La raison pour laquelle on se réveille au bon arrêt dans les transports en commun


Malgré la fatigue surtout quand je voyageais tous les jours en autobus de la ville, je n’osais pas m’assoupir, mais une dame qui se concentrait à lire racontait que son corps savait quand elle arrivait a destination. Il semble que le cerveau lance un son de cloche pour se réveiller un peu avant la destination
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La raison pour laquelle on se réveille au bon arrêt dans les transports en commun

 

© photo news.

Ce n’est pas une question de chance mais bien un mécanisme scientifique.

Si vous êtes un habitué des transports en commun, alors vous vous êtes déjà sûrement rendus compte que, lorsque vous somnolez, vous vous réveillez toujours quelques minutes avant votre arrêt.

Une question de chance? Pas du tout! Des chercheurs américains ont, en effet, voulu comprendre ce mécanisme. Et selon les résultats publiés dans dans le magazine Science of YS, nos cerveaux sont capables de se repérer dans le temps et dans l’espace et ce même si nous dormons! Lorsque le chauffeur annonce notre arrêt, on va donc se réveiller comme par magie.

Mais il existe également d’autres explications à ce phénomène. Parmi celles-ci, on retrouve notre horloge interne qui fonctionnerait pendant les trajets en transport. Et de la même manière que l’on se réveille quelques minutes avant que notre alarme ne se mette à sonner, on ouvrira les yeux quelques instants avant l’arrivée de notre arrêt.

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Pour la première fois des scientifiques ont modifié l’ADN d’un homme vivant


Une première mondiale aux États-Unis d’un homme atteint de la maladie Hunter, une maladie génétique dégénérative. Il a été soigné par une thérapie génique en implantant un virus modifié pour insérer un nouveau gène dans le foie. C’est une thérapie qui n’est pas sans risque et ne peut se faire qu’une seule fois. Pour le moment, les médecins et le patient sont très optimistes
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Pour la première fois des scientifiques ont modifié l’ADN d’un homme vivant

 

POUR LA PREMIÈRE FOIS, DES SCIENTIFIQUES ONT MODIFIÉ L’ADN D’UN HOMME VIVANT

Natali_Mis via Getty Images

Une étape prometteuse pour le développement de thérapies géniques.

C’est une première mondiale. Le lundi 13 novembre, les médecins de l’hôpital d’Oakland ont directement édité l’ADN d’un Américain de 44 ans en y ajoutant un nouveau gène, rapporte l’agence Associated Press.

Originaire de l’Arizona, Brian Madeux a reçu en injection des milliards d’exemplaires d’un gène correcteur et de ciseaux moléculaires pour couper son ADN et les y insérer en un point précis.

Le patient souffre de la maladie de Hunter, une maladie génétique dégénérative qui empêche la formation d’une enzyme, et qui entraîne des douleurs articulaires, une perte d’audition, des problèmes cardiaques et respiratoires sous sa forme modérée. La plupart des personnes sont cependant atteintes d’une forme beaucoup plus sévère de cette maladie, qui entraîne alors un décès avant l’âge adulte.

L’Américain, un ancien chef cuisinier marié à une infirmière, doit chaque semaine recevoir une dose de l’enzyme manquante. Mais ce traitement coûteux ne fait qu’atténuer certains symptômes. Il a déjà été opéré 26 fois, avant d’accepter la thérapie génique.

« Je suis volontaire pour prendre ce risque », témoignait-il auprès d’Associated Press. « Avec un peu de chance, cela m’aidera, ainsi que d’autres. »

Ce traitement est en effet exceptionnel. Habituellement, les gènes sont injectés, directement ou grâce à un virus, dans des cellules prélevées sur le patient puis réinjectées. Brian Madeux, lui, l’a reçu directement sur son lit d’hôpital, avec une perfusion de trois heures encadrée par plusieurs médecins.

Avec le gène transporté par un virus modifié pour le rendre inoffensif, les scientifiques ont introduit deux protéines avec des doigts de zinc. Dans le foie, ces derniers localisent la partie de l’ADN où doit se placer le nouveau gène, et le découpent comme un ciseau pour qu’il puisse s’y placer.

Il suffirait de corriger l’ADN d’1% des cellules du foie pour traiter avec succès la maladie dont souffre Brian Madeux, indiquait son docteur et le directeur de l’étude, Paul Harmatz.

Vers le « Graal » d’une thérapie génique efficace

Mais le procédé n’est pas sans risques.

 « Quand vous placez un morceau d’ADN au hasard, des fois ça marche bien, des fois ça ne fait rien et des fois ça cause des dégâts », indique à l’Associated Press Hank Greely, bioéthicien à l’université de Stanford.

Une fois le gêne injecté, il n’est plus possible de faire demi-tour. Certains patients développent des cancers, d’autres développent une réponse immunologique contre le virus, qui peut être mortelle.

Il ne peut pas y avoir de deuxième tentative, précise Paul Harmatz auprès de CNN, puisque le corps réagit alors face au virus. Il a passé la nuit auprès de son patient, pour vérifier s’il n’y avait pas de complication. Dans 3 mois, ce dernier retournera le voir pour vérifier si le gène s’est bien inséré.

La thérapie, si elle fonctionne, ne corrigera pas les dégâts passés de sa maladie. Il n’en reste pas moins enthousiaste.

« J’ai l’attendu toute ma vie, quelque chose qui puisse potentiellement me guérir. »

Surtout, cette injection ouvre de nouvelles perspectives pour la médecine.

« C’est un nouveau monde pour la science », assure auprès de CNNTerri Klein, présidente par interim de la National MPS Society, une association dédiée aux patients qui souffrent de la maladie de Hunter. Pour elle, cette opération est un « bond en avant ».

« C’est un pas prometteur pour le Graal tant attendu d’une thérapie génique dont les effets persistent », poursuit pour sa part le docteur Sanjeev Gupta, professeur de médecine et de pathologie à l’université de médecine Albert Einstein, à New York.

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Ces scientifiques ont fabriqué un scarabée à trois yeux


Je ne suis pas certaine que cela est une bonne science, mais plutôt une science d’apprenti sorcier. Ils ont réussi a jouant avec le code génétique du scarabée que le corps se réorganise pour ce 3 ème oeil. Alors, jusqu’ou ils iront pour adapter chez l’être humain ou même d’autres animaux et insectes qu’est ce que cela donnera dans la génétique des descendants ?
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Ces scientifiques ont fabriqué un scarabée à trois yeux

Crédits : Eduardo Zattara/Indiana University

Dans un article publié le 10 novembre sur le site de l’université de l’Indiana à Bloomington, des biologistes affiliés à l’établissement affirment avoir réussi à faire pousser un troisième œil fonctionnel chez un scarabée.

Cette expérimentation pour le moins unique et terrifiante représente une avancée considérable dans « la création et l’implantation d’organes hors de leur contexte naturel », expliquent les chercheurs.

À gauche, le scarabée normal. À droite, le scarabée génétiquement modifié — Crédits : Zattara et al./PNAS

Pour donner au scarabée des faux-airs de Ten Shin Han en lui intégrant un troisième œil au milieu du front, les chercheurs ont manipulé le code génétique de l’insecte. Les premiers tests ont démontré que le fameux œil commençait à établir des connexions nerveuses, de la même manière qu’un œil naturel.

« Cette étude expérimente de manière disruptive la fonction d’un gène majeur. En réponse à cette disruption, le reste de la tête se réorganise afin de produire un trait complexe dans un nouvel endroit : un œil au milieu du front », explique Armin Moczek, co-auteur de l’étude. Ces résultats concluants pourraient « ouvrir naturellement la porte à d’autres expérimentations génétiques ».

Et la boîte de Pandore.

Source : Université de l’Indiana à Bloomington

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Le mystère de la mort de Frédéric Chopin enfin percé?


Le coeur du célèbre compositeur est conserver dans un bocal remplis de cognac. Comme les scientifiques ne peuvent pas prendre de l’ADN pour mieux connaitre ce qui a causé la mort du musicien, ils ont pu étudier en observant l’organe sans le sortir de l’ivresse de son bocal. Quoiqu’il en soit, cela demeure une hypothèse
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Le mystère de la mort de Frédéric Chopin enfin percé?

 

© thinkstock.

Par Maxime de Valensart
Source: The Guardian, France Musique

Le coeur de Frédéric Chopin – son corps est enterré au Père Lachaise à Paris – est conservé depuis 170 ans à l’intérieur d’une urne en cristal remplie de cognac dans une église en Pologne. Des chercheurs l’ont récemment analysé. Ils pensent enfin avoir trouvé la cause de la mort du célèbre compositeur.

Le mystère de la mort, à 39 ans, du plus grand compositeur du XIXe siècle semble avoir été percé. Frédéric Chopin serait décédé en 1849 à Paris d’une maladie rare, la péricardite, une complication de la tuberculose. Une équipe de scientifiques a pu observer le coeur du génial musicien franco-polonais, conservé depuis 170 ans dans une urne de cristal remplie de cognac et placée telle une relique dans l’église Sainte-Croix de Varsovie.

En examinant son coeur – sans le sortir de son bocal – les chercheurs de l’Académie polonaise des Sciences ont repéré une fine couche de fibres blanches et de petites lésions. Les signes selon eux d’une tuberculose aggravée par une péricardite fatale, selon Michael Witt, le scientifique à la tête de l’équipe. Les résultats de leur étude a été publiée la semaine dernière par l’American Journal of Medicine.

Une étonnante dernière volonté

Aussi étrange que cela puisse paraître, Frédéric Chopin redoutait d’être enterré vivant. Sur son lit de mort, il avait donc fait promettre à sa soeur de ramener son coeur dans son pays natal. Raison pour laquelle l’organe repose depuis 170 ans à Varsovie.

Celui-ci n’avait plus été observé depuis 1945. Des scientifiques ont bien tenté d’effectuer en 2008 des analyses ADN afin de démentir le certificat de décès de l’artiste – il y est mentionné une tuberculose – et de prouver que celui-ci était mort d’une mucoviscidose. Mais leur demande avait été rejetée par le ministère polonais de la Culture.

Faire des prélévements sur le coeur de l’amant de George Sand serait « une grave erreur », ajoute Michael Witt. « Cela pourrait le détruire et je suis persuadé que nous savons désormais ce qui a tué Chopin ».

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Peut-on blâmer l’écureuil pour la lèpre en Europe?


L’écureuil roux serait-il responsable de la lèpre en Europe médiévale ? Probablement, même sachant que ces petites bêtes évitent les êtres humains. À cette époque par contre, on faisait le commerce de cet animal pour la viande et sa fourrure qui aurait probablement été la cause de la contamination. Aujourd’hui, la lèpre est quand même une maladie très rare
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Peut-on blâmer l’écureuil pour la lèpre en Europe?

 

Gros plan sur un écureuil qui tient une noix dans sa gueule.

Un écureuil roux européen. Photo : Reuters/Russell Cheyne

La lèpre a inspiré la crainte pendant des millénaires. Aujourd’hui, l’examen du squelette d’une de ses victimes, morte il y a plus de 1000 ans, laisse croire que la bactérie qui cause cette maladie utilisait un allié inattendu pour parcourir l’Europe médiévale : l’écureuil roux.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Il existe très peu d’espèces animales qui offrent des conditions favorables à la survie et à la propagation de la lèpre, mais on en connaît deux : l’écureuil roux, vivant en Europe, et le tatou, cet animal couvert de plaques, comme une armure, qui se roule en boule lorsqu’il est menacé.

Toutefois, avant de montrer du doigt ces animaux, rappelons que la lèpre n’est plus très courante en Occident. Cette maladie est causée par une bactérie nommée Mycobacterium leprae.

On l’attrape généralement en inhalant des gouttelettes de mucus infecté provenant d’autres malades. La bactérie peut alors séjourner des décennies dans le corps avant que n’apparaissent des symptômes.

Durant cette période, cet envahisseur ne peut survivre qu’à l’intérieur de nos cellules, ce qui lui permet d’éviter la détection par le système immunitaire; cependant, à la longue, cela entraîne aussi la dégradation des cellules.

Les malades perdent ainsi progressivement les sensations aux extrémités de leur corps et développent des lésions caractéristiques à la surface de leur peau.

Cette perte de sensibilité s’accompagne du risque de ne plus ressentir des blessures au quotidien, blessures pouvant alors s’infecter à la moindre occasion. Par la suite, les personnes atteintes peuvent en être défigurées ou même perdre des membres.

« Un lépreux agitant sa crécelle ». Image extraite du « Livre des propriétés des choses » de Barthélémy l'Anglais.

« Un lépreux agitant sa crécelle ». Image extraite du « Livre des propriétés des choses » de Barthélémy l’Anglais, paru au Moyen Âge.   Photo : Bibliothèque nationale de France

Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 200 000 personnes sont infectées par la lèpre chaque année dans le monde. De nos jours, la maladie est traitable par plusieurs médicaments, mais avant le 20e siècle, les personnes atteintes étaient exclues de la société.

Quel lien avec les écureuils?

Le lien entre ces rongeurs et la maladie humaine a été fait lorsque des chercheurs ont analysé les ossements d’une femme portant des traces de la lèpre et ayant vécu il y a plus de 1000 ans dans l’est de l’Angleterre. Son crâne présentait des dommages si importants que cela laissait supposer que la bactérie lui avait fait perdre son nez.

Les analyses, publiées dans le Journal of Medical Microbiology, ont aussi montré que cette souche bactérienne se trouvait également sur d’autres ossements encore plus anciens, suggérant que cette bactérie était présente en Angleterre des siècles avant la mort de cette femme.

Étonnamment, les chercheurs ont découvert que les fragments bactériens présents sur le crâne étaient de la même souche que les bactéries modernes qui s’attaquent aux écureuils roux.

Un commerce risqué?

La lèpre est une maladie très difficilement transmissible d’une personne à l’autre et il faut un contact prolongé pour la contracter, le type de rencontre qu’un écureuil vivant tente généralement d’éviter avec les humains.

Toutefois, à cette époque, la fourrure et la viande d’écureuil roux étaient très prisées dans cette partie de l’Europe. Les Vikings en faisaient même le commerce dans le nord du continent.

Les auteurs de l’article pensent qu’un contact de longue durée avec la fourrure infectée pourrait alors avoir transmis cette maladie aux populations du nord de l’Europe.

Même si plusieurs questions demeurent, de nos jours, il existe bien peu de risques de contracter cette maladie par l’entremise d’écureuils roux d’Europe, une espèce menacée.

Plus récemment, aux États-Unis, certains cas de lèpre seraient survenus à la suite d’un contact entre des humains et des tatous, mais cette transmission demeure exceptionnelle.

De plus, une vaste majorité de la population aurait déjà une bonne immunité contre la bactérie de la lèpre grâce à sa ressemblance avec une autre bactérie qui a fait encore plus de ravages : la tuberculose.

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Le visage d’une femme accusée de sorcellerie il y a trois siècles a été reconstitué


Cette reconstitution du visage de cette femme qui a préféré de suicider au lieu de brûler vive, ne ressemble pas du tout à une sorcière. Nombre de femmes ont été injustement accusée de sorcellerie pour des accusations qui n’avaient ni queue, ni tête
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Le visage d’une femme accusée de sorcellerie il y a trois siècles a été reconstitué

Crédits : DUNDEE UNIVERSITY

En 1704, Lilias Adie se suicidait en prison, alors qu’elle devait être brûlée vive pour actes de sorcellerie et coït avec le diable.

Plus de 300 ans plus tard, le docteur Chrystopher Rynn, spécialiste médico-légal de la reconstitution faciale à l’université de Dundee, vient de lui tirer le (vraisemblable) portrait, raconte la BBC.

Le cadavre de Lilias Adie ayant été incinéré par crainte qu’elle revienne d’entre les morts, seul son crâne était resté plus ou moins en bon état lorsqu’il il a été exhumé au XIXe siècle, avant d’être exposé au musée de l’université de St Andrew en Écosse. Mais il a ensuite été perdu. Chrystopher Rynn a alors dû composer à partir de simples photographies, prises lors de l’exposition des ossements.

Crédits : DUNDEE UNIVERSITY

Christopher Rynn a eu recours à différentes techniques de sciences forensiques, dont la sculpture 3D. Et autant dire que le résultat ne correspond pas vraiment à ce à quoi l’on s’attend lorsque l’on parle d’une sorcière.

« Il n y a rien dans l’histoire de Lilia qui laisse suggérer qu’aujourd’hui elle serait considérée autrement qu’une personne victime d’un horrible concours de circonstances. L’air sympathique qu’elle affiche sur la reconstitution est naturel, je n’ai rien extrapolé » explique le docteur Rynn.

Quoi qu’il en soit, la performance est remarquable et rappelle celle d’une autre membre de l’université de Dundee, Sue Black, qui était parvenue à reconstituer le visage d’un homme assassiné il y a plus de 1400 ans.

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Le cerveau des femmes est plus généreux


Il semblerait que les femmes soient plus enclines de partager que les hommes. Les femmes le feraient par plaisir alors que les hommes par intérêt et cela est visible sur l’IRM. Cependant, cela ne serait pas inné, mais plus un apprentissage que l’on éduque plus aux filles. Donc, on peut aussi éduquer les garçons à être plus altruisme
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Le cerveau des femmes est plus généreux

 

Lorsqu’une femme partage ce qu’elle a, des zones du plaisir s’activent dans son cerveau. Dans celui des hommes, au contraire, ces zones s’activent quand il sert ses propres intérêts.

Sébastien Bohler

 

On dit souvent que les femmes sont plus altruistes que les hommes. Elles seraient plus généreuses, attentives aux problèmes d’autrui et conciliatrices, alors que les hommes seraient davantage préoccupés de leur propre intérêt. Simple cliché ? Selon des expériences réalisées aux universités de Zürich, Bonn et Düsseldorf, le cerveau des femmes serait réellement plus sensible au partage. Pour elles, l’acte de donner activerait les circuits cérébraux du plaisir, tout comme le fait de déguster un bon repas ou d’écouter un beau morceau de musique. Chez les hommes, ce même circuit cérébral de la récompense entrerait en action quand ils font quelque chose pour eux-mêmes. Cela vous rappelle quelque chose ?

Avant d’entrer dans le détail de ces expériences, livrons en tout de suite l’enseignement principal : ces différences ne sont probablement pas innées. Selon les neuroscientifiques, elles résulteraient d’un conditionnement précoce des jeunes filles, chez qui les comportements prosociaux sont largement valorisés dès le plus jeune âge. Le circuit du plaisir se configurerait alors de manière à entrer en activité dès que la femme fait ce qui est attendu d’elle, à savoir se montrer coopérante et généreuse. Et celui des hommes ferait de même lorsque la mission prescrite par la société serait atteinte, à savoir se montrer compétitif. Ce qui laisse pantois, c’est de constater que l’empreinte des rôles sociaux se voit à l’IRM jusque dans les structures les plus profondes de notre cerveau.

Des différences entre hommes et femmes

Dans leurs expériences, les scientifiques suisses et allemands ont proposé à des hommes et à des femmes de disposer à leur guise d’une somme d’argent (dix euros environ) : ils pouvaient la garder pour eux, ou bien la partager avec une autre personne dont le degré de proximité (ami, collègue, connaissance, inconnu) variait selon les conditions expérimentales. Les chercheurs ont dénombré les choix égoïstes ou altruistes de participants, et ont mesuré la réaction de leur cerveau dans une IRM.

Le premier constat est que les femmes partagent plus que les hommes : 52 % de choix altruistes en moyenne, contre 39 % pour les hommes. Deuxième constat : dans leur cerveau, une zone clé du circuit du plaisir, le striatum, s’active davantage chez les femmes pour les choix altruistes alors que cette même structure cérébrale s’active plus souvent pour les choix égoïstes chez les hommes. Les femmes comme les hommes, par conséquent, semblent opter pour le comportement qui les gratifie le plus et leur procure du plaisir. Chez les femmes, la balance penche du côté de la générosité, chez les hommes, plutôt du côté de l’individualisme.

C’est donc une nouvelle vision de l’altruisme qui émerge, ce dernier ne procèdant pas forcément d’un souci désintéressé, mais d’un sentiment de bien-être. Mais attardons-nous un moment sur cette notion. Si cette interprétation était valide, il faudrait s’attendre à ce que des femmes dont on aurait artificiellement éteint le circuit cérébral du plaisir perdent leur attrait pour ce comportement et deviennent moins généreuses. De même, des hommes  privés de leur circuit du plaisir devraient se montrer moins égoïstes. Cette interprétation résiste-t-elle à l’épreuve des faits ?

Pour le savoir, les chercheurs ont administré à des hommes et à des femmes une substance, l’amisulpride, qui bloque l’activité du circuit du plaisir. Les femmes ont alors réduit leur comportement d’altruisme, et les hommes l’ont augmenté. La même proportion de 44 % de choix généreux a été mesurée pour les deux sexes. Finalement, chacun cherche sa propre gratification. Simplement, les femmes le font par le partage.

Les femmes, conditionnées à l’altruisme depuis l’enfance ?

Mais pourquoi diable le circuit du plaisir des femmes s’active-t-il lorsqu’elles donnent à autrui, et celui des hommes lorsqu’ils servent leurs propres intérêts ? Rien d’inné là-dedans, soulignent les neuroscientifiques : le circuit du plaisir est extrêmement malléable dans les premières années de la vie et si l’entourage d’un enfant valorise ses conduites altruistes et généreuses, alors son circuit du plaisir prendra l’habitude de s’activer à chaque fois qu’il adopte cette conduite. Et le même raisonnement s’applique évidemment si l’on incite  enfant à adopter un comportement individualiste.

Aux yeux des auteurs de cette étude, ces observations sont donc le signe que nous configurons très tôt le cerveau des petites filles et des petits garçons en leur assignant un système de valeurs et une grille de comportements qu’ils conserveront durant une grande partie de leur vie. Et cette éducation différentielle a des conséquences visibles sur les rapports entre les sexes, car lorsqu’un genre est plus altruiste qu’un autre, il en résulte nécessairement une asymétrie dans la structure de la société, notamment en termes de salaires, d’accès aux postes à responsabilité, de répartition des tâches domestiques. On sait par exemple que les femmes sont en moyenne moins à l’aise en contexte professionnel pour négocier des avantages ou des augmentations (pas assez de conditionnement du circuit du plaisir à l’individualisme ?), que les hommes sont (en moyenne) moins enclins à s’occuper des tâches ménagères (pas assez de conditionnement du circuit du plaisir à l’altruisme ?) et que les inégalités de salaire sont en partie un résultat de ces conditionnements.

Mais, heureusement, il y a aussi dans tout cela une excellente nouvelle ! Car dans le fond, ces recherches nous montrent que l’altruisme s’inculque, et la preuve en est que la société l’inculque aux filles. Alors, pour créer une société plus soucieuse des autres, il suffirait de l’apprendre  aux garçons. Pourquoi pas, leurs neurones aussi sont plastiques !

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