Des employés d’Amazon menacés après des revendications pour le climat


Amazon a une empreinte de carbone équivalent à un petit pays. Si vraiment les employés ont reçus des menaces de licenciement pour avoir dénoncé la lenteur des changements pour l’environnement, il faudra y penser 2 fois avant de commander par Amazon. Puis pourquoi faire des changements dans 10 ans, alors que c’est maintenant qu’il faut agir ? Amazon a été fondé en 1994, ils ont pris de l’expansion les années suivantes et ils ne sont pas adaptés aux changements climatiques.
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Des employés d’Amazon menacés après des revendications pour le climat

PHOTO INA FASSBENDER, ARCHIVES AFP

« Ce n’est pas le moment de tirer sur les messagers », a dit Maren Costa, employée d’Amazon, dans le texte d’une déclaration. « Ce n’est pas le moment de faire taire ceux qui s’expriment. »

(New York) Des employés d’Amazon affirment que le détaillant en ligne menace de licencier des travailleurs pour avoir publiquement poussé l’entreprise à en faire plus pour lutter contre le changement climatique.

JOSEPH PISANI 
ASSOCIATED PRESS

Amazon Employees For Climate Justice, un groupe militant pour la protection de l’environnement fondé par des travailleurs d’Amazon, a déclaré jeudi que la société avait envoyé des lettres aux membres leur disant qu’ils pourraient être licenciés s’ils continuaient à parler aux médias.

« Ce n’est pas le moment de tirer sur les messagers », a dit Maren Costa, employée d’Amazon, dans le texte d’une déclaration. « Ce n’est pas le moment de faire taire ceux qui s’expriment. »

Amazon, qui s’appuie sur les combustibles fossiles pour alimenter les avions, camions et camionnettes qui expédient des colis dans le monde entier, a une énorme empreinte carbone. Et des travailleurs d’Amazon ont vivement critiqué certaines des pratiques de leur employeur.

L’année dernière, plus de 8000 employés ont signé une lettre ouverte au chef de la direction et fondateur Jeff Bezos, demandant à Amazon de réduire ses émissions de carbone, de mettre fin à son utilisation de combustibles fossiles et de cesser son travail avec les sociétés pétrolières qui utilisent la technologie d’Amazon pour localiser les gisements de combustibles fossiles.

Le géant des achats en ligne a fait valoir jeudi que les employés pouvaient suggérer des améliorations au sein de l’entreprise.

« Notre politique concernant les communications externes n’est pas nouvelle et nous pensons qu’elle est similaire à celle d’autres grandes entreprises », a déclaré Amazon.

En septembre, la société a publié pour la première fois des détails sur son empreinte carbone, dans la foulée d’une campagne menée par des employés. Elle peut se comparer aux émissions d’un petit pays.

De grandes entreprises technologiques se sont penchées sur la façon de traiter avec les employés qui parlent de plus en plus publiquement des politiques et pratiques de ces sociétés.

Cinq travailleurs licenciés de Google à la fin de l’année dernière ont déposé des plaintes fédérales contre l’entreprise en matière de pratiques de travail, affirmant qu’ils avaient perdu leur emploi parce qu’ils étaient impliqués dans l’organisation de certaines activités pour les employés. Google conteste ces allégations, affirmant que ces employés ont été licenciés pour avoir violé la politique de sécurité des données de l’entreprise. Les employés de Google ont protesté contre un large éventail de problèmes au sein de l’entreprise, notamment sa gestion des plaintes pour inconduite sexuelle.

Amazon a récemment agi dans l’objectif de réduire son empreinte carbone. Elle a promis de se procurer toute son énergie à partir de panneaux solaires et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030. Une entité peut devenir carboneutre en équilibrant les émissions restantes avec un retrait équivalent des gaz à effet de serre produits par ses activités.

Le dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre provoquent le réchauffement climatique, ce qui peut entraîner une élévation du niveau de la mer et des événements météorologiques plus destructeurs.

https://www.lapresse.ca/

Le tourisme mondial, un fléau pour la planète


    Le tourisme fait marcher l’économie et permet de voir d’autres horizons, le problème, c’est qu’il est aussi une cause de l’augmentation de notre empreinte de carbone et donc un effet sur le gaz à effet de serre.
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    Le tourisme mondial, un fléau pour la planète

     

    Une plage visible du hublot d'un avion.

    Une plage visible du hublot d’un avion. Photo : iStock

    Vos vacances sont peut-être synonymes de pur bonheur, mais elles ne sont pas aussi réjouissantes pour la planète, montre une étude menée par des scientifiques australiens.

    Un texte d’Alain Labelle

    Les travaux d’Arunima Malik et de ses collègues de l’Université de Sydney, qui ont compilé des données recueillies dans 160 pays, montrent que l’empreinte carbone du tourisme est passée de 3,9 à 4,5 milliards de tonnes métriques de CO2 entre 2009 et 2013.

    C’est quatre fois plus que prévu et cela représente environ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’une année.

    Les voyages aériens ne comptent que pour 12 % de ce total.

    D’ailleurs, les précédentes études ne comptaient que les émissions de dioxyde de carbone (CO2), si bien que les estimations précédentes de l’impact du tourisme sur le carbone laissaient à penser qu’il représentait 2,5 % à 3 % des émissions.

    Or, cette étude inclut également les émissions d’autres gaz à effet de serre dues à la construction et à l’entretien d’infrastructures telles que les hôtels et les aéroports, ainsi que les émissions associées aux achats de nourriture, de boissons et de souvenirs par les touristes.

    Un phénomène en hausse

    Si les tendances récentes se poursuivent, l’empreinte carbone du tourisme mondial augmentera de plus de 40 % (à environ 6,5 milliards de tonnes métriques de CO2) d’ici 2025.

    L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) des Nations unies met de l’avant des solutions pour réduire l’empreinte du tourisme sur la planète :

  • Les touristes pourraient choisir des destinations moins éloignées;

  • Les voyageurs pourraient utiliser davantage les transports publics sur place;

  • Les gouvernements pourraient offrir des incitatifs aux fournisseurs de services touristiques pour accroître leur efficacité énergétique.

Cette importante augmentation est due aux visiteurs des pays riches qui voyagent vers d’autres destinations riches.

Les voyageurs en provenance du Canada, de Suisse, des Pays-Bas et du Danemark ont une empreinte carbone beaucoup plus élevée ailleurs que dans leur propre pays. Les États-Unis arrivent en tête du classement pour ce qui est des voyages internes, suivis de la Chine, de l’Allemagne et de l’Inde.

À l’échelle planétaire, le tourisme est une industrie qui connaît un essor important. Son taux de croissance est d’environ 4 % par an, et représente des retombées de plus de 7000 milliards de dollars chaque année. Cette industrie emploie une personne sur dix dans le monde entier.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Climate Change.

https://ici.radio-canada.ca/

La désastreuse empreinte carbone des bouilloires


Qui aurait cru que des bouilloires pouvaient être une cause importante d’émission de dioxyde de carbone. Cela ne veut pas dire de ne pas utiliser la bouilloire, mais simplement l’utiliser la quantité d’eau nécessaire
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La désastreuse empreinte carbone des bouilloires

 

Une bouilloire électrique en acier, le type le plus fréquent en Europe.

Une analyse du cycle de vie des bouilloires électriques met en lumière le peu d’intérêt des bouilloires éco-conçues pour diminuer l’impact environnemental. Le principal levier est surtout d’éviter de chauffer de l’eau inutilement.

François Savatier

Les chercheurs se posent toutes sortes de questions. Avec des collègues, Alejandro Gallego-Schmid de l’université de Manchester s’est par exemple demandé quel était l’impact environnemental… des bouilloires. Au Royaume-Uni, où il travaille, la question est d’importance, puisque 95 % des 28 millions de foyers en possèdent au moins une.

Les chercheurs ont d’abord analysé le marché européen des bouilloires et constaté deux choses : d’une part qu’il est homogène – les mêmes types principaux de bouilloires généralement fabriquées en Chine sont employés partout – et d’autre part qu’il se répartit à 40 % entre les bouilloires en plastique et 60 % celles à en acier inoxydable. Ils ont donc choisi de se concentrer précisément sur le cycle de vie de deux bouilloires électriques caractéristiques : l’une en acier d’une capacité de 1,7 litre, l’autre en plastique d’une capacité de 1,5 litres, toutes deux exigeant une puissance électrique de 3000 watts. Ils ont néanmoins complété cet échantillon d’une bouilloire en plastique « éco-conçue », d’une puissance de 2200 watts.

Les chercheurs ont ensuite analysé tous les aspects du cycle de vie de ces trois appareils, de la production de matière première au recyclage, en passant par l’assemblage et l’usage. Pour cela, ils les ont démontés et ont pesé chacun de leurs composants. Les masses obtenues leur ont permis d’estimer la consommation de matières dues à la production de bouilloires. Ils ont mesuré  l’énergie nécessaire pour faire bouillir une à quatre tasses. Finalement, ils ont prudemment généralisé l’impact environnemental estimé au Royaume-Uni aux quelque 145 millions de bouilloires sensées être en circulation dans l’Union européenne.

Qu’en ressort-il ? D’abord que l’écoconception des bouilloires n’a que peu d’effets sur les quantités de matières premières employées et l’impact environnemental. L’allongement de 4,4 à 7 ans de la durée de vie moyenne d’une bouilloire pour ces appareils écoconçus n’aurait également qu’un impact de moins de 5% sur la consommation de matières premières.

Dès lors, c’est sur l’usage des bouilloires qu’il convient de se concentrer. Il s’avère que le contrôle de la température de chauffage de l’eau équipant certaines bouilloires écoconçues n’est pas décisif, puisque les chercheurs ont établi qu’elle n’apporte qu’une réduction de 2 à 5 % de l’énergie consommée sur l’ensemble du cycle de vie. Le principal problème est en fait la quantité d’eau quotidiennement chauffée en excès : le volume d’eau portée inutilement à ébullition représente jusqu’à 33 % de l’énergie consommée !

Selon les chercheurs, cela pourrait représenter à l’échelle de l’Europe jusqu’à 112,4 pétajoules par an d’économie d’énergie. Cela signifie que si chaque citoyen de l’Union européenne ne faisait bouillir que la stricte quantitié d’eau dont il a besoin, l’émission de 4226 kilotonnes de dioxyde de carbone par an pourrait être évitée, soit plus du double des émissions de Malte. Cette eau inutilement portée à ébullition équivaut à la consommation annuelle d’eau des tous les foyers slovènes. Brexit or not Brexit, il nous faut commencer à mieux contrôler l’eau que faisons inutilement bouillir dans nos bouilloires !

http://www.pourlascience.fr/

Les sandwichs aussi mauvais pour l’environnement que les voitures


C’est une chose qu’on ne pense pas de l’impact sur l’environnement quand on s’arrête dans un resto pour manger un sandwich. La production, le choix d’aliment, le transport, les déchets etc …
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Les sandwichs aussi mauvais pour l’environnement que les voitures

 

Des chercheurs au Royaume-Uni ont étudié 40 types... (A&W Food Services of Canada Inc. via PC)

 

Des chercheurs au Royaume-Uni ont étudié 40 types de sandwichs pour connaître leur empreinte carbone. La variété la plus gourmande en carbone est le sandwich spécial petit-déjeuner aux oeufs, bacon et saucisses, acheté dans le commerce. Sur cette photo, un chef-d’oeuf avec bacon d’A&W qu’on trouve au Canada et qui a probablement quelques points communs avec le sandwich étudié au Royaume-Uni.

A&W FOOD SERVICES OF CANADA INC. VIA PC

 

La consommation annuelle de sandwichs au Royaume-Uni a le même impact sur l’environnement que l’utilisation de plus de huit millions de voitures par an, affirment des chercheurs de l’université de Manchester dans une étude publiée jeudi.

Selon l’association britannique du sandwich (BSA), 11,5 milliards de sandwichs sont consommés chaque année au Royaume-Uni, la moitié étant préparée à la maison et l’autre achetée dans le commerce.

Cette consommation annuelle « génère en moyenne 9,5 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit l’utilisation annuelle de 8,6 millions de voitures », compare la professeure Adisa Azapagic citée par l’université.

Les chercheurs ont étudié l’empreinte carbone de 40 types de sandwichs différents. Les pires pour l’environnement ? Ceux contenant de la viande de porc (bacon, jambon ou saucisse) et ceux contenant du fromage ou des crevettes.

La variété la plus gourmande en carbone est le sandwich spécial petit-déjeuner aux oeufs, bacon et saucisses, acheté dans le commerce. Les chercheurs ont calculé que la production d’un sandwich de ce type génère 1441 grammes de dioxyde de carbone soit l’équivalent des émissions de CO2 produites par une voiture roulant 12 miles (19 kilomètres).

Le plus « propre » pour la planète est un jambon-fromage préparé à la maison.

La production, la transformation, la conservation au frais des sandwichs, leur emballage et le transport contribuent à leur impact sur l’environnement.

Les chercheurs estiment que leur empreinte carbone pourrait être réduite de 50 % en modifiant les recettes, l’emballage et le recyclage des déchets, et en repoussant leur date de péremption.

La BSA estime également que prolonger la durée de conservation des sandwichs en assouplissant les dates de péremption permettrait d’économiser au moins 2000 tonnes de déchets par an.

http://www.lapresse.ca/