L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique


Les médecins américains essaient de secouer le pays des dangers des changements climatiques. Ils présentent un dossier détaillé des risques pour la santé de l’inaction au Congrès Américains. Serais-ce un coup d’épée dans l’eau avec Trump qui n’y croient pas vraiment aux changements climatiques ?
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L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique

 

Les auteurs citent aussi l'accroissement des infections qui... (123RF.com)

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladie de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

Agence France-Presse
Washington

Le réchauffement climatique, en contribuant à un accroissement de la pollution de l’air et à un changement de l’habitat de moustiques vecteurs de maladies infectieuses, fait que davantage de gens sont malades, estime un groupe d’associations médicales américaines dans un rapport publié mercredi.

Ce groupe, la «Medical Society Consortium on Climate and Health», qui représente plus de la moitié du corps médical aux États-Unis, cite une aggravation de l’asthme et une plus grande fréquence des pathologies pulmonaires et cardiaques ainsi que des maladies infectieuses.

Son objectif est de lancer une campagne pour aider les décideurs à comprendre les dangers pour la santé du changement climatique et ce qui doit être fait pour les minimiser.

Les mesures envisagées sont surtout une accélération de la transition vers des sources d’énergie propres et un changement de certaines habitudes des Américains, invités à moins se déplacer en voiture, mais davantage à vélo ou à pied.

«Les médecins partout dans le pays constatent que le changement climatique rend les Américains plus malades», explique la Dr Mona Sarfaty, à la tête de ce nouveau consortium de onze grandes associations médicales professionnelles.

«Le corps médical est en première ligne et voit tous les jours les impacts dans les consultations médicales», ajoute-t-elle, précisant que «les enfants, les personnes âgées, les Américains les plus vulnérables économiquement ou les personnes souffrant de pathologies chroniques ou encore les Noirs sont les plus touchés».

Ce rapport, intitulé «Alerte médicale ! Le changement climatique nuit à notre santé», sera largement distribué parmi les élus du Congrès, à majorité républicains et qui comptent dans leurs rangs de nombreux climats sceptiques.

Le document pointe notamment les dangers pour la santé pulmonaire et cardiaque d’un accroissement du nombre d’incendies de forêt et de la pollution de l’air liée au réchauffement du climat ainsi que les effets néfastes sur l’organisme des vagues de chaleur extrême, qui deviennent plus fréquentes.

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladies de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

En raison du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans et les sécheresses risquent de devenir de plus en plus fréquents et aussi plus destructeurs, ce qui peut affecter la santé mentale des populations affectées, estime aussi le rapport.

Selon les auteurs, citant une enquête d’opinion, la plupart des Américains ne sont pas conscients du fait que l’accroissement des attaques d’asthme et des allergies est lié au changement climatique.

«Le message des médecins américains dans ce rapport c’est que le changement climatique ne se produit pas seulement dans l’Arctique, mais ici et maintenant. Cela nous affecte tous, pas seulement les ours polaires», pointe la Dr Sarfaty.

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Changements climatiques: le coût de ne rien faire


On parle d’un nouveau record pour l’année 2016, un record de chaleur planétaire. Pourtant en Europe, ils parlent souvent du froid, en effet, il fait plus froid que d’habitude, alors qu’on parle d’un record de chaleur ?? C’est un dérèglement climatique. Sans compter qu’a travers le monde, nous sommes tous concerné par les changements climatiques et cela aura un coût plus élevé si nous ne sommes pas préparé pas aux conséquences multiples
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Changements climatiques: le coût de ne rien faire

 

Gerard Montpetit

Militant pour les énergies vertes de l’avenir

Pendant que nous célébrions le temps des fêtes en dégustant dindes et tourtières, nous avons été témoins de quelques colères de Mère Nature.

En Gaspésie et sur la Côte-Nord, cela a causé des dégâts importants. En aval de Sainte-Anne-des-Monts, une partie de la route 132 a été endommagée par des grandes marées exceptionnelles; on peut bien faire quelques réparations temporaires, mais il faudra éventuellement payer pour reconstruire la route à l’intérieur des terres. Dans la région de Sept-Îles, les vagues ont tellement érodé les berges que des propriétés ne sont plus habitables. Comme ce n’est pas la première année que ce problème se pose, on peut se questionner au sujet des coûts occasionnés par les dérèglements climatiques.

Selon La Presse ainsi que The Guardian, les catastrophes naturelles auraient causé pour 175 milliards de dollars de dommages en 2016. Certes, les tremblements de terre n’ont rien à voir avec les changements climatiques (même si ceux qui sont causés par l’injection des eaux de fracturation participent du même phénomène de dérèglement); mais des ouragans, des inondations et des sécheresses accompagnées de grands incendies comme ceux de Fort McMurray, si! Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York, ainsi que le gouverneur de la banque d’Angleterre, Mark Carney, exigent que, désormais, les lois du marché tiennent compte des risques associés aux changements climatiques. Ces deux personnes sont des bonzes de la finance internationale; on ne peut les accuser d’être des activistes écologistes extrémistes qui veulent vivre en granola!

Il n’y a pas que les pourtours du golfe du Saint-Laurent qui risquent d’être endommagés suite aux changements climatiques. La hausse du niveau des mers inondera plusieurs villes côtières dont celles de la Floride et de la Louisiane. On se souviendra des effets terribles des ouragans Katrina et Sandy. Cet été, la Louisiane a subi une averse de pluie que l’on qualifie d’évènement qui arrive seulement une fois par 1000 ans! Pourtant, la hausse du niveau des mers exigera de déménager des villes, ou certains quartiers de villes. L’inondation permanente de villes côtières entraînera des pertes financières qui dépassent l’entendement. Et il y a près de 2 milliards d’humains qui demeurent à moins de 100 km des mers. Mais, tout comme des autruches, les climatonégationnistes qui se préparent à prendre les commandes des États-Unis refusent de faire face à cette réalité…

Ceux-ci confondent «réchauffement climatique» et «dérèglement climatique». Le réchauffement est une statistique au niveau de la planète; ça n’a rien à voir avec la météo de ma région, ni même de mon continent.

Présentement, il fait très froid en Europe, mais la température dans l’Arctique est bien plus élevée que la normale. Ainsi, on peut dire que la «moyenne» de 2016 indique un réchauffement planétaire. Le dérèglement indique que des systèmes météorologiques fonctionnent autrement. À titre d’exemple, le courant-jet et les courants marins ont une grande influence sur le climat. Le Gulf Stream amène de l’eau chaude du golfe du Mexique pour tempérer le climat de l’Europe de l’Ouest; depuis des millénaires, le climat des îles Britanniques est bien plus chaud que d’autres régions situées à une latitude similaire. Pourtant, certaines études semblent indiquer que les courants de l’océan Atlantique sont en train de s’effondrer. Ce genre de dérèglement signifierait qu’il ferait plus froid en Europe, mais que la température moyenne planétaire deviendrait bien plus chaude. Quels seraient les coûts de ne rien faire pour permettre que les «thermostats» de la planète fassent des «folies»?

Ignorer les dérèglements de nos systèmes climatiques en continuant à pomper des milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère, c’est comme apprécier le confort du Titanic et s’avancer à toute vitesse dans le «couloir des icebergs». Après tout, certains experts de l’époque avaient déclaré que ce navire était insubmersible! On connaît la suite!

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Et si le Titanic avait coulé à cause d’un incendie?


Le Titanic continu être une fascination pour certains. D’après un documentaire, que j’ai vu, il y a longtemps, beaucoup d’éléments laissent croire qu’il n’était pas prêt à partir et pourtant… Aujourd’hui, on croit qu’il y a eu un autre point faible qui a aidé à rencontrer leur destin à des milliers de personnes
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Et si le Titanic avait coulé à cause d’un incendie?

 

Selon de nouvelles recherches, un incendie serait la cause première du naufrage du Titanic. © afp

« Ce naufrage n’est pas l’histoire d’une simple collision entre un paquebot et un iceberg », indique un expert dans The Independent.

© afp.

Ce mystère a désormais plus d’un siècle: pourquoi le Titanic a coulé en 1912? La thèse de la collision avec un iceberg est la plus connue mais de nouvelles recherches évoquent une autre théorie.

Photos à l’appui

Selon The Independent, le Titanic a coulé parce qu’un incendie a fragilisé la coque. Le journaliste britannique Senan Molony est arrivé à cette conclusion. Il a passé plus de trente ans de sa vie à tenter d’expliquer les causes du naufrage. Il s’est basé sur les photos prises par le chef des ingénieurs électrique avant que le paquebot ne quitte les chantiers navals de Belfast.

Sur ces clichés, Senan Molony a pu identifier de grandes marques noires sur la coque avant droite, tout près de l’endroit où l’iceberg a transpercé la coque du bateau. Selon les experts, ces marques ont bel et bien été causées par un incendie parti dans un stock de carburant.

« Le paquebot n’aurait jamais dû être mis à la mer »

« Ce naufrage n’est pas l’histoire d’une simple collision entre un paquebot et un iceberg. C’est l’addition de facteurs extraordinaires : le feu, la glace et la négligence. Cet incendie était connu mais il a été minimisé. Le paquebot n’aurait jamais dû être mis à la mer », indique Senan Molony..

Le Titanic a coulé au fond de l’Océan Atlantique dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Ce naufrage a fait environ 1 500 morts.

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Le réchauffement a accentué certains événements climatiques


La terre a subi plusieurs fois des changements climatiques, mais l’homme les a accélérés et nous y goûtons présentement et cela n’ira pas en s’améliorant. Et dire qu’il y a encore des septiques
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Le réchauffement a accentué certains événements climatiques

 

Certains événements climatiques extrêmes l'année passée, vagues de chaleur en... (Photo John McConnico, Archives Associated Press)

PHOTO JOHN MCCONNICO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Tout sur les changements climatiques »

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
WASHINGTON

Certains événements climatiques extrêmes l’année passée, vagues de chaleur en Europe, en Asie et en Australie, incendies en Alaska ou inondations en Floride, ont été accentués par le réchauffement climatique, selon une étude internationale publiée jeudi.

Cependant, celle-ci n’a pas détecté de lien entre le réchauffement planétaire et d’autres événements inhabituels, comme un retard de la saison des pluies au Nigeria ou les fortes précipitations responsables d’inondations en Inde en décembre.

Les auteurs n’ont pas davantage observé de signature du changement climatique dans la rigueur inhabituelle de l’hiver au Canada et dans le nord-est des États-Unis en 2015, qui a été d’ailleurs l’année la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de températures en 1880.

Ces travaux sont basés sur 25 études effectuées par 116 scientifiques de 18 pays sur cinq continents et deux océans.

Il s’agit du cinquième rapport annuel consacré à l’étude de l’influence du réchauffement climatique, attribué par la plupart des scientifiques aux émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines, et les phénomènes météorologiques extrêmes.

«Après cinq années de publication de ces études, nous voyons une multiplication des preuves que le changement climatique rend les canicules plus extrêmes dans de nombreuses régions du globe», souligne Stephanie Herring, une scientifique de l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA), un des principaux auteurs de ce rapport publié dans une édition spéciale du Bulletin of the American Meteorological Society.

«Alors que nous améliorons nos capacités à faire la distinction entre l’influence du changement climatique et celle de la variabilité naturelle, l’ampleur des impacts régionaux de ce phénomène planétaire devient de plus en plus clair», précise-t-elle.

Les plus fortes indications de l’influence humaine sur le climat ont été constatées dans des phénomènes météorologiques liés à la montée des températures, souligne le rapport.

Hivers ensoleillés au Royaume-Uni

«Les expériences faites avec la modélisation indiquent que le changement climatique induit par l’homme a été un facteur majeur pour créer les conditions» de ces canicules.

Outre une plus grande intensité des nombreuses vagues de chaleur en 2015, les chercheurs soulignent aussi que le réchauffement a conduit à une réduction de la couverture neigeuse en Amérique du Nord et à une superficie d’une faiblesse record des glaces arctiques en mars, au plus fort de l’hiver.

Les chercheurs ont aussi conclu que le réchauffement du globe a sans doute joué un rôle dans des inondations en septembre 2015 à Miami, dues à une marée particulièrement haute.

Ce phénomène de marées provoquant des inondations, alors même que la météo est magnifique ces jours-là, a augmenté de 500% depuis 1994, selon le rapport.

Les scientifiques ont aussi déterminé que le changement climatique a probablement contribué à l’intensité record des typhons dans le nord-ouest du Pacifique l’an dernier, ainsi qu’au record d’ensoleillement en hiver au Royaume-Uni ces deux dernières années.

Le réchauffement est aussi en cause dans la propagation et la durée sans précédent des incendies de forêt en Alaska, où près de 2,1 millions d’hectares ont brûlé en 2015, la deuxième plus grande superficie depuis le début des observations en 1940.

Selon ces chercheurs, «le changement climatique induit par les humains pourrait avoir accru le risque de ces incendies pendant la saison des feux de 34 à 60%».

Les relevés mensuels de températures montrent que 2016 est en passe de battre un nouveau record annuel de chaleur sur le globe, qui sera le troisième consécutif.

Les climatologues pensent que la fréquence et l’intensité de ces phénomènes météorologiques extrêmes vont probablement empirer avec la poursuite du réchauffement de la planète, qui accélère la fonte des glaciers et de la banquise arctique. Cela fait inévitablement monter le niveau des océans.

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Une église afro-américaine incendiée, taguée d’un slogan pro-Trump


Le terrorisme a plusieurs formes et visages. Est-ce que si Donald Trump finis par gagner ses élections, les racismes, les crimes haineux et j’en passe pourrait avoir un remonté spectaculaire ?
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Une église afro-américaine incendiée, taguée d’un slogan pro-Trump

 

L'église a été vandalisée avec les mots

L’église a été vandalisée avec les mots « Votez Trump » inscrits sur un de ses murs.

Agence France-Presse
Miami

Une enquête a été ouverte sur l’incendie potentiellement volontaire d’une église afro-américaine, bastion de la communauté noire dans le Mississippi, sur laquelle un slogan en faveur de Donald Trump a été tagué, ont annoncé les autorités locales.

L’église Hopewell Missionary Baptist, qui a pris feu mardi soir à Greenville, agglomération de quelque 35 000 âmes dans le sud profond des États-Unis, est historiquement noire.

«L’église a été vandalisée avec les mots « Votez Trump »», a affirmé le maire de la ville Errick Simmons lors d’une conférence de presse, évoquant un «acte haineux et lâche».

L’enquête doit déterminer s’il s’agit d’un crime motivé par la haine raciale.

Il s’agit, ajoute Errick Simmons, d’une «attaque directe sur le droit à exercer librement son culte».

L’église visée a été décrite par Kristen Clarke, présidente d’une association pour les droits civiques, comme la «pierre angulaire de la communauté noire située au coeur du delta du Mississippi».

La responsable du Lawyer’s Committee for Civil Rights Under Law a également déploré que la «rhétorique toxique de ce cycle électoral continue de faire planer un nuage sombre» à l’approche de la présidentielle du 8 novembre aux États-Unis.

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Un chien se sacrifie pour sauver un bébé d’un incendie


Il y a des chiens qui ont le sens du courage inné. Comme ce chien qui n’a pas fui devant le danger pour protéger un bébé. Ce qui me questionne quand même, c’est l’ampleur du feu alors que la mère n’était pas loin, espérons que l’enfant n’aura pas de séquelles
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Un chien se sacrifie pour sauver un bébé d’un incendie

 

Par Elisa Gorins

Crédits photo : Capture écran WBaltv

Il s’appelle Polo et c’est un héros. Ce petit chien noir au poil bouclé n’a pas hésité à faire passer la vie de Viviana, un bébé de 8 mois, avant la sienne lors d’un incendie.

Le drame s’est produit à Baltimore, aux Etats-Unis. Erika Poremski avait quitté sa maison quelques minutes, le temps d’aller à sa voiture, laissant sa fille de huit mois seule avec le chien de la famille, Polo. Lorsqu’Erika a voulu rentrer chez elle, la maison était en flammes.

Face aux flammes, le chien devient un bouclier

Erika et ses voisins ont alors tenté de braver le feu pour sauver Viviana et Polo. En vain. Les flammes étaient déjà trop puissantes. Fort heureusement, les pompiers n’ont pas tardé à arriver, et c’est alors qu’ils ont découvert le chien de 6 ans protégeant la fillette tel un véritable bouclier.

« Elle a été seulement brûlée sur les côtés de son corps grâce à cela. Il est resté avec elle dans la chambre sans bouger et n’est même pas descendu pour s’enfuir », a témoigné Erika.

Grâce à l’héroïsme de son chien, Viviana a pu être sauvée, bien qu’elle se trouve toujours dans un état préoccupant en raison de ses nombreuses brûlures. MaisPolo, lui, n’a pas survécu. 

« Il était mon premier bébé et maintenant je l’ai perdu. Je prie à présent pour ne pas perdre ma fille. Elle est tout ce qui me reste, tout est arrivé si vite, je ne comprends pas », a déclaré Erika à la chaîne de télévision locale WBaltv. 

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La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques


Au Québec, nous sommes heureusement très loin de la moyenne des feux en été, ailleurs le feu est destructeur. En Californie, ça brûle fort et a plusieurs endroits. Certains sont naturels alors qu’au moins un feu est causé par un pyromane récidiviste, une horreur ! Pour plusieurs, c’est toute une vie qui part en fumée
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La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques

 

Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

Vents violents, températures caniculaires et végétation desséchée contribuent à une série d’incendies dantesques en Californie forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir les flammes.

 

« L’activité des feux a bondi ces dernières semaines, en nombre mais aussi en dangerosité », remarque Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence de prévention et d’information californienne sur les incendies.

Le redoutable feu de Blue Cut, dans la forêt nationale Angeles au sud de la Californie, ceux de Soberanes et Chimney au centre de cet Etat de l’ouest américain, le plus peuplé du pays, et enfin le « Clayton fire » au nord, font actuellement rage, déplaçant des communautés entières. 

Deux jours après avoir démarré pour des raisons encore inconnues, l’incendie de Blue Cut s’étendait sur 12.545 hectares et n’était maîtrisé qu’à 4%. Caractérisé par une vitesse fulgurante à cause de rafales de vent à 50 km/h, il semble « courir vers vous« , remarque Michael Lopez, porte-parole d’Inciweb, site d’information sur les incendies.

Il a placé plus de 82.500 personnes sous ordre d’évacuation obligatoire, dont tous les habitants des petites villes de Wrightwood et Lytle Creek. Jeudi 18 août au soir, une petite partie des résidents d’Hesperia, Oak Hills ou de Phelan allaient être autorisés à retourner chez eux, a indiqué le bureau du shérif de San Bernardino. Beaucoup des évacués avaient trouvé refuge chez des proches. Alors que les motels de la région sont pleins, ou ont doublé leurs prix, et que les résidents n’ont pas le droit de retourner chez eux, certains se trouvent forcés de recourir aux centres d’hébergement d’urgence. Colette Martinez, 50 ans, réfugiée avec son mari et son fils dans le centre de la Croix-Rouge installé dans le lycée Sultana à Hesperia, oscillait entre soulagement d’être en sécurité et angoisse :

« on ne sait pas si on aura une maison dans laquelle retourner », a-t-elle expliqué à l’AFP, les larmes aux yeux.

Paysages apocalyptiques

Aucun décès n’est pour l’heure à déplorer. Deux pompiers se sont retrouvés encerclés mardi par les flammes mais n’ont été que légèrement blessés. Les évaluations sur le nombre de bâtiments détruits étaient en cours. Parmi eux, le mythique motel et restaurant de l’ancienne route 66, le Summit Inn, a été totalement rasé par les flammes. Datant de 1952, il avait été rendu célèbre par des clients comme Elvis Presley. Le long de l’autoroute 138, collines et montagnes arborées ou broussailleuses ont été transformées en paysages apocalyptiques : des arbres, des voitures carbonisées, des routes couvertes de cendres, un ciel sombre traversé d’avions répandant des produits chimiques. Toute la région est enveloppée d’une épaisse fumée âcre et noire.

Près de 1.600 pompiers venus de tout le sud de la Californie combattent les flammes ou participent aux opérations d’évacuation. Plus au nord, près de Santa Barbara, un nouveau foyer, le Rey Fire, a débuté jeudi 18 août dans l’après midi et s’est propagé à une vitesse stupéfiante à 200 hectares. Encore 150 km plus haut environ, près de San Luis Obispo et de ses vignobles, le feu de Chimney avait quant à lui détruit ou abîmé 52 bâtiments, et n’était qu’au tiers maîtrisé après cinq jours. Celui de Soberanes près de la spectaculaire falaise de Big Sur a mobilisé près de 5.000 pompiers. Maîtrisé aux deux tiers, il a calciné en quatre semaines plus de 32.000 hectares et a causé la mort d’un conducteur de bulldozer.

Pyromane récidiviste

Quatre mille personnes ont également dû fuir face au Clayton Fire, causé par un pyromane arrêté par les autorités et suspecté d’être multi-récidiviste. Ce brasier près des régions viticoles de Sonoma et Napa a déjà détruit 268 bâtiments.

Depuis le début de l’année, environ 4.600 feux se sont déclarés en Californie et ont dévasté 121.000 hectares, d’après Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence californienne de prévention et information sur les feux. 

« La saison des feux s’étend, elle dure maintenant toute l’année », constate Michael Lopez. 

Sept personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année en Californie à cause des feux, des dizaines ont été blessées, précise Daniel Berlant, interrogé par l’AFP. 

« On approche des mille » bâtiments détruits, constate-t-il. L’an dernier avait été « particulièrement destructeur avec 2.000 habitations détruites ». M. Berlant rappelle que la saison des feux, qui dure habituellement jusqu’en octobre, est loin d’être terminée.

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