Elle tue sa «meilleure amie» pour 9 millions de dollars promis sur l’internet


Il y a des personnes qui devraient ne jamais aller sur Internet. Pour $ 9 000 US, promit par un faux millionnaire rencontrer dans les réseaux sociaux. Pour cette somme, il voulait voir l’exécution et un viol d’une personne. Une jeune fille a mordu a l’action et a pris avec elle des complice pour tuer une personne avec un retard mental qu’elle connaissait. Tu parles d’une amie !!
Nuage


Elle tue sa «meilleure amie» pour 9 millions de dollars promis sur l’internet

Denali Brehmer, 18 ans, a été recrutée pour... (PHOTO 10NEWS WTSP)

Denali Brehmer, 18 ans, a été recrutée pour tuer son amie par Darin Schilmiller, un homme de 21 ans qui se faisait passer sur les réseaux sociaux pour un millionnaire et avait noué une relation avec elle.

PHOTO 10NEWS WTSP

Agence France-Presse
Los Angeles


Une jeune Américaine est soupçonnée d’avoir organisé le meurtre de sa « meilleure amie » parce qu’un homme qu’elle avait rencontré sur l’internet lui avait promis neuf millions de dollars si elle commettait ce crime.

D’après les enquêteurs, Denali Brehmer, 18 ans, qui vit en Alaska, a été recrutée pour tuer son amie par Darin Schilmiller, 21 ans. Le jeune homme, qui réside à des milliers de kilomètres d’elle, dans l’État d’Indiana, se faisait passer sur les réseaux sociaux pour un millionnaire et avait noué une relation avec elle.

Selon l’acte d’accusation, le duo a notamment parlé de violer et tuer quelqu’un en Alaska, et Darin Schilmiller a promis au moins neuf millions de dollars pour ce crime, en échange d’images du meurtre.

Denali Brehmer a alors entrepris de rassembler des complices. Le petit groupe a choisi pour cible Cynthia Hoffman, 19 ans, une jeune fille souffrant de troubles mentaux. 

Selon son père, elle avait l’âge mental d’une enfant de douze ans et considérait Denali Brehmer comme sa « meilleure amie ».

Le 2 juin, Cynthia Hoffman a été ligotée à l’aide de ruban adhésif et abattue d’une balle dans la nuque, avant d’être poussée dans une rivière au nord-est d’Anchorage, indique dans un communiqué le département de la Justice d’Alaska.

Son corps a été retrouvé deux jours plus tard.

La police estime que la victime a été attirée par Denali Brehmer et Kayden McIntosh, un adolescent de 16 ans, sous prétexte de faire une randonnée le long de la rivière. McIntosh est accusé d’avoir tué la jeune fille avec une arme appartenant à Denali Brehmer et de s’être débarrassé du corps.

De son côté, Denali Brehmer communiquait avec Darin Schilmiller tout au long de cette macabre entreprise, lui envoyant « par Snapchat des photographies et des vidéos d’Hoffman ligotée, et ensuite du corps », relève l’accusation.

Brehmer et McIntosh ont tous deux été mis en examen pour meurtre. Le prétendu millionnaire a lui aussi été arrêté, ainsi que trois autres jeunes mineurs soupçonnés d’avoir participé à l’organisation du guet-apens ou à son exécution.

Schilmiller et Brehmer ont en outre été mis en examen mardi pour des actes pédophiles commis par cette dernière, là encore à la demande de Darin Schilmiller, sur deux enfants âgés de huit et neuf ans ainsi qu’une victime de quinze ans.

https://www.lapresse.ca/

250$ : le prix de désinformation sur les réseaux sociaux


L’internet est un outil exceptionnel, mais il est aussi un monstre qui peut changer le court d’une histoire dans un pays, à cause de désinformation venant de l’autre bout du monde. Avec de l’argent, on peut lancer des fausses nouvelles pour déstabiliser une personne, une élection, une industrie.
Nuage


250$ : le prix de désinformation sur les réseaux sociaux


Hervé Didier

Une filiale de Google a tenté l’expérience : engager une usine à trolls russe pour lancer une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. Voilà ce que l’on peut obtenir pour 250 dollars.

(CCM) — La filiale de Google Jigsaw a voulu apporter la preuve qu’il est très simple de déstabiliser une personnalité, un site ou une marque avec des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux. 250 dollars lui ont suffi pour demander à des prestataires russes de lancer leurs trolls sur la cible choisie.

Les élections américaines de 2016 et la campagne du référendum sur le Brexit ont mis en lumière les capacités qu’ont les hackers en tous genres à influencer les opinions publiques. En Russie particulièrement, des entreprises parapubliques comme l’Internet Research Agency de Saint-Pétersbourg ont apporté la preuve de leur savoir-faire inégalé dans la manipulation des algorithmes de diffusion des réseaux sociaux.

Aujourd’hui, il semble à la portée de tout le monde de lancer des campagnes de désinformation sur Facebook, Twitter ou WhatsApp. Comme le rapporte le magazine en ligne Wired (lien en anglais), c’est cette étonnante facilité qu’a voulu démontrer Jigsaw, une filiale du géant américain Alphabet, qui développe des projets de protection contre les cyberattaques et de lutte contre l’influence des groupes radicaux sur Internet.

En mars 2018, Jigsaw a monté une expérience et fait appel à SEOTweet, un prestataire de service recruté sur le darkweb russe pour déstabiliser un site politique « Down With Stalin ». Il faut préciser que ce site anti-Staline avait été créé de toutes pièces par Jigsaw pour servir de cible pendant l’occasion. Pour 500 dollars, ce hacker promettait de faire désindexer totalement le site en question, en le dénonçant massivement pour « contenus abusifs ». Mais les équipes de Jigsaw se sont contentés de la formule à 250 dollars, une campagne de trolls lancés sur les réseaux sociaux pendant deux semaines.

Résultat, 730 tweets ont été postés à partir de 25 comptes Twitter différents, et une centaine de posts a été mise en ligne sur des forums ou dans les sections commentaires de sites d’informations. A chaque fois, les messages avaient été rédigés par des humains, et non par de simples robots. Bien sûr, ces chiffres bruts ne sont pas impressionnants en soi. Mais le but était surtout de montrer que pour une somme dérisoire, des acteurs existent pour mener à bien des campagnes de désinformation sur Internet, et que pour passer à une échelle industrielle, ce n’est qu’une question de budget.

Photo : © rzoze19 – Shutterstock.com

https://www.commentcamarche.net/

Quand les instagrameurs envahissent Tchernobyl


Nous devrions exprimer l’indignation face aux gens ne font que se faire valoir sur des sites ou la mort, la souffrance, la tristesse à dévasté une population. Tout le monde connait Tchernobyl. Comment peut-on faire des égoportraits pour épater ses abonnés, au lieu de saisir toutes les conséquences de cette tragédie d’accident nucléaire …
Nuage


Quand les instagrameurs envahissent Tchernobyl



  • Par Jean-François Vandeuren

Le créateur de la série HBO demande aux touristes de faire preuve d’un peu plus de respect…


Depuis la diffusion de la série Chernobyl, portant sur la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986, la zone d’exclusion de la désormais célèbre centrale est devenue un site touristique à la mode. Si bien qu’une hausse de 40% a été enregistrée par les organisateurs de visites guidées au cours des dernières semaines.

Et une nouvelle tendance signifie évidemment qu’une horde d’instagrameurs et d’aspirants influenceurs vont s’empresser d’envahir la région pour tenter d’y prendre les plus beaux clichés de leur personne.

Plusieurs photos ont d’ailleurs commencé à circuler sur le web, montrant de jeunes femmes et de jeunes hommes utilisant le territoire dévasté de Prypiat et ses environs pour une petite séance photo.

Un phénomène qui était déjà existant avant la diffusion de la série, mais qui a pris de l’ampleur au cours des six dernières semaines.

Le créateur de la remarquable série diffusée sur les ondes de HBO, Craig Mazin, s’est prononcé sur cette tendance, ce mardi 11 juin, par l’entremise de son compte Twitter.

Ce dernier s’est d’abord réjoui que son oeuvre ait pu inspirer tant de gens à en apprendre davantage sur la catastrophe et à visiter la zone d’exclusion, mais s’est tout de même indigné face à certains clichés qu’il a vu passer sur les réseaux sociaux.

«Si vous visitez, souvenez-vous qu’une terrible tragédie s’est produite dans cette région. Comportez-vous avec respect pour tous ceux qui ont souffert et qui se sont sacrifiés», a sagement rappelé le scénariste et producteur.

Les dérapages touristiques sont devenus monnaie courante dans certains lieux au lourd passé.

Plus tôt cette année, le mémorial d’Auschwitz avait dû demander à ces visiteurs de faire preuve de respect envers les victimes de l’Holocauste, après avoir constaté que plusieurs touristes s’amusaient sur les rails, en quête de la photo parfaite en ce lieu on ne peut plus symbolique.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»


Être influenceur sur les réseaux sociaux peut s’avérer payant. Cependant, il y a beaucoup de tricherie. Des personnes vont acheter des abonnés et utilisés des robots pour des mentions, j’aime. Est-ce normal qu’une blogueuse sur Instagram passe de 294 à plus de 15 000 abonnés en 40 minutes ? Si on peut les reconnaître, il serait bien des éviter de ces tricheurs
Nuage


Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans le cadre d’une enquête de La Presse, s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ».

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE


ÉMILIE BILODEAU
La Presse

« Acheter des abonnés, c’est une pratique qui nuit aux gens qui travaillent vraiment fort pour avoir de vraies interactions sur Instagram », a réagi l’influenceuse Catherine Francoeur à la suite de la publication, hier, d’une enquête de cinq mois de La Presse pendant laquelle nos journalistes ont créé de toutes pièces un personnage sur Instagram.

The Pretty Runner s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ». Malgré ses méthodes controversées, elle a été approchée par des entreprises et par la Ville de Montréal, qui lui ont offert 3500 $ en argent et en cadeaux.

Catherine Francoeur est présente sur les plateformes YouTube et Instagram depuis huit ans, « avant même que le mot « influenceur » n’existe », dit-elle. Celle qui gagne sa vie grâce aux réseaux sociaux constate que son métier a changé au cours des dernières années.

« Sans dénigrer personne, au début, tout le monde se lançait sur YouTube et sur Instagram par passion parce que personne ne pouvait en vivre. Aujourd’hui, c’est sûr qu’il y a des gens qui trouvent attrayante l’idée de recevoir des trucs gratuits et des voyages. » – Catherine Francoeur, influenceuse

Mme Francoeur confirme que l’achat d’abonnés est « très présent » sur Instagram. « Sans les nommer, il y a des noms qui circulent dans le domaine », raconte-t-elle, refusant toutefois de dévoiler l’identité de ces personnes.

PL Cloutier, qui a été nommé l’influenceur préféré des 18-34 ans selon un sondage Léger l’année dernière, a aussi commenté le reportage publié dans La Presse.

« OMG ! ! Hahaha wow ! Moi-même je serais tombé dans le panneau je pense ! Les photos sont vraiment belles et y’a tellement d’effort dans ce compte que de vrais abonnés auraient fini par arriver avec le temps ! Presque déçu que ça arrête ! », a-t-il écrit sur le compte de The Pretty Runner, une fois sa véritable identité révélée, hier.

Il n’a pas été possible de le joindre au téléphone.

La blogueuse Mayssam Samaha a répliqué à son commentaire sur Instagram. « C’est pas vrai PL que les abonnés finissent par arriver parce que tu fais du beau contenu. Je considère mon contenu pas pire, j’y travaille fort et je n’ai jamais utilisé aucun service externe mais les abonnés n’arrivent malheureusement pas. »

Mayssam Samaha est l’auteure du blogue Will Travel for Food. Elle est inscrite à Instagram depuis huit ans et elle publie régulièrement des photos de cuisine et de voyage. Malgré tout, elle ne compte que 5127 abonnés.

« C’est un peu frustrant comme ancienne sur Instagram de voir des comptes qui débutent et qui me dépassent en nombre d’abonnés. Je sais à quel point c’est difficile d’en gagner de nouveaux. » Mayssam Samaha, blogueuse, en entrevue avec La Presse

La blogueuse est tout de même satisfaite du travail d’Instagram qui élimine beaucoup de faux abonnés sur sa plateforme, dit-elle. Toutefois, elle trouve que le réseau social pourrait être plus sévère envers ceux qui utilisent des outils pour gonfler leurs abonnés, leurs mentions « J’aime » ou leurs commentaires.

« Je trouve que ceux qui achètent des abonnés ne sont pas pénalisés du tout. Peut-être qu’Instagram pourrait suspendre leur compte pendant quelques jours ou quelques semaines. Les gens qui dépendent de leur compte, ça les affecterait davantage. »

The Pretty Runner a acheté 15 000 abonnés pour 75 $ lors de l’enquête qui a débuté en décembre dernier. Lorsque son compte est passé de 294 à 15 500 abonnés en 40 minutes, il n’a en effet jamais été bloqué.

ET LES AGENCES ?

Hier, l’agence de communication Tact Intelligence-conseil a fait circuler le reportage de La Presse parmi tous ses employés.

« C’était presque un devoir que tout le monde lise ça. En même temps, personne n’est tombé en bas de sa chaise », explique Daniel Matte, associé fondateur de l’agence.

M. Matte confirme qu’il n’existe aucun outil fiable à 100 % pour vérifier la crédibilité d’une personne sur Instagram. Pour cette raison, l’agence travaille souvent avec le même petit bassin d’influenceurs avec lesquels s’est développée une relation de confiance.

Le reportage, qui a montré la facilité avec laquelle on peut s’acheter des abonnés et des « J’aime », va assurément remettre en question la collaboration avec de nouveaux influenceurs, dit M. Matte.

« Mais je dois dire qu’on faisait déjà preuve de prudence. Tout le monde peut s’improviser influenceur. Il y a des gens qui sont partis de zéro, ils sont de réels influenceurs et leur contenu est intéressant. Mais vous avez fait la démonstration qu’il peut aussi y avoir beaucoup de faux là-dedans. »

L’agence Kabane a également diffusé l’enquête de La Presse sur sa messagerie interne et les employés ont pu la commenter. Là encore, les pratiques litigieuses divulguées dans le reportage étaient connues des employés.

« Ce reportage va ouvrir les yeux du grand public sur ce qui se passe avec les comptes Instagram qui paraissent si beaux, mais qui sont vides en fait, a dit Thomas Picos, président de l’agence. Si on éduque le grand public, ça veut dire qu’on éduque les clients d’agence. De ce fait, les agences vont aussi devoir adopter de meilleures pratiques et s’améliorer. »

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que la nomophobie ?


Avec les smartphone, une nouvelle phobie a fait son apparition et à été nommé en 2018 nomophobie. Cette peur de se retrouver sans téléphone à une époque ultra-connecté. On ne veut rien manqué, on partage tout sur l’Internet. Partout, on voit des gens rivés sur leur téléphone portable que ce soit en autobus, en marchant, en famille, au restaurant, c’est tellement partout qu’on doit interdire le téléphone au volant ou à vélo.
Nuage


Qu’est-ce que la nomophobie ?

Symptôme d’une époque ultra-connectée, la nomophobie serait le reflet de nos multiples dépendances numériques. Entre peurs fantasmées et réalités hétéroclites, décryptage d’un phénomène de société difficilement appréhendé.

“Votre temps d’écran était inférieur de 25% la semaine dernière, pour une moyenne de 4h et 12 minutes par jour.”

Comme chaque dimanche, avec une assiduité qui frise la provocation, mon téléphone estime utile de réduire à néant toute mon estime de moi en me rappelant à mon piètre statut de junkie numérique, chiffres et statistiques à l’appui. Le pire, c’est que je ne lui ai rien demandé.

D’autres modèles de smartphones proposent aussi de bloquer l’usage de certaines applis au bout d’un certain temps écoulé ou de passer en mode noir et blanc pour nous inciter à lâcher notre précieux téléphone. L’origine de ces innovations technologiques aux allures de garde-fous électroniques ? La nomophobie ou la peur irraisonnée de se retrouver sans son téléphone portable.

Le “mal du siècle” 

Couronné “mot de l’année” en 2018 par le Cambridge Dictionnary, ce terme résulte de l’ingénieuse contraction de “no mobile phone phobia”, une expression anglo-saxonne découlant du phénomène d’hyper-connectivité ambiant dicté par l’omniprésence d’Internet et des réseaux sociaux. Et pour cause, la nomophobie renvoie à l’ensemble des angoisses plus ou moins envahissantes qui peuvent nous envahir à l’idée d’être privée de notre smartphone adoré, dont 73% des français sont aujourd’hui équipés (source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC). Un week-end en rase campagne sans réseau, une soirée avec une batterie à 3% ou pire, une journée entière au bureau avec le portable tombé dans le creux du canapé : autant de situations qui plonge le nomophobe, novice ou avéré, dans un désarroi auréolé de crainte et d’ anxiété.

“Je déteste quand j’oublie mon téléphone chez moi. Je me sens vraiment toute nue quand je ne l’ai pas ! Avec toujours cette sensation désagréable que je vais rater le coup de fil du siècle. Du coup, quand je m’en rend compte dans le métro, dès que j’arrive au bureau, je mets un statut sur Facebook pour prévenir mes contacts. C’est ridicule, je sais, mais je peux pas m’en empêcher”, avoue Sandra, 30 ans.

On reconnaît également le nomophobe à sa capacité à consulter compulsivement son téléphone toutes les 2 minutes ou à scroller inlassablement son écran quand il a le malheur de l’avoir à portée de main.

“Je crois que je suis arrivé à un stade où je ne me rends même plus compte que je suis en train de “checker” mon téléphone. C’est devenu un tic : je regarde l’heure, je vérifie que je n’ai pas de notifications ou j’ouvre compulsivement Instagram, sans même vraiment savoir pourquoi”, confie Tomas, 28 ans.

En 2016, le très en-vue créateur Simon Porte Jacquemus, alors âgé de 26 ans, confiait même dans les colonnes de Stylist avoir frôlé la tendinite du pouce tant il passait du temps sur son smartphone.

Génération nomophobe

Au-delà de l’anecdote, cette confession un brin honteuse du presque trentenaire est symptomatique de ce terrible mal qui ronge sa génération et la suivante, tous sexes et genres confondus. En 2018, une étude OpinonWay/Smerep révélait ainsi que 20% des étudiants passaient plus de 6h par jour sur leur téléphone.

“Bien sûr, les plus vulnérables sont les adolescents et les jeunes adultes chez lesquels se retrouver sans portable signifie risquer de vivre un isolement insupportable.” explique le Dr Anne Marie Lazartigues*, psychiatre et psychothérapeute basée à Paris.

« Quand mon portable a dû partir en réparation, ce qui m’a réellement manqué a été de ne pas pouvoir communiquer avec le monde extérieur. Je voulais prévenir de mon retard ? Pas de téléphone ! Je voulais raconter une anecdote de ma journée ? Pas de téléphone ! Un joli coucher de soleil que j’aurai aimé immortaliser ? Pas de téléphone !” se souvient Katia, 31 ans. “On dit souvent que l’on se coupe du monde lorsque l’on est accro à son téléphone mais, étrangement, je ne m’étais jamais sentie si seule qu’en étant sans. »

Une angoisse de performance qui pousse à vouloir sans cesse être joignable

La nomophobie, un “mal du siècle” qui répondrait à des problématiques sociales, relationnelles mais également professionnelles, 60% des Français consultant leurs mails via leurs smartphones.

“Ayant une angoisse de performance qui les pousse à vouloir sans cesse être joignables, les trentenaires ne peuvent pas non plus se passer d’avoir leur portable en permanence à portée de main”, ajoute la spécialiste.

“J’aimerai bien passer moins de temps sur mon téléphone mais en réalité, je n’ai pas vraiment le choix avec mon travail, je dois vraiment être toujours connecté”, confirme ce responsable en communication politique qui a préféré rester anonyme.

Problème ?

“Cette utilisation compulsive du portable finit par avoir des conséquences néfastes sur la vie sociale, professionnelle ou familiale, ne serait-ce que du fait de son caractère chronophage”, prévient le Dr Lazartigues.

En effet, qui n’a jamais remarqué ses couples qui, en plein dîner en tête-à-tête, bloquent sur leur portable respectif pendant de longues minutes ? Ces réunions d’équipe improductives où tous les participants ont les yeux rivés sur leur écran ? Ces apéros entre amis qui virent aux concours de like et de selfies ?

“Malgré sa dénomination, la nomophobie nous semble entrer davantage dans la catégorie des addictions que dans celle des phobies. D’ailleurs, elle n’est pas reconnue dans les nomenclatures psychiatriques.” précise l’experte.

D’autres spécialistes incitent par ailleurs à la prudence face à ses termes un brin galvaudés qui témoignent des habituelles craintes générées par l’arrivée de nouvelles technologies. Certains soulignent également comment la nomophobie est devenu le parfait alibi d’une foire marketing aux digital detox des plus lucratives.

Dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

Etre attentif aux difficultés, aux manquements ou encore aux erreurs qui résultent directement de notre usage excessif de téléphone : telle semble être la première façon de désamorcer toute potentielle dérive.

“Il a fallu que je frôle l’accident de voiture parce que je conduisais tout en consultant mon téléphone pour que je commence à me poser des questions. C’est vraiment idiot”, poursuit Tomas.

 Prêtez également attention à votre comportement : dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

On peut ensuite se fixer progressivement des limites et s’autodiscipliner en se forçant à laisser son doudou numérique dans une autre pièce que celle où l’on dort, à couper les notifications ou à le ranger dans son sac-à-main pendant une réunion de famille.

“C’est bête mais, désormais, j’essaie de faire en sorte que la dernière chose que je regarde avant de m’endormir soit le visage de mon copain à côté de moi et pas une énième story sur Instagram”, rajoute Sandra.

Autre piste de réflexion conseillée par les spécialistes : celle du modèle que l’on souhaite donner à nos charmantes têtes blondes sur les bienfaits d’un usage modéré des nouvelles technologies. Difficile en effet de réprimander votre pré-ado sur son addiction smartphonesque quand vous avez vous-même le nez toujours collé dessus !

À moins que vous ne comptiez sur ce fameux rapport hebdomadaire généré par son téléphone dernier cri qui le rappellera à l’ordre avant même que vous n’ayez eu le temps de le faire. 

*Le Dr Anne Marie Lazartigues, psychiatre, psychotherapeute et sexologue, spécialisée dans les thérapies, reçoit dans son cabinet du 4e arrondissement de Paris.
** Source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC

https://www.marieclaire.fr/,

Fabriquer soi-même sa crème solaire est inefficace et dangereux


Sur les réseaux sociaux, nous pouvons trouver de tout. Une des grandes modes est de faire des produits maisons sans avoir de notions scientifiques sur les tous les ingrédients qu’on mélange. Il semble qu’on offre des recettes pour faire des crèmes solaires maison. Bien qu’on ne connait pas les conséquences à long terme, ils ne protègent pas du tout contre les rayons du soleil. C’est un gros risque pour la peau.
Nuage


Fabriquer soi-même sa crème solaire est inefficace et dangereux

Le SPF de certaines formules n'était que de 2, alors que les dermatologues suggèrent généralement un SPF minimum de 30. | Tomas Salas via Unsplash

 

Le SPF de certaines formules n’était que de 2, alors que les dermatologues suggèrent généralement un SPF minimum de 30. | Tomas Salas via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur Huffpost

Les scientifiques alertent sur les risques des recettes DIY, publiées notamment sur Pinterest, qui n’offrent quasiment aucune protection face aux rayons du soleil.

Sur Pinterest, on trouve des photos de villas de rêve en Toscane ou à Santorin, des recettes de pâtes à toutes les sauces, mais aussi de plus en plus de tutos pour préparer soi-même sa crème solaire.

À l’approche de l’été, ces DIY connaissent un franc succès. Une étude publiée dans la revue Health Communicationrévèle que près de 95% des publications concernant ces crèmes solaires artisanales présentes sur Pinterest suscitent des réactions et avis positifs chez les internautes.

Problème, 68% des posts recommandant ce type de recettes mettent en avant des préparations qui ne protègent pas suffisamment contre le soleil. Le facteur de protection solaire (FPS ou SPF, selon son acronyme anglais) de certaines formules n’était que de 2, alors que les dermatologues suggèrent généralement un FPS minimum de 30.

D’autres ingrédients très utilisés par les apprenti·es chimistes, comme l’huile de noix de coco, le beurre de karité ou la cire d’abeille, ne sont d’aucune utilité face aux UVA et UVB, ces rayonnements ultraviolets produits par le soleil et néfastes pour notre santé.

Lara McKenzie, co-autrice de l’étude, s’inquiète de cette tendance qui séduit de plus en plus de monde:

«Le nombre moyen de sauvegardes pour une publication de ce type sur Pinterest est d’environ 800, observe-t-elle, mais l’un des posts analysé dans l’étude a été sauvegardé plus de 21.000 fois. C’est dans l’air du temps et c’est très populaire.»

La chercheuse remarque que la plupart des personnes tentées par cette pratique sont des parents qui risquent non seulement d’utiliser ces préparations sur eux-mêmes, mais également sur leurs enfants.

Risques de cancer de la peau

Beaucoup d’internautes succombent aujourd’hui à la mode des cosmétiques faits maison et cherchent à supprimer les produits chimiques de leur routine de soin. Mais la fabrication d’un écran solaire efficace ne s’improvise pas.

«Il y a beaucoup de technologies qui entrent dans la fabrication des nanoparticules présentes dans les écrans solaires et il y a des pourcentages spécifiques de zinc ou de titane à respecter», appuie Devika Icecreamwala, dermatologue à Berkeley, en Californie.

Le zinc et le titane sont deux ingrédients actifs que l’on retrouve dans les écrans solaires à base minérale, aussi appelés écrans solaires physiques (ou filtres minéraux). Autre option, les écrans solaires chimiques, qui contiennent des ingrédients actifs comme l’avobenzone, l’octinoxate et l’oxybenzone, plus controversée car potentiellement nocive pour les récifs coralliens et le système endocrinien humain.

Comme le rappelle la journaliste Julia Brucculieri dans un article pour le Huffpost, il n’existe pour le moment aucunes données définitives sur la dangerosité de ces ingrédients. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’une crème solaire maison n’est la garantie d’aucune protection.

«Si vous utilisez un écran solaire fait maison et qu’il n’est pas efficace, c’est comme si vous ne portiez pas d’écran solaire du tout. Et plus il y a de coups de soleil, plus le risque de cancer de la peau augmente», alerte Devika Icecreamwala, qui met également en garde contre les risques de réactions allergiques.

http://www.slate.fr/

Les combats de chiens prospèrent sur Facebook


J’ai essayé le lien pour signer la pétition pour cesser toute publicité des combats canins, mais la page semble inaccessible. C’est grave, en 5 mois plus de 2 000 publications ont été répertoriées pour la promotion des combats de chiens. Il y a en tout 160 563 membres font partie des 5 plus gros groupes de ces combats sur Facebook. Facebook ne fait rien ou pas grand chose a cette forme de cruauté animale.
Nuage


Les combats de chiens prospèrent sur Facebook


Une pétition a été lancée afin d'obliger Facebook à modérer les vidéos de combats de chiens. | David Taffet via Unsplash

Une pétition a été lancée afin d’obliger Facebook à modérer les vidéos de combats de chiens. | David Taffet via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem —

Repéré sur The Guardian


Le réseau social est accusé d’héberger de nombreuses vidéos sans qu’aucune modération ne soit appliquée.

Des vidéos d’affrontements entre chiens, organisés par leurs maîtres tels des combats de boxe, pullulent sur Facebook, et cela en agace plus d’un·e. Dans un rapport publié sur son site, l’organisation de défense des droits des animaux Lady Freethinker accuse le réseau social de rester muet face aux violations de ses propres règles.

Les combats de chiens sont des pratiques illégales dans de nombreux pays, comme en France, où ces bagarres constituent un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.

Nina Jackel, la fondatrice de Lady Freethinker, dénonce auprès du Guardian «un niveau de violence et d’exploitation des chiens épouvantable».

2.000 publications recensées

Le rapport de l’organisation indique qu’entre octobre 2018 et février 2019, 2.000 publications ont été répertoriées comme faisant la promotion des combats canins et 150 pages, groupes et profils activement impliqués dans la pratique ont été identifiés. En tout, 160.563 membres feraient partie des cinq principaux groupes Facebook liés à cette activité.

Lady Freethinker a également signalé vingt-six messages portant atteinte aux règles du réseau social, repérés à partir de mots-clés associés aux combats de chiens, mais seulement six d’entre eux ont été supprimés de la plateforme, indique le rapport. Une bien maigre victoire pour ces soutiens de la cause animale, qui accusent Facebook de ne pas respecter ses propres règles.

«Comme notre rapport le montre, Facebook ne protège pas les animaux innocents contre les abus et la mort. En n’appliquant pas ses propres politiques contre la cruauté envers les animaux, Facebook est complice de perpétuer des actes criminels contre les chiens», déplore Nina Jackel.

Du côté du géant américain, on répète que les contenus faisant la promotion des combats d’animaux n’ont pas leur place sur la plateforme.

«Nous remercions[l’organisation] Lady Freethinker d’avoir attiré notre attention sur ces publications, nous l’avons contactée afin que nous puissions obtenir les informations dont nous avons besoin pour enquêter», a déclaré un porte-parole du réseau social.

Basée à Los Angeles, Lady Freethinker a lancé une pétition en ligne appelant Facebook à rechercher activement et supprimer tout contenu faisant la publicité des combats canins.

http://www.slate.fr/