La crise de foie n’existe pas.


La crise de foie n’existe pas, mais les excès de table et bien arrosé peut provoquer non pas un problème de foie, mais de malaise digestif. Les détox qu’on nous propose souvent pour enlever les toxines ne sert pas à grand chose. Par contre, le foie peut être malade, c’est appelé le foie gras ou stéatose hépatique non-alcoolique, tant qu’à elle est diagnostiqué par le médecin qui est causé par autre chose
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La crise de foie n’existe pas.

 

Une fontaine de chocolat

Vous avez mal au foie, rien qu’à regarder cette fontaine de chocolat ? Pourtant la crise de foie n’existe pas !

© SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY / AFP

Par Sylvie Riou-Milliot

Ne blâmez pas le foie après les excès des fêtes. Mais l’estomac. Car la crise de foie est une vue de l’esprit made in France. En revanche, la maladie dite du foie gras existe bel et bien !

Les repas de fêtes ont été particulièrement riches et arrosés, vous vous êtes resservis sans modération et maintenant vous vous plaignez d’une crise de foie ?… Non, vous faites erreur, la crise de foie n’existe pas ! Bien qu’il s’agisse du plus volumineux organe du corps, ce pauvre foie n’y est vraiment pour rien. Alors, inutile de l’accabler. Vous aurez beau fouiller dans tous les livres de médecine, éplucher le moindre chapitre consacré à la gastroentérologie, pas une ligne sur cette spécificité d’ailleurs très française, aucune expression similaire n’existant dans les autres langues.

Dans un récent ouvrage, « La crise de foie n’existe pas » (éditions Marabout, 17,90 euros, 217 pages), le Pr Didier Samuel, chef de pôle au sein des hôpitaux universitaires Paris Sud et doyen de la faculté de médecine Paris Sud, y dit tout sur cet organe mal connu et considéré comme bien moins noble que le cœur ou le cerveau. Le spécialiste en profite pour tordre le cou aux idées reçues de la  ‘détox post-fêtes’. Exemple avec l’artichaut ou le radis noir,  certes bons pour la digestion mais pas pour le fonctionnement du foie. Idem avec les cures de jus de citron qui ne reposent sur aucun argument scientifique.

La maladie dite du soda ou du foie gras existe bien !

« La mode est à la tendance détox, écrit le gastro-entérologue, mais ce que tout le monde prend pour des problèmes de foie ne sont en général que des déséquilibres passagers de la digestion dus à des excès ».

Et s’il y a « crise », c’est au niveau de l’estomac et non du foie qu’elle se situe. Quant aux régimes dits purifiants, ils n’ont pas démontré d’effets sur les fonctions -bien réelles- de détoxification du foie. Par contre, si la crise de foie n’est donc qu’une vue de l’esprit, la maladie dite du soda ou du foie gras, la stéatose hépatique non alcoolique, connue également sous l’acronyme de la Nash (non alcoholic steato hepatitis), elle, existe bien. Alors, estomac ou foie, ne jouez pas la carte de la surcharge, mais plutôt celle de la modération.

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Le Saviez-Vous ►7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver


Les pommes seraient un fruit de choix en cette saison froide. Tout le monde connaît le proverbe qui dit : manger une pomme par jour éloigne le médecin !. En fait, ce fruit ne guérit peut-être pas, mais il a plusieurs atouts qui aident à protéger le corps
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7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

Grand classique de la saison froide à mettre dans notre assiette, la pomme n’en reste pas moins un concentré de bons nutriments qui nous aident à rester en forme.

Une pomme par jour éloigne le médecin… ce n’est pas pour rien que les qualités nutritionnelles de la pomme sont vantées depuis longtemps. Riche en antioxydants et en fibres solubles, ce fruit cumule les bienfaits pour la santé. En voici les principaux, pour convaincre même les plus réticents à ne pas s’en priver cet hiver.

Les dents

Les pommes ne remplaceront pas votre brosse à dents. Mais y croquer dedans stimule la production de salive dans la bouche, ce qui diminue les niveaux de bactéries et réduit ainsi les risques de caries.

La prévention

De nombreuses études citées par Best Health Mag mettent en avant l’effet protecteur des nutriments de la pomme. En consommer régulièrement permettrait de diminuer les risques de maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson, de certains cancers, de diabète de type 2, de cataracte, et d’hémorroïdes. Les fibres et les composés antioxydants du fruit sont excellents pour le système digestif et pour la santé globale de l’organisme.

Le cœur

Les fibres solubles qu’on trouve dans les pommes se lient aux graisses de l’intestin. Résultat : une baisse du « mauvais » cholestérol, des artères en bonne santé, et un cœur en pleine forme. Manger des pommes, comme conseillait l’ancien chef de l’État Jacques Chirac, permettrait ainsi de réduire les risques de troubles cardiaques.

La digestion

Que vous soyez gêné par une constipation, ou par une diarrhée, les fibres des pommes peuvent vous aider. Soit elles absorbent l’eau en excès dans l’intestin et stimulent ainsi le processus de digestion, soit elles absorbent l’eau des selles, pour ralentir l’intestin. Ce bénéfice peut s’avérer particulièrement utile en cas de syndrome du côlon irritable, une maladie caractérisée par une constipation, de la diarrhée, des douleurs abdominales et des ballonnements.

Le poids

Pour gérer le poids et améliorer la santé globale, les médecins recommandent une alimentation riche en fibres, comme les pommes, qui apportent un sentiment de satiété associé à peu de calories. En maintenant un poids équilibré, nous évitons un grand nombre de maladies comme les troubles cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 et l’apnée du sommeil.

Le foie

Notre foie est responsable de l’élimination des toxines du corps. Si de nombreux régimes « détox » douteux peuvent se révéler peu efficaces, la consommation de pommes peut réellement soulager cet organe.

Le système immunitaire

Les pommes rouges contiennent un antioxydant appelé quercétine, capable de stimuler et renforcer le système immunitaire, surtout en cas de stress. N’oubliez pas de garder une pomme à portée de main pour toutes les situations difficiles.

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Baumes à lèvres : certains contiennent des substances toxiques


L’hiver, les lèvres ont tendance à gercer, il est donc important de les hydrater. Les baumes à lèvres ne manquent sur le marché. Quel choisir et sur quels critères. Ce n’est pas parce qu’un baume à lèvre est cher qu’il est mieux, il semble qu’ils contiennent des ingrédients toxiques et que les enfants ont tendance a lécher le baume sur leurs lèvres et ingérer ces substances
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Baumes à lèvres : certains contiennent des substances toxiques

 

Femme appliquant du baume à lèvres.

Femme appliquant du baume à lèvres.

CHASSENET / BSIP

Par Stéphane Desmichelle

Selon UFC Que Choisir, la moitié des baumes à lèvres, utilisés par toute la famille, contiendraient des substances toxiques susceptibles d’être ingérées.

Cette enquête a de quoi faire pincer les lèvres. L’association de consommateurs UFC Que Choisir a analysé la composition des baumes à lèvres, ces cosmétiques un peu à part puisqu’utilisés généralement – plutôt en hiver – par l’ensemble de la famille. Y compris les enfants, qui bien souvent se lèchent les lèvres et donc… en ingèrent. Irréprochable, le stick ? Pas vraiment, selon leurs résultats. 

10 produits déclassés immédiatement

L’association a testé 21 baumes au total. Parmi eux, 10 ont été déclassés avant même d’évaluer leur efficacité, à cause de la présence – dans des quantités très variables – de Mosh et de Moah dans leur formule, deux composés issus des huiles minérales et parfois des hydrocarbures de synthèse et indésirables en raison de leur toxicité lorsqu’ils sont ingérés. Les Mosh peuvent s’accumuler dans l’organisme, notamment dans les ganglions lymphatiques et le foie. Et les Moah sont potentiellement cancérigènes. Ces deux types de composés avaient déjà été retrouvés dans l’alimentation en raison de la migration des composés d’huiles minérales dans les denrées alimentaires à partir des emballages en papiers et cartons recyclés.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a alors rendu un avis en mars 2017 dans lequel elle reste prudente sur leur utilisation, estimant « qu’une meilleure connaissance de la composition des mélanges est un prérequis avant de pouvoir proposer des recommandations d’ordre toxicologique ».

« Par ailleurs, au vu de l’étude récente de Barp et al. (2017) relatives au potentiel de bioaccumulation des MOSH chez le rat, il conviendrait de poursuivre les recherches concernant l’influence de la structure chimique des MOSH sur leur potentiel de bioaccumulation et leur toxicité, précise l’Anses. Ajoutant « qu’il est nécessaire, en priorité, de réduire la contamination des denrées alimentaires par ces composés ».

Autant de marques épinglées, dont Yves Rocher, Garnier, Labello, La Roche Posay ou encore Uriage (la liste exhaustive est disponible sur le site Internet d’UFC Que Choisir). Les 11 autres ont été classés selon leur efficacité hydratante, un test d’usage et leur étiquetage. Surprise, le produit ayant obtenu la meilleure note (13,3/20) est aussi le moins cher du marché (0,75 euro)… Il s’agit du baume Care de la marque Cien (Lidl). Toujours selon les auteurs du travail, il n’inclut pas d’huile minérale et se limite à trois allergènes, et il serait même le seul à hydrater correctement les lèvres.

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Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc


Le grand requin blanc est réputé pour être un grand prédateur, mais il arrive que des orques les choisissent comme proie pour déguster leur foie qui est riche en protéine. En Afrique du Sud, les attaques des orques seraient un des causes de la disparition des requins blancs
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Pour les orques, tout n’est pas bon dans le grand requin blanc

 

Orque

Au moins trois requins ont été tués par des orques.

© AP/SIPA

Plusieurs attaques d’orques sur des requins ont été recensées ces derniers jours au large de l’Afrique du Sud. Ces dernière se délectent de leurs foies.

PROIES. Les grands requins blancs (Carcharodon carcharias) sont considérés comme les plus féroces prédateurs des océans. Une réputation largement acquise grâce au film Les dents de la mer réalisé par Steven Spielberg et qui n’est pas tout à fait usurpée. Mais même ces dangereux poissons peuvent devenir des proies. Ils sont par exemple parfois attaqués par des orques (Orcinus orca) comme en témoignent ces cinq cadavres découverts ces derniers jours échoués sur les côtes d’Afrique du Sud.

Le foie, un organe de choix

Repérées par des badauds qui ont alerté des associations locales comme Marine Dynamics et Dyer Island Conservation Trust, les carcasses ont été prises en charge par des scientifiques sous autorité du ministère de l’Environnement pour être autopsiées. Les premiers résultats des examens effectués sur trois d’entre elles révèlent que les requins ont bien subi des attaques d’orques et que ces dernières se nourries de leurs foies et au moins une fois du cœur.

Cette technique de chasse et d’alimentation des orques est mal documentée mais elle n’étonne pas les scientifiques qui rappellent que d’autres mammifères marins comme les lions de mer croquent parfois des requins plus petits que le grand blanc toujours pour déguster le foie. Cet organe est en effet riche en graisses et en éléments nutritifs. Et chez les requins il est très développé car en plus de son rôle dans la circulation sanguine, il est aussi un des éléments qui assurent la flottabilité de ces poissons dépourvus de vessie natatoire, un organe gonflé d’air et qui joue le même rôle pour d’autres espèces marines. Ces attaques d’orques ont provoqué la disparition de la plupart des grands requins blancs près des côtes d’Afrique du Sud, remarquent les membres de Marine Dynamics qui organisent habituellement des « Shark Tours » dans ces eaux connues pour abriter habituellement un grand nombre de requins. 

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Ces 7 signes clairs indiquent que votre foie est malade!


Le foie est un organe important et quand il est malade, le corps se dérègle
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Ces 7 signes clairs indiquent que votre foie est malade!

 

Le foie est un des organes les plus importants du corps humain. Ce dernier nettoie votre sang, aide votre corps à synthétiser les glucides et les lipides provenant de votre alimentation, en plus de stocker les vitamines (A, D, K et E) essentielles au bon fonctionnement de votre corps. Cela étant dit, le foie est également un des organes les plus fragiles.

Plusieurs substances peuvent nuire à son bon fonctionnement, notamment l’alcool, les médicaments et le sel. Cela étant dit, que vous ayez abusé de ces substances dangereuses ou non, comment savoir si votre foie est malade? C’est simple! Vous n’avez qu’à vous fier à ces 7 symptômes.

1 – Des nausées

Il s’agit normalement du premier signe indiquant que votre foie est en difficulté. Si vos nausées surviennent après avoir mangé, il y a de très bonnes chances qu’elles soient liées à un problème de foie.

2 – Des selles très pâles

Quelques problèmes hépatiques sont liés à l’incapacité du foie à produire des quantités normales de bile. Certes, si votre corps produit des quantités insuffisantes de ce liquide biologique favorisant la digestion des lipides (et donnant la couleur brunâtre à vos excréments), il y a de bonnes chances que vos « crottes » soient extrêmement pâles, voire blanches.

3 – Des douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen

Les problèmes de foie occasionnent fréquemment des pincements ou des sensations de brûlure dans la partie supérieure de l’abdomen,soit juste en dessous des côtes. Notez que c’est à cet endroit que se trouve votre foie.

4 – La jaunisse

Si votre peau se décolore et commence à tirer vers le jaune, c’est probablement à cause d’un problème de foie. Certes, quand cet organe produit trop de bilirubine, cette substance peut se retrouver en trop grande concentration dans le sang et dans l’organisme. Ce surplus donne un teint particulier à la peau.

5 – Des démangeaisons

Si de la bile s’accumule sous votre peau, de sévères épisodes de démangeaisons peuvent en découler.

6 – De la fatigue

Généralement, les gens souffrant de problèmes hépatiques se sentent faibles, manquent d’appétit et sont excessivement fatigués.

7 – Des saignements et des bleus

Lorsque le foie ne fonctionne pas correctement, le corps a de la difficulté à assimiler certains nutriments et certaines protéines. Cela rend la coagulation sanguine nettement plus difficile. Conséquemment, des saignements de nez et l’apparition d’hématomes peuvent survenir.

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Le Saviez-Vous ► L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie


La jaunisse est une maladie connue depuis bien avant notre ère. Mais l’ABC de l’hépatite, il a fallu que des volontaires (plutôt victimes) de la Deuxième Guerre Mondiale, puis des enfants et autres personnes plus faibles pour mieux comprendre cette maladie
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L’hépatite: 3000 ans d’histoire ou l’ABC d’une maladie

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

«La jaunisse: si son corps est jaune, son visage jaune, ses yeux jaunes, si ses chairs deviennent flasques: c’est la jaunisse.»

Voici la description de la jaunisse telle que formulée près de sept cents ans avant Jésus-Christ sur des tablettes cunéiformes datant de l’apogée de l’empire Assyrien.

Une découverte surprenante

Issu d’une longue lignée d’érudits et d’aristocrates, Sir Austin Henry Lajard a connu, pour le moins, une vie bien remplie. Né à Paris en 1817, il fut connu comme un grand voyageur, un politicien engagé et un diplomate. On dit aussi de lui qu’il fut un collectionneur, un archéologue, un écrivain, un historien de l’art et un dessinateur. Passionné par les recherches archéologiques, il fut le premier à identifier Kuyunjik comme étant le site de l’ancienne ville de Ninive. Avec son protégé et élève Ormuzel Rassam, il découvrit dans les ruines d’un palais construit sous le règne d’Assurbanipal (668-626 ans avant J.C.), le dernier grand roi de l’Assyrie, une véritable bibliothèque constituée de 20 000 tablettes cunéiformes dont plus de 600 traitaient de la médecine.

De 1852 à 1880, Sir Lajard connaitra une carrière politique houleuse grâce à son caractère particulièrement enflammé. Il prit par la suite sa retraite à Venise où il consacra les dernières années de sa vie comme collectionneur et comme écrivain de l’histoire de l’art vénitien.

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère.

La période antique

C’est dans le traité d’Hippocrate que l’on retrouve pour la première fois le mot ictère pour décrire cette maladie du foie. Il viendrait de la fouine (en grec: iktos), ce petit mammifère dont les conjonctives sont jaunes. Hippocrate préconisait un traitement qui, comme il l’écrivait : «réussissait dans la plupart des cas». Il s’agissait de ramollir la surface du corps par des bains chauds et lubrifier les intestins et la vessie, car selon l’illustre médecin, l’ictère est causé par une bile extrêmement agitée qui se fixe immédiatement au-dessous de la peau. Il était aussi d’usage d’appliquer des sangsues à l’anus. On pouvait aussi comprimer le ventre avec des bandelettes de tissu et faire respirer des odeurs fétides. D’autres auteurs de l’époque citèrent la jaunisse, dont Rufus d’Éphèse et Arétée de Cappadoce qui décrivait ainsi les symptômes de la maladie:

«La peau prend une teinte verdâtre ou d’un jaune qui tire sur le blanc, si les malades ont une jaunisse plus marquée; le sommeil est assez calme, peu troublé par des rêves. » (Arétée (de Cappadoce), Traité des signes, des causes et de la cure des maladies aiguës et chroniques, traduit du grec par M. L. Renaud, médecin, Paris, 1834, p.119)

Le Moyen-Âge et la Renaissance

La première description d’une épidémie de jaunisse où l’on conseilla d’isoler les malades eut lieu à Mayence en Allemagne en 751 de notre ère. L’évêque de l’époque écrivit au pape Zacharie pour l’informer qu’une épidémie d’ictère faisait rage dans sa ville. Le Saint-Père lui conseilla d’isoler les malades pour éviter une contamination encore plus importante. Il faudra attendre près de 15 siècles plus tard pour que cette idée de maladie contagieuse refasse surface. Elle est due à un médecin italien dont nous avons souvent parlé dans cette chronique : le docteur Girolamo Fracastoro.

Dans son ouvrage paru en 1546 et intitulé De Contagione et Contagiosis Morbis, il soutient la thèse que les épidémies ne sont pas l’œuvre de la vengeance de Dieu, mais bien d’organismes vivants si petits qu’ils sont invisibles à l’œil nu, organismes qu’il nomme seminaria contigionis.

L’origine du sapin de Noël

Quant à l’évêque qui avisa le pape Zacharie de l’épidémie de jaunisse, il n’était nul autre que Saint Boniface. Une charmante légende lui est d’ailleurs attribuée. Voulant convaincre les druides des environs de Geismar que le chêne n’était pas un arbre sacré, il fit abattre le chêne de Thor, vénéré et adoré pour sa robustesse. En tombant, l’illustre arbre écrasa tout ce qui se trouvait sous lui sauf un jeune sapin. Comme au même moment, Boniface prêchait sur la Nativité, il aurait déclaré :

«Désormais, nous appellerons cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus».

Décidément, Boniface avait l’esprit aussi religieux que scientifique…

Une jaunisse contagieuse

Il faut dire qu’on avait remarqué depuis longtemps que la jaunisse suivait les armées lors des opérations militaires. On parlait même de jaunisse des camps. Mais malgré toutes ces présomptions sur l’origine infectieuse de certaines hépatites, un grand pathologiste allemand et politicien allait camper des positions niant littéralement l’existence d’agents infectieux. Pour Rudolph Virchow, toute maladie trouvait son explication par l’anatomie et la pathologie. Il élabora alors la théorie de l’ictère catarrhale qui serait reliée à des poisons putrides formés dans l’intestin ou encore provoquée par un choc nerveux occasionné par le passage de la vie civile à la vie militaire. C’est de ces observations que nous viendrait l’expression populaire qui veut qu’une grande émotion puisse déclencher une jaunisse (… en faire une jaunisse).

Pourtant plusieurs illustres médecins de ces époques militaient en faveur d’autres causes. Ainsi pour J.-P. Herliz en 1761, les jaunisses pouvaient être dues aux temps humides, au manque de nourriture ainsi qu’à la peine, la tristesse et certains troubles psychiques. Georges Dieulafoy parlait en 1898 d’ictère vernal ou automnal (Jean-Louis Payen, L’histoire de la jaunisse : Des Sumériens à nos jours, CHU Toulouse, Journée d’hépatologie de l’Hôpital Henri Mondor, 2001)

On injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains.

    Les preuves de l’origine infectieuse s’accumulent

    Ce n’est que vers la fin du 19e siècle que la première observation scientifique permit de relier une infection à une jaunisse et ce fut le fruit du hasard et du sens d’observation d’un médecin allemand, le Dr A. Lürman. En effet, celui-ci, officier de santé publique, vaccina 1 289 ouvriers des chantiers navals de Brème contre la variole. Lürman suivit ces ouvriers et remarqua que 191 d’entre eux eurent une jaunisse suite à ces vaccinations. Qui plus est, seuls ceux vaccinés avec un certain lot développèrent la maladie. Il publia ses observations dans une revue allemande, mais sa découverte passa quasiment inaperçue (Lürman A., Eine icterusepîdemie, Berliner Klinish Wochenschrift, 1885; 22 : 20-27).

    Il n’existait pas de modèle animal où il aurait été possible de transmettre la maladie, ce qui limitait de beaucoup les expérimentations permettant d’isoler le ou les agents infectieux. La Seconde Guerre mondiale allait apporter l’occasion de contrer ce problème en utilisant des «volontaires» humains pour étudier la maladie. Durant ces expérimentations, on injectait différents produits humains (sang, urine, jus duodénal, selles, mucosités nasales, etc.) provenant de personnes présentant des jaunisses à des individus sains. À part ces prisonniers de guerre plus ou moins volontaires (ce devait être plutôt difficile de refuser lorsqu’on vous offre le choix entre mourir sur le champ ou participer à une expérience), plus tard des enfants handicapés mentaux furent aussi recrutés pour prendre part à des expériences similaires. Suite à ces multiples résultats, il fut possible dès 1947 de dégager deux types d’hépatites: l’hépatite A, pour celle transmise par voie oro-fécale et l’hépatite B, pour celle transmissible par le sang et ses dérivés.

    La découverte des agents viraux pour les hépatites A et B se fit durant les années 1960-1970. Le concept de virus Non A Non B fut élaboré vers 1975 par Stephen Feinstone, un grand spécialiste américain qui publia ses résultats dans le New England Journal of Medicine. Ce virus prendra le nom d’hépatite C en 1989 grâce aux recherches de Q. Choo, G. Weiner et de leurs collaborateurs. Tel fut donc l’ABC de cette maladie.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Les médicaments contenant du paracétamol potentiellement dangereux pour le foie


      Il y aura des nouvelles directives sur l’acétaminophène connu aussi sous paracétamol. Une mise en garde contre les doses excessives ou à long terme des dangers sur le foie
      Nuage

       

      Les médicaments contenant du paracétamol potentiellement dangereux pour le foie

       

       

      Une consommation à trop haute dose de ces... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

      Une consommation à trop haute dose de ces médicaments peut provoquer «des dommages au foie qui peuvent, dans les cas graves, entraîner une insuffisance rénale, voire la mort», a mis en garde Santé Canada.

      PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

      Agence France-Presse
      OTTAWA

      Les médicaments contre la douleur contenant du paracétamol doivent désormais afficher clairement les dangers potentiels pour le foie en cas de consommation excessive de ces produits, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires canadiennes.

      Les médicaments à base d’acétaminophène (paracétamol) comportent des risques, «surtout si la dose ou la durée recommandées sont dépassées», selon Santé Canada.

      Une consommation à trop haute dose de ces médicaments peut provoquer «des dommages au foie qui peuvent, dans les cas graves, entraîner une insuffisance rénale, voire la mort», a mis en garde Santé Canada.

      Le paracétamol est vendu dans le monde, la plupart du temps sans ordonnance, sous des marques diverses, dont Tylenol est la plus connue.

      Outre les risques bien connus sur le foie, des scientifiques avaient attiré l’attention des consommateurs l’an dernier sur une consommation de paracétamol sur le long terme en raison des risques rénaux et cardiovasculaires.

      Avec la nouvelle norme édictée par Santé Canada, les produits pharmaceutiques préparés sous ordonnance devront clairement limiter à 325 mg par comprimé la quantité d’acétaminophène.

      Les nouvelles directives s’appliquent immédiatement aux nouveaux produits que les laboratoires envisagent de mettre sur le marché canadien.

      Pour les produits déjà vendus dans les magasins, les groupes pharmaceutiques «ont 18 mois pour mettre à jour les étiquettes», a indiqué Santé Canada.

      http://www.lapresse.ca/