La phobie des craquements de chips


Souffrir de mésophonie, la peur de certains bruits ne doit pas être évident à vivre dans ce monde que le bruit est constant ou presque. C’est tout le corps qui réagit face aux bruits qui engendrent l’anxiété et la colère
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La phobie des craquements de chips

 

Pourquoi ne supporte-t-on pas d’entendre un voisin manger ? Une zone cérébrale allergique au bruit en serait la cause.

Sébastien Bohler

Vous faites peut-être partie des personnes qui ne supportent pas d’entendre quelqu’un mâchonner des chips à côté de vous. Ou alors vous détestez un grincement de porte, des bruits de pas dans le couloir… Ce syndrome porte le nom de misophonie et se traduit par une réaction de colère et d’anxiété associée à certains bruits.

Une étude d’imagerie cérébrale vient de révéler que chez les personnes misophones, une zone du cerveau appelée cortex insulaire antérieur s’active excessivement à l’écoute de ces sons. Impliquée dans la perception de l’intérieur du corps (viscères, muscles, tendons), cette zone entre en communication avec des zones émotionnelles à l’avant du cerveau, comme l’amygdale ou le cortex préfrontal ventromédian, créant une réaction corporelle et émotionnelle exacerbée, notamment une hausse du rythme cardiaque. A l’écoute d’un sachet de chips qui s’ouvre, c’est alors tout le corps qui entre en ébullition.

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Une étrange créature filmée au fond du golfe du Mexique


Une rencontre avec un drôle de phénomène rencontré en 2014 dans le golfe du Mexique. Un siphonophore qui je trouve ressembles à deux plumes. Ce n’est pas un animal, mais des animaux qui vivent en colonie, certains sont spécialisés pour le mouvent dans les eaux. Ils naissent tous sur cette sorte de tige et pas question de quitter la colonie, cela serait une mort assurée
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Une étrange créature filmée au fond du golfe du Mexique

 

Par Jean-Luc Goudet, Futura

 

En 2014, un engin sous-marin a surpris par hasard un curieux animal de couleur violette, d’espèce indéterminée dans le fond du golfe du Mexique. Il s’agit d’un siphonophore, un groupe bien curieux où une colonie d’individus très spécialisés forme ce qui ressemble à un animal mais qui n’en est pas vraiment un. Retour sur une rencontre improbable.

Dans le golfe du Mexique, l’expédition Nautilus Live a mené une série de campagnes avec des objectifs variés. L’une d’elles, Ecogic(Ecosystem Impacts of Oil and Gas Inputs into the Gulf of Mexico), consistait à explorer les fonds, entre 900 et 1.600 m sous la surface, pour y estimer l’impact de la catastrophe de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, le 20 avril 2010. Fin juin 2014, Hercules le ROV (pour Remote Operated Vehicle), engin télécommandé muni d’une caméra, a filmé un bien étrange animal, qui a suscité des commentaires émerveillés de la part des deux scientifiques qui contrôlaient l’appareil depuis le navire Nautilus.

De couleur violette, l’animal présente une forme complexe, plutôt longue (mais la taille n’est pas précisée), sans tête ni membres, arborant des clochettes à la partie antérieure et un massif de fanfreluches à l’arrière. Il nage tout près du fond sableux et ne semble prêter aucune attention à Hercules.

Ce magnifique siphonophore s’est laissé surprendre par la caméra du ROV. Ni la taille estimée de l’animal ni la profondeur ne sont indiquées, et la traduction des commentaires, émerveillés, n’apporterait pas grand-chose. Les deux scientifiques ne peuvent indiquer l’espèce, seulement affirmer qu’il s’agit à coup sûr d’un siphonophore, ce curieux groupe d’animaux chez qui les organes sont en fait des regroupements d’individus spécialisés mais indépendants. La partie avant est formée d’individus chargés de la natation. Derrière, la masse plissée et garnie de filaments regroupent des gastrozoïdes, qui capturent les proies. © Nautilus Live

Les siphonophores, des colonies ambulantes

Comme l’indique la biologiste commentant les images, il s’agit d’un siphonophore. Ce groupe d’animaux est classé parmi les cnidaires, aux côtés des méduses, des anémones de mer et des coraux. Ces animaux existent sous deux formes, celle de la méduse, mobile, et celle du polype, fixée. Les deux peuvent alterner dans le cycle de vie mais les siphonophores font mieux en faisant coexister les deux dans une même colonie.

Car cet être nageur n’est pas un animal au sens habituel du terme mais une colonie. Des individus indépendants et réunis autour d’un stolon, les zoïdes, se partagent les tâches. Les uns, plutôt méduses, assurent le mouvement et entraînent la colonie. Ce sont les nectophores. D’autres, plutôt polypes et nommés gastrozoïdes, capturent des proies avec leurs cellules urticantes réparties sur de longs filaments pêcheurs. La reproduction sexuée est assurée par une autre catégorie d’individus, les gonozoïdes.

 

Les zoïdes (ici, les gastrozoïdes pêcheurs) s'accrochent sur une tige centrale, le stolon. On remarque, par leur couleur plus claire, des individus luminescents, un savoir-faire connu chez d'autres siphonophores. © Nautilus Live

Les zoïdes (ici, les gastrozoïdes pêcheurs) s’accrochent sur une tige centrale, le stolon. On remarque, par leur couleur plus claire, des individus luminescents, un savoir-faire connu chez d’autres siphonophores. © Nautilus Live

Les siphonophores font partie du plancton

Tous ces zoïdes ne se sont pas rencontrés par hasard. Ils sont nés par bourgeonnement d’un premier individu et ils possèdent donc le même génome. Chacun s’est ensuite fortement spécialisé et, s’il est indépendant, n’en est pas pour autant autonome. S’il quittait la colonie, il ne survivrait pas. Cette organisation ressemble à celle des animaux avec des cellules spécialisées réunies en organes mais elle est l’aboutissement d’un chemin différent de l’évolution.

Pour voir et comprendre ces animaux des plus originaux, on peut se tourner vers Christian Sardet, biologiste spécialiste (et passionné) du plancton qui a réalisé une galerie pour Futura-Sciences et qui nourrit les Chroniques du plancton sur le Web. Rappelons que le terme planctondésigne tous les organismes qui ne nagent pas suffisamment puissamment pour surmonter les courants et se déplacent avec eux. Les siphonophores en font donc partie.

Dans ce groupe de cnidaires (qui appartient à la classe des hydrozoaires), on rencontre des célébrités, comme la très venimeuse physalie (dont le flotteur lui permet de rester en surface) et l’organisme vivant le plus long du monde, Praya dubia, qui peut dépasser 40 m. Comme le prouve cette rencontre inopinée, bien des espèces restent à décrire.

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Recommencer sa vie


Si on pouvait recommencer notre vie, feront-nous les choses autrement ? Rien n’est sûr, mais si on pouvait, probablement qu’on prendrait plus de temps pour des moments importants
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Recommencer sa vie

 

Si je devais recommencer ma vie, je n’y voudrais rien changer ; seulement j’ouvrirais un peu plus grand les yeux.

Jules Renard

Fabrication des saucisses à hot dog


Une des meilleures façons de diminuer la nourriture transformée et de regarder comment ils font les aliments. De toute manière, le fast-food, ne fait pas partie généralement des aliments bons pour la santé. La saucisse à hot-dog en est un exemple. Sa fabrication est dégoutante
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Fabrication des saucisses à hot dog

Trucs Express ► Nettoyez la maison en dormant: 8 trucs insolites


Qui aime frotter sans pour autant avoir les résultats espérés ? Des trucs pour des objets à nettoyer a faire pendant que vous dormez, vous facilitera la vie
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Nettoyez la maison en dormant: 8 trucs insolites

 

 

Laissez le sel, le citron, le soda et même les feuilles d’assouplisseurs nettoyer votre maison et faire tout le travail pendant que vous dormez.

Faites tremper votre pomme de douche

Les dépôts de calcaire peuvent obstruer votre pomme de douche et en réduire la pression avec le temps. Pour la nettoyer, remplissez un sac de plastique de vinaigre. Placez la pomme de douche dans un sac pour qu’elle soit recouverte de liquide. Fixez le sac sur le manche de la douche avec un lien torsadé, et laissez tremper toute la nuit. Le lendemain, le vinaigre aura dissout tous les dépôts.

Éliminez les taches des casseroles et des poêles

Si votre dernier ragoût a laissé votre plus belle casserole toute crasseuse, demandez à une feuille d’assouplissant pour sécheuse de la nettoyer pendant la nuit. Mettez la feuille dans la casserole et remplissez-la d’eau chaude. Les agents nettoyants présents dans la feuille aideront à déloger la saleté et les taches. Au matin, il vous suffira de passer un coup d’éponge.

Nettoyez les brûleurs de la cuisinière

Nettoyer les brûleurs bien gras et dans lesquels les aliments se sont incrustés est franchement pénible. Avant d’aller vous coucher, plongez chaque brûleur dans un grand sac de plastique rempli de 60 ml (1/4 tasse) d’ammoniaque. Au bout d’une nuit de trempage, il vous suffira de passer l’éponge sur le dessus de votre four pour terminer le boulot.

Bannissez la rouille de vos outils

 

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Si la rouille s’en est prise à vos outils, qui ont vu de meilleurs jours, remplissez un plateau de Coke et immergez-y les outils pendant toute une nuit. Au matin, frottez-les avec une brosse rigide. Cette boisson contient de l’acide phosphorique qui aidera à dissoudre la rouille et la crasse

Éliminez les dégâts mouillés

Si votre tapis ou votre canapé a été victime d’une vilaine souillure encore humide (vomi, urine, etc.), faites une pâte à l’aide de bicarbonate de soude et d’eau, puis imbibez-en la tache. Servez-vous d’une cuillère pour bien étaler la pâte sur toute la zone. Laissez sécher toute la nuit puis, au matin, passez l’aspirateur.

Détartrez une bouilloire

Le tartre, qui se forme à partir du carbonate de calcium présent dans l’eau, finit par laisser un dépôt blanchâtre et laiteux au fond de votre bouilloire. Pour la nettoyer, coupez un citron en tranches épaisses, jetez-les dans la bouilloire, remplissez d’eau et faites bouillir. Retirez ensuite la bouilloire du feu, et oubliez-la toute la nuit. L’acide citrique du citron viendra déloger le tartre. Au matin, jetez l’eau et le citron et rincez bien la bouilloire avant de la réutiliser.

Nettoyez les jouets de baignoire

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Pour redonner un coup de neuf aux canards et petits bateaux de plastique répugnants de saleté ou à tout autre jouet de baignoire, mélangez 4 litres (16 tasses) d’eau et 200 ml (2/3 tasse) de vinaigre. Laissez tremper les jouets dans cette mixture toute la nuit. Rincez bien et laissez sécher à l’air.

Faites briller vos diamants et bijoux

Polissez votre bague de diamant en un clin d’œil en remplissant un bouchon de bouteille de Windex. Laissez-y tremper la bague toute la nuit et essuyez-la ensuite avec un chiffon doux pour enlever la saleté et mettre du brillant.

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Pourquoi fait-on des cauchemars ?


Il y a les mauvais rêves et les cauchemars, et c’est dernier qui sont le plus souvent traumatisants. Ils sont plus présents à certaines tranches d’âge ou suite à des évènements négatifs. Certains reviennent fréquemment ce qui peut constituer un gros problème qui pourrait se soigner
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Pourquoi fait-on des cauchemars ?

 

Faire un cauchemar ou un mauvais rêve à l’âge adulte est plus fréquent qu’on ne le pense. Comprendre le mécanisme en jeu permet de traiter cette peur nocturne.

Quand nous dormons, notre cerveau travaille ! Si le rêve se définit comme étant une activité cognitive produite par le cerveau endormi, il est loin d’être bienveillant, au contraire. Deux tiers des rêves seraient négatifs, affirme le Pr Isabelle Arnulf, chef de service du département des pathologies du sommeil à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

Et cela ne doit surtout pas vous inquiéter. Avoir des rêves perturbés est un phénomène tout à fait normal. Voire thérapeutique, car, selon les chercheurs, il permettrait de digérer nos émotions négatives.

Digérer nos émotions négatives dans le sommeil

« Ce serait même l’une des fonctions du sommeil : reprendre les événements du quotidien et les retravailler pour les digérer sur un mode de possibilité plus embêtant, par exemple la jeune maman qui « rêve » que son bébé tombe du lit », explique le Dr Arnulf.

Autrement dit, nous imaginons le pire dans notre sommeil pour pouvoir mieux y faire face dans la réalité. Simuler la menace pour la neutraliser. C’est un processus complexe, une « drôle d’alchimie » qui nous fait associer des choses qui n’ont rien à voir entre elles pour les assimiler.

Quelle différence entre le mauvais rêve et le cauchemar ?

Le mauvais rêve devient cauchemar lorsqu’il vous réveille en pleine nuit. Il traduit l’échec de ce processus de « digestion ».

« L’émotion est tellement forte qu’elle réveille la personne et ne peut pas être digérée. Et tant qu’elle n’est pas digérée, le cauchemar revient. »

    Quelque 5% des adultes feraient des cauchemars récurrents.

    A quoi sont dus les cauchemars récurrents ?

  • Cette « maladie des cauchemars » survient principalement après une agression, un stress aigu, un traumatisme. C’est l’un des symptômes caractéristiques d’un stress post-traumatique.

  • Dans une moindre mesure, le cauchemar récurrent renvoie à un conflit entre deux personnes.

    Comment faire disparaître cette « maladie des cauchemars » ?

    La thérapie EMDR, basée sur la désensibilisation et le retraitement d’informations négatives par des mouvements des yeux, est généralement utilisée en cas de stress post-traumatique et donne de bons résultats.

    Si les cauchemars persistent, on a recours à la thérapie cognitive par répétition d’images mentales.

« La personne reprend le scénario habituel du cauchemar, et en change le cours au moment où il dégénère. Elle imagine une fin plus positive qu’elle doit visualiser et répéter deux fois par jour pendant dix minutes pendant une semaine”, explique le Pr Arnulf.

Le cauchemar disparaît quand le cerveau, à force de répétition, a appris à « emprunter un autre chemin ».  Quatre séances sont généralement nécessaires.

En dernière intention, en cas de résistance à cette thérapie cognitive, certains médicaments (à base d’adrénaline comme les hypertenseurs) peuvent être prescrits. A savoir : les somnifères sont inefficaces.

Et quand le cauchemar est agité ?

Chez le jeune adulte, entre 18 et 30 ans, ce type de terreurs nocturnes avec cris ou hurlements, se focalise autour d’un danger imminent : un train qui arrive sur soi, un plafond qui s’effondre, des bêtes sur le lit qui vous attaquent. L’hypnose est généralement efficace.

Autre population particulièrement concernées : les plus de 65 ans. 8% des seniors ont ce type de cauchemars agités, pouvant aller jusqu’à la chute du lit, avec des gestes violents pouvant conduire malgré soi à se blesser ou à blesser son conjoint. La spécialiste du sommeil insiste sur le fait qu’il est indispensable de prendre en charge ces personnes car ces cauchemars traduisent aussi un risque élevé de développer dans les cinq ans une démence ou une maladie de Parkinson.

Entre ces deux tranches d’âge extrêmes, il est beaucoup plus rare d’avoir des cauchemars agités. Ils sont alors dus au manque de sommeil ou au stress. C’est notamment le cas des jeunes mamans.     

A savoir : certains médicaments, comme les bêtabloquants, ceux contenant de la dopamine, certains antidépresseurs et somnifères (Stilnox ou zolpidem), favorisent la survenue de cauchemars. 

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Est-ce que les plantes peuvent mémoriser et apprendre ?


 

La nature nous donne de très bonnes leçons sur les capacités de s’adapter, d’apprendre, et même de mémoriser. Les plantes en autres sont vraiment plus qu’une tige et des feuilles. Elles réagissent et garde en mémoire pour leurs rejetons pendant plusieurs générations, elles apprennent à mieux s’adapter à son milieu.
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Est-ce que les plantes peuvent mémoriser et apprendre ?

 

Fleur de mimosa pudique

Le mimosa pudique est connu pour son mouvement de rétractation rapide lorsque l’on touche ses feuilles.

JORGE GARCIA/VWPICS/SIPA

Stéphane Desmichelle Rédactrice en chef adjointe, pôle digital Sciences et Avenir

Pour commencer, les plantes ont elles une mémoire ? La réponse est oui. De nombreuses études ont prouvé que les plantes sont capables de se souvenir d’une modification de leur environnement et de s’y adapter.

Par exemple, en 2006, une équipe dirigée par Barbara Hohn, de l’Institut pour la recherche biomédicale Friedrich-Miescher (Basel, Suisse) a montré qu’Arabidopsis thaliana, une plante de la famille des crucifères garde en « mémoire » le souvenir d’évènement stressants et transmet même à sa descendance la capacité de s’adapter aux conditions difficiles. Pour étudier ce phénomène, ces cultures avaient été soumises à deux stress : certaines à un rayonnement ultraviolet et d’autres à une protéine bactérienne. Dans les deux cas, la plante a réagi en augmentant la fréquence des « recombinaisons homologues » lors des divisions cellulaires, des échanges de segments d’ADN semblables permettant de créer de la diversité génétique. Un réarrangement qui a persisté dans les quatre générations suivantes sans qu’il y ait eu besoin de soumettre à nouveau les descendantes aux mêmes facteurs de stress.

« Les plantes peuvent utiliser les molécules et les réseaux pour stocker les expériences récentes apprises »

Le point qui taraude les scientifiques est plutôt le suivant : quel peut bien être le support de cette mémoire dans la mesure où les plantes sont dépourvues de cerveau et de… neurones ? Pour la chercheuse australienne Monica Gagliano, les plantes posséderaient un système semblable au réseau neuronal des animaux.

« Les plantes peuvent utiliser les molécules et les réseaux pour stocker les expériences récentes apprises (c’est-à-dire les souvenirs) mais cela reste à explorer et à comprendre », explique-t-elle à Sciences et Avenir.

Une piste récente : les prions. Une étude britannique publiée en 2016 dans la revue PNAS a montré que ces fameuses protéines impliquées dans plusieurs maladies (Creutzfeldt Jakob, tremblante du mouton…), pourraient être le support de la mémoire chez les plantes. En effet, selon les travaux de l’équipe de Susan Lindquist (Université de Cambridge), les prions, qui ont la faculté de changer de forme et de fonction, joueraient un rôle central dans la mémorisation des variations de l’environnement vécues par la plante. Lors d’un changement de température, celui de la durée jour/nuit, une exposition au froid… la protéine se reconfigurerait d’une nouvelle manière, adoptant alors une nouvelle fonction. Les chercheurs ont d’ailleurs identifié dans la plante modèle Arabidopsis pas moins de 500 protéines pouvant se comporter comme des prions.

Le mimosa pudique s’exhibe

S’il est donc établi que les plantes sont dotées d’une mémoire, peut-on imaginer qu’elles puissent également d’apprendre ? Oui ! Preuve en est le mimosa pudique, ou la sensitive, plante tropicale rampante qui se rétracte quand on la touche. Au moindre effleurement de ses feuilles, elle referme ses folioles. Tout comme lorsque l’on déplace son pot. Un réflexe (utile dans une certaine mesure pour effrayer les insectes herbivores) que sont venus titiller des chercheurs. Monica Gagliano et son équipe ont mis au point un système capable de soulever des dizaines de pots de sensitive toutes les 5 secondes. Résultat, après 5 à 6 déplacements, certaines plantes arrêtent de se replier et, au bout de 60, plus aucune ne réagit. En revanche, si l’on frôle une feuille, la sensitive se rétracte immédiatement. Elle a donc appris que le déplacement du pot était sans danger. Et plusieurs semaines après les test, elle s’en « souvient » encore.

La même scientifique est allée plus loin et a établi en décembre 2016 qu’à l’instar des animaux (comme l’avait démontré Pavlov), les plantes apprennent par association. Elles pourraient en effet associer deux stimuli et ainsi apprendre, se souvenir des informations et faire des choix en conséquence. Dans l’étude, publiée dans Nature Scientific Reports, de jeunes plants de pois, Pisum sativum, ont été soumis à deux stimuli, la lumière et le vent, placés soit du même côté soit à l’opposé d’un labyrinthe en Y. Ils ont ensuite observé de quel côté poussaient les plantes. Au final, les jeunes pousses ont effectué des choix différents selon la configuration et anticipé l’endroit et le moment où la lumière allait apparaître.

 

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