Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc


Le grand requin blanc est réputé pour être un grand prédateur, mais il arrive que des orques les choisissent comme proie pour déguster leur foie qui est riche en protéine. En Afrique du Sud, les attaques des orques seraient un des causes de la disparition des requins blancs
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Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc

 

Orque

Au moins trois requins ont été tués par des orques.

© AP/SIPA

Plusieurs attaques d’orques sur des requins ont été recensées ces derniers jours au large de l’Afrique du Sud. Ces dernière se délectent de leurs foies.

PROIES. Les grands requins blancs (Carcharodon carcharias) sont considérés comme les plus féroces prédateurs des océans. Une réputation largement acquise grâce au film Les dents de la mer réalisé par Steven Spielberg et qui n’est pas tout à fait usurpée. Mais même ces dangereux poissons peuvent devenir des proies. Ils sont par exemple parfois attaqués par des orques (Orcinus orca) comme en témoignent ces cinq cadavres découverts ces derniers jours échoués sur les côtes d’Afrique du Sud.

Le foie, un organe de choix

Repérées par des badauds qui ont alerté des associations locales comme Marine Dynamics et Dyer Island Conservation Trust, les carcasses ont été prises en charge par des scientifiques sous autorité du ministère de l’Environnement pour être autopsiées. Les premiers résultats des examens effectués sur trois d’entre elles révèlent que les requins ont bien subi des attaques d’orques et que ces dernières se nourries de leurs foies et au moins une fois du cœur.

Cette technique de chasse et d’alimentation des orques est mal documentée mais elle n’étonne pas les scientifiques qui rappellent que d’autres mammifères marins comme les lions de mer croquent parfois des requins plus petits que le grand blanc toujours pour déguster le foie. Cet organe est en effet riche en graisses et en éléments nutritifs. Et chez les requins il est très développé car en plus de son rôle dans la circulation sanguine, il est aussi un des éléments qui assurent la flottabilité de ces poissons dépourvus de vessie natatoire, un organe gonflé d’air et qui joue le même rôle pour d’autres espèces marines. Ces attaques d’orques ont provoqué la disparition de la plupart des grands requins blancs près des côtes d’Afrique du Sud, remarquent les membres de Marine Dynamics qui organisent habituellement des « Shark Tours » dans ces eaux connues pour abriter habituellement un grand nombre de requins. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

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Ces 7 signes clairs indiquent que votre foie est malade!


Le foie est un organe important et quand il est malade, le corps se dérègle
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Ces 7 signes clairs indiquent que votre foie est malade!

 

Le foie est un des organes les plus importants du corps humain. Ce dernier nettoie votre sang, aide votre corps à synthétiser les glucides et les lipides provenant de votre alimentation, en plus de stocker les vitamines (A, D, K et E) essentielles au bon fonctionnement de votre corps. Cela étant dit, le foie est également un des organes les plus fragiles.

Plusieurs substances peuvent nuire à son bon fonctionnement, notamment l’alcool, les médicaments et le sel. Cela étant dit, que vous ayez abusé de ces substances dangereuses ou non, comment savoir si votre foie est malade? C’est simple! Vous n’avez qu’à vous fier à ces 7 symptômes.

1 – Des nausées

Il s’agit normalement du premier signe indiquant que votre foie est en difficulté. Si vos nausées surviennent après avoir mangé, il y a de très bonnes chances qu’elles soient liées à un problème de foie.

2 – Des selles très pâles

Quelques problèmes hépatiques sont liés à l’incapacité du foie à produire des quantités normales de bile. Certes, si votre corps produit des quantités insuffisantes de ce liquide biologique favorisant la digestion des lipides (et donnant la couleur brunâtre à vos excréments), il y a de bonnes chances que vos « crottes » soient extrêmement pâles, voire blanches.

3 – Des douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen

Les problèmes de foie occasionnent fréquemment des pincements ou des sensations de brûlure dans la partie supérieure de l’abdomen,soit juste en dessous des côtes. Notez que c’est à cet endroit que se trouve votre foie.

4 – La jaunisse

Si votre peau se décolore et commence à tirer vers le jaune, c’est probablement à cause d’un problème de foie. Certes, quand cet organe produit trop de bilirubine, cette substance peut se retrouver en trop grande concentration dans le sang et dans l’organisme. Ce surplus donne un teint particulier à la peau.

5 – Des démangeaisons

Si de la bile s’accumule sous votre peau, de sévères épisodes de démangeaisons peuvent en découler.

6 – De la fatigue

Généralement, les gens souffrant de problèmes hépatiques se sentent faibles, manquent d’appétit et sont excessivement fatigués.

7 – Des saignements et des bleus

Lorsque le foie ne fonctionne pas correctement, le corps a de la difficulté à assimiler certains nutriments et certaines protéines. Cela rend la coagulation sanguine nettement plus difficile. Conséquemment, des saignements de nez et l’apparition d’hématomes peuvent survenir.

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Le Saviez-Vous ► L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie


La jaunisse est une maladie connue depuis bien avant notre ère. Mais l’ABC de l’hépatite, il a fallu que des volontaires (plutôt victimes) de la Deuxième Guerre Mondiale, puis des enfants et autres personnes plus faibles pour mieux comprendre cette maladie
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L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

«La jaunisse: si son corps est jaune, son visage jaune, ses yeux jaunes, si ses chairs deviennent flasques: c’est la jaunisse.»

Voici la description de la jaunisse telle que formulée près de sept cents ans avant Jésus-Christ sur des tablettes cunéiformes datant de l’apogée de l’empire Assyrien.

Une découverte surprenante

Issu d’une longue lignée d’érudits et d’aristocrates, Sir Austin Henry Lajard a connu, pour le moins, une vie bien remplie. Né à Paris en 1817, il fut connu comme un grand voyageur, un politicien engagé et un diplomate. On dit aussi de lui qu’il fut un collectionneur, un archéologue, un écrivain, un historien de l’art et un dessinateur. Passionné par les recherches archéologiques, il fut le premier à identifier Kuyunjik comme étant le site de l’ancienne ville de Ninive. Avec son protégé et élève Ormuzel Rassam, il découvrit dans les ruines d’un palais construit sous le règne d’Assurbanipal (668-626 ans avant J.C.), le dernier grand roi de l’Assyrie, une véritable bibliothèque constituée de 20 000 tablettes cunéiformes dont plus de 600 traitaient de la médecine.

De 1852 à 1880, Sir Lajard connaitra une carrière politique houleuse grâce à son caractère particulièrement enflammé. Il prit par la suite sa retraite à Venise où il consacra les dernières années de sa vie comme collectionneur et comme écrivain de l’histoire de l’art vénitien.

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère.

La période antique

C’est dans le traité d’Hippocrate que l’on retrouve pour la première fois le mot ictère pour décrire cette maladie du foie. Il viendrait de la fouine (en grec: iktos), ce petit mammifère dont les conjonctives sont jaunes. Hippocrate préconisait un traitement qui, comme il l’écrivait : «réussissait dans la plupart des cas». Il s’agissait de ramollir la surface du corps par des bains chauds et lubrifier les intestins et la vessie, car selon l’illustre médecin, l’ictère est causé par une bile extrêmement agitée qui se fixe immédiatement au-dessous de la peau. Il était aussi d’usage d’appliquer des sangsues à l’anus. On pouvait aussi comprimer le ventre avec des bandelettes de tissu et faire respirer des odeurs fétides. D’autres auteurs de l’époque citèrent la jaunisse, dont Rufus d’Éphèse et Arétée de Cappadoce qui décrivait ainsi les symptômes de la maladie:

«La peau prend une teinte verdâtre ou d’un jaune qui tire sur le blanc, si les malades ont une jaunisse plus marquée; le sommeil est assez calme, peu troublé par des rêves. » (Arétée (de Cappadoce), Traité des signes, des causes et de la cure des maladies aiguës et chroniques, traduit du grec par M. L. Renaud, médecin, Paris, 1834, p.119)

Le Moyen-Âge et la Renaissance

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère. L’évêque de l’époque écrivit au pape Zacharie pour l’informer qu’une épidémie d’ictère faisait rage dans sa ville. Le Saint-Père lui conseilla d’isoler les malades pour éviter une contamination encore plus importante. Il faudra attendre près de 15 siècles plus tard pour que cette idée de maladie contagieuse refasse surface. Elle est due à un médecin italien dont nous avons souvent parlé dans cette chronique : le docteur Girolamo Fracastoro.

Dans son ouvrage paru en 1546 et intitulé De Contagione et Contagiosis Morbis, il soutient la thèse que les épidémies ne sont pas l’œuvre de la vengeance de Dieu, mais bien d’organismes vivants si petits qu’ils sont invisibles à l’œil nu, organismes qu’il nomme seminaria contigionis.

L’origine du sapin de Noël

Quant à l’évêque qui avisa le pape Zacharie de l’épidémie de jaunisse, il n’était nul autre que Saint Boniface. Une charmante légende lui est d’ailleurs attribuée. Voulant convaincre les druides des environs de Geismar que le chêne n’était pas un arbre sacré, il fit abattre le chêne de Thor, vénéré et adoré pour sa robustesse. En tombant, l’illustre arbre écrasa tout ce qui se trouvait sous lui sauf un jeune sapin. Comme au même moment, Boniface prêchait sur la Nativité, il aurait déclaré :

«Désormais, nous appellerons cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus».

Décidément, Boniface avait l’esprit aussi religieux que scientifique…

Une jaunisse contagieuse

Il faut dire qu’on avait remarqué depuis longtemps que la jaunisse suivait les armées lors des opérations militaires. On parlait même de jaunisse des camps. Mais malgré toutes ces présomptions sur l’origine infectieuse de certaines hépatites, un grand pathologiste allemand et politicien allait camper des positions niant littéralement l’existence d’agents infectieux. Pour Rudolph Virchow, toute maladie trouvait son explication par l’anatomie et la pathologie. Il élabora alors la théorie de l’ictère catarrhale qui serait reliée à des poisons putrides formés dans l’intestin ou encore provoquée par un choc nerveux occasionné par le passage de la vie civile à la vie militaire. C’est de ces observations que nous viendrait l’expression populaire qui veut qu’une grande émotion puisse déclencher une jaunisse (… en faire une jaunisse).

Pourtant plusieurs illustres médecins de ces époques militaient en faveur d’autres causes. Ainsi pour J.-P. Herliz en 1761, les jaunisses pouvaient être dues aux temps humides, au manque de nourriture ainsi qu’à la peine, la tristesse et certains troubles psychiques. Georges Dieulafoy parlait en 1898 d’ictère vernal ou automnal (Jean-Louis Payen, L’histoire de la jaunisse : Des Sumériens à nos jours, CHU Toulouse, Journée d’hépatologie de l’Hôpital Henri Mondor, 2001)

On injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains.

    Les preuves de l’origine infectieuse s’accumulent

    Ce n’est que vers la fin du 19e siècle que la première observation scientifique permit de relier une infection à une jaunisse et ce fut le fruit du hasard et du sens d’observation d’un médecin allemand, le Dr A. Lürman. En effet, celui-ci, officier de santé publique, vaccina 1 289 ouvriers des chantiers navals de Brème contre la variole. Lürman suivit ces ouvriers et remarqua que 191 d’entre eux eurent une jaunisse suite à ces vaccinations. Qui plus est, seuls ceux vaccinés avec un certain lot développèrent la maladie. Il publia ses observations dans une revue allemande, mais sa découverte passa quasiment inaperçue (Lürman A., Eine icterusepîdemie, Berliner Klinish Wochenschrift, 1885; 22 : 20-27).

    Il n’existait pas de modèle animal où il aurait été possible de transmettre la maladie, ce qui limitait de beaucoup les expérimentations permettant d’isoler le ou les agents infectieux. La Seconde Guerre mondiale allait apporter l’occasion de contrer ce problème en utilisant des «volontaires» humains pour étudier la maladie. Durant ces expérimentations, on injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains. À part ces prisonniers de guerre plus ou moins volontaires (ce devait être plutôt difficile de refuser lorsqu’on vous offre le choix entre mourir sur le champ ou participer à une expérience), plus tard des enfants handicapés mentaux furent aussi recrutés pour prendre part à des expériences similaires. Suite à ces multiples résultats, il fut possible dès 1947 de dégager deux types d’hépatites: l’hépatite A, pour celle transmise par voie oro-fécale et l’hépatite B, pour celle transmissible par le sang et ses dérivés.

    La découverte des agents viraux pour les hépatites A et B se fit durant les années 1960-1970. Le concept de virus Non A Non B fut élaboré vers 1975 par Stephen Feinstone, un grand spécialiste américain qui publia ses résultats dans le New England Journal of Medicine. Ce virus prendra le nom d’hépatite C en 1989 grâce aux recherches de Q. Choo, G. Weiner et de leurs collaborateurs. Tel fut donc l’ABC de cette maladie.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Les médicaments contenant du paracétamol potentiellement dangereux pour le foie


      Il y aura des nouvelles directives sur l’acétaminophène connu aussi sous paracétamol. Une mise en garde contre les doses excessives ou à long terme des dangers sur le foie
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      Les médicaments contenant du paracétamol potentiellement dangereux pour le foie

       

       

      Une consommation à trop haute dose de ces... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

      Une consommation à trop haute dose de ces médicaments peut provoquer «des dommages au foie qui peuvent, dans les cas graves, entraîner une insuffisance rénale, voire la mort», a mis en garde Santé Canada.

      PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

      Agence France-Presse
      OTTAWA

      Les médicaments contre la douleur contenant du paracétamol doivent désormais afficher clairement les dangers potentiels pour le foie en cas de consommation excessive de ces produits, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires canadiennes.

      Les médicaments à base d’acétaminophène (paracétamol) comportent des risques, «surtout si la dose ou la durée recommandées sont dépassées», selon Santé Canada.

      Une consommation à trop haute dose de ces médicaments peut provoquer «des dommages au foie qui peuvent, dans les cas graves, entraîner une insuffisance rénale, voire la mort», a mis en garde Santé Canada.

      Le paracétamol est vendu dans le monde, la plupart du temps sans ordonnance, sous des marques diverses, dont Tylenol est la plus connue.

      Outre les risques bien connus sur le foie, des scientifiques avaient attiré l’attention des consommateurs l’an dernier sur une consommation de paracétamol sur le long terme en raison des risques rénaux et cardiovasculaires.

      Avec la nouvelle norme édictée par Santé Canada, les produits pharmaceutiques préparés sous ordonnance devront clairement limiter à 325 mg par comprimé la quantité d’acétaminophène.

      Les nouvelles directives s’appliquent immédiatement aux nouveaux produits que les laboratoires envisagent de mettre sur le marché canadien.

      Pour les produits déjà vendus dans les magasins, les groupes pharmaceutiques «ont 18 mois pour mettre à jour les étiquettes», a indiqué Santé Canada.

      http://www.lapresse.ca/

      Le Saviez-vous ► Il était une fois la maladie: la cirrhose du foie


      Je trouve intéressant l’évolution des diagnostics des maladies dans l’histoire médicale. Cette fois-ci en plus d’apprendre l’histoire de la cirrhose du foie, on apprend l’origine de deux expressions ainsi qu’un aperçu de la vie de l’inventeur du stéthoscope et que tout est relié d’une façon ou une autre au foie
      Nuage

       

      Il était une fois la maladie: la cirrhose du foie

       

      Jacques Beaulieu

      Chroniqueur et communicateur scientifique

      «Si on ne meurt pas aussi promptement d’une maladie de Foie que d’une maladie de Cœur, on en périt plus douloureusement.»

      C’est ce qu’écrivait Arétée de Capadocce dans son livre sur les maladies aigues au chapitre VI: «Des maladies aiguës du Foie».

      Selon ce médecin grec né au premier ou deuxième siècle après J.C. (selon les historiens), cinq causes pouvaient amener une maladie grave du foie: une blessure sérieuse, un amas putride et continuel de crudités (les temps ont changé, de nos jours, on encourage plutôt à en manger plus!), un excès de boisson, ou un refroidissement considérable.

      Il se produisait alors une inflammation dans la région des «portes», qui annonçait inexorablement la mort à assez brève échéance.

      Quelques siècles avant lui, Hippocrate avait dit:

      «Chez les ictériques, il est funeste que le foie devienne dur».

      Pour un autre médecin célèbre de l’Antiquité, celui qu’on nomma le père de la pharmacie, Claude Galien (Claudius Galienus), le foie est le lieu de fabrication du sang veineux (le sang artériel serait produit par le cœur). De ces observations, Galien proposa dès le premier siècle de notre ère un remède qui allait perdurer jusqu’au XIXème siècle: la saignée.

      Tant dans l’Antiquité qu’au Moyen Âge, philosophie, religion et médecine étaient intimement liés. Ainsi, selon Platon, le corps humain doit sa vie à quatre âmes: l’âme intelligente pensante, située dans le crâne. Cette âme est isolée du corps, mais peut communiquer avec lui par un isthme, le cou. Suit l’âme sensitive, sise au niveau du thorax et qui est responsable des émotions et du contact avec le monde environnant. Elle est isolée des niveaux inférieurs par le diaphragme, que les anciens considéraient comme poreux, ce qui permettait une communication entre l’âme sensitive et celle qui suivait: l’âme appétitive. Son siège principal en était le foie. Cette âme est responsable du désir, de la faim, de la soif et du bien-être. L’âme appétitive aurait la possibilité de projeter sur la paroi externe du foie des images que l’âme intelligente pouvait observer. De là, l’origine des rêves, des pressentiments et des divers états d’âme.

      C’est pourquoi les augures, ces prêtres romains que l’on consultait avant de prendre une décision importante, cherchaient dans les foies d’animaux sacrifiés les présages et autres divinations, d’où l’expression: de bons (ou mauvais) augures.

      Plus bas encore serait l’âme de la reproduction responsable de l’envie de l’union charnelle. Ainsi peut-on lire dans Histoire du développement de la biologie Volume III, de Hendrik C.D. de Wit (Presses Polytechniques et universitaires Romandes, page 261-262), qu’il est écrit dans le Timée de Platon:

      «L’âme appétitive (du désir) habite dans la cavité abdominale au-dessus du nombril. Elle est complètement séparée de l’âme sensitive par le diaphragme. L’âme appétitive n’a pas de réflexion, elle n’a pas l’intelligence raisonnable et est entièrement passive. Elle enregistre la faim et la soif, l’envie, le bien-être et les crispations. L’âme des plantes descend de l’âme appétitive. (…) Plus loin encore, il semble que les organismes animaux aient une possibilité d’avertir l’âme intelligente par le biais de l’âme appétitive. Celle-ci peut projeter des images sur la surface plate et lisse du foie, images que l’âme intelligente observe et c’est là l’origine des rêves, des pressentiments et de toutes sortes d’états d’âme dans notre conscience. Il semble bien qu’aucune âme ne puisse habiter dans cette cavité située au-dessous du nombril, remplie des méandres intestinaux. Pourtant une quatrième âme y réside, l’envie de l’union charnelle; c’est une âme dont la qualité est si basse qu’elle mérite à peine le nom d’âme.» (Référence).

      Ceux qui croient que les tabous sexuels sont d’origine judéo-chrétienne doivent admettre que Platon, plus de quatre siècles avant Jésus-Christ, n’avait donc pas en haute estime cette quatrième âme…

      Au Moyen Âge, certains «médicaments» feront leur apparition. On les retrouve chez les apothicaires (ancêtres des pharmaciens). Ils sont sensés rééquilibrer les humeurs. Ils doivent être composés d’ingrédients appartenant aux trois règnes: animal, végétal et minéral. On y ajoute très souvent des pierres précieuses, dont la réputation d’être magique est reconnue. Il n’y avait alors pas trop de gêne à mélanger chimie et magie! De plus, elles servaient à améliorer l’aspect des remèdes, de là est née l’expression: dorer la pilule.

      Le terme «cirrhose» ne fit son apparition qu’au début du dix-neuvième siècle. Et on le doit à l’illustre inventeur du stéthoscope.

      Une plante au nom évocateur

      Au Moyen Âge, on utilisait souvent une plante nommée Chardon-Marie pour chasser la mélancolie, cette bile noire associée à diverses maladies du foie. L’usage en avait été emprunté à la période de l’Antiquité où Pline le jeune recommandait à tous ceux qui souffraient de problèmes hépatiques ou biliaires de boire le jus de cette plante.

      Quant qu’au nom sous lequel, elle était connue au Moyen Âge, son histoire mérite d’être citée. Elle était connue d’abord sous le nom latin de Sylibum, qui signifie: chardon comestible. S’est ajoutée le terme marianum. Une légende raconte que la Vierge Marie, dans la fuite de sa famille vers l’Égypte, se serait cachée dans un bosquet avec l’enfant Jésus pour échapper aux soldats d’Hérode. Elle aurait alors donné le sein à son enfant et quelques gouttes de lait sont tombées sur les feuilles du chardon, ce qui lui conféra des nervures blanches. C’est pourquoi, en plus des applications thérapeutiques confirmées pour les problèmes hépatiques, la plante connut une certaine application, non encore démontrée, comme favorisant la lactation chez les nouvelles mères.

      Le mot «cirrhose»

      Bien que, comme nous l’avons vu, la maladie était connue depuis l’Antiquité, le terme «cirrhose» ne fit son apparition qu’au début du dix-neuvième siècle. Et on le doit à l’illustre inventeur du stéthoscope: René Laennec. Il ajouta au suffixe «ose» le terme grec «kirrhos», qui signifie: d’un jaune roux. C’est ainsi qu’en 1819, cette maladie fut enfin identifiée.

      Une courte vie bien remplie

      René Laennec est né à Quimper en 1781. Bien des carrières se décident en bas âge causées par des grands chocs émotifs. Ainsi, la mère de René décéda de tuberculose alors que celui-ci n’avait que 5 ans. Confié à un de ses oncles, médecin et directeur du département de médecine à Nantes, le jeune Laennec décide d’y faire carrière.

      Très tôt, il se spécialisa dans les maladies pulmonaires et adopta une nouvelle technique inventée par le docteur autrichien Leopold Auenbrugger, médecin personnel de Napoléon. Le docteur Auenbrugger avait mis au point une méthode d’auscultation en frappant avec le doigt un organe et en écoutant le bruit qui en résultait. Cette méthode s’avérait particulièrement efficace pour ausculter les tuberculeux et déterminer l’étendue de la maladie.

      Pratiquant cette méthode, le jeune docteur Laennec remarqua en passant près d’un parc que des enfants s’amusaient en grattant l’extrémité d’une longue poutre avec une épingle, tandis qu’à l’autre bout de la poutre, d’autres écoutaient les sons ainsi produits. De retour à l’hôpital où il exerçait, il s’empressa de prendre une feuille de papier, l’enroula et en posa une extrémité sur le thorax d’un patient et l’autre sur son oreille, il entendit alors nettement les bruits du cœur et ceux de la respiration. Il venait d’inventer ce qu’il appela d’abord, le «pectorilogue», pour le perfectionner et lui donner son nom définitif: le stéthoscope.

      Laennec contribua à plusieurs autres domaines de la médecine, étant le premier à reconnaître comme telle la maladie qu’il appela cirrhose, la péritonite, le mélanome. Il a aussi fait une description bien détaillée des métastases pulmonaires du mélanome. Sa devise était inscrite dans l’ouvrage qu’il publia en 1819 et pouvait se lire ainsi:

       «la partie la plus importante de notre art consiste à être en mesure d’observer correctement».

      René Laennec mourut, à peine âgé de 45 ans, d’une tuberculose que son neveu diagnostiqua avec le stéthoscope qu’il avait inventé. René Laennec était aussi reconnu comme un fervent croyant et sa charité envers les pauvres était de notoriété publique.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Le Saviez-Vous ► 6 maladies que vos mains peuvent prédire


      À noter que ceci n’est qu’un billet qui ne prétend pas de diagnostiquer quoique ce soit. Ce sont seulement des indices. Sachez que seul des examens et un médecin en chair et en os, peuvent diagnostiquer s’il y a un problème de santé
      Nuage

       

      6 maladies que vos mains peuvent prédire

      BELORY4KA/ISTOCK

      De la longueur de vos doigts en passant par leur force de préhension, les mains peuvent être des indicateurs de facteurs de risque pour plusieurs maladies.

      PAR THE PHYSICIANS OF THE DOCTORS

      1. La longueur des doigts pour révéler des signes d’arthrite

      Les femmes qui possèdent un annulaire plus long que l’index, un trait typiquement masculin, sont deux fois plus sujettes à souffrir d’arthrite aux genoux, d’après une étude publiée dans la revue scientifique Arthritis & Rheumatology. Un niveau peu élevé d’oestrogène dans le corps pourrait en être la cause. Ce même trait physique a été associé à une meilleure propension aux sports, et ce, pour les deux sexes. Chez les hommes, un annulaire plus long que la normale est associé à une plus grande capacité d’avoir des enfants. Par contre, l’homme au long annulaire risque davantage de souffrir d’un cancer de la prostate.

      2. Des mains tremblantes pour révéler des signes de maladie de Parkinson

      Avoir les mains tremblantes peut signifier quelque chose de tout à fait banal, comme une trop grande consommation de caféine ou un effet secondaire de certains médicaments contre l’asthme ou des antidépresseurs. Il est toutefois recommandé de consulter votre médecin sans tarder si vos mains tremblent souvent. Le tremblement d’une seule main pourrait être le premier symptôme de la maladie de Parkinson, ou indiquer le tremblement essentiel, une condition physique causant des tremblements incontrôlables qui peuvent se traiter à l’aide d’une thérapie et de médication.

      PEARLEYE/ISTOCK

      3. La couleur des ongles pour révéler une maladie du foie

      Lorsque des chercheurs indiens ont étudié 100 patients souffrant de maladies chroniques du foie, ils ont observé que 36 % des candidats avaient des ongles moitié blanc et moitié couleur (le bas de l’ongle est blanc et le haut est brun). Cette condition de l’ongle pourrait être causée par une augmentation de la concentration de certaines hormones ainsi qu’une anémie chronique, deux traits typiques des maladies du foie. Consultez votre médecin sans tarder si vous remarquez avoir des ongles « moitié-moitié » ou des stries verticales et foncées à la base de l’ongle. Cela pourrait être un signe de mélanome, une sorte de cancer de la peau.

      4. La force de préhension pour révéler l’état de la santé de votre cœur

      Un manque de force de préhension dans vos mains pourrait révéler un risque plus élevé d’ACV. C’est ce que révèle une étude publiée dans la revue scientifique anglaise The Lancet et menée auprès de 140 000 adultes dans 17 pays. La force de préhension serait même un meilleur indicateur de la mort que la pression artérielle. Les chercheurs disent que la force de préhension est un marqueur de force des muscles de tout le corps et de son état de santé. Ils recommandent un entraînement complet pour augmenter la force physique de tout le corps ainsi que des exercices aérobiques pour réduire les risques de maladie du cœur.

      5. Des mains moites pour révéler des signes d’hyperhidrose

      Des mains moites peuvent être liées à la ménopause ou aux problèmes de glande thyroïde, mais aussi à l’hyperhidrose. Les glandes sudoripares sont alors trop actives, causant ainsi plus de transpiration que nécessaire. La plupart des gens avec cette condition ne suent que d’une partie du corps ou deux. Parmi celles-ci, les aisselles, les paumes et les pieds. Un médecin peut alors prescrire un antisudorifique fort pour diminuer la production de sueur.

      Shutterstock

      6. Les empreintes digitales pour révéler une hypertension artérielle

      Des chercheurs britanniques ont étudié 139 empreintes digitales. Les patients possédant un motif de spirale dans l’empreinte d’un ou de plusieurs de leurs doigts avaient un point en commun. Ces derniers semblaient plus propices à avoir une tension artérielle plus élevée que ceux ayant un motif d’arche ou de boucle : plus le participant avait de motifs de spirales sur les doigts, plus il avait un haut risque d’hypertension. Des spirales sur le bout des doigts constituent un marqueur de problèmes de développement du foetus durant certaines étapes de la grossesse, ce qui peut affecter la pression artérielle plus tard dans la vie.

      http://selection.readersdigest.ca/

      Une jeune fille développe une hépatite à cause du thé vert


      Faire des achats en ligne surtout pour des produits combustibles, c’est parfois risqués, surtout quand ces produits viennent d’un pays étranger et écrit dans une autre langue sans traduction
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      Une jeune fille développe une hépatite à cause du thé vert

       

      2015-09-25-hépatite-thé-vert

      © thinkstock

      Une adolescente britannique a souffert d’une inflammation sévère du foie, provoquée par un thé vert qu’elle a bu pour perdre du poids.

      Une jeune fille a développé une hépatite après avoir bu trois tasses de thé vert par jour. La fille de 16 ans est allée chez le médecin pour ses symptômes de nausées, d’étourdissements et de maux d’estomac. Le médecin a faussement diagnostiqué une infection urinaire, et par conséquent, lui a prescrit des antibiotiques. Après les avoir pris, ses symptômes ont empiré. Elle a dû aller à l’hôpital, où les médecins ont diagnostiqué une hépatite, une inflammation du foie.

      Lorsqu’elle est arrivée à l’hôpital, elle souffrait de jaunisse, expliquent les médecins dans leur rapport médical, publié dans le journal BMJ Case Reports.

      L’hépatite se développe souvent à cause d’un virus ou lorsque le foie est exposé à des substances néfastes telles que l’alcool.

      Mais dans le cas de cette fille, qui a assuré ne pas avoir consommé ni de l’alcool ni des drogues, c’est un thé vert chinois censé faire perdre du poids qui a causé sa maladie. Elle a témoigné avoir acheté le thé en ligne, dont elle a bu environ trois tasses par jour pendant quelque mois. Puisque les ingrédients étaient écrits en chinois, elle ne savait pas de quoi il était composé.

      Après une enquête, les médecins ont trouvé qu’un ingrédient présent dans le thé, le théier (Camellia Sinensis), aurait provoqué l’hépatite chez la patiente.

      Les remèdes à base des plantes, y compris le thé et les compléments au théier, sont disponibles en ligne, notent les auteurs du rapport.

      Le thé vert a déjà été associé à des dommages au foie dans le passé. Selon les chercheurs, il y a de nombreux cas enregistrés dans les journaux médicaux des patients qui tombent malades après avoir ingéré certains extraits de thé.

      Cependant, les auteurs assurent que le thé vert est normalement une boisson sans danger et même bonne pour la santé, surtout parce qu’il est riche en antioxydants. Ils ajoutent que c’est plutôt les ingrédients ajoutés au thé qui pourraient rendre malade et pas les vraies feuilles de thé.

      Les auteurs du rapport craignent que notre connaissance des remèdes à base de plantes soit limité et que souvent les utilisateurs sous-estiment l’ampleur de leur utilisation.

      « Je n’achèterai jamais plus de thé en ligne ou des pilules minceur. Les personnes devraient être plus conscientes de ce qu’ils achètent et leurs effets secondaires », a expliqué aux auteurs du rapport la jeune fille, qui s’est guérie après un bref séjour à l’hôpital.

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