Trump va limiter l’utilisation de la science au ministère de l’environnement


Aux États-Unis, les scientifiques ont de plus en plus les mains liés. Les données, par exemple, des personnes malades à cause de la pollution ne pourront plus être les confidentiels. En plus des autres dossiers devront être partagés par le ministère de l’environnement, qui est dirigé par un ancien lobbyiste du charbon. Et même des décisions anti-pollution antérieurs pourraient être annulées. Tant pis pour l’environnement, pour la santé publique ce qui compte pour le gouvernement, c’est l’argent et les industries .. Au lieu d’avancer, ils risquent de reculer des années en arrière.
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Trump va limiter l’utilisation de la science au ministère de l’environnement

Centrale à charbon en Utah. | George Frey / Getty Images North America / AFP

Centrale à charbon en Utah. | George Frey / Getty Images North America / AFP


Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The New York Times

De nouvelles règles empêcheront certaines recherches scientifiques d’être utilisées pour guider la législation anti-pollution.


L’administration Trump prépare de nouvelles règles qui limiteront l’influence de la science dans la politique de santé publique. Suivant ces mesures, les scientifiques devront partager toutes leurs données, y compris les dossiers médicaux confidentiels utilisés dans leurs recherches. S’ils ne révèlent pas ces informations, le ministère de l’environnement, qui est dirigé par un ancien lobbyiste du charbon, ne pourra pas mobiliser ces recherches pour proposer des lois de régulation des émissions industrielles.

Comme l’explique le New York Times, la mesure compliquerait la mise en place des régulations sur la qualité de l’air et de l’eau car de nombreuses études sur l’impact de la pollution se servent des informations médicales de personnes qui ont signé des accords de confidentialité. De plus, puisque la règle proposée est rétroactive, des régulations anti-pollution pourraient être annulées si elles reposent sur des travaux qui utilisent des données médicales confidentielles.

Nombre de scientifiques et d’expert·es en santé publique ont vivement critiqué ce tournant.

«Cette proposition n’a rien à voir avec la science. Ils veulent que ce soient les politiques, pas les scientifiques, qui évaluent les dangers pour la santé publique, a dénoncé Michael Halpern de l’Union of Concerned Scientists. Cet exercice a pour but d’exclure certaines études qui démontrent que la polution rend les gens malades.»

En effet, une des études principales sur le lien entre pollution de l’air et mort prématurée, publiée en 1993, ne pourrait plus être utilisée pour guider la législation américaine car les chercheurs avaient fait signer des accords de confidentialité afin de suivre les trajectoires médicales de 22.000 personnes dans six villes. Cette recherche avait influencé la règlementation du gouvernement sur la pollution et permis de sauver de nombreuses vies.

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Des proches de Trump ont résisté à ses ordres, révèle Nikki Haley


Je suis d’accord avec l’auteur que ces deux hommes travaillant au côté de Donald Trump auraient dû démissionner au lieu de résister, et même voler l’exemplaire d’un ordre présidentiel pour éviter que le Président le signe. Je crois qu’il aurait été plus profitable pour tout le monde s’ils avaient démissionné en expliquant le pourquoi, ils croyaient que Donald Trump était inapte a occuper un poste aussi important. Cela aurait sûrement fait des vagues avec la colère présidentielle, mais au moins les Américains auraient été informés en ce moment-là.
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Des proches de Trump ont résisté à ses ordres, révèle Nikki Haley

PHOTO REUTERS

L’ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU Nikki Haley et Donald Trump, le 9 octobre 2018.

(Washington) Deux proches conseillers de Donald Trump ont ignoré ou résisté aux ordres du président américain, affirmant qu’ils tentaient de «sauver le pays», révèle l’ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU Nikki Haley dans un livre à paraître mardi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon elle, l’ex-secrétaire d’État Rex Tillerson et l’ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche John Kelly lui ont demandé de les aider à contourner les décisions du milliardaire, ce qu’elle a refusé.

«Je ne pouvais pas accepter que deux personnages clés d’un gouvernement affaiblissent le président», écrit-elle.

Les deux hommes, qui ont quitté l’administration Trump en 2018, «m’ont confié que quand ils résistaient au président, ce n’était pas de l’insubordination, mais qu’ils tentaient de sauver le pays», explique Mme Haley dans son livre With All Due Respect, dont le Washington Post a publié des extraits.

NYT

Rex Tillerson et Donald Trump en novembre 2017.

«C’était leurs décisions, et pas celles du président, qui étaient dans le meilleur intérêt de l’Amérique, disaient-ils. Le président ne savait pas ce qu’ils faisaient», ajoute-telle, précisant que Rex Tillerson lui avait dit que des gens allaient mourir s’ils laissaient faire Donald Trump.

Admettant qu’elle n’était pas elle-même toujours d’accord avec les décisions du milliardaire, Nikki Haley estime que les deux responsables auraient dû démissionner.

Fille d’immigrés indiens au caractère affirmé, cette dernière a quitté son poste d’ambassadrice à l’ONU fin 2018, après avoir été la femme la plus en vue du gouvernement. 

John Kelly, dont les relations avec le président s’étaient détériorées depuis juillet 2017, a suivi peu après. Rex Tillerson avait lui été limogé en mars 2018, après des mois de tensions avec Donald Trump.

Les révélations de Nikki Haley font écho au livre Fear du journaliste d’investigation Bob Woodward, paru en septembre 2018, selon lequel des hauts responsables de la Maison-Blanche avaient tenté d’empêcher le président américain, décrit comme inculte, colérique et paranoïaque, de déraper. 

AFP

John Kelly et Donald Trump en juillet 2017.

L’un d’eux, l’ancien conseiller économique Gary Cohn, serait allé jusqu’à voler l’exemplaire d’un ordre présidentiel pour éviter que Donald Trump le signe. 

Dans son livre, Nikki Haley fait front avec le président sur plusieurs décisions critiquées par la communauté internationale : les retraits américains de l’accord sur le nucléaire iranien et l’accord de Paris sur le climat, ou la décision de transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem.

Mais elle dit aussi avoir été en désaccord avec lui, notamment lorsqu’il a affirmé croire son homologue russe Vladimir Poutine, qui niait l’ingérence du Kremlin dans la présidentielle de 2016, ou quand M. Trump avait parlé de «gens très bien» à la fois chez les néo-nazis et les militants antiracistes qui s’étaient affrontés à l’été 2017 à Charlottesville. Ces mots étaient «blessants et dangereux», écrit-elle.

John Kelly a réagi en assurant au Washington Post qu’il avait donné au président les conseils «les plus ouverts, légaux et moraux […] pour qu’il prenne une décision avisée». Rex Tillerson n’a pas fait de commentaire.

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La cycliste qui avait fait un doigt d’honneur à Trump remporte une élection


Non que j’approuve le geste, du moins en public, il est clair que certaines personnes sont horripilé de voir un président tel que Donald Trump. Cette mère monoparentale a perdu son emploi à cause de son geste qui a été capté par les médias. Malgré tout, elle a accepté une nouvelle carrière en politique et elle a gagner une élection locale. Il semble que les républicains perdent de plus en plus de plumes.
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La cycliste qui avait fait un doigt d’honneur à Trump remporte une élection

PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, AFP

Âgée de 52 ans et mère célibataire de deux adolescents, Juli Briskman avait perdu son travail d’analyste en marketing pour un sous-traitant du gouvernement et de l’armée après la diffusion de la photo montrant son geste dans les médias en 2017.

(Washington) Une cycliste qui avait été licenciée parce qu’elle avait fait un doigt d’honneur au cortège du président américain Donald Trump a remporté une élection locale en Virginie, dans l’est des États-Unis, selon des résultats quasi définitifs.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Juli Briskman, dont le geste de défi avait été immortalisé par une photo de l’AFP devenue virale, a battu son adversaire républicain et remporté un siège au Conseil des autorités de surveillance du comté de Loudoun – l’équivalent d’un gouvernement du comté -, lors d’élections locales qui ont apporté une série de défaites au parti du président américain.

Âgée de 52 ans, cette mère célibataire de deux adolescents avait perdu son travail d’analyste en marketing pour un sous-traitant du gouvernement et de l’armée après la diffusion de la photo montrant son geste dans les médias en 2017, et elle avait été insultée et menacée.

Mais se faire renvoyer lui a aussi « ouvert beaucoup de portes », a-t-elle expliqué à l’AFP pendant sa campagne, dont une invitation du Parti démocrate à se présenter à cette élection locale.

Sa décision de concourir a porté ses fruits mardi soir. Elle a notamment célébré sa victoire en postant un tweet avec un lien vers la fameuse photo.

« Hâte de représenter mes amis et voisins du district d’#Algonkian qui m’ont soutenu aujourd’hui ! Fière que nous ayons pu #reprendreLoudoun », a-t-elle écrit.

Elle a remporté 52 % des voix dans 99 % des circonscriptions, ne laissant aucun espoir à la républicaine Suzanne Volpe.

Durant sa campagne dans le comté de Loudoun, le plus riche des États-Unis, Mme Briskman n’avait pas utilisé la photo qui lui avait apporté son éphémère et encombrante notoriété, sauf quand les habitants eux-mêmes évoquaient ses péripéties cyclistes.

À la place, la coureuse d’ultra-marathon a voulu montrer qu’il y avait « du fond » derrière sa candidature, parlant éducation, droits des femmes, transports et environnement, et qu’elle n’était « pas juste cette personne sur son vélo qui un jour a fait un doigt d’honneur au président ».

Sa victoire s’inscrit dans un contexte de déroute des républicains en Virginie, où ils ont perdu le contrôle des deux chambres de la législature d’État (Chambre des délégués et Sénat), selon des projections des médias américains.

Les démocrates détiennent désormais tous les postes de pouvoir en Virginie et en contrôlent l’Assemblée générale, un renversement inédit depuis les années 1990.

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Mort d’al-Baghdadi : Pourquoi Donald Trump a-t-il procédé à une telle mise en scène ?


Donald Trump était fier d’annoncer la mort du chef du groupe de l’État Islamique, il voulait même mettre en ligne certains passages vidéos lors de l’attaque par les soldats américains (J’espère qu’il ne l’a pas fait.), et l’a commenté d’une manière que je trouve déplorable en temps que président d’un pays.. Il manque un total sens de diplomatie. Cela ne prend pas un diplôme en politique pour comprendre que pour atténuer les dernières semaines difficiles avec la destitution, cela vient l’aider à gonfler son torse de fierté, et d’essayer de supprimer et surpasser tout ce qu’Obama a fait pendants ses deux mandats. Et puis, on sait bien qu’un autre remplace le chef du Deash et le terrorisme n’est malheureusement pas terminée surtout avec Donald Trump qui attise le feu
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Mort d’al-Baghdadi : Pourquoi Donald Trump a-t-il procédé à une telle mise en scène ?


Donald Trump pas peu fier au moment d'annoncer la mort du chef de Daesh

Donald Trump pas peu fier au moment d’annoncer la mort du chef de Daesh — JIM WATSON / AFP

    DAESH Donald Trump a sorti le grand jeu pour annoncer dimanche la mort du chef de Daesh, al-Baghdadi. Une manœuvre politique avec l’objectif clairement affiché de 202

    Le chef du groupe Etat Islamique Abou Bakr al-Baghdadi a été tué dimanche lors d’une opération américaine.

  • Donald Trump n’a pas hésité à mettre en scène l’annonce de cette mort.

  • Une aubaine pour flatter l’ego de ses électeurs, mais également pour préparer les élections présidentielles de 2020.

Donald Trump n’a pas fait dans la demi-mesure au moment d’annoncer la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daesh, dimanche. Photo de lui et du commandement des forces armées, tweet de pré-annonce, citation tapageuse où il évoque un al-Baghdadi « mort comme un lâche et comme un chien », glorification de sa propre personne, tout y est passé.Mais que cache une telle mise en scène ? La manœuvre est bien sûr avant tout politique. Pour Jean-Eric Branaa, maître de conférences à la Sorbonne sur la politique américaine, une telle appréciation de la mort d’al-Baghdadi s’inscrit dans la logique de sa campagne électorale de 2016, où la lutte contre le terrorisme était un de ses axes forts :

« Il a toujours défendu l’idée qu’il suffisait d’arriver sur place, de poser des bombes et de partir pour régler le problème Daesh. Quelque part, la façon dont est mort al-Baghdadi lui donne raison », note l’universitaire.

Sans parler d’une America plus « great again » que jamais depuis qu’elle a tué l’ennemi public mondial numéro 1 : 

« On retrouve l’idée d’une Amérique forte, qui combat et terrasse le Mal. Il ne faut pas oublier que Daesh a fait plusieurs attentats sur le sol américain, un affront que l’Amérique devait laver », souligne le maître de conférences.

Une communication prévue pour ces électeurs

Une mise en scène aussi tapageuse, est-ce aussi l’occasion pour Donald Trump de faire oublier le retrait des troupes américaines en Syrie et les conséquences dramatiques que cela a eues, tant pour les Kurdes que pour la libération de djihadistes ? Pour Philippe Lagrange, professeur de droit international à l’université de Poitiers et spécialiste de la Syrie, il s’agit d’une coïncidence heureuse mais loin d’être décisive : 

« Ça tombe bien pour lui, mais il faut bien comprendre que sa communication est pensée pour son électorat, qui n’en a pas grand-chose à faire des conséquences du retrait américain. » Au contraire même : « Le retrait américain en Syrie est très populaire pour l’électorat Trumpien, il n’a pas du tout à s’en défendre ou s’en cacher », aquiesce Jean-Eric Branaa.

Ça tombe bien pour ses électeurs, qui ont de quoi être flattés dans leur ego avec ce plan de communication. Même les termes employés pour désigner la mort, « comme un lâche et un chien », avaient un but précis.

 Philippe Lagrange y évoque un « non-sens militaire énorme, risquant d’encore plus énerver les partisans de l’EI. Mais pour l’électeur américain de Trump, quelle victoire, quelle humiliation pour Daesh de voir son leader traité ainsi, quelle revanche pour l’Amérique. »

Prends ça, Barack Obama

Pourtant, une telle communication a aussi un autre but : l’élection de 2020, et une revanche sur Barack Obama.

« Tout le mandat de Donald Trump s’évertue à détruire l’héritage de son prédécesseur », rappelle Jean-Eric Branaa.

Mais un fait d’arme restait intouchable et indélébile : la mort d’Oussama ben Laden, survenue sous le mandat du président démocrate. Or, pour l’élection de 2020, Donald Trump est « persuadé de tomber sur Joe Biden en face de lui, une copie conforme de Barack Obama. » Un homme « ultra-compétent en politique étrangère », puisqu’il fut vice-président pendant les deux mandats démocrates de 2008 à 2016 et qu’il était chargé du volet politique étrangère.

Ce registre a longtemps été le point faible de Donald Trump. Un talon d’Achille dont le président américain a bien conscience. Ce dernier a donc sauté sur l’occasion : 

« Jusque-là, il n’avait jamais réussi à endosser le rôle de commandant en chef. Il fait tout depuis un an pour montrer qu’il est un acteur majeur en politique mondiale : il s’est montré très sage au G7, il a décidé du retrait des troupes en Syrie, et cerise sur le gâteau, il tue al-Baghdadi », énumère Jean-Eric Branaa.

Ce dernier, auteur du tout récent livre Joe Biden, le troisième mandat de Barack Obama, voit donc dans toute cette mise en scène un plan anti-candidat démocrate :

« Quand Joe Biden lui renverra ses erreurs géopolitiques, comme la Corée du Nord ou l’Iran, il pourra toujours rétorquer qu’il a décapité Daesh. »

Et ça, c’est un argument comme Trump les aime : simple et frappant.

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Trump en difficulté après un témoignage «explosif» au Congrès


Je sais, je mets souvent des billets sur Donald Trump, mais je suis stupéfaite que les Américains endurent encore ce président, alors qu’ils ont une chance de l’écarter avant les prochaines élections présidentielles. Cela serait, à mon sens, stratégique pour les républicains de se faire réélire avec une nouvelle personne, qui prendrait en considération l’opinion de son équipe avant de prendre des décisions insensées, qui ne serait pas porter a tout ramener vers lui. Qu’il ne se penserait pas supérieur aux autres et qui fait attention aux choix des mots que ce soit sur les réseaux sociaux ou a un gouvernement étranger.
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Trump en difficulté après un témoignage «explosif» au Congrès


JEROME CARTILLIER
AGENCE FRANCE-PRESSE

(Washington) Un diplomate en poste à Kiev a livré mardi devant le Congrès un témoignage «explosif» dans l’affaire ukrainienne, plaçant Donald Trump, qui est sous la menace d’une procédure de destitution, dans une situation particulièrement délicate.

Très remonté, le président américain a de son côté comparé la procédure le visant à un «lynchage», mot lourd de sens aux États-Unis, où il est associé aux meurtres de Noirs par des Blancs aux XIXe et XXe siècles, essentiellement dans le Sud.

Les élus de la Chambre des représentants cherchent à déterminer si Donald Trump a utilisé la politique étrangère américaine à des fins politiques personnelles. Concrètement, il veulent comprendre si le président de la première puissance mondiale a fait pression sur l’Ukraine, chantage économique à l’appui, pour que ce pays enquête sur son rival démocrate Joe Biden.

Selon le Washington Post, Bill Taylor, chargé d’affaires américain en Ukraine, a renforcé mardi, lors d’un témoignage à huis clos, les soupçons pesant contre le locataire de la Maison-Blanche.

Il a relaté que Gordon Sondland, ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne (UE), lui avait clairement indiqué que M. Trump avait lié le déblocage d’une aide à l’Ukraine à l’annonce par Kiev d’une enquête visant le fils de M. Biden, qui fut au conseil d’administration d’une entreprise ukrainienne.

M. Sondland «m’a dit (..) que tout était lié à une telle annonce, y compris l’aide économique», a-t-il raconté, selon le quotidien.

«Ce que j’ai entendu aujourd’hui de la part de Bill Taylor était très troublant et explosif», a tweeté l’élu démocrate Adriano Espaillat. «C’était tout simplement le témoignage le plus accablant que j’ai entendu», a surenchéri l’élue Debbie Wasserman Schultz, également démocrate.

Dans un message daté de début septembre adressé à M. Sondland, M. Taylor s’inquiétait ouvertement des pressions exercées par la Maison-Blanche sur la présidence ukrainienne.

Je «trouve ça fou de suspendre l’aide sécuritaire en échange d’un coup de main pour une campagne politique», écrivait-il.

«Lynchage?» Un mot «regrettable»

Quelques heures avant le témoignage de Bill Taylor, M. Trump s’était plus que jamais posé en victime.

«Un jour, si un démocrate devient président et que les républicains remportent la Chambre des représentants, même avec une toute petite marge, ils peuvent lancer une procédure de mise en accusation du président, même sans respect des procédures, sans équité ou sans droits», avait tweeté le milliardaire républicain.

«Tous les républicains doivent se souvenir de ce à quoi ils assistent ici : un lynchage».

Le tweet matinal a suscité de très vives réactions dans la capitale fédérale américaine, pourtant habituée aux déclarations volontairement provocatrices de l’ancien homme d’affaires de New York.

Fait remarquable, Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, qui se tient le plus souvent à l’écart de toute critique du président, a exprimé son désaccord.

«Compte tenu de l’histoire de notre pays, je ne comparerais pas cela à un lynchage», a-t-il déclaré, déplorant un choix de mots «regrettable».

«C’est un mot qu’aucun président ne devrait utiliser pour lui-même», a réagi le démocrate James Clyburn sur CNN. «Je viens du Sud. Je connais l’histoire de ce mot. C’est un mot qu’il faut utiliser avec beaucoup, beaucoup de prudence», a ajouté l’élu afro-américain.

«J’ai étudié avec attention l’histoire présidentielle, nous n’avons jamais rien vu de tel», a-t-il encore dit, soulignant que les trois autres présidents américains ayant été visés par une procédure de mise en accusation – Andrew Johnson, Richard Nixon et Bill Clinton – n’avaient jamais fait de telles références.

«Un lynchage? 4743 personnes ont été lynchées aux États-Unis entre 1882 et 1968, parmi lesquels 3446 Afro-Américains», a réagi Kristen Clarke, présidente d’une association de défense des droits civiques. Et de souligner que les lynchages furent un chapitre «répugnant» de l’histoire américaine.

«Le président n’est pas une victime […] Établir un parallèle entre la situation difficile dans laquelle il se trouve et un lynchage est grotesque», a réagi Jeb Bush, frère et fils d’anciens présidents républicains, et candidat à la primaire républicaine en 2016.

La Maison-Blanche a défendu l’utilisation de ce mot en assurant que le président ne faisait pas de référence historique.

«Le président n’essayait pas du tout de se comparer à l’histoire terrible de ce pays», a déclaré Hogan Gidley, porte-parole de l’exécutif.

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Des fissures dans l’armure de Trump


Donald Trump a laissé tomber les Kurds, il a écrit une lettre au président de la Syrie, comme si c’était un copain et il a annoncé que le prochain G7 serait dans un son club de Golf qu’il a annulé par la suite voyant que des républicains respecté commençaient a dénoncer ses agissements. Trop s’est comme trop. Marcherait-il sur des oeufs ? Serait-il capable de bien se comporter pour ne pas tout perdre ?
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Des fissures dans l’armure de Trump

PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE

Trois dossiers où des républicains ont déploré le fait d’avoir eu à défendre l’indéfendable ont récemment contribué à créer des fissures dans l’armure de Donald Trump : la Syrie, l’Ukraine et le G7.

(New York) Lundi dernier, John Kasich, ex-gouverneur républicain de l’Ohio, refusait de se prononcer sur une éventuelle procédure de destitution contre Donald Trump. « Finissons l’enquête, et je vous donnerai ensuite mon opinion sur ce que le Congrès devrait faire », a-t-il dit à l’animateur d’une station radiophonique de New York, qui le recevait à l’occasion du lancement de son plus récent livre.

RICHARD HÉTU
COLLABORATION SPÉCIALE

Quatre jours plus tard, John Kasich appelait ses anciens collègues de la Chambre des représentants à mettre le président américain en accusation pour abus de pouvoir dans l’affaire ukrainienne. « Je le dis avec une grande tristesse », a-t-il déclaré sur CNN en devenant l’un des républicains les plus respectés à s’exprimer en faveur d’une procédure de destitution.

Mais que s’est-il passé pendant ces quelques jours pour expliquer un tel changement d’opinion ? Réponse courte : des fissures ont commencé à apparaître dans l’armure de Donald Trump. Et il n’est pas étonnant que John Kasich ait été l’un des premiers à le reconnaître. L’homme, qui a brigué l’investiture républicaine en 2016, n’a pas renoncé à ses ambitions présidentielles.

Trois dossiers où des républicains ont déploré le fait d’avoir eu à défendre l’indéfendable ont contribué à créer ces fissures : la Syrie, l’Ukraine et le G7. Dans des gazouillis publiés tard samedi soir, Donald Trump a tenté de colmater au moins une de ces fissures en renonçant à tenir au Trump International Doral la prochaine réunion des sept pays les plus industrialisés.

« Je pensais faire quelque chose de très bon pour notre pays en utilisant le Trump International Doral […]. Mais, comme d’habitude, les médias et les démocrates sont devenus fous », a-t-il tweeté en faisant fi des critiques de son propre camp sur une situation de conflit d’intérêts qui soulevait des problèmes non seulement éthiques, mais également constitutionnels.

Une image de faiblesse

Cette reculade couronnait une semaine au cours de laquelle Donald Trump aura projeté l’image d’un président faible. Lors d’une rencontre à la Maison-Blanche avec des dirigeants du Congrès, il s’est félicité du ton « agressif » de sa lettre du 9 octobre dernier au président turc Recep Tayyip Erdoğan. Lettre dans laquelle il avait averti son homologue de ne pas faire « l’idiot » en Syrie.

Le lendemain, l’entourage du président Erdoğan s’est assuré de faire savoir que la lettre, jugée irrespectueuse, avait abouti à la poubelle. C’était avant que le chef d’État turc ne donne son accord à une trêve en Syrie qui confirmait les gains de ses troupes et le lâchage des alliés kurdes par les États-Unis.

Dans un discours remarqué au Sénat, Mitt Romney a réclamé une enquête sur la décision initiale de Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord-est de la Syrie.

Ce que nous avons fait aux Kurdes restera comme une tache de sang dans les annales de l’histoire américaine. […] Sommes-nous si faibles et si ineptes sur le plan diplomatique que la Turquie a forcé la main aux États-Unis d’Amérique ? Monsieur le président, nous avons besoin de réponses.

Mitt Romney

Mitt Romney en est un autre qui n’a probablement pas abandonné ses rêves présidentiels. Mais il n’est certainement pas le seul de son camp à ressentir un profond malaise face à la politique syrienne du président Trump. Mitch McConnell, chef de la majorité au Sénat, a effacé tout doute sur ce sujet en qualifiant le retrait des forces américaines de la Syrie de « grave erreur stratégique ».

« Cela va laisser le peuple américain et son territoire moins en sécurité, enhardir nos ennemis et affaiblir d’importantes alliances », a-t-il écrit dans une tribune publiée vendredi dernier dans le Washington Post.

De Nixon à Trump

Ce différend sur la Syrie entre Donald Trump et les sénateurs républicains pourrait difficilement apparaître à un moment moins opportun. Si la Chambre vote en faveur de sa mise en accusation, le président devra limiter au minimum le nombre de défections au Sénat lors du procès subséquent qui s’y tiendra.

Or, sa position dans l’affaire ukrainienne s’est considérablement affaiblie la semaine dernière. D’une part, des responsables de l’administration Trump, actuels ou anciens, ont continué à défiler devant les élus de la Chambre qui enquêtent en vue de le destituer. La plupart d’entre eux ont confirmé le détournement de la politique étrangère des États-Unis vis-à-vis de l’Ukraine par une cabale menée par Rudolph Giuliani, avocat personnel du président.

D’autre part, le directeur de cabinet de la Maison-Blanche par intérim, Mick Mulvaney, a avoué jeudi dernier qu’une aide militaire de 391 millions de dollars destinée à l’Ukraine avait été bloquée en partie pour forcer le gouvernement de ce pays à faire enquête sur une affaire impliquant des démocrates. Ce faisant, il contredisait Donald Trump, qui répétait depuis deux semaines qu’il n’y avait eu aucune contrepartie dans ce dossier.

Plus tard, M. Mulvaney a accusé les médias d’avoir dénaturé ses propos, mais le mal était fait.

« Vous ne pouvez pas bloquer l’aide étrangère déjà accordée [par le Congrès] pour une initiative politique. Point », a déclaré la sénatrice républicaine de l’Alaska Lisa Murkowski.

Les fissures dans l’armure de Donald Trump n’empêcheront pas ses alliés les plus fidèles au Congrès de continuer à le défendre bec et ongles. Mais elles ont poussé au moins un élu républicain à établir un parallèle entre la situation actuelle et le scandale du Watergate qui a forcé Richard Nixon à démissionner.

« Je continue à y penser », a déclaré au Washington Post le représentant républicain de la Floride Francis Rooney en faisant allusion à la possibilité de voter en faveur de la mise en accusation de Donald Trump. « Je suis très conscient du fait que durant l’affaire du Watergate, toutes mes connaissances disaient : ‟Oh, ils ne font que harceler Nixon, et ce n’est qu’une chasse aux sorcières.” Il s’avère que ce n’était pas une chasse aux sorcières. C’était vraiment une sale affaire. »

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Donald Trump avait bien lié une aide à l’Ukraine à une enquête politique


Hum ! Je pense qu’une autre personne de l’entourage de Donald Trump risque de perdre son emploi après avoir avoué qu’il y avait bien des raisons politiques dans l’échange entre le président Volodymyr Zelensky et Donald Trump. Et l’ambassadeur des États-Unis en Ukraine lui aussi a témoigner devant les démocrates. Il semble que cela puisse ne pas être suffisant à ce stade de l’enquête pour que le Sénat procède à la destitution du président.
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Donald Trump avait bien lié une aide à l’Ukraine à une enquête politique

PHOTO AFP

Donald Trump martèle qu’il n’a exercé aucune pression sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu’on voit ici aux côtés de son homologue américain à New York en marge du sommet de l’ONU le mois dernier.

(Washington) La Maison-Blanche a reconnu jeudi pour la première fois que Donald Trump avait lié une aide destinée à l’Ukraine à des considérations de politique intérieure américaine, fournissant de nouvelles munitions aux démocrates qui enquêtent en vue de destituer le président.

CHARLOTTE PLANTIVE
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le chef de cabinet de la Maison-Blanche Mick Mulvaney a créé la surprise en lâchant cet aveu au détour d’une conférence de presse sur le G7.

 Il a toutefois assuré que cela « n’avait absolument rien à voir » avec l’ancien vice-président Joe Biden, qui pourrait porter les couleurs démocrates lors de la présidentielle de 2020.

Fin juillet, Donald Trump avait demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky d’enquêter sur Joe Biden et sur les affaires de son fils Hunter en Ukraine. Or l’administration américaine avait suspendu plus tôt dans le mois une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à l’Ukraine.

Cette décision est au cœur de l’enquête ouverte il y a trois semaines par les parlementaires démocrates dans le cadre de l’explosive procédure d’« impeachment ».  Les élus de l’opposition veulent savoir si Donald Trump a abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles, notamment en gelant l’argent pour forcer Kiev à coopérer.

Le milliardaire républicain martèle qu’il n’a exercé « aucune pression » sur le président Zelensky et que l’aide avait été gelée le temps d’évaluer l’assistance apportée à l’Ukraine par ses autres partenaires occidentaux.

Jeudi, pour la première fois, la Maison-Blanche a reconnu que Donald Trump avait d’autres motivations.

« A-t-il mentionné en passant la corruption liée au serveur informatique du parti démocrate ? Absolument, il n’y a aucun doute à ce sujet, c’est pour ça que nous avons gelé l’argent », a déclaré M. Mulvaney.

« De mal en pis »

Le directeur de cabinet faisait référence à une théorie née dans les cercles complotistes et relayée par Donald Trump et ses proches, selon laquelle l’Ukraine aurait piraté les courriels du parti démocrate lors de la présidentielle américaine de 2016 et non la Russie, comme l’ont établi les services de renseignements américains.

Cet argument a été avancé pour décrédibiliser l’enquête sur les soupçons de collusion entre Moscou et l’équipe de campagne du candidat républicain, qui a assombri les deux premières années de son mandat.

« Revenir sur ce qui s’est passé en 2016 […] était absolument approprié », a encore déclaré Mick Mulvaney, en soulignant que l’aide avait fini par être versée, en septembre.

« Mulvaney vient de dire que l’aide militaire pour l’Ukraine avait été suspendue pour forcer Kiev à enquêter sur les démocrates », a réagi sur Twitter l’élu Adam Schiff qui supervise l’enquête parlementaire contre Donald Trump. « Les choses vont de mal en pis », a-t-il ajouté.  

Face au tollé suscité par ses propos, le directeur de cabinet a rétropédalé quelques heures plus tard, assurant dans un communiqué que les médias avaient « déformé ses commentaires » pourtant prononcés face caméra, dans le cadre d’une « chasse aux sorcières » contre Donald Trump.

« Déçus »

Sur un autre front, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne (UE) Gordon Sondland a révélé que Donald Trump avait imposé aux diplomates chargés du dossier ukrainien de travailler avec son avocat personnel et fervent défenseur Rudy Giuliani.

« Nous avons été déçus par l’ordre du président d’impliquer M. Giuliani », a déclaré cet homme d’affaires pourtant proche de Donald Trump lors d’une audition au Congrès. 

Selon M. Sondland, M. Giuliani a ensuite expliqué aux diplomates que le président Trump voulait que son homologue ukrainien fasse « une déclaration publique sur la corruption » et mentionne « deux sujets d’enquête importants » : le « serveur informatique démocrate » et le groupe gazier Burisma, pour lequel travaillait le fils de Joe Biden, Hunter. 

« Je n’ai compris que bien plus tard que l’un des objectifs de M. Giuliani était peut-être […] d’impliquer directement ou indirectement, les Ukrainiens dans la campagne de réélection du président pour 2020 », a assuré l’ambassadeur.

Malgré les efforts de la Maison-Blanche pour bloquer l’enquête des démocrates, M. Sondland est le huitième témoin entendu par les parlementaires.

Les démocrates affichent leur volonté d’aller vite vers la mise en accusation du président, une prérogative de la chambre basse du Congrès qu’ils contrôlent. 

Il reviendra ensuite, selon la Constitution, au Sénat de juger si M. Trump doit être destitué. Compte tenu de la majorité républicaine dans cette enceinte, cette perspective paraît peu probable à ce stade.

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