L’évolution humaine nous a donné des sourcils mobiles


Les sourcils sont à eux seuls une manière de communication des émotions. Est-ce que cela à toujours été le cas où c’est une évolution sociale ? Les chercheurs croient d’après les crânes des homo sapiens que leurs sourcils ne pouvaient probablement pas bouger les sourcils comme nous le faisons.
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L’évolution humaine nous a donné des sourcils mobiles

 

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Surprise, surprise | dylan nolte via Unsplash License by

Repéré sur The Guardian

Repéré par Aurélie Rodrigues

Un sourcil levé (ou deux) en dit toujours long…

Les sourcils jouent un rôle essentiel dans notre communication: on peut les froncer pour indiquer la concentration ou la colère, les hausser pour signifier la surprise ou le choc. À eux seuls, ils dépeignent une palette d’expressions et d’émotions. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas.

Une nouvelle étude, parue dans la revue scientifique Nature Ecology & Evolution le 9 avril dernier, suggère que les sourcils n’ont pas toujours été mobiles: chez les Homo sapiens, l’os frontal proéminent ou bourrelet sus-orbitaire ne permettait pas de mouvement. Les chercheurs de l’université de York pensent que l’arcade sourcilière était, jadis, un signe de dominance physique. En évoluant, nos fronts sont devenus plus fins et plats ce qui a laissé plus de place aux sourcils pour exprimer une plus grande gamme d’émotions nuancées et complexes.

«On a abandonné la dominance physique pour devenir plus expressif. Les mouvements des muscles du visage ont permis de bouger les sourcils de haut en bas et de manifester des émotions plus subtiles», souligne Paul O’Higgins, professeur en anatomie et auteur principal de l’étude.

Penny Spikins, co-auteur de l’étude, renchérit: «Ça nous a permis d’être plus sociable. Une fois l’agressivité passée, le côté social a pris la main: un simple haussement de sourcils permettait de sympathiser ou de se reconnaître au loin».

Une évolution sociale?

The Guardian explique que les chercheurs ont créé un modèle 3D d’un crâne d’Homo heidelbergensis afin de comprendre pourquoi nos ancêtres avaient des arcades sourcilières aussi importantes. Leurs recherches laissent penser que cette arête osseuse ne servait pas à réduire l’écart entre la boite crânienne et le visage, ni à supporter la pression exercée sur la mâchoire et sur le reste du visage lors de la mastication.

«La seule explication qui reste est l’explication sociale: nos visages ont évolué dans le but de mieux communiquer», ajoute Paul O’Higgins. Pour Robin Dunbar, anthropologue britannique et biologiste de l’évolution, «les sourcils pourraient répondre à un besoin de communication plus complexe suite à la création de groupes sociaux plus larges au cours de l’évolution humaine». Les auteurs de l’étude précisent toutefois que leurs conclusions restent hypothétiques.

D’autres universitaires comme Rachael Jack pensent que les sourcils ne sont pas la seule explication pour cette évolution:

«Le visage humain est composé de bon nombres de muscles qui, eux aussi, ont contribué au développement d’une communication sociale plus élaborée».

http://www.slate.fr/

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Les mantes religieuses mangent des cerveaux d’oiseaux et c’est plus préoccupant qu’on ne le pensait


Si vous pensiez que les mantes religieuses ne mangeaient que des insectes, vous n’avez pas tout à faite raison, car elles se nourrissent aussi des cerveaux de petits oiseaux. C’est la nature qui veut cela. Le problème par exemple, les Américains achètent en grand nombre des mantes religieuses et les relâchent dans le jardin comme antiparasitaire naturel. Sauf que cette méthode met en danger des espèces d’oiseaux comme le colibri et provoque un déséquilibre de l’écosystème
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Les mantes religieuses mangent des cerveaux d’oiseaux et c’est plus préoccupant qu’on ne le pensait

 

OM VAUGHAN VIA L’UNIVERSITÉ DE BÂLE

Par Marius François

Une petite faim? Le plat du jour est un cerveau de colibri sur son lit d’araignée.

SCIENCES – La nature fait rêver mais peut aussi tourner au cauchemar. On savait que certaines mantes religieuses tuaient des oiseaux pour manger leur cerveau mais la situation semble plus répandue et plus alarmante qu’on ne pouvait l’imaginer.

L’Université de Bâle en Suisse a sorti un rapport intitulé « Les mantes religieuses chassent les oiseaux partout dans le monde » révélant l’ampleur du phénomène. Bien que ces animaux se nourrissent principalement d’araignées et d’insectes en tout genre, il arrive qu’elles s’attaquent à de petits oiseaux. Ce comportement a été observé dans 13 pays différents, sur tous les continents (hors-Antarctique) selon les chercheurs. Les victimes sont nombreuses et variées avec 24 espèces différentes d’oiseaux touchées.

Live Science explique que les scientifiques ont compilé de nombreux documents et observé des enregistrements de mantes religieuses chassant des oiseaux. Ils ont réussi à recenser 147 cas, le premier datant de 1864, la majorité d’entre eux répertoriés entre 2000 et 2015. L’oiseau le plus observé dans le rôle de la victime dans ces documents est le colibri à gorge rubis aux États-Unis.

Le site Newsweek a complété ces découvertes par l’interview de deux scientifiques qui n’ont pas participé à l’étude. Ces derniers ont détaillé les méthodes de l’insecte pour s’attaquer à des proies aussi importantes.

Les mantes religieuses « percutent le crâne [de l’oiseau] pour se nourrir de tissus cérébraux » raconte le biologiste William Brown, de l’Université de New York.

L’écologiste Dietrich Mebs ajoute: « Elles tiennent juste leur proie et elles les mangent pendant qu’elles sont encore vivantes, lentement, lentement, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. » Bon appétit!

Si vous ne saviez pas que les mantes religieuses mangeaient des oiseaux, cette nouvelle doit vous surprendre mais la principale nouveauté réside surtout dans l’impact négatif que peut avoir cette pratique sur les écosystèmes.

Le travail des chercheurs fait le lien entre le développement de ces pratiques et l’achat massif de mantes religieuses par les Américains qui les lâchent dans leur jardin pour lutter contre les insectes. L’inconvénient, c’est que l’espèce tue aussi les papillons et les oiseaux.

« Notre étude montre les menaces que les mantes religieuses posent à certaines populations d’oiseaux », explique Martin Nyffeler, l’auteur principal de l’étude. « Ainsi, une grande prudence est conseillée lors de la libération de mantes religieuses pour la lutte antiparasitaire. »

 

https://www.huffingtonpost.fr/

Le mystère de l’étrange « Chaussée des Géants » est enfin résolu


La façon dont des roches de magma se sont formées sur la Chaussée des Géants en Irlande du Nord, il y a il y a 50 à 60 millions d’années sont très particulières. Les scientifiques ont fini par comprendre comment des colonnes ont pu ce formées
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Le mystère de l’étrange « Chaussée des Géants » est enfin résolu

 

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Crédits : Pixabay / larahcv

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs a pour la toute première fois reproduit les processus chimiques à l’origine des impressionnantes colonnes géométriques faites à partir de roches volcaniques. En Irlande du Nord, la Chaussée des Géants en est un parfait exemple.

La Chaussée des Géants se distingue par des milliers de colonnes hexagonales retombant vers la mer. Nous savons que ces dernières se forment sous l’effet du magma chaud qui se refroidit et se contracte dans la roche. Mais quel est le seuil de température ? Jusqu’ici, la réponse n’était pas très claire. Une équipe de l’Université de Liverpool au Royaume-Uni pense aujourd’hui avoir la réponse : entre 840 et 890 degrés Celsius, à savoir juste en dessous du point où le magma se cristallise en basalte, à environ 980 degrés Celsius.

«La température à laquelle le magma se refroidit pour former ces joints colonnaires est une question qui fascine le monde de la géologie depuis très longtemps», explique l’un des chercheurs, le volcanologue Yan Lavallée.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé des colonnes basaltiques extraites du volcan Eyjafjallajökull en Islande. Grippés dans une pince, les échantillons ont été chauffés à plus de 1000 degrés Celsius avant d’être refroidis dans la lave.

Les géologues ont maintenant une bonne idée de la chaleur de la roche de la Chaussée des Géants lorsqu’elle commença à se diviser en ces formes étranges, il y a 50 à 60 millions d’années. Des sites similaires peuvent également être trouvés en Islande, aux États-Unis et même sur Mars. Différents taux de refroidissement et d’autres facteurs peuvent aussi produire des colonnes de différentes tailles et formes.

«Ces expériences étaient techniquement très difficiles, mais elles démontrent clairement la puissance et la signification de la contraction thermique sur l’évolution des roches de refroidissement et le développement des fractures», explique l’un des membres de l’équipe, Anthony Lamur.

En plus de répondre à une question de longue date sur la formation de ces merveilles rocheuses, la recherche pourrait maintenant aider les experts à mieux comprendre la manière dont la chaleur se déplace à la surface de la Terre, et comment l’extraction d’énergie géothermique pourrait être plus efficace.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Nature Communications.

 

 

http://sciencepost.fr/20

Produire de l’eau potable grâce au Soleil


Présentement, il existe deux méthodes pour rendre l’eau salée en eau potable, la distillation et l’osmose, mais ces deux techniques pour le rendre accessible à grande échelle coûte très cher. Alors qu’une nouvelle méthode moins cher grâce au Soleil serait possible par la technique d’hydrogel
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Produire de l’eau potable grâce au Soleil

 

Un océan vu du ciel

Le dessalement de l’eau de mer pourrait alimenter en eau potable plusieurs pays qui en manquent. Photo : iStock

 

Des chercheurs de l’Université du Texas ont trouvé une solution simple pour transformer l’eau de mer en eau potable. Leur technique, qui ne nécessiterait qu’un gel de polymère et du soleil, pourrait aider de nombreuses communautés sans accès à l’eau.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

L’eau potable est de plus en plus rare dans le monde. Selon les Nations unies, une personne sur neuf a présentement des difficultés à y accéder, et ce nombre passera à une sur quatre d’ici 2050.

Le dessalement de l’eau de mer est envisagé depuis longtemps comme source alternative d’eau potable, mais cette méthode a toujours coûté trop cher pour être répandue.

Des chercheurs de l’Université du Texas ont voulu régler ce problème en utilisant l’une des seules ressources gratuites en abondance sur Terre : la lumière du Soleil. Le détail de leur méthode a été publié dans la revue Nature Nanotechnology.

Un sel coûteux

Le dessalement de l’eau de mer n’est pas compliqué en soi. Il existe plusieurs méthodes pour y parvenir, mais seulement deux sont utilisées à grande échelle.

Il y a d’abord la distillation, qui consiste à faire bouillir l’eau avant d’en récolter la vapeur, ce qui permet d’obtenir de l’eau douce. Dans l’autre méthode, l’osmose inverse, un procédé à haute pression, permet le passage de l’eau à travers une membrane tout en empêchant le sel de s’y infiltrer.

Les installations requises pour dessaler l’eau de ces façons coûtent cependant très cher, tant en infrastructures qu’en énergie. Une seule centrale alimentant en eau une ville de 300 000 habitants peut coûter en moyenne 100 millions de dollars. Il faut en plus ajouter à ce montant des coûts de 4 à 5 $ par 1000 litres d’eau produits.

En appliquant ces coûts à la consommation moyenne d’eau d’un Canadien, soit 300 à 400 litres par jour, la facture finale peut rapidement s’avérer… salée.

Même si les prix baissent à mesure que la technologie devient plus courante, ce ne sont pas tous les pays qui auront accès à ces procédés ou aux installations électriques nécessaires pour les alimenter.

Chaque goutte compte

Plusieurs groupes de recherche travaillent donc sur des méthodes plus accessibles pour aider ces populations. Celle qui a été développée par l’équipe texane est étonnamment simple.

L’eau est produite à l’aide de l’énergie du Soleil et d’un hydrogel, une substance formée d’un réseau de chaînes moléculaires appelées polymères – un peu comme un filet – et qui est capable de contenir une grande quantité d’eau.

Leur hydrogel a deux propriétés. Étant composé de trous microscopiques, l’eau y pénètre facilement par capillarité, le même principe par lequel l’eau va progressivement être absorbée, en remontant, par un morceau de tissu dont on plonge l’une des extrémités dans le liquide.

Le gel est aussi capable d’accumuler et de conduire la chaleur du soleil sans la perdre. La température du gel peut être assez élevée pour produire de la vapeur d’eau, qui sera propre à la consommation une fois récupérée.

Les chercheurs ont montré qu’ils pouvaient ainsi générer quotidiennement jusqu’à 25 litres d’eau par mètre carré de gel de deux centimètres d’épaisseur. Ils ont testé leur système avec plusieurs échantillons d’eau salée, dont un contenant proportionnellement autant de sel que la mer Morte, soit dix fois plus que l’océan. Ils ont obtenu de l’eau potable propre à la consommation, quelle que soit la concentration initiale de sel.

Les chercheurs veulent maintenant commercialiser leur concept pour l’amener à un niveau industriel. Une telle méthode demanderait bien peu en infrastructures et en énergie et pourrait pallier un manque d’eau dans plusieurs communautés.

Toutefois, il reste difficile d’envisager le dessalement de l’eau de mer comme source principale d’eau potable. La recherche de nouvelles méthodes pour conserver et recycler celle qu’on a déjà demeure donc essentielle.

https://ici.radio-canada.ca/

Des fourmis rouges adeptes de l’esclavagisme


Un comportement assez étrange des fourmis rousses, ils s’infiltrent dans des colonies pour enlever des cocons et ensuite les élevé comme des esclaves. Des fois, c’est étranges comment certains comportements ressemblent à ceux des humains
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Des fourmis rouges adeptes de l’esclavagisme

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Dans le monde des fourmis, il s’en passe parfois de belles. Certaines, par exemple, n’hésitent pas à réduire leurs voisines en esclavage. Les chercheurs tentent aujourd’hui de comprendre comment elles ont pu en arriver là.

Les fourmis peuvent parfois se montrer cruelles. C’est le cas notamment des fourmis rousses de l’espèce Formica sanguinea. Chaque été, elles infiltrent le nid d’une autre espèce — la Formica fusca, par exemple — pour kidnapper des cocons qu’elles élèveront comme des esclaves. Un comportement étonnant que des chercheurs tentent aujourd’hui d’expliquer.

À l’université de Lausanne (Suisse), ils ont séquencé et cartographié le génome de 15 espèces de Formica. Ils ont ainsi pu établir un arbre généalogique. À sa base, toutes les espèces de fourmis Formica formaient des colonies sans avoir recours à l’esclavagisme. Rapidement, certaines se sont cependant mises à parasiter des espèces voisines pour qu’elles élèvent leurs petits.

Les Formica sanguinea font partie du sous-genre Raptiformica. Elles réduisent les fourmis du sous-genre Serviformica, comme les Formica fusca, en esclavage. © Schmutzler-Schaub, Fotolia

Les Formica sanguinea font partie du sous-genre Raptiformica. Elles réduisent les fourmis du sous-genre Serviformica, comme les Formica fusca, en esclavage. © Schmutzler-Schaub, Fotolia

Un comportement inscrit dans les gènes ?

Et il semblerait que ce soit ces mêmes espèces qui aient évolué ensuite vers l’esclavagisme. En effet, les espèces présentant ces deux types de comportements partagent les mêmes branches de l’arbre généalogique. Mais, sachant qu’il existe pas moins de 175 espèces de Formica, ces conclusions sont-elles fiables ?

Des études plus détaillées seront nécessaires pour s’en assurer. En attendant, les chercheurs tentent aussi d’identifier les gènes responsables de ce comportement, peut-être des gènes codant pour une sorte de déguisement chimique permettant aux fourmis esclavagistes de s’infiltrer sans trop de risque dans le nid de leurs proies…

https://www.futura-sciences.com/

3 km à pied, ça booste la créativité


Ceux qui ne sont pas sportif pourraient quand même s’adonner à la marche à pied comme ont fait les génies tels que Rousseau, Tchaïkovski, Beethoven, Socrate et bien d’autres. Sans savoir vraiment pourquoi, la randonnée a un effet bénéfique sur la créativité
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3 km à pied, ça booste la créativité

 

On évoque souvent les bienfaits de l’activité physique sur la santé physique et mentale. En voici une nouvelle preuve avec cette étude sérieuse qui suggère que la marche à pied, même à faible intensité, stimule la créativité.

Musiciens, écrivains, philosophes ou scientifiques : ils sont nombreux à s’être livrés à leur art après leurs promenades quotidiennes, si bien qu’on en arrive à se demander si le secret de leur inventivité ne vient pas de ces randonnées. Peut-être bien que si, à en lire une étude parue en 2014 dans Experimental Psychology : Learning, Memory and Cognition.

Le contexte : des génies adeptes de la balade

Qu’ont en commun Rousseau, Tchaikovsky, Beethoven, Dickens, Socrate ou Darwin ? Peut-être doivent-ils leur génie à leur goût pour la marche à pied. Tous aimaient déambuler plusieurs fois par jour dans les rues de la ville ou à la campagne. À tel point qu’une légende est née autour des bienfaits de la randonnée sur la réflexion et la créativité.

Mais jamais cette idée reçue qui traverse les âges n’a été vérifiée selon un protocole scientifique. Au mieux, des études ont effectivement montré que l’activité physique préserve les fonctions cognitives sur le long terme. Sans parler des bienfaits pour le reste de la santé.

Alors, Marily Oppezzo, de l’université Stanford (San Francisco, États-Unis), a voulu confronter cette hypothèse populaire à des méthodes rigoureuses. Avant de la valider devant les évidences constatées.

L’étude : de la marche à pied née l’idée créative

En tout, 176 étudiants de la prestigieuse université californienne ont joué le jeu. Plusieurs petites expériences ont été menées afin de tester l’aptitude de ces jeunes à la pensée divergente, processus permettant de tester la créativité, avant ou après une petite balade, à l’intérieur ou en plein air. Ces exercices, décrits plus bas, ont été réalisés assis, ou après une session sur un tapis roulant, tandis que d’autres se promenaient sur le campus, sur leurs pieds ou poussés dans un fauteuil roulant, pour tester si l’air extérieur constituait un facteur stimulant.

Parmi les expérimentations proposées, l’une d’elles consistait à trouver un maximum d’utilisations à un objet en 4 minutes. Exemple : à quoi peut servir un bouton ? À boutonner. Mais pas seulement. Il fait office de poignée de porte dans une maison de poupée, ou peut aussi bien remplacer un œil manquant sur une peluche. D’autres peuvent s’en servir comme passoire de poche, ou les laisser tomber derrière pour retrouver son chemin, comme les cailloux du Petit-Poucet. L’imagination pouvait suivre son libre cours, mais dans une certaine limite. Celui qui répondait qu’un pneu pouvait faire office de bague de fiançailles n’était pas pris au sérieux. Avoir marché dans une pièce exiguë sur un tapis roulant accroissait la créativité de 60 %.

Une autre tâche demandait même une inventivité plus poussée encore, au cours de laquelle il était demandé aux participants de former une analogie complexe à partir d’une expression. Ainsi, lorsque la suggestion était un « coffre-fort volé », les volontaires devaient trouver une belle métaphore associée. Ceux qui pensaient à un soldat revenu traumatisé, marquant le sentiment de perte et de violation de l’humanité, marquaient davantage les esprits que ceux qui ne songeaient à rien d’autre qu’à un portefeuille perdu. Dans ce cas de figure, 100 % des cobayes ayant fait quelques pas ont trouvé au moins une analogie de qualité, contre 50 % pour ceux qui n’ont pas bougé de leur chaise.

Enfin, autre expérience, de pensée convergente cette fois. Dans ce cas, il n’y a qu’une seule bonne réponse à trouver. L’exercice consistait à trouver le point commun entre une suite de mots. L’exemple repris dans cette étude est celui de trois mots : cottage (petite maison), Swiss (Suisse) et cake (gâteau). La bonne réponse était cheese, le fromage, pour fromage blanc (cottage cheese), fromage suisse et cheesecake, les célèbres gâteaux au fromage. Et, à cet exercice, les marcheurs ont fait moins bien que les sédentaires.

L’œil extérieur : un lien entre activité physique et créativité ?

La créativité semble générée par une succession d’étapes, depuis la génération de l’idée jusqu’à son exécution. Néanmoins, ne deviendra pas Léonard de Vinci qui veut. Mais en cas de besoin, une petite promenade au fil de l’eau pourrait bien générer un concept spontané et prometteur.

Constat frappant… mais qui ne s’explique pas encore. Les auteurs manquent d’imagination pour trouver les causes cachées derrière ce phénomène. Et se demandent si d’autres activités physiques de faible intensité peuvent produire un tel flot de créativité. Mais quel protocole utiliser ? Marchons un peu, cela devrait aider…

https://www.futura-sciences.com/

Des légumes frais en Antarctique? C’est possible!


Les chercheurs en Antarctique sont seuls au monde durant l’hiver. Ils se nourrissent avec des cannages et donc pas d’aliments frais. Maintenant, ils sont capables de faire des récoltes de légumes comme salade, tomates, concombres, des poivrons, et même des herbes aromatiques. Ce qui en plus est un tour de force, ce jardin dans une serre est sans pesticides et sa lumière. Peut-être un début pour survivre sur Mars, enfin si on y arrive un jour.
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Des légumes frais en Antarctique? C’est possible!

 

Par: rédaction
Source: Belga

Un total de 3,6 kilogrammes de laitue, 18 concombres et 70 radis viennent d’être récoltés en Antarctique par un chercheur du German Aerospace Centre (centra aérospatial allemand), a annoncé jeudi le scientifique, Paul Zabel.

 Les légumes ont été cultivés dans une serre située près de la station de recherche allemande Neumayer III et ce, sans terre, sans pesticide et sans lumière naturelle.

La croissance des légumes a pu être obtenue à l’aide d’une solution nutritive pulvérisée sur leurs racines à intervalles réguliers de quelques minutes, l’opération étant contrôlée par un ordinateur.

D’ici mai, Paul Zabel s’attend à récolter de quatre à cinq kilogrammes de laitue, des tomates, des concombres, des poivrons, ainsi que des radis et des herbes aromatiques chaque semaine.

La station Neumayer est totalement coupée du monde durant la saison d’hiver. L’équipage est dès lors contraint de se nourrir pendant des mois de nourriture en conserve et, en principe, de se passer de tout légume frais.

A travers ce projet de recherche d’un an, le centre aérospatial allemand espère engranger des progrès dans l’optique de futures missions spatiales vers la lune ou la planète Mars. Le type de serre utilisée dans l’Antarctique pourrait servir aux astronautes au cours de leurs expéditions.

http://www.7sur7.be/