Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015


Cette annonce ne dit pas que l’Iran se servirait du nucléaire dans les conflits, mais la communication avec l’accord de 2015 semble plus difficile et Donald Trump qui fait son guignol et a ajouter la goutte qui a fait débordé avec l’assassinat général iranien Qassem Soleimani. Il ne faut surtout pas céder à la panique. Espérer que des gouvernements pourront atténuer la colère qui gronde et surtout que Donald Trump quitte la présidence des États-Unis, il a fait assez de dégâts comme ça.
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Nucléaire: l’Iran s’affranchit davantage de l’accord de 2015

PHOTO LEONHARD FOEGER, ARCHIVES REUTERS

Un drapeau de l’Iran flotte devant le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne

(Téhéran) L’Iran a annoncé dimanche ce qu’il a présenté comme la « cinquième et dernière phase » de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses ».

AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette annonce de Téhéran survient dans un climat de tensions accrues entre les États-Unis et Téhéran après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe aérienne américaine à Bagdad.

Dans un communiqué, le gouvernement de la République islamique indique néanmoins que « la coopération de l’Iran avec l’AIEA [l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui soumet son programme nucléaire à un strict contrôle, NDLR] se poursuivra comme avant ».

Le gouvernement explique que, « en conséquence » de sa décision sur les centrifugeuses, « il n’y a plus aucun obstacle entravant le programme nucléaire de la République islamique d’Iran sur le plan opérationnel », qu’il s’agisse de « la capacité à enrichir [l’uranium], du niveau d’enrichissement [de l’uranium], de la quantité de matériau enrichi, ou de la recherche et développement ».

Téhéran ajoute cependant que « le programme nucléaire de l’Iran continuera désormais uniquement sur la base [des] besoins techniques du pays ».

Et jusqu’à présent, la République islamique a toujours indiqué avoir besoin d’enrichir l’uranium à hauteur d’environ 5 %, pas plus, niveau suffisant pour produire le combustible nécessaire à la production d’électricité dans une centrale nucléaire.

Le communiqué iranien ne dit pas que les besoins techniques du pays ont changé.

Le gouvernement répète en revanche qu’il est prêt à faire machine arrière à tout moment sur ses annonces.

« Si les sanctions [contre l’Iran réimposées et durcies par les États-Unis depuis 2018] sont levées et que l’Iran bénéficie des retombées » attendues de l’accord international sur son programme nucléaire conclu à Vienne en 2015, la République islamique d’Iran est prête à revenir « à l’application pleine et entière de ses engagements, indique-t-il.

Par cet accord passé entre Téhéran et le Groupe des Six (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), l’Iran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, de façon à prouver que celles-ci n’ont aucune visée militaire, en échange de la levée d’une partie des sanctions économiques internationales qui asphyxiaient alors son économie.

Mais la décision du président américain Donald Trump de dénoncer unilatéralement l’accord en mai 2018 et de poursuivre une politique de pression maximale contre la République islamique a fait fuir les investisseurs étrangers qui étaient revenus en Iran ainsi que les acheteurs traditionnels du pétrole iranien et plongé le pays dans une violente récession, privant ainsi Téhéran des bénéfices qu’il attendait.

Et après ?

Un an après cette décision américaine de sortir de l’accord, Téhéran a entamé en mai 2018 une politique de désengagement progressif destinée selon l’Iran à pousser les États encore parties au pacte à l’aider à trouver un moyen de contourner les sanctions américaines.

Mais l’Iran n’a reçu à ce jour aucune réponse concrète à ses exigences, ne finissant par récolter au contraire que les injonctions des Européens à revenir à une application complète de l’accord et à s’abstenir de tout nouveau renoncement à ses engagements, sous peine de les voir renvoyer le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui, a déjà averti Téhéran, signifierait rien moins que la mort de l’accord.

Depuis mai, en contravention avec les engagements qu’il a souscrit à Vienne, l’Iran a commencé à produire de l’uranium enrichi en isotope 235 à un taux supérieur à la limite de 3,67 %, et ne respecte plus la limite de 300 kilos imposée à ses stocks d’uranium enrichi.

En septembre, Téhéran avait annoncé qu’il ne se sentait plus concerné par aucune des limites imposées par l’accord à ses activités de recherche et développement en matière nucléaire avant de redémarrer en novembre la production d’uranium enrichi dans une usine souterraine que le pays avait acceptée de geler.

Depuis mai, le pays a donné à chacune de ses nouvelles décisions une période de 60 jours à ses partenaires pour répondre à ses demandes avant de passer à la phase suivante.

Cette fois-ci, il n’est plus question d’une autre étape. Le pays indique qu’il s’agit de « la dernière », sans dire ce qu’il adviendra ensuite.

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Le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse


L’horloge de cataclysme a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit de peur que le monde connaitrait des événements désastreux mondialement. Bien sûr, il y a les changements climatiques, mais aussi l’imprévisibilité du Président des États-Unis, d’une possible course aux armements et la Corée du Nord qui ne laisse pas sa place dans ses menaces
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Le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse

 

Depuis sa création en 1947, l'horloge de l'apocalypse... (PHOTO AP)

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

PHOTO AP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit en raison surtout d’un risque accru de conflit nucléaire mondial et de «l’imprévisibilité» du président américain.

L’aiguille de l’horloge du Bulletin of Atomic Scientists n’avait pas été aussi proche de minuit depuis 1953, en pleine Guerre froide quand les États-Unis et l’Union Soviétique testaient la bombe à hydrogène.

«Pour sûr, l’année 2017 a été périlleuse et chaotique… avec des déclarations irresponsables dans le domaine nucléaire qui ont enflammé des situations déjà dangereuses», a indiqué jeudi à la presse Rachel Bronson, présidente et éditrice du Bulletin of the Atomic Scientists qui ajuste chaque année l’heure de cette horloge symbolique.

«La question nucléaire est ainsi revenue au centre des préoccupations», a-t-elle ajouté, citant les essais nucléaires de la Corée du Nord, un engagement accru de la Chine, du Pakistan et de l’Inde envers leurs arsenaux nucléaires et «l’imprévisibilité» qui ressort des tweets et des déclarations de M. Trump.

«En 2017, les dirigeants mondiaux ne sont pas parvenus à répondre efficacement aux menaces grandissantes de guerre nucléaire et de changement climatique qui rendent le monde plus dangereux qu’il ne l’a été depuis la Seconde guerre mondiale», a écrit ce groupe d’intellectuels représentant les sciences, les affaires internationales, l’environnement et la sécurité.

«Les principales puissances nucléaires sont sur le point de relancer une nouvelle course aux armements qui sera très coûteuse et augmentera le risque d’accidents et d’erreurs», ont craint ces experts, pointant également «les progrès remarquables» du programme nucléaire nord-coréen en 2017.

En même temps, «une rhétorique enflammée et des actions provocatrices à la fois de la part des États-Unis et de la part de la Corée du Nord ont accru la possibilité d’un conflit nucléaire», déplorent-ils.

Robert Rosner, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’université de Chicago, a surtout épinglé durant la conférence de presse l’administration Trump dont les «incohérences» accroissent les risques de confrontation nucléaire et «constituent un défi majeur pour la dissuasion et la stabilité mondiale.»

Course aux armements

La Maison-Blanche «cherche probablement à accroître le rôle des armes nucléaires dans les plans de défense américain abaissant de ce fait le seuil de leur utilisation», a-t-il relevé.

Le Pentagone doit dévoiler la semaine prochaine la nouvelle stratégie nucléaire de Donald Trump. Les fuites jeudi d’un document de travail de la Nuclear Posture Review montrent que le ministère américain de la Défense souhaite le développement d’un nouveau type d’arme nucléaire d’une puissance assez faible pour être employée sur le champs de bataille plutôt que de servir à vaporiser une mégalopole.

M. Rosner a ajouté que les intellectuels avaient «constaté que les principaux pays investissent davantage dans leur arsenal nucléaire pour le moderniser et en accroître les capacités».

Les tensions dans les relations américano-russes représentent également une menace pour la sécurité planétaire, a renchéri Sharon Squassoni, professeure à l’Institute for International Science and Technology Policy de l’université George Washington.

«Pour la première fois depuis très longtemps, il n’y a aucune négociation entre Washington et Moscou sur le contrôle des armes nucléaires», a-t-elle relevé, ajoutant qu’«on pourrait voir un retour d’une course aux armements nucléaires».

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

En 2017, l’aiguille avait déjà été avancée de trente secondes à minuit moins deux minutes et trente secondes, les scientifiques invoquant notamment la rhétorique et les actions de Donald Trump.

En 2015, l’horloge avait été reculée de deux minutes, à 23h57, et laissée inchangée en 2016.

Les scientifiques avaient alors cité comme facteurs encourageants l’accord sur le nucléaire iranien ainsi que sur le climat à  Paris fin 2015.

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Un Belge et un Néerlandais ont filmé la zone interdite de Fukushima


Un Belge et un Néerlandais ont été filmés Fukushima. Que reste-t-il de cette ville après 6 ans de cette catastrophe nucléaire ? Tout est figé dans le temps ! Une précipitation de quitter le lieu le plus vite possible laissant les choses en suspends
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Un Belge et un Néerlandais ont filmé la zone interdite de Fukushima

 

 

Depuis plusieurs années, le Néerlandais Bob Thissen et le Belge Frederik Sempens sillonnent des endroits désertés, des « no man’s land » laissés à l’abandon.

Le duo a récemment publié sur sa chaîne YouTube plusieurs vidéos édifiantes montrant la plus sévère zone d’exclusion autour de la centrale nucléaire de Fukushima.

Précisons d’emblée que les deux hommes ont pénétré illégalement en « zone rouge », un endroit interdit et soignement gardé où les radiations peuvent s’avérer très dangereuses. Plusieurs tentatives leur ont d’ailleurs été nécessaires.

« Nous avions un compteur Geiger avec nous et celui-ci oscillait généralement entre 2 et 5 millisieverts. A certains endroits, cela grimpait jusqu’à 400 », explique Bob Thissen à nos confrères de HLN.be.

Au delà de 100 mSv de radiations, on estime qu’il y a un risque de cancer.

« C’est en effet risqué, mais nous voulions prendre ces images. Il n’y a aucun endroit sur terre que l’on peut comparer à Fukushima », poursuit-il.

En visionnant leur reportage, on ne peut en effet que lui donner raison. Les images sont saisissantes: il règne dans cette zone interdite une véritable ambiance de fin du monde. Tout est resté figé depuis que la population a abandonné les lieux, à la hâte, il y a six ans.

Leur passage dans une école est particulièrement marquant.

« Dans les classes les cahiers sont restés sur les pupitres et les cartables sont toujours accrochés aux porte-manteaux », précise Bob Thissen.

A de nombreux endroits, les calendriers affichent encore la date du 11 mars 2011.

En réalisant ces reportages, les deux hommes ont aussi voulu rappeler les dangers du nucléaire.

« Une catastrophe nucléaire peut aussi arriver chez nous. Nous l’avons vraiment réalisé en visitant Fukushima. On aimerait que l’être humain prenne conscience du danger après un événement aussi tragique, mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas », conclut-il.

Toutes les vidéos de Bob Thissen et de Frederik Sempens sont à voir sur leur chaîne YouTube.

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Une étrange bulle bleue dans le ciel de Sibérie


Que s’est t-il passé dans le ciel de Sibérie qui a été vue jusqu’en Suède le 26 octobre ? Une lueur bleue qui ne pouvait pas être des aurores boréales ? Certain on pensé à la fin du monde et bien sûr d’autres on suggérer des extraterrestres. Mais les raisons sont probablement plus terre-à-terre comme des exercices militaires
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Une étrange bulle bleue dans le ciel de Sibérie

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

Dans la nuit du 26 octobre, en Sibérie, plusieurs personnes ont pu voir une sphère lumineuse bleutée grandir dans le ciel, à côté des aurores boréales qui dansaient à ce moment-là. S’agissait-il d’un phénomène naturel ou artificiel ?

Un étrange phénomène céleste a été observé dans la nuit du 26 octobre, en Sibérie et même jusqu’en Suède. Grand habitué des aurores boréales, le guide Oliver Wright, qui était alors à Abisko, en Suède, raconte qu’il n’avait jamais vu cela auparavant :

« Le ciel était totalement bleu »

 Il y avait bien des aurores ce soir-là, qui dansaient à côté, comme cela arrive souvent, mais une aurore d’un bleu glacial comme celle-ci, c’est vraiment très rare…

Surtout que le 26 octobre dernier, l’activité géomagnétique était relativement calme et faible. Autrement dit, cette lueur bleue ne pouvait pas être causée par une intense tempête solaire — les aurores bleues se produisent lorsque des particules très énergétiques interagissent avec l’azotemoléculaire ionisé à très haute altitude.

Sur cette vidéo amateur, on peut voir le phénomène évoluer. © The Siberian Times

Un phénomène d’origine naturelle ou artificielle ?

C’est en Sibérie que le phénomène paraissait le plus étrange. De nombreuses personnes virent et photographièrent dans le ciel une bulle bleue qui s’étendait.

« J’étais sorti fumer une cigarette et j’ai alors pensé que c’était la fin du monde », raconte un internaute sur VK, le Facebook russe. « Je fus abasourdi pendant quelques minutes, ne comprenant pas ce qu’il se passait », a confié à The Siberian Times le photographe Sergey Anisimov.

S’agissait-il de l’arrivée d’extraterrestres ? de l’ouverture d’une porte spatio-temporelle ? Comme on peut s’en douter, les spéculations sur la nature du phénomène sont allées bon train sur les réseaux sociaux. Alors, ce phénomène était-il d’origine naturelle ou artificielle ?

La meilleure explication pour l’instant reste la piste militaire. Ce jeudi 26 octobre, en effet, le président russe Vladimir Poutine assistait à un exercice de combat nucléaire et procéda lui-même au lancement de quatre missiles balistiques à travers la Sibérie, de Plessetsk au Kamtchatka. Il est donc possible que cette lueur bleutée ait été provoquée par le tir d’un Topol ICBM, suggèrent des spécialistes. Ce ne serait pas la première fois qu’un engin terrestre s’envolant dans la nuit crée une atmosphère aussi étrange.

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Pour priver Trump de la bombe atomique, il faudra lui enlever la présidence


Quand j’étais petite, on savait qu’il y avait un bouton rouge qui lançait une bombe nucléaire et on y a pensé qu’il suffit qu’un fou pèse sur ce bouton pour entrer dans une nouvelle guerre. Généralement, il y a une procédure pour lancer une bombe, mais si une décision doit être prise rapidement, il ne faut qu’une personne, le Président qui peut décider de lancer les missiles nucléaires en seulement 3 à 7 minutes. Les prochaines élections américaines sont seulement en 2020, c’est long quand on entend toutes les stupidités de ce Président. Espérons que d’ici là, il se tiendra tranquille et défait au prochaine élection
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Pour priver Trump de la bombe atomique, il faudra lui enlever la présidence

 

Des activistes antinucléaire grimés en Donald Trump et Kim Jong-un, le 13 septembre 2017 à Berlin. BRITTA PEDERSEN / DPA / AFP.

Des activistes antinucléaire grimés en Donald Trump et Kim Jong-un, le 13 septembre 2017 à Berlin. BRITTA PEDERSEN / DPA / AFP.

Jean-Marie Pottier

Les menaces du président américain envers la Corée du Nord ont relancé le débat  complexe sur la procédure de déclenchement des frappes nucléaires.

 

Deux images de Donald Trump. La première, à la tribune de l’Onu mardi, annonçant qu’il est prêt si besoin à «détruire totalement» la Corée du Nord. La seconde, le même jour, caricaturé en une du magazine Rolling Stone, poitrine en avant et bouche grande ouverte, sous le titre «La folie de Donald Trump».

Un fou a-t-il la main sur le bouton nucléaire de la première puissance mondiale? Sans être toujours posée aussi crûment (mais parfois, oui), la question agite les milieux politique et militaire américains depuis la campagne présidentielle.

Le week-end dernier encore, dans une tribune publiée dans le New York Times, deux experts, dont un ancien conseiller de Barack Obama pour l’Asie, estimaient qu’il est temps pour les États-Unis de s’assurer «que le président ne puisse pas simplement fournir les codes à son aide de camp porteur de la mallette nucléaire et lancer une attaque de sa propre autorité».

 Ils suggéraient que cette attaque ne puisse résulter que d’une décision unanime d’un petit groupe qui pourrait inclure le vice-président, le secrétaire à la Défense, le chef d’état-major des armées et les dirigeants des deux grands partis au Congrès. Un autre spécialiste des affaires militaires estime lui aussi que toute décision d’ouverture du feu nucléaire devrait dans l’idéal d’abord passer par le secrétaire à la Défense, le conseiller pour la sécurité nationale ou le chef de cabinet de la Maison-Blanche.

Toutes les procédures permettant le lancement des missiles nucléaires nécessitent l’action de deux personnes: c’est ce qu’on appelle la two-man rule. Toutes, sauf la plus importante: la prise de décision elle-même. Le secrétaire à la Défense, l’autre membre de l’autorité de commandement nationale, doit confirmer que l’ordre vient bien du président, mais cette confirmation ne constitue pas une validation et ne donne pas un droit de veto. Sous Nixon, le secrétaire à la Défense James Schlesinger, confronté à un président dépressif et alcoolique, avait contourné la loi en demandant au Pentagone de passer par lui ou par son homologue du Département d’État Henry Kissinger en cas d’ordre de mise à feu nucléaire.

Une proposition de loi visant à empêcher le président des États-Unis d’utiliser l’arme nucléaire sans autorisation expresse du Congrès a été déposée en janvier par deux élus démocrates, et s’accompagne d’une campagne de communication intitulée No Red Button («pas de bouton rouge»). Mais elle ne porte que sur le droit du président de lancer une frappe nucléaire préemptive, pas sur celui de réagir à une attaque contre les États-Unis. Un scénario où le temps de réaction interdit tout débat entre une dizaine de personnes.

Selon Bruce G. Blair, cofondateur de l’ONG Global Zero, si une attaque nucléaire étrangère est imminente, le président doit pouvoir être briefé sur le sujet en trente secondes et a cinq minutes pour se décider. En novembre 1979, Zbigniew Brzezinski, le conseiller pour la sécurité nationale de Jimmy Carter, avait failli réveiller son patron en pleine nuit après deux alertes (finalement fausses) d’attaque nucléaire soviétique: le laps de temps dont aurait disposé Carter pour trancher était alors évalué entre trois et sept minutes…

Le débat n’est donc pas seulement entre folie et raison, mais entre réactivité et lenteur. Il n’est pas uniquement de savoir si l’on risque de confier l’arme atomique à un fou, il est de décider si on veut pouvoir être prêt à l’utiliser en quelques minutes au milieu de la nuit –une question classique des campagnes électorales américaines.

Le problème, comme l’explique le juriste Stephen L. Carter, est que les États-Unis n’ont pour l’instant pas trouvé de meilleure procédure pour assurer une réponde rapide et maintenir la primauté du pouvoir civil (le président) sur le militaire:

«La seule vraie façon de restreindre la capacité d’un président de lancer une guerre est d’élire quelqu’un en qui vous avez confiance», conclut-il.

Autant dire que le plus sûr moyen de mieux dormir, pour ceux qui cauchemardent Trump le doigt sur le bouton rouge, est de s’assurer qu’il soit battu en novembre 2020.

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Le dernier essai nucléaire nord-coréen plus puissant qu’Hiroshima


Aux nouvelles LCN au Québec, ils disaient que le tremblement de terre d’une magnitude de 6,3 a permis de déterminer l’emplacement de l’explosion tout près du site d’essai de la Corée du Nord, et cela a été détecté partout sur la planète. L’histoire de la guerre est pour une leçon importante pour les dirigeants. Mais quand ce sont des personnes dépourvus de toute morale .. Il ne faut pas se surprendre si des évènements tragiques refait surface
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Le dernier essai nucléaire nord-coréen plus puissant qu’Hiroshima

 

Après ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le... (REUTERS)

Après ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le plus puissant à ce jour, les États-Unis, avec leurs alliés européens et japonais, ont annoncé lundi négocier à l’ONU de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord mais la position de la Chine et de la Russie, qui disposent d’un droit de veto, restait incertaine.

REUTERS

Agence France-Presse
Tokyo

 

Le dernier essai nucléaire nord-coréen était d’une puissance estimée de 120 kilotonnes, soit huit fois supérieure à celle de la bombe américaine qui a dévasté Hiroshima, a déclaré mardi à des journalistes le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera.

Le Japon avait dans un premier temps évalué à 70 kilotonnes l’énergie produite par l’explosion de dimanche attribuée par la Corée du Nord à une bombe à hydrogène. Pyongyang pourrait avoir désormais la capacité de mettre une bombe atomique sur un missile pouvant atteindre les États-Unis, mais les Occidentaux n’en ont pas pour le moment la certitude absolue.

Selon le ministre japonais, la révision à la hausse de la puissance de cet essai se fonde sur une nouvelle estimation de la magnitude du séisme qui a suivi l’explosion faite par l’organisation responsable de l’application du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO).

«Nous pouvons en conclure que l’essai nucléaire a produit une énergie supérieure» aux évaluations initiales, a déclaré M. Onodera.

120 kilotonnes, c’est huit fois plus que la puissance de la bombe américaine qui a ravagé la ville japonaise d’Hiroshima en 1945 (15 kilotonnes).

Cette valeur dépasse également l’estimation faite au Conseil de sécurité des Nations unies par le chef des affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman, qui a évoqué une fourchette de 50 à 100 kilotonnes.

Après ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le plus puissant à ce jour, les États-Unis, avec leurs alliés européens et japonais, ont annoncé lundi négocier à l’ONU de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord mais la position de la Chine et de la Russie, qui disposent d’un droit de veto, restait incertaine.

Le président russe Vladimir Poutine a fermement mis en garde mardi contre toute «hystérie militaire» pour contrer le régime de Kim Jong-Un, agitant la menace d’une «catastrophe planétaire» face aux États-Unis qui ont évoqué «une réponse militaire massive».

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L’horloge de l’apocalypse avancée à minuit moins trois


Je pense que nous sommes conscients de l’importance d’agir face aux changements climatiques, même si nous savons qu’il sera difficile voir impossible de reculer les conséquences, on peut au moins espérer à un ralentissement. Mais tant que les gouvernements, les entreprises et bien sur tout le monde n’opteront pas à des changements radicaux, rien ne pourra se faire vraiment. Sans compter que le nucléaire est un réel problème surtout avec les tensions qui existent dans le monde
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L’horloge de l’apocalypse avancée à minuit moins trois

 

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de deux minutes, à minuit moins trois, ont annoncé jeudi des scientifiques internationaux citant la double menace du réchauffement climatique et le regain de tensions nucléaires.

Le Bulletin des scientifiques atomiques, une association qui compte dans ses rangs 18 prix Nobel, juge ainsi « très élevée la probabilité de catastrophe planétaire à moins que des mesures ne soient prises rapidement ».

La célèbre horloge indique maintenant minuit moins trois minutes, précise Kennette Benedict, présidente de cette association qui a créé en 1947 cette horloge symbolisant au départ l’imminence d’un cataclysme nucléaire.

« Aujourd’hui, le réchauffement climatique incontrôlé et une course aux armes nucléaires résultant de la modernisation des énormes arsenaux existant représentent des menaces extraordinaires et indéniables à la survie de l’humanité », a estimé Kennette Benedict en annonçant cette décision lors d’une présentation à Washington.

« Les dirigeants mondiaux n’ont pas agi avec la promptitude et l’ampleur requises pour protéger les citoyens de catastrophes potentielles », a-t-elle ajouté pour justifier le déplacement de l’aiguille de la pendule.

La dernière fois que l’aiguille avait été déplacée remonte au 10 janvier 2012, quand elle avait été avancée d’une minute.

Elle n’a jamais été aussi près de minuit depuis 1984, quand elle avait également été réglée à 23H57 au moment le plus tendu des relations américano-soviétiques.

Sur le front du climat l’absence d’action ces dernières années face à la forte opposition politique a empiré la situation, déplore Sivan Kartha, un membre du bureau scientifique du Bulletin of the Atomic Scientists et un des responsables du Stockholm Environment Institute.

« Les gaz à effet de serre dans le monde se sont accru de 50% depuis 1990 et ces émissions ont augmenté plus rapidement depuis 2000 que durant les trois décennies précédentes combinées », précise-t-il.

Civilisation humaine

Selon lui, les investissements consacrés aux infrastructures d’exploitation des énergies fossiles ont dépassé mille milliards par an, sans compter des centaines de milliards de dollars de subventions publiques. « Nous devons et pouvons inverser cette tendance », insiste le scientifique.

Pour Richard Somerville, professeur et chercheur retraité du Scripps Institution of Oceanography à l’Université de Californie, « les efforts entrepris pour réduire les gaz à effet de serre ont été très insuffisants pour éviter des perturbations climatiques ».

« Sans des réductions beaucoup plus importantes de ces gaz, le monde émettra suffisamment de dioxyde de carbone (CO2) d’ici la fin de ce siècle pour bouleverser profondément le climat terrestre », prévient-il.

« Ce changement climatique affectera des millions de personnes et menacera un grand nombre d’écosystèmes dont dépend la civilisation humaine », poursuit le professeur Somerville, pressant « les dirigeants du monde d’agir de façon coordonnée et rapidement pour réduire drastiquement surtout les émissions de CO2 ».

Quant aux tensions nucléaires, l’optimisme prudent qui prévalait avec la fin de la Guerre Froide s’est évaporé, juge Sharon Squassoni, directeur du programme de prévention de la prolifération des armes nucléaires au Center for Strategic and International Studies, un institut de recherche de Washington.

Bien que les Etats-Unis et la Russie ne détiennent plus les dizaines de milliers d’armes nucléaires qu’ils avaient durant la Guerre Froide, le rythme de réduction de ces arsenaux s’est fortement ralenti ces dernières années, et ce bien avant la crise en Ukraine.

De 2009 à 2013, l’administration du président Barack Obama n’a éliminé que 309 têtes nucléaires, relève Sharon Squassoni.

Un conflit nucléaire même limité provoquerait un grand nombre de morts et aurait des effets très néfastes sur l’environnement, selon elle.

Ces scientifiques pressent également les responsables politiques de trouver dès maintenant une solution durable au problème du stockage des déchets nucléaires des centrales.

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 18 fois, de minuit moins deux en 1953, quand les Etats-Unis ont décidé de produire la bombe à hydrogène, à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre Froide.

http://quebec.huffingtonpost.ca/