Le Saviez-Vous ► Attila le Hun : Barbare célèbre


Autrefois, barbare n’avait pas tout à fait la même signification qu’aujourd’hui. C’était des gens différents, ayant d’autres coutumes et vivaient autrement et sans vraiment d’éducation. Mais, les mots évoluent et les définitions aussi. Attila fut un des pires barbares que la terre à portée.
Nuage

 

Attila le Hun : Barbare célèbre

Attila, imaginé par Eugène Delacroix

vers 1847

(Source)

D’où vient le mot barbare?

Le Galate mourant

IIIème siècle av. J.-C.(Source)

Si aujourd’hui le mot barbare a une connotation péjorative, ce n’était pas nécessairement le cas dans l’Antiquité, surtout pour les Grecs. En effet, le mot grec « barbaros » signifiait simplement quelqu’un qui n’était pas Grec, donc qui ne parlait pas leur langue, ne vénérait pas les mêmes dieux et n’avait pas les mêmes coutumes. En ce sens, tant les Égyptiens que les Perses et les Romains étaient considérés comme des barbares de leur point de vue.

Possible monnaie de Vercingétorix

48 av. J.-C.(Source)

Les Romains utilisèrent le terme comme une attaque, considérant comme barbare non seulement des gens qui n’étaient pas Romains ou du moins favorables à la culture romaine, mais aussi toute population qui n’était pas à leurs yeux civilisée. Pour être civilisés, les Romains considéraient que vous deviez avoir des centres urbains avec des services comme des marchés et bâtiments publics, que vous deviez tenir des formes d’élections et apprécier entre autres l’art, notamment la sculpture gréco-romaine. Parce qu’ils vivaient en clans, avec des chefs, ne se battaient pas de la même façon que les Grecs et les Romains, vivaient dans des villages, portaient la barbe longue et parfois des vêtements faits de peaux animales, des peuples comme les Gaulois, les Germains, les Thraces, les Goths ou les Huns furent considérés comme des barbares.

Attila, le « fléau de Dieu »:

Représentation de 1493

(Source)

Parmi les barbares les plus célèbres de l’Histoire, le roi des Huns, Attila, arrive souvent en tête de liste! Nous croyons qu’il est né vers l’an 395 et d’après un témoignage citant une possible source de l’époque de ce roi,  nous croyons qu’il était de type mongol, de petite taille et assez austère. Il a succédé à son oncle vers 434 et fut déjà à la tête d’un grand empire. De leur lieu d’origine près de la Volga, l’Empire des Huns en vint à couvrir un territoire qui partait de la mer Caspienne et allait jusqu’aux Alpes!

Un aperçu de la Volga

(Source)

Attila a marqué l’imaginaire en envahissant deux fois les territoires de l’Empire romain d’Orient, qui avait pour capitale Constantinople et qui fut atteinte par ses troupes en 443, sans qu’il ne parvienne à la conquérir toutefois. Un choc néanmoins pour l’empereur! Il parvint ensuite à s’emparer d’une partie des Balkans et même d’une partie de la Grèce! Ses tactiques militaires considérées comme violentes et ses traités de paix très onéreux lui ont rapidement valu une réputation de « fléau de Dieu ».

Il parvint ensuite en Gaule en 451 et atteignit même Paris, soumise dès lors à un siège, mais qui fut finalement épargnée. C’est en retournant en Champagne qu’Attila fut vaincu, lors d’une bataille appelée celle des champs Catalauniques. Il profita de cette défaite pour partir alors à la conquête de l’Italie du Nord en 452 où il se vengea en saccageant des villes comme Aquilée, Milan et même Padoue. Cette arrivée en Italie mit un nouvel ennemi sur son chemin, le Pape Léon 1er.

Léon 1er et Attila par Raphael

(Source)

C’est alors qu’il planifiait une nouvelle attaque contre l’Orient après son retour d’Italie qu’Attila mourut, vers l’an 453, de ce que l’on croit être une hémorragie.  Il serait mort lors du banquet donné pour ses noces.

La légende veut qu’il ait été enterré en secret, afin qu’on ne retrouve jamais sa sépulture, dont le lieu demeure toujours un mystère aujourd’hui. Même les esclaves ayant creusé la tombe auraient été… égorgés.

Evelyne Ferron, Spécialiste en histoire ancienne

http://www.historiatv.com

La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi


 

Il semblerait qu’il n’y a plus personne du soit né au XIXe siècle, la dernière, une Italienne est décédée samedi à l’âge de 117 ans et 137 jours. Sa vie s’est étalée sur 3 siècles. c’est quand même incroyable. Emma Morano n’a pas battu le record mondial de longévité détenu de Jeanne Calman, une française décédée à l’âge de 122 ans et 164 jours en 1997
Nuage

 

La dernière personne née au XIXe siècle est morte samedi

 

L’Italienne Emma Morano, doyenne présumée de l’humanité née en 1899, est décédée à l’âge de 117 ans.

Elle était née le 29 novembre 1899. L’Italienne Emma Morano, dernière survivante connue du XIXe siècle et doyenne présumée de l’humanité, est morte samedi à son domicile de Verbania, dans le nord de l’Italie, à l’âge donc de 117 ans et 137 jours, ont annoncé les médias italiens.

«Elle a eu une vie extraordinaire et nous nous souviendrons toujours de sa force pour aller de l’avant», a déclaré le maire de Verbania, cité par ces médias.

Emma Moreno était une ancienne ouvrière dans une fabrique de toile de jute, où elle a travaillé 47 ans. L’Italienne vivait seule dans la petite ville de Verbania, dans le Piémont. Une région qu’elle n’a pratiquement jamais quittée. À titre d’exemple, Emma Moreno, dont la vie court sur trois siècles, a connu onze papes, de Léon XIII à François, l’actuel souverain pontife, qui lui a accordé une bénédiction en 2016. Celle que les Italiens surnommaient «nonetta» (grand-mère, NDLR) n’a jamais voyagé à Rome mais se souvenait dans une interview au journal espagnol ABC «avoir vu la mer une fois».

Si elle a perdu un fils à l’âge de six mois, l’Italienne n’a jamais renoncé à «son optimisme», la clé de sa longévité, selon elle. Au-delà d’une joie de vivre à toute épreuve, elle s’attachait à manger «trois œufs par jour». Un régime alimentaire prescrit par un médecin quand elle avait… 20 ans. Elle souffrait alors d’anémie. Mais son alimentation n’explique qu’en partie une telle longévité. Selon elle, il y avait «sans nul doute» des facteurs génétiques: une de ses sœurs est morte à l’âge de 102 ans, et une autre à 100 ans.

Après la mort de son enfant, Emma Moreno a pris de la décision de quitter son mari, un geste inhabituel à l’époque, et de vivre seule jusqu’à la fin de sa vie.

«Mon mari me maltraitait. Après une énième humiliation, j’ai décidé de partir», confiait-elle à La Stampa.

Ce choix de vie lui aurait permis, selon elle, de gagner plusieurs années d’existence.

«Je ne voulais surtout pas être de nouveau sous l’emprise d’un homme».

En 2011, elle avait été faite chevalier de l’ordre du mérite de la République italienne par l’ancien président Giorgio Napolitano.

Le record mondial de longévité est toujours détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans et 164 jours.

Selon le Gerontology Research Group, on compte aujourd’hui 44 supercentenaires dans le monde. La France, elle, en compte trois. Le doyen de l’humanité est pour l’heure une Jamaïcaine, Violet Brown, âgée de 117 ans et 36 jours en ce samedi 15 avril 2017 à 19h30…

Emma Moreno, le jour de son 117e anniversaire.

http://www.lefigaro.fr

Le Saviez-Vous ► Les bébés pleurent plus dans certains pays


D’après une étude, sur 7 pays, c’est au Canada que les bébés pleurent le plus avec un 3 heures de larmes inexpliquées. Alors qu’au Danemark que les bébés pleurent moins. Comprendre les pleurs inexpliqués aidera sûrement les parents qui ne savent plus quoi faire
Nuage

 

Les bébés pleurent plus dans certains pays

 

Les bébés pleurent plus dans certains pays

L’étude est très sérieuse bien que le sujet puisse faire sourire : les chercheurs se sont posé une question que personne ne s’était probablement posée avant.

« Est-ce que les bébés italiens et allemands pleurent plus que les Britanniques ? »

Ils ont mené l’enquête et ont étudié les pleurs de plus de 8 700 bébés dans 7 pays différents. Ils ont ensuite analysé les résultats, parus dans la revue The Journal of Pediatrics.

Qui sont les bébés qui pleurent le plus ?

Les chercheurs ont découvert de véritables différences entre les pays, alors même qu’il aurait été assez naturel de penser que les bébés pleuraient tous à peu près de la même façon. Sur les sept pays étudiés, ce sont les bébés canadiens qui sont les plus gros pleureurs : 34 % ont des périodes de pleurs inexpliqués de plus de 3 heures par jour. Suivent les petits Britanniques (28%) et les petits Italiens (21%). Inversement, c’est au Danemark que les bébés ont ces crises le moins souvent avec seulement 5 % des enfants étudiés.

Si ça peut paraître normal qu’un bébé de trois mois, comme ceux étudiés par les chercheurs, pleure, en réalité à cet âge-là, la moyenne n’est que de 1 heure 10 de pleurs par jours alors qu’ils commencent, dans les deux premières semaines de leur vie, avec 2 heures de pleurs par jour. Pleurer 3 heures par jour à trois mois n’est donc pas normal, bien que les chercheurs ne sachent pas dire d’où vient le problème.

Quelques pistes à étudier pour les chercheurs en pédiatrie

La recherche menée par le Professeur Dieter Wolke a mis en évidence un problème jusqu’alors très peu traité dans la littérature scientifique. Les chercheurs lancent plusieurs hypothèses sur l’origine de ces périodes de pleurs inexpliqués et sur leur fréquence.

S’il est possible que ce soit lié aux parents et à la parentalité en général, et que donc les pleurs soient d’origine culturelle, il se pourrait également qu’ils soient liés à des habitudes alimentaires qui peuvent donner, ou non, des coliques plus fréquentes.

Si les pédiatres réussissaient à identifier les causes de ces pleurs et la raison de leur fréquence différente selon les pays, les futurs parents les remercieront sans aucun doute.

Paolo Garoscio

http://www.passeportsante.net

Le Saviez-Vous ► Ces superbes illustrations d’un livre ancien sont entièrement faites de plumes


Dans le domaine de bizarrerie, un jardinier au début des années 1600, un jardinier est l’auteur d’un livre fait à partir de plumes d’oiseau, il a aussi utilisé diverses parties du corps des oiseaux pour ses illustrations qui parait-il, intéresse les scientifiques point de vue biologique
Nuage

 

Ces superbes illustrations d’un livre ancien sont entièrement faites de plumes

 

En 1618, Dionisio Minagio qui était jardinier en chef de l’État de Milan a illustré un livre avec 113 images d’oiseaux de Lombardie comme sujet principal, sur 156 images en tout. Mais il n’a pas employé une technique commune : ces images ont été réalisées entièrement avec des plumes. Diverses parties d’oiseaux comme des becs, des pattes ou de la peau ont aussi été utilisées comme accents.

Ces éléments biologiques d’oiseaux, notamment la peau, pourraient être les plus anciens aussi bien préservés, et donner de précieuses informations aux scientifiques.

L’ouvrage s’appelle « Le livre des plumes », ou « le bestiaire baroque ».

Parmi les images qui ne parlent pas d’oiseaux, il y a des scènes amusantes de la vie quotidienne comme ce patient qui souffre sous les outils d’un dentiste de l’époque, ou un homme qui attend pensivement que son chien finisse de faire ses besoins.
Le livre présente également des scènes avec des chasseurs, musiciens et acteurs de la Commedia Dell’Arte.


http://www.laboiteverte.fr

Ötzi, la plus vieille affaire criminelle enfin élucidée


Le plus vieux crime du monde à intéressé, un inspecteur qui a étudié le cas. La victime : Ötzi, alias l’homme de glaces, mort il y a 5.300 ans. Endroit : Entre la frontière de l’Autriche et de l’Italie. Indice : une flèche dans le dos. Pourquoi : Possiblement la vengeance. Suspect : Une ou des personnes de son propre village. Accusation : Aucune.
Nuage

 

Ötzi, la plus vieille affaire criminelle enfin élucidée

 

© reuters.

En 1991, le corps momifié d’un homme est retrouvé parfaitement conservé dans les glaces des Alpes austro-italiennes. Le début d’une longue enquête policière…

Ötzi, « l’homme des glaces », a donc été assassiné d’une flèche dans le dos il y a… 5.300 ans, c’est du moins le verdict d’une longue investigation menée par la police de Munich, relate le New York Times, relayé par Le Courrier international. 

3.300 avant Jésus-Christ

L’inspecteur Alexander Horn avait en effet été contacté par le Musée archéologique de Bolzano (nord-est de l’Italie) pour tenter de faire toute la lumière sur cette énigme antédiluvienne: découvrir les causes de la mort d’Ötzi, tué dans les Alpes de l’Ötztal (dont il tire son nom), à la frontière entre l’Italie et l’Autriche, vers 3.300 avant Jésus-Christ.

Ötzi, 45 ans

Selon les conclusions de cette enquête aussi minitieuse qu’inédite, Ötzi devait avoir 45 ans, « soit un âge respectablement vieux pour le Néolithique », mesurait 1,65 mètre et pesait 50 kilos. Il aurait été impliqué dans une violente dispute dans son village et en serait sorti vainqueur avant de déplacer son campement en altitude.

Une flèche dans le dos

Il aurait été surpris par un archer qui lui aurait décoché une flèche dans le dos « à une distance d’environ 30 mètres ». Rien ne semble démontrer que la victime s’attendait à subir des représailles car elle venait de prendre un repas chaud autour du feu peu de temps avant sa mort. Il s’agit donc bel et bien d’un assassinat motivé par la vengeance d’un villageois. 

Évolution relative

Malheureusement, le coupable, lui, ne sera sans doute jamais retrouvé:

« Tant dans la vie que dans la mort, l’Homme des glaces semble étrangement familier à ses descendants modernes », souligne Katharina Hersel, directrice adjointe du musée de Bolzano. « On continue de se tuer les uns les autres, peut-être n’y a-t-il pas eu tant d’évolution que ça après tout… »

http://www.7sur7.be/

Un Italien veut vendre des chaussures … en or


Comment peut-on dépenser autant pour des chaussures, c’est de l’extravagance à l’état pure ?
Nuage

 

Un Italien veut vendre des chaussures … en or

 

Antonio Vietri veut vendre des chaussures tressées en or 24 carats. - RelaxNews - Marco BERTORELLO / AFP

Antonio Vietri veut vendre des chaussures tressées en or 24 carats. RelaxNews  /  Marco BERTORELLO / AFP

 

(AFP) – Antonio Vietri s’est lancé dans un pari un peu fou: vendre des chaussures tressées en or 24 carats. La cible privilégiée de cet artisan installé dans le nord de l’Italie: les pays du Golfe.

Mocassins en suède bleu ou noir avec empeignes en or: la ligne hommes « est née en 2016, après huit mois d’études et de tentatives », explique à l’AFP l’artisan rencontré à Turin.

« Ce sont les premières chaussures au monde en or 24 carats », affirme-t-il. L’or, qui se présente sous forme de petites bandes, est tressé à la main.

« La particularité de ces chaussures est que l’or n’est pas simplement appliqué, ce n’est pas comme un accessoire ou un bouton. L’or fait partie intégrante de la chaussure, il est cousu avec » le cuir, note Antonio Vietri, qui lance aussi cette année une ligne « or » pour femmes.

« La difficulté était de trouver un juste équilibre entre la résistance de l’or et la flexibilité de la chaussure », note-t-il, car l’objectif reste que les chaussures soient confortables. « Si la chaussure est trop légère, l’or se plie. Si la chaussure est trop lourde, elle fait mal ».

Les chaussures, qui requièrent 230 grammes d’or, sont chacune des pièces uniques, faites sur mesure avec une analyse complète des pieds en scanner 3D.

Antonio Vietri... (Photo Marco Bertorello, Agence France-Presse)

Antonio Vietri

PHOTO MARCO BERTORELLO, AGENCE FRANCE-PRESSE

Elles sont vendues à un prix pouvant aller jusque 25.000 euros pour la collection hommes et 30.000 (36, 000 à 43, 500 cad) pour la ligne femmes. Ce prix comprend la livraison en… hélicoptère: les chaussures arrivent sur des coussinets sis dans une boîte laquée noire.

La collection or vient s’ajouter à une ligne traditionnelle, avec des prix moins extravagants commençant à 250 euros, et à une autre personnalisée par de grands artistes.

La collection luxe comporte des escarpins en soie agrémentés de dessins en poudre d’or ou d’argent. Sur un modèle, il est également possible d’ajouter des perles ou des diamants.

 

http://www.ladepeche.fr/

Le Saviez-Vous ► Giuseppe Dosi, un Sherlock Holmes italien aux multiples visages


Un policier italien digne de Sherlock Holmes D’abord le théâtre, puis il est devenu policier. Avec la maitrise du déguisement, il a pu résoudre nombres d’enquêtes, et même a pu donner aux alliées des documents qu’il a pris lors de l’entrée des Allemands en Italie
Nuage

 

Giuseppe Dosi, un Sherlock Holmes italien aux multiples visages

 

  • Des photos du policier italien Giuseppe Dosi (1891-1991), passé maître dans l'art du déguisement, le 3 décembre 2016

    Des photos du policier italien Giuseppe Dosi (1891-1991), passé maître dans l’art du déguisement, le 3 décembre 2016 © AFP / ALBERTO PIZZOLI AFP

    Pour résoudre ses enquêtes, il a été tour à tour prêtre, banquier, Turc, médecin allemand, officier tchécoslovaque ou… femme fatale. Giuseppe Dosi, un policier italien façon Sherlock Holmes, dévoile quelques-uns de ses secrets 36 ans après sa mort.

    Une partie des archives de cet enquêteur passé maître dans l’art du déguisement a récemment été mise en ligne, et une biographie et un documentaire sont parus, ravivant l’intérêt pour cet esprit fort né en 1891 à Rome et qui avait commencé sa carrière sur les planches, avec une expérience de deux ans de théâtre.

    « Il avait fait imprimer pour ses amis et collègues une sorte de carte postale où il figure avec 17 déguisements correspondant à 17 identités et 17 enquêtes », raconte à l’AFP Alessia Glielmi, responsable des archives du Musée historique de la libération de Rome et experte du personnage.

    Ce musée abrite le Fond Giuseppe Dosi contenant les photos et de nombreuses archives du policier.

    « Il s’était créé en outre quatre fausses identités complètes, avec tous les documents et les CV nécessaires », ajoute Mme Glielmi.

    A l’époque, grâce à ce talent, les autorités lui confient de nombreuses missions en Italie et à l’étranger. Giuseppe Dosi infiltre ainsi un mouvement anarchiste italien basé en Suisse pour enquêter sur sa volonté présumée de commettre un attentat contre le roi Victor Emmanuel III.

    Des photos du policier italien Giuseppe Dosi (1891-1991), passé maître dans l'art du déguisement, le 3 décembre 2016 © ALBERTO PIZZOLI AFP

    Des photos du policier italien Giuseppe Dosi (1891-1991), passé maître dans l’art du déguisement, le 3 décembre 2016 © ALBERTO PIZZOLI AFP

    En 1922, quand le poète, romancier et homme politique italien Gabriele D’Annunzio chute de son balcon, Giuseppe Dosi est chargé d’enquêter discrètement et se présente « avec l’un de ses meilleurs déguisements », raconte Mme Glielmi :

    « Il est alors un exilé tchécoslovaque, Karel Kradokwill », qui s’invite chez le poète.

    « Il parle italien avec un fort accent allemand et marche en traînant une jambe à moitié paralysée, conséquence, selon ses dires, d’une blessure de guerre », poursuit l’experte.

    Giuseppe Dosi découvre que D’Annunzio – qui a survécu à la chute du balcon – a été victime d’une scène de jalousie de sa maîtresse et non d’un complot politique et classe l’histoire… en s’excusant par la suite auprès du poète qui le traite, une fois la supercherie connue, de « sale flic ».

    – Dans la prison en flammes –

    Et encore, l’écrivain ne savait pas que le policier avait profité de son séjour chez lui pour recopier des lettres privées qu’il jugeait « obscènes » et dont il a religieusement gardé les copies.

    En 1927, Giuseppe Dosi enquête sur une série d’agressions et de meurtres de fillettes à Rome, cette fois-ci contre l’avis de sa hiérarchie, qui a jeté un jeune suspect, Gino Girolimoni, en pâture à la presse. Dosi obtient qu’il soit innocenté et réunit de nombreux éléments contre un pasteur britannique, qui parvient cependant à quitter le pays.

    Dans l’Italie fasciste, cet esprit remuant et indépendant indispose sa hiérarchie, même s’il n’a rien d’un résistant.

    A la fin des années 1930, il envisage de quitter la police et écrit des mémoires dans lesquels il dévoile de nombreux détails d’enquêtes et critique ses supérieurs.

    C’est le début d’une longue traversée du désert : suspendu, il est incarcéré en 1939 à Rome. Après trois mois de prison, il est envoyé pendant 17 mois dans un asile psychiatrique avant d’être libéré en janvier 1941.

    Document qui appartenait au policier italien Giuseppe Dosi (1891-1991), passé maître dans l'art du déguisement, le 3 décembre 2016 © ALBERTO PIZZOLI AFP

    Document qui appartenait au policier italien Giuseppe Dosi (1891-1991), passé maître dans l’art du déguisement, le 3 décembre 2016 © ALBERTO PIZZOLI AFP

    Après trois ans à un poste administratif, un nouvel exploit le remet en selle lorsqu’en juin 1944, à l’entrée des alliés dans la capitale italienne, une foule de Romains met le feu à une ancienne prison allemande après avoir libéré les détenus.

    Giuseppe Dosi se précipite dans le bâtiment en flammes et, aidé par un jeune soldat allemand qu’il avait sauvé, récupère une grande quantité de documents essentiels pour juger ensuite de nombreux collaborateurs italiens.

    Il porte ces documents au commandement allié, qui l’embauche comme enquêteur spécial pendant deux ans. En 1946, il retrouve les rangs de la police italienne, où il finira sa carrière au rang de préfet dix ans plus tard.

    Il est mort en 1981, à l’âge de 89 ans, à Sabaudia, sur le littoral au sud de la capitale italienne.

    http://www.lepoint.fr/