Allergie à l’arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure


Les allergies les plus courantes sont aux fruits de mer, au lait de vache, aux oeufs et aux cacahuètes (arachides). Et ceux qui sont atteint doivent faire attention et lire les étiquettes ou demander si leur denrée ne contient un aliment auquel ils sont allergique Chez les enfants, ils faut qu’ils apprennent très tôt les risques. En Australie, on croit avoir trouvé un traitement à long terme qui pourrait être bénéfique à ceux qui sont allergiques aux arachides a environs 70 à 80 %
Nuage

 

Allergie à l’arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure

 

Allergie à l'arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure

pilotl39 – Fotolia

SYDNEY | Des chercheurs australiens ont annoncé une avancée majeure pour les personnes souffrant d’allergie à l’arachide, parfois mortelle, grâce à un traitement à base de probiotiques qui pourrait selon eux devenir à terme un remède.

Au cours d’essais cliniques conduits par les scientifiques de l’Institut de recherche Murdoch pour les enfants à Melbourne en 2013, des enfants souffrant d’allergie à l’arachide s’étaient vus administrer des probiotiques accompagnés de faibles doses de protéines d’arachides pendant une période de 18 mois.

A l’issue de ces tests, 80% de ces enfants pouvaient tolérer l’arachide.

Quatre ans plus tard, cette recherche, publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet atteste que 70% de ces enfants soumis aux tests peuvent encore consommer aujourd’hui des cacahuètes sans réaction indésirable.

«L’importance de cette découverte est que ces enfants peuvent manger des cacahuètes comme ceux qui n’ont aucune allergie à l’arachide», a indiqué Mimi Tang, chercheuse principale de l’étude.

«Cela prouve que notre traitement est efficace sur le long terme, jusqu’à quatre ans après l’avoir terminé, il est sûr», a ajouté l’experte. «Cela suggère également que la possibilité d’une tolérance est un objectif réalisable concernant le traitement de l’allergie alimentaire.»

Les chercheurs ont affirmé que l’étude de Murdoch fournit «la preuve importante qu’une guérison peut être possible concernant l’allergie à l’arachide».

D’après Mimi Tang, «il s’agit d’une avancée majeure dans l’identification d’un traitement pour les allergies alimentaires dans les sociétés occidentales.»

Les allergies alimentaires touchent un enfant sur 20 et deux adultes sur 100, les plus répandues étant les réactions aux fruits de mer, au lait de vache, aux oeufs et aux cacahuètes.

L’allergie à l’arachide est l’une des causes les plus courantes de l’anaphylaxie, une réaction d’intolérance potentiellement fatale.

http://fr.canoe.ca

Inde : le mystère des chiens bleus résolu


Si ce n’est pas un dessin animé, ou une bande dessinée, un chien bleu, ce n’est pas normal. Qu’est qui a donné cette couleur aux chiens à Mumbai en Inde ? Si c’est causé par une eau pollué, les habitants aussi risque d’avoir des mauvaises surprises surtout s’ils consomment ce qui est dans l’eau
Nuage

 

Inde : le mystère des chiens bleus résolu

 

Certains doivent se souvenir de Clifford. Un dessin animé sorti au début des années 2000 et racontant l’histoire d’un chien incroyablement grand de couleur rouge.

Un divertissement pour enfant qui finalement pourrait se rapprocher de la réalité, à la seule différence que c’est de bleu dont on parle ici. En effet, les habitants de Mumbai, en Inde, ont été tout autant ébahis que des enfants devant un écran de TV à la vue de chiens bleus parcourant les rues de leur ville… Plusieurs images et vidéos ont d’ailleurs circulé.

 

Stars malgré eux

On y voit les chiens vaquer tranquillement à leurs occupations alors que de nombreux badauds tentent de les approcher ou de les photographier pour faire le buzz avec la couleur de leur pelage. Un mystère qui a agité la presse et les activistes locaux de la cause animal. Et à la suite d’une longue enquête le doute fut levé. En cause, les nombreux déchets chimiques déversés par les usines bordant la rivière locale, la Kasadi.

Un lieu où les chiens ont pour habitude de se rafraîchir mais aussi de trouver à manger parfois. Une abondante pollution de la zone qui est donc à l’origine de l’incroyable robe des chiens de Mumbai. Ces derniers qui devraient retrouver leur couleur naturelle rapidement. L’organisme local de contrôle de la pollution a annoncé que de sévères sanctions vont être prises contre les industriels, nous apprend le Times of India.

http://www.ladepeche.fr

Tous connectés


C’est une attitude que j’ai toujours crue depuis très longtemps, malgré que c’est parfois difficile, pourtant, j’ai eu des anecdotes qui m’ont prouvé que cela était positif et améliorait la paix en soi et de notre entourage
Nuage

 

Tous connectés

 

 

 

Nous sommes tous connectés. Lorsque vous touchez une chose, vous touchez tout. Tout ce que nous faisons à un effet sur les autres. Par conséquent, nous devons apprendre à vivre en pleine conscience et toucher la paix à l’intérieur de chacun de nous. La paix dans le monde commence par la paix en soi!

Thich Nhat Hamb

Le Saviez-Vous ► Volontaire pour tester le venin de la veuve noire


Dans le monde de la science, certains chercheurs ont le courage d’être volontaire pour des piqûres d’insecte. Souvent pour tester les effets du venin et les moyens pour faire disparaître les effets secondaires de la piqûre, car certains sont dangereux pour l’être humain
Nuage

 

Volontaire pour tester le venin de la veuve noire

Pierre Barthélémy

Dans la surprenante histoire de la science improbable, une place à part est réservée à ces chercheurs qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour assouvir leur curiosité.

Dans la surprenante histoire de la science improbable, une place à part est réservée à ces chercheurs qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour assouvir leur curiosité. En  mars 1923, The Journal of Parasitology publiait ainsi une étude dans laquelle un certain William J. Baerg, zoologiste à l’université de l’Arkansas, racontait comment il s’était fait, l’année précédente, volontairement mordre par une veuve noire, une des araignées les plus dangereuses du continent nord-américain.

William J. Baerg avait ses raisons. De bonnes raisons si l’on se place, comme lui, sur un plan purement scientifique. Il expliquait que, même si les récits de malheureux mordus par des araignées venimeuses abondaient, certains se révélaient douteux (les victimes, négligentes, oubliant souvent d’apporter leur agresseur avec elles à l’hôpital) et aucun de ces témoignages ne pouvait prétendre au rang de preuve scientifique. William J. Baerg décida donc qu’il allait faire de son corps un terrain d’expérience. Il n’était d’ailleurs pas novice en la matière, ayant déjà l’expérience d’une morsure de mygale à son actif.

Après avoir constaté que des rats mordus par une veuve noire se rétablissaient en l’espace de huit heures, le zoologiste américain, assisté d’un étudiant, présenta, le 10 juillet 1922, le majeur de sa main gauche à une des trois araignées qu’il avait utilisées lors de ses tests avec les rongeurs. Il était 8 heures 25, la journée de travail pouvait commencer. La bestiole ne se fit pas prier et, pour s’assurer qu’une bonne dose de venin lui avait été inoculée, le chercheur compta jusqu’à cinq avant de retirer les crochets de son doigt. Faible au départ, la douleur augmenta vite.

Sept minutes seulement après la morsure, le majeur, très rouge, commença à enfler. Au bout d’une heure, la douleur se manifesta dans tout le bras gauche puis gagna du terrain : l’épaule, la poitrine, les hanches puis, enfin, les jambes. Quatre heures après le début de l’expérience, Baerg éprouva des difficultés à respirer et à parler. Il ne pouvait plus tenir debout. Son doigt le brûlait tant qu’on lui fit des compresses avec du permanganate de potassium. En vain. Dans l’après-midi, l’état du mordu volontaire s’aggrava tant qu’il fut jugé plus sage de l’expédier à l’hôpital. Alors que ses rongeurs avaient mis huit heures à se remettre, Baerg s’aperçut que, au bout du même délai, il se trouvait dans un état de souffrance inouï, ce qui lui fit sans doute mieux prendre conscience qu’il n’était pas un rat.

A l’hôpital, il trempa dans un bain, ce qui le soulagea. Puis quelqu’un eut l’idée étrange de mettre sa main dans un four électrique branché, mais la chaleur lui fit encore plus mal, au point que Baerg finit par se rebeller contre le corps médical. Il ne put dormir de la nuit, incapable de tenir plus de trente secondes immobile. Au bout de vingt-quatre heures, la douleur commença à refluer et, le 13 juillet, le chercheur put sortir de l’hôpital, non sans avoir eu quelques hallucinations durant lesquelles il se voyait travaillant frénétiquement – mais sans but aucun – avec… des araignées.

Pendant le reste de sa carrière, William J. Baerg continua de se faire mordre par des bestioles (mille-pattes, insectes divers, scorpions). En 1970, à l’âge de 85 ans, il se porta volontaire pour tester le venin d’une autre araignée, mais le scientifique chargé de l’expérience déclina son offre. Place aux jeunes ?

 

http://www.lemonde.fr

Souffler les bougies sur un gâteau et faire don de ses bactéries


Comment on a fait pour ne pas tomber malade après avoir mangé un gâteau d’anniversaire auquel, on a soufflé les chandelles ? Il semble qu’un souffle humain contienne plus de 1400 % de bactérie de différence entre un gâteau non soufflé
Nuage

 

Souffler les bougies sur un gâteau et faire don de ses bactéries

 

Une dame souffle fort sur les bougies d'un gâteau d'anniversaire et deux d'entre elles volent dans les airs.

Le glaçage d’un gâteau dont les bougies ont été éteintes par le souffle d’un humain contient 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie glacée au-dessus de laquelle personne n’a soufflé, selon une étude. Photo : iStock

Des scientifiques se sont récemment chargés d’élucider une question qui intéressera probablement les personnes ayant une aversion pour les germes. Un fêté transfère-t-il un nombre important de bactéries sur le glaçage de son gâteau d’anniversaire lorsqu’il en souffle les bougies?

Un texte de Marie-Claude Frenette

Afin de le savoir, des chercheurs de l’Université Clemson en Caroline du Sud, aux États-Unis, ont effectué des tests auprès de 11 individus à trois reprises sur différents jours, soit 33 observations au total.

Ils ont demandé aux sujets de l’expérience de souffler des chandelles insérées dans un polystyrène en forme de gâteau recouvert d’une feuille de papier d’aluminium sur laquelle du glaçage avait été ajouté. De plus, les prétendus fêtés avaient d’abord mangé de la pizza afin de simuler une séquence « repas suivi d’un dessert ».

Selon les résultats obtenus, le glaçage d’un gâteau dont les bougies ont été éteintes par le souffle d’un humain contient 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie glacée au-dessus de laquelle personne n’a soufflé.

L’action de souffler ses chandelles d’anniversaire présente donc des risques importants de provoquer la transmission de bactéries orales et d’autres microorganismes issus de ses voies respiratoires sur du glaçage qui sera consommé par d’autres personnes.

Extrait de l’étude Transfert bactérien associé au souffle utilisé pour éteindre des bougies d’anniversaire

Dans leur étude publiée en mai dernier dans le Journal of Food Research du Centre canadien de science et d’éducation, les chercheurs précisent que l’analyse du glaçage au-dessus duquel les participants avaient soufflé révèle non seulement qu’il contenait un nombre 15 fois plus élevé de bactéries, mais que la gamme de bactéries détectées était 100 fois plus importante.

http://ici.radio-canada.ca

Ce ver du Cambrien était une terreur des mers


Un ver sagittaire qui a vécu il y a 500 millions d’années était un prédateur sans merci au fond des mers, même s’il mesurait que 11 cm, il avait une tête large ayant 50 crochets. Aujourd’hui, ils sont présents dans toutes les mers, mais ils n’ont que, quelques mm et pourtant, ils sont toujours des prédateurs tenaces au sein du plancton
Nuage

 

Ce ver du Cambrien était une terreur des mers

 

    Capinatator praetermissus était un prédateur redoutable dans les océans qu’il fréquentait il y a environ 500 millions d’années. Remarquablement conservés, des fossiles de ce « ver sagittaire » éclairent d’un jour nouveau la très longue histoire des chaetognathes, ces animaux d’aujourd’hui qui fascinent les zoologistes.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Cinquante spécimens d’une espèce de chaetognathes, jusque-là inconnue, ont été identifiés dans des fossiles des schistes de Burgess, appartenant au musée royal de l’Ontario, au Canada.

  • Ils ressemblent aux espèces actuelles, bien présentes dans le plancton, où ils sont des prédateurs.

  • La nouvelle espèce vivait au Cambrien et montre que ce groupe à l’origine énigmatique était déjà bien diversifié juste après l’explosion cambrienne, avec des espèces de grandes tailles.

Cinquante spécimens d’un drôle de petit animal ont été exhumés dans les schistes de Burgess, en Colombie-Britannique (Canada). Ce monstre est un ver avec une large tête bordée de 50 crochets. Il ne mesure que 11 cm mais sa découverte est remarquable à plus d’un titre. D’abord à cause de son âge, plus de 500 millions d’années, ce qui situe cette espèce dans le Cambrien, période qui a débuté avec un épisode de diversification intense appelée explosion cambrienne. Cette époque était même considérée comme la première de « l’ère primaire », quand cette terminologie avait court (on préfère aujourd’hui Paléozoïque), les quatre milliards d’années qui l’avaient précédée sombrant dans le « Précambrien ».

Le lieu de la découverte, lui aussi, parle au paléobiologiste. La description, ou plutôt la redescription, de l’étonnante « faune de Burgess », découverte par hasard dans ces schistes en 1911, avait montré l’apparition des grands types d’organisation des animaux actuels (arthropodes, mollusques et vertébrés, notamment).

Le grand chaetognathe du Cambrien en train de nager et de chasser. © Lars Fields, musée royal de l’Ontario, YouTube

Ce ver sagittaire est remarquablement conservé

Les 50 individus mis au jour sont exceptionnels aussi par leur état de conservation, surtout celui de leurs parties molles, ce qui est très rare… mais pas à Burgess. C’est précisément ce qui a fait la valeur des fossiles écrasés dans ces schistes, comme des feuilles ou des fleurs entre les pages d’un herbier.

Dans l’article publié dans Current Biology, les deux auteurs (Derek Briggs, et Jean-Bernard Caron) décrivent leur ver comme un chaetognathe. Rien d’audacieux : ces animaux sont bien connus, en particulier parmi la faune du Cambrien, et ils existent toujours de nos jours. Ces modestes « vers sagittaires » (ils ressemblent à des flèches) proposent aux zoologistes une jolie énigme. Il a fallu leur forger un « embranchement », dans l’ancienne classification, pour eux tout seuls. Ils ne ressemblent en effet à aucun autre groupe, si ce n’est par des similitudes avec des animaux très éloignés les uns des autres, ce qui n’arrange rien.

Les crochets de l'animal, bien installés sur la tête, autour de la bouche, forment un piège pour saisir des proies. © Musée royal de l'Ontario

Les crochets de l’animal, bien installés sur la tête, autour de la bouche, forment un piège pour saisir des proies. © Musée royal de l’Ontario

Les énigmatiques chaetognathes, des monstres planctoniques

De plus, ils sont étrangement restés inchangés depuis le Cambrien. Dans les schémas de filiation des espèces vivantes, la ligne menant aux chaetognathes est toujours longue, venant de loin, et représentée par des pointillés. Tout juste, aujourd’hui, les apparente-t-on, avec précautions, aux « Protostomiens », qui réunissent (entre autres) les vers de terre, les arthropodes et les mollusques.

Aujourd’hui présents dans toutes les mers, ils mesurent souvent quelques millimètres. Au sein du plancton, ils sont de redoutables prédateurs, l’équivalent des grands requins ou des orques à notre échelle. Sur la tête, les crochets, énormes, ne laissent guère de chances à leurs victimes, des larves de poissons et de crustacés par exemple. Leur nom, chaetognathe, signifie « chevelure-mâchoire », car c’est là leur caractéristique première.

Le saviez-vous ?

La faune de Burgess désigne ces animaux d’abord découverts dans les schistes de Burgess, dans l’Ontario, lors de la construction d’une voie ferrée traversant le Canada d’est en ouest, en 1911. Ces animaux, qui vivaient au fond d’une mer peu profonde, ont exceptionnellement conservé leurs parties molles après leur probable ensevelissement brutal. Transformés en schistes, les sédiments dans lesquels ils se trouvaient ont protégé les fossiles.

Dans une première description, ces animaux avaient été classés parmi des groupes existant aujourd’hui. Mais une relecture de ces fossiles a permis la découverte d’une faune particulière et très diversifiée. Les animaux sont très différents de ceux d’aujourd’hui mais présentent en revanche des caractéristiques morphologiques encore présentes dans la faune actuelle, comme la cuticule des arthropodes ou la « chorde » des vertébrés par exemple.

Le meilleur endroit pour découvrir cette faune est le site du musée royal de l’Ontario, dans sa version française, avec des images et des vidéos remarquables.

Très efficace, cet armement a été conservé intact depuis un demi-milliard d’années, comme en témoigne Capinatator praetermissus, le nom de baptême donné par ses découvreurs, Derek Briggs et Jean-Bernard Caron. Le genre est nouveau, Capinator pouvant se traduire par « nageur agrippant » et le nom de l’espèce signifiant « longtemps passé inaperçu », comme l’explique le communiqué du musée royal de l’Ontario, responsable de la découverte, auquel appartient Jean-Bernard Caron et qui recèle les trésors des schistes de Burgess.

Lui aussi a des crochets. Ils sont même énormes et au nombre de 25 paires, ce qui est beaucoup par rapport aux espèces actuelles. Ces fossiles montrent qu’au Cambrien, ces vers devaient être plus gros et vivaient assez près des fonds. Ils devaient alors jouer un grand rôle dans les chaînes alimentaires de l’époque, après s’être diversifiés durant l’explosion cambrienne.

http://www.futura-sciences.com