Le Saviez-Vous ►Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


A première vue, on peut croire que les vaches sacrées en Inde est une croyance qui daterait de plus siècle, il semble que non. Ce fut d’abord un symbole contre la colonisation, politique créer par un mouvement religieux au XIX è siècles
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes.

C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos

http://lesavaistu.fr

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De l’eau pulvérisée pour chasser la pollution à New Delhi


Je doute que la pulvérisation de l’eau puisse chasser une pollution aussi dense que doivent subir l’Inde et le Pakistan. Il semble important de trouver des moyens drastiques pour diminuer cet environnement irrespirable
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De l’eau pulvérisée pour chasser la pollution à New Delhi

 

Des habitants de New Delhi émergent du nuage de pollution qui enveloppe la ville. La photo a été prise en plein jour.

Des habitants de New Delhi émergent du nuage de pollution qui enveloppe la ville. La photo a été prise en plein jour. Photo : Associated Press/Altaf Qadri

Alors que la capitale indienne suffoque sous une épaisse couche de pollution, les autorités vont tenter de dissiper le nuage toxique en pulvérisant de l’eau sur la ville.

RADIO-CANADA AVEC FRANCE INFO ET REUTERS

Cette mesure sans précédent prise par les autorités indiennes a été décidée après quatre jours d’intense pollution atmosphérique qui paralyse le nord de l’Inde et du Pakistan.

À New Delhi, la concentration de particules fines (P0.M2,5) dans l’atmosphère a été mesurée à 523 microgrammes par mètre cube d’air vendredi matin par l’ambassade américaine.

Or, à partir de 50 microgrammes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la pollution représente un risque pour la santé. Lundi, les mesures ont atteint près de 700 microgrammes de polluants par mètre cube à New Delhi et plus de 500 à Lahore, au Pakistan.

De l’eau pour « laver l’air »

Pour tenter de « laver » l’air chargé de polluants en suspension, les autorités environnementales pulvériseront de l’eau à une hauteur de 100 mètres sur l’agglomération urbaine de 22 millions d’habitants.

La pulvérisation d’eau est le seul moyen de réduire ces dangereux niveaux de pollution. Shruti Bhardwaj, responsable de l’environnement chargée de la surveillance de la qualité de l’air

Ce gigantesque nuage toxique grisâtre qui enveloppe le nord du sous-continent indien provient d’un mélange de brûlis agricoles, de la combustion de charbon par les usines et de pollution urbaine. Seulement à New Delhi, on recense plus de 10 millions de véhicules à combustion.

L’absence de vent combinée au froid et à l’humidité qui règnent sur le nord du sous-continent indien fixe les nuages de pollution au sol sous la forme d’un voile opaque de particules en suspension.

Dans la capitale indienne, considérée par l’OMS comme l’une des villes les plus polluées du monde, toutes les écoles sont fermées depuis le début de la semaine et les résidents, en particulier les plus fragiles, ont été invités à rester chez eux.

Un homme se couvre le visage dans les rues de New Delhi.

Un homme se couvre le visage dans les rues de New Delhi. Photo : Reuters/Saumya Khandelwal

Les spectacles en plein air ont été annulés et le prix des stationnements a été multiplié par quatre pour obliger les gens à utiliser les transports publics.

Les particules fines PM2,5 sont 30 fois plus fines que le diamètre d’un cheveu humain. Elles peuvent être inhalées profondément et provoquer des attaques cardiaques, des cancers et des infections respiratoires. Ces polluants sont tellement fins qu’on les retrouve même dans le sang des personnes qui les respirent en grande quantité.

Selon les experts, respirer l’air de New Delhi actuellement correspond à fumer l’équivalent de deux paquets de cigarettes par jour.

L’Association médicale indienne déclare New Delhi en état d’urgence sanitaire. […] Les gens ne devraient pas sortir de chez eux, en particulier les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants, les malades du cœur et les asthmatiques. Les autres doivent prendre les précautions nécessaires. Krishan Kumar Aggarwal, président de l’Association médicale indienne

La situation guère mieux au Pakistan

À Lahore, au Pakistan, où vivent plus de 11 millions d’habitants, les autorités médicales et sanitaires sont débordées par les milliers de personnes qui affluent dans les hôpitaux aux prises avec des problèmes respiratoires et pulmonaires et avec des infections oculaires, buccales, nasales et de la trachée.

Un commerçant dans les rues de Lahore au Pakistan, où la pollution atteint des niveaux dangereux.

Un commerçant dans les rues de Lahore au Pakistan, où la pollution atteint des niveaux dangereux. Photo : Associated Press/K.M. Chaudary

Depuis 2002, le nombre de décès en Inde liés à la pollution de l’air a augmenté de 50 % pour atteindre près de 1,1 million de personnes en 2015.

Selon un rapport de l’Organisation des Nations unies publié en 2014, la pollution atmosphérique devient un problème alarmant dans le monde, où la démographie galopante et la consommation massive de carburant fossile font en sorte que 92 % de la population mondiale vit dans des zones où la pollution de l’air dépasse les limites acceptables fixées par l’OMS.

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Combien y a-t-il d’eau douce dans le monde ?


On ne manque pas d’eau sur Terre, sauf que la plus grande partie est salée. L’eau douce tant qu’à elle se retrouver sur diverses formes, seulement 1 % est liquide, en plus elle est mal dispersée dans le monde. L’or bleu pourrait devenir un enjeu important au risque d’être source de conflits et de guerres
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Combien y a-t-il d’eau douce dans le monde ?

 

 

    Recouvrant environ les trois quarts de la surface de la Terre, l’eau, a priori, ne manque pas sur notre Planète. Malheureusement, la plus grande part de cette eau est salée et n’est pas directement exploitable par l’Homme. Qu’en est-il exactement de l’eau douce ?

    Rappelons que l’on nomme eau douce — par opposition à eau de mer —, une eau dont la salinité est faible et qui est donc susceptible d’être propre à la consommation. L’eau douce, c’est l’eau des rivières, des lacs, des pluies, etc.

    Le volume total d’eau sur Terre est estimé à quelque 1.400 millions de milliards de mètres cubes. Un volume relativement stable dans le temps.

    Quel est le pourcentage d’eau douce ?

    Sur Terre, 97,5 % de l’eau est salée et contenue dans les océans. Seuls 2,5 % sont de l’eau douce, soit environ 35,2 millions de milliards de mètres cubes.

    Sur cette quantité d’eau :

  • 68,7 % se trouvent dans les glaciers ;

  • 30,1 % dans les nappes phréatiques ;

  • 0,8 % dans le permafrost ;

  • 0,4 % en surface et dans l’atmosphère.

Au final, moins de 1 % de l’eau sur Terre est de l’eau douce et liquide.

Le lac Baïkal, avec ses 23.000 milliards de mètres cubes d’eau, constitue le plus grand réservoir d’eau douce liquide de la surface de la planète. Il est classé au Patrimoine mondial de l’humanité pour la richesse de la faune qu’il abrite.

La répartition inégale de l’eau douce sur Terre

À la surface du Globe, l’eau se répartit très inégalement. Les Nations Unies qualifient de « puissance de l’eau », les neuf pays — à savoir : le Brésil, la Colombie, la Russie, l’Inde, le Canada, les États-Unis, l’Indonésie, le Congo et la Chine — qui concentrent 60 % du débit annuel mondial de l’eau. Et des inégalités peuvent même apparaître au sein d’un pays. Ainsi l’Inde, par exemple, présente des régions désertiques et d’autres qui sont régulièrement inondées par la mousson.

La guerre de l’eau

Risques climatiques et catastrophes naturelles peuvent être à l’origine d’une raréfaction et/ou d’une pollution de l’eau douce. Les activités humaines — rejets domestiques, agricoles ou industriels, détournement de cours d’eau, etc. — peuvent elles aussi impacter les ressources en eau. Or un homme ne peut survivre plus de trois jours sans eau. Et la ressource est essentielle à l’hygiène.

Lorsque la ressource en eau est insuffisante pour répondre aux activités humaines et aux besoins de l’environnement — c’est-à-dire, en dessous de 1.700 mètres cubes par personne et par an —, on parle de stress hydrique. Et un rapport de l’ONU publié en 2015 pointait le lien étroit entre pénurie et mauvaise gestion de l’eau, et apparition de tensions et de conflits de par le monde.

http://www.futura-sciences.com

Des siamois reliés par la tête séparés en Inde


Des frères siamois par le cerveau ont été opérés à New Delhi en Inde. Il ne reste plus qu’à reconstruire la boite crânienne. Cela fait quelques fois qu’on remarque le savoir-faire des chirurgiens en Inde, alors que ce pays est quand même en voie de développement
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Des siamois reliés par la tête séparés en Inde

 

Les garçons, âgés de deux ans, étaient nés... (PHOTO AFP/FOURNIE PAR LE All India Institute of Medical Science)

Les garçons, âgés de deux ans, étaient nés reliés à la tête par des vaisseaux sanguins et des tissus cérébraux.

PHOTO AFP/FOURNIE PAR LE ALL INDIA INSTITUTE OF MEDICAL SCIENCE

 

Agence France-Presse
NEW DELHI

Plus de 36 heures de chirurgie, une quarantaine de docteurs : des médecins en Inde ont séparé avec succès deux jumeaux siamois rattachés au niveau de la tête au terme d’une lourde opération, a annoncé vendredi l’hôpital..

« La prochaine étape sera la reconstruction des crânes », a expliqué le chirurgien plastique Maneesh Singhal

PHOTO AFP/FOURNIE PAR LE ALL INDIA INSTITUTE OF MEDICAL SCIENCE

 

Les garçons, âgés de deux ans, étaient nés dans un village de l’Odisha reliés à la tête par des vaisseaux sanguins et des tissus cérébraux, une malformation rare qui ne survient que dans une naissance sur 2,5 millions.

Ils ont été opérés dans un hôpital public de New Delhi mercredi, après une procédure préparatoire en août.

« C’était un travail d’équipe de 40 docteurs, 20 infirmiers et de nombreux autres employés médicaux. Sans leur aide, tout cela n’aurait pas été possible », a déclaré dans un communiqué l’hôpital All India Institute of Medical Science.

L’un des chirurgiens impliqués dans l’opération a indiqué à l’AFP que l’une des principales difficultés était de combler les vides au niveau des cerveaux laissés à nu par la séparation.

« La peau a été générée par l’expansion de deux ballons qui avaient été placés à l’intérieur de leur tête au cours de la première opération en août », a déclaré le chirurgien plastique Maneesh Singhal.

« La prochaine étape sera la reconstruction des crânes », a-t-il ajouté.

La moitié des jumeaux siamois vient au monde mort-née, et pour les autres le taux de survie se situe entre 5 et 25 %, selon le site du centre médical de l’université du Maryland.

Cette malformation survient lorsque deux jumeaux sont issus du même oeuf, mais que leur séparation ne s’est pas effectuée complètement dans l’utérus.

http://www.lapresse.ca/

Cet étrange animal qui tourne sur les réseaux sociaux n’est pas un «fake»


Un très bel insecte qui est assez impressionnant ne pique pas et ne mord pas et est herbivore. En fait, c’est un papillon de nuit qui vit En Asie du Sud-Est.
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Cet étrange animal qui tourne sur les réseaux sociaux n’est pas un «fake»

 

De quoi alimenter vos cauchemars!

Mais quelle est cette créature à l’apparence physique bien particulière? C’est sans doute la question que vous vous êtes posée si vous avez vu cette vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Et ce n’est pas un fake comme certains ont pu le penser.

En réalité, il s’agit d’un insecte, plus précisément d’un papillon, portant le nom de « Creatonotos Gangis« . Ce petit animal vit majoritairement en Asie du sud-est (Inde, Sri Lanka, Thaïlande) mais peut également être aperçu dans le nord de l’Australie. La bestiole présente sur la vidéo a d’ailleurs été observée en Indonésie. Certains la découvrent par l’intermédiaire de cette publication mais cette espèce n’a rien de nouvelle ni de mystérieuse, loin de là.

Inoffensif pour l’être humain

Elle a été découverte en 1763 par le biologiste suédois Carl von Linné et retranscrite dans son ouvrage taxinomique intitulé « Centuria Insectorum ». Comme vous pouvez le voir ci-dessus, cet insecte porte plusieurs teintures selon la zone du corps. Ses ailes sont noire et beige et son abdomen est largement orange voire rouge avec de petites taches noires et jaunes.

YOUTUBE

Mais la particularité de cette mite tient évidemment à ses quatre sortes de « tentacules »velus qui sortent de son abdomen. Scientifiquement, celles-ci sont des « coremeta » et ont une importance cruciale.

Ce papillon se nourrit de plantes qui produisent des alcaloïdes pyrrolizidiniques. Une alimentation ô combien importante pour son métabolisme puisqu’elle lui permet de sécréter, au-niveau de ses coremata, de « l’Hydroydanaidal », un phénomène chimique propre aux insectes.

Généralement dotés de ces branches poilues, les lépidoptères mâles les utilisent pour attirer d’éventuels partenaires grâce à la sécrétion évoquée juste au-dessus. Tout est donc parfaitement lié. D’une envergure de 4 cm, ce papillon de nuit s’avère inoffensif malgré son apparence atypique, il ne mord pas et ne pique pas non-plus.

TWITTER

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Craignant un fantôme tueur d’hommes, 60 Indiens ont fuit leur village


Cette croyance de fantôme semble très forte dans cette région de l’Inde, au lieu de trouver une réponse plus réaliste il préfère croire à un esprit qui selon leur dire serait une femme, car seulement des hommes y meurent
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Craignant un fantôme tueur d’hommes, 60 Indiens ont fuit leur village

Crédits : DR

Au village de Kasiguda, dans la région indienne de Telangana, les hommes ont quitté leurs maisons par peur d’un fantôme.

Cet esprit féminin tuerait exclusivement des hommes. En seulement trois mois, trois d’entre eux sont morts dont deux frères. Selon l’article du 13 octobre du DailyMail, il n’y aurait aujourd’hui plus personne à Kasiguda.

Les soixante habitants qui vivaient dans ce petit village l’ont tout bonnement abandonné. Tailleurs de pierre pour l’essentiel, ils ont déguerpi, craignant d’être étranglés dans leur sommeil. Car les trois mort n’ont pas été expliquées. Il n’en fallait pas plus pour que ces villageois qui croient aux esprits imaginent un spectre féminin tueur d’hommes la nuit tombée. Il n’accepteront de revenir qu’une fois l’endroit « dépossédé ».


Crédits : DailyMail

Source : DailyMail

http://www.ulyces.co/

«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout»


Tout être sur terre devrait avoir droit a un toit, des vêtement, a une alimentation acceptable, des soins santé et dentaire, et aussi une bonne éducation. Dans les pays pauvres certains vivent avec moins de 2 $ par jour, on essaie de les aider avec du développement durable, mais ce n’est pas suffisant. Par contre, dans les pays riches,   et on voit le contraire, on diminue l’aide aux plus pauvres, on limite les soins de santé (pour passer un écho dans ma ville, l’attente est de 1 an), l’éducation supposé être gratuite coûte une fortune,etc. … Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent
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«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout»

 

Getty ImagesEn 1990, l’est de l’Asie comptait pour 50 % de la population pauvre dans le monde, contre un peu plus de 10 % pour l’Afrique subsaharienne. En 2015, les chiffres s’étaient inversés.

Par Daniel Casillas

Selon des données de la Banque mondiale, le nombre de personnes vivant avec 1,90 $US par jour est passé de 12,7% (896 millions) à 10,7% de 2011 à 2013 (766 millions).

Des chiffres encore beaucoup trop élevés, déplore Philip Alston. Métro s’est entretenu avec le rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme à l’Organisation des Nations unies, alors qu’on souligne mardi la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Quel est, selon vous, le portrait de la situation dans le monde à cet égard?

Sur le plan historique, les 30 dernières années ont été synonymes de baisse substantielle de la pauvreté, particulièrement dans des pays comme la Chine et l’Inde. La Banque mondiale est la principale source de données, et elle établit que, si une personne vit avec 1,90 $US ou plus par jour, elle est sortie de la pauvreté extrême. Il n’y a pas vraiment d’endroits sur la planète où on peut mener une vie décente avec cette somme.

L’ONU, quant à elle, va plus loin en prenant en considération des critères comme le système de santé, l’éducation, la violence. Ainsi, on compte près d’un milliard de personnes qui vivent encore dans la pauvreté.

Qu’est-ce qui est fait pour la combattre?

La communauté internationale se concentre sur les Objectifs de développement durable, qui ciblent les pays à bas salaires, mais ce n’est pas assez. La pauvreté est aussi répandue dans les pays plus riches. Pour ma part, je note que les mêmes gouvernements qui participent à l’effort mondial font l’inverse chez eux. Ils démantèlent leur système de sécurité sociale, suppriment des avantages dans le domaine de la santé, modifient leur Constitution pour réduire au maximum les dépenses sociales et blâment pauvres et marginalisés. Ces gestes montrent que beaucoup d’États ne s’attaquent pas au problème de la pauvreté avec sérieux.

En Occident, on est obsédés par les réductions d’impôts, qui enrichissent les riches et qui n’aident pas les moins nantis.

«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout, préférant partir du principe que toutes les personnes pauvres sont des moins que rien qui n’ont que ce qu’elles méritent.»

Philip Alston, rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme à l’ONU, affirmant que si la pauvreté existe encore aujourd’hui, c’est avant tout un choix politique. «On n’a aucun scrupule à laisser un grand nombre d’enfants vivre dans la pauvreté, alors qu’ils n’ont assurément rien à se reprocher», ajoute-t-il.

Quels sont les problèmes auxquels doivent faire face les gens vivant dans la pauvreté?

Le manque de possibilités pour s’en sortir. Quand on a faim, on ne peut pas se concentrer à l’école. Quand on vit dans un quartier pauvre sans surveillance policière, on a plus de chance de subir des traumatismes physiques ou psychologiques, ou de se faire voler ses quelques biens. Quand on a des dents en mauvaise santé parce qu’il n’y a pas de fluorure dans l’eau qu’on consomme et qu’on ne peut pas se payer des soins dentaires, on a plus de difficultés à trouver un emploi.

Et si on a un job, il risque probablement d’être temporaire et payé à l’heure, avec donc moins de temps libre pour, par exemple, aller voter pour le parti ou pour la personne qui pourrait nous aider. C’est un cercle vicieux.

http://journalmetro.com/