Pérou: un incendie détruit un site archéologique millénaire


Ouf, je ne voudrais pas être à la place des travailleurs de la compagnie qui a perdu la maitrise du feu qu’il a fait dans un champ de canne à sucre. C’est une perte inestimable de fresque ayant plus de 2000. Mais bon, s’il n’y a pas de blessé ou de mort, c’est toujours cela de pris
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Pérou: un incendie détruit un site archéologique millénaire

 

Le site sinistré, avant le drame.... (AFP)

Le site sinistré, avant le drame.

Agence France-Presse

Un incendie a ravagé une grande partie d’un site archéologique du nord-ouest du Pérou, notamment une fresque vieille de 2000 ans, a indiqué dimanche le directeur du Musée des Tombes Royales de Sipan, Walter Alva.

«J’ai appris la terrible et tragique nouvelle, un incendie a détruit le complexe archéologique de Ventarrón», a déclaré M. Alva dans un communiqué.

Selon l’archéologue, Ventarrón, qui abritait «la fresque la plus ancienne d’Amérique», est considéré comme l’expression même de l’architecture primitive du nord du Pérou.

Le feu, qui a démarré dimanche après-midi, a détruit des fresques vieilles de plus de 2000 ans, des vases en céramique et des documents conservés dans le complexe architectural Ventarrón, sur la côte nord du Pérou dans la région de Lambayeque, selon des images de la télévision locale.

L’incendie aurait été déclenché par des employés de la firme agro-industrielle Pomalca, qui étaient en train de brûler un champ de canne à sucre.

«Nous avons perdu un monument exceptionnel et unique en son genre. J’espère qu’une enquête sera ouverte et qu’on désignera les responsables. Je ne peux qu’exprimer mon indignation et ma tristesse pour cette perte irréparable», a rajouté M. Alva, qui a découvert le site de Ventarrón.

Les pompiers ont affirmé que le sinistre était contrôlé à 95%. Le bureau du procureur s’est rendu sur place et étudie la possibilité de tenir les gérants de l’entreprise Pomalca pour responsables.

Le site archéologique de Ventarrón est un temple vieux de 4500 ans, découvert en 2007 par Walter Alva. Il se trouve sur le flanc ouest de la colline du même nom, et qui abrite plusieurs peintures murales.

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Réchauffement climatique : des signaux toujours plus alarmants


En fait, je ne comprends pas vraiment comment des gens peuvent douter que nous sommes en pleins dans les changements climatiques avec tout ce que la planète vit depuis quelques années, et on voit pourtant les conséquences qui sont de plus fréquentes, et destructrices que ce soit le feu, inondations, chaleur intense, tornades etc
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Réchauffement climatique : des signaux toujours plus alarmants

 

Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les... (PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 
Changements climatiques

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DOMINIQUE SCHROEDER
Agence France-Presse

Concentration record en CO2, montée des eaux, recul des glaces : toujours plus alarmants, les indicateurs clé du réchauffement planétaire soulignent l’urgence d’agir alors que s’ouvre lundi à Bonn la 23e conférence de l’ONU sur le changement climatique.

Records de chaleur

La planète a battu en 2016 son troisième record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1 °C à la moyenne de l’ère préindustrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

En Arctique, l’étendue maximale des glaces a été en 2016 la plus faible en 37 ans d’observation par satellite. En Antarctique, la banquise a été également très inférieure à la moyenne de la période 1981-2010.

La fonte des glaciers alpins s’est poursuivie, pour la 37e année de suite.

Sous l’effet des « îlots de chaleur » générés par le béton et l’asphalte, les grandes villes pourraient gagner jusqu’à 8 °C supplémentaires d’ici 2100. Et même avec une hausse limitée à 2 °C – l’ambition de l’accord de Paris – des villes comme Djakarta, Lagos, Caracas ou Manille dépasseront le seuil de « chaleur létale » la moitié de l’année.

403,3 parties par million

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016.

« Alors qu’elle était de 400 parties par million [ppm] en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone […] a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145 % de ce qu’elle était à l’époque préindustrielle », selon l’OMM. C’est le plus haut niveau en 800 000 ans.

Pour avoir la meilleure chance de rester sous 2 °C, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en partie par million).

Les chercheurs alertent aussi sur la forte hausse des émissions de méthane depuis dix ans, résultat notamment de l’exploitation des énergies fossiles et des activités agricoles.

+3,3 mm par an

Le niveau des océans continue à monter d’environ 3,3 mm par an, et le phénomène semble s’accélérer : le niveau des mers a crû de 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à 1993-2004.

Cette hausse risque de s’intensifier à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groenland).

La fonte de la calotte glaciaire du Groenland est à l’origine de 25 % de cette hausse, contre 5 % il y a 20 ans. Les glaces du Groenland devraient fondre plus rapidement dans les prochaines années, malgré un récent ralentissement.

La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100.

Catastrophes naturelles

Le réchauffement favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur.

Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêt, inondations et ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990.

La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue. Les typhons ont déjà gagné 12 à 15 % d’intensité sur l’Est et le Sud-Est de l’Asie ces 35 dernières années.

Dans le même temps, la fréquence des tempêtes extrêmes a triplé sur le Sahel du fait du réchauffement.

Même si la hausse du thermomètre mondial est limitée à 2 °C, les vagues de chaleur meurtrières vont devenir plus fréquentes, notamment dans les zones tropicales.

Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent déjà 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

1688 espèces affectées

Sur les 8688 espèces menacées ou quasi-menacées, 19 % (1688) sont déjà affectées par le réchauffement, du fait des températures et phénomènes extrêmes.

Les récifs coralliens ont subi ces trois dernières années un blanchissement massif et une mortalité record.

Un réchauffement au-delà de 1,5 degré entraînerait aussi un bouleversement des écosystèmes du bassin méditerranéen inédit depuis 10 000 ans.

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Les incendies de forêt ont détruit au moins 7000 bâtiments en Californie


Un vrai cauchemar que vivent ceux qui ont été expulsés de leur résidence à cause de la progression du feu. Il semble que ce feu ne soit pas encore maitriser et d’autres bâtiments risque d’y passer aussi
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Les incendies de forêt ont détruit au moins 7000 bâtiments en Californie

 

JOSH EDELSON VIA GETTY IMAGES

L’un des incendies ayant pris naissance dans le comté de Sonoma est devenu le troisième événement du genre le plus meurtrier en Californie.

Les autorités estiment que près de 7000 résidences et autres bâtiments ont été rasés par les incendies de forêt meurtriers dans le nord de la Californie depuis le début du mois, et ce nombre devrait encore augmenter.

Le porte-parole du département de protection contre les incendies de forêt de la Californie, Daniel Berlant, précise que la plus grande partie des dommages a eu lieu les 8 et 9 octobre, au moment où les incendies se sont déclarés dans les comtés de Sonoma et de Napa, connus pour leur production de vin.

Plus de 15 000 résidants étaient toujours évacués jeudi, au moment où les équipes sur le terrain rapportaient des progrès dans leurs efforts pour maîtriser les flammes.

L’un des incendies ayant pris naissance dans le comté de Sonoma est devenu le troisième événement du genre le plus meurtrier en Californie. Il a fait 22 victimes sur les 42 décès recensés dans l’État jusqu’à maintenant.

Les deux pires incendies de l’histoire de la Californie sont survenus en 1993 à Los Angeles, avec 29 morts, et en 1991, à Oakland, avec 25 morts.

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Ils survivent à un incendie en restant six heures dans la piscine de leurs voisins


Parmi l’horreur du feu que vive la Californie, il y a des anecdotes vraiment étonnantes, comme un couple âgé qui a réussit a survivre aux milieux des flammes dans une piscine,
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Ils survivent à un incendie en restant six heures dans la piscine de leurs voisins

 

© photo news.

Par: Deborah Laurent

Les incendies en Californie ont déjà fait 31 morts depuis dimanche. Un couple de retraités a échappé au pire grâce à une idée ingénieuse.

Le nord de la Californie est actuellement ravagé par le feu. Deux personnes âgées ont survécu à l’incendie qui a dévasté leur maison en restant immergés six heures durant dans la piscine de leurs voisins.

Dans la nuit de lundi à mardi, John Pascoe, 70 ans, et son épouse Jan, 65, ont reçu un appel effrayé de leur fille aînée qui les pressait d’évacuer. Deux heures auparavant, elle leur avait dit que la maison de son beau-père, située à 60 kilomètres de chez eux, avait été réduite en cendres. John et Jan n’avaient alors pas reçu d’ordre d’évacuation de la part des autorités, ils ont cru qu’ils ne risquaient rien et sont allés dormir. Au deuxième appel de leur fille, Jan a regardé dehors et elle n’a vu qu’« une lueur rouge ». Il n’était plus temps de réfléchir.

Ils ont rassemblé quelques affaires, ont pris leur chat de 17 ans dans les bras, et se sont mis au volant de leur camionnette pour évacuer.

« On ne pouvait pas bouger, il y avait un mur de flammes devant nous », explique Jan au Los Angeles Times.

Le couple a décidé de plonger dans la piscine de ses voisins. Ils ont prévenu les urgences, indiquant leur position et ont attendu qu’on vienne les secourir.

« Dans ma naïveté, toute la nuit, j’ai cru qu’on allait venir nous chercher. »

 Ils se sont immergés dans l’eau noircie, au milieu des débris de l’incendie, et ont vu la maison de leurs voisins partir en fumée. Ils avaient un T-shirt sur leurs visages, afin de se protéger des braises quand ils revenaient à la surface pour reprendre de l’air. Pour se tenir chaud, ils se tenaient l’un à l’autre, dos à dos. Ils ont parlé de leur amour, de leur famille et ont fait le bilan de leur vie.

Jan se souvient: « Je me demandais: combien de temps ça prend pour qu’une maison brûle entièrement? Nous étions gelés ».

Il a fallu six heures en tout pour que le feu s’éloigne enfin. Une fois sortie de l’eau, Jan a voulu prévenir ses proches. Elle avait laissé son téléphone dans l’une de ses chaussures, au bord du bassin. il avait fondu. John et Jan n’ont plus de maison ni de voiture mais ils ont eu la vie sauve.

Les feux en Californie ont fait 31 morts depuis dimanche. Un désastre qui a poussé le gouverneur Jerry Brown a déclaré l’état d’urgence.

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Des incendies fulgurants causent la mort d’au moins 21 personnes en Californie


C’est la saison des incendies en Californie ! Et ils goûtent cette année avec le pire incendie de l’histoire et il n’est pas encore terminé. Le pire, c’est la météo qui n’aide pas en rien avec les vents violents
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Des incendies fulgurants causent la mort d’au moins 21 personnes en Californie

 

ROBYN BECK VIA GETTY IMAGES

Santa Rosa, Californie, 11 Octobre, 2017.

8 000 pompiers sont déployés en Californie.

Le bilan des violents incendies dans le nord de la Californie, que près de 8000 pompiers peinent à contenir à cause d’un vent particulièrement fort, s’est alourdi à 21 morts au moins.

« Les seules nouveautés de la nuit, ce sont de nouvelles évacuations à Geyserville et dans la vallée Sonoma. Espérons que le vent se calme et qu’on progresse », a tweeté mercredi matin Robert Giordano, shérif du comté de Sonoma, l’un des plus affectés par ces incendies à la progression fulgurante.

Mais lors d’une conférence de presse, il a confirmé un peu plus tard la mort de onze personnes dans son comté et indiqué que plus de 600 personnes n’avaient toujours pas été localisées. La destruction de plus de 70 relais de téléphonie mobile complique la tâche des autorités, a souligné M. Giordano.

Deux personnes sont également décédées dans le comté de Napa, trois dans celui de Mendocino et un dans le comté de Sutter.

Le service des pompiers de Californie (Calfire) a précisé dans un communiqué que l’incendie baptisé « Tubbs » avait tué onze personnes à lui seul, ce qui en fait le sixième plus mortel de l’histoire de l’Etat américain le plus peuplé.

Il a brûlé depuis dimanche soir plus de 11 000 hectares et détruit plus de 570 bâtiments, dont 550 résidentiels. Près de 650 soldats du feu sont mobilisés sur ce site, car environ 16 000 structures sont toujours menacées.

Selon Calfire, 22 incendies rongeaient mercredi matin la Californie et ont brûlé au total près de 69 000 hectares. Les pompiers estiment qu’au moins 3 500 bâtiments (maisons et commerces) ont été détruits.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi l’état de catastrophe naturelle.

Ces incendies avancent extrêmement rapidement, attisés par des vents forts. Et ça ne devrait pas se calmer.

Extrêmement dangereux

La police de Santa Rosa a prévenu sur Facebook que les services météorologiques prévoyaient un « retour des vents puissants sur la région à partir de mercredi soir […] et jusqu’à jeudi matin ».

« Cette évolution crée des conditions extrêmement dangereuses pour les pompiers », a-t-elle relevé.

M. Giordano s’est également dit « très inquiet concernant le front des incendies à cause du vent », soulignant que le feu « a été incroyablement rapide ».

Calfire précise sur son site internet que le mois d’octobre est la période à laquelle la Californie subit historiquement ses incendies les plus vastes et les plus destructeurs. Sa campagne nationale de prévention se déroule justement cette semaine, du 8 au 14 octobre.

Des milliers d’habitants ont été contraints de fuir précipitamment devant les flammes galopantes et les évacuations se poursuivaient toujours mercredi.

Dans le seul comté de Sonoma, plus de 25 000 personnes ont été chassées de chez elles et 5 000 ont trouvé refuge dans des abris temporaires, avait indiqué lundi le bureau du shérif.

Certains habitants ont pu retourner dans leur quartier, où ils n’ont retrouvé pour nombre d’entre eux que les décombres fumants de leur maison. La ville de Santa Rosa est particulièrement meurtrie.

« On ne s’imaginait pas que la maison allait brûler, comme ça », dit Barbara Baird, 70 ans, qui vivait avec sa fille de 42 ans.

Fouillant dans les débris, sa fille Krysti Campbell explique:

« Je cherche des bijoux mais je n’ai rien trouvé, le pompier me dit de revenir plus tard avec un tamis, peut-être ».

Plusieurs exploitations de cette région très viticole, parfois centenaires, ont été totalement ou partiellement détruites, certaines étaient toujours mercredi dans la trajectoire des flammes.

Le vignoble Signorello Estate et l’exploitation de vins biologiques Frey, notamment, ont été dévorées par les flammes.

Dans l’exploitation familiale Donelan, on croisait les doigts. Épargnée encore mardi soir, elle se trouve dans la zone d’évacuation:

« Le feu n’est pas du tout maîtrisé et le vent se lève, il n’y a aucun moyen de savoir si nous sommes hors de danger », a confié Cushing Donelan à l’AFP.

Plus de 1 000 m3 de produit retardateur de feu ont été utilisés sur la seule journée de lundi, écrasant le précédent record pour des incendies dans le nord de la Californie.

L’incendie le plus mortel répertorié en Californie date d’octobre 1933, baptisé « Griffith Park » près de Los Angeles, avait fait 29 morts. Le plus destructeur, « Tunnel-Oakland Hills », avait détruit 2 900 bâtiments et tué 25 personnes (2e plus mortel) en octobre 1991.

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La légendaire «Calypso» est endommagée par le feu


Le Calypso a été une école télévisée pour bien des gens de mon époque, avec Jacques Cousteau à son bord. Ce bateau est rappelé par la mer à naviguer de nouveau, mais il doit être rénové, malgré l’incendie provoquera un retard pour la mise en mer
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La légendaire «Calypso» est endommagée par le feu

 

ISIS / The Associated Press

ISTAMBOUL — Le navire de l’océanographe français Jacques Cousteau, la légendaire «Calypso», a été endommagé par le feu dans le port de Turquie où il était rénové.

Les flammes ont éclaté en début de journée, le 12 septembre. Seules les portions rénovées du navire ont été endommagées, ce qui signifie que les éléments historiques n’ont pas été touchés, selon Diane Cousteau, la fille de l’explorateur.

La restauration du navire sera complétée comme prévu en 2019, mais avec quelques mois de retard.

Jacques-Yves Cousteau avait transformé la Calypso, un ancien démineur de la marine britannique, en navire d’exploration.

La Société Cousteau veut restaurer la Calpyso pour lui permettre de reprendre la mer, après que le navire eut coulé lors d’un accident survenu à Singapour en 1996. Jacques Cousteau est décédé en 1997.

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Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?


C’est bien le dernier endroit que j’aurais pensé que le feu puisse autant nuire à l’environnement que le Groenland. Déjà, que ce coin du monde souffre des changements climatiques, le feu qui a duré environs 3 semaines peut faire fondre les glaciers plus vite. Des solutions sont à envisagé
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Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?

 

Glaciers au Groenland

La couleur d’un glacier a une incidence sur sa vitesse de fonte. Ceux plus sombres fondent plus vite.

PHILIPPE ROY / AURIMAGES / AFP

Par Valentin Thévenot

De violents incendies ont ravagé le Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017. Mais au delà de la végétation brûlée, le phénomène pourrait également accélérer l’élévation du niveau de la mer.

Explications. 

D’importants incendies ont frappé la côte ouest du Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017, créant d’importantes colonnes de fumées dans l’atmosphère. Après trois semaines de feux ininterrompus, les intempéries ont finalement eu raison des brasiers mais une question demeure : que se passe-t-il dans l’éventualité où des cendres se seraient déposées sur les glaciers environnant ? Dans un précédent article, le glaciologue Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) expliquait que le phénomène aurait pour effet de baisser l’albédo des glaciers et donc de les faire fondre plus vite. Mais comment fonctionne concrètement ce phénomène ?

Explications.

Les surfaces claires réfléchissent mieux la lumière

Chaque surface réfléchit plus ou moins la lumière qu’elle reçoit. Pour catégoriser ce phénomène, il existe une grandeur physique nommée l’Albédo qui s’exprime soit en pourcentages de rayonnements réfléchis, soit par un chiffre allant de 0 à 1. Le 0 équivalant à une surface qui ne renverrait aucun rayonnement et le 1 correspond à un miroir. A titre indicatif, la glace a un albédo d’environ 60% et la neige fraîche de 90%.

Il est par ailleurs possible de déterminer approximativement l’albédo d’une surface à la couleur dont on la perçoit. Par défaut la lumière visible est blanche mais se compose en réalité d’une multitudes de longueur d’ondes colorées. Il est notamment possible de les observer en les séparant à l’aide d’un prisme. 

Lorsque la lumière du soleil atteint la neige, elle est presque totalement réfléchie. La lumière qui parvient à notre œil est donc blanche. De même, les plantes nous apparaissent vertes car c’est la longueur d’onde qu’elles réfléchissent, par opposition aux autres longueurs d’ondes qu’elles absorbent. Une surface qui nous apparaît noire est donc une surface qui absorbe la quasi totalité des longueurs d’ondes.

Le Vantablack, un noir fabriqué depuis 2014 est ainsi célèbre pour ne réfléchir que 0,04% de la lumière qu’il reçoit.

Une étude publiée en 2014 dans la revue Nature Geoscience met également en évidence la forte diminution de l’albédo du Groenland lors de la dernière décennie. En cause : la présence d’impuretés qui assombrissent la neige. Mais les suies ne seraient pas les seules responsables ! Au printemps, les vents contribueraient également à ramener des poussières depuis les zones fondues. 

Une surface sombre est plus chaude qu’une surface claire

Cependant, la couleur d’une surface n’est pas qu’une affaire esthétique mais aussi…de température. Les longueurs d’ondes présentent en effet différents niveaux d’énergie. Lorsqu’elles sont absorbées par un corps, il y a alors passage de cette énergie lumineuse dans celui-ci. Cette transition se manifeste par une excitation des particules au niveau microscopique et donc par une élévation de la chaleur de ce corps. Par conséquent, plus un corps nous apparaît sombre et plus il aura tendance à émettre de la chaleur.

Autrement dit pour le Groenland, de la suie grise ou noire aura tendance à échauffer la glace située en dessous et donc à la faire fondre plus vite. Et en bout de chaîne cela contribuera indirectement à l’augmentation du niveau de la mer.

Peindre en blanc pour augmenter l’albédo

Dès lors, comment abaisser l’albédo d’un glacier pour éviter qu’il ne fonde trop vite ? En 2010, Eduardo Gold, fondateur de l’ONG « Glaciers du Pérou«  avait ainsi entrepris de repeindre le sommet de Chalon Sombrero..en blanc ! Conçue à partir de chaux et de blanc d’œuf dissous dans de l’eau, le péruvien avait pour objectif de refroidir le sol des sommets. Au total, ce ne sont pas moins de 700 hectares qui avaient ainsi été couverts.

Plus récemment, la ville de Los Angeles a également décidé de repeindre certaines de ses rues en blanc. Grâce à un revêtement spécial étalé sur l’asphalte, la municipalité espère ainsi contribuer à abaisser la chaleur de ses routes.

Mais si repeindre le Groenland de peinture blanche semble difficilement envisageable, recouvrir ses glaciers de neige fraîche pourrait bien ralentir leur fonte. Aux deux Alpes, où la technique est expérimentée depuis plusieurs années, cela semble en tout cas fonctionner. Visiblement satisfaite, la station de ski locale prévoit ainsi d’ajouter 6 canons à neige à son dispositif. Inspirant. 

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