L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants


L’image me fait penser à la pub de Coca-Cola avec des ours polaires, sauf que cette image-ci représente une triste réalité de la pollution des océans. Pour les chercheurs, il est surprenant de voir autant de matières plastiques dans cette zone de la mer et qui viendrait d’assez loin
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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants

 

Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à... (ARCHIVES REUTERS)

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

L’océan Arctique est un cul-de-sac pour les débris en plastique flottant dans le nord de l’Atlantique, ont déterminé des scientifiques qui mettent en garde contre les risques présentés par cette pollution d’un écosystème unique.

Cette étude, publiée dans la revue américaine Science Advances, confirme que les objets et matériaux en plastique sont abondants et répandus dans les eaux à l’est du Groenland et du nord de la Scandinavie, alors même que ces régions sont peu peuplées. Les déchets, normalement, devraient y être nettement moins importants.

Ces observations montrent l’importance de bien gérer la collecte des déchets plastiques à leur source, car une fois dans l’océan, leur destination peut être imprévisible, relèvent ces scientifiques.

Les mers semi-fermées comme la Méditerranée, dont les pourtours sont très peuplés, sont fortement polluées par du plastique.

Mais de telles accumulations n’étaient pas attendues à des latitudes polaires peu peuplées.

En 2013, pendant l’expédition Tara Oceans menée avec la goélette scientifique française, des chercheurs dont Andrés Cózar, un scientifique de l’Université de Cadiz en Espagne, ont repêché à l’aide de filets des débris en plastique.

La plus grande partie de l’océan arctique était peu polluée par ces morceaux de plastique, précise l’étude.

Mais ces débris étaient en revanche très abondants dans les eaux baignant le Groenland et dans la mer de Barents située au nord de la Norvège et de la Russie occidentale.

110 millions de tonnes 

Selon ces chercheurs, il y aurait des centaines de tonnes de déchets et fragments de plastiques flottant à la surface sans compter ce qui se trouve déjà dans les fonds marins.

La proportion de certains types de débris dans les échantillons récupérés par les membres de l’expédition leur fait penser qu’ils viennent de très loin, comme par exemple des côtes d’Europe du nord, du Royaume-Uni et de l’est des États-Unis.

Une partie de ces déchets pourrait aussi provenir des navires croisant dans les eaux locales, selon ces chercheurs.

Ces derniers ont suivi le cheminement des déchets de plastique dans le Nord de l’océan Atlantique avec 17 000 bouées qui sont des relais de satellites. Ces observations ont confirmé que cette pollution vers les régions polaires suivait un courant appelé circulation thermohaline.

Selon cette étude, les débris de plastique flottant dans l’Arctique représentent actuellement moins de 3% du total mondial mais pourrait continuer à augmenter avec ce courant marin.

Il est estimé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversés annuellement dans les océans, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

Il paraîtrait également que de petits fragments de plastiques sont absorbés par les poissons et les autres espèces marines sans que l’on sache les effets sur leur santé et celles des personnes qui les consomment.

Les scientifiques pensaient enfin que ces déchets en plastique s’accumulaient surtout dans des tourbillons subtropicaux formés par des grands courants qui convergent au milieu des bassins océaniques.

Mais en fait, il semblerait que seulement 1% de cette pollution de matière plastique se concentre dans ces grands tourbillons et d’autres endroits à la surface des océans.

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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique


Bien que les gouvernements et les entreprises ont un grand rôle à jouer pour le combat de la pollution des océans et de la pollution en général, chacun de nous devons changer certaines mauvaises habitudes qu’on croyait inoffensifs est un danger absolu pour les animaux marins. Pour voir un exemple d’une paille dans la narine de la tortue cliquer ici. Les pailles sont un désastre pour ces animaux et cet accessoire n’est pas nécessaire sauf pour des cas médicaux. Ce sont des petits gestes qui ensemble peut changer les choses ..
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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique

 

Chaque année, l’équivalent de cinq sacs remplis de déchets de plastique disposés tous les 30 centimètres le long de la côte, se répandent dans les océans. Ici, sur une île isolée de la mer des Caraïbes, des bouteilles, des emballages et des pailles en plastique sont jetés à l’eau, s’échouent sur le rivage et recouvrent la plage.

PHOTOGRAPHIE DE ETHAN DANIELS, ALAMY

Chaque jour, les Américains utilisent près de 500 millions de pailles. De nombreux militants souhaitent réduire leur utilisation.

Sur les huit millions de tonnes de déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans du monde chaque année, la paille en plastique n’est certainement pas la plus présente.

Pourtant, ce petit tube fin, dont l’utilité pour la consommation de boissons est complètement superflue, est au centre d’une campagne environnementale grandissante visant à sensibiliser contre l’utilisation des pailles pour sauver les océans.

Petites et légères, les pailles ne se retrouvent que trop rarement dans les poubelles de recyclage, un problème qui peut être observé sur les plages. Et bien que les pailles ne représentent qu’une infime fraction du plastique polluant les océans, leur taille en font l’un des pollueurs les plus nocifs car ils s’enchevêtrent et les animaux marins et les poissons les consomment. Du reste, une vidéo de 2015 dans laquelle des scientifiques retirent une paille enfoncée dans le nez d’une tortue de mer a fait beaucoup parler d’elle.

« Faire le choix de ne pas utiliser de paille en plastique c’est à la fois contribuer à la propreté des plages et prendre conscience des effets néfastes du plastique dans les océans, » explique Jenna Jambeck, un professeur en génie environnemental de l’Université de Géorgie dont l’étude pionnière en 2015 a permis de mesurer pour la première fois la quantité de débris pénétrant l’océan chaque année. « Si vous pouvez faire ce choix, alors peut-être que vous pouvez en faire davantage. »

Les pailles se placent en dernière position d’une longue liste de produits en plastique prohibés, taxés ou boycottés établie afin d’endiguer la pollution par déchets plastiques des océans avant qu’elle ne décime la population de poissons, un scénario qui risquerait de se réaliser d’ici 2050 selon une étude. 

L’automne dernier, la Californie est devenue le premier État des États-Unis à interdire les sacs en plastique, se joignant aux efforts de plusieurs autres nations qui le faisait déjà, comme le Kenya, la Chine, le Bangladesh, le Rwanda et la Macédoine. La France a non seulement interdit les sacs en plastique, mais elle est devenue le premier pays à interdire également les assiettes, les gobelets ainsi que couverts en plastique à partir de 2020. San Francisco a interdit le polystyrène, y compris les gobelets, les récipients alimentaires, les emballages ainsi que les jouets de plage en styromousse. Quant à Rhode Island, les lâchers de ballons sont dans le collimateur des militants, après que près de 2 200 ballons ont été ramassés sur les côtes de l’île Aquidneck au cours des quatre dernières années.

L’industrie des plastiques trouve la moindre occasion pour s’opposer aux interdictions. Les fabricants de sacs ont quant à eux persuadé des législateurs de Floride, du Missouri, d’Idaho, d’Arizona, du Wisconsin et d’Indiana d’adopter une loi condamnant les interdictions des sacs.

Keith Christman, directeur général des marchés plastique pour l’American Chemistry Council (Conseil américain de l’industrie de la chimie), soutient que l’industrie s’opposera à tout effort visant à proscrire les pailles en plastique.

Les interdictions de produits individuels s’accompagnent souvent de « conséquences imprévues », affirme Christman.

Les produits de substitution peuvent causer plus de dommages environnementaux que les produits en plastique qui ont étés interdits, ajoute-t-il. Dans certains cas, les produits annoncés comme biodégradables s’avèrent ne pas l’être. Pis encore, il arrive que le comportement des consommateurs change. Lorsque San Francisco a interdit les produits de styromousse, dit-il, un audit des déchets a révélé que si la quantité de déchets de gobelets en styromousse avait diminué, celle des déchets de gobelets en carton avait quant à elle augmenté.

« Nous aurions réellement besoin d’une bonne structure de traitement des déchets dans les pays qui sont la source principale de ce problème, » dit-il. « En Asie, les pays à croissance rapide ne disposent pas d’une telle structure. »

La raison pour laquelle la campagne anti-pailles se distingue des autres initiatives – et pourquoi elle pourrait être couronnée de succès – est que les militants ne cherchent pas à modifier les lois ni les réglementations : ils demandent simplement aux consommateurs de changer leur habitudes et de dire non aux pailles.

Endiguer la consommation ?

Trouvées à l’origine près des fontaines distributrices de boissons dans les années 1930, les pailles sont devenues l’un des produits les plus répandus et inutiles de la planète. Il n’existe aucun chiffre global d’utilisation, mais selon le National Park Service(agence nationale américaine qui gère les parcs nationaux du domaine fédéral), les Américains utiliseraient à eux seuls près de 500 millions de pailles par jour. À l’exception des personnes qui les utilisent pour des besoins médicaux, elles ne sont aucunement nécessaires à la consommation de boissons ou d’eau.

« Il y a dix ans, les pailles n’étaient pas si utilisées. Il fallait aller dans un bar pour en avoir une. Aujourd’hui, on vous en donne une même si ne commandez qu’un simple verre d’eau glacée, » s’insurge Douglas Woodring, fondateur de la Ocean Recovery Alliance, une organisation basée à Hong-Kong qui s’emploie à réduire les déchets dans l’océan. « Je pense que la peur des microbes y est pour beaucoup. »

C’est en 2003 qu’il a constaté une augmentation de leur utilisation, après l’épidémie du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait d’abord touché la Chine puis s’était répandue dans une vingtaine de pays, dans les Amériques et l’Europe, contaminant 8 098 personnes et tuant 774 d’entre elles.

« Puis soudain, les pailles étaient partout, » dit-il. « Puis les consommateurs ont considéré comme normal d’avoir une paille, même s’ils n’en n’avaient pas besoin. »

À mesure que les pailles proliféraient, les campagnes anti-paille faisaient de même. Certaines ont même des noms accrocheurs, comme Straw Wars (en français « la guerre des pailles », en référence au film Star Wars) dans le quartier Soho de Londres, ou Straws Suck (en français « la paille ça craint »), un nom utilisé par la Surfrider Fondation. D’autres campagnes ont été organisées par des écologistes en herbe, comme celle de OneLessStraw, créée à l’initiative d’un frère et d’une sœur, Olivia Ries et Carter Ries, âgés respectivement de 7 et 8 ans.

Les déchets débordent des poubelles du marché de Brick Lane, dans l’East End de Londres. Des pailles en plastique transpercent les tas de déchets qui jonchent les rues où se tient ce marché hebdomadaire incontournable.

PHOTOGRAPHIE DE IN PICTURES LTD., CORBIS/GETTY

Si la peur des germes a conduit à une consommation mondiale de milliards de pailles, alors la vidéo de l’extraction d’un morceau de paille long de 10 centimètres dans la narine d’une tortue de mer costaricaine pourrait ralentir cette sur-consommation. Bien que la vidéo soit pénible à regarder, elle a été vue plus de 11 millions de fois sur YouTube.

Linda Booker, une réalisatrice originaire de Caroline du Nord, dont le documentaire Straws fait le tour des festivals aux États-Unis, affirme qu’elle s’est en partie inspirée de la vidéo de la tortue pour son projet de film sur les pailles. Elle a interviewé des scientifiques et a intégré les images à son film.

« Je pense que la vidéo de la paille coincée dans le nez de la tortue a en quelque sorte servi de catalyseur pour ces campagnes anti-paillse, » dit-elle.

Le dernier entrant dans cette campagne anti-pailles est la Lonely Whale Fondation, une organisation à but non lucratif fondée par l’acteur Adrian Grenier qui met sa notoriété au service de cette cause. Son programme de sensibilisation a commencé au printemps, lors d’une conférence sur les plastiques des océans à Charleston, en Caroline du Sud, en racontant qu’il avait vu un serveur servir un verre d’eau avec une paille à sa table.

« C’est bon moyen de commencer, » explique Grenier. « Souvent, les gens se retrouvent dépassés par l’importance du problème et finissent par abandonner. Nous avons besoins d’établir des objectifs atteignables au quotidien pour tout un chacun. Si nous pouvons relever le défi d’éliminer les pailles, alors ce sera déjà un bon début. À partir de là, nous pourrons progresser dans la lutte.

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Les océans pollués par des particules invisibles de plastique


La pollution est un enjeu sérieux pour les océans. Nombre de produits, comme les pneus, les vêtements synthétiques, la poussière de villes, microbilles dans les cosmétiques font des microparticules qui entre dans la chaine de l’alimentation, du poisson à notre assiette
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Les océans pollués par des particules invisibles de plastique

 

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits... (ARCHIVES AP)

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Genève

 

Les océans ne sont pas seulement pollués par les amas de déchets flottants mais aussi par des microparticules invisibles de plastique, présentes dans les pneus et les vêtements synthétiques, qui affectent les écosystèmes et la santé, avertit mercredi l’IUCN.

Elles représentent une part importante de la «soupe plastique» qui encrasse les eaux, soit entre 15 et 31% des quelque 9,5 millions de tonnes de plastique déversées chaque année dans les océans, indique l’Union internationale pour la conservation de la nature, dans un rapport.

L’IUCN, institution de référence dans de nombreux domaines environnementaux, a découvert que dans beaucoup de pays développés d’Amérique du Nord et d’Europe, la pollution de ces particules a dépassé celles des déchets plastique, qui eux font l’objet d’une gestion efficace.

«Nos activités quotidiennes, telles que laver du linge et conduire, contribuent de façon importante à la pollution qui étouffe nos océans, avec des effets potentiels désastreux sur la riche diversité de la vie sous-marine et sur la santé humaine», avertit la responsable de l’IUCN, Inger Andersen, dans un communiqué.

Ces particules se trouvent aussi dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

«Nous devons regarder plus loin que la gestion des déchets si nous voulons traiter la pollution des océans dans son ensemble», estime Mme Andesern.

Karl Gustaf Lundin, qui dirige le Programme marin et polaire au sein de l’IUCN, reconnaît que peu d’études ont été effectuées sur l’impact sur la santé de ces minuscules particules qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire ou des ressources en eau.

Mais, explique-t-il à l’AFP, elles sont suffisamment petites pour s’infiltrer dans les membranes, «et donc nous devons supposer qu’il y aura probablement un impact considérable».

L’IUCN demande donc aux fabricants de pneus et de vêtements d’innover pour rendre leurs produits moins polluants.

M. Lundin suggère également que le caoutchouc soit à nouveau plus largement utilisé dans la fabrication des pneus, que les enduits plastiques soient bannis dans l’industrie textile et que les fabricants de lave-linge installent des filtres à micro, voire, nanoparticules de plastique.

La situation est particulièrement inquiétante dans l’Arctique, la plus grande source de produits de la mer pour l’Europe et l’Amérique du Nord, note M. Lundin.

«Il semble que les microplastiques soient congelés dans la glace et comme leur présence abaisse le point de fusion de la glace, vous constatez une disparition plus rapide de la glace de mer», at-il expliqué.

Quand la glace fond, elle relâche du plancton qui attire les poissons, ce qui permet aux particules de plastique «de pénétrer directement dans notre chaîne alimentaire».

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Norvège: l’estomac d’une baleine échouée contenait 30 sacs de plastique


Une baleine est victime de notre inconscience des matières plastiques. Elle s’est échouée et les zoologistes ne pouvaient pas la sauver, et ils ont vu l’horreur dans son intestin
Triste sort pour de nombreux animaux qui vivent grâce à la mer
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Norvège: l’estomac d’une baleine échouée contenait 30 sacs de plastique

 

PC  |  Par La Presse canadienne

Des zoologistes norvégiens ont retrouvé une trentaine de sacs et d’autres objets de plastique dans l’estomac d’une baleine à bec qui s’était échouée sur une plage du sud-ouest du pays.

La baleine de deux tonnes était visiblement malade et a dû être euthanasiée.

Un expert, Terje Lislevand, a révélé que son estomac était rempli de plastique et que son intestin ne contenait que les restes de la tête d’un calmar. La baleine n’avait plus qu’une mince couche de gras.

M. Lislevand a dit que cela explique probablement pourquoi elle s’est échouée à répétition samedi dernier dans les eaux peu profondes au large de Sotra, une île à l’ouest de Bergen, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Oslo.

La baleine de six mètres était une adulte.

L’ONU estime qu’environ huit millions de tonnes de déchets de plastique sont jetées dans les océans chaque année.

 

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Payer avec des déchets


C’est une idée qui prend son chemin, d’abord un projet au Pérou et en Haïti et il pourrait s’étendre à d’autres pays pauvres. Peut-être qu’un jour cela sera une norme partout dans les pays riches
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Payer avec des déchets

 

iStockphoto

Photo: iStockphoto

Il pourrait bientôt y avoir plus de plastique que de poissons dans les océans. Et si on transformait ces déchets en monnaie d’échange pour renverser la vapeur?

Si la tendance se maintient, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050, selon une récente étude de la fondation britannique Ellen MacArthur. Le Canadien David Katz a la ferme intention de freiner cette tendance. Son idée? Transformer les déchets de plastique qui polluent les plages et les cours d’eau en monnaie d’échange pour aider les populations démunies.

«Le problème avec les déchets, c’est que les gens les perçoivent comme des déchets», dit ce résidant de Vancouver.

Son entreprise, The Plastic Bank, invite la population à récolter les déchets de plastique avant qu’ils atteignent les océans et à les rapporter dans l’un de ses centres de recyclage, en échange de biens — du combustible écologique pour la cuisson, par exemple. David Katz et ses associés revendent ce «plastique social» (c’est ainsi qu’ils le nomment) à des entreprises soucieuses de leur image. Après un projet-pilote au Pérou, l’entreprise a créé une trentaine de points de collecte en Haïti. Elle compte étendre le modèle dans le monde entier, en visant d’abord les pays pauvres.

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L’oiseau de mer qui aime l’odeur du plastique


Les scientifiques pensent que les oiseaux de mer qui se nourrissent de plastique ne sont pas attirer par la vision, mais l’odeur qui ressemblerait au plancton
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L’oiseau de mer qui aime l’odeur du plastique

 

Une sterne (photo Wikipedia Commons)

(Agence Science-Presse) Pourquoi les oiseaux de mer avalent-ils autant de plastique? Peut-être parce que ça sent bon.

Étonnamment en effet, un bouchon de plastique, après quelques jours en mer, va dégager une odeur similaire au plancton —assez, du moins, pour attirer l’attention de l’oiseau de mer. L’odeur provient des algues qui « colonisent » les objets en question.

Si cette conclusion se confirme, elle ira à l’encontre d’une croyance répandue, selon laquelle les oiseaux repèrent plutôt ces objets grâce à leurs couleurs vives. Or, les biologistes en doutent, tant ces oiseaux s’orientent beaucoup plus par leur odorat que par leur vision.

S’appuyant sur les chimistes, qui savent que l’odeur en question est celle du sulfure de diméthyle (DMS), le biologiste Matthew Savoca s’est penché sur les oiseaux de mer que l’on sait depuis peu être les plus susceptibles d’avoir l’estomac rempli d’objets de plastique —et il a constaté qu’ils sont aussi les plus susceptibles de sentir le DMS. Une expérience en mer consistant à accrocher des centaines d’objets de plastique à un filet, pour les récupérer trois semaines plus tard, a permis aussi de confirmer en laboratoire que ces objets, ou plus exactement les micro-algues qui s’y sont accrochées, dégagent une certaine quantité de DMS. L’étude est parue le 9 novembre dans la revue Science Advances.

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Tortues et oiseaux, premières victimes des sacs plastiques


On peut dire que la France semble faire un grand coup pour l’environnement. Les sacs de plastiques seront interdits non pas juste dans quelques villes, mais plutôt dans tout le pays entier. Et Paris interdit tout véhicules datant d’avant 1997.
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Tortues et oiseaux, premières victimes des sacs plastiques

 

Même en petits morceaux, le sac plastique reste... (Photo Linny Morris, Archives The New York Times)

Même en petits morceaux, le sac plastique reste indigeste et provoque des occlusions intestinales chez les animaux, qui finissent souvent par mourir de faim après des semaines de souffrance.

PHOTO LINNY MORRIS, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

CÉCILE AZZARO
Agence France-Presse
PARIS

Les tortues, dauphins ou oiseaux sont les premières victimes des sacs plastiques jetables, des déchets non-biodégradables qui envahissent aussi les racines des palétuviers et dont l’interdiction est entrée en vigueur vendredi à Paris.

Cette interdiction est donc accueillie avec satisfaction dans les territoires français d’Outremer, où évoluent ces animaux.

Miti, une petite tortue imbriquée de 10 kg a failli en faire les frais. À La Réunion, cette tortue connue de tous les apnéistes a été remise à la mer mardi, après plusieurs mois de soins, après avoir avalé un sac plastique dérivant dans l’eau, qu’elle avait confondue avec une méduse, comme beaucoup de ses congénères avant elle.

La matière provoque des occlusions intestinales et l’animal finit souvent par mourir de faim après des semaines de souffrance.

«Presque toutes les tortues qui arrivent ont du plastique dans l’estomac», selon Stéphane Ciccione, directeur du centre de soins Kélonia, heureux de l’interdiction mais lucide. «Les gens sont responsabilisés, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg».

Même constat pour Émilie Dumont-Dayot, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage de Martinique. Si l’interdiction des sacs jetables permet «de régler le problème des déchets plastiques à la source», elle rappelle que les tortues avalent toutes sortes d’autres déchets, comme celle qui avait ingéré une pelote de fil en nylon utilisée par les pêcheurs.

Même en petits morceaux, le sac plastique reste indigeste. Il se retrouve en microparticules dans l’estomac des tortues ou poissons, souligne Mariane Aimar, responsable pédagogique de l’École de la mer, en Guadeloupe. Pour elle, il faudrait une concertation régionale dans toute la Caraïbe, pour en finir avec les sacs.

«Si tout le monde arrête vraiment, on peut s’attendre à des effets dès l’année prochaine».

En Polynésie et Nouvelle-Calédonie, où l’environnement est une compétence locale et non nationale, l’interdiction des sacs plastiques n’est pas applicable, mais les autorités y réfléchissent.

Bannir le plastique des océans

«Les sacs ont un impact important sur la faune marine. Il faut trouver une alternative», insiste Matthieu Petit, biologiste responsable de la clinique des tortues de Moorea, en Polynésie. «Il faut qu’on bannisse le plastique des océans.»

Une nécessité aussi pour Marc Oremus, du WWF à Nouméa.

Les sacs jetables sont «un fléau pour les cétacés, les tortues, les oiseaux», dit-il, évoquant ces deux baleines à bec échouées dans le sud de l’île, des sacs dans l’estomac.

Ils dégradent aussi les mangroves en se coinçant dans les racines de palétuviers, souligne l’association environnementale Caledoclean.

À Mayotte, l’interdiction des sacs plastiques à usage unique est intervenue en 2006. Un arrêté préfectoral avait anticipé leur impact néfaste sur l’environnement, et notamment sur les espèces animales fréquentant le lagon.

Il ne reste dans l’île que les sacs plastiques alimentaires, plus fins, qui ne seront interdits qu’au 1er janvier 2017 dans toute la France.

Mais Degas en 2014, «le spectacle de sacs plastiques accrochés aux racines de palétuviers était beaucoup moins fréquent», a salué l’association Les Naturalistes de Mayotte.

Du côté des commerçants, l’interdiction a été bien anticipée et n’est plus un sujet, souligne la Fédération des entreprises d’Outre-mer (Fedom).

«Nous avons éliminé les sacs de caisse depuis très longtemps dans la plupart des enseignes», précise Alex Alivon, secrétaire général de la grande distribution en Martinique. «Ils ont été remplacés par les cabas payants et réutilisables et la clientèle s’en accommode très bien».

Dans l’ouest guyanais, les commerçants ont même devancé l’interdiction. Ils ne distribuent plus de sacs plastiques «depuis le 1er mars, parce que ça fait trop longtemps qu’on attend», explique Alain Chung, président de Saint Fa Foei Kon, association chinoise de Saint-Laurent du Maroni qui rassemble 150 points de vente.

Il dit économiser «6000 sacs par mois» dans ses deux supérettes.

Selon lui, 30% de la population «commence à venir avec ses sacs», mais «les sachets» constituent encore un «point de discorde dans les magasins».

Désormais, il propose les cabas, payants, ainsi que des sacs bio, à 10 centimes. Problème, le fournisseur de sac bio «est déjà en rupture depuis un mois».

La France se met au vert

La France a franchi vendredi une étape dans la protection de l’environnement avec l’entrée en vigueur de l’interdiction des sacs plastiques distribués dans tous les commerces et des véhicules les plus polluants à Paris.

Boulangeries, boucheries, pharmacies, drogueries, petites et grandes surfaces et marchés doivent désormais remplacer les sacs plastiques fins distribués à leurs clients par des sacs en papier, en tissu ou en plastique épais.

Les sacs plastiques fins, qui ne peuvent pas être réutilisés, mettent plusieurs centaines d’années à se dégrader. Ceux qui finissent dans la nature sont une source de pollution majeure, en particulier pour les océans: selon le ministère de l’Environnement, les estomacs de 94% des oiseaux de la mer du Nord contiennent du plastique, comme 86% des espèces de tortues marines.

En janvier 2017, une nouvelle étape sera franchie : les sacs et emballages en plastique délivrés en rayons pour emballer les denrées alimentaires seront également supprimés. Seuls les sacs «biosourcés» (avec une teneur en matière végétale comme l’amidon de pomme de terre ou le maïs) et compostables en compostage domestique, pourront être utilisés pour ces usages.

Autre interdiction, à Paris cette fois: la circulation des véhicules les plus polluants immatriculés avant le 1er janvier 1997 et les deux-roues antérieurs à juin 1999. La règle sera valable en semaine, de 8 h à 20 h locales, dans Paris intramuros.

Selon la mairie, la mesure touchera quelque 10 000 véhicules sur les quelque 600 000 qui circulent chaque jour dans Paris. La ville a proposé aux Parisiens qui veulent abandonner leur voiture désormais interdite de circulation des aides pour un abonnement au métro ou aux vélos et voitures électriques en libre service.

Une trentaine de policiers étaient stationnés vendredi sur la place de la Nation à Paris pour effectuer les premiers contrôles.

En cas de non-respect, la contravention se monte à 35 euros cette année, et à 68 euros pour les véhicules particuliers et 135 euros pour les poids lourds à partir de 2017.

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, 50% de la pollution vient des véhicules qui ont plus de dix ans.

Sur un an, 90% de la population parisienne est exposée à des niveaux d’oxyde d’azote supérieur aux valeurs limites de l’Union européenne.

Et selon les statistiques officielles, les habitants des grandes agglomérations perdent de six à huit mois d’espérance de vie à cause de la pollution de l’air. La pollution provoque 48 000 décès par an en France, sept millions dans le monde.

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