Le corps d’un hors-la-loi du Far West enfin iden­ti­fié 100 ans après sa mort


Il y a des crimes qui peut prendre des années avant d’être résolu ou encore trouver l’identité d’une personne assassinée. Lors d’un projet, des scientifiques ont pu élucider l’identité d’un corps sans membres ni tête. Ils ont pu trouver que c’était un assassin assassiné.
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Le corps d’un hors-la-loi du Far West enfin iden­ti­fié 100 ans après sa mort


par  Nicolas Pujos

Cela faisait 40 ans que les scien­ti­fiques cher­chaient à décou­vrir l’iden­tité de l’homme dont le corps démem­bré et déca­pité avait été retrouvé dans une grotte de l’Idaho, en 1979. C’est à présent chose faite : le 2 janvier, l’East Idaho News a annoncé qu’il s’agis­sait du corps de Joseph Henry Love­less, un hors-la-loi du Far West au passé sanglant.

Le 31 décembre 2019, les enquê­teurs ont enfin pu révé­ler l’iden­tité du corps retrouvé en 1979 dans la ville de Dubois, dans l’Idaho. Il s’agis­sait donc de Love­less, un meur­trier et bandit né le 3 décembre 1870 à Payson, dans l’Utah, et mort assas­siné en 1916 pour des raisons mysté­rieuses.

Le projet « DNA Doe » rassem­blait des scien­ti­fiques et enquê­teurs de l’uni­ver­sité d’État d’Idaho et du FBI, après la décou­verte d’un sac en toile de jute conte­nant un corps sans membres ni tête et des morceaux de vête­ments. Il y a une dizaine d’an­nées, les équipes de recherches ont fini par trou­ver le reste des membres à proxi­mité.

Même sans tête, les cher­cheurs ont été en capa­cité de recons­ti­tuer le visage de Love­less grâce à sa descrip­tion détaillée conte­nue dans un avis de recherche lancé contre lui, ce dernier étant soupçonné d’avoir tué sa femme à coups de hache.

« C’est l’un des cas les plus exci­tants sur lesquels nous avons travaillé », a déclaré le généa­lo­giste Lee Redgrave. S’il avait été pendu haut et court, l’his­toire l’au­rait peut-être oublié.

Source : East Idaho News

https://www.ulyces.co/

La GRC veut utiliser des étudiants en arts pour identifier des morts


Cela me semble une excellente idée de mettre un visage et peut-être une identité à des crânes de personnes inconnues. Si cette expérience est positive, cela sera à refaire avec des étudiants en art d’une école canadienne.
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La GRC veut utiliser des étudiants en arts pour identifier des morts

PHOTO SERGE GOUIN, AFP

La semaine prochaine, l’Académie d’art de New York tiendra un atelier de sculpture judiciaire qui utilise une version imprimée en 3D de 15 crânes authentiques, tous d’hommes, fournis par la GRC.

(Montréal) Pour mettre un visage, et peut-être un nom sur des morts non identifiés, la GRC s’est trouvé des partenaires inusités : des étudiants de l’Académie d’art de New York. Une première au pays qui semble tout droit sortie d’une série télévisée d’enquête policière scientifique.

STÉPHANIE MARIN
LA PRESSE CANADIENNE

Ces étudiants seront appelés à reconstituer le visage de 15 Canadiens, morts sans nom.

Il y a actuellement plus de 700 restes humains non identifiés dans la base de données nationale sur les personnes disparues et les restes non identifiés de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Sans connaître leur identité, il est « impossible de les ramener à la maison », dit la force policière fédérale. Mais 15 d’entre eux sortiront peut-être de l’anonymat.

Pour la première fois, la GRC collabore avec l’Académie d’art de New York. La semaine prochaine, l’école tient un atelier de sculpture judiciaire qui utilise une version imprimée en 3D de 15 crânes authentiques, tous d’hommes, fournis par la GRC.

Le plus vieux date de 1972 et le plus récent de 2019. Ils ont été choisis parce qu’ils étaient en bonne condition.

L’instigatrice de ce projet, la caporale Charity Sampson, spécialiste en identification de victimes à la GRC, est arrivée à New York vendredi, avec les crânes. Ils ont été imprimés en version 3D à l’aide de nylon en poudre fusionné par laser, par des spécialistes à Ottawa. Son idée a été reçue avec enthousiasme au sein de la GRC, a-t-elle dit en entrevue avec La Presse canadienne.

Ce type de reconstruction faciale est le dernier espoir, dit-elle, utilisé quand les autres techniques, comme les analyses d’ADN et les empreintes digitales, ont échoué.

Quant aux étudiants new-yorkais, ils appliqueront leurs connaissances anatomiques et leurs talents artistiques afin de reconstituer chacun des visages avec de l’argile, explique la GRC.

Ils seront mis au fait de la taille, du poids et de l’âge de la personne décédée, quand ces informations sont disponibles. Dans certains cas, des cheveux fourniront aussi de précieux indices.

À la fin de l’atelier, 15 nouveaux visages seront révélés et présentés dans le site web de Disparus-Canada dans l’espoir de recevoir des indices du public qui pourront aider à les identifier.

« Cela ne prend qu’une personne pour reconnaître un visage », a indiqué la caporale Sampson. Et si c’est le cas, on pourra ramener ce disparu chez lui, a-t-elle ajouté.

Ces morts anonymes ne sont pas forcément des victimes de meurtre : « on ne sait pas comment ils ont rencontré la mort ».

Les ateliers de sculpture judiciaires ont lieu depuis 2015 dans cette école d’art de New York. Quatre identifications visuelles sont directement attribuables aux reconstitutions faciales réalisées durant l’atelier annuel, a rapporté la police fédérale canadienne.

La caporale Sampson espère répéter l’expérience l’an prochain, et collaborer avec une école d’art canadienne.

https://www.lapresse.ca/

Plus de 2.000 langues sont en train de disparaître


Bien qu’une langue universelle permettrait communiquer avec tout le monde à travers la planète, il est dommage que des langues puissent disparaître. Car une langue maternelle est l’histoire de son peuple, sa science, son identité, sa culture. Il est certes important d’apprendre la langue du pays, mais de garder et de continuer d’enseigner sa langue de maternelle.pour garder l’héritage de la famille
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Plus de 2.000 langues sont en train de disparaître

 

Selon l'UNESCO, 2.464 langues sont «ménacées» | Andrew Butler via Unsplash License by

Selon l’UNESCO, 2.464 langues sont «ménacées» | Andrew Butler via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur Quartz

L’identité d’une communauté ou d’un pays passe aussi par sa langue.

 

La Société internationale de linguistique (SIL) estime qu’il y a environ 7.000 langues dans le monde –dont 141 langues officielles. Un rapport de l’UNESCO classe 2.464 langues comme «menacées» de disparition: en moyenne, tous les quinze jours une langue disparaît.

L’identité d’une communauté ou d’un pays passe notamment par une histoire, une culture et une langue commune. Dans certains cas, comme celui de la Catalogne, le langage est un moyen d’affirmer ses convictions politiques ou de manifester du patriotisme.

«Aujourd’hui il n’y a plus que le foot et la langue pour défendre son identité», souligne Mathieu Avanzi, linguiste.

Dans le monde, les mouvements séparatistes ou indépendantistes défendent des idéaux politiques mais aussi identitaires. Le langage y joue un rôle important: il réunit autant qu’il exclut. L’Espagne fait partie des pays scindés par plusieurs communautés: une schizophrénie identitaire qui cohabite à l’intérieur même des frontières.

«Pour moi, être Espagnol c’est un partage des langues et d’identités régionales. Mes parents enseignent le castillan mais à la maison on parle galicien et ma grand-mère chante en catalan. Le langage ce n’est pas simplement de la communication. Quand on parle, on partage des codes», raconte Rosalia Martinez.

 

Des efforts réalisés par les gouvernements pour sauver les langues locales

De nombreux gouvernements comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas investissent dans des programmes de formations linguistiques pour encourager les migrants ou les réfugiés à «mieux s’intégrer». Jusqu’à 2020, le gouvernement allemand compte dépenser près de 5,7 milliards d’euros pour mettre ces politiques en action.

A contrario, des pays comme le Pays de Galles investissent 170 millions d’euros par an dans des politiques linguistiques: programmes de tutorat dans les écoles galloises et subventions de médias en gallois. Ce genre d’investissement a permis d’endiguer la baisse de la pratique de la langue.

De l’autre côté du globe, les politiques mises en place dans les années 1990 par le gouvernement néo-zélandais ont permis une revitalisation de la langue maori.

«De plus en plus d’enfants apprennent cette langue. Grâce à ça, la culture et l’identité maori gagne en visibilité dans le reste du pays», rapporte Minority Rights, une organisation qui défend les droits individuels et collectifs des minorités.

Comme l’explique Collette Grinwald dans une interview pour France Info, «dans la majorité des cas, il sera difficile, voire impossible d’enrayer la disparition des langues».

Alors pourquoi ne pas prendre les devants et commencer à apprendre l’espéranto: cette langue, qui se veut universelle, est déjà parlée par plus de deux millions de personnes à travers le monde.

 

http://www.slate.fr/

Les psychologues googlent-ils leurs patients?


Avec Internet, on peut apprendre beaucoup d’information sur une personne. D’ailleurs, nombre de futurs employeurs peuvent y jeter un coup d’oeil avant d’engager un candidat. Même pour des psychologues, psychiatres, certains vont aller sur Google pour vérifier l’identité ou pour avoir un aperçu sur leurs nouveaux patients. Cependant cela n’est pas recommandé. Ils peuvent avoir des préjugés et faussé leur analyse.
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Les psychologues googlent-ils leurs patients?

 

WAVEBREAKMEDIA VIA GETTY IMAGES

 

Ce serait déconseillé, mais…

 

 

  • Par Fiona Tapp

Google peut se révéler très utile, mais aussi dévastateur.

Les employeurs l’utilisent pour se renseigner sur leurs futurs employés et s’assurer que leur profil correspond bien à la culture de leur entreprise. De même, une petite recherche rapide peut vous faire gagner du temps et vous rassurer avant un premier rendez-vous galant avec un parfait inconnu. Et quand vous cherchez un médecin, vous avez sans doute tendance à vérifier les notes et commentaires attribués au praticien chez lequel vous souhaitez vous rendre.

Et s’il vous googlait lui aussi?

Le HuffPost américain a demandé à plusieurs professionnels de la santé mentale de nous en dire plus sur leurs habitudes en la matière. Voici un petit aperçu ce qu’ils ont bien voulu nous confier.

Parfois… mais seulement en cas de nécessité absolue

La plupart des psychologues s’accordent à dire qu’il est déconseillé de googler un patient avant un rendez-vous, car cela peut constituer une violation de l’éthique professionnelle. Mais, pour des raisons de sécurité, il est parfois nécessaire de prendre certaines précautions.

« Je reçois souvent mes patients chez moi. Il est donc primordial pour moi de vérifier leur identité et de m’assurer que ce que j’ai entendu lors du premier entretien téléphonique correspond bien à la personne qui se présente », déclare Michele Moore, conseillère professionnelle, coach agréée et experte en relations, installée au Nouveau-Mexique. « Ce n’est pas pour autant que je vais les faire suivre par un détective privé. Une recherche rapide à partir de leurs noms, sur Google ou Facebook, suffit en général. Cela m’évite de trop m’immiscer dans leur vie privée et aussi de me faire des idées préconçues. »

Il y a toujours un risque, certes peu probable, que vous sachiez quelque chose avant que le patient ne l’apprenne ou même qu’il vous en parle. Comment gérerez-vous ce genre de situation? Robin Hornstein, psychologue

Sheri Heller, travailleuse sociale en clinique, estime aussi que ces recherches préliminaires peuvent être bénéfiques. Ainsi, elle soupçonnait un patient de ne pas lui avoir dit toute la vérité sur son casier judiciaire et ses troubles du comportement, au risque de représenter un danger pour lui-même et pour autrui. C’est typiquement le genre d’informations qui peuvent être utiles aux professionnels. Après une rapide recherche, les craintes de la praticienne se sont révélées fondées.

Dans les autres cas, les thérapeutes adoptent une approche neutre

Les professionnels de la santé mentale préfèrent généralement fonder les décisions prises en consultation à partir des informations directement glanées auprès du patient. S’ils privilégient cette méthode, c’est notamment parce qu’ils arrivent ainsi en consultation dépourvus de tout préjugé et peuvent offrir un avis et des conseils impartiaux.

« Je veux rester imperméable aux influences extérieures, et je veux voir la personne en face de moi de façon aussi objective que possible », déclare Patrick Schultz, un psychothérapeute travaillant dans le Wisconsin. « Fureter sur Internet ne m’aide pas à mieux faire mon travail. »

Les recherches sur Google peuvent perturber le bon déroulement de la thérapie

Si les professionnels de santé évitent de céder à la tentation des recherches sur Internet, c’est aussi parce qu’elles peuvent nuire au processus thérapeutique, explique Erin K. Tierno, travailleuse sociale en clinique et psychothérapeute dans le Colorado.

« D’après moi, c’est le patient qui fournit la part la plus importante du travail effectué en thérapie, en se dévoilant au fur et à mesure que se développe une relation de confiance avec moi », explique-t-elle. « S’ouvrir à une autre personne et explorer des aspects inconnus de son être comportent des risques, et mon travail consiste à maintenir une relation et un cadre sûrs, afin que le risque soit perçu comme une occasion de se dépasser plutôt que comme un saut dans le vide. »

Il se peut même que les informations récoltées soient inexactes

Pour Robin Hornstein, psychologue basée à Philadelphie, c’est la possibilité de tomber sur des informations inexactes qui l’a en partie convaincue de ne pas effectuer de recherches sur ses patients. Elle évoque un autre point important: le risque de prendre le patient au dépourvu en lui révélant des informations dont il n’est pas encore au courant.

« Il y a toujours un risque, certes peu probable, que vous sachiez quelque chose avant que le patient ne l’apprenne ou même qu’il vous en parle. Comment gérerez-vous ce genre de situation? » demande-t-elle.

Pas de traitement de faveur pour les stars

Il arrive que les psychologues reçoivent des patients dont la vie privée n’est un secret pour personne. Mais Erin K. Tierno rappelle que les stars sont exactement comme tout le monde, et précise qu’il est important que les professionnels de la santé mentale se rendent compte qu’ils en savent peut-être moins qu’ils ne le pensent sur la personne qui vient les voir en consultation.

« Il apparaît vite que la personne privée est très différente du personnage public », dit-elle. « Je ne m’intéresse pas à ce que le monde extérieur ressent ou projette sur une personne qui est engagée dans un processus d’introspection approfondi. »

Pour Kerrie Thompson Mohr, travailleuse sociale en clinique et psychothérapeute à la tête d’un cabinet new-yorkais, googler un patient sans lui demander son accord préalable revient à violer l’éthique professionnelle. Cependant, elle s’est aperçue que les stars avaient des besoins différents des patients ordinaires.

« Nous avons travaillé avec des personnes célèbres et des personnages publics dans notre cabinet, et nous nous tenons au courant de l’influence néfaste des médias sur leur vie et leur santé à partir des informations qu’ils nous donnent. Nous ne les googlons pas et nous n’allons pas regarder leur profil sur les réseaux sociaux », dit-elle.

Dans le pire des cas, googler un patient peut briser la confiance

Mener des recherches sur un patient peut aussi conduire les psys sur un terrain glissant et les prédisposer à révéler par inadvertance une information qu’ils ont trouvée sur Internet. Ce genre d’incident peut nuire considérablement à la relation qu’ils ont construite avec leur patient.

« En tant que psychologue, je suis censée être neutre, à l’écoute et dénuée de jugement », explique Tammer Malaty, conseillère professionnelle au Malaty Therapy à Houston. « Si je cherche des informations sur mes patients, je renonce à un principe essentiel à la construction d’une relation de confiance avec eux. »

Cet article, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit pour le HuffPost France par Élisabeth Mol pour Fast For Word.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

1,1 milliard de personnes sans identité officielle dans le monde


Il y a peut-être des gens qui veulent devenir invisibles, mais d’autres qui n’ont aucune preuve de l’existence. Beaucoup d’enfants n’ont aucune preuve officielle de leur naissance. Je trouve que cela fait froid dans le dos. Et puis après ? Après, aucun accès aux services de la santé, a l’éducation et protection sociale. Ce qui arrive dans les pays en conflits, les immigrations n’aident en rien
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1,1 milliard de personnes sans identité officielle dans le monde

 

SUPERSHABASHNYI VIA GETTY IMAGES

Ces personnes sont incapables de prouver leur identité avec un document officiel ce qui les prive d’accès aux services de santé, de protection sociale ou d’éducation

Plus de 1,1 milliard de personnes, essentiellement en Afrique et en Asie, sont incapables de prouver leur identité avec un document officiel ce qui les prive d’accès aux services de santé, de protection sociale ou d’éducation, déplore la Banque mondiale.

Parmi ces « invisibles », « plus d’un tiers sont des enfants qui n’ont pas été répertoriés » à leur naissance, a-t-elle précisé dans un communiqué à l’occasion de son assemblée annuelle à Washington.

Cette situation résulte souvent des troubles affectant ces pays qui entraînent des déplacements forcés de populations.

A travers le lancement d’un programme baptisé « ID4D » (Identification for development initiative), la Banque mondiale entend aider les pays à recenser et à identifier ces personnes en s’appuyant sur la technologie digitale.

« Avec un septième de la population de la planète vivant sans aucune pièce d’identité officielle, les familles sont privées d’accès aux soins de santé, à l’éducation mais aussi aux services sociaux et financiers », a regretté Eric Jing, l’un des membres du conseil de ce programme.

http://quebec.huffingtonpost.ca

30 ans plus tard, il se souvient de sa véritable identité


Après 30 ans, retrouvés un enfant disparu, cela doit être très rare. Cette disparition est due à une perte de mémoire, mais retrouver grâce à une travailleuse sociale
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30 ans plus tard, il se souvient de sa véritable identité

KITCHENER, Ontario – Un homme originaire de Kitchener en Ontario, et disparu depuis près de trois décennies, s’est soudainement souvenu de son identité.

Edgar Latulip, qui vit avec un retard de développement, avait 21 ans en septembre 1986 lorsqu’il a été aperçu pour la dernière fois par sa mère dans sa ville natale.

Mercredi, la Police régionale de Waterloo a finalement confirmé que l’homme a été retrouvé à St. Catharines, à 130 kilomètres de Kitchener.

«Mardi, un policier de Waterloo nous a appelés pour nous demander de retirer la photo d’un enfant disparu de notre site web et il nous a appris que c’était Edgar Latulip», a expliqué à TVA Nouvelles Pina Arcamone, directrice générale d’Enfant-Retour Québec.

Selon l’enquête, M. Latulip se serait rendu dans le secteur de Niagara Falls il y a 30 ans. À cet endroit, il aurait subi une blessure à la tête qui lui a fait oublier qui il est. Ce n’est qu’en janvier dernier, que l’homme aurait eu un premier souvenir.

«PUR HASARD»

«C’est un pur hasard, a indiqué Mme Arcamone. Ce jeune homme était avec sa travailleuse sociale qui lui donnait un coup de main pour remplir des formulaires. Et quand il lui a donné un nom – je ne sais pas lequel il a donné – la travailleuse sociale a fait des recherches et découvert que ce nom n’existait pas.»

«Et c’est là qu’il s’est rappelé de son nom de famille Latulip, a ajouté Mme Arcamone. La travailleuse sociale a fait une autre recherche et elle a découvert plein d’avis de recherche pour ce jeune homme. Elle lui a alors demandé s’il y avait un lien, s’il se souvenait de quelque chose à ce sujet.»

Elle a contacté les policiers de Waterloo et par la suite, un test d’ADN a confirmé l’identité de l’homme puisque son dossier de disparition contenait un échantillon d’ADN de sa mère.

«À ma connaissance, c’est le seul cas où nous avons pu retrouver quelqu’un qui était porté disparu depuis aussi longtemps», a indiqué à CTV le constable Duane Gingerich, de la Police régionale de Waterloo.

Sa famille a été mise au courant de la bonne nouvelle et les procédures sont en cours pour permettre à tous de se retrouver.

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► Des identités sexuelles et sentimentales peu connues


Nous connaissons les termes hétérosexualité, l’homosexualité, la bisexualité et bien sachez qu’il en existe beaucoup plus d’identité sexuelle dont les termes, nous sommes pour la majorité inconnue. Cependant, je trouve compliqué de comprendre toutes les subtilités de ces différences
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Des identités sexuelles et sentimentales peu connues

Les asexuels

Un asexuel est « quelqu’un qui ne ressent pas d’attraction sexuelle envers autrui. » Asexuality.org remarque aussi que  « les asexuels peuvent êtres attirés par quelqu’un sur un plan esthétique, mais pas sexuellement. D’autres auront envie de faire preuve de tendresse sans qu’il y ait pour autant de désir sexuel. Si vous ne ressentez pas d’attirance sexuelle envers autrui, il se peut que vous soyez asexuel. »

Les aromantiques

« Un aromantique ne ressent que peu ou pas d’attirance sentimentale« , selon Asexuality.org. Le site souligne que « les aromantiques ne sont pas en manque de lien émotionnel ou personnel. Ils n’ont simplement pas un besoin instinctif de développer des liens de nature sentimentale. Ils peuvent avoir besoin d’autant de soutien que les romantiques, mais ces besoins peuvent être comblés à un niveau platonique. » Être aromantique est généralement « considéré comme inné et non comme un choix personnel« , tout comme l’asexualité.

Les graysexuels

Jared, qui s’identifie comme graysexuel, place ce terme dans un « entre-deux magique entre l’asexualité et la sexualité. »

 Le site The Frisky définit la graysexualité comme « quelque chose de fluide à mi-chemin de la sexualité et de l’asexualité. » Ceux qui se disent graysexuels peuvent également s’identifier comme gay, hétéro ou toute autre identité sexuelle.

Les demisexuels

Les demisexuels ne ressentent pas d’attirance sexuelle sauf s’ils ont « déjà noué des liens affectifs profonds avec la personne ».Asexualityarchive.com remarque également que « ce lien peut être de nature sentimentale ».

Les demiromantiques

Comme les demisexuels, les demiromantiques ne ressentent pas d’attirance sentimentale envers autrui « sauf s’ils ont déjà noué des liens affectifs profonds avec la personne »

Les lithromantiques

Selon Asexuality.org, ce terme décrit « une personne qui éprouve des sentiments amoureux, mais ne souhaite pas que ceux-ci soient réciproques ». Le site ajoute que les lithromantiques « peuvent parfois avoir envie de relations sentimentales. »

Les pansexuels

La pansexualité désigne ceux « qui se sentent sexuellement, émotionnellement, spirituellement capables de tomber amoureux d’une personne de n’importe quel genre. »

Les poly-sexuels

Comme les pansexuels, les polysexuels « peuvent être attirés par des personnes de certains genres sans avoir la capacité ou le désir d’être avec les autres« .

Les panromantiques

Une personne sentimentalement – mais pas sexuellement – attirée par d’autres personnes, indépendamment de leur sexe.

Les skoliosexuels

Selon Genderqueerid.com, la skoliosexualité se réfère à « l’attirance sexuelle envers les individus non-binaires (qui ne se reconnaissent pas dans l’opposition entre les genres féminin et masculin, NDLR) » ou ceux qui ne se définissent pas en tant que cisgenre (le contraire de transgenre, donc quelqu’un qui se sent en accord avec son genre de naissance, NDLR). Le site note également que le terme « ne décrit généralement pas une attirance envers un sexe spécifique ou des rôles donnés à la naissance, car il a plutôt une connotation inclusive ».

Les queer-platoniques

Ces personnes ont des relations « pas vraiment sentimentales, mais qui passent par des liens affectifs très forts souvent plus profonds ou intenses que ceux qui définissent traditionnellement l’amitié ».

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Facebook : 8 profils qui veulent dire beaucoup


Parmi ces profils, on se retrouve tous probablement sur ces 8 exemples. Ce sont des comportements qui sont ensuite analysés par une psy
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Facebook : 8 profils qui veulent dire beaucoup

 

 

Par Julie Toury

 

Du pote dépressif à la jeune maman gaga, en passant par l’ado désinhibée, la psychologue Vanessa Lalo nous aide à décrypter 8 profils types d’utilisateurs de Facebook. Découvrez qui se cachent derrière vos amis.

Sur Facebook, il y a ceux qui racontent leur vie en détails et ceux qui préfèrent commenter l’actualité. Ceux qui inondent leur mur de photos et ceux qui se planquent derrière un pseudo. Ceux qui s’exposent sous leur meilleur jour et ceux qui se plaignent constamment… Mais qui se cachent vraiment derrière ces profils ? Pour le savoir, nous avons demandé à Vanessa Lalo, psychologue des médias numériques, de nous aider à décrypter la personnalité de huit utilisateurs types de Facebook. Toute ressemblance avec certains de vos amis ne serait que fortuite…

Profil Facebook n°1 : l’incognito

Il ne montre jamais son visage. Il utilise un avatar ou une photo de paysage comme image de profil. Il déteste être tagué dans les clichés de ses amis. Parfois même, il n’utilise pas son vrai nom, mais un pseudonyme. Mais s’il aime se faire discret sur Facebook, il ne l’est pas forcément dans la vie.

L’avis de la psy

« À travers ses applications, Facebook nous force à révéler un maximum d’informations personnelles. Cet utilisateur ne veut pas être un pigeon et souhaite simplement garder le contrôle sur son identité. Il ne cherche pas à se cacher, mais à se protéger ! Tout dépend aussi de l’utilisation que l’on fait de Facebook. Il est tout à fait compréhensible que certaines personnes n’aient pas envie d’être reconnues par leurs collègues dans des albums de soirées. Le risque ? À l’heure où il suffit de taper le nom d’un individu dans Google pour connaître sa vie, celui qui limite l’accès à ses infos perso devient suspect. Un éventuel recruteur penserait qu’il a quelque chose à cacher… »

PROFIL FACEBOOK N°2 : LE « 3615 MYLIFE »

Il/elle détaille son emploi du temps sur Facebook, en l’illustrant souvent de photos : « Bonjour les amis ! », « Allez, un petit café avant de partir au boulot », « le facteur vient de m’apporter un beau cadeau », « En direct de la cabine d’essayage : je prends le rose ou le vert ? ».

L’avis de la psy

« Ce comportement peut révéler plusieurs traits de caractère. Il y a les personnes qui utilisent leur page Facebook comme un outil de communication. Raconter sa journée, c’est un peu faire son personal branding, autrement dit gérer son image, rappeler à l’humanité qu’on existe et qu’on peut nous contacter… Parmi ces profils, on remarque aussi beaucoup de femmes, qui restent isolées chez elles et, peut-être, s’ennuient. En détaillant leur quotidien sur Facebook, elles peuvent se dire, à la fin de la journée : « En fait, j’ai fait plein de choses, aujourd’hui ! ». Dans tous les cas, il s’agit de personnes qui ont besoin d’attirer l’attention sur elles. »

PROFIL FACEBOOK N°3 LA JEUNE MAMAN

Tous les trentenaires en ont parmi leurs amies Facebook… Cette copine, qui vient d’accoucher, et dont les statuts ne tournent qu’autour de son bébé : « Ça y est, la première dent est sortie », « Mais quand est-ce qu’il fera ses nuits !!? ». Parfois, elle fait parler Bébé à la première personne : « Regardez comme je suis beau en père Noël ! ».

L’avis de la psy

« Certaines utilisatrices de Facebook ne postent jamais rien jusqu’au jour où elles tombent enceintes. La maternité donne à de nombreuses femmes le sentiment de devenir enfin quelqu’un : « avant je n’étais rien, maintenant je suis maman… ». Elles ont l’impression que leur vie est devenue, d’un coup, plus intéressante et la partagent donc, plus facilement. Par le biais de Facebook, elles cherchent aussi à se rassurer et recevoir le soutien d’autres mères. Elles aiment l’idée d’appartenir à un nouveau clan. »

PROFIL FACEBOOK N°4 : LE POPULAIRE

Il a 4 000 amis. Dès qu’il rencontre quelqu’un dans la vraie vie, il lui demande d’être ami sur Facebook. Il accepte toutes les propositions d’amitié, même de profils inconnus, suspects et inintéressants.

L’avis de la psy

« On peut clairement parler de personnalités narcissiques, qui veulent se prouver à elles-mêmes et aux autres, qu’elles ont de l’importance. Plus elles ont d’amis Facebook, plus elles se sentent exister. Or, ce sont peut-être ces mêmes individus qui comptent le moins de vraies amitiés en dehors de l’écran… Après, cela dépend aussi de l’usage que l’on fait de Facebook. Dans certaines branches professionnelles, il est utile de se constituer un réseau sur internet. On accepte alors n’importe quel contact pouvant s’avérer utile. »

PROFIL FACEBOOK N°5 : LE DÉPRESSIF

Il inquiète régulièrement ses amis avec des statuts dépressifs à tendance suicidaire : « Ras-le-bol de tout, je me demande ce que je fous encore sur cette terre ! », « Et voilà une nouvelle année qui commence comme la précédente : seul et bourré… »

L’avis de la psy

« Cette personne est réellement dans une mauvaise phase et cherche du soutien. Malheureusement, poster ce genre de statuts va l’écarter encore plus de ses amis. Car le principe de Facebook, c’est de véhiculer du positif ! On s’y retrouve pour partager des bonnes nouvelles, des blagues, etc. Le pote déprimé va passer pour le lourd de service, celui qui plombe l’ambiance. Petit à petit, on ne va plus s’intéresser à lui et il risque de s’isoler encore plus. Je conseille aux personnes qui ont ce genre d’amis, de les contacter en privé quand ils ne vont pas bien, et de leur expliquer qu’un message de détresse posté sur Facebook ne les aidera pas à aller mieux, au contraire. »

PROFIL FACEBOOK N°6 : LE FLAMBEUR

Il poste sans cesse des photos de lui sur des plages paradisiaques, au volant de belles voitures, entourées de jolies femmes…

L’avis de la psy

« On se sert généralement de Facebook pour donner une image positive de soi. Mis à part l’ami dépressif (voir précédemment), on ne parle pas de nos problèmes, mais plutôt de ce qui nous arrive de génial ! Quand cet étalage de bonheur devient excessif, on se demande si ce n’est pas pour combler une vie, au final, pas si intéressante que ça. Un tel comportement peut susciter des jalousies et devenir pénible pour ses amis. »

À ce sujet, une étude réalisée à l’université de l’Utah (États-Unis) et relayée en janvier 2012 par ABC News, avait démontré que passer du temps sur Facebook pouvait rendre triste, voire dépressif. La raison avancée par la sociologue Hui-Tzu Grace Chou ? Les images de bonheur factice balancées par nos amis sur le réseau social donnent à certains le sentiment de rater leur vie…

PROFIL FACEBOOK N°7 : LA DÉSINHIBÉE

Elle s’exclame avec plein de !!!, multiplie les voyeeelles, appelle ses copines par un tas de surnoms (« ma bibiiiiche », « ma chewiiie »), fait des ❤ et des <3<3<3, etc. Alors que dans la vraie vie, elle est plutôt introvertie.

L’avis de la psy

« On retrouve surtout ce comportement chez les adolescentes. Les réseaux sociaux permettent de jouer avec son identité, de créer un personnage virtuel… et voir ensuite comment les gens s’en saisissent. Ces personnes-là sont sans cesse en train de faire des allers-retours entre ce qu’elles sont vraiment et ce qu’elles aimeraient être. Attention au fossé entre ces images, pouvant rapidement devenir compliqué à gérer.  »

PROFIL FACEBOOK N°8 : L’INTELLO

Il/elle utilise Facebook uniquement pour partager des articles de presse, commenter des faits de société, etc. En revanche, il/elle ne partage rien de sa vie intime.

L’avis de la psy

« Il s’agit de personnalités élitistes qui ont pour intention de « relever le niveau » des réseaux sociaux et d’Internet en général. En remplissant leur mur Facebook de culture, elles tentent d’aiguiller leurs contacts vers des lectures plus intellectuelles comme si, grâce à eux, ils allaient se coucher moins bêtes… »

 

http://www.reponseatout.com/

Dix maladies du futur : "Docteur, j’ai mal à mes implants"


La technologie ne cesse de progresser autant dans les loisirs, que dans le travail et en médecine, mais ou cela va t-il nous mener. Déjà, npus voyons les problèmes de santé liés à cette technologie, mais dans quelques années certains prévoit des nouveaux maux causés directement vers ces innovations
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Dix maladies du futur : « Docteur, j’ai mal à mes implants »

 

A vivre dans un monde (et un corps) toujours connecté, interfacé, nanostructuré… il va nous arriver des embrouilles. C’est en substance ce que dit le site io9, qui a recensé les pathologies du futur. Ça fait froid dans le dos.

Les nouveaux virus qui mutent et apparaissent ne sont pas les seules afflictions qui nous menacent. La profusion de technologies et leur interaction de plus en plus étroite avec l’espèce humaine pourraient mener au développement de nouvelles maladies.

Et elles sont bien plus effrayantes que cette angoisse diffuse créée par le numérique, connue sous l’acronyme anglais de Fear of Missing (ou Fomo), qui se caractérise par la peur de manquer quelque chose.

Surtitré « We come from the future » (« Nous venons du futur ») le site américain io9 annonce la couleur. Il a listé les nécroses, psychoses et autres pathologies pas très roses, où le probable le dispute au grotesque. Autant d’annonces de cauchemars à venir sur lesquels Courrier international est récemment allé jeter un œil. Revue de détail de ces maladies (presque toutes) imaginaires par le journaliste George Dvorky.

1. L’addiction à la réalité virtuelle ou comment se passer d’un monde « bigger than life » où tous les rêves semblent possibles. Une pathologie déjà annoncée par le désormais célèbre syndrome d’addiction à Internet.

2. Trouble dissociatif de la réalité. A force d’abuser de la réalité virtuelle, si crédible et si réaliste, les utilisateurs pourraient finir par ne plus distinguer le monde réel de la matrice.

3. Dysphorie de l’identité. C’est bien beau de confier à Internet, à des algorithmes, à des assistants numériques, des informations, des tâches et des décisions personnelles. Mais il va devenir de plus en plus compliqué de savoir qui ou quoi l’on est, quelle part du cloud est la nôtre. Et de s’en contenter.

4. Trouble de l’intégration après cryogénisation. Ou le syndrome d’Hibernatus. Quand on saura congeler nos corps, et surtout les réveiller dans un autre siècle ou millénaire, dans une société futuriste, comment pourrons-nous nous adapter ? Le monde que l’on aura connu, ses règles, son langage, auront disparu. Ceux qui se réveilleront seront des naufragés, étrangers en terre inconnue. Pour nous aider à nous adapter, nos bienfaiteurs du futur nous feront-ils rejoindre une classe d’adaptation ?

5. Infection cybernétique généralisée. Nous n’avons aucune idée de la façon dont notre corps va réagir aux implants cybernétiques, et aux problèmes inédits que ceux-ci pourront engendrer, avance le journaliste : des allergies, des inflammations, de la douleur, peut-être… Voire un rejet pur et simple de ces appendices synthétiques. Ils pourraient aussi provoquer des « courts-circuits » dans le fonctionnement normal du corps. Ou même, en se dégradant, conduire à des intoxications ou des infections sans précédent.

6. Choc nanotoxique.

« Les nanotechnologies ont le pouvoir de récrire n’importe quel aspect de la condition humaine, pour le meilleur ou le pire. Et les scientifiques s’inquiètent des effets des nanoparticules dans notre environnement », avertit io9.

Comment cela se passera-t-il quand ils seront injectés directement dans notre organisme ? S’ils sont mal conçus, les nanobots ne risquent-ils pas de se tromper dans la dose de principe actif à injecter. Ils pourraient aussi conduire à un choc anaphylactique, cette réaction allergique violente pouvant entraîner la mort.

7. Psychose de l’hyperconnaissance. Tout savoir sur tout. Un vrai cauchemar qui pourrait devenir réalité dans nos cerveaux dopés aux implants cybernétiques et alimentés par un flux continu d’informations. Mais sommes-nous vraiment faits pour gérer une telle situation ? Ou du moins notre psyché le permet-elle ? Rien n’est moins sûr. Il est possible que cette surdose de connaissances provoque des comportements antisociaux, des crises d’angoisse, des crises existentielles allant jusqu’à la psychose.

8. Phobie des robots. A force d’en voir partout, certains humains pourraient développer une véritable aversion des robots. Et même une peur qui pourrait se muer en un genre de racisme au fur et à mesure que les robots feront partie intégrante de la société, occupant nos emplois et singeant nos comportements.

9. Onanisme irrépressible. La puce sexuelle arrive, annonce io9, et avec elle, la capacité d’activer le plaisir à la demande. D’ailleurs, les chercheurs testent déjà des machines à bonheur en stimulant des régions précises du cerveau. Bien sûr, cela semble paradisiaque, mais nombre d’entre nous risquent de ne plus savoir mettre l’interrupteur sur off.

10. L’ennui d’une vie trop longue. Certains chercheurs prétendent que l’on vivra de plus en plus vieux, de mieux en mieux. Et que nous finirons peut-être par devenir immortels. Mais si c’est vrai, n’allons-nous par finir par nous lasser de l’existence et trouver la vie extrêmement ennuyeuse ?

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Si vous êtes attachés à la musique de votre adolescence, c’est à cause de votre cerveau


Nous avons toutes des préférences en musique et chansons, cela serait dans l’adolescence que la musique viendrait ce coler à nos neurones pour diverses raisons, Mais en vieillissant, nous ne suivons plus la même musique que nos jeunes, bien au contraire, il se peut qu’elle nous soit plus agressante
Nuage

 

Si vous êtes attachés à la musique de votre adolescence, c’est à cause de votre cerveau

par Mark Joseph Stern,

La joie qui nous assaille en réécoutant nos chansons préférées n’est pas juste un phénomène culturel: c’est une commande neuronale.

Alors que je m’approche péniblement de la trentaine, voici qu’un étrange phénomène s’impose à moi: plus j’avance dans la vie, plus la musique que j’écoutais lorsque j’étais adolescent me touche –alors que plus les années passent, plus les nouvelles chansons que j’entends à la radio résonnent à mes oreilles comme de cacophoniques inepties.

Objectivement, je sais que ça n’a aucune logique. Je ne peux pas sérieusement affirmer la supériorité artistique du Rollout de Ludacris sur celle du Roar interprété par Katy Perry, et pourtant je chéris chaque seconde de l’un et rejette totalement l’autre, qui n’est à mon sens qu’une glapissante bouillie. Quand j’écoute le Top 10 des tubes 2013, j’attrape une migraine. Et quand j’écoute celui de 2003, je suis heureux.

Pourquoi les chansons que j’ai entendues adolescent me sont-elles plus agréables que tout ce que je peux écouter en tant qu’adulte? Je suis soulagé de pouvoir affirmer que le phénomène n’est pas entièrement imputable à mon manque de discernement dans le domaine de la critique musicale.

Ces dernières années, psychologues et experts en neurosciences ont confirmé que ces chansons exerçaient sur nos émotions un pouvoir disproportionné. Et ces chercheurs ont découvert des preuves montrant que notre cerveau crée un lien plus étroit avec la musique que nous écoutons lors de notre adolescence qu’avec tout ce que nous pouvons entendre une fois adultes –connexion qui ne faiblit pas avec l’âge. En d’autres termes, la nostalgie musicale n’est pas juste un phénomène culturel: c’est une commande neuronale. Et peu importe le degré de sophistication que nos goûts peuvent atteindre plus tard, nos cerveaux restent parfois bloqués sur ces chansons qui nous ont obsédés pendant la période si hautement théâtrale de notre adolescence.

Pour comprendre pourquoi nous nous attachons à certaines chansons, il est utile de commencer par nous pencher sur la relation entre cerveau et musique en général. La première fois que nous entendons une chanson, elle stimule notre cortex auditif qui convertit les rythmes, les mélodies et les harmonies en un tout cohérent.

À partir de là, notre réaction à la musique dépend de notre manière d’interagir avec elle. Si en écoutant une chanson, vous la chantez dans votre tête, vous activez votre cortex prémoteur, dont le rôle est de planifier et de coordonner les mouvements. Si vous vous mettez à danser, vos neurones assureront la synchronisation avec le rythme de la musique. Si vous vous concentrez sur les paroles et l’instrumentation, vous activez votre lobe pariétal, qui vous aide à passer d’un stimulus à l’autre et à concentrer votre attention. Quand vous écoutez une chanson qui déclenche des souvenirs, votre cortex préfrontal, qui garde les informations relatives à votre vie personnelle et à vos relations avec les autres, se met en action.

Mais sans émotions, les souvenirs n’ont aucun sens –et mis à part l’amour et la drogue, rien ne déclenche une réaction émotionnelle aussi efficacement que la musique. Les travaux sur l’imagerie cérébrale montrent que nos chansons préférées stimulent les circuits du plaisir, qui libèrent un flot de dopamine, de sérotonine, d’ocytocine et autres hormones qui nous font nous sentir bien. Plus nous aimons une chanson et plus nous entrons en état de béatitude neurochimique grâce aux neurotransmetteurs qui se déversent dans notre cerveau, et dont certains sont les mêmes que ceux que sollicite la cocaïne.

Festival pyrotechnique

Si la musique allume ces étincelles d’activité neuronale chez tout le monde, chez les jeunes, elles se transforment en festival pyrotechnique. Entre 12 et 22 ans, notre cerveau connaît un développement neurologique rapide, et la musique que nous aimons pendant cette période semble s’incruster définitivement dans nos lobes. Lorsque nous formons des connexions neuronales en écoutant une chanson se crée une forte trace mnésique qui se charge d’émotions exacerbées dues en partie à un déferlement d’hormones de croissance propre à la puberté. Ces hormones disent à notre cerveau que tout est d’une extrême importance –et surtout les chansons qui composent la bande-son de nos rêves (et de nos hontes) d’adolescents.

Ce feu d’artifice neuronal suffirait à lui seul à imprimer certaines chansons dans notre cerveau. Mais d’autres éléments interviennent pour graver pour toujours ou presque dans votre mémoire cette chanson passée pendant la boum de 4e. Daniel Levitin, auteur de De la note au cerveau, souligne que la musique de nos années d’adolescence est fondamentalement liée à notre vie sociale.

«C’est à cette période de notre jeunesse que nous découvrons de la musique seuls pour la première fois», m’a-t-il expliqué. «Souvent par le biais de nos amis. Ecouter la musique qu’ils écoutent est une forme de revendication, une marque d’appartenance à un certain groupe social. Musique et sentiment d’identité fusionnent.»

Petr Janata, psychologue à l’université de California–Davis, abonde dans le sens de cette théorie de la sociabilité et explique que notre musique préférée «s’incruste dans les souvenirs particulièrement émotionnels de nos années formatrices».

Il ajoute qu’un autre facteur entre peut-être en jeu: le pic de réminiscence, phénomène selon lequel nous nous rappelons bien mieux de nos années de jeune adulte que des autres et conservons ces souvenirs bien avant dans notre sénescence. Selon la théorie du pic de réminiscence, nous disposons tous d’un «scénario de vie» conditionné par notre culture, qui, dans notre mémoire, nous sert à raconter notre histoire. Lorsque nous nous tournons vers notre passé, nous constatons que les souvenirs qui dominent ce récit de vie ont deux choses en commun: ils sont heureux et sont regroupés autour de la période de notre adolescence et de notre vie de jeune adulte.

La bande-son de nos années les plus vitales

Pourquoi les souvenirs de ces années sont-ils si vivaces et persistants? Les chercheurs de l’université de Leeds ont proposé en 2008 une explication assez séduisante: les années mises en relief par le pic de réminiscence coïncident avec «l’émergence d’une identité stable et durable». En d’autres termes, c’est entre 12 et 22 ans que vous devenez qui vous êtes. Il est par conséquent logique que les souvenirs qui contribuent à ce processus prennent une importance hors du commun pour le restant de votre vie. Ils ne font pas que contribuer au développement de l’image que vous avez de vous-même; ils deviennent une composante de cette image –ils font partie intégrante de votre sentiment d’identité.

La musique joue un double rôle dans ce processus. Tout d’abord, certaines chansons deviennent des souvenirs par et pour elles-mêmes tant elles s’immiscent avec force dans notre mémoire. Nombre d’entre nous se souviennent très bien de cette première chanson des Beatles (ou des Backstreet Boys) que, des décennies plus tard, nous continuons de chanter à chaque soirée karaoké.

Ensuite, ces chansons forment la bande-son de ce qui semble être, sur le moment, les années les plus vitales et capitales de notre existence. La chanson de notre premier baiser, de notre première boum, de notre première taffe, reste attachée à ce souvenir et s’approprie une parcelle de sa profondeur. Certes, avec le recul, on peut admettre que cette boum n’était pas si profonde que ça. Mais si le souvenir en lui-même finit par perdre de son importance, l’écho émotionnel qui colle à la musique persiste.

Un tunnel spatiotemporel neurologique

Aussi sympathiques que soient ces théories, leur conclusion logique –vous n’aimerez plus jamais une chanson comme vous avez aimé la musique de votre jeunesse– est un tantinet déprimante.

Naturellement, on peut aussi voir le côté positif des choses: ce n’est pas que nos goûts d’adultes soient plus fades; en réalité, ils sont plus mûrs et nous permettent d’apprécier la beauté esthétique complexe à un niveau intellectuel. Quel que soit le niveau de maturité que nous pouvons atteindre, la musique reste pour nos cerveaux d’adultes une issue de secours qui nous permet de replonger dans la passion brute et sans mélange de notre jeunesse.

La nostalgie qui accompagne nos chansons préférées ne se réduit pas au souvenir fugace d’une époque révolue; c’est un tunnel spatiotemporel neurologique qui nous offre un aperçu de l’époque où notre cerveau bondissait de joie en entendant la musique qui en est venue à définir qui nous sommes. Ces années sont derrière nous, c’est vrai. Mais à chaque fois que nous entendons les chansons que nous aimions, la joie qu’elles nous procuraient autrefois nous inonde à nouveau.

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