Incendies en Australie : des images hors contexte ou détournées circulent sur les réseaux sociaux


Lors d’une catastrophe qui fait réagir des millions de personnes et plus, il y a toujours des gens qui vont propager des fausses informations. L’Australie n’y a pas non plus échappé. Il y en a qui vont dire de n’est pas grave, mais une fausse nouvelle demeure une fausse nouvelle et peut parfois causer préjudice
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Incendies en Australie : des images hors contexte ou détournées circulent sur les réseaux sociaux

Par AFP

Paris (AFP)

Comme souvent lorsqu’une catastrophe environnementale frappe un pays, de nombreuses images sorties de leur contexte circulent actuellement sur internet pour témoigner des incendies en Australie, qui ont déjà ravagé environ 80.000 km² sur l’île-continent.

1. Les incendies vus du ciel

Une image virale, partagée plusieurs dizaines de milliers de fois dans plusieurs langues (français,anglais, espagnol, portugais, catalan,arabe…) par des internautes mais aussi des célébrités comme l’influenceuse Khloe Kardashian (102 millions d’abonnés sur Instagram), montre l’Australie vue, semble-t-il, du ciel, parsemée de cercles rouges ou oranges représentant des incendies.

Plusieurs publications prétendent qu’il s’agit d’une « image satellite », l’attribuant parfois à la Nasa. Il s’agit en réalité d’une représentation en 3D des foyers d’incendies sur 30 jours réalisée par un graphiste. Ce dernier a expliqué à l’AFP l’avoir créée à partir de données de l’agence spatiale américaine.

2. La jeune fille et le koala

Une image d’une fillette portant un masque à gaz et tenant dans ses bras un koala devant un mur de flammes a été partagée plus de 20.000 fois sur Facebook.

« Si cette photo ne fait pas réagir les gouvernants de notre planète, c’est à désespérer de l’espèce humaine… », déplore l’auteur de la publication.

Mais en décomposant les différents éléments présents sur le « cliché », et en les soumettant à des moteurs de recherche, on retrouve le même koala sur une photo datant de 2016. Une recherche plus poussée permet de remonter jusqu’à une publication Instagram d’une artiste, qui confirme publiquement avoir assemblé plusieurs images.

« Mon œuvre visait à représenter ce que nous vivons en ce moment, les incendies, les personnes affectées par ces feux et les masques que ceux qui vivent dans les zones en danger doivent porter, et le fait que les animaux sont aussi touchés que les humains », a expliqué l’artiste à l’AFP.

3. Le tigre dévoré par les flammes

Voir l'image sur Twitter

Une photo montrant un tigre pris dans des flammes a été partagée au moins 85.000 fois en 48 heures sur Facebook. Si une récente étude estime qu’un demi-milliard d’animaux ont été tués depuis septembre à cause des incendies, ce félin n’en fait pas partie. Il s’agit en réalité d’une photo prise en Indonésie en 2012 et montrant des animaux empaillés brûlés par les autorités après une saisie.

Une autre photo, postée dans ces publications et montrant des moutons carbonisés, a également été sortie de son contexte : l’image a bien été prise en Australie mais lors d’un incendie survenu il y a près de trois ans.

4. La famille dans les eaux et la montagne en flammes

Capture – article paru le 10 janvier 2013 dans le Guardian

Une autre publication Facebook, partagée plus de 14.000 fois en 48 heures, montre une femme et cinq enfants semblant avoir trouvé refuge dans l’eau pour échapper à un incendie. Mais si cette image a bien été prise en Australie, elle date de 2013, lors d’un incendie survenu en Tasmanie.

Une autre image publiée dans cette même publication montre une montagne semblant dévorée par un impressionnant brasier. Mais la photo, authentique, date en réalité de 2014 et montre un incendie dans la mine australienne de charbon d’Hazelwood, dans l’État de Victoria.

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Incendies en Australie : probablement des milliards d’animaux sont morts


Rien n’arrête les incendies en Australie, il y a eu quelques pertes humaines, mais pour la faune et la flore, c’est un désastre épouvantable. On parle de 500 000 pertes animales. Si on ajoute les grenouilles, chauves-souris ainsi que les plus gros insectes, le nombre est phénoménal. Cela va prendre des décennies pour que la vie puisse reprendre son court, cependant avec les changements climatiques, le travail sera ardu surtout si nos comportements ne changent pas.
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Incendies en Australie : probablement des milliards d’animaux sont morts


Les incendies qui font rage en Australie depuis plusieurs semaines auraient déjà décimé quelque 480 millions d’animaux dans un seul État. Le nombre de victimes mammifères, reptiles, amphibiens, oiseaux, insectes pour tous le pays devrait se chiffrer à des milliards.

Depuis le début en septembre de ces incendies ravageurs, au moins 20 personnes sont décédées et une surface équivalente à deux fois la Belgique est déjà partie en fumée. Ces feux sont également très meurtriers pour la vie sauvage. Selon une récente étude, ils sont à l’origine de la disparition de près d’un demi-milliard d’animaux dans le seul État de Nouvelle-Galles du Sud et des décennies seront nécessaires pour que la vie sauvage se reconstitue.

Cette crise a mis l’accent sur le changement climatique responsable, selon les scientifiques, de cette saison des feux plus intense, longue et précoce que jamais. Le gouvernement australien a été pointé du doigt, accusé de ne pas apporter de réponses à cette crise et de ne pas prendre les mesures nécessaires sur le plan environnemental. Les images bouleversantes de koalas assoiffés buvant de l’eau dans des bouteilles tenues par des pompiers ou de kangourous totalement paniqués au milieu des flammes, font le tour du monde.

Les koalas sont particulièrement touchés parce qu'ils vivent dans les arbres, se nourrissent uniquement de certains types d'eucalyptus et ne peuvent pas s'échapper rapidement des flammes. © Saeed Khan, AFP Archives

Les koalas sont particulièrement touchés parce qu’ils vivent dans les arbres, se nourrissent uniquement de certains types d’eucalyptus et ne peuvent pas s’échapper rapidement des flammes. © Saeed Khan, AFP Archives

Une étude de l’université de Sydney estime que rien que dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché par ces feux, 480 millions d’animaux ont été tués depuis septembre. Ces calculs de taux de mortalité sont très « prudents », ont souligné vendredi dans un communiqué les auteurs de cette étude, et le bilan pourrait être « considérablement plus élevé ».

Des milliards de décès d’animaux ?

Afin de parvenir à ce chiffre, les chercheurs ont recoupé les estimations concernant la densité de population de ces mammifères dans cet État avec la superficie de végétation ravagée par les feux. Ce nombre comprend les mammifères, les oiseaux et les reptiles mais pas les insectes, les chauves-souris et les grenouilles.

Le nombre d’animaux qui a ainsi disparu « est susceptible d’être beaucoup plus élevé que 480 millions », selon le communiqué. « La vie sauvage en Nouvelle-Galles du Sud est gravement menacée et subit la pression croissante de toute une série de menaces, notamment le défrichement et le changement climatique ».

Un kangourou aperçu dans la ville de Nowra, en Nouvelle-Galles du Sud, à proximité d'une zone d'incendie. © Saeed Khan, AFP Archives

Un kangourou aperçu dans la ville de Nowra, en Nouvelle-Galles du Sud, à proximité d’une zone d’incendie. © Saeed Khan, AFP Archives

Le professeur Andrew Beattie, de l’université Macquarie près de Sydney, a déclaré à l’AFP que le nombre de décès d’animaux à l’échelle nationale pourrait se chiffrer en milliards « si vous pensez aux mammifères, aux oiseaux, aux reptiles et aux amphibiens et que vous vous comptez les plus gros insectes comme les papillons. Nous pouvons être à peu près sûrs que dans de grandes parties ravagées par ces vastes feux, la plupart des animaux sauvages seront morts, a déclaré ce professeur du département de biologieLa flore et la faune auront disparu, ce qui inclut les animaux qui forment la chaîne alimentaire des plus grands, auxquels les gens ne pensent souvent pas », a-t-il expliqué.

Les populations de koalas ont été particulièrement touchées parce qu’ils vivent dans les arbres, se nourrissent uniquement de certains types d’eucalyptus et ne peuvent pas s’échapper rapidement des flammes.

Réaction politique lamentablement lente

Avant même ces feux de forêt, le nombre de koalas en Nouvelle-Galles du Sud et dans le Queensland avait chuté de 42 % entre 1990 et 2010, selon le comité scientifique fédéral des espèces menacées. La situation désespérée de ces marsupiaux a été soulevée devant le Parlement australien.

« Les feux ont brûlé si fort et si rapidement qu’il y a eu une mortalité importante des animaux dans les arbres, mais c’est la zone toujours en feu est tellement vaste maintenant que nous ne trouverons probablement jamais les corps », a lancé aux parlementaires Mark Graham, un écologiste du Conseil de la conservation de la nature.

Le jeune kangourou incinéré alors qu’il tentait d’échapper aux feux de brousse, l’un des quelque 500 000 animaux sauvages tués jusqu’à présent

De précédentes études ont montré que les incendies ne se propagent pas uniformément et que certaines zones demeurent indemnes même si à côté, d’autres sont totalement dévastées. 

« C’est dans ces zones restées intactes ou qui ont le moins souffert que la faune a tendance à se retrouver si elle parvient à les atteindre », a expliqué M. Beattie à l’AFP.

Faisant preuve d’un peu d’optimisme, il estime que s’il reste suffisamment de zones épargnées par les feux, les forêts devraient se régénérer avec le temps. Pour cela, il faut que les conditions s’améliorent rapidement.

Interrogé sur un éventuel espoir de repeuplement des animaux dans les zones les plus touchées, le professeur estime que cela dépend de facteurs tels que les précipitations, le climat et l’exploitation forestière. Selon lui, un retour à la normale pourrait prendre jusqu’à 40 ans.

La réaction, notamment du gouvernement fédéral, a été « lamentablement lente et leur attitude est encore lamentablement désinvolte, a estimé le professeur. Vous avez des responsable politiques fédéraux qui ont très peu de connaissances en matière d’environnement, et donc n’ont pas perçu les catastrophes à venir ».

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Australie : Lewis, le koala sauvé des flammes a été euthanasié


Le koala qui a été sauvé de justesse par une femme a connu une célébrité fulgurante. Mais cette popularité éphémère a été très douloureuse dans ces circonstances. Lewis, n’a pu être sauvé, ces brûlures étaient trop importantes. La seule chose qu’on peut espérer est que sa courte présence sur Internet peut éveiller des conscience sur l’importance de l’environnement pour les animaux et aussi pour nous.
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Australie : Lewis, le koala sauvé des flammes a été euthanasié

Australie : Lewis, le koala sauvé des flammes a été euthanasié

Un koala déshydraté reçoit des soins dans le Port Macquarie Koala Hospital le 2 novembre 2019. (Photo d’illustration)

© SAEED KHAN / AFP

Par Anne-Sophie Tassart

Sévèrement brûlé, le koala sauvé des flammes prénommé Lewis n’a pas réussi à se remettre de ses blessures. L’hôpital spécialisé qui l’a accueilli a préféré l’euthanasier.

La triste nouvelle a été annoncée par le Macquarie Koala Hospital sur sa page Facebook le 26 novembre 2019 : le koala sauvé des flammes par une Australienne, et ensuite baptisé Lewis, n’a pas survécu à ses brûlures.

Des blessures douloureuses qui ne pouvaient pas guérir 

Le marsupial avait été piégé par les flammes dans une forêt située à proximité de la ville australienne de Port Macquarie. Il avait finalement été sauvé in extremis par une certaine Toni Doherty. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, on voit cette femme ne pas hésiter à s’avancer vers le brasier pour s’emparer de l’animal affolé.

Lewis, le koala terriblement blessé et brûlé des suites d’un feu de forêt...

NINE/REUTERSLewis, le koala terriblement blessé et brûlé des suites d’un feu de forêt en Australie, est mort.

L’Australienne n’a pas tergiversé avant de retirer sa chemise pour y emmitoufler le malheureux animal, ensuite placé dans une couverture pour être emmené au Port Macquarie Koala Hospital. C’est là que le koala, d’environ 14 ans, a finalement été euthanasié.

Le 23 novembre, la clinique expliquait déjà dans une publication que « Lewis a des brûlures à ses pattes avant et ses pattes arrière ». « Il reçoit un soulagement important de la douleur (tous les koalas brûlés en ont besoin et certains n’en ont sans doute pas) et reçoit des soins à domicile 24 heures sur 24, expliquait alors le Port Macquarie Koala Hospital. Il est au début de son traitement et comme pour tous ceux qui souffrent de brûlures, humains ou animaux, la situation peut souvent empirer avant de s’améliorer ».

Son pronostic vital était encore engagé et la clinique évoquait déjà l’idée d’une euthanasie si « ses blessures et sa douleur n’étaient ni traitables, ni tolérables ».

Trois jours plus tard, la décision a été prise de l’euthanasier.

 

« Nous l’avons placé sous anesthésie générale ce matin pour évaluer ses blessures et changer ses bandages », explique l’hôpital. « Dans le cas de Lewis, les blessure ont empiré et n’auraient pas guéries ».

Une population exceptionnelle de koalas

Les incendies qui ravagent la côte est de l’Australie mettent en péril la survie de nombreux koalas. Des centaines auraient déjà trouvé la mort. Si les chiffres exactes sont pour le moment inconnu, cette catastrophe est un coup dur pour cette population. En effet, les spécialistes s’accordent à dire qu’elle est unique.

« Ces koalas revêtent une importance particulière car c’est une population très diversifiée sur un plan génétique », avait expliqué à l’AFP Sue Ashton, présidente du Port Macquarie Koala Hospital. « C’est une tragédie nationale », avait-elle ajouté.

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Australie : les feux records dévastent les populations de koalas


Dommage que les forêts, les animaux ne sont pas une cathédrale comme celle de Notre-Dame de Paris  ce ‘n’est pas 1 millions qu’ils auraient ramasser .. Les koalas vont sûrement plus touché les gens que les autres animaux, car ils sont mignons ! Mais être mignon ne sauve pas une espèce. La déforestation est un vrai problème de sécurité autant animal qu’humaine. Il serait temps, d’arrêter de couper la végétation et de réfléchir pour l’avenir.
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Australie : les feux records dévastent les populations de koalas

Le koala est désormais considéré comme fonctionnellement éteint, après que les incendies ont dévasté une bonne partie de l’Australie au cours des derniers jours.

Ce terme est utilisé lorsqu’une espèce est trop peu nombreuse pour assurer sa survie à long terme, et ne joue plus un rôle significatif dans l’écosystème. Si quelques individus au sein de la population actuelle de koalas peuvent se reproduire éventuellement, la survie de l’espèce est gravement menacée.

Les feux de forêt en Australie ont effectivement dévasté plus de 80 % de leur habitat. Environ 1000 koalas auraient perdu la vie, et des centaines d’autres auraient été blessés.

Ces animaux sont particulièrement vulnérables aux feux, puisqu’ils se déplacent très lentement. Ils se réfugient aussi très souvent dans les plants d’eucalyptus, un végétal qui s’enflamme rapidement et intensément.

La déforestation et la sécheresse ont grandement affecté l’eucalyptus, et ces plantes étant la première source de nourriture des koalas, cela a aggravé la situation déjà précaire de cette espèce.

Une importante mobilisation s’est mise en branle afin de sauver l’emblème australien des flammes. Plus d’un million de dollars ont été amassés par la population afin de venir en aide à une clinique vétérinaire du pays, qui soigne des dizaines de spécimens chaque jour.

Des feux mortels ravagent l’Australie depuis plusieurs semaines. À cela s’ajoutent des records de températures, la sécheresse, des vents forts, toutes les conditions sont là pour empirer la situation. Aucune région n’est épargnée par ces feux et déjà plus de 1,65 million d’hectares ont brûlé en Nouvelle-Galles du Sud, soit trois fois plus que la saison dernière.

Ces feux mortels peuvent être l’une des conséquences des records de chaleur ayant eu lieu ce mois de novembre, dans le sud de l’Australie. Les températures ont dépassé les 40 °C. La Tasmanie a vu sa deuxième température la plus chaude de l’histoire pour un mois de novembre avec un mercure qui a grimpé jusqu’à 38,3 °C soit à 0,2 °C du record en 1966.

Plusieurs villes dans la région de Victoria ont battu leur record des températures maximales avec jusqu’à 42,2 °C à Mangalore ou encore 40,9 °C à Melbourne.

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Incendies en Australie : ce chien héros sauve les koalas prisonniers des flammes


On parle beaucoup des koalas, animaux emblématiques de l’Australie qui subissent l’enfer à cause des incendies. Un chien entraîné pour trouver des koalas et des chats marsupiaux pour des recherches scientifiques, agit maintenant comme un chien de sauvetage. Il cherche des koalas prisonnier des flammes ou des braises. Un travail plus dangereux !
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Incendies en Australie : ce chien héros sauve les koalas prisonniers des flammes


Bear le chien sauve des koalas en Australie

Bear est un chien extrêmement dévoué. Abandonné quand il était chiot, il a à coeur de réussir coûte que coûte sa mission : retrouver et sauver les koalas qui ont été blessés dans les récents incendies du bush australien. 

Bear un Bouvier d’Australie croisé. Il a été entraîné pour retrouver les koalas et les chats marsupiaux dans la nature, dans le cadre de recherches scientifiques. Ces recherches sont menées par l’University of the Sunshine Coast dans le but de mieux connaître la faune sauvage et de mieux la préserver.

Cette année, en raison des feux qui ont ravagé le bush australien, Bear a été sollicité pour retrouver les animaux prisonniers des flammes. C’est une opération beaucoup plus dangereuse que ce qu’il avait l’habitude de faire jusqu’à présent. 

En effet, Bear est entraîné à rechercher des animaux sauvages, blessés ou malades, dans des conditions plus calmes. Pour détecter les animaux prisonniers des flammes, le chien porte pour l’occasion des chaussons de protection afin de protéger ses pattes sur les cendres et pouvoir évoluer dans les régions qui ont été mangées par le feu. 

Les feux dans le bush australien ont ravagé plus d’1 million d’hectares près de la côte Est de l’Australie ces dernières semaines, faisant 4 morts et détruisant des centaines de maison.

Les koalas de la région ont aussi été des victimes majeures des flammes et on craint que plus de 350 marsupiaux aient été tués dans leur habitat naturel à cause des incendies. 

Bear a pu retrouver des douzaines de koalas en souffrance dans le cadre de la recherche scientifique, mais pour le moment on attend encore les résultats de l’opération menée pour sauver les animaux des flammes. L’opération a commencé un peu plus tôt ce mois-ci.

Avec les changements climatiques, la réduction de leur habitat naturel et les maladies auxquelles ils sont confrontées, la survie des koalas est menacée. Ces feux sont donc la goutte de trop dans les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien et l’Homme doit vraiment faire en sorte qu’ils soient mieux protégés.

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Des matières fécales permettent de sauver des koalas affamés


Il est triste de constater que la perte d’habitat à de graves conséquences sur les animaux qui y dépendent. Le koala ne fait pas exception. La famine sévit chez ces belles bêtes par le manque de nourriture préférée. Ils ne mangent pas toutes les espèces d’eucalyptus qui a pour conséquence une chute des koalas. L’idée est de changer leur microbiote grâce a des capsules de matière fécale. Grâce a ce traitement, ils peuvent manger les eucalyptus qu’ils boudaient auparavant.
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Des matières fécales permettent de sauver des koalas affamés

Des matières fécales permettent de sauver des koalas affamés

Un koala souffrant de dommages cérébraux dans un hôpital pour animaux de Port Macquarie, en Australie, en avril 2016

AFP/ARCHIVES – PETER PARKS

Par Sciences et Avenir avec AFP

Grâce à des capsules contenant des matières fécales, des chercheurs ont réussi avec succès à modifier le microbiome des koalas, leur permettant ainsi d’avoir un régime alimentaire plus varié.

Comment sauver des koalas affamés, menacés par la disparition de leur habitat naturel et de leur nourriture favorite ? Des scientifiques australiens ont trouvé la solution, en leur faisant ingérer… des matières fécales.

La famine menace les koalas

Les chercheurs ont fait ingérer aux marsupiaux ces matières, conditionnées sous formes de capsules, afin de modifier la flore microbienne présente dans leurs intestins. Une altération qui leur permet ainsi de pouvoir manger davantage de variétés d’eucalyptus. Dans cette étude publiée le 21 août 2019 dans le journal Animal Microbiome, Michaela Blyton, de l’Ecole de chimie et des sciences moléculaires à l’Université du Queensland, explique avoir été poussée à agir après avoir constaté une chute importante des populations de koalas à Cap Otway, le long de la fameuse Great Ocean Road, dans l’Etat de Victoria.

« En 2013 la population de koalas a atteint une densité très importante, ce qui les a conduits à manger tous les arbres de leur espèce préférée », a noté Mme Blyton, qui a dirigé cette expérience.

Cela a débouché sur un taux de mortalité effrayant de 70% des koalas, en raison de la famine engendrée chez eux par la disparition de leurs arbres préférés. Mais la plupart n’ont pas pour autant essayé de manger une autre espèce d’eucalyptus pour survivre.

« Cela nous a conduits, moi et mon collègue Ben Moore de la Western University de Sydney, à nous demander si les microbes présents dans les intestins des koalas, leur microbiome, ne limitaient pas le type d’arbres qu’ils pouvaient manger. Et s’il ne serait pas possible d’étendre leur régime alimentaire par le biais d’inoculation de matières fécales », a repris Michaela Blyton.

Modifier le microbiome des koalas pour étendre leur régime alimentaire

Les scientifiques ont donc donné à manger à des koalas des capsules contenant des matières fécales d’autres marsupiaux habitués à manger une autre espèce d’eucalyptus. Ces capsules ont permis de modifier avec succès les microbiomes des koalas, qui ont pu de ce fait commencer à manger la seconde sorte d’arbres que la plupart d’entre eux boudaient auparavant.

« Les koalas peuvent avoir des problèmes pour s’adapter à de nouveaux régimes alimentaires quand les arbres qu’ils mangent normalement disparaissent, ou quand ils sont déplacés. Cette étude prouve que le concept de capsules de matières fécales permet d’introduire avec succès de nouveaux microbes dans les intestins des koalas », a souligné Mme Blyton.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les koalas enlacent-ils les arbres ?


Les koalas sont des animaux mignons surtout quand on les voit étreindre un arbre. Ce comportement n’est pas sans raison surtout quand il fait très chaud pour un animal couvert de fourrure. Il semble que pour eux, c’est rafraîchissant.
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Pourquoi les koalas enlacent-ils les arbres ?

Par Marie Privé

Pourquoi les koalas se lovent-ils contre les troncs d’arbres ? À cette question, des chercheurs australiens apportent une réponse surprenante : en période de forte chaleur, les koalas utilisent cette méthode… pour rafraîchir leur corps.

Comment les koalas peuvent-ils supporter les températures brûlantes de l’été australien avec une telle fourrure sur le dos ? C’est ce qu’ont cherché à savoir des scientifiques de l’université de Melbourne. Leur postulat de départ : l’été, pour se rafraîchir, les koalas exposeraient plutôt la partie antérieure de leurs corps à l’air, car c’est à cet endroit (au niveau du torse et du ventre notamment) que leur fourrure est la plus fine et la moins isolante. Leurs travaux vont finalement invalider cette hypothèse.

Grâce à des caméras infrarouges permettant d’observer la chaleur du corps des koalas et de leur environnement, les chercheurs ont décelé un comportement aussi surprenant qu’intéressant : en période de forte chaleur, les koalas – qui dorment entre 18 et 20 heures par jour – partent à la recherche des arbres les plus frais, grimpent dessus et les enlacent pour rafraîchir leur corps.

Transfert de chaleur

Les experts ont ainsi pu remarquer que les arbres choisis par les koalas pour s’y lover étaient plus frais que l’air ambiant, parfois jusqu’à 5 degrés de différence

« Il semblerait qu’en se couchant sur un arbre frais, les koalas puissent transférer la chaleur de leur corps à l’arbre », expliquait l’écophysiologiste et coauteur de l’étude* Andrew Krockenberger à ABC Science en 2014.

Les images thermiques tirées de l’étude permettent de s’en rendre bien compte.

L’avantage de cette technique ? Contrairement à d’autres méthodes de réduction de la chaleur corporelle, comme le lèchement ou le halètement, celle-ci ne provoque pas de déshydratation. Des résultats qui soulignent l’importance de la présence d’arbres pour la survie des koalas – et ce pour une autre raison que la nourriture – alors que les vagues de chaleur risquent de se multiplier dans les années à venir… et que 80 % de leur habitat naturel a déjà été détruit.

Selon l’ONG Australian Koala Foundation (AKF), les koalas sauvages ne sont plus que 80 000 aujourd’hui contre 10 millions il y a environ 200 ans. Le mammifère est classé « vulnérable » dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

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