Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?


Cela est une bonne question ? Si le Canada était bombardé, tuant au passages nombres de civils cela ferait le tour du monde. On aurait des supports de tous les pays ou presque. Alors que des pays comme la Syrie, la bande de Gaza, la Thaïlande, la Colombie et bien d’autres passent sous silence alors que des bombes, des morts, des villes et villages sont détruites, certains pourront s’exiler alors que d’autres devront survivre de peine et misère, laissant tout derrière eux avec la peur au ventre
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Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?

 

WILLIAM DANIELS / HANDICAP INTERNATIONAL

Une employée de Handicap International, près des décombres d’une maison du quartier de Al-Wahda à Jalawla, en Irak.

Dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont dû fuir des bombardements? De ces personnes qui passent de quartier en quartier pour éviter le prochain tir ? Les mêmes qui changent de ville pour tenter de trouver dans la prochaine cité un hôpital encore en état de soigner leurs blessures ? Ou celles encore qui quittent leur région puisque, de toute façon, leur ville est détruite et jonchée de restes explosifs de guerre. Puis enfin, ces personnes qui ne reviendront pas et chercheront dans un autre pays la sécurité qu’elles ont définitivement perdu.

Vous n’en connaissez pas. Parce que par chance, le Canada n’a jamais été bombardé. Et que si par malheur ce devait être le cas, dans la minute qui suivrait, la planète entière crierait au scandale et dénoncerait la barbarie, l’insupportable, l’intolérable.

Selon l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, plus de 10 pays et territoires avaient été le théâtre de l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées en 2014 : la Syrie, l’Irak, Israël, la Bande de Gaza, l’Ukraine, la Libye, le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, la Thaïlande et la Colombie.

En 2016, chaque jour, 90 personnes ont été tuées ou blessées par une arme explosive. Ce sont plus de 43 000 personnes qui sont ainsi victimes de ces agissements en une année, parmi lesquelles 92% de civils lorsque ces armes sont utilisées en zones peuplées.

Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Chaque jour, des hôpitaux, des écoles, des marchés, des commerces, des conduites d’eau, des réseaux électriques, des routes sont touchés, le plus souvent détruits, par ces bombardements urbains. Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Ainsi, vous ne connaissez pas ces gens qui ont dû fuir des bombardements, et moi non plus, figurez-vous, ou si peu. Par contre, je connais ceux qui ont explosé sur une mine antipersonnel ou ceux qu’une sous-munition a privés de leurs bras ou de leurs yeux. Je connais ceux qui ont perdu leurs proches à cause de ces armes. Je connais ceux qui vivent, encore aujourd’hui, entourés de ces restes explosifs qui attendent, sournoisement, de déchirer la chair et de voler la vie.

Je me souviens des noms de ceux que j’ai eu la chance de croiser : Phongsavath, Phet Latxabout, Song Cosal, Raed Mokaled, Lynn Bradach. Cherchez-les sur internet et découvrez leur histoire.

Puis je lis les témoignages de Firas, Abdul, Mohamad, Dia’a, Rajab, Fteim, Sami qui, alors qu’ils étaient chez eux, dans la rue ou en visite chez des amis, ont été victimes d’un bombardement. Grièvement blessés, certains ont perdu un ou plusieurs proches. Tous ont dû fuir leur pays d’origine, laissant derrière eux leur maison, leur travail, leur famille et leurs amis.

Au Laos, aujourd’hui encore, plus de 40 ans après la guerre du Vietnam, des personnes explosent sur des restes explosifs. Au Cambodge, 35 après le régime des Khmers rouges, les équipes de déminage continuent de libérer les terres. En Colombie, un accord de paix a mis fin, l’année dernière seulement, à 50 années de guerre civile qui a jonché le territoire de restes explosifs. Et on parle aujourd’hui de décennies qui seront nécessaires pour déminer et dépolluer la Syrie…

À quoi bon se mobiliser, me direz-vous ? Puisque chaque jour le massacre continue, quel pouvoir avons-nous face à l’horreur ?

En 1997, dire stop a permis d’interdire les mines antipersonnel.

En 2010, dire stop a permis d’interdire les armes à sous-munitions.

En 2013, dire stop a permis de régulariser le commerce des armes.

Cette année, en 2017, dire stop a permis d’interdire les armes nucléaires.

Alors oui, dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

www.stop-aux-bombes.ca

#StopBombingCivilians

http://quebec.huffingtonpost.ca/j

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Israël: mort de l’homme le plus vieux du monde à l’âge de 113 ans


Le plus vieil homme au monde est mort ce vendredi. Sa particularité : né en Pologne, il a été un survivant de l’holocauste, mit dans un camp de concentration à Auschwitz. Il a par la suite immigré en Israël jusqu’à la fin de ses jours
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Israël: mort de l’homme le plus vieux du monde à l’âge de 113 ans

 

GETTY IMAGES

C’est aussi un survivant de l’Holocauste

Le survivant de l’Holocauste Yisrael Kristal, identifié par le Guinness des records comme l’homme le plus vieux du monde, est mort vendredi à l’âge de 113 ans, ont rapporté des médias israéliens.

Ce juif observant avait vu le jour le 15 septembre 1903 à Zarnow, en Pologne actuelle alors sous domination russe, trois mois avant que les frères Wright n’effectuent le premier vol au monde avec un avion motorisé.

Sa famille n’était pas joignable vendredi en fin de journée, en raison du shabbat.

« Yisrael Kristal (…) est mort vendredi, un mois avant son 114e anniversaire », a indiqué le quotidien israélien Haaretz dans son édition en ligne.

Selon le site d’informations israélien Ynet, M. Kristal laisse deux enfants, neuf petits-enfants et 32 arrières petits-enfants.

Le Guinness des records l’avait identifié comme l’homme le plus vieux du monde en mars 2016.

M. Kristal avait survécu à la Première Guerre mondiale et vécu à Lodz, en Pologne nouvellement indépendante, jusqu’à l’invasion nazie en 1939. Il avait été déplacé avec sa famille dans le ghetto de la ville. Quatre ans plus tard, il était envoyé au camp de concentration d’Auschwitz.

– Survivant d’Auschwitz –

Il a perdu sa femme et leurs deux enfants dans l’Holocauste, mais lui avait survécu. Il ne pesait plus que 37 kilos, selon le Guinness, quand les Alliés ont libéré les camps.

Seul rescapé de sa famille, M. Kristal avait émigré pour Haïfa, dans le nord d’Israël, avec sa seconde femme et leur fils en 1950. Il y a tenu une entreprise de confiserie prospère jusqu’à sa retraite.

En septembre 2016, il avait célébré sa Bar Mitzvah, dont il avait été privé un siècle plus tôt. Cette cérémonie solennelle et joyeuse est l’une des plus importantes de la vie d’un juif. Célébrée à 13 ans pour les garçons, elle marque le passage des adolescents à la majorité religieuse. C’est l’âge où ils assument de nouveaux devoirs.

Des clichés vieux de 125 ans

Nombre de juifs n’ont pas fait leur Bar Mitzvah à cause des tumultes de l’histoire. Yisrael Kristal n’avait pas pu célébrer la sienne en 1916, en pleine Première guerre mondiale, car sa mère était décédée trois ans plus tôt et son père était soldat dans l’armée russe.

« Mon père est religieux et prie tous les matins depuis 100 ans mais il n’a jamais effectué sa Bar Mitzvah », avait expliqué à l’AFP sa fille Shula Kuperstoch, quelques semaines avant la cérémonie.

Selon le Gerontology Research Group (GRG), la doyenne de l’humanité est une Jamaïcaine, Violet Brown, née le 10 mars 1900.

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Israël: découverte d’un rare atelier de vaisselle en pierre


En Israël, ils on trouver un lieu où on produisait des récipients en pierre, et une bonne idée de la technique employés il y a plus de 2000 ans.
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Israël: découverte d’un rare atelier de vaisselle en pierre

 

Lors de leurs fouilles, les archéologues ont retrouvé... (PHOTO AFP)

Lors de leurs fouilles, les archéologues ont retrouvé seulement quelques vestiges de tasses à proprement parler. En revanche, ils ont découvert des milliers de cylindres de craie, témoignages de la technique de production employée.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Reineh

Des archéologues israéliens ont mis au jour un rare atelier datant d’environ 2000 ans et servant à la production de récipients en pierre, matériau employé par les juifs comme attesté dans le récit du premier miracle de Jésus, accompli à quelques kilomètres du site.

Le site a été découvert fortuitement lors de travaux de terrassement il y a deux mois à Reineh, village arabe au nord de Nazareth, a rapporté jeudi le directeur des fouilles, le Dr Yonatan Adler.

Des engins de chantiers travaillant à la construction d’une route ont éventré la paroi arrière d’une cavité. Celle-ci, dont l’accès antique se situait en surplomb, s’est révélée être à la fois une carrière et un atelier dans lequel étaient en particulier fabriqués des tasses et des bols.

Lors de leurs fouilles, les archéologues ont retrouvé seulement quelques vestiges de tasses à proprement parler. En revanche, ils ont découvert des milliers de cylindres de craie, témoignages de la technique de production employée.

Les artisans extrayaient du site des blocs de pierre auxquels ils donnaient sommairement la forme de tasses. Ils disposaient les blocs sur un tour et à l’aide d’un objet tranchant enfoncé verticalement dans la craie dégageaient la partie intérieure (les cylindres abandonnés sur le site). Puis ils peaufinaient l’extérieur.

Les juifs utilisaient de la vaisselle en pierre parce que, «selon l’ancienne loi juive et contrairement à la poterie, la pierre était considérée comme un matériau ne pouvant jamais devenir impur», explique M. Adler.

Cette vaisselle de pierre est caractéristique d'une période... (AFP) - image 2.0

Cette vaisselle de pierre est caractéristique d’une période s’étendant de la seconde moitié du 1er siècle avant Jésus-Christ jusqu’au milieu du 2ème siècle après Jésus-Christ.

AFP

Le site est précieux pour l’étude des juifs à un moment charnière dans une région à la signification particulière, dit-il.

Jusqu’alors deux sites similaires avaient été fouillés, mais près de Jérusalem, dans l’antique Judée.

Ce qui est enthousiasmant ici, c’est que pour la première fois, nous avons la preuve physique de la production de récipients en pierre en Galilée», dit-il.

«Les savants se sont toujours interrogés sur la nature du judaïsme en Galilée. C’est particulièrement important quand on sait que le mouvement naissant de Jésus apparaît dans cette région», dit-il, et «la question, c’est: qui sont ces gens qui vivent alors en Galilée» et commencent à suivre Jésus?

C’est à quelques kilomètres de là que Jésus, d’après l’Evangile selon Jean, a changé l’eau en vin aux Noces de Cana. L’eau était précisément contenue dans six jarres de pierre, «pour les purifications des juifs», dit le texte.

Les chrétiens identifient aujourd’hui Cana à Kfar Kanna, tout près de Reineh.

«Jusqu’alors, nous n’avons pas retrouvé de trace de production de ces grandes jarres» sur le site de Reineh, dit M. Adler, «mais on peut présumer que les jarres qui auraient servi à Cana auraient été produites sur un site comme celui-ci, probablement dans les environs».

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Des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l’époque de Jésus


De belles découvertes ont été faites à Jérusalem et Galilée qui apporte une meilleure connaissance de la façon que vivaient les gens à l’époque de Jésus
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Des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l’époque de Jésus

 

Parmi les dizaines d'objets découverts figurent des vases,... (PHOTO AMIR COHEN, REUTERS)

Parmi les dizaines d’objets découverts figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques (photo) et des clous ayant servi à des crucifixions.

PHOTO AMIR COHEN, REUTERS

Agence France-Presse
BET SHEMESH

 

Des dizaines d’objets datant du Ier siècle présentés dimanche par l’Autorité des antiquités israéliennes font partie des découvertes archéologiques récentes qui rendent plus compréhensible aux historiens la vie à l’époque de Jésus-Christ, selon un responsable.

Parmi les dizaines d’objets découverts dans la région de Jérusalem et en Galilée, où, selon la tradition, Jésus a vécu, et présentés dimanche figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques et des clous ayant servi à des crucifixions.

«Maintenant nous pouvons décrire de façon très précise la vie quotidienne de cette époque, de la naissance, à travers les habitudes alimentaires, les voyages effectués, et jusqu’à la mort avec les rites funéraires», explique à l’AFP Gideon Avni, directeur de la division archéologique des Antiquités israéliennes.

«Ces 20 dernières années, nous avons fait un bond dans la compréhension du mode de vie de Jésus et de ses contemporains», indique-t-il. «Chaque semaine, de nouveaux éléments sont découverts et permettent de mieux connaître cette période».

Ainsi, «nous retrouvons sur des ossuaires des noms de personnalités connues grâce aux textes de cette époque», dit le professeur Avni.

L’Autorité conserve plus d’un million d’objets découverts dans des fouilles et en reçoit chaque année plus de 40 000 nouveaux en provenance de 300 sites environ, selon M. Avni.

«L’essentiel pour nous est de pouvoir comprendre très précisément le mode de vie à l’époque de Jésus, de la naissance à la mort», a expliqué l’archéologue.

L’Autorité des antiquités a par ailleurs présenté dimanche des pièces de monnaie de l’époque byzantine découvertes récemment lors de fouilles dans les vestiges d’un bâtiment qui servait aux pèlerins chrétiens, près de Jérusalem.

Ces neuf pièces datant du IVe au VIIe siècle ont été retrouvées dans un mur comme si leur propriétaire avait tenté de les cacher, selon l’archéologue Annette Landes-Nagar.

«Cette découverte constitue une preuve de l’invasion perse à la fin de la période byzantine, qui a amené à l’abandon de ce site chrétien», selon Mme Landes-Nagar.

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L’une des plus vieilles copies d’un texte de l’ancien testament révélée


L’imagerie numérique en 3D promet à de très belles découvertes du passé. C’est vraiment extraordinaire ce que cette technologie parvient à faire avec des vieux manuscrits qu’on croyait ne jamais lire à cause de leur mauvais état
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L’une des plus vieilles copies d’un texte de l’ancien testament révélée

 

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert... (Photo Gali Tibbon, AFP)

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert vu son mauvais état, a été mis au jour en 1970 lors de travaux d’excavation à la synagogue d’Ein Gedi en Israël, près de la rive occidentale de la Mer Morte. Toute la structure principale du document était brûlée et écrasée.

PHOTO GALI TIBBON, AFP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
WASHINGTON

Une nouvelle technique d’imagerie numérique en 3D a révélé le contenu d’une très ancienne version d’un texte de l’ancien testament, datant d’au moins quinze siècles et qui est trop endommagée et fragile pour être déroulée.

Cette technologie ouvre ainsi une nouvelle fenêtre sur le passé et ses secrets.

Une équipe de recherche américano-israélienne a pu déterminer que ce document, fait de peau d’animal, était une version du Lévitique, le troisième des cinq livres de Moïse, la Torah, dont il contient les deux premiers chapitres.

Leur découverte est publiée mercredi dans la revue scientifique américaine Science Advances.

Ces chercheurs ont pu produire virtuellement une image du document entièrement déroulé, montrant un texte de 35 lignes dans chaque colonne, dont 18 étaient préservées et 17 ont été reconstituées.

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert vu son mauvais état, a été mis au jour en 1970 lors de travaux d’excavation à la synagogue d’Ein Gedi en Israël, près de la rive occidentale de la Mer Morte.

Toute la structure principale du document était brûlée et écrasée et continuait à se désintégrer chaque fois qu’on y touchait, expliquent les chercheurs.

En lisant le manuscrit d’Ein-Gedi, «nous avons été frappés par le fait que certains passages sont identiques dans le moindre détail calligraphique et l’organisation des sections au texte Massorétique, qui fait autorité au sein du judaïsme», a expliqué, lors d’une conférence de presse téléphonique, Michael Segal, directeur de la faculté de Philosophie et de Religion à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Mais ce document «ne nous indique pas comment était le texte original», a-t-il précisé.

L’expert souligne que cette version des deux chapitres du troisième livre du Lévitique d’Ein-Gedi «représente le texte biblique le plus complet et le plus significatif de l’antiquité mis au jour» depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte.

«Manuscrits uniques et fascinants»

Le Massorétique est un document médiéval qui était utilisé par les Juifs en Europe et cette découverte «nous indique que les Juifs l’utilisaient également avant cela sur la terre d’Israël», a noté Emanuel Tov, professeur à l’Université hébraïque à Jérusalem, co-auteur de la découverte.

Pour pouvoir lire à l’intérieur du manuscrit, ces scientifiques ont utilisé une tomographie numérique avancée, un scanner en 3D, qui a pu détecter les traces de métal contenu dans l’encre et la texture du document.

«Nous avons été très surpris de la qualité de ces images», a souligné le professeur Segal.

«La plus grande partie du texte est lisible ou tout au moins presque aussi lisible que ceux des manuscrits préservés de la Mer Morte», a-t-il ajouté.

Ces manuscrits sont constitués de plusieurs parchemins et fragments de papyrus pour la plupart en hébreu, mais aussi en grec et en araméen découverts entre 1947 et 1956 près de Qumran en Cisjordanie.

La plupart n’ont pas été déchiffrés et ces chercheurs espèrent que cette nouvelle technique d’imagerie va permettre de dévoiler leurs secrets.

«Ces travaux ouvrent une nouvelle fenêtre nous permettant de remonter dans le temps en lisant des documents dont on pensait qu’ils étaient perdus vu leur mauvais état de conservation», a expliqué Brent Seales, professeur de sciences informatiques à l’université du Kentucky, un des principaux auteurs de ces travaux.

«Il existe tellement d’autres manuscrits uniques et fascinants qui pourraient ainsi livrer leurs secrets», a-t-il souligné, citant notamment les papyrus carbonisés d’Herculanum, lors d’une éruption du Vésuve au premier siècle.

Ces documents ont été retrouvés dans une villa qui aurait appartenu au beau-père de Jules César.

Cette technologie pourrait aussi avoir des applications en médecine légale et dans le secteur du renseignement, selon ces scientifiques.

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Un cimetière livre les secrets du peuple de Goliath


Une découverte d’un cimetière Philistin, un peuple ou naquit Goliath en Israël. Leurs ossements ont déjà donné des indices sur leur mode de vie
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Un cimetière livre les secrets du peuple de Goliath

 

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques... (PHOTO AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS)

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques espéraient mettre à jour un cimetière afin de permettre une première étude à grande échelle sur les Philistins.

PHOTO AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS

DAPHNE ROUSSEAU
Agence France-Presse
ASHKELON

La légende biblique entourant les Philistins, le peuple du géant Goliath, commence à être bousculée par la découverte d’ossements à Ashkelon dans le premier cimetière de cette mystérieuse population disparue il y a 2600 ans.

Accroupi dans ce qui était autrefois une chambre mortuaire, un archéologue américain, pinceau à la main, extrait délicatement de la terre sableuse le squelette intact d’une Philistine, enterrée avec une fiole de parfum en terre cuite, aujourd’hui soudée au reste de son crâne.

«C’est le couronnement d’années de fouilles, l’occasion de se retrouver face à face avec eux», s’enthousiasme l’archéologue Daniel Master, de l’Université d’Harvard, qui participe aux fouilles sous la houlette de l’Autorité israélienne des Antiquités.

«Avec 145 corps découverts, nous espérons non seulement comprendre leurs rites funéraires, mais collecter avec leurs ossements des indices permettant de comprendre comment ils vivaient», déclare-t-il à l’AFP.

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques espéraient mettre à jour un cimetière afin de permettre une première étude à grande échelle sur les Philistins.

Sur les indications d’un inspecteur de l’Autorité israélienne des Antiquités à la retraite, les premières fosses ont été découvertes en 2013 sur le site de l’ancienne cité portuaire philistine d’Ashkelon, forte de 13 000 habitants à son apogée et sur laquelle s’élève aujourd’hui un parc naturel.

«Privés de leur histoire»

Qui étaient les Philistins? L’origine de ce «peuple de la mer» (nom également donné à leurs contemporains du rivage de l’actuel Liban, les Phéniciens) est incertaine. Venaient-ils – comme en attestent leurs poteries rouges et noires – de la civilisation mycénienne, donc des îles grecques, où étaient-ils une tribu locale venue du désert ou des montagnes?

«Ce qui est sûr, c’est qu’ils étaient des étrangers dans cette région sémite» où leur présence est attestée sur une mince bande côtière allant de l’actuelle Gaza à Tel-Aviv entre 1200 et 600 av. J.-C., assure Daniel Master.

Les Philistins, fiers commerçants et marins, parlaient une langue d’origine indo-européenne, ne pratiquaient pas la circoncision, consommaient du porc et du chien comme en témoignent des os retrouvés dans les ruines des quatre autres cités philistines voisines (Gath, Gaza, Ashdod et Ekron) qui constituaient leur État.

Mais l’histoire des Philistins était surtout connue par l’image très négative qu’en ont fait leurs ennemis et voisins, les Israélites, dans la Bible.

Les Philistins sont mentionnés, dès la Genèse et surtout dans le livre de Samuel qui décrit la capture par les guerriers philistins de l’Arche d’Alliance juive et le célèbre duel entre le guerrier géant philistin Goliath contre David.

De ces descriptions bibliques vient l’adjectif «philistin» désignant une personne sans manière ni culture.

«Nous avons été privés de leur histoire pendant des millénaires, mais en utilisant ce qu’ils ont laissé derrière eux, et pas seulement les mots de leurs ennemis qui les décrivaient comme le pire peuple imaginable, nous allons voir ce que leurs restes ont à nous dire», assure M. Master.

«La vie dure»

À quelques centaines de mètres des fosses, dans le laboratoire en plein air de la mission archéologique, Sherry Fox, une archéologue spécialiste de l’analyse des dépouilles, est chargée de faire parler les ossements.

«D’après leurs dents, on peut voir qu’ils ont eu la vie dure, il y a des lignes qui indiquent une interruption de croissance, probablement une famine ou une fièvre grave durant la petite enfance, on voit aussi dans leurs os qu’ils étaient des travailleurs acharnés, qu’ils pratiquaient la consanguinité et qu’ils utilisaient leurs dents comme outil, probablement pour le tissage», explique-t-elle en brandissant un crâne.

Sherry Fox estime toutefois qu’ils n’avaient pas «un physique particulièrement repoussant», qu’ils avaient une «taille normale» et qu’aucun «géant» sur le modèle de Goliath n’a été retrouvé.

Quant à la question de savoir s’il y avait un rapport entre les Philistins et les Palestiniens, au-delà d’une simple consonance, l’équipe d’Harvard a une réponse claire.

«Les mots se ressemblent, mais pas les peuples. La cité d’Ashkelon a été entièrement détruite par Nabuchodonosor en décembre 604 av. J.-C. et les survivants ont été exilés à Babylone par les Perses. Tout ce qui est venu après n’a rien à voir avec les Philistins», assure Daniel Master.

Les fouilles du cimetière d’Ashkelon avaient été tenues secrètes pendant trois ans, de crainte de la réaction de juifs ultra-orthodoxes qui peuvent manifester par milliers lorsqu’on touche à un cimetière, car ils redoutent de possibles profanations de sépultures juives.

Les fosses seront entièrement ensevelies cet été et certaines des trouvailles du chantier devaient être exposées au musée d’histoire et d’archéologie Rockfeller de Jérusalem à compter du 10 juillet.

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Le Saviez-Vous ► 3 Véritables “Indiana Jones” de l’histoire


Les premiers archéologues ont ouvert la voie à cette science pour découvrir des civilisations disparues, pour que le monde puisse admirer, leurs trésors et leurs histoires qui auraient peut-être resté dans des légendes ou pire être oublié à jamais
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3 Véritables “Indiana Jones” de l’histoire


(Source)

Les films d’aventures mettant en vedette Harrison Ford, dans le rôle du mythique archéologue Indiana Jones, ont créé un bel engouement pour l’archéologie au gré des décennies. Par ses aventures rocambolesques, ce personnage a fait rimer cette discipline avec le voyage, les trésors et… le danger. Bien que le métier d’archéologue soit en réalité beaucoup plus axé sur la méthode et la science, voici deux hommes et une femme qui ont réalisé de grandes découvertes marquantes et qui ont pu être une inspiration pour le personnage du docteur Jones.

1- Gaston Maspero (1846-1916):


(Source)

Dès ses études en France, Gaston Maspero a été attiré par les langues orientales et par cette contrée encore peu connue qu’était l’Égypte, où les explorateurs ne cessaient de faire des découvertes de momies et d’objets fabuleux. C’est en 1880 qu’il eut enfin la chance de partir en Égypte afin d’y fonder une mission archéologique française permanente. À la mort d’Auguste Mariette, un an plus tard, il devint le directeur du nouveau Service des antiquités égyptiennes.


Photo:
À l’entrée de la cachette de Deir el-Bahari

À ce titre, il voulut arrêter le pillage et le commerce d’antiquités égyptiennes. Il participa à de nombreuses fouilles, tout en effectuant un travail policier en arrière-plan afin d’identifier certains pilleurs. C’est ainsi qu’il découvrit les Textes des pyramides à Saqqarah, fit désensabler le Sphinx et parvint surtout à découvrir la cachette des momies royales de Deir el-Bahari en 1881. 


Photo:
Couloir de la cachette de Deir-el Bahari

Avec son collaborateur Emil Brush, Maspero voyait en effet passer sur le marché noir des objets portant les cartouches de grands pharaons de l’histoire de l’Égypte ancienne, comme celle de Ramsès II, dont les tombes avaient été pillées depuis très longtemps dans la Vallée des Rois. En suivant ces objets, ils purent ainsi identifier une famille de pilleurs, les Abd el-Rassoul, qui les menèrent à une fosse de 11 mètres de profondeur dans la falaise de Deir el-Bahari, près du temple d’Hatshepsout. C’est ainsi que Gaston Maspero et son collaborateur découvrirent la cachette de 50 momies, dont celles des plus grands pharaons de l’Égypte ancienne, cachées par des prêtres au 11e siècle av. J.-C. Grâce à cette découverte, les visiteurs peuvent aujourd’hui admirer les momies des Thoutmosis, de Séthi 1er et bien entendu, de Ramsès II.

II- Gertrude Bell (1868-1926):


(Source)

Née dans une famille très fortunée d’Angleterre, Gertrude Bell a choisi la voie de l’indépendance et de l’aventure très tôt dans sa vie. Elle fut l’une des premières femmes diplômées en histoire de l’Université d’Oxford, alors qu’on commençait à peine à accepter les dames dans certaines disciplines universitaires, leur demandant toutefois de tourner le dos aux professeurs pendant les cours! Avec ce diplôme et un revenu familial important, elle put satisfaire son besoin d’aventure en participant à des fouilles archéologiques en Israël, en Turquie, puis au Moyen-Orient. 


Photo:
Identification d’artefacts en Irak

Ces voyages lui permirent de se familiariser avec les sites antiques de ces régions, avec les méthodes de l’archéologie et lui permirent aussi d’apprendre la langue arabe, ce qui allait devenir un atout pour elle dans le contexte de la Première Guerre mondiale. Elle participa à des fouilles sur les sites jadis occupés par les plus anciennes civilisations de l’humanité comme les Sumériens, les Babyloniens et les Assyriens et contribua à les documenter et à les faire connaître en Europe.


Photo:
Gertrude Bell entre Winston Churchill et Laurence d’Arabie

Ses connaissances du désert et de la langue arabe en firent donc une diplomate et une espionne idéale dans le cadre de la Grande Guerre, alors que les Britanniques songeaient à reprendre les territoires du Moyen-Orient à l’Empire ottoman. Elle put dialoguer avec les populations du désert et aider le pouvoir anglais à déterminer les frontières de nouveaux pays qu’allaient être entre autres l’Irak et la Syrie. Son amour pour l’ancienne Mésopotamie fut tel qu’elle participa à la fondation du musée de Bagdad, dont une salle porte encore son nom aujourd’hui.

III- Hiram Bingham (1875-1956):


(Source)

Hiram Bingham est né quant à lui à Hawaï en 1875. Dans sa jeunesse, il rêvait déjà de voyages et de découvertes. Il étudia de ce fait l’Amérique latine à l’Université de Yale, puis à Harvard, où il obtint son doctorat. En épousant une jeune femme d’une famille très fortunée, il put financer le voyage de ses rêves en Amérique du Sud, alors qu’il espérait découvrir les vestiges d’anciennes civilisations précolombiennes. 


(Source)

C’est ainsi qu’il s’enfonça dans la jungle en empruntant les anciennes routes commerciales des Andes en passant par le Venezuela, la Colombie, l’Argentine et le Pérou. En 1911, alors qu’il recherchait les vestiges d’une ancienne cité inca appelée Vilcabamba, un fermier lui mentionna l’existence d’importantes ruines qui se trouvaient dans la montagne que son peuple appelait « Machu Picchu », qui signifie « la vieille montagne ».


(Source)

Lorsqu’Hiram Bingham atteignit le sommet de cette montagne, après plus de deux heures de montée exténuante, il fut stupéfait. Il réalisa dès lors qu’il venait de découvrir les ruines d’une cité inconnue des Incas, que les conquérants espagnols n’avaient sans doute jamais visitée. Bien qu’il ait cru à tort avoir trouvé Vilcabamba, il a néanmoins révélé au monde entier le génie architectural et agricole du peuple inca.

Ces hommes et cette femme ont affronté à leur façon divers dangers afin de vivre de leur passion pour l’histoire, le voyage et surtout… l’archéologie.

Evelyne Ferron Spécialiste en histoire ancienne,

http://www.historiatv.com/