L’eau potable


C’est une bonne question. Alors des entreprises, des usines polluent l’eau, s’en sorte assez bien, alors que se battre contre eux pour respecter l’environnement, sont comme des épées dans l’eau (l’eau contaminée)
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L’eau potable

 

Il y a quelqu’un qui va devoir expliquer pourquoi vouloir de l’eau potable propre fait de nous activistes et pourquoi proposer de détruire l’eau avec des produits chimiques ne fait de vous des terroristes

Winona LaDuke Anishinaabe

Le Saviez-Vous ► Ces aliments ne périment jamais.


Quoiqu’il y a des aliments ont des dates de péremption à cause de la loi, certains d’entre eux peuvent durer plus longtemps s’ils sont bien conservés
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Ces aliments ne périment jamais.

 

1. Le miel

Cela fait très longtemps que le miel fait partie du régime alimentaire des hommes. Les archéologues ont déjà retrouvé du miel dans les pyramides égyptiennes qui est encore comestible ! Les miels un peu vieux ont tendance à se cristalliser, mais si on les réchauffe, ils retrouvent leur texture et saveur délicate.

Pour faire en sorte que le miel se conserve bien, évitez les miettes de pain et le beurre dans le pot…

2. Le beurre clarifié

Sa faible teneur en protéines et eau lui confère une durée de vie plus conséquente.

Fon Hodes/shutterstock.com

3. Le sel

Que cela soit du sel de table, du sel de mer ou des cristaux de sel, le sel est une denrée non périssable. Le préserver dans un endroit sec et recouvert évitera qu’il ne devienne compacte et même si c’est le cas, il faut savoir que ça n’ôte pas le goût.

Sea Salt

4. L’eau

La date de péremption sur les bouteilles d’eau concerne plus le récipient que l’eau en elle-même. Avec le temps, les plastifiants de la bouteille se diffusent dans l’eau la rendant impure voilà pourquoi il est important de regarder les dates. Si vous conservez l’eau dans des récipients en verre, alors vous pouvez la conserver aussi longtemps que vous le voulez.

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5. La Maïzena

La Maïzena est utilisée dans de nombreuses recettes notamment pour épaissir les sauces, crèmes, etc. Si elle est correctement conservée, elle ne se périme jamais.

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6. Les pâtes

Les pâtes sont des denrées non périssables, sauf si elles sont au blé complet.

Spaghetti

7. Le riz

Le riz comme le Basmati est une denrée non périssable, mais le riz brun et le long grain sont périssables du fait de leur teneur en graisse.

Reis

8. Les boîtes de conserve

Avec le temps, la consistance, le goût et la couleur des aliments peuvent changer, mais s’ils sont conservés dans des boîtes de conserve, ils ne périment pas. Néanmoins, si la boîte est endommagée alors les aliments se conservent moins longtemps.

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9. Le vinaigre de vin blanc

Lorsqu’il est conservé correctement, le vinaigre de vin blanc distillé peut être utilisé pour faire des vinaigrettes, l’entretien de la maison et comme désodorisant naturel pendant très, très longtemps.

Under 25? Please be prepared to show proof of age when buying alcohol

10. Le sirop d’érable

Comme le miel, le sirop d’érable est non périssable du fait de sa forte teneur en sucre. S’il devient compact, il suffit de plonger la bouteille dans de l’eau chaude pour le faire redevenir liquide.

CanadianMapleSyrup

11. Le sucre

Les bactéries ne se nourrissent pas de sucre donc, elles ne s’accumulent pas sur le sucre. De fait, le sucre peut se conserver ad vitam aeternam. Que cela soit du sucre roux, en poudre, glace ou autre, vous n’avez pas d’inquiétude à avoir : c’est une denrée non périssable.

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Boire ou non l’eau du robinet?


Est-il mieux de boire de l’eau du robinet ou pas ? Je dois dire que j’aimerais avoir la même eau que ma ville natale. Elle n’a pas cet arrière-goût que je retrouve présentement chez moi. Je suis incapable de boire l’eau directement du robinet à cause du goût. Par soucis, environnementaux, j’ai délaissé à 99 % la bouteille de plastique. Alors, ma solution est d’ajouter du citron dans une bouteille réutilisable, Cependant, il semble clair qu’il y a toujours des résidus dans l’eau potable qu’on ne peut pas vraiment se débarrasser.
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Boire ou non l’eau du robinet?

 

L'eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

 

ISABELLE MORIN, ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

L’eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient de petites quantités d’une foule de produits chimiques. Devraiton s’en inquiéter? Jusqu’à filtrer notre eau à la maison, ou même à privilégier l’eau en bouteille?

L’eau potable en cinq questions

En mars, une sortie publique de l’organisation écologiste Équiterre alertait la population au sujet de la présence d’un pesticide dangereux dans l’eau potable, l’atrazine. Le point en cinq questions.

1- Que trouve-t-on dans l’eau du robinet?

Les méthodes de chimie analytique étant désormais très performantes, il est possible de trouver des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides. Des métaux lourds également, dont le plomb, des bactéries et des sous-produits de chlore utilisé dans le processus de désinfection. Le mois dernier, Équiterre a alerté la population au sujet de la présence de résidus d’atrazine, un pesticide très utilisé depuis les années 60, dans l’eau potable. Les taux moyens de ce contaminant détectés par le scientifique Sébastien Sauvé (116 ng/l) sont inférieurs à la norme en vigueur ici (3500 ng/l), mais supérieurs à celle adoptée en Europe (100 ng/l), où l’atrazine est interdite depuis une douzaine d’années, mais encore détectée dans des cours d’eau.

«Ce qu’on retrouve, c’est moins de 10 % de la norme elle-même pour bon nombre de pesticides, précise toutefois Denis Gauvin, conseiller scientifique à l’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) sur les dossiers de l’eau potable. Il faut mettre en perspective les risques qu’ils représentent pour la santé.»

 

2- Comment les eaux sont-elles traitées?

L’eau brute est traitée en fonction de son niveau de contamination bactériologique (E. coli, coliformes fécaux et entérocoques) et chimique, ce qui englobe les contaminants naturels et ceux produits par les humains (pesticides, nitrates, hydrocarbures). Plus les analyses démontrent qu’une eau est dégradée, plus les exigences du traitement sont élevées, explique Denis Gauvin. Et plus la population desservie est importante, plus les échantillonnages sont fréquents.

Le plus grand risque à gérer pour l’eau potable est de nature microbiologique, selon Benoît Barbeau, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en eau potable, et c’est là qu’on investit d’abord en désinfectant l’eau. Pour ce faire, on utilise du chlore, dont il reste des sous-produits dans l’eau du robinet. Jusqu’à 100 fois plus que les pesticides.

 «On accepte qu’il en reste dans l’eau, parce qu’on estime que les bénéfices surpassent de loin les risques pour la santé», souligne toutefois Benoît Barbeau.

 L’eau peut ensuite être contaminée de nouveau dans le réseau de distribution, notamment par la présence de plomb dans la plomberie domestique, un métal lourd reconnu comme étant nuisible à la santé, en particulier pour les enfants et les foetus.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

3- L’eau du robinet est-elle bonne à boire?

Réponse courte: oui. Plusieurs experts l’ont confirmé à La Presse.

«Je bois l’eau du robinet. Souvent», dit Sébastien Sauvé, le chimiste qui a fait les analyses utilisées par Équiterre.

Il ajoute cependant que, «par précaution», il a aussi une cruche de 18 litres à la maison. Il juge que, sur certains plans, on est dans une «zone grise».

«Il y a une multitude de produits qui sont à des niveaux de traces dans l’eau, et la science n’a pas établi de seuil d’impact [sur la santé] pour quantité de ces produits», précise-t-il.

«On ne peut jamais être sûr à 100 %», convient Denis Gauvin. Des pesticides ont été retrouvés dans un très faible nombre d’analyses (0,4 %, dit-il) et les quantités observées «respectent toutes les normes et se situent majoritairement à moins de 10 % de la norme».

L’enjeu des microcontaminants exige d’être envisagé de manière beaucoup plus globale et nuancée, estime Benoît Barbeau, qui déplore que l’accent ne soit mis que sur l’eau potable.

«On est exposé par de multiples sources, entre autres la nourriture. Surtout pour les pesticides, notre exposition vient principalement des fruits et des légumes», dit-il. 

4- Nos normes sont-elles assez sévères?

Benoit Barbeau assure que les normes québécoises en matière d’eau potable sont parmi les plus sévères au monde. Il existe différentes technologies qui permettraient d’enlever un peu plus de certains contaminants, selon Sébastien Sauvé, mais qui coûteraient plus cher. Le chercheur avoue ne pas se sentir rassuré par la norme canadienne au sujet de l’atrazine, mais ne plaide pas forcément pour l’adoption de la norme européenne.

«Les deux sont probablement exagérées», dit-il.

La nôtre, trop permissive et celle de l’Europe, trop restrictive. Il juge qu’il faut s’appuyer sur des critères basés sur le risque, qui tiendrait compte d’un principe de précaution.

 «Ça revient à une question de coût-bénéfice. Il n’y a pas que l’eau potable qui demande des fonds pour s’améliorer», dit Benoît Barbeau, qui n’est pas convaincu que c’est en investissant davantage dans l’eau potable qu’on va avoir le meilleur impact global sur la santé publique. «Il faut aller à la source», dit-il.

Mieux traiter les eaux usées rejetées dans le fleuve, par exemple, qui deviennent ensuite une source d’eau potable.

5- Pourquoi boire de l’eau?

Le corps est composé à 65 % d’eau. C’est plus encore pour le cerveau, qui en contient 76 %. L’eau contribue à l’ensemble des processus vitaux: elle sert entre autres à réguler la température corporelle, permet l’activité neurologique du cerveau et est nécessaire au transport des nutriments à travers le corps. Elle contient également des minéraux essentiels pour la santé. Puisqu’une partie de cette eau est éliminée continuellement, notamment à travers l’urine et la transpiration, il est vital de la renouveler tout au long de la journée par l’alimentation ou les boissons. Il est recommandé d’en consommer environ 3 litres chaque jour, dont 1,5 à 2 litres sous forme liquide. En boire à petites doses fréquentes permet d’éviter la déshydratation. L’eau est la meilleure de toutes les boissons, disent les nutritionnistes. Elle est neutre, sans sucre «et elle ne coûte rien», fait remarquer la nutritionniste Marie-Claude Paquette, aussi conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

«Ça devrait toujours être notre premier choix pour se désaltérer.»

Il est possible de trouver dans l'eau potable... (PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE) - image 3.0

Il est possible de trouver dans l’eau potable des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides.

PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE

Que faire à la maison?

L’eau du robinet est généralement bonne à boire, disent les experts, mais dans le doute, on peut toujours améliorer sa qualité. Deux principales options s’offrent à nous.

Filtre au charbon activé

Le plus commun des systèmes de filtration domestique est celui au charbon, souvent vendu sous forme de pichet, comme c’est le cas des fabricants PUR et BRITA. Il en existe des versions qui vont directement sur le robinet.

Comment ça fonctionne: le charbon activé agit comme épurateur. Il est souvent combiné à des résines qui décontaminent par échange d’ions.

Avantages et limites du produit:

«Ça fonctionne relativement bien pour le plomb», estime Sébastien Sauvé.

Pour ce qui est des résidus de médicaments ou de pesticides, ils peuvent aussi être atténués d’au moins 50 %, estime Benoît Barbeau, selon les filtres. Les tests effectués par le chercheur Sébastien Sauvé et son équipe ne se sont toutefois pas avérés concluants sur le plan des pesticides, mais les enlever ne faisait pas partie des prétentions des fabricants de ces produits, précise le chercheur.

Inconvénients: Ils sont économiques à l’achat, mais le renouvellement des filtres est cher à l’usage. Ceux-ci doivent être changés environ tous les trois mois.

Mise en garde: Il ne doit jamais être utilisé avec de l’eau chaude puisque, dans ce cas, le charbon «relâche ce qu’il avait capté». Ce phénomène peut aussi se produire si on ne change pas son filtre assez souvent. Benoît Barbeau insiste: le filtre doit être certifié NSF53 ou NSF42.

«Il y a beaucoup de filtres qui ne sont pas certifiés», dit-il, en faisant notamment référence aux produits vendus sur l’internet.

Prix: à partir d’environ 15 $. Prix cartouches: à partir d’environ 8 $

Osmose inverse

Les versions domestiques de ces systèmes s’installent normalement sous l’évier.

Comment ça fonctionne: dans un système de purification par osmose inverse, la pression force l’eau à traverser une membrane très fine. Elle ne laisse passer que l’eau et retient minéraux et contaminants, résume Sébastien Sauvé.

Avantages et limites du produit:

«Ce n’est pas une barrière absolue, mais c’est une barrière très, très performante. Tellement qu’elle enlève à la fois les micropolluants et des sels minéraux. On se retrouve alors à boire une eau déminéralisée. Et ça, ce n’est pas souhaitable pour la santé», dit Benoit Barbeau.

Inconvénients: Ce système est coûteux et nécessite un entretien soigné.

«C’est du gaspillage d’argent», juge Benoît Barbeau, qui croit qu’on peut faire d’autres dépenses et faire certains gestes pour éviter de consommer des micropolluants ou des pesticides.

Acheter des fraises bios, par exemple, puisque c’est l’aliment qui compte le plus de résidus de pesticides selon la liste d’EWG.

Prix: Les grandes surfaces en vendent à partir de 150 $, mais il y en a de beaucoup plus chers. Le coût associé à l’entretien est également élevé.

Et l’eau en bouteille?

En faisait abstraction du fait qu’il faut disposer de son contenant, ce qui a un impact environnemental important, l’eau en bouteille est-elle un choix plus santé? Réglons le cas du plastique:

«plus il est souple, plus il est susceptible de dégager des particules», dit Sébastien Sauvé.

En particulier si on laisse la bouteille au soleil dans la voiture. Le risque de dégradation est toutefois moindre avec les grosses cruches en plastique. Par ailleurs, une eau n’est pas nécessairement de meilleure qualité parce qu’elle est mise en bouteille, signale Benoît Barbeau. Elle peut même être moins bonne que celle du robinet. La pollution générée par les bouteilles de plastique constitue aussi un enjeu majeur: elles se retrouvent par dizaines de millions dans les sites d’enfouissement québécois, rappelle la coalition Eau secours.

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L’eau dans le sous-sol est multimillénaire et vulnérable


Les nappes souterraines contiennent des eaux fossiles qui peuvent avoir plus de 12 000 ans, une partie de cette eau fournie notre eau potable. Malheureusement, cette réserve inestimable semble se contaminer de la pollution moderne et que la demande en plus augmente. Il est clair qu’il est important de réagir pour préserver cette eau
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L’eau dans le sous-sol est multimillénaire et vulnérable

 

Les chutes Iguazu, au Brésil, font partie de... (Jorge Saenz, archives AP)

Les chutes Iguazu, au Brésil, font partie de l’aquifère Guarani, le 3e réservoir d’eau souterraine mondial.

JORGE SAENZ, ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse

Les nappes souterraines dans le monde abritent une eau multimillénaire, souligne mardi une étude, qui met en garde contre les risques de pollution de ces précieuses réserves.

Sous terre, entre 250 m et 1 km de profondeur, plus de la moitié des puits sont essentiellement nourris d’eau issue de précipitations intervenues il y a plus de 12 000 ans, avant le début de l’ère Holocène, selon ces travaux présentés mardi à Vienne devant l’Union européenne des sciences de la terre.

Plus près de la surface même, ces eaux « fossiles » sont aussi présentes.

Les chercheurs ont analysé 6455 aquifères, en Europe et aux États-Unis, mais aussi au Japon, en Inde ou au Sénégal, usant de méthodes de datation par le radiocarbone (l’eau plus « jeune » en étant plus dosée, de par son exposition récente à l’atmosphère).

Selon les zones, 42 à 85 % de l’eau stockée dans le premier km de la croûte terrestre a plus de 12 000 ans (avec une part qui se réduit — 10 à 63 % — quand l’aquifère est à moins de 100 m de profondeur), selon l’étude parue dans Nature Geoscience.

« Une part substantielle de l’eau douce dans le monde est d’âge fossile », souligne un des auteurs, Scott Jasechko, de l’Université de Calgary. « Seule une petite portion des eaux souterraines est récente, quelques années ou quelques décennies ».

Mais cette ressource ancienne, qui aujourd’hui fournit de l’eau potable ou permet par exemple d’irriguer les champs de Californie (avec un aquifère à – 260 m pour le sud de la vallée centrale) ou de la grande plaine de Chine du nord, est fragile.

« On imagine souvent que ces eaux sont non touchées par les contaminations modernes », soulignent les auteurs. Il n’en est rien.

Car dans la moitié des nappes contenant de l’eau « ancienne », les chercheurs ont aussi trouvé la présence d’eaux de pluie ou de neige plus récentes — infiltrées par exemple via les zones plus perméables ou les fuites sur les puits. Une source potentielle de pollution de ces eaux fossiles.

« Les eaux de puits « fossiles » sont plus vulnérables aux contaminations par les polluants modernes que nous le pensions, » pointent les auteurs.

« Sécuriser l’approvisionnement en eau potable reste un défi pour des centaines de millions d’individus », souligne M. Jasechko.

« Il faut gérer ces ressources souterraines anciennes de manière durable, et veiller à leur qualité », insistent les auteurs, alors que, face aux sécheresses accrues ou au déclin de certaines nappes phréatiques, le recours aux eaux souterraines tend à s’accélérer

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Une technique pour rendre potable l’eau de mer


Une technologie qui pourrait venir en aide à des millions de personnes qui n’ont d’eau potable. Une technique qui dessalerait l’eau de mer en eau potable … Cela sauverait beaucoup de vie
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Une technique pour rendre potable l’eau de mer

 

Photo : iStock

Des membranes d’oxyde de graphène permettent de filtrer le sel de l’eau de mer, et la rendre ainsi potable et propre à la consommation humaine, affirment des chercheurs britanniques.

Un texte d’Alain Labelle

Cette percée pourrait conduire à la mise au point d’une technologie de dessalement abordable et fournir de l’eau potable à des millions de personnes qui n’y ont pas accès.

Les membranes ont été développées au National Graphene Institute de l’Université de Manchester, au Royaume-Uni. Auparavant, les membranes d’oxyde de graphène avaient montré de bonnes capacités pour la séparation des gaz et la filtration de l’eau, entre autres pour filtrer les petites nanoparticules, les molécules organiques et même le gros sel dans l’eau. Jusque-là cependant, elles ne pouvaient pas être utilisées pour filtrer le sel de l’eau de mer, une opération qui nécessite de plus petits tamis.

Représentation d’une membrane de graphène   Photo : Université de Manchester

Le groupe de recherche britannique a développé une technologie qui permet d’éviter le gonflement des membranes lorsqu’elles sont exposées à l’eau

Ainsi, la taille des pores de ces membranes peut être contrôlée avec précision, ce qui permet de tamiser les sels communs à partir d’eau salée.

D’autres travaux menés par la même équipe avaient révélé que, lorsqu’elles sont immergées dans l’eau, les membranes d’oxyde de graphène se gonflent légèrement et laissent passer de plus petits sels, mais bloquent les plus gros.

La création de membranes évolutives avec une taille de pore uniforme jusqu’à l’échelle atomique est une percée importante qui ouvre de nouvelles possibilités pour améliorer l’efficacité des technologies de dessalement.

Pr Rahul Nair, Université de Manchester

D’ici 2025, l’ONU s’attend à ce que 14 % de la population mondiale manque d’eau potable. Cette technologie pourrait donc révolutionner la filtration de l’eau dans le monde, en particulier dans les pays qui ne peuvent pas se permettre des installations de dessalement à grande échelle.

Le détail de cette découverte est publié dans la revue Nature Nanotechnology

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Où se poser sur Mars? Un choix difficile, un risque très étudié


Envoyer un robot sur la planète Mars pour trouver des fossiles de micro-organismes et ainsi chercher des traces de vie ayant déjà existé coûterait plus d’1 milliard d’euros. Il serait assez avantageux de choisir un terrain qui correspondrait aux recherches ainsi qu’un endroit que l’atterrissage comporterait moins de risque à l’échec
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Où se poser sur Mars? Un choix difficile, un risque très étudié

La planète Mars, photographiée en 2003 par le... (PHOTO ARCHIVES NASA VIA AP)

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La planète Mars, photographiée en 2003 par le télescope Hubble Space.

PHOTO ARCHIVES NASA VIA AP

 

LAURENCE COUSTAL
Agence France-Presse
Orléans

Un sol potentiellement riche, pas trop pentu, à l’abri du vent… Deux sites d’atterrissage sur Mars ont été choisis mercredi pour accueillir le robot mobile européen chargé de rechercher des traces de vie passées sur la planète rouge.

« Après d’intenses discussions, nous avons voté pour les sites Oxia Planum et Mawrth Vallis », a annoncé Frances Westall, directrice de recherche CNRS au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans (centre de la France) et une des responsables du comité de sélection du site.

Depuis près de quatre ans, les partenaires de la mission Exomars prévue pour 2020, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’agence spatiale russe Roskosmos, cherchent le lieu idéal pour poser leur robot espion.

Oxia Planum et Mawrth Vallis ont été choisis pour leur intérêt scientifique, « leur environnement qui pourrait contenir des traces de vie passées ».

Pour tenter de débusquer des indices de molécules organiques vieilles d’environ 3,6 milliards d’années, le site doit regorger de matériaux anciens, primitifs.

Les chercheurs ont prouvé que les roches présentes sur les deux sites étaient très anciennes en comptant le nombre de cratères, puisque plus il y en a, plus le sol est ancien.

Les deux zones sont très riches en argile. « On aime l’argile, car elle attire la matière organique et la conserve », explique la géologue, membre du consortium MASE (Mars Analogue for Space Exploration). De plus, la présence d’argile indique que de l’eau, indispensable à la vie, a un jour joué un rôle à cet endroit.

Aucun fossile, aucune trace de vie ancienne n’a pu survivre à la surface de la planète rouge en raison des fortes radiations et des températures extrêmes.

« Il faut chercher dans des environnements protégés », explique Frédéric Gaboyer spécialiste en microbiologie.

Forages à l’abri du soleil

Pour cela, le robot devra forer le sol à plus de 1,50 mètre, là où les radiations ne passent plus. Il effectuera au total 8 forages pendant sa mission de 6 mois.

Ses instruments devraient ensuite lui permettre d’analyser si ce qu’il a tiré du sol est une trace de vie passée.

Comme on ne sait pas exactement à quoi ressembleront ces traces, qui ne devraient pas mesurer plus d’un micron, l’équipe de Frances Westall cherche à comprendre le processus de fossilisation des micro-organismes.

« En laboratoire, on essaye de se rapprocher des conditions environnementales passées de Mars, en terme de température, de minéraux et d’oxygène et on fossilise les micro-organismes pour pouvoir ensuite pouvoir les détecter sur Mars », explique Frédéric Gaboyer.

La composition du sol n’est pas le seul critère pour choisir où poser un robot « de la taille d’une twingo » sur la planète rouge. Les impératifs techniques sont également très lourds. Vu l’investissement en temps et en argent – le coût du programme d’exploration est estimé à plus de 1,5 milliard d’euros – mieux vaut réussir l’atterrissage.

Pour cela, le site doit se trouver à basse altitude afin que le robot ait le temps d’ouvrir son parachute avant de toucher le sol.

La zone choisie ne doit pas comporter trop de pentes raides ou de rochers pour que les appareils de mesures de distances ne soient pas trompés lors de l’atterrissage et pour que le robot puisse ensuite se déplacer facilement. Il devrait parcourir une dizaine de kilomètres.

« Situés à plusieurs centaines de km l’un de l’autre, les deux sites sont très semblables », note Frances Westall.

Ce qui pourrait les départager au final en 2020? Oxi planum est plus plat donc plus sûr et Mawrth Vallis présente plus de variété dans sa géologie et semble plus prometteur scientifiquement.

« Il y a toujours une sorte de guerre entre ingénieurs et scientifiques, car ces derniers veulent aller là où il y a quelque chose d’intéressant et généralement ce n’est pas facile d’y atterrir », s’amuse la géologue.

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Un enfant sur quatre manquera d’eau d’ici 2040


Que sera l’avenir pour les enfants n’ayant pas accès pour l’eau potable due à la sécheresse et les changements climatiques n’aident en rien à cette situation.
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Un enfant sur quatre manquera d’eau d’ici 2040

 

Selon l'Unicef, des conflits et la sécheresse font... (Albert GONZALEZ FARRAN, archives AFP)

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine. Sur cette photo, un enfant vient chercher de l’eau à un puits au Soudan du Sud.

ALBERT GONZALEZ FARRAN, ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse

Environ un enfant sur quatre à travers le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares, a mis en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un rapport publié mercredi.

Ce document rendu public dans le cadre de la journée mondiale de l’eau pointe que d’ici 20 ans près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones avec des ressources en eau potable très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.

Plus de 36 pays font face actuellement à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon le rapport.

Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées contractées en raison d’un mauvais environnement sanitaire et d’un accès insuffisant à l’eau potable, note le rapport.

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine.

L’agence onusienne estime que rien qu’en Éthiopie, 9 millions de personnes n’auront pas un accès approprié à l’eau potable cette année.

« L’eau est essentielle, sans elle il n’y a pas de croissance », a indiqué Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. « Les enfants qui n’ont pas accès à l’eau potable risquent davantage de mourir en bas âge et, tout au long de leur enfance, de mourir de maladies causées par des bactéries transmises par l’eau, auxquelles leurs petits organismes sont moins résistants ».

L’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent également des retards de croissance, note encore l’Unicef, un fléau qui touche environ 156 millions d’enfants de moins de cinq ans à l’heure actuelle.

Parmi les recommandations pour limiter les impacts du changement climatique sur l’approvisionnement en eau, l’agence appelle les gouvernements à se pencher en priorité sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les communautés vulnérables.

Dans un autre rapport mercredi, l’ONU a souligné que recycler les eaux usées dans le monde, qui pour la plupart ne sont pas traitées, aiderait à résorber les problèmes de manque d’eau et à protéger l’environnement.

Les deux tiers des habitants de la planète, dont la moitié en Chine ou en Inde, vivent actuellement dans des zones mal approvisionnées en eau au moins un mois par an.

Sur la lancée actuelle, le programme des Nations unies pour l’environnement estime que la demande en eau augmentera de 50 % d’ici 2030 en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.

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