Incroyable : la fourmi la plus rapide au monde frôle le mètre par seconde !


Des fourmis sont des petites bêtes extraordinaires. Une espèce, celle des fourmis argentée saharienne ont la particularité de se déplacer rapidement. Elles parcourent l’équivalent de 108 fois, la longueur de leur corps à une vitesse de 1.300 m/s. On dirait qu’elles galopent sur le sable.
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Incroyable : la fourmi la plus rapide au monde frôle le mètre par  seconde !



Nathalie Mayer
Journaliste

Les fourmis argentées sahariennes (Cataglyphis bombycina) sont des fourmis un peu particulières. D’abord, parce qu’elles vivent dans un milieu extrêmement aride. Et parce qu’elles semblent aimer ça. Ensuite parce qu’elles atteignent, en courant dans le sable chaud, des vitesses assez folles.

Des chercheurs les ont mesurées cavalant à pas moins de 0,855 m/s et balançant pour se faire leurs minuscules jambes à une vitesse record allant jusqu’à 1.300 m/s ! C’est environ 108 fois la longueur de leur propre corps parcouru chaque seconde. Et cela propulse Cataglyphis bombycina en tête des fourmis les plus rapides du monde.

En filmant ces fourmis ultrarapides, les chercheurs ont observé qu’elles avaient la capacité, pour accélérer autant, de quadrupler la longueur de leurs foulées et de synchroniser leurs mouvements pour courir ainsi au galop alors que chaque patte ne touche le sol que pendant 7 millisecondes à chaque appui. Reste à étudier leur musculature, car cette étonnante vitesse semble venir flirter avec leurs limites physiologiques.

Des chercheurs ont mesuré la vitesse de course des fourmis argentées sahariennes. Ce sont les fourmis les plus rapides du monde. © Philtheanimalfriend, YouTube

Des chercheurs ont mesuré la vitesse de course des fourmis argentées sahariennes. Ce sont les fourmis les plus rapides du monde. © Philtheanimalfriend, YouTube

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Selfie : Pete la fougère se prend en photo toutes les 20 secondes


Prendre un égoportrait à toutes les 20 secondes, c’est assez prétentieux, enfin pour une personne, mais une plante, c’est étonnant. C’est en effet une fougère qui se prend toute seule et est très présente sur les réseaux sociaux. Cependant, elle participe à une recherche pour une pile à combustible microbiennes. Quand elle grandit, elle nourrit les bactéries qui produisent de l’énergie à la pile.
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Selfie : Pete la fougère se prend en photo toutes les 20 secondes

Nathalie Mayer

Journaliste

Une fougère surnommée Pete est la première plante au monde à avoir pris un selfie. Mais que Pete devienne une star des réseaux sociaux, ce n’est pas l’objectif des chercheurs à l’origine de cette grande première. Ils affirment s’être littéralement branchés à la nature dans le but de mieux protéger la faune et la flore mondiale.

La mode des selfies semble décidément ne plus épargner personne. Même Pete, une banale fougère qui vit au zoo de Londres (Royaume-Uni), s’est laissé aller dernièrement à se prendre elle-même en photo. Depuis, elle n’arrête plus. Et prend aujourd’hui des selfies à une cadence d’un toutes les vingt secondes.

Mais ce n’est pas pour briller sur les réseaux sociaux. C’est plutôt dans le cadre de travaux de recherches menés par des scientifiques de la Zoological Society of London (Royaume-Uni). Des travaux qui portent sur les piles à combustible microbiennes.

Le selfie pris par Pete n'est tout de même pas de la plus grande qualité. © Zoological Society of London

Le selfie pris par Pete n’est tout de même pas de la plus grande qualité. © Zoological Society of London

Un appareil alimenté par la nature

En effet, en grandissant, les plantes produisent naturellement de la matière biologique qui peut venir alimenter des bactéries présentes dans les sols et capables à leur tour de produire une énergie utile à une pile à combustible. 

« Contrairement à une batterie qui devrait être remplacée ou à un panneau solaire qu’il faudrait manuellement orienter vers la lumière, ce système repose sur la croissance naturelle d’une plante qui ne demande pas d’intervention humaine », explique Al Davis, chercheur à la Zoological Society of London.

Objectif : aider les chercheurs à mieux comprendre les milieux naturels difficiles d’accès. Comment ? En alimentant des caméras pièges et des capteurs divers rendus ainsi autonomes. Ils permettront de récolter des données de température, d’humidité ou de croissance, par exemple. De quoi mieux appréhender les effets notamment de la perte d’habitat et du changement climatique.

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Les secrets du blob, une espèce unicellulaire aux capacités étonnantes


Une cellule géante, qui n’a pas de cerveau, mais il serait intelligent. Elle se déplace si cela vaut le coup en raison d’un cm/h. Il est immortel, sauf si un escargot décide d’en faire son repas. Le blob lui se nourrit champignons, bactérie, des végétaux en décomposition, mais si il est cultivé, il ne dit pas non à des flocons d’avoine.
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Les secrets du blob, une espèce unicellulaire aux capacités étonnantes


Par Thibault Cealic

Ni un animal, ni un végétal… Le blob, ou physarum polycephalum, est un mystère que l’on pourra observer à partir du 19 octobre au Parc zoologique de Paris. Enquête sur cette cellule géante.

Ce n’est pas un animal ou un végétal, ni même un champignon ou une bactérie. Il est constitué d’une seule cellule et possède plus de 700 sexes différents. Vous voyez de qui nous parlons ? Du blob, bien sûr ! Cette étrange créature, qui doit son surnom à l’ethnologue Audrey Dussutour, est en tout point fascinante. Mais au fait, à quelle espèce appartient-elle ?

« C’est un myxomycète, explique Elisabeth Quertier, responsable pédagogique du parc. Il possède une cellule géante. Elle est visible à l’œil nu, ce qui est assez exceptionnel. »

F-G Grandin MNHN

Le blob vit dans les régions humides. Il est donc possible de l’observer dans le monde entier, que ce soit en Europe ou en Afrique. Mais pour l’apercevoir, il faut avoir l’œil ! L’espèce est plutôt du genre timide…

« On l’observe très peu parce qu’il vit dans les sous-bois, souvent sous des souches, sous des racines ou dans les écorces », ajoute Elisabeth Quertier.

Pourquoi le blob fascine les scientifiques

Autres particularités : malgré son absence de cerveau, le blob est capable d’intelligence (il sait trouver le chemin le plus court dans un labyrinthe) et doué de mobilité (il peut se déplacer à raison d’un centimètre par heure).

« S’il y a de la nourriture qui l’intéresse, il ira explorer et se déplacera. S’il n’y a rien qui l’intéresse, il restera statique. »

Le blob est également immortel. Enfin… en théorie.

« Lorsqu’il y a trop de lumière où lorsqu’il qu’il fait trop chaud, il se rétracte et sèche. Il passera dans une forme de dormance. Il se réveillera lorsque les conditions dans lesquelles il vit seront plus favorables. Si les jardiniers lui mettent de l’eau dessus, alors il se réveillera. Dans cette forme-là, il peut donc être immortel », explique l’employée du parc. Et d’ajouter : « Mais immortel ne veut pas dire éternel ! Il peut, par exemple, se faire manger par des limaces. »

Côté régime alimentaire, le blob se nourrit des bactéries qu’il croise.

« Ça peut aller des champignons, aux mousses, en passant par les formes végétales en décomposition », précise Frédéric Geoffriau, jardinier au Parc Zoologique de Paris.

Lorsqu’il est en phase de culture (où d’élevage), les employés du parc le nourrissent de flocons d’avoine, qui favorisent son développement. S’occuper d’un blob demande de la patience ! Et ce n’est pas les jardiniers du parc qui nous contrediront.

« On n’a pas toujours le même spécimen le matin où le soir. Pour s’en occuper, il faut jouer avec lui, tout simplement. Il faut faire en sorte qu’il se déplace en l’appâtant dans un coin, en créant une sorte de petit réseau routier. L’idée, ce n’est pas qu’il se déplace le plus rapidement possible, mais qu’il se développe le plus visuellement possible », ajoute Frédéric Geoffriau.

On vous l’a dit : le blob est unique. Et il continue aujourd’hui de fasciner les scientifiques.

« C’est très difficile de savoir si le blob est un individu… On peut diviser un blob et en obtenir deux et inversement, explique Elisabeth Quertier. Les blobs remettent en question beaucoup de choses que nous pensions savoir sur l’intelligence, la reproduction… C’est pour cette raison que les chercheurs l’étudient et que nous l’exposons au zoo. »

Le Parc zoologique de Paris est d’ailleurs le seul zoo au monde à accueillir cette espèce.

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Le champignon « qui rétrécit le cerveau » trouvé en Australie


Ce n’est pas le genre de champignon qu’on espère trouver. Le Corail de feu, quel joli nom pour un champignon aussi dangereux. Juste touché le champignon peut provoquer des enflures et des dermatites. L’ingérer alors là, c’est la totale. L’estomac se met à dérailler, la fièvre, engourdissement, diarrhées et tout le tralala. Même après cela, ce n’est pas tout, la peau se détache, le cerveau rapetisse, et tout ce qui s’en suit jusqu’à la mort. Bref, mieux vaut le regarder de loin …
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Le champignon « qui rétrécit le cerveau » trouvé en Australie

Le corail de feu est le deuxième champignon le plus mortel au monde. © Ray Palmer

Le corail de feu est le deuxième champignon le plus mortel au monde. © Ray Palmer


Céline Deluzarche
Journaliste

Un des champignons les plus vénéneux du monde a été trouvé pour la première fois en Australie, dans l’État du Queensland.

Natif de Corée et du Japon, le corail de feu (Poison Fire Coral) est classé comme le deuxième champignon le plus mortel au monde par l’Encyclopedia Britannica. Plusieurs décès ont été documentés au Japon et en Corée où des personnes l’ont confondu avec un champignon médicinal.

« Le corail de feu est le seul champignon connu dont les toxines peuvent être absorbées par la peau », témoigne Matt Barett, mycologue à l’université de James Cook qui a confirmé la découverte.

Un simple contact avec ce champignon orange provoque des dermatites et des enflures.

« Lorsqu’il est absorbé, le corail de feu entraîne une série d’horribles symptômes : maux d’estomac, vomissements, diarrhées aiguës, fièvre et engourdissements. Après plusieurs heures, la peau commence à se détacher sur le visage, les mains et les pieds et le cerveau rétrécit, entraînant des difficultés à parler et à bouger. » 

Non traitée, l’intoxication aboutit à la mort par la défaillance de plusieurs organes et des nerfs cérébraux.

On ignore encore comment ce champignon a pu se retrouver en Australie, à des milliers de kilomètres de son lieu d’origine. Selon Matt Barett, il serait en réalité présent dans le Queensland depuis des milliers d’années, les spores ayant été transportées par le vent. D’autres spécimens ont d’ailleurs déjà été observés en Chine et Papouasie Nouvelle-Guinée.

« Cette découverte montre en tout cas une extension géographique considérable de l’espèce », note Matt Barett.

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Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches


Des scientifiques ont énoncé certaines hypothèses sur l’utilité des rayures de zèbres, un sort du lot, celle qui les protégerait des piqûres de taon et de mouches tsé-tsé. Des expériences ont été faites sur des cheveux en les peignant de rayures noires et blanches, la même chose a été faites sur des vaches et en effet, les attaques des insectes ont beaucoup diminué.
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Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches

Céline Deluzarche

Journaliste


Oubliez les insecticides : peindre les vaches en noir et blanc suffit à les protéger efficacement des mouches et réduit la gêne occasionnée. Une méthode inspirée des nombreuses études sur l’utilité des rayures de zèbres.

La fonction des rayures du zèbre a fait l’objet de multiples spéculations scientifiques. Certains ont mis en avant une technique de camouflage pour se dissimuler dans les hautes herbes ou perturber la vision des prédateurs, un rôle de reconnaissance sociale, ou encore un moyen de dissiper la chaleur et de réguler leur température. Mais l’hypothèse « tenant la corde » est celle de la protection contre les attaques d’insectes et de parasites. Au moins trois études sont venues appuyer cette théorie. En février 2019, une équipe menée par Tim Caro a, par exemple, montré que les rayures noires et blanches agissent comme une illusion d’optique chez les taons et les mouches tsé-tsé en modifiant la polarisation de la lumière. Le chercheur a confirmé son postulat en peignant des chevaux en noir et blanc et constaté que ces derniers étaient moins piqués par les insectes.

La mouche, véritable fléau des troupeaux

Partant de ce principe, des chercheurs japonais ont voulu savoir si l’astuce pouvait être appliquée aux vaches, particulièrement touchées par les piqûres de mouches. Non seulement ces dernières peuvent transmettre des maladies, mais elles affectent le comportement des troupeaux, réduisant le temps de pâturage, d’alimentation et de couchage du bétail.

« Les mouches augmentent aussi la tendance du bétail à se regrouper, ce qui génère un stress dû à la chaleur et accroît le risque de blessure, car les animaux se bousculent pour trouver une meilleure position afin d’éviter les piqûres », rappellent les auteurs dans leur étude publiée dans la revue Plos One.

Finalement, des bovins moins gros pour la boucherie et une baisse de production chez les vaches laitières.

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

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On sait à peu près quel goût avait la viande de dinosaure


Tu parles d’une drôle de question qui n’est pas du tout existentielle. Quel goût a la viande de dinosaure, comme si on pouvait le savoir en 2019. Cependant, le moyen pour y répondre me semble assez glauque et me rappelle subitement les films de Jurassic Park ou Le Parc jurassique au Québec et au Nouveau-Brunswick. Ils n’ont pas créer un vélociraptor,mais en modifiant des embryons de poulet pour remplacer le bec par un museau de vélociraptor pour créer ainsi un crâne hybride du raptor-poulet. Pour le goût, il y a d’autres facteurs qu’il faut tenir compte comme son alimentation par exemple. En tout cas, pour la méthode scientifique, ne soyons pas surpris, si un jour, des dinosaures bien vivant se promènent dans des laboratoires ou …  des parcs
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On sait à peu près quel goût avait la viande de dinosaure

 

Les scientifiques ont réussi à créer un dinosaure en laboratoire. | Adam Muise via Unsplash

Les scientifiques ont réussi à créer un dinosaure en laboratoire. | Adam Muise via Unsplash

Repéré par Mathilda Hautbois

Repéré sur CNN

Et ce n’est pas vraiment celui du poulet.

 

Les êtres humains n’ont jamais eu l’opportunité de savoir si les dinosaures étaient délicieux ou peu ragoûtants, mais des travaux de recherche ont permis de se faire une idée de la saveur qu’ils avaient grâce à une manipulation scientifique d’oiseaux.

Les oiseaux de notre époque sont des descendants des dinosaures. Ils ont évolué depuis des millions d’années et ont perdu leurs dents, qui se sont transformées en bec. Des scientifiques de Yale et de Harvard ont réussi, dans le cadre d’une étude, à modifier des embryons de poulet afin d’y faire pousser un museau de vélociraptor plutôt qu’un bec.

«Jusqu’à très tard dans le développement, le corps d’un oiseau ne ressemble pas à un corps d’oiseau, mais plutôt à celui d’un dinosaure. Il s’avère que bien que cela explique la petite taille du visage, cela n’explique pas la poussée démesurée du bec», a déclaré Bhart-Anjan Bhullar, professeur adjoint de paléontologie et de zoologie vertébrée à Yale et auteur principal de l’étude.

Ses recherches ont révélé que la forme éventuelle du bec serait causée par un ensemble de gènes au milieu du visage des oiseaux, indiquant à leur corps de se former vers l’extérieur. Bhart-Anjan Bhullar et son équipe ont retiré cette zone spécifique aux oiseaux du visage des poulets, pour reproduire l’activité moléculaire de leurs premiers ancêtres. Les scientifiques ont ensuite laissé les embryons grandir, ce qui a donné naissance à un crâne hybride de raptor-poulet.

«Lorsque j’ai affecté les gènes antérieurs, les gènes postérieurs ont été détournés vers un gène plus semblable à celui d’un reptile. Ce que nous avions fait, c’était un retour en arrière expérimental de l’évolution pour ressusciter cette forme qui n’avait pas vraiment été vue sur Terre depuis des millions d’années», a expliqué Bhart-Anjan Bhullar, qui a donc créé une sorte de dinosaure en laboratoire.

Saveur variable

D’après le professeur Bhullar, les dinosaures étaient des animaux forts et redoutables ayant plutôt un goût d’oiseaux de proie, comme les faucons ou les aigles. La viande de faucon aurait un goût semblable à de la dinde.

Alors, le dinosaure aurait-il un goût de poulet? Eh bien pas vraiment, car la saveur de n’importe quelle viande est affectée par la composition musculaire de l’animal et par ce qu’il mange. Un rapace qui se déplace à grande vitesse a besoin de fibres musculaires rapides, qui sont associées à la viande blanche, mais tous les dinosaures n’étaient pas semblables aux rapaces.

«Les choses qui ont survécu à la grande extinction étaient celles qui pouvaient survivre sur presque n’importe quoi. Les oiseaux qui ont survécu étaient donc ces petites créatures ternes, probablement pas si brillantes –comme un poulet», a précisé Bhullar.

Selon une étude publiée en 2007 dans Science, certaines séquences de protéines d’un fossile de tyrannosaure ressemblaient beaucoup à celles observables chez un poulet.

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Une fleur à l’origine de la rage guerrière des Vikings


Il semble que les Vikings étaient très violents, certains croient que leur rage incontrôlable serait dû à l’ingestion de l’amanite tue-mouche. Mais, un ethnobotaniste croit plutôt que la cause est plutôt causé à la jusquiame noire qui a des propriétés étonnantes et qui pourrait expliquer un bon nombre d’effets secondaires
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Une fleur à l’origine de la rage guerrière des Vikings


Détrônant le champignon rouge à pois blanc, la jusquiame noire est peut-être à l'origine de la rage folle des Vikings. | Andrew Ridley via Unsplash

Détrônant le champignon rouge à pois blanc, la jusquiame noire est peut-être à l’origine de la rage folle des Vikings. | Andrew Ridley via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur Wired

Un ethnobotaniste a une nouvelle théorie sur la plante que les «berserkers» ingéraient avant de combattre.

Les guerriers vikings continuent de fasciner plusieurs siècles après leurs légendaires combats. Dans l’imaginaire collectif, c’est souvent aux berserkers que l’on pense lorsque l’on parle des Vikings. Ces guerriers étaient réputés pour leur violence et leur rage aveugle (berserkergang), leurs hurlements sauvages et leur incapacité à distinguer leurs ennemis de leurs amis durant les affrontements.

Dès le XIIIe siècle, l’historien et poète islandais Snorri Sturluson décrivait les berserkers d’Odin comme aussi «fous que des chiens ou des loups» et aussi «forts que des ours ou des bœufs sauvages», capables de tuer leurs ennemis d’un seul coup. Une fois atteint le stade du berserkergang, les guerriers étaient saisis de tremblements et de claquements de dents incontrôlés, tandis que leur visage devenait de plus en plus rouge.

On attribue souvent l’origine de cette rage incontrôlée à la consommation d’un champignon aux propriétés psychoactives, l’amanite tue-mouches. Cette hypothèse, controversée, est remise en question par Karsten Fatur, un ethnobotaniste de l’université de Ljubljana, dans un article paru dans le Journal of Ethnopharmacology. Il soutient l’idée selon laquelle le champignon rouge à pois blancs explique certains des symptômes attribués au berserkergang, tels que les contractions et tremblements, les rougeurs au visage, le délire et les convulsions –mais pas le plus important: la fureur aveugle.

Les fleurs de la fureur

Selon l’ethnobotaniste, les raisons de cette rage seraient plutôt à trouver du côté de l’aconit, et plus particulièrement de la jusquiame noire. Cette fleur existe depuis la Grèce antique et a été utilisée comme narcotique, analgésique, anesthésique et somnifère

Elle est également connue pour provoquer des comportements colériques, qui peuvent «aller de l’agitation à la rage et la combativité, selon le dosage et l’état d’esprit de l’individu», indique le chercheur.

Le chercheur fait également état de la capacité de la jusquiame à atténuer la douleur, une propriété qui explique l’invulnérabilité prétendue des guerriers. La plante exerce aussi une influence sur la faculté de pouvoir reconnaître les visages. C’est encore à elle que l’on pourrait attribuer les effets secondaires pénibles dont souffraient les guerriers plusieurs jours après l’arrêt des combats: maux de tête, vision trouble et pupilles dilatées.

Côté culture, Karsten Fatur remarque que l’amanite tue-mouches ne pousse pas aussi facilement en Scandinavie et qu’elle était bien plus rare que la jusquiame noire, considérée comme une mauvaise herbe ayant prospéré à l’époque des berserkers. Toutefois, le chercheur ne parvient pas encore à expliquer pourquoi les guerriers claquaient des dents et mordaient leur bouclier. Avis aux historiens et ethnologues, la question reste en suspend.

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