Deux lanceurs d’alerte arrêtés après avoir révélé plus de 500 actes pédophiles en Afghanistan


Au lieu de stopper la pédophilie chez les garçons, en Afghanistan, on met en prison les deux lanceurs d’alerte. Ces actes sont fait par des professeurs, des directeurs d’école et d’autres personnes d’autorité, tout ce monde qui sont supposé de protéger les enfants et non de les violer. Le pire, c’est qu’on hésite d’aider ces enfants sont soit abandonné et sont soumis pour vendre de la drogue, vendu pour l’esclavage sexuel ou tué parce qu’ils font la honte de la famille. Comment un jeune garçon peut grandir sainement avec de tels sévices ?
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Deux lanceurs d’alerte arrêtés après avoir révélé plus de 500 actes pédophiles en Afghanistan

Des écoliers à vélo dans la banlieue de Herat, au sud de l'Afghanistan. | Hoshang Hashimi / AFP

Des écoliers à vélo dans la banlieue de Herat, au sud de l’Afghanistan. | Hoshang Hashimi / AFP

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur The Guardian

Mohammed Musa et Ehsanullah Hamidi avaient dénoncé des agressions sexuelles et des viols commis sur de jeunes garçons.

Membres d’une organisation de défense des droits humains, Mohammed Musa et Ehsanullah Hamidi ont été arrêtés par les services de renseignement afghans le 21 novembre, alors qu’ils étaient en route pour rencontrer l’ambassadeur de l’Union européenne à Kaboul.

Les deux hommes venaient de révéler l’existence d’un réseau de pédophiles ayant commis des agressions sexuelles et des viols sur au moins 546 écoliers dans la province de Logar, à l’est du pays.

L’organisation Logar Youth avait découvert sur les réseaux sociaux plus de cent vidéos à caractère pédophile, mettant en scène de jeunes garçons. Ces actes auraient été perpétrés par des enseignants, des directeurs d’école et des membres des autorités locales dans six établissements scolaires. À l’échelle nationale, ils pourraient concerner des milliers d’enfants.

Si ces révélations ont obligé le ministère de l’Éducation à lancer en urgence une enquête, une partie de la population et des responsables locaux ont montré une profonde réticence à s’occuper du dossier. Le gouverneur de Logar a par exemple nié l’existence des faits.

Plusieurs organisations internationales ont critiqué l’arrestation de Mohammed Musa et Ehsanullah Hamidi, dont Amnesty International:

«Plutôt que de les punir pour avoir dénoncé ces crimes horribles, les autorités devraient les féliciter pour leur travail et tenir les auteurs présumés pour responsables via des procès équitables, sans recourir à la peine de mort.»

Enfants assassinés

Avant son arrestation, le leader du groupe de défense des droits humains Mohammad Musa a pu échanger avec le New York Times et témoigner du drame qui se déroule dans cette province, à quelques kilomètres au sud de Kaboul.

Il avait alors indiqué que près de vingt-cinq familles avaient fui leur foyer à cause de la honte ressentie après les viols subis par leurs fils.

D’autres garçons ont été rejetés par leurs proches ou soumis au chantage de leurs agresseurs, qui les obligent à «vendre de la drogue ou à se livrer à des activités illégales» contre l’assurance que la vidéo de leur viol ne sera pas publiée.

Certains enfants ont été assassinés, tués par leur famille ou par les talibans, selon lesquels ces violences sexuelles sont anti-islamiques. D’après le Guardian, cinq familles auraient tué leur enfant victime de viol après que leurs visages ont été vus sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux.

Esclavage sexuel

Les agressions sexuelles masculines restent très répandues en Afghanistan, où une tradition séculaire d’esclavage sexuel perdure.

Le bacha bazi, qui signifie littéralement «jouer avec les garçons» en persan afghan, est une pratique encore répandue chez les hommes influents: ils obligent de jeunes garçons à s’habiller en fille, à danser puis à avoir un rapport sexuel avec eux.

Bien que la loi afghane criminalise depuis 2017 cette pratique, punie de trois à cinq ans d’emprisonnement selon que la danse est faite «en public», un rapport des Nations unies publié en 2018 mentionne que «l’impunité des auteurs reste un grave problème» pour le pays.

http://www.slate.fr/

Sous un terrain de hockey, les traces des premiers assassinats découverts en Espagne


En voulant faire un terrain pour le hockey sur gazon, ils ont découvert plusieurs tombes dont deux étaient probablement assassinée, il y a 6 200 ans. Cela serait les plus vieux meurtres jusqu’à maintenant.
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Sous un terrain de hockey, les traces des premiers assassinats découverts en Espagne

Sous un terrain de hockey, les traces des premiers assassinats découverts en EspagneLes restes des deux hommes préhistoriques probablement assassinés, à San Fernando de Cadix (Espagne)© Eduardo Vijande

Par Sébastien Rouet –

A San Fernando de Cadix, en Espagne, des archéologues annoncent avoir trouvé ce qui pourrait être les deux plus anciens cas de meurtre découverts dans la péninsule ibérique.

L’histoire commence en 2009. Des ouvriers sont à pied d’œuvre sur un chantier qui accueillera un stade pour une équipe de hockey sur gazon. Mais les travaux s’arrêtent vite à la découverte d’une immense nécropole néolithique de 59 tombes et 73 corps. Un véritable trésor vieux de 6200 ans. Un travail d’archéologue commence alors et de nombreuses tombes sont exhumées pour être analysées. Un travail titanesque qui rend compte du fonctionnement de la société à l’époque.

Fouilles sur le site néolithique de San Fernando de Cadix (Espagne) – Eduardo Vijande

Le International Journal of Paleopathology a récemment dévoilé les résultats du travail effectué sur la plus imposante tombe de la nécropole. L’étude, menée par les universités de Cadix, Grenade, Almería et Tübingen (en Allemagne), révèle les cas de deux morts violentes vieilles de plusieurs milliers d’années. Il s’agit de deux hommes, d’environ 30 et 45 ans. Ils ont été enterrés en position fœtale à deux périodes distinctes.

Tombe des deux hommes probablement assassinés – Eduardo Vijande

Des inégalités et de la violence

Les deux corps en question sont les seuls à présenter des blessures « perimortem », avec des entailles au niveau du crâne. A ce stade, on ne sait pas si ces lésions sont accidentelles ou intentionnelles. Mais les premières analyses portent à croire à deux assassinats. Ce seraient les deux plus anciens cas de la péninsule ibérique.

Blessure sur le crâne d’un des deux hommes – Eduardo Vijande

Blessure sur le crâne d’un des deux hommes – Eduardo Vijande

Leur tombe faisait deux mètres de diamètre et contenait les objets les plus précieux de la nécropole. Des éléments qui laissent penser que les deux individus étaient très importants dans cette communauté. Ce sont aussi la preuve de l’existence des premières inégalités dans des sociétés humaines. Lesquelles auraient probablement conduit à des violences dont les deux défunts ont fait l’objet. Les travaux effectués sur ce site ont permis d’étudier en profondeur le peuple insulaire de la période néolithique qui vivait sur ces terres. La plupart  était des agriculteurs, les autres étant des chasseurs-cueilleurs.

https://www.geo.fr

Enquête sur les femmes autochtones : le rapport dénonce un « génocide canadien »


En 40 ans, des milliers de femmes et de filles autochtone (le nombre pourrait être plus élevé.) ont disparu ou assassiné sans que des enquêtes sérieuses soient engagées. La justice ne semble pas existé pour ces femmes. Le rapport qualifie cela comme un génocide canadien, alors qu’avant ils parlaient de génocide culturel qui à mon avis est plus ciblé pour les Premières Nations. Ces femmes ont le droit à la sécurité et au respect comme toutes les femmes canadienne.
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Enquête sur les femmes autochtones : le rapport dénonce un « génocide canadien »


Deux femmes autochtones se réconfortent lors d'une séance de témoignages de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Deux membres d’une famille se réconfortent lors d’une séance de témoignages de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées à Winnipeg, en 2017. Photo: La Presse canadienne / John Woods

Laurence Niosi

Les Autochtones sont victimes d’un génocide qui vise particulièrement les femmes, lit-on dans le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) dont Radio-Canada a obtenu copie. Les commissaires lancent 18 « appels à la justice » en guise de recommandations, dont la création d’un ombudsman et d’organismes de surveillance de la police.

« Comme de nombreux témoins l’ont exprimé, ce pays est en guerre et les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones sont en état de siège », écrivent les commissaires en introduction du rapport, qui doit être présenté aux différents paliers de gouvernement lundi.

Dans ce rapport de 1192 pages, qui se divise en deux volumes, le mot « génocide » est cité 122 fois. Un terme que la commissaire Michèle Audette avait déjà employé en entrevue à Radio-Canada pour décrire le sort de centaines de femmes disparues et assassinées, et qui va plus loin encore que la Commission de vérité et de réconciliation. Le rapport de la Commission de 2015 avait plutôt parlé d’un « génocide culturel » à l’endroit des peuples autochtones.

« Même si le génocide canadien vise tous les peuples autochtones, il cible particulièrement les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA [NDLR : Bispirituel, lesbienne, gai, bisexuel, transgenre, queer, en questionnement, intersexe et asexuel] autochtones », lit-on dans le sommaire du rapport.

Le fondement de ce génocide, poursuit le rapport, repose sur les structures coloniales, comme en font foi la Loi sur les Indiens, la rafle des années 1960, ou encore le système de pensionnats autochtones.

« Ce colonialisme, cette discrimination et ce génocide expliquent les taux élevés de violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones », écrivent les commissaires.

Le génocide, selon les Nations unies, se manifeste notamment par le meurtre de membres du groupe visé ou encore l’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale des membres du groupe.

Le rapport des commissaires s’appuie sur les témoignages de 2380 personnes recueillis à travers le pays depuis le début de l’enquête, en 2016.

Critiquée par les familles notamment, l’enquête a été ponctuée de dizaines de démissions et de licenciements. Les commissaires auraient voulu une prolongation de leur mandat de deux ans « pour faire le travail correctement » et entendre tous les survivants. Ils ont fini par avoir six mois.

Création d’un poste d’ombudsman

Dans le document, les commissaires formulent 18 « appels à la justice » regroupant 231 recommandations qui touchent des domaines aussi vastes que la sécurité, la santé ou encore l’industrie minière.

Parmi ces appels, les commissaires demandent la création d’un ombudsman national « des droits des Autochtones et des droits de la personne », de même que la mise sur pied « d’un tribunal des droits des Autochtones et des droits de la personne ».

Le rapport exige également des gouvernements fédéral et provinciaux la mise sur pied d’organismes autochtones civils de surveillance de la police. Des organismes « robustes et bien financés » qui veilleraient à superviser notamment les enquêtes qui touchent les Autochtones.

Le rapport demande en outre aux différents paliers de gouvernement de mettre en place un plan d’action national qui toucherait l’éducation, la santé, l’emploi, la sécurité et les soins de santé.

En guise de conclusion, les commissaires estiment qu’il faut « un véritable changement de paradigme » pour abolir « le colonialisme qui règne au sein de la société canadienne, dans tous les ordres de gouvernement et dans les institutions publiques ». Un changement de paradigme pour mettre fin à la normalisation de la violence et à une « indifférence lamentable » de la société même sur le sort de ces femmes, écrit le rapport.

Plus d’un millier de femmes autochtones ont disparu ou ont été assassinées dans les 40 dernières années, mais la Gendarmerie royale du Canada et des organismes autochtones estiment que ce chiffre serait beaucoup plus élevé.

Avec des informations de Yannick Donahue, de Jean-François Villeneuve et de Guy Bois

https://ici.radio-canada.ca/

80 journalistes ont été tués en 2018


La profession journaliste n’est pas de tout repos et ni sans risque. Une hausse de journalistes mort et dont plus de la moitié est carrément sont assassiné encore cette année. Beaucoup ont été emprisonnées, ou pris en otage et d’autres sont disparus.
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80 journalistes ont été tués en 2018

 

The Associated PressLe meurtre du journaliste Jamal Khashoggi a été l’un des plus médiatisés en 2018.

Après trois années de baisse, les violences contre les journalistes sont reparties à la hausse en 2018, avec 80 journalistes tués à travers le monde, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF) publié mardi.

L’an dernier, 65 journalistes avaient été tués pour avoir exercé leur mission d’information.

Parmi les victimes cette année, 63 journalistes professionnels, soit une hausse de 15%, 13 journalistes non professionnels (contre 7 l’an dernier) et 4 collaborateurs de médias, souligne l’ONG basée à Paris, déplorant une violence «inédite» contre les journalistes.

Au total, plus de 700 journalistes professionnels ont été tués ces dix dernières années, selon RSF.

Plus de la moitié des journalistes tués ont été «sciemment visés et assassinés», à l’instar de l’éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre, et du journaliste slovaque Jan Kuciak tué le 21 février.

«La haine contre les journalistes proférée, voire revendiquée, par des leaders politiques, religieux ou des businessmen sans scrupules a des conséquences dramatiques sur le terrain et se traduit par une hausse inquiétante des violations à l’égard des journalistes», déplore Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

«Démultipliés par les réseaux sociaux, qui portent à cet égard une lourde responsabilité, ces sentiments haineux légitiment ces violences et affaiblissent, un peu plus chaque jour, le journalisme et, avec lui, la démocratie», s’inquiète-t-il, cité dans un communiqué.

Les victimes sont majoritairement des hommes (77) travaillant localement (75 journalistes locaux).

C’est l’Afghanistan qui a été le pays le plus meurtrier pour les journalistes cette année avec 15 journalistes tués, détrônant la Syrie qui occupait cette place depuis 2012 et reste deuxième pays le plus dangereux avec 11 journalistes tués.

Le 30 avril, un double attentat à Kaboul a tué neuf journalistes, parmi lesquels le photographe de l’AFP Shah Marai Fezi et des reporters de Radio Free Europe et Tolo News. Cet attentat est le plus important commis contre des journalistes depuis le massacre de Maguindanao en 2009 aux Philippines, dans lequel au moins 32 journalistes avaient été tués.

Autre fait notable pour RSF, près de la moitié des journalistes se sont fait tuer dans des pays en paix, comme le Mexique (9 journalistes assassinés, 3e pays le plus dangereux), l’Inde (6 morts) et les Etats-Unis (6 morts) qui font leur entrée dans ce sombre palmarès après la fusillade sanglante contre la rédaction du Capitol Gazette.

Par ailleurs, le nombre de journalistes détenus dans le monde est lui aussi en hausse, souligne RSF: 348 contre 326 en 2017 (+7%), une augmentation qui concerne particulièrement les journalistes non professionnels.

Cinq pays détiennent à eux seuls plus de la moitié des journalistes emprisonnés: l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Turquie et la Chine, plus grande prison de journalistes du monde avec 60 journalistes détenus, dont les trois quarts sont des non-professionnels.

«Avec le durcissement de la réglementation concernant internet, ces journalistes sont emprisonnés, dans des conditions souvent inhumaines, pour un simple post ou un billet d’information sur les réseaux sociaux ou une messagerie privée», regrette l’ONG.

Le nombre d’otages a lui aussi augmenté de 11% avec 60 journalistes captifs à ce jour contre 54 l’an dernier. Cinquante-neuf d’entre eux sont retenus au Moyen-Orient (Syrie, Irak et Yémen). Parmi eux, six sont des étrangers.

Enfin, RSF a enregistré trois nouveaux cas de journalistes disparus au cours de l’année, deux en Amérique latine et un en Russie. RSF considère qu’un journaliste est porté disparu lorsqu’il n’y a pas suffisamment d’éléments pour déterminer s’il a été victime d’un homicide ou d’un enlèvement, et qu’aucune revendication crédible n’a été diffusée.

http://journalmetro.com/

Le prince héritier saoudien est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA


Le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi a été tourné de tous les côtés. Je crois qu’on ne saura jamais la vraie vérité et que des complices vont servir de bouc émissaire pour protéger des plus hauts placés. Si vraiment le prince saoudien MBS a donné l’ordre pour cet assassinat, cela prouve encore que la justice est un mot qui parfois ne veut rien dire
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Le prince héritier saoudien est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA

 

Selon le Washington Post, Khalid ben Salmane a... (Photo Amir Levy, archives REUTERS)

Selon le Washington Post, Khalid ben Salmane a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

PHOTO AMIR LEVY, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Washington

La CIA a conclu que le prince héritier saoudien a commandité l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul le mois dernier, a rapporté vendredi le Washington Post, citant des sources anonymes au courant des investigations.

PHOTO MOHAMMED AL-SHAIKH, ARCHIVES AFP

Cette information divulguée par le Washington Post, où collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad, contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ».

Contactée par l’AFP, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter. 

Pour parvenir à ces affirmations, précise le Washington Post, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignement, notamment un appel entre le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux États-Unis, et Jamal Khashoggi.

Selon le quotidien de Washington, Khalid ben Salmane a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

Le quotidien ajoute qu’il avait passé ce coup de fil à la demande de son frère, ajoutant qu’il n’était pas clair que Khalid ben Salmane soit au courant que M. Khashoggi serait ensuite assassiné.

Khalid ben Salmane a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations, en réfutant fermement les allégations du Washington Post.

« C’est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes », a-t-il dénoncé, accompagnant son tweet d’un communiqué qu’il dit avoir transmis au journal.

« A aucun moment le prince Khalid n’a discuté de quoi que ce soit avec Jamal à propos d’un voyage en Turquie », est-il notamment écrit.

De son côté, le New York Times indique que des responsables américains ont averti que les agences de renseignement américaine et turque n’avaient pas de preuve évidente liant le puissant prince héritier à l’assassinat de M. Khashoggi.

Mais selon le journal new-yorkais, citant des responsables, la CIA estime que l’influence du prince est telle que l’assassinat n’aurait pu se produire sans son aval.      

Entré le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul, le journaliste critique du pouvoir y a été assassiné.  

L’Arabie saoudite a, à plusieurs reprises, changé sa version officielle sur ce qui était arrivé à Jamal Khashoggi une fois franchie la porte du consulat.  

Le procureur général saoudien a admis jeudi que le journaliste avait été drogué et démembré sur place.

Sur un total de 21 suspects, il a inculpé à ce jour 11 personnes qui seront déférées devant la justice. Il a requis la peine capitale pour cinq d’entre elles.

Mais Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS », n’avait aucune connaissance du dossier, avait affirmé lors d’une conférence de presse à Riyad le porte-parole du procureur général, Shaalan al-Shaalan.

Allié historique de Riyad, Washington s’est empressé jeudi d’annoncer des sanctions contre 17 responsables saoudiens pour leur « responsabilité ou leur complicité » dans le meurtre de Khashoggi.

https://www.lapresse.ca/

Laissez les tueurs dans l’anonymat !


Il arrive souvent que les tueurs de masse cherchent un genre de mentor pour une imitation de tuerie. En criminologie, on demande aux médias de ne pas nommer les personnes ou donner un nom comme le tueur de Toronto, ainsi que de ne pas mettre des photos du crime pour que ces tueurs ne sont pas la reconnaissance publique qu’ils recherchent. Bien sûr, la prévention, contrôle des armes etc .. Demeure d’une grande importance pour limiter les tueries
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Laissez les tueurs dans l’anonymat !

 

Plusieurs chercheurs ont montré que les tueurs de masse sont souvent inspirés par d’autres personnes ayant commis des gestes semblables avant eux. Ils appellent aujourd’hui à un traitement médiatique plus responsable de ces drames.

Valérie Borde

Photo : iStock

Cette semaine, les noms du meurtrier qui a assassiné plusieurs personnes à la mosquée de Québec et de celui qui a tué des inconnus dans une rue de Toronto ont été cités ad nauseam par les médias, tout comme l’expression par laquelle on désigne le mode d’action du tueur de Toronto.

On a aussi vu leurs photos d’innombrables fois. Pourtant, ne plus diffuser ni leurs noms, ni leurs visages, est la meilleure arme dont on dispose pour que de tels drames se reproduisent le moins souvent possible.

De nombreuses études ont déjà été réalisées sur les tueurs de masse – des gens qui ont tué plusieurs personnes, souvent des inconnus, lors d’un geste unique – pour comprendre ce qui les a amenés à commettre l’irréparable.

Plusieurs chercheurs ont montré, notamment en étudiant les tueries aux États-Unis, que ces assassins sont souvent inspirés par d’autres personnes ayant commis des gestes semblables, sur lesquels ils se sont renseignés avant de passer à l’acte, et qu’ils recherchent avant tout une reconnaissance publique au travers de leur geste.

Dans un article scientifique publié en 2017, le chercheur en criminologie Adam Lankford, de l’université d’Alabama, dresse une liste de dizaines d’études qui ont mis ce phénomène en évidence. Il rapporte aussi les mots d’un tueur, qui, dans son manifeste, avait écrit que

« Mieux vaut l’infamie que l’obscurité totale ».

Ironie du sort : c’est justement ce meurtrier qui a été cité dans les médias comme la source d’inspiration de celui de Toronto.

Lankford insiste : un meilleur contrôle des armes, de meilleures prévention et accessibilité des soins en santé mentale, et un meilleur soutien aux personnes vulnérables sont nécessaires pour minimiser les risques de tuerie. Mais un traitement médiatique plus responsable est certainement, selon le chercheur, la mesure la plus rapide et facile à instaurer.

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Attaque à Toronto : attention aux fausses nouvelles !

Dans une étude sur 185 individus ayant commis des meurtres de masse aux États-Unis entre 1966 et 2010, le chercheur a trouvé que plus de la moitié d’entre eux se sont donné la mort ou se sont mis en situation d’être abattu par la police, une forme de « suicide assisté ». On sait depuis longtemps que le récit des suicides dans les médias fait augmenter leur incidence. De nombreux médias suivent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé pour une couverture responsable de ces gestes, et le public ne s’en plaint pas.

Il est plus que temps d’en faire autant avec ces tueurs de masse. Aux États-Unis, plusieurs organisations militent déjà pour que les médias ne diffusent plus leurs noms et photos, comme No notoriety ou la campagne Don’t name them, menée par un centre de recherche et de formation des forces de l’ordre de la Texas State University.

L’OMS recommande particulièrement de ne pas rapporter le mode d’action des gens qui s’enlèvent la vie, pour limiter la tentation qu’ils soient imités. De la même manière, on peut penser qu’insister sur le mode d’action des tueurs de masse, en multipliant les images, schémas ou détails, ne fait qu’hausser le risque que d’autres les imitent.

En octobre dernier, 147 spécialistes américains des tueurs de masse ont signé une lettre ouverte demandant aux médias d’agir. Il n’y a aucune raison que cela ne s’applique pas au Canada aussi.

Qu’est-ce qu’on attend?

http://lactualite.com/

Trop d’enfants autochtones disparus au Québec, dit Michèle Audette


Dans les années 50 des enfants autochtones ont été dans des pensionnats dans le but de les « civilisés, ils ont été violentés, violés et beaucoup ont disparus ou sont morts de façon suspectes. Ceux qui ont survécu ont eu des séquelles qu’ils ont répétés envers leur propre famille. De plus, il y a des enfants, des filles et des femmes qui ont aussi disparus, ou assassinés sans que la police agisse pour trouver les coupables. Encore, aujourd’hui, les femmes et les filles autochtones ne sont  malheureusement pas une priorité. Espérant que ce genre d’enquête puisse changer les choses
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Trop d’enfants autochtones disparus au Québec, dit Michèle Audette

 

La commissaire Michèle Audette au dernier jour des audiences de l'ENFFADA, à Montréal.

La commissaire Michèle Audette au dernier jour des audiences de l’ENFFADA, à Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Contant

La portion québécoise de l’Enquête nationale sur les filles et les femmes autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) soulève plusieurs questions sur les disparitions d’enfants dans les années 1950 et 1960, a affirmé Michèle Audette. La commissaire faisait le bilan des audiences à Montréal, deuxième arrêt québécois de l’enquête après Maliotenam, en novembre dernier.

Un texte de Laurence Niosi

« On a des enfants qui tombent malades et ne reviennent plus jamais à la maison. Comment le système de santé à l’époque n’a-t-il à peine donné d’information aux parents de ces enfants? », s’est-elle demandé, ajoutant que ces disparitions ont touché de nombreuses communautés autochtones du Québec.

En début de semaine, il a notamment été question de deux enfants algonquins, disparus après avoir été traités dans le même hôpital d’Amos dans les années 1950.

Par ailleurs, la commissaire estime que la police locale autochtone au Québec doit en faire plus dans le cas de disparitions ou de morts suspectes.

« Est-ce un manque d’infrastructures, de ressources ou de formation pour savoir quand on intervient quand il y a une mort suspecte? Quelle est la relation que [la police locale] doit avoir avec la Sûreté du Québec? », s’interroge-t-elle.

Depuis le début des audiences, 700 personnes ont témoigné, dont 70 à Montréal cette semaine. Les commissaires espèrent une prolongation du mandat de l’enquête de deux ans pour pouvoir entendre 700 autres témoins.

Un secret gardé pendant 40 ans

Les audiences se sont terminées vendredi avec le témoignage de familles qui ont perdu des proches. Une femme aurait été assassinée sans qu’il y ait enquête policière; l’autre s’est enlevé la vie.

Beatrice Reuben Trapper a gardé un terrible secret pendant presque 40 ans. Sa soeur Kathleen n’est pas morte par noyade, comme le croyaient ses proches dans la communauté algonquine de Pikogan, en Abitibi-Témiscamingue. Elle aurait plutôt été assassinée.

En 1967, le corps de Kathleen Kistabish Reuben, âgée de 43 ans à l’époque, a été retrouvé dans la rivière Harricana, qui borde la communauté algonquine. Sa tête était écrasée, et l’eau n’avait pas pénétré dans ses poumons, ce qui porte à croire qu’elle ne s’est pas noyée, affirme sa famille. Deux hommes ont en outre été aperçus traînant le corps vers la rivière.

Aux dires de Beatrice, ses parents savaient cela, mais ils ont demandé à la Sûreté du Québec (SQ) de ne pas enquêter pour ne pas infliger plus de douleur à la famille.

« Son sourire, son rire me manquent tellement », a affirmé entre deux sanglots la femme de 76 ans, qui s’exprimait en cri, sa langue natale.

Il y a deux ans, Beatrice a finalement décidé de partager le secret qu’elle cachait à sa famille depuis 40 ans.

« Ça a été comme un coup de masse », a raconté, ému, le fils de Kathleen, Maurice Kistabish, qui avait 19 ans au moment des faits.

Maurice a peu connu sa mère, puisqu’il a passé sept ans de sa vie dans un pensionnat autochtone. Quand il est retourné chez lui, il n’a pu revoir sa mère que deux années avant sa mort.

Les allégations de la famille de Kathleen Kistabish Reuben sur le comportement de la SQ, qui n’aurait jamais fait d’enquête en bonne et due forme, ont fait sourciller la commissaire Audette.

« La SQ n’a-t-elle pas une obligation de savoir qui a fait ça? », a-t-elle affirmé à Radio-Canada.

Traumatismes intergénérationnels

Plus tard en après-midi, les membres de la famille de Jacky Lalonde, qui s’est enlevé la vie il y a quelques années, ont pris la parole pour parler de ce douloureux chapitre de leur vie. La soeur de Jacky, Theresa Lalonde, a raconté que leur mère a vécu les pensionnats autochtones, où elle a été battue par les soeurs. Elle a ensuite répété ces comportements violents avec ses enfants.

« Ma mère nous a élevés avec ce qu’elle connaissait. Elle savait comment battre et boire », a raconté Theresa.

La mère de Theresa et de Jacky a en outre épousé un homme (leur père) qui a abusé de ses enfants « depuis qu’ils sont en couche ». Leur père n’a jamais avoué ses torts.

Les audiences de l’ENFFADA se poursuivent au Manitoba la semaine prochaine.

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