26 ponts parmi les plus magnifiques du monde


Un pont pour réunir deux mondes, que ce soit en pleine nature, sur la route, passer au-dessus d’une rivière, c’est un trait d’union pour aller d’un endroit à l’autre. Certains ponts sont magnifiques pour leur architecture et leur environnement
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26 ponts parmi les plus magnifiques du monde

 

Le pont Rakotz, Allemagne

Le pont Lune, Taipei, Taïwan

Le pont Stari Most, Mostar, Bosnie-Herzégovine

Le pont du Diable, Rhodopes, Bulgarie

Le pont Huangshan, Chine

Les chutes de Multnomah, Oregon, Etats-Unis

Le viaduc de Glenfinnan, Ecosse

Le pont Gaztelugatxe, Espagne

Le Pont Neuf, Ronda, Espagne

Le pont sur la Merced, Yosemite, Etats-Unis

Le pont Massif du Pinde, Grèce

Le pont en racines, Cherrapunji, Inde

Le pont Gobbo, Robbio, Italie

Le pont Mullerthal, Luxembourg

Les cascades Låtefossen, Norvège

Le pont Hermitage, Ecosse

Le pont Tollymore, Royaume-Uni

Les gorges de l’Areuse, Suisse

Le pont Gapstow Bridge, New York, USA

Gateshead Millennium Bridge (Newcastle, UK)

Pont du gard

Ponte-VecchioPonte Vecchio (Florence, Italie)

Rainbow-Bridge

Séoul

Viaduc de Millau (Millau, France)

https://www.negossito.com

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Le Saviez-Vous ► Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe


Le chocolat qui fait partie des petits plaisirs de la vie a été connu grâce aux expéditions espagnoles vers l’Amérique à la rencontre des Aztèques. Au début, quand il s’est fait connaitre en Europe, le chocolat était un breuvage et seulement l’élite pouvait en consommer, ce n’est que beaucoup plus tard que les tablettes de chocolat a pu être conquis par tout le monde
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Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe

 

Claire König

Enseignante Sciences Naturelles

 

Avant le chocolat, il y a le cacao. Les Mayas appelaient cet arbre Cacahuaquchtl. Et les dieux, dans leur grande générosité, permettaient à l’élite, dans des circonstances bien codifiées, de consommer leur nourriture… Plongeons dans l’histoire du chocolat.

Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

Le chocolat conquit l’Europe grâce aux grands explorateurs

Le chocolat devint le compagnon des grands explorateurs. Christophe Colomb, Hernan Cortés et bien d’autres succombèrent à ses charmes.

Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l'histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l’histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

Cortés revient en Espagne en 1528. Il rapporte des produits inconnus : tomate, haricot blanc, pomme de terre, maïs, piment, tabac et chocolat. Il dit alors à Charles V :

« Une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour entier sans manger ».

Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

Les premières cargaisons de cacao arrivent en Espagne en 1585. Préparé dans des monastères, le chocolat est très cher. Il devient un met royal, lourdement taxé et donc hors de prix pour le peuple.

Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

Il est servi dans un pot à couvercle percé pour y introduire le moulinet et est bu dans des tasses plus hautes que celles du café, autre boisson à la mode. Les espagnols se mettent à boire du chocolat chaud, inconnu des Aztèques. Ils fabriquent les premières tablettes pour pouvoir le transporter facilement. L’engouement pour le chocolat se développe donc en Espagne bien avant le reste de l’Europe. Mais, peu coûteux à la production et de culture aisée, le cacao séduit les planteurs et, comme le sucre, contribue à l’essor de l’esclavage.

Plongez dans l'histoire du chocolat... © avs, Shutterstock

Plongez dans l’histoire du chocolat… © avs, Shutterstock

C’est aux Pays-Bas, terres espagnoles, que le chocolat s’étend d’abord. Les premières fèves sont introduites en Italie, par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, en 1559. Les chocolatiers italiens, experts dans l’art de le préparer, l’exportent en Autriche, en Suisse, en Allemagne et en France.

En 1609, les Juifs chassés d’Espagne arrivent à Bayonne et vont faire de la ville le principal centre de production français.

Madame de Sévigné écrivait alors à sa fille qu’elle en buvait soir et matin :

« Voilà de quoi je le trouve plaisant, c’est qu’il agit selon l’intention ».

Parmi ses plus fidèles admiratrices : Marie-Thérèse, infante d’Espagne et épouse de Louis XIV ; on disait d’ailleurs :

« Le roi et le chocolat sont les deux seules passions de la reine ».

On accusa Fagon, médecin de sa Majesté d’avoir préparé un chocolat de onze heures qui hâta son trépas et permit à madame de Maintenon, qui préparait elle-même son chocolat (c’était prudent !), de s’occuper enfin du roi !

Années 1820 : le chocolat se démocratise

Les années 1820 marquent les débuts du « chocolat pour tous ».

Fondateur d’une dynastie chocolatière, Antoine-Brutus Menier (1795-1853), pharmacien spécialisé dans les poudres, vend du chocolat en tablettes enveloppées de papier jaune. Son fils, Émile-Justin sera surnommé le baron Cacao.

Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

  • Cailler est la plus ancienne marque de chocolat suisse, née en 1819. Brillat -Savarin, en 1826, préconisait le chocolat à ceux qui « auraient bu quelques traits de trop à la coupe des voluptés».

  • Le hollandais Van Houten, fabricant à Amsterdam, invente en 1828, la solubilisation du cacao. : c’est le premier brevet de chocolat en poudre.

  • En 1847, la première tablette de chocolat est créée.

  • Rodolphe Lindt (1855 -1909) dépose en 1879 un brevet qui marque la création du chocolat fondant par le procédé du conchage.

Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

  • Henri Nestlé (1814-1890), grâce au procédé de condensation du lait, permet l’invention, en 1875, du chocolat au lait à croquer.

  • L’Anglais Charles Barry développe en 1842 une activité de négoce à Londres.

  • Le Suisse Charles Amédée Kohler découvre le chocolat aux noisettes en 1830.

  • Philippe Suchard découvre que la plaque coûte trois jours du salaire d’un ouvrier. En 1825, il produit alors entre 25 et 30 kg de chocolat par jour avec un seul ouvrier, et, en 1901, vient le fameux emballage mauve.

Le fameux chocolat Poulain. © DR

Le fameux chocolat Poulain. © DR

  • En 1884, Albert Poulain invente le petit déjeuner à la crème vanillée.
  • Dès le début du XXe siècle, la chaîne Menier est automatisée, permettant une fabrication en série des tablettes : la première chocolaterie industrielle !
  • En 1912, Jean Neuhaus créé la praline et lance ses tablettes ornées du célèbre éléphant.
  • En 1923, Franck Mars invente et lance, à Chicago, la première barre chocolatée !

Et la liste des grands noms du chocolat continue de s’allonger encore pour le plus grand plaisir des « chocolâtres ». Quel dommage que ce mot ne devînt pas français !

Et si la Suisse reste un des hauts lieux du chocolat, il est souvent au lait ce qui est incompatible avec la « chocolatrie ».

http://www.futura-sciences.com

L’art du tissage au Moyen-Âge


Il a bien fallu que l’être humain se protège contre les éléments du temps tel que le soleil, le froid, la pluie… Bien que les peaux d’animaux eurent été probablement les premiers vêtements, nos ancêtres ont compris que d’autres matériaux pouvaient être fort utiles s’ils étaient travaillé tel que le lin et la soie. Ce fut alors un élan pour les vêtements, tapisseries …
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L’art du tissage au Moyen-Âge


(
Source)

Nos musées et centres d’interprétation regorgent d’histoires fascinantes et mettent souvent en lumière le savoir-faire de nos ancêtres dans les arts traditionnels, nous faisant réaliser la quantité de travail nécessaire pour produire plusieurs biens avant l’ère industrielle. Un exemple? Intéressons-nous brièvement à cet art qu’était le tissage au Moyen Âge.

L’importance du travail des textiles:


Cardage et tissage de la laine
Début 15e siècle
(
Source)

Se vêtir a toujours été une nécessité pour l’être humain depuis la fin de la Préhistoire. Les Mésopotamiens et les Égyptiens de l’Antiquité avaient découvert comment travailler la fibre du lin, alors qu’en Europe la laine devint plus facile à travailler et plus adéquate pour le rude climat de plusieurs régions. Produire des vêtements impliquait un long processus partant de la tonte, au nettoyage de la laine, à son cardage, à son filage au rouet puis à son tissage pour produire des étoffes. Ces dernières servaient ensuite pour la confection de vêtements certes, mais aussi de draps!


Tissage vers 1336
Photo:
Saiko

La qualité des tissus ainsi fabriqués variait selon les types de lainage utilisés et surtout leur méthode de tissage qui permettait de produire soit des tissus grossiers à prix abordables comme la serge ou ce qu’on appelait des tiretaines, mais aussi des vêtements pour les aristocraties et les monarchies faites de lin et grâce à un commerce avec l’Orient, de soie. À cet égard, la mythique route de la soie était d’une importance capitale pour permettre aux tisserands européens de fabriquer des vêtements de luxe avec ces tissus légers et très colorés à partir des XIIe-XIIIe siècles.


Caftan de soie de Syrie
IXème siècle
(
Source)

La production de ces étoffes fut au départ très importante en Italie et en Espagne, portes d’entrée du commerce avec l’Orient, mais partout en Europe, les métiers textiles firent partie des activités économiques les plus importantes du Moyen Âge. Plusieurs artisans avaient leur spécialité comme le filage, la teinturerie ou le tissage et formaient des apprentis pour les aider dans leurs commandes. Avec l’augmentation des achats au cours du XIIIe siècle, un véritable système commercial vit le jour. Les marchands fournissaient les matières premières aux artisans qui les transformaient pour que les marchands les revendent ensuite.

De véritables chefs-d’œuvre: les tapisseries:


La Dame à la licorne
XVe-XVIe siècles
(
Source)

Si les rois, reines et seigneurs habitaient souvent des châteaux, ces derniers étaient faits de murs de pierre qui rendaient les pièces très humide peu importe les saisons. Ceux qui en avaient les moyens se faisaient donc confectionner de magnifiques tapisseries pour non seulement décorer les murs et démontrer leur richesse, mais aussi pour réchauffer les pièces principales de leurs demeures. Ces œuvres d’art étaient réalisées par de grands maîtres tisserands et la Belgique, notamment Bruxelles, a eu la réputation de produire les plus belles tapisseries d’Europe au Moyen-Âge.


La tapisserie de Bayeux
(
Source)

Pour réaliser de telles œuvres, un maquettiste réalisait tout d’abord un dessin préparatoire qui était ensuite agrandi par un cartonnier sur un carton de dimensions semblables à celles de la tapisserie désirée. Il fallait par ailleurs inverser l’image pour que, une fois tissé, le dessin puisse être la réplique du modèle à l’endroit. Le maître tisserand ou lissier procédait ensuite au long travail de tissage des fils de couleur pour créer l’œuvre.

Le lin à l’honneur à Deschambault cet été:


Cécile Dachary
Photo:
Denis Baribault

Par ailleurs, si le tissage et le travail du textile vous intéressent, le village de Deschambault dans la région de Portneuf propose cet été un mariage entre l’histoire du lin et du tissage et l’art contemporain dans le cadre de sa 7e Biennale internationale. Une belle occasion de visiter des sites patrimoniaux dans lesquels des artistes exploitent avec le fil conducteur du lin la thématique du passé inaperçu.

En tant que porte-parole de l’événement qui se déroule jusqu’en octobre, je vous invite à faire un petit tour dans notre beau village!

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com

Le Saviez-Vous ► Les lunettes à travers les temps


Heureusement, que les lunettes ont été inventées pour que ceux avec des problèmes de visions puissent lire et écrire. Les plus vieilles lentilles auraient existé, il y a plus de 4 mille ans. Ce n’était que des pierres transparentes qui pouvaient grossir ce que l’on voulait regarder. Ce n’est qu’a travers le temps que les lunettes ont enfin évolué jusqu’à aujourd’hui pour ceux qui souffrent de troubles visions
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Les lunettes à travers les temps

 

Aristote évoqua les problèmes de vision, principalement la myopie et la presbytie, dans son livre Problemata, mais ce n’est que bien longtemps après qu’on put véritablement ‘inventer’ les lunettes. C’est cette longue histoire que nous allons évoquer brièvement, juste pour donner les grandes lignes de ce que tout le monde utilise de nos jours

____________________________

A Ninive Sir Henry Layard trouva les plus anciennes lentilles en usage en 4000 ans avant JC. Quel usage ? On pense qu’on se servait de ces pierres transparentes convexes, du cristal de roche, pour faire converger la lumière du soleil sur des points et donc brûler la zone visée. Ces ‘pierres à brûler‘ ont été décrites par la suite par Aristophane (257-180 avant JC) pour faire des trous dans les parchemins ou effacer des tablettes. Aucune action réfractive n’est évoquée.

C’est Pline qui rapporte que Néron regardait les combats de gladiateurs au travers d’une émeraude. Beaucoup de textes se demandent pourquoi; s’en servait-il comme protection, ou pour mieux voir…nul ne le sait.

Sénèque décrit aussi l’utilisation de globes remplis d’eau qui permettaient de grossir l’image des textes.

Euclide (280 avant JC) étudia le pouvoir optique de différents éléments, mais on attribue généralement au scientifique arabe Alhazen la première description scientifique du pouvoir grossissant des lentilles; il ne parle pas de leur utilisation possible pour favoriser la lecture. Dans son livre Opticae Thesaurus, il décrit les différentes formes de lentilles.

Roger Bacon (1214-1294) reprit ces travaux et continua à étudier la réfraction à travers verre et cristal de roche. Cet aristocrate dévoua sa vie à la Science et à la Connaissance. Après un doctorat en théologie il étudia les langues, les mathématiques et la physique. Il étudia à Oxford et à l’Université de Paris, avant de devenir moine.Il demandait des réformes dans les sciences et l’Eglise, ce qui lui fallut la prison en 1257 à Paris, et entre 1278 et 1292. Il mourut peu après, mais avait oeuvré pour l’usage des sciences expérimentales.

Quel fut l’inventeur des lunettes ? On ne le sait pas vraiment, mais on sait qu’elle apparurent d’abord en Italie, à la fin du XIIIème siècle. Avant cette période et pendant l’Antiquité, on conseillait juste l’application de pommades et de collyres pour éviter les troubles de la vision.

Dans un traité nommé Traité de Conduite de la Famille, Sandro di Popozo écrit en 1299 :

« Je suis si altéré par l’âge, que sans ces lentilles appelées lunettes, je ne serais plus capable de lire ou d’écrire. Elles ont été inventées récemment pour le bénéfice des pauvres gens âgés dont la vue est devenue mauvaise ».

C’est Francesco Redi (1626-1694), professeur de médecine à Pise (Italie) qui rapporte ce document

Un dominicain italien appelé Allesandro Spina, mort en 1313,a fabriqué des lunettes qu’il distribuait autour de lui. Un inconnu lui apprit ce qu’étaient les lunettes, et il diffusa son savoir de fabrication à tous ceux qui s’y intéressaient. Il est décrit comme quelqu’un au grand coeur, toujours prêt à aider les autres.

Donc il semble que différents italiens inventèrent les lunettes…

Des discussions se sont engagées pour savoir si la Chine avait utilisé les lunettes avant ces dates, mais aucun document ne l’évoque, pas même les récits de Marco Polo.

Le français Bernard Gordon, professeur de chirurgie à Montpellier, parle des lunettes dans son livre en latin, écrit en juillet 1305 : Lilium Medicinae :

Il conseillait un collyre

 « …qui rend la lecture des petites lettres de nouveau possible pour les gens âgés, sans qu’ils aient besoin d’utiliser des lunettes ».

Guy de Chauliac (1298-1368), toujours à Montpellier, évoqua, dans son livre Chirurgia Magna de 1363, différents médicaments contre la mauvaise vision mais ajoute :

« Si cela ne marche pas, il faudra que le patient utilise des lunettes ».

Le français Pansier cite les poèmes français du XVème siècle, comme la balade de Charles d’Orléans (1391-1463) :

« Et maintenant que je deviens vieux, j’utilise des lunettes pour lire. Elles grossissent les lettres… »

On peut considérer qu’une des premières reproduction de lunettes dans une peinture, est due à Tommaso da Modena :

Tommaso da Modena 1352

En fait c’était surtout les moines qui utilisaient les lunettes pour recopier les manuscripts, jusqu’à ce que Gutemberg (?1397-1468) inventât l’imprimerie. L’explosion de la production des livres s’accompagna d’une demande importante de lunettes. Au début il n’y avait qu’un verre que l’on mettait devant un oeil, que les anglais appelait ‘spectacle’.

Par la suite on monta les verres sur le nez, ce qu’on appelait un ‘pince-nez’. L’inconfort fit naître le ‘face-à-main’, qui permettait de tenir avec une tige les deux verres devant les yeux.

Une des belles anciennes représentations des lunettes est le tableau, daté de 1436, de Jan van Eyk :  » La Madonne du chanoine van der Paele ».

Madonne du chanoine van der Paele

Jan van Eyk 1436

Musée des Beaux Arts de Brugge

Au XIIIème et XIVème siècle les verres étaient fabriqués avec du béryl, une pierre transparente teintée, ou bien de quartz, et à partir des années 1300 on utilisa du verre de Venise.

Par la suite, les travaux de l’italien Giambattista della Porta (1535-1615) décrivit diverses expériences d’optique. Johannes Kepler fut en 1611, avec son ouvrage Dioptrice le véritable fondateur de la dioptrique actuelle et le savant qui expliqua la marche des rayons lumineux au sein des matériaux, la réfraction et la réflexion de la lumière.

Ce n’est que vers 1728 qu’on vit apparaître les montures, et seulement à la fin du XVIIIème siècle qu’on imagina de les faire tenir derrière les oreilles.

Au XIIIème et XIVème siècle on ne proposait que des lentilles biconvexes, pour corriger la presbytie. Il fallut attendre le XVème siècle pour voir des lunettes corrigeant la myopie, donc avec des verres concaves. Le premier texte qui parle des verres concaves nécessaire pour corriger la myopie, en 1440, est la description du Cardinal Nicolas de Cuse (1401-1464) dans l’ouvrage De Beryllo.

Raphael peignit le pape Léon X avec ses lunettes de myopie :

Le pape Léon X et deux cardinaux (Raphael)

1518

Musée des Offices (Florence Italie)

Le mot français bésicle a comme origine le mot béricle qui est une déviation de beryllus.

On assista petit à petit à une diffusion encore plus importante des lunettes qu’on retrouve sur de nombreux tableaux.

Chardin, autoportrait

Pastel

Musée du Louvre, Paris France

En 1645 Jacques Bourgeois (?1618-1701), à Paris, améliora les verres de lunettes en imaginant des verres qui étaient concaves du côté de l’oeil et convexe de l’autre côté. Cela diminua les aberrations gênantes sur les verres habituels.

Thomas Young compris ce qu’était l’astigmatisme et l’écrivit en 1807 dans son livre :Lecture on optical Instruments. Les lunettes corrigeant l’astigmatisme n’existèrent donc qu’à partir du XIXème siècle (verres cylindriques). L’astigmatisme fut mesuré par la suite par Louis Emile Javal (1839-1907) qui inventa l’appareil que l’on nomme encore de nos jours « le javal ».

Helmholtz en 1855 expliqua l’accommodation par une contraction du muscle ciliaire et un relâchement de la zonule de Zinn, ce qui modifiait la courbure du cristallin.

A partir de là on vit Frans Cornelis Donders expliquer l’ensemble de la dioptrique dans On the anomalies of accommodation and Refraction of the Eye (1864).

Les auteurs ne sont pas d’accord sur l’invention des verres double foyer; on l’attribue souvent à Benjamin Fraklin, mais sans certitude. Ce n’est que récemment qu’on introduisit les verres progressifs que beaucoup de jeunes presbytes connaissent.

Bibliographie:

  • Lettera intorno all’ Invenzione degli Occhiali, scritta da Francesco Redi a Paolo Falconied, Florence 1678.
  • L’occhiale al occhio, Carlo Manzini. Bologna, 1660
  • Degli occhiali da naso inventati da Salvino Armati, Gentiluomo Fiorentino. trattato istorico di Domenico Manni, Accademico Fiorentino. In Florence 1738 (84 pages).
  • Dioptrica nova. A Treasite of dioptricks, by W. Molyneux of Dublin Esq. London 1692. (Chapter VI, pages 254-259.)
  • Caesemaecker, Notice historique sur les lunettes et les verres optiques. (Translated from the Flemish by U. de Vroede.) Gent, 1845, 36 pages.
  • Histoire des lunettes, by Dr. P. Pansler of Avignon. Paris 1901. (137 pages.)
  • Barck. C. The history of spectacles. Science n.s. 1904;20:50.
  • Court TH, Rohr MV On the development of spectacles in London from the end of the seventeenth century. London: Optical Society Transactions, 1928-29.
  • James RR. Studies in the history of ophthalmology in England prior to the year 1800. Cambridge: Cambridge University Press, 1933.
  • Moore TH. Evolution of a pair of glasses. Opt J Rev Optom, 25 August 1921.
  • Rasmussen OD. Old Chinese spectacles. Tientsin, China: North China Press, 1915.
  • Rohr MV Contributions to the history of the spectacle trade from the earliest times to Thomas Younis appearance. London: Optical Society Transactions, 1923-24.
  • Rosen E. The invention of eyeglasses. j Hist Med Allied Sci January 1956.
  • Sichel, Jules. Lecons Cliniques sur les Lunettes et les Etats Pathologiques consécutifs à leur Usage irrationnel, Bruxelles et Paris 1848.
  • The history of ophthalmology Julius Hirschberg vol 2 pages 263-280.
  • Daniel M.Albert, Diane D. Edwards The history of ophthalmology, 1996.

http://www.snof.org

26 ponts parmi les plus magnifiques du monde


Il y a des ponts qui sont des oeuvres architecturales vraiment magnifiques. Ces ponts viennent de divers pays et valent vraiment le coup d’oeil
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26 ponts parmi les plus magnifiques du monde

 

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Un mini Pompéi trouvé sur le chemin du futur métro romain


Quel rapport entre Pompéi et la découverte d’une caserne du IIe siècle ap. JC. qui aurait incendié au IIIe siècles serait aussi bien conserver que Pompéi ? En fait cette découverte est issu de travaux pour un métro souterrain dans la capitale d’Italie.
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Un mini Pompéi trouvé sur le chemin du futur métro romain

 

Capture écran youtube d'un extrait de Fellini Roma de Federico Fellini. Les ouvriers percent un tunnel pour le métro et découvrent des fresques de l'Antiquité qui disparaissent au contact de l'air moderne. «Les archéologues nous feront arrêter le chantier pendant des mois»

Capture écran youtube d’un extrait de Fellini Roma de Federico Fellini. Les ouvriers percent un tunnel pour le métro et découvrent des fresques de l’Antiquité qui disparaissent au contact de l’air moderne. «Les archéologues nous feront arrêter le chantier pendant des mois»

Repéré par Mathilde Dumazet

Repéré sur La Repubblica

«Dès qu’on creuse un peu, on trouve une amphore» est un dicton romain. Mais il y a des amphores plus importantes que d’autres. Après avoir découvert une caserne du IIe siècle fin 2015, les archéologues sont tombés sur des pièces de bois du IIIe siècle aussi bien conservées que les vestiges de Pompéi.

 

Le Grand Paris, 814km2: 220 kilomètres de lignes de métro. Rome, 1.285km2: 60 kilomètres de lignes de métro. Certes, la capitale italienne compense avec un réseau de bus, tram et trains important, mais en matière de transport souterrain, elle est bien en retard sur nombre d’autres villes européennes. Depuis les années 1990, les travaux de la troisième ligne de métro sont retardés, et pour cause: celle-ci doit traverser le centre ville et impossible de creuser un tunnel sans tomber sur des trésors de l’Antiquité.

La dernière trouvaille en date se trouve être un cas particulier. L’incendie qui, au IIIe siècle, a détruit le bâtiment dont on a retrouvé des vestiges, a permis de conserver certains objets dans des conditions optimales. Des conditions similaires à celles de Pompéi, figée dans la lave solidifiée du Vésuve en 79 ap. JC.

Au lieu de se dissoudre en poussière, le bois utilisé pour la menuiserie au IIIe siècle ap. JC a été carbonisé «et pétrifié» par le feu, rapporte l’antenne romaine de la Repubblica. Des éléments de mobilier et des planchers en bon état ont donc émergé au fur et à mesure que les archéologues ont creusé un trou de «quatorze mètres de profondeur».

 

Aux éléments de bois retrouvés s’ajoutent de précieuses mosaïques et le squelette d’un chien qui a dû périr dans l’incendie. Plusieurs hypothèses restent à confirmer: un tremblement de terre a-t-il été à l’origine de l’incendie (ce qui expliquerait l’effondrement du bâtiment et sa possible conservation)? À quoi le bâtiment servait-il? Les archéologues hésitent: une maison aristocratique comme celles qui entouraient le site des fouilles, ou une partie de la caserne retrouvée à quelques centaines de mètres de là en 2015? L’interprétation des fresques permettra peut-être de le déterminer.

Garder les trouvailles à proximité

Le chantier du métro en sera-t-il retardé? Pas forcément. À raison de plusieurs découvertes par an, les fouilles ne s’éternisent plus autant qu’avant. Les vestiges retrouvés seront sûrement transférés dans un musée un peu spécial à quelques mètres de leur lieu d’origine: après la découverte d’une caserne romaine en bon état en 2015, les autorités ont décidé de créer (presque) sur place une attraction.

Comme l’expliquait le surintendant spécial pour les bien archéologiques de Rome au Monde en avril dernier, la logique n’est plus «de déplacer les objets pour les entreposer dans des musées, mais plutôt de créer des pôles d’attraction sur les lieux de la découverte».

Interrogé par Askanews, à propos de la récente découverte d’un mini Pompéi, il a souligné l’importance de ces trouvailles pour comprendre «la vie quotidienne des romains de l’époque».

Et pourquoi ne pas les intégrer à la vie quotidienne des romains d’aujourd’hui? Dans cette vidéo, le superintendant présente une station de métro (San Giovanni) dans laquelle sont exposés des objets de l’Antiquité. Un bon moyen de répondre aux recommandations européennes qui conseillent de trouver un équilibre entre le confort des habitants et la préservation du patrimoine.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Le top des catastrophes naturelles


La nature est de toute beauté, mais parfois, elle met son énergie à la destruction. Ce sont des phénomènes naturels qui de temps à autre mettent la population en danger
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Le top des catastrophes naturelles

Crues soudaines, pluies torrentielles, ouragans, tornades, les catastrophes naturelles entraînent des pertes de vies et des dégâts matériels importants. Mais, de toutes les catastrophes survenues dans l’histoire, les tremblements de terre et les inondations comptent parmi les plus meurtrières.

Fleuve Yangtsé en crue

1. Crues dévastatrices

En Chine, le fleuve Yangtsé sort régulièrement de son lit. Si les habitants ont parfois le temps de fuir la zone inondable, ce ne fut pas toujours le cas. En 5 crues (1887, 1911, 1931, 1935 et 1938), pas moins de 2 157 000 personnes ont perdu la vie en raison de la montée des eaux.

Les inondations les plus meurtrières ont entraîné la mort de 900 000 (1887) et 870 000 (1938) Chinois.

Photo : Fleuve Yangtsé en crue

Plateau de Loess dans la provionce de Shaanxi

2. Séisme meurtrier

Il n’existe que très peu de détails sur le tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire. Mais, au début de l’année 1556,  un puissant séisme (de magnitude inconnue) a secoué les provinces de Shaanxi, de Gansu et de Shanxi en Chine.

Le séisme aurait fait, selon les estimations, quelque 830 000 morts.

Photo : Les habitants de la région habitaient dans des maisons creusées à même la pierre du Plateau de Loess (sur la photo). Ces habitations se sont effondrées pendant le séisme, ce qui explique le nombre élevé de victimes.

Tremblement de terre en Chine

3. Rayée de la carte

Le 28 juillet 1976, la région de Tangshan (Chine) est dévastée par un tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter. La région, qui comptait un peu plus d’un million d’habitants, a été pratiquement rayée de la carte.

Le bilan officiel fait état de 242 419 morts, mais certaines sources parlent de près de 800 000 victimes.

Photo : Tremblement de terre 1976

Typhon au Bangladesh

4. La tempête fait rage

Plus d’un demi-million de victimes, voilà le bilan du typhon le plus meurtrier de l’histoire. Le phénomène météorologique dévastateur a frappé le Bangladesh les 12 et 13 novembre 1970 avec des vents de plus de 200 km/h et une onde de tempête d’une rare puissance.

On parle de 150 000 morts et de 100 000 disparus qui n’ont jamais été retrouvés. Mais le bilan pourrait être deux fois plus lourd.

Photo : Thyphon Île de Bhola

Inondations en Hollande

5. La Hollande sous les eaux

Le samedi 5 novembre 1530, plusieurs villages de la Hollande ont été envahis par les eaux lors d’un important raz-de-marée. Une large partie de la région des Flandres et de la Zélande s’est retrouvée sous les eaux. Une partie du territoire touché n’a pas été récupérée à ce jour.

Bilan : 400 000 morts.

Photo : Digue en Hollande

Tsunami en Indonésie

6. Vague meurtrière

Les tsunamis sont provoqués soit par des tremblements de terre sous la plaque océanique, soit par des glissements de terrain majeurs. Celui qui a frappé l’Indonésie est encore très frais dans la mémoire collective.

Ce matin du 26 décembre 2004, un tremblement de terre d’une magnitude de 9,1 se produit dans l’océan Indien. Le séisme a provoqué un tsunami qui a déferlé sur les côtes de l’Indonésie. La province de Banda Aceh a été particulièrement touchée.

Le phénomène naturel, qui a modifié l’axe de la Terre, a tué quelque 246 000 personnes.

Photo : Après le tsunami

7. Haïti tremble

16 h 53, le 12 janvier 2010, les Haïtiens sentent la terre qui tremble sous leurs pieds. Le séisme, 7,3 sur l’échelle de Richter, se produit dans une zone densément peuplée et où les normes de construction étaient plutôt lâches.

De nombreux bâtiments, dont une partie du Palais présidentiel, s’écroulent, entraînant dans la mort plus de 230 000 habitants de l’île. Quatre ans plus tard, la situation était toujours chaotique dans le pays.

Photo : Le palais présidentiel

Typhon Nargis

8. Nargis dévaste le Myanmar

Le 2 mai 2008, le Myanmar est touché par le typhon Nargis. De puissantes vagues et des pluies diluviennes ravagent le pays, faisant 146 000 victimes.

Toutefois, le gouvernement du pays serait en partie responsable de ce lourd bilan. Il a attendu plusieurs jours avant d’accepter l’aide internationale, alors que des centaines de personnes blessées, privées d’eau, de nourriture et de moyens de communication, perdaient la vie, faute de secours.

Photo : Après le passage de Nargis.

Catastrophe au Japon

9. Des forces combinées

Une des zones urbaines les plus densément peuplées au monde a été le théâtre d’une catastrophe dévastatrice. Le 1er septembre 1923, à 11 h 58, la région de Tokyo-Yokohama a été secouée par un séisme estimé à 7,9 (échelle de Richter), entraînant dans la mort des milliers de personnes.

Mais les Japonais n’étaient pas au bout de leurs peines. Le tremblement de terre fut accompagné d’un tsunami et de 88 incendies alimentés par des vents forts provenant d’un typhon.

Le rapport officiel fait état de 141 720 morts et de 580 397 bâtiments détruits. Des habitants d’origine coréenne, soupçonnés d’avoir allumé des incendies, ont également été tués par des milices populaires.

Photo : Séisme 1923

Tremblement de terre en Italie

10. La Botte secouée

L’Italie, un pays en forme de botte, n’a pas été épargnée par les catastrophes naturelles. On n’a qu’à penser à l’éruption du Vésuve qui a fait des milliers de morts le 24 août 1979.

Mais ce pays a été le théâtre du plus puissant tremblement de terre enregistré sur le continent européen. Messine et Reggio, deux villes du sud du pays, ont été totalement dévastées le 28 décembre 1908.

Entre 70 000 et 100 000 personnes y ont laissé leur vie.

Photo de Messine

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