Déversement à Terre-Neuve: 15 oiseaux enduits de pétrole


15 oiseaux qui ont subi les conséquences de la marée noire près de Terre-Neuve, enfin du moins ce qui ont été trouver, car la réalité pourrait être bien pire.
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Déversement à Terre-Neuve: 15 oiseaux enduits de pétrole

 

Les experts en oiseaux de mer affirment qu'une... (Photo Jae C. Hong, archives Associated Press)

Les experts en oiseaux de mer affirment qu’une estimation du nombre d’oiseaux tués par la marée noire pourrait prendre des mois, mais que le bilan va probablement augmenter.

PHOTO JAE C. HONG, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

La Presse Canadienne
Saint-Jean

Au moins 15 oiseaux de mer enduits de pétrole ont été repérés après le plus grand déversement jamais enregistré au large des côtes de Terre-Neuve, mais une biologiste a prévenu que les déversements antérieurs démontrent qu’il pourrait en réalité y en avoir plusieurs milliers.

La firme d’hydrocarbures Husky Energy a rapporté les observations mercredi et confirmé la présence d’un oiseau mort depuis qu’environ 250 000 litres de pétrole se sont déversés dans l’océan vendredi lors d’une violente tempête.

La plate-forme SeaRose tentait de reprendre la production quand une panne s’est produite, provoquant le déversement.

Les experts en oiseaux de mer affirment qu’une estimation du nombre d’oiseaux tués par la marée noire pourrait prendre des mois, mais que le bilan va probablement augmenter.

Gail Fraser, une biologiste des oiseaux de mer de l’Université York, a déclaré que même un petit nombre d’oiseaux enduits de pétrole suscite des inquiétudes, puisque cela témoigne de dommages probablement beaucoup plus graves.

« Le fait qu’ils aient trouvé des oiseaux enduits de pétrole signifie qu’il y a probablement beaucoup plus d’oiseaux qui ont subi le même sort », a dit Mme Fraser.

Les marées noires antérieures ont abouti à des estimations du nombre de décès d’oiseaux, qui se chiffrent par milliers, a-t-elle déclaré.

Le déversement de Terra Nova en 2004, qui avait déversé 165 000 litres de pétrole dans l’océan, aurait tué environ 10 000 oiseaux.

La biologiste a noté que l’incident de Terra Nova avait déversé moins de pétrole dans l’océan, mais que cela s’était produit à la même période de l’année que le dernier incident, ce qui signifie qu’un nombre similaire d’oiseaux tels que des guillemots et des tourterelles se seraient trouvés dans la région.

Selon Mme Fraser, « des millions » d’oiseaux migrent vers la région depuis l’Arctique à cette période de l’année, et les conditions difficiles de la fin de semaine rendent impossible un décompte précis des oiseaux tués.

« Les conditions étaient terribles et il est difficile d’obtenir de bonnes estimations du nombre d’oiseaux de mer susceptibles d’avoir été tués, a-t-elle dit. On peut seulement faire de notre mieux. »

Les oiseaux de la région sont particulièrement sensibles à la pollution par les hydrocarbures, a prévenu Mme Fraser. Les oiseaux peuvent mourir d’hypothermie si même une petite quantité d’huile tache leur plumage.

Ils ont également de faibles taux de reproduction et une longue durée de vie, ce qui signifie qu’un impact important sur la population fait vraiment mal.

Mme Fraser déplore qu’on ne tienne pas toujours compte de ces réalités lorsque les entreprises sont condamnées à une amende pour avoir nui aux populations d’oiseaux de mer.

Une amende de 3 millions a été infligée à Syncrude Canada en 2008 lorsque plus de 1600 canards sont morts après avoir atterri dans un bassin de résidus. À titre de comparaison, Petro-Canada a reçu une amende de 290 000 $ pour le déversement de Terra Nova qui aurait tué 10 000 oiseaux.

« Tuer 10 000 oiseaux de mer est une grosse affaire écologique et l’amende devrait en tenir compte », a dit Mme Fraser.

Scott Tessier, le directeur général de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, a déclaré qu’aucune nappe de pétrole n’avait été repérée sur l’eau lundi ou mardi, ce qui signifie que le pétrole s’est probablement dégradé au point de ne plus pouvoir être nettoyé.

La commission se concentre maintenant sur la surveillance de la faune et son enquête sur l’incident.

Les exploitants de l’industrie extracôtière de Terre-Neuve sont responsables du respect de leurs propres plans en matière de sécurité et de protection de l’environnement. L’organisme de réglementation surveille et enquête au besoin.

Trevor Pritchard, le vice-président principal de Husky Energy au Canada atlantique, a assuré que son équipe avait suivi les plans et les procédures de l’entreprise, et que celle-ci enquêtait sur les causes du dysfonctionnement de l’équipement.

« Nous n’avons rien vu qui nous indique que nous n’avons pas suivi nos procédures internes », a dit M. Pritchard.

Husky fournit les procédures au conseil de réglementation, mais un porte-parole de Husky a déclaré dans un courriel que la société « ne divulguait pas ses procédures d’exploitation spécifiques publiquement pour des raisons de sécurité et commerciales ».

M. Pritchard dit que Husky ne redémarrera pas la production tant qu’elle n’aura pas « pleinement confiance » dans l’intégrité du système sous-marin.

« Personne ne voulait que cet incident se produise. C’est une mauvaise journée pour nous. Pouvons-nous changer des choses, oui, nous le pouvons. Je ne sais pas encore ce qu’elles sont », a déclaré M. Pritchard.

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Réchauffement climatique: un scénario pour s’en tirer


Un scénario qui pourrait peut-être diminuer l’impact rapide du réchauffement climatique. C’est beaucoup ! Sauf que si nous avions agi quand les premiers scientifiques ont sonné l’alarme, il y a des années, nous ne serions pas rendus là aujourd’hui.
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Réchauffement climatique: un scénario pour s’en tirer

 

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Limiter la hausse des températures à 1,5 °C exigera de modifier « rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société », a déclaré le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour  parvenir, il faudra diminuer de 45 % nos émissions par rapport au niveau de 2010 d’ici 2030 (c’est dans 12 ans !) et atteindre la carboneutralité sur Terre d’ici 2050. Le GIEC a détaillé un grand nombre de scénarios permettant d’atteindre cet objectif. En voici un, qui donne l’ampleur des changements à apporter.

On ne s’en sort pas : l’atteinte de la cible de 1,5 °C passe par la disparition quasi complète du charbon sur la planète.

Le scénario du GIEC prévoit de réduire de 37 % la consommation de pétrole d’ici 12 ans par rapport au niveau de 2010.

SE METTRE AU RÉGIME ÉNERGÉTIQUE

Malgré la croissance économique et démographique, la planète devrait réduire sa consommation totale d’énergie de 15 % d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2010) et de 32 % d’ici 2050. D’ici 12 ans, cela veut dire que la planète devrait réduire sa consommation d’énergie d’environ 90 fois la consommation d’hydroélectricité du Québec.

(Détails du calcul : La planète consommait environ 8,68 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (tep) en 2010. Il faut donc retirer 1,3 milliard de tonnes. La consommation totale d’énergie au Québec est d’environ 40 millions de tep, dont environ 36 % proviennent de l’hydroélectricité.)

ÉLIMINER LE CHARBON

On ne s’en sort pas : l’atteinte de la cible de 1,5 °C passe par la disparition quasi complète de la combustion du charbon sur la planète. La production d’électricité à partir de charbon devrait chuter de 78 % d’ici 12 ans et de 97 % d’ici 2050.

RETIRER LA MOITIÉ DES VOITURES DES ROUTES

Le scénario prévoit de réduire de 37 % la consommation de pétrole d’ici 12 ans par rapport Au niveau de 2010. Pour donner une idée, cela équivaut à retirer environ la moitié du milliard de voitures et de camions qui roulent sur les routes du globe actuellement. Notons qu’il y a évidemment d’autres façons de réduire la consommation de pétrole.

(Détails du calcul : Nous avons considéré qu’une voiture consomme 22 barils de pétrole par année. En 2010, la planète a consommé 32,12 milliards de barils. Il faut donc réduire de 11,88 milliards de barils, donc l’équivalent d’environ 540 millions de voitures. Comme il y a un peu plus d’un milliard de véhicules à moteur dans le monde, c’est, grosso modo, la moitié.)

CONSTRUIRE 38 RÉACTEURS NUCLÉAIRES

Le scénario du GIEC exige l’augmentation de la capacité nucléaire de 60 % d’ici 2030 (et de 150 % d’ici 2050). C’est l’équivalent de construire, d’ici 12 ans, 38 centrales nucléaires comme celle de Bruce, en Ontario, qui est la deuxième en importance au monde.

(Détails du calcul : La production nucléaire mondiale a atteint 400 GW en 2010. Il faut donc ajouter 240 GW. La centrale de Bruce a une puissance de 6300 MW.)

INSTALLER 1,5 MILLION D’ÉOLIENNES

Le scénario du GIEC prévoit multiplier par quatre la production d’énergie renouvelable d’ici 2030, et par huit d’ici 2050. Si on ne misait que sur l’éolien, c’est l’équivalent de 1,5 million d’éoliennes qu’il faudrait installer sur la planète d’ici 12 ans.

(Détails du calcul : La capacité de production d’énergie renouvelable a atteint 1320 GW en 2010. Il faut donc ajouter 4300 GW. Une éolienne terrestre génère de 2,5 à 3 MW.)

RETIRER LE TIERS DES VACHES DE LA PLANÈTE

Le chiffre donne l’ampleur du défi lancé par le GIEC, qui est de réduire du quart les émissions de méthane du secteur agricole d’ici 2030. Les vaches, dont les pets de méthane ont un énorme pouvoir de réchauffement, sont une cible facile. Mais empêcher la dégradation de la matière organique dans les champs par de meilleures pratiques serait aussi crucial pour atteindre l’objectif.

(Détails du calcul : La planète a émis l’équivalent de 33,6 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en 2010, dont 16 % provenaient du méthane agricole. C’est donc 1,29 milliard de tonnes de moins par année que ce secteur agricole doit émettre. Considérant qu’une vache émet l’équivalent de 2,3 tonnes de CO2 par année (soit 100 kg de méthane), il faut retirer environ 560 millions de vaches, soit environ un tiers du cheptel total mondial.)

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États-Unis: six espèces pourraient être sacrifiées au profit de l’industrie du gaz et du pétrole


Avec la technologie actuelle, nous serions sûrement capables de nous passer du pétrole. Bien sûr que point de vue économie, cela fera un grand trou, cependant, les animaux eux ont besoin d’être protégé ainsi que leur habitat. Donald Trump a fait des choix de protéger l’industrie pétrolière, et celle des gaz.
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États-Unis: six espèces pourraient être sacrifiées au profit de l’industrie du gaz et du pétrole

 

Le loup gris sauvage  | Michael LaRosa via Unsplash CC License by

Le loup gris sauvage | Michael LaRosa via Unsplash CC License by

Repéré par Nina Pareja

Et par Donald Trump.

 

Repéré sur The Guardian

Depuis que Donald Trump est au pouvoir, les Républicains ont en tête de fragiliser l’Endangered Species Act (ESA), la loi fédérale pour la protection des espèces en danger, mise en place en 1973. De nouvelles propositions ont été soumises pour limiter la protection des «espèces menacées», grade situé juste en-dessous de «en danger». Elles visent à privilégier l’économie plutôt que la protection animale en diminuant les budgets aloués à la protection et en favorisant systématiquement l’industrie.

La chercheuse Robin Kundis Craig de l’Université de l’Utah, a expliqué au Guardian que «l’accent aurait dû être mis sur les habitats en danger depuis le début. À partir du moment où des espèces sont dites “en danger”, c’est le signe que quelque chose ne va pas dans le système.»

1.600 espèces sont ainsi classées comme «en danger» ou «menacées». Six sont particulièrement concernées par les nouvelles réformes.

L’ours polaire

Victor Bernard via Unsplash

Déjà victime du réchauffement climatique, le territoire des ours polaires est menacé par l’extraction de pétrole. En 2017, la sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski a glissé un amendement autorisant les forages dans le projet de loi fiscale voté par le Parti républicain.

Le tétras des armoises

Bob Wick, Bureau Of Land Management via wikimedia commons

Rob Bishop, élu républicain de l’Utah a introduit une proposition de loi pour tenter d’empêcher d’inscrire l’oiseau sur la liste de l’ESA pendant dix ans car les trois-quarts des parcelles de terrains publics à louer pour mener des activités industrielles de forage de pétrole et de gaz sont situés sur l’habitat naturel de l’oiseau. Parallèlement, des règles sont mises en place pour qu’au débat sur sa protection soient inclus les effets potentiels sur l’industrie.

Le loup gris

Seney Natural History Association via wikimedia commons

Depuis leur réintroduction en 1995 les loups se sont propagés dans le nord des États-Unis, de Washington au Michigan. Mais l’État du Wyoming a déjà réussi à le faire retirer de la liste des espèces menacées. De nouvelles discussions budgétaires pourraient aboutir au retrait de toutes les protections dont bénéficie cet animal. Il est déjà possible dans certains États de tirer à vue sur les loups et le nombre de loups à préservé n’est pas bien défini.

L’éperlan du delta

Peterson, B. Moose via Good Free Photos

En Californie, l’écosystème de l’éperlan est en danger à cause de l’utilisation d’eau des fermes et des digues. L’éperlan et les terrains humides dans lesquels il évolue ont presque disparu. Sa qualification d’espèce menacée, et non en danger, ne sera sûrement pas suffisante pour le protéger de l’extinction. Il risque de souffrir des nouvelles propositions de loi qui favoriseront l’utilisation de son milieu naturel pour alimenter le réseau d’eau des fermes et des villes.

Le saumon argenté

Bureau of Land Management via Flickr

Le réchauffement des eaux, la destruction de son habitat et l’irrigation des fermes sont responsables de la forte diminution du nombre de saumons argentés. La nouvelle propositions de loi du Républicain Ken Calvert ne laisse aucune chance à une réparation puisqu’elle permettra de réduire drastiquement le budget alloué à la protection des saumons, accentuant la priorisation de production d’énergie hydrolique à la conservation animale.

Le grizzly

Marco Secchi via Unsplash

Environ 700 grizzlys vivent dans la région de Yellostone et 1.100 dans le parc national de Glacier. Mais ce sont ceux de Washington qui sont en danger. Même si un habitat de 200 ours devrait être créé, aucun fonds n’a été débloqué pour financer la démarche. Plus la population d’ours grandie, moins elle sera protégée, faisant entrer dans la balance des négociations les coûts économiques de la réintroduction de l’espèce dans la liste des «menacées».

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Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau déversés dans un marais


On dit que l’impact est minime point de vue écologique, mais je doute un peu surtout dans un marais qui a un écosystème fragile.
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Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau déversés dans un marais

 

Le déversement de pétrole mélangé avec de l'eau... (Photo d'archives)

Le déversement de pétrole mélangé avec de l’eau extraite a été détecté samedi après-midi.

PHOTO D’ARCHIVES

 

La Presse Canadienne

Plus de 100 000 litres de pétrole et d’eau ont été déversés dans un marais à l’est de Jenner, dans le sud de l’Alberta, selon le nouveau propriétaire de puits de pétrole et de gaz naturel qui appartenaient jusqu’à récemment à Imaginea Energy.

La fuite provient d’une ligne appartenant à Cor4 Oil, établie à Calgary, et les liquides ont descendu le long d’une colline pour rejoindre un marais, a indiqué la société de réglementation de la province, l’Alberta Energy Regulator (AER), sur son site web.

Le déversement de pétrole mélangé avec de l’eau extraite a été détecté samedi après-midi, ce qui a entraîné l’activation du plan d’intervention de Cor4 et la notification immédiate de l’AER, a indiqué lundi la société dans un communiqué. On ne sait pas quand la fuite a commencé.

«L’impact sur la faune est actuellement évalué par des spécialistes sur place, mais semble avoir été minime. Les équipes ont physiquement contenu les fluides déversés (…) et ont déjà récupéré un volume important du fluide libéré de la surface.»

Le déversement touche des terres agricoles qui ne sont pas actuellement utilisées pour le pâturage et leur propriétaire a visité le site, a-t-il ajouté.

La fuite semble provenir d’une connexion entre un pipeline d’alimentation et une installation de traitement du pétrole, a déclaré le chef de la direction de Cor4, Colin Davies.

Selon les estimations de l’entreprise, le volume du déversement serait de 100 000 à 200 000 litres, ce qui est inférieur à son évaluation initiale de 250 000 litres.

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Le Saviez-Vous ► Les protections solaires du néolithique à nos jours


Depuis des millénaires que l’être humain se protège du soleil sans savoir vraiment le côté néfaste des rayons UV. À chaque époque, il y avait des solutions plus ou moins efficaces, mais le vêtement fut vraiment la meilleure protection. Dans les années 1200, on affirmait que la femme parfaite devait avoir la peau blanche pour éviter de ressembler à une paysanne. Odieux n’est pas ? Puis viens les grandes marques et la mode de bronzage qui apparaissent XIXe siècle qui était au début plus ou moins efficaces surtout qu’être bronzé était signe de santé.
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Les protections solaires du néolithique à nos jours

 

Photo : ec.gc.ca

Depuis le néolithique, hommes et femmes enduisent leurs corps de différentes substances ou se couvrent pour se protéger du soleil. Découvre les astuces au fil des siècles.

(Toutes les illustrations sont de l’Agence Rol, sur Gallica et datent des années 1920)

PAR MARINE GASC

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La protection solaire durant l’Antiquité

Des petits récipients contenant des poudres d’ocre et de cendres, ont été retrouvés, ils datent d’au moins cent siècles avant notre ère et il est possible d’imaginer que les hommes et les femmes s’en servaient de maquillage mais aussi et surtout de protection solaire. Aucune source sure. Il faut attendre l’Égypte antique pour lire sur un papyrus toute une liste de produits utilisés pour se protéger des rayons du soleil. On peut d’abord citer le mesdemet, le fameux khôl, dont on s’entoure les yeux pour se protéger du soleil, des insectes et du vent. Mais aussi des huiles (de jasmin) ou encore de l’Aloe Vera, des corps gras qui apaisent la peau et qui protègent du soleil lorsqu’on les mélange à différentes poudres comme la céruse de plomb (qui fait tomber les dents et file le saturnisme) ou le charbon.

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La méthode la plus efficace et sans risque reste le coton, eh oui ! Il n’y a rien de tel qu’un bon t-shirt pour se protéger, mais aussi d’un chapeau ou d’une ombrelle. Il faut savoir qu’en Egypte, en Mésopotamie et en Chine tout le monde utilisait des ombrelles. D’ailleurs, on a rendu l’ombrelle imperméable pour se protéger de la pluie, mais dans un premier temps, il s’agissait vraiment d’éviter les coups de soleil. Dans d’autres contrées, telles que l’Inde ou l’Afrique du Nord, on utilise plutôt des turbans, des chapeaux à larges bords ou différents voiles. En Grèce, durant l’Antiquité, on se couvre la tête, et Celsus (un savant, qu’ils disent) conseille de se frotter les parties du corps exposées au soleil avec du pétrole. L’épaisseur du pétrole protège la peau. Mais on imagine qu’il y a des effets secondaires peu agréables comme des irritations cutanées, des problèmes respiratoires et on parle aujourd’hui de perturbations endocriniennes. On évitera donc la méthode grecque. Les Tibétains, à la même époque, utilisaient une crème solaire à base de goudron et d’herbes…

Le saviez-vous ?

Déjà durant l’Antiquité, on recommande en Grèce et à Rome de s’exposer quelques minutes par jour au soleil afin de d’améliorer son moral et ses humeurs mais il faut attendre 1888 pour que le médecin Paul Pouzet mette au point l’Héliothérapie…

Le soleil médiéval, on en fait quoi alors ?

Figurez-vous que je n’ai pas trouvé grand chose à propos des protections solaires au Moyen-Age, différents écrits parlent cosmétiques, maquillages, onguents, mais rien qui s’intéresse véritablement au soleil. Et pourtant, on sait que la haute-société fuit ses effets et que les paysans qui y sont confrontés toute l’année doivent bien se protéger, sans doute avec des chapeaux et des tenues en coton !

Dans tous les cas, la femme parfaite doit avoir la peau blanche, comme le décrit Jean de la Halle en 1276 :

« De la tête aux pieds, sa peau est blanche. Son front est large, dégagé ; l’arête du nez belle et droite ; les sourcils forment un arc fin et bien dessiné ; les yeux, noirs, sont grands sous de fines paupières ; la bouche est fine, mais charnue en son centre, vermeille comme la rose. La nuque est fine, blanche et ronde, sans la moindre pilosité. La gorge est blanche et longue et les seins petits et durs, les bras fins et longs et les mains fines et blanches. » (Les diktats sur les corps féminins existent depuis toujours hein)

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Trotula, une célèbre médecin dont je vous parlerai dans un prochain article, donne une recette pour se protéger de la déshydratation cutanée provoquée par la chaleur. Tout d’abord l’eau de rose. Il faut s’en enduire le visage et appliquer ensuite de l’huile de lis et bien masser pour faire pénétrer. Elle le conseille « pour protéger le visage, le soir devant le feu ». On peut aisément penser que cette méthode était également utilisée pour les coups de soleil mais Trotula n’y fait pas référence. En revanche, elle donne aussi des astuces pour se blanchir la peau à base d’argile blanche, de céruse et de poudre d’alun. A Versailles, on utilise une autre solution : la saignée ! Eh oui, en évacuant une partie du sang, on permet au visage d’avoir l’air blême et malade. Et c’est souvent la véritable conséquence.

Cette mode de la peau laiteuse ne disparaît que bien plus tard, aussi, jusqu’à la fin du XIXe siècle, on reste autant que possible à l’ombre ou on se protège avec des vêtements amples en coton épais, des chapeaux et des voiles. Hommes et femmes se poudrent le visage avec des produits à base de plomb, on sait aujourd’hui que ça en a tué plus d’un ! Au XIXe siècle, dans le tableau « La promenade », Claude Monet illustre bien la protection de femmes contre le soleil : vêtements longs, chapeau, ombrelle…

Les grandes découvertes du XIXe siècle

Au XIXème siècle, les bains de mer commencent à se répandre sur toutes les côtes, il existe alors les cabanes de plage pour se protéger du soleil, mais l’ombrelle se démocratise et elle évolue aussi. On l’agrandit et on la renforce, c’est l’apparition du parasol ! Ainsi protégée, toute la famille peut partir sur la plage sans risquer de bronzer et de ressembler à un paysan.

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Si jusqu’à la fin des années 1800, la peau laiteuse était une mode, on comprend à cette même époque que les UV peuvent avoir des impacts positifs sur l’homme, c’est ce que l’on va travailler avec l’héliothérapie, mais on découvre surtout la radiation des ultraviolets et leurs effets néfastes sur l’organisme. En 1820, le docteur anglais Everand Home observe les effets de la chaleur sur la peau mais sans rien de plus. En 1858, le docteur français Charcot note que les ultraviolets provoquent des inflammations des yeux et de la peau. Et en 1891, Widmark et Hammer recommandent de se protéger du soleil avec des crèmes à base de quinine, mais on n’y fait pas grand cas, car à l’heure de la Belle Époque, on sort, on danse et l’heure n’est pas à la prévention des cancers de la peau et autres maladies photosensibles et puis après la Première Guerre mondiale, on part à la plage avec les congés payés !

Les congés payés, la plage et le bronzage

A vrai dire, la crème solaire telle qu’on la connaît est apparue avant les congés payés, elle date de 1928 et a initialement été commercialisée aux États-Unis. En revanche, en France, c’est bien en 1936, année des premiers congés payés que l’Oréal met en vente sa crème solaire qu’il teste déjà depuis plusieurs années. Son slogan « bronzer sans brûler ».

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Eh oui, durant les années 1920, il existe des produits dont l’efficacité n’est pas optimale hein. La mode est au bronzage depuis qu’en 1920 Coco Chanel a pris un coup de soleil énorme sur la croisette. Ses fans ont décidé de reproduire son bronzage en prenant des coups de soleil (depuis toujours je dis que la mode c’est de la merde). Il faut être rouge puis bronzé pour être hype, on oublie le teint clair et la peau laiteuse, il faut prouver qu’on part en vacances, alors hommes et femmes s’exposent au soleil durant de longues heures avec des crèmes solaires approximatives. En 1925 Joséphine Bakerest sur toutes les affiches et on lui envie son teint, de plus, on donne au soleil de nombreuses vertus.

Jean Cocteau écrit lui-même :

« Fais-moi le corps tanné, salé / fais ma grande douleur s’en aller / […] Soleil, je supporte tes coups / tes gros coups de poing sur mon cou » ou encore « Tu grises mieux que l’opium ».

Le soleil devient une drogue et le bronzage le fruit d’une addiction.

Vogue en 1931 donne de nombreux conseils pour éviter les taches de rousseur, les faire disparaître, ou encore bronzer sans cramer ! En réalité, il y avait déjà beaucoup de publicités dans Vogue.

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Le teint bronzé est désormais signe de bonne santé. Beaucoup de personnes utilisent des huiles végétales comme le coco ou la vanille, ça sent bon, c’est exotique, ça hydrate mais en aucun cas ça ne protège !! Comme la graisse à traire, oui ça stimule le bronzage mais il n’y a aucun filtre pour les UV et ça crame ! La graisse à traire c’est uniquement un corps gras que l’on met sur les mamelles des vaches pour éviter les crevasses due à la traite pendant l’hiver… Alors si tu fous ça sur le dos de ton gamin sur la plage de la Grande-Motte, faut pas s’étonner si tu rentres à la maison avec une écrevisse et un mélanome. En 1940, c’est la crème Deliel marron qui est la plus efficace. Mais l’Ambre Solaire cartonne avec ses publicités mettant en avant des pin-up au corps sculpté et au bronzage parfait.

L’évolution des protections solaires

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats dans le Pacifique utilisent une protection solaire à base de pétrole : « dark red veterionary petrolatum ». Il s’agit d’un corps gras et rouge, semblable à de la vaseline, mais qui pue… Mais c’est efficace. La marque Coppertone améliore la composition est connaît un grand succès avec son slogan « Je bronze plus vite avec Coppertone ». Eh oui, faut rentabiliser les vacances ; On reste peu longtemps sur la plage mais il faut être vite bronzé.

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Il faut attendre les années 1950 pour voir les premières grandes évolutions, on trouve différentes textures : mousse, spray, huile et on obtient des protections solaires avec des indices anti-UV un peu plus importants et efficaces. En 1960 on se rend compte qu’il faut protéger la peau du soleil toute l’année et en particulier lors des vacances au ski. Garnier lance en premier une gamme pourles sports d’hiver. Le problème c’est que ça empêche de bronzer efficacement alors comment prouver qu’on est en bonne santé et qu’on a du fric pour partir en vacances ? La solution est toute trouvée mais il faut attendre les années 1980 et l’apparition de l’autobronzant… Ça donne un aspect bronzé et un teint halé. Enfin, avouons-le, durant les années 1980, la peau est plutôt orange que caramel. Les années 1990 sont marquées par l’apparition des protections solaires waterproofs !

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A ce jour, des chercheurs britanniques recherchent une solution sur le long terme, une pilule qui protégerait la peau contre le soleil pendant plusieurs semaines.

http://www.racontemoilhistoire.com

Les poissons fuient le pétrole, selon une étude


Les poissons ont un odorat un peu comme la nôtre. Si bien que quand ils sentent une odeur suspecte comme un déversement de pétrole, ils prennent la fuite.
Nuage

 

Les poissons fuient le pétrole, selon une étude

 

Une truite arc-en-ciel

Une truite arc-en-ciel Photo : iStock

Les poissons fuient les cours d’eau pollués, selon une récente étude de l’Université de l’Alberta. C’est une bonne nouvelle pour les chercheurs qui, jusqu’à présent, connaissaient mal le comportement des poissons en cas de pollution accrue, comme dans le cas d’un déversement de pétrole.

Un texte de Camille Martel

Étonnamment, c’est grâce à leur flair que les poissons évitent la pollution.

« Leur odorat fonctionne comme le nôtre et c’est une très bonne chose », dit Keith Tierney, toxicologue à l’Université de l’Alberta et auteur principal de cette nouvelle étude parue en mai dans la revue Environmental Science & Technology.

Dès qu’ils sentent le danger, ils prennent la fuite! Keith Tierney, toxicologue à l’Université de l’Alberta

Le chercheur explique qu’on peut comparer cela à quelqu’un qui sent de la fumée :

« Dès que notre cerveau reçoit ce signal, une lumière rouge s’allume, et c’est pareil pour les poissons qui sentent une modification de l’environnement aquatique. »

Keith Tierney a mené son étude sur des truites arc-en-ciel, qui figurent parmi les poissons les plus communs en Amérique du Nord.

« On peut étendre les résultats de notre étude à plusieurs espèces de poissons, puisque le système olfactif est similaire pour de nombreuses espèces », mentionne le chercheur.

 

C’est une nouveauté dans le milieu scientifique, souligne Keith Tierney, parce qu’il est difficile de prévenir le comportement des poissons. Les chercheurs ignorent quel niveau exact de toxicité fait fuir les poissons, mais ils le situent entre 1 % et 10 %.

L’étude a aussi montré que l’olfaction des poissons est touchée lorsqu’ils sont coincés dans un cours d’eau pollué. Or, dès qu’ils arrivent à s’en échapper, leur odorat revient.

« C’est comme pour nous, les neurones olfactifs sont ceux qui se régénèrent le plus rapidement. »

Malgré tout, bien des questions restent sans réponse pour les chercheurs. Les effets de l’exposition à long terme aux contaminants de la région des sables bitumineux en Alberta, ainsi que les conséquences de leur exploitation sur la vie aquatique, demeurent méconnus.

http://ici.radio-canada.ca

Vous n’aimez pas votre travail ? Regardez ce que font les autres pour gagner leurs vies.


Ce n’est pas évident pour tout le monde d’aimer leur travail, et parfois difficile de trouver mieux. Cependant, il y a pire comme emploi à travers le monde. Certains aiment ce qu’ils font quand même, mais d’autres, c’est le seul moyen de survivre, malgré le maigre salaire, les mesures de sécurités inexistantes
Nuage

 

Vous n’aimez pas votre travail ? Regardez ce que font les autres pour gagner leurs vies.

Des travailleurs non qualifiés en Asie centrale.

© Masashi Mitsui

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Monter des câbles électriques haute tension en Chine.

© Rex

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Des marins au long cours.

© DragonPhister

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Travailler dans les montagnes.

© IC

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Travailler dans les mines.

© Colin

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Des marins sur un porte-avions pendant une tempête.

© LCDR Everitt

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Nettoyer les égouts en Inde.

© Sagar Kaul

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Un mineur au travail.

© Jonjonnotaleprechaun

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Extraire du pétrole.

© sumkino

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Conducteur de camion longue-distance.

© k60.kn3.net

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Nettoyer les vitres d’un gratte-ciel.

© Steve Fernie

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Des pompiers.

© Dark

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Un énorme engin de terrassement a besoin de réparations.

© i.redditmedia.com

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Et d’un nouveau pneu…

© kalina2.ru

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Voici comment le sel est conditionné en Inde.

© 1.dainteresdit.ge

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Chercher des diamants en Afrique.

© masternews.gr

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La vie sur un bateau en hiver.

© i.imgur.com

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Un emploi subalterne à Haïti.

© cs633517.vk.me

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L’extraction de charbon au Pakistan.

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