Le Saviez-vous ► Quinze allergies bizarres


On connaît à peu près tous une personne qui a une ou des allergies comme aux arachides, sésames, pollen, etc. Il y a des allergies qui ne sont pas très connues et franchement étonnantes. Comme des allergies à l’eau, vous imaginez que simplement se laver peut être ardu et douloureux, ou selon moi une des pires voir la pire, est l’allergie à tous les aliments et boissons. Comment peut-on survivre à ne boire que de l’eau ou manger des glaçons ?
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Quinze allergies bizarres

 

L’eau

La réaction typique est l’urticaire, et cette allergie touche une personne sur 230 millions. Si vous avez la malchance de tomber dans ces statistiques, prendre un bain ou se laver les mains relève du défi

Le sexe

L’allergie n’est pas à l’acte lui-même mais au sperme de l’homme. Cette condition peut affecter les hommes et les femmes et les symptômes sont de la fièvre, de la fatigue et les yeux qui brûlent. Le traitement ? Utiliser un préservatif ou, pour ceux allergiques également au latex ne plus avoir de relations sexuelles.

Le toucher

Le dermographisme est une réaction au toucher de quelqu’un d’autre. La peau peut devenir rouge, ou même gratter. Cela serait causé par la trop grande faiblesse des membranes des cellules de la peau. Heureusement, un traitement à base d’antihistaminiques suffit en général.

Les sous-vêtements

Culotte ou caleçon ? Rien, pour certains ! Certains tissus (nylon et sphandex sont montrés du doigt) ou teintures peuvent causer de érythèmes. Attention donc à bien regarder les étiquettes si vous êtes sujet à cela

Les aliments crus

Les melons, les ananas peuvent causer des irritations, voire la mort pour certaines personnes allergiques. Il s’agirait pas d’une allergie alimentaire, mais une réaction aux traces de pollen trouvé sur le fruit lui-même.

Le chocolat

C’est cruel, mais véridique. La cause : le cacao, les additifs ou même certaines parties des insectes qui se retrouvent parfois dans le chocolat. Les symptômes varient, mais se limitent généralement à de l’eczéma ou à une crise d’urticaire.

L’alcool

Hé oui, les allergie à l’alcool, ça existe. On ne parle pas de la « gueule de bois »mais d’une réaction du type congestion nasale ou peau rouge

La chaleur/ la sueur causée par l’exercice

L’urticaire est la réaction typique, elle n’est pas causée par l’exercice en soit mais la soudaine hausse de température du corps. Qui peut être aussi causée par la nourriture épicée, un plongeon dans un bain trop chaud ou une piqûre de moustique

Les déodorants

Dur, dur d’être allergique à quelque chose qui peut vous empêcher de sentir mauvais. Heureusement pour ceux à qui cela arrive, ils peuvent éviter de se gratter en utilisant en alternative du talc, comme de la poudre pour bébé

Les adhésifs

Il s’agir d’une dermatite de contact. Certains produits chimiques, comme la colle ou la résine, produisent des réactions. Ainsi certaines personnes sont allergiques aux extensions, aux chaussures …

Le soleil

Les lucite estivale, ou urticaire due à la lumière du soleil, peuvent en guetter plus d’un. C’est une allergie aux ultra-violet. La peau exposée quelques minutes au soleil, réagit en grattant et en formant de petits boutons rouges. Heureusement l’arrête de l’exposition aide au retour à la normale.

Le nickel

Une allergie connue aussi sous le nom d’allergie au iPod ou cellulaire ! Le nickel est le métal allergène responsable, Attention également à la monnaie et à certains bijoux

Les champs électromagnétiques

Ceux qui souffrent de cette allergie ne peuvent pas utiliser de micro-ondes, d’ordinateurs ou de cellulaires sous peine d’avoir de douloureux érythèmes et de gonflements de la peau

La grossesse

L’herpès gestationnel touche une grossesse sur 50 000 et peut laisser la mère avec des cloques et des marques sur le ventre. Cela arrive au cours du deuxième ou troisième trimestre, ou même pendant l’accouchement. Le traitement : des stéroïdes appliqués localement

Tout nourriture et boisson sauf de l’eau

 

Il s’agit d’une réaction allergique tellement rare qu’aucun terme médical n’a encore été trouvé. Mais elle existe bel et bien. Voyez la vidéo de ce garçon australien de 5 ans qui à le malheur d’en être atteint. (en anglais) Kaleb Bussenschutt ne manque des glaçons et ne peut avaler qu’un certain type de limonade, Tout le reste lui cause des douloureux ulcères d’estomac

http://quebec.huffingtonpost.ca

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La Lune serait riche en eau


La lune devient de plus en plus intéressante pour les chercheurs qui croient qu’elles contiendraient beaucoup d’eau dans les profondeurs de ce satellite naturel. L’article ne soulève pas la question, mais s’il y a de l’eau, il y a sûrement des micro-organismes dans les entrailles de la lune
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La Lune serait riche en eau

Les futurs explorateurs pourront-ils se désaltérer avec de l'eau de lune ?... (PHOTO DANIEL LEAL-OLIVAS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

 

PHOTO DANIEL LEAL-OLIVAS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Paris

Les futurs explorateurs pourront-ils se désaltérer avec de l’eau de lune ? Selon des travaux publiés lundi dans la revue Nature géosciences, les profondeurs de l’astre seraient étonnamment riches en eau.

«Nous avons trouvé la signature de l’eau partout dans les profondeurs de la Lune en utilisant des données satellitaires», explique à l’AFP Shuai Li de l’université Brown à Providence aux États-Unis et coauteur de l’étude.

Pendant longtemps, on a perçu la Lune comme un astre aride, d’«une magnifique désolation» ou encore «complètement sèche».

Mais la présence d’eau sur l’astre ne fait maintenant plus débat. En 2008 déjà, des chercheurs avaient trouvé des molécules d’eau à l’intérieur de magma ramené par des astronautes des missions Apollo.

«Restait à savoir si ces échantillons reflétaient les conditions générales des entrailles de la Lune ou représentaient plutôt des régions riches en eau exceptionnelle, anormales dans un manteau «sec»», note Ralph Milliken, également de l’université Brown à Providence et coauteur de l’étude.

En utilisant des données satellitaires, les deux chercheurs ont mis en évidence que des dépôts volcaniques contenaient des quantités exceptionnellement élevées d’eau, venant des profondeurs de la lune.

«Ces gisements riches en eau sont répartis sur la surface, ce qui prouve que l’eau trouvée dans les échantillons d’Apollo n’est pas un cas unique», explique Ralph Milliken.

L’hypothèse la plus largement répandue sur l’origine de la formation de la Lune et celle d’une énorme collision entre la Terre et un corps de la taille de Mars, peu après la formation du système solaire.

Cette découverte fait naître une question: comment l’hydrogène nécessaire à la formation d’eau a pu survivre aux températures extrêmes induites par l’impact?

Selon l’étude, les gisements contiennent peu d’eau (moins de 0,05 %), mais ils sont énormes, pouvant atteindre jusqu’à 1000 km2. L’astre serait donc finalement «étonnamment riche en eau», selon les chercheurs.

Une découverte qui pourrait avoir une application concrète dans l’avenir :

«l’eau pourrait être utilisée comme ressource in situ lors d’une future exploration», selon Shuai Li.

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Les écrans solaires formeraient des produits dangereux dans l’eau


L’avobenzone est un ingrédient qui entre dans la composition de plusieurs crème solaire, bien qu’il n’est pas dangereux en soit, il le devient quand il entre en contact avec l’eau chlorée
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Les écrans solaires formeraient des produits dangereux dans l’eau

 

Des écrans solaires peuvent se décomposer en interagissant avec l'eau chlorée... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

 

La Presse Canadienne

Des écrans solaires peuvent se décomposer en interagissant avec l’eau chlorée et la radiation solaire, donnant ainsi naissance à des produits potentiellement dangereux, préviennent des chercheurs russes.

Les scientifiques de l’université Lemonosov, à Moscou, se sont intéressés plus spécifiquement à l’avobenzone, un filtre chimique qui entre dans la composition de plusieurs écrans solaires.

L’avobenzone a la capacité d’absorber les rayons ultraviolets et n’est pas, en elle-même, une substance dangereuse. Les chercheurs ont toutefois constaté qu’elle se dégrade une fois exposée au chlore et aux rayons du soleil. Cette décomposition pourra se produire directement sur la peau mouillée du baigneur.

La dégradation de l’avobenzone donne notamment naissance à des phénols et à de l’acétylbenzène chloré – deux produits qui entrent dans la composition des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l’ordre.

Les chercheurs préviennent enfin que l’avobenzone, s’il entre en contact avec les sels de cuivre qui sont souvent utilisés pour colorer l’eau, produira des quantités importantes de bromoforme, un produit qui peut interférer avec le foie, les reins et le système nerveux central.

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Le Saviez-Vous ► Les chevaux peuvent se noyer par l’anus


 

C’est curieux comme noyade, mais évitable et il semble que c’est pareil pour les vaches
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Les chevaux peuvent se noyer par l’anus

D’après le fameux rapport d’un de nos collaborateurs proctologues équidés, les chevaux n’ont pas les capacités d’obturer à temps leur sphincter* anal lors d’une chute impromptue dans l’eau, cela n’est possible que lorsque ceux-ci sont prévenus de la chute et ont le temps de s’y préparer.

En effet une béance anale propre aux équidés leur serait fatale en milieu aqueux. Béance provoquée par :

– une abolition de réflexe recto anal contracteur

– ou par une diminution et une fatigue de la contraction volontaire commandée

– ou par un absence totale de contraction de la musculature striée

Cette béance persiste lors de l’immersion ce qui provoque une noyade que l’on pourrait qualifier dans des termes scientifiques d’anale.

Des litres et des litres d’eau s’engouffrent donc dans ce misérable équidé lui faisant perdre toute possibilité de flottaison, l’entraînant irrémédiablement vers les profondeurs abyssales.

Ceci peut être évité si le cheval est conscient du fait qu’il va se retrouver dans un milieu aqueux, qu’il a le temps de se préparer psychologiquement et analement à sa chute, il va donc effectuer une fermeture hermétique de son sphincter, par une contraction volontaire de son muscle annulaire strié.

Ce type de mésaventure est fréquent chez les équidés portants des oeillères ou lors de cavalcades provoquées par une hystérie collective équidée et aboutissant à un saut dans un océan, lac, bras de rivière, piscine publique ou privée, fontaine, bol d’eau chaude etc.

Les pauvres équidés mus par cette folie n’ont pas le temps de visualiser l’étendue d’eau s’offrant devant eux, et émus et effrayés détendent au contraire leur petit muscle lisse car ils ont d’autres choses à penser à ce moment précis, et C’est à ce moment là que cette sournoise, glacée, pénétrante eau s’infiltre fatalement dans le pauvre fondement de la plus belle conquête de l’homme, provoquant ainsi sa perte dans une tragique mort peu glorieuse…

Cette bizarrerie animalière explique la grande noyade des mustangs en 1740.

« …et la grande noyade des mustangs lors de la traversée du Rio Grande en 1740 ou moult équidés périrent à cause d’une sordide noyade anale qui aurait pu être évitée… »   « Vie et mours des mustangs en Caroline du sud »

« Celui qui veut traverser à gué, prépare sa monture » proverbe catalan.

* Sphincter : muscle lisse ou strié qui assure l’occlusion d’un canal.

M-R T

http://les.anthropologues.free.fr/

L’eau potable


C’est une bonne question. Alors des entreprises, des usines polluent l’eau, s’en sorte assez bien, alors que se battre contre eux pour respecter l’environnement, sont comme des épées dans l’eau (l’eau contaminée)
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L’eau potable

 

Il y a quelqu’un qui va devoir expliquer pourquoi vouloir de l’eau potable propre fait de nous activistes et pourquoi proposer de détruire l’eau avec des produits chimiques ne fait de vous des terroristes

Winona LaDuke Anishinaabe

Le Saviez-Vous ► Ces aliments ne périment jamais.


Quoiqu’il y a des aliments ont des dates de péremption à cause de la loi, certains d’entre eux peuvent durer plus longtemps s’ils sont bien conservés
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Ces aliments ne périment jamais.

 

1. Le miel

Cela fait très longtemps que le miel fait partie du régime alimentaire des hommes. Les archéologues ont déjà retrouvé du miel dans les pyramides égyptiennes qui est encore comestible ! Les miels un peu vieux ont tendance à se cristalliser, mais si on les réchauffe, ils retrouvent leur texture et saveur délicate.

Pour faire en sorte que le miel se conserve bien, évitez les miettes de pain et le beurre dans le pot…

2. Le beurre clarifié

Sa faible teneur en protéines et eau lui confère une durée de vie plus conséquente.

Fon Hodes/shutterstock.com

3. Le sel

Que cela soit du sel de table, du sel de mer ou des cristaux de sel, le sel est une denrée non périssable. Le préserver dans un endroit sec et recouvert évitera qu’il ne devienne compacte et même si c’est le cas, il faut savoir que ça n’ôte pas le goût.

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4. L’eau

La date de péremption sur les bouteilles d’eau concerne plus le récipient que l’eau en elle-même. Avec le temps, les plastifiants de la bouteille se diffusent dans l’eau la rendant impure voilà pourquoi il est important de regarder les dates. Si vous conservez l’eau dans des récipients en verre, alors vous pouvez la conserver aussi longtemps que vous le voulez.

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5. La Maïzena

La Maïzena est utilisée dans de nombreuses recettes notamment pour épaissir les sauces, crèmes, etc. Si elle est correctement conservée, elle ne se périme jamais.

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6. Les pâtes

Les pâtes sont des denrées non périssables, sauf si elles sont au blé complet.

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7. Le riz

Le riz comme le Basmati est une denrée non périssable, mais le riz brun et le long grain sont périssables du fait de leur teneur en graisse.

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8. Les boîtes de conserve

Avec le temps, la consistance, le goût et la couleur des aliments peuvent changer, mais s’ils sont conservés dans des boîtes de conserve, ils ne périment pas. Néanmoins, si la boîte est endommagée alors les aliments se conservent moins longtemps.

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9. Le vinaigre de vin blanc

Lorsqu’il est conservé correctement, le vinaigre de vin blanc distillé peut être utilisé pour faire des vinaigrettes, l’entretien de la maison et comme désodorisant naturel pendant très, très longtemps.

Under 25? Please be prepared to show proof of age when buying alcohol

10. Le sirop d’érable

Comme le miel, le sirop d’érable est non périssable du fait de sa forte teneur en sucre. S’il devient compact, il suffit de plonger la bouteille dans de l’eau chaude pour le faire redevenir liquide.

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11. Le sucre

Les bactéries ne se nourrissent pas de sucre donc, elles ne s’accumulent pas sur le sucre. De fait, le sucre peut se conserver ad vitam aeternam. Que cela soit du sucre roux, en poudre, glace ou autre, vous n’avez pas d’inquiétude à avoir : c’est une denrée non périssable.

http://www.lastucerie.fr

Boire ou non l’eau du robinet?


Est-il mieux de boire de l’eau du robinet ou pas ? Je dois dire que j’aimerais avoir la même eau que ma ville natale. Elle n’a pas cet arrière-goût que je retrouve présentement chez moi. Je suis incapable de boire l’eau directement du robinet à cause du goût. Par soucis, environnementaux, j’ai délaissé à 99 % la bouteille de plastique. Alors, ma solution est d’ajouter du citron dans une bouteille réutilisable, Cependant, il semble clair qu’il y a toujours des résidus dans l’eau potable qu’on ne peut pas vraiment se débarrasser.
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Boire ou non l’eau du robinet?

 

L'eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

 

ISABELLE MORIN, ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

L’eau est la boisson santé par excellence. Sauf que celle du robinet contient de petites quantités d’une foule de produits chimiques. Devraiton s’en inquiéter? Jusqu’à filtrer notre eau à la maison, ou même à privilégier l’eau en bouteille?

L’eau potable en cinq questions

En mars, une sortie publique de l’organisation écologiste Équiterre alertait la population au sujet de la présence d’un pesticide dangereux dans l’eau potable, l’atrazine. Le point en cinq questions.

1- Que trouve-t-on dans l’eau du robinet?

Les méthodes de chimie analytique étant désormais très performantes, il est possible de trouver des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides. Des métaux lourds également, dont le plomb, des bactéries et des sous-produits de chlore utilisé dans le processus de désinfection. Le mois dernier, Équiterre a alerté la population au sujet de la présence de résidus d’atrazine, un pesticide très utilisé depuis les années 60, dans l’eau potable. Les taux moyens de ce contaminant détectés par le scientifique Sébastien Sauvé (116 ng/l) sont inférieurs à la norme en vigueur ici (3500 ng/l), mais supérieurs à celle adoptée en Europe (100 ng/l), où l’atrazine est interdite depuis une douzaine d’années, mais encore détectée dans des cours d’eau.

«Ce qu’on retrouve, c’est moins de 10 % de la norme elle-même pour bon nombre de pesticides, précise toutefois Denis Gauvin, conseiller scientifique à l’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) sur les dossiers de l’eau potable. Il faut mettre en perspective les risques qu’ils représentent pour la santé.»

 

2- Comment les eaux sont-elles traitées?

L’eau brute est traitée en fonction de son niveau de contamination bactériologique (E. coli, coliformes fécaux et entérocoques) et chimique, ce qui englobe les contaminants naturels et ceux produits par les humains (pesticides, nitrates, hydrocarbures). Plus les analyses démontrent qu’une eau est dégradée, plus les exigences du traitement sont élevées, explique Denis Gauvin. Et plus la population desservie est importante, plus les échantillonnages sont fréquents.

Le plus grand risque à gérer pour l’eau potable est de nature microbiologique, selon Benoît Barbeau, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en eau potable, et c’est là qu’on investit d’abord en désinfectant l’eau. Pour ce faire, on utilise du chlore, dont il reste des sous-produits dans l’eau du robinet. Jusqu’à 100 fois plus que les pesticides.

 «On accepte qu’il en reste dans l’eau, parce qu’on estime que les bénéfices surpassent de loin les risques pour la santé», souligne toutefois Benoît Barbeau.

 L’eau peut ensuite être contaminée de nouveau dans le réseau de distribution, notamment par la présence de plomb dans la plomberie domestique, un métal lourd reconnu comme étant nuisible à la santé, en particulier pour les enfants et les foetus.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

3- L’eau du robinet est-elle bonne à boire?

Réponse courte: oui. Plusieurs experts l’ont confirmé à La Presse.

«Je bois l’eau du robinet. Souvent», dit Sébastien Sauvé, le chimiste qui a fait les analyses utilisées par Équiterre.

Il ajoute cependant que, «par précaution», il a aussi une cruche de 18 litres à la maison. Il juge que, sur certains plans, on est dans une «zone grise».

«Il y a une multitude de produits qui sont à des niveaux de traces dans l’eau, et la science n’a pas établi de seuil d’impact [sur la santé] pour quantité de ces produits», précise-t-il.

«On ne peut jamais être sûr à 100 %», convient Denis Gauvin. Des pesticides ont été retrouvés dans un très faible nombre d’analyses (0,4 %, dit-il) et les quantités observées «respectent toutes les normes et se situent majoritairement à moins de 10 % de la norme».

L’enjeu des microcontaminants exige d’être envisagé de manière beaucoup plus globale et nuancée, estime Benoît Barbeau, qui déplore que l’accent ne soit mis que sur l’eau potable.

«On est exposé par de multiples sources, entre autres la nourriture. Surtout pour les pesticides, notre exposition vient principalement des fruits et des légumes», dit-il. 

4- Nos normes sont-elles assez sévères?

Benoit Barbeau assure que les normes québécoises en matière d’eau potable sont parmi les plus sévères au monde. Il existe différentes technologies qui permettraient d’enlever un peu plus de certains contaminants, selon Sébastien Sauvé, mais qui coûteraient plus cher. Le chercheur avoue ne pas se sentir rassuré par la norme canadienne au sujet de l’atrazine, mais ne plaide pas forcément pour l’adoption de la norme européenne.

«Les deux sont probablement exagérées», dit-il.

La nôtre, trop permissive et celle de l’Europe, trop restrictive. Il juge qu’il faut s’appuyer sur des critères basés sur le risque, qui tiendrait compte d’un principe de précaution.

 «Ça revient à une question de coût-bénéfice. Il n’y a pas que l’eau potable qui demande des fonds pour s’améliorer», dit Benoît Barbeau, qui n’est pas convaincu que c’est en investissant davantage dans l’eau potable qu’on va avoir le meilleur impact global sur la santé publique. «Il faut aller à la source», dit-il.

Mieux traiter les eaux usées rejetées dans le fleuve, par exemple, qui deviennent ensuite une source d’eau potable.

5- Pourquoi boire de l’eau?

Le corps est composé à 65 % d’eau. C’est plus encore pour le cerveau, qui en contient 76 %. L’eau contribue à l’ensemble des processus vitaux: elle sert entre autres à réguler la température corporelle, permet l’activité neurologique du cerveau et est nécessaire au transport des nutriments à travers le corps. Elle contient également des minéraux essentiels pour la santé. Puisqu’une partie de cette eau est éliminée continuellement, notamment à travers l’urine et la transpiration, il est vital de la renouveler tout au long de la journée par l’alimentation ou les boissons. Il est recommandé d’en consommer environ 3 litres chaque jour, dont 1,5 à 2 litres sous forme liquide. En boire à petites doses fréquentes permet d’éviter la déshydratation. L’eau est la meilleure de toutes les boissons, disent les nutritionnistes. Elle est neutre, sans sucre «et elle ne coûte rien», fait remarquer la nutritionniste Marie-Claude Paquette, aussi conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

«Ça devrait toujours être notre premier choix pour se désaltérer.»

Il est possible de trouver dans l'eau potable... (PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE) - image 3.0

Il est possible de trouver dans l’eau potable des traces de tout ce qui est utilisé en grande quantité dans notre société: médicaments, hormones, plastiques et pesticides.

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Que faire à la maison?

L’eau du robinet est généralement bonne à boire, disent les experts, mais dans le doute, on peut toujours améliorer sa qualité. Deux principales options s’offrent à nous.

Filtre au charbon activé

Le plus commun des systèmes de filtration domestique est celui au charbon, souvent vendu sous forme de pichet, comme c’est le cas des fabricants PUR et BRITA. Il en existe des versions qui vont directement sur le robinet.

Comment ça fonctionne: le charbon activé agit comme épurateur. Il est souvent combiné à des résines qui décontaminent par échange d’ions.

Avantages et limites du produit:

«Ça fonctionne relativement bien pour le plomb», estime Sébastien Sauvé.

Pour ce qui est des résidus de médicaments ou de pesticides, ils peuvent aussi être atténués d’au moins 50 %, estime Benoît Barbeau, selon les filtres. Les tests effectués par le chercheur Sébastien Sauvé et son équipe ne se sont toutefois pas avérés concluants sur le plan des pesticides, mais les enlever ne faisait pas partie des prétentions des fabricants de ces produits, précise le chercheur.

Inconvénients: Ils sont économiques à l’achat, mais le renouvellement des filtres est cher à l’usage. Ceux-ci doivent être changés environ tous les trois mois.

Mise en garde: Il ne doit jamais être utilisé avec de l’eau chaude puisque, dans ce cas, le charbon «relâche ce qu’il avait capté». Ce phénomène peut aussi se produire si on ne change pas son filtre assez souvent. Benoît Barbeau insiste: le filtre doit être certifié NSF53 ou NSF42.

«Il y a beaucoup de filtres qui ne sont pas certifiés», dit-il, en faisant notamment référence aux produits vendus sur l’internet.

Prix: à partir d’environ 15 $. Prix cartouches: à partir d’environ 8 $

Osmose inverse

Les versions domestiques de ces systèmes s’installent normalement sous l’évier.

Comment ça fonctionne: dans un système de purification par osmose inverse, la pression force l’eau à traverser une membrane très fine. Elle ne laisse passer que l’eau et retient minéraux et contaminants, résume Sébastien Sauvé.

Avantages et limites du produit:

«Ce n’est pas une barrière absolue, mais c’est une barrière très, très performante. Tellement qu’elle enlève à la fois les micropolluants et des sels minéraux. On se retrouve alors à boire une eau déminéralisée. Et ça, ce n’est pas souhaitable pour la santé», dit Benoit Barbeau.

Inconvénients: Ce système est coûteux et nécessite un entretien soigné.

«C’est du gaspillage d’argent», juge Benoît Barbeau, qui croit qu’on peut faire d’autres dépenses et faire certains gestes pour éviter de consommer des micropolluants ou des pesticides.

Acheter des fraises bios, par exemple, puisque c’est l’aliment qui compte le plus de résidus de pesticides selon la liste d’EWG.

Prix: Les grandes surfaces en vendent à partir de 150 $, mais il y en a de beaucoup plus chers. Le coût associé à l’entretien est également élevé.

Et l’eau en bouteille?

En faisait abstraction du fait qu’il faut disposer de son contenant, ce qui a un impact environnemental important, l’eau en bouteille est-elle un choix plus santé? Réglons le cas du plastique:

«plus il est souple, plus il est susceptible de dégager des particules», dit Sébastien Sauvé.

En particulier si on laisse la bouteille au soleil dans la voiture. Le risque de dégradation est toutefois moindre avec les grosses cruches en plastique. Par ailleurs, une eau n’est pas nécessairement de meilleure qualité parce qu’elle est mise en bouteille, signale Benoît Barbeau. Elle peut même être moins bonne que celle du robinet. La pollution générée par les bouteilles de plastique constitue aussi un enjeu majeur: elles se retrouvent par dizaines de millions dans les sites d’enfouissement québécois, rappelle la coalition Eau secours.

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