Les montagnes de déchets importés, «trésor» d’un village d’Indonésie


L’Indonésie ne veut pas devenir une autre poubelle du monde depuis que la Chine a renvoyé les déchets occidentaux. Pourtant, les habitants d’un village considèrent ses déchets comme des trésors. C’est leur gagne-pain, ils réussissent à nourrir leur famille, et même à envoyer leurs enfants à l’école. Malheureusement, point devenu environnementale cela est très préoccupant, des tas de plastiques sont brûles provoquant des émanations toxiques, des micro-plastiques se retrouvent dans l’eau. Cela sans compter les risques pour la santé. L’occident devrait lui-même gérer ses déchets et mettre en oeuvre des infrastructures pour une meilleure gérance du plastiques ou trouver des alternatives au plastique.
Nuage


Les montagnes de déchets importés, «trésor» d’un village d’Indonésie

(Bangun) Fouiller les montagnes de déchets est le gagne-pain de Keman. Dans un grand sourire, cet habitant de Bangun, l’un des «villages de plastique» d’Indonésie spécialisés dans le recyclage, se félicite d’avoir ainsi pu financer l’éducation de ses enfants.

Alors que de nombreux pays cherchent à limiter l’usage du plastique jetable, pour les habitants de Bangun, les déchets plastiques importés sont devenus une source précieuse de revenus. Les deux tiers des habitants trient et revendent des bouteilles, des emballages et des tasses de plastique usagées aux compagnies de recyclage locales pour vivre.

«J’ai trois enfants, tous sont à l’université», indique fièrement Keman, marchant dans un champ d’ordures qui lui arrivent à la cheville.

« Tout ça a été possible grâce à mon dur travail qui est de fouiller dans les déchets », explique cet homme de 52 ans qui, comme de nombreux Indonésiens, n’a qu’un nom.

Bangun est l’un des nombreux villages pauvres de l’île de Java – la plus peuplée d’Indonésie – qui se sont spécialisés dans le retraitement des déchets, la plupart importés de pays occidentaux, États-Unis, Grande-Bretagne ou Belgique, mais aussi du Moyen-Orient.

Depuis que la Chine a interdit l’importation de plusieurs catégories de déchets l’an dernier, le circuit du recyclage mondial est en plein chaos et les pays occidentaux cherchent de nouvelles destinations pour les déchets qu’ils n’arrivent pas à retraiter. Les pays d’Asie du Sud-Est sont devenus une alternative privilégiée même si certains d’entre eux ont déjà renoncé au vu des nuisances liées à cette industrie.

Les importations de déchets plastiques vers l’Indonésie ont ainsi bondi récemment, passant de 10 000 tonnes par mois fin 2017 à 35 000 tonnes par mois à la fin 2018, selon Greenpeace.

Depuis l’interdiction chinoise d’importer la plupart des déchets venus de l’étranger, «la situation a empiré» en Indonésie, souligne Muharram Atha Rasyadi, de l’organisation de protection de l’environnement.

Une industrie «très rentable»

AFP

Keman photographié le 22 juillet.

Plus d’une quarantaine de camions arrivent chaque jour à Bangun pour y déverser leur cargaison de déchets devant les habitations ou dans des champs où se forment des montagnes d’ordures, parfois aussi hautes que les toits des maisons.

Des papetiers importent depuis plusieurs années des déchets variés qu’ils déversent dans cette ancienne localité agricole, souvent mélangés aux cargaisons officielles de papiers recyclables, selon les défenseurs de l’environnement.

À mains nues ou armés de râteaux et de pelles, les habitants trient les ordures avec un masque de tissu en guise de protection.

Accroupie dans les déchets, Pumisna, une mère de famille, fouille dans les tas d’ordures pour récupérer des morceaux d’aluminium, des bouteilles en plastique et des tasses. Cela lui permet de gagner quelques dollars par jour. Parfois, de vrais trésors se cachent dans les monceaux de déchets : des billets verts, des euros ou des livres sterling.

«Je dois gagner de l’argent pour faire les courses, payer l’école de mes enfants et les nourrir», indique cette femme de 35 ans.

M. Ikhsan, le chef du village, défend vigoureusement cette activité et balaye les risques pour l’environnement ou la santé.

«Ces déchets sont très rentables pour mes concitoyens et contribuent à soutenir l’économie locale», souligne-t-il.

Les déchets plastiques non recyclables sont vendus à des usines de tofu des environs, où ils servent de combustible aux fours, détaille-t-il.

Des déchets transformés en argent

AFP

Des villageoises de Bangun trient les ordures.

Mais les défenseurs de l’environnement s’alarment des montagnes de déchets qui grandissent et affirment que des monceaux de plastiques non recyclables sont brûlés pendant la nuit, provoquant des émanations toxiques dans toute la localité et répandant de grandes quantités de micro-plastiques dans les voies d’eau.

L’Indonésie est déjà le deuxième pays au monde contributeur de la pollution marine derrière la Chine. Selon une étude de l’Université de Géorgie aux États-Unis publiée dans la revue Science, le pays déverse entre 480 000 et 1,29 million de tonnes de déchets (tous types confondus) en mer par an. L’Indonésie s’est engagée en 2017 à réduire les déchets plastiques dans ses eaux de 70% d’ici 2025.

Les importations de déchets «vont coûter très cher, à notre système de santé et aux générations futures qui devront restaurer l’environnement», avertit Prigi Arisandi, spécialiste de l’environnement pour l’ONG Ecoton.

«Et cela ne se passe pas seulement à Bangun. Il y a plus de cinq villages utilisés comme décharges dans la province de Java orientale», déplore-t-il.

L’Indonésie a renforcé ces derniers mois les contrôles sur les déchets importés pour ne pas devenir la nouvelle poubelle des pays occidentaux. Le pays a commencé à renvoyer vers la France, Hong Kong, l’Australie ou les États-Unis des conteneurs remplis d’un mélange d’ordures ménagères, de plastique et de matières dangereuses qui avaient été importés illégalement.

Et certaines régions indonésiennes sensibilisent le grand public, comme Bali où le plastique à usage unique a été interdit.

Mais à Bangun, les habitants comme Keman voient plutôt «les déchets comme un trésor».

«Pourquoi? Parce qu’après avoir fait sécher les ordures le matin et les avoir triées, on reçoit de l’argent le soir».

https://www.lapresse.ca/

Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les océans?


    Si vous allez en vacances à la plage dans le sud. Il est important de ne pas oublier sa crème solaire. Si vous avez un souci de l’environnement, les crèmes solaires qui contiennent d’oxybenzone et l’octonoxate sont à éviter pour protéger les coraux et les algues qui sont essentiels pour les coraux. Même si on ne se baigne pas dans la mer, sous la douche, des résidus de la crème se retrouvent dans les eaux usées, puis dans la mer. Mieux vaut opté pour des crèmes solaires minérales.
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    Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les océans?

    Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les

    BOOPHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGES

    Entre 6000 et 14 000 tonnes d’écrans solaires sont retrouvées chaque année dans les océans.

    • Par Annie St-Jacques,

      • Prévenant le vieillissement de la peau, les coups de soleil et le cancer, la crème solaire est l’accessoire primordial d’une journée en bord de mer. Et si cet accessoire est grandement valorisé pour ses bienfaits pour la peau, il serait aussi responsable de la destruction de la vie aquatique.

        Chaque année, entre 6000 et 14 000 tonnes d’écrans solaires se retrouvent dans les océans. Et bien que la baignade soit en cause, le rejet des eaux usées en est aussi responsable, puisque les filtres UV qui font partie des cosmétiques, des textiles, des plastiques et des peintures s’y retrouvent. 

        Le 3 juillet dernier, l’État d’Hawaï a banni les crèmes solaires qui contiennent deux produits chimiques, soit l’oxybenzone et l’octinoxate, ce qui interdira, dès janvier 2021, près de 70% des écrans solaires commerciaux. Il s’agit du premier État américain à adopter cette loi afin de préserver les coraux déjà fragilisés par le réchauffement climatique et la pollution.

        Mais si la destination vacances américaine est la première à poser des actions concrètes, elle est loin d’être la seule dont les récifs de corail subissent des impacts négatifs. À l’échelle mondiale, ce sont près de 10% des coraux qui sont menacés d’être atteints par les filtres UV organiques, qui contiennent des produits chimiques; en zone côtière, ce taux s’élève à 40%. 

        Les destinations touristiques devraient-elles toutes adopter une législation?

        Selon le professeur en chimie environnementale à l’Université de Montréal Sébastien Sauvé, dans les régions touristiques où les coraux pourraient être directement affectés, oui

         «Là où il y a des coraux en quantité raisonnable, c’est certainement valable d’offrir des alternatives. Ce n’est pas comme si on enlevait les crèmes solaires, on demande aux gens d’utiliser des écrans solaires sans la molécule qui est dangereuse.»

        Les filtres UV organiques sont les principaux responsables de la fragilisation des coraux. Plus précisément, ce sont l’oxybenzone et l’octonoxate. Ces filtres pénètrent dans notre épiderme et absorbent les rayons UV à la place de notre peau.

        «Quand les rayons UV touchent cette molécule, elle va se mettre à absorber les rayons UV et donc, à les empêcher de continuer ou de traverser plus loin. Ce sont ces molécules-là qui sont soupçonnées d’avoir des impacts sur les coraux.»

        Les filtres minéraux, quant à eux, ne sont pas toxiques pour les récifs coralliens, puisqu’ils ont une action physique ou mécanique, explique le professeur. Les crèmes solaires minérales contiennent de l’oxyde de zinc ou de l’oxyde de titane, qui sont comme des grains de sable sur notre peau; ceux-ci bloquent «physiquement» les rayons UV, ajoute-t-il. 

        «Les deux (types de crème solaire) vont avoir une efficacité un peu différente pour protéger les gens qui les prennent, mais la toxicité sur les coraux va être assez différente. Un écran opaque à base d’oxyde de titane, donc mécanique, n’aura pas de toxicité chez les coraux», a soulevé Sébastien Sauvé. 

        Pour ce qui est des impacts, l’oxybenzone engendre une déformation des larves des coraux qui sont, simplement dit, des «bébés» coraux. Il les immobilise, accélère leur blanchissement et leur ossification. Ces «bébés» coraux se retrouvent donc prisonniers de leurs propres squelettes.

        Les zooxanthelles, ces algues qui recouvrent les coraux et leur donnent leur couleur, sont essentielles à la survie des récifs coralliens. Or, les filtres UV retrouvés dans les crèmes solaires déclencheraient une infection virale chez les algues, ce qui les chasserait des coraux, et ainsi mèneraient ceux-ci à un blanchissement. Le virus se répand ensuite sur les autres récifs à proximité, entraînant d’autres vagues d’infection. Le blanchissement du corail affecte son alimentation, son métabolisme et sa capacité à construire un récif, ce qui le rend très vulnérable. 

        Un aperçu du blanchissement des récifs coralliens à l'archipel de la Société,...

        ALEXIS ROSENFELD VIA GETTY IMAGESUn aperçu du blanchissement des récifs coralliens à l’archipel de la Société, en Polynésie française.

        Les solutions

        Se rincer sous la douche, bien qu’elle semble une bonne idée, ne constitue pas une solution pour contrer les résidus de crème solaire retrouvés dans les océans. La raison est simple: en se douchant, l’excès de crème solaire se retrouve dans les eaux usées qui, elles, se déversent dans les océans.

        «Si on se met de la crème solaire et qu’on va prendre notre douche, on va se laver et donc, on va enlever la crème. Elle va aller dans l’eau de la douche, qui va aller dans l’égout et qui peut, selon le traitement d’eau qu’il y a en place, se retrouver dans l’environnement», a expliqué Sébastien Sauvé.

        Et donc, la solution la plus simple serait d’opter pour des crèmes solaires «biologiques». Toutefois, prises en plein débat, les crèmes solaires dites «biologiques» contiennent des éléments métalliques comme l’oxyde de zinc ou de titane qui, pour certains, n’entrent pas dans la catégorie du «bio», explique le professeur. Mais qu’elles soient biologiques ou pas, les crèmes solaires minérales n’auraient aucune incidence sur les coraux, ou la vie marine, ajoute-t-il.

        Ainsi, elles présentent des solutions écologiques aux crèmes solaires traditionnelles qui contiennent des molécules toxiques pouvant nuire aux coraux. Lors de votre prochaine escapade, ne bannissez surtout pas la crème solaire, mais tentez de vous procurer des marques qui sont écoresponsables. Quelques compagnies québécoises bien connues offrent cette option, par exemple, Les produits de MaYa, Druide, Attitude et La Coursière bio organic.

        Et puis au Québec?

        S’il est important d’opter pour une crème solaire minérale lors d’une escapade en bord de mer, il en est autrement sur les plages du Québec. Bien qu’il n’y ait pas d’étude concrète sur l’impact des résidus de crème solaire sur les plantes aquatiques et les autres animaux marins, les filtres UV chimiques ne sont certes, pas une priorité dans les contaminants des eaux d’ici, a soulevé Sébastien Sauvé.

        «Il y a quand même une nuance; au Québec, c’est beaucoup moins un enjeu. Il y a beaucoup d’autres soucis et plein d’autres contaminants qui m’inquiètent plus que les résidus de crèmes solaires; tout ce qui va être les résidus de pesticides, d’hormones, les molécules perforées, les antibiotiques, les sous-produits de plastique. Il y a plein d’autres choses qui sont toxiques pour nous, pour les poissons, ou pour l’environnement.» 

        https://quebec.huffingtonpost.ca/

      Au Mexique, le cactus pour produire du plastique?


      Au Mexique, plusieurs états ou villes se préparent à l’interdiction du plastique à usage unique. En attendant, il y a une chercheuse qui grâce au cactus, le nopal (figuier de Barbarie) semble pouvoir fabriquer du plastique biodégradable. Malheureusement cette solution n’est pas suffisante.
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      Au Mexique, le cactus pour produire du plastique?

      Au Mexique, le cactus pour produire du plastique?Photo: iStock photoLe cactus, emblème national du Mexique

      Le cactus, emblème national du Mexique, décliné en de nombreux produits, pourrait trouver un usage supplémentaire et inédit: permettre la fabrication d’un plastique biodégradable préservant l’environnement.

      La chercheuse mexicaine Sandra Pascoe a mis au point un nouveau matériau à base de jus extrait du nopal, également appelé figuier de Barbarie, qui permet ensuite de fabriquer des emballages jetables non polluants.

      «La pulpe est pressée pour obtenir un jus que j’utilise ensuite», explique à l’AFP la chercheuse de l’Université del Valle de Atemajac, à Guadalajara, à l’ouest du Mexique.

      Cette substance est ensuite mélangée avec des additifs non toxiques puis étalée pour obtenir des feuilles.

      Puis les feuilles sont colorées à l’aide de pigments et pliées en fonction des besoins d’emballage.

      «Ce que nous faisons, c’est essayer de nous concentrer sur des objets qui n’ont pas une longue durée de vie», poursuit-elle, notamment des emballages «à usage unique».

      Le mode de fabrication fait encore l’objet de tests, mais la chercheuse espère partir début 2020 à la recherche de partenaires pour produire ce plastique à plus grande échelle.

      «Cela dépend des applications que nous obtiendrons», dit-elle.

      «Une goutte d’eau»

      Pour mener ses expérimentations, Sandra Pascoe acquiert des «nopales» à San Esteban, une petite ville de la banlieue de Guadalajara, où s’alignent des centaines de cactus.

      Dans cet Etat de Jalisco (ouest), les sacs en plastique à usage unique, non recyclables, seront interdits à partir de l’an prochain, ainsi que l’usage de pailles ou de certains autres articles jetables.

      Plusieurs autres Etats du pays, comme la Basse-Californie (nord-ouest) ou encore la ville de Mexico, ont également modifié leurs lois dans ce sens.

      La mégapole mexicaine a ainsi adopté en mai une loi qualifiée d’«historique» interdisant les sacs plastique en 2020. En 2021, les pailles, assiettes et couverts en plastique, les ballons à gonfler, y seront aussi prohibés s’ils sont fabriqués «entièrement ou partiellement en plastique», indique le texte adopté par le Congrès local.

      Le nouveau procédé à base de nopal ne sera toutefois qu’«une goutte d’eau» dans la lutte pour l’environnement, prévient la chercheuse.

      Il doit «y avoir d’autres stratégies de recyclage» à cause de la lenteur du processus qu’elle a mis au point si on le compare à la fabrication de plastique industriel.

      L’Amérique latine et les Caraïbes génèrent environ 10% des déchets produits dans le monde, selon des chiffres de l’ONU.

      En mars, les pays membres des Nations Unies réunis à Nairobi, au Kenya, se sont engagés à «réduire sensiblement» les plastiques à usage unique au cours de la prochaine décennie.

      Huit millions de tonnes de plastique se retrouvent chaque année dans les océans.

      https://journalmetro.com/

      Au milieu du Pacifique, l’île Henderson, paradis perdu par le plastique


      L’île Henderson, atoll désert du Pacifique est inscrite comme patrimoine mondial par UNESCO. Elle se situe entre la Nouvelle-Zélande et le Pérou. Étant isolée, elle est une richesse de diversité par sa faune marine ainsi que les oiseaux marins. Malheureusement, malgré tout, à cause des courants océaniques, des tonnes de plastiques viennent enlever son cachet particulier. Ces déchets plastiques viennent de partout dans le monde. Le plastique qui se dégrade est ingéré par les oiseaux et les tortues. Même si des gens ramassent le plus possible ces déchets, le problème n’est pas résolus tant qu’il n’y a pas de changement sur le plastique à usage unique.
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      Au milieu du Pacifique, l’île Henderson, paradis perdu par le plastique

      C'est pour son « écologie pratiquement intacte » que l'île Henderson, atoll... (PHOTO IAIN MCGREGOR, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

      PHOTO IAIN MCGREGOR, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE


      NEIL SANDS
      Agence France-Presse
      Wellington

      C’est pour son « écologie pratiquement intacte » que l’île Henderson, atoll désert du Pacifique, fut inscrite en 1988 sur la liste du patrimoine mondial. Elle est aujourd’hui noyée sous un océan de déchets plastiques face auquel les scientifiques se disent démunis.

      Rattachée à la colonie britannique de Pitcairn, l’île se trouve à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et le Pérou, distants d’environ 5500 kilomètres. 

      Mais en dépit de son isolement extrême, ce joyau a l’une des plus fortes concentrations de déchets plastiques au monde, en raison du jeu des courants océaniques.

      « Nous y avons trouvé des débris provenant d’à peu près partout », explique Jennifer Lavers, une chercheuse basée en Australie qui a conduit le mois dernier une expédition sur l’île.

      « Il y avait des bouteilles et des boîtes, toute sorte de matériel de pêche et les déchets provenaient, eh bien, de tous les pays que vous voulez, d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Chili, d’Argentine, d’Équateur. »

      « C’est vraiment un message, cela montre que chaque pays a une responsabilité dans la protection de l’environnement, jusque dans ces endroits reculés. »

      Comme sur un tapis roulant

      L’île Henderson se trouve au centre du gyre subtropical du Pacifique Sud, un gigantesque tourbillon océanique qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, descendant la côte australienne pour remonter ensuite le long de l’Amérique du Sud.

      Ce gyre est une bénédiction pour l’atoll en ce qu’il contribue à ramener dans ses eaux les nutriments qui contribuent à la prolifération d’une riche faune marine et de colonies d’oiseaux marins.

      Alors que les atolls coralliens sont typiquement pauvres en espèces, celui d’Henderson est d’une diversité telle qu’il fut inscrit en 1988 sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO, pour sa « valeur universelle exceptionnelle ».

      « En tant que l’une des dernières îles calcaires de grande taille à avoir conservé une écologie pratiquement intacte, l’île d’Henderson a préservé sa beauté exceptionnelle avec ses plages de sable blanc, ses falaises calcaires et sa riche végétation pratiquement intacte », indique encore l’UNESCO sur son site internet.

      « Sa situation isolée permet d’y observer la dynamique de l’évolution insulaire et de la sélection naturelle. »

      Voilà cependant des années que le gyre agit aussi comme un tapis roulant déversant en permanence quantité de plastiques piégés dans ce qui est nommé le vortex de déchets du Pacifique Sud.

      C’est en 2015 que Mme Lavers y a réalisé sa première expédition, recensant 700 morceaux de plastique au mètre carré, soit une des concentrations les plus élevées au monde.

      « Fermer le robinet »

      Pour aggraver le problème, les vagues ont contribué à réduire la moitié de ces déchets en poussières presque invisibles et quasiment impossibles à ramasser, mais qui sont facilement ingérées par les oiseaux ou les tortues.

      Le mois dernier, la scientifique a organisé sur l’île un ramassage de déchets, et six tonnes de plastique ont été collectées sur les plages en deux semaines de dur labeur.

      Leur bateau ne pouvant approcher suffisamment près de la côte, ces déchets n’ont pu être emportés. Ils ont été rassemblés au-delà de la ligne de pleine mer en vue d’une récupération future.

      Mme Lavers a cependant reconnu qu’il était « déchirant », après cet effort, d’assister en direct au souillage des plages par de nouveaux déchets.

      « Nous avons pris notre déjeuner et observé en temps réel le rejet par l’océan de bouées, morceaux de cordage et autres déchets », raconte-t-elle.

      Pour la chercheuse, qui envisage de nouvelles expéditions vers Henderson en 2020 et 2021, cela ne fait que souligner le fait que les nettoyages de plages ne sont pas une solution à long terme.

      « Cela illustre la nécessité de fermer le robinet à la source », poursuit-elle, en demandant de plus grandes restrictions concernant les plastiques à usage unique.

      « Il y a tellement de plastique dans les océans. Il faut faire tout ce que nous pouvons pour empêcher que davantage n’y soient rejetés. »

      https://www.lapresse.ca/actu

      Au Danemark, 95% des pétrels fulmars retrouvés morts ont du plastique dans l’estomac


      Les pétrels fulmars sont des oiseaux marins qui trouvent leur nourriture à la surface de l’eau. Malheureusement, les débris de plastique font maintenant partie de leur menu et ils meurent de faim. Il est temps que partout dans le monde, nous arrêtons ce carnage dont la cause est notre irresponsabilité envers l’environnement.
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      Au Danemark, 95% des pétrels fulmars retrouvés morts ont du plastique dans l’estomac


      Au Danemark, 95% des pétrels fulmars, aussi appelés fulmars boréals, un oiseau marin caractéristique des eaux froides, retrouvés morts sur les plages ont du plastique dans l’estomac, rapporte jeudi l’Agence danoise de protection de l’environnement.

      « Plus de 95% des cadavres de fulmars boréals que l’on trouve sur les plages danoises contiennent du plastique », selon John Pedersen, responsable de l’étude, cité par l’agence de presse Ritzau.

      Ces oiseaux cherchent généralement leur nourriture à la surface de la mer, où flottent les débris de plastique.

      « Ils pêchent (…) et s’il y a un petit morceau de plastique, il vient avec », a expliqué M. Pedersen.

      Les oiseaux se remplissent l’estomac de plastique, sans aucune valeur nutritive et finissent par mourir de faim.

      « Cela donne une sensation de satiété, mais ce n’est pas de la nourriture, alors ils meurent de faim », a-t-il constaté.

      L’UE prend des mesures

      La teneur en plastique des océans inquiète la communauté internationale. En mars, une baleine est morte de faim avec 40 kilogrammes de déchets en plastique dans l’estomac après s’être échouée aux Philippines.

      L’Union européenne a dernièrement interdit les produits en plastique à usage unique qui représentent, selon la Commission, plus de 70% des déchets marins, dont on retrouve des résidus dans de nombreuses espèces comme les tortues de mer, les phoques, les baleines ou les oiseaux, mais aussi les poissons et les mollusques destinés à l’alimentation humaine. 

      https://www.7sur7.be

      Des chercheurs ont trouvé comment changer du plastique non recyclé en électricité


      Imaginez tout le plastique non-recyclable comme les jouets, paniers et autres qui serait utiliser pour faire de l’électricité pour alimenter les automobiles ou pour la maison.
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      Des chercheurs ont trouvé comment changer du plastique non recyclé en électricité

      Des chercheurs ont trouvé comment changer du plastique non recyclé en électricité© Ron Levine/Getty Images

      Par Emeline Férard –

      Des chercheurs britanniques ont développé une méthode permettant de convertir du plastique non recyclé en hydrogène et en électricité. Une centrale devrait prochainement être installée dans le Cheshire pour tester le procédé à grande échelle.

      Environ 300 millions de tonnes, c’est la quantité de plastique produite chaque année dans le monde selon un récent rapport du WWF. Une quantité dont une infime partie seulement est recyclée. Le reste termine inévitablement sa course dans des décharges, voire pire, dans l’environnement. Et le phénomène a pris une ampleur préoccupante ces dernières années, poussant les spécialistes à tirer la sonnette d’alarme.

      Alors que des pays d’Asie du Sud-est ont récemment décidé de retourner des déchets à leur envoyeur, des chercheurs pensent avoir trouvé une nouvelle piste pour donner une seconde vie à ce plastique tellement envahissant. Depuis plusieurs années, ils développent une méthode permettant de convertir le matériau non recyclé en hydrogène et en électricité.

      Des déchets changés en hydrogène bas carbone

      Nommé Waste2Tricity (W2T), le projet a été créé par des scientifiques de l’Université de Chester au Royaume-Uni en partenariat avec la société PowerHouse Energy. Il repose sur un procédé dit de « conversion thermique » et peut utiliser une grande variété de déchets plastique ainsi que d’autres déchets comme des pneus usagés.

      Au cours du processus, les déchets sont filtrés, découpés en morceaux puis introduits dans une chambre où la température dépasse les 1.000 degrés Celsius. Leur décomposition permet alors la libération de gaz synthétiques (ou syngas) à base d’hydrogène qui peuvent ensuite être collectés et changés en énergie. Le tout en ne produisant qu’une quantité très réduite de résidus solides et liquides.

      « La technologie convertit tous les déchets plastique en syngas hydrogène de bonne qualité et bas carbone qui peut ensuite être utilisé pour alimenter des moteurs à gaz », a expliqué le professeurJoe Howe, directeur du Thornton Energy Research Institute lors de la présentation d’un prototype de démonstration à l’Université de Chester.

      « L’un des sous-produits de ce processus est l’électricité, ce qui signifie que les déchets plastique peuvent non seulement alimenter des voitures mais aussi alimenter les lumières dans un foyer », a-t-il poursuivi

      Selon ses concepteurs, l’un des avantages du procédé est qu’il produirait une quantité limitée de résidus et de polluants comparé aux méthodes de fabrication de gaz naturel.

      Bientôt un prototype à grande échelle

      La technologie appelée DMG® aurait également atteint une efficacité prometteuse grâce aux améliorations apportées au cours des 18 derniers mois. Elle permettrait ainsi de générer un excès de jusqu’à 1 tonne de dihydrogène (H2) et plus de 58 mégawattheures d’électricité exportable par jour. Mais les scientifiques entendent bien tester leur technologie à grande échelle.

      C’est dans cet objectif qu’ils projettent de développer prochainement une installation sur un site d’une vingtaine d’hectares localisé près d’Ellesmere Port dans le Cheshire. L’enjeu sera de produire de l’hydrogène bas carbone ainsi que de l’électricité pour alimenter le site. Une première qui pourrait ensuite permettre de développer des installations similaires dans des pays d’Asie du sud-est.

      Selon le site de PowerHouse Energy, une installation commerciale DMG® serait capable de détruire quelque 25 tonnes de déchets par jour (soit un à deux camions) sur un site de 2.000 mètres carrés, exportant suffisamment d’électricité et d’hydrogène pour alimenter environ 3.000 foyers et permettre à des camions de rouler sur plus de 9.000 kilomètres.

      Grâce à ce procédé, les scientifiques espèrent pouvoir acheter du plastique non recyclés dans des pays comme l’Indonésie à 50 dollars par tonne. Et dissuader ainsi le rejet des déchets dans les cours d’eau ou les océans.

      « Cela va redonner de la valeur aux déchets plastique en leur permettant d’alimenter les villes et plus important, cela peut aider à nettoyer nos océans dès à présent », a commenté le Pr Joe Howe.

      Waste2Tricity travaille aujourd’hui à récolter des fonds pour mener à bien le projet. Mais il a déjà obtenu sa licence pour développer le processus dans plusieurs pays dont le Royaume-Uni, le Japon et la Chine.

      https://www.geo.fr/

      Au Japon, 9 cerfs sacrés meurent après avoir mangé des sacs plas­tique


      Je trouve choquant que des touristes ou même n’importe qui jettent leurs déchets sur le sol. Au Japon, les visiteurs du parc de Nara qui laissent leurs déchets par terre, sont des irresponsables envers l’environnement et les animaux qui y vivent. Des cerfs sont morts par leur négligence.
      Nuage


      Au Japon, 9 cerfs sacrés meurent après avoir mangé des sacs plas­tique


      Crédit : iStock

      par  Suzanne Jovet

      Neuf cerfs sont morts après avoir avalé des quan­ti­tés astro­no­miques de plas­tique, rapporte The Washing­ton Post. Le quoti­dien améri­cain cite les données compi­lées par un groupe de protec­tion de la faune japo­nais, The Nara Deer Preser­va­tion Foun­da­tion.

      Situé à l’est d’Osaka, le parc de Nara abrite envi­ron 1 200 cerfs en liberté, qui errent parfois dans les rues en quête de nour­ri­ture. Or les visi­teurs ne se gênent pas pour lais­ser leur sacs et embal­lages par terre.

      La fonda­tion a annoncé sur Twit­ter avoir retrouvé 4,3 kg de plas­tiques dans l’es­to­mac d’un cadavre. Sur 14 bêtes décé­dées, neuf souf­fraient de malnu­tri­tion, leurs esto­macs ayant été obstrués par le plas­tique. D’après le vété­ri­naire, Rie Maruko, elles étaient si maigres qu’on pouvait voir leurs os.

      Des béné­voles ont parti­cipé à un grand nettoyage du parc, collec­tant plus de 31 kg de plas­tique le mercredi 10 juillet. Ces déchets avaient déjà causé la mort de neuf cervi­dés en mai dernier. La préfec­ture de Nara a annoncé qu’elle allait inten­si­fier ses aver­tis­se­ments sur les dangers du plas­tique et elle espère que les touristes pren­dront leurs respon­sa­bi­li­tés.

      Les cerfs de Nara sont consi­dé­rés comme des « trésors natu­rels » depuis 1957.

      Source : The Washing­ton Post

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