Cet adorable chat adore prendre sa douche dans l’évier !


J’aimerais avoir un chat qui aime l’eau assez pour faire une trempette.
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Cet adorable chat adore prendre sa douche dans l’évier !

 

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Jour de la Terre: Le fléau du plastique


Demain dimanche, nous soulignons Journée internationale de la Terre nourricière. Une journée pour prendre conscience que notre Terre est en très mauvaise condition et que nous devons apporter des changements dans notre comportement. Cette année, c’est sous le thème : la pollution plastique. C’est un gros problème pour la faune et la flore autant terrestre que marine. Des microfibres de plastique se retrouvent dans l’eau potable, ainsi que dans les animaux, dans divers produits que nous utilisons. Tout le monde doit en prendre conscience
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Jour de la Terre: Le fléau du plastique

 

    Par Luz Lancheros

    Metro World News

    Cette année, le Jour de la Terre, qui aura lieu dimanche, sera l’occasion de fournir l’information et l’inspiration nécessaires pour susciter un changement fondamental d’attitude à l’égard du plastique. Métro s’est penché sur ce type de pollution et sur l’urgence de l’enrayer.

    Le Jour de la Terre est célébré depuis 1970 aux États-Unis. Cette année-là, préoccupées par de nombreux problèmes environnementaux et sociaux, 20 millions de personnes sont descendues dans les rues pour manifester. Dans la foulée de ce premier Jour de la Terre, plusieurs lois et initiatives ont vu le jour au pays de l’Oncle Sam pour prévenir les désastres naturels. En 1990, cette journée est devenue internationale et, en 2009, elle a été rebaptisée Journée internationale de la Terre nourricière. Mais, au-delà de la dimension institutionnelle de cette initiative, l’organisation qui en est responsable espère qu’elle soit quelque chose de plus.

    Au début du siècle, 5 000 groupes environnementaux issus de 184 pays ont commencé à exploiter la puissance des réseaux sociaux, parvenant notamment à réunir des milliers de militants pour une immense manifestation à Washington ou à aller au Gabon pour discuter d’énergie propre. Dix ans plus tard, malgré le scepticisme ambiant, le Jour de la Terre conservait toute sa pertinence, plus de 250 000 personnes prenant part à un Rassemblement pour le climat, tandis que l’initiative Un milliard de gestes verts était lancée dans le but de planter des arbres avec l’aide de 22 000 partenaires dans 192 pays.

«Plusieurs études, dont une de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), concluent que près de 95 % de l’eau que nous utilisons et buvons contient du plastique. Dans tout ce que nous consommons, il y a des microfibres de plastique.» – Kathleen Rogers, présidente du Réseau du Jour de la Terre

Tout cela fait de cette journée l’événement laïc le plus important au monde et va bien plus loin que la plantation d’arbres. En fait, l’organisation responsable du Jour de la Terre travaille avec d’autres entités et dirige des initiatives visant à éduquer les populations.

«Le Jour de la Terre est une belle occasion de rendre manifestes les problèmes qui affligent notre planète aujourd’hui et de dire, justement, que “aujourd’hui” demeure le meilleur moment pour agir.  Il est essentiel que des outils permettent aux gens d’appuyer des causes environnementales qu’ils jugent importantes pour leur collectivité. Notre campagne Hagamos Eco cherche ainsi à mobiliser les citoyens et à susciter des changements positifs sur le plan de la protection de l’environnement», a expliqué à Métro Gonzalo Strano, coordonnateur de campagne chez Greenpeace, l’ONG responsable du lancement en ligne de la plateforme Hagamos Eco.

Et les défis sont immenses. Cette année, le Jour de la Terre a pour thème la pollution plastique, un problème dont plusieurs sous-estiment la gravité. Il faut en effet savoir qu’il y a actuellement sur terre 6,3 milliards de tonnes de plastique et que, de ce nombre, 150 millions de tonnes se trouvent dans les océans. Et, plus préoccupant encore, on a constaté que les animaux que nous consommons contiennent des particules de plastique.

800

On estime que le poids du plastique qui se trouve dans les océans équivaut à celui de 800 tours Eiffel ou de 14,85 Airbus A380.

Greenpeace met la plateforme Hagamos Eco à la disposition des gens en Amérique latine afin qu’ils puissent dénoncer les méfaits liés à la pollution et chercher des solutions aux problèmes environnementaux. L’organisation tient également des campagnes en Europe pour prévenir la pollution plastique dans les océans, appuyant le mouvement planétaire Finissons-en avec le plastique! (Break Free From Plastic), dans le cadre duquel des centaines d’ONG collaborent pour imaginer un avenir sans pollution plastique et font la promotion de l’économie circulaire, du recyclage, de l’élimination de l’enfouissement des emballages et du recours à des solutions novatrices afin de réutiliser de manière responsable.

Mais ce combat est ardu. Chaque seconde, plus de 200 kg de déchets sont jetés dans les mers. Par ailleurs, de nombreux produits de beauté et d’hygiène qui contiennent des particules de plastique et qui finissent dans les mers sont responsables de l’accélération de la production de produits plastiques par 900% par rapport aux niveaux de 1980. Cela représente plus de 500 millions de tonnes par an.

Voilà précisément ce sur quoi travaillent les responsables du Jour de la Terre. Ils souhaitent planter 7,8 milliards d’arbres d’ici 2020 et rendre manifeste, cette année, un fléau qui affecte déjà des millions de personnes quotidiennement.

Une pollution «désespérante»

Notre entrevue avec Kathleen Rogers, présidente du Réseau du Jour de la Terre

Que faites-vous pour que le Jour de la Terre soit plus qu’une initiative environnementale parmi tant d’autres?

Nous collaborons à l’échelle internationale avec 192 pays, des ONG, des gouvernements, des maires, des professeurs et de grandes entreprises, ainsi qu’avec d’autres groupes. Un milliard de personnes dans le monde participent au Jour de la Terre, et nous travaillons avec des volontaires dans des écoles de plusieurs pays afin que les gens participent non seulement au Jour de la Terre, mais s’impliquent également localement. Chaque année, nous avons un thème. Cette année, c’est la pollution plastique et son incidence sur les océans. Il y a du plastique qui se retrouve dans notre organisme, car il y en a dans l’eau que nous utilisons et buvons.

De nombreuses agences de santé, des chercheurs et même des industries ont pris conscience de la gravité du problème. Ils savent que celui-ci est responsable, notamment, de la précocité de la puberté et de la résistance à l’insuline qu’induisent certains cancers. La recherche découvre sans cesse des choses désespérantes sur ce type de pollution. Nous souhaitons donc sensibiliser les gens à ce problème et leur proposer des solutions.

«Tout objet de  plastique qui a été produit sur terre continue à exister comme tel. Il ne disparaît pas, il n’y a aucun moyen qu’il devienne une partie de l’environnement. Il ne peut pas être absorbé.»

Plusieurs fondations luttent déjà contre la pollution plastique…

Nous faisons partie de la Global Plastic Pollution Coalition et nous œuvrons en Asie, en Europe, en Amérique latine. Nous formons des groupes de discussion qui se penchent sur cet enjeu. Parfois, nous suivons leurs directives ou certaines questions qui nous semblent importantes, et nous consultons aussi nos réseaux de soutien.

Nous consacrons beaucoup d’efforts à promouvoir ce que d’autres font et nous éduquons les gens, mais aussi les entreprises, sur ce sujet afin qu’ils cessent d’utiliser du plastique et le remplacent par d’autres types de produits aussi abordables.

En quoi consiste votre collaboration­ avec les gouvernements­?

Les politiques publiques sont très importantes. En Inde, nous menons un projet avec le gouvernement afin de décourager l’utilisation des plastiques par l’instauration d’une taxe. Nous ne voulons pas imposer aux consommateurs des sommes importantes, seulement quelques cents, et ce, pour qu’ils prennent conscience qu’il est dans leur intérêt de recourir à des produits de remplacement, comme les sacs à provisions. Et nous devons expliquer aux gens comment tout cela menace l’existence même de notre planète.

L’industrie sait à quel point le plastique est un problème grave, mais personne ne la presse de faire quoi que ce soit; elle continue donc à en fabriquer. Sans parler de ce que ces produits font aux enfants dans les pays les plus pauvres, à leur santé, aux conséquences qu’ils ont sur eux quand ils atteignent la puberté. Nous devons nous concentrer sur cela; et ce n’est pas uniquement mon idée; de nombreuses personnes travaillent là-dessus depuis longtemps, et personne ne les a écoutées. Ce sont de véritables pionniers.

Comment peut-on voir le Jour de la Terre comme quelque chose de plus qu’une journée officielle?

Ce n’est pas grave si les gens le voient comme une simple journée internationale, tant qu’ils modifient leur attitude et leurs comportements à l’égard de l’environnement afin d’en prendre davantage soin. Le Jour de la Terre est une belle occasion pour commencer à réaliser de grandes choses et à en faire davantage pour aider, s’impliquer et apprendre au sujet du fléau qu’est la pollution plastique.

http://journalmetro.com/

Punir votre chat avec un vaporisateur d’eau : bonne ou mauvaise idée ?


Punir un chat, ne donne rien, par contre trouver une solution alternative, fini par être adopté par le chat. Ceci dit, j’ai déjà utilisé un vaporisateur à eau. Le but était plus faire fuir un chat qui s’attaquait férocement à mes chats. Cet intervenant en comportement félin semble bien de se moquer de notre accent, mais sachez que vous Français, votre accent nous amuse beaucoup aussi 😉
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Punir votre chat avec un vaporisateur d’eau : bonne ou mauvaise idée ?

 

chat punition vaporisateur eau

Votre chat a fait une bêtise, et vous voudriez le punir en l’arrosant ? Mais est-ce vraiment utile de l’asperger d’eau ? Daniel Filion, intervenant en comportement félin chez Educhateur, vous donne sa réponse.

Est-ce que de réprimander un chat en l’arrosant avec une bouteille munie d’un vaporisateur d’eau fonctionne ? Marcel, chez qui je suis actuellement en consultation, me répond.

« Eh bien, chez moi ça marche, quand je sors mon « pouch-pouch à eau » le chat descend de la table rien qu’sur un temps ».

Bon même si vous l’aviez déjà reconnu par l’accent, je vous confirme que c’est une famille québécoise. Mais cette façon de réprimander un chat est universelle et… très inefficace.

J’ai une autre question pour vous alors : Est-ce qu’il recommence ? 

« Ben… heee… oui mais…mais à longue il va ben finir par comprendre non ? »

Pourquoi le chat ne comprend pas quand vous l’aspergez d’eau ?

Le fait qu’il recommence est un bon indicateur qu’il ne comprend pas et il y a plusieurs raisons pour ça. L’une d’elles concerne le fait que les chats vivent dans le moment présent. Donc, si vous réprimandez votre chat, ne serait-ce que quelques secondes après le comportement indésirable et qu’il est désormais en train de se laver les oreilles… eh bien vous venez de le punir de se laver les oreilles !

Il est donc fort possible que vous punissiez votre chat pour des choses différentes à chaque fois et qu’il n’arrive pas à comprendre pourquoi il est réprimandé, ce qui, de surcroît, augmente son stress et peut créer de nombreux autres problèmes de comportement.

Punir son chat : c’est inefficace !

Il faut également que la punition survienne à chaque fois que le comportement survient et ce, sans exception. Prenons l’exemple suivant pour mieux comprendre : combien de temps vous faudra-t-il pour recommencer à dépasser la limite de vitesse des suites d’une contravention ? Quelques jours, voire une semaine ? Le seul endroit où les gens respectent à 100% la limite de vitesse, c’est la section de 500 m avant et après le photo radar ! Pourquoi ? Parce que la punition y est toujours appliquée sans exception alors qu’ailleurs, les chances de vous faire attraper son très minces. Eh bien, c’est la même chose pour votre chat. Et s’il-vous-plaît, n’allez pas croire que vous pourrez toujours appliquer la réprimande sans exception. Tout comme la police, il vous est impossible d’être 24h sur 24 à surveiller un individu en particulier.

Oh et en parlant de la police, dites-moi : si vous receviez plusieurs contraventions en peu de temps de la part du même policier sans vraiment comprendre pourquoi, n’auriez-vous pas tendance à non seulement détester ce policier, mais éviter le policier en question ne sachant pas si, en le voyant, celui-ci va simplement vous dire bonjour ou vous coller une contravention ? Je ne crois pas avoir besoin de vous spécifier le parallèle à faire avec votre chat non ?

Des alternatives efficaces à la punition

« Vous avez de bons argument monsieur l’Éduchateur, mais alors comment je fais pour l’éduquer si je ne peux pas lui dire non ou le réprimander ? » de me demander Marcel.

Que ce soit le vaporisateur, le « non » bien senti ou la tape sur le museau, la réprimande est très inefficace avec le chat. Si on ne fait que dire « non », votre chat risque simplement d’adopter encore plus de comportements répréhensibles en cherchant, par essais-erreurs, le comportement qui, à la fois, lui permet de satisfaire son besoin et qui vous convient également. Alors pourquoi ne pas lui montrer le comportement alternatif que vous voulez qu’il adopte et le récompenser pour l’avoir adopté ?

« Hey ça serait génial si la police nous payait pour respecter la limite de vitesse ! Je parie que tout le monde respecterait les limites !  Ha ha ha ! (Rire québécois bien senti. Oui oui, il y a un accent dans le rire).

Et si on encourageait votre chat à rester par terre à un endroit spécifique ? Voyant que c’est beaucoup plus payant de rester à cet endroit que de monter sur la table, votre chat adoptera très rapidement ce nouveau comportement alternatif et il attendra sa récompense de plus en plus longtemps. Allez-y graduellement.

Sinon, offrir une alternative plus attrayante au chat est la façon la plus facile de changer un comportement. Par exemple, en mettant un arbre à chat plus haut que la table à proximité de celle-ci. Il existe plusieurs autres méthodes qu’un intervenant en comportement félin peut vous aider à appliquer et qui seront plus efficaces que la punition.

 

Daniel Filion
Intervenant en comportement félin
www.educhateur.com

https://wamiz.com/

La Terre pourrait bientôt manquer d’eau


Alors que chez moi, nous n’avons qu’à ouvrir le robinet et l’eau vient à la volonté et qui malheureusement, certains vont la gaspiller pour toutes sortes de choses inutiles. Ailleurs, le manque d’eau est alarmant dû aux sécheresses, changements climatiques et autres causes. Il faut réagir maintenant a mieux contrôler notre consommation d’eau et trouver des solutions à long terme
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La Terre pourrait bientôt manquer d’eau

 

Face aux changements climatiques et à la pression... (PHOTO AFP)

Face aux changements climatiques et à la pression démographique qui pèsent sur les ressources en eau, l’ONU recommande que les pays se concentrent sur les «solutions vertes».

 

DAMIAN WROCLAVSKY, LAURE FILLON
Agence France-Presse
Brasilia et Paris

L’ONU ainsi que de nombreux spécialistes et hommes politiques réunis à Brasilia ont appelé lundi à agir au plus vite pour éviter que la Terre manque d’eau, au premier jour du Forum international de l’eau.

«Il n’y a tout simplement pas de temps à perdre», a dit dans son discours d’ouverture de la 8e édition du Forum le président brésilien Michel Temer, dont le pays, qui dispose de 18% de l’eau potable de la planète, est touché depuis 2012, dans le nord-est, par la plus longue sécheresse de son histoire.

«Il y a un consensus», a ajouté le chef de l’État, «la vie sur Terre est menacée si nous ne respectons pas les limites de la nature».

L’ONU a dévoilé de son côté un rapport particulièrement inquiétant selon lequel près de la moitié de la population mondiale – 3,6 milliards de personnes – vit dans des zones où l’eau peut manquer au moins un mois par an, un nombre qui pourrait atteindre 5,7 milliards en 2050.

Sous le mot d’ordre «Partager l’eau», 40 000 personnes assistent au Forum jusqu’à vendredi, dont une quinzaine de chefs d’États, 300 maires de villes du monde entier, plusieurs dizaines de scientifiques et de militants écologistes.

«Près de 97% des ressources disponibles d’eau dans le monde sont dans des nappes phréatiques transfrontalières», d’où la nécessité d’une «gestion efficace des eaux partagées», a déclaré Benedito Braga, président du Conseil mondial de l’eau, institution dont le siège est à Marseille et organisatrice de l’événement.

S’inspirer de la nature

Le forum se réunit à l’heure où de grandes villes, comme celles du Cap, font face à un manque dramatique d’eau. La métropole sud-africaine a été menacée de coupure d’eau courante dans les prochains mois à cause de la sécheresse.

Face aux changements climatiques et à la pression démographique qui pèsent sur les ressources en eau, l’ONU recommande que les pays se concentrent sur les «solutions vertes», en s’inspirant de la nature plutôt que de construire de nouveaux barrages et des stations d’épuration.

Des processus naturels peuvent «agir comme régulateurs, nettoyeurs et fournisseurs d’eau», a expliqué lors d’une conférence de presse à Paris Richard Connor, rédacteur en chef du rapport annuel des Nations unies.

Au Brésil, le gouvernement a lancé depuis 2005 le plus grand projet de son histoire dans ce domaine, la déviation du fleuve San Francisco pour combattre l’aridité traditionnelle de la région du nord-est.

Le chantier monumental, de quelque 3 milliards de dollars de budget, apportera d’ici 2019 de l’eau douce à quatre États de la région, soit 12 millions de Brésiliens.

«La transformation de la région est absolument fantastique», a assuré le ministre de l’Intégration nationale, Helder Barbalho.

Solutions «rentables»

Alors que la demande d’eau augmente, les réserves souterraines s’épuisent, pompées principalement pour l’irrigation, et la qualité de l’eau se dégrade, polluée par les eaux usées industrielles et municipales et les produits chimiques agricoles, avertit l’ONU.

Depuis deux décennies, la municipalité de New York a développé une politique originale de protection des trois bassins versants qui alimentent la ville et ses 8,5 millions d’habitants: elle participe à des programmes de préservation des forêts et rémunère des agriculteurs pour leurs bonnes pratiques.

Résultat:

New York «reçoit une des eaux les plus propres des États-Unis», selon Richard Connor, tout en économisant 300 millions de dollars par an sur son traitement.

Autre exemple, en Égypte: un projet pilote de zones humides aménagées à Bilbeis, à 55 kilomètres au nord du Caire, a permis de traiter des eaux usées et d’irriguer des eucalyptus, tout en étant «moins onéreux» que les solutions habituelles d’épuration.

«Ces solutions sont rentables» et «ne coûtent pas plus cher», a insisté M. Connor.

Les principaux secteurs où elles pourraient être déployées sont l’agriculture, mais aussi «les villes en croissance», notamment dans les pays en développement, a estimé le scientifique.

Le recours à des systèmes naturels ou semi-naturels offre de nombreux autres avantages.

En plus d’améliorer la disponibilité en eau et sa qualité, «il est possible d’augmenter la production agricole par hectare avec une meilleure gestion de l’eau» et de nourrir ainsi plus de monde, a assuré Stefan Uhlenbrook, coordinateur du programme mondial des Nations Unies pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP).

Les infrastructures «vertes» jouent aussi sur l’érosion et la qualité des sols, la végétation, les risques de sécheresse et d’inondation, même si pour l’instant, le recours à ces solutions «reste marginal».

http://www.lapresse.ca

Des traces de pesticides trouvées dans l’eau du robinet


Même si c’est à faibles quantités que les analyses de l’eau potable qui sort du robinet ont donné des traces de néonicotinoïde, ce n’est pas normal. Cela veut dire que semences traitées aux néonicotinoïdes serait plus dommageable à l’environnement, surtout qu’ils sont reconnus être nuisible aux abeilles
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Des traces de pesticides trouvées dans l’eau du robinet

 

Une équipe de l'Université de Montréal a trouvé des... (Photo tirée d'une vidéo de Martin Leblanc, archives La Presse)

Une équipe de l’Université de Montréal a trouvé des traces de néonicotinoïdes dans l’eau de Montréal et de Laval.

PHOTO TIRÉE D’UNE VIDÉO DE MARTIN LEBLANC, ARCHIVES LA PRESSE

 

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Les néonicotinoïdes se retrouvent à nouveau dans l’actualité. Cette fois, une équipe  de l’Université de Montréal a évalué la concentration de certains pesticides dans l’eau de surface de cours d’eau du Québec ainsi que dans l’eau du robinet. Elle a trouvé des traces de ces insecticides systémiques controversés presque partout, y compris dans l’eau de Montréal et de Laval.

Faut-il s’inquiéter de trouver des pesticides dans l’eau ?

Oui. Et non, répond le professeur Sébastien Sauvé, du département de chimie de l’Université de Montréal, qui a dirigé l’étude.

« Je ne dirais pas aux gens d’aller s’acheter de l’eau en bouteille, les traces sont petites dans l’eau potable », explique le professeur Sauvé. « Par contre, poursuit-il, ce que ça nous dit, c’est qu’on en utilise tellement qu’il y en a partout. Ce n’est pas une inquiétude primordiale pour la santé humaine, mais ça prouve qu’il y en a beaucoup dans les sources d’eau. »

Où a-t-on trouvé des pesticides dans l’eau du robinet ? 

Les chercheurs ont pris des échantillons dans l’eau de robinet dans quatre villes québécoises : Montréal, Laval, Saguenay (Chicoutimi) et Saint-Hyacinthe.

Les gens du Saguenay seront heureux d’apprendre que les chercheurs n’ont trouvé aucune trace des neuf molécules recherchées, dont huit appartenant à la classe des néonicotinoïdes, dans l’eau de Chicoutimi. Il y en avait partout ailleurs. Très peu à Laval, peu à Montréal et un peu plus dans la région agricole de Saint-Hyacinthe.

« À Saint-Hyacinthe, l’eau est très traitée, car elle provient de la rivière Yamaska », précise Sébastien Sauvé.

Les néonicotinoïdes se retrouvent dans le sol, qui les absorbe et les dirige ensuite vers les eaux souterraines, jusqu’aux cours d’eau. L’étude québécoise vient d’être publiée dans la revue scientifique Analytical and Bioanalytical Chemistry.

Que sont les néonicotinoïdes ?

Ce sont des pesticides systémiques qui sont inclus dans les plantes. Les grains de soya ou de maïs sont enrobés de cet insecticide qui reste présent tout au long du développement de la plante. Les néonicotinoïdes aident les agriculteurs à contrôler la présence des insectes ravageurs qui s’attaquent à leurs champs. Leur principe d’action est relativement simple : le pesticide s’attaque au système nerveux des insectes indésirables. Le hic, c’est qu’on a découvert que les néonicotinoïdes faisaient également du tort à d’autres insectes, notamment aux abeilles.

Dans quels cours d’eau en a-t-on trouvé ? 

L’équipe de l’Université de Montréal voulait tester une méthode de détection. Pour cela, le groupe de chercheurs a pris des échantillons d’eau dans les mêmes sources que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, qui avait aussi fait cet exercice de 2011 à 2014.

Il s’agit des rivières Saint-Régis, des Hurons, Chibouet et Saint-Zéphirin. Toutes contenaient des traces des molécules recherchées, avec des quantités très variables, selon le moment où étaient prélevés les échantillons.

« Nos résultats sont comparables à ceux que Québec avait obtenus », explique Sébastien Sauvé, qui précise que les quantités détectées étaient aussi parfois inférieures aux données du ministère de l’Environnement.

La présence des insecticides dans les cours d’eau est directement liée à l’activité agricole environnante, dit-il, selon les épandages.

Ces insecticides peuvent-ils être dommageables pour la santé humaine ? 

« On manque cruellement de données sur les risques pour la santé humaine », estime Maryse Bouchard, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. 

Maryse Bouchard explique que la science s’est peu intéressée à ces semences enrobées d’insecticides, car on a cru qu’elles étaient moins dommageables que des insecticides pulvérisés dans les champs. Cette hypothèse ne tient plus.

Une étude de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), dont les premiers résultats ont été dévoilés cette semaine, soulève de sérieux questionnements. La chercheuse Élyse Caron-Beaudoin a utilisé en laboratoire des modèles cellulaires qui pourraient reproduire des comportements humains, notamment chez les femmes enceintes.

Peut-on réduire l’utilisation de ces pesticides ?

C’est ce que souhaite Québec, à l’instar de plusieurs autres gouvernements. La ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, a annoncé le mois dernier sa Stratégie québécoise sur les pesticides. Au nom de la protection de la santé, de l’environnement et des pollinisateurs, Québec va encadrer l’utilisation des néonicotinoïdes. Dès l’année prochaine, les producteurs de grandes cultures devront avoir une prescription d’un agronome pour les utiliser, prescription qu’ils obtiendront s’ils en ont besoin, après l’étude de la santé des champs.

Que vont faire les producteurs ?

Cette semaine, les Producteurs de grandes cultures du Québec ont demandé au gouvernement de faire une nouvelle étude, car ils jugent que « les bases scientifiques de la nouvelle réglementation sur les pesticides sont contestables ».

En entrevue, le président du syndicat d’agriculteurs, Christian Overbeek, précise que dans les champs, les producteurs qui ont travaillé avec des semences sans néonicotinoïdes ont observé des baisses de rendement. De plus, selon eux, le retour à l’épandage n’est pas la solution la plus écologique.

« On calcule que c’est encore moins dangereux de travailler avec des semences traitées », précise Christian Overbeek.

Au Québec, 99 % du canola, 50 % du soya et 60 % du maïs-grain, donc celui qui n’est pas destiné à la consommation humaine, sont cultivés avec des semences enrobées de néonicotinoïdes, selon les Producteurs de grains du Québec.

http://www.lapresse.ca/

Un Triangle des Bermudes… dans l’espace


Tout le monde a déjà entendu parler du Triangle des Bermudes et ces phénomènes étranges, alors, sachez qu’il existe aussi un phénomène qui y ressemble de l’Atlantique Sud. On l’appelle d’ailleurs le Triangle des Bermudes de l’espace. À cet endroit, tout fonctionne de travers : des dommages sur les ordinateurs, les satellites, une augmentation des rayons solaires, même Hubble ne peut faire son travail
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Un Triangle des Bermudes… dans l’espace

 

Illustration © thinkstock.

Jeanne Poma.

Les astronautes ont découvert une zone de l’espace qui présente des niveaux de radiation anormaux et qui perturbe les ordinateurs. Quel est ce phénomène étrange?

L’anomalie de l’Atlantique Sud

L’ancien astronaute de la NASA, Terry Virts, nous dévoile qu’il a été témoin d’un phénomène étrange lors de ses voyages dans l’espace.

« Il s’agit de l’anomalie de l’Atlantique Sud. C’est un lieu où l’on peut observer de nombreux flash de lumière, sans aucun son. Cet endroit fait des ravages sur les ordinateurs et il expose les humains à des niveaux de rayonnement très élevés ». C’est pour cela que cet endroit est appelé le « Triangle des Bermudes de l’espace ».

Un phénomène qui tire son explication dans les ceintures de Van Allen

Pour comprendre ce phénomène, il faut parler des ceintures de radiation Van Allen. Il s’agit de deux zones en forme de beignets, qui sont chargées de particules. Elles entourent la Terre et sont maintenues en place grâce à son champ magnétique.

« Le Soleil émet énormément de radiations », nous explique Terry Virts. « Il projette des électrons à sa surface, qui se retrouvent ensuite dans l’espace. Quand ces éléments arrivent sur la Terre, ils sont piégés par notre champ magnétique et ils forment des ceintures de radiation dans l’espace ».

Les ceintures de Van Allen protègent la Terre contre ces particules électroniques. Mais ces particules font des ravages sur tous les satellites et tous les engins spatiaux qui traversent la zone.

La Terre n’est pas complètement ronde, elle gonfle légèrement au milieu

Les pôles magnétiques de la Terre ne sont pas complètement alignés avec les pôles géographiques et sont donc inclinés, ce qui entraîne également l’inclinaison des ceintures Van Allen. Le « Triangle des Bermudes de l’espace » est l’endroit où la ceinture de radiation intérieure de Van Allen est à son altitude la plus basse et donc à son point le plus proche de la Terre. En raison de l’inclinaison, le champ magnétique est plus fort dans le Nord, laissant une zone au-dessus de l’Atlantique Sud et du Brésil, sur la trajectoire de la ceinture de Van Allen.

Qu’a mis au point la NASA pour lutter contre ces radiations?

A une époque où les vols spatiaux sont de plus en plus fréquents et où les astronautes sont de plus en plus dépendants des ordinateurs, ces problématiques représentent de véritables dangers. Même le télescope spatial Hubble ne peut pas effectuer d’observations astronomiques lorsqu’il survole la région.

Pour lutter contre ces radiations, l’eau semble être le meilleur bouclier. Les astronautes construisent des « murs d’eau » pour se protéger. Le rayonnement est aussi étroitement surveillé pendant la durée des missions spatiales.

« Vous flottez dans un nuage vert et rouge »

Le phénomène du triangle des Bermudes apporte un autre effet troublant. Le combat entre le vent solaire et le champ magnétique de la Terre provoque des aurores boréales. Elles naissent du choc des particules du Soleil qui viennent se heurter à l’atmosphère de la Terre. De l’espace, le spectacle est encore plus grand et plus impressionnant que celui que l’on voit d’en bas.

http://www.7sur7.be/

Un petit village du Michigan se dresse contre Nestlé


Le marché de l’eau est très lucratif, mais point de vue d’entreprise envers la population ou elle est installée, c’est une autre affaire. Nestlé paie une bagatelle pour exploiter l’eau pour en faire des milliards, alors que les résidents peinent à payer leurs factures d’eau.
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Un petit village du Michigan se dresse contre Nestlé

 

Nestlé pompe l'eau dans la région d'une petite... (Steven M. Herppich, AFP)

Nestlé pompe l’eau dans la région d’une petite commune du Michigan pour la vendre sous la marque Ice Mountain, présentée comme eau de source, donc plus chère que de l’eau purifiée.

STEVEN M. HERPPICH, AFP

 

LUC OLINGA
Agence France-Presse
OSCEOLA TOWNSHIP

Une petite commune du nord des États-Unis se dresse face au géant Nestlé et veut contrecarrer son ambition d’extraire pour un montant dérisoire davantage d’eau des rivières locales pour la commercialiser.

.Maryann Borden, 73 ans, sort un panneau constitué de photos montrant la transformation de la rivière Twin Creek, coulant en contrebas de sa maison.

« Ce n’est plus la même rivière. Elle a rétréci et est moins large et moins profonde, et plus chaude », affirme cette ancienne enseignante, installée dans la commune depuis 1953.

Le changement est intervenu selon elle au début des années 2000 quand Nestlé a commencé à pomper l’eau dans la région pour la vendre sous la marque Ice Mountain, présentée comme eau de source, donc plus chère que de l’eau purifiée.

Située à 320 kilomètres au nord de Detroit, Osceola Township est une commune agricole de quelque 900 habitants ayant voté Donald Trump. Un centre de retraite spirituel (SpringHill Camp) y est le premier employeur.

Ce bourg ne veut pas autoriser le géant suisse à construire une station de pompage, maillon important de son projet de pomper 400 gallons (1500 litres) d’eau par minute, contre 250 (950 litres) actuellement.

Il a fait appel en janvier d’une décision d’une juge au motif que le projet de Nestlé allait affecter l’aquifère.

200 dollars par an pour 500 millions de litres

« Quand vous regardez les conduits, qui donnent les indications sur les niveaux historiques de l’eau, il n’y a pas besoin d’être un géologue ou un hydrologue pour voir qu’ils sont beaucoup plus bas qu’il y a deux ans ou qu’il y a cinq ans. C’est bien évidemment une préoccupation pour beaucoup de personnes dans le bourg », explique Tim Ladd, le gestionnaire de la commune.

« Il y a des barrages qui sont installés sur ces rivières et ces barrages peuvent affecter » le débit, défend Arlene Anderson-Vincent, responsable des ressources chez Nestle Waters North America. La station de pompage va avoir « un très très faible impact sur l’environnement », affirme-t-elle.

Des données de scientifiques rémunérés par Nestlé montrent qu’il n’y a pas d’impact sur l’environnement, mais il n’existe pas d’étude indépendante.

La colère d’Osceola Township est en grande partie nourrie par le sentiment d’être exploitée. Nestlé ne paie que 200 dollars par an à l’État du Michigan pour pomper un peu plus de 130 millions de gallons d’eau (près de 500 millions de litres).

De nombreux États américains autorisent les entreprises à utiliser autant d’eau qu’elles le souhaitent pour une redevance minimale à condition qu’elles la pompent elles-mêmes et construisent les infrastructures nécessaires. Elles peuvent également « louer » les puits municipaux comme le font Coca-Cola et PepsiCo qui produisent les eaux Dasani pour le premier et Aquafina pour le second.

« Nestlé a la réputation d’aller dans des communautés rurales pauvres, d’y faire miroiter des avantages économiques qui ne se matérialisent jamais et de pomper autant d’eau que possible jusqu’à ce que les ruisseaux s’assèchent et ensuite ils s’en vont », fustige Peggy Case, présidente de l’association Michigan Citizens for Water Conservation.

Nestlé affirme contribuer pour 18 millions de dollars de recettes par an à l’État du Michigan, dont 2,4 millions en impôts en 2016. Sur les 280 employés à temps plein à son usine de Mecosta County, à une quarantaine de minutes en voiture, une cinquantaine viennent du comté où se situe Osceola Township.

« Peur »

Nestlé veut profiter de l’explosion du marché américain de l’eau, dont les ventes de gros — 16,42 milliards de dollars — ont dépassé pour la première fois en 2016 celles des sodas (12,46 milliards), d’après le cabinet Beverage Marketing.

Les eaux vendues aux États-Unis (Poland Spring, Pure Life, Ice Mountain …) ont généré 55,3% (4,69 milliards de dollars) des ventes totales d’eau du groupe en 2016.

À Evart, commune jouxtant Osceola Township, où le revenu moyen annuel est de 20 000 dollars par an (soit juste au-dessus du seuil de pauvreté pour une famille de trois personnes) Zackary Szakacs ne tarit pas d’éloges sur Nestlé, qui loue depuis 2007 deux puits municipaux.

« Ils aident à maintenir bas les prix de l’eau pour nos résidants pauvres », explique ce policier à la retraite, devenu le gestionnaire de la municipalité.

Après avoir découvert du perchlorate, un polluant, dans des puits de la ville en 2015, Nestlé a offert de les nettoyer, affirme-t-il.

Reste que dans une région où des ménages ont du mal à payer leur facture d’eau et où le scandale de l’eau contaminée au plomb à Flint ont laissé des traces, les ambitions de Nestlé inquiètent.

« J’ai peur que mes enfants et mes futurs grands-enfants n’aient pas accès à l’eau potable », avance Wendy Nystrom, 53 ans.

Une étude publiée il y a un an par la chercheuse Elizabeth Mack de l’Université du Michigan estime que le nombre d’Américains ne pouvant payer leur facture d’eau pourrait tripler et passer à 36% dans les cinq prochaines années.

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