Un couple indien lapidé pour son mariage inter-castes


    Je n’ai jamais compris le crime d’honneur, je ne vois pas quel honneur qu’on veut sauver de toute manière. En Inde, une femme riche mariée avec un intouchable depuis 3 ans Ils vivaient dans une autre ville, mais ils ont eu la mauvaise idée de retourner dans leur village et ils ont été sauvagement tués par lapidation, laissant deux orphelins. Il y a des traditions qui devraient disparaître a jamais
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Un couple indien lapidé pour son mariage inter-castes

PHOTO PAL PILLAI, AFP

D’après des statistiques des Nations unies, sur les 5000 « crimes d’honneur » survenant chaque année à travers le monde, près de 1000 se produisent en Inde.

(New Delhi) Un jeune couple a été lapidé mercredi dans le sud de l’Inde par des proches de la femme, opposés à son mariage avec un homme d’une caste considérée comme inférieure, a annoncé jeudi la police locale.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Ces faits sont la dernière occurrence en date en Inde de « crimes d’honneur », généralement perpétrés par des proches au nom de la défense des traditions et qui surviennent souvent dans des zones rurales conservatrices.

Le couple de 29 ans de l’État du Karnataka (sud) s’était marié il y a trois ans contre le souhait de leurs familles. La jeune femme provenait d’une caste dite « haute » tandis que son époux était lui issu de la communauté dalit (autrefois appelés « intouchables »), considérée comme le bas de l’échelle sociale dans le rigide système de castes indien.

Ils avaient fui leur village natal et s’étaient installés dans une ville, où ils ont eu deux enfants. Mais ils sont retournés le mois dernier dans la localité pour rencontrer des proches, selon la police.

« Ils ont été repérés par des villageois mercredi, qui ont informé le frère de la femme. Après quoi, ce dernier a rassemblé un groupe qui a attaqué le couple et les a tués à coups de pierres », a déclaré à l’AFP un membre de la police locale, Guru Shanth.

« Trois des principaux accusés ont été identifiés, dont le frère et l’oncle de la femme », a-t-il ajouté.

D’après des statistiques des Nations unies, sur les 5000 « crimes d’honneur » survenant chaque année à travers le monde, près de 1000 se produisent en Inde.

En 2011, la Cour suprême indienne a stipulé que les coupables de « crimes d’honneur » devraient être condamnés à la peine de mort.

https://www.lapresse.ca/

Voyez comment les centres d’appels frauduleux fonctionnent en Inde


Si vous recevez un téléphone de technicien de Microsoft, raccrocher qu’importe le sujet qu’il veut aborder avec vous et porter plainte. C’est des gens de l’Inde qui essaie d’arnaquer des personnes du Canada et des États-Unis et d’autres pays d’ailleurs.
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Voyez comment les centres d’appels frauduleux fonctionnent en Inde


Un travailleur au téléphone.

Un travailleur d’un centre d’appels

PHOTO : RADIO-CANADA / TWITTER/CBCMARKETPLACE

De faux techniciens informatiques de l’étranger réussissent à soutirer de l’argent à des gens qui leur ont fait confiance. L’émission Marketplace de CBC, en collaboration avec La facture, a réussi à infiltrer un centre d’appels en Inde.

Des milliers de Canadiens reçoivent des alertes qui leur disent que leur ordinateur est infecté par un virus. Ces alertes sont fausses, mais des centaines de personnes par année sont piégées.

Vie de fraudeur

Un travailleur de centre d’appels à Mumbai en Inde a accepté de collaborer à notre reportage. Il a porté sur lui une caméra cachée. Étonnamment, ces fraudeurs ressemblent à n’importe quels autres travailleurs d’une entreprise. Des dizaines de personnes travaillent le soir pour joindre les Occidentaux le jour.

Les images que nous avons obtenues montrent que l’approche est simple et efficace. Ces travailleurs s’identifient comme des techniciens d’assistance informatique. Notre collaborateur a enregistré des conversations :

Il y a un problème concernant votre identité. Votre identité est menacée présentement par deux personnes non autorisées. Avez-vous autorisé quelqu’un à utiliser votre identité? Travailleur d’un centre d’appels

Sous des airs de vie de bureau se cachent des téléphonistes persuasifs et agressifs. Leur but est de soutirer le plus d’argent possible. Pour y arriver, ils font peur, ils intimident leur client et ils sont directifs.

 Je veux que vous alliez à votre ordinateur. Je vais vous montrer comment bloquer les gens qui ne sont pas autorisés, a capté notre collaborateur.

Le propriétaire des lieux nous affirme que ses activités sont légales. Néanmoins, selon les sources de nos collègues de Marketplace, des employés de ce centre d’appels se livrent à des activités frauduleuses le soir et la nuit.

Un travail comme un autre

L’expert Benoît Dupont, titulaire de la Chaire de recherche en prévention de la cybercriminalité de l’Université de Montréal, connaît bien ce milieu. Ils savent que ce sont des fraudes, mais ils ne les conçoivent pas comme telles.

Je vous appelle parce que je sais que vous êtes trop vieux et que vous ne connaissez pas bien les ordinateurs. Travailleur d’un centre d’appels en Inde

Ces travailleurs fraudeurs sont prêts à tout pour conclure une fausse vente. Parce que la fraude, c’est payant.

Vous gardez une commission sur chaque dollar que vous arrivez à arnaquer à des victimes canadiennes ou américaines, a souligné Benoît Dupont.

Le chercheur en rajoute. Ces travailleurs voient leurs victimes venant de pays développés riches et donc il y a un sentiment de revanche. […] En se disant : « Mais voilà, je rétablis un système de justice sociale envers les Canadiens ou des Américains très riches fortunés… donc, finalement je n’ai pas à me sentir coupable de leur extorquer cet argent-là ».

Des milliers de victimes au Canada

France Bouffard a reçu un de ces appels. C’est la panique. Une personne disant travailler pour Microsoft lui a dit que son ordinateur était infecté par un virus. Elle devait agir, et vite. Mme Bouffard ne voulait pas perdre le précieux contenu de son appareil, donc elle a fait ce qu’on lui a demandé.

 Les seuls mots que j’entendais c’était danger, sécurité, virus, ordinateur, Microsoft. C’est sûr que c’est ce qui a retenu mon attention, dit-elle.

Elle a payé 399 $ US pour un antivirus, donc plus de 500 $ CA.

 Quand j’ai vu que c’était un antivirus qu’ils m’installaient, quand j’ai vu que c’était pour me coûter des frais, j’ai voulu arrêter tout ça. On m’a dit : “Non, Madame, si vous fermez votre ordinateur il risque de ne plus s’allumer”. Donc, j’ai réalisé que mon ordinateur était pris en otage.

Il y a des centaines de centres d’appels frauduleux en Inde. Rien ne nous indique que l’appel reçu par Mme Bouffard provient de l’entreprise que nous avons infiltrée.

Microsoft prend les grands moyens

Microsoft reçoit 11 000 plaintes chaque mois pour ce type de fraude de partout dans le monde. L’entreprise a mis sur pied une escouade pour enquêter sur les joueurs derrière cette fraude. Elle travaille en collaboration avec les corps policiers de plusieurs pays et les autorités indiennes.

En janvier dernier, l’escouade a permis la perquisition et la fermeture de plusieurs centres d’appels en Inde. Il y a eu quelques arrestations, mais il n’y a pas d’accusations encore.

Courtney Gregoire, chef de la sécurité numérique chez Microsoft, a affirmé à nos collègues de Marketplace que la prochaine étape doit être le dépôt d’accusations contre ces individus :Parce que nous espérons que les criminels prendront conscience de leurs activités frauduleuses.

Elle souligne également que ce sont clairement des organisations criminelles et nous voulons que les consommateurs se plaignent. Ils ne doivent pas être embarrassés de le faire.

Nous pensons qu’il faut une collaboration du privé et du public. […] Nous voulons des engagements pour une action globale des gouvernements et des corps policiers à l’échelle mondiale. Courtney Gregoire, chef de la sécurité numérique, Microsoft

Des antennes au Canada

Par ailleurs, la Gendarmerie royale du Canada nous a confirmé enquêter sur une fraude semblable, celle de l’Agence du revenu du Canada, sur le territoire canadien.

Souvent, les organisations, ou les personnes qui sont derrière les fraudes, vont utiliser des personnes sur le terrain au Canada ou dans les juridictions qu’ils vont viser pour les aider à faire avancer leur crime. Ça peut être des personnes qui vont les aider à déplacer de l’argent, nous a confirmé le sergent Guy-Paul Larocque, officier responsable par intérim du Centre antifraude du Canada.

Cette enquête est le projet Octavia. Près de 12 enquêteurs ont été affectés à ce dossier. La GRC collabore avec les autorités indiennes et les partenaires du Five Eyes (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et États-Unis). Des résultats de cette enquête sont attendus sous peu.

Depuis un an, il y a eu 39 centres d’appels frauduleux fermés et 45 arrestations en Inde. Mais personne n’est derrière les barreaux. Le sergent Larocque nous affirme que ça se passe chez eux, donc c’est un système qui est complètement différent du nôtre. On a peu, ou pas, d’influence là-dessus.

L’application de la loi se limite au Canada. Donc, quand il y a des arrestations qui sont faites dans un autre pays […] ça ne veut pas dire que les gens vont être rapatriés au Canada pour faire face à des accusations criminelles. Sergent Guy-Paul Larocque du Centre antifraude du Canada

Où nos objets électroniques finissent-ils leur vie?


50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques que ce soit des téléphones, télévisions, ordinateurs et bien d’autres, s’accumulent chaque année dans le monde. Ces déchets sont envoyés dans des pays comme l’Inde, Ghana, Chine qui n’a pas de protection et de structure établit pour la sécurité des travailleurs et de l’environnement. Nous devrions repenser à la façon dont nous consommons les produits électroniques. Les compagnies devraient cesser la date de péremption de leurs produits.
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Où nos objets électroniques finissent-ils leur vie?


Fanny Arlandis

Chaque année, des centaines de milliers de tonnes de déchets électroniques sont acheminées d’Europe et des États-Unis vers le Ghana, l’Inde et la Chine, au détriment de l’environnement et des personnes qui y vivent.

Pendant cinq ans, le photographe allemand Kai Löffelbein a parcouru ces pays pour «montrer le problème à travers [son] travail et encourager les gens à réfléchir à leur consommation». Sa série, publiée dans un livre intitulé «Ctrl-X–A topography of e-waste», sera exposée lors du festival Photaumnales, à Beauvais, du 28 septembre 2019 au 5 janvier 2020.

«Mes projets photographiques sont toujours liés à nous et à notre mode de vie occidental, même si vais les chercher loin. En ce qui concerne les déchets électroniques, il existe un lien direct et très clair avec la manière dont nous consommons. En tant que photographe, je possède bien sûr de nombreux appareils, ordinateurs, imprimantes, photos et autres. J’étais curieux de savoir ce qu’il advenait d'eux après que je m’en suis débarrassé.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«Mes projets photographiques sont toujours liés à nous et à notre mode de vie occidental, même si vais les chercher loin. En ce qui concerne les déchets électroniques, il existe un lien direct et très clair avec la manière dont nous consommons. En tant que photographe, je possède bien sûr de nombreux appareils, ordinateurs, imprimantes, photos et autres. J’étais curieux de savoir ce qu’il advenait d’eux après que je m’en suis débarrassé.»

«Les ordinateurs sont partout et la vie sans eux semble impensable. Selon les Nations Unies, 50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques s’accumulent chaque année dans le monde. Tous les mois, l'Occident expédie une quantité énorme de conteneurs d'articles usés et cassés dans des pays comme le Ghana. Avec la ratification volontaire de la Convention de Bâle en 1989, la loi interdit d’exporter davantage de ces déchets vers des pays qui ne sont pas membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quoi qu’il en soit, tous les pays ne l'ont pas signée et cette pratique existe toujours y compris dans ceux qui l'ont ratifiée. Les inspections de dix-huit ports maritimes européens ont révélé pas moins de 47% des déchets illégaux destinés à l'exportation.»

Un garde qui assure la sécurité se tient devant le port de Shantou près de Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«Les ordinateurs sont partout et la vie sans eux semble impensable. Selon les Nations Unies, 50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques s’accumulent chaque année dans le monde. Tous les mois, l’Occident expédie une quantité énorme de conteneurs d’articles usés et cassés dans des pays comme le Ghana. Avec la ratification volontaire de la Convention de Bâle en 1989, la loi interdit d’exporter davantage de ces déchets vers des pays qui ne sont pas membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quoi qu’il en soit, tous les pays ne l’ont pas signée et cette pratique existe toujours y compris dans ceux qui l’ont ratifiée. Les inspections de dix-huit ports maritimes européens ont révélé pas moins de 47% des déchets illégaux destinés à l’exportation

«Les douanes ne font pas les contrôles nécessaire pour vérifier que les appareils fonctionnent toujours. Lorsqu'un conteneur de tubes cathodiques est ouvert, les agents des douanes ne regardent que les trois premiers rangs de matériels. Ils sont connectés au circuit. Si une image est visible, le moniteur est considéré comme fonctionnel. Le reste n'est pas vérifié. Les contrôles sont très laxistes.»

Delhi, Old Seelampur (Inde) | Kai Löffelbein

«Les douanes ne font pas les contrôles nécessaire pour vérifier que les appareils fonctionnent toujours. Lorsqu’un conteneur de tubes cathodiques est ouvert, les agents des douanes ne regardent que les trois premiers rangs de matériels. Ils sont connectés au circuit. Si une image est visible, le moniteur est considéré comme fonctionnel. Le reste n’est pas vérifié. Les contrôles sont très laxistes.»

«Aux États-Unis, on estime que 50 à 80% des déchets collectés pour le recyclage sont exportés. Ce pays n’ayant pas ratifié la Convention de Bâle, tout ceci est légal. La capitale indienne est, elle, en train de devenir le principal dépotoir de déchets électroniques dans le monde. Il y aurait 8.500 téléphones, 5.500 téléviseurs et 3.000 ordinateurs démontés chaque jour à Delhi.»

Delhi, Seelampur (Inde) | Kai Löffelbein

«Aux États-Unis, on estime que 50 à 80% des déchets collectés pour le recyclage sont exportés. Ce pays n’ayant pas ratifié la Convention de Bâle, tout ceci est légal. La capitale indienne est, elle, en train de devenir le principal dépotoir de déchets électroniques dans le monde. Il y aurait 8.500 téléphones, 5.500 téléviseurs et 3.000 ordinateurs démontés chaque jour à Delhi.»

«La différence entre produits usagés et hors d’usage est très claire sur le papier, moins quand il s'agit de les débusquer dans les containers. Je me suis rendu au Ghana, destination phare des déchets européens. Sur cette photo, un jeune homme brûle un câble en caoutchouc pour obstruer le cuivre à l'intérieur. Environ 600 conteneurs étiquetés comme des biens d’occasion “réutilisables” sont expédiés dans ce pays chaque mois.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«La différence entre produits usagés et hors d’usage est très claire sur le papier, moins quand il s’agit de les débusquer dans les containers. Je me suis rendu au Ghana, destination phare des déchets européens. Sur cette photo, un jeune homme brûle un câble en caoutchouc pour obstruer le cuivre à l’intérieur. Environ 600 conteneurs étiquetés comme des biens d’occasion “réutilisables” sont expédiés dans ce pays chaque mois.»

«Sur cette photo prise à Accra, au Ghana, un jeune homme transporte des câbles dans un vieil écran d'ordinateur. Les conditions climatiques défavorables empêchent la fumée de se dissoudre dans l'atmosphère. Elle flotte dans l'air, à la manière d'un brouillard. On ne peut pas y voir à plus de 2 mètres. La décharge est divisée en deux. D’un côté, des garçons brûlent les câbles pour récupérer le cuivre. De l’autre, on trouve de petites cahutes en bois dans lesquelles sont démontés les appareils pour récolter des composants.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«Sur cette photo prise à Accra, au Ghana, un jeune homme transporte des câbles dans un vieil écran d’ordinateur. Les conditions climatiques défavorables empêchent la fumée de se dissoudre dans l’atmosphère. Elle flotte dans l’air, à la manière d’un brouillard. On ne peut pas y voir à plus de 2 mètres. La décharge est divisée en deux. D’un côté, des garçons brûlent les câbles pour récupérer le cuivre. De l’autre, on trouve de petites cahutes en bois dans lesquelles sont démontés les appareils pour récolter des composants.»

«De nouveaux téléviseurs viennent d'arriver au Scrapyard d'Accra. Les appareils électroniques qui ne fonctionnent plus sont recyclés à la main dans les conditions les plus primitives. On estime que moins de 30% des appareils électroniques importés au Ghana sont opérationnels et se retrouvent dans des magasins de seconde main. Les 70% restants sont envoyés à la décharge pour que les métaux précieux y soient récupérés. Les personnes qui travaillent dans cette décharge sont plutôt secrètes et très méfiantes. Avoir accès à leur histoire n’a pas toujours été chose aisée. Il a fallu beaucoup d’efforts et de patience avant d'être accepté. Mais il y a un dicton dans notre métier: “Commencez par vous faire des amis avant de prendre des photos.”»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«De nouveaux téléviseurs viennent d’arriver au Scrapyard d’Accra. Les appareils électroniques qui ne fonctionnent plus sont recyclés à la main dans les conditions les plus primitives. On estime que moins de 30% des appareils électroniques importés au Ghana sont opérationnels et se retrouvent dans des magasins de seconde main. Les 70% restants sont envoyés à la décharge pour que les métaux précieux y soient récupérés. Les personnes qui travaillent dans cette décharge sont plutôt secrètes et très méfiantes. Avoir accès à leur histoire n’a pas toujours été chose aisée. Il a fallu beaucoup d’efforts et de patience avant d’être accepté. Mais il y a un dicton dans notre métier: “Commencez par vous faire des amis avant de prendre des photos.”»

«La situation est différente selon les pays. Au Ghana, ces déchets sont récupérés la plupart du temps par de jeunes garçons qui n’ont même pas les bons outils, au point d'opérer à mains nues. Les téléviseurs sont cassés avec des pierres ou frappés au sol jusqu'à ce qu'ils explosent, afin d'en extraire les métaux (fer, cuivre, aluminium). En Chine, le processus est plus industrialisé. Les gens peuvent travailler dans de petits ateliers familiaux ou dans d’immenses halls d’usines. Mais pour l'environnement, le résultat est le même –il se révèle peut-être même pire, car les produits chimiques, dans ce pays, sont utilisés pour récupérer des métaux précieux tels que l'or.»

Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«La situation est différente selon les pays. Au Ghana, ces déchets sont récupérés la plupart du temps par de jeunes garçons qui n’ont même pas les bons outils, au point d’opérer à mains nues. Les téléviseurs sont cassés avec des pierres ou frappés au sol jusqu’à ce qu’ils explosent, afin d’en extraire les métaux (fer, cuivre, aluminium). En Chine, le processus est plus industrialisé. Les gens peuvent travailler dans de petits ateliers familiaux ou dans d’immenses halls d’usines. Mais pour l’environnement, le résultat est le même –il se révèle peut-être même pire, car les produits chimiques, dans ce pays, sont utilisés pour récupérer des métaux précieux tels que l’or.»

«Des femmes fondent des pièces. Une fois les composants chauffés, ils se remplacent plus facilement. Les ventilateurs sont censés diriger les vapeurs hautement toxiques vers l’extérieur. Beaucoup de gens savent très bien qu'ils exécutent un travail dangereux. Les brûleurs au Ghana m’ont raconté que la nuit, ils étaient réveillés par des maux de crâne et par leur mal de gorge. Il m'ont dit qu'ils n’avaient pas le choix de mettre un terme à cette tâche, faute d'avoir été à l’école. Pourquoi ne s’écartent-ils pas des fumées au moins quand les câbles brûlent? “Parce qu’on nous les volerait!”. Quant aux femmes qui, en Chine, au-dessus de leurs établis, respirent les fumées de plastiques ou des composantes pour juger de leur qualité, elles prennent beaucoup de risques, ça va sans dire. Elles s'exposent à des conséquences pour leur cerveau et leurs poumons.»

Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«Des femmes fondent des pièces. Une fois les composants chauffés, ils se remplacent plus facilement. Les ventilateurs sont censés diriger les vapeurs hautement toxiques vers l’extérieur. Beaucoup de gens savent très bien qu’ils exécutent un travail dangereux. Les brûleurs au Ghana m’ont raconté que la nuit, ils étaient réveillés par des maux de crâne et par leur mal de gorge. Il m’ont dit qu’ils n’avaient pas le choix de mettre un terme à cette tâche, faute d’avoir été à l’école. Pourquoi ne s’écartent-ils pas des fumées au moins quand les câbles brûlent? “Parce qu’on nous les volerait!”. Quant aux femmes qui, en Chine, au-dessus de leurs établis, respirent les fumées de plastiques ou des composantes pour juger de leur qualité, elles prennent beaucoup de risques, ça va sans dire. Elles s’exposent à des conséquences pour leur cerveau et leurs poumons.»

«Cette décharge est située à l'extérieur de Delhi. Un homme se tient debout sur une montagne de vieux circuits imprimés. Il se lave le corps après une journée de travail épuisante. Devant lui, des cartes de circuits imprimés sont trempées dans des jerricans en plastique remplis d'acide pour extraire le cuivre par un procédé extrêmement dangereux. À l'arrière, un camion vient d' arriver avec de nouveaux déchets.»

Delhi, Mandoli (Inde) | Kai Löffelbein

«Cette décharge est située à l’extérieur de Delhi. Un homme se tient debout sur une montagne de vieux circuits imprimés. Il se lave le corps après une journée de travail épuisante. Devant lui, des cartes de circuits imprimés sont trempées dans des jerricans en plastique remplis d’acide pour extraire le cuivre par un procédé extrêmement dangereux. À l’arrière, un camion vient d’ arriver avec de nouveaux déchets.»

http://www.slate.fr/

Dans les universités américaines, des jeunes sous-traitent leurs devoirs au Kenya


Aller à l’université est un privilège, il est triste de voir que certains étudiants préfèrent tricher en payant des gens de d’autres pays pour faire leurs devoirs. Bien sûr pour les pays comme le Kenya et l’Inde, ou le chômage est élevé même pour des diplômés, c’est une façon de gagner de l’argent, quoique savoir que l’autre ramassera les lauriers doit être frustrant.
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Dans les universités américaines, des jeunes sous-traitent leurs devoirs au Kenya


Selon le New York Times, ce marché représente plusieurs millions de copies. | Photo Mix via Pixabay 

Selon le New York Times, ce marché représente plusieurs millions de copies. | Photo Mix via Pixabay

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur New York Times

Des entreprises indiennes et ukrainiennes leur proposent aussi leurs services.

Dans des pays comme le Kenya, l’Inde et l’Ukraine, où le taux de chômage des personnes diplômées est élevé, des jeunes gagnent désormais leur vie en rédigeant les dissertations, essais et autres devoirs universitaires d’étudiant·es originaires des États-Unis, de Grande-Bretagne ou d’Australie. Plusieurs entreprises de rédaction de devoirs ont été créées dans ces pays. Elles répondent aux noms de AceMyHomework (RéussirMesDevoirs) ou Essay Shark (génie des disserts).

Ce site décrit ainsi ses services:

«Quel que soit le genre de devoir dont vous avez besoin, il est facile d’embaucher un rédacteur d’essai en tout sécurité et à un prix abordable. Ayez plus de temps pour vous-même.»

Sur le site Academized, une page de devoirs de première année de fac coûte 15 dollars (13,5 euros) si la copie est à rendre dans deux semaines, et 42 dollars le feuillet pour des dissertations de dernière minute (à finir en trois heures). Des entreprises américaines fournissent aussi ce type de services mais les prix sont plus élevés.

Vide juridique

Selon le New York Times, ce marché représente plusieurs millions d’essais et de dissertations. Officiellement, ces sociétés disent que ces copies ne sont à utiliser que de façon consultative. Il n’existe actuellement aucun cadre légal qui interdise ces transactions.

Une jeune Kényane interviewée par le New York Times raconte avoir rédigé des dissertations sur une grande variété de sujets, de la colonisation de l’espace à l’euthanasie. Les personnes les plus prolifiques peuvent gagner jusqu’à 2.000 dollars par mois –beaucoup plus que le salaire moyen. Cette forme de triche est plus difficile à détecter que le plagiat, mais comme il s’agit d’une pratique qui devient plus courante, une société vient de créer un logiciel nommé Authorship Investigate, qui utilise plusieurs indices –tels que le style des phrases– pour déterminer si un devoir a bien été écrit par la personne indiquée.

Un sentiment de frustration point du côté des personnes qui rédigent les copies au Kenya: celui d’avoir un diplôme mais de ne pas trouver d’autre travail que celui-ci, ainsi que l’envie d’étudier elles-mêmes sur un campus américain plutôt que de faire les devoirs des autres.

http://www.slate.fr/

À 73 ans, elle donne nais­sance à deux petites filles


La science permet aux femmes d’avoir des enfants quand la méthode naturelle ne fonctionne pas. C’est un grand espoir pour les couples qui veulent des enfants. Cependant, une femme rendu à un certain âge, est-ce vraiment raisonnable ?
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À 73 ans, elle donne nais­sance à deux petites filles

Crédits : News­lions Media/MEGA

par  Mathilda Caron

Le 4 septembre, une Indienne de 73 ans a donné nais­sance à des jumelles dans l’État d’An­thar Pradesh, nous apprend la BBC ce 6 septembre. Elle devient ainsi la femme la plus âgée au monde à accou­cher avec succès.

Mariée depuis 54 ans, Mangayamma n’avait jamais réussi à avoir d’en­fant jusqu’ici, et ce malgré de nombreuses tenta­tives avec son mari. Elle a donc décidé de se lancer dans une démarche de fécon­da­tion in vitro

« C’est un miracle médi­cal », a déclaré le Dr Umashan­kar, qui s’est occupé de cette gros­sesse extra­or­di­naire.

Au total, des dizaines de méde­cins ont été mobi­li­sés durant les neuf mois de gros­sesse et leurs séries d’exa­mens ont révélé qu’elle n’avait eu aucune compli­ca­tion. Elle a fina­le­ment accou­ché par césa­rienne et les jumelles se portent à merveille.

Source : BBC

https://www.ulyces.co/

Patient bizarre : sa jumelle grandissait dans son abdomen depuis 17 ans



    1 personne sur 500 000 milles peuvent présenter une masse ayant des particularités humaine, comme des os, cheveux, membres etc .. Cela est appelé foetus in foetu. Généralement, ce genre de masse est détecté et retirer très tôt. Cependant, en Inde, une jeune fille de 17 ans avait cette masse qui grandissait en elle, il semble que ce soit une première dans les annales médicales.
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    Patient bizarre : sa jumelle grandissait dans son abdomen depuis 17 ans

    La grosseur observée au scanner où se distinguent des zones de différentes densité et une forme ressemblant à une vertèbre. © Anil Kumar et al, BMJ, 2019

    La grosseur observée au scanner où se distinguent des zones de différentes densité et une forme ressemblant à une vertèbre. © Anil Kumar et al, BMJ, 2019

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    C’est un cas unique dans les annales de médecine : une jeune Indienne de 17 ans vivait depuis sa naissance avec un fœtus logé dans son abdomen, doté d’un véritable squelette, de dents et de cheveux.

    Lorsqu’une jeune femme de 17 ans se rend à l’hôpital de Patna, la capitale de l’État du Bihar dans le nord-est de l’Inde, les médecins sont loin de se douter de ce qu’ils vont découvrir. Cela fait cinq ans que la patiente présente une grosseur abdominale dont la taille s’est progressivement accrue. Elle se plaint également de maux de ventre et explique avoir la sensation d’un « estomac rempli ». Les médecins s’en tiennent d’abord à une palpation du ventre : la bosse est dure, irrégulière, et ne bouge pas au rythme de la respiration.

    Suspectant une tumeur, ils procèdent à un scanner abdominal et découvrent alors une masse logée entre la région épigastrique et le pelvis. Plus étonnant encore, le scanner montre des zones de densité différentes, ainsi qu’un véritable squelette calcifié et des tissus mous. Une fois la masse retirée, les médecins procèdent à un examen histologique et découvrent alors que la tumeur est en réalité un véritable fœtus de 36 cm de long, doté de cheveux, de dents, d’os et de « structures ressemblant à des membres », détaillent-ils dans un rapport publié dans la revue BMJ. Bien que dépourvu de système nerveux, le fœtus semblait avoir atteint un stade de développement avancé.


    « Fœtus in fœtu » : moins de 100 cas recensés dans la littérature médicale

    Cette anomalie extrêmement rare, connue sous le nom de « fœtus in fœtu » ou « fetus in fetu » (FIF), toucherait une personne sur 500.000. Mais c’est la première fois qu’elle est observée chez une femme adulte, et c’est le plus gros fœtus jamais retrouvé à l’intérieur du corps d’une femme. En 2015, une fillette chinoise était ainsi née avec deux fœtus jumeaux de 3,7 et 3,5 cm dans le ventre. Le cas exceptionnel d’un bébé avec 11 fœtus logés dans son abdomen a également été rapporté en 2008. Sept autres cas ont été recensés chez des adultes, mais tous chez des hommes.

    Un « parasite » à l’intérieur du corps

    Deux théories s’affrontent pour explique ces malformations. La première est qu’un des fœtus « absorbe » l’autre dans les premiers stades du développement utérin, le second fœtus devenant ainsi une sorte de « parasite » pompant les ressources et partageant le système sanguin du premier. Généralement dépourvu de système cérébral et de plusieurs organes vitaux, le fœtus parasite ne survit pas à l’accouchement. Une autre théorie suggère que le FIF est en réalité une forme de tumeur appelée tératome qui présente des cellules différenciées avec des tissus de différentes nature.

    Le fœtus retiré présente des cheveux, des os et quelques bouts de membre préformés. © Anil Kumar et al, BMJ, 2019

    Le fœtus retiré présente des cheveux, des os et quelques bouts de membre préformés. © Anil Kumar et al, BMJ, 2019

    Tumeur ou véritable fœtus ? Un diagnostic pas très clair à établir

    Mais d’après une autre étude publiée en 2015, le tératome ne peut pas être vraiment considéré comme un FIF, étant donné que ce dernier peut se développer indépendamment et possède une capacité maligne. De plus, les véritables fœtus sont généralement dotés d’une colonne vertébrale que l’on ne trouve pas dans les tératomes.

    Il n’est donc pas très sûr que tous les cas recensés soient réellement des FIF, et les chercheurs pensent d’ailleurs que les autres cas adultes s’apparentent plus à un tératome. Dans 80 % des cas, le fœtus se développe dans la cavité abdominale, mais d’autres localisations ont été observées dans le thorax, le scrotum, le dos ou même dans le crâne. La plupart du temps, le FIF est heureusement détecté avant la naissance et retiré in utero ou quelques jours après l’accouchement.

    Quelque 24 mois après son opération, la jeune Indienne se porte à merveille. Elle a d’ailleurs tenu à remercier les médecins, affirmant être soulagée de ne plus avoir cette grosseur au ventre et que ses parents sont aussi « très contents ».

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les médecins ont retrouvé un fœtus de 36 cm logé dans l’abdomen d’une jeune indienne de 17 ans.

  • C’est la première fois que l’on observe un cas de « fœtus in fœtu » (FIF) chez une femme adulte et d’une telle grosseur.

  • Cette malformation provient soit du développement d’un embryon à l’intérieur d’un autre durant la grossesse, soit d’une forme spéciale de tumeur appelée tératome.

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En Inde, un enfant se fait arra­cher 526 dents d’un coup


Il s’en passe des bizarreries médicales en Inde. Cette fois-ci, c’est un garçon de 7 ans avait une sorte de petit sac dans sa mâchoire et contenant pas moins de 526 dents. C’est une tumeur maxillaire, mais heureusement bénigne.
Nuage


En Inde, un enfant se fait arra­cher 526 dents d’un coup

par  Laura Boudoux 

En Inde, un petit garçon de 7 ans a dû se faire reti­rer plus de 500 dents de la bouche

Tout a commencé lorsque Ravin­dra­nath s’est plaint de douleurs dans la mâchoire, celle-ci ayant grave­ment enflé, raconte Insi­der. Inquiets, ses parents l’ont emmené dans un hôpi­tal de Chen­nai, où les méde­cins ont effec­tué une série de scan­ners, le 11 juillet dernier.

Ils ont alors décou­vert ce qui ressem­blait à une tumeur dans la mâchoire de Ravin­dra­nath. Après une inter­ven­tion d’une heure et demie, ils ont réussi à reti­rer une « struc­ture ressem­blant à un sac » conte­nant 526 dents.

« Nous n’avions jamais vu autant de dents à un seul endroit », assure le Dr Pratibha Ramani, qui a opéré le petit garçon.

Ravin­dra­nath souf­frait en fait d’un odon­tome composé de la mâchoire, c’est-à-dire d’une tumeur maxil­laire bénigne qui empê­chait ses dents de se déve­lop­per correc­te­ment, celles-ci y restant stockées.

Si l’opé­ra­tion n’a duré qu’une heure et demie, il a ensuite fallu cinq heures à l’équipe de méde­cins pour reti­rer une à une les dents du « sac ».

« Les dents sont de diffé­rentes tailles, entre 0,1 mm et 15 mm. Elles ressemblent à de petites perles dans une huître. Même la plus petite a une couronne, une racine et un émail, comme une vraie dent », détaille le Pr Senthil­na­than, qui a parti­cipé à la procé­dure.

Le petit Ravin­dra­nath n’a aujourd’­hui plus que 21 dents dans la bouche, comme la plupart des enfants de son âge.

Sources : Insi­der

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