Des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l’époque de Jésus


De belles découvertes ont été faites à Jérusalem et Galilée qui apporte une meilleure connaissance de la façon que vivaient les gens à l’époque de Jésus
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Des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l’époque de Jésus

 

Parmi les dizaines d'objets découverts figurent des vases,... (PHOTO AMIR COHEN, REUTERS)

Parmi les dizaines d’objets découverts figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques (photo) et des clous ayant servi à des crucifixions.

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Agence France-Presse
BET SHEMESH

 

Des dizaines d’objets datant du Ier siècle présentés dimanche par l’Autorité des antiquités israéliennes font partie des découvertes archéologiques récentes qui rendent plus compréhensible aux historiens la vie à l’époque de Jésus-Christ, selon un responsable.

Parmi les dizaines d’objets découverts dans la région de Jérusalem et en Galilée, où, selon la tradition, Jésus a vécu, et présentés dimanche figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques et des clous ayant servi à des crucifixions.

«Maintenant nous pouvons décrire de façon très précise la vie quotidienne de cette époque, de la naissance, à travers les habitudes alimentaires, les voyages effectués, et jusqu’à la mort avec les rites funéraires», explique à l’AFP Gideon Avni, directeur de la division archéologique des Antiquités israéliennes.

«Ces 20 dernières années, nous avons fait un bond dans la compréhension du mode de vie de Jésus et de ses contemporains», indique-t-il. «Chaque semaine, de nouveaux éléments sont découverts et permettent de mieux connaître cette période».

Ainsi, «nous retrouvons sur des ossuaires des noms de personnalités connues grâce aux textes de cette époque», dit le professeur Avni.

L’Autorité conserve plus d’un million d’objets découverts dans des fouilles et en reçoit chaque année plus de 40 000 nouveaux en provenance de 300 sites environ, selon M. Avni.

«L’essentiel pour nous est de pouvoir comprendre très précisément le mode de vie à l’époque de Jésus, de la naissance à la mort», a expliqué l’archéologue.

L’Autorité des antiquités a par ailleurs présenté dimanche des pièces de monnaie de l’époque byzantine découvertes récemment lors de fouilles dans les vestiges d’un bâtiment qui servait aux pèlerins chrétiens, près de Jérusalem.

Ces neuf pièces datant du IVe au VIIe siècle ont été retrouvées dans un mur comme si leur propriétaire avait tenté de les cacher, selon l’archéologue Annette Landes-Nagar.

«Cette découverte constitue une preuve de l’invasion perse à la fin de la période byzantine, qui a amené à l’abandon de ce site chrétien», selon Mme Landes-Nagar.

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L’une des plus vieilles copies d’un texte de l’ancien testament révélée


L’imagerie numérique en 3D promet à de très belles découvertes du passé. C’est vraiment extraordinaire ce que cette technologie parvient à faire avec des vieux manuscrits qu’on croyait ne jamais lire à cause de leur mauvais état
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L’une des plus vieilles copies d’un texte de l’ancien testament révélée

 

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert... (Photo Gali Tibbon, AFP)

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert vu son mauvais état, a été mis au jour en 1970 lors de travaux d’excavation à la synagogue d’Ein Gedi en Israël, près de la rive occidentale de la Mer Morte. Toute la structure principale du document était brûlée et écrasée.

PHOTO GALI TIBBON, AFP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
WASHINGTON

Une nouvelle technique d’imagerie numérique en 3D a révélé le contenu d’une très ancienne version d’un texte de l’ancien testament, datant d’au moins quinze siècles et qui est trop endommagée et fragile pour être déroulée.

Cette technologie ouvre ainsi une nouvelle fenêtre sur le passé et ses secrets.

Une équipe de recherche américano-israélienne a pu déterminer que ce document, fait de peau d’animal, était une version du Lévitique, le troisième des cinq livres de Moïse, la Torah, dont il contient les deux premiers chapitres.

Leur découverte est publiée mercredi dans la revue scientifique américaine Science Advances.

Ces chercheurs ont pu produire virtuellement une image du document entièrement déroulé, montrant un texte de 35 lignes dans chaque colonne, dont 18 étaient préservées et 17 ont été reconstituées.

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert vu son mauvais état, a été mis au jour en 1970 lors de travaux d’excavation à la synagogue d’Ein Gedi en Israël, près de la rive occidentale de la Mer Morte.

Toute la structure principale du document était brûlée et écrasée et continuait à se désintégrer chaque fois qu’on y touchait, expliquent les chercheurs.

En lisant le manuscrit d’Ein-Gedi, «nous avons été frappés par le fait que certains passages sont identiques dans le moindre détail calligraphique et l’organisation des sections au texte Massorétique, qui fait autorité au sein du judaïsme», a expliqué, lors d’une conférence de presse téléphonique, Michael Segal, directeur de la faculté de Philosophie et de Religion à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Mais ce document «ne nous indique pas comment était le texte original», a-t-il précisé.

L’expert souligne que cette version des deux chapitres du troisième livre du Lévitique d’Ein-Gedi «représente le texte biblique le plus complet et le plus significatif de l’antiquité mis au jour» depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte.

«Manuscrits uniques et fascinants»

Le Massorétique est un document médiéval qui était utilisé par les Juifs en Europe et cette découverte «nous indique que les Juifs l’utilisaient également avant cela sur la terre d’Israël», a noté Emanuel Tov, professeur à l’Université hébraïque à Jérusalem, co-auteur de la découverte.

Pour pouvoir lire à l’intérieur du manuscrit, ces scientifiques ont utilisé une tomographie numérique avancée, un scanner en 3D, qui a pu détecter les traces de métal contenu dans l’encre et la texture du document.

«Nous avons été très surpris de la qualité de ces images», a souligné le professeur Segal.

«La plus grande partie du texte est lisible ou tout au moins presque aussi lisible que ceux des manuscrits préservés de la Mer Morte», a-t-il ajouté.

Ces manuscrits sont constitués de plusieurs parchemins et fragments de papyrus pour la plupart en hébreu, mais aussi en grec et en araméen découverts entre 1947 et 1956 près de Qumran en Cisjordanie.

La plupart n’ont pas été déchiffrés et ces chercheurs espèrent que cette nouvelle technique d’imagerie va permettre de dévoiler leurs secrets.

«Ces travaux ouvrent une nouvelle fenêtre nous permettant de remonter dans le temps en lisant des documents dont on pensait qu’ils étaient perdus vu leur mauvais état de conservation», a expliqué Brent Seales, professeur de sciences informatiques à l’université du Kentucky, un des principaux auteurs de ces travaux.

«Il existe tellement d’autres manuscrits uniques et fascinants qui pourraient ainsi livrer leurs secrets», a-t-il souligné, citant notamment les papyrus carbonisés d’Herculanum, lors d’une éruption du Vésuve au premier siècle.

Ces documents ont été retrouvés dans une villa qui aurait appartenu au beau-père de Jules César.

Cette technologie pourrait aussi avoir des applications en médecine légale et dans le secteur du renseignement, selon ces scientifiques.

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Un cimetière livre les secrets du peuple de Goliath


Une découverte d’un cimetière Philistin, un peuple ou naquit Goliath en Israël. Leurs ossements ont déjà donné des indices sur leur mode de vie
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Un cimetière livre les secrets du peuple de Goliath

 

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques... (PHOTO AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS)

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques espéraient mettre à jour un cimetière afin de permettre une première étude à grande échelle sur les Philistins.

PHOTO AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS

DAPHNE ROUSSEAU
Agence France-Presse
ASHKELON

La légende biblique entourant les Philistins, le peuple du géant Goliath, commence à être bousculée par la découverte d’ossements à Ashkelon dans le premier cimetière de cette mystérieuse population disparue il y a 2600 ans.

Accroupi dans ce qui était autrefois une chambre mortuaire, un archéologue américain, pinceau à la main, extrait délicatement de la terre sableuse le squelette intact d’une Philistine, enterrée avec une fiole de parfum en terre cuite, aujourd’hui soudée au reste de son crâne.

«C’est le couronnement d’années de fouilles, l’occasion de se retrouver face à face avec eux», s’enthousiasme l’archéologue Daniel Master, de l’Université d’Harvard, qui participe aux fouilles sous la houlette de l’Autorité israélienne des Antiquités.

«Avec 145 corps découverts, nous espérons non seulement comprendre leurs rites funéraires, mais collecter avec leurs ossements des indices permettant de comprendre comment ils vivaient», déclare-t-il à l’AFP.

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques espéraient mettre à jour un cimetière afin de permettre une première étude à grande échelle sur les Philistins.

Sur les indications d’un inspecteur de l’Autorité israélienne des Antiquités à la retraite, les premières fosses ont été découvertes en 2013 sur le site de l’ancienne cité portuaire philistine d’Ashkelon, forte de 13 000 habitants à son apogée et sur laquelle s’élève aujourd’hui un parc naturel.

«Privés de leur histoire»

Qui étaient les Philistins? L’origine de ce «peuple de la mer» (nom également donné à leurs contemporains du rivage de l’actuel Liban, les Phéniciens) est incertaine. Venaient-ils – comme en attestent leurs poteries rouges et noires – de la civilisation mycénienne, donc des îles grecques, où étaient-ils une tribu locale venue du désert ou des montagnes?

«Ce qui est sûr, c’est qu’ils étaient des étrangers dans cette région sémite» où leur présence est attestée sur une mince bande côtière allant de l’actuelle Gaza à Tel-Aviv entre 1200 et 600 av. J.-C., assure Daniel Master.

Les Philistins, fiers commerçants et marins, parlaient une langue d’origine indo-européenne, ne pratiquaient pas la circoncision, consommaient du porc et du chien comme en témoignent des os retrouvés dans les ruines des quatre autres cités philistines voisines (Gath, Gaza, Ashdod et Ekron) qui constituaient leur État.

Mais l’histoire des Philistins était surtout connue par l’image très négative qu’en ont fait leurs ennemis et voisins, les Israélites, dans la Bible.

Les Philistins sont mentionnés, dès la Genèse et surtout dans le livre de Samuel qui décrit la capture par les guerriers philistins de l’Arche d’Alliance juive et le célèbre duel entre le guerrier géant philistin Goliath contre David.

De ces descriptions bibliques vient l’adjectif «philistin» désignant une personne sans manière ni culture.

«Nous avons été privés de leur histoire pendant des millénaires, mais en utilisant ce qu’ils ont laissé derrière eux, et pas seulement les mots de leurs ennemis qui les décrivaient comme le pire peuple imaginable, nous allons voir ce que leurs restes ont à nous dire», assure M. Master.

«La vie dure»

À quelques centaines de mètres des fosses, dans le laboratoire en plein air de la mission archéologique, Sherry Fox, une archéologue spécialiste de l’analyse des dépouilles, est chargée de faire parler les ossements.

«D’après leurs dents, on peut voir qu’ils ont eu la vie dure, il y a des lignes qui indiquent une interruption de croissance, probablement une famine ou une fièvre grave durant la petite enfance, on voit aussi dans leurs os qu’ils étaient des travailleurs acharnés, qu’ils pratiquaient la consanguinité et qu’ils utilisaient leurs dents comme outil, probablement pour le tissage», explique-t-elle en brandissant un crâne.

Sherry Fox estime toutefois qu’ils n’avaient pas «un physique particulièrement repoussant», qu’ils avaient une «taille normale» et qu’aucun «géant» sur le modèle de Goliath n’a été retrouvé.

Quant à la question de savoir s’il y avait un rapport entre les Philistins et les Palestiniens, au-delà d’une simple consonance, l’équipe d’Harvard a une réponse claire.

«Les mots se ressemblent, mais pas les peuples. La cité d’Ashkelon a été entièrement détruite par Nabuchodonosor en décembre 604 av. J.-C. et les survivants ont été exilés à Babylone par les Perses. Tout ce qui est venu après n’a rien à voir avec les Philistins», assure Daniel Master.

Les fouilles du cimetière d’Ashkelon avaient été tenues secrètes pendant trois ans, de crainte de la réaction de juifs ultra-orthodoxes qui peuvent manifester par milliers lorsqu’on touche à un cimetière, car ils redoutent de possibles profanations de sépultures juives.

Les fosses seront entièrement ensevelies cet été et certaines des trouvailles du chantier devaient être exposées au musée d’histoire et d’archéologie Rockfeller de Jérusalem à compter du 10 juillet.

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Le Saviez-Vous ► 3 Véritables “Indiana Jones” de l’histoire


Les premiers archéologues ont ouvert la voie à cette science pour découvrir des civilisations disparues, pour que le monde puisse admirer, leurs trésors et leurs histoires qui auraient peut-être resté dans des légendes ou pire être oublié à jamais
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3 Véritables “Indiana Jones” de l’histoire


(Source)

Les films d’aventures mettant en vedette Harrison Ford, dans le rôle du mythique archéologue Indiana Jones, ont créé un bel engouement pour l’archéologie au gré des décennies. Par ses aventures rocambolesques, ce personnage a fait rimer cette discipline avec le voyage, les trésors et… le danger. Bien que le métier d’archéologue soit en réalité beaucoup plus axé sur la méthode et la science, voici deux hommes et une femme qui ont réalisé de grandes découvertes marquantes et qui ont pu être une inspiration pour le personnage du docteur Jones.

1- Gaston Maspero (1846-1916):


(Source)

Dès ses études en France, Gaston Maspero a été attiré par les langues orientales et par cette contrée encore peu connue qu’était l’Égypte, où les explorateurs ne cessaient de faire des découvertes de momies et d’objets fabuleux. C’est en 1880 qu’il eut enfin la chance de partir en Égypte afin d’y fonder une mission archéologique française permanente. À la mort d’Auguste Mariette, un an plus tard, il devint le directeur du nouveau Service des antiquités égyptiennes.


Photo:
À l’entrée de la cachette de Deir el-Bahari

À ce titre, il voulut arrêter le pillage et le commerce d’antiquités égyptiennes. Il participa à de nombreuses fouilles, tout en effectuant un travail policier en arrière-plan afin d’identifier certains pilleurs. C’est ainsi qu’il découvrit les Textes des pyramides à Saqqarah, fit désensabler le Sphinx et parvint surtout à découvrir la cachette des momies royales de Deir el-Bahari en 1881. 


Photo:
Couloir de la cachette de Deir-el Bahari

Avec son collaborateur Emil Brush, Maspero voyait en effet passer sur le marché noir des objets portant les cartouches de grands pharaons de l’histoire de l’Égypte ancienne, comme celle de Ramsès II, dont les tombes avaient été pillées depuis très longtemps dans la Vallée des Rois. En suivant ces objets, ils purent ainsi identifier une famille de pilleurs, les Abd el-Rassoul, qui les menèrent à une fosse de 11 mètres de profondeur dans la falaise de Deir el-Bahari, près du temple d’Hatshepsout. C’est ainsi que Gaston Maspero et son collaborateur découvrirent la cachette de 50 momies, dont celles des plus grands pharaons de l’Égypte ancienne, cachées par des prêtres au 11e siècle av. J.-C. Grâce à cette découverte, les visiteurs peuvent aujourd’hui admirer les momies des Thoutmosis, de Séthi 1er et bien entendu, de Ramsès II.

II- Gertrude Bell (1868-1926):


(Source)

Née dans une famille très fortunée d’Angleterre, Gertrude Bell a choisi la voie de l’indépendance et de l’aventure très tôt dans sa vie. Elle fut l’une des premières femmes diplômées en histoire de l’Université d’Oxford, alors qu’on commençait à peine à accepter les dames dans certaines disciplines universitaires, leur demandant toutefois de tourner le dos aux professeurs pendant les cours! Avec ce diplôme et un revenu familial important, elle put satisfaire son besoin d’aventure en participant à des fouilles archéologiques en Israël, en Turquie, puis au Moyen-Orient. 


Photo:
Identification d’artefacts en Irak

Ces voyages lui permirent de se familiariser avec les sites antiques de ces régions, avec les méthodes de l’archéologie et lui permirent aussi d’apprendre la langue arabe, ce qui allait devenir un atout pour elle dans le contexte de la Première Guerre mondiale. Elle participa à des fouilles sur les sites jadis occupés par les plus anciennes civilisations de l’humanité comme les Sumériens, les Babyloniens et les Assyriens et contribua à les documenter et à les faire connaître en Europe.


Photo:
Gertrude Bell entre Winston Churchill et Laurence d’Arabie

Ses connaissances du désert et de la langue arabe en firent donc une diplomate et une espionne idéale dans le cadre de la Grande Guerre, alors que les Britanniques songeaient à reprendre les territoires du Moyen-Orient à l’Empire ottoman. Elle put dialoguer avec les populations du désert et aider le pouvoir anglais à déterminer les frontières de nouveaux pays qu’allaient être entre autres l’Irak et la Syrie. Son amour pour l’ancienne Mésopotamie fut tel qu’elle participa à la fondation du musée de Bagdad, dont une salle porte encore son nom aujourd’hui.

III- Hiram Bingham (1875-1956):


(Source)

Hiram Bingham est né quant à lui à Hawaï en 1875. Dans sa jeunesse, il rêvait déjà de voyages et de découvertes. Il étudia de ce fait l’Amérique latine à l’Université de Yale, puis à Harvard, où il obtint son doctorat. En épousant une jeune femme d’une famille très fortunée, il put financer le voyage de ses rêves en Amérique du Sud, alors qu’il espérait découvrir les vestiges d’anciennes civilisations précolombiennes. 


(Source)

C’est ainsi qu’il s’enfonça dans la jungle en empruntant les anciennes routes commerciales des Andes en passant par le Venezuela, la Colombie, l’Argentine et le Pérou. En 1911, alors qu’il recherchait les vestiges d’une ancienne cité inca appelée Vilcabamba, un fermier lui mentionna l’existence d’importantes ruines qui se trouvaient dans la montagne que son peuple appelait « Machu Picchu », qui signifie « la vieille montagne ».


(Source)

Lorsqu’Hiram Bingham atteignit le sommet de cette montagne, après plus de deux heures de montée exténuante, il fut stupéfait. Il réalisa dès lors qu’il venait de découvrir les ruines d’une cité inconnue des Incas, que les conquérants espagnols n’avaient sans doute jamais visitée. Bien qu’il ait cru à tort avoir trouvé Vilcabamba, il a néanmoins révélé au monde entier le génie architectural et agricole du peuple inca.

Ces hommes et cette femme ont affronté à leur façon divers dangers afin de vivre de leur passion pour l’histoire, le voyage et surtout… l’archéologie.

Evelyne Ferron Spécialiste en histoire ancienne,

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Le Saviez-Vous ► Voici les 20 pires prisons de la planète.


 

Je ne connais pas les conditions carcérales au pays, mais je crois qu’aucun prisonnier n’échangerait leur place avec une de ces prisons
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Voici les 20 pires prisons de la planète.

1. La prison de Diyarbakir

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La prison de Diyarbakir, au sud de la Turquie a été construite en 1980. Depuis lors, elle a emprisonné la plupart des plus violents des criminels de ce pays, c’est pourquoi elle est l’une des pires au monde. Cette prison est connue, non seulement pour les tortures physiques, mais aussi pour les tortures mentales infligées à ses détenues. Il existe deux sections au sein de l’établissement : l’E-type qui a la capacité de contenir 744 prisonniers, et le D-type qui peut contenir 688. Cependant, actuellement les deux sections contiennent de prisonniers plus qu’ils ne devraient.

2. La prison de Sabaneta

La prison de Sabaneta se trouve au Venezuela et est considérée comme l’une des pires prisons au monde. C’est l’un des centres correctionnels les plus brutaux en Amérique du Sud, c’est pourquoi ses détenus veulent sortir le plus vite possible quand ils y sont envoyés. Plusieurs maladies y sévissent et très peu de soins dispensés aux détenus. Cela combinée à l’insuffisance de pénitenciers provoque de violents crimes au sein de la prison.

3. La prison ADX Florence Supermax

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La prison ADX Florence Supermax est connue pour abriter les plus dangereux criminels des États-Unis. Située dans le comte de Fremont, en Colorado, elle compte actuellement juste 439 détenus, mais détient la plus haute sécurité dans tout le pays. Nombreux détenus se suicident à cause de l’isolation totale ; isolés de tous, y compris des autres détenus et des gardes. L’Alcatraz des rocheuses a ouvert ses portes en 1994.

4. La prison de Tadmor

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La prison de Tadmor est située à Tadmor qui se trouve dans la région désertique de Syrie, a 200kilometres de Damas. À l’origine, la prison était destinée à être un centre de détention militaire. Cependant, durant les années 1980, elle a commencé à abriter toutes sortes de criminels. En 1980, le président Hafez al-Assad a ordonné l’exécution de tous les prisonniers, ce qui a fait un total approximatif de 2400 morts. La prison a été fermée en 2001, mais a rouvert ses portes en 2011.

5. Le pénitencier de Carandiru

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Le pénitencier de Carandiru se trouve au Sao Paulo, au Brésil et a ouvert ses portes en 1920. Elle n’a accueilli ses premiers criminels qu’en 1956 et a éventuellement été fermée en 2002. À cause de l’insurrection, il eut une grande émeute/massacre au sein de la prison en 1992, ou 111 prisonniers furent tués. Outre les problèmes majeurs de cette prison qui détenait à un moment jusqu’à 8000 prisonniers, il eut une grande épidémie de SIDA, une des raisons pour laquelle elle a été détruite.

6. Camp 22

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Camp 22, situé en Corée du Nord peut-être la pire prison dans le monde entier. Le nom officiel du camp des prisonniers politiques est au fait Kwan-li-so No. 22 et est complètement isolé du monde extérieur. Des prisonniers et même parfois leur famille sont détenus à vie ici. Il y a plus de 50000 détenus dans le camp 22.

7. La prison centrale de Bang Kwang

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La prison centrale Bang Kwang se situe dans la province de Nonthaburi, en Thaïlande à environ sept miles de Bangkok. Ce centre de détention pour hommes est considéré comme étant la pire des prisons en Extrême-Orient. La surpopulation et le manque d’effectif en terme d’officier sont les raisons pour lesquelles cette prison est considérée comme le pire endroit au monde. Cette prison héberge des détenus étrangers ainsi que d’autres détenus qui eux attendent d’être exécutés.

8. El Rodeo

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La prison EL Rodeo se trouve à Guatire, au Venezuela, elle est considérée comme étant la pire des centres de détention au Venezuela ainsi que dans le monde. Environ 50000 prisonniers sont détenus dans ce centre à sécurité maximum. En 2011, une énorme guerre de gang éclata ce qui requerra l’assistance des forces armées pour l’arrêter. Cette prison fait vraiment tout pour que les gens qui y sont admis n’aient plus envie de revenir s’ils sont assez chanceux pour être relâcher.

9. La prison centrale de Gitarama

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La prison centrale de Gitarama se trouve en Rwanda et est connue à travers le monde comme étant l’une des pires des prisons pour y être à l’intérieur. Les conditions y sont tellement mauvaises que pour rester en vie, les prisonniers en arrivent à se manger la chair entre eux. Plusieurs prisonniers qui y sont incarcérés la décrivent comme étant « L’Enfer sur Terre » en parlant des conditions de vie. À l’origine, elle a été conçue pour ne détenir que 400 prisonniers, cependant à la suite du génocide de Rwanda en 1994, la population a augmenté aux environs de 7000 dans les années 1990.

10. La prison de Rikers Island

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Rikers Island est le complexe pénitencier principal de New York et détient les criminels les plus féroces des Etats-Unis. La prison se trouve littéralement sur une île, entre les arrondissements du Queens et Bronox, et est adjacent aux pistes d’atterrissage de l’aéroport LaGuardia. Communément appelée « The Island » par les Newyorkais, et est connue comme ayant les gardes le plus brutaux y travaillant. C’est la autre raison pour laquelle elle est considérée comme l’une des pires des prisons au monde.

11. San Juan de Lurigancho

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Situé à Lima, au Pérou, San Juan de Lurigancho est connu de tous comme étant la plus dure des prisons en Amérique du sud. Ayant été construite pour ne contenir que 2.500 prisonniers, elle est surpeuplée et elle abrite plus de 7000 détenus actuellement. L’environnement au sein de cette prison étant très laxiste, il permet à nombreux crimes tels que la vente de drogue, le viol ou encore le meurtre d’exister. Le fait que les gardes ne soient pas totalement attentifs à ce qui s’y passe, fait de cet endroit la pire des prisons au monde.

12. La prison de San Quentin State

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La prison de San Quentin n’est pas seulement la plus vieille prison de l’état de la Californie, mais elle est aussi l’une des plus dangereuses. Elle a ouvert ses portes en 1852, et est le plus grand centre de détention des hommes condamnés à mort aux États-Unis. La chambre à gaz existe toujours à l’intérieur de la prison, mais depuis 1996 les détenus sont exécutés par injections létales. Le nombre de détenus actuel est de 4000.

13. Alcatraz

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Alcatraz peut être la plus populaire des prisons au monde, mais elle est aussi la plus effroyable n’ayant jamais détenue des prisonniers en captivité. Située à San Francisco, Californie, communément appelée « The Rock », elle a ouvert ses portes en tant que centre correctionnel fédéral en 1933 et a fermé ses portes de prison en 1963.

14. La Sante

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La prison de Sante se trouve à Paris, France, et a ouvert ses portes en 1867. Durant la deuxième guerre mondiale, la prison à détenu les pires criminels ainsi que les criminels de guerre. La Sante abrite autant de parasites tels que des rats et poux que de prisonniers. Ces conditions rendent le fait d’y être détenu encore plus horrible, c’est pourquoi chaque année de nombreux détenus mettent fin à leur vie.

15. La prison de Stanley

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La prison de Stanley se situe dans la ville de Hong Kong et y sont détenus la plupart des plus violents et plus brutaux des délinquants du pays. Elle a été construite en 1937 et est l’une des six prisons de Hong Kong à sécurité maximale. Permettant la peine de mort, plus de 600 prisonniers y ont été exécutés, et ce depuis l’ouverture de ses portes, environ 7 décennies plus tôt. Elle abrite généralement 3.500 détenus.

16. La prison de Petak Island

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Considérée comme l’Alcatraz de Russie, la prison de l’île de Petak est un enfer. Chaque détenue est isolé, coupé des autres détenus et des gardes, dans une cellule toute la journée. La plupart des détenus meurent à cause de la température glaciale vu que la prison se situe près des chutes d’eau et des chutes de neige. LA prison se trouve isolée de la Russie par le lac White et abrite les plus dangereux prisonniers du pays.

17. La prison de Butyrka

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La prison de Butyrka se trouve à Moscou, en Russie et est un endroit très dangereux. Étant surpeuplée, il arrive qu’une cellule qui ne peut contenir que 10 prisonniers détienne plus de 100 prisonniers. Les maladies telles que le SIDA et la tuberculose y sont très rependues. Elle est connue comme étant la plus grande prison en Russie, et a été surpeuplée à 20.000 prisonniers à un moment.

18. Camp 1931

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Camp 1931 est une prison de Défenses à haut risque israélienne située dans le nord de l’Israël. Cette prison n’a été connue de tous qu’en 2003. Considérée comme l’une des plus dangereuses prisons du monde, elle se trouve à moins d’une heure de Tel Aviv. Les détenus de cette prison restent secrets même si cette prison à sécurité maximale est maintenant connue du monde entier.

19. LA prison à sécurité maximale de Kamiti

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La prison à sécurité maximale de Kamiti se trouve à Nairobi, Kenya où il est très dur d’y être emprisonné. Des rumeurs et des plaintes que des détenus sont sodomisés et battus à mort chaque jour ont couru un certain temps dans l’enceinte de cette prison. La malnutrition le choléra et les ulcères sont le quotidien de cette prison. La plupart des détenus qui y sont placés sont des prisonniers politiques, ce qui veut dire que tous les coups y sont permis.

20. Centre correctionnel Attica

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Le centre correctionnel Attica se trouve à New York et fait partie de pires des prisons au monde. C’est une prison à sécurité maximale qui détient les délinquants les plus violents. Construite en 1930, nombreuses émeutes y ont déjà éclatés. En 1971 a éclaté une grande émeute où les 33 membres du staff n’ont pu contenir les 20.000 détenus.

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Comment Facebook a percé le mystère du sceptre doré de Jérusalem


Après avoir examiné cet objet, j’espère qu’ils n’ont pas vraiment cru que cela pouvait être un objet antique, mais il faut dire que c’est une trouvaille assez inusitée sur quand on sait à quoi que c’est supposé servir
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Comment Facebook a percé le mystère du sceptre doré de Jérusalem

 

Il a fallu six mois et la collaboration de 300 internautes pour que les autorités percent le mystère du sceptre doré | Photo tirée de la page Facebook de l'Autorité des antiquités d'Israël

Repéré par Robin Korda

Il a fallu six mois et la collaboration de 300 internautes pour que les autorités percent le mystère du sceptre doré | Photo tirée de la page Facebook de l’Autorité des antiquités d’Israël

Pendant six mois, l’Autorité des antiquités d’Israël s’évertuait à comprendre la signification d’un vieil objet déterré dans un cimetière. Elle a fini par demander de l’aide sur Facebook.

En juin 2015, la police de Jérusalem reçoit l’appel d’un gardien d’un ancien cimetière. L’homme, au bout du fil, assure être tombé sur un engin explosif enterré dans le cimetière dans lequel il travaille. Sur place, les autorités mettent la main sur ce qui semble être un gros sceptre doré, de huit kilos, qui présente sept larges stries. Inoffensif, mais inconnu. Ainsi démarre un mystère qui ne sera résolu que six mois plus tard, sur Facebook.

Comme le raconte The Guardian, l’objet en métal passe de main en main. L’Autorité des antiquités d’Israël passe le sceptre aux rayons X, analyse ses matériaux, songe aux utilisations qu’un tel objet pourrait avoir dans un temple ancien. Il est déjà arrivé que l’on retrouve, dans ce cimetière, des vestiges des époques romane, byzantine ou datant des croisades. Mais aucun spécialiste de ces différentes ères n’arrive à trouver la signification du sceptre doré.

Le 22 décembre, dépassées, les autorités lancent un appel sur Facebook. Chacun est libre de donner sa théorie sur les origines de l’objet… Les suggestions fusent. Pour certains, nul doute, il s’agit d’un outil de massage, d’un rouleau à pâtisserie, voire d’un instrument de fécondation pour bovins.

Il ne faut que quelques heures et 300 réponses pour qu’un Italien du nom de Micah Barak perce le mystère du sceptre doré. Non, il ne s’agit pas d’une rare et vieille relique. C’est un appareil tout à fait moderne: un harmoniseur Beamer Weber-Isis, censé éloigner les ondes négatives. Il s’achète en ligne assez facilement et notamment sur le site allemand Weber Bio. Son prix varie de 67 euros à quasiment 1.000 euros, selon les modèles.

Les autorités ignorent ce qu’un tel objet faisait dans le sol d’un cimetière. Elles incitent les personnes incriminées à expliquer leur geste et à dire

«auquel de ces morts elles souhaitaient apporter des énergies positives».

Elles ont par ailleurs invité Micah Barak à venir à Jérusalem pour admirer sa découverte. Pas sûr que cela vaille le voyage.

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L’agriculture serait-elle apparue il y a 23.000 ans ?


On dit souvent ce qui est passé est passé et fini, mais l’histoire du monde, l’histoire des civilisations, se réécrit à chaque découverte archéologique.
Nuage

 

L’agriculture serait-elle apparue il y a 23.000 ans ?

 

De l’orge sauvage (Hordeum spontaneum) à 3 stades de maturation : vert, vert-jaune et jaune. ©PLOS ONE

Par Bernadette Arnaud

Des plantes céréalières pourraient avoir été cultivées dès moins 23.000 ans, en Israël, reportant de 11.000 ans les prémices de l’agriculture.

 

MILLÉNAIRES. C’est sur les rives du lac de Tibériade, en Galilée, dans le nord d’Israël, que les hommes auraient, pour la première fois, tenté de cultiver des céréales sauvages il y a 23.000 ans… soit 11.000 ans plus tôt que ne le pensaient jusqu’à lors les archéologues ! Un bon impressionnant dans le temps qui fait reculer de façon spectaculaire l’apparition de l’agriculture… et qui vaudra sans doute la révision de tous les manuels de préhistoire si cette découverte était confirmée.

Le Croissant Fertile au Moyen Orient, a toujours été considéré comme le « berceau de la civilisation ». C’est là en effet, au Levant, quelque part entre l’actuelle Turquie, la Syrie, l’Irak et Israël que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs se sont sédentarisés et où sont apparues les premières grandes communautés agricoles, qui ont conduit à ce que les chercheurs appellent la « révolution néolithique » il y a environ 12.000 ans. Mais en fouillant un ancien campement préhistorique de chasseurs-cueilleurs-pécheurs (Ohalo II), un groupe d’archéologues et de botanistes des universités de Bar-Ilan, Haïfa, Tel-Aviv, Ben Gourion (Israël) et de Harvard (Etats-Unis) ont découvert des vestiges d’orge et de blé cultivés il y a 23 000 ans, comme le rapporte la revue PLOS One.

De l’orge sauvage (à gauche) et domestiqué (à droite) trouvé à Ohalo II ©Plosone

De quoi remettre toute la chronologie en question… Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques menées dans cette région par Dani Nadel, de l’Université d’Haïfa (Israël) y ont en effet mis au jour six abris, une tombe, une importante collection de restes d’animaux, des parures de coquillages, des outils de pierre taillés – dont des lames de faucilles parmi les plus anciennes trouvées à ce jour – et surtout des vestiges de nombreuses plantes comestibles. Ce site, découvert en 1989 à 9 km au sud de l’actuelle ville de Tibériade, avait été mis au jour lors d’une baisse significative du niveau des eaux du lac au cours d’un grave épisode de sécheresse.

Macrographie d’une lame de faucille provenant d’Ohalo II et micrographies montrant les traces d’usure produites par la récolte des céréales ©Plosone

Selon le Professeur Ehud Weiss, de l’université Bar Ilan, un des auteurs de la publication, ces restes organiques ont été conservés dans un état exceptionnel, car ils ont été brûlés et scellés par les sédiments lacustres. C’est ainsi que plus de 140 espèces de plantes ont pu être identifiées parmi les milliers de vestiges végétaux recueillis. Une aubaine pour les scientifiques, qui ont pu alors étudier la façon dont ces céréales avaient été semées, récoltées et utilisées. Parmi celles-ci figuraient de nombreuses graines d’amidonnier sauvage (un ancêtre du blé, Triticum), de l’avoine et de l’orge. La présence sur le site d’une meule rudimentaire montre  que certains grains ont été broyés pour faire de la farine.

MAUVAISES HERBES. Parmi les céréales étudiées se trouvaient également 13 « proto-mauvaises herbes », ces plantes adventices ancêtres des mauvaises herbes actuelles. Particularité : Elles prospèrent uniquement dans des champs où des plantes sont cultivées, ce qui est pour les botanistes un indice supplémentaire de culture céréalière ayant entraîné une perturbation humaine de l’écosystème naturel environnant Ohalo II.

Une découverte « unique »

Cela signifie-t-il pour autant que l’agriculture a débuté il y a 23.000 ans ? Pour les chercheurs, il convient de rester prudent.

« Ce qui a été découvert à Ohalo II est pour l’instant unique, précise Georges Willcox, archéobotaniste, directeur de recherche au CNRS, (Laboratoire Archéorient), spécialiste des restes végétaux du début du Néolithique (entre 11 500 et 10 000 ans avant notre ère). Il s’agit de premières tentatives de cultures de plantes par de petites communautés ». 

L’agriculture à grande échelle se serait bien  développée beaucoup plus tard, vers 11 000 ans. Cette invention (avec l’élevage) a modifié tous les comportements humains et a été un des événements les plus décisifs de l’histoire de l’humanité, l’homme commençant alors pour la première fois à vouloir dominer la nature.

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