Ces glaces au cornichon veulent gâcher votre journée


Je ne sais pas si le jus de cornichon a vraiment des vertus, mais quoique cela doit surprendre, ce ne doit pas être si terrible que cela en autant qu’on aime les cornichons et le jus vinaigré
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Ces glaces au cornichon veulent gâcher votre journée

 

Crédits : Delish

par  Dylan Kuperblum

 

Pour ceux qui aiment grignoter des cornichons de temps à autre, ou encore pour ceux qui boivent le jus une fois que le pot est vide, ces glaces sont pour vous

Pour les gens normaux, il y a toujours les glaces aux saveurs traditionnelles. Pour tout savoir sur cet aliment hors du commun, le site Delish s’est rendu dans une usine de cornichon.

À Waterloo dans le Wisconsin, Van Holten’s est une usine de cornichons spécialisée dans la fabrication de glace aux cornichons. Steve Byrnes, le président surnomme d’ailleurs son usine le « pays des merveilles du cornichon ». Les glace ont eu un immense succès. Byrnes raconte que l’usine traite 35 millions de cornichons par an pour la fabrication de leurs produits.

Cette obsession pour le jus de cornichon a commencé en 2000, lors d’un match de baseball durant lequel les Eagles affrontaient les Cowboys. Il faisait 42°C ce jour là, une température record pour un match de baseball. Les joueurs étaient déshydratés et l’entraîneur des Eagles a décidé de les requinquer avec du jus de cornichon. Ils ont remporté le match et celui-ci a ensuite été rebaptisé « the pickle juice game ».

Depuis plusieurs années, de plus en plus de recherches sur le jus de cornichon sont en cours, et Forbes n’hésite d’ailleurs pas à parler de véritable obsession. Par exemple, selon cette cette étude de 2010 menée par une équipe de chercheurs de l’université d’État de Caroline du Nord, une tasse de jus de cornichon aurait un apport en sodium bien plus élevé qu’une tasse d’eau, et soulagerait les crampes musculaires bien plus rapidement que l’eau. À bon entendeur.

Source : Delish/Forbes

 

https://www.ulyces.co/

Ces hormones qui nous font acheter


Nos hormones, des images, la beauté, la force fait du consommateur une victime de la surconsommation, il y aurait même une possibilité de la manipulation biologique qui est à mon sens une stratégie monstrueuse
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Ces hormones qui nous font acheter

 

Exposer les clients à des photos d’hommes musclés ou de femmes séduisantes suffirait à les pousser à la surconsommation. Telle est la conclusion d’une étude qui ouvre grand la voie à la manipulation biologique de nos préférences. Explications avec Stéphane Mailhiot.

Stéphane Mailhiot

Photo : iStockPhoto

Vous rentrez du centre commercial avec vos emplettes. Vous avez acheté plus que prévu. Et vous avez aussi opté pour des produits plus luxueux et plus ostentatoires qu’à l’habitude. Votre partenaire vous interroge sur votre soudain matérialisme. Vous répondez que c’est la faute… des hormones et du portier.

C’est en tout cas la conclusion de l’étude de Tobias Otterbring relatée dans Harvard Business Review. Le chercheur a comparé la consommation des clients avec et sans la présence d’un homme imposant physiquement à l’entrée d’un commerce. Alors que la présence de l’hercule n’a pas modifié le comportement d’achat des femmes, elle a incité les hommes à dépenser beaucoup plus. En présence de ce rival très visible, ils ont acheté en moyenne 165 dollars de biens, par rapport à seulement 92 dollars chez les autres. Une augmentation des achats aussi importante qu’inconsciente.

La différence de facture est attribuable au prix moyen des achats qui a crû de 80 %, alors que le nombre d’articles passés à la caisse a peu varié. Selon les chercheurs, c’est la volonté de ces messieurs de signaler leur statut face à ce concurrent potentiel qui les a fait ouvrir leur portefeuille et a mené à l’acquisition de biens plus luxueux.

La responsable biologique de ce comportement inconscient serait la testostérone. Dans un autre test en laboratoire, des chercheurs ont démontré que la prise de dosettes de l’hormone sexuelle masculine changeait la préférence des hommes pour certaines marques de prestige. Ces hommes ont par exemple choisi un jean perçu comme plus réputé plutôt qu’un produit moins prestigieux, mais de qualité équivalente. Les hommes « boostés » à la testostérone ont par ailleurs mieux réagi aux publicités centrées sur le prestige, alors que leur réceptivité aux messages de qualité ou de promesse de pouvoir est demeurée inchangée. Le niveau prétest de testostérone des quelque 250 participants révélait déjà une importante corrélation avec une recherche de statut dans la préférence de marques.

Hormonothérapie au centre commercial

Les marques peuvent influencer nos hormones. Par exemple, le niveau de testostérone grimpe dans certains contextes, comme les compétitions sportives (surtout quand elles sont remportées), ou après des expériences de consommation ostentatoire, comme la conduite d’une voiture luxueuse (plutôt que notre habituelle minifourgonnette). Étant donné que l’hormone sexuelle tend aussi à augmenter en présence de partenaires potentielles, l’utilisation des femmes-trophées dans certains magasins de grand luxe ne surprend guère.

L’influence des hormones sur la consommation féminine est déjà démontrée alors que la préférence de vêtement et de nourriture fluctue en fonction du cycle hormonal. Les femmes seraient, comme les hommes « testostéronés », à la recherche de prestige à l’approche de l’ovulation. Le mécanisme en cause serait analogue : la volonté d’établir son statut social pour attirer de meilleurs partenaires.

Créer le contexte idéal pour l’achat est au cœur de la pratique marketing. Le fait que certains environnements tendent à nous faire sécréter certaines hormones ouvre la porte à une manipulation biologique de nos préférences et soulève une série de questions éthiques.

Attention, manipulation possibleLa simple présence d’images peut influencer nos préférences. Être exposé à des photos d’hommes costauds suffit à pousser les hommes à une consommation plus ostentatoire et à choisir, par exemple, des vêtements arborant des logos plus imposants. De la même façon, lors de tests, les femmes ayant regardé des images de femmes séduisantes ont eu tendance à surconsommer des produits pour maintenir leur poids, à privilégier l’activité physique extrême et même à opter pour des produits de beauté moins discrets, comme les autobronzants.

Puisque l’effet de modèles imposants se fait surtout sentir chez les hommes plus petits, certains commerces pourraient attribuer des vendeurs particulièrement grands aux hommes de petite taille, dans l’espoir que leur volonté de rivaliser leur fasse ouvrir leur portefeuille. Au-delà de l’aspect moral de la chose, il faudrait évaluer le niveau de satisfaction de ces clients quant à l’expérience entière et projeter leur propension à remettre les pieds dans le magasin. Une manipulation à court terme ou une fidélité à long terme ?

https://lactualite.com/

Et si le mot «détox» était banni de la publicité


Les produits « détox » supposé enlever des toxines du corps est une vraie pollution visuelle dans les réseaux sociaux. Il faudrait que tous les pays fassent comme la Grande-Bretagne pour interdire ces publicités mensongères.
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Et si le mot «détox» était banni de la publicité

 

GETTY IMAGES

À bas les fausses promesses!

 

  • Agence Science-Presse

En Grande-Bretagne, l’organisme en charge de réguler la publicité a décrété en mai qu’une compagnie n’avait pas le droit d’utiliser le mot « détox » pour annoncer un de ses thés.

Ce n’est pas son thé qui est en cause, mais le sens qui est donné au mot « détox » : la capacité qu’aurait un aliment, un jus ou, dans ce cas-ci, un thé, à « nettoyer » notre corps de ses toxines. C’est là un « don » qui est réfuté par toute la littérature scientifique pour une raison simple : nos reins, nos poumons, notre foie, accomplissent très bien ce nettoyage, et si les vôtres ne le font pas, c’est que vous êtes vraiment très malade, ou mort.

L’utilisation du terme « détox » à des fins de marketing est dénoncée depuis plusieurs années, et en Grande-Bretagne, dès 2009, un regroupement de vulgarisateurs, Sense About Science, avait analysé 15 de ces produits, auxquels il n’avait trouvé aucune propriété magique.

Or, dans sa décision du 16 mai, l’Autorité britannique des normes de la publicité — qui répondait à deux plaintes à ce sujet — note que l’utilisation du mot « détox » contient en soi l’idée de « bénéfices pour une bonne santé ». Et il se trouve qu’en vertu d’une loi britannique de 2005, un aliment qui prétend avoir un impact sur la santé doit avoir obtenu une certification en ce sens des autorités compétentes. Un porte-parole de la compagnie Pukka, une division de la multinationale Unilever, a répondu qu’elle cesserait immédiatement d’utiliser le mot dans sa publicité — quoique rien ne l’empêche de continuer à l’utiliser sur ses étiquettes.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Pubs de boissons sucrées alcoolisées: un «Far West» qui cible les jeunes


Depuis la mort Athena Gervais suite a la consommation ddu FCKD UP, plusieurs commerces ont enlever ce produits de leurs tablettes. Malheureusement, sur les réseaux sociaux, les publicités ciblent encore les adolescents et même les enfants plus jeunes. C’est un comportement irresponsables de la part des compagnies qui vendent des boissons sucrées alcoolisées
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Pubs de boissons sucrées alcoolisées: un «Far West» qui cible les jeunes

 

Cette étude avait été rendue publique quelques semaines... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Cette étude avait été rendue publique quelques semaines après la mort tragique d’Athena Gervais, une adolescente de 14 ans qui avait consommé la boisson de marque FCKD UP, qui a depuis été retirée des tablettes.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

 

MYLÈNE CRÊTE
La Presse Canadienne
Ottawa

La publicité des boissons sucrées alcoolisées sur les réseaux sociaux est un véritable «Far West», selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui recommande au gouvernement fédéral de mieux l’encadrer.

Ces publicités font la promotion éhontée de «produits dangereux» qui s’adressent aux adolescents et même aux enfants en utilisant des peluches, des personnages animés et de petits animaux sur des tricycles, a affirmé la chercheuse Manon Niquette en comité parlementaire mercredi soir.

Mme Niquette est l’une des auteurs de l’étude produite par l’INSPQ en mars sur le rôle de ces boissons dans les intoxications aiguës à l’alcool dans la province. Cette étude avait été rendue publique quelques semaines après la mort tragique d’Athena Gervais, une adolescente de 14 ans qui avait consommé la boisson de marque FCKD UP. Chaque cannette de cette boisson qui était vendue dans un format de 568 ml contenait 11,9 pour cent d’alcool et se vendait moins de 4 $ dans les dépanneurs. Le fabricant les a depuis retirés des tablettes.

«Après le décès d’Athena Gervais, on a mis une publicité où on disait « et vous, comment allez-vous fêter durant la semaine de relâche », a décrit la chercheuse. (…) La semaine de relâche est un vocabulaire qui n’appartient qu’au secondaire. Donc, on s’adresse de façon très explicite aux mineurs.»

Le monde numérique échappe au code du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui encadre uniquement la publicité à la télévision et à la radio, a fait remarquer aux députés le Dr Réal Morin, vice-président aux affaires scientifiques de l’INSPQ.

Il leur recommande de mieux encadrer la publicité dans les réseaux sociaux à l’échelle nationale, d’instaurer un prix minimum pour ce type de boissons et d’interdire leur vente dans les épiceries et les dépanneurs si elles contiennent plus de 7 pour cent d’alcool.

«Il en va de la protection de nos jeunes», a-t-il plaidé.

L’Association pour la santé publique du Québec va encore plus loin et demande aux députés fédéraux d’«interdire l’utilisation d’ingrédients aromatisants qui contiennent naturellement de la caféine qui créent une apparence trompeuse», comme le guarana, a souligné sa directrice générale, Lucie Granger.

Elle a également insisté sur l’imposition d’une limite d’alcool équivalente à un verre standard par cannette, l’application d’un prix minimum en fonction de la concentration d’alcool – plus la teneur en alcool est forte, plus le prix serait élevé – et l’augmentation de la taxe d’accise pour ces produits.

Le comité permanent de la santé de la Chambre des communes à majorité libérale avait accepté de lancer une étude d’urgence pour encadrer les boissons sucrées alcoolisées après la mort d’Athena Gervais, à la demande des néo-démocrates. Il doit émettre ses recommandations d’ici le mois de juin.

Santé Canada avait déjà lancé une consultation en mars pour réduire la teneur en alcool et le format de ces boissons qui peuvent contenir l’équivalent de quatre verres de vin.

http://www.lapresse.ca/

Boissons sucrées alcoolisées: bond spectaculaire des ventes et des visites aux urgences


 

Il reste un dernier pas pour interdire les boissons sucrées alcoolisée ne soient vendues dans les dépanneurs et épiceries. Seulement la SAQ pourra en vendre et encore là avec la mauvaise presse, ce n’est pas certain que cela les intéresse. Le design des canettes sont faites pour attirer les jeunes et le goût sucrée cache le goût de l’alcool. L’an dernier, on a comptabilisé 7 intoxications aigues par jour de personnes entre 12 et 24 ans, et une mort en février dernier.
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Boissons sucrées alcoolisées: bond spectaculaire des ventes et des visites aux urgences

Selon l'étude de l'Institut national de santé publique... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

Selon l’étude de l’Institut national de santé publique du Québec, le volume de ventes des produits les plus alcoolisés (au moins 11 % d’alcool) dans les dépanneurs et les épiceries a plus que triplé (319 %) entre 2016 et 2017.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

CAROLINE TOUZIN, TOMMY CHOUINARD

La Presse

Les ventes de boissons sucrées à haute teneur en alcool comme le Four Loko et le FCKD UP ont explosé au cours de la dernière année dans les dépanneurs et les épiceries de la province, révèle une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) rendue publique par le gouvernement Couillard hier. Ces produits seront retirés de leurs tablettes, mais ils pourraient être offerts à la Société des alcools (SAQ), a confirmé Québec. Compte rendu.

Bond spectaculaire des ventes

Selon l’étude de l’INSPQ, le volume de ventes des produits les plus alcoolisés (au moins 11 % d’alcool) dans les dépanneurs et les épiceries a plus que triplé (319 %) entre 2016 et 2017. Les boissons qui contiennent entre 8 et 8,9 % d’alcool ont aussi fait un bond spectaculaire de 290 % pendant la même période. Plusieurs des produits à forte teneur en alcool sont offerts à faible prix. À certains moments de l’année, avec les rabais, les prix de vente peuvent descendre jusqu’à 0,74 $ pour l’équivalent d’un verre d’alcool standard, ont découvert les experts en santé publique. La publicité de ces produits cible particulièrement les jeunes, analysent-ils. La priorité est de fixer un prix minimum pour toutes les boissons alcoolisées, ajusté selon la concentration en alcool, et que ce prix soit ajusté annuellement selon l’indice des prix à la consommation, concluent les six auteurs de l’étude, dont les médecins-conseils de l’INSPQ Nicole April et Réal Morin.

Québec opte pour l’interdiction

Le gouvernement n’a pas retenu la recommandation de l’INSPQ. « L’interdiction [de la vente de ces boissons à 7 % ou plus d’alcool] dans les dépanneurs et les épiceries, c’est beaucoup plus fort qu’un geste qui consisterait à fixer un prix minimum », a plaidé le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, en conférence de presse.

Comme La Presse l’a indiqué hier, la mesure sera intégrée à son projet de loi sur la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) dont l’adoption doit avoir lieu d’ici la fin de la session parlementaire, en juin. Elle entrera en vigueur par la suite.

« C’est mon intention » que ce soit avant les élections de l’automne, a précisé M. Coiteux aux côtés de sa collègue de la Santé publique, Lucie Charlebois.

Seules les succursales de la SAQ pourraient vendre ce type de boisson. Informée de la décision du gouvernement en fin de journée lundi, la société d’État a indiqué hier qu’elle n’avait pas décidé si elle les offrirait à ses clients. Québec donnera également le pouvoir à la RACJ d’ordonner à un titulaire de permis de cesser immédiatement la fabrication de boissons non conformes et d’en empêcher la vente et la distribution.

Intoxications en hausse

Selon l’étude de l’INSPQ, les services d’urgence de la province ont reçu en moyenne sept cas par jour de jeunes de 12 à 24 ans victimes d’une intoxication aiguë à l’alcool dans la dernière année. On recense 2332 jeunes qui ont atterri aux urgences pour cette raison entre le 1er janvier et le 26 novembre 2017. La majorité de ces jeunes ont été conduits en ambulance. Beaucoup d’entre eux (485) n’avaient pas l’âge légal de boire. Le taux d’intoxications aiguës à l’alcool chez les 18 à 24 ans et chez les 25 à 34 ans a connu une augmentation significative si l’on compare le taux de 2017 à celui de la période 2014-2016, ont d’ailleurs noté les auteurs de l’étude. Les experts de l’INSPQ indiquent que les données disponibles ne permettent pas de conclure que ces produits sont la cause principale des cas d’intoxications aiguës vus aux urgences du Québec en 2017.

 « Néanmoins, leur analyse met en évidence une problématique préoccupante qui justifie de renforcer les actions de prévention », soulignent les experts de l’INSPQ. « Ces cas sont graves, martèlent les experts. Parmi les consultations dans les urgences du Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke pour des problèmes liés à l’alcool, le quart des jeunes patients âgés de 12 à 24 ans avaient un niveau de priorité indiquant que leur vie était en danger. »

Un soulagement pour le père d’Athena Gervais

« Je suis vraiment, vraiment, mais vraiment content. »

Alain Gervais ne cache pas sa joie devant la décision de Québec de bannir les boissons sucrées fortement alcoolisées des dépanneurs. Le père d’Athena Gervais, cette adolescente de 14 ans retrouvée sans vie dans un ruisseau derrière son école secondaire de Laval le 1er mars, se réjouit que le gouvernement provincial ait « bougé, au lieu de se lancer la balle éternellement » avec Ottawa.

« Le premier grand pas est fait dans le bon sens », a-t-il lancé.

Mais le père de famille n’a pas l’intention d’interrompre sa lutte pour faire resserrer les lois qui encadrent la mise en marché de ce type de produit.

« La balle est maintenant dans le camp du fédéral », ajoute-t-il. M. Gervais réclame notamment que Santé Canada s’assure « que chaque produit mis en marché soit vérifié avant » d’arriver dans les présentoirs. « Moi, je ne lâche pas », martèle le père endeuillé, qui refuse que la mort de sa fille soit vaine.

Selon les témoignages d’amis, Athena Gervais aurait bu avec des camarades une quantité encore inconnue de la boisson FCKD UP, volée dans un dépanneur près de leur école, le midi précédant sa disparition. L’adolescente a été portée à son dernier repos samedi dernier à Saint-Félicien, sa ville natale. Une cérémonie à sa mémoire est aussi prévue aujourd’hui à Laval.

– Fanny Lévesque, La Presse

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Des microparticules de plastique dans l’eau embouteillée


Le plastique est partout en différents formats. Quand ils sont en microparticule, il s’infiltre partout même dans l’eau embouteillée. Est-ce alarmant ? Il semble que même en petite quantité cela pourrait devenir une inquiétude
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Des microparticules de plastique dans l’eau embouteillée

 

Photo : iStock

Des tests menés sur 250 bouteilles de 11 marques provenant des cinq continents montrent la présence de microparticules de plastique dans l’eau embouteillée.

Des échantillons d’eau vendue sous l’appellation « pure » ont été testés par un laboratoire indépendant mandaté par l’organisation internationale de journalisme Orb Media.

Les contaminations, souvent invisibles à l’oeil nu, sont : du polypropylène (54 %), des fibres de nylon (16 %), du polystyrène (11 %) et du polytéréphtalate d’éthylène (10 %).

Des microplastiques vus sous la loupe d'un microscope.

Des microplastiques vus sous la loupe d’un microscope.  Photo : Joshua Kurek

Les chercheurs estiment que la majeure partie de ce plastique provient du contenant lui-même et de son capuchon. Le reste proviendrait de la source d’eau elle-même.

Les microparticules – voire nanoparticules – proviennent souvent de produits qui se sont désintégrés dans l’eau avec le temps.

« Ils sont tellement petits qu’on ne peut les voir qu’au microscope », explique la chimiste Sherri Mason, de l’Université d’État de New York à Fredonia.

La chimiste Sherri Mason de l’Université d’État de New York à Fredonia.

La chimiste Sherri Mason de l’Université d’État de New York à Fredonia.  Photo : Radio-Canada

On a trouvé du plastique dans tous les plans d’eau qu’on a étudiés, et même dans la glace de l’Arctique. C’est un produit extrêmement envahissant. La chimiste Sherri Mason

La chimiste et son équipe en ont donc trouvé dans l’eau douce, dans l’eau salée, dans l’eau du robinet, mais aussi dans l’eau embouteillée de grandes compagnies comme Evian, Aquafina, Dasani, Nestlé, achetée dans neuf pays différents.

Leur étude révèle que :

  • Pas moins de 93 % des bouteilles étaient contaminées par des microbilles de plastique;
  • Il y a en moyenne 315 microparticules par litre d’eau embouteillée;
  • Quelques-unes des bouteilles en contenaient même entre 5000 et 10 000.

Dans ces travaux, une microparticule était considérée comme telle lorsqu’elle mesurait de 0,1 à 5 micromètres.

Leur présence été confirmée à l’aide de microscopes infrarouges utilisés dans cette industrie.

Lorsqu’elles ont été contactées pour commenter ces résultats, deux grandes marques ont confirmé que leurs produits contenaient du microplastique, mais elles ont déclaré que l’étude d’Orb en surestimait considérablement la quantité.

Un danger pour les humains?

Ces résultats posent aussi la question de leur dangerosité pour la santé humaine.

Le plastique, c’est un contaminant dans l’environnement, il peut avoir des effets de, donc déranger le fonctionnement normal des hormones chez les animaux, y compris chez l’homme. Louise Hénault-Éthier, Fondation David Suzuki

Selon elle, le problème est bien réel, même s’il s’agit de microdoses de contaminants.

« Même une très petite quantité de plastique dans nos bouteilles d’eau, ça pourrait s’avérer être une inquiétude du point de vue toxicologique », poursuit-elle, particulièrement « si on prend en considération le cocktail de produits chimiques auquel on est exposé au quotidien ».

« Ce n’est pas une situation catastrophique, mais elle est préoccupante », explique Sherri Mason, qui estime que ces travaux devraient nous forcer à réévaluer notre utilisation des plastiques.

Le groupe Orb Media a fait parvenir les résultats de son enquête aux 11 compagnies testés. Il est possible de consulter leurs réponses et d’obtenir d’autres informations sur l’enquête à l’adresse OrbMedia.org.

Au Canada, on interdit maintenant la vente de produits de beauté qui contiennent des microbilles. Le gouvernement fédéral reconnaît aussi, depuis 2016, que les microbilles de plastique sont une substance toxique.

http://ici.radio-canada.ca/

Quand la pub tente de lire dans vos pensées


Les publicitaires font tout pour accrocher les consommateurs, Personnellement, je trouve que c’est une intrusion de vouloir d’observer nos réactions en améliorant les technologie  pour savoir quelle forme de publicité que nous aimerions alors que le but premier est de vendre à tout prix
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Quand la pub tente de lire dans vos pensées

 

© thinkstock.

Pourquoi acheter cette paire de chaussures ou ce nouveau smartphone? De plus en plus de publicitaires tentent de sonder l’inconscient des consommateurs pour deviner leurs comportements d’achat et mieux les aiguiller.

Pour ce faire, ils ont recours à des outils observant le mouvement des yeux et la reconnaissance des expressions faciales, interprétant un sourire ou une moue de dépit, ou encore qui détectent la transpiration et l’activité cérébrale. Ils pourraient à terme remplacer les traditionnelles enquêtes effectuées pour évaluer la réaction à un nouveau produit et les intentions d’achat.

« Ce n’est pas que les gens ne veulent pas vous dire, c’est en fait qu’ils ne peuvent pas dire pourquoi ils ont pris telle ou telle décision d’achat », souligne Jessica Azoulay, vice-présidente pour l’analyse de marché chez Isobar, une agence de publicité spécialisée dans le numérique.

Ces nouvelles techniques permettent de distinguer les facteurs rationnels des facteurs émotionnels en examinant l’activité cérébrale du consommateur.

 Ils « permettent de capter différents types d’émotions et de les analyser très précisément seconde par seconde », ajoute Elissa

Moses, responsable des sciences neurologiques et comportementalistes auprès de la firme d’études de marché Ipsos.

« Les gens ne pourront pas vous dire ce qui les a énervés dans telle scène et amusés dans une autre mais nous le saurons grâce à la reconnaissance faciale », ajoute-t-elle.

Des pubs plus efficaces

Ces technologies permettent notamment de savoir si une marque conserve son aura auprès des consommateurs et de rendre les publicités plus efficaces en déterminant ce qu’il convient de mettre en valeur pour mieux vendre le produit.

« Il y a une danse qui se livre entre le conscient et l’inconscient », estime Elissa Moses, soulignant qu’en dernier ressort l’acte d’achat est, lui, conscient.

Certaines de ces techniques remontent aux années 1970 mais ont été améliorées avec les dernières évolutions technologiques. Des lunettes numériques permettent maintenant de suivre le mouvement des yeux lorsque quelqu’un regarde la télévision ou une vitrine et de détecter où son oeil se pose. Des capteurs sur la peau de la main mesurent les tressaillements et des techniques d’électroencéphalographie (EEG) lisent l’activité cérébrale.

 Ces procédés permettent ensuite d’établir une « carte calorifique » avec des « points chauds » qui détectent quand l’attention d’un acheteur potentiel s’est fixée et sur quoi.

Millisecondes

Le géant des produits pharmaceutiques et d’hygiène Johnson & Johnson les a utilisés pour tester sur des milliers de consommateurs ses messages vantant les qualités de son antalgique Tylenol et leur réaction à l’utilisation de certains mots plutôt que d’autres pour mieux adapter le message. Les réactions ont été analysées à la milliseconde près, indique Eric Dolan, qui conduit ce genre d’études chez Johnson & Johnson.

L’entreprise Tivity Health y a également eu recours pour son programme de mise en forme « baskets d’argent » destiné aux seniors et a travaillé avec Isobar pour déterminer quel message était le mieux adapté au profil psychologique de ses membres potentiels. Plus de 1.000 seniors ont ainsi regardé une série d’images défilant rapidement et des mots associés à la dépense physique. En fonction de leur réaction, mesurée par des clics, cela a permis d’établir que cette population accordait de l’importance à l’exercice car il leur apportait autonomie et indépendance.

Ces thèmes ont ensuite été accentués dans les campagnes publicitaires de Tivity qui ont notamment mis en scène un grand-père faisant des pompes avec un bambin sur le dos. Le public a été plus réceptif à ces messages qu’à d’autres montrant des personnes âgées dans une piscine ou dans une salle de gym et mettant en exergue l’aspect grégaire de l’exercice.

« Nous étions un peu surpris », indique Elizabeth Rula qui dirige ce genre de recherches pour Tivity, en précisant que l’intention initiale était davantage de mettre en avant le caractère social du programme.

http://www.7sur7.be/