Les écrans solaires formeraient des produits dangereux dans l’eau


L’avobenzone est un ingrédient qui entre dans la composition de plusieurs crème solaire, bien qu’il n’est pas dangereux en soit, il le devient quand il entre en contact avec l’eau chlorée
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Les écrans solaires formeraient des produits dangereux dans l’eau

 

Des écrans solaires peuvent se décomposer en interagissant avec l'eau chlorée... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

 

La Presse Canadienne

Des écrans solaires peuvent se décomposer en interagissant avec l’eau chlorée et la radiation solaire, donnant ainsi naissance à des produits potentiellement dangereux, préviennent des chercheurs russes.

Les scientifiques de l’université Lemonosov, à Moscou, se sont intéressés plus spécifiquement à l’avobenzone, un filtre chimique qui entre dans la composition de plusieurs écrans solaires.

L’avobenzone a la capacité d’absorber les rayons ultraviolets et n’est pas, en elle-même, une substance dangereuse. Les chercheurs ont toutefois constaté qu’elle se dégrade une fois exposée au chlore et aux rayons du soleil. Cette décomposition pourra se produire directement sur la peau mouillée du baigneur.

La dégradation de l’avobenzone donne notamment naissance à des phénols et à de l’acétylbenzène chloré – deux produits qui entrent dans la composition des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l’ordre.

Les chercheurs préviennent enfin que l’avobenzone, s’il entre en contact avec les sels de cuivre qui sont souvent utilisés pour colorer l’eau, produira des quantités importantes de bromoforme, un produit qui peut interférer avec le foie, les reins et le système nerveux central.

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Le Saviez-Vous ► Les chevaux peuvent se noyer par l’anus


 

C’est curieux comme noyade, mais évitable et il semble que c’est pareil pour les vaches
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Les chevaux peuvent se noyer par l’anus

D’après le fameux rapport d’un de nos collaborateurs proctologues équidés, les chevaux n’ont pas les capacités d’obturer à temps leur sphincter* anal lors d’une chute impromptue dans l’eau, cela n’est possible que lorsque ceux-ci sont prévenus de la chute et ont le temps de s’y préparer.

En effet une béance anale propre aux équidés leur serait fatale en milieu aqueux. Béance provoquée par :

– une abolition de réflexe recto anal contracteur

– ou par une diminution et une fatigue de la contraction volontaire commandée

– ou par un absence totale de contraction de la musculature striée

Cette béance persiste lors de l’immersion ce qui provoque une noyade que l’on pourrait qualifier dans des termes scientifiques d’anale.

Des litres et des litres d’eau s’engouffrent donc dans ce misérable équidé lui faisant perdre toute possibilité de flottaison, l’entraînant irrémédiablement vers les profondeurs abyssales.

Ceci peut être évité si le cheval est conscient du fait qu’il va se retrouver dans un milieu aqueux, qu’il a le temps de se préparer psychologiquement et analement à sa chute, il va donc effectuer une fermeture hermétique de son sphincter, par une contraction volontaire de son muscle annulaire strié.

Ce type de mésaventure est fréquent chez les équidés portants des oeillères ou lors de cavalcades provoquées par une hystérie collective équidée et aboutissant à un saut dans un océan, lac, bras de rivière, piscine publique ou privée, fontaine, bol d’eau chaude etc.

Les pauvres équidés mus par cette folie n’ont pas le temps de visualiser l’étendue d’eau s’offrant devant eux, et émus et effrayés détendent au contraire leur petit muscle lisse car ils ont d’autres choses à penser à ce moment précis, et C’est à ce moment là que cette sournoise, glacée, pénétrante eau s’infiltre fatalement dans le pauvre fondement de la plus belle conquête de l’homme, provoquant ainsi sa perte dans une tragique mort peu glorieuse…

Cette bizarrerie animalière explique la grande noyade des mustangs en 1740.

« …et la grande noyade des mustangs lors de la traversée du Rio Grande en 1740 ou moult équidés périrent à cause d’une sordide noyade anale qui aurait pu être évitée… »   « Vie et mours des mustangs en Caroline du sud »

« Celui qui veut traverser à gué, prépare sa monture » proverbe catalan.

* Sphincter : muscle lisse ou strié qui assure l’occlusion d’un canal.

M-R T

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L’eau potable


C’est une bonne question. Alors des entreprises, des usines polluent l’eau, s’en sorte assez bien, alors que se battre contre eux pour respecter l’environnement, sont comme des épées dans l’eau (l’eau contaminée)
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L’eau potable

 

Il y a quelqu’un qui va devoir expliquer pourquoi vouloir de l’eau potable propre fait de nous activistes et pourquoi proposer de détruire l’eau avec des produits chimiques ne fait de vous des terroristes

Winona LaDuke Anishinaabe

Le Saviez-Vous ► Ces aliments ne périment jamais.


Quoiqu’il y a des aliments ont des dates de péremption à cause de la loi, certains d’entre eux peuvent durer plus longtemps s’ils sont bien conservés
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Ces aliments ne périment jamais.

 

1. Le miel

Cela fait très longtemps que le miel fait partie du régime alimentaire des hommes. Les archéologues ont déjà retrouvé du miel dans les pyramides égyptiennes qui est encore comestible ! Les miels un peu vieux ont tendance à se cristalliser, mais si on les réchauffe, ils retrouvent leur texture et saveur délicate.

Pour faire en sorte que le miel se conserve bien, évitez les miettes de pain et le beurre dans le pot…

2. Le beurre clarifié

Sa faible teneur en protéines et eau lui confère une durée de vie plus conséquente.

Fon Hodes/shutterstock.com

3. Le sel

Que cela soit du sel de table, du sel de mer ou des cristaux de sel, le sel est une denrée non périssable. Le préserver dans un endroit sec et recouvert évitera qu’il ne devienne compacte et même si c’est le cas, il faut savoir que ça n’ôte pas le goût.

Sea Salt

4. L’eau

La date de péremption sur les bouteilles d’eau concerne plus le récipient que l’eau en elle-même. Avec le temps, les plastifiants de la bouteille se diffusent dans l’eau la rendant impure voilà pourquoi il est important de regarder les dates. Si vous conservez l’eau dans des récipients en verre, alors vous pouvez la conserver aussi longtemps que vous le voulez.

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5. La Maïzena

La Maïzena est utilisée dans de nombreuses recettes notamment pour épaissir les sauces, crèmes, etc. Si elle est correctement conservée, elle ne se périme jamais.

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6. Les pâtes

Les pâtes sont des denrées non périssables, sauf si elles sont au blé complet.

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7. Le riz

Le riz comme le Basmati est une denrée non périssable, mais le riz brun et le long grain sont périssables du fait de leur teneur en graisse.

Reis

8. Les boîtes de conserve

Avec le temps, la consistance, le goût et la couleur des aliments peuvent changer, mais s’ils sont conservés dans des boîtes de conserve, ils ne périment pas. Néanmoins, si la boîte est endommagée alors les aliments se conservent moins longtemps.

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9. Le vinaigre de vin blanc

Lorsqu’il est conservé correctement, le vinaigre de vin blanc distillé peut être utilisé pour faire des vinaigrettes, l’entretien de la maison et comme désodorisant naturel pendant très, très longtemps.

Under 25? Please be prepared to show proof of age when buying alcohol

10. Le sirop d’érable

Comme le miel, le sirop d’érable est non périssable du fait de sa forte teneur en sucre. S’il devient compact, il suffit de plonger la bouteille dans de l’eau chaude pour le faire redevenir liquide.

CanadianMapleSyrup

11. Le sucre

Les bactéries ne se nourrissent pas de sucre donc, elles ne s’accumulent pas sur le sucre. De fait, le sucre peut se conserver ad vitam aeternam. Que cela soit du sucre roux, en poudre, glace ou autre, vous n’avez pas d’inquiétude à avoir : c’est une denrée non périssable.

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Boire ou non l’eau du robinet?


Est-il mieux de boire de l’eau du robinet ou pas ? Je dois dire que j’aimerais avoir la même eau que ma ville natale. Elle n’a pas cet arrière-goût que je retrouve présentement chez moi. Je suis incapable de boire l’eau directement du robinet à cause du goût. Par soucis, environnementaux, j’ai délaissé à 99 % la bouteille de plastique. Alors, ma solution est d’ajouter du citron dans une bouteille réutilisable, Cependant, il semble clair qu’il y a toujours des résidus dans l’eau potable qu’on ne peut pas vraiment se débarrasser.
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Boire ou non l’eau du robinet?

 

L'eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

 

ISABELLE MORIN, ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

L’eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient de petites quantités d’une foule de produits chimiques. Devraiton s’en inquiéter? Jusqu’à filtrer notre eau à la maison, ou même à privilégier l’eau en bouteille?

L’eau potable en cinq questions

En mars, une sortie publique de l’organisation écologiste Équiterre alertait la population au sujet de la présence d’un pesticide dangereux dans l’eau potable, l’atrazine. Le point en cinq questions.

1- Que trouve-t-on dans l’eau du robinet?

Les méthodes de chimie analytique étant désormais très performantes, il est possible de trouver des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides. Des métaux lourds également, dont le plomb, des bactéries et des sous-produits de chlore utilisé dans le processus de désinfection. Le mois dernier, Équiterre a alerté la population au sujet de la présence de résidus d’atrazine, un pesticide très utilisé depuis les années 60, dans l’eau potable. Les taux moyens de ce contaminant détectés par le scientifique Sébastien Sauvé (116 ng/l) sont inférieurs à la norme en vigueur ici (3500 ng/l), mais supérieurs à celle adoptée en Europe (100 ng/l), où l’atrazine est interdite depuis une douzaine d’années, mais encore détectée dans des cours d’eau.

«Ce qu’on retrouve, c’est moins de 10 % de la norme elle-même pour bon nombre de pesticides, précise toutefois Denis Gauvin, conseiller scientifique à l’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) sur les dossiers de l’eau potable. Il faut mettre en perspective les risques qu’ils représentent pour la santé.»

 

2- Comment les eaux sont-elles traitées?

L’eau brute est traitée en fonction de son niveau de contamination bactériologique (E. coli, coliformes fécaux et entérocoques) et chimique, ce qui englobe les contaminants naturels et ceux produits par les humains (pesticides, nitrates, hydrocarbures). Plus les analyses démontrent qu’une eau est dégradée, plus les exigences du traitement sont élevées, explique Denis Gauvin. Et plus la population desservie est importante, plus les échantillonnages sont fréquents.

Le plus grand risque à gérer pour l’eau potable est de nature microbiologique, selon Benoît Barbeau, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en eau potable, et c’est là qu’on investit d’abord en désinfectant l’eau. Pour ce faire, on utilise du chlore, dont il reste des sous-produits dans l’eau du robinet. Jusqu’à 100 fois plus que les pesticides.

 «On accepte qu’il en reste dans l’eau, parce qu’on estime que les bénéfices surpassent de loin les risques pour la santé», souligne toutefois Benoît Barbeau.

 L’eau peut ensuite être contaminée de nouveau dans le réseau de distribution, notamment par la présence de plomb dans la plomberie domestique, un métal lourd reconnu comme étant nuisible à la santé, en particulier pour les enfants et les foetus.

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3- L’eau du robinet est-elle bonne à boire?

Réponse courte: oui. Plusieurs experts l’ont confirmé à La Presse.

«Je bois l’eau du robinet. Souvent», dit Sébastien Sauvé, le chimiste qui a fait les analyses utilisées par Équiterre.

Il ajoute cependant que, «par précaution», il a aussi une cruche de 18 litres à la maison. Il juge que, sur certains plans, on est dans une «zone grise».

«Il y a une multitude de produits qui sont à des niveaux de traces dans l’eau, et la science n’a pas établi de seuil d’impact [sur la santé] pour quantité de ces produits», précise-t-il.

«On ne peut jamais être sûr à 100 %», convient Denis Gauvin. Des pesticides ont été retrouvés dans un très faible nombre d’analyses (0,4 %, dit-il) et les quantités observées «respectent toutes les normes et se situent majoritairement à moins de 10 % de la norme».

L’enjeu des microcontaminants exige d’être envisagé de manière beaucoup plus globale et nuancée, estime Benoît Barbeau, qui déplore que l’accent ne soit mis que sur l’eau potable.

«On est exposé par de multiples sources, entre autres la nourriture. Surtout pour les pesticides, notre exposition vient principalement des fruits et des légumes», dit-il. 

4- Nos normes sont-elles assez sévères?

Benoit Barbeau assure que les normes québécoises en matière d’eau potable sont parmi les plus sévères au monde. Il existe différentes technologies qui permettraient d’enlever un peu plus de certains contaminants, selon Sébastien Sauvé, mais qui coûteraient plus cher. Le chercheur avoue ne pas se sentir rassuré par la norme canadienne au sujet de l’atrazine, mais ne plaide pas forcément pour l’adoption de la norme européenne.

«Les deux sont probablement exagérées», dit-il.

La nôtre, trop permissive et celle de l’Europe, trop restrictive. Il juge qu’il faut s’appuyer sur des critères basés sur le risque, qui tiendrait compte d’un principe de précaution.

 «Ça revient à une question de coût-bénéfice. Il n’y a pas que l’eau potable qui demande des fonds pour s’améliorer», dit Benoît Barbeau, qui n’est pas convaincu que c’est en investissant davantage dans l’eau potable qu’on va avoir le meilleur impact global sur la santé publique. «Il faut aller à la source», dit-il.

Mieux traiter les eaux usées rejetées dans le fleuve, par exemple, qui deviennent ensuite une source d’eau potable.

5- Pourquoi boire de l’eau?

Le corps est composé à 65 % d’eau. C’est plus encore pour le cerveau, qui en contient 76 %. L’eau contribue à l’ensemble des processus vitaux: elle sert entre autres à réguler la température corporelle, permet l’activité neurologique du cerveau et est nécessaire au transport des nutriments à travers le corps. Elle contient également des minéraux essentiels pour la santé. Puisqu’une partie de cette eau est éliminée continuellement, notamment à travers l’urine et la transpiration, il est vital de la renouveler tout au long de la journée par l’alimentation ou les boissons. Il est recommandé d’en consommer environ 3 litres chaque jour, dont 1,5 à 2 litres sous forme liquide. En boire à petites doses fréquentes permet d’éviter la déshydratation. L’eau est la meilleure de toutes les boissons, disent les nutritionnistes. Elle est neutre, sans sucre «et elle ne coûte rien», fait remarquer la nutritionniste Marie-Claude Paquette, aussi conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

«Ça devrait toujours être notre premier choix pour se désaltérer.»

Il est possible de trouver dans l'eau potable... (PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE) - image 3.0

Il est possible de trouver dans l’eau potable des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides.

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Que faire à la maison?

L’eau du robinet est généralement bonne à boire, disent les experts, mais dans le doute, on peut toujours améliorer sa qualité. Deux principales options s’offrent à nous.

Filtre au charbon activé

Le plus commun des systèmes de filtration domestique est celui au charbon, souvent vendu sous forme de pichet, comme c’est le cas des fabricants PUR et BRITA. Il en existe des versions qui vont directement sur le robinet.

Comment ça fonctionne: le charbon activé agit comme épurateur. Il est souvent combiné à des résines qui décontaminent par échange d’ions.

Avantages et limites du produit:

«Ça fonctionne relativement bien pour le plomb», estime Sébastien Sauvé.

Pour ce qui est des résidus de médicaments ou de pesticides, ils peuvent aussi être atténués d’au moins 50 %, estime Benoît Barbeau, selon les filtres. Les tests effectués par le chercheur Sébastien Sauvé et son équipe ne se sont toutefois pas avérés concluants sur le plan des pesticides, mais les enlever ne faisait pas partie des prétentions des fabricants de ces produits, précise le chercheur.

Inconvénients: Ils sont économiques à l’achat, mais le renouvellement des filtres est cher à l’usage. Ceux-ci doivent être changés environ tous les trois mois.

Mise en garde: Il ne doit jamais être utilisé avec de l’eau chaude puisque, dans ce cas, le charbon «relâche ce qu’il avait capté». Ce phénomène peut aussi se produire si on ne change pas son filtre assez souvent. Benoît Barbeau insiste: le filtre doit être certifié NSF53 ou NSF42.

«Il y a beaucoup de filtres qui ne sont pas certifiés», dit-il, en faisant notamment référence aux produits vendus sur l’internet.

Prix: à partir d’environ 15 $. Prix cartouches: à partir d’environ 8 $

Osmose inverse

Les versions domestiques de ces systèmes s’installent normalement sous l’évier.

Comment ça fonctionne: dans un système de purification par osmose inverse, la pression force l’eau à traverser une membrane très fine. Elle ne laisse passer que l’eau et retient minéraux et contaminants, résume Sébastien Sauvé.

Avantages et limites du produit:

«Ce n’est pas une barrière absolue, mais c’est une barrière très, très performante. Tellement qu’elle enlève à la fois les micropolluants et des sels minéraux. On se retrouve alors à boire une eau déminéralisée. Et ça, ce n’est pas souhaitable pour la santé», dit Benoit Barbeau.

Inconvénients: Ce système est coûteux et nécessite un entretien soigné.

«C’est du gaspillage d’argent», juge Benoît Barbeau, qui croit qu’on peut faire d’autres dépenses et faire certains gestes pour éviter de consommer des micropolluants ou des pesticides.

Acheter des fraises bios, par exemple, puisque c’est l’aliment qui compte le plus de résidus de pesticides selon la liste d’EWG.

Prix: Les grandes surfaces en vendent à partir de 150 $, mais il y en a de beaucoup plus chers. Le coût associé à l’entretien est également élevé.

Et l’eau en bouteille?

En faisait abstraction du fait qu’il faut disposer de son contenant, ce qui a un impact environnemental important, l’eau en bouteille est-elle un choix plus santé? Réglons le cas du plastique:

«plus il est souple, plus il est susceptible de dégager des particules», dit Sébastien Sauvé.

En particulier si on laisse la bouteille au soleil dans la voiture. Le risque de dégradation est toutefois moindre avec les grosses cruches en plastique. Par ailleurs, une eau n’est pas nécessairement de meilleure qualité parce qu’elle est mise en bouteille, signale Benoît Barbeau. Elle peut même être moins bonne que celle du robinet. La pollution générée par les bouteilles de plastique constitue aussi un enjeu majeur: elles se retrouvent par dizaines de millions dans les sites d’enfouissement québécois, rappelle la coalition Eau secours.

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L’eau dans le sous-sol est multimillénaire et vulnérable


Les nappes souterraines contiennent des eaux fossiles qui peuvent avoir plus de 12 000 ans, une partie de cette eau fournie notre eau potable. Malheureusement, cette réserve inestimable semble se contaminer de la pollution moderne et que la demande en plus augmente. Il est clair qu’il est important de réagir pour préserver cette eau
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L’eau dans le sous-sol est multimillénaire et vulnérable

 

Les chutes Iguazu, au Brésil, font partie de... (Jorge Saenz, archives AP)

Les chutes Iguazu, au Brésil, font partie de l’aquifère Guarani, le 3e réservoir d’eau souterraine mondial.

JORGE SAENZ, ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse

Les nappes souterraines dans le monde abritent une eau multimillénaire, souligne mardi une étude, qui met en garde contre les risques de pollution de ces précieuses réserves.

Sous terre, entre 250 m et 1 km de profondeur, plus de la moitié des puits sont essentiellement nourris d’eau issue de précipitations intervenues il y a plus de 12 000 ans, avant le début de l’ère Holocène, selon ces travaux présentés mardi à Vienne devant l’Union européenne des sciences de la terre.

Plus près de la surface même, ces eaux « fossiles » sont aussi présentes.

Les chercheurs ont analysé 6455 aquifères, en Europe et aux États-Unis, mais aussi au Japon, en Inde ou au Sénégal, usant de méthodes de datation par le radiocarbone (l’eau plus « jeune » en étant plus dosée, de par son exposition récente à l’atmosphère).

Selon les zones, 42 à 85 % de l’eau stockée dans le premier km de la croûte terrestre a plus de 12 000 ans (avec une part qui se réduit — 10 à 63 % — quand l’aquifère est à moins de 100 m de profondeur), selon l’étude parue dans Nature Geoscience.

« Une part substantielle de l’eau douce dans le monde est d’âge fossile », souligne un des auteurs, Scott Jasechko, de l’Université de Calgary. « Seule une petite portion des eaux souterraines est récente, quelques années ou quelques décennies ».

Mais cette ressource ancienne, qui aujourd’hui fournit de l’eau potable ou permet par exemple d’irriguer les champs de Californie (avec un aquifère à – 260 m pour le sud de la vallée centrale) ou de la grande plaine de Chine du nord, est fragile.

« On imagine souvent que ces eaux sont non touchées par les contaminations modernes », soulignent les auteurs. Il n’en est rien.

Car dans la moitié des nappes contenant de l’eau « ancienne », les chercheurs ont aussi trouvé la présence d’eaux de pluie ou de neige plus récentes — infiltrées par exemple via les zones plus perméables ou les fuites sur les puits. Une source potentielle de pollution de ces eaux fossiles.

« Les eaux de puits « fossiles » sont plus vulnérables aux contaminations par les polluants modernes que nous le pensions, » pointent les auteurs.

« Sécuriser l’approvisionnement en eau potable reste un défi pour des centaines de millions d’individus », souligne M. Jasechko.

« Il faut gérer ces ressources souterraines anciennes de manière durable, et veiller à leur qualité », insistent les auteurs, alors que, face aux sécheresses accrues ou au déclin de certaines nappes phréatiques, le recours aux eaux souterraines tend à s’accélérer

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Une technique pour rendre potable l’eau de mer


Une technologie qui pourrait venir en aide à des millions de personnes qui n’ont d’eau potable. Une technique qui dessalerait l’eau de mer en eau potable … Cela sauverait beaucoup de vie
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Une technique pour rendre potable l’eau de mer

 

Photo : iStock

Des membranes d’oxyde de graphène permettent de filtrer le sel de l’eau de mer, et la rendre ainsi potable et propre à la consommation humaine, affirment des chercheurs britanniques.

Un texte d’Alain Labelle

Cette percée pourrait conduire à la mise au point d’une technologie de dessalement abordable et fournir de l’eau potable à des millions de personnes qui n’y ont pas accès.

Les membranes ont été développées au National Graphene Institute de l’Université de Manchester, au Royaume-Uni. Auparavant, les membranes d’oxyde de graphène avaient montré de bonnes capacités pour la séparation des gaz et la filtration de l’eau, entre autres pour filtrer les petites nanoparticules, les molécules organiques et même le gros sel dans l’eau. Jusque-là cependant, elles ne pouvaient pas être utilisées pour filtrer le sel de l’eau de mer, une opération qui nécessite de plus petits tamis.

Représentation d’une membrane de graphène   Photo : Université de Manchester

Le groupe de recherche britannique a développé une technologie qui permet d’éviter le gonflement des membranes lorsqu’elles sont exposées à l’eau

Ainsi, la taille des pores de ces membranes peut être contrôlée avec précision, ce qui permet de tamiser les sels communs à partir d’eau salée.

D’autres travaux menés par la même équipe avaient révélé que, lorsqu’elles sont immergées dans l’eau, les membranes d’oxyde de graphène se gonflent légèrement et laissent passer de plus petits sels, mais bloquent les plus gros.

La création de membranes évolutives avec une taille de pore uniforme jusqu’à l’échelle atomique est une percée importante qui ouvre de nouvelles possibilités pour améliorer l’efficacité des technologies de dessalement.

Pr Rahul Nair, Université de Manchester

D’ici 2025, l’ONU s’attend à ce que 14 % de la population mondiale manque d’eau potable. Cette technologie pourrait donc révolutionner la filtration de l’eau dans le monde, en particulier dans les pays qui ne peuvent pas se permettre des installations de dessalement à grande échelle.

Le détail de cette découverte est publié dans la revue Nature Nanotechnology

http://ici.radio-canada.ca