Allergies alimentaires : le compost pose-t-il un risque?


Quand on ne souffre pas d’allergie, ce n’est pas une question qu’on se pose si le compost peut provoquer des réactions allergiques alimentaires. Il semble que grâce à la décomposition les risques sont presque nuls. Cependant manipuler du compost pour son jardin, il est probablement mieux d’agir avec prudence
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Allergies alimentaires : le compost pose-t-il un risque?

 

Un homme tient du compost dans ses mains.

Les plantes n’absorbent pas les allergènes pendant leur croissance. Photo : iStock

Rassurez-vous, les légumes et les fruits qui poussent dans un compost à base de crevettes, d’arachides ou d’œufs ne mettent pas en danger les personnes qui vivent avec des allergies alimentaires. Celles-ci doivent cependant faire preuve de prudence si elles manipulent la matière organique.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Les plantes ont besoin d’un sol riche en azote, en phosphore et en potassium pour assurer leur croissance. Combiné à l’engrais, le compost leur procure tous les éléments dont elles ont besoin.

Les matières organiques que l’on retrouve dans le compost sont aussi nombreuses que diversifiées. Elles comprennent parfois des crevettes, des œufs et même des arachides. Le compost de crevettes, par exemple, est riche en azote. Celui à base d’œuf apporte du calcium à la plante et tempère l’acidité du sol.

Ces aliments, potentiellement mortels pour les personnes vivant avec des allergies, présentent toutefois très peu de risque en se retrouvant dans le compost.

« Les risques qu’il y ait des teneurs suffisantes pour déclencher une allergie sont somme toute relativement faibles », souligne la chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, Louise Hénault-Ethier.

Les réactions allergiques sont causées par une protéine à l’intérieur d’un aliment. Aucune étude scientifique ne porte spécifiquement sur la survie des protéines allergènes à l’intérieur des composts. On sait toutefois que le processus décompose les protéines.

« Le compostage brise les longues chaînes composées de carbone et d’une série d’acides aminés d’une protéine en plus petits morceaux, explique Louise Hénault-Ethier. Ces petites molécules élémentaires, comme le CO2, le H2O et le NH4, sont les différents nutriments de base dont se nourrissent les plantes. »

« Si la décomposition est complète, et on sait que les protéines se dégradent assez rapidement dans le processus de décomposition, il y a très peu de risque qu’une protéine allergène ait persisté, ou à tout le moins sa concentration va être beaucoup moindre », poursuit-elle.

Le compostage, c’est tellement un milieu hostile que très peu de choses y survivent. Louise Hénault-Ethier, biologiste

La biologiste spécialisée en compostage estime que le risque de passage de l’allergène à l’intérieur de l’aliment est d’autant plus faible que les plantes n’ont pas l’habitude d’absorber des protéines, mais plutôt les nutriments une fois décomposés.

À cela s’ajoute le mélange du compost au sol, un « très gros facteur de dilution », estime-t-elle.

Le compost industriel est encore moins risqué que le domestique, ajoute à son tour l’agronome spécialisé en science du sol Maxime Paré.

« La dégradation va être d’autant plus importante dans un compost industriel, fait par les municipalités et les entreprises, parce que dans un processus de maturation industrielle, la température du compost est grandement supérieure à un compost domestique », indique-t-il.

Le risque de la manipulation

 

Manipuler le compost comporte cependant sa part de risque pour les personnes allergiques. Il leur est d’ailleurs suggéré de porter gants et masque en jardinant pour éviter qu’un allergène puisse pénétrer la peau par une plaie ou soit inhalé.

« Le risque, c’est le contact avec le compost qui comporte l’allergène auquel la personne est sensibilisée, mais pas l’aliment en soi. Il est donc recommandé d’utiliser un autre type de compost, sans l’allergène, pour éviter ce risque », estime Catherine Laprise, de la Chaire de recherche du Canada en environnement et génétique des troubles respiratoires et de l’allergie.

Elle rappelle également qu’il faut bien laver les aliments pour s’assurer qu’il ne s’y trouve pas de trace de compost.

« Choisir des légumes ayant une pelure minimise considérablement les risques », résume la chercheure.

Gare aux terrains contaminés!

Les plantes sont connues pour leur capacité à décontaminer les sols en absorbant les polluants qui s’y trouvent.

« Il ne faut pas faire exprès de faire pousser des légumes dans un sol contaminé, mais même avec une faible teneur en contaminants, ce ne sont pas toutes les plantes qui vont nécessairement les absorber », précise Louise Hénault-Ethier.

Certaines plantes hyperaccumulatrices stockent les métaux dans leurs tissus ou leurs graines, comme le tournesol et la moutarde, mais elles demeurent somme toute assez rares, assure la biologiste.

« Le risque de contamination est relativement faible », ajoute-t-elle.

Encore une fois, bien rincer les légumes et les fruits devrait suffire à écarter ce risque.

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Le Saviez-Vous ► Quels sont les parasites qui pondent sous la peau ?


C’est le genre d’expérience qu’on ne voudrait pas du tout vivre. Ces petits parasites sont en plus affreux.
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Quels sont les parasites qui pondent sous la peau ? 

 

Oui, il y a des créatures qui vivent à l’intérieur de notre peau ! Alors, préparez-vous à vous gratter. Découvrez ces parasites qui pondent leurs œufs dans de nombreuses zones du corps humain.

Faites connaissance avec le sarcopte et l’œstre, deux parasites humains que vous n’aimeriez pas croiser…

Le sarcopte, responsable de la gale

Le sarcopte (Sarcoptes scabiei) est un minuscule insecte, trop petit pour être visible à l’œil nu, qui possède un corps rond et six pattes. Il est responsable de la gale. Un humain touché porte généralement dix à douze parasites adultes. Le mâle meurt après la reproduction mais la femelle se niche dans les couches supérieures de l’et pond un à trois œufs par jour. Elle laisse également une traînée de couleur sombre : ses excréments.

Parmi les endroits favoris des sarcoptes, citons les mains, les poignets, les aisselles et les organes génitaux. Les œufs et les excréments déclenchent des réactions allergiques au niveau de la peau, qui entraînent de sévères démangeaisons.

Si vous êtes malchanceux et avez été infecté par la « gale norvégienne », la forme la plus grave et la plus contagieuse, préparez-vous à avoir des milliers de sarcoptes dans la peau… Vos mains, vos pieds et votre tronc pèleront et se couvriront de croûtes où se dissimuleront d’innombrables animaux.

Le sarcopte (Sarcoptes scabiei) est un des nombreux parasites qui pondent sous la peau. © Kalumet, Wikipédia

Le sarcopte (Sarcoptes scabiei) est un des nombreux parasites qui pondent sous la peau. © Kalumet, Wikipédia

L’œstre, une larve sous la peau

L’œstre est un autre parasite humain potentiel. Un mois après son retour du Costa Rica, Tanya Andrews remarqua une bosse douloureuse sur sa tête. Elle supposa qu’il s’agissait d’un abcès, jusqu’à ce que la bosse commence à onduler. Il s’avéra que c’était la larve d’un œstre. Lorsque Tanya était au Costa Rica, un moustique avait déposé un minuscule œuf sur son crâne. Il avait éclos et une larve en était sortie, qui s’était logée sous sa peau et avait commencé à grossir.

Pour traiter le parasite, les médecins l’enduisirent de vaseline. Les larves ont besoin d’air pour respirer et, quand la vaseline empêcha l’air d’arriver, la larve fut asphyxiée et mourut. Une fois la larve morte, les médecins purent l’extraire du cuir chevelu avec une pince à épiler.

Dans un autre cas répertorié, une femme canadienne rentra d’un séjour au Pérou et découvrit une grosseur juste au-dessus de sa cheville. Elle se rendit dans une clinique de Toronto et le médecin remarqua du mouvement dans la grosseur. Au cours de l’examen de la patiente, il trouva d’autres grosseurs et retira au total onze larves d’œstre toutes frétillantes

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De lourds dinosaures savaient s’occuper de leurs oeufs sans faire d’omelette


Imaginer des oviraptorosaures comme le Tyrannosaures rex ou le Gitantoraptor qui lui pouvait mesurer 8 mètres et pesait dans les 1400 kilos s’occupait de ses oeufs, mais ne pouvaient les couver. Pourtant, ces dinosaures protégeaient leur nid
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De lourds dinosaures savaient s’occuper de leurs oeufs sans faire d’omelette

 

Chez les oviraptorosaures, la disposition des oeufs se... (Masato HATTORI, Université de Nagoya via AFP)

Chez les oviraptorosaures, la disposition des oeufs se faisait toujours en anneau, mais la physionomie du centre du nid variait, souligne l’étude.

MASATO HATTORI, UNIVERSITÉ DE NAGOYA VIA AFP

Agence France-Presse
Paris

 

Mais comment s’y prenaient certains gros dinosaures pour prendre soin de leurs oeufs sans les écraser ? Ils les disposaient tout autour d’eux et s’installaient dans l’espace au centre resté libre, selon une étude publiée mercredi.

Si la plupart des dinosaures se contentaient vraisemblablement d’enterrer leurs oeufs après la ponte – comme le font les crocodiles de nos jours -, certains théropodes non aviaires confectionnaient des nids et s’occupaient de leurs oeufs.

« Certaines espèces d’oviraptorosaures et de troodontidés couvaient vraisemblablement leurs oeufs comme le font les oiseaux modernes », déclare à l’AFP Kohei Tanaka, chercheur à l’Université de Nagoya (Japon) et auteur principal de l’étude publiée dans Biology Letters(Royal Society).

Une équipe de chercheurs a étudié des couvées fossiles d’oviraptorosaures de différentes sortes, retrouvées en Chine, pour comprendre l’impact de la taille sur le comportement d’incubation des dinosaures.

Chez les oviraptorosaures, la disposition des oeufs se faisait toujours en anneau, mais la physionomie du centre du nid variait, souligne l’étude.

L’espace central était petit ou absent pour les plus petites espèces d’oviraptorosaures puis il s’agrandissait avec la taille de ces dinosaures et allait jusqu’à occuper la plus grande partie du nid pour les espèces géantes, ajoute l’étude.

« Les grandes espèces d’oviraptorosaures ne devaient pas s’asseoir directement sur les oeufs. Elles devaient vraisemblablement se poser au milieu du nid, afin de ne pas écraser les oeufs », souligne Kohei Tanaka.

Ces grands oviraptorosaures pondaient des oeufs de forme allongée qui pouvaient mesurer 50 centimètres de long et peser jusqu’à 7 kilos, précise le chercheur.

Dans la mesure où ils ne s’asseyaient pas directement sur leurs oeufs, ils n’étaient pas à même de leur procurer une vraie chaleur, mais leur attitude devait les protéger des prédateurs et des intempéries, ajoute-t-il.

Les théropodes forment un vaste groupe incluant la plupart des grands dinosaures carnassiers – dont le redoutable Tyrannosaure Rex -, mais aussi les ancêtres des oiseaux modernes.

Les oviraptorosaures étaient de tailles diverses. Le Caudipteryx avait la taille d’un dindon alors que le Gigantoraptor mesurait 8 mètres et pesait dans les 1400 kilos.

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La planète Uranus sent l’oeuf pourri !


Uranus porte bien son nom étant donné que les scientifiques ont pu analyser la lumière infrarouge avec le télescope Gemini North basé à Hawaï. Ils ont finalement trouvé du sulfure d’hydrogène qui donne l’odeur d’oeuf pourri ou des flatulences
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La planète Uranus sent l’oeuf pourri !

 

uranus et quelques unes de ses lunes

L’atmosphère d’Uranus est irrespirable !

NASA/ERICH KARKOSCHKA (UNIV. ARIZONA)

Par Joël Ignasse

Des observations menées depuis la Terre ont permis de confirmer la présence de sulfure d’hydrogène dans l’atmosphère d’Uranus.

Le sulfure d’hydrogène est un gaz produit, notamment, par la dégradation des protéines contenant du soufre. C’est lui qui est responsable de l’odeur nauséabonde des œufs pourris ou des flatulences. En grande quantité il peut même s’avérer dangereux pour les organismes vivants : en Bretagne, la décomposition des envahissantes algues vertes a ainsi provoqué d’importantes émanations de ce gaz qui a entrainé la mort de plusieurs animaux ces dernières années.

Une grande inconnue

Uranus, septième planète du système solaire, est une géante glacée entourée d’anneaux et environ quatre fois plus grosse que la Terre. C’est un astre largement inconnu qu’aucune mission spatiale n’a encore visitée, à l’exception de la sonde Voyager 2 qui l’a survolée en 1986. Les astronomes suspectent depuis longtemps la présence de sulfure d’hydrogène dans son atmosphère mais ils n’ont jamais pu le confirmer jusqu’aux travaux réalisés par Patrick Irwin du Département de physique de l’Université d’Oxford et ses collaborateurs internationaux.

Ces scientifiques ont disséqué par spectroscopie la lumière infrarouge d’Uranus captée par le télescope Gemini North de huit mètres installé sur le Maunakea d’Hawaï. Et ils ont finalement trouvé des traces de sulfure d’hydrogène. La preuve tant recherchée est publiée dans la revue Nature Astronomy. Les données Gemini, obtenues avec le spectromètre à champ intégrale proche infrarouge (NIFS), ont échantillonné la lumière solaire réfléchie provenant d’une région immédiatement au-dessus de la couche de nuages ​​visible dans l’atmosphère d’Uranus.

La détection du sulfure d’hydrogène dans la haute atmosphère d’Uranus (la même composition est suspectée pour Neptune) contraste fortement avec les planètes géantes gazeuses intérieures, Jupiter et Saturne. Dans l’atmosphère de ces deux astres, c’est plutôt de l’ammoniac qu’on retrouve. Cela signifie sans doute que les quatre géantes du système solaire ne se sont pas formées dans la même zone.

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Truc maison ► 11 Choses qu’on ne devrait jamais nettoyer avec le vinaigre


Le vinaigre a des propriété de nettoyage très efficaces cependant, il y a certaines matières que nous voulons nettoyer est contre-indiqué d’employer le vinaigre
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11 Choses qu’on ne devrait jamais nettoyer avec le vinaigre

 

Nettoyer sa maison en utilisant des ingrédients naturels et peu polluants, et en plus peu coûteux , est un rêve en partie réalisable: nous savons en effet que le citron , le bicarbonate, le sel et le vinaigre sont formidables pour éliminer la saleté, tout autant que les produits qu’on voit dans les publicités à la télé.

Cependant, ces « détergents » naturels ont aussi des contre-indications: leur composition chimique , en effet, pourrait abîmer certaines matières.

Aujourd’hui, nous nous concentrerons sur le vinaigre, en listant tous les cas où il est préférable de ne  pas l’utiliser.

Le marbre

image: GoingPublicPR/Wikimedia

Les surfaces en marbre et similaires sont considérés indestructibles: en effet, elles résistent à la chaleur, aux coups et aux entailles, mais des produits comme le vinaigre peuvent être trop aggressifs au point de tacher la pierre ou de la corroder.

Les écrans d’appareils technologiques

image: pexels.com

Les écrans de smartphone et de tablettes ont une couche protective superficielle que le vinaigre pourrait enlever: pour nettoyer les écrans, il est préférable d’utiliser exclusivement de l’eau et un chiffon en microfibre.

Surface en bois ciré

image: franchise opportunities/Flickr

Certaines surfaces et meubles en bois sont traités avec une couche de cire: évitez d’utiliser le vinaigre pour ne pas l’enlever.

Sol avec des joints non traités

image: pixabay.com

Le vinaigre est très souvent utilisé pour nettoyer les sols, mais il faut faire attention quand les joints entre les carrelages ne sont pas traités: le vinaigre pourrait en effet les tacher ou les corroder.

Les taches résistantes sur les tapis

image: Emerson/Flickr

Le vinaigre est utile pour enlever les petites taches sur les tapis, mais les taches les plus résistantes auront besoin d’un traitement spécifique: utiliser le vinaigre pourrait être non seulement inutile mais pourrait aussi tacher le tissu.

Jamais avec l’eau de javel

image: Adina Firestone/Wikimedia

Quand l’eau de javel et le vinaigre sont mélangés , ils réagissent en produisant un chlore gazeux: ce gaz pourrait provoquer des irritations cutanées et des difficultés respiratoires , mais aussi des effets plus graves en cas de concentrations plus élevées.

Taches d’oeufs

image: Stangoldsmith/Wikimedia

Les taches d’oeufs sur les tissus et autres surfaces , si elles sont traitées avec le vinaigre, peuvent se coaguler et devenir encore plus difficiles à enlever.

La machine à laver

image: pexels.com

On entend souvent dire que pour nettoyer la machine à laver, il faut de temps en temps faire un lavage à vide avec du vinaigre: pourtant certains disent que le vinaigre pourrait abîmer les joints et donc compromettre le bon fonctionnement de la machine.

Il est conseillé de lire le manuel d’utilisation ou de contacter le producteur et demander des précisions sur l’utilisation du vinaigre.

Sols en bois massif

image: pixabay.com

Les professionnels disent que l’utilisation du vinaigre sur le bois a le même effet qu’un papier abrasif: il « mange » la finition protectrice et la pellicule de cire. Dans ce cas -là, il faudrait utiliser seulement des produits spécifiques pour le bois!

L’aluminium

image: Jcmontero/Wikimedia

N’utlisez pas le vinaigre pour nettoyer votre batterie de cuisine en aluminium et les autres objets de la même matière, sinon cela fera des taches sur la surface!

Les lames en acier au carbone

image: pixabay.com

Cette matière s’abîme de manière irréversible quand elle rentre en contact avec de l’acide: si vous voulez conserver vos couteaux brillants et coupants, il ne faut surtout pas utiliser le vinaigre

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Un rare fossile de bébé oiseau découvert


    Qu’est-ce qui est apparu avant l’oeuf ou la poule ? Enfin, ce mystère restera probablement à jamais sous silence. Cependant, en Espagne, les paléontologues ont trouvé un oisillon mort peu après son éclosion il y a 127 millions d’années. D’après le fossile, c’est un oiseau qui ne volait pas. Il donnera sans doute des pistes sur l’évolution des oiseaux à travers le temps
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    Un rare fossile de bébé oiseau découvert

     

    C’est un triste destin qu’a connu cet oisillon, mort il y a 127 millions d’années alors qu’il venait tout juste de sortir de l’œuf. Aujourd’hui, pourtant, son fossile est une aubaine pour les paléontologues car il leur permet de remonter l’arbre évolutif des oiseaux jusqu’au temps des dinosaures.

    Dans le gisement fossilifère de Las Hoyas, en Espagne, une équipe internationale de chercheurs a mis au jour un nouveau spécimen juvénile d’oiseau du Crétacé (-145 à -65 millions d’années). Le squelette presque complet, auquel il ne manque que les pattes antérieures et postérieures et le bout de la queue, mesure moins de 5 cm, ce qui fait de lui l’un des plus petits fossiles d’oiseaux datant de cette époque jamais découverts. L’animal ne devait pas peser plus de 10 g de son vivant.

    Le saviez-vous ?

    Dans les calcaires de Las Hoyas, en Espagne, des paléontologues ont trouvé le fossile d’un des plus anciens mammifères connus, Spinolestes xenarthrosus, datant lui aussi du Crétacé.

    Le minuscule fossile appartient à la sous-classe des Énantiornithes, des oiseaux à dents du Crétacé. Toutes les espèces de ce groupe ont disparu lors de l’extinction du Crétacé-Tertiaire. Il ne s’agit donc pas d’un ancêtre direct des oiseaux modernes, qui descendent des Euornithes. Il intéresse cependant les chercheurs car les Énantiornithes représentent une des plus anciennes divergences évolutives des oiseaux.

    Vue d’artiste de l’oisillon découvert dans le gisement fossilifère de Las Hoyas, en Espagne. Il est à peine plus gros qu’un cafard. © Raúl Martin, Fabien Knoll et al., Nature Communications, 2018

    Bien qu’il ne soit pas le premier fossile d’Énantiornithes à passer entre les mains des paléontologues, cet oisillon est exceptionnellement rare puisqu’il est mort juste après l’éclosion. C’est un stade crucial pour analyser le développement du tissu osseux, qui renseigne sur certains traits évolutifs des oiseaux, telle la capacité de voler.

    « La diversification évolutive des oiseaux a donné lieu à un éventail de stratégies d’éclosion et a entraîné d’importantes différences dans la vitesse de développement [des oisillons]. En analysant le développement osseux, nous pouvons observer une grande quantité de traits évolutifs, » explique en effet Fabien Knoll, co-auteur de la découverte, dans un communiqué de l’université de Manchester.

L’oisillon, vieux de 127 millions d’années, était incapable de voler

    Pour analyser le développement osseux de l’oisillon, les chercheurs ont eu recours à l’imagerie par microtomographie synchrotron. Ils ont donc fait appel à des accélérateurs en Europe et aux États-Unis, dont le SLAC en Californie et l’ESRF de Grenoble. Ce procédé leur a permis d’analyser la composition chimique du squelette, qui présente du fer (en rouge sur la photographie en tête d’article), du silicium (en vert) et du phosphore (en bleu).

    Les chercheurs ont pu également observé la structure des os du minuscule fossile avec force détails, à l’échelle submicronique (inférieure au micron). Ils se sont alors aperçus que le sternum du spécimen était encore cartilagineux. Il ne s’était pas encore ossifié, ce qui signifie que l’oisillon ne pouvait pas voler.

    Le fossile révélé par imagerie au rayonnement synchrotron grâce au phosphore qu’il contient (à gauche) et une photographie du fossile (à droite). Il est aujourd’hui entreposé au Musée de Paléontologie de Castille-La Manche, en Espagne. © Fabien Knoll et al., 2018

    Le fossile révélé par imagerie au rayonnement synchrotron grâce au phosphore qu’il contient (à gauche) et une photographie du fossile (à droite). Il est aujourd’hui entreposé au Musée de Paléontologie de Castille-La Manche, en Espagne. © Fabien Knoll et al., 2018

    De plus, les paléontologues ont comparé l’ossification présentée par cet oisillon avec celles observées dans de précédentes études chez d’autres fossiles juvéniles d’Énantiornithes. Ils en ont déduit que les stratégies de développement de cette sous-classe d’oiseaux seraient plus diversifiées que ce que l’on pensait, en termes de taille et de rythme de maturation du squelette. Par contre, leur découverte corrobore l’idée d’un développement des os du sternum et des vertèbres asynchrone, c’est-à-dire à un rythme différent, chez les oiseaux archaïques.

    Fabien Knoll et ses collègues, aux universités de Madrid et de Manchester, et au Muséum d’histoire naturelle de Los Angeles, sans oublier les chercheurs affiliés aux synchrotrons mobilisés pour l’analyse du fossile, ont détaillé leur découverte dans le journal Nature Communications.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un fossile d’oisillon âgé de 127 millions d’années a été exhumé en Espagne. Le spécimen, mort peu après l’éclosion, nous renseigne sur l’apparition de certains traits évolutifs propres aux oiseaux au temps des dinosaures.

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Le régime alimentaire que vous suivez pourrait-il être le bon?


Les régimes alimentaires, on ne sait plus qui dit vrai, qui dit faux. Manger moins gras ou plus gras selon une étude, saler ou moins saler …. Il est clair que manger sainement est un atout, et manger des produits industrialisés est un très mauvais choix. Reste maintenant les régimes alimentaires pour maigrir ont un effet yo-yo, alors vaut mieux adapter un mode d’alimentation sain et combiné a l’exercice physique
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Le régime alimentaire que vous suivez pourrait-il être le bon?

 

GETTY IMAGES/WESTEND61

Quand il s’agit d’interpréter des preuves en matière de nutrition, il ne suffit pas de lire simplement les gros titres, car le « diable est toujours dans les détails ».

On a vu dans le monde une abondance d’« experts » fournir des conseils nutritionnels qui semblent indiscutables et fondés sur des preuves. Beaucoup d’entre nous ont suivi toutes les recommandations : diminuer les matières grasses, puis les augmenter; couper le sel, car il est néfaste, puis l’augmenter parce qu’il n’est plus un problème; un jour, les œufs sont bons pour la santé, le lendemain, ils ne le sont plus; le beurre est très mauvais, la margarine est bonne, non, le beurre est bon à nouveau; favoriser un régime avec glucides élevés, puis couper les glucides, et ainsi de suite.

Cette confusion a conduit à la fois les professionnels de la santé et les membres du grand public à faire des recommandations ou même à apporter des changements à leur propre alimentation, un mouvement de yoyo planétaire. Avec tant d’instabilité en matière de conseils nutritionnels, la profession médicale a fini par paraître indécise et parfois carrément loufoque.

Donc, nous y revoilà!

Il y a quelques semaines, une vaste et longue étude de cohorte sur la nutrition (dix-huit pays, cinq continents, 135 000 personnes, sur 7,4 ans) a été publiée dans The Lancet. Les titres extraits étaient riches d’hyperboles :

 « Les régimes à faible teneur en matières grasses pourraient vous tuer » ou encore « Une vaste étude sur les régimes montre que les glucides et non les graisses posent problème ».

Quand il s’agit d’interpréter des preuves en matière de nutrition, il ne suffit pas de lire simplement les gros titres, car le « diable est toujours dans les détails ».

Tout d’abord, une étude de cohorte de cet ordre ne peut pas déterminer la cause et l’effet, mais seulement suggérer ce qui pourrait arriver lorsque les populations consomment des quantités variables de macronutriments, c’est-à-dire des glucides, des lipides et des protéines. Les personnes soumises à l’étude ont ingéré un large éventail de macronutriments (de 45 à 75 % des calories provenant des glucides, de 10 à 20 % des protéines et de 10 à 35 % des lipides). Les chercheurs ont ensuite examiné l’association entre le pourcentage d’apport en macronutriments et les principales maladies cardiovasculaires et la mortalité en général.

On a constaté que malgré les gammes variées de macronutriments, il n’y avait aucune association entre le pourcentage de macronutriments ingérés sur 7,4 ans et le risque de développer une maladie cardiovasculaire – une cause majeure de maladie et de décès.

On a toutefois fait une association avec le taux global de mortalité. Cependant, même dans ce cas, une augmentation du nombre de décès n’a été associée qu’aux personnes ayant ingéré des glucides au pourcentage le plus élevé (environ 75 %) ou aux personnes ayant ingéré des protéines ou des matières grasses au pourcentage le plus faible (environ 10 %) parmi les gammes à l’étude.

Il est important de noter que l’augmentation du risque de décès n’était que de l’ordre de 1 à 2 % plus élevé chez les personnes se situant dans ces « extrêmes ». Même dans le cas de valeurs aberrantes, 98 à 99 % des participants n’ont pas été affectés. En d’autres termes, cette étude semble suggérer que la composition de macronutriments dans un régime donné n’est pas un facteur important pour déterminer si un régime est sain ou non.

Dans les pays développés, les hydrates de carbone comptent pour 53 %, les protéines, 12 pour cent et les matières grasses, 34 pour cent.

Quand on se penche sur la consommation de macronutriments à l’échelle planétaire, elle se compose en moyenne de glucides à 63 pour cent des calories, de protéines à 11 pour cent et de matières grasses à 26 pour cent. Dans les pays développés, les hydrates de carbone comptent pour 53 %, les protéines, 12 pour cent et les matières grasses, 34 pour cent. Donc, si cette étude du TheLancet est juste, la grande majorité d’entre nous ingèrent une « saine » composition de macronutriments.

Maintenant, mettons cette étude de cohorte en contexte, à côté d’essais par contrôle aléatoire de différents régimes – la forme la plus élevée de preuve. Beaucoup pourraient être surpris d’apprendre que seuls trois grands essais portant sur des résultats cliniques importants ont déjà été réalisés en nutrition : l’étude de Lyon de 1994 sur les maladies cardiovasculaires (Lyon Diet Heart Study) (principalement les hommes atteints de maladies cardiovasculaires), l’étude PREDIMED de 2013 (hommes et femmes sans maladie cardiovasculaire) et l’étude de 2006 de la Women’s Health Initiative (femmes sans maladie cardiovasculaire).

Les deux premiers essais ont porté sur des versions d’un régime de type méditerranéen et ont montré que les maladies cardiovasculaires mortelles et non mortelles étaient réduites d’environ 8 % sur deux ans et d’environ 1 % sur quatre ans, respectivement. La Women’s Health Initiative a constaté qu’un régime pauvre en matières grasses n’avait aucune incidence sur les maladies cardiovasculaires ou sur les résultats médicaux sur une période de huit ans.

En d’autres termes, les meilleures preuves disponibles – bien qu’elles soient de toute évidence restreintes – semblent soutenir un régime de type méditerranéen qui contient des glucides en quantité légèrement plus faible et des matières grasses en plus grande quantité que ce qui a été évalué dans l’étude du TheLancet.

Si l’on considère toutes ces études dans leur ensemble, tant qu’une personne ne mange pas d’un macronutriment à outrance, elle devrait être sur la bonne voie.

Donc, à toutes ces personnes qui tentent de nous convaincre de suivre un régime à faible ou à haute teneur en glucides, faible ou riche en matières grasses, aucune preuve solide n’étaye l’un par rapport à l’autre.

Deux mises en garde importantes s’imposent toutefois.

Premièrement, il y a évidemment des personnes qui ne mangent pas sainement, mais le plus gros problème avec la nourriture n’est pas tellement le type, mais la quantité ingérée. Deuxièmement, les preuves sur les régimes alimentaires sont également assez évidentes lorsqu’il s’agit d’un apport excessif d’aliments surtraités et contenant des sucres raffinés. Ceux-ci semblent toujours être de mauvais choix alimentaires.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas d’ambivalence, cette fois. Si l’on s’appuie sur les preuves, beaucoup d’entre nous ont une bonne alimentation au chapitre des macronutriments.

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