Le Saviez-Vous ► 10 phobies animales peu connues, voire même insolites !


On connaît certaines phobies qui peuvent être de vrai cauchemar pour certaines personnes. D’autres phobies qui sont moins connues, et même surprenantes peuvent aussi être invivables pour ces personnes.
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10 phobies animales peu connues, voire même insolites !

 

iStock.com/Scacciamosche

par Clara Zerbib, journaliste animalière

On a tous des peurs plus ou moins irrationnelles, dues à une méconnaissance du sujet ou à un traumatisme de l’enfance. Par exemple, l’arachnophobie (la peur des araignées), l’ophiophobie (la peur des serpents) ou encore la cynophobie (la peur des chiens) sont plutôt courantes et donc rarement jugées. Mais d’autres peurs peuvent être tout aussi terrifiantes et pourtant ne jamais être prises au sérieux.

La preuve ici !

1. L’ailurophobie (la peur des chats)

Si vous êtes un amoureux des chats, vous pourrez avoir du mal à comprendre comment des créatures aussi douces et aussi mignonnes peuvent inspirer la peur. Et pourtant… Les personnes qui souffrent d’ailurophobie ont non seulement peur des chats mais aussi de tout ce qui y est lié. Ainsi, le son d’un ronronnement, la vue de croquettes ou de litière pour chat peut également être source d’angoisse. Imaginez la dure vie que mènent ces personnes à l’heure où les félins sont de plus en plus présents dans nos foyers !

chat

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Crédits : Pxhere

2. L’alektorophobie (peur des poulets)

Lorsqu’ils voient une poule ou un coq, les alektorophobes ont tendance à être pétrifiés de peur, voire même à avoir des palpitations cardiaques. Certains vont même plus loin puisqu’ils ont également peur des poulets morts, voire même des oeufs (on dit alors qu’ils sont ovophobes).

Par extension, les alektorophobes peuvent également être ornithophobes, c’est-à-dire avoir peur des oiseaux en général.

poules

Crédits : iStock

3. La lépidophobie (peur des papillons)

Alors que certains en font collection, d’autres ne peuvent pas les approcher, de près ou de loin. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les papillons, avec leurs couleurs multicolores et leur grâce naturelle, ne font pas l’unanimité. Au contraire, ils sont même l’objet d’une peur irraisonnée qui est bien difficile à gérer lorsque les beaux jours arrivent…

À noter que les lépidophobes peuvent aussi être entomophobes, c’est-à-dire avoir peur des insectes en général. L’entomophobie inclut également la myrmécophobie (peur des fourmis), l’apiphobie (peur des abeilles) ou encore la katsaridaphobie (peur des cafards).

battus philenor papillon

Crédits : John Flannery/Wikimedia Commons

4. L’ostraconophobie (peur des fruits de mer)

Si à chaque fois que vous mangez dans un restaurant, vous avez peur d’apercevoir un mollusque ou un crustacé sur la table voisine, c’est que vous êtes ostraconophobe. Et ne parlons même pas de ceux qui sont vivants ! Tomber nez à nez à la mer avec un homard, un crabe ou même une huître peut être d’autant plus angoissant.

À noter que la plupart des personnes atteintes de cette phobie l’ont développé après avoir mangé des fruits de mer et être tombées malades.

crabe de cocotier

Crédits : iStock

5. La batrachophobie (peur des amphibiens)

Cette peur incontrôlée des amphibiens, et plus particulièrement des grenouilles, des crapauds et des salamandres, trouve parfois son origine dans les légendes urbaines. En effet, on dit par exemple que toucher un crapaud donne des verrues… Mais cette phobie pourrait également être liée à un dégoût pour les choses gluantes.

grenouille

Crédits : Pixnio

6. L’ (peur des chevaux)

Les chevaux sont des animaux imposants et il n’est donc pas surprenant qu’ils puissent parfois inspirer une certaine crainte. D’autant plus qu’un seul coup de sabot peut être fatal… Il arrive même que le simple son des sabots sur le sol suffise à déclencher l’anxiété des personnes atteintes de cette phobie.

cheval appaloosa

Crédits : iStock

7. La musophobie (peur des rongeurs)

Vous avez peur de tous les rongeurs ? Ou simplement des souris ou des rats ? Dans tous les cas, vous êtes musophobe ! Malgré le fait qu’elle soit très répandue, cette phobie, qui touche surtout les femmes, a le don de faire rire. Pourtant, la panique qui s’empare des musophobes lorsqu’ils aperçoivent un rongeur est bien réelle…

L’origine de la musophobie est bien souvent la peur de la saleté, cette dernière étant associée aux rats et aux souris.

souris

Crédits : iStock

8. L’ichtyophobie (peur des poissons)

Cette peur maladive des poissons s’exprime par la peur d’être entouré de poissons vivants, la peur de manger des poissons morts ou la peur de toucher des poissons. Certains sont même écoeurés par la vue ou l’odeur des poissons sur les étals de marchés par exemple.

poisson rouge

Crédits : iStock

9. L’arctophobie (peur des ours)

Non seulement les personnes atteintes de cette phobie ont peur des ours (et on peut les comprendre) mais en plus elles ont peur de toutes leurs représentations… Cela signifie que la simple vue d’un ours en peluche peut être source de panique ! Imaginez en période de Noël…

ours

 

Crédits : Pxhere

10. La cuniculophobie (peur des lapins)

Un simple dessin de lapin peut faire bondir d’horreur les cuniculophobes. On imagine alors aisément qu’ils ne crient pas qu’ils sont atteint de cette phobie sur tous les toits, sous peine de subir quelques moqueries…

lapin

 

Crédits : Simona R/Pixnio

Source

https://animalaxy.fr/

Des contaminants plastiques découverts dans des œufs d’oiseaux de l’Arctique lointain


Les produits chimiques et plastiques sont un vrai désastre écologique. Les oiseaux marins en sont affectés par des phtalates qui se retrouvent dans leur sang et sont transmis dans les oeufs. Ce qui est inquiétant, ces oiseaux sont dans une région qui n’est pas la plus polluée, alors que penser dans les autres zones plus affectées
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Des contaminants plastiques découverts dans des œufs d’oiseaux de l’Arctique lointain

 

Fulmar boréal, Fulmarus glacialis, nidifiant en Écosse

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Des produits chimiques intégrés dans les produits plastiques jetables ont été retrouvés dans les œufs d’oiseaux de mer en Arctique, l’une des régions les plus éloignées de la planète.

La pollution plastique est comme un cancer qui se propage dans tout le corps de la planète. Même les zones plus isolées semblent touchées. La fosse des Mariannes, les plus hauts sommets, et maintenant les coins du Haut-Arctique. En témoigne une récente analyse. Les œufs pondus par le Fulmar boréal, de l’île Prince Leopold, dans l’Arctique canadien, se sont en effet révélés positifs aux phtalates. Il s’agit de perturbateurs endocriniens ajoutés aux plastiques pour les rendre plus souples. Une première pour cette population d’oiseaux isolée.

« C’est vraiment tragique »

Les contaminants intégrés aux débris plastiques (capsules de bouteilles et mégots de cigarettes, par exemple) ont vraisemblablement été ingérés par les oiseaux qui viennent se nourrir de poissons, calamars et crevettes dans le détroit de Lancaster. Les phtalates, une fois pénétrés dans le sang des oiseaux, s’engouffrent alors dans les œufs pondus par les femelles. Sur cinq œufs testés, un poussin à naître présentait des contaminants transmis par sa mère, peut-on lire. « C’est vraiment tragique », déplore la biologiste Jennifer Provencher, du Service canadien de la faune.

C’est effectivement un problème. Ces produits chimiques perturbent les hormones(système endocrinien), entraînant parfois des anomalies congénitales ou des problèmes de fertilité. Un constat jugé préoccupant par la biologiste, d’autant que ces oiseaux de l’Arctique ont tendance à rencontrer beaucoup moins de plastique que les autres espèces. Ainsi, l’un des rares environnements encore vierges de la planète semble lui aussi “touché” par le plastique et ses effets dévastateurs.

fulmar

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Crédits : Pixabay

« 90 % des oiseaux de mer du monde ont des fragments de plastique dans leur estomac »

Les scientifiques ambitionnent maintenant de rechercher la présence de contaminants plastiques dans les œufs d’autres populations d’oiseaux, plus exposés.

« La reconnaissance de la présence d’au moins certains contaminants dans ces œufs ouvre la porte à toutes les autres questions que nous devrions nous poser dans les zones où les concentrations de plastique sont beaucoup plus élevées », note la chercheuse.

Au regard de cette étude, Lyndsey Dodds, responsable de la politique marine du WWF au Royaume-Uni, s’est également exprimée :

« notre culture du jetable étrangle le monde naturel avec du plastique, étouffe nos océans et nuit à notre faune, a-t-elle déclaré. 90 % des oiseaux de mer du monde ont des fragments de plastique dans leur estomac et nous entendons maintenant que même leurs œufs ne sont pas à l’abri de la peste des plastiques. Nous devons prendre des mesures urgentes à l’échelle mondiale et nationale pour éliminer les plastiques de la nature d’ici 2030 ».

Source

 

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Des chimistes ont réussi à « décuire » un œuf


Decuire un oeuf, une bien drôle d’idée. Un sujet déjà abordé en 2015. Aujourd’hui, on parle des possibilités avec ce procédé. En fait, cette réussite pourrait permettre à une production industrielle de protéines. Donc, ce serait un atout médicale pour plusieurs traitements
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Des chimistes ont réussi à « décuire » un œuf

Le procédé développé par les chimistes pourrait permettre de réduire les coûts de production de certains médicaments. © Steve Zylius, UC Irvine

Le procédé développé par les chimistes pourrait permettre de réduire les coûts de production de certains médicaments. © Steve Zylius, UC Irvine

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

En appliquant une solution d’urée à un blanc d’œuf dur et en le centrifugeant, des scientifiques ont pu rétablir la protéine appelée lysozyme. Une expérience étonnante et qui, malgré les apparences, est loin d’être inutile.

Lorsqu’un œuf cuit, les protéines se déroulent, coagulent et l’œuf durcit. Ce processus apparemment irréversible peut-il être inversé ? Un plat raté peut-il être recommencé avec les mêmes ingrédients ? Des scientifiques de l’université d’Irvine (Californie) et d’Adélaïde(Australie) publient dans la revue ChemBioChem un protocole avec lequel ils ont réussi à« décuire» un œuf. Matériel nécessaire : une solution d’urée et une machine innovante qui centrifuge — pas l’idéal pour la cuisine.

Mais l’expérience n’est pas si anecdotique qu’elle n’y paraît. En réalité, ce procédé pourrait révolutionner la production industrielle de protéines, et baisser les coûts de nombreux traitements, comme des anti-cancéreux. Zoom sur cette technique rapide, efficace et peu coûteuse.

Le lysozyme du blanc d’œuf redevient fonctionnel

Dans leur article, les chercheurs ont travaillé sur une protéine du blanc d’œuf : le lysozyme. Le blanc d’œuf a été cuit pendant 20 minutes à 90 °C puis il a été dissous avec de l’urée pour retrouver une structure liquide. À cette étape, les protéines sont toujours inutilisables. C’est alors qu’intervient la deuxième étape : une centrifugation grâce à une machine puissante créée à la South Australia’s Finders University.

Structure du lysozyme, la protéine présente dans le blanc d’œuf. © Dcrjsr, d’après un dessin de Jane Richardson, Wikimedia Commons, CC by 3.0

Structure du lysozyme, la protéine présente dans le blanc d’œuf. © Dcrjsr, d’après un dessin de Jane Richardson, Wikimedia Commons, CC by 3.0

Le blanc d’œuf tourne dans un cylindre de verre de 10 mm par 16 cm à 5.000 tours par minute avec un angle de 45 °. Et alors miracle : le lysozyme a retrouvé son activité. Le procédé a aussi été utilisé avec de la cavéoline recombinante et une protéine plus grosse, la protéine kinase A (ou cAMP-dependent protein kinase A : PKA).

C’est une victoire pour les chercheurs qui se sont longtemps battus avec des protéines produites en laboratoire qui ne prenaient pas la forme voulue. Cette découverte pourrait apporter beaucoup à l’industrie pharmaceutique notamment.

Une révolution pour la production de protéines recombinantes

Cette méthode pourrait transformer la production de protéines pour la recherche et l’industrie. En effet, la production de protéines recombinantes est moins coûteuse dans des modèles comme la levure ou la bactérie E. coli. Mais souvent les protéines produites n’ont pas la bonne configuration, forment des agrégats et ne se replient pas correctement. C’est pourquoi sont employés d’autres modèles cellulaires de production de protéines recombinantes, comme des cellules de mammifères ou d’insectes — des modèles bien plus coûteux. Par exemple, l’industrie pharmaceutique doit produire des anticorps contre le cancer dans un modèle de cellules ovariennes de hamster, afin d’obtenir un bon repliement des protéines.

Il existe des méthodes pour récupérer du matériel mal replié, mais celles-ci sont chères et fastidieuses. L’équivalent d’une dialyse à un niveau moléculaire nécessite plusieurs jours et des litres de liquide pour obtenir des mg de protéines. Le nouveau procédé décrit ici est bien plus rapide et économique. Il pourrait donc réduire les coûts de production de certains médicaments

https://www.futura-sciences.com/

En cas de tremblement de terre, vous pourriez trouver refuge dans ces œufs


Un oeuf pour se protéger des séismes, avec une possibilité de tenir un mois dans cet oeuf de vélociraptor. Cependant, il faut mettre le prix, car il n’est vraiment pas donné.
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En cas de tremblement de terre, vous pourriez trouver refuge dans ces œufs

 

Crédits : capture Youtube / Capsula k-107

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Un ingénieur mexicain est à l’origine de la conception d’un nouveau type d’abri anti-sismique. Selon l’intéressé ayant exploré plusieurs solutions, la forme idéale serait celle de l’œuf de vélociraptor !

Un projet très étonnant

La nouvelle a été dévoilée il y a quelques mois par le média mexicain El Universal,mais n’avait alors pas vraiment attiré les projecteurs. L’ingénieur local Reynaldo Vela a conçu la capsule K-107, dont la forme est celle d’un œuf de dinosaure, plus précisément de vélociraptor. Cette forme – plus effilée que celle d’un œuf de poule – serait idéale selon l’ingénieur.

Le but ? Mieux résister aux chutes et impacts de débris causés par un tremblement de terre. Pour l’instant, un prototype de cabine a été fabriqué à la main dans un atelier près de l’aéroport de Mexico. Selon

Reynaldo Vela, il serait de cette façon possible d’en produire une cinquantaine environ chaque mois.

Technologie et choix des matériaux

Destinée aux particuliers comme aux sociétés, la capsule K-107 n’a pas de prix fixe, mais une fourchette allant de 2 400 à 10 000 dollars a été évoquée. La raison se trouve dans le fait que le client peut choisir les équipements et les matériaux qui composeront sa capsule. Ces choix seront également dictés par le lieu où sera installée la capsule. Il s’agit de déterminer s’il s’agit d’une habitation en bois, en briques ou en béton. Dans le cas d’un immeuble, le nombre d’étages susceptibles de s’écrouler sur la capsule aura alors son importance. Ainsi, des matériaux tels que l’acier, la fibre de carbone, la résine ou encore le Kevlar peuvent être utilisés.

Du côté des équipements, la capsule est dotée de nombreux capteurs, et l’habitacle est prévu pour se déverrouiller automatiquement en cas de séisme. Prévue pour accueillir une ou deux personnes durant un mois en position debout ou assis, la K-107 est équipée d’un système de purification de l’air. D’autres systèmes ayant pour but d’absorber les mauvaises odeurs et condenser la vapeur d’eau sont également présents. De plus, la capsule comporte une balise GPS afin de faciliter sa localisation en cas de catastrophe.

Il y a quelques mois, nous présentions un lit-sarcophage qui pourrait bien augmenter les chances de s’en sortir. Parmi les différentes configurations, il y a par exemple le lit qui s’ouvre en deux pour “avaler” le matelas et son occupant à une vitesse incroyable. Citons également celui qui se ferme lourdement telle une grosse boîte par le biais d’un énorme et massif couvercle !

Voici la vidéo officielle du projet Capsule K-107 :

Sources : Sciences et AvenirMotherboard

https://sciencepost.fr

Une espèce rare d’albatros menacée par des souris géantes


Encore un animal qui a été introduit par erreur dans un environnement autre que le sien. Ce sont des souris qui profitent très de milieu avec tous ces oeufs et oisillons. Le pire, c’est de voir que souris ne craignent pas du tout l’oiseau en train de couver, ils vont volent sous son plumage
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Une espèce rare d’albatros menacée par des souris géantes

 

 

Une espèce rare d’albatros est menacée par de grosses souris prédatrices qui mangent leurs oeufs et tuent les oisillons, faisant craindre leur disparition de l’île britannique de Gough, dans l’Atlantique Sud, a indiqué lundi la Société royale de protection des oiseaux (RSPB).

Un drame « à fendre le coeur » se déroule sur l’île « apparemment idyllique » et inhabitée, qui abrite plus de 8 millions d’oiseaux de 23 espèces et dont la faune et la flore sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, selon la RSPB.

L’îlot inhabité appartient à l’archipel de Tristan da Cunha, rattaché au territoire d’outre-mer de Sainte-Hélène, au large de l’Afrique du Sud. Elle abrite notamment l’albatros Tristan da Cunha, bec rose et plumage noir et blanc, qui est menacé de disparition.

Sur son site, la RSPB explique que les souris, introduites accidentellement dans l’île au 19e siècle, ont prospéré et doublé, voire triplé, de taille. Elles s’attaquent aux oeufs et aux oisillons, qu’elles mordent en meute, entraînant une perte de 2 millions d’individus par année, affirme la société.

Une vidéo montre ainsi l’attaque nocturne de souris contre un bébé albatros, des « images perturbantes », met en garde la RSPB, qui a récemment mené une étude pour quantifier les pertes.

Elle lance donc une action, avec l’aide des gouvernements américain et sud-africain notamment, pour enrayer la catastrophe et éradiquer les souris en 2020. La campagne consistera à épandre sur l’île, par hélicoptère, un souricide enveloppé dans des boulettes de céréale, afin de sauver les oiseaux, en particulier l’emblématique albatros.

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Allergies alimentaires : le compost pose-t-il un risque?


Quand on ne souffre pas d’allergie, ce n’est pas une question qu’on se pose si le compost peut provoquer des réactions allergiques alimentaires. Il semble que grâce à la décomposition les risques sont presque nuls. Cependant manipuler du compost pour son jardin, il est probablement mieux d’agir avec prudence
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Allergies alimentaires : le compost pose-t-il un risque?

 

Un homme tient du compost dans ses mains.

Les plantes n’absorbent pas les allergènes pendant leur croissance. Photo : iStock

Rassurez-vous, les légumes et les fruits qui poussent dans un compost à base de crevettes, d’arachides ou d’œufs ne mettent pas en danger les personnes qui vivent avec des allergies alimentaires. Celles-ci doivent cependant faire preuve de prudence si elles manipulent la matière organique.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Les plantes ont besoin d’un sol riche en azote, en phosphore et en potassium pour assurer leur croissance. Combiné à l’engrais, le compost leur procure tous les éléments dont elles ont besoin.

Les matières organiques que l’on retrouve dans le compost sont aussi nombreuses que diversifiées. Elles comprennent parfois des crevettes, des œufs et même des arachides. Le compost de crevettes, par exemple, est riche en azote. Celui à base d’œuf apporte du calcium à la plante et tempère l’acidité du sol.

Ces aliments, potentiellement mortels pour les personnes vivant avec des allergies, présentent toutefois très peu de risque en se retrouvant dans le compost.

« Les risques qu’il y ait des teneurs suffisantes pour déclencher une allergie sont somme toute relativement faibles », souligne la chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, Louise Hénault-Ethier.

Les réactions allergiques sont causées par une protéine à l’intérieur d’un aliment. Aucune étude scientifique ne porte spécifiquement sur la survie des protéines allergènes à l’intérieur des composts. On sait toutefois que le processus décompose les protéines.

« Le compostage brise les longues chaînes composées de carbone et d’une série d’acides aminés d’une protéine en plus petits morceaux, explique Louise Hénault-Ethier. Ces petites molécules élémentaires, comme le CO2, le H2O et le NH4, sont les différents nutriments de base dont se nourrissent les plantes. »

« Si la décomposition est complète, et on sait que les protéines se dégradent assez rapidement dans le processus de décomposition, il y a très peu de risque qu’une protéine allergène ait persisté, ou à tout le moins sa concentration va être beaucoup moindre », poursuit-elle.

Le compostage, c’est tellement un milieu hostile que très peu de choses y survivent. Louise Hénault-Ethier, biologiste

La biologiste spécialisée en compostage estime que le risque de passage de l’allergène à l’intérieur de l’aliment est d’autant plus faible que les plantes n’ont pas l’habitude d’absorber des protéines, mais plutôt les nutriments une fois décomposés.

À cela s’ajoute le mélange du compost au sol, un « très gros facteur de dilution », estime-t-elle.

Le compost industriel est encore moins risqué que le domestique, ajoute à son tour l’agronome spécialisé en science du sol Maxime Paré.

« La dégradation va être d’autant plus importante dans un compost industriel, fait par les municipalités et les entreprises, parce que dans un processus de maturation industrielle, la température du compost est grandement supérieure à un compost domestique », indique-t-il.

Le risque de la manipulation

 

Manipuler le compost comporte cependant sa part de risque pour les personnes allergiques. Il leur est d’ailleurs suggéré de porter gants et masque en jardinant pour éviter qu’un allergène puisse pénétrer la peau par une plaie ou soit inhalé.

« Le risque, c’est le contact avec le compost qui comporte l’allergène auquel la personne est sensibilisée, mais pas l’aliment en soi. Il est donc recommandé d’utiliser un autre type de compost, sans l’allergène, pour éviter ce risque », estime Catherine Laprise, de la Chaire de recherche du Canada en environnement et génétique des troubles respiratoires et de l’allergie.

Elle rappelle également qu’il faut bien laver les aliments pour s’assurer qu’il ne s’y trouve pas de trace de compost.

« Choisir des légumes ayant une pelure minimise considérablement les risques », résume la chercheure.

Gare aux terrains contaminés!

Les plantes sont connues pour leur capacité à décontaminer les sols en absorbant les polluants qui s’y trouvent.

« Il ne faut pas faire exprès de faire pousser des légumes dans un sol contaminé, mais même avec une faible teneur en contaminants, ce ne sont pas toutes les plantes qui vont nécessairement les absorber », précise Louise Hénault-Ethier.

Certaines plantes hyperaccumulatrices stockent les métaux dans leurs tissus ou leurs graines, comme le tournesol et la moutarde, mais elles demeurent somme toute assez rares, assure la biologiste.

« Le risque de contamination est relativement faible », ajoute-t-elle.

Encore une fois, bien rincer les légumes et les fruits devrait suffire à écarter ce risque.

https://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Quels sont les parasites qui pondent sous la peau ?


C’est le genre d’expérience qu’on ne voudrait pas du tout vivre. Ces petits parasites sont en plus affreux.
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Quels sont les parasites qui pondent sous la peau ? 

 

Oui, il y a des créatures qui vivent à l’intérieur de notre peau ! Alors, préparez-vous à vous gratter. Découvrez ces parasites qui pondent leurs œufs dans de nombreuses zones du corps humain.

Faites connaissance avec le sarcopte et l’œstre, deux parasites humains que vous n’aimeriez pas croiser…

Le sarcopte, responsable de la gale

Le sarcopte (Sarcoptes scabiei) est un minuscule insecte, trop petit pour être visible à l’œil nu, qui possède un corps rond et six pattes. Il est responsable de la gale. Un humain touché porte généralement dix à douze parasites adultes. Le mâle meurt après la reproduction mais la femelle se niche dans les couches supérieures de l’et pond un à trois œufs par jour. Elle laisse également une traînée de couleur sombre : ses excréments.

Parmi les endroits favoris des sarcoptes, citons les mains, les poignets, les aisselles et les organes génitaux. Les œufs et les excréments déclenchent des réactions allergiques au niveau de la peau, qui entraînent de sévères démangeaisons.

Si vous êtes malchanceux et avez été infecté par la « gale norvégienne », la forme la plus grave et la plus contagieuse, préparez-vous à avoir des milliers de sarcoptes dans la peau… Vos mains, vos pieds et votre tronc pèleront et se couvriront de croûtes où se dissimuleront d’innombrables animaux.

Le sarcopte (Sarcoptes scabiei) est un des nombreux parasites qui pondent sous la peau. © Kalumet, Wikipédia

Le sarcopte (Sarcoptes scabiei) est un des nombreux parasites qui pondent sous la peau. © Kalumet, Wikipédia

L’œstre, une larve sous la peau

L’œstre est un autre parasite humain potentiel. Un mois après son retour du Costa Rica, Tanya Andrews remarqua une bosse douloureuse sur sa tête. Elle supposa qu’il s’agissait d’un abcès, jusqu’à ce que la bosse commence à onduler. Il s’avéra que c’était la larve d’un œstre. Lorsque Tanya était au Costa Rica, un moustique avait déposé un minuscule œuf sur son crâne. Il avait éclos et une larve en était sortie, qui s’était logée sous sa peau et avait commencé à grossir.

Pour traiter le parasite, les médecins l’enduisirent de vaseline. Les larves ont besoin d’air pour respirer et, quand la vaseline empêcha l’air d’arriver, la larve fut asphyxiée et mourut. Une fois la larve morte, les médecins purent l’extraire du cuir chevelu avec une pince à épiler.

Dans un autre cas répertorié, une femme canadienne rentra d’un séjour au Pérou et découvrit une grosseur juste au-dessus de sa cheville. Elle se rendit dans une clinique de Toronto et le médecin remarqua du mouvement dans la grosseur. Au cours de l’examen de la patiente, il trouva d’autres grosseurs et retira au total onze larves d’œstre toutes frétillantes

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