L’île déserte aux 38 millions de débris


La pollution est vraiment partout et les débris de plastique causent de gros dommages à l’environnement, et à des coins insoupçonnables. Comme une île dans le Pacifique Sud qui n’a pratiquement pas de visite sauf des expéditions scientifiques à tous les 5 à 10 ans. Pourtant cette île est à 5 000 kilomètres du premier grand centre urbain et près du gigantesque tourbillon de débris transporter par les courants marins
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L’île déserte aux 38 millions de débris

 

L'île Henderson est déserte et est située à... (PHOTO Gemunu Amarasinghe, Archives Associated Press)

L’île Henderson est déserte et est située à plus de 5000 kilomètres du premier grand centre urbain. Pourtant, elle est parmi les endroits où la densité de débris de plastique est la plus forte.

PHOTO GEMUNU AMARASINGHE, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

L’une des îles les plus isolées du monde, située dans le Pacifique sud, a la plus forte densité de débris plastiques de la planète, révèle une étude qui montre l’étendue de la pollution des océans par ces déchets menaçant les écosystèmes marins.

Même si l’île Henderson est déserte et à plus de 5000 kilomètres du premier grand centre urbain, ses plages sont jonchées de près de 38 millions de morceaux de plastique, ont estimé les chercheurs dont les travaux sont parus hier dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Une autre étude publiée récemment dans la revue américaine Science Advances avait révélé que l’océan Arctique, pourtant peu habité, est un cul-de-sac pour les débris plastiques flottant dans le nord de l’Atlantique.

L’île Henderson fait partie des quatre îles britanniques Pitcairn, d’une superficie totale de 47 km2. Elle est tellement isolée qu’elle n’est visitée que tous les cinq ou dix ans pour des expéditions scientifiques.

Mais elle se trouve à proximité du centre du gyre du Pacifique sud, un gigantesque tourbillon où s’accumulent les débris transportés par les courants marins venant d’Amérique du Sud ou provenant des bateaux.

Lors de la plus récente expédition scientifique dans l’île Henderson, menée par des scientifiques de la Royal Society for the Protection of Birds, une ONG britannique, la principale auteure de cette étude, Jennifer Lavers, a compté jusqu’à 671 morceaux de plastique au mètre carré sur les plages. Cela représente la plus forte densité de déchets jamais mesurée.

« Sur la base de nos échantillons prélevés sur cinq sites, nous avons estimé que plus de 17 tonnes de déchets plastiques se sont déposés dans l’île et que plus de 3570 nouveaux débris s’échouent quotidiennement sur une seule de ses plages. » – Jennifer Lavers

Selon cette chercheuse, « il est probable que ces estimations minimisent l’ampleur de l’accumulation des débris dans cette île ».

PLUSIEURS DANGERS

Elle explique que les chercheurs ont pu seulement dénombrer les morceaux à partir d’une taille de deux millimètres, et ce, jusqu’à une profondeur de dix centimètres dans le sable. Sans compter le fait qu’il n’a pas été possible de collecter des débris le long des falaises et des parties rocheuses de la côte.

« Ce que l’on constate dans l’île Henderson montre qu’il n’y a pas de lieu qui échappe à la pollution par le plastique, même les plus éloignés dans nos océans », déplore la scientifique, soulignant le risque pour les écosystèmes marins.

Les débris plastiques représentent plusieurs dangers pour les espèces animales, explique-t-elle. Ils créent des obstacles qui empêchent certains animaux, comme les tortues, d’accéder aux plages pour y pondre, et peuvent aussi être ingérés.

Une étude citée par ces chercheurs a montré que plus de 200 espèces de poissons, crustacés et mammifères pourraient être menacées par une ingestion de plastique, ainsi que 55 % des oiseaux marins dans le monde.

Plus de 300 millions de tonnes de plastique produites annuellement dans le monde ne sont pas recyclées, précise Jennifer Lavers.

Vu que ce plastique peut subsister très longtemps dans la nature, l’impact sur les océans est durable, pointe-t-elle.

Environ huit millions de tonnes de débris plastiques sont déversées tous les ans dans les mers et océans du globe, indiquait une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

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Boire ou non l’eau du robinet?


Est-il mieux de boire de l’eau du robinet ou pas ? Je dois dire que j’aimerais avoir la même eau que ma ville natale. Elle n’a pas cet arrière-goût que je retrouve présentement chez moi. Je suis incapable de boire l’eau directement du robinet à cause du goût. Par soucis, environnementaux, j’ai délaissé à 99 % la bouteille de plastique. Alors, ma solution est d’ajouter du citron dans une bouteille réutilisable, Cependant, il semble clair qu’il y a toujours des résidus dans l’eau potable qu’on ne peut pas vraiment se débarrasser.
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Boire ou non l’eau du robinet?

 

L'eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

 

ISABELLE MORIN, ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

L’eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient de petites quantités d’une foule de produits chimiques. Devraiton s’en inquiéter? Jusqu’à filtrer notre eau à la maison, ou même à privilégier l’eau en bouteille?

L’eau potable en cinq questions

En mars, une sortie publique de l’organisation écologiste Équiterre alertait la population au sujet de la présence d’un pesticide dangereux dans l’eau potable, l’atrazine. Le point en cinq questions.

1- Que trouve-t-on dans l’eau du robinet?

Les méthodes de chimie analytique étant désormais très performantes, il est possible de trouver des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides. Des métaux lourds également, dont le plomb, des bactéries et des sous-produits de chlore utilisé dans le processus de désinfection. Le mois dernier, Équiterre a alerté la population au sujet de la présence de résidus d’atrazine, un pesticide très utilisé depuis les années 60, dans l’eau potable. Les taux moyens de ce contaminant détectés par le scientifique Sébastien Sauvé (116 ng/l) sont inférieurs à la norme en vigueur ici (3500 ng/l), mais supérieurs à celle adoptée en Europe (100 ng/l), où l’atrazine est interdite depuis une douzaine d’années, mais encore détectée dans des cours d’eau.

«Ce qu’on retrouve, c’est moins de 10 % de la norme elle-même pour bon nombre de pesticides, précise toutefois Denis Gauvin, conseiller scientifique à l’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) sur les dossiers de l’eau potable. Il faut mettre en perspective les risques qu’ils représentent pour la santé.»

 

2- Comment les eaux sont-elles traitées?

L’eau brute est traitée en fonction de son niveau de contamination bactériologique (E. coli, coliformes fécaux et entérocoques) et chimique, ce qui englobe les contaminants naturels et ceux produits par les humains (pesticides, nitrates, hydrocarbures). Plus les analyses démontrent qu’une eau est dégradée, plus les exigences du traitement sont élevées, explique Denis Gauvin. Et plus la population desservie est importante, plus les échantillonnages sont fréquents.

Le plus grand risque à gérer pour l’eau potable est de nature microbiologique, selon Benoît Barbeau, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en eau potable, et c’est là qu’on investit d’abord en désinfectant l’eau. Pour ce faire, on utilise du chlore, dont il reste des sous-produits dans l’eau du robinet. Jusqu’à 100 fois plus que les pesticides.

 «On accepte qu’il en reste dans l’eau, parce qu’on estime que les bénéfices surpassent de loin les risques pour la santé», souligne toutefois Benoît Barbeau.

 L’eau peut ensuite être contaminée de nouveau dans le réseau de distribution, notamment par la présence de plomb dans la plomberie domestique, un métal lourd reconnu comme étant nuisible à la santé, en particulier pour les enfants et les foetus.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

3- L’eau du robinet est-elle bonne à boire?

Réponse courte: oui. Plusieurs experts l’ont confirmé à La Presse.

«Je bois l’eau du robinet. Souvent», dit Sébastien Sauvé, le chimiste qui a fait les analyses utilisées par Équiterre.

Il ajoute cependant que, «par précaution», il a aussi une cruche de 18 litres à la maison. Il juge que, sur certains plans, on est dans une «zone grise».

«Il y a une multitude de produits qui sont à des niveaux de traces dans l’eau, et la science n’a pas établi de seuil d’impact [sur la santé] pour quantité de ces produits», précise-t-il.

«On ne peut jamais être sûr à 100 %», convient Denis Gauvin. Des pesticides ont été retrouvés dans un très faible nombre d’analyses (0,4 %, dit-il) et les quantités observées «respectent toutes les normes et se situent majoritairement à moins de 10 % de la norme».

L’enjeu des microcontaminants exige d’être envisagé de manière beaucoup plus globale et nuancée, estime Benoît Barbeau, qui déplore que l’accent ne soit mis que sur l’eau potable.

«On est exposé par de multiples sources, entre autres la nourriture. Surtout pour les pesticides, notre exposition vient principalement des fruits et des légumes», dit-il. 

4- Nos normes sont-elles assez sévères?

Benoit Barbeau assure que les normes québécoises en matière d’eau potable sont parmi les plus sévères au monde. Il existe différentes technologies qui permettraient d’enlever un peu plus de certains contaminants, selon Sébastien Sauvé, mais qui coûteraient plus cher. Le chercheur avoue ne pas se sentir rassuré par la norme canadienne au sujet de l’atrazine, mais ne plaide pas forcément pour l’adoption de la norme européenne.

«Les deux sont probablement exagérées», dit-il.

La nôtre, trop permissive et celle de l’Europe, trop restrictive. Il juge qu’il faut s’appuyer sur des critères basés sur le risque, qui tiendrait compte d’un principe de précaution.

 «Ça revient à une question de coût-bénéfice. Il n’y a pas que l’eau potable qui demande des fonds pour s’améliorer», dit Benoît Barbeau, qui n’est pas convaincu que c’est en investissant davantage dans l’eau potable qu’on va avoir le meilleur impact global sur la santé publique. «Il faut aller à la source», dit-il.

Mieux traiter les eaux usées rejetées dans le fleuve, par exemple, qui deviennent ensuite une source d’eau potable.

5- Pourquoi boire de l’eau?

Le corps est composé à 65 % d’eau. C’est plus encore pour le cerveau, qui en contient 76 %. L’eau contribue à l’ensemble des processus vitaux: elle sert entre autres à réguler la température corporelle, permet l’activité neurologique du cerveau et est nécessaire au transport des nutriments à travers le corps. Elle contient également des minéraux essentiels pour la santé. Puisqu’une partie de cette eau est éliminée continuellement, notamment à travers l’urine et la transpiration, il est vital de la renouveler tout au long de la journée par l’alimentation ou les boissons. Il est recommandé d’en consommer environ 3 litres chaque jour, dont 1,5 à 2 litres sous forme liquide. En boire à petites doses fréquentes permet d’éviter la déshydratation. L’eau est la meilleure de toutes les boissons, disent les nutritionnistes. Elle est neutre, sans sucre «et elle ne coûte rien», fait remarquer la nutritionniste Marie-Claude Paquette, aussi conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

«Ça devrait toujours être notre premier choix pour se désaltérer.»

Il est possible de trouver dans l'eau potable... (PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE) - image 3.0

Il est possible de trouver dans l’eau potable des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides.

PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE

Que faire à la maison?

L’eau du robinet est généralement bonne à boire, disent les experts, mais dans le doute, on peut toujours améliorer sa qualité. Deux principales options s’offrent à nous.

Filtre au charbon activé

Le plus commun des systèmes de filtration domestique est celui au charbon, souvent vendu sous forme de pichet, comme c’est le cas des fabricants PUR et BRITA. Il en existe des versions qui vont directement sur le robinet.

Comment ça fonctionne: le charbon activé agit comme épurateur. Il est souvent combiné à des résines qui décontaminent par échange d’ions.

Avantages et limites du produit:

«Ça fonctionne relativement bien pour le plomb», estime Sébastien Sauvé.

Pour ce qui est des résidus de médicaments ou de pesticides, ils peuvent aussi être atténués d’au moins 50 %, estime Benoît Barbeau, selon les filtres. Les tests effectués par le chercheur Sébastien Sauvé et son équipe ne se sont toutefois pas avérés concluants sur le plan des pesticides, mais les enlever ne faisait pas partie des prétentions des fabricants de ces produits, précise le chercheur.

Inconvénients: Ils sont économiques à l’achat, mais le renouvellement des filtres est cher à l’usage. Ceux-ci doivent être changés environ tous les trois mois.

Mise en garde: Il ne doit jamais être utilisé avec de l’eau chaude puisque, dans ce cas, le charbon «relâche ce qu’il avait capté». Ce phénomène peut aussi se produire si on ne change pas son filtre assez souvent. Benoît Barbeau insiste: le filtre doit être certifié NSF53 ou NSF42.

«Il y a beaucoup de filtres qui ne sont pas certifiés», dit-il, en faisant notamment référence aux produits vendus sur l’internet.

Prix: à partir d’environ 15 $. Prix cartouches: à partir d’environ 8 $

Osmose inverse

Les versions domestiques de ces systèmes s’installent normalement sous l’évier.

Comment ça fonctionne: dans un système de purification par osmose inverse, la pression force l’eau à traverser une membrane très fine. Elle ne laisse passer que l’eau et retient minéraux et contaminants, résume Sébastien Sauvé.

Avantages et limites du produit:

«Ce n’est pas une barrière absolue, mais c’est une barrière très, très performante. Tellement qu’elle enlève à la fois les micropolluants et des sels minéraux. On se retrouve alors à boire une eau déminéralisée. Et ça, ce n’est pas souhaitable pour la santé», dit Benoit Barbeau.

Inconvénients: Ce système est coûteux et nécessite un entretien soigné.

«C’est du gaspillage d’argent», juge Benoît Barbeau, qui croit qu’on peut faire d’autres dépenses et faire certains gestes pour éviter de consommer des micropolluants ou des pesticides.

Acheter des fraises bios, par exemple, puisque c’est l’aliment qui compte le plus de résidus de pesticides selon la liste d’EWG.

Prix: Les grandes surfaces en vendent à partir de 150 $, mais il y en a de beaucoup plus chers. Le coût associé à l’entretien est également élevé.

Et l’eau en bouteille?

En faisait abstraction du fait qu’il faut disposer de son contenant, ce qui a un impact environnemental important, l’eau en bouteille est-elle un choix plus santé? Réglons le cas du plastique:

«plus il est souple, plus il est susceptible de dégager des particules», dit Sébastien Sauvé.

En particulier si on laisse la bouteille au soleil dans la voiture. Le risque de dégradation est toutefois moindre avec les grosses cruches en plastique. Par ailleurs, une eau n’est pas nécessairement de meilleure qualité parce qu’elle est mise en bouteille, signale Benoît Barbeau. Elle peut même être moins bonne que celle du robinet. La pollution générée par les bouteilles de plastique constitue aussi un enjeu majeur: elles se retrouvent par dizaines de millions dans les sites d’enfouissement québécois, rappelle la coalition Eau secours.

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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants


L’image me fait penser à la pub de Coca-Cola avec des ours polaires, sauf que cette image-ci représente une triste réalité de la pollution des océans. Pour les chercheurs, il est surprenant de voir autant de matières plastiques dans cette zone de la mer et qui viendrait d’assez loin
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L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants

 

Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à... (ARCHIVES REUTERS)

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

L’océan Arctique est un cul-de-sac pour les débris en plastique flottant dans le nord de l’Atlantique, ont déterminé des scientifiques qui mettent en garde contre les risques présentés par cette pollution d’un écosystème unique.

Cette étude, publiée dans la revue américaine Science Advances, confirme que les objets et matériaux en plastique sont abondants et répandus dans les eaux à l’est du Groenland et du nord de la Scandinavie, alors même que ces régions sont peu peuplées. Les déchets, normalement, devraient y être nettement moins importants.

Ces observations montrent l’importance de bien gérer la collecte des déchets plastiques à leur source, car une fois dans l’océan, leur destination peut être imprévisible, relèvent ces scientifiques.

Les mers semi-fermées comme la Méditerranée, dont les pourtours sont très peuplés, sont fortement polluées par du plastique.

Mais de telles accumulations n’étaient pas attendues à des latitudes polaires peu peuplées.

En 2013, pendant l’expédition Tara Oceans menée avec la goélette scientifique française, des chercheurs dont Andrés Cózar, un scientifique de l’Université de Cadiz en Espagne, ont repêché à l’aide de filets des débris en plastique.

La plus grande partie de l’océan arctique était peu polluée par ces morceaux de plastique, précise l’étude.

Mais ces débris étaient en revanche très abondants dans les eaux baignant le Groenland et dans la mer de Barents située au nord de la Norvège et de la Russie occidentale.

110 millions de tonnes 

Selon ces chercheurs, il y aurait des centaines de tonnes de déchets et fragments de plastiques flottant à la surface sans compter ce qui se trouve déjà dans les fonds marins.

La proportion de certains types de débris dans les échantillons récupérés par les membres de l’expédition leur fait penser qu’ils viennent de très loin, comme par exemple des côtes d’Europe du nord, du Royaume-Uni et de l’est des États-Unis.

Une partie de ces déchets pourrait aussi provenir des navires croisant dans les eaux locales, selon ces chercheurs.

Ces derniers ont suivi le cheminement des déchets de plastique dans le Nord de l’océan Atlantique avec 17 000 bouées qui sont des relais de satellites. Ces observations ont confirmé que cette pollution vers les régions polaires suivait un courant appelé circulation thermohaline.

Selon cette étude, les débris de plastique flottant dans l’Arctique représentent actuellement moins de 3% du total mondial mais pourrait continuer à augmenter avec ce courant marin.

Il est estimé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversés annuellement dans les océans, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

Il paraîtrait également que de petits fragments de plastiques sont absorbés par les poissons et les autres espèces marines sans que l’on sache les effets sur leur santé et celles des personnes qui les consomment.

Les scientifiques pensaient enfin que ces déchets en plastique s’accumulaient surtout dans des tourbillons subtropicaux formés par des grands courants qui convergent au milieu des bassins océaniques.

Mais en fait, il semblerait que seulement 1% de cette pollution de matière plastique se concentre dans ces grands tourbillons et d’autres endroits à la surface des océans.

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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique


Bien que les gouvernements et les entreprises ont un grand rôle à jouer pour le combat de la pollution des océans et de la pollution en général, chacun de nous devons changer certaines mauvaises habitudes qu’on croyait inoffensifs est un danger absolu pour les animaux marins. Pour voir un exemple d’une paille dans la narine de la tortue cliquer ici. Les pailles sont un désastre pour ces animaux et cet accessoire n’est pas nécessaire sauf pour des cas médicaux. Ce sont des petits gestes qui ensemble peut changer les choses ..
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La guerre des pailles : la lutte pour débarrasser les océans du plastique

 

Chaque année, l’équivalent de cinq sacs remplis de déchets de plastique disposés tous les 30 centimètres le long de la côte, se répandent dans les océans. Ici, sur une île isolée de la mer des Caraïbes, des bouteilles, des emballages et des pailles en plastique sont jetés à l’eau, s’échouent sur le rivage et recouvrent la plage.

PHOTOGRAPHIE DE ETHAN DANIELS, ALAMY

Chaque jour, les Américains utilisent près de 500 millions de pailles. De nombreux militants souhaitent réduire leur utilisation.

Sur les huit millions de tonnes de déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans du monde chaque année, la paille en plastique n’est certainement pas la plus présente.

Pourtant, ce petit tube fin, dont l’utilité pour la consommation de boissons est complètement superflue, est au centre d’une campagne environnementale grandissante visant à sensibiliser contre l’utilisation des pailles pour sauver les océans.

Petites et légères, les pailles ne se retrouvent que trop rarement dans les poubelles de recyclage, un problème qui peut être observé sur les plages. Et bien que les pailles ne représentent qu’une infime fraction du plastique polluant les océans, leur taille en font l’un des pollueurs les plus nocifs car ils s’enchevêtrent et les animaux marins et les poissons les consomment. Du reste, une vidéo de 2015 dans laquelle des scientifiques retirent une paille enfoncée dans le nez d’une tortue de mer a fait beaucoup parler d’elle.

« Faire le choix de ne pas utiliser de paille en plastique c’est à la fois contribuer à la propreté des plages et prendre conscience des effets néfastes du plastique dans les océans, » explique Jenna Jambeck, un professeur en génie environnemental de l’Université de Géorgie dont l’étude pionnière en 2015 a permis de mesurer pour la première fois la quantité de débris pénétrant l’océan chaque année. « Si vous pouvez faire ce choix, alors peut-être que vous pouvez en faire davantage. »

Les pailles se placent en dernière position d’une longue liste de produits en plastique prohibés, taxés ou boycottés établie afin d’endiguer la pollution par déchets plastiques des océans avant qu’elle ne décime la population de poissons, un scénario qui risquerait de se réaliser d’ici 2050 selon une étude. 

L’automne dernier, la Californie est devenue le premier État des États-Unis à interdire les sacs en plastique, se joignant aux efforts de plusieurs autres nations qui le faisait déjà, comme le Kenya, la Chine, le Bangladesh, le Rwanda et la Macédoine. La France a non seulement interdit les sacs en plastique, mais elle est devenue le premier pays à interdire également les assiettes, les gobelets ainsi que couverts en plastique à partir de 2020. San Francisco a interdit le polystyrène, y compris les gobelets, les récipients alimentaires, les emballages ainsi que les jouets de plage en styromousse. Quant à Rhode Island, les lâchers de ballons sont dans le collimateur des militants, après que près de 2 200 ballons ont été ramassés sur les côtes de l’île Aquidneck au cours des quatre dernières années.

L’industrie des plastiques trouve la moindre occasion pour s’opposer aux interdictions. Les fabricants de sacs ont quant à eux persuadé des législateurs de Floride, du Missouri, d’Idaho, d’Arizona, du Wisconsin et d’Indiana d’adopter une loi condamnant les interdictions des sacs.

Keith Christman, directeur général des marchés plastique pour l’American Chemistry Council (Conseil américain de l’industrie de la chimie), soutient que l’industrie s’opposera à tout effort visant à proscrire les pailles en plastique.

Les interdictions de produits individuels s’accompagnent souvent de « conséquences imprévues », affirme Christman.

Les produits de substitution peuvent causer plus de dommages environnementaux que les produits en plastique qui ont étés interdits, ajoute-t-il. Dans certains cas, les produits annoncés comme biodégradables s’avèrent ne pas l’être. Pis encore, il arrive que le comportement des consommateurs change. Lorsque San Francisco a interdit les produits de styromousse, dit-il, un audit des déchets a révélé que si la quantité de déchets de gobelets en styromousse avait diminué, celle des déchets de gobelets en carton avait quant à elle augmenté.

« Nous aurions réellement besoin d’une bonne structure de traitement des déchets dans les pays qui sont la source principale de ce problème, » dit-il. « En Asie, les pays à croissance rapide ne disposent pas d’une telle structure. »

La raison pour laquelle la campagne anti-pailles se distingue des autres initiatives – et pourquoi elle pourrait être couronnée de succès – est que les militants ne cherchent pas à modifier les lois ni les réglementations : ils demandent simplement aux consommateurs de changer leur habitudes et de dire non aux pailles.

Endiguer la consommation ?

Trouvées à l’origine près des fontaines distributrices de boissons dans les années 1930, les pailles sont devenues l’un des produits les plus répandus et inutiles de la planète. Il n’existe aucun chiffre global d’utilisation, mais selon le National Park Service(agence nationale américaine qui gère les parcs nationaux du domaine fédéral), les Américains utiliseraient à eux seuls près de 500 millions de pailles par jour. À l’exception des personnes qui les utilisent pour des besoins médicaux, elles ne sont aucunement nécessaires à la consommation de boissons ou d’eau.

« Il y a dix ans, les pailles n’étaient pas si utilisées. Il fallait aller dans un bar pour en avoir une. Aujourd’hui, on vous en donne une même si ne commandez qu’un simple verre d’eau glacée, » s’insurge Douglas Woodring, fondateur de la Ocean Recovery Alliance, une organisation basée à Hong-Kong qui s’emploie à réduire les déchets dans l’océan. « Je pense que la peur des microbes y est pour beaucoup. »

C’est en 2003 qu’il a constaté une augmentation de leur utilisation, après l’épidémie du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait d’abord touché la Chine puis s’était répandue dans une vingtaine de pays, dans les Amériques et l’Europe, contaminant 8 098 personnes et tuant 774 d’entre elles.

« Puis soudain, les pailles étaient partout, » dit-il. « Puis les consommateurs ont considéré comme normal d’avoir une paille, même s’ils n’en n’avaient pas besoin. »

À mesure que les pailles proliféraient, les campagnes anti-paille faisaient de même. Certaines ont même des noms accrocheurs, comme Straw Wars (en français « la guerre des pailles », en référence au film Star Wars) dans le quartier Soho de Londres, ou Straws Suck (en français « la paille ça craint »), un nom utilisé par la Surfrider Fondation. D’autres campagnes ont été organisées par des écologistes en herbe, comme celle de OneLessStraw, créée à l’initiative d’un frère et d’une sœur, Olivia Ries et Carter Ries, âgés respectivement de 7 et 8 ans.

Les déchets débordent des poubelles du marché de Brick Lane, dans l’East End de Londres. Des pailles en plastique transpercent les tas de déchets qui jonchent les rues où se tient ce marché hebdomadaire incontournable.

PHOTOGRAPHIE DE IN PICTURES LTD., CORBIS/GETTY

Si la peur des germes a conduit à une consommation mondiale de milliards de pailles, alors la vidéo de l’extraction d’un morceau de paille long de 10 centimètres dans la narine d’une tortue de mer costaricaine pourrait ralentir cette sur-consommation. Bien que la vidéo soit pénible à regarder, elle a été vue plus de 11 millions de fois sur YouTube.

Linda Booker, une réalisatrice originaire de Caroline du Nord, dont le documentaire Straws fait le tour des festivals aux États-Unis, affirme qu’elle s’est en partie inspirée de la vidéo de la tortue pour son projet de film sur les pailles. Elle a interviewé des scientifiques et a intégré les images à son film.

« Je pense que la vidéo de la paille coincée dans le nez de la tortue a en quelque sorte servi de catalyseur pour ces campagnes anti-paillse, » dit-elle.

Le dernier entrant dans cette campagne anti-pailles est la Lonely Whale Fondation, une organisation à but non lucratif fondée par l’acteur Adrian Grenier qui met sa notoriété au service de cette cause. Son programme de sensibilisation a commencé au printemps, lors d’une conférence sur les plastiques des océans à Charleston, en Caroline du Sud, en racontant qu’il avait vu un serveur servir un verre d’eau avec une paille à sa table.

« C’est bon moyen de commencer, » explique Grenier. « Souvent, les gens se retrouvent dépassés par l’importance du problème et finissent par abandonner. Nous avons besoins d’établir des objectifs atteignables au quotidien pour tout un chacun. Si nous pouvons relever le défi d’éliminer les pailles, alors ce sera déjà un bon début. À partir de là, nous pourrons progresser dans la lutte.

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Les océans pollués par des particules invisibles de plastique


La pollution est un enjeu sérieux pour les océans. Nombre de produits, comme les pneus, les vêtements synthétiques, la poussière de villes, microbilles dans les cosmétiques font des microparticules qui entre dans la chaine de l’alimentation, du poisson à notre assiette
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Les océans pollués par des particules invisibles de plastique

 

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits... (ARCHIVES AP)

Ces polluants se trouvent notamment dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Genève

 

Les océans ne sont pas seulement pollués par les amas de déchets flottants mais aussi par des microparticules invisibles de plastique, présentes dans les pneus et les vêtements synthétiques, qui affectent les écosystèmes et la santé, avertit mercredi l’IUCN.

Elles représentent une part importante de la «soupe plastique» qui encrasse les eaux, soit entre 15 et 31% des quelque 9,5 millions de tonnes de plastique déversées chaque année dans les océans, indique l’Union internationale pour la conservation de la nature, dans un rapport.

L’IUCN, institution de référence dans de nombreux domaines environnementaux, a découvert que dans beaucoup de pays développés d’Amérique du Nord et d’Europe, la pollution de ces particules a dépassé celles des déchets plastique, qui eux font l’objet d’une gestion efficace.

«Nos activités quotidiennes, telles que laver du linge et conduire, contribuent de façon importante à la pollution qui étouffe nos océans, avec des effets potentiels désastreux sur la riche diversité de la vie sous-marine et sur la santé humaine», avertit la responsable de l’IUCN, Inger Andersen, dans un communiqué.

Ces particules se trouvent aussi dans les enduits de bateau, les marquages routiers, mais aussi dans les microbilles des cosmétiques et dans la poussière urbaine.

«Nous devons regarder plus loin que la gestion des déchets si nous voulons traiter la pollution des océans dans son ensemble», estime Mme Andesern.

Karl Gustaf Lundin, qui dirige le Programme marin et polaire au sein de l’IUCN, reconnaît que peu d’études ont été effectuées sur l’impact sur la santé de ces minuscules particules qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire ou des ressources en eau.

Mais, explique-t-il à l’AFP, elles sont suffisamment petites pour s’infiltrer dans les membranes, «et donc nous devons supposer qu’il y aura probablement un impact considérable».

L’IUCN demande donc aux fabricants de pneus et de vêtements d’innover pour rendre leurs produits moins polluants.

M. Lundin suggère également que le caoutchouc soit à nouveau plus largement utilisé dans la fabrication des pneus, que les enduits plastiques soient bannis dans l’industrie textile et que les fabricants de lave-linge installent des filtres à micro, voire, nanoparticules de plastique.

La situation est particulièrement inquiétante dans l’Arctique, la plus grande source de produits de la mer pour l’Europe et l’Amérique du Nord, note M. Lundin.

«Il semble que les microplastiques soient congelés dans la glace et comme leur présence abaisse le point de fusion de la glace, vous constatez une disparition plus rapide de la glace de mer», at-il expliqué.

Quand la glace fond, elle relâche du plancton qui attire les poissons, ce qui permet aux particules de plastique «de pénétrer directement dans notre chaîne alimentaire».

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Norvège: l’estomac d’une baleine échouée contenait 30 sacs de plastique


Une baleine est victime de notre inconscience des matières plastiques. Elle s’est échouée et les zoologistes ne pouvaient pas la sauver, et ils ont vu l’horreur dans son intestin
Triste sort pour de nombreux animaux qui vivent grâce à la mer
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Norvège: l’estomac d’une baleine échouée contenait 30 sacs de plastique

 

PC  |  Par La Presse canadienne

Des zoologistes norvégiens ont retrouvé une trentaine de sacs et d’autres objets de plastique dans l’estomac d’une baleine à bec qui s’était échouée sur une plage du sud-ouest du pays.

La baleine de deux tonnes était visiblement malade et a dû être euthanasiée.

Un expert, Terje Lislevand, a révélé que son estomac était rempli de plastique et que son intestin ne contenait que les restes de la tête d’un calmar. La baleine n’avait plus qu’une mince couche de gras.

M. Lislevand a dit que cela explique probablement pourquoi elle s’est échouée à répétition samedi dernier dans les eaux peu profondes au large de Sotra, une île à l’ouest de Bergen, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Oslo.

La baleine de six mètres était une adulte.

L’ONU estime qu’environ huit millions de tonnes de déchets de plastique sont jetées dans les océans chaque année.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Payer avec des déchets


C’est une idée qui prend son chemin, d’abord un projet au Pérou et en Haïti et il pourrait s’étendre à d’autres pays pauvres. Peut-être qu’un jour cela sera une norme partout dans les pays riches
Nuage

 

Payer avec des déchets

 

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Il pourrait bientôt y avoir plus de plastique que de poissons dans les océans. Et si on transformait ces déchets en monnaie d’échange pour renverser la vapeur?

Si la tendance se maintient, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050, selon une récente étude de la fondation britannique Ellen MacArthur. Le Canadien David Katz a la ferme intention de freiner cette tendance. Son idée? Transformer les déchets de plastique qui polluent les plages et les cours d’eau en monnaie d’échange pour aider les populations démunies.

«Le problème avec les déchets, c’est que les gens les perçoivent comme des déchets», dit ce résidant de Vancouver.

Son entreprise, The Plastic Bank, invite la population à récolter les déchets de plastique avant qu’ils atteignent les océans et à les rapporter dans l’un de ses centres de recyclage, en échange de biens — du combustible écologique pour la cuisson, par exemple. David Katz et ses associés revendent ce «plastique social» (c’est ainsi qu’ils le nomment) à des entreprises soucieuses de leur image. Après un projet-pilote au Pérou, l’entreprise a créé une trentaine de points de collecte en Haïti. Elle compte étendre le modèle dans le monde entier, en visant d’abord les pays pauvres.

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