Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
Nuage

 

Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

https://www.futura-sciences.com

Publicités

Catastrophes naturelles en 2017: coût estime de 306 milliards aux É.-U.


Les catastrophes naturelles coûteront sûrement de plus en plus chers avec les changements climatiques. Aux États-Unis, la facture, est très onéreuses, plus de 300 milliards dollars.Et l’année 2018 à aussi commencé durement pour les américains.  Dire que Donald Trump demande plus 10 milliards de dollars pour son mur qui sépare les États-Unis du Mexique. Alors que cet argent serait plus utile ailleurs
Nuage

 

Catastrophes naturelles en 2017: coût estime de 306 milliards aux É.-U.

 

L'ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d'eau... (AFP)

L’ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d’eau au Texas a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.

AFP

 

Agence France-Presse
Washington

L’année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux États-Unis avec une série d’ouragans et d’incendies destructeurs dont le coût est estimé à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi.

Seize de ces désastres ont provoqué des dégâts dépassant le milliard de dollars, du jamais vu, a précisé la NOAA, rappelant que la précédente année record remontait à 2005 avec 215 milliards de dollars de pertes ayant surtout résulté des ouragans Katrina, Wilma et Rita.

Les incendies dans l’ouest du pays qui ont surtout ravagé une grande partie de la Californie se sont chiffrés à 18 milliards de dollars, soit «le triple du précédent record annuel», souligne le rapport.

L’ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d’eau au Texas a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.

L’ouragan Maria qui a dévasté Porto Rico a infligé 90 milliards de pertes selon la NOAA tandis que Irma qui a balayé les Caraïbes et la Floride a provoqué 50 milliards de dégâts.

Maria se situe au troisième rang dans les annales des catastrophes naturelles les plus coûteuses aux États-Unis et l’ouragan Irma est au 5e rang, selon le rapport de la NOAA.

L’agence a également relevé qu’il faut remonter à 2011 pour compter 16 désastres naturels ayant coûté au total au moins un milliard de dollars en une seule année.

http://affaires.lapresse.ca

L’Australie suffoque sous une vague de chaleur


Alors que nous avons passé des épisodes de froids extrêmes, l’Australie vie complètement le contraire, des chaleurs extrêmes, tellement que des activités sont annulées et de grands risques de feux de brousse On l’attribut aux changements climatiques. On risque de ne plus aimer nos saisons comme avant
Nuage

 

L’Australie suffoque sous une vague de chaleur

 

Des spectateurs torse nu dans une estrade

À Sydney, des spectateurs d’un tournoi de cricket gèrent la chaleur comme ils le peuvent. Photo : Getty Images/Cameron Spencer

Pendant que l’Amérique du Nord gèle dans des températures polaires, l’Australie, en plein milieu de son été austral, connaît des températures records qui mettent à mal la population et déclenche des incendies de brousse.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET BBC

La métropole australienne Sydney a connu dimanche sa journée la plus chaude depuis 1939. Le mercure y a largement dépassé les 40 °C, pour atteindre 47,3 °C dans l’une de ses banlieues.

La chaleur a entraîné l’annulation de certains matchs du tournoi de tennis de Sydney. Une compétitrice, la Française Kristina Mladenovic, s’est excusée sur Twitter auprès de ses supporters pour avoir dû quitter le court.

« Je pense que c’est la première fois de ma carrière que je dois quitter un match », a-t-elle écrit.

Des photojournalistes ont aussi dû abandonner leur poste autour des courts parce que leurs appareils ont cessé de fonctionner.

Destruction par le feu

Les autorités ont émis une interdiction totale de faire des feux afin d’éviter de nouveaux incendies dans le pays.

Plusieurs sinistres se sont déclarés samedi, rasant des maisons dans les États de Victoria et d’Australie-Méridionale.

Déjà, en septembre, les Australiens avaient été prévenus que des incendies de brousse étaient à prévoir pendant leur été, en raison d’un hiver particulièrement sec entre les mois de juin et septembre.

Entre décembre 2016 et février 2017, plus de 200 records de températures ont été battus en Australie, qui a connu des vagues de chaleur, des incendies et des inondations pendant cette saison.

D’après les climatologues, le changement climatique a provoqué la hausse des températures sur terre et en mer, conduisant à des épisodes météorologiques extrêmes.

Du fait de sa population relativement faible (24 millions d’habitants), eu égard à la taille de son territoire, et de sa très forte dépendance au charbon, l’Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.

http://ici.radio-canada.ca/

Feux en Californie : « Ça ressemble à un paysage post-apocalyptique »


La Californie, n’en fini plus avec ses incendies, de gros dommages matériels, de cultures, d’animaux s’en suite. La qualité de l’air devient un problème important. Le pire c’est les vents qui s’en mêlent et comme tisons qui viennent s’emparer de plus de terrain, les pompiers les appellent des yeux de chats
Nuage

 

Feux en Californie : « Ça ressemble à un paysage post-apocalyptique »

 

Automobiles dans une rue sous un ciel enfumé

Les microparticules émises par les brasiers détériorent la qualité de l’air en Californie. Photo : Radio-Canada/Étienne Leblanc

Après une accalmie de quelques heures, les feux en Californie ont repris de l’ampleur. Les autorités pourraient devoir les combattre pendant encore des mois. Et des feux aussi intenses et fréquents semblent devenir la « nouvelle norme ». Nos envoyés spéciaux sont sur place pour nous rapporter les derniers développements et prendre le pouls d’une population durement éprouvée, mais déterminée.

Un texte de Janic Tremblay

Un serpent de feu sillonne la forêt dans les montagnes de Carpinteria. On devine à distance l’intensité des flammes qui illuminent la nuit. L’incendie est en train de tout raser. De nombreux curieux vont et viennent pour constater de visu la progression du feu. Angela Busi regarde désespérément la montagne qui se consume devant elle en tentant d’immortaliser la scène sur son téléphone.

« Cela me désole. C’est triste de voir la végétation s’envoler en fumée. Surtout qu’au printemps dernier on avait eu droit à une floraison exceptionnelle. C’était vert partout. En ce moment, cela ressemble plutôt à un paysage post-apocalyptique. Et ce n’est pas terminé! »

Les feux en Californie, la nuit

Les feux en Californie, la nuit Photo : Radio-Canada/Janic Tremblay

Tout a commencé il y a une semaine, quand les bourrasques de Santa Ana se sont mises à souffler. Ces vents naissent quand une zone de haute pression s’installe dans les montagnes de la Sierra Nevada et pousse l’air dans les vallées. Là, les vents chauds et pratiquement dépourvus d’humidité prennent de la vitesse et assèchent tout sur leur passage. À la moindre étincelle, tout peut s’embraser.

C’est ce qui s’est produit il y a quelques jours. Ces mêmes vents ont aussi transporté des tisons ailleurs, parfois sur des dizaines de kilomètres, ce qui a multiplié les foyers d’incendie. Ces tisons, on ne les distingue pas ce soir. Mais on les devine tout de même. Les milliers de pompiers à pied d’oeuvre pour contenir les incendies les ont déjà trop vus. Tant et tellement qu’ils leur ont trouvé un nom : les yeux de chats. Quiconque a déjà marché ou couru dans le noir armé d’une lampe de poche peut en témoigner : les yeux des félins tapis dans l’obscurité percent parfois la nuit de façon inquiétante. Les tisons dévastateurs qui ont rougi le ciel des banlieues du nord-ouest de Los Angeles sont justement comme des chats prêts à fondre sur une proie.

Cinq camions de pompiers alignés sous un ciel enfumé

Camions de pompiers à Carpintiera Photo : Radio-Canada/Étienne Leblanc

Les dommages sont considérables. Plus de 900 kilomètres carrés ont été ravagés par les flammes. Environ 500 maisons et maisons mobiles ont brûlé. Des récoltes entières ont été anéanties pour cette année et peut-être aussi pour la prochaine en raison de l’accumulation de cendre. Des dizaines de chevaux sont morts lorsque leur écurie a pris feu. Selon certains comptes rendus, certaines bêtes, rendues folles par la catastrophe, auraient même galopé jusqu’à s’effondrer sans vie.

Presque miraculeusement, les incendies n’ont fait jusqu’ici qu’une seule victime humaine : une septuagénaire qui a péri dans un accident de voiture.

Il y a cependant d’importantes conséquences sur la santé humaine. La qualité de l’air oscille entre mauvaise et médiocre dans certains secteurs. L’atmosphère est chargée de toutes sortes de micro-particules nocives libérées par les brasiers. Dans la région d’Ojai, l’indice de qualité de l’air atteint les plus hauts niveaux sur les échelles de mesure. De nombreuses personnes aux prises avec des problèmes respiratoires se sont présentées dans les hôpitaux.

La situation préoccupe de toute évidence l’Agence régionale de santé publique, qui encourage très fortement le port de masques de protection et en distribue un peu partout. Le message passe. Les gens qui s’aventurent ou travaillent à l’extérieur sont nombreux à les porter.

Un serveur dans un restaurant porte un masque pour se protéger des particules et de la fumée.

Serveur dans un restaurant qui porte un masque pour faire le ménage à l’extérieur. Photo : Radio-Canada/Janic Tremblay

Chaque nuit, le feu gruge un peu plus dans les montagnes. Le soleil se lèvera bientôt. On aura une meilleure idée de l’étendue de la dévastation.

http://ici.radio-canada.ca/

Des vents dignes d’un ouragan attisent les incendies de Californie


C’est pire qu’un film de catastrophe, c’est une réalité que les Californiens vivent. La météo n’a pas aidé pour contenir le feu, des vents puissants ont fait rage et a propager le monstre enflammé
Nuage

 

Des vents dignes d’un ouragan attisent les incendies de Californie

 

Des milliers de pompiers enchaînaient les nuits blanches... (PHOTO AFP)

Des milliers de pompiers enchaînaient les nuits blanches sur plusieurs fronts à Los Angeles et dans le comté de Ventura, à 45 minutes au nord, entre le Pacifique et les collines boisées d’Ojai (photo).

PHOTO AFP

 

MARC RALSTON, ELODIE MAZEIN
Agence France-Presse
Los Angeles et Washington

Attisés par des vents parfois dignes d’un ouragan de catégorie 1, les incendies poursuivaient leur course galopante dans la région de Los Angeles où des ordres d’évacuation affectant des centaines de milliers de personnes se multipliaient, y compris au coeur de la métropole californienne.

«Comme prévu les vents se sont renforcés de manière dramatique. Restez sur vos gardes et préparez-vous en cas d’évacuation», a tweeté dans la nuit le porte-parole des pompiers de Californie.

Au moins 230 000 personnes ont dû quitter leur domicile depuis le départ des premiers feux lundi à travers cette région du sud de la Californie, dans l’ouest des États-Unis.

Des milliers de pompiers enchaînaient les nuits blanches sur plusieurs fronts à Los Angeles et dans le comté de Ventura, à 45 minutes au nord, entre le Pacifique et les collines boisées d’Ojai.

Les bourrasques les plus puissantes, selon les services météorologiques de Los Angeles, ont atteint mercredi soir 136 km/h, et les autorités prévoyaient des vents soufflant jusqu’à entre 80 et 120 km/h jusqu’à samedi.

«Avec la chaleur, cela forme un environnement très menaçant», a averti le maire de Los Angeles Eric Garcetti jeudi lors d’une conférence de presse.

Le brasier le plus dévastateur, le «Thomas Fire», a détruit près de 39 000 hectares et n’était contenu qu’à 5%, selon le dernier bilan communiqué par le porte-parole des pompiers du comté de Ventura. Il a entraîné un décès, détruit plus de 150 structures depuis lundi et menace encore 15 000 structures.

«C’est une incroyable tragédie», a déploré Rick Macklin, porte-parole des pompiers du comté de Ventura.

Fausse alerte à Malibu

Le Creek Fire a détruit quinze habitations et en menaçait 15 autres. Celui de Skirball, au coeur de Los Angeles, menaçait le musée du Getty Center, ses oeuvres de Monet et Rembrandt, et le quartier de Bel-Air prisé des milliardaires comme Beyoncé ou l’entrepreneur Elon Musk.

Mercredi, des flammes de plus de dix mètres ont avalé la luxuriante végétation des collines du quartier où se dressent des demeures dignes de châteaux toscans ou de palais minimalistes. Quatre maisons ont été réduites en cendres sur Moraga Lane, où se trouve la propriété et le vignoble de Rupert Murdoch, le Moraga Estate, estimé à 30 millions de dollars.

Onze autres demeures ont été abîmées et près de 200 hectares avalés par les flammes dans cette zone dont certaines sections sont fermées au public par de lourdes grilles, et où des milliers de personnes ont dû évacuer à la hâte mercredi, dont la mannequin Chrissy Teigen, épouse enceinte du chanteur John Legend. Le chanteur Lionel Richie a quant à lui annulé une performance pour venir aider son ex-épouse à fuir.

Un feu a démarré dans la ville côtière de Malibu qui jouxte Los Angeles mais il a été rapidement maîtrisé.

Plusieurs sections des autoroutes 405 et 101 avaient dû être temporairement fermées, occasionnant des embouteillages monstres dans une agglomération déjà connue pour un trafic infernal. Pendant quelques heures la route pour aller de Ventura à Santa Barbara était fermée.

En 1961, un feu historique avait consumé 500 habitations du quartier sur les collines de Los Angeles.

La prestigieuse université UCLA restait fermée jeudi à cause des feux tout comme plusieurs autres facultés et près de 300 écoles.

«C’est une décision difficile car les examens finaux commencent samedi», ont indiqué les dirigeants d’UCLA dans un communiqué, soulignant que le campus ne se trouvait pas dans la zone d’évacuation mais que la qualité de l’air était dans la catégorie «moyenne».

L’année 2017 a été la plus mortelle en Californie à cause d’incendies. Plus de 40 personnes sont mortes en octobre dans plus d’une dizaine de feux qui ont ravagé une partie du nord viticole et ont rasé plus de 10 000 bâtiments.

http://www.lapresse.ca/i

Ils jouent avec un briquet et une bombe aérosol dans le bus et y mettent le feu


Quelle idée de faire cela dans un bus. C’est une expérience que beaucoup de jeune font, mais dans un autobus, c’est vraiment irresponsable
Nuage

 

Ils jouent avec un briquet et une bombe aérosol dans le bus et y mettent le feu

 

Par: rédaction
Source: La Voix du Nord, BFMTV

Trois jeunes ont involontairement réduit un bus en cendres dans le nord de la France…

Le drame a eu lieu ce vendredi soir dans un bus transpole d’Armentières, dans le département du Nord, relate le quotidien régional La Voix du Nord. Selon les informations relayées par la presse française, les trois jeunes passagers s’amusaient dans le fond du véhicule avec… un briquet et une bombe aérosol avant que ce « jeu » dangereux ne tourne mal.

Les sièges se sont en effet soudainement embrasés et les trois pyromanes auraient rapidement été dépassés par les événements. Prisonniers des flammes, les auteurs ont dû se résoudre à casser une vitre pour échapper au feu tandis qu’un autre passager se saisissait d’un extincteur et ne donne l’alerte pour lancer l’évacuation. Le chauffeur ne s’était en effet rendu compte de rien. Quelques minutes plus tard, le bus explosait.

Les trois responsables ont été sérieusement brûlés et hospitalisés dans un centre spécialisé de la région lilloise.

http://www.7sur7.be

Pérou: un incendie détruit un site archéologique millénaire


Ouf, je ne voudrais pas être à la place des travailleurs de la compagnie qui a perdu la maitrise du feu qu’il a fait dans un champ de canne à sucre. C’est une perte inestimable de fresque ayant plus de 2000. Mais bon, s’il n’y a pas de blessé ou de mort, c’est toujours cela de pris
Nuage

 

Pérou: un incendie détruit un site archéologique millénaire

 

Le site sinistré, avant le drame.... (AFP)

Le site sinistré, avant le drame.

Agence France-Presse

Un incendie a ravagé une grande partie d’un site archéologique du nord-ouest du Pérou, notamment une fresque vieille de 2000 ans, a indiqué dimanche le directeur du Musée des Tombes Royales de Sipan, Walter Alva.

«J’ai appris la terrible et tragique nouvelle, un incendie a détruit le complexe archéologique de Ventarrón», a déclaré M. Alva dans un communiqué.

Selon l’archéologue, Ventarrón, qui abritait «la fresque la plus ancienne d’Amérique», est considéré comme l’expression même de l’architecture primitive du nord du Pérou.

Le feu, qui a démarré dimanche après-midi, a détruit des fresques vieilles de plus de 2000 ans, des vases en céramique et des documents conservés dans le complexe architectural Ventarrón, sur la côte nord du Pérou dans la région de Lambayeque, selon des images de la télévision locale.

L’incendie aurait été déclenché par des employés de la firme agro-industrielle Pomalca, qui étaient en train de brûler un champ de canne à sucre.

«Nous avons perdu un monument exceptionnel et unique en son genre. J’espère qu’une enquête sera ouverte et qu’on désignera les responsables. Je ne peux qu’exprimer mon indignation et ma tristesse pour cette perte irréparable», a rajouté M. Alva, qui a découvert le site de Ventarrón.

Les pompiers ont affirmé que le sinistre était contrôlé à 95%. Le bureau du procureur s’est rendu sur place et étudie la possibilité de tenir les gérants de l’entreprise Pomalca pour responsables.

Le site archéologique de Ventarrón est un temple vieux de 4500 ans, découvert en 2007 par Walter Alva. Il se trouve sur le flanc ouest de la colline du même nom, et qui abrite plusieurs peintures murales.

http://www.lapresse.ca