La langue la plus utilisée sur Terre : le terpène


Le langage le plus utilisé sur la Terre, serait universel et chimique. Ce langage permet de communiquer entre deux espèces différentes telles que les champignons et les bactéries. On inclut les plantes, conifères, herbacées
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La langue la plus utilisée sur Terre : le terpène

 

Champignons et bactéries du sol

Ce champignon et ces bactéries au sol communiquent grâce à des terpènes.

21 LUX PHOTOGRAPHY/HEIKE ENGEL

Joël Ignasse Sciences et Avenir

Champignons et bactéries peuvent communiquer par l’intermédiaire de composés organiques comme les terpènes. Et ce « langage » est peut-être aussi employé par de nombreux autres êtres vivants.

PARFUMS. Les terpènes dont la formule chimique est (C5H8)n font partie des ingrédients couramment utilisés dans l’élaboration des parfums. Ils sont produits par de nombreuses espèces de plantes notamment les conifères ou les herbacées de la famille des géraniums. Les champignons et les bactéries en fabriquent aussi mais peu d’études ont été réalisées sur leur rôle chez ces micro-organismes. C’est désormais chose faite : les scientifiques de l’Institut néerlandais d’écologie (NIOO-KNAW) ont démontré que les terpènes servaient de moyen de communication entre ces deux formes, très différentes, de vie.

De véritables conversations chimiques

Dans un article publié dans la revue Nature, ils démontrent que Serratia, une bactérie commune présente dans les sols réagit aux composés volatils émis par Fusarium, un champignon aussi présent dans les sol et également pathogène des plantes. A leur contact, la bactérie devient motile et émet à son tour des terpènes. Les chercheurs ont ensuite séquencé l’ADN de la bactérie et identifié des gènes spécifiquement activés par les terpènes de Fusarium.

« Ces parfums ne sont pas juste des produits de dégradation. Ce sont des instruments dédiés à la communication longue distance entre ces bactéries et ce champignon«    souligne Paolina Garbeva, qui a dirigé cette recherche

Depuis quelques années les biologistes ont également découvert que des terpènes étaient utilisés par les plantes pour attirer certains insectes, l’équipe du NIOO va maintenant tenter de capter des échanges entre le champignon et les plantes qu’il infecte.

D’ores et déjà, Paolina Garbeva affirme que : « les micro-organismes peuvent être catalogués dans le vaste groupe des êtres vivants qui parlent le terpène« . 

Et ce groupe ne se réduit pas aux plantes, aux bactéries et aux champignons. En effet, les terpènes entrent aussi dans la composition de certaines protéines animales et notamment des hormones et des phéromones sécrétées par les invertébrés. Ce composé semble donc servir de « langage » universel sur Terre. Et bien-sûr l’humain y est aussi sensible : derrière la fragrance des forêts ou la saveur d’un mojito  (à la menthe)  se cachent aussi des terpènes. D’autres composés odorants sont aussi utilisés dans la nature pour communiquer.

« En fait les organismes sont multilingues mais le langage terpène est celui qui est utilisé le plus souvent« , conclut Ruth Schmidt, principale auteure de la publication.

https://www.sciencesetavenir.fr

Faute d’oxygène, le rat-taupe nu survit grâce au fructose


Si nous avons moins de 10 % d’oxygène tout comme les mammifères, nous serions en grandes difficultés et une mort plus qu’éminente, le rat taupe nu, a une capacité extraordinaire pour changer son métabolisme et survivre dans des endroits très peu oxygéné. En plus, il est rarement atteint de cancer et il est insensible de plusieurs types de douleurs. Les recherches sur cet animal pourraient amener à de nouveaux traitements pour ceux qui ont subi une crise cardiaque ou AVC
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Faute d’oxygène, le rat-taupe nu survit grâce au fructose

 

AFPQC  |  Par Agence France Presse

 

Privé d’oxygène dans des terriers surpeuplés, le rat-taupe nu peut survivre en métabolisant du fructose, un mécanisme de survie utilisé par les végétaux ce qui est apparemment unique pour un mammifère.

Selon les scientifiques, comprendre la façon dont ce petit rongeur d’Afrique de l’Est active ce processus biologique pourrait éventuellement ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour des victimes de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral dont l’organisme a été privé d’oxygène.

Leur étude est publiée jeudi dans la revue américaine Science.

Chez les humains et tous les autres mammifères connus, les cellules cérébrales commencent à mourir quand elles sont privées d’oxygène, se retrouvant ainsi à cours d’énergie.

Mais le rat-taupe nu dispose d’un mécanisme de secours.

En effet, son métabolisme change de mode de fonctionnement en utilisant comme sucre le fructose au lieu du glucose, contenu dans l’organisme pour créer suffisamment d’énergie et assurer ainsi pendant plusieurs heures le fonctionnement d’organes essentiels comme le coeur et le cerveau.

Les végétaux comme le rat-taupe nu –apparemment le seul mammifère doté de cette capacité– ont un métabolisme capable de transformer le fructose en énergie sans utiliser d’oxygène.

« Ce rongeur a tout simplement réorganisé son métabolisme pour le rendre tolérant à un environnement ayant peu d’oxygène », a indiqué Thomas Park, professeur de biologie à l’Université d’Illinois à Chicago, qui étudie ces étranges créatures depuis près de deux décennies.

Avec un faible niveau d’oxygène qui tuerait un humain en quelques minutes, le rat-taupe nu peut survivre au moins cinq heures, a-t-il précisé.

Les humains ont besoin d’une atmosphère contenant au moins 10% d’oxygène. L’air que nous respirons en contient normalement 21%.

En dessous de 10%, l’organisme ne peut générer assez d’énergie pour assurer les fonctions vitales des cellules.

Dans les mêmes conditions de privation d’oxygène, le rat-taupe nu voit sa respiration et son rythme cardiaque se ralentir, puisant dans les grandes quantités de fructose libérées dans son sang pour produire de l’énergie jusqu’à ce que l’oxygène redevienne suffisant.

rat taupe nu

Un animal qui reste mystérieux

Il peut même survivre 18 minutes privé oxygène sans aucune séquelle. L’expérience menée par ces chercheurs a montré que ces rongeurs ont alors cessé totalement de se mouvoir et leur rythme cardiaque est passé de 200 à 50 pulsations à la minute.

“Ils ont pu survivre sans aucun dommage neurologique apparent », a précisé Jane Reznick, une biologiste moléculaire du Centre Max Delbrück de médecine moléculaire à Berlin, un des co-auteurs de la recherche.

Les scientifiques ont également observé que ces animaux étaient protégés contre un manque d’oxygène qui provoque une accumulation de fluides dans les poumons dont souffrent les alpinistes à haute altitude et qui peut être mortel.

Ils estiment que ce métabolisme unique est une adaptation à son habitat très peu oxygéné. Car, à la différence des mammifères vivant en terriers, ce rongeur partage des galeries souterraines peu ventilées avec une centaine de congénères.

« Il s’agit de la dernière découverte remarquable chez le rate-taupe nu, un mammifère à sang froid qui vit des dizaines d’années plus longtemps que les autres rongeurs, souffre rarement de cancer et est insensible à de nombreux types de douleur », a relevé M. Park.

Les souris ont une espérance de vie maximum de trois ans alors que le plus vieux des rats-taupes connu est mort à 32 ans.

Ces chercheurs notent que le rat-taupe nu reste peu étudié comme animal modèle de recherche.

Les scientifiques ont ainsi découvert leur très grande tolérance à la douleur en 2009 et achevé le séquençage de leur génome seulement en 2011.

Ce petit rongeur continue à être mystérieux: ces scientifiques n’ont pas pu ainsi déterminer l’origine du fructose.

Ces rongeurs vivent en société, à l’instar des abeilles, dans des colonies souterraines pouvant atteindre 300 membres où une reine donne naissance à des enfants travailleurs.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Pourquoi les laboratoires pharmaceutiques saignent plus de 500.000 «crabes fer à cheval» par an


La limule est un crabe qui a une particularité d’avoir le sang bleu. Il a survécu aux dinosaures, mais dans les mains de l’homme rien n’est moins certain. Son sang permet de détecter des bactéries Gram négatives qui se retrouvent dans l’E.coli qui pourrait se retrouver dans des médicaments, des genoux de remplacement des outils d’hôpitaux, etc. Sauf que, la demande a beaucoup augmenter. Le crabe fer à cheval risque d’être en voie disparition si ce rythme continue à augmenter
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Pourquoi les laboratoires pharmaceutiques saignent plus de 500.000 «crabes fer à cheval» par an

 

Limules | Didier Descouens via Wikimédia CC License by

Limules | Didier Descouens via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Populare Mechanics

Le prix de leur sang bleu s’élève à 14.000 dollars le litre.

Le limule (surnommé «crabe fer à cheval» à cause de sa forme arrondie) est un arthropode fascinant. En plus d »avoir survécu aux dinosaures, son sang, bleu, regorge de qualités exceptionnelles.

Popular Mechanics écrit à son sujet: «Leur sang bleu distinctif est utilisé pour détecter des bactéries Gram négatif dangereuses comme l’E. coli dans des médicaments injectables comme l’insuline, sur des appareils médicaux implantables comme les genoux de remplacements, sur des outils d’hôpitaux intraveineux et sur les scalpels.»

La capacité de détection de ce sang est telle que l’industrie pharmaceutique tue 500.000 crabes fer à cheval par an et que le litre s’achète 14.000 dollars.

La demande ne faisant qu’augmenter (le marché américain devrait grimper de 25% d’ici 2020), les scientifiques commencent à se demander si cela ne pose pas un risque pour la survie des limules.

«Le nombre de crabes pêchés par l’industrie biomédicale américaine est passée d’une estimation de 200.000 à 250.000 dans les années 1990 à plus de 610.000 en 2012», note Popular Mechanics.

L’International Union for Conservation of Nature a lancé un comité en 2012 pour surveiller cette population et a décidé l’année dernière de placer le limule américain sur la liste des espèces «vulnérables», un cran en dessus des espèces «en danger». D’ici quarante ans, la population de ces crabes pourrait chuter de 30%.

«Survivent-ils? Sont-ils toujours les mêmes?»

De plus, s’ils ne prélèvent que le tiers du sang de chaque crabe avant de le relâcher dans la mer, il n’y a pour l’instant aucune limitation sur la quantité de sang que l’on peut prendre sans le mettre en danger.

«Personne ne sait vraiment ce qui arrive aux crabes quand ils sont relâchés dans la mer. Survivent-ils? Sont-ils toujours les mêmes?» L’homme, après tout, a toujours déconsidéré ce qu’il se passait sous l’eau, estimant que cela ne le concernait pas. Les industriels assurent que les crabes survivent, mais peut-on s’en sortir sans séquelle quand on vient de perdre un tiers de son sang et de subir un stress notable hors de son milieu naturel?

«Citez-moi une autre créature marine qui respire sous l’eau et qui peut survivre sur la terre comme eux, demande Win Watson, neurobiologiste de l’université de New Hampshire. Vous ne pouvez pas faire ça avec un poisson, ou avec un homard. Ils sont très vigoureux. Mais je pense qu’ils en paient le prix.»

L’objectif du scientifique et de son équipe n’est pas d’interdire les prélèvements sanguins. Mais ils espèrent, avec les recherches qu’ils ont lancé sur les limules, que les industriels réaliseront enfin que leur quête du sang bleu ne peut pas continuer ainsi.

http://www.slate.fr/

Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines


Un ver noir appelé taret géant à été découvert par les scientifiques, mais était connu par les habitants d’une région des Philippines.. Ces cousins plus connus se nourrissent de bois, alors qu’eux, se nourrissent de bactéries. Il parait que c’est comestible, pourtant je ne trouve pas cela très ragoutant
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Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines

 

 

Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines

Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines © Marvin ALTAMIA/AFP/Archives/ Marvin ALTAMIA Marvin ALTAMIA/AFP/Archives

Un mollusque étrange semblable à un énorme ver noir et gluant, qui survit dans la vase au fond de la mer grâce à des bactéries, a été étudié vivant par des scientifiques pour la première fois.

Le taret géant peut mesurer jusqu’à 155 centimètres de long et vit une existence sédentaire dans les sédiments de l’océan, ingérant uniquement selon les apparences les rejets produits par les micro-organismes qui vivent sur ses branchies.

« Nous sommes étonnés. C’est la première fois qu’on voit un taret aussi grand. Normalement, ils ne sont pas plus grands qu’une allumette et sont blancs », a déclaré à l’AFP la biologiste marine Julie Albano.

Le mollusque bivalve, de son nom scientifique Kuphus Polythalamia, possède une coquille en forme de tube.

Une nouvelle créature marine © Laurence CHU, John SAEKI AFP

Une nouvelle créature marine © Laurence CHU, John SAEKI AFP

A la différence de ses cousins plus petits qui se nourrissent de bois en décomposition, il survit grâce aux bactéries qui vivent sur lui: celles-ci se servent des sulfures d’hydrogènes — gaz à l’odeur d’oeufs pourris — présents dans les sédiments pour créer du carbone organique qui alimente la créature.

Le Kuphus a un appareil digestif mais il semble s’être rétréci et être devenu largement superfétatoire.

Photo d'un taret géant (Kuphus Polythalamia) dans sa coquille, à Manille aux Philippines © Marvin ALTAMIA Marvin ALTAMIA/AFP/Archives

Photo d’un taret géant (Kuphus Polythalamia) dans sa coquille, à Manille aux Philippines © Marvin ALTAMIA Marvin ALTAMIA/AFP/Archives

« Nous suspections que le taret géant, une espèce jamais étudiée jusqu’alors, était complètement différent des tarets mangeurs de bois. Le fait de trouver l’animal l’a confirmé », a déclaré Margo Haygood, professeure de l’Université de l’Utah qui a participé à l’étude.

D’après un article publié cette semaine dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences, c’est la première fois que des spécimens vivants ont pu être étudiés.

« Cette espèce remarquable doit encore être décrite et expliquée de manière exhaustive », dit le journal.

Les créatures ont été découvertes dans la ville côtière de Kalamansing, dans la province méridionale de Sultan Kudarat. Ces animaux étranges sont peut-être une nouveauté pour les scientifiques internationaux mais les habitants du coin les connaissent depuis des années, explique Julie Albano.

« Les tarets sont comestibles, ils le goût de poulpe », dit-elle. « Les habitants les mangent et ils les considèrent comme aphrodisiaques ».

http://www.lepoint.fr/

L’humeur joueuse est communicative… chez les perroquets aussi !


On se doute bien que chez les mammifères, le jeu est un apprentissage. Alors chez les oiseaux, les chercheurs ont découvert un perroquet de la Nouvelle-Zélande, le Kéa avait un cri particulier pour inviter ses congénères à jouer. Ce serait la première fois qu’on voit un oiseau ayant des vocalises qui incitent au jeu
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L’humeur joueuse est communicative… chez les perroquets aussi !

 

Un kéa juvénile joue dans les airs.

Un cri spécifique du kéa de Nouvelle-Zélande incite ses congénères à jouer.

Le nestor kéa, un perroquet néo-zélandais, est parfois d’humeur joueuse. Le cri qu’il lance alors « contamine » ses congénères et les pousse eux aussi à adopter un comportement de jeu. C’est ce qu’a découvert une équipe de chercheurs, menée par Raoul Schwing, de l’institut de recherche Messerli, en Autriche.

Partant du constat que le perroquet, lorsqu’il joue, pousse un cri caractéristique, les chercheurs ont voulu savoir quel est l’effet de ce cri sur les autres perroquets. Ils ont donc diffusé des enregistrements de cris de jeux à des groupes de kéas sauvages pendant cinq minutes. Ils ont aussi comparé l’effet sur ces oiseaux d’autres types de cris de kéas ainsi que l’effet du cri d’un Miro rubisole, un oiseau d’une autre espèce.

En entendant les cris de jeu, les kéas, juvéniles comme adultes, jouaient plus et plus longtemps qu’en entendant les autres cris. Ils ne se mêlaient pas à d’éventuels jeux qui auraient été en cours, mais débutaient un jeu seul ou avec des oiseaux qui ne jouaient pas à ce moment-là. Dans les cas de jeu solitaire, les kéas commençaient à manipuler un objet ou à réaliser des acrobaties aériennes. Ceci suggère que les oiseaux n’étaient pas « invités » à jouer mais bien que le cri entraînait chez eux une envie de jouer.

Cette découverte fait du perroquet le premier animal qui ne soit pas un mammifère à avoir une vocalisation « émotionnellement contagieuse ». De précédentes études avaient montré des comportements similaires chez les chimpanzés et les rats.

http://www.pourlascience.fr/

Les fourmis pourraient avoir inventé l’agriculture


Les fourmis sont vraiment des insectes extraordinaires ! On croit que l’homme a créé bien des choses, mais l’agriculture, ce sont probablement les fourmis qui sont les premiers à faire fructifier leur nourriture : des champignons. Ils ont même créer un champignon qui peut survivre à l’état sauvage sans soin
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Les fourmis pourraient avoir inventé l’agriculture

 

Le mystère demeure sur la manière dont les... (PHOTO AP)

Le mystère demeure sur la manière dont les fourmis se sont mises à cultiver des champignons des millions d’années avant que les humains ne découvrent l’agriculture.

PHOTO AP

Agence France-Presse
Paris

 

Poussées par la sécheresse, les fourmis ont inventé l’agriculture des millions d’années avant les humains selon une étude publiée mercredi dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B.

«Les fourmis champignonnistes représentent l’un des rares groupes d’animaux à avoir développé l’agriculture», explique Michael Branstetter du Smithsonian’s National Museum of Natural History aux États-Unis, coauteur de l’étude.

Leurs fourmilières abritent des champs souterrains où elles font pousser les champignons qui constituent l’essentiel de leur régime alimentaire.

Les capacités précoces de certaines fourmis en matière d’agriculture étaient déjà connues des chercheurs.

Mais le mystère demeure sur la manière dont ces minuscules insectes qui ne sont pas «des êtres conscients comme les humains» se sont mis à cultiver des champignons des millions d’années avant que les humains ne découvrent l’agriculture.

À l’origine, on croyait qu’une première fourmi, de façon fortuite, avait réussi une récolte et que ses descendants avaient perpétué sa technique. La réalité semble plus complexe, vu le niveau de savoir-faire atteint par ces insectes.

Les fourmis «agricultrices» sont capables de protéger leurs cultures des maladies, des parasites ou des sécheresses à une échelle et à un niveau d’efficacité qui rivalise avec l’agriculture humaine. Elles ont même créé de nouvelles espèces de champignons qui ne pourraient survivre sans les soins prodigués, à l’état sauvage.

En analysant l’ADN de 119 espèces de fourmis, des chercheurs américains ont généré «le premier arbre complet de l’évolution des fourmis champignonnistes» et identifié le plus vieil ancêtre de ces cultivatrices.

«Nous avons découvert que les fourmis se sont probablement mises à l’agriculture dans des habitats secs d’Amérique du Sud», explique Michael Branstetter.

Des régions où les champignons, qui ont besoin d’humidité, ne pouvaient se développer à l’état sauvage.

«Nous avons également constaté que la culture des champignons a commencé il y a 30 millions d’années pendant une période où la planète se refroidissait, où les zones sèches devenaient de plus en plus répandues», ajoute le chercheur.

http://www.lapresse.ca

Les rêves ont été localisés dans le cerveau


A force d’étudier le cerveau, on a fini par voir les zones du cerveau qui réagit quand nous rêvons, et même celle qui fait que nous puissions nous rappeler certains d’entre eux
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Les rêves ont été localisés dans le cerveau

 

Par Marie-Céline Jacquier, Futura

 

Grâce à des électroencéphalogrammes, des chercheurs internationaux ont identifié des régions cérébrales impliquées dans les rêves. Ces résultats permettent aussi de mieux comprendre ce qui différencie un cerveau conscient ou inconscient.

Nous rêvons pendant le sommeil paradoxal, mais pas seulement : les rêves se déroulent aussi pendant le sommeil non-paradoxal. Alors qu’est-ce qui caractérise un cerveau en train de rêver ? Pour le savoir, des chercheurs américains, suisses et italiens ont enregistré l’activité cérébrale de 46 personnes qui dormaient, grâce à des électroencéphalogrammes. Des électrodes placées sur le crâne ont capté les ondes cérébrales de différentes fréquences. Les participants étaient réveillés dans la nuit et devaient dire s’ils avaient rêvé, et aussi s’ils se souvenaient de leurs rêves.

Chute de l’activité basse fréquence à l’arrière du cerveau

Dans le sommeil paradoxal comme dans le non-paradoxal, les rêves étaient associés à une diminution de l’activité de basse fréquence dans les régions corticales postérieures (à l’arrière du cerveau). Les chercheurs ont aussi identifié les régions importantes pour se souvenir d’un rêve : celui-ci était lié à une augmentation de l’activité haute fréquence à l’avant du cerveau. Grâce à ces résultats, les chercheurs ont réussi à prédire si les participants avaient rêvé ou pas.

De plus, rêver à des visages correspondait à une augmentation de l’activité de haute fréquence dans une région du cerveau impliquée dans leur reconnaissance. De même, ceux impliquant la perception spatiale, le mouvement et la réflexion étaient liés à des régions du cerveau qui servent à accomplir ces tâches lorsque nous sommes éveillés.

Pour Francesca Siclari, un des auteurs de cette recherche qui s’exprime dans The Guardian, « peut-être que le cerveau qui rêve et le cerveau éveillé sont beaucoup plus semblables que ce que l’on imagine parce qu’ils recrutent en partie les mêmes zones pour le même type d’expériences ».

Les résultats de ces recherches ont été publiés dans Nature Neuroscience.

http://www.futura-sciences.com