Des vêtements venus de Chine produits avec du travail forcé?


Le Xinjiang est une région autonome de la Chine. Beaucoup de firmes étrangères font faire des vêtements de coton dans cette région. Malheureusement, c’est des ex-prisonniers, et parmi les plus pauvres Ouïgours, une ethnie minoritaire sont voués au travail forcé. Donc les vêtements de coton made in China provenant de cette région est fait par des personnes qui sont menacés pour le profit des autres.
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Des vêtements venus de Chine produits avec du travail forcé?

PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon des organisations de défense des droits de l’homme, l’importation de vêtements de coton en provenance du Xinjiang, en Chine, risque de contribuer à la campagne de répression des Ouïgours.

Les firmes étrangères qui font produire en Chine des vêtements de coton à des fins d’exportation courent le risque d’être mêlées à la campagne de répression en cours dans le Xinjiang.

MARC THIBODEAU
LA PRESSE

Plusieurs organisations de défense des droits de la personne préviennent qu’il est difficile de garantir que ces commandes ne seront pas produites sous la contrainte par des Ouïgours détenus ou recrutés de force dans la région, qui fournit 80 % du coton chinois.

Le risque de contribuer indirectement à la situation est si élevé que l’Uyghur Human Rights Project recommande aux entreprises occidentales de suspendre tout approvisionnement de coton, de textiles ou de vêtements venant de firmes établies au Xinjiang.

La mise en garde n’a rien de superflu puisque plusieurs entreprises connues ont dû répondre à des questions à ce sujet au cours des derniers mois.

Le détaillant Costco a notamment été interpellé en octobre après que les services frontaliers américains ont intercepté une commande de pyjamas pour enfants provenant de Chine.

Les autorités américaines sont intervenues parce que l’entreprise exportatrice chinoise, Hetian Taidai Apparel, avait déjà été identifiée comme l’une de celles qui profitent du travail forcé dans le Xinjiang.

Costo Wholesale a assuré, dans un communiqué, que son fournisseur chinois n’avait pas fait appel à des usines du Xinjiang utilisant du travail forcé.

L’entreprise a ajouté qu’elle « n’avait aucune raison de croire » que les produits commandés aient pu être fabriqués dans des circonstances répréhensibles.

La filière canadienne de Costco a indiqué à La Presse que les pyjamas en question n’avaient pas été vendus dans ses magasins et qu’elle n’avait aucun lien avec le fournisseur chinois.

Une entreprise japonaise, Muji, a été critiquée récemment pour avoir annoncé dans ses publicités que les chemises en coton qu’elle commercialise contiennent du coton provenant du Xinjiang.

Muji, qui n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue de La Presse, continue d’utiliser la référence à cette région sur son site internet pour commercialiser des chemises, notamment dans la version de sa filière canadienne.

Scott Nova, directeur de Workers Rights Consortium, une organisation qui enquête sur les conditions de travail dans les usines de nombreux pays, juge que Muji fait preuve d’un grave manque de sensibilité éthique et politique en évoquant le Xinjiang à des fins de marketing.

L’enseigne japonaise dit enquêter pour s’assurer qu’elle ne bénéficie pas du travail forcé dans la région, mais cette promesse sonne creux dans la mesure où il est pratiquement impossible, note M. Nova, de procéder à des vérifications dignes de ce nom.

Régime de terreur

Les autorités chinoises, qui subventionnent la production de coton au Xinjiang, bloquent l’accès aux unités de production et cherchent à brouiller les pistes en utilisant des coquilles administratives. Elles imposent par ailleurs aux Ouïgours un régime de terreur qui fait en sorte que les ex-détenus ne peuvent parler ouvertement, même lorsqu’ils réussissent à passer à l’étranger, par crainte de représailles envers leur famille.

Selon M. Nova, nombre d’entreprises ayant des liens avec le Xinjiang « font profil bas à l’heure actuelle dans l’espoir que les médias et le public vont cesser de s’intéresser à la situation ».

Leurs dirigeants, dit-il, savent qu’il sera « coûteux et compliqué » de se désengager complètement de la région et rechignent à revoir leurs pratiques même s’ils devraient le faire.

Dans un récent rapport, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), établi à Washington, dit avoir trouvé une trentaine d’usines et de parcs industriels au Xinjiang susceptibles d’utiliser du travail forcé.

La main-d’œuvre, indique-t-on, peut provenir de « centres de rééducation » assimilables à des prisons, dans lesquels les autorités chinoises détiennent des centaines de milliers d’Ouïgours. La population carcérale des prisons officielles, très élevée dans la région, est aussi mise à profit.

Amy Lehr, coauteure du rapport, note que la Chine force aussi un grand nombre d’Ouïgours vivant en milieu rural à travailler en usine dans le cadre d’une campagne officielle de « lutte contre la pauvreté » qui vise aussi à accélérer la dissolution de la communauté musulmane.

« Les entreprises étrangères doivent se demander si elles peuvent faire appel éthiquement à des fournisseurs du Xinjiang dans un tel contexte », dit Mme Lehr.

L’experte estime que les firmes désirant favoriser l’éradication du travail forcé devraient boycotter tout produit de coton venant de la région, de manière à faire pression sur la Chine.

Des centaines d’entreprises avaient convenu d’une telle stratégie relativement au coton ouzbek, favorisant une évolution progressive des conditions de travail dans le pays.

Le coton chinois représente une part « beaucoup plus substantielle » du marché international, ce qui risque de compliquer les choses, prévient-elle.

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Des clients de Walmart s’indignent des contrôles de sécurité à la sortie des magasins


Pourquoi installer des caisses libre-service chez Walmart si on fouille dans les sacs avec le coupon de caisse de peur que le client ait intentionnellement voler de la marchandise ? Je suis bien d’accord qu’on puisse vouloir éviter le vol a l’étalage, mais si on ne fait pas confiance aux clients qui utilisent ces caisses, aussi bien revenir comme avant. Personnellement, je ne vais jamais aux caisses libres-services, s’il y a trop de monde par manque de caissière, je laisse tout ce que je voulais acheter et sort du magasin.
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Des clients de Walmart s’indignent des contrôles de sécurité à la sortie des magasins


Un employé de Walmart observe des clients qui utilisent des caisses libre-service.

Walmart Canada a répété à plusieurs reprises sur les médias sociaux que les contrôles lui servent à vérifier que tous les articles ont bien été saisis.

PHOTO : CBC

Les clients n’ont pas à se soumettre à des vérifications de leurs reçus ou de leurs sacs par des détaillants, selon l’Association canadienne des libertés civiles.

L’Association canadienne des libertés civiles dit enquêter sur la pratique des détaillants qui vérifient les reçus et les sacs des gens à la sortie des magasins.

Walmart Canada a récemment adopté cette pratique aux endroits où des caisses libre-service ont été installées, ce qui suscite la grogne de nombreux clients.

C’est irritant et humiliant. Penny Rintoul, cliente de Walmart

Penny Rintoul, de Vaughan, en Ontario, raconte que son magasin local Walmart a commencé à vérifier les reçus et les sacs des clients au printemps dernier.

 C’est imposé, nous n’avons pas de choix, dit-elle.

Paula Fletcher, du comté de Renfrew, affirme qu’en août dernier une employée de Walmart l’a surveillée alors qu’elle enregistrait ses achats à une caisse libre-service et a insisté pour inspecter son reçu et ses sacs d’épicerie

 S’ils ne nous font pas confiance, ils ne devraient pas offrir de caisses libre-service, dit-elle.

Je n’aime pas être traitée en criminelle. Paula Fletcher, cliente de Walmart

Le directeur général de l’Association canadienne des libertés civiles, Michael Bryant, estime que cette pratique enfreint les droits des consommateurs et ouvre la porte à la discrimination et au profilage racial.

Selon lui, si les clients ne fournissent pas leur consentement au préalable, ils ne sont pas obligés de se soumettre à ces contrôles de sécurité de routine.

Il n’y a aucun doute que le vol est un vrai problème pour les détaillants, surtout avec des caisses libre-service. Mais ils doivent toujours respecter les règles, affirme l’avocat.

Vous ne devriez pas avoir à renoncer à vos droits en raison des nouvelles technologies. Michael Bryant, directeur général, Association canadienne des libertés civiles

En 2016, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a déterminé qu’un détaillant peut détenir une personne soupçonnée de vol à l’étalage s’il y a des motifs raisonnables. Cependant, même dans ce cas-là, le suspect doit donner son consentement pour être fouillé.

Walmart Canada n’a pas indiqué s’il y a effectivement plus de vérifications de sacs et de reçus qu’auparavant, ou ce qui se passerait si un client refusait de se soumettre à un tel contrôle de sécurité.

Pour nous aider à gérer nos coûts et continuer d’offrir de bas prix, les clients pourraient être invités à montrer leur reçu à la sortie du magasin pour nous assurer que le processus de paiement s’est bien déroulé, répond le directeur des affaires, Adam Grachnik, par courriel.

De nombreux clients de Walmart interrogés par CBC affirment, pour leur part, qu’ils se sont sentis forcés et non pas invités à participer à ces vérifications.

Qu’en est-il de Costco?

Le géant du commerce de détail en gros Costco vérifie depuis longtemps les reçus de ses clients à la sortie de ses magasins, mais obtient leur consentement au préalable lorsqu’ils deviennent membres.

Sur son site web, Costco indique que cette procédure permet d’assurer que les caissiers ont correctement saisi les articles achetés et que les prix payés sont les bons et constitue aussi l’une des méthodes les plus efficaces pour maintenir la précision du contrôle des stocks.

L’entreprise dit d’ailleurs se réserver le droit de vérifier tout contenant, sac à dos, mallette, sac ou autre paquet, lorsque les membres et leurs invités entrent dans l’entrepôt ou le quittent.

Certaines succursales de Walmart ont installé des affiches pour informer les clients qu’il est possible qu’ils doivent montrer leur reçu comme preuve de paiement, un moyen d’obtenir un consentement toutefois insuffisant, selon l’avocat criminaliste Anthony Moustacalis.

Juste parce qu’il y a une affiche, ça ne veut pas dire que les gens l’ont lue et bien comprise, précise l’avocat. Le consentement doit être éclairé, et vous devez savoir que vous avez le droit de refuser, ajoute-t-il.

Avec les informations de Jacqueline Hansen et Sophia Harris

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1386614/walmart-verification-recu-facture-sacs

Pas de vapoteuses au cannabis, tranche Québec


Au Canada, le cannabis est légal, mais heureusement, les provinces peuvent mettre certaines conditions. Au Québec, les vapoteuses au THC seront interdites ainsi que des boissons, bonbons, jujubes, brownies, bref tous desserts qui sont attrayant pour les enfants seront aussi interdites. Certains sont déçus et croient que plusieurs personnes se tourneront vers le marché noir, Peut-être, mais il semble que de toute façon, le marché noir n’a pas trop souffert de la légalisation de la marijuana au pays.
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Pas de vapoteuses au cannabis, tranche Québec

PHOTO HOLLIE ADAMS, ARCHIVES BLOOMBERG

Les autorités médicales des États-Unis ont rapporté, depuis le mois d’août, 1888 cas de maladies pulmonaires aiguës liées au vapotage.

Les vapoteuses au cannabis, source de vives inquiétudes médicales aux États-Unis, ne trouveront pas leur place sur les tablettes de la Société québécoise du cannabis (SQDC), du moins jusqu’à nouvel ordre.

TRISTAN PÉLOQUIN
LA PRESSE

Des sources proches du dossier au sein du gouvernement ont confirmé mercredi à La Presse que ces cigarettes électroniques au THC, tout comme les produits comestibles qui s’apparentent à des desserts ou qui sont « attrayants pour les enfants », seront interdits de vente dans les succursales de la société d’État.

Pas de produits comestibles au cannabis avec la dinde de Noël

Ceux qui espéraient tenter un accord cannabis et mets avec la dinde ou la bûche de Noël seront déçus : les boissons infusées au THC ainsi que les autres produits comestibles destinés aux adultes ne seront autorisés au Québec qu’à partir du 1er janvier 2020. Leur vente sera permise partout ailleurs au Canada à partir du 16 décembre. Le gouvernement Legault a décidé de reporter de quelques jours l’entrée en vigueur du règlement pour l’harmoniser avec sa loi 2 qui, à partir du 1er janvier, fixera à 21 ans l’âge légal pour consommer de la marijuana.

Les vapoteuses font peur

Le règlement adopté mercredi par le Conseil des ministres n’interdit pas explicitement la mise en marché de vapoteuses au THC. C’est plutôt le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, qui émettra une directive demandant à la SQDC de ne pas les vendre, indiquent nos sources. Le gouvernement estime qu’il lui manque beaucoup trop de données à ce stade-ci pour les autoriser. Les autorités médicales des États-Unis ont rapporté, depuis le mois d’août, 1888 cas de maladies pulmonaires aiguës liées au vapotage. Une forte proportion de ces cas semble liée à l’inhalation de produits contenant du THC provenant du marché noir.

« Nous sommes très heureux de cette décision. Non seulement il y a beaucoup d’incertitude et d’inquiétudes autour de ces produits, mais on voit aussi que le vapotage est lié à une augmentation de la consommation de nicotine chez les jeunes », commente la porte-parole de l’Association pour la santé publique du Québec, Marianne Dessureault.

La ligne dure pour les produits comestibles

Québec a reçu une quinzaine de mémoires de représentants de l’industrie agroalimentaire et du cannabis qui lui demandaient d’assouplir sa position sur les produits de cannabis comestibles. Le gouvernement Legault a préféré maintenir la ligne dure, jugeant que le principe de précaution est préférable. Les bonbons, jujubes, brownies et boissons sucrées infusés au cannabis demeureront interdits. Les portions devront également être limitées à 5 mg de THC par emballage, soit la moitié de ce qu’a permis Ottawa avec sa propre loi.

« C’est un œil au beurre noir pour nous », réagit Michel Timperio, président de l’Association québécoise de l’industrie du cannabis. « Cette interdiction encourage les consommateurs à trouver des alternatives à la SQDC. Que ce soit sur internet ou sur les réserves autochtones, le marché noir pullule de commerces qui vendent ces produits, qui ne sont l’objet d’aucun contrôle de qualité », déplore-t-il. « On expose toute une catégorie de consommateurs à des produits aux dosages aléatoires », affirme pour sa part Mélissa Thibeault, présidente du Conseil québécois du cannabis comestible.

Flou volontaire dans la réglementation

Certains produits comestibles pourront néanmoins trouver leur place sur les tablettes de la SQDC, pourvu qu’ils ne soient pas « attrayants pour les enfants ». Québec a préféré garder un certain flou autour de cette notion, par crainte que l’industrie contourne le règlement en créant des produits qui respectent les définitions à la lettre, mais pas l’esprit du règlement, comme l’ont fait les industries du tabac et de l’alcool à maintes reprises. Il reviendra à la SQDC d’interpréter le règlement pour décider quels produits sont acceptables ou pas.

Déjà, la société d’État a ouvert la porte à des « barres tendres » ou des « muffins au son » au THC, par exemple. « Nous allons mettre notre créativité et notre ingéniosité à l’œuvre pour développer de tels produits », annonce Mélissa Thibeault, elle-même dirigeante d’une entreprise de chocolats qui souhaite se lancer dans le marché du cannabis.

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«Nous déclarons (…) que la planète Terre est confrontée à une urgence climatique», disent 11 000 scientifiques


À chaque fois qu’on parle d’un hiver froid au Québec à la météo sur les réseaux sociaux, il y a toujours des septiques sur les changements climatiques, comme si le Québec a froid, alors tout est normal ailleurs. Ce n’est pas le cas. Malheureusement, il est trop tard pour un virement notable au climat, sauf que ne rien faire n’aidera pas non plus. Cela ne ferait qu’empirer au présent et dans les années futurs.
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«Nous déclarons (…) que la planète Terre est confrontée à une urgence climatique», disent 11 000 scientifiques

La lettre comprend 29 graphiques simples illustrant tout, de la concentration atmosphérique de...

THANAPOL SINSRANG VIA GETTY IMAGESL

a lettre comprend 29 graphiques simples illustrant tout, de la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre aux données sur le bétail en passant par les phénomènes météorologiques extrêmes et les pertes dues aux incendies de forêt.

«Nous devons changer notre façon de vivre», ajoutent-ils dans une lettre ouverte.

Une lettre ouverte signée par des milliers de scientifiques du monde entier est peut-être la démonstration la plus claire de leur accord quasi unanime sur la crise climatique.

Publiée mardi dans la revue «BioScience», la lettre comprend 11 258 signatures de 153 pays — dont 409 du Canada.

«Nous déclarons (…) clairement et sans équivoque que la planète Terre est confrontée à une urgence climatique», indique la déclaration liminaire de la lettre.

C’est un autre exemple de la volonté croissante des scientifiques de quitter leurs laboratoires pour tenter de persuader le public de prendre au sérieux ce que la recherche leur dit.

«Les (chercheurs) universitaires s’impliquent davantage dans l’activisme visible: assister à des rassemblements, manifester pacifiquement», a souligné Lonnie Aarssen, un biologiste de longue date à l’Université Queen’s de Kingston, en Ontario, et signataire de la lettre. «Ça a certainement pris plus d’ampleur, surtout dans la dernière année.»

La crise climatique est étroitement liée à la consommation excessive issue d’un mode de vie riche. Extrait de la lettre

Les scientifiques en début de carrière ont le même sentiment, a déclaré Alina Fisher, signataire et doctorante de l’Université de Victoria.

«Les gens comprennent (les changements climatiques), mais ils ne voient pas en quoi cela les affecte. Il est important pour nous, scientifiques, de combler ce fossé.»

La lettre est franche sur les conséquences.

«La crise climatique est étroitement liée à la consommation excessive issue d’un mode de vie riche», indique le rapport. «Nous devons changer notre façon de vivre.»

Les sources d’énergie doivent aller au-delà du carbone. L’alimentation doit inclure moins de viande.

«L’extraction excessive de matériaux et la surexploitation des écosystèmes, entraînées par la croissance économique, doivent être rapidement réduites (…) Nous devons protéger et restaurer les écosystèmes de la Terre.»

Un ton sans compromis

La lettre comprend 29 graphiques simples illustrant tout, de la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre aux données sur le bétail en passant par les phénomènes météorologiques extrêmes et les pertes dues aux incendies de forêt. Tout vient appuyer les demandes de la lettre.

Bill Ripple, un écologiste de l’Université d’État de l’Oregon, qui est derrière la lettre avec l’Alliance of World Scientists, ne s’excuse pas pour son ton sans compromis.

«Je suis prêt à prendre le risque de parler des implications de la science que nous observons et de la manière dont cela pourrait affecter les citoyens de la Terre», a-t-il déclaré.

«Je pense que nous avons cette obligation. Je pense que c’est une tendance majeure.»

Samantha Andrews, doctorante en biologie marine à l’Université Memorial de Terre-Neuve, admet qu’il est difficile de briser la vieille image du scientifique qui ne fait que fournir des données de manière neutre — et silencieuse.

«La science dans une tour d’ivoire ne fait aucune différence», a-t-elle avancé. «Et si vous avez à vous occuper de choses importantes, alors nous devons parler et ne pas avoir peur.»

Je ne sais pas comment il est possible d’être neutre à propos de quelque chose comme ça.Samantha Andrews, doctorante en biologie marine à l’Université Memorial de Terre-Neuve

Elle souligne que la plupart des sciences sont financées par des fonds publics et que les gens ont parfaitement le droit de savoir ce que leur argent a révélé.

Des dizaines de scientifiques canadiens ont déjà apposé leur nom sur au moins six lettres ouvertes liées au changement climatique depuis 2015. Ils ont appelé à un moratoire sur les nouvelles mines de sables bitumineux, à des modifications de la Loi sur les pêches, à la fin du développement du gaz naturel, entre autres.

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Les fabricants d’électroménagers devront récupérer leurs produits


Je trouve cela a du bon sens. Combien d’électroménager se retrouve dans les dépotoirs ? Je trouve cela juste normal que les fabricants font de la récupération avec les vieux électroménagers. Cela va peut-être avoir un coût au départ, mais sûrement qu’ils trouveront une façon pour mieux gérer ces appareils, du moins je l’espère
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Les fabricants d’électroménagers devront récupérer leurs produits


Le gouvernement investira un total de 90 M$ durant la période 2020-2031 afin d’éviter l’imposition de nouveaux frais aux consommateurs.

  • Stéphane Blais

  • La Presse Canadienne

Les fabricants d’électroménagers, considérés comme de grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES), devront, dès le 5 décembre 2020, mettre en place un système pour s’assurer de la récupération et la valorisation de leurs produits en fin de vie utile.

Le gouvernement Legault en a fait l’annonce lundi matin à la Maison du développement durable Montréal.

Selon le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charrette, la nouvelle mesure va permettre de réduire les GES de 200 000 tonnes par année, l’équivalent de 60 000 voitures.

Le CO2 et le méthane sont les gaz les plus souvent associés au réchauffement climatique, mais les gaz présents dans les électroménagers comme les réfrigérateurs (dont les halocarbures), ont un potentiel de réchauffement planétaire de 1 400 à 10 900 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone (CO2) selon le ministre.

Le gouvernement investira un total de 90 M$ durant la période 2020-2031 afin de soutenir les producteurs dans ce processus et d’éviter l’imposition de nouveaux frais aux consommateurs.

Le Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises sera donc modifié pour soumettre les producteurs de gros appareils électroménagers au principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP).

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Économiser du temps en cuisine a un coût


    Les épiceries et comptoirs de repas, veulent nous faire économiser du temps, alors ils offrent des fruits, des légumes, lavés, épluchés, coupés et emballés. Il y a aussi d’autres produits comme des sachets de gruau qu’on a qu’à ajouter l’eau, des plats tout préparer etc … Cela permet effectivement d’économiser le temps, mais ce qu’on ne dit pas, c’est qu’ils font des profits de 100 à 150 %. Sans parler du surplus d’emballage qui augmente.
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    Économiser du temps en cuisine a un coût

    Un bol rempli de quartiers de pamplemousse.

    En optant pour un petit bol de pamplemousse déjà préparé, on gagne 2 minutes 12 secondes.

    PHOTO : RADIO-CANADA

    Barbara Ann Gauthier

    Précoupés, prélavés, précuits, préportionnés : l’industrie alimentaire offre tout un arsenal d’aliments avec la promesse de faciliter la vie au consommateur et de lui faire économiser du temps. Mais qu’en est-il vraiment?

    L’épicerie a voulu savoir combien de temps nous gagnons et combien cela nous coûte, en faisant l’exercice de comparer le prix et le temps d’aliments préparés à des aliments non préparés.

    Trois repas d’une journée pour une seule personne, totalisant 16 aliments différents, ont été évalués.

    Par exemple, le petit déjeuner maison composé d’un pamplemousse, d’un bol de gruau, d’un yogourt avec noix et d’un café a été comparé à son équivalent préportionné. Au total, 4 minutes 7 secondes ont été économisées, mais cela a coûté 2,91 $ de plus.

    En optant pour le pamplemousse déjà préparé, on gagne 2 minutes 12 secondes. Cela nous évite de l’éplucher, de le couper et d’en faire une portion.

    Acheté entier, il coûte 0,66 $ pour 90 grammes de chair, comparativement à 2,19 $ pour la même quantité en petit pot. Une économie d’argent qui exige juste un peu de temps et d’effort.

    Des suprêmes de pamplemousse.

    Éplucher et couper soi-même le pamplemousse prend un peu plus de temps.

    PHOTO : RADIO-CANADA

    La version maison du yogourt saupoudré de noix a nécessité 56 secondes à préparer, mais elle a coûté 0,76 $ de moins que la version déjà assemblée.

    Quant au bol de gruau, le temps de préparation est le même pour un gruau déjà portionné contre un gruau non portionné. Ici, on évite de mesurer la quantité de céréales à préparer. Cela coûte 0,27 $ de plus.

Ce n’est pas tant que ça prend beaucoup plus de temps, mais c’est ce qui nous permet de penser qu’on va mettre ce temps-là à autre chose.

Jacques Nantel, professeur de marketing, HEC Montréal.

Autre exemple : le café en dosette comparé au café préparé avec un filtre réutilisable. On gagne 41 secondes, mais on paie la tasse deux fois plus cher.

Le signal qu’on vous donne, c’est : voici une partie qui n’est pas plaisante pour vous dans votre journée, consacrez donc votre temps à faire quelque chose de mieux, nous, on va s’occuper de la partie non plaisante. Ce qu’on ne vous dit pas, évidemment, c’est combien on va vous faire payer pour s’occuper de la partie qui ne vous plaît pas, ajoute Jacques Nantel.

Un petit déjeuner composé d'aliments emballés individuellement.

L’industrie alimentaire offre toute une variété d’aliments préparés afin de vous faciliter la vie.

PHOTO : RADIO-CANADA

Des marges de profits qui peuvent atteindre 150 %

En épicerie, les comptoirs de prêt-à-manger offrent en quantité fruits et légumes précoupés. Ces produits génèrent de grandes marges de profits pour le détaillant.

Par exemple, des bâtonnets de carottes s’affichent à 7,50 $ le kilo, alors qu’un sac de carottes peut se vendre la moitié moins cher.

On parle d’un profit moyen brut sur des produits de base d’à peu près 19-20 %, là on est rendu dans le 100-150 % facilement.

Jacques Nantel, professeur de marketing, HEC Montréal.

Perte des savoirs culinaires

Certains aliments vendus pour faciliter la vie au consommateur ont de quoi étonner. Pommes coupées en quartiers, pommes de terre enveloppées de papier d’aluminium, prêtes à mettre au four, oeufs cuits durs écalés sont autant de produits conçus pour éviter la plus élémentaire des préparations.

On a perdu beaucoup notre relation avec les aliments, avec la préparation d’aliments. On dirait qu’on fait beaucoup de recettes quand on va recevoir des gens, mais pour tous les jours, on veut éviter tout ça, puis on achète du tout fait, précise Marlène Hutchinson, spécialiste en environnement, Cycle Environnement.

Coûts collatéraux, coûts environnementaux

Et ce tout fait produit une quantité considérable d’emballages.

Le dommage de plus, c’est vraiment l’emballage supplémentaire qui est requis aux aliments pour avoir une durée de vie plus longue. Si on prend l’exemple d’un pamplemousse qui a déjà sa protection naturelle, une fois qu’il est coupé, on a besoin d’y mettre une nouvelle protection et on a besoin en plus de le réfrigérer pour garder sa durée de vie, contrairement à un pamplemousse qui peut rester sur la tablette, explique Marlène Hutchinson.

Des emballages de produits individuels en plastique vides.

Les emballages générés par le prêt-à-manger ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental global de ces produits.

PHOTO : RADIO-CANADA

Les emballages générés par le prêt-à-manger ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental global. Le coût environnemental doit tenir compte du cycle de vie des emballages pour offrir un portrait juste de la réalité.

C’est sûr qu’on voit beaucoup l’emballage, mais l’impact va plus loin que ça. Il va aussi dans la préparation, il va dans la réfrigération, il va dans l’espace supplémentaire requis, l’espace supplémentaire des tablettes réfrigérées en supermarché, l’espace supplémentaire dans nos frigos chez nous. Tout ça aussi a un impact.

Marlène Hutchinson, spécialiste en environnement, Cycle Environnement.

Au terme de l’exercice de comparaison, L’épicerie constate que pour trois repas, une personne seule gagne 23 minutes dans sa journée en utilisant du préportionné, mais elle a 15 $ de moins dans ses poches. C’est un manque de 105 $ par semaine et de 420 $ par mois. Et si on multipliait ce coût pour une année, un couple, une famille?

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Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Nous sommes en 2019 et il y a encore des publicités douteuses envers les femmes. Cette pub de hamburger sous le thème de BD de pop art américain autour des années 1950 montrant un homme qui frappe une femme pour lui avoir donné un autre hamburger que celui demandé est pitoyable alors qu’on sait qu’il y a trop de violence conjugale dans le monde. La violence faites aux femmes comme publicité n’est pas une option envisageable pour vendre un produit.
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Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicitéPhoto: Getty images

Une femme frappée par un homme car elle ne lui apporte pas le hamburger demandé: une publicité a suscité un tollé en Belgique, consommateurs et politiques la jugeant «nauséabonde» et «irresponsable», sur fond de mobilisation contre les violences conjugales.

Quelque 300 plaintes ont été recensées depuis mardi par le Conseil de la publicité, l’organe disciplinaire du secteur en Belgique, a indiqué sa directrice Sandrine Sepul mercredi matin à l’AFP.

Posté sur Facebook, le visuel incriminé, qui emprunte à la BD et au pop art américain des années 1950, montre un homme en costume-cravate décochant un coup de poing au visage à une femme blonde, qui vacille sous la violence du geste.

«Sérieux, un faux Bicky?», proclame l’homme pour justifier le geste.

Et l’annonceur d’expliquer, au-dessus de l’image, que seule la bonne couleur de boîte permet de s’assurer qu’il s’agit du «véritable Bicky», un steak cuit dans la friture prisé des Belges amateurs de junk-food.

La marque avait également aimé un commentaire publié sous la publicité. Celui-ci moquait les «féministes [se mettant] en colère» à cause de cette publication.

Mercredi, tous les médias belges se faisaient l’écho du tollé provoqué par la publicité, rapidement retirée de Facebook mais qui restait visible dans les commentaires de nombreux internautes.

«Bicky, hamburger à vomir», a écrit le journal Le Soir dans un billet d’humeur, se demandant comment, en 2019, des créatifs de la publicité pouvaient juger une telle campagne «drôle, sympa, prometteuse».

«Tous les dix jours, un homme tue sa femme, ou son ex. Et tous les jours, certaines se font humilier, violer, tabasser», ajoutait le quotidien, faisant part de sa «rage».

Nawal Ben Hamou et Christie Morreale, ministres de l’Égalité des chances respectivement à la région Bruxelles-Capitale et en Wallonie, ont annoncé avoir saisi l’organe disciplinaire de la publicité.

La première a fustigé sur sa page Facebook une campagne «nauséabonde et totalement irresponsable».

«Environ une femme sur quatre subira des violences pendant sa vie, certaines d’entre elles en mourront. Utiliser la violence à l’égard des femmes dans la publicité est irresponsable», a renchéri sur Twitter Mme Morreale.

Selon Mme Sepul, le jury d’éthique publicitaire de Belgique a transmis les plaintes reçues à l’organe équivalent des Pays-Bas, la Reclame Code Commissie. L’annonceur identifié, Izico, est établi aux Pays-Bas, a-t-elle expliqué.

Ce dernier va désormais être amené à s’expliquer et une sanction pourrait être décidée d’ici «quelques semaines».

«Même s’il y a eu retrait (de la publicité), c’est important d’un point de vue moral et symbolique de statuer pour baliser les choses», a fait valoir Mme Sepul.

https://journalmetro.com/