Les noisettes de votre Nutella ont été récoltées par des enfants


Je n’aime pas le Nutella, mais nous devrions savoir comment les ingrédients sont réunis pour faire ce produit. Des migrants et des enfants ne devraient pas récolter des noisettes pour un salaire misère.
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Les noisettes de votre Nutella ont été récoltées par des enfants


Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque de noisettes. | Chris Liverani via Unsplash

Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque de noisettes. | Chris Liverani via Unsplash

Repéré par Mathilda Hautbois

Repéré sur BBC

En Turquie, des migrant·es kurdes, y compris des enfants, s’affairent durant de longues heures dans les champs de noisetiers pour un salaire dérisoire.

La cueillette des noisettes est épuisante. Mehmet Kelecki travaille environ dix heures par jour au sommet d’une montagne turque, sur des pentes très raides, chargé d’un sac de 35 kg de noisettes. Une famille de migrant·es kurdes travaille à ses côtés. Le père de famille secoue les branches des noisetiers, tandis que sa femme et ses enfants ramassent les fruits qui tombent sur le sol. Deux cueilleurs travaillent illégalement: Mustafa et Mohammed ont respectivement 12 et 10 ans, bien en dessous de l’âge minimum pour travailler en Turquie.

Le pays assure 70 % de l’approvisionnement mondial en noisettes. Son plus gros acheteur est la société Ferrero, le fabricant de la célèbre pâte à tartiner Nutella.

Les personnes employées pour la cueillette des noisettes sont souvent kurdes ou originaires des régions pauvres de la Turquie. Elles touchent un maximum de 10 euros par jour, (moins 15 $ cad) auxquels il faut retirer 10 % de commission.

«Ils font travailler leurs enfants comme des machines», a affirmé Kazim Yaman, copropriétaire du verger.

La plupart des exploitant·es doivent payer les enfants, car leurs parents insistent pour qu’ils travaillent.

«L’autre jour, j’ai vu le père mettre un sac très lourd sur les épaules de l’enfant. J’ai dit: “Qu’est-ce que tu fais?” Il a répondu: “Laissez-le s’y habituer.”», a ajouté avec regret le fermier.

Traçabilité défaillante

Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque, pour produire environ 365.000 tonnes de Nutella chaque année. L’entreprise veut rendre ses noisettes 100 % traçables d’ici à 2020, mais selon son dernier rapport (à paraître prochainement), le chiffre ne s’élève pour le moment qu’à 39 %.

Enginay Akcay fait partie des milliers de petits commerçant·es de noisettes. Il assure que Ferrero ne lui demande pas de qui proviennent les fruits, ni quelles sont les conditions de travail.

«Le travail des enfants n’a rien à voir avec nous. Le contrôle et la surveillance appartiennent à l’État et aux forces de sécurité», a-t-il insisté.

Le directeur général de Ferrero Hazelnut Company en Turquie, Bamsi Akin, a répondu aux témoignages recueillis par la BBC:

«Nous ne posons pas de questions sur la source exacte des noisettes, mais nous avons une autre manière de la suivre… Avant le début de la saison, nous avons parlé aux commerçants et nous avons démontré nos exigences de pratique sociale.» «Le système est-il complètement propre? Je pense que personne ne peut dire ça pour l’instant», a-t-il reconnu.

En 2012, Ferrero a lancé en Turquie le programme Farming Values, qui offre une formation gratuite à plus de 42.000 agriculteurs et agricultrices pour les aider à augmenter leurs revenus tout en restant libres de choisir à qui vendre leur récole.

L’entreprise propose également des formations aux producteurs et productrices, destinées à leur apprendre à rendre le secteur plus durable, connaître les droits des employé·es et faire de la prévention sur le travail des enfants.

http://www.slate.fr/

Ce bébé boit 1,5 L de café par jour car ses parents n’ont pas les moyens d’ache­ter du lait



Tout enfant même ceux qui vivent dans des pays les plus pauvres, devraient avoir le droit a des soins de bases. Des parents ne devraient pas avoir cette solution de donner du café a son enfant n’ayant pas assez d’argent pour le lait.
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Ce bébé boit 1,5 L de café par jour car ses parents n’ont pas les moyens d’ache­ter du lait

Crédits : Kompas/Junaedi

par  Malaurie Chokoualé Datou 

Origi­naire du village de Tonro Lima, dans la province indo­né­sienne du Sula­wesi occi­den­tal, Hadijah Haura se nour­rit exclu­si­ve­ment de café depuis huit mois. La chaîne de télé­vi­sion indo­né­sienne RCTI a décrit le 18 septembre au cours d’un repor­tage que les jeunes parents de cette fillette de 14 mois sont trop pauvres pour lui ache­ter du lait en poudre ou du lait de vache.

Chaque jour, ces parents lui font boire trois bibe­rons de café, soit envi­ron 1,5 L. Ses parents expliquent qu’ils ont conscience que le café est décon­seillé pour les enfants en bas âge, mais ils assurent qu’ils n’ont « pas le choix ». Le couple ne gagnant que 20 000 roupies indo­né­siennes par jour (soit 1,25 euro moins de 2 $ cad) en travaillant dans une coco­te­raie, leur maigre pécule couvre diffi­ci­le­ment les dépenses de la petite famille.

En Indo­né­sie, un mois de lait pour bébé coûte aux envi­ron de 500 000 roupies – les prix sont compa­rables à ceux de la France –, quand un paquet de café en poudre revient entre 2000 et 5000 roupies à super­mar­ché.

Alors qu’elle a passé près de la moitié de sa vie à boire du café, RCTI rapporte qu’Ha­dijah n’a pas déve­loppé pour l’ins­tant de problèmes médi­caux graves. Sa mère, Anita, recon­naît toute­fois que sa fille ne peut pas se coucher sans sa bois­son, sous peine de crises de colère.

Source : RCTI

https://www.ulyces.co/

Le téléphone portable


On se parle beaucoup, enfin du moins via SMS, vidéos partagées, réseaux sociaux. Étrangement, on s’isole trop souvent de ceux qui nous entourent

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Le téléphone portable



Le téléphone portable : cette chose qui te rapproche de ceux qui sont loin, mais qui t’éloigne de ceux qui sont juste à côté de toi …


Inconnu

Le Saviez-Vous ► Voici pourquoi laver la viande crue avant de la manger est une habitude dangereuse


Êtes-vous ceux qui lavent le poulet cru avant de le faire cuire, espérant ainsi d’enlever des bactéries ? Et bien, les bactéries restent, et même pire, elles se propagent dans l’évier et tout autour. De plus, le lavage des mains et des ustensiles est primordial
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Voici pourquoi laver la viande crue avant de la manger est une habitude dangereuse


Qu’elle soit disponible sur des étalages à l’air libre ou dans des barquettes sous vide, avant de la cuisiner, il pourrait sembler logique voire nécessaire, de laver la viande crue à l’eau avant de la préparer. Cependant, des chercheurs ont récemment démontré la dangerosité de cette pratique : laver la viande crue dans un évier, notamment le poulet, permet la propagation de nombreuses bactéries pathogènes aux surfaces et objets adjacents. 

Un nouveau rapport du département de l’agriculture des États-Unis (USDA) et de la North Carolina State University confirme ce que les chercheurs savent depuis longtemps : le fait de laver de la viande de poulet crue augmente le risque d’intoxication alimentaire.

Le poulet cru est souvent contaminé par des bactéries dangereuses telles que Salmonella, Campylobacter et Clostridium perfringens. Les maladies d’origine alimentaire, comme celles causées par ces bactéries, frappent un Américain sur six chaque année, selon le CDC. Mais rincer le poulet cru ne supprime pas ces agents pathogènes. Laver le poulet permet simplement à ces dangereux micro-organismes de se propager, potentiellement en se fixant sur une éponge ou un ustensile.

« Même lorsque les consommateurs pensent qu’ils nettoient efficacement après avoir lavé la volaille, cette étude montre que les bactéries peuvent facilement se propager à d’autres surfaces et aliments » explique Mindy Brashears, sous-secrétaire adjointe à la sécurité alimentaire de l’USDA.

Viande : la laver augmente considérablement la dispersion bactérienne

Les chercheurs ont recruté 300 participants pour préparer un repas à base de cuisses de poulet et de salade, en les divisant en deux groupes. Un groupe a reçu des instructions sur la préparation du poulet en toute sécurité, notamment : ne pas le laver, préparer la viande crue sur une planche à découper différente de celle des autres aliments et appliquer des techniques efficaces de lavage des mains. Le groupe de contrôle, lui, a été envoyé travailler dans les cuisines de test de l’université sans recevoir ces informations.

Tous les participants avaient déjà admis avoir lavé du poulet, citant l’habitude. À leur insu, les chercheurs ont dopé les cuisses de poulet avec une souche d’E. Coli inoffensive mais traçable. Les instructions préalables se sont avérées efficaces pour laver le poulet, 93% de ceux qui avaient reçu les consignes de sécurité ne lavaient pas leur poulet. Mais 61% des membres du groupe témoin l’ont fait et voici à quoi ressemblaient leurs éviers même après avoir pensé à les nettoyer :

bacterie evier

Après avoir lavé leur poulet, les éviers des participants étaient colonisés par la bactérie E. coli. Crédits : USDA

Parmi ceux-ci, 26% se sont retrouvés avec E. coli dans leur salade. Mais les chercheurs ont été surpris de constater à quel point les bactéries se propagent encore, même lorsque les gens évitent de laver leur poulet. Parmi les personnes qui n’ont pas lavé leur poulet, 20% ont quand même eu E. coli dans leur plat.

Une méthode de préparation de la viande afin de minimiser la contamination bactérienne

Ils soupçonnent que cela était dû au fait que les participants ne décontaminaient pas correctement les mains, les surfaces et les ustensiles et suggèrent les conseils de sécurité pour la préparation de la viande suivants :

  • Ne préparer la viande qu’en dernier, après d’autres aliments comme les fruits et les légumes

  • Utiliser une planche à découper dédiée pour la viande crue

  • Ne pas laver la viande crue

  • Se laver les mains avec du savon pendant au moins 20 secondes entre le contact avec de la viande crue et autre chose

  • Utiliser un thermomètre pour aliments pour vous assurer que le poulet est chauffé à au moins 73 °C  avant de le manger

« Le lavage ou le rinçage de la viande et de la volaille crues peut augmenter le risque de propagation des bactéries dans votre cuisine. Mais ne pas se laver les mains pendant 20 secondes immédiatement après avoir manipulé ces aliments crus est tout aussi dangereux » conclut Carmen Rottenberg, administratrice du service d’inspection et de sécurité des aliments de l’USDA

https://trustmyscience.com/

Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climat


Greta Thumberg a réussi à rassembler des millions de jeunes et moins jeunes ainsi que des entreprises pour une grève mondiale pour le climat. Partout, dans le monde, Pacifique à l’Arctique des jeunes veut réveiller le monde pour agir face aux changements climatiques. C’est leur avenir qu’il est question. Tout le monde doit se sentir concerner en temps qu’individu qu’entreprise, que les gouvernements.Il est plus que temps qu’on écoute les jeunes.
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Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climat


Du Pacifique à l’Arctique, les jeunes marchent pour le climatPhoto: MARTIN OUELLET-DIOTTE / AFPUne grande marche contre les changements climatiques est prévue à Montréal le 27 septembre.

Plus d’hésitations, des actions! Du Pacifique à l’Arctique, en Ouganda comme à Tokyo, Hambourg, Bruxelles ou Peshawar, des foules immenses de jeunes ont rejoint vendredi la «grève mondiale pour le climat» afin d’exiger des générations au pouvoir des actions contre la catastrophe climatique annoncée.

S’il n’y a encore aucun chiffre officiel sur le nombre de jeunes participants à ces manifestations, la jeune Suédoise Greta Thunberg qui a pris l’initiative à l’été 2018 de ce mouvement, s’est réjouie qu’ils soient «des millions», dans un entretien avec l’AFP.

«J’espère que cela marquera un tournant pour la société, en montrant combien de personnes s’investissent là-dedans, combien de personnes mettent la pression sur les dirigeants, surtout avant le sommet de l’ONU sur le climat» lundi prochain à New York, a-t-elle ajouté.

A cette occasion, les jeunes boycottent les salles de classe pour faire pression sur leurs aînés afin qu’ils prennent des mesures drastiques pour enrayer l’envol des températures provoqué par les activités humaines.

La journée doit culminer avec une manifestation monstre à New York.

«Nous ne coulons pas, nous nous battons!»

C’est par ce cri que des élèves d’atolls du Pacifique — Vanuatu, Salomon, Kiribati — dont l’existence même est menacée par la montée des eaux ont inauguré la journée de protestation, au moment où le soleil se levait sur l’océan.

Sydney, Séoul, Manille, Bali, Jakarta, Tokyo, Bombay, New Delhi, Peshawar, toute l’Asie-Pacifique s’est mobilisée pour ce «Friday for Future» planétaire.

Ils étaient plus de 300 000 en Australie, plus du double qu’en mars, au cours d’un premier mouvement similaire.

«C’est notre avenir qui est en jeu», a lancé à Sydney Will Connor, 16 ans. «Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux», a renchéri à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes «ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses».

Ils étaient des milliers aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation du niveau des océans.

«Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique et notamment des typhons», a dit Yanna Palo, 23 ans, dans le défilé de Manille.

Du Pacifique à l’Arctique en passant par l’Afrique

La multiplication des phénomène extrêmes liés au réchauffement renforce le sentiment d’urgence.

«Je suis sûr que les dinosaures pensaient aussi qu’ils avaient le temps», a proclamé une pancarte à Islamabad.

A Kampala, la capitale de l’Ouganda qui borde le lac Victoria, le plus grand d’Afrique, touché de plein fouet par les effets du changement climatique, plusieurs centaines de jeunes ont défilé, comme Cissy Mukasa, 12 ans, dont la pancarte accuse:

«Combien de personnes doivent mourir avant que vous n’agissiez?»

D’autres manifestation, assez petites il est vrai, ont eu lieu en Afrique, souvent restée à l’écart des mobilisations, à Nairobi, Johannesburg ou Accra.

«Si nous n’agissons pas, nous n’aurons plus de planète», s’est alarmée Ellen Lindsey Awuku, 26 ans, jeune organisatrice du défilé ghanéen.

Le mouvement s’est propagé jusqu’aux tréfonds de l’Arctique, une région qui se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète. A Longyearbyen, le chef-lieu de l’archipel norvégien du Svalbard, à un gros millier de kilomètres du pôle Nord, environ 80 personnes chaudement emmitouflées ont sillonné les rues derrière des pancartes proclamant «ça chauffe ici» ou «pas cool sans glace».

Au total, plus de 5000 événements étaient prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, s’est adressée par lien vidéo, en suédois, aux milliers de manifestants (8000 selon la police) rassemblés sur une place de Stockholm.

«Nous allons faire pression sur eux, tellement de pression qu’ils ne pourront pas faillir. Nous avons montré ce que nous voulions et c’est maintenant à eux de prouver qu’ils nous écoutent vraiment».

L’Europe n’est pas en reste

Plus d’un million de personnes, selon les organisateurs, sont descendues dans les rues pour la défense du climat en Allemagne, où les partis de la fragile coalition gouvernementale d’Angela Merkel ont accouché au forceps d’une stratégie pour le climat représentant 100 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030.

A Bruxelles, 15 000 personnes ont défilé, comme Tom Baguette, un étudiant pour qui les politiques «font semblant d’entendre». Elles étaient des milliers aussi au Royaume-Uni, comme Laura-Louise Fairley, qui a manifesté à Londres «au nom de (sa) fille», âgée de quatre ans, face à la «perspective assez terrifiante» des effets du réchauffement climatique.

A Paris, Jeannette, 12 ans, est allée, comme un peu moins de 10 000 personnes, manifester accompagnée de son père Fabrice.

«C’est mon anniversaire et j’ai demandé à venir, la situation me rend triste, on est dans le caca et on fait n’importe quoi», a lancé la collégienne.

Des entreprises se mobilisaient aussi, certaines donnant congé à leurs salariés, voire fermant des magasins «On se voit dans la rue», a ainsi lancé le fonds de pension australien Future Super, qui a rallié 2000 entreprises à une initiative favorable à ce mouvement.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes Sud-Américains, Européens, Asiatiques et Africains y sont attendus.

Et vendredi 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial sur le climat lundi à l’ONU doit réunir une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump et son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l’idée d’une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU.

https://journalmetro.com/

Extraterrestres et base secrète dans le désert du Nevada : la mobilisation fait un flop


Enfin du compte, la zone 51 n’a pas été envahi, il y a eu beaucoup moins de monde que prévu et aucune altercation entre la police, l’armée et les manifestants, sauf peut-être une seule personne qui aurait uriner a l’entrée du site.

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Extraterrestres et base secrète dans le désert du Nevada : la mobilisation fait un flop

PHOTO JIM URQUHART, REUTERS

(Los Angeles) Les réseaux sociaux annonçaient deux millions de personnes pour « donner l’assaut » à une base secrète de l’armée américaine dans le désert du Nevada, accusée par les conspirationnistes de tout poil d’y cacher des extraterrestres : ils ne sont finalement pas plus d’une centaine à avoir fait le déplacement.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Tout a commencé par un message sur Facebook organisant un événement intitulé « Prenons d’assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous ». 

L’idée était d’envahir le 20 septembre à 3 h du matin cette fameuse « Zone 51 », une base de l’US Air Force si secrète que son existence même n’a été reconnue par la CIA qu’en 2013.

Relayé par les médias et moqué par les humoristes, l’événement avait fait grand bruit, incitant même l’armée américaine à adresser une sévère mise en garde aux audacieux qui auraient vraiment l’idée d’envahir le site.

Au total, deux millions de personnes s’étaient inscrites lorsque Facebook a supprimé début août l’événement, qui ne respectait pas ses critères de publication.

Seul hic : Matthew Roberts, l’initiateur de cet événement, a depuis reconnu qu’il s’agissait d’une simple blague qui lui était passée par la tête « quand il s’ennuyait à 2 h du matin ». Le jeune homme dit avoir été inspiré par un autre message Facebook qui appelait à voler les 10 000 lacs du Minnesota, avoir trouvé l’idée de la « zone 51 » pour faire encore plus loufoque puis être allé se coucher.

Selon des médias locaux, seule une centaine de personnes, souvent déguisées ou portant parfois un bonnet en papier d’aluminium pour se protéger des ondes, a finalement répondu à l’appel dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un rassemblement plutôt festif qui s’est soldé par une seule arrestation.

PHOTO BRIDGET BENNETT, AGENCE FRANCE-PRESSE

L’infortuné contestataire est un homme ayant uriné sur l’entrée du site, dont la route d’accès avait été fermée environ 1,5 km en amont par les autorités.

PHOTO BRIDGET BENNETT, AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon le shérif local, les « festivals » organisés dans deux bourgades voisines en marge du rassemblement n’ont attiré qu’environ 1500 personnes, bien moins qu’attendu par les organisateurs.

https://www.lapresse.ca/

L’Homme de Denisova a enfin un visage


On sait que la science peut reconstituer les visages grâce aux crânes, mais maintenant, on peut aussi faire une reconstitution grâce à l’ADN. Imaginer une jeune fille décédée il y a 70 000 ans. Une Denisovienne n’ayant que quelques os et c’est son auriculaire qui a donné son ADN pour une reconstitution du visage. Ce procédé est fiable a 85 %. C’est étonnant !
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L’Homme de Denisova a enfin un visage


Pour la première fois, l’Homme de Denisova a un visage. Cela fait presque dix ans, depuis sa découverte fortuite dans une grotte de Sibérie, que ce cousin de l’Homme moderne reste caché derrière un voile de mystère. Aujourd’hui, des chercheurs lèvent une partie de ce voile en reconstituant l’apparence physique d’une jeune fille dénisovienne qui a vécu voici plus de 70.000 ans.

On sait à quoi ressemblait l’Homme de Néandertal. Mais grâce à l’ADN, des scientifiques israéliens ont réussi à donner corps et visage à un autre de nos anciens cousins, le Dénisovien, disparu il y a 50.000 ans.

Des Hommes de Denisova, dont les premiers restes ont été découverts en 2008, les scientifiques ne connaissaient que peu de choses: des dents, des bouts d’os et une mâchoire inférieure retrouvés. Trop peu pour savoir à quoi ils ressemblaient. Les scientifiques israéliens de l’université hébraïque de Jérusalem, sous la direction du professeur Liran Carmel, ont utilisé les évolutions des blocs de l’ADN retrouvé sur ces fragments afin de deviner quels gènes étaient activés et reconstruire ainsi l’apparence physique de ces lointains cousins. L’étude paraît dans Cell Press.

Le visage d'un Dénisovien a été reconstitué pour la première fois. Il s'agit d'une jeune fille d'environ 13 ans, morte depuis plus de 70.000 ans, dont les restes ont été retrouvés dans la grotte de Denisova dans l'Altaï, en Sibérie. © Maayan Harel

Le visage d’un Dénisovien a été reconstitué pour la première fois. Il s’agit d’une jeune fille d’environ 13 ans, morte depuis plus de 70.000 ans, dont les restes ont été retrouvés dans la grotte de Denisova dans l’Altaï, en Sibérie. © Maayan Harel

La première reconstitution d’un Dénisovien

« Il est très difficile de partir des séquences de l’ADN pour dessiner l’anatomie » de son propriétaire, explique le professeur Carmel, en présentant les résultats de leurs recherches à Jérusalem. « La police, partout dans le monde, rêverait de prélever de l’ADN d’une scène de crime et pouvoir identifier (physiquement) un suspect. »

56 différences entre le Dénisovien et l’Homme moderne.

Les scientifiques ont développé une nouvelle méthode, « fiable à 85 % », ajoute-t-il. Ainsi, ils ont pu reconstituer, pour la première fois et après trois ans de travail, l’aspect général des Dénisoviens, poursuit-il. Ils ont ainsi pu mettre en lumière 56 différences entre le Dénisovien et l’Homme moderne, ainsi qu’avec l’Homme de Néandertal. Le Dénisovien avait par exemple un petit front, contrairement à l’Homme moderne, mais similaire à celui des Néandertaliens.

« Les Dénisoviens sont plus proches de l’Homme de Néandertal que de nous, car ils sont plus proches sur l’échelle de l’évolution », fait remarquer le professeur Carmel.

Le scientifique espère que cette reconstitution permettra d’authentifier des crânes découverts en Chine il y a quelques années et qui semblent, par leur largeur, appartenir aux Dénisoviens.

Le professeur Liran Carmel montre à Jérusalem, le 19 septembre 2019, une sculpture en 3D du visage supposé d'un Homme de Denisova. © Menahem Kahana/AFP

Le professeur Liran Carmel montre à Jérusalem, le 19 septembre 2019, une sculpture en 3D du visage supposé d’un Homme de Denisova. © Menahem Kahana/AFP

    Un nouveau chapitre dans l’évolution humaine

    Ces conclusions ont été possibles grâce à la découverte d’un os de l’auriculaire dans une grotte en Sibérie, près de la Mongolie, a raconté Erella Hovers, professeure d’archéologie préhistorique à l’université hébraïque de Jérusalem. Des chercheurs, majoritairement russes, y mènent des fouilles depuis une quarantaine d’années.

    L’os appartient à « une fille Dénisovienne de 13 ans, qui est morte dans la grotte de Denisova en Sibérie, il y a environ 70.000 ans, et elle nous a laissé son tout petit os rose, commente le professeur Carmel. Cet os de l’auriculaire a ouvert un tout nouveau chapitre dans l’évolution de l’homme », souligne-t-il.


    La reconstitution de l’apparence physique d’une jeune Dénisovienne à partir d’une analyse génomique comparative. © Cell Press

    Les Dénisoviens et les Néandertaliens se sont séparés il y a 400.000/500.000 ans, devenant deux espèces distinctes du genre Homo (les Homo sapiens en formant une autre). En quittant l’Afrique, les Néandertaliens se sont dispersés en Europe et dans l’ouest de l’Asie, tandis que les Dénisoviens se sont dirigés vers l’Asie de l’Est. Les Hommes de Denisova se sont éteints il y a 50.000 ans, mais les scientifiques ignorent pourquoi.

    Ces lointains cousins ont laissé une partie de leur génome à certains Homo sapiens : moins de 1 % chez les populations asiatiques et amérindiennes, et jusqu’à 5 % pour les aborigènes d’Australie ou les Papous de Nouvelle-Guinée. Ils auraient également transmis un gène aux Tibétains qui leur permet de respirer à haute altitude.

    Des Néandertaliens ont émigré dans les régions où se trouvaient des Hommes de Denisova, rappelle Erella Hovers. Les scientifiques ont même trouvé un fragment d’os d’une fille née d’un père dénisovien et d’une femme néandertalienne, dit-elle. 

    « Quelle était leur relation culturelle et comment interagissaient-ils? », s’interroge la professeure, avant de préciser : c’est maintenant aux archéologues de le déterminer.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs présentent pour la première fois un portrait de l’Homme de Denisova, lointain cousin de l’Homme moderne dont on sait encore peu de choses.

  • Il s’agit d’une jeune fille âgée de 13 ans au moment de sa mort, il y a quelque 70.000 ans.

  • Son visage a été reconstitué à partir de l’ADN prélevé sur un de ses os retrouvé dans la grotte de Denisova et d’une comparaison avec les génomes de Néandertal et de Homo sapiens.

https://www.futura-sciences.com/