pour promouvoir des produits. Mais ces humains ont désormais de la concurrence: les chiens. 

Aux Etats-Unis, plusieurs marques dont Budweiser, Mercedes Benz, JetBlue et The Body Shop font désormais appel à des chiens célèbres sur Instagram, comme Marnie the Dog (2,1 millions de followers) ou Loki the Wolfdog (1,5 millions de followers). La stratégie marketing est simple: les gens adorent les chiens sur Internet, donc une campagne de pub avec un chien mignon a de bonnes chances d’être populaire et de venir virale. Même si le produit vendu n’a rien à voir avec les chiens.

En effet, même les marques de produits de beauté se sont mises à embaucher des chiens influenceurs. Plutôt qu’une actrice, on a donc un mini bouledogue (Chloe, 170,000 followers) qui pose en pseudo robe de chambre à côté de mascaras et de vernis à ongle.

Ou encore Toast, un Cavalier King Charles qui fait la promotion d’un tube d’eyeliner.

Il existe même une agence –The Dog Agency– qui trouve les meilleurs chiens influenceurs pour les besoins d’une marque. Un des avantages des animaux: ils génèrent souvent plus de clics et de «like» que les humains, et leurs tarifs sont moins élevés. Ceci dit, avoir un chien populaire sur le net reste une très bonne affaire pour leurs propriétaires, dans la mesure où les marques payent entre 2.000 et 5.000 dollars pour un post de promotion.

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La vérité répugnante sur la viande synthétique


La façon que la viande synthétique est fabriquée, je me sens moins coupable de manger du boeuf de manière conventionnel, mais sans pour autant que l’élevage soit dans des meilleures conditions, quoique je mange moins de viande qu’avant .. Bref, c’est quasi un film d’horreur de la façon que la viande synthétique est fabriquée
Nuage

 

La vérité répugnante sur la viande synthétique

 

CHARLY TRIBALLEAU / AFP

CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Nick Thieme, traduit par Peggy Sastre

Sa matière première: du fœtus de vache vidé de son sang.

La société Hampton Creek, spécialisée dans les aliments à base de végétaux, a récemment annoncé son projet de commercialiser de la viande synthétique d’ici l’année prochaine. Le plan est ambitieux, et les raisons d’en douter nombreuses –le fabricant de mayonnaise végétarienne a souvent été critiqué, que ce soit parce que son dossier scientifique ne tient visiblement pas la route, que ses étiquettes sont trompeuses ou encore parce que certains de ses employés ont été forcés d’acheter des pots en nombre pour faire monter artificiellement ses ventes. Hampton Creek espère venir à bout de ses concurrents d’ici deux ans, malgré une entrée tardive sur le marché de la «viande in vitro» –une cible audacieuse, qui ajoute au scepticisme général.

L’intérêt de la viande synthétique est de pouvoir créer un produit alimentaire plus écologique, qui n’exige pas tous les tracas de l’élevage –la viande est cultivée en laboratoire, pas sur la carcasse d’un être vivant. Si Hampton Creek gagne (et, jusqu’à présent, la marque a réussi à évacuer la plupart des scandales), son avantage concurrentiel sera certain, vu que la «viande» sera conçue à partir de nutriments végétaux, et non pas de sang de veau mort-né.

Saigné à mort

Oui, en l’état actuel de nos connaissances, produire de la viande artificielle exige d’utiliser du sérum fœtal bovin. Qu’est-ce que le sérum fœtal bovin (FBS)? D’où vient-il? À quoi sert-il d’autre? En réalité, le FBS est un produit assez courant, auquel nous devons de nombreuses innovations médicales. Voyons un peu.

Le FBS, comme son nom l’indique, est un sous-produit du sang de fœtus bovin. Si une vache arrive à l’abattoir enceinte, la vache est tuée et son fœtus prélevé, avant d’être amené dans un centre de prélèvement sanguin. Le fœtus est gardé vivant pendant toute la procédure, pour s’assurer de la bonne qualité de son sang. On insère une seringue dans son cœur et on le saigne jusqu’à sa mort, ce qui prend environ cinq minutes. Ensuite, le sang est raffiné pour en extraire le FBS.

Chaque année, dans le monde, des millions de fœtus sont tués à cet effet. Si les vaches et les taureaux sont en général séparés pour éviter les accidents de pâture, les vaches laitières doivent tomber enceintes de temps en temps pour garantir leur production de lait, et finissent un jour ou l’autre à l’abattoir. On estime le nombre de vaches laitières pleines au moment de l’abattage entre 17 et 31%.

Organismes en développement

Pourquoi le sérum fœtal bovin sert-il à fabriquer de la viande in vitro? Revenons aux fondamentaux: la viande synthétique est produite en laboratoire à partir de cellules bovines cultivées dans des boîtes de pétri pour, au final, arriver à une substance suffisamment proche de la vraie viande pour en faire des steaks hachés –et pour cause, elle contient exactement les mêmes cellules. Et ces cellules, la base de cette substance, sont connues pour être suicidaires.

En temps normal, c’est une bonne chose: pour que différentes parties du corps puissent se développer et fonctionner normalement, il faut que ces cellules soient capables de se zigouiller si jamais elles se rendent compte qu’elles ne sont pas à leur place. Dans un corps, c’est super, mais lorsque vous mettez ces cellules en culture (ce qui se passe en laboratoire quand vous cherchez à produire de la viande artificielle), ces cellules font tout leur possible pour crever. Le FBS empêche cette mort parce qu’il contient des facteurs de croissance, des substances qui se lient aux cellules et les persuadent qu’elles sont à la bonne place.

Le FBS n’est pas le seul sérum utilisé dans la culture de viande, mais c’est le plus courant, y compris parmi d’autres produits sanguins bovins. Jan van der Valk, chercheur en sciences biomédicales à l’Université d’Utrecht, explique que les fœtus de vache sont des «organismes en développement». Ce qui signifie que leur sang contient davantage de facteurs de croissance que celui d’animaux plus âgés. Leur sérum est donc meilleur pour la culture cellulaire et donc pour produire de la viande synthétique.

Pas un produit végétarien

L’autre qualité du FBS, c’est qu’il est un support de croissance universel. Vous pouvez quasiment y coller n’importe quel type de cellules, les mettre dans une boîte pétri et ces cellules vont pousser. Les autres sérums n’ont pas cette universalité. Ils sont au contraire spécifiques à un type de cellule: si vous voulez faire pousser des cellules musculaires, il vous faudra utiliser un sérum de tissu musculaire, des cellules cérébrales, un sérum de tissu cérébral, et ainsi de suite. Dès lors, si le FBS pourrait un jour servir à récréer tout l’étal d’une boucherie-charcuterie, si vous voulez faire du pâté, du foie de veau ou des saucisses à partir d’autres produits, il vous faudra des sérums spécialisés.

Sauf que si le FBS est très pratique, il n’est d’aucune utilité pour réaliser l’objectif principal de la viande in vitro: cesser de tuer des animaux. Pourquoi ne pas tout simplement manger de la viande de vache, plutôt que d’en passer par un processus fastidieux visant à créer des cellules bovines à partir de cellules bovines? À l’heure actuelle, la viande synthétique n’est pas végétarienne, ce qui signifie qu’elle ne pourra pas être vendue à des végétariens ou des végans, qui pour beaucoup ne consomment pas de viande à cause de la cruauté ou des coûts environnementaux de l’élevage industriel. De la viande in vitro conçue à partir de FBS ne résout en rien ces problèmes –en réalité, pour bien des sensibilités, savoir que votre viande provient d’un animal mort-né qu’on a vidé de son sang pourrait être encore plus perturbant.

Des substituts existent

Reste que le FBS ne sert pas qu’au développement de viande synthétique, loin de là. Son utilisation est endémique dans la recherche médicale, avec plus de 10.000 études qui en font mention, un nombre bien supérieur à d’autres produits sanguins bovins. Ces articles concernent des sujets très variés. Le FBS a servi à développer des vaccins contre de nombreux cancers, la grippe, le VIH et l’hépatite, et a aussi contribué à une meilleure connaissance des tissus cérébraux et musculaires. D’aucuns cherchent cependant à réduire son utilisation dans le développement des vaccins, à la fois pour des raisons éthiques, mais aussi de santé publique.

Les vaccins conçus à partir du FBS pourraient transmettre la maladie de la vache folle, et si le risque est extrêmement faible, avec environ une chance sur 40 millions, l’agence de sécurité du médicament américaine, la FDA, décourage fortement son usage depuis vingt-cinq ans. Selon Van der Valk, ce risque est particulièrement inquiétant avec la viande synthétique.

«Si vous produisez de la viande à partir d’un sérum infecté, vous pouvez transmettre la maladie aux gens», m’a-t-il dit.

Malgré les recommandations de la FDA, FBS est toujours très couramment utilisé parce qu’il est très pratique. Il existe des alternatives –la Peta a dressé une liste de 74 substituts, mais quasiment tous sont spécifiques à un type de cellules. Parmi les substituts universels, le lysat plaquettaire est ce dont van der Valk se sert le plus, mais la substance est fixée à ses propres tissus –du moins, si vous voulez en faire de la viande in vitro.

Vers une vraie alternative?

Les lysats plaquettaires sont produits à partir des plaquettes sanguines prélevées dans le sang humain. Du fait des restrictions très strictes attachées au sang utilisé dans les transfusions sanguines, la FDA détermine leur péremption à cinq jours après le prélèvement. Fréquemment, quand une poche de sang expire, au lieu de la gâcher en la jetant à la poubelle, un laboratoire va la récupérer pour produire des lysats plaquettaires et les vendre comme sérum pour la culture cellulaire. Les lysats plaquettaires sont donc un excellent substitut du FBS dans la recherche biomédicale humaine.

Mais difficile de s’en servir pour produire de la viande synthétique car, comme l’explique van der Valk avec un merveilleux sens de l’euphémisme, les gens pourraient avoir du mal à manger de la viande produite à partir de sang humain.

Les lysats plaquettaires pourraient cependant annoncer une «étape intermédiaire» entre l’utilisation de produits animaux et des sérums parfaitement végans.

Hampton Creek va essayer de fabriquer de la viande synthétique à partir de substances végétales, sans en passer par le FBS ou d’autres produits humains comme les lysats plaquettaires. Trouveront-ils des clients pour en manger?

Comme le soulignait Daniel Engber il y a quatre ans, si la viande synthétique n’a pas bon goût, elle fera un flop –et comme elle n’aura jamais le goût de la vraie viande, c’est une perte de temps que de vouloir en produire. L’autre obstacle majeur sur la route de la viande in vitro, c’est la psychologie humaine: les gens ont en général du mal avec les trucs conçus en laboratoire. Reste qu’une viande synthétique qui n’a jamais vu de sang de fœtus de vache pourrait compter sur un bon argument de vente.

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Les enfants voient 25 Millions de pubs d’aliments par année


Avec la publicité numérique, les enfants de 2 a 11 ans voit en 1 an 25 millions des publicités ciblées pour eux et 90 % concernent la malbouffe. Ils sont visés partout, sur les sites pour enfants, les jeux vidéos, film … Il est temps que la publicité ciblée pour nos jeunes soient réglementé plus sévèrement
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Les enfants voient 25 Millions de pubs d’aliments par année

 

FUSE

L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte.

Il est clair que les taux d’obésité sont influencés par la masse de publicité à laquelle sont exposés les enfants

 

Chers parents,

Vous ignorez peut-être la masse de publicité que voient vos jeunes sur des aliments et boissons à faible valeur nutritive.

Ce n’est pas de votre faute. C’est le monde dans lequel nous vivons. Nous devons nous rendre à l’évidence : les entreprises de produits alimentaires et de boissons exercent leur emprise sur nos enfants.

Il y a vingt-cinq ans, les parents pouvaient s’attendre à voir et contrôler la plupart des publicités auxquelles leurs enfants étaient exposés. Aujourd’hui, même les parents les plus consciencieux ne sont pas en mesure de le faire.

Les enfants sont ciblés par la publicité d’aliments et de boissons à faible valeur nutritive à la télévision, à la radio, dans les magazines, les jeux vidéo et les films, sur les panneaux publicitaires, par le placement de produits, et par le parrainage d’événements et d’équipes. L’industrie fait régulièrement appel aux célébrités et aux personnages pour capter leur attention. Des publicités les attendent aussi où ils se rassemblent, comme dans les arénas, les centres récréatifs et les écoles.

La situation a empiré au fil des ans.

Les nouvelles formes de publicité numérique permettent aux entreprises de cibler à bas prix les jeunes avec leurs propres sites Web, ainsi que par des bandeaux, fenêtres et vidéos publicitaires sur d’autres sites, ou encore au moyen d’applications, d’alertes ou d’annonces commerciales et de textos. La publicité alimentaire est aussi intégrée aux publications des blogueurs sur YouTube.

L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte.

La plupart de ces entreprises sont très présentes sur les médias sociaux, ce qui leur permet d’interagir avec vos jeunes. L’utilisation des jeux vidéo promotionnels étant répandue, les enfants sont exposés à la publicité pendant des heures sans que ni eux ni leurs parents ne s’en rendent compte. En transmettant le lien à leurs amis, ils deviennent annonceurs à leur tour.

Les techniques publicitaires ont bien évolué.

Le marketing en ligne est très différent du traditionnel. Dans bien des cas, il permet aux enfants d’interagir avec le produit, et fait appel au ciblage publicitaire basé sur leur comportement et au ciblage géographique.

 

Le Code de la publicité radiotélévisée destinée aux enfants limite cette dernière à quatre minutes par émission de 30 minutes pour enfants. Toutefois, la publicité d’aliments et de boissons sous forme numérique ne fait l’objet d’aucune restriction.

En un an, à l’échelle du pays, les enfants de 2 à 11 ans ont vu 25 millions de ces publicités – dont 90 % concernent des produits à faible valeur nutritive – sur leurs dix sites Web préférés.

Plus tôt cette année, mon équipe de recherche et moi-même avons entrepris de mesurer l’ampleur de la publicité numérique d’aliments et de boissons destinée aux enfants. Nous nous attendions à de gros chiffres, mais les résultats nous ont renversés. En un an, à l’échelle du pays, les enfants de 2 à 11 ans ont vu 25 millions de ces publicités – dont 90 % concernent des produits à faible valeur nutritive – sur leurs dix sites Web préférés.

Ce marketing est bon pour la santé des entreprises, mais pas pour celle de nos jeunes.

Il est clair que les taux d’obésité sont influencés par la masse de publicité à laquelle sont exposés les enfants. L’obésité expose ces derniers à un risque beaucoup plus élevé d’en souffrir à l’âge adulte, de même qu’à de nombreux problèmes de santé susceptibles de raccourcir leur vie, dont les maladies du cœur, l’AVC et le diabète.

L’industrie alimentaire s’est dotée d’un système volontaire censé limiter la publicité destinée aux enfants sur des aliments et boissons à faible valeur nutritive. Ce système ne fonctionne pas. J’ai mené plusieurs études pour évaluer l’influence de l’autorégulation en matière de publicité alimentaire, et les résultats indiquent de manière convaincante qu’il s’agit d’un échec.

Heureusement, nous avons un modèle qui fonctionne au pays. Depuis 1980, le Québec interdit la publicité commerciale de tous biens et services destinée aux enfants de moins de 13 ans. Il est temps que le reste du Canada emboîte le pas. Par ailleurs, la restriction devrait aussi englober les adolescents, et la loi devrait encadrer toute l’étendue de la publicité.

Tous les parents veulent que leurs enfants soient élevés dans la santé, mais ils ont besoin d’aide pour y arriver. Une réglementation fédérale de la publicité d’aliments et de boissons serait un bon moyen de les épauler. Les preuves à cet effet ne manquent pas.

Donnons aux parents le coup de main dont ils ont besoin pour que leurs enfants grandissent en santé.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les Canadiens paient des milliards pour des articles fabriqués par des enfants


21 millions de personnes dans le monde sont par la force, piégées ou intimidées pour travailler dans des usines dont  5,5 millions seraient des enfants. Le pire, c’est que le consommateur n’en sait rien et ce n’est pas juste au Canada …
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Les Canadiens paient des milliards pour des articles fabriqués par des enfants

 

La valeur des importations des produits qui auraient... (Photo NOORULLAH SHIRZADA, AFP)

La valeur des importations des produits qui auraient été fabriqués par des enfants pourrait avoir atteint 34 milliards au Canada en 2016.

PHOTO NOORULLAH SHIRZADA, AFP

 

La Presse Canadienne
Ottawa

Un rapport de Vision mondiale rappelle que les consommateurs canadiens pourraient acheter sans le savoir de plus en plus de produits fabriqués par des enfants dans d’autres régions du monde.

Le rapport, qui doit être publié lundi par Vision mondiale Canada, suggère que la valeur de ces importations dites «à risque» a pu atteindre 34 milliards l’an dernier au Canada, alors qu’elle était de 26 milliards en 2012.

Selon l’organisme caritatif, cette augmentation de 31% en quatre ans devrait servir de rappel pour les consommateurs, mais aussi les politiciens.

Le rapport souligne notamment une hausse des importations de vêtements faits au Bangladesh, de tomates en provenance du Mexique et de chaussures fabriquées en Inde.

Les auteurs demandent à nouveau aux gouvernements de légiférer afin de forcer les entreprises à révéler publiquement leurs chaînes d’approvisionnement, pour démontrer que leurs produits ne sont pas le fruit du travail des enfants ou du travail forcé.

Et en l’absence de législation, le rapport demande aux entreprises de rendre publique cette information de façon volontaire.

Le document n’accuse aucune entreprise canadienne en particulier d’être intentionnellement complice de cette pratique, car aucune preuve en ce sens n’a été recueillie.

Par contre, le rapport cite le chiffre de 21 millions de personnes dans le monde qui auraient été contraintes par la force, piégées ou intimidées afin d’effectuer un travail; de ce nombre, 5,5 millions seraient des enfants.

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Enquête sur le miel de Protégez-vous: des apiculteurs québécois se défendent


Le miel est un aliment le plus falsifié au monde, et bien sûr, au Québec, on s’intéresse à savoir ce que le produit est bien ce qu’on ne l’achète. Avec les tests fait par la revue Protégez-vous, des apiculteurs se sont indignés que le pot analysé contenait du sucre artificiel. Cependant, sans être falsifié, il peut que la raison était imprévisible et donc non volontaire
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Enquête sur le miel de Protégez-vous: des apiculteurs québécois se défendent

À moins d'avoir un palais extrêmement sensible, on... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse)

À moins d’avoir un palais extrêmement sensible, on ne détecte pas la présence d’un sucre artificiel, en petite quantité, dans du miel naturel. Un producteur ou un transformateur malveillant peut donc être tenté de couper son miel pour réduire ses coûts.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Protégez-vous dévoile ces jours-ci les résultats de ses tests sur le miel qui ont trouvé un taux de non-conformité très élevé, 31 %. Dans le groupe des miels qui ne passent pas le test, un miel d’été québécois qui contenait du sucre artificiel. Les apiculteurs des Cantons-de-l’Est qui le produisent répliquent : c’est strictement impossible.

« On veut nettoyer notre réputation », dit Liliane Morel, de la ferme Les Trois acres de Dunham qui compte une centaine de ruches pour une production d’environ 15 000 lb de miel.

Liliane Morel et son partenaire d’affaires et de vie Stephen Crawford veulent faire des tests sur leur miel d’été puisqu’ils ne comprennent pas du tout comment un de leur pots a pu contenir 6,5 % de sucre artificiel.

« On n’utiliserait jamais du sucre », insiste-t-elle. 

Les Trois acres a reçu l’appui du Syndicat des apiculteurs du Québec et de l’Union paysanne dans ses démarches pour clarifier la situation.

Le laboratoire mandaté par Protégez-vous a testé un seul pot pour chacun des 36 miels étudiés.

La direction de Protégez-vous conserve sa totale confiance dans les résultats publiés.

« Protégez-vous a confiance en son laboratoire, qui est hautement spécialisé dans les analyses que nous lui avons confiées. Nous avons d’autres échantillons, mais nous n’avons pas de raisons de croire que notre test serait erroné, donc nous ne prévoyons pas refaire de nouvelles analyses », a indiqué Julie Gobeil, la directrice du contenu et des communications. 

COMMENT DU SUCRE PEUT-IL SE RETROUVER DANS DU MIEL ?

Ce n’est pas un hasard si Protégez-vous s’est intéressé au miel : il s’agit d’un des aliments les plus falsifiés du monde. Car, à moins d’avoir un palais extrêmement sensible, on ne détecte pas la présence d’un sucre artificiel, en petite quantité, dans du miel naturel. Un producteur ou un transformateur malveillant peut donc être tenté de couper son miel pour réduire ses coûts.

Mais du sucre peut se retrouver dans le miel involontairement à la suite d’une mauvaise manipulation de l’apiculteur ou d’un phénomène naturel, explique le président de l’Union paysanne Benoit Girouard, apiculteur lui-même.

Les apiculteurs peuvent ajouter de l’eau sucrée dans une ruche au printemps pour donner un coup de pouce à un nucléi plus faible. Normalement, le sirop reste dans la ruche du bas, celle qui abrite la reine, et ne devrait pas être mélangé avec le miel au moment de la récolte. Mais une erreur de manipulation peut toujours arriver, note Benoit Girouard.

Cette explication ne tient toutefois pas pour le couple d’apiculteurs de Dunham : ils utilisent parfois leur miel pour partir les ruches au printemps. Il ne devrait donc jamais y avoir de sucre ajouté dans leur miel d’été. 

« L’autre phénomène, c’est un pillage », explique Benoit Girouard.

Cela survient quand les abeilles trouvent du sucre è l’extérieur de la ruche et le ramène dans les rayons. Certains apiculteurs mettent un sirop sucré à l’extérieur de la ruche lors des premières sorties des abeilles pour donner une chance aux insectes et favoriser le développement de la colonie. 

Le pillage d’une ruche par un groupe d’abeilles étrangères est complètement indépendant de la volonté des producteurs et n’est pas du tout un cas de fraude alimentaire, dit le président de l’Union paysanne.

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Les supermarchés donnent la main aux banques alimentaires


Les banques alimentaires au Québec viennent de réussir un grand coup pour aider plus de 400 000 personnes, dont près de 150 000 enfants chaque mois. En plus, cela va limiter les gaspillages alimentaires des supermarchés tels que Provigo, Maxi, Metro, Super C, IGA, ainsi que d’autres comme Cascades fournira les boites et le reste sera les subventions pour le transport, essence, réfrigération ….
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Les supermarchés donnent la main aux banques alimentaires

 

D'ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

D’ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent atteindre 611 magasins et récupérer ainsi 8 millions de kilos de denrées annuellement.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

 

LIA LÉVESQUE
La Presse Canadienne

Les banques alimentaires du Québec et les grands supermarchés se donnent enfin la main pour récupérer la nourriture invendue afin de venir en aide aux gens dans le besoin et d’éviter en plus le gaspillage.

Un projet-pilote en ce sens avait déjà été lancé et, fort de son succès, la collaboration sera étendue à 611 magasins participants des bannières Provigo, Maxi, Metro, Super C et IGA d’ici trois ans.

L’annonce en a été faite vendredi à Montréal, dans les locaux de la Maison bon accueil, en présence de Dominique Anglade, ministre de l’Économie et députée de la circonscription dans laquelle se trouve la Maison bon accueil, et Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie. Recyc-Québec accorde une subvention de 395 200 $ pour démarrer le projet à plus grande échelle.

«C’est une première au Canada», a soutenu la ministre Charlebois.

Il semble qu’il ait été particulièrement difficile d’assurer le fonctionnement d’un tel système.

Les supermarchés fournissent les denrées; des partenaires comme Cascades fournissent les boîtes de carton et la subvention sert à défrayer les coûts du transport, de l’essence, de l’entreposage, du système de congélation, a expliqué Annie Gauvin, directrice générale des Banques alimentaires du Québec.

Le projet-pilote avait permis de récupérer 2,5 millions de kilogrammes de denrées, dont 500 000 kilos de viande, grâce à la participation de 177 supermarchés.

Dans la prochaine année, 175 autres supermarchés s’ajouteront à la liste.

D’ici trois ans, les promoteurs du projet espèrent atteindre 611 magasins et récupérer ainsi 8 millions de kilos de denrées annuellement.

Les banques alimentaires soulignent de leur côté que les demandes d’aide sont en hausse et qu’elles ne suffisent pas à la tâche.

«Ce projet-là est un projet des plus importants, au niveau économique, au niveau de la sécurité alimentaire pour le Québec, mais aussi c’est un projet qui s’inscrit vraiment dans un projet de société», a lancé Mme Gauvin.

«À chaque mois, on reçoit 1,8 million de demandes. De ces 1,8 million, on répond à 400 000 personnes, 150 000 enfants», a-t-elle souligné.

Même si la subvention octroyée n’est pas récurrente, Mme Gauvin se dit confiante de pouvoir poursuivre dans la même veine lorsqu’elle aura été épuisée.

Le réseau des Banques alimentaires du Québec soutient 30 membres appelés Moisson – des banques alimentaires régionales – qui, à leur tour, approvisionnent 1000 organismes communautaires. Ce sont ces 1000 organismes qui apportent une aide alimentaire à 400 000 personnes, dont près de 150 000 enfants.

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Trafic d’aliments: beaux, bons, pas chers (et volés)


Le domaine de l’alimentation peut-être très lucratif pour des voleurs. Une dame de 73 ans faisait son petit commerce avec des aliments volé par son réseau voleur pour les vendre moins cher qu’à l’épicerie à ses clients.
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Trafic d’aliments: beaux, bons, pas chers (et volés)

 

Le phénomène de vol en épicerie est constant... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

Le phénomène de vol en épicerie est constant et peu lié à la fluctuation du prix des aliments. Les filous dérobent les produits les plus chers, en tout temps. Le comptoir des viandes et charcuteries, ainsi que le vin, est plus souvent la cible des voleurs sérieux, qui revendent la marchandise.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Une Montréalaise de 73 ans est accusée d’avoir mis sur pied un système de vol et de revente de nourriture aussi simple qu’audacieux.

Le procédé était très simple : les voleurs se rendaient chez Jeanine Johnson avec leur butin. Ils entraient par la porte arrière et présentaient leur récolte : de la viande, du bacon, des gâteaux Vachon, des fromages, des crevettes et du saumon fumé. Elle leur versait 40% du prix affiché sur l’étiquette et les revendait 50% à sa clientèle fidèle.

C’est du moins ce qui ressort de la preuve amassée par la police contre la Montréalaise de 73 ans qui vient d’être accusée de complot et de recel. Elle est passible d’une peine d’emprisonnement de 10 ans, étant donné que la valeur des fruits de l’infraction excède 5000 $.

L’accusée serait au coeur d’un réseau de vol d’aliments dans les épiceries du quartier Pointe-aux-Trembles, peut-on lire dans un document judiciaire. On y apprend que la dame vendrait également des cigarettes de contrebande dans de petits sacs de plastique à sandwichs, au prix de 20 $ le sachet.

Jeanine Johnson aurait reçu ses clients chez elle. Son commerce était ouvert de 8h à 19h. Elle conservait sa viande dans un gros congélateur horizontal et les aliments non périssables dans un meuble, juste à côté. Ses clients repartaient avec leurs achats dans des sacs, après avoir fait leur épicerie. La dame avisait sa clientèle par téléphone, selon les arrivages, mais d’après la police, le commerce était quotidien, et une dizaine de clients se présentaient à son domicile tous les jours.

Lorsqu’elle manquait de stock, Mme Johnson en informait ses fournisseurs par téléphone. L’année dernière, période au cours de laquelle le réseau aurait opéré, les épiceries voisines ont rapporté de nombreux vols de viande, fromages et vins. Jeanine Johnson aurait aussi, parfois, eu des viniers en stock.

Le nom de tous les voleurs ainsi que celui des clients avec leur état de compte seraient contenus dans le carnet rouge de Mme Johnson. Le petit-fils de l’accusée, qui vit avec sa grand-mère, «joue les gros bras pour les mauvais payeurs», précise également le document.

En plus de son commerce d’aliments, Jeanine Johnson aurait aussi une armoire avec de menus articles volés, comme des savons et des lames de rasoir.

Le sergent détective Joffrey Simard-Cadieux du SPVM confirme que le cas Jeannine Jonhson est «un dossier assez inusité».

Aucun client n’a été appréhendé dans cette affaire, mais plusieurs voleurs qui fournissaient la receleuse ont été accusés.

Rencontrée chez elle récemment pour une brève entrevue, Mme Johnson a assuré qu’elle vendait des aliments volés uniquement pour aider les gens du quartier. Elle conteste d’ailleurs la version policière et affirme qu’elle ne touchait aucun profit sur la revente. Ses activités sont maintenant terminées, promet la dame âgée et malade, donnant pour preuve le congélateur débranché à côté de la table de la cuisine.

La contrebande alimentaire 

Le vol d’aliments dans les commerces est difficile à contrôler et à évaluer. Malgré cela, l’Association des détaillants en alimentation du Québec estime que les vols représentent 1% du chiffre d’affaires des épiciers. 

Une partie est commise par des employés; 30%, estime le regroupement québécois.

«En général, les employés volent pour leur consommation personnelle, explique le directeur général de l’Association, Florent Gravel. Ils ne sont pas organisés comme les autres voleurs qui remplissent des sacs.» 

Serge Godin, propriétaire du IGA Extra de Pointe-aux-Trembles, connaît trop bien le phénomène.

«En une minute, ils peuvent vider un comptoir de crevettes. Et je ne crois pas que ça soit pour se faire une soirée de fruits de mer…», dit-il. 

En plus de soutenir les activités de recel d’aliments, comme celles de Mme Johnson, les voleurs proposent leurs produits à des restaurants, des bars et à monsieur et madame Tout-le-Monde, au hasard dans des commerces ou sur la rue. Serge Godin s’est déjà fait offrir, dans son quartier, à la sortie du guichet, de la viande par un revendeur à bicyclette. Il a manifesté son intérêt afin de vérifier la provenance de la marchandise, pour constater que toute la viande qu’on lui offrait venait de son magasin. Il a récupéré le sac. Sans payer.

Un fléau

Le phénomène de vol en épicerie est constant, explique Florent Gravel, et peu lié à la fluctuation du prix des aliments. Les filous dérobent évidemment les produits les plus chers, en tout temps. Florent Gravel confirme que le comptoir des viandes et charcuteries, ainsi que le vin, est plus souvent la cible des voleurs sérieux, qui revendent la marchandise. L’épicier Serge Godin ajoute les fruits de mer en haut de la liste d’épicerie des voleurs.

«Certains magasins se font plus voler que d’autres», ajoute Florent Gravel, précisant que les malfaiteurs préfèrent évidemment les commerces où il y a peu de surveillance. 

«Ils reviennent toujours, raconte Serge Godin, même après s’être fait pincer. Parfois, ils changent de circuit pour un bout de temps, puis on les voit revenir. Ce sont des réseaux bien organisés et ils ne vivent que de ça.»

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