Les réseaux sociaux et la télévision seraient liés à la dépression chez les adolescents


Il semblerait que ce ne soit pas le temps passé devant un ordinateur ou à des jeux vidéo, qui font augmenter la dépression à l’adolescence, mais les réseaux sociaux et la télévision. Ces constatations pourraient peut-être mieux aider ces jeunes à reprendre l’estime de soi.
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Les réseaux sociaux et la télévision seraient liés à la dépression chez les adolescents



AUDREY-MAUDE VÉZINA
La Presse

Passer plus de temps sur les réseaux sociaux ou à regarder la télévision serait lié à une augmentation de la dépression chez les adolescents, constatent des chercheurs du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine.

Dans leur recherche, Patricia Conrod, professeure de psychiatrie à l’Université de Montréal (UdeM) et au CHU Sainte-Justine, et Elroy Boers, chercheur postdoctoral au département de psychiatrie de l’UdeM, ont étudié quatre types d’activités sur écran : les réseaux sociaux, la télévision, les jeux vidéo et la navigation sur l’ordinateur. Les résultats montrent que ce n’est pas le temps passé devant l’écran qui augmente la dépression. En effet, les jeux vidéo et la navigation sur l’internet ne seraient pas des activités liées à une augmentation des cas de dépression à l’adolescence, contrairement aux réseaux sociaux et à la télévision.

L’étude, publiée dans la revue scientifique JAMA Pediatrics, regroupe les données de 3826 adolescents canadiens de 12 à 16 ans. Durant quatre ans, ces jeunes devaient évaluer leur temps passé devant l’écran pour chacun des quatre types d’activités. Ils devaient aussi remplir des questionnaires concernant divers symptômes dépressifs, comme les pensées suicidaires, la tristesse et le désespoir.

L’analyse des données de ces adolescents démontre un effet linéaire.

« S’il y avait une augmentation de l’usage, on voyait une augmentation des symptômes de dépression, alors que s’il y avait une diminution de l’usage, on notait une réduction des symptômes », rapporte Patricia Conrod.

Estime de soi et chambre d’écho

Dans leur étude, les chercheurs ont mis à l’épreuve trois hypothèses pour expliquer le lien avec la dépression. La première considérait l’effet de la réduction des activités physiques due au temps passé devant l’écran, mais les résultats n’appuyaient pas cette hypothèse. Les données indiquaient davantage un lien avec la deuxième hypothèse : la diminution de l’estime de soi.

« Ce qui est particulier dans le cas de la télévision et des réseaux sociaux, c’est que les jeunes partagent et regardent du contenu qui implique d’autres jeunes qui sont dans des situations plus favorables que la leur. Plus ils passent de temps devant ces deux types de plateformes, plus leur estime de soi diminue. Ça pourrait expliquer la relation entre ces deux types de plateformes et les symptômes de dépression », avance la professeure.

Les résultats de l’étude montrent aussi que les réseaux sociaux pourraient augmenter les symptômes de dépression chez ceux qui en souffrent déjà. Ces observations indiquent un lien avec la troisième hypothèse, celle des « spirales qui se renforcent ».

« On pense que c’est lié au fait que les algorithmes des réseaux sociaux présentent du contenu en lien avec votre comportement. Le contenu que vous choisissez influencera le contenu qui vous sera envoyé par la suite. Cet aspect des réseaux sociaux renforcera le risque chez les jeunes », analyse Patricia Conrod.

La professeure espère que les résultats pourront aider à prévenir la dépression.

« On pourrait aider les jeunes à mieux comprendre l’incidence potentielle des types de contenus sur leur santé mentale et leur estime de soi, ou les aider à avoir une perspective plus équilibrée sur les images et le contenu présenté. »

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Ils font des selfies avec une pieuvre capable de tuer 26 personnes en une morsure


Un gars chanceux ! En Australie, des vacanciers ont été en contact avec une pieuvre aux anneaux bleus. Et pourquoi pas un égoportrait avec cette créature sur le bras !! Le hic, c’est que cette petite pieuvre a un poison vraiment puissant. Il en a un qui a été chanceux de ne pas avoir eu une morsure.
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Ils font des selfies avec une pieuvre capable de tuer 26 personnes en une morsure

Crédits : Ross Saun­ders / Face­book

par  Nicolas Pujos

Une simple morsure aurait pu tuer sur le coup Ross Saun­ders et John-Paul Lennon. En vacances en Austra­lie, ces deux back­pa­ckers irlan­dais ont risqué leur vie en jouant avec une petite pieuvre aux anneaux bleus toute mignonne dont le venin est assez puis­sant pour tuer 26 hommes adultes, rela­tait l’Irish Post le 16 juillet 2019.

C’est lors d’une partie de pêche que les deux Irlan­dais ont remonté un animal inha­bi­tuel que les habi­tants ne semblaient pas recon­naître, a confié Ross Sanders à la chaîne de télé­vi­sion austra­lienne 7News :

« J’ai demandé à tout le monde si c’était dange­reux, et tout le monde m’a répondu que non, alors j’ai pensé que ce serait sympa de prendre une photo. »

John-Paul Lennon confirme les propos de Saun­ders.

« Ross a essayé de prendre des photos de tous les animaux, notam­ment des koalas. Il voulait une photo avec la pieuvre sur son bras. »

Ce qu’il a fait. Or l’ani­mal en ques­tion a la parti­cu­la­rité de diffu­ser un venin 1000 fois plus fort que le cyanure.

En quelques minutes, les premiers symp­tômes appa­raissent : un engour­dis­se­ment des lèvres et de la langue, puis la respi­ra­tion devient de plus en plus diffi­cile. S’en­suit une para­ly­sie complète des muscles respi­ra­toires. Les victimes semblent alors perdre conscience, certaines ne pouvant pas répondre à l’ap­pel de leur nom.

Ross Saun­ders a résumé leur séjour en Austra­lie sur sa page Face­book :

« Regar­der deux couchers de soleil incroyables, voir des dauphins et attra­per une pieuvre aux anneaux bleus, l’un des animaux les plus dange­reux du monde sans même s’en rendre compte. »

Sources : The Irish Post/7News Bris­bane

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Le temps


En vieillissant, on remarque que le temps à passer plus vite que l’on croit et pourtant, combien de fois, le temps nous a paru interminablement long.

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Le temps




Ce n’est pas que la vie soit courte, c’est que le temps passe vite…


Henri Jeanson

Le Saviez-Vous ► Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur Terre


Quand on voit l’argent dépensé pour tout ce qui est en relation avec l’espace, on se demande si cela vaut vraiment la peine. Ce sont des sommes astronomiques qui y passent. Cependant, c’est grâce à l’exploration spatiale que la technologie est accessible aussi pour l’humanité, que ce soient les ordinateurs, les souliers de sports, des couvertures de survie …
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Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur Terre

Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur TerrePhoto: NASA/AFPL’astronaute américain Buzz Aldrin lors de la mission spatiale Apollo 11

La mission Apollo 11 du premier pas sur la Lune, dont le cinquantième anniversaire est célébré ce mois-ci, a catalysé de nombreuses percées scientifiques et technologiques.

Pour Apollo, la Nasa a construit la plus puissante fusée de l’histoire, la Saturn V, développée par l’équipe d’ingénieurs du transfuge nazi Wernher von Braun.

Mais grâce aux crédits généreux accordés par le Congrès américain, de l’ordre de 150G$ US d’aujourd’hui pour les trois premiers programmes de vols habités, la Nasa et l’industrie spatiale ont produit des innovations importantes.

«Apollo fut un laboratoire pour tenter de résoudre les gigantesques problèmes d’ingénierie auxquels nous nous heurtions», dit à l’AFP Brian Odom, historien au centre spatial Marshall de la Nasa.

En voici plusieurs exemples.

Révolution informatique

Jusqu’aux années 1960, les ordinateurs remplissaient des pièces entières et étaient composés de milliers de tubes à vide, très gourmands en énergie.

Tout a changé avec l’arrivée des disques durs de type «solid state» et de transistors rendant possible une miniaturisation suffisante pour être embarqués dans un véhicule spatial.

«Les fusées devaient fournir une très forte poussée, mais il fallait aussi réduire la masse et augmenter la puissance à bord pour l’informatique», dit G. Scott Hubbard, ancien directeur du centre de recherche Ames de la Nasa, près de San Francisco.

Cette évolution était déjà en route avant Apollo, mais c’est ce programme qui a accéléré l’avènement de cette nouvelle informatique… et, in fine, de la Silicon Valley.

Purificateur d’eau

La Nasa a développé un petit appareil de purification d’eau, pesant 255 milligrammes et tenant dans la main. Il purifiait l’eau en relâchant des ions argent, sans chlore.

La technologie a ensuite été adoptée pour tuer les microbes dans les systèmes collectifs de distribution d’eau.

Repas lyophilisés 

Un autre problème des voyages spatiaux est qu’il fallait conserver la nourriture sans réfrigérateur, qui prennent trop de place et consomment de l’énergie.

Les chercheurs de la Nasa ont donc perfectionné une technique appelée lyophilisation: la déshydratation à très basse température d’aliments, afin d’en garder la forme et les nutriments mais sans eau, avec une masse grandement réduite. Des emballages empêchaient l’humidité et l’oxygène de les pénétrer.

IRM

Des techniques d’analyse numérique d’images développées par un centre de la Nasa pour améliorer les images de la surface de la Lune ont trouvé des applications dans d’autres domaines, et notamment en médecine, dans les techniques d’imagerie CT-scan et IRM.

Des bottes lunaires aux baskets 

Les bottes de Neil Armstrong et des astronautes ayant foulé le sol lunaire étaient fabriquées dans des matériaux dont certains ont franchi le pas vers le monde des baskets.

Un ingénieur d’Apollo, Al Gross, est notamment parvenu à compenser l’usure des milieux des semelles de chaussures athlétiques en réutilisant les techniques d’absorption des chocs des bottes spatiales, selon un numéro du magazine Spinoff de la Nasa en 1991.

Couvertures de survie

Les couvertures de survie utilisées aujourd’hui par les premiers secours dans le monde entier ont été inventées par la Nasa, pour protéger les astronautes et leurs instruments de vol des rayons solaires et éviter la surchauffe.

Elles sont très simples, composées d’un film de plastique doublé d’un film d’aluminium très fin, reflétant les rayons infrarouges.

Outils sans fil 

Les astronautes d’Apollo avaient une mission géologique: forer le sol lunaire pour récupérer des échantillons de roche, jusqu’à trois mètres de profondeur.

Black & Decker a développé un algorithme afin d’optimiser le moteur de la perceuse et réduire la consommation d’énergie… Une technologie appliquée plus tard dans les aspirateurs sans fil.

Combinaisons

L’espace est un endroit extrême, avec de terribles variations de températures, entre le froid du vide spatial et les milliers de degrés subis par la capsule pendant la rentrée atmosphérique, sans compter les radiations solaires.

L’armée américaine et la Nasa ont développé une fibre appelé PBI (polybenzimidazole synthétique) dans les années 1950 et 1960, qui a fini par être adoptée par les pompiers dans les années 1970.

Pour l’historien de la Nasa Brian Odom, c’est un exemple parmi d’autres du rôle moteur de l’État américain.

 «Aucune entreprise n’aurait pu le faire», dit-il. «Mais c’était ça, Apollo. Et le programme spatial continue à le faire aujourd’hui».

Retour sur investissement? 

Il n’y a aucun doute que le retour sur investissement, pour l’économie américaine, est positif. Mais ce serait une erreur de n’appréhender l’impact de la recherche spatiale qu’en termes économiques, dit Casey Dreier, de l’organisation The Planetary Society.

«C’était avant tout une démonstration des capacités technologiques et organisationnelles, un message envoyé par les États-Unis non seulement à l’Union soviétique, mais aussi aux pays qui venaient d’être décolonisés après la chute des pouvoirs européens» et devaient choisir entre capitalisme et communisme, dit-il.

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Une tortue à deux têtes naît en Malaisie


Ce n’est pas la première fois qu’une tortue à 2 têtes naît, c’est quand même un phénomène rare. Chaque tête avait le contrôle de sa nageoire, mais pouvait nager en unisson. Malheureusement, la tortue n’a pas survécu, étant une proie facile.
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Une tortue à deux têtes naît en Malaisie

Le bébé tortue a été découvert sur l'île... (PHOTO AFP)

Le bébé tortue a été découvert sur l’île de Mabul au large de la partie de Bornéo appartenant à la Malaisie, parmi quelque 90 bébés tortues nés récemment dans un nid.

PHOTO AFP


Agence France-Presse
Kuala Lumpur

Un bébé tortue à deux têtes est né en Malaisie, mais n’a survécu que quelques jours, captivant l’attention des défenseurs de l’environnement.

Il a été découvert sur l’île de Mabul au large de la partie de Bornéo appartenant à la Malaisie, parmi quelque 90 bébés tortues nés récemment dans un nid.

C’était une créature « absolument fascinante », selon le biologiste marin David McCann, employé de SJ SEAS, organisation de préservation de l’environnement dépendant du centre de plongée Scuba Junkie, qui s’occupe du nid. 

« La tête droite semble contrôler la nageoire avant-droite, et la tête gauche la nageoire avant-gauche. Pourtant (les deux têtes) sont capables de coordonner leurs mouvements pour marcher et nager », a-t-il expliqué dans un communiqué.

« Nous avons vu quelque 13 000 bébés tortues sortir de l’écloserie, mais n’avons jamais vu quelque chose comme ça auparavant », a ajouté le président de SJ SEAS Mohamad Khairuddin Riman.

Mais la tortue est morte mercredi, a indiqué à l’AFP Sen Nathan, vétérinaire employé par la direction de la faune de l’État de Sabah.

La cause de sa mort est encore inconnue, mais elle avait de toutes façons très peu de chance de survivre longtemps dans la nature, a-t-il ajouté.

« Elle aurait été happée par un oiseau de proie parce qu’elle ne pouvait pas bien nager », a-t-il expliqué.

Le cas est rare mais n’est pas inconnu. Une tortue à deux têtes avait été découverte en 2014 sur une île au large de la côte orientale de Malaisie et avait survécu trois mois, selon M. Nathan.

Les tortues vertes (Chelonia mydas), l’une des plus grandes tortues de mer, vivent principalement dans les eaux tropicales et subtropicales.

Classées parmi les espèces menacées, elles souffrent d’une réduction de leur zone d’habitat et de braconniers à la recherche de leur viande et leurs oeufs.

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Un nouveau dinosaure à bec de canard découvert dans l’Utah


Un bien drôle de dinosaure. Il n’était pas bien méchant malgré qu’il pût avoir jusqu’à 800 dents. Une belle dentition pour un herbivore.
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Un nouveau dinosaure à bec de canard découvert dans l’Utah


Larry Felder

Un membre jusqu’ici inconnu du groupe des dinosaures à bec de canard, Gryposaurus monumentensis, a été découvert dans le sud de l’Utah, révèle mercredi le Zoological Journal of The Linnean Society.

Plusieurs centaines de dents

Son crâne, de 76 cm de long, avait été trouvé en 2002 par un… fabricant de meubles de Pennsylvanie, déclenchant des fouilles approfondies deux années plus tard. Les restes de l’animal ont été mis au jour dans la formation de Kaiparowits, une couche géologique remontant à une période proche de la fin du crétacé (vieille de 75 millions d’années), en plein milieu du Grand Staircase-Escalante National Monument (le plus grand espace protégé des Etats-Unis, après le Parc national de Yellowstone).

Les mâchoires, hérissées de plus de 300 dents disponibles pour découper en tranches la matière végétale la plus dure, contiennent, à l’intérieur de l’os, de nombreuses dents de rechange, signifiant que ce gryposaure pouvait en porter jusqu’à 800 au moins, relèvent les auteurs de l’étude publiée dans la revue de la Société linnéenne de Londres.

Herbivore pacifique

Le nom de Gryposaurus monumentensis que lui ont donné ses parents scientifiques, Terry Gates et Scott Sampson, du Muséum d’histoire naturelle de l’université de l’Utah, à Salt Lake City, signifie littéralement «Lézard à bec en crochet» du parc du «Monument».

Cet animal, que Terry Gates n’hésite pas à qualifier de «monstre», était un pacifique herbivore faisant partie des hadrosaures, dinosaures dits à bec de canard, dont la taille variait généralement entre sept et dix mètres de long.

La dernière découverte, résument Terry Gates et Scott Sampson, montre que ces dinosaures formaient un genre très varié d’hadrosaures et qu’ils étaient largement répandus pendant plus de cinq millions d’années entre l’Alberta (Canada), au nord, et l’Utah sinon le Texas, bien plus au sud.

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Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


iNaturalist est une application qui permet d’avoir des informations sur une plante, insecte ou un animal. En téléversant une photo du sujet qui nous intrigue, un algorithme vous dira ce que ce pourrait être et une communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit. Tout cela comme le jeu de Pokémon Go … sauf que c’est plus instructif.
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Des applications nature pour identifier les espèces de votre jardin


Une tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea) sur une feuille.

Des applications comme iNaturalist sont conçues pour vous aider à identifier des espèces comme cette tordeuse à barre oblique (Graphocephala coccinea).

PHOTO : EMILY CHUNG/CBC

Radio-Canada

Vous êtes-vous déjà demandé le nom d’une plante ou d’un insecte de votre jardin ou de votre quartier? Des applications pour téléphone intelligent à la Pokémon Go permettent d’identifier des créatures, mais dans la vie réelle.

L’une des plus populaires est iNaturalist, qui compte 640 000 utilisateurs et utilisatrices dans le monde. Elle permet de garder les yeux ouverts sur l’incroyable variété d’espèces qui nous entourent grâce à l’intelligence artificielle.

Téléversez une photo de la plante ou de l’animal qui vous intrigue, et un algorithme vous dira ce que ce pourrait être. De plus, la communauté d’iNaturalist est mise à profit pour confirmer de quelle espèce il s’agit et préciser l’algorithme. L’application comprend aussi une carte des espèces que vous avez aperçues et des « missions » pour identifier celles que vous ne connaissez pas, mais qui sont néanmoins présentes dans les alentours.

« C’est un peu comme Pokémon Go. Combien pourrez-vous en trouver? », explique Carrie Seltzer, qui travaille pour l’application.

 Elle explique que même une pelouse en apparence banale, voire une craque de trottoir, peut receler une grande variété d’espèces.

« Quand je marche en ville, c’est un peu comme une chasse au trésor », dit celle qui vit à Washington.

Plus qu’un jeu

Mais contrairement à Pokémon Go, iNaturalist n’est pas qu’un jeu. L’application, qui s’appuie sur le concept de « science citoyenne », collecte des données qui peuvent être utiles à des biologistes et des organismes de conservation des espèces et des populations animales. La Fédération canadienne de la faune et de la flore et le programme pour la biodiversité du Musée royal de l’Ontario soutiennent la version canadienne de l’application.

L’application iNaturalist, qui recense 23 millions d’observations dans le monde, n’est pas unique en son genre. Certaines sont restreintes à des lieux précis tandis que d’autres s’attardent à des espèces en particulier. C’est le cas d’eBird, une application d’ornithologie qui compte plus de 590 millions d’observations.

Le site Internet IPapillon, de son côté, se spécialise dans les papillons. Lancé en 2011 par Jeremy Kerr, un biologiste de l’Université d’Ottawa, il est aussi soutenu par Espace pour la vie, à Montréal.

Dans un article publié l’an dernier dans le journal Global Change Biology, Jeremy Kerr et deux de ses collègues de l’Université d’Ottawa expliquent comment les utilisateurs et utilisatrices de l’application ont contribué à mieux comprendre la distribution de plus de 80 espèces, identifiées en moyenne 35 jours avant les échantillons faits par les scientifiques. L’application a aussi permis d’identifier trois espèces qui ne figuraient auparavant pas dans l’échantillonnage de certaines régions.

D’après un reportage d’Emily Chung, de CBC News

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