Italie: un hôpital dénonce les violences faites aux femmes avec une exposition choc


Aujourd’hui, lundi le 25 novembre 2019 c’est Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes. Dans un hôpital en Italie, c’est une chirurgienne qui a eu l’idée de faire une exposition de rayons-x des femmes violentées. Les rayons-x sont plus ou moins semblables au point de vue squelettique, donc ce que les gens voient pourraient être n’importe quelle femme, leur voisine, leur fille, leur mère … Un homme qui bat une femme, est un moins que rien. Malheureusement, les victimes n’osent pas toujours dénoncer, par peur, par un sentiment de n’avoir aucun issus, même si des mains sont tendues. Ils ne faut pourtant pas les abandonnées

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Italie: un hôpital dénonce les violences faites aux femmes avec une exposition choc


Sur la radiographie en noir et blanc, la lame du poignard se détache nettement sur la cage thoracique… C’est l’une des images fortes de l’exposition qu’un hôpital milanais consacre aux violences faites aux femmes.

Dans le hall de l’hôpital San Carlo, une douzaine de clichés sont présentés: radiographies d’un nez et d’un poignet cassés, d’un doigt déboîté, d’un tibia et d’une côte fracturés…

Organisée à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, lundi, l’exposition, à la fois pudique et violente, dénonce les sévices domestiques endurés par des victimes qui ont passé la porte de l’établissement, cherchant de l’aide.

«Juste montrer quelque chose de réel»

C’est la chirurgienne Maria Grazia Vantadori qui a eu l’idée de présenter ainsi une réalité qu’elle a vécue au cours de près de trois décennies de pratique.

Bien que des femmes arrivent aux urgences ensanglantées, parfois coupées ou le visage brûlé à l’acide, la praticienne de 59 ans a opté pour les images plus «stériles» des rayons X, estimant qu’elles sont encore plus fortes.

«Je voulais apporter mon expérience dans ce domaine mais je ne voulais pas que ce soit sanglant, juste montrer quelque chose de vrai, de réel», a déclaré Mme Vantadori à l’AFP.

«L’avantage des rayons X, c’est qu’avec eux nous sommes plus ou moins tous les mêmes. Nos os sont identiques et chacune d’elles peut être n’importe quelle femme», explique-t-elle.

Au cours de sa carrière, le médecin dit avoir vu «des centaines et des centaines» de lésions de tous types sur les femmes, parfois gravissimes.

Elle raconte aussi que, même face à l’évidence, ces martyrs du quotidien refusent souvent d’avouer que leur bourreau n’est autre que leur compagnon, leur fiancé ou leur mari, par honte ou par peur de perdre leurs enfants.

En Italie, 142 femmes ont été tuées par la violence domestique en 2018, un chiffre en hausse de 0,7% par rapport à l’année précédente, selon l’institut de recherche italien Eures.

Ces cinq dernières années, 538 000 femmes ont été victimes d’abus physiques ou sexuels de la part de leur partenaire, selon l’Institut italien de la statistique (Istat).

«43 coups de poing»

L’une d’elles, dont le témoignage est présenté à Milan, a raconté comment son partenaire lui a fracassé le visage contre le mur de la cuisine et l’a frappée à coups de poing à 43 reprises.

 «J’ai compté les coups pour essayer d’oublier la douleur, sinon je serais morte», confie-t-elle.

L’une des images les plus fortes montre un couteau de boucher enfoncé dans une cage thoracique, celle d’une femme qui «a miraculeusement vécu», explique Mme Vantadori.

Pour tenter de mettre fin à la spirale de la violence, l’hôpital San Carlo offre une aide complète aux victimes, via un centre qui propose un soutien psychologique et des services sociaux, notamment une aide juridique.

Le plus important «c’est que les femmes sachent que de telles structures existent», explique sa directrice Pavahne Hassebi. Selon

l’Istat, il y avait 253 établissements comme celui-là en 2017 dans la péninsule.

Bien que la prise de conscience ait augmenté au cours des dernières décennies, le phénomène persiste et n’a aucun lien avec la couleur de peau ou le milieu social, explique Maria Grazia Vantadori.

L’indignation contre la violence sur les femmes s’est accrue à la suite du mouvement #MeToo. En Europe, elle a été plus visible en France où le fléau a été déclaré «grande cause nationale» en 2018. L’AFP a estimé à au moins 115 le nombre de féminicides commis en France depuis le début de 2019. Ils étaient 121 en 2018.

Samedi, des milliers de personnes ont manifesté à Rome contre la violence envers les femmes. Beaucoup portaient des pancartes réclamant justice pour Daniela Carrasco, dite «La Mimo», l’artiste de rue chilienne tuée par la police en octobre à Santiago.

L’ONU a estimé qu’en 2017, 87 000 femmes ont été tuées dans le monde, dont plus de la moitié par leur conjoint, leur partenaire ou dans leur propre famille.

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L’état de catastrophe naturelle décrété pour Venise


Venise est décrétée catastrophe naturelle avec les inondations causées par les marées hautes. Le record est en 1966 avec 1,94 m d’eau, cette année est en 2e avec 1.13 m, mais il semble qu’on annonce des vents forts et des averses …
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L’état de catastrophe naturelle décrété pour Venise


L’état de catastrophe naturelle décrété pour VenisePhoto: Filippo Monteforte/AFPUn commerce de la place Saint-Marc inondé à Venise

Le gouvernement italien a décrété jeudi l’état d’urgence pour catastrophe naturelle à Venise, dévastée deux jours plus tôt par la pire marée haute en 53 ans, l’eau ayant envahi les églises, commerces, musées et hôtels de ce joyau classé au patrimoine mondial.

Chaises, bottes, parapluies et objets souvenirs exposés en plein soleil: les 50 000 habitants du centre historique ont profité d’une embellie pour tenter de faire sécher leurs logements ou le contenu de leurs échoppes.

La marée haute du matin a été plutôt modérée, atteignant 1,13 m (à 10h30), loin des 1,87 cm de mardi soir, le deuxième record historique derrière celui du 4 novembre 1966 (1,94 m).

Grâce à ce répit, l’humeur était plutôt joyeuse, les touristes s’amusant à sillonner l’immense place Saint-Marc chaussés de bottes en plastique, orange, bleues ou jaunes, ou à siroter un café les pieds dans l’eau dans les quelques bars ou restaurants ouverts.

La Sérénissime, le surnom de cette cité lacustre, reçoit 36 millions de touristes par an dont 90% d’étrangers.

Pour Manon Gaudre, voir Venise sous les eaux est «une expérience unique» mais cette touriste française de 22 ans s’inquiète des «dégâts aux monuments et aux personnes».

La Basilique Saint-Marc ou le théâtre de la Fenice ont en effet été la proie d’une eau boueuse et salée venue de la lagune.

Des dégâts énormes à Venise

Cornelia Litschauer, une Autrichienne de 28 ans, son chihuahua blanc Pablo dans les bras, juge aussi la situation «étrange: les touristes prennent des photos mais la ville souffre».

Des hôtels dont la Locanda Al Leon commencent à déplorer des annulations pour les fêtes de fin d’année.

Dans la séquence de marées actuelle, le dernier pic périlleux, d’1,45 m, est attendu pour vendredi vers 11h20, selon le Centre de surveillance de la mairie. De fortes averses et du vent sont en outre annoncés sur toute la région.

Après une réunion de crise à la préfecture, le premier ministre Giuseppe Conte a parcouru les canaux qui ont rendu Venise célèbre dans le monde entier, pour réconforter les commerçants, nombreux à garder portes closes, comme les musées et les écoles.

«Le cabinet a approuvé l’état d’urgence à Venise», a-t-il écrit en début de soirée M. Conte dans un tweet, ajoutant que 20 millions d’euros allaient être débloqués «pour les interventions les plus urgentes».

Cette procédure, souvent utilisée dans une Italie régulièrement frappée par des désastres (séismes, éruptions volcaniques et glissements de terrain), dote le gouvernement de «pouvoirs et moyens exceptionnels».

Les dégâts, d’ores et déjà chiffrés à «des centaines de millions d’euros», devront donner lieu à des évaluations précises, mais, en attendant, le décret permettra «immédiatement» de verser «5000 euros pour les particuliers et 20 000 euros pour les commerces», selon M. Conte.

«Une aventure»

Un comité spécial sur Venise se réunira aussi le 26 novembre pour «discuter de la gestion générale des problèmes», dont un plan de contournement du centre historique pour les paquebots de croisière et le méga-projet Moïse de digues censées protéger la lagune.

Les responsables politiques affluent au chevet de la Sérénissime: l’ancien premier ministre Silvio Berlusconi y est allé jeudi, l’ex-ministre de l’Intérieur de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini devrait s’y déplacer vendredi.

Indifférents à ce ballet, les Vénitiens se réorganisent.

«Je vis de ça, que puis-je faire d’autre ?», explique à l’AFP Stefano Gabbanotto, 54 ans, en ouvrant près du Palais Ducal son kiosque à journaux.

Pour Jay Wong, 34 ans, et sa fiancée Sabrina Lee, leur voyage à Venise s’est transformé en «une aventure» et «une bonne expérience».

Multipliant photos et vidéos de sa promise en robe de mariée, Jay souligne que «le séjour était planifié depuis longtemps, nous n’aurions pas pu le changer».

Comme la plupart des visiteurs, ils sont peu au fait du risque d’engloutissement que court la Cité des Doges, bâtie sur 118 îles et îlots en majorité artificiels et sur pilotis. La ville s’est enfoncée de 30 cm dans la mer Adriatique en un siècle.

Moïse pour sauver Venise?

Pour le ministre de l’Environnement Sergio Costa, la fragilité de Venise s’est accrue en raison de la «tropicalisation» de la météo, avec d’intenses précipitations et de fortes rafales de vent, liée au réchauffement climatique.

Les écologistes montrent aussi du doigt l’expansion du grand port industriel de Marghera, situé en face sur la terre ferme, et le défilé des bateaux de croisière géants.

L’«acqua alta» record de mardi a submergé 80% de la cité lacustre, provoqué la mort d’un septuagénaire, renversé des gondoles et des vaporetti (autobus fluviaux) et entraîné plus de 400 interventions des pompiers.

De nombreux responsables dont le maire de Venise Luigi Brugnaro ont appelé à mettre en service «au plus vite» le projet de digues MOSE (Moïse en italien, acronyme de Module expérimental électromécanique).

«Cet ouvrage d’ingénierie va finir par coûter six milliards d’euros, il faut le faire fonctionner», a estimé la ministre des Infrastructures Paola de Micheli.

Lancé en 2003 et retardé par des malfaçons et des enquêtes pour corruption, Moïse s’appuie sur 78 digues flottantes qui se relèvent et barrent l’accès à la lagune en cas de montée de l’Adriatique jusqu’à trois mètres de hauteur.

 De récents tests ont permis d’identifier des vibrations et de la rouille mais, selon M. Conte, il est «prêt à 93%» et sera « achevé au printemps 2021 ».

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Dispositif anti-oubli de bébé obligatoire dans les voitures en Italie


Autrefois, on n’entendait pas d’enfant oublier dans les automobiles en pleine canicule, aujourd’hui, un peu partout dans le monde, ce drame arrive trop souvent. En Italie, il sera obligatoire d’avoir un dispositif d’alarme pour éviter ce genre de drame.
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Dispositif anti-oubli de bébé obligatoire dans les voitures en Italie


Dispositif anti-oubli de bébé obligatoire dans les voitures en

PETRBONEK VIA GETTY IMAGES

C’est un mécanisme d’alarme pour éviter de l’oublier dans la voiture quand le conducteur en descend.


Un dispositif anti-oubli d’enfants dans les voitures est rendu obligatoire en Italie à compter de ce jeudi sous peine d’une lourde amende et du retrait de points sur le permis, a annoncé le ministère des Transports.

Le ministère a confirmé l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation obligeant les parents, grand-parents et accompagnateurs d’enfants à monter sur les sièges auto pour enfants de moins de 4 ans, un mécanisme d’alarme pour éviter de l’oublier dans la voiture quand le conducteur en descend.

Le dispositif “devra s’activer automatiquement et devra être doté d’une alarme pour avertir le conducteur de la présence de l’enfant grâce à des signaux acoustiques ou visuels avec un vibreur, perceptibles à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule”.

Ils pourront être également dotés de systèmes d’envoi automatique de messages de type SMS ou Whatsapp ou d’appels téléphoniques.

Le ministère qui a prévu une petite aide de 30 euros pour l’achat de chaque appareil, a rappelé que les automobilistes transportant des enfants et qui seront dépourvus du mécanisme commettront une infraction au code de la route.

Cette infraction pourra être punie par une amende allant de 81 à 326 euros et le retrait de 5 points sur le permis de conduire.

Plusieurs équipements de ce type reliés à la clef de contact du conducteur existent depuis cinq ou six ans en Italie et ont été mis en production à la suite d’oublis tragiques de bébés endormis dans des voitures en pleine canicule.

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Ense­ve­lie depuis 2000 ans, une fresque de gladia­teurs vient d’être décou­verte à Pompéi


Nous pourrions presque dire que Pompéi renaît de ses cendres par petits bouts. Une belle fresque de gladiateurs au combat qui est très bien conservé malgré ses 2 000 ans. D’autres fouilles sont prévu qui nous fera sans doute découvrir un peu plus sur cette ville qui a tant fait parler d’elle
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Ense­ve­lie depuis 2000 ans, une fresque de gladia­teurs vient d’être décou­verte à Pompéi

par  Nicolas Pujos

Des archéo­logues italiens ont décou­vert une fresque murale ense­ve­lie depuis 2000 ans repré­sen­tant deux gladia­teurs en plein combat, rappor­tait The Inde­pendent le 16 octobre.

Pompéi conti­nue de déli­vrer ses secrets au compte-gouttes. Une équipe d’ar­chéo­logues vient d’y décou­vrir une fresque murale sur laquelle sont repré­sen­tés deux gladia­teurs en train de combattre, l’un prenant le dessus sur l’autre en lui tran­chant le bras.

Mesu­rant 1,50 m de large, la fresque a été décou­verte sur le site de Regio V, dans un ancien sous-sol qui aurait pu servir de maga­sin. Au-dessus, les archéo­logues pensent qu’au­raient pu se trou­ver une taverne et un lieu ou exerçaient des pros­ti­tuées.

Pour Dario Fran­ces­chini, ministre italien de la Culture, Pompéi est « une mine inépui­sable en termes de recherche et de connais­sance pour les archéo­logues ».

De nombreuses nouvelles décou­vertes sont atten­dues suite au lance­ment du projet « Grande Pompéi ». Financé par l’Union euro­péenne et l’Ita­lie, ce projet est destiné à relan­cer un grand programme de fouilles archéo­lo­giques.

Source : The Inde­pendent


https://www.ulyces.co

s secrets des papyrus calcinés d’Herculanum bientôt révélés par les rayons X ?


Les chercheurs croient être en mesure de décrypter les papyrus d’Herculanum qui est carbonisé et impossible de le dérouler sans le détruire. C’est grâce à la tomographie par rayons X, en fournissant des images exploitables avec l’intelligence artificielle qui pourraient permettre de lire les textes de ces papyrus. C’est donc une histoire à suivre.
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Les secrets des papyrus calcinés d’Herculanum bientôt révélés par les rayons X ?


Laurent Sacco

Journaliste


Une équipe internationale veut utiliser une technique issue de l’apprentissage automatique pour décrypter des images 3D par rayons X afin de tenter de percer les secrets des célèbres papyrus d’Herculanum. Ces papyrus pourraient révéler des ouvrages philosophiques inédits datant de l’Antiquité gréco-romaine.

Bien des textes, ou fragments de textes, datant de l’Antiquité gréco-romaine nous sont parvenus. Ils sont disponibles en langue grecque et avec leurs traductions comme jamais grâce au Web, qui constitue pour nous un outil qui aurait rendu profondément jaloux les lettrés, philosophes et savants de la bibliothèque d’Alexandrie s’ils en avaient connu l’existence. Nous pouvons ainsi lire le Banquet de Platon, des fragments de l’œuvre d’Archytas de Tarente ou encore les fameux écrits en mathématique, mécanique et astronomie d’Archimède.

Par contre, nous savons que de nombreux textes ne sont pas passés à la postérité, les traités d’Héraclite et Démocrite par exemple ou bien encore la majorité des tragédies de Sophocle (seulement 7 sur plus d’une centaine nous sont parvenues). On ne sait pas très bien pourquoi mais on peut suspecter que, parfois, leur contenu n’était pas du goût des autorités monothéistes du début de notre ère.

Toutefois, il existe une unique bibliothèque datant de l’Antiquité qui nous est parvenue dans laquelle on espère trouver des trésors peut-être insoupçonnés. Il s’agit d’un ensemble de près de 1.800 papyrus que l’on a commencé à découvrir entre 1752 et 1754, lors des fouilles du site d’Herculanum, près de Naples. Mais, comme l’expliquait plus en détail Futura dans le précédent article ci-dessous, ces papyrus qui faisaient partie de la bibliothèque de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, le beau-père de Jules César, ont été carbonisés lors de l’éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.

Une partie de l'alphabet reconstitué depuis l'un des rouleaux de papyrus. Les lettres trouvées grâce à la tomographie X en contraste de phase sont sur la première et deuxième ligne. Sur la troisième ligne se trouvent les lettres obtenues par infrarouge à partir d'un autre papyrus. La comparaison des deux alphabets a permis l'identification du style d'écriture du rouleau. La quatrième ligne présente les caractères grecs en majuscules d'impression. © CNRS-IRHT UPR 841, ESRF, CNR-IMM Unité de Naples

Une partie de l’alphabet reconstitué depuis l’un des rouleaux de papyrus. Les lettres trouvées grâce à la tomographie X en contraste de phase sont sur la première et deuxième ligne. Sur la troisième ligne se trouvent les lettres obtenues par infrarouge à partir d’un autre papyrus. La comparaison des deux alphabets a permis l’identification du style d’écriture du rouleau. La quatrième ligne présente les caractères grecs en majuscules d’impression. © CNRS-IRHT UPR 841, ESRF, CNR-IMM Unité de Naples

On a tenté de dérouler ces papyrus mais ils sont tellement fragiles que les opérations généralement effectuées avant le XXIe siècle conduisaient plutôt à leur destruction, même s’il a toutefois été possible de découvrir que certains de ces rouleaux contenaient des textes de Philodème de Gadara, un philosophe épicurien (cela n’était guère surprenant, Pison, le nom parfois donné au beau-père de Jules César, était un protecteur des arts et de la philosophie). Nous disposons heureusement maintenant d’un puissant moyen d’investigation non invasif, à savoir les lignes de lumière des synchrotrons sous forme de rayons X qui permettent de faire de la tomographie avec des objets précieux dans le domaine de l’archéologie et de la paléontologie, en plus de permettre de faire de la cristallographie pour des matériaux savants et des molécules biologiques d’intérêts.

L’équipe internationale engagée dans cette entreprise, et qui comprenait des chercheurs du CNRS (Institut de recherche et d’histoire des textes) et du CNR italien, avait en particulier réussi à identifier des lettres grecques.

On espère aller plus loin aujourd’hui en utilisant des techniques d’analyse des données issues des développements fulgurants de l’apprentissage automatique (en anglais machine learning, littéralement « apprentissage machine »). C’est ce que se propose de faire avec des collègues le professeur Brent Seales, directeur de la « Digital Restoration Initiative » de l’université du Kentucky (États-Unis), un programme de recherche consacré au développement d’outils logiciels permettant la récupération de textes fragiles et illisibles.

Une présentation de la saga associée au décryptage des papyrus d’Herculanum avec des rayons X. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © VisCenter

Le problème avec les papyrus d’Herculanum, c’est que certains ont été écrits en utilisant une encre non-métallique et donc basée sur le carbone, de sorte qu’il est très difficile de faire la différence entre les caractères couchés sur le papyrus carbonisé et ce papyrus lui-même. Toutefois, les chercheurs pensent que des algorithmes issus de l’apprentissage automatique peuvent voir des différences sur des images que ne remarquerait pas un observateur humain.

Il faut toutefois de nouvelles données plus précises à exploiter et c’est pour cela que plusieurs des papyrus offerts en 1802 par le roi de Naples à Napoléon Bonaparte, et qui sont conservés à la bibliothèque de l’Institut de France à Paris, ont franchi la Manche pour être étudiés avec les rayons X fournis cette fois-ci par le synchrotron Diamond Light Source situé dans l’Oxfordshire au Royaume-Uni. Des images en 3D à très haute résolution sont rendues possibles, comme jamais pour ces papyrus, avec la ligne de lumière I12 de ce synchrotron.

Comme l’explique dans un communiqué de l’AFP Michel Zink, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles lettres, on sait que certains des papyrus « contiennent pour l’essentiel des écrits grecs, chez une personne intéressée par la philosophie épicurienne… Contrairement à la philosophie stoïcienne, dont les textes, jugés compatibles avec le christianisme, ont été recopiés au Moyen Âge, l’épicurisme n’était pas en odeur de sainteté, et ses textes ont rarement été conservés… C’est pourquoi ces rouleaux présentent, sur le fond, une telle importance » conclut Michel Zink, car « on peut espérer réussir à lire des phrases entières, et peut-être un jour, un texte entier ».

On pourrait peut-être alors découvrir des informations fascinantes dans la droite ligne des idées de Michel Serres exposées dans son fameux ouvrage La Naissance de la physique dans le texte de Lucrèce.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les célèbres papyrus d’Herculanum ont été retrouvés dans l’une des villas d’Herculanum, préservée pour les générations futures en même temps que Pompéi en 79 après J.-C. lors des éruptions du Vésuve. Ces papyrus faisaient partie de la bibliothèque de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus, encore appelé Pison, beau-père de Jules César et protecteur des arts et de la philosophie.

  • Sa bibliothèque, la seule de l’Antiquité qui nous soit parvenue complète, contenait notamment des textes rédigés en grec exposant les idées de Philodème de Gadara, un philosophe épicurien. Les papyrus sont hélas carbonisés et presque indéroulables sans les détruire.

  • Heureusement, des techniques non invasives utilisant la tomographie par rayons X, fournissant des images exploitables avec l’IA moderne, peuvent donner accès aux textes conservés dans ces papyrus, révélant potentiellement des surprises.

https://www.futura-sciences.com/

Le squelette d’un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie


Quelle barbarie au temps du Moyen-Âge ! Les archéologues on trouver parmi les ossements à Milan un squelette qui aurait subit les pires tortures. Il avait entre 17 et 20 ans, il aurait eu ses os brisés, puis subit une décapitation raté pour finir sur le supplice de la roue. Ceux qui était torturés avaient généralement commis des actes graves … comme la peste noire, oui la peste, l’ignorance de la propagation de la peste a fait des victimes innocentes. Quoique ce jeune homme ait peut-être été torturé pour son aspect physique, il était différent …
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Le squelette d’un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie

Le squelette d'un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie© Bettmann / Contributeur / Getty

Par Chloé Gurdjian

Le jeune homme, qui avait entre 17 et 20 ans au moment de sa mort, a été découvert en Italie. Il s’agit, selon les scientifiques, du pire cas de victime de la roue de la torture jamais étudié.

Des archéologues viennent de mettre au jour 57 squelettes, datant de l’empire romain au XVIe siècle. Parmi ces ossements, trouvés sous San Ambrogio Square, à Milan, un squelette se distingue particulièrement. Il s’agit d’un jeune homme, qui aurait souffert d’une mort particulièrement atroce. Des analyses radiochimiques dévoilent qu’il a vécu entre 1290 et 1430, et avait entre 17 et 20 ans au moment de son décès. Les traces de blessures et les deux boucles d’attache trouvées à côté de lui suggèrent qu’il est mort, les os brisés par la roue de la torture. Au Moyen-Age, de nombreux condamnés ont été suppliciés par ce biais. Le condamné était d’abord écartelé, avant de rester exposé sur la roue jusqu’à sa mort. Il pouvait également être torturé, attaché à la roue, qui pouvait en plus tourner.

Selon les chercheurs qui ont découvert le squelette, il s’agit du pire cas de torture jamais trouvé, comme ils le racontent au Journal of Archaeological Science. Les os des jambes et des bras du jeune homme étaient brisés de manière nette, il a également été poignardé dans le dos, avant de subir une décapitation ratée, la roue arrivant comme moyen de supplice final.

Il n’existe que peu d’exemples archéologiques de victime torturées sur une roue. Cette méthode était réservée aux gens qui avaient commis les pires crimes, comme répandre la peste noire. Mais les scientifiques pensent que le jeune homme a été tué pour une toute autre raison : son apparence physique. Il mesurait 10 cm de moins que la moyenne et ses dents étaient très proéminentes. L’hypothèse est qu’il aurait servi de bouc-émissaire à la population, accusé d’être la cause de problèmes.

« Cette affaire décrit pour la première fois les restes d’une victime de la roue et souligne l’importance de l’archéologie et de l’anthropologie pour reconstituer les cas de violation des droits de l’homme dans le passé », concluent les chercheurs.

https://www.geo.fr/

Dans le nord de l’Italie, s’inspirer de Néandertal pour apprendre à survivre


Un pâtissier en Italie à décider de changer de profession, Il donne des cours de survie en pleine nature. Mais pour mettre un peu plus de réaliste, il a décidé de se fabriquer un personnage, devenir l’homme de Néandertal et survivre dans la nature comme à cette lointaine époque
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Dans le nord de l’Italie, s’inspirer de Néandertal pour apprendre à survivre


Habillé en homme préhistorique, Guido Camia tente d’allumer un feu en frottant des silex, à Chianale, dans les Alpes italiennes, le 7 août 2019.© AFP/MARCO BERTORELLO

CHIANALE (Italie) (AFP)

Il frotte des silex pour allumer un feu, avale des sauterelles, construit une cabane. Dans les vallées du nord de l’Italie, Guido Camia s’inspire de l’homme de Néandertal pour apprendre à survivre en pleine nature.

Sur les images qu’a prises de lui l’AFP près de Chianale, on le voit escalader des rochers, le long d’un torrent à la recherche de poissons, les pieds nus, vêtu d’une peau de bête. Ou courir dans les champs, une grande lance à la main, en quête de gibier.

« Depuis cinq ans, j’organise des cours de survie tout à fait officiels, supervisés par la Fédération italienne qui est reconnue internationalement », explique-t-il à l’AFP.

A côté de cours dispensés en tenue classique, il a « fait naître ce personnage » de Néandertal en raison de sa « passion pour le Paléolithique ».

« Il était très intelligent, il a découvert le feu, il était capable de s’adapter à tous les climats », s’enthousiasme Guido, un ancien pâtissier de 37 ans qui a changé de cap pour transformer en métier sa passion de l’aventure en plein air.

Néandertal était « un nomade, qui se déplaçait beaucoup, vivait dans les grottes, mais savait aussi construire de petits abris », poursuit Guido, qui lit toutes les publications sur cette période.

Les cours de survie sont souvent organisés le week-end. Le tarif de base démarre à 80/100 euros par personne pour le premier niveau qui prévoit un bivouac d’une seule nuit.

Il organise aussi des sessions d’initiation de deux-trois heures, à destination des familles ou des groupes scolaires.

« Je leur montre comment vivait Néanderthal, ce qu’il mangeait, comment il chassait, utilisait une lance, allumait le feu, je leur apprends à se servir de matières de base pour cuisiner », explique celui qui arrondit ses fins de mois en donnant des cours d’arts martiaux.

Pour les cours de survie, les débutants ont droit à un tissu en nylon pour s’abriter et à un peu de nourriture.

« Mais je les mets dans les conditions de se débrouiller: je leur laisse des pommes de terre pour imiter les racines qu’ils devraient chercher, cela les oblige à faire un feu car on ne peut pas les manger crues. De même, je leur donne de la farine mais c’est immangeable s’ils ne la mélangent pas à de l’eau », explique Guido.

Dans les niveaux plus élevés, les « élèves » peuvent se retrouver sans nourriture pour plusieurs jours.

« Cela leur fait comprendre que le cerveau est l’organe qui consomme le plus d’énergie, et un calcul, même très simple, devient difficile après trois jours de jeune », sourit-il.

Guido n’est pas un « collapsologue » et repousse tout catastrophisme mais il pense qu’il faut « savoir s’adapter aussi au climat qui change, à d’autres types de nourriture et changer de modes de vie ».

pho-fka/thm

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