D’où vient l’expression «Échec et mat» ?


Échec et Mat est une expression qu’on utilise parfois, mais c’est surtout une expression que l’on utilise dans un jeu de stratégie, les échecs. . C’est en Inde, puis en Perse que commencent les premiers balbutiements de ce jeu puis plus tard avec les Arabes, il devient le jeu que nous connaissons aujourd’hui ainsi que cette  élocution échec et mat
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D’où vient l’expression «Échec et mat» ?

D'où vient l'expression «Échec et mat» ?

Par  Alice Develey

EXPRESSION POPULAIRE – La formule est souvent entendue à la fin d’une partie d’échecs mais également, par extension, pour signifier une défaite. D’où vient cette curieuse locution ?

Philippe II d’Espagne, Charles Quint, Napoléon Bonaparte, Ivan IV le Terrible… Il a conquis tous les rois. Par jeu certes, mais aussi et surtout par stratégie. Car celui qui accepte de jouer sa partie se doit de se concentrer pour éviter de perdre la tête et ainsi devenir le maître des «échecs»! Mais d’où vient donc ce terme qui a gagné nos cours et la littérature, jusqu’à nos pellicules avec Bons baisers de Russie (1963) ou encore L’affaire Thomas Crown (1968)?

Une histoire qui loin de débuter parmi les plaisirs châtelains de notre feu royauté, trouve en réalité ses racines à mille lieues de notre belle contrée. En effet, les premières traces de notre jeu d’échec remonteraient au Ve siècle de notre ère, en Inde. Selon les récits, il serait d’abord né sous le doux nom de «chaturanga», un ancien jeu à quatre rois qui mêlait stratégie et jeu de dés. Populaire, le passe-temps se serait par la suite exporté en Perse, pour donner le «chatrang» ou «shatrang». Mais attention plus de hasard ici! Il ne reste plus que deux rois, appelés «shah», évidemment, en persan.

Précisons pour l’anecdote, ainsi que le consigna Luca Canali dans son livre Jules César à Jésus-Christ, que le mot «shah», tout comme les termes «tsar» et «kaiser», dérive du mot latin Caesar, qui a donné le chef en latin vulgaire.

Voltaire aurait pu se faire «échec et mat»

S’il ne fait aucun doute aujourd’hui, comme l’explique Harrold J.R. Murray dans son livre Une histoire des échecs, que le jeu est issu de l’indo-persan, il ne faut pas oublier que ce sont les Arabes, qui, à la suite de grandes invasions, donnèrent vie aux premières théories du jeu auquel nous jouons aujourd’hui.

Le monde arabe s’appropriera en effet le jeu, en rebaptisant le mot «shah» en «sheykh» pour désigner «les échecs», puis la locution «shah mat» en «sheykh mat» (échec et mat) littéralement«mort du roi» avant de le recodifier.

Aussi plaisant que redoutable, le jeu saura conquérir le cœur des joueurs pour traverser la Méditerranée et enfin rejoindre la France aux environs du XI-XIIe siècles. Le Trésor de la langue française note une première apparition du mot «échec» en 1100 chez Roland et quelques années plus tard, chez Chrétien de Troyes, dans Perceval. Claude Duneton identifiera quant à lui la formule «être mat» dans le Roman de la Rose au XIIIe siècle:

«D’estre mat n’avoient-ils garde

puisque sans roi se combattoient»

Et l’auteur la repèrera sous la forme «échec et mat» sous la plume de d’Alembert. Voici son récit:

«Voltaire jouait aux échecs avec un jésuite qu’il avait invité chez lui, ce qui attira l’inquiétude de son ami d’Alembert: ” Je crains -écrivait-il- que le prêtre ne joue quelque mauvais tour au philosophe et ne finisse par lui damer le pion, et peut-être le faire échec et mat».

Le roi est mort, vive le roi!

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L’Inde sous le choc après le viol et le meurtre d’une fillette musulmane


Un autre viol collectif sur une fille de 8 ans. Elle a été enlevée, droguée, violée, étranglée et la tête fracassée. Parmi ses agresseurs, un policier. Le pire, c’est que les avocats du barreau local on essayer de bloquer les policiers pour l’acte d’accusation des 8 suspects. Un pays où il y a environs 40 000 cas de viols signalés, alors que le nombre peut être encore plus exorbitant à cause de la loi du silence et une justice qui ne prend pas ces crimes au sérieux
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L’Inde sous le choc après le viol et le meurtre d’une fillette musulmane

 

Selon l'acte d'accusation de la police, rendu public... (Photo Sam Panthaky, Agence France-Presse)

Selon l’acte d’accusation de la police, rendu public cette semaine, la victime a été kidnappée par des locaux qui l’ont droguée avant de la garder captive pendant cinq jours dans une cabane puis dans un temple hindou.

PHOTO SAM PANTHAKY, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

ALEXANDRE MARCHAND
Agence France-Presse
New Delhi

L’Inde est sous le choc après le viol collectif suivi du meurtre d’une fillette musulmane de huit ans, un fait divers qui prend pour cadre les tensions entre hindous et musulmans selon l’enquête policière.

Le corps d’une fillette appartenant à une tribu nomade pauvre avait été découvert en janvier à Kathua, dans le sud de l’État indien du Jammu-et-Cachemire, une zone à majorité hindoue. Elle avait disparu alors qu’elle était partie en forêt chercher des poneys égarés.

Selon l’acte d’accusation de la police, rendu public cette semaine, la victime a été kidnappée par des locaux qui l’ont droguée avant de la garder captive pendant cinq jours dans une cabane puis dans un temple hindou.

Durant sa détention, plusieurs hommes – parmi lesquels un policier – l’auraient violée à tour de rôle. Elle a ensuite été étranglée, la tête fracassée avec une pierre.

Huit hommes ont été arrêtés pour ce meurtre. Selon les enquêteurs, ils ont agi avec la complicité d’un villageois local pour terrifier les Bakerwals, communauté de bergers musulmans dont était issue l’enfant, et les dissuader de venir dans leur zone.

Des avocats de l’association du barreau local ont essayé de bloquer le chemin des policiers cette semaine alors qu’ils se rendaient au tribunal pour déposer l’acte d’accusation contre les suspects, tous hindous.

«Notre conduite en tant que société dans l’affaire de viol et de meurtre d’une enfant de huit ans à Kathua a été si méprisable qu’on peut dire, sans exagération, que les repères moraux de l’Inde ont été complètement oblitérés, annihilés par les gardiens de la loi, de la moralité et de la vertu», s’emportait vendredi l’intellectuel Pratab Bhanu Mehta dans une tribune publiée par le quotidien Indian Express.

Culture d’impunité

Ce fait divers est concomitant à un autre retentissant dossier de viol en Uttar Pradesh, dans lequel est impliqué un puissant homme politique du parti du premier ministre Narendra Modi, affaire qui met en lumière la culture d’impunité des élites dans de pays d’Asie du Sud.

Le meneur de l’opposition, Rahul Gandhi, a participé jeudi soir à une veillée à la mémoire de la victime de Kathua à l’India Gate. Ce monument emblématique de New Delhi avait été l’un des points des rassemblements populaires qui avaient suivi le viol collectif d’une étudiante dans la capitale indienne en 2012.

Le viol de Kathua a provoqué de vives réactions dans le monde politique et la société civile, mais le premier ministre Narendra Modi, un nationaliste hindou, est resté silencieux sur cette affaire comme sur celle en Uttar Pradesh.

«Qu’arrive-t-il au monde dans lequel nous vivons ??? Ces gens devraient recevoir le châtiment le plus sévère qui soit ! Où allons-nous en tant qu’humanité ? Je suis secouée jusqu’au plus profond de moi», s’est confiée sur Twitter la star de Bollywood Anushka Sharma, également femme du capitaine de l’équipe de cricket d’Inde Virat Kohli.

Environ 40 000 cas de viols sont signalés chaque année en Inde, selon les statistiques officielles. Les observateurs estiment que ce chiffre n’est que la partie émergée de l’iceberg en raison de la forte culture du silence qui prévaut sur ce sujet dans la société indienne

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Un éléphant d’Asie surpris en train de fumer !


Un éléphant qui fume essai-il d’imiter une mauvaise habitude des humains ? Il semble que non, heureusement. Les animaux savent que la nature peut devenir une pharmacie. Il probable que l’éléphant est pris du chardon de bois pour ce désintoxiqué, comme on le fait pour certaines personnes sous prescription
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Un éléphant d’Asie surpris en train de fumer !

 

Elephant d'Asie

Cet éléphant expire une épaisse fumée blanche.

© YOUTUBE / WILDLIFE CONSERVATION SOCIETY

Par Anne-Sophie Tassart

Une caméra placée dans un parc national indien a permis de capturer une scène bien étrange : un éléphant indien expirant un épais nuage de fumée.

En la regardant, « les scientifiques et les autres se grattent la tête » assure la Wildlife Conservation Society (WCS) à propos d’une vidéo qu’elle a partagé sur Youtube le 21 mars 2018.

Alors qu’ils avaient déposé des caméras dans le parc national de Nagarhole (sud-ouest de l’Inde) pour étudier les tigres et leurs proies, Vinay Kumar, un membre de la branche indienne de l’ONG américaine, et son équipe ont capturé les faits et gestes d’une éléphante d’Asie (Elephas maximus) au coeur d’une zone boisée. Jusque là, rien de bien surprenant sauf que l’animal en question…fume. En effet, un épais nuage blanc se dégage de sa bouche juste après qu’elle y ait porté quelque chose à l’aide de sa trompe.

Les vertus médicinales du charbon apparemment connues des éléphants

Le pachyderme serait-il adepte de la cigarette ou de sa version électronique ? Le Docteur Varun Goswami, chercheur affilié à la WCS et spécialiste des éléphants, a une explication plus rationnelle.

« Je pense que cet éléphant a tenté d’ingérer du charbon de bois, indique le spécialiste dans un communiqué. Elle semble ramasser des morceaux provenant du sol de la forêt, expirer les cendres qui viennent avec et consommer le reste ».

Il se peut que l’éléphante avale du charbon pour ses propriétés médicinales. En effet, l’ingestion de ce combustible peut permettre de lutter contre une intoxication.

Selon le Centre Antipoisons belge, l’administration par voie orale du charbon de bois médicinal, « permet d’absorber de nombreuses substances toxiques présentes dans l’estomac et les intestins. Ces substances se lient au charbon et sont éliminées par les selles sans exercer leur effet toxique ».

Ce produit peut être administré (sur avis médical) à des humains mais également à des chiens ou des chats, indique le centre qui a le statut de Fondation Royale d’Utilité Publique. WCS rappelle également que le charbon de bois à des propriétés laxatives.

© Youtube / Wildlife Conservation Society

« Les animaux en consomment après des feux de forêt, dans des lieux où la foudre a frappé ou après des feux contrôlés« , explique l’ONG. Finalement, apercevoir un éléphant qui fume est une situation qui peut avoir des explications tout-à-fait rationnelles.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


En Inde, la vache est considéré comme sacrée. Cette vénération est très récente, elle fut en fait un symbole politique contre la colonisation au XIXe siècle. La vache fut intégrée dans les légendes et croyances hindoues et faire parti des animaux qui sont la réincarnation des dieux.
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes. C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos.

Sources : Planeteanimal ; Lemonde ; Chosesasavoir

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Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !


Des bulles, pas des bulles de savon, ni quelques boissons pétillantes, plutôt des bulles fossilisées qui témoigne le début des cyanobactéries qui ont permit après plus d’1 milliard d’années à transformer la Terre accueillante pour que la faune et la flore puisse prospérer sur terre grâce à l’oxygène. Vous imaginez comment l’homme détruit en peu de temps l’environnement, alors que pour réussir a y vivre, cela a pris des millions, des milliards d’années pour arriver a pouvoir respirer sur notre planète bleue 
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Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !

Bulles des cyanobatéries

Bulles fossilisées et tissus cyanobactériens provenant de tapis microbiens phosphatés âgés d’1,6 milliard d’années.

STEFAN BENGTSON

Par Joël Ignasse

Ces bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries qui ont transformé la Terre en produisant de l’oxygène. 

Il y a 1,6 milliard d’années, la vie florissait déjà sur Terre (et depuis presque deux milliards d’années) et la planète était peuplée de microorganismes divers dont des cyanobactéries, encore appelées algues photosynthétiques. Ces microbes ont joué un rôle capital pour l’évolution de la vie : ce sont eux qui sont à l’origine de l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène et qui ont ainsi rendu l’air respirable pour les plantes et les animaux modernes.

Bulles témoins

Ce bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries et de leur capacité à produire des gaz dont de l’oxygène. Elles proviennent de roches phosphatées du Supergroupe Vindhyan, au centre de l’Inde et ont été analysées par Therese Sallstedt et ses collègues de l’Université du Sud du Danemark, du Muséum d’histoire naturelle de Suède et de l’Université de Stockholm. A l’époque s’étalait dans cette zone une mer peu profonde dont les fonds étaient tapissés d’un lit de matière microbienne constitué de microbes actifs et de déchets organiques. Lorsqu’elles ont été produites par des colonies de cyanobactéries, les bulles ont été piégées dans le tapis microbien et figées ainsi au fil du temps au lieu de remonter à la surface. La description de ce fossile original fait l’objet d’une publication dans la revue Gebiology.

Les bulles vues au microscope électronique. Crédit: Stefan Bengtson.

L’enrichissement de la terre en oxygène a commencé lorsque les premières cyanobactéries ont utilisé la photosynthèse pour avoir de l’énergie, il y a environ 2,7 milliards d’années. Dans ce processus, ces bactéries transforment le carbone et l’eau en carbone organique et en oxygène libre, ce dernier se combinant presque instantanément avec de l’hydrogène et du carbone pour former d’autres composés. Ce qui explique que l’oxygène libre ne se soit pas accumulé facilement dans l’atmosphère. En fait, il faudra attendre près de 300 millions d’années pour que ces sources d’oxygène soient suffisamment nombreuses et compensent cette consommation immédiate en enrichissant l’atmosphère qui, dans le même temps, s’allègent en méthane (détruit par les rayons ultraviolets du Soleil).

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Le Saviez-Vous ► En Inde, des femmes achetées pour quelques centaines d’euros


Il y a des endroits dans ce monde qui doivent évoluer pour de meilleures conditions de la femme. Dans des villages en Inde, des hommes ont de la difficulté à se trouver des femmes, alors ils les enlèvent ou les achètent. Elles sont devenues des esclaves domestiques et sexuelles. Si ces hommes décident de les délaissées, elles se retrouvent seules rejeter par leurs voisins, et même par leur famille.
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En Inde, des femmes achetées pour quelques centaines d’euros

 

Une mariée, à Ahmedabad, en Inde, le 11 février 2018. | Sam Panthaky / AFP

Chaque année en Inde, des dizaines de milliers de femmes sont enlevées pour être vendues comme épouses.

 

À treize ans, Tahmina a été vendue 50.000 roupies (environ 620 euros/ 994,06 $ canadien) à un homme de plus de quarante par sa sœur et son beau-frère, dans un village de l’État d’Haryana.

En Inde, le rapport ministériel du National Crime Records Bureau indique qu’en 2016, 33.855 personnes ont été enlevées pour un mariage, un peu plus de la moitié d’entre elles étant mineures, et la quasi totalité, des femmes (seulement 59 hommes sur le total).

«Pendant des siècles, le trafic de femmes à marier a été un marché florissant dans les États de l’Haryana, du Pendjab et du Rajasthan, au nord de l’Inde. Il n’existe pas de données officielles du gouvernement sur le nombre de victimes du trafic d’alliances, mais l’on estime que des centaines de milliers de femmes et de filles, principalement venant d’Assam, du Bengale-Occidental, du Jharkhand ou du Bihar, ont été vendues en mariage», rapporte Elena del Estal pour le Guardian.

Six semaines plus tard, Tahmina a été retrouvée par sa mère dans un petit centre d’hébergement géré par le gouvernement, grâce à l’aide de l’organisation Empower People, qui lutte contre le trafic de femmes à marier et les crimes d’honneurs perpétrés contre les femmes.

Une vie d’esclave sexuelle et domestique

Les femmes ainsi vendues sont souvent réduites à une vie d’esclave sexuelle ou domestique, quand elles ne sont pas abandonnées et, éventuellement, revendues. On les appelle «paro» ou «molki», ce qui signifie «volée» ou «achetée» –manière supplémentaire de les humilier.

Sanjida a vécu comme «paro» pendant quinze ans dans le district de Mewat. Comme Tahmina, à qui sa sœur avait fait croire qu’elle l’emmenait à Dehli, elle pensait rejoindre la capitale pour trouver un emploi de baby-sitter. Au lieu de cela, on l’a vendue pour 10.000 roupies (124€ /194,92 $).

Quand elles se retrouvent veuves, la plupart des paros sont expulsées de la maison. Un retour au premier foyer est souvent mal vécu par les femmes ayant été vendues comme épouses, qui font face à des discriminations, du voisinage comme de leur propre famille.

Le père de Tahmina a refusé de l’accueillir dans sa maison à son retour. Il a décidé de quitter leur village avec sa mère et ses frères et sœurs, la laissant vivre chez sa grand-mère.

La pratique de mariage forcé par troc et enlèvement trouve sa légitimation auprès de certaines populations, lorsque trouver une femme locale se révèle trop ardu.

«Les hommes pauvres comme nous, qui n’ont pas beaucoup de terres, ont beaucoup de difficulté à trouver une femme ici», explique l’homme qui a acheté et épousé Sanjida.

Samsuddil, lui, a acheté Najida 10.000 roupies pour qu’elle le rejoigne… lui et sa femme: incapable à 41 ans d’avoir un enfant avec cette dernière, et ne pouvant pas trouver d’autre femme au village, il se justifie:

«Avoir des enfants est important». Najida a vingt ans.

 

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Comment fonctionne le système des castes en Inde ?


Les castes en Inde sont interdites sur papier, pourtant cette façon dont fonctionne cette société indienne existe toujours aujourd’hui, ce qui crée des frictions avec raison, chez les plus pauvres d’en eux. Car appartenir à une caste, il est impossible de monter dans la hiérarchie, car c’est une tradition héréditaire
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Comment fonctionne le système des castes en Inde ?

 

Crédits : Pixabay

Alors qu’une nouvelle forme de militantisme surgit en Inde, où la caste des Intouchables se livre une « guerre des moustaches » en se laissant pousser la barbe pour conquérir des droits, vous vous demandez peut-être ce que le terme « caste » représente ? Ou, encore, si ce système ne devait pas être aboli ?

Nous vous donnons les clefs pour comprendre.

Issu du terme portugais « casta » qui signifie « race » ou « lignage », le système de castes est basé sur l’idéologie de l’inégalité des Hommes et se trouve, aujourd’hui encore, au cœur de la société indienne. Il s’agit d’un système complexe qui divise la société en plusieurs groupes hiérarchisés, où chaque individu se trouve affilié à l’un de ces groupes dès sa naissance. Il tire ses origines de l’Histoire religieuse indienne mais a également été influencé par le développement social et économique engendré lors de l’époque coloniale.

Méconnues en France et en Occident, elles sont souvent considérées (à tort) comme abolies. Elles font néanmoins toujours parler d’elles.

1) Une division quadripartite de la société

Alors que la société indienne, se basant sur les textes fondateurs de l’hindouisme, stipule que les « Hommes naissent et demeurent inégaux », une division de la société indienne est réalisée en varna, en quatre parties, qui sert de base à l’élaboration des castes. Au sommet de ce système hiérarchique : les brahmanes (les prêtres) ; ensuite : les kshatriyas (les guerriers) ; suivis par les vaishyas (les commerçants) ; et, enfin, tout au bas de cette échelle sociale : les sudra (le reste de la population, excepté les intouchables). Les intouchables sont exclus de cette société puisqu’ils exercent des métiers dits « impurs » ou « dégradants », comme ceux qui sont en contact direct avec le sang (sage-femme, boucher, chasseurs…) ou encore les mendiants.

Ce classement se mesure en fonction du degré de pureté et d’impureté. Ainsi, un brahmane, religieux, intellectuel et végétarien, est plus pur qu’un khatriyas, puisque ce dernier mange de la viande, se bat.

2) Un système d’interdépendance 

Chacune des quatre castes a besoin des autres pour se maintenir en vie, on parle d’un système d’interdépendance. Néanmoins, dans la réalité, les Indiens ne se définissent pas par rapport à ces castes telles que définies plus haut, ils parlent plutôt d’espèces (jati) que l’on peut appréhender comme des « sous-castes » — telles que les castes de prêtres, de guerriers, etc.

A noter que toutes les castes ne sont pas répandues dans toutes les parties de l’Inde, tout comme il existe des castes spécifiques à certaines régions.

3) Une transmission héréditaire

Comme nous le mentionnons, l’idéologie de ce système affirme que les Hommes sont fondamentalement inégaux. Une caste est rattachée à chaque individu dès sa naissance, il s’agit de sa caste de naissance, on parle alors d’un système héréditaire. On naît dans une certaine caste et on ne pourra en changer. A chaque caste est attribuée une tâche, le devoir de chacun est de l’accomplir.

L’endogamie est ainsi préférée. Les Indiens se marient entre personnes de la même caste, voire de la même sous-caste.

Néanmoins, une évolution de ce système d’hérédité a été observée ces dernières années. Un individu assigné à une caste, et donc logiquement à un métier spécifique, ne réalisera pas forcément le métier attribué.

Il n’existe pas d’adéquation radicale entre le métier et la caste ».

Cette évolution a ainsi bouleversé l’interdépendance des castes et leur hiérarchisation.

4) Pour quels effets sur l’Inde contemporaine ?

Ce système de castes, malgré son interdiction par la constitution indienne, continue ses affaires discriminantes envers les castes inférieures. De plus, et généralement, les classes dominantes vivent dans le centre, tandis que les plus basses vivent en périphérie. Cela limite ainsi le mélange de castes. À cela s’ajoute la recrudescence de la violence liée à ce système (peu de rapports sur ces faits). On relève toutefois que, selon un rapport de l’ONU datant de 2005, il y a eu plus de 31 000 actes violents commis contre les Dalits en 1996.

Depuis l’indépendance de l’Inde, plusieurs états ont pris le problème à bras le corps, développant des politiques qui ne tiennent plus compte des castes et qui favorisent la mobilité sociale. Dans une optique de discrimination positive, incluant la mise en place de quotas pour les membres des castes basses, ces dernières ont été renommées en castes défavorisées. Des quotas qui sont d’ailleurs sources d’émeutes aujourd’hui, puisque malgré cela près d’une personne sur quatre vit avec moins de 1,25 dollar par jour en Inde et que le pays est confronté à des problèmes de chômage et de sous-emplois.

Sources : Lepoint ; Euronews ; Lafrancoindienne

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