Si nous étions parfaites, nous ressemblerions à cette personne


La perfection n’est pas de ce monde, mais je ne suis pas certaine de vouloir être parfaite. Alicia Roberts a imaginé son double parfait qui est loin d’être ce que l’on peut penser. Une poche comme un kangourou, des poumons comme les oiseaux, oreilles de chauve-souris …. Il y a eu aussi Graham qui était une personne parfaite pour survivre des accidents. Ouf, le physique n’est vraiment pas très tentant.
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Si nous étions parfaites, nous ressemblerions à cette personne

 

L'être humain parfait a des oreilles de chauve-souris, des pieds griffus et une peau reptilienne | BBC via Youtube License by

L’être humain parfait a des oreilles de chauve-souris, des pieds griffus et une peau reptilienne | BBC via Youtube License by

— Repéré sur Newsweek

Repéré par Aurélie Rodrigues

On est loin des standards de beauté contemporains.

Qu’est-ce qui fait qu’un être humain est parfait? Un visage symétrique? Un QI élevé? Des muscles saillants? Alicia Roberts, anatomiste et anthropologue, a imaginé l’être humain zéro défaut: oreilles de chauve-souris, pieds griffus et poche abdominale pour porter les bébés. Avec une apparence un brin héroic fantasy, cette superwoman est loin de correspondre aux standards de beauté… Normal, la beauté n’entre pas dans les critères établis par Roberts.

Cette scientifique britannique a été chargée par la BBC de créer une version améliorée d’elle-même pour un documentaire intitulé «La science peut-elle me rendre parfaite?». Newsweek explique qu’elle s’est inspirée du monde animal –poissons, chiens, chats, céphalopodes, cygnes et des singes– pour tenter de définir la perfection sur le plan des performances.

 

Avec des oreilles de chauve-souris, plus de problème d’audition. Avec des poumons comme ceux des oiseaux, la nouvelle Alicia Roberts serait capable de faire parvenir l’oxygène dans le sang avec une plus grande facilité. Sa peau de reptile constitue, elle, une protection contre les rayons ultraviolets: finis les coups de soleil. Quant à ses pieds fouchus, ils lui permettraient de se déplacer plus rapidement.

Vers des êtres humains augmentés?

Comme le rappelle Kashmira Gander, journaliste à Newsweek, Alicia Roberts n’est pas la seule scientifique à s’être demandé à quoi l’être humain ressemblerait s’il avait évolué différemment pour mieux s’adapter à son environnement.

En 2016, la Commission australienne sur les accidents de la circulation (TAC) a imaginé un être humain capable de survivre aux accidents de voiture: Graham. Son crâne «déformable» est niché dans des poches de graisses: un atout pour mieux absorber des chocs. Ses côtes, quant à elles, abritent des petites poches ressemblant à des airbags. Le projet Graham visait à sensibiliser les automobilistes concernant les risques de non-respect des règles de circulation dans le cadre de la campagne «Toward Zero» (objectif zéro mort).

Graham, le premier être humain conçu pour survivre aux accidents de voiture

Depuis longtemps, la science-fiction s’inspire de cette quête de perfection. Le film Bienvenue à Gattaca, sorti en 1997, met en scène une société où l’eugénisme est généralisé: le patrimoine génétique des enfants est amélioré afin de créer des êtres humains parfaits. Les enfants «imparfaits» ou «non améliorés» se retrouvent marginalisés et rélégués à des tâches subalternes.

Avec Crispr-Cas9, la science se rapproche un peu plus de la science-fiction.

Ce «ciseau à ADN» permet «de supprimer et d’insérer des gènes à un endroit précis du chromosome, au sein du génome de n’importe quelle cellule et quelle que soit l’espèce, y compris l’homme».

De bonne augure pour les transhumanistes les plus engagés.

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La peste bubonique, quatre millénaires de ravages chez l’homme


La peste bubonique est une très vieille histoire dont on connait quelques épisodes de son existence. Voilà que des chercheurs on trouver dans une ville en Russie des corps enterrées depuis près de 4 000 ans et sont mort de la peste bubonique. Et c’est la même souche que celle que nous avons connu.
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La peste bubonique, quatre millénaires de ravages chez l’homme

 

Sur cette photo, la bactérie Yersinia pestis.... (Rocky Mountain Laboratories, via AP)

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Sur cette photo, la bactérie Yersinia pestis.

Agence France-Presse
Paris

La peste bubonique fait des ravages chez l’homme depuis quatre millénaires, ont montré des chercheurs qui ont identifié la maladie comme cause de la mort sur des corps enterrés depuis 3800 ans.

« Cela repousse de 1000 ans l’âge supposé de la peste bubonique », ont expliqué les scientifiques.

Les victimes de ce mal redouté sont deux adultes inhumés dans la région de Samara (Russie), entre Moscou et la frontière kazakhe.

L’étude, publiée vendredi dans la revue Nature Communications, a montré qu’ils avaient succombé à la bactérie Yersinia pestis.

« Cette souche est la plus ancienne séquencée à ce jour qui contienne les facteurs de virulence considérés comme caractéristiques de la peste bubonique », ont indiqué les chercheurs, dans un communiqué de l’Institut Max-Planck d’histoire de l’humanité à Iéna (Allemagne).

La souche est la même que pour des épidémies parmi les plus mortelles de notre histoire : la peste de Justinien et la peste noire au Moyen Âge, ainsi que la peste de Chine des années 1890-1910.

« La maladie continue de toucher des populations autour du monde aujourd’hui. Malgré son importance historique et moderne, son origine et son âge ne sont pas bien compris », ont-ils souligné dans un communiqué.

Une question cruciale est notamment de savoir à quelle époque la bactérie a acquis la capacité à survivre chez les puces, vecteurs de transmission vers l’homme. C’était il y a quelque 4000 ans, permet de dire le décodage du génome du bacille qui a tué ces deux ancêtres des Russes.

Cela montre qu’à l’époque où sont mortes ces deux personnes, l’Âge du bronze,

« il y avait au moins deux lignées de la peste circulant de manière contemporaine » en Eurasie.

En 2013, un chercheur américain, Thomas Butler, avait recensé 21 725 cas de peste dans le monde, dont 1612 mortels, entre 2000 et 2009, en premier lieu « dans des pays africains touchés par la pauvreté et les troubles civils », République démocratique du Congo en tête.

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Les virus géants, inventeurs de leurs gènes?


Les virus géants sont partout sur notre planête autant sur terre que dans les mers. Ils peuvent Selon les formes, ils possèdent 1500 à 2000 gènes environ.
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Les virus géants, inventeurs de leurs gènes?

 

Les pandoravirus, l'une des quatre familles connue des... (Photo Jay Directo, archives Agence France-Presse)

Les pandoravirus, l’une des quatre familles connue des virus géants, sont aussi grands que certaines bactéries. En forme d’amphore, ils ont un génome complexe et ils possèdent 1500 à 2000 gènes environ.

PHOTO JAY DIRECTO, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Paris

Décidément, les virus géants sont partout! Des chercheurs français ont annoncé avoir découvert trois nouveaux pandoravirus en différents endroits du globe, notamment au pied d’un chêne à Marseille.

Cela leur a permis de mener une analyse comparative des génomes des six pandoravirus désormais connus et d’avancer une hypothèse «révolutionnaire»: ces virus géants, visibles au microscope optique, «inventeraient leurs propres gènes».

Cette déduction audacieuse, publiée dans la revue Nature Communications, ne devrait pas manquer de faire débat, reconnaissent les deux microbiologistes Chantal Abergel et Jean-Michel Claverie.

Depuis plusieurs années, ce couple marié se livre à la chasse aux virus géants dont l’existence a été mise en évidence pour la première fois en 2003 avec la découverte de «Mimivirus».

Les deux chercheurs travaillent au laboratoire Information génomique et structurale (CNRS/Aix-Marseille Université) à Marseille.

Le binôme a découvert en 2013 la famille des pandoravirus, les plus grands virus connus.

«Nous ne cherchons que les virus capables d’infecter des amibes, leur cellule hôte, car c’est sans risque pour les humains», précise à l’AFP Chantal Abergel, directrice du laboratoire. «On travaille évidemment dans des conditions de sécurité maximum».

Les pandoravirus, l’une des quatre familles connue des virus géants, sont aussi grands que certaines bactéries. En forme d’amphore, ils ont un génome complexe et ils possèdent 1500 à 2000 gènes environ.

L’équipe décrit dans Nature Communications trois nouveaux membres de la famille, trouvés à Marseille, dans une mangrove près de l’aéroport de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et près de Melbourne (Australie).

Celui de Marseille a été découvert au pied d’un chêne d’une résidence dans le 9earrondissement de la ville. Ce qui lui a valu le nom de Pandoravirus quercus (nom scientifique de cet arbre).

«Les virus géants sont vraiment partout sur la planète, notamment dans les océans, et ce sont réellement des acteurs de l’écologie», souligne Chantal Abergel.

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Ces scientifiques ont découvert que les dauphins s’appellent par leur prénom


Encore une autre preuve qui montre comment les dauphins sont très intelligents. Ils sont capables reconnaitre un sifflement qui peut être un « prénom » individuel et aussi son appartenance ou suivre un réseau social.
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Ces scientifiques ont découvert que les dauphins s’appellent par leur prénom

 

Crédits : Britz

par  Malaurie Chokoualé

Les dauphins sont des êtres bruyants. À chaque instant, ils émettent des suites de sifflements et de clics complexes. Certains de ces sons sont destinés à l’écholocalisation (propagation d’ondes acoustiques sous l’eau pour se repérer ou repérer son entourage), mais d’autres sont utilisés pour s’identifier, se présenter, comme le révèle une étude publiée le 7 juin dans la revue Current Biology.

Il existe un « sifflement signature » (ou signature sifflée) qui apparaît au cours des premiers mois de la vie d’un dauphin (mâle ou femelle) et qu’il garde ensuite le reste de sa vie. En outre chez les mâles, on a pensé un temps que les membres d’une même alliance possédaient une sorte de mot de passe secret, des noms similaires. Mais cette nouvelle étude prouve que ce n’est pas le cas, c’est encore plus précis que cela.

« Nous avons constaté que les grands dauphins mâles qui forment des partenariats ou des alliances de coopération à long terme conservent des étiquettes vocales individuelles, ou “noms”, qui leur permettent de distinguer amis et rivaux dans leur réseau social », explique Stephanie King, biologiste marine à l’université d’Australie-Occidentale, dans un communiqué. « Notre travail montre que ces noms aident les mâles à garder une trace de leurs nombreuses relations : qui sont leurs amis, les amis de leurs amis et qui sont leurs concurrents. »

À grand renfort de microphones sous-marins, les chercheurs ont examiné les grands dauphins de la baie Shark (située à l’Ouest de l’Australie) et ont identifié les « sifflements signature » de 17 mâles adulte, « ce qui leur permet de suivre ou de maintenir un réseau social fascinant de relations et de coopération », poursuit King. Cette étude prouve bien que les dauphins peuvent déterminer au son d’un sifflement à la fois le prénom individuel de chacun mais aussi son appartenance (ou non) à leur alliance.

Source : Current Biology

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Les six dégoûts essentiels aux humains


Le dégout que ce soit une mauvaise hygiène, de certains animaux, de lésion, d’insecte sert à diminuer les risques de maladies. Probablement une intuition en rapport à leur environnement et l’évolution des maladies
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Les six dégoûts essentiels aux humains

 

Deux pommes pourries.

Le dégoût est une réponse innée pour éviter, ou du moins diminuer, les risques d’infection et de transmission de maladies. Photo : iStock

Le dégoût est reconnu depuis longtemps comme une émotion dont l’évolution au cours des siècles a permis à nos ancêtres d’éviter les infections de toutes sortes. Des chercheurs britanniques montrent aujourd’hui qu’il se structure autour de six thèmes différents liés à l’évitement d’animaux ou de personnes, et à des habitudes.

Un texte d’Alain Labelle

C’est la première fois que des chercheurs utilisent la perspective de la maladie pour analyser la nature du dégoût, ce qui leur a permis d’établir six catégories qui le déclenchent :

  • De la nourriture pourrie;
  • Une mauvaise hygiène;
  • Des animaux et des insectes;
  • La sexualité;
  • Les difformités physiques;
  • Les lésions et blessures.

Le dégoût est ainsi une réponse du corps pour éviter, ou du moins diminuer, les risques d’infection et de transmission de maladies.

Les chercheurs de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM) affirment que l’établissement de ces catégories peut aider à mieux cibler les messages de santé publique, par exemple pour encourager le lavage des mains ou contrer la stigmatisation associée à certaines maladies.

Des rats fouillent dans des sacs de poubelle.

Les animaux et insectes inspirent le dégoût. Photo : iStock/Chanawat Phadwichit

Ce type de comportement d’évitement de la maladie est très répandu chez les animaux, ce qui nous porte à croire qu’il est très ancien du point de vue de l’évolution. Le professeur Val Curtis, LSHTM

Le professeur Val Curtis et son équipe ont interrogé plus de 2500 personnes sur Internet, énumérant 75 scénarios potentiellement dégoûtants auxquels elles pourraient devoir faire face, comme des personnes présentant des signes évidents d’infection, des lésions cutanées purulentes, ou encore des objets grouillant d’insectes.

Les participants devaient évaluer la force de leur réaction de dégoût pour chaque scénario sur une échelle allant de « pas de dégoût » à « dégoût extrême ».

Parmi tous les scénarios présentés, les plaies purulentes ont été jugées les plus dégoûtantes. Le manquement aux normes d’hygiène de base, comme le fait d’avoir une mauvaise odeur corporelle, a également été jugé particulièrement dégoûtant.

Une plaie ouverte avec du pus.

Les infections purulentes inspirent aussi le dégoût. Photo : iStock

Le dégoût d’hier à aujourd’hui

C’est en analysant les réponses des participants que les chercheurs ont été en mesure de déterminer les six catégories communes de dégoût. Elles se rapportent toutes à divers types de menaces de maladies infectieuses rencontrées chez nos ancêtres.

Par exemple, le fait de manger de la nourriture pourrie menait à des maladies comme le choléra. Un contact intime avec des personnes malpropres risquait de transmettre la lèpre, des pratiques sexuelles exposaient un individu à la syphilis et le contact avec des plaies ouvertes pouvait conduire à la peste ou à l’infection par la variole.

Éviter les parasites

Ces résultats confirment la « théorie de l’évitement parasitaire », selon laquelle la notion du dégoût a évolué chez les animaux, ce qui les encourage à adopter des comportements visant à réduire le risque d’infection.

Un comportement qui est reproduit par l’humain, le dégoût incitant celui-ci à agir de manière particulière, ce qui minimise chez lui le risque d’être exposé aux maladies.

Une meilleure compréhension du dégoût nous permet de mieux comprendre les mécanismes du comportement d’évitement des maladies et nous aidera à mettre au point de nouvelles méthodes pour garder notre environnement, les animaux et nous-mêmes en bonne santé. Le professeur Val Curtis, LSHTM

Différences entre hommes et femmes

Ces travaux montrent qu’il existe des différences entre les sexes dans leurs réactions aux différents scénarios dégoûtants qui leur ont été présentés. Par exemple, les femmes évaluent les scénarios plus intensément que les hommes.

Une réalité qui concorde avec le fait que les hommes sont connus pour se livrer à des comportements plus risqués que les femmes.

Les catégories les plus dégoûtantes pour les participantes étaient liées aux comportements sexuels à risque et aux animaux porteurs de maladies.

Avant cette étude, l’équipe avait prédit que les types de dégoût correspondraient directement aux catégories de menaces potentielles de maladies.

Cependant, ce travail a permis de constater que les types de dégoût étaient plus étroitement liés aux mesures que les gens doivent prendre pour éviter les maladies, par exemple en ne touchant pas les lésions cutanées ou en ne s’approchant pas des personnes ayant une mauvaise odeur corporelle.

Il est certain, d’après ces résultats, que les gens ont un sens intuitif de ce qu’ils doivent éviter dans leur environnement, et notre coévolution avec les maladies n’y serait pas étrangère.

Micheal de Barra, Université Brunel de Londres

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Biological Sciences.

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Le comportement des fourmis zombies est modifié par le changement climatique


Il y a 47 millions d’années, existait aussi des fourmis parasités, mais mordaient uniquement des feuilles. À cause des changements climatiques ont provoqué une adaptation pour qu’elles mordent et s’agrippent à des branches pour mieux libérer les spores
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Le comportement des fourmis zombies est modifié par le changement climatique

Fourmi zombie

Cette fourmi charpentière parasitée a mordu dans une feuille.

© DAVID HUGHES, PENN STATE

Par Anne-Sophie Tassart

Les fourmis zombies ne mordent pas forcément dans une feuille avant de mourir. Elles peuvent également planter leurs mandibules dans une branche. Des chercheurs viennent d’expliquer pourquoi.

Une fois parasitées par un champignon Ophiocordyceps unilateralis, certaines fourmis comme par exemple l’espèce Camponotus leonardi deviennent de véritables marionnettes. Au terme du parasitisme, le champignon met à profit les dernières forces de son hôte pour le fixer dans un lieu propice jusqu’à sa mort : une branche ou alors une feuille. Ce moment est une étape clé dans le cycle de vie du champignon car il va conduire à la formation d’un pédoncule, à l’arrière de la tête de la fourmi, qui va disséminer des spores. Des chercheurs de l’Université d’Etat de Pennsylvanie (Etats-Unis) ont tenté de comprendre pourquoi un substrat est choisi plutôt qu’un autre.

Mordre dans une branche pour éviter de tomber avec les feuilles durant l’automne

Les scientifiques ont analysé la corrélation entre le climat et le substrat mordu par la fourmi (branche ou feuille) mais aussi le type de forêt (tropicale ou tempérée). Ils ont confirmé que dans les forêts tropicales où les feuilles de nombreux arbres persistent toute l’année, les fourmis zombies mordent préférentiellement celles-ci. Dans les forêts tempérées, notamment aux Etats-Unis et au Japon, les insectes mordent les branches.

« Nous avons montré que le développement du champignon dans les forêts tempérées est plus long que la durée pendant laquelle les feuilles sont présentes (sur les arbres, NDLR), ainsi les fourmis sont manipulées pour mordre les branches », notent les biologistes dans leur étude parue le 28 mai 2018 dans le journal Evolution.

Ainsi, l’insecte mort ne tombe pas au sol en même temps que la feuille durant l’automne, ce qui empêcherait le champignon de disséminer ses spores. Les chercheurs ont par ailleurs remarqué que les fourmis des régions tempérées ne se contentent bien souvent pas de mordre le rameau : 90% de celles qui ont été examinées avaient également les pattes enroulées autour du support, afin d’être le plus stable possible.

La fourmi de gauche vient tout juste de mourir. Celle de droite est morte depuis un certain temps : le champignon a poussé hors de sa tête et s’est desséché © Kim Fleming

Les toutes premières fourmis zombies mordaient dans des feuilles

Si l’Europe n’abrite plus aujourd’hui de fourmis « zombifiées » par des Ophiocordyceps unilateralis, le fossile d’un tel insecte datant de 47 millions d’années a été découvert en Allemagne. Durant cette période, la Terre ne comptait que des forêts au feuillage persistant d’un pôle à l’autre conduisant les fourmis zombies à mordre uniquement des feuilles. A mesure que les températures diminuaient dans les futures zones tempérées, les champignons poussant les fourmis à mordre dans des tiges étaient favorisés par la sélection naturelle, les autres échouant à se reproduire. Ce comportement aurait alors évolué indépendamment dans différentes régions du globe démontrant par ailleurs l’incroyable capacité d’adaptation de Ophiocordyceps unilateralis.

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Des femelles bonobos accompagnent la future maman lors de l’accouchement


Les bonobos ont des comportements qui ressemblent aux humains. Dernièrement, les scientifiques on observer des femelles qui se tenaient prête à aider une maman à mettre au monde son bébé au cas qu’elle aurait besoin d’aide. Ce comportement ne se retrouve pas chez les chimpanzés.
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Des femelles bonobos accompagnent la future maman lors de l’accouchement

 

Une femelle bonobo et son petit.

Une femelle bonobo et son petit. Photo : iStock

Des femelles bonobos (Pan paniscus) protègent et soutiennent leurs congénères qui accouchent, montrent de nouvelles observations réalisées en captivité.

Un texte d’Alain Labelle

Ces observations réalisées par des scientifiques italiens et français des universités de Pise et Claude Bernard Lyon laissent ainsi à penser que les humains (Homo sapiens) ne sont pas les seuls mammifères à accompagner leurs femelles durant le processus difficile de l’accouchement.

En fait, cette étude constitue la première preuve quantitative basée sur des enregistrements vidéo de la dynamique sociale autour de trois naissances chez le bonobo, un grand singe considéré comme le plus proche parent des humains avec le chimpanzé.

Jusqu’à aujourd’hui, cette caractéristique de socialisation liée à l’accouchement était considérée comme distinctive de notre espèce.

Une femelle bonobo transporte son petit sur son dos.

Une femelle bonobo transporte son petit sur son dos. Photo : iStock

Le saviez-vous?

En 2013, des primatologues américains avaient montré que les jeunes bonobos réconfortent leurs pairs ébranlés par une expérience déplaisante, des comportements très similaires à ceux observés chez des enfants.

Les comportements observés

L’éthologiste Elisa Demuru du Musée d’histoire naturelle de l’Université de Pise en Italie et ses collègues ont filmé ces comportements en 2009, 2012 et 2014 dans deux jardins zoologiques européens où les grands singes circulent librement dans des zones boisées.

À ces occasions, des bonobos femelles se tenaient à proximité et fournissaient protection et soutien à une congénère qui donnait naissance à son bébé.

Les singes accompagnatrices ont également fait des gestes laissant à penser qu’elles étaient prêtes à tenir le bébé avant sa naissance et au moment de l’expulsion.

Ces comportements s’ajoutent à d’autres, observés dans la nature en 2014.

Ainsi, expliquent les chercheurs, la naissance chez les bonobos peut être un événement social comme chez les humains.

La mère bonobo pourrait facilement accoucher sans aide. Auteurs des travaux

Bien que d’autres études soient nécessaires pour la confirmer, les chercheurs émettent l’hypothèse que les similitudes observées entre les bonobos et les humains seraient liées à l’importance de la vie en groupes chez ces espèces.

Pas chez les chimpanzés

Chez les chimpanzés, aucun comportement similaire n’a été observé. Selon les primatologues, les femelles chimpanzés sont plus compétitives et maintiennent des liens sociaux moins importants que les bonobos ou les humains.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Evolution and Human Behavior.

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