La légendaire «Calypso» est endommagée par le feu


Le Calypso a été une école télévisée pour bien des gens de mon époque, avec Jacques Cousteau à son bord. Ce bateau est rappelé par la mer à naviguer de nouveau, mais il doit être rénové, malgré l’incendie provoquera un retard pour la mise en mer
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La légendaire «Calypso» est endommagée par le feu

 

ISIS / The Associated Press

ISTAMBOUL — Le navire de l’océanographe français Jacques Cousteau, la légendaire «Calypso», a été endommagé par le feu dans le port de Turquie où il était rénové.

Les flammes ont éclaté en début de journée, le 12 septembre. Seules les portions rénovées du navire ont été endommagées, ce qui signifie que les éléments historiques n’ont pas été touchés, selon Diane Cousteau, la fille de l’explorateur.

La restauration du navire sera complétée comme prévu en 2019, mais avec quelques mois de retard.

Jacques-Yves Cousteau avait transformé la Calypso, un ancien démineur de la marine britannique, en navire d’exploration.

La Société Cousteau veut restaurer la Calpyso pour lui permettre de reprendre la mer, après que le navire eut coulé lors d’un accident survenu à Singapour en 1996. Jacques Cousteau est décédé en 1997.

http://journalmetro.com

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Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?


C’est bien le dernier endroit que j’aurais pensé que le feu puisse autant nuire à l’environnement que le Groenland. Déjà, que ce coin du monde souffre des changements climatiques, le feu qui a duré environs 3 semaines peut faire fondre les glaciers plus vite. Des solutions sont à envisagé
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Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?

 

Glaciers au Groenland

La couleur d’un glacier a une incidence sur sa vitesse de fonte. Ceux plus sombres fondent plus vite.

PHILIPPE ROY / AURIMAGES / AFP

Par Valentin Thévenot

De violents incendies ont ravagé le Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017. Mais au delà de la végétation brûlée, le phénomène pourrait également accélérer l’élévation du niveau de la mer.

Explications. 

D’importants incendies ont frappé la côte ouest du Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017, créant d’importantes colonnes de fumées dans l’atmosphère. Après trois semaines de feux ininterrompus, les intempéries ont finalement eu raison des brasiers mais une question demeure : que se passe-t-il dans l’éventualité où des cendres se seraient déposées sur les glaciers environnant ? Dans un précédent article, le glaciologue Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) expliquait que le phénomène aurait pour effet de baisser l’albédo des glaciers et donc de les faire fondre plus vite. Mais comment fonctionne concrètement ce phénomène ?

Explications.

Les surfaces claires réfléchissent mieux la lumière

Chaque surface réfléchit plus ou moins la lumière qu’elle reçoit. Pour catégoriser ce phénomène, il existe une grandeur physique nommée l’Albédo qui s’exprime soit en pourcentages de rayonnements réfléchis, soit par un chiffre allant de 0 à 1. Le 0 équivalant à une surface qui ne renverrait aucun rayonnement et le 1 correspond à un miroir. A titre indicatif, la glace a un albédo d’environ 60% et la neige fraîche de 90%.

Il est par ailleurs possible de déterminer approximativement l’albédo d’une surface à la couleur dont on la perçoit. Par défaut la lumière visible est blanche mais se compose en réalité d’une multitudes de longueur d’ondes colorées. Il est notamment possible de les observer en les séparant à l’aide d’un prisme. 

Lorsque la lumière du soleil atteint la neige, elle est presque totalement réfléchie. La lumière qui parvient à notre œil est donc blanche. De même, les plantes nous apparaissent vertes car c’est la longueur d’onde qu’elles réfléchissent, par opposition aux autres longueurs d’ondes qu’elles absorbent. Une surface qui nous apparaît noire est donc une surface qui absorbe la quasi totalité des longueurs d’ondes.

Le Vantablack, un noir fabriqué depuis 2014 est ainsi célèbre pour ne réfléchir que 0,04% de la lumière qu’il reçoit.

Une étude publiée en 2014 dans la revue Nature Geoscience met également en évidence la forte diminution de l’albédo du Groenland lors de la dernière décennie. En cause : la présence d’impuretés qui assombrissent la neige. Mais les suies ne seraient pas les seules responsables ! Au printemps, les vents contribueraient également à ramener des poussières depuis les zones fondues. 

Une surface sombre est plus chaude qu’une surface claire

Cependant, la couleur d’une surface n’est pas qu’une affaire esthétique mais aussi…de température. Les longueurs d’ondes présentent en effet différents niveaux d’énergie. Lorsqu’elles sont absorbées par un corps, il y a alors passage de cette énergie lumineuse dans celui-ci. Cette transition se manifeste par une excitation des particules au niveau microscopique et donc par une élévation de la chaleur de ce corps. Par conséquent, plus un corps nous apparaît sombre et plus il aura tendance à émettre de la chaleur.

Autrement dit pour le Groenland, de la suie grise ou noire aura tendance à échauffer la glace située en dessous et donc à la faire fondre plus vite. Et en bout de chaîne cela contribuera indirectement à l’augmentation du niveau de la mer.

Peindre en blanc pour augmenter l’albédo

Dès lors, comment abaisser l’albédo d’un glacier pour éviter qu’il ne fonde trop vite ? En 2010, Eduardo Gold, fondateur de l’ONG « Glaciers du Pérou«  avait ainsi entrepris de repeindre le sommet de Chalon Sombrero..en blanc ! Conçue à partir de chaux et de blanc d’œuf dissous dans de l’eau, le péruvien avait pour objectif de refroidir le sol des sommets. Au total, ce ne sont pas moins de 700 hectares qui avaient ainsi été couverts.

Plus récemment, la ville de Los Angeles a également décidé de repeindre certaines de ses rues en blanc. Grâce à un revêtement spécial étalé sur l’asphalte, la municipalité espère ainsi contribuer à abaisser la chaleur de ses routes.

Mais si repeindre le Groenland de peinture blanche semble difficilement envisageable, recouvrir ses glaciers de neige fraîche pourrait bien ralentir leur fonte. Aux deux Alpes, où la technique est expérimentée depuis plusieurs années, cela semble en tout cas fonctionner. Visiblement satisfaite, la station de ski locale prévoit ainsi d’ajouter 6 canons à neige à son dispositif. Inspirant. 

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L’ouest du Canada affronte les pires incendies de son histoire


La Colombie-Britannique, une province de l’Ouest Canadien, est encore aux prises avec un super incendie, 134 feux encore actif malgré les 200 avions et près de 3 000 pompiers, cela fait plus de 1 mois que la province brûle et il semble que ces feux ne sont pas prêt de s’éteindre.
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L’ouest du Canada affronte les pires incendies de son histoire

 

Carte Nasa

Images satellitaires Nasa au 10 août 2017, où l’on distingue nettement les panaches de fumée provoqués par d’innombrables feux de forêt en Colombie-Britannique (Canada).

WORLDVIEW.EARTHDATA.NASA.GOV

Par Sarah Sermondadaz

Un super-brasier alimenté par 19 départs de feu a brûlé plus de 467.000 ha dans l’ouest du Canada (Colombie-Britannique), un record qui porte la superficie dévastée à d’1,2 millions d’hectares depuis avril 2017 dans cette province.

INCENDIES. Des feux de forêt qui brûlent depuis plus d’un mois au Canada ont dégénéré en brasier de 467.000 ha. Du jamais vu dans la province occidentale de la Colombie-Britannique, où l’état d’urgence est déclaré depuis le 7 juillet 2017. C’est deux fois plus que le record précédent, qui avait déjà détruit 225.000 hectares de forêt en 1958, a déploré Kevin Skrepnek, porte-parole des services de lutte contre les feux de forêt. L’incendie s’étend sur plus de 130 km de front et devrait continuer d’avancer, malgré les efforts de centaines de pompiers pour le circonscrire. 

134 feux actifs au total

Le méga-incendie, baptisé « Plateau » par les autorités, a initialement été alimenté par 19 feux de plus faible intensité qui ont fini par se rejoindre en un gigantesque incendie.

Et « ce feu a encore le potentiel de croître », a ajouté Kevin Skrepnek.

Les panaches de fumée étaient visibles depuis le ciel comme en témoignent les images ci-dessous, ou encore cet outil interactif de la Nasa permettant d’explorer les image satellitaires de l’Amérique du nord (voir par exemple image de une, obtenue pour la journée du 10 août 2017.)

134. C’est le nombre de feux encore actifs au 22 août 2017 mobilisant quelque 3.900 pompiers (dont 400 sur le seul feu de Plateau) et 200 avions. Leur localisation précise est renseignée dans une carte interactive des autorités, accessible ci-dessous ou à l’adresse suivante. Les services de lutte contre les feux de forêt de la province tiennent également compte de l’évolution de la situation sur une autre carte interactive. Depuis avril 2017, plus de 1,2 million d’hectares (12.000 km2) de forêt y ont été détruits, un chiffre sans précédent pour la province.

Localisation des feux de forêt actifs en Colombie-Britannique

Depuis début juillet 2017, 46.000 personnes avaient dû être évacuées. La plupart ont pu regagner leur domicile, mais au 22 août 2017, 2.700 étaient toujours affectées, selon les informations de l’AFP. Une large part du territoire reste encore en état d’alerte, comme le montre la carte de prévention du risque incendie ci-dessous, datée du 23 août.

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Source : Canadian Wildland Fire Information System

Avec AFP

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Les archéologues «touchent» au parlement de Montréal, incendié en 1849


Avant que le Parlement soit à Ottawa, il a été à Québec, Toronto, mais en premier il a été à Montréal, plus précisément dans le Vieux Montréal qui fut brûler par les Anglais pour montrer leur mécontentent a l’indemnisation qui fut donnée du pertes lors de la Rébellion des Patriotes car même les québécois de francophone en profiterait. Résultat, le Parlement fut raser par les flammes en avril 1949. Pour le moment, ils ont trouvé des lunettes, un service de thé et quelques livres
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Les archéologues «touchent» au parlement de Montréal, incendié en 1849

 

La Ville de Montréal a octroyé 6 millions... (Photo IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

La Ville de Montréal a octroyé 6 millions aux fouilles, qui sont ouvertes au public. Pour voir les fouilles, il suffit d’aller faire un tour à la Place D’Youville ouest, dans le Vieux-Montréal.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

 

SIDHARTHA BANERJEE
La Presse Canadienne

Les archéologues qui creusent avec minutie sur le site de l’ancien parlement du Canada-Uni, dans le Vieux-Montréal, sont sur le point d’atteindre la couche fatidique qui pourrait dévoiler de précieux trésors enfouis dans les décombres du grand incendie de 1849.

Les fouilles – les troisièmes depuis 2010 – ont été entreprises à la fin de juillet afin d’en savoir plus sur l’édifice néo-classique de deux étages qui, avant le parlement, abritait le marché Sainte-Anne, place d’Youville. L’édifice est seulement connu aujourd’hui par les quelques tableaux qui le représentent.

Louise Pothier, conservatrice et archéologue en chef à Pointe-à-Callière, Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, qualifie le site d’unique en son genre au Canada.

«Nulle part ailleurs ne trouve-t-on des vestiges aussi intacts d’un lieu de pouvoir. Qui sait, avec un peu de chance, on retrouvera peut-être des objets liés à la vie politique.»

C’est qu’un nouveau marché avait été reconstruit directement sur les ruines du parlement, sans trop retourner le sol. Ce marché a été ensuite rasé en 1901, et le terrain était jusqu’à tout récemment utilisé comme stationnement dans le Vieux-Montréal. Deux vocations qui réjouissent les archéologues: les sous-sols de ce site n’ont pas été chamboulés par le développement urbain depuis 1849, créant une «capsule historique» au-dessus du vieux parlement.

Le premier parlement permanent du Canada-Uni s’était installé dans l’ancien marché Sainte-Anne et a tenu sa première session le 28 novembre 1844. Des projets de loi déterminants pour la colonie britannique y ont été adoptés – notamment la loi sur le gouvernement responsable, en 1848, qui est considérée comme une étape cruciale dans l’émergence éventuelle d’un État démocratique souverain.

C’est aussi là que les députés du Canada-Uni ont adopté le fameux Bill des pertes de la rébellion, qui prévoyait d’indemniser tous les citoyens qui avaient subi des pertes lors de la Rébellion des Patriotes de 1837-1838, y compris les catholiques et les francophones qui y avaient pris part. Les Anglais, outrés, se sont rassemblés devant le parlement, qui a été complètement rasé par les flammes le 25 avril 1849.

Quelques articles seulement ont été sauvés des flammes ce jour-là, notamment un portrait de la reine Victoria, qui se trouve aujourd’hui au parlement d’Ottawa. En 2011, le député libéral Robert Kaplan avait cédé au musée Pointe-à-Callière les armoiries royales qui coiffaient le fauteuil du président de la Chambre au parlement de Montréal. L’ancien solliciteur général de Pierre Elliott Trudeau, aujourd’hui décédé, avait déniché ces armoiries dans un marché aux puces de New York une trentaine d’années auparavant.

20 000 livres

Pendant les premières fouilles, les archéologues ne s’attendaient pas à de grandes découvertes; ils ont tout de même trouvé une paire de lunettes et un service à thé, mais aussi des objets qui remontaient aux activités du marché Sainte-Anne: crochets et couteau de boucher, os d’animaux, pièces de monnaie et pesées.

Mais les possibilités de retrouver des documents ou une partie des 20 000 livres de la bibliothèque du parlement semblaient bien minces. Or, les archéologues ont découvert en 2013 les vestiges carbonisés d’une douzaine de livres, dans une couche de sol datant de l’ère du grand incendie de 1849. Ce qui étonne encore aujourd’hui Mme Pothier:

«On croyait que les flammes avaient tout détruit.»

Mme Pothier et son équipe espèrent maintenant que la découverte d’artéfacts permettra de «cartographier» le parlement – les salles d’assemblées délibérantes, les bureaux, les salles à manger, les toilettes. On espère ainsi mettre au jour environ la moitié de l’ancien parlement de Montréal.

La Ville de Montréal, qui célèbre ses 375 ans cette année, a octroyé 6 millions aux fouilles, qui sont ouvertes au public. Les travaux pourraient s’échelonner jusqu’en novembre.

Après l’incendie de 1849, le Parlement du Canada-Uni s’est réuni en alternance à Toronto et à Québec, avant de s’installer définitivement à Ottawa en 1866.

http://www.lapresse.ca/

On n’a même plus besoin de phénomènes climatiques pour battre des records de chaleur


Généralement, des phénomènes climatiques comme El Nino font augmenter les températures, cette année ce n’est pas le cas et pourtant les températures mondiales de juillet à battu des records dans divers pays. Sans compter tout ce que cela implique, déluge, vague de chaleur, incendie, feu de forêt qui avalent de grands territoires
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On n’a même plus besoin de phénomènes climatiques pour battre des records de chaleur

 

À Llaman Beach, près de Himare, en Albanie, le 13 août 2017. Gent SHKULLAKU / AFP

À Llaman Beach, près de Himare, en Albanie, le 13 août 2017. Gent SHKULLAKU / AFP

Repéré par Grégor Brandy

Repéré sur Mashable, Gizmodo

Surprise: juillet 2017 était le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre (à égalité avec juillet 2016).

C’est officiel: juillet 2017 a rejoint juillet 2016 en tête des mois les plus chauds jamais enregistrés sur Terre. La Nasa vient de publier ses dernières données ce 15 août, et annonce que ce dernier mois est donc le plus chaud enregistré depuis 137 ans.

«Juillet dernier a été plus chaud d’environ 0,83 degré Celsius comparé aux mois de juillet sur la période allant de 1951 à 1980. Seul juillet 2016 a montré une température moyenne aussi élevée (+0,82 degré Celsius sur la même période), et tous les autres mois de juillet étaient au moins un dixième de degré plus frais.»

Un peu plus inquiétant encore, rapporte Mashable:

ce mois a été exceptionnellement chaud sans cependant bénéficier d’un phénomène climatique naturel, comme El Niño, «qui aide à augmenter les températures moyennes à la surface du globe».

«Un fort El Niño, combiné à un réchauffement climatique dû à l’homme, a aidé à faire de 2016 l’année record en matière de températures, depuis que des thermomètres fiables ont commencé à les mesurer, en 1880.»

De l’Amérique du Nord à la Chine en passant par l’Europe

Juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année sur la planète. Le site américain rappelle que

c’est à ce moment-là que l’on trouve généralement des «vagues de chaleur, des incendies, et des déluges, tous liés d’une façon ou d’une autre au réchauffement climatique».

«Cette année n’a pas été une exception avec des incendies qui ont brûlé un demi-million d’hectares en Colombie-Britannique, au Canada, et d’autres qui se sont déclenchés au milieu de vagues de chaleur, en Espagne, en Italie et d’autres parties du sud de l’Europe. Une grosse vague de chaleur prolongée a été si terrible qu’elle a été surnommé “Lucifer”. L’Espagne, la France, la Serbie, la Roumanie et la Croatie ont particulièrement été touchées.»

Et l’Europe et l’Amérique ne sont pas les seules concernées. Shanghai a notamment battu son record de chaleur, le 21 juillet.

Si ces données sont pour l’instant préliminaires, et pourraient être amenées à changer, Gizmodo précise néanmoins que sur Twitter, un scientifique spécialiste de ces questions a

«tweeté ce que les données déjà disponibles prédisent qu’il y a 77% de chance que 2017 dispute à 2016 son titre d’année la plus chaude jamais enregistrée».

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Une «petite Pompéi» découverte dans le sud-est de France


Une autre page d’histoire renaît de ses cendres. Ces luxueuses demeures au sud-est de la France datent de l’Antiquité. Les archéologues l’appellent la petite Pompéi, car ce site qui a été bien conservé suite a des incendies successifs.
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Une «petite Pompéi» découverte dans le sud-est de France

 

Des archéologues ont découvert de luxueuses demeures et... (PHOTO JEAN-PHILIPPE KSIAZEK, AFP)

Des archéologues ont découvert de luxueuses demeures et de vastes espaces publics très bien conservés à Sainte-Colombe, dans le sud-est de la France.

PHOTO JEAN-PHILIPPE KSIAZEK, AFP

 

MYRIAM CHAPLAIN RIOU
Agence France-Presse
SAINTE-COLOMBE

C’est un «site exceptionnel», «une petite Pompéi» sur les rives du Rhône dans le sud-est de la France, s’enthousiasme l’un des archéologues après la découverte de luxueuses demeures et vastes espaces publics très bien conservés.

«Il s’agit sans doute de la fouille la plus exceptionnelle de l’époque romaine depuis 40 ou 50 ans. Nous avons une chance inouïe», ajoute Benjamin Clément.

Il est le responsable scientifique de cette opération d’archéologie préventive, préalable à la construction d’immeubles à Sainte-Colombe, sur la rive droite du fleuve.

Et c’est un faubourg entier de la Vienne romaine, qui s’étendait dans l’Antiquité de part et d’autre du fleuve, qu’ils ont découvert.

Le site occupé pendant trois siècles est remarquable à plus d’un titre: par sa superficie de près de 7000 mètres carrés en milieu urbain, ce qui est très rare, par la diversité des vestiges et par leur état de conservation, résume Benjamin Clément.

«Ce sont des incendies successifs qui ont permis de conserver tous les éléments en place quand les habitants ont fui la catastrophe, transformant le secteur en une véritable petite Pompéi viennoise», s’exclame-t-il.

Ainsi, le feu a fait s’effondrer le premier étage, le toit et la terrasse d’une somptueuse demeure entourée de jardins, datant de la 2e moitié du Ier siècle et baptisée la Maison des Bacchanales, en raison d’une mosaïque au cortège de bacchantes et de satyres entourant un Bacchus. Les étages effondrés ont été préservés, le mobilier abandonné sur place.

Le faste de la maison avec ses balustrades, les décors de ses mosaïques, ses pavements de marbre, son réseau hydraulique, évoquent aux archéologues un riche marchand venu d’Orient. Et le sinistre qui l’a ravagée est pour eux une bénédiction:

«on va pouvoir restituer cette maison du sol à la toiture, comme à Pompéi ou Herculanum», se réjouit M. Clément.

Après plusieurs autres, une superbe mosaïque préservée dans sa quasi-totalité, dans la maison de Thalie et Pan, est déposée avec mille précautions en ce début de semaine. On y voit Thalie, les fesses dénudées, kidnappée par un Pan lubrique.

Elle devrait être restaurée à l’atelier du musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal – Vienne, tout proche, et faire en 2019 l’objet d’une exposition temporaire, précise le céramologue Bertrand Bonaventure, responsable d’opération chez Archeodunum, entreprise spécialisée dans l’archéologie préventive.

«Autoroute A7 de l’Antiquité»

La Vienne romaine se trouvait à un carrefour de circulation, avec le Rhône et la Narbonnaise, voie qui allait de Lyon, capitale des Gaules, à Arles.

«C’était l’autoroute A7 de l’Antiquité !», sourit M. Clément. Un autre axe l’avait sans doute précédée et «c’est aussi exceptionnel de pouvoir analyser les états antérieurs de la Voie de Narbonnaise», l’une des plus importantes de l’époque.

En bordure du Rhône, deux marchés successifs, un temporaire et un permanent, ont été remplacés plus tard par un très grand édifice public au plan atypique, avec une fontaine monumentale ornée d’une statue d’Hercule.

«Cela pourrait correspondre à une «schola», une école rhétorique ou philosophique. On sait grâce aux inscriptions qu’existait une école très importante à Vienne. On pourrait donc l’avoir localisée», espère l’archéologue. Les futures analyses le diront.

D’ici décembre, les archéologues vont fouiller une zone d’ateliers et accéder aux niveaux plus anciens du site.

«En creusant encore, nous allons sans doute découvrir d’autres choses exceptionnelles».

Vienne abrite un riche patrimoine gallo-romain, dont le théâtre antique ou le temple d’Auguste et Livie.

Les vestiges se retrouvent sur les deux rives du fleuve et dans deux départements: l’Isère, où se situe la Vienne actuelle, et celui du Rhône, avec Sainte-Colombe, le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal et son musée gallo-romain.

Acquise fin juillet par la ville de Vienne, une mosaïque du dieu Océan d’origine viennoise, dont on avait perdu la trace depuis 1974, doit aussi y être restaurée.

Commencée en avril, la fouille, menée par une vingtaine de spécialistes, devait prendre fin mi-septembre. Elle a été prolongée jusqu’au 15 décembre, après son classement en «découverte exceptionnelle» par le ministère de la Culture.

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Les chargeurs peuvent-ils prendre feu ?


Si vous avez un Smartphone et que pour une raison ou autre, vous n’avez pas de chargeur, n’allez pas acheter un beau, bon et pas cher, car ceux de bas de gamme risquent de créer une surchauffe et l’incendie
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Les chargeurs peuvent-ils prendre feu ?

 

Smartphone en recharge

Un smartphone en recharge… Son chargeur peut-il prendre feu ?

© POUZET/SIPA

Plusieurs cas d’incendie liés à des chargeurs ont été rapportés. Comment cela est-il possible ? Les explications en vidéo d’Henri-Pierre Penel.

Un chargeur de smartphone peut-il prendre feu ? En utilisation normale, si l’appareil est de bonne qualité et adapté au téléphone, la réponse est non. Cependant, dans certains cas, le plus souvent sur des chargeurs achetés à vil prix, des cas d’incendie ont étés rapportés. Ils peuvent être liés à différentes causes conduisant à une  » sur consommation «  au niveau du chargeur.

Une première cause peut être liée au câble USB reliant le chargeur au téléphone. S’il est endommagé, ou trop plié, ses conducteurs internes peuvent se mettre en court-circuit. Dès lors, le chargeur tente tout de même d’assurer la tension de 6 volts nécessaire à la charge. Mais le court-circuit provoque la surchauffe du transformateur… jusqu’au départ de feu. Il peut aussi arriver que le cordon USB lui-même prenne feu. Un chargeur inadapté au téléphone peut aussi surchauffer et déclencher un incendie. Ici, le transformateur surchauffe progressivement jusqu’au moment ou le verni qui assure l’isolation interne des bobinages ramollit et ne joue plus son rôle d’isolateur entre deux spires adjacentes de fil de cuivre.

Un chargeur peut-il prendre feu ?

Des courts-circuits internes, inter spires, apparaissent alors ; le transformateur surchauffe encore plus, jusqu’à ce qu’il prenne feu. En somme, le système s' » emballe « . Normalement, sur les chargeurs de bonne qualité, un fusible thermique fond dès que la température du transformateur dépasse environ 150° C et coupe le courant. Mais, pour des raisons d’économies et d’encombrement, ce fusible n’est pas toujours présent sur les chargeurs bas de gamme, d’où le risque accru d’incendie.

Pour d’éviter tout risque il est donc conseillé d’éviter les chargeurs contrefaits, ou très bon marché, de ne pas  » mélanger  » les chargeurs des différents appareils, même s’ils semblent être inter compatibles et, enfin, de veiller au bon état de leur cordon USB ou Lightning.

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