En 33 jours, Trump a menti ou prononcé des affirmations trompeuses à 132 reprises


Donald Trump n’a pas changé sa façon de mentir depuis qu’il est Président des États-Unis On sait tous que les politiciens mentent mais aussi ouvertement, une vraie bouffonnerie . Comment les Américains peuvent tolérer autant de mensonges aussi grotesques. Et il accuse les autres de mentir
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En 33 jours, Trump a menti ou prononcé des affirmations trompeuses à 132 reprises

Donald Trump à Washington, le 21 février 2017. SAUL LOEB / AFP

Donald Trump à Washington, le 21 février 2017. SAUL LOEB / AFP

 

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur The Washington Post

Le président américain continue de prendre quelques largesses avec la vérité depuis le début de son mandat.

Donald Trump avait déjà pris ses aises avec la vérité pendant la campagne électorale. Et au vu de son premier mois du côté de la Maison-Blanche, le 45e président américain semble ne pas avoir pris de résolutions pour changer quoi que ce soit.

Le Washington Post a donc décidé de suivre les déclarations du président pendant ses cent premiers jours. Après 33 jours, le site internet vient de publier une infographie, sorte de premier bilan, et compte 132 mensonges ou affirmations trompeuses, soit une jolie moyenne de quatre par jour. Le président américain a menti au moins une fois, tous les jours depuis son investiture, le 20 janvier dernier.

Le tout est répertorié dans plusieurs graphiques qui «rassemblent dans un seul endroit ses déclarations suspectes pendant ses cent premiers jours en tant que président».

On trouve également la liste complète de ces mensonges, et leur correction par ordre antéchronologique. Ceci ne prend cependant pas en compte les différents mensonges propagés par le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer, ou les conseillers du président, comme Kellyanne Conway.

Donald Trump avait commencé fort dès le 20 janvier, relate le quotidien américain. Le jour son investiture, le nouveau président avait menti à neuf reprises sur des sujets aussi variés que l’élection, l’emploi ou encore la politique étrangère.

Plus largement, souligne le Washington Post, «le thème le plus fréquent dans ces déclarations mensongères est l’immigration, qui est revenue à 24 reprises», devant son propre passé (à 17 reprises), –quand il annonce qu’il était contre la guerre en Irak dès le début, ou quand il s’invente des taux de popularité, par exemple–, et l’emploi (17 reprises également).

Le Washington Post souligne qu’un tiers de ces remarques (34) proviennent de ses comptes Twitter, juste devant des remarques prononcés en marge de ses discours (31).

L’article sera mis à jour chaque vendredi jusqu’au 30 avril prochain. Et il y a de fortes chances que ce soit nécessaire.

http://www.slate.fr/

Voici l’homme le plus diplômé au monde


On peut aimer les études tout en rêvant de les avoir fini. Alors que pour cet homme, les études sont vraiment une vocation. Cet italien a mit en route pour une 15 diplomes .. Les champs de ses études est vraiment très diversifiés
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Voici l’homme le plus diplômé au monde

Luciano Baietti. © afp.

On s’attendrait à rencontrer un monsieur sérieux, docte, voire pontifiant. Au contraire, l’homme le plus diplômé au monde est un truculent Italien, né à Rome il y 70 ans.

« Grâce aux livres, je me sens plus libre. D’ailleurs, les deux mots ont la même étymologie », confie Luciano Baietti à l’AFP.

Dans le bureau de sa maison au décor un peu kitsch de Velletri, petite localité au sud de Rome, il les a accrochés au mur autour d’une reproduction d’un portrait de l’écrivain Louis-François Bertin, peint par Ingres en 1832.

« C’était un homme de culture et de savoir », explique cet ancien principal de collège à la retraite, qui avait fait son entrée au livre Guinness des records en 2002 grâce à sa huitième « laurea », l’équivalent italien d’une licence ou d’une maîtrise, selon les cas, obtenue en « sciences de la motricité » à l’université La Sapienza de Rome.

A l’époque, son CV alignait déjà des titres en sociologie, lettres, droit, sciences politiques et philosophie. Depuis, il en a ajouté sept autres, dont un en sciences stratégiques à Turin, un autre en criminologie à Rome et le petit dernier, obtenu le 1er février, en sciences touristiques à Naples.

« A chaque fois, c’est un nouveau défi que je me lance à moi-même. Je veux savoir jusqu’où mon corps et mon cerveau sont capables d’aller », explique ce bon vivant, volubile et gouailleur, qui a aussi été professeur de sport.

C’est d’ailleurs par le biais de son diplôme d’éducation physique qu’il avait mis le pied dans le monde universitaire, en 1972, pour ne plus en sortir.

« A côté des épreuves sportives, nous suivions des cours théoriques qui me plaisaient et qui ont fait naître en moi le goût pour les études », se souvient le septuagénaire, marié et père d’un fils de 22 ans.

© afp.

© afp.

Nouveau défi


« De la pédagogie, je suis naturellement passé à la sociologie, aux lettres et à la psychologie puis au domaine juridique, avant de m’orienter vers des disciplines plus +professionnelles+ comme les sciences de l’investigation ou les sciences stratégiques », ajoute-t-il.

Le diplôme en sciences stratégiques est d’ailleurs celui qui lui a donné le plus de fil à retordre :

« Il était organisé conjointement par le ministère de la Défense et l’université de Turin, abordait des sujets sensibles liés à la sécurité nationale et il fallait se rendre aux examens en uniforme ».

Il garde aussi un souvenir particulier de sa spécialisation en criminologie, pendant laquelle il avait dû interroger des détenus en prison.

« En les écoutant, je me surprenais parfois à être convaincu par leurs arguments, à m’interroger sur ce qui était juste ou pas, avant de réaliser que je faisais fausse route ».

Pour son 15e diplôme, Luciano Baietti s’était lancé un défi supplémentaire: suivre les cours en ligne, auprès de l’université télématique Pegaso de Naples.

« Outre le fait qu’internet ne soit pas une chose évidente pour quelqu’un de ma génération, ma motivation était de démontrer qu’une formation à distance n’a rien à envier aux méthodes traditionnelles d’enseignement, contrairement à un préjugé tenace », explique-t-il.

Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il prépare déjà un 16ème diplôme, cette fois en sciences de l’alimentation. Comme pour les précédents, il travaillera dans le silence de son bureau, entre trois heures et cinq heures du matin.

« Un moment que je mets à profit pour étudier parce ce qu’à cette heure-là, le cerveau est plus disponible pour assimiler des connaissances et aussi parce que cela me permet de garder une vie de famille normale », explique ce petit dormeur, qui trouve aussi le temps d’être bénévole à la Croix-Rouge.

© afp.

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Winston Churchill croyait-il aux extraterrestres?


Winston Churchill fut un homme politique accompli. À la différence de ses contemporains politique, il croyait en la science et la technologie. Il a même fait un essai pour exprimer qu’il croyait que sous certaines conditions la vie pourrait exister ailleurs dans l’espace
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Winston Churchill croyait-il aux extraterrestres?

 

Winston

Winston Churchill.Photo AFP

Chef de guerre, politique influent, grand orateur: on reconnaît bien des talents à Winston Churchill, dont celui, plus méconnu, de sa passion pour la science et son approche visionnaire révélées par l’exhumation de son essai sur la vie extraterrestre.

«Ca a été une grande surprise l’année dernière, quand, alors que je visitais le National Churchill Museum de Fulton, son directeur Timothy Riley m’a glissé un essai dactylographié de Churchill dans les mains», raconte l’astrophysicien Mario Livio, dans un article de la revue britannique Nature qui en présente mercredi quelques extraits.

Intitulé Are We Alone in the Universe («Sommes-nous seuls dans l’Univers?»), l’essai, qu’il rédige entre la fin des années 1930 et la fin des années 1950, n’a jamais été publié et consacre 11 pages à la question, toujours pertinente, de la possible existence d’une vie extraterrestre.

«Ce qui est extraordinaire, c’est ça façon de penser, il aborde le problème comme un scientifique», explique à l’AFP Mario Livio. «Churchill utilise des arguments encore d’actualité aujourd’hui».

Partant de l’idée qu’il est peu probable que la vie n’existe que sur Terre, étant donné l’immensité de l’Univers, l’homme d’État commence par définir ce qu’est la vie, c’est-à-dire la capacité à «se reproduire et se multiplier».

Il définit ensuite ce que l’on nomme aujourd’hui «la zone habitable», la zone où une planète a, autour de son étoile, une température compatible avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie.

Il précise que la vie ne peut exister que dans des régions où les températures oscillent «à peu près entre le point de congélation et celui d’ébullition de l’eau».

Churchill ajoute qu’un grand nombre de planètes extrasolaires peuvent sûrement avoir «la bonne taille pour permettre la présence d’eau liquide à leur surface et une atmosphère ou quelque chose de ressemblant» et que certaines sont «à la bonne distance de leur soleil pour maintenir une température convenable».

Il a développé ses théories des décennies avant que l’on puisse estimer grâce à la mission Kepler que la voie lactée héberge probablement des milliards d’exoplanètes se situant dans la zone habitable de leur soleil.

«Je ne suis pas suffisamment impressionné par le succès de notre civilisation pour penser que la Terre est le seul endroit qui accueille la vie, des créatures intelligentes dans cet immense Univers ou que nous sommes les êtres les plus avancés physiquement et mentalement», écrit Churchill.

Pour Mario Livio, l’essai de Churchill montre l’importance qu’il donnait à la science et à la technologie pour le développement de la société.

«À une époque où un certain nombre de politiciens rejettent la science, je trouve qu’il est éloquent de parler d’un leader qui s’est si profondément engagé», conclut l’astrophysicien.

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► La petite histoire des interdictions d’entrée aux États-Unis


Depuis Donald Trump est à son poste de la présidence des États-Unis, il essaie tant que bien que mal d’imposer l’interdiction à des pays de majorité musulmans de rentrer au pays. Ce ne fut pas le seul dans l’histoire des États-Unis. Les chinois, les iraniens, les juifs, les anarchistes, les communistes, les épileptiques, les mendiants, les proxénètes, les sciatiques, etc. on eut un moment dans d’interdiction voir même de déportation. À noter que le Canada a aussi eu dans son histoire des interdictions d’étrangers au pays
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La petite histoire des interdictions d’entrée aux États-Unis

 

Mai ou juin 1939 : les réfugiés de l’Allemagne nazie, à bord du paquebot Saint Louis, sont forcés de retourner en Europe, alors que Cuba et les États-Unis refusent de les accueillir.

Mai ou juin 1939 : les réfugiés de l’Allemagne nazie, à bord du paquebot Saint Louis, sont forcés de retourner en Europe, alors que Cuba et les États-Unis refusent de les accueillir. Photo : US Holocaust Memorial Museum

En interdisant l’accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, le président Donald Trump s’est défendu de cibler des groupes particuliers d’individus et a argué, avec raison, que d’autres présidents avant lui avaient eu recours à des mesures semblables en invoquant la sécurité nationale.

Retour sur six moments où des lois ont limité l’accès au territoire américain pour les étrangers.

Un texte de Vanessa Destiné



1. La loi d’exclusion des Chinois

Adoptée le 6 mai 1882, sous la présidence de Chester A. Arthur, cette loi interdit aux travailleurs d’origine chinoise d’entrer au pays. À l’époque, les ouvriers chinois servent majoritairement de main-d’œuvre dans les mines. Beaucoup d’entre eux sont arrivés quelques décennies plus tôt, dans la grande période de la conquête de l’Ouest marquée par la ruée vers l’or en Californie.

En 1880, 105 000 Chinois vivent aux États-Unis, dont une très grande majorité dans l’Ouest, notamment sur le territoire qui deviendra San Francisco.

La période faste de la conquête est au ralenti et le travail se fait rare pour l’ensemble de la population. Les ouvriers chinois sont alors accusés de nuire à l’économie et au climat social.

Des ouvriers chinois qui ont participé au développement du réseau de chemin de fer aux États-Unis.

Des ouvriers chinois qui ont participé au développement du réseau de chemin de fer aux États-Unis.   Photo : Twitter/US Labor Department

La loi d’exclusion des Chinois est adoptée par le Congrès. En plus d’interdire l’entrée aux nouveaux arrivants chinois, elle oblige ceux qui sont déjà présents à s’enregistrer auprès des autorités et à obtenir des certificats pour leur garantir leur droit de revenir au pays s’ils décident d’en sortir. La loi, qui est restée en vigueur 10 ans, empêche aussi les ressortissants chinois d’accéder à la citoyenneté américaine.

Il s’agit de la première loi visant à restreindre de manière significative l’accès au territoire américain à un groupe spécifique d’individus.

Après une première expiration en 1892, la loi a été étendue pour être également appliquée aux immigrants japonais et adaptée pour permettre la déportation des individus non enregistrés auprès des autorités. La mesure a finalement été abrogée en partie en 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Chine combat dans le groupe des alliés aux côtés des États-Unis.

Pas qu’aux États-Unis

Parallèlement au développement de l’Ouest américain, le Canada a entrepris des travaux pour rallier le territoire d’un océan à l’autre. Pour ce faire, le gouvernement a également eu recours à la main-d’oeuvre chinoise à partir de 1880 pour construire le chemin de fer du Canadien Pacifique en Colombie-Britannique. Or, des décennies plus tard, lorsque la construction du chemin de fer est achevée, les ouvriers chinois se butent au chômage et sont de plus en plus marginalisés au sein de la population.

Le pays adopte en 1923 la Loi de l’immigration chinoise, aussi connue sous le nom de Loi d’exclusion des Chinois, qui interdit à presque tous les immigrants chinois d’entrer au Canada. Elle sera abrogée en 1947.



2. Les réfugiés juifs de la Seconde Guerre mondiale

Durant les grands bouleversements qui ont secoué l’Europe du 20e siècle, les États-Unis sont vus comme une terre d’accueil pour bien des gens qui fuient la guerre. Pendant le règne d’Hitler en Allemagne, le président Franklin D. Roosevelt s’est montré méfiant relativement à l’accueil de réfugiés juifs, car il craignait que des espions nazis se soient cachés parmi eux.

À cette époque, le gouvernement américain avait fixé à 26 000 le plafond du nombre de réfugiés provenant d’Allemagne – dont la majorité était juifs – admis annuellement aux États-Unis. Les experts estiment que durant la période hitlérienne, les autorités américaines ont rempli moins de 25 % de leur quota.

Un cas célèbre

À l’été 1939, le gouvernement américain refoule le Saint Louis, un paquebot transportant plus de 900 personnes d’origine juive, dont certaines avaient passé par les camps de concentration puis avaient été libérées à condition de ne jamais remettre les pieds en Allemagne. Les passagers du Saint Louis se font d’abord refuser l’accès au territoire cubain, puis au sol américain à partir de la mer des Caraïbes, car le quota américain est déjà atteint et le président n’a pas répondu à leur demande d’asile. Ce même bateau est également refoulé par le Canada. Le Saint Louis est donc contraint de rebrousser le chemin vers l’Europe. Selon les historiens, plus d’un quart des passagers auraient ensuite péri durant l’Holocauste.



3. La loi sur les anarchistes

Le 3 mars 1903, les États-Unis adoptent la Loi sur l’exclusion des anarchistes à la suite de l’assassinat du président William McKinley par Leon Czolgosz, un anarchiste né en sol américain de parents polonais.

William McKinley, le 25e président des États-Unis. Entré d’abord en fonction en 1897 et de nouveau en 1897, il se fait assassiner le 6 septembre 1901.

William McKinley, le 25e président des États-Unis. Entré d’abord en fonction en 1897 et de nouveau en 1897, il se fait assassiner le 6 septembre 1901. Photo : Associated Press

En plus d’interdire l’entrée aux immigrants soupçonnés d’adhérer aux courants anarchistes, la loi cible trois autres catégories d’individus : les épileptiques, les mendiants ainsi que les proxénètes et autres commerçants du sexe.

La loi est ensuite modifiée en 1918 pour permettre au gouvernement de déporter les anarchistes étrangers déjà au pays.

La Loi sur l’exclusion des anarchistes est la première à limiter l’accès au territoire américain sur la base de l’appartenance politique.



4. La chasse aux communistes

Après la Deuxième Guerre mondiale, l’agitation politique qui traverse les pays européens inquiète les autorités, et le « Red Scare », ou la peur des communistes, grandit.

Les États-Unis adoptent la Loi sur la sécurité intérieure en 1950. Cette première version d’une loi qui connaîtra plusieurs mutations interdisait l’accès au territoire américain aux potentiels communistes.

En plus de brimer considérablement les droits des individus en permettant des enquêtes extensives sur certaines personnes ou des arrestations arbitraires, elle rendait aussi possible la déportation des immigrants soupçonnés d’être membres du Parti communiste ou les empêchait d’obtenir la citoyenneté.

Le président de l’époque, Harry S.Truman, était un farouche critique de cette loi, qu’il a décrite comme le premier pas vers un état totalitaire. Il a opposé son veto présidentiel à la mesure, sans succès.

Certains éléments de la loi ont finalement été jugés anticonstitutionnels par la Cour suprême des États-Unis… au tournant des années 90.



5. Les représailles contre l’Iran

Dans la foulée de la crise de la prise d’otages américains en Iran en 1979, où 52 personnes ont été retenues contre leur gré dans l’ambassade américaine à Téhéran pendant 444 jours, l’administration du président Jimmy Carter a adopté une série de sanctions contre l’Iran. Parmi celles-ci, la fin de délivrance de visas américains pour tout ressortissant iranien.

Les sanctions ont graduellement été levées lorsque la crise s’est résorbée et l’immigration en provenance de l’Iran a de nouveau été autorisée en sol américain.

9 novembre 1979 : un Américain est pris en otage par des islamistes radicaux devant l'ambassade américaine à Téhéran, en Iran.

9 novembre 1979 : un Américain est pris en otage par des islamistes radicaux devant l’ambassade américaine à Téhéran, en Iran. Photo : The Associated Press

L’Iran figure à nouveau dans la liste des pays visés par des restrictions migratoires en raison du récent décret du président Donald Trump sur les pays musulmans.



6. La crainte des personnes séropositives

En 1987, le gouvernement américain décide d’interdire l’entrée aux personnes infectées par le VIH.

Sous la présidence de Ronald Reagan, le virus est ajouté à la liste des maladies dangereuses et contagieuses du registre du département de la Santé des États-Unis.

L’application de cette loi est particulièrement discriminatoire; à l’époque, des préjugés tenaces associent le sida à quatre groupes d’individus surnommés les « 4 H » : les homosexuels, les héroïnomanes, les Haïtiens et les hémophiles.

Le manque d’information sur la maladie donne également lieu à toutes sortes de rumeurs infondées, notamment le fait que le virus peut se transmettre par les voies respiratoires. Au cours des années, de nombreux scientifiques se sont levés pour dénoncer la mesure en rappelant qu’elle ne reposait sur aucune donnée scientifique valable.

Durant ses années au pouvoir, George W. Bush a entrepris de lever l’interdiction d’entrée visant les personnes séropositives. Ce processus sera finalement complété par Barack Obama au cours de son premier mandat, 22 ans après l’adoption de l’interdiction.

http://ici.radio-canada.ca

Donald Trump sera destitué, mais quand?


Donald Trump veut changer la politique selon sa vision des choses sans pour autant consulté consultations essentiels avant de faire ses décrets, changer la couverture de santé et autres décisions irresponsables. Même son parti républicain  se détache peu à peu de lui. Beaucoup croient qu’il ne fera pas son mandat, mais en attendant, il peut faire bien des dégâts
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Donald Trump sera destitué, mais quand?

 

Robert Kuttner

Écrivain et économiste, fondateur du magazine The American Prospect

Donald Trump tente de gouverner de manière impulsive, sur des coups de tête, par animosité personnelle, dans son propre intérêt et par décret… comme s’il était dictateur. Mais ça ne fonctionne pas, et il va déjà droit dans le mur au bout d’une semaine !

Les appels à sa destitution se multiplient parce que c’est le seul moyen de se débarrasser de lui, parce que beaucoup de républicains sont en train de l’abandonner, parce que cet homme est psychologiquement incapable de s’assurer de la légalité des choses avant de les faire, et parce qu’il est de plus en plus évident qu’il n’est absolument pas qualifié pour diriger le pays.

Les adultes qui l’entourent, même les plus serviles, passent le plus clair de leur temps à tenter de réfréner ses ardeurs, mais c’est tout simplement impossible. Le reste du temps, ils répondent aux coups de fil frénétiques des dirigeants républicains, du monde des affaires et des chefs d’Etat étrangers. Il a fait quoi ??? Le pauvre Reince Priebus, chef de cabinet du président, évolue enfin dans les hautes sphères, mais il ne doit pas vraiment s’amuser.

C’est une chose de vivre dans son monde quand on est candidat, et qu’on peut dire à peu près tout ce qui nous passe par la tête. En trompant suffisamment de personnes suffisamment de fois, on peut même parvenir à se faire élire. Mais quand on tente de gouverner ainsi, la réalité vous rappelle à l’ordre.

Donald Trump a édicté des décrets impulsifs, qui n’ont pas été évalués par des juristes, des experts gouvernementaux, ni des responsables politiques, et n’ont fait l’objet d’aucune réflexion stratégique sérieuse. Le voilà presque aussitôt contraint de faire marche arrière en raison des pressions politiques et juridiques… et à cause du monde réel.

Contrairement à ce qui se passe dans les différentes dictatures qu’affectionne le président, l’écheveau de mesures de contrôles politiques et juridiques mis en place pour défendre la constitution et empêcher l’avènement d’un régime tyrannique aux États-Unis tient bon, dans l’ensemble. Plus il est irresponsable, plus ces mesures se renforcent.

C’est seulement parce qu’il a bêtement tenté de refouler certaines catégories de réfugiés (mais en laissant entrer ceux qui viennent de pays qui soutiennent le terrorisme, comme l’Arabie saoudite et l’Égypte, où il a investi à titre personnel) qu’il s’aperçoit aujourd’hui que les États-Unis ont des tribunaux. Des tribunaux, vous dis-je ! Incroyable.

Plus il se montrera imprévisible, moins les juges conservateurs accepteront de servir la soupe aux républicains, comme ils l’ont fait si souvent par le passé. De la même manière, il serait imprudent de penser que la Cour suprême validera sans sourciller ses décisions les plus controversées.

Depuis une semaine, les républicains, connus et moins connus, s’empressent de se distancer des propos qu’il tient sur Vladimir Poutine, et tournent en ridicule ses soupçons infondés de fraude électorale massive.

Même le cabinet de Donald Trump a dû l’empêcher de poursuivre sa croisade insensée contre les Mexicains.

Ils ne savent plus où se mettre quand il s’agit de liquider le programme de couverture sociale universelle, l’Obamacare, sans nuire aux patients ni à leurs propres espoirs de réélection. C’est une mesure complexe, et Donald Trump ne fait pas vraiment dans la nuance. Tom McClintock, représentant de la Californie, a résumé les inquiétudes de nombre de ses confrères :

« Il va falloir assumer les mesures que nous allons mettre en place » suite à l’abrogation de la loi. « Nos adversaires appelleront ça le Trumpcare, et les républicains seront jugés sur pièce lors des prochaines élections, qui auront lieu dans moins de deux ans. »

Le sénateur Lindsey Graham n’a, quant à lui, pas hésité à se moquer des habitudes du président sur les réseaux sociaux, en qualifiant dans un tweet la guerre commerciale avec le Mexique de « mucho sad ».

Même le cabinet de Donald Trump a dû l’empêcher de poursuivre sa croisade insensée contre les Mexicains, notamment lorsqu’il oblige le président du Mexique à annuler sa visite officielle, avant de le rappeler 24 heures plus tard pour se rabibocher.

Le président américain a aussi proposé de légaliser à nouveau la torture, mais les leaders républicains s’y sont opposés. John Thune, le sénateur républicain du Dakota du Sud a ainsi déclaré mercredi 25 janvier que l’interdiction de recourir à la torture faisait jurisprudence, et que les républicains au congrès s’opposeraient à tout retour en arrière. Un point de vue que partage le ministre de la Défense, pourtant nommé par Donald Trump. Après avoir claironné à qui voulait l’entendre que sa décision était prise, le président a docilement accepté de s’en remettre à ses conseillers militaires.

Tout cela en une semaine seulement ! Et, aujourd’hui, des tribunaux fédéraux commencent à restreindre ses prérogatives.

Il y a deux semaines, au vu de ce que nous avions constaté pendant la période de transition, j’ai écrit un article proposant la constitution d’une commission et d’une campagne citoyennes de destitution du président.

Depuis, l’association apolitique Free Speech for People a lancé une campagne similaire. Elle a déjà recueilli quelque 400 000 signatures. L’organisation bipartisane Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) constitue de son côté un dossier, car ses juristes ont introduit une action en justice suite aux multiples violations de la clause d’inéligibilité, dont le but est d’empêcher le président de tirer profit des actions d’un gouvernement étranger.

Il existe déjà bien d’autres motifs de destitution, notamment liés au fait que Donald Trump place ses propres intérêts financiers devant ceux du pays, et son étrange alliance avec Vladimir Poutine, qui relève presque de la haute trahison. Moins connu que la clause d’inéligibilité, le Stop Trading ou Congressional Knowledge (STOCK) Act de 2012, est l’équivalent du délit d’initié français. Il s’applique au président, comme à n’importe quel autre fonctionnaire.

Bien entendu, la procédure de destitution est une mesure aussi politique que juridique, comme le souhaitaient les pères fondateurs des États-Unis. Or, une semaine après son investiture, ce n’est pas seulement Trump qui abandonne la constitution, mais ses alliés qui l’abandonnent, lui.

En dépit de son comportement alarmant, les républicains ont cru qu’ils pourraient se servir de lui pour parvenir à leurs fins. Mais entre sa déclaration d’amour à Poutine et son désir d’initier une guerre commerciale mondiale, Donald Trump n’a rien d’un républicain. On ose à peine imaginer l’inquiétude et l’horreur que doivent exprimer en privé les cadres du parti.

En 1984, le psychiatre Otto Kernberg a décrit le narcissisme malfaisant, un trouble psychologique qui, contrairement aux autres formes de narcissisme, est considéré comme une pathologie grave. Il se caractérise par une absence de conscience, une grandiloquence alliée à une immense soif de pouvoir, et une tendance au sadisme.

Étant donné le danger qu’il représente pour la république et pour le parti républicain, la destitution de Donald Trump n’est qu’une question de temps. La question est de savoir quelles catastrophes l’Amérique devra surmonter d’ici là.

Ce blogue, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Bamiyan Shiff pour Fast for Word.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La Maison-Blanche cite la fusillade à Québec pour justifier ses politiques


Euh, mauvais exemple ! La fusillade dans la ville de Québec, était un Québécois d’origine qui a tiré sur des musulmans, alors je ne vois pas le rapport avec le décret de Donald Trump qui lui veut interdire l’entrée des ressortissants de certains pays majoritairement musulmans. Où est sa logique ?
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La Maison-Blanche cite la fusillade à Québec pour justifier ses politiques

 

Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance... (PHOTO AP)

 

Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance d’information quotidienne de la Maison-Blanche en disant que Donald Trump avait appelé Justin Trudeau.

PHOTO AP

La Presse Canadienne
Washington

 

La Maison-Blanche a invoqué la fusillade dans une mosquée de Québec pour défendre la nouvelle politique controversée de sécurité nationale du président Donald Trump.

Bien que les victimes de dimanche soir soient exclusivement musulmanes, un porte-parole du président américain a utilisé l’événement pour plaider en faveur du décret qui limite les déplacements des ressortissants de sept pays à majorité musulmane aux États-Unis.

Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance d’information quotidienne de la Maison-Blanche, lundi, en disant que Donald Trump avait appelé le premier ministre Justin Trudeau. Le président américain a offert au Canada ses prières, ses condoléances et toute aide dont le pays pourrait avoir besoin, a dit M. Spicer.

Le porte-parole a ensuite fait cette déclaration:

«C’est un rappel terrible de pourquoi nous devons rester vigilants. Et pourquoi le président prend des mesures pour être proactif, pas réactif.»

M. Spicer a clairement indiqué, plus tard au cours de la conférence de presse, qu’il parlait du décret sur l’immigration.

Il a ensuite été interrogé quant à cette interdiction d’entrée et a repris sa remarque précédente en disant:

«Comme je l’ai dit dans ma déclaration, le président sera très proactif dans la protection de ce pays.»

http://www.lapresse.ca/

Maltraitance: Québec accusé de mieux protéger les animaux que les aînés


Avec toutes les coupures que le réseau de la santé doivent subir, plusieurs secteurs sont touchés. Les infirmières, auxiliaires et préposées ne peuvent pas se diviser pour être partout à la fois. Les personnes âgées sont victimes des coupures et des abus sont fait (un bain par semaine, ou simplement des bains partiels, certains ont besoin d’aides pour l’essentiel comme mangé, etc) Et aussi malheureusement, certains subissent une maltraitance physique. Je suis contre la maltraitance animale et c’est une bonne chose de les protégés, mais nos ainés ont aussi droit a autant de considération que les animaux. Eux non plus ne sont pas des meubles.
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Maltraitance: Québec accusé de mieux protéger les animaux que les aînés

 

Les consultations en commission parlementaire ont débuté mardi... (Olivier Pontbriand, archives La Presse)

Les consultations en commission parlementaire ont débuté mardi sur le projet de loi 115 visant à lutter contre la maltraitance envers les personnes âgées.

OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

TOMMY CHOUINARD
La Presse

(Québec) Le gouvernement Couillard s’apprête à moins bien protéger les aînés que les animaux contre la maltraitance, accuse le Conseil pour la protection des malades.

Les consultations en commission parlementaire débutent aujourd’hui sur le projet de loi 115 visant à lutter contre la maltraitance envers les personnes âgées. Québec veut faciliter la dénonciation des abus, en vertu de cette pièce législative déposée l’automne dernier.

Le Parti libéral s’était engagé en campagne électorale à imposer « des amendes pour toutes personnes qui entraveraient la lutte contre la maltraitance », ce qu’on ne retrouve pas dans le projet de loi 115. L’imposition de sanctions pénales était pourtant prévue dans un autre projet de loi sur la maltraitance, mort au feuilleton et présenté par le PLQ il y a trois ans, quand il était dans l’opposition.

Le projet de loi 115 va donc moins loin que la Loi sur la protection du bien-être et de la sécurité des animaux, adoptée par le gouvernement Couillard en 2015, selon le Conseil pour la protection des malades.

« Le gouvernement libéral en 2015 a adopté une loi très sévère : si vous êtes maltraitant envers les animaux, vous pouvez payer une amende jusqu’à 65 000 $. Jamais je ne croirai qu’on n’adoptera pas de sanctions pénales pour ceux qui maltraiteront nos personnes âgées ! » a lancé son président, Paul Brunet, avant le début des consultations, mardi.

Il était aux côtés du député caquiste François Paradis, qui demande lui aussi au gouvernement d’adopter une loi « plus musclée ».

M. Paradis a déploré que le gouvernement ne va pas jusqu’à obliger tout employé du réseau de la santé et des services sociaux à dénoncer des situations d’abus. Cette mesure était pourtant comprise dans le précédent projet de loi libéral. C’est un « recul » aussi inacceptable qu’incompréhensible aux yeux de l’élu caquiste.

L’ajout d’une clause de « dénonciation obligatoire » a également été réclamé par Donald Tremblay, président de l’Association québécois des retraités des secteurs public et parapublic.

Le gouvernement doit ajouter la « maltraitance institutionnelle » parmi les abus contre les aînés, a soutenu Judith Gagnon, de l’Association québécoise de la défense des droits des personnes retraitées et préretraitées.

 « Quand les gens ne reçoivent pas leurs services et croupissent des fois dans des conditions difficiles, est-ce que ce n’est pas une forme de maltraitance ? » a-t-elle dit à l’occasion de la conférence de presse convoquée par M. Paradis. 

Lors du dépôt du projet de loi en octobre, des représentants du Regroupement provincial des comités des usagers étaient aux côtés des ministres Francine Charbonneau (Aînés) et Gaétan Barrette (Santé et Services sociaux) pour appuyer le projet de loi 115. Mais après analyse, son directeur Pierre Blain a affirmé que son appui est maintenant « tiède ». 

En vertu des conventions collectives, « un employé maltraitant voit son acte répréhensible disparaître de son dossier après une année à peine, comme si rien n’avait eu lieu ».

« L’article 76.8 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux empêche d’inscrire une plainte des usagers au dossier de l’employé », a-t-il ajouté lors d’un entretien avec La Presse.

Le projet de loi « ne remplit pas ses promesses » selon lui. 

Il vise principalement le secteur de la santé et des services sociaux, alors que « la majorité des cas de maltraitance ont lieu ailleurs, à domicile très souvent ». « On ignore une très grande proportion des victimes », a-t-il soutenu.

– Avec la collaboration de Martin Croteau

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