Crise irano-américaine : la situation décortiquée


Dans les médias, c’est surtout l’Australie et l’Iran avec les États-Unis qui occupent une grande place. J’ai vu des commentaires que certains parlent de la 3 guerre mondiale, même s’il y a des tensions, on ne devrait pas sauter aussi vite vers cette conclusion. De plus Donald Trump fait des menaces comme attaquer des sites culturels est illégal autant pour les civils que pour les militaires. Une chose que je trouve inacceptable est justement que Donald Trump fait des menaces, et même des menaces illégales. Il prend ses décisions sans le Congrès et il passe son temps a radoter ses ordres sur Twitter. Les États-Unis, perd beaucoup en crédibilité et réputation.
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Crise irano-américaine : la situation décortiquée

PHOTO JIM WATSON, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le président américain Donald Trump

Donald Trump bombardera-t-il des sites culturels iraniens ? Est-ce la fin de l’accord international sur le nucléaire ? Les soldats américains quitteront-ils l’Irak ? La situation entre les États-Unis et l’Iran est difficile à suivre tant les derniers jours ont été mouvementés. Thomas Juneau, professeur en affaires publiques et internationales à l’Université d’Ottawa et ancien analyste stratégique sur le Moyen-Orient au ministère de la Défense nationale, nous aide à comprendre.

AUDREY RUEL-MANSEAU
LA PRESSE

Q. Dimanche, l’Iran a déclaré qu’il ne se sentait plus tenu de respecter une limite sur le nombre de ses centrifugeuses. Si l’Iran n’a plus de limite de production d’uranium, est-ce que ça signifie la mort de l’accord international sur le nucléaire ?

R. L’accord sur le nucléaire est sur le respirateur artificiel, mais il n’est pas mort. L’Iran ne s’en est pas retiré. Il a simplement annoncé une cinquième série de mesures limitant ses engagements par rapport à cet accord. Il y a eu quatre séries précédentes en réaction au retrait des États-Unis de l’accord de Vienne, en 2018. La cinquième série de mesures qu’on a vue dimanche, on savait depuis plusieurs semaines qu’elle aurait lieu, et elle n’est pas le résultat de l’assassinat du général Soleimani. La nuance est extrêmement importante. Maintenant, est-ce que l’Iran a réduit encore plus ses engagements par rapport à ce qu’il aurait fait s’il n’y avait pas eu l’assassinat de Soleimani ? On ne le sait pas.

Q. Le gouvernement iranien dit qu’il est prêt à faire marche arrière si les sanctions réimposées et durcies par les États-Unis en 2018 sont levées. Pensez-vous qu’il y a réellement place à la négociation ?

R. En théorie, oui. En pratique, c’est difficile. Pour que l’Iran puisse négocier sérieusement avec les États-Unis, ça prend une mobilisation de ressources phénoménale. Quand l’accord sur le nucléaire a été complété en 2015, ç’a été extrêmement controversé en Iran. Alors, avec le climat actuel tellement tendu, le ressentiment à l’endroit des États-Unis tellement important, ça serait très difficile pour le gouvernement iranien de mobiliser les ressources nécessaires pour négocier sérieusement avec les États-Unis. Mais le contre-argument à ça, c’est que l’Iran est sous pression [économique], surtout à cause des sanctions, et la menace américaine en Iran fait très peur. Alors autant c’est difficile de négocier, autant l’incitatif est là.

Q. Samedi, Donald Trump a annoncé que si l’Iran attaquait du personnel ou des sites américains, il riposterait par l’attaque de sites culturels iraniens. Dimanche matin, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, faisait la tournée des médias pour dire que Washington respecterait le cadre de la loi. À quel point doit-on prendre au sérieux la menace du président Trump ?

R. Il faut bien comprendre que d’attaquer des sites culturels, c’est complètement illégal, c’est un crime de guerre en vertu du droit international. Au Pentagone, au sein de l’institution civile et militaire, c’est extrêmement clair qu’on ne laisserait pas faire ça. Alors, je pense que quand le président Trump dit qu’il va faire quelque chose comme ça, c’est monstrueux à toutes sortes d’égards, mais il ne faut pas considérer que ça reflète la réalité. Cela étant dit, quand le président Trump dit des choses semblables, c’est très dommageable pour la réputation et pour la crédibilité des États-Unis.

Q. En réaction à l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani sur son territoire, le Parlement irakien a voté pour l’expulsion des troupes américaines de son pays. Est-ce que les soldats risquent réellement de plier bagage ?

R. Cette résolution-là était non contraignante, et avant qu’on en arrive à une décision et ensuite à un retrait formel des États-Unis en Irak, il y a plusieurs étapes à passer et il y a beaucoup d’obstacles. Il faut bien comprendre que la présence américaine en Irak est très controversée, c’est une patate chaude politique. Il y a beaucoup de gens au sein de l’élite irakienne qui comprennent que la présence américaine est nécessaire – pour la lutte contre le groupe État islamique, mais aussi pour équilibrer la présence de l’Iran –, mais peu de politiciens veulent la défendre publiquement. Alors, ils profitent peut-être du flou actuel pour jouer la carte nationaliste.

Q. Vous parlez de la situation au gouvernement ?

R. Une des ambiguïtés, c’est que le premier ministre irakien a démissionné [le 29 novembre] et qu’il occupe son poste en attendant que le Parlement choisisse quelqu’un pour le remplacer. On ne sait pas, en ce moment, si cet individu-là a même l’autorité de signer une loi comme celle-là, qui résilierait l’entente sécuritaire avec les États-Unis. Ça va être un jeu très délicat dans les prochaines semaines.

Q. Et dans les prochains jours, à quoi peut-on s’attendre, selon vous ?

R. L’Iran va répondre aux États-Unis, mais à moyen terme, pas à court terme. Les prochains jours sont extrêmement difficiles à prédire, on nage dans l’incertitude. Je pense que la tension va rester très élevée, mais sans escalade réelle, sans confrontation directe entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump ne veut pas une guerre contre l’Iran, et les Iraniens n’en veulent pas non plus. Dans une guerre ouverte contre les États-Unis, les Iraniens ne feraient pas le poids. Mais en même temps, ils ne veulent pas reculer pour ne pas perdre la face. Alors, on est dans une espèce de statu quo extrêmement tendu et inconfortable, où les deux ne veulent ni reculer ni avancer.

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Des employés d’Amazon menacés après des revendications pour le climat


Amazon a une empreinte de carbone équivalent à un petit pays. Si vraiment les employés ont reçus des menaces de licenciement pour avoir dénoncé la lenteur des changements pour l’environnement, il faudra y penser 2 fois avant de commander par Amazon. Puis pourquoi faire des changements dans 10 ans, alors que c’est maintenant qu’il faut agir ? Amazon a été fondé en 1994, ils ont pris de l’expansion les années suivantes et ils ne sont pas adaptés aux changements climatiques.
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Des employés d’Amazon menacés après des revendications pour le climat

PHOTO INA FASSBENDER, ARCHIVES AFP

« Ce n’est pas le moment de tirer sur les messagers », a dit Maren Costa, employée d’Amazon, dans le texte d’une déclaration. « Ce n’est pas le moment de faire taire ceux qui s’expriment. »

(New York) Des employés d’Amazon affirment que le détaillant en ligne menace de licencier des travailleurs pour avoir publiquement poussé l’entreprise à en faire plus pour lutter contre le changement climatique.

JOSEPH PISANI 
ASSOCIATED PRESS

Amazon Employees For Climate Justice, un groupe militant pour la protection de l’environnement fondé par des travailleurs d’Amazon, a déclaré jeudi que la société avait envoyé des lettres aux membres leur disant qu’ils pourraient être licenciés s’ils continuaient à parler aux médias.

« Ce n’est pas le moment de tirer sur les messagers », a dit Maren Costa, employée d’Amazon, dans le texte d’une déclaration. « Ce n’est pas le moment de faire taire ceux qui s’expriment. »

Amazon, qui s’appuie sur les combustibles fossiles pour alimenter les avions, camions et camionnettes qui expédient des colis dans le monde entier, a une énorme empreinte carbone. Et des travailleurs d’Amazon ont vivement critiqué certaines des pratiques de leur employeur.

L’année dernière, plus de 8000 employés ont signé une lettre ouverte au chef de la direction et fondateur Jeff Bezos, demandant à Amazon de réduire ses émissions de carbone, de mettre fin à son utilisation de combustibles fossiles et de cesser son travail avec les sociétés pétrolières qui utilisent la technologie d’Amazon pour localiser les gisements de combustibles fossiles.

Le géant des achats en ligne a fait valoir jeudi que les employés pouvaient suggérer des améliorations au sein de l’entreprise.

« Notre politique concernant les communications externes n’est pas nouvelle et nous pensons qu’elle est similaire à celle d’autres grandes entreprises », a déclaré Amazon.

En septembre, la société a publié pour la première fois des détails sur son empreinte carbone, dans la foulée d’une campagne menée par des employés. Elle peut se comparer aux émissions d’un petit pays.

De grandes entreprises technologiques se sont penchées sur la façon de traiter avec les employés qui parlent de plus en plus publiquement des politiques et pratiques de ces sociétés.

Cinq travailleurs licenciés de Google à la fin de l’année dernière ont déposé des plaintes fédérales contre l’entreprise en matière de pratiques de travail, affirmant qu’ils avaient perdu leur emploi parce qu’ils étaient impliqués dans l’organisation de certaines activités pour les employés. Google conteste ces allégations, affirmant que ces employés ont été licenciés pour avoir violé la politique de sécurité des données de l’entreprise. Les employés de Google ont protesté contre un large éventail de problèmes au sein de l’entreprise, notamment sa gestion des plaintes pour inconduite sexuelle.

Amazon a récemment agi dans l’objectif de réduire son empreinte carbone. Elle a promis de se procurer toute son énergie à partir de panneaux solaires et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030. Une entité peut devenir carboneutre en équilibrant les émissions restantes avec un retrait équivalent des gaz à effet de serre produits par ses activités.

Le dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre provoquent le réchauffement climatique, ce qui peut entraîner une élévation du niveau de la mer et des événements météorologiques plus destructeurs.

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Des masques difficiles à distinguer des visages humains


Quelle idée de vouloir faire des masques tellement réalistes qu’il est difficile de savoir si une personne a son vrai visage ou un masque. Je ne sais pas en quoi que cela est positif, vue que des criminels les utilisent pour faire leurs méfaits
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Des masques difficiles à distinguer des visages humains


Le Dr Rob Jenkins avec un masque hyperréaliste.

Le Dr Rob Jenkins présente un masque hyperréaliste.

PHOTO : UNIVERSITÉ DE YORK/PAUL SHIELDS

  • Les créateurs des masques imaginés dans la série de films Mission impossible avaient anticipé la réalité actuelle.

  • Les masques en silicone sont devenus si réalistes qu’ils sont de plus en plus difficiles à différencier de réelles têtes humaines, montrent les résultats d’une étude britannique.

    En fait, ces masques de plastique imitent non seulement le visage d’une personne, mais également l’ensemble de sa tête.

    Gros plan sur un masque.

    Les moindres détails, comme les taches de rousseur, les rides, les cicatrices et les cheveux apparaissent aussi vrais que ceux des humains.

    PHOTO : UNIVERSITÉ DE YORK/PAUL SHIELDS

    Les auteurs de la série Mission impossible ont d’ailleurs incorporé ce type de masques dans la plupart de leurs films.

    La génération actuelle de masques est si réaliste que la plupart des gens arrivent difficilement à distinguer un faux visage d’un vrai. Rob Jenkins, Université de York

    Les moindres détails, comme les taches de rousseur, les rides, les cicatrices et les cheveux, apparaissent aussi vrais que ceux des humains.

    Exemple d'un masque hyperréaliste.

    Exemple d’un masque hyperréaliste.

    PHOTO : UNIVERSITÉ DE YORK/JET SANDERS

    Si vrais que 20 % des participants aux travaux du Dr Rob Jenkins de l’Université de York, à qui on avait présenté deux photographies (visage normal et masqué), n’ont pas été en mesure de savoir quelle personne portait un masque.

    Ce taux d’erreur sous-estime probablement la mesure dans laquelle les gens auraient de la difficulté à distinguer un visage artificiel d’un réel à l’extérieur d’une expérience en laboratoire. Rob Jenkins, Université de York

    Nos participants avaient plusieurs avantages par rapport aux autres. Nous leur avions clairement indiqué que leur tâche consistait à identifier le masque dans chaque paire d’images, et nous leur avons montré des exemples de masques avant que le test ne commence, explique le Dr Jenkins.

    Exemple d'un masque hyperréaliste.

    Exemple d’un masque hyperréaliste.

    PHOTO : UNIVERSITÉ DE YORK/JET SANDERS

    Différence culturelle

    Ces chercheurs en psychologie ont rassemblé des données recueillies au Royaume-Uni et au Japon pour établir s’il existe des différences selon la race.

    Leurs résultats montrent que, lorsqu’on demande aux participants de choisir entre des photographies représentant des visages d’une race différente de la leur, les temps de réponse s’allongent de 5 %, et leurs choix sont moins précis.

    Crimes et châtiments

    Ces visages synthétiques représentent une menace réelle pour la sécurité et la prévention du crime, selon les chercheurs, puisqu’ils peuvent mener à identifier incorrectement des caractéristiques clés de l’apparence d’une personne.

    Ainsi, le Dr Jet Sanders explique qu’il existe actuellement des dizaines de dossiers criminels dans lesquels les accusés se sont fait passer pour des personnes d’un âge, d’une race ou d’un sexe différents. Une réalité qui complique évidemment le travail des enquêteurs.

    Le psychologue donne l’exemple d’un cas récent d’un membre d’un gang international qui a utilisé un masque hyperréaliste pour usurper l’identité d’un ministre français et ainsi escroquer des chefs d’entreprise de millions de dollars.

    L’incapacité de détecter les visages synthétiques peut avoir d’importantes implications dans les affaires criminelles, car les masques hyperréalistes peuvent permettre de mal identifier les principales caractéristiques de l’apparence d’une personne. Dr Jet Sanders

    À l’heure actuelle, la confection d’un tel masque coûte un peu moins de 2000 $, mais les experts estiment que ce montant pourrait diminuer dans les prochaines années au fur et à mesure que les techniques de fabrication se préciseront.

    Le détail de ces travaux est publié dans le journal Cognitive Research: Principles and Implications (Nouvelle fenêtre)(en anglais).

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    Une élue visée par Trump menacée de mort par un policier



    Quand on dit que les mots peuvent être une arme, Donald Trump a vraiment créé une tempête auprès de 4 femmes démocrates appartenant à des minorités. 3 femmes sont pourtant nées aux États-Unis et la 4e est nationalisée bien plus longtemps que la femme de Donald Trump qui est devenue américaine après son mariage avec lui. L’agent police qui a fait des menaces sur Facebook et celui qui a aimé son poste ont été heureusement licencié. Je doute par contre que cette tempête s’arrête. Je suis sûr que les États-Unis sont de plus en plus hait par bien des pays avec un tel gouvernement raciste jusqu’au bout des doigts.
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    Une élue visée par Trump menacée de mort par un policier

    Un policier de Louisiane a suggéré dans un... (PHOTO AP)

    Un policier de Louisiane a suggéré dans un message sur Facebook de tirer sur la jeune star du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez, qualifiée de «méchante idiote». 

    PHOTO AP


    Agence France-Presse
    Washington

    Donald Trump affirme ne pas attiser les «tensions raciales» aux États-Unis avec ses attaques répétées contre des élues démocrates issues des minorités, alors que se multiplient les menaces contre les quatre femmes.

    «Non, il n’y a pas de tension raciale», a assuré le président américain à la presse, en accusant à nouveau ces élues de «ne pas aimer» les États-Unis.

    Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) font l’objet depuis une dizaine de jours d’attaques quotidiennes de Donald Trump, qui les a appelées à «retourner» d’où «elles viennent».

    Les démocrates ont dénoncé des propos «racistes» et plusieurs dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel, les ont réprouvés.

    Des partisans de Donald Trump ont conspué Ilhan Omar lors d’un rallye à Greenville, en Caroline du Nord.

    Mercredi, un rallye du milliardaire – qui brigue sa réélection en 2020 – avait suscité un nouveau tollé : ses partisans ont scandé «Renvoyez-la! Renvoyez-la!» à l’encontre spécifiquement d’Ilhan Omar, la seule des quatre à être née à l’étranger, en Somalie.

    D’autres incidents ont été enregistrés depuis.

    Un policier de Louisiane a notamment suggéré dans un message sur Facebook de tirer sur la jeune star du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez, qualifiée de «méchante idiote». 

    Il a été démis de ses fonctions, a annoncé lundi lors d’une conférence de presse le chef de la police de Gretna, Arthur Lawson, évoquant le «honte» jetée sur son équipe par l’agent concerné.

    Un autre policier a été licencié pour avoir «aimé» sur Facebook le message de son collègue. 

    Une association de républicains de l’Illinois a quant à elle brièvement publié sur les réseaux sociaux un photomontage des quatre femmes, dont deux en armes, titré «la brigade du djihad».

    Son président Mark Shaw a critiqué une «publication non autorisée», tout en reprenant les critiques du président sur les positions très à gauche des quatre représentantes à la Chambre.

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    Sur Facebook, des policiers aux frontières américains se moquent des migrants


    Des 20 000 agents des frontières aux États-Unis, presque la moitié sont dans un groupe secret sur Facebook. Ils ne parlent que de leur travail en se moquant des immigrés, ridiculisent le pere et sa fille mort noyé en tentant d’atteindre les États-Unis et menace les membres du Congrès. Ils présentent les États-Unis comme un pays hostile, intolérant et un pays en manque d’humanité avec de tels comportements. Bon, ils ne faut pas mettre tous les agents dans le même panier, mais cela crains.
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    Sur Facebook, des policiers aux frontières américains se moquent des migrants

    Des membres de la police américaine aux frontières ont échangé sur un groupe... (PHOTO SUZANNE CORDEIRO, AFP)

    PHOTO SUZANNE CORDEIRO, AFP

    Agence France-Presse
    Washington

    Des membres de la police américaine aux frontières ont échangé sur un groupe Facebook « secret » moqueries sur les migrants, insultes sexistes et menaces contre des élus du Congrès, a révélé lundi un site d’informations indépendant.

    Selon ProPublica, ce groupe « secret » créé en 2016 rassemble 9500 personnes, soit la moitié des effectifs actuels du Customs and Border Protection (CBP), chargés de surveiller les frontières américaines.

    Baptisé « Je suis 10-15 » du nom de code qui signifie « étrangers en détention », le groupe se décrit comme un forum « marrant » et « sérieux » permettant aux douaniers, anciens ou actuels, de discuter « seulement » de leur travail.

    Mais les commentaires des utilisateurs sont le plus souvent ironiques ou insultants, selon ProPublica qui publie plusieurs messages.

    « S’il meurt, il meurt », réagit ainsi un membre après le décès en mai d’un migrant de 16 ans dans un centre de détention au Texas.

    Un autre propose de lancer un appel aux dons en faveur du douanier qui sera « assez courageux » pour lancer un burrito sur les élues démocrates Alexandria Ocasio-Cortez et Veronica Escobar, lors de leur visite prévue ce lundi dans le centre du CBP à Clint (Texas).

    Ces centres, qui ont été récemment la cible d’une polémique sur les conditions de détention des migrants, ont été comparés à des « camps de concentration » par Alexandria Ocasio-Cortez.

    Un troisième message met en doute l’authenticité de la photo des corps d’un migrant et de sa fille en bas âge retrouvés la semaine dernière gisant au bord du Rio Grande. Le cliché a provoqué l’émoi et la colère au Mexique et aux États-Unis.

    « Vous avez déjà vu des corps flottants aussi propres », s’interroge l’auteur du message, estimant que la photo pourrait être manipulée.

    Les méthodes de la police aux frontières sont décriées depuis les arrivées massives de migrants illégaux à la frontière avec le Mexique, qui ont saturé les structures de détention. 

    « Il y a 20 000 agents du CBP AU TOTAL aux États-Unis. 9500-presque LA MOITIE-sont dans ce groupe Facebook secret raciste et violent. Ils menacent d’être violents contre des membres du Congrès. Comment, à votre avis, traitent-ils les enfants « familles en cage ? », a dénoncé Alexandria Ocasio-Cortez sur Twitter.

    La patronne du CBP, Carla Provost, a dénoncé des messages « complètement inappropriés » et « contraires à l’honneur et à l’éthique » des agents.

    L’agence fédérale de surveillance des frontières a annoncé qu’elle avait lancé une enquête sur ce groupe.

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    Si un astéroïde se dirige vers la Terre, quelles sont les options?


    Si un astéroïde venait trop près de la terre, s’il est vu à temps, il pourrait avoir une évacuation dans une zone donnée, à la condition que l’astéroïde ne soit pas trop gros. Si par contre il est très gros, comment protéger la terre ? Faire comme le film Armageddon ? Il semble, que c’est une très mauvaise idée.
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    Si un astéroïde se dirige vers la Terre, quelles sont les options?

     

    HANDOUT . / REUTERS

    C’est le scénario potentiellement catastrophique, et entièrement imaginaire, sur lequel des experts planchent cette semaine.

    • Ivan Couronne

    Exercice: un télescope vient de détecter un astéroïde de 100 à 300 mètres de diamètre filant à 14 kilomètres par seconde, à 57 millions de km de la Terre. Les astronomes estiment à 1% le risque qu’il se fracasse sur la Terre le 29 avril 2027. Que faire?

    C’est le scénario potentiellement catastrophique, et entièrement imaginaire, sur lequel près de 300 astronomes, scientifiques, ingénieurs et experts des situations d’urgence planchent cette semaine dans la banlieue de Washington, lors du quatrième exercice international du genre depuis 2013.

    « Ce n’est pas Hollywood », a dit Jim Bridenstine, administrateur de la NASA, en ouvrant les travaux de la sixième Conférence internationale de défense planétaire, sur le campus de l’université du Maryland à College Park.

    Les pays représentés: Italie, Allemagne, France, Russie, Israël, Chine…

    L’idée que la Terre doive se défendre contre un astéroïde se heurtait autrefois à ce que les experts appellent le « facteur gloussement ». Mais, le 15 février 2013, un météore a contribué à mettre fin aux ricanements.

    Ce jour-là, un astéroïde de 20 mètres est apparu de nulle part et a explosé en entrant dans l’atmosphère, 23 kilomètres au-dessus de la ville russe de Tcheliabinsk. Les habitants ont ressenti la chaleur de l’explosion à 60 km à la ronde. Les vitres de milliers de bâtiments ont explosé. Un millier de personnes ont été blessées par des éclats.

    La météorite avait laissé sa trace après son passage dans le ciel de

    ULLSTEIN BILD DTL. VIA GETTY IMAGESLa météorite avait laissé sa trace après son passage dans le ciel de Tcheliabinsk.

    « L’aspect positif de Tcheliabinsk est qu’il a déclenché une prise de conscience du grand public et des décideurs publics », dit à l’AFP Detlef Koschny, co-directeur du bureau de défense planétaire de l’Agence spatiale européenne (ESA), représentée par une dizaine de personnes à la conférence.

    Combien?

    Seuls les astéroïdes dont l’orbite les rapprochera à moins de 50 millions de kilomètres de la Terre nous intéressent. Les astronomes en découvrent tous les jours: plus de 700 déjà cette année, avec un total catalogué de 20 001, a annoncé Lindley Johnson, du bureau de coordination de la défense planétaire à la NASA, créé en 2016.

    Parmi les plus risqués, on trouve par exemple un rocher baptisé 2000SG344: 50 mètres environ de diamètre, avec une chance sur 2096 qu’il s’écrase sur Terre d’ici 100 ans, selon l’ESA.

    La plupart sont plus petits, mais 942 font plus d’un kilomètre, estime l’astronome Alan Harris, qui a informé l’auditoire que quelques gros astéroïdes se cachaient encore probablement dans le ciel: « La plupart sont garés derrière le Soleil ».

    Ce sont principalement des télescopes américains, dans l’Arizona et à Hawaï, qui les détectent.

    L’ESA a installé un télescope en Espagne et en prévoit d’autres au Chili et en Sicile. De nombreux astronomes réclament un télescope dans l’espace puisque, depuis la Terre, on ne peut pas voir les objets se trouvant de l’autre côté du Soleil.

    Dévier l’astéroïde

    L’exercice de cette semaine vise à simuler comment le monde répondrait à la menace. Il faudrait d’abord pointer des télescopes vers l’objet pour calculer précisément sa vitesse et sa trajectoire, les observations initiales étant grossières.

    Ensuite, le choix est binaire: dévier l’objet, ou évacuer.

    S’il fait moins de 50 mètres, le consensus international est d’évacuer la région susceptible d’être frappée.

    Selon Detlef Koschny, deux semaines avant l’impact, on peut prédire le pays touché. Quelques jours avant, la précision est de quelques centaines de kilomètres.

    Pour les plus gros objets, l’idée n’est pas d’envoyer une bombe atomique comme dans le film « Armageddon » car cela pourrait créer des morceaux tout aussi dangereux. L’idée consisterait à lancer un appareil vers l’astéroïde pour le dévier… comme une autotamponneuse cosmique.

    La NASA testera l’idée sur un vrai astéroïde de 150 mètres, en 2022, avec la mission DART.

    Reste le problème politique, dit Romana Kofler, du bureau des affaires spatiales de l’ONU: « Quelle serait l’autorité décisionnaire? »

    « Le consensus a été jusqu’à présent de ne pas répondre à cette question », a-t-elle expliqué.

    En tout état de cause, le Conseil de sécurité de l’ONU serait saisi mais cela laisse entière la question de savoir si les pays riches financeraient une mission s’ils n’étaient pas eux-mêmes dans la ligne de mire de 2000SG344, ou d’un autre caillou céleste.

    https://quebec.huffingtonpost.ca/

    L’intimidation a des conséquences mentales et économiques à long terme


    Il faut prendre au sérieux l’intimidation chez les enfants, car ils peuvent trainer ce boulet pendant des années, voir toute leur vie. Quand on parle d’intimidation, intolérance zéro, il ne faut pas oublier que même nous entre adultes, si nous intimidons que ce soit des enfants ou des adultes, nous montrons l’exemple et les conséquences s’en suivent.
    Nuage

     

    L’intimidation a des conséquences mentales et économiques à long terme

     

    RIDOFRANZ VIA GETTY IMAGES

    L’intimidation rehaussait d’environ 35% le risque d’être au chômage à l’âge de 25 ans.

    • Jean-Benoit Legault

    • La Presse Canadienne

    MONTRÉAL — L’intimidation subie à l’école a des conséquences mentales et économiques à long terme sur les jeunes victimes, prévient une nouvelle étude réalisée par des chercheurs britanniques et australiens.

    Les victimes d’une intimidation violente et/ou constante subissent les pires conséquences.

    Les chercheurs des universités Lancaster, de Wollongong et de Sydney ont révélé lors de la conférence annuelle de la Royal Economic Society que le fait d’avoir été intimidé à l’école gonflait de 40 pour cent le risque d’être victime d’une maladie mentale à l’âge de 25 ans.

    De plus, l’intimidation rehaussait d’environ 35 pour cent le risque d’être au chômage à l’âge de 25 ans et réduisait d’environ 2 pour cent le salaire de ceux qui occupaient un emploi.

    «C’était prévisible qu’il y aurait des conséquences, mais les pourcentages me surprennent», a admis Éric Morissette, un expert du phénomène de l’intimidation à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.

    «Ce n’est pas rien, c’est majeur», a-t-il ajouté concernant le risque de maladie mentale.

    Les auteurs tirent ces conclusions de l’analyse des données confidentielles de quelque 7000 jeunes âgés de 14 à 16 ans au début de l’étude. Ces jeunes ont été rencontrés de façon régulière jusqu’à l’âge de 21 ans, puis à l’âge de 25 ans. Environ la moitié d’entre eux ont confié avoir été victimes d’intimidation à l’âge de 14 ou 16 ans.

    Ils ont notamment rapporté avoir été insultés, exclus socialement, menacés de violence ou agressés.

    «Ça confirme l’importance d’un climat scolaire et d’une école positive et bienveillante. L’école, et particulièrement l’école secondaire, peut être un facteur de protection pour éviter la détérioration de situations en lien avec la santé mentale, a dit Éric Morissette. C’est sûr qu’on peut avoir le réflexe de dire qu’il faut soigner, mais avant de soigner, qu’est-ce qu’on peut faire en prévention? Et ce sont l’école et les enseignants et la famille qui peuvent être des facteurs de prévention.»

    En ce qui concerne l’emploi et le revenu, M. Morissette y voit les conséquences de l’intimidation sur le sentiment d’efficacité personnelle et l’estime de soi.

    «Mon cerveau s’imprègne de ce dont j’ai été victime, a-t-il illustré. Et en vieillissant, il va y avoir eu un manque au niveau du développement de mes compétences sociales, et cela aura un impact sur ma capacité à avoir de bonnes relations, sur ma capacité à travailler en collaboration, ma capacité à m’adapter et à m’intégrer, la capacité d’être en résolution de problème, et surtout la capacité d’être résilient.»

    Les victimes d’intimidation n’auraient donc pas eu la chance de développer les aptitudes — relationnelles, de résolution de problème et autres — dont elles ont besoin pour affronter le marché du travail, ce qui expliquerait pourquoi elles peinent apparemment autant à se trouver un boulot et pourquoi leurs emplois semblent moins bien rémunérés.

    «La santé mentale est encore stigmatisée chez les adultes, a déploré M. Morissette. C’est un signe de faiblesse, donc je n’irai pas chercher l’aide nécessaire et je vais m’embourber. (…) Il faut que j’apprenne à affronter. Et si ça, je ne l’ai pas fait quand j’étais jeune, quand ça m’arrive à l’âge de 25-26 ans, je suis comme un enfant qui se retrouve dans la fosse aux lions.»

    https://quebec.huffingtonpost.ca/