Des scientifiques créent par hasard une enzyme dévoreuse de plastique


Le hasard fait bien les choses parfois. Au fil des recherches sur une bactérie découverte au Japon, ils ont créer une enzyme par accident qui boufferait certains plastique comme les bouteilles.Si tout va bien cela aidera grandement, car chaque année, plus de huit millions de tonnes de plastiques aboutissent dans les océans
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Des scientifiques créent par hasard une enzyme dévoreuse de plastique

 

L'enzyme se nourrit uniquement d'un type de plastique,... (PHOTO AFP)

L’enzyme se nourrit uniquement d’un type de plastique, le polytéréphtalate d’éthylène, qui entre dans la composition de très nombreuses bouteilles en plastique.

Agence France-Presse
Tampa

Des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme capable de détruire du plastique, ce qui pourrait contribuer à résoudre le problème mondial lié à ce type de pollution, selon une étude publiée lundi.

Plus de huit millions de tonnes de plastiques aboutissent dans les océans de la planète chaque année, faisant croître les inquiétudes sur la toxicité de ce dérivé du pétrole et sur son impact sur la santé des générations futures et de l’environnement.

Malgré des efforts en matière de recyclage, la grande majorité de ces plastiques peut perdurer pendant des centaines d’années. Les scientifiques cherchent un moyen de mieux les éliminer.

Des scientifiques de l’université britannique de Portsmouth et du laboratoire national des énergies renouvelables du ministère américain à l’Énergie ont concentré leurs efforts sur une bactérie découverte au Japon il y a quelques années: l’Ideonella sakaiensis.

Elle se nourrit uniquement d’un type de plastique, le polytéréphtalate d’éthylène (PET) qui entre dans la composition de très nombreuses bouteilles en plastique.

Les chercheurs japonais pensent que cette bactérie a évolué assez récemment dans un centre de recyclage, car les plastiques n’ont été inventés que dans les années 1940.

L’objectif de l’équipe américano-britannique était de comprendre le fonctionnement de l’une de ses enzymes appelée PETase, en découvrant sa structure.

«Mais ils ont été un peu plus loin en concevant par accident une enzyme qui est encore plus efficace pour désagréger les plastiques PET», selon les conclusions publiées lundi dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Des scientifiques de l’université de South Florida et de l’université brésilienne Campinas ont également participé aux expérimentations qui ont débouché sur la mutation par hasard d’une enzyme beaucoup plus efficace que la PETase naturelle.

Les scientifiques s’activent désormais à en améliorer les performances dans l’espoir de pouvoir un jour l’utiliser dans un processus industriel de destruction des plastiques.

«La chance joue souvent un rôle important dans la recherche scientifique fondamentale et notre découverte n’y fait pas exception», a commencé John McGeehan, professeur à l’école de sciences biologiques à Portsmouth.

«Bien que l’avancée soit modeste, cette découverte inattendue suggère qu’il y a de la marge pour améliorer davantage ces enzymes, pour nous rapprocher encore d’une solution de recyclage pour la montagne en constante croissance de plastiques mis au rebut», a-t-il poursuivi.

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Un cachalot échoué en Espagne avait 29 kilos de plastique dans son estomac


Les conséquences du plastique retrouvé dans les mers et océans peuvent être fatales pour les animaux marins. Dernièrement, les scientifiques alarmaient le monde avec 79 000 tonnes de débris de plastique dans une zone de l’océan Pacifique environ trois fois plus grandes que la France, ce qui équivaut a toute la province du Québec. Un exemple de conséquences est ce cachalot qui est morte après avoir 29 kg de plastique. Combien faut-il d’exemple pour agir face à cette pollution ?
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Un cachalot échoué en Espagne avait 29 kilos de plastique dans son estomac

 

Crédits : EspaciosNaturalesMur via Twitter

par Brice Louvet

Un cachalot retrouvé mort, échoué il y a quelques semaines sur une plage de Cabo de Palos, en Espagne, avait ingurgité 29 kg de plastique, ont révélé les autorités de la région.

Ce mâle de 10 mètres de long avait dans son estomac des sacs en plastique, un jerrican et plusieurs morceaux de corde et de filet. Après un examen complet, les experts expliquent avoir convenu que le cachalot était mort parce qu’il ne pouvait plus expulser le plastique qu’il avait avalé. Un blocage dans le système digestif de la baleine aurait alors provoqué une infection de l’abdomen, appelée péritonite, entraînant finalement la mort du mammifère.

« Il y avait des sacs poubelles, des sacs en raphia, des cordes, des morceaux de filet, un bidon », précise le communiqué. « Les experts estiment que ces matériaux ont pu provoquer la mort de l’animal, par péritonite ou par compactage de l’estomac », poursuivent-elles.

Depuis les résultats de l’autopsie, la mort de la baleine a poussé les autorités de Murcie (Espagne), à lancer une campagne de sensibilisation sur les dangers des plastiques à usage unique.

« La présence de plastiques dans les mers et les océans est l’une des plus grandes menaces pour la conservation de la faune à travers le monde, de nombreux animaux sont piégés dans les déchets ou ingèrent de grandes quantités de plastique qui finissent par les tuer », rappelle Consuelo Rosauro, directeur général de l’environnement naturel du gouvernement local. « La région de Murcie n’est pas étrangère à ce problème, auquel nous devons nous attaquer par des actions de nettoyage et, surtout, par la sensibilisation des citoyens ».

Rappelons qu’il y a à peine un mois, une équipe scientifique signalait que 79 000 tonnes de débris de plastique occupaient maintenant une zone de l’océan Pacifique environ trois fois plus grande que la France. D’ici 2050, on prévoit qu’il y aura plus de plastique que de poisson dans nos océans.

Source

http://sciencepost.fr/

Des microparticules de plastique dans l’eau embouteillée


Le plastique est partout en différents formats. Quand ils sont en microparticule, il s’infiltre partout même dans l’eau embouteillée. Est-ce alarmant ? Il semble que même en petite quantité cela pourrait devenir une inquiétude
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Des microparticules de plastique dans l’eau embouteillée

 

Photo : iStock

Des tests menés sur 250 bouteilles de 11 marques provenant des cinq continents montrent la présence de microparticules de plastique dans l’eau embouteillée.

Des échantillons d’eau vendue sous l’appellation « pure » ont été testés par un laboratoire indépendant mandaté par l’organisation internationale de journalisme Orb Media.

Les contaminations, souvent invisibles à l’oeil nu, sont : du polypropylène (54 %), des fibres de nylon (16 %), du polystyrène (11 %) et du polytéréphtalate d’éthylène (10 %).

Des microplastiques vus sous la loupe d'un microscope.

Des microplastiques vus sous la loupe d’un microscope.  Photo : Joshua Kurek

Les chercheurs estiment que la majeure partie de ce plastique provient du contenant lui-même et de son capuchon. Le reste proviendrait de la source d’eau elle-même.

Les microparticules – voire nanoparticules – proviennent souvent de produits qui se sont désintégrés dans l’eau avec le temps.

« Ils sont tellement petits qu’on ne peut les voir qu’au microscope », explique la chimiste Sherri Mason, de l’Université d’État de New York à Fredonia.

La chimiste Sherri Mason de l’Université d’État de New York à Fredonia.

La chimiste Sherri Mason de l’Université d’État de New York à Fredonia.  Photo : Radio-Canada

On a trouvé du plastique dans tous les plans d’eau qu’on a étudiés, et même dans la glace de l’Arctique. C’est un produit extrêmement envahissant. La chimiste Sherri Mason

La chimiste et son équipe en ont donc trouvé dans l’eau douce, dans l’eau salée, dans l’eau du robinet, mais aussi dans l’eau embouteillée de grandes compagnies comme Evian, Aquafina, Dasani, Nestlé, achetée dans neuf pays différents.

Leur étude révèle que :

  • Pas moins de 93 % des bouteilles étaient contaminées par des microbilles de plastique;
  • Il y a en moyenne 315 microparticules par litre d’eau embouteillée;
  • Quelques-unes des bouteilles en contenaient même entre 5000 et 10 000.

Dans ces travaux, une microparticule était considérée comme telle lorsqu’elle mesurait de 0,1 à 5 micromètres.

Leur présence été confirmée à l’aide de microscopes infrarouges utilisés dans cette industrie.

Lorsqu’elles ont été contactées pour commenter ces résultats, deux grandes marques ont confirmé que leurs produits contenaient du microplastique, mais elles ont déclaré que l’étude d’Orb en surestimait considérablement la quantité.

Un danger pour les humains?

Ces résultats posent aussi la question de leur dangerosité pour la santé humaine.

Le plastique, c’est un contaminant dans l’environnement, il peut avoir des effets de, donc déranger le fonctionnement normal des hormones chez les animaux, y compris chez l’homme. Louise Hénault-Éthier, Fondation David Suzuki

Selon elle, le problème est bien réel, même s’il s’agit de microdoses de contaminants.

« Même une très petite quantité de plastique dans nos bouteilles d’eau, ça pourrait s’avérer être une inquiétude du point de vue toxicologique », poursuit-elle, particulièrement « si on prend en considération le cocktail de produits chimiques auquel on est exposé au quotidien ».

« Ce n’est pas une situation catastrophique, mais elle est préoccupante », explique Sherri Mason, qui estime que ces travaux devraient nous forcer à réévaluer notre utilisation des plastiques.

Le groupe Orb Media a fait parvenir les résultats de son enquête aux 11 compagnies testés. Il est possible de consulter leurs réponses et d’obtenir d’autres informations sur l’enquête à l’adresse OrbMedia.org.

Au Canada, on interdit maintenant la vente de produits de beauté qui contiennent des microbilles. Le gouvernement fédéral reconnaît aussi, depuis 2016, que les microbilles de plastique sont une substance toxique.

http://ici.radio-canada.ca/

Du plastique, plastique, plastique et encore du plastique


Rich Horner a voulu montrer la réalité qui se passe dans la mer. Il a plongé à Bali à Nusa Penida, en Indonésie. C’est « dégueulasse » Il était entourer de plastique, sacs, bouteilles, gobelet … C’est quoi qui est compliqué à comprendre ? Il y a des poubelles, du recyclage qui se fait ? Il n’y en pas sur place ? Alors on le garde jusqu’à temps qu’on puisse se débarrasser proprement de nos déchets. Encore mieux, on essaie de trouver des alternatives avec des choses réutilisables. Ce n’est pas compliqué, et cela ne prend pas un diplôme dans une grande école Cela doit se faire partout, sur les plages, les routes, trottoirs, forêts ….
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Du plastique, plastique, plastique et encore du plastique

Une centaine de cas de cancer chez les pompiers


Être pompier est une des professions les plus importantes dans nos villes. Leur travail n’est plus comme autrefois, ou il n’y avait que la fumée dense et le feu à se méfier. Aujourd’hui les matériaux informatiques, les plastiques, bois traités bref tout ce qui rend la fumée encore plus nocive autant directement chez les pompiers et les contaminants qui se retrouvent sur leurs vêtements et outils qui peuvent engendrer entre autres le cancer du poumon, vessie et du rein.
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Une centaine de cas de cancer chez les pompiers

 

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté... (Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la CNESST pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

Une centaine de cas de cancer ont été recensés chez les pompiers montréalais depuis 2002 en raison de leur exposition à des fumées nocives en combattant des incendies. Estimant que ses sapeurs font face à des risques accrus devant la prolifération des substances nocives, le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) introduira de nouvelles mesures en 2018 pour réduire la contamination.

Les incendies que les pompiers doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes dégageant des fumées nocives en brûlant.

De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

Du lot, 87 demandes ont récemment été acceptées, tandis que 14 ont été refusées. Huit autres cas sont toujours en attente d’une décision. Les principaux cas reconnus touchent le cancer de la vessie (24), du rein (20) et du poumon (16). Ces informations ont été compilées par le SIM en vue du témoignage de son directeur, Bruno Lachance, devant la Commission de la sécurité publique, le 13 mars.

En 2010, une recherche de l’Institut atlantique de recherche sur le cancer confirmait le risque de cancer auquel s’exposent les pompiers dans leur travail.

En fait, les incendies qu’ils doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes. Ceux-ci dégagent en effet des fumées nocives en brûlant.

Les sapeurs se trouvent exposés de diverses façons, que ce soit en inhalant la fumée ou en entrant en contact avec des matériaux contaminés, comme leurs habits ou leurs outils.

Reconnaissance tardive au Québec

Le Québec a été l’une des dernières provinces à reconnaître les risques de cancer auxquels les pompiers s’exposent.

C’est seulement depuis avril 2016 qu’une demi-douzaine de cancers a été ajoutée à la liste des lésions professionnelles associées à ce métier. Ce changement faisait suite à plusieurs jugements de tribunaux québécois qui avaient reconnu des cancers liés au travail de sapeurs.

« Le Québec affichait un retard important en la matière », reconnaît le SIM.

Dans sa présentation, le 13 mars, le directeur Bruno Lachance exposera les efforts déployés par le SIM depuis 2016 pour contrer les contaminants et ainsi prévenir les risques de cancer.

Le corps de sapeurs a notamment contribué aux travaux de la CNESST pour publier un guide des bonnes pratiques pour l’entretien des habits de pompiers. Le SIM a de plus instauré une « politique de tolérance zéro » rendant obligatoire le port de la tenue intégrale de combat, dont la partie faciale de l’appareil respiratoire.

« Aucun pompier ne peut oeuvrer sans être muni de sa partie faciale sous air lors d’une intervention », précisera le directeur du service.

Les pompiers doivent prendre une douche et changer de vêtements après chaque intervention au feu.

Nouvelle procédure

Le SIM compte aller plus loin en 2018 en matière de prévention en mettant en place une nouvelle procédure de décontamination sur les lieux des incendies.

Après toute intervention au feu, les pompiers devront ainsi désormais faire un « nettoyage de routine » de leurs habits sur place ou dès le retour à la caserne. Tout résidu devra être enlevé avec l’aide d’une brosse, en rinçant à l’eau ou en utilisant du détergent si nécessaire.

Le SIM procédera également à un « nettoyage avancé » une fois par an. Les habits seront alors confiés à des firmes professionnelles pour effectuer cette tâche en profondeur.

« Les temps ont bien changé quant à la fierté d’être enfumé, d’être enduit de suie, ainsi qu’à l’image du pompier au feu en héros noirci », exposera le SIM.

En plus de leurs habits, les pompiers devront désormais se méfier de leurs véhicules. Sur les lieux d’un incendie, les sapeurs devront ainsi veiller à ne plus ouvrir les fenêtres de leurs camions. Ils devront de plus nettoyer l’intérieur de la cabine après toute intervention au feu. Et ce, en utilisant des gants et un masque filtrant les particules. Les outils utilisés lors des interventions devront aussi être nettoyés après utilisation.

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Emballages: trop prêt à manger


On a mis des emballages dans denrées pour diminuer les coûts et qu’ils se conservent plus longtemps. Pourtant, il y a toujours un énorme gaspillage dans les fruits et légumes. Cependant, l’emballage est souvent exagéré.
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Emballages: trop prêt à manger

 

Le steak de chou-fleur a rapidement disparu des... (Photo tirée de l'internet)

Le steak de chou-fleur a rapidement disparu des présentoirs.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

 

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Y a-t-il trop de plastique au rayon des fruits et légumes ? Le débat a repris au début de l’année en Angleterre alors que deux supermarchés ont lancé des produits emballés qui ont laissé leur clientèle perplexe et fait le tour du monde par l’entremise des réseaux sociaux.

Chou-fleur à la tranche

Début janvier, la chaîne de supermarchés Marks & Spencer a présenté son « steak de chou-fleur » dans un emballage de plastique, une belle tranche de légume prête à être grillée. Prix : 3,42 $. Couvert de ridicule, le « steak » a rapidement disparu des présentoirs de la chaîne britannique.

Coco plastique

 

La noix de coco prête à boire, elle, est toujours là chez Sainsbury, une autre grande épicerie britannique. Prix : plus de 5 $ pour cette belle noix emballée de plastique.

Oignon tout nu

Autre exemple pour le moins étonnant, cet « oignon nu », un produit néerlandais où l’on a remplacé la pelure de l’oignon (pour faciliter la vie du consommateur) par une pellicule de plastique ! Au rayon des fruits et légumes, il y a suremballage et emballage intelligent.

« Il faut que l’emballage soit présent pour protéger l’aliment, mais il ne faut pas en mettre trop pour rien », dit Anne Maltais, chercheuse à l’Institut des technologies des emballages et du génie alimentaire (ITEGA).

Par exemple, dit-elle, si le fruit a une protection naturelle, comme une banane ou une orange, il n’a pas besoin de plus.

Orange emballée ou remballée

Ce très joli emballage a été remarqué lors d’un concours de design. Il est le fruit du travail d’une étudiante hongroise. Vert ou pas ?

« Le papier sort souvent comme le moins bon choix, car il en faut plus pour une même fonction », tranche Jean-François Ménard, du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) de Polytechnique Montréal.

Aussi pratique soit-il – le Vitapac permet de facilement transporter un demi-kilo d’oranges -, il ne remplacera donc pas le sac réutilisable pour un choix écolo. L’emballage est toutefois moins controversé que celui adopté en 2016 par la chaîne Whole Food, qui a finalement retiré ses oranges « pelées-remballées » devant la colère de ses clients…

Banana la poubelle

Des chercheurs suédois de l’Université de Karlstad ont calculé que le fruit le plus jeté est la banane, sa période de mûrissement optimale étant courte. La banane est rapidement couverte de taches brunes, ce qui rebute certains consommateurs qui préfèrent la jeter plutôt que la transformer en gâteau. En observant les pertes dans le rayon des fruits et légumes de trois épiceries de leur pays, les chercheurs concluent que sept fruits et légumes représentent la moitié de tout le gaspillage dans cette partie du supermarché : les bananes, les pommes, les tomates, la laitue, les poivrons, les poires et les raisins.

Attention: si la banane est championne de la poubelle en quantité et en impact environnemental, selon le calcul de Réchauffement potentiel global, le fruit qui a le quota de perte le plus élevé est la poire.

« Elle est plus sensible et s’endommage plus facilement », explique la chercheure suédoise Lisa Mattsson, jointe par courriel.

Les poivrons et les raisins ont aussi un quota de perte élevé.

Chou chouchouté

L’ITEGA travaille à mettre au point des emballages qui prolongeront la durée de vie des fruits et légumes. Comment ? Une pellicule microperforée, par exemple, créera une atmosphère modifiée passive, véritable petit paradis pour le fruit ou le légume.

« On met à profit la respiration des végétaux », précise Anne Maltais.

Légumes verts verts

Si un emballage de plastique augmente la durée de vie d’une tomate, est-ce que la tomate est plus verte ?

« L’emballage n’est pas le principal contributeur à l’empreinte environnementale d’un aliment », nuance Jean-François Ménard, analyste en cycle de vie au CIRAIG.

Il faut donc arrêter de le voir comme celui qui a le poids le plus important dans la balance écologique. 

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Selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), dans une maison américaine moyenne, jusqu’à 51 % des fruits vont à la poubelle, et 44 % des légumes subissent le même sort. Pour Jean-François Ménard, quelqu’un qui achète tout en vrac, mais jette 50 % de ses fruits et légumes à la maison va certainement laisser une empreinte environnementale plus importante que son voisin qui achète ses légumes emballés, mais mange tout ce qu’il met dans son panier. Évidemment, le consommateur au poids plume sera celui qui achète en vrac et mange tout…

Tomates tripotées

La chercheuse Anne Maltais note que les fruits et légumes vendus en vrac génèrent une certaine perte étant donné que les consommateurs choisissent les plus jolis, laissant derrière eux ceux que l’on appelle désormais les moches.

 « Il se fait une certaine sélection naturelle », dit-elle.

 Sélection coûteuse : en palpant les fruits et légumes pour faire leur choix, les consommateurs laissent les fruits fragiles en plus mauvais état qu’au début de leur investigation. Rien pour elle, une tomate moche deviendra carrément en fin de vie après avoir été compressée par un ou deux clients sélectifs. 

Mochetés cuisinées

Oui, le vrac génère des pertes, confirme Sophie Macario, copropriétaire des deux épiceries montréalaises zéro déchet Loco.

« C’est pour cela qu’il faut l’accompagner d’un plan B », dit-elle.

Chez Loco, les fruits et légumes qui ne trouvent pas leur place dans le sac de tissu du client sont transformés en repas et vendus dans la petite section prêt-à-manger du commerce.

Nourrir le dépotoir

« Les emballages ont été développés pour que ça coûte le moins cher possible et pour qu’ils soient le plus performants possible au niveau de la conservation », dit Sophie Macario, doctorante en sciences de l’environnement de l’UQAM. Or, précise-t-elle, leur utilisation est si répandue qu’il faut considérer les déchets que les emballages génèrent.

« C’est ça, le problème de l’emballage. Et la seule solution, c’est de les réduire à la source. »

Dans cette question fort complexe, il faut aussi garder en tête que tous les déchets ne sont pas égaux.

« Chaque matière a sa durée de vie et le plastique est une des pires au niveau de l’impact environnemental, explique Sophie Macario. Produire l’emballage coûte aussi de l’énergie et demande du pétrole. Je ne crois pas que ça soit une technique durable. »

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La désastreuse empreinte carbone des bouilloires


Qui aurait cru que des bouilloires pouvaient être une cause importante d’émission de dioxyde de carbone. Cela ne veut pas dire de ne pas utiliser la bouilloire, mais simplement l’utiliser la quantité d’eau nécessaire
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La désastreuse empreinte carbone des bouilloires

 

Une bouilloire électrique en acier, le type le plus fréquent en Europe.

Une analyse du cycle de vie des bouilloires électriques met en lumière le peu d’intérêt des bouilloires éco-conçues pour diminuer l’impact environnemental. Le principal levier est surtout d’éviter de chauffer de l’eau inutilement.

François Savatier

Les chercheurs se posent toutes sortes de questions. Avec des collègues, Alejandro Gallego-Schmid de l’université de Manchester s’est par exemple demandé quel était l’impact environnemental… des bouilloires. Au Royaume-Uni, où il travaille, la question est d’importance, puisque 95 % des 28 millions de foyers en possèdent au moins une.

Les chercheurs ont d’abord analysé le marché européen des bouilloires et constaté deux choses : d’une part qu’il est homogène – les mêmes types principaux de bouilloires généralement fabriquées en Chine sont employés partout – et d’autre part qu’il se répartit à 40 % entre les bouilloires en plastique et 60 % celles à en acier inoxydable. Ils ont donc choisi de se concentrer précisément sur le cycle de vie de deux bouilloires électriques caractéristiques : l’une en acier d’une capacité de 1,7 litre, l’autre en plastique d’une capacité de 1,5 litres, toutes deux exigeant une puissance électrique de 3000 watts. Ils ont néanmoins complété cet échantillon d’une bouilloire en plastique « éco-conçue », d’une puissance de 2200 watts.

Les chercheurs ont ensuite analysé tous les aspects du cycle de vie de ces trois appareils, de la production de matière première au recyclage, en passant par l’assemblage et l’usage. Pour cela, ils les ont démontés et ont pesé chacun de leurs composants. Les masses obtenues leur ont permis d’estimer la consommation de matières dues à la production de bouilloires. Ils ont mesuré  l’énergie nécessaire pour faire bouillir une à quatre tasses. Finalement, ils ont prudemment généralisé l’impact environnemental estimé au Royaume-Uni aux quelque 145 millions de bouilloires sensées être en circulation dans l’Union européenne.

Qu’en ressort-il ? D’abord que l’écoconception des bouilloires n’a que peu d’effets sur les quantités de matières premières employées et l’impact environnemental. L’allongement de 4,4 à 7 ans de la durée de vie moyenne d’une bouilloire pour ces appareils écoconçus n’aurait également qu’un impact de moins de 5% sur la consommation de matières premières.

Dès lors, c’est sur l’usage des bouilloires qu’il convient de se concentrer. Il s’avère que le contrôle de la température de chauffage de l’eau équipant certaines bouilloires écoconçues n’est pas décisif, puisque les chercheurs ont établi qu’elle n’apporte qu’une réduction de 2 à 5 % de l’énergie consommée sur l’ensemble du cycle de vie. Le principal problème est en fait la quantité d’eau quotidiennement chauffée en excès : le volume d’eau portée inutilement à ébullition représente jusqu’à 33 % de l’énergie consommée !

Selon les chercheurs, cela pourrait représenter à l’échelle de l’Europe jusqu’à 112,4 pétajoules par an d’économie d’énergie. Cela signifie que si chaque citoyen de l’Union européenne ne faisait bouillir que la stricte quantitié d’eau dont il a besoin, l’émission de 4226 kilotonnes de dioxyde de carbone par an pourrait être évitée, soit plus du double des émissions de Malte. Cette eau inutilement portée à ébullition équivaut à la consommation annuelle d’eau des tous les foyers slovènes. Brexit or not Brexit, il nous faut commencer à mieux contrôler l’eau que faisons inutilement bouillir dans nos bouilloires !

http://www.pourlascience.fr/