Parler du réchauffement pourrait être perçu comme partisan par Élections Canada


Ça sent les élections au Canada ! C’est pour bientôt. Sur tout les partis politiques au Canada, un seul ne croit pas aux changements climatiques, L’avertissement d’élection Canada est inadmissible à mon avis, et probablement sera mal comprise. Il sera interdit de discuter sur les changements climatiques pour les organismes oeuvrant pour l’environnement dont la facture coûterait plus de 500 $ pour cause de partisannerie. On ne va pas loin avec ce montant. Donc cette partisannerie serait être contre le parti Populaire de Maxime Bernier. C’est justement un moment important pour parler de l’environnement et de l’urgence d’agir pour diminuer un temps soit peu l’impact sur les changements climatiques, même si parfois, ou souvent, nous avons l’impression que c’est un coup d’épée dans l’eau.
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Parler du réchauffement pourrait être perçu comme partisan par Élections Canada

PHOTO JASON FRANSON, PC

(Ottawa) Élections Canada aurait mis en garde certains organismes de bienfaisance œuvrant dans le secteur de l’environnement que le fait de discuter des dangers du changement climatique au cours de la prochaine campagne électorale fédérale pourrait être considéré comme une activité partisane.

LA PRESSE CANADIENNE

Tim Grey, directeur général du groupe Environmental Defence, a raconté qu’un responsable d’Élections Canada avait lancé cet avertissement lors d’une session de formation sur les lois électorales donnée aux groupes de défense de l’environnement, plus tôt cet été.

Le responsable aurait alors dit que le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, doutait de la véracité des changements climatiques. En conséquence, tout groupe qui parlerait du réchauffement de la planète, et même de l’urgence de lutter contre les changements climatiques, pourrait être considéré comme partisan, même s’il ne mentionne pas M. Bernier ou son parti.

Un porte-parole d’Élections Canada a confirmé que cela pourrait être le genre de conseil que l’agence peut donner.

Toute activité partisane — y compris la publicité, les sondages ou toute activité de campagne coûtant au moins 500 $ — nécessite de s’inscrire à titre de tiers auprès d’Élections Canada. M. Gray craint que cela compromette le statut fiscal des organismes.

Selon lui, il est « décourageant » que des groupes comme le sien soient forcés de se taire sur les changements climatiques au cours de la campagne électorale « parce qu’un parti a choisi de nier l’existence de ce fait fondamental ».

« De toute évidence, le changement climatique est réel, rappelle M. Gray. Presque toutes les institutions crédibles de la planète nous disent de faire quelque chose à ce sujet. »

L’automne dernier, le groupe d’experts des Nations Unies sur les changements climatiques, composé de centaines de scientifiques du monde entier, a déclaré que si on n’agissait pas plus vite pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, les conséquences pour la planète seraient irréversibles et catastrophiques.

Cinq des six partis politiques ayant une chance de remporter au moins un siège au cours des prochaines élections s’accordent pour dire que les changements climatiques sont réels et qu’ils sont causés par les humains. Seul M. Berner prétend que les changements climatiques font partie d’un cycle naturel de la Terre et qu’il n’y a pas d’urgence en la matière.

En conséquence, Élections Canada dit que tout tiers donnant des renseignements sur le caractère nuisible du dioxyde de carbone ou qu’il est temps d’agir contre le réchauffement climatique pourrait être considéré comme des adversaires indirects de Maxime Bernier et de son parti. Des activités peuvent être jugées comme partisanes par Élections Canada, même si elles ne mentionnent pas nommément un parti ou un candidat.

M. Gray reproche à Élections Canada d’étouffer la discussion sur les changements climatiques à un moment crucial.

« A ce stade, à moins d’obtenir de plus amples précisions, nous cesserons de faire référence aux changements climatiques sur l’internet dès le déclenchement des élections. On sent être aspiré dans un espace où nous serons considérés comme une entité partisane parce que nous avons affirmé sur Facebook que les changements climatiques sont réels. Cela me semble ridicule. »

Cela ne signifie pas que M. Gray cessera de donner des entrevues sur le sujet pendant la campagne, annonce-t-il. L’avertissement d’Élections Canada aura plus une incidence sur d’autres activités du groupe dont la facture s’élèverait à plus de 500 $ comme une campagne de publicité sur Facebook.

En 2012, le précédent gouvernement conservateur avait lancé un programme de 13 millions visant à vérifier si des organismes de bienfaisance abusaient de leur statut fiscal en organisant des activités partisanes. Les vérifications ont porté sur une vingtaine de groupes environnementaux, sociaux et religieux qui auraient outrepassé une règle limitant à 10 % de leur financement les sommes consacrées aux activités politiques.

Les libéraux avaient promis de mettre fin à ce qu’ils appelaient « une chasse aux sorcières » contre tout groupe de la société civile s’opposant aux politiques gouvernementales. Si une nouvelle loi adoptée l’an dernier a levé la limite de 10 %, la règle sur le caractère non partisan des activités est toutefois demeurée en place.

Selon Catherine Abreu, la directrice générale du Réseau Action-Climat, l’avertissement d’Élections Canada est « choquant ».

« Le changement climatique est un fait scientifique, a-t-elle déclaré. Ce n’est pas une opinion. »

L’avertissement « contribue à la confusion actuelle » sur ce que les organismes de bienfaisance peuvent ou ne peuvent pas faire pour protéger l’environnement, et aidera les groupes pro-pétroliers qui veulent faire taire leurs opposants, a ajouté Mme Abreu.

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Donald Trump ne compte pas interdire les fusils d’assaut


Vous le croyez qu’il n’a pas l’appui politique ? Si Donald Trump pouvait mettre autant d’ardeur pour interdire les fusils d’assaut qui sont facilement accessibles et le plus utilisé lors des tueries de masses, cela ferait sûrement aurait fait la différence. Il aime mieux être la marionnette de la NRA. Barak Obama avait interdit la vente de d’armes a des gens ayant des problèmes mentaux, chose que Donald Trump a annulé. Même s’il remet cette interdiction, les tueurs ne sont pas tous des personnes ayant des problèmes mentaux déclaré. Il peut avoir un élément déclencheur, une radicalisation et surtout avec ses propos racistes et misogynes. Donald Trump a une responsabilité dans ces tueries, Pis de toute façon des fusils d’assaut, c’est quoi l’idée de vendre cela a des particuliers ?
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Donald Trump ne compte pas interdire les fusils d’assaut

Des partisans de Donald Trump sont venus à... (PHOTO REUTERS)

Des partisans de Donald Trump sont venus à la rencontre de manifestants anti-Trump mercredi à Dayton.

PHOTO REUTERS

Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a affirmé mercredi qu’il n’y avait pas assez de soutien politique pour interdire la vente de fusils d’assaut utilisés lors de trois fusillades qui ont endeuillé les États-Unis en moins de 15 jours.

Le président américain a en revanche affirmé qu’il soutenait l’adoption d’une loi qui empêcherait les personnes souffrant de troubles mentaux de pouvoir acquérir des armes

«Il est important de vérifier les antécédents. Je ne veux pas mettre des armes dans les mains de gens instables mentalement, ou de gens enragés, ou haineux, de gens malades. Je suis complètement pour» une telle législation, a-t-il déclaré aux journalistes à Washington, avant de partir sur les lieux de deux fusillades qui ont fait 31 morts ce week-end.

Une des premières actions législatives de Donald Trump fut pourtant de renverser un règlement rédigé sous l’administration Obama qui restreignait ou interdisait l’accès aux armes d’assaut aux personnes souffrant de maladies mentales.

Deux jeunes tireurs ont, à moins de 13 heures d’intervalle, fait 22 morts à El Paso, dans le Texas, puis neuf à Dayton, dans l’Ohio. Avant ces tueries, un autre homme avait tué trois personnes à Gilroy, en Californie, le 28 juillet.

Tous trois étaient armés de fusils d’assaut facilement accessibles aux États-Unis. 

Interrogé sur sa volonté d’interdire ces armes, Donald Trump a écarté cette perspective.

«Je peux vous dire qu’il n’y a pas d’appétit politique pour le faire pour l’instant», a-t-il répondu.

«Je ne peux faire que ce que je veux. Je pense qu’il y a un grand appétit pour faire quelque chose pour s’assurer que les gens instables mentalement et gravement malades ne possèdent pas d’armes à feu. Et je n’ai jamais vu un appétit aussi fort qu’en ce moment», a souligné Donald Trump. 

Des fusils d’assaut ont été employés dans les fusillades les plus meurtrières de la dernière décennie. 

Après chaque tuerie, le soutien pour leur interdiction – comme ce fut le cas de 1994 à 2004 -monte mais les sondages fluctuent. 

En mai, 63% des personnes interrogées étaient favorables à l’interdiction de leur vente, selon un sondage Quinnipiac. 

Après le massacre de 58 personnes perpétré par un homme armé d’une vingtaine de fusils d’assaut à Las Vegas le 1er octobre 2017, lors d’un concert country, un sondage Gallup avait montré une Amérique divisée à part égale pour ou contre l’interdiction complète de leur fabrication, vente ou possession. 

Mais dans un même sondage mené en octobre 2018, seuls 40% soutenaient une telle interdiction.

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Affaiblie, la NRA n’a pas dit son dernier mot


À lire ce texte, est horripilant. Les Américains, ont-ils vraiment le choix d’élire un gouvernement qui leur convient mieux ? Ou du moins le moins pire ? Aux États-Unis, le droit d’avoir une arme est difficile à contrôler. La NRA contrôle e t finance le partie politique qui est plus suceptibles de servir leurs intérêts. Bien qu’ils ont passé de durs moments, une baisse de rentabilité, ils continuent quand même à bloquer tout ce qui peuvent leur nuire. Quand Donald Trump, au lieu de donner les vraies causes du terroriste blanc au pays, ils accusent à la maladie mentale, l’immigration et les jeux vidéos. Bref, il est clair qu’un vrai contrôle des armes ne se fera pas avec Donald Trump au pouvoir et la NRA avec ses marionnettes.
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Affaiblie, la NRA n’a pas dit son dernier mot

La Chambre des représentants a adopté en février... (PHOTO THE NEW YORK TIMES)

La Chambre des représentants a adopté en février un projet de loi pour étendre les contrôle des antécédents des acheteurs à toutes les ventes d’armes. Mais le texte est bloqué au Sénat par les républicains.

PHOTO THE NEW YORK TIMES

MICHAEL MATHES, CHARLOTTE PLANTIVE

Agence France-Presse

Washington

Miné par des querelles intestines et des finances en berne, le puissant lobby des armes NRA a connu de meilleurs jours, mais la réaction de Donald Trump aux fusillades du week-end montre que son message reste dominant à Washington.

La National Rifle Association, un petit groupe de chasseurs fondé en 1871, a opéré un virage politique dans les années 70 et s’est imposée comme l’un des plus redoutables groupes de pression aux États-Unis, bloquant toute tentative de réglementer le marché des armes à feu.

Depuis des mois, elle traverse toutefois une crise inédite avec des démissions en série, une baisse de ses recettes et la montée en puissance de ses détracteurs.

Lors des élections de mi-mandat, en novembre, elle a dépensé nettement moins que pour d’autres scrutins et des parlementaires favorables à un meilleur encadrement des ventes d’armes l’ont emporté face à ses candidats de prédilection.

Ses opposants en ont conclu que l’emprise du lobby sur Washington commençait à se desserrer.

La réaction des républicains aux massacres d’El Paso et Dayton, qui ont fait 31 morts, semble montrer qu’ils sont allés un peu vite.

Lundi, le président Donald Trump a, une nouvelle fois, réduit les drames à un problème de «jeux vidéo» et de «maladie mentale», reprenant l’argumentaire de la NRA pour qui «ce ne sont pas les armes mais les hommes qui tuent». 

Le lobby a immédiatement félicité le locataire de la Maison-Blanche pour ce discours, jugeant qu’il répondait «aux causes profondes» des fusillades qui endeuillent régulièrement l’Amérique.

Ailleurs dans les rangs républicains, plusieurs élus ont également imputé la violence aux «écrans» (le représentant Steve Scalise) ou même aux «partisans des drag queens» (l’élue de l’Ohio Candice Keller), sans jamais évoquer les fusils utilisés par les tueurs.

Enquête judiciaire

Pour le sénateur Bernie Sanders, un des favoris de la primaire démocrate, le président était «face à un choix», mais il «a décidé de rester du côté de la NRA, dont les lobbyistes et les contributions financières contrôlent le parti républicain».

Depuis des années, la NRA investit massivement dans les campagnes électorales. Elle a ainsi apporté 30 millions de dollars à Donald Trump lors de la présidentielle de 2016. Elle décerne aussi des «notes» aux candidats; un mauvais score peut coûter cher électoralement.

Mais ses finances se portent moins bien. De son propre aveu, les contributions de ses donateurs ont baissé de 26 millions, soit 2% entre 2016 et 2017.

En conséquence son déficit s’est creusé, passant de 14,8 millions en 2016 à 31,8 millions l’année suivante, bien qu’il n’y ait pas eu d’élections majeures en 2017, selon un audit obtenu par l’organisation OpenSecrets qui enquête sur l’argent en politique.

En interne, les dépenses de certains dirigeants ont fait grincer des dents, tout comme son positionnement très à droite. Ces querelles ont poussé plusieurs responsables à la démission, dont son président Oliver North, et entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ses finances.

La NRA a également rompu les ponts avec l’entreprise chargée de ses efficaces campagnes de communication et a dû arrêter ses programmes télévisés en direct, NRATV.

Immobilisme

«La NRA n’a jamais été aussi faible», a déclaré l’élu républicain Peter King au journal The Hill. «Ils sont affaiblis et nous tous, y compris le président, devrions en profiter», a-t-il ajouté.

Dans la même veine, le sénateur républicain Lindsey Graham, très proche de Donald Trump, a annoncé lundi qu’il allait introduire un projet de loi pour autoriser la confiscation des armes aux personnes soupçonnées de poser un danger pour les autres ou pour elles-mêmes.

Dans leur camp, l’immobilisme reste cependant la norme.

La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, a adopté en février un projet de loi pour étendre les contrôle des antécédents des acheteurs à toutes les ventes d’armes. Le texte est bloqué au Sénat, dont le leader républicain Mitch McConnell, noté A+ par la NRA, refuse de l’inscrire à l’ordre du jour.

Selon la chaîne CNBC qui cite des documents confidentiels, la NRA, qui revendique toujours cinq millions de membres, a encore dépensé 1,6 million de dollars cette année pour inciter les membres du Congrès à rejeter ce texte.

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L’annonce de Trump sur les médicaments canadiens, du « théâtre politique »


Les médicaments aux États-Unis ne sont pas réglementés ce qui est la cause des coûts élevés. Contrairement au Canada, les prix sont réglementés autant au fédéral qu’au provincial.Donald Trump a annoncé que les Américains pourraient importer des médicaments du Canada. Sauf qu’ici, étant moins nombreux, les pharmaciens ne peuvent subvenir à leur besoin et puis il y a des règlements qui obligent les grossistes qui vendent a des pharmacies canadiennes. Sans parler qu’un pharmacien ne peut donner une prescription faite par un médecin canadien. Donc Donald Trump a proposé quelque chose qui en vue des élections serait des promesses probablement difficiles a mettre sur pied.
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L’annonce de Trump sur les médicaments canadiens, du « théâtre politique »

Une pharmacienne tient une ordonnance dans une main et une plaquette de médicaments dans l'autre.

Des médicaments vendus dans une pharmacie.

PHOTO : ISTOCK / MJ_PROTOTYPE

Ce n’est pas demain la veille que les Américains vont importer massivement les médicaments canadiens, selon les experts à qui nous avons parlé. Ils croient que l’annonce de Trump est avant tout un geste politique.

Faut-il s’alarmer de l’annonce faite mercredi par l’administration Trump de permettre aux Américains d’importer légalement des médicaments sur ordonnance canadiens? Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure, croit le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, interviewé à l’émission La matinale d’été.

Il rappelle d’abord que, de toute évidence, l’industrie pharmaceutique canadienne n’a pas la capacité d’approvisionner le marché américain et ses 300 millions de consommateurs.

« Ils sont au moins 10 fois plus nombreux que nous. On n’a pas la chaîne de distribution de médicaments nécessaire pour fournir les États-Unis ».

Et puis le marché canadien ne permet pas une telle chose, note Bertrand Bolduc.

« Les filiales canadiennes des sociétés pharmaceutiques ne peuvent vendre qu’au Canada à des grossistes canadiens, qui ne peuvent distribuer qu’au Canada à des pharmacies canadiennes. »

Ça n’a aucun sens pour les Américains de venir chercher leurs médicaments ici, surtout que plusieurs de ces médicaments sont fabriqués aux États-Unis et importés au Canada. Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

Bertrand Bolduc rappelle que les pharmaciens ont pour rôle de traiter les gens d’ici.

« Dépanner un touriste de temps en temps, un bateau de croisière qui arrête à Québec, aux Îles-de-la-Madeleine, bien sûr on va les dépanner ces gens-là. Mais de leur fournir systématiquement des médicaments pour une longue période, c’est hors de question. »

D’ailleurs, le consommateur doit présenter une ordonnance valide au Canada, donc faite par un médecin canadien. 

Une annonce controversée aux États-Unis

L’administration Trump propose que les pharmacies, les grossistes et les États puissent importer des médicaments moins chers du Canada. L’industrie pharmaceutique américaine est tout à fait contre ce projet. En revanche, plusieurs groupes de défense des consommateurs applaudissent l’annonce.

Un geste politique

La réduction du prix des médicaments sur ordonnance est une promesse phare de Donald Trump, qui est en pleine campagne de réélection. À ce sujet, le candidat Trump a d’ailleurs déjà déclaré que les Américains devraient avoir le droit d’importer les médicaments.

Pour Marc-André Gagnon, professeur de politique publique à l’Université Carleton, il ne fait pas de doute que l’annonce de l’administration Trump est du « théâtre politique » en vue des élections de 2020. Dans une entrevue diffusée à l’émission 24/60, le professeur Gagnon fait d’ailleurs remarquer que cette mesure, si elle se concrétise, ne sera pas appliquée avant un an ou deux.

« On parle de 18 mois avant de mettre en place des projets pilotes dans certains États. Donc, on s’entend que ça ne sera pas demain matin. »

Bertrand Bolduc y voit aussi un geste politique.

« On est dans la campagne préélectorale américaine. M. Sanders [sénateur américain et candidat à l’investiture démocrate] remplit un autobus, va à Windsor, en Ontario, chercher de l’insuline, démontre que les prix sont plus bas au Canada. Évidemment que les prix sont plus bas. Nous contrôlons les prix. Les prix sont réglementés au Canada tant au niveau fédéral que provincial. Alors qu’aux États-Unis, dans un libre marché comme le leur où il n’y a aucune réglementation, les pharmaceutiques en profitent. »

Déjà des pénuries au Canada

Le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec répète qu’il n’est pas très inquiet de l’annonce de l’administration Trump. Du même souffle, il ajoute qu’il faut rester aux aguets.

« Il y a déjà des pénuries au Canada de toutes sortes de médicaments. On jongle avec ça tous les jours, tant au niveau hospitalier que communautaire. On va être vigilants. »

Essayons de régler les problèmes de pénurie actuelle qu’on a déjà, et évitons d’entrer dans un débat politique américain qui ne nous concerne pas. Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

Pour Bertrand Bolduc, être vigilants, ça veut dire trois choses :

      • « Rappeler aux intervenants de la chaîne, que ce soit les fabricants, les grossistes ou les pharmacies, que leur travail, c’est de s’occuper des gens d’ici.

      • Monitorer les stocks, s’assurer qu’il n’y a pas une baisse soudaine, quelque part, de grandes quantités, qui pourrait indiquer que quelqu’un fait quelque chose qu’il n’est pas supposé faire.

      • Monitorer ce qui se passe aux États-Unis. Présentement, c’est juste des discussions et des arguments. Encore faut-il être sûr que ça ne se met pas en place. »

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Le Saviez-Vous ► 9 pays qui ont fermé la porte à McDonald’s


J’aime bien les termes Mcinterdit et Mcdistance pour parler des endroits qu’il n’existe aucun McDonald’s. Pour des raisons économiques ou politiques, certains pays ont volontairement choisi d’exclure cette multinationale. D’autres par contre, les McDo ne sont pas rentable. Quoiqu’il en soit, c’est une bonne chose pour ces pays qu’ils n’ont pas ce genre de malbouffe.
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9 pays qui ont fermé la porte à McDonald’s

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McInterditTY LIM / SHUTTERSTOCK

Meghan Jones

Contre toute attente, McDonald’s, le géant de la restauration rapide, n’est pas le bienvenu partout

McInterdit

Aux États-Unis, on trouve toujours un McDonald’s dans un rayon d’environ 150 km, quand ce n’est pas à quelques coins de rue. Il y en a plus de 1400 au Canada. D’où la surprise d’apprendre qu’il existe des pays qui n’en ont pas un seul. Dans le cas de ces nations, il semble que la situation économique ou politique soit parvenue à tenir la célèbre arche dorée à distance.

BermudesANDREW F KAZMIERSKI / SHUTTERSTOCK

Bermudes

Jusqu’en 1995, il n’y avait qu’un seul McDonald’s dans cet archipel de l’océan Atlantique. Et aujourd’hui, c’est le vide. Une loi des années 70 y interdisait toute chaîne de restauration rapide étrangère. McDonald’s avait réussi à la contourner en 1985 en s’installant dans une base aéronavale américaine. Cependant, en 1995, la base ainsi que son McDo ont été fermés. Selon mic.com, la franchise de McDonald’s a tenté de faire un retour en 1999, mais la loi a primé.

IranKANISORN PRINGTHONGFOO / SHUTTERSTOCK

Iran

Au cours des dernières années, les relations entre le Moyen-Orient et les États-Unis ont été très tendues, et les franchises occidentales comme McDonald’s en ont fait les frais. Il ne s’est ouvert aucun nouveau McDo en Iran depuis 1979. Toutefois, dans la perspective d’une nouvelle relance diplomatique entre les deux pays, on a parlé d’un possible retour de Ronald McDonald dans les lieux. Mais la création d’un substitut iranien nommé Mash Donald’s ne facilite pas la démarche.

MacédoineSAIKO3P / SHUTTERSTOCK

Macédoine

Ce petit pays européen situé dans les Balkans possédait exactement sept restaurants McDonald’s, dont la plupart dans la capitale, Skopje. Pourtant, en 2013, le responsable macédonien de McDonald’s a perdu sa licence, ce qui a entraîné la fermeture définitive de tous les restaurants dans ce pays. On a parlé d’une dispute entre les franchisés et la direction de McDonald’s/Europe.

YémenMOHANNAD KHATIB / SHUTTERSDTOCK

Yémen

Au départ, McDonald’s ne trouvait pas la situation économique du Yémen assez stable pour s’y installer à long terme. De plus, des groupes extrémistes avaient menacé McDonald’s d’une éventuelle riposte partisane en cas d’implantation de sa part. On comprend le problème…

Monténégro

OLEG P / SHUTTERSTOCK

Monténégro

En 2003, McDonald’s a ouvert un petit restaurant dans cette petite république dans le but d’évaluer un possible marché. En dépit du grand succès de ses aliments emblématiques auprès de la population, le gouvernement s’est ligué avec les commerçants locaux pour bloquer son implantation. Et depuis, la franchise a gardé sa McDistance…

Corée du NordVIKTORIA GAMAN / SHUTTERSTOCK

Corée du Nord

Sans étonnement, cet état totalitaire s’oppose à toute forme de commerce américain incluant McDonald’s. Cependant, d’après le journal The Telegraph, des officiels du gouvernement nord-coréen auraient importé en douce des aliments de McDonald’s depuis la Corée du Sud pour leur propre consommation.

ZimbabweULRICH MUELLER / SHUTTERSTOCK

Zimbabwe

En 2000, McDonald’s était en plein processus d’implantation dans ce pays africain lorsque ce dernier s’est retrouvé en pleine débâcle économique (le Zimbabwe, pas McDo…) Le personnel de McDonald’s a rapidement quitté les lieux, et le Zimbabwe est resté sans McDo. La rumeur veut qu’il s’essaie à nouveau, même si McDonald’s International Franchising affirme n’avoir aucun projet en ce sens. Saviez-vous qu’il existe une capitale américaine où il n’y a pas de McDonald’s. (Oui, il n’y en a qu’une !) : Montpelier, Vermont.

BolivieSUNSINGER / SHUTTERSTOCK

Bolivie

McDonald’s n’a pas eu besoin de se faire interdire dans ce pays sud-américain pour fermer son dernier restaurant en 2002, à la suite d’un long conflit avec le gouvernement bolivien. Selon The Daily Meal, l’échec de McDonald’s vient du refus du peuple bolivien de dépendre d’une multinationale pour ses hamburgers.

Et le président bolivien actuel a déclaré que cette chaîne « n’était motivée que par ses gains et ses profits et pas du tout par la santé de la population ».

IslandeKEONGDAGREAT / SHUTTERSTOCK

Islande

Tout comme le Zimbabwe, l’Islande a subi une crise économique majeure qui a repoussé McDonald’s de ce pays insulaire. Mais à l’encontre du Zimbabwe, l’Islande avait déjà un McDonald’s dans sa capitale avant le krach financier de 2009. Il semble bien que le gouvernement n’ait pas encouragé les Joyeux Festins dès le départ, car l’Islande se caractérise par sa tendance pro santé. Malgré ceci, il se pourrait que l’Islande change de cap. En effet, McDonald’s aurait, selon Iceland Mag, un projet de développement en cours.

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Face à la colère de Trump, l’ambassadeur britannique aux États-Unis démissionne


Je ne connait pas la politique entre le Royaume-Uni et les États-Unis, mais je trouve pitoyable que l’ambassadeur Kim Darroch a donné sa démission suite à la colère de Doanld Trump pour l’avoir qualifié d’incompétent, instable et unique dans son dysfonctionnement. Donald Trump, ne ce gène pourtant pas a insulter et de manquer totalement de tact tout le monde qu’il n’aime pas ou qu’il ne sont pas de son avis. C’est Donald Trump qui devrait démissionner.
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Face à la colère de Trump, l’ambassadeur britannique aux États-Unis démissionne

L'ambassade du Royaume-Uni à Washington.... (PHOTO AP)

L’ambassade du Royaume-Uni à Washington.

PHOTO AP


CLARA WRIGHT
Agence France-Presse
Londres

Le courroux de Donald Trump a eu raison de l’ambassadeur britannique aux États-Unis Kim Darroch, qui a annoncé sa démission mercredi après la fuite de mémos diplomatiques peu flatteurs à l’égard du président américain.

Dans ses rapports publiés dans la presse samedi, Kim Darroch jugeait Donald Trump «instable» et «incompétent» et l’administration américaine «unique dans son dysfonctionnement».

Ces fuites ont provoqué une tempête : Donald Trump a assuré lundi qu’il n’aurait «plus de contact» avec Kim Darroch, qu’il a qualifié de «type très stupide», et a vertement critiqué la première ministre conservatrice sortante Theresa May qui a affiché son soutien au diplomate.

«Depuis la fuite de documents officiels provenant de cette ambassade, il y a eu beaucoup de spéculations sur mon poste et la durée de mon mandat d’ambassadeur. Je veux mettre fin à cette spéculation. La situation actuelle m’empêche de remplir mon rôle comme je le souhaiterais», a écrit le diplomate dans une lettre adressée à Simon McDonald, chef des services diplomatiques britanniques.

Theresa May a jugé «très regrettable» sa démission, mercredi lors de la séance hebdomadaire de questions au Parlement.

Kim Darroch

AFP

«Un bon gouvernement dépend de la capacité des fonctionnaires à donner des conseils francs et complets. Je veux que tous nos fonctionnaires aient la confiance nécessaire pour le faire», a ajouté la dirigeante dont les velléités de cultiver la «relation spéciale» avec les États-Unis ont subi un nouveau coup de canif.

Cette annonce a également provoqué un certain émoi quant à ses conséquences négatives sur la fonction diplomatique.

«Affaiblir notre pays»

«Si le Royaume-Uni ne peut pas protéger les communications diplomatiques et que cela coûte leur carrière aux gens alors que tout ce qu’ils font c’est exécuter les souhaits du gouvernement, nous allons voir la qualité de nos émissaires se dégrader, leur influence diminuer et cela affaiblira notre pays», a dénoncé Tom Tugendhat, président de la Commission parlementaire des Affaires étrangères.

Kim Darroch, 65 ans, est l’un des diplomates britanniques les plus expérimentés avec une carrière longue de 42 ans. Il était arrivé en poste à Washington en janvier 2016, avant la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. Perçu comme un europhile, il avait auparavant servi comme représentant permanent du Royaume-Uni à Bruxelles de 2007 à 2011.

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a également «regretté» la démission de Kim Darroch qui «a rendu un service honorable et de qualité».

L’ex-chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, donné gagnant de la course pour remplacer Theresa May et qui vante ses «bonnes relations» avec Donald Trump, était très critiqué pour avoir refusé de défendre l’ambassadeur lors d’un débat télévisé mardi soir face à son concurrent, le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Ce dernier s’est dit «scandalisé» des fuites des rapports du diplomate.

Mercredi, M. Johnson a fini par dire regretter le départ d’un «diplomate exceptionnel».

«Tragédie personnelle»

Le chef du parti du Brexit, Nigel Farage s’est lui félicité de ce départ, estimant qu’il était «temps de nommer à ce poste un non partisan du maintien dans l’UE qui veut nouer un accord commercial avec l’Amérique».

Le gouvernement britannique espère en effet nouer un accord ambitieux avec Washington après le Brexit.

Londres a ouvert une enquête pour trouver le ou les responsables ayant permis la publication par le Mail on Sunday des rapports confidentiels et envisage des poursuites judiciaires.

«Nous poursuivrons le coupable avec tous les moyens à notre disposition», a déclaré mercredi Simon McDonald, devant la Commission des affaires étrangères.

Il a qualifié l’affaire du «plus grande violation de confiance» jamais rencontrée dans ses services. 

«C’est une tragédie personnelle pour un ami et un collègue», a-t-il ajouté. Et «c’est quelque chose qui nous fera réfléchir à nos façons de travailler», a-t-il souligné, encourageant les diplomates à «se montrer encore plus prudent sur la façon dont ils transmettent leurs informations les plus sensibles».

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Le Saviez-Vous ► Quand des penseurs américains expliquaient que le vote ne concernait pas les femmes


Dans les pays occidentaux, les femmes ont dû se battre pour avoir le droit de vote. Aux États-Unis, dans les années 1900, des hommes, et même des femmes ont écrit la raison qu’une femme ne devait pas voter. Elles étaient trop occupées pour voter et de toute manière, elles ne comprendraient pas grand chose à la politique. Et une auteure a même dit que la femme n’avait pas besoin de voter, car elles avaient tout le pouvoir qu’elle désirait si elles accomplissaient ses tâches. Le vote de son mari, ami … était de toute façon le sien. On peut bien en rire, que c’est du passé, mais en réalité, il y a encore des personnes qui pensent comme cela même à l’extérieur des États-Unis
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Quand des penseurs américains expliquaient que le vote ne concernait pas les femmes

Une bonne mère a déjà tant de choses à faire. | ArtsyBee via PIxabay

Une bonne mère a déjà tant de choses à faire. | ArtsyBee via PIxabay

Repéré par Robin Lemoine

Dans les années 1900, des plumes comme Clark, Rogers ou Abbott écrivaient que les femmes étaient trop ignorantes pour pouvoir prendre part à la vie politique.

Repéré sur The Atlantic

Le droit de vote des femmes est entré dans la loi américaine au moment de la ratification du XIXea mendement, en 1920. Au cours des années précédentes, bon nombre de penseurs expliquaient, avec des arguments tous plus fantastiques les uns que les autres, que le droit de vote des femmes et leurs devoirs inhérents en tant que mères ne pouvaient tout simplement pas coexister.

Elle étaient déjà bien occupées

Il n’y a qu’à lire les douces lignes de l’essayiste Charles Worcester Clark dans «Woman Suffrage, Pro and Con» [Le droit de vote des femmes, les pour et les contre] pour s’en faire une idée:

«L’homme moyen comprend la différence entre les fonctions du gouvernement national et celles des gouvernements des États, et sait quel rôle, le candidat pour lequel il vote, devra jouer s’il est élu. La femme moyenne ne sait rien de tout cela.»

Mais attention, ce n’est pas grave puisqu’il ajoute:

«Cette ignorance ne la discrédite par pour autant, car elle a déjà assez à faire. Mais elle existe.»

Alors voilà, c’est assez simple, mais efficace. Les femmes n’ont pas le temps pour réfléchir à tout ça, donc on ne voit pas pourquoi elles voteraient.

Elles avaient déjà assez de pouvoir

Continuons d’écouter les grandes plumes de l’époque. Une autrice cette fois-ci, Anna A. Rogers, dans un article nommé «Why Amercan Mothers Fail» [Pourquoi les mères américaines échouent]:

«Les femmes américaines ne cessent de pleurer sur la petitesse de leur vie. Mais si elles ne faisaient qu’accomplir avec passion et sagesse les tâches qui leur sont confiées, elles auraient entre leurs mains tout le pouvoir possible de l’humanité», écrit-t-elle, avant d’affirmer que «les femmes sont tracassées par le droit de vote. Elles ne voient pas que le vote de leur fils, de leur frère, et même de leur ami, est vraiment le leur».

En gros, pas besoin de leur donner le droit de vote puisque leurs hommes votent pour elles. Il leur suffirait d’influencer ces hommes pour exprimer leur voix.

Elles étaient trop conciliantes

Et bien évidemment, l’argument le plus connu: les femmes seraient trop sentimentales, elles éprouveraient trop de compassion pour participer aux débats publics. Le théologien et auteur Lyman Abbott écrivait ainsi dans «Why Women Do Not Wish the Suffrage» [Pourquoi les femmes ne souhaitent pas le droit de vote] que

«les femmes fuient la politique, exactement comme elles fuient la rencontre de volontés opposées sur un champ de bataille. La femme répugne à commander. Elle ne veut pas imposer sa volonté à la communauté. Et pourtant, c’est exactement ce que le suffrage peut et doit parfois impliquer».

Alors bien sûr, on peut rire de ces textes présentant des idées qui nous semblent aujourd’hui désuètes. Pourtant, encore aujourd’hui, ce sont majoritairement des hommes –politiques et grands patrons– qui continuent de prendre les décisions concernant les droits des femmes. Espérons que l’histoire laissera de côté les hommes, quand une décision les concerne elles.

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