Découverte d’un mollusque mangeur de roche pouvant modifier le cours des rivières


Les tarets sont connus pour manger du bois, ils causent bien des problèmes aux bateaux, aux quais et toutes structures de bois qui touche à l’eau en mer. Un nouveau venu a été étudié. Il semble dédaigner le bois, il préfère quelque chose de plus consistant. Ce type de taret se nourrit de roche.
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Découverte d’un mollusque mangeur de roche pouvant modifier le cours des rivières


mollusque roche

| Northeastern University

Thomas Boisson

Les tarets sont des mollusques bivalves de la famille des Terenidae se nourrissant du bois immergé dans l’eau de mer. Leur apparence vermiforme conduit les marins à les définir comme des « vers de mer » (vers de bateau, shipworms en anglais).

Récemment, une équipe de biologistes marins a pu étudier en détails la physiologie d’un taret particulier ; en effet, contrairement aux autres espèces de tarets, celui-ci ne se nourrit non pas de bois, mais de roche. Un mécanisme qui sur le long terme peut changer le cours d’une rivière.

Les tarets ont longtemps été une menace pour l’Homme, coulant des navires, minant les quais et allant même jusqu’à se frayer un chemin à travers des digues néerlandaises au milieu des années 1700. Des chercheurs ont découvert le premier taret qui évite le bois pour un régime alimentaire très différent : la roche. Le nouveau spécimen — une créature épaisse, blanche et ressemblant à un ver, et pouvant atteindre plus d’un mètre de long — vit en eau douce.

Les chercheurs ont découvert pour la première fois l’espèce (Lithoredo abatanica) en 2006 dans des tunnels de la taille d’un pouce, dans les berges calcaires de la rivière Abatan, aux Philippines. Mais ce n’est qu’en 2018 que les scientifiques ont pu étudier l’organisme en détail. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

Lithoredo abatanica : un taret mangeur de roche

Le taret mangeur de roches est très différent de son homologue mangeur de bois. Véritables mollusques bivalves, les tarets ont deux coquilles rétrécies qui ont été modifiées en têtes de forage. Des centaines de dents acérées et invisibles recouvrent les coquilles du taret mangeur de bois, mais le taret mangeur de roches possède simplement des dizaines de dents plus épaisses, de taille millimétrique, qui raclent la roche.

taret organisme

Morphologie de Lithoredo abatanica : a) un spécimen juvénile ; b) un spécimen adulte de petite taille ; c) un spécimen adulte de grande taille ; d) et e) palais ; f) valves ; g), h) et i) denticulations des valves. Crédits : J. Reuben Shipway et al. 2019

Les tarets stockent le bois qu’ils mangent dans un sac digestif spécial, où les bactéries le dégradent. Comme les autres tarets, le nouveau venu ingère toujours ce qu’il racle pour creuser son tunnel, mais il manque à la fois du sac et de ses bactéries et n’a probablement pas besoin de beaucoup de nourriture. Au lieu de cela, il semble s’appuyer sur d’autres bactéries résidant dans ses ouïes pour produire des nutriments ou des aliments.

Le taret mangeur de roches a cependant un gros point commun avec ses homologues mangeurs de bois : son enfouissement peut causer des dommages, dans ce cas-ci en modifiant le cours d’une rivière par le rejet de sable. Mais ses terriers ont un avantage : les crevasses qu’il crée fournissent de bonnes cachettes pour les crabes, les escargots et les poissons.

Dans cette vidéo, les chercheurs mettent en évidence le nouveau spécimen dans son habitat naturel :

Sources : Proceedings of the Royal Society B

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Des photos effrayantes montrent une araignée Sparassidae essayant de dévorer un opossum entier


Ce n’est pas le genre d’araignée qu’on voit chez moi. Cette araignée est assez impressionnante surtout avec la proie qu’elle tient entre ses pattes. On ne sait pas si le phalanger pygmée (un opossum) s’il était vivant ou mort, mais c’est quand même impressionnant.
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Des photos effrayantes montrent une araignée Sparassidae essayant de dévorer un opossum entier



araignee mange phalanger opossum


| Adam et Justine Latton

Jonathan Paiano

En Australie (oui, encore une fois), un petit opossum a eu le malheur de tomber sur une grande et effrayante araignée connue sous le nom anglophone “Huntsman spider”, il s’agit d’une Sparassidae (nom scientifique de la famille). La faune australienne semble ne pas connaître la pitié.

La vue d’une grande araignée, poilue qui plus est, n’est déjà pas une situation très confortable en conditions normales, du moins pour le commun des mortels. Si cette dernière a de plus un appétit suffisant pour tenter de dévorer un vertébré en entier, cette situation inconfortable devient pour le moins cauchemardesque.

Ce n’est vraiment pas une chose courante de voir cette espèce d’araignée choisir une tel animal comme repas. Et c’est encore plus rare de pouvoir immortaliser un tel événement. Le chanceux photographe, Adam Latton, est tombé sur le cas dans un chalet de ski du parc national du mont Field, en Tasmanie.

« C’était l’une des plus grosses araignées de ce genre qu’il ait jamais vues. Et l’opossum, petit, avait à peu près la taille d’une grosse noix », a déclaré Justine Latton, la femme d’Adam, à ScienceAlert.

araignee mange phalanger opossum

Crédits : Adam et Justine Latton

John Woinarski, biologiste de la conservation de l’Université Charles Darwin, croit que la victime de l’araignée est très probablement un phalanger pygmée (Cercartetus nanus).

 « Il y a quelques différences d’habitat entre les deux espèces (trouvées en Tasmanie), et un pygmée de l’Est est plus susceptible de se reproduire dans les habitats alpins et subalpins, tels que le mont Field », a-t-il déclaré.

Ces petits rongeurs font partie des plus petits marsupiaux du monde, pesant moins qu’une balle de golf et atteignant en moyenne 11 cm de long, sans compter la queue.

Pendant ce temps, les Sparassida (l’araignée en question) ene mesurent en moyenne que 12 cm. Il n’y a aucun moyen ici de savoir si l’opossum était encore en vie lorsque l’araignée a décidé de le dévorer.

araignee mange phalanger opossum

Crédits : Adam et Justine Latton

« J’observe les araignées depuis assez longtemps et je n’ai jamais rien vu de tel », a déclaré le taxonomiste des araignées John Douglas, du Queen Victoria Museum.

« Les deux animaux ont dû être attrapés et relâchés dehors, afin de pouvoir ouvrir la porte. Mais (alors qu’il était déjà trop tard pour le possum) l’araignée n’a pas été blessée dans l’effort », a déclaré Latton.

L’animal pris au piège, selon les experts, se nourrissait peut-être lui même d’insectes ou d’araignées plus petites peu de temps avant que la scène ne débute. En effet, bien que les phalangers pygmées se nourrissent principalement de nectar et de pollen, leur régime alimentaire inclus aussi parfois des invertébrés.

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Ce poisson peut ressentir un chagrin d’amour


Un poisson d’origine d’Amérique centrale, le cichlidé zébré est un poisson monogame. Il semble que s’il est séparé de son conjoint (e), le poisson n’a plus le même enthousiasme. Les chercheurs qualifient cela comme une peine d’amour.
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Ce poisson peut ressentir un chagrin d’amour 

Le cichlide zebre est aussi un poisson qui protege particulierement son territoire.

Le cichlidé zébré est aussi un poisson qui protège particulièrement son territoire.

© Dominique Halleux / Biosphoto

Une étude menée sur le cichlidé zébré, un poisson tropical, montre qu’il supporte mal d’être séparé de sa moitié. Une première chez les animaux.


Source AFP

Les poissons sont-ils des romantiques comme les autres ? C’est peut-être le cas au moins pour le cichlidé zébré, un poisson tropical, capable d’éprouver un « chagrin d’amour » lorsqu’il est séparé de sa moitié. C’est ce que viennent de découvrir des chercheurs en s’appuyant sur un test de comportement permettant de mesurer le pessimisme de l’animal. Le cichlidé zébré, dont le nom scientifique est Amatitlania siquia, est un petit poisson monogame qui forme des couples stables dans le temps. Les deux partenaires construisent ensemble le nid et s’occupent de façon coordonnée des œufs et de l’élevage des alevins.

« Pour accéder à l’état émotionnel de ces poissons de manière objective sans projeter d’anthropomorphisme dans l’analyse, nous avons recouru au test du biais du jugement », utilisé aussi sur l’homme, déclare à l’Agence France-Presse François-Xavier Dechaume-Moncharmont, enseignant en comportement animal à l’université de Bourgogne à Dijon (France).

Grâce à ce test, utilisé pour la première fois sur un poisson, les chercheurs sont parvenus à montrer que, lorsqu’une femelle était séparée de son partenaire, elle devenait « pessimiste ».

Il s’agit de « la première démonstration d’un attachement émotionnel à son partenaire chez une espèce autre que l’espèce humaine », selon François-Xavier Dechaume-Moncharmont, coauteur de l’étude, publiée mercredi dans Proceedings of Royal Society B.

« Boîte ambiguë »

L’attachement émotionnel chez les oiseaux, qui sont souvent monogames contrairement aux poissons, n’a pas encore été exploré, précise ce chercheur CNRS qui travaille depuis une dizaine d’années sur le cichlidé zébré. Pour mener leurs expériences, les biologistes ont d’abord appris aux poissons à ouvrir de petites boîtes en soulevant le couvercle avec leur bouche. Puis ils ont enseigné au cichlidé zébré à distinguer les boîtes recelant un appétissant ver de vase d’autres boîtes qui, elles, étaient vides, et cela, grâce à la couleur du couvercle (noir ou blanc selon les cas). Les boîtes étaient posées soit à gauche soit à droite dans l’aquarium. Alors que les poissons se précipitaient sur la boîte cachant un ver, ils mettaient plusieurs minutes à ouvrir celle qui n’avait rien.

Le test du biais du jugement a commencé lorsqu’on leur a proposé une « boîte ambiguë » avec un couvercle gris, intermédiaire entre le blanc et le noir, placée au milieu de l’aquarium.

« Les poissons optimistes vont penser qu’elle contient de la nourriture et ils vont ôter assez vite le couvercle. Alors que les pessimistes vont croire qu’il n’y a rien à manger et ils vont y aller lentement », indique le chercheur.

Pour tester l’attachement émotionnel de ces animaux, les scientifiques ont ensuite séparé les couples.

« Nous avons montré que cela augmentait le pessimisme de la femelle », et cela très rapidement.

La femelle mettait nettement plus de temps à s’intéresser à la boîte au couvercle gris que lorsque son mâle était dans l’aquarium. Au bout de 48 heures, le mâle était remis dans l’aquarium où nageait sa femelle, dans un souci de bien-être animal. Par la suite, l’équipe a mené le même type d’expérience sur les mâles. Les premiers résultats sont similaires.

Un intérêt évolutif ?

L’équipe de chercheurs aimerait bien savoir combien de temps dure un chagrin d’amour chez ces petits poissons d’eau douce qui vivent notamment en Amérique centrale. Mais il faudrait les séparer longtemps, « ce qui pose des problèmes éthiques », note l’enseignant.

Au vu des résultats, « on peut imaginer que l’attachement émotionnel au partenaire est quelque chose d’utile au couple et qu’il présente un intérêt évolutif », estime-t-il.

S’il se révèle être un grand amoureux, le cichlidé zébré est aussi un petit poisson bagarreur, aux dents acérées. Soucieux de son territoire, il n’apprécie pas trop les autres espèces lorsque son aquarium est petit.

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Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Si j’avais une maison, je ne voudrais plus de pelouse, mais quelque chose de plus naturel. Une pelouse demande beaucoup de soin, de l’eau, et souvent les gens vont mettre des produits chimiques tels que les herbicides pour se débarrasser des pissenlits. C’est un combat à faire à chaque été. Est-ce que cela vaut vraiment la peine ? De plus, les pissenlits sont là pour rester, et s’avèrent utiles pour les insectes pollinisateurs, de plus les feuilles peuvent se servir en salade …
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Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Une abeille butine un pissenlit.

Une abeille butine un pissenlit. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Charles D’Amboise

Souvent considéré comme un intrus, le pissenlit est essentiel aux écosystèmes de la ville ou de la campagne. Il faut cesser de le combattre et laisser la nature suivre son cours, affirment des experts en biologie et en apiculture.

Pour le biologiste Claude Villeneuve, les compagnies d’engrais et d’herbicides entretiennent depuis des lunes le mythe « que le pissenlit est une plante envahissante à éliminer ».

« Ça ne date pas d’hier. Si vous regardez les publicités pour l’aménagement paysager, on voit toujours que pour les hommes, la pelouse, c’est comme une bête à maîtriser. C’est jaune et c’est la plante parfaite pour les vendeurs de pesticides. Il n’y a jamais moyen de s’en débarrasser. C’est des ventes à répétition. »

Selon l’expert, le marketing entretient « le désir d’avoir une pelouse verte », alors qu’en fait, « avoir une pelouse verte est très nuisible pour l’environnement ».

Maintenir des pelouses vertes, ça demande énormément d’énergie. Ça demande du pétrole, des engrais qui sont des polluants, ça demande énormément d’eau. Claude Villeneuve, biologiste

M. Villeneuve ajoute que la guerre aux pissenlits est inutile parce que son éradication est pratiquement impossible, ajoute le biologiste.

« Pour des façons difficiles à comprendre, les gens se font une obsession de la lutte aux pissenlits. C’est une lutte perpétuelle à recommencer avec des résultats discutables. »

Et les abeilles!

Au printemps, la plante est aussi activement prisée par les insectes pollinisateurs.

« C’est vraiment une ressource florale attirante entre autres pour les abeilles », indique Valérie Fournier, professeure titulaire au Centre de recherche et innovation sur les végétaux de l’Université Laval.

« Au printemps, on a souvent un manque de fleurs alors que les abeilles refont leur colonie. Le pissenlit tombe à point pour les nourrir de manière bien nutritive », affirme-t-elle.

La chercheuse ajoute qu’avec l’engouement grandissant pour les ruches en milieu urbain, les pissenlits ont leur place dans les espaces verts.

« Quand on ajoute des ruches en milieu urbain, c’est qu’on ajoute des grandes quantités d’abeilles. Si on n’ajoute pas de fleurs, à un moment donné, on va saturer l’environnement. Avec le pissenlit, c’est facile, on n’a pas à le planter et c’est une source de nourriture abondante », poursuit-elle.

« On veut une diversité florale. Le pissenlit ne va pas devenir une plante dominante. Il faut laisser la nature faire un équilibre », dit-elle.

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Anna l’Anaconda, le serpent qui fait des bébés toute seule


La parthénogenèse est la possibilité d’avoir des bébés sans mâle. Dans la nature, il y a les fleurs et certains animaux qui peuvent se reproduire de cette façon. Pour l’anaconda, elle peut se reproduire ainsi si elle est en captivité ou qu’il n’y a pas de mâle aux alentours. Cette forme de reproduction rend les bébés plus fragiles.
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Anna l’Anaconda, le serpent qui fait des bébés toute seule


Pas toujours besoin d'un mâle pour procréer si on est un serpent. | David Clode via Unsplash

Pas toujours besoin d’un mâle pour procréer si on est un serpent. | David Clode via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Washington Post

Un miracle peut-il frapper un anaconda? C’est à première vue ce qu’on pourrait penser du cas d’Anna, une femelle de cette espèce mesurant trois mètres de longueur, locataire d’un aquarium exclusivement féminin en Nouvelle-Angleterre aux États-Unis, quand on a retrouvé à ses côtés trois petits anacondas.

Un miracle… de la biologie

Faire des bébés sans mâle n’est pas si miraculeux chez les fleurs. Il en va de même pour certains animaux, notamment des espèces de requins, d’oiseaux, de serpents et de lézards. C’est le résultat d’un processus biologique appelé parthénogénèse (étymologiquement naissance virginale), qui consiste à donner naissance à un petit par un œuf non fécondé qui se transforme en embryon. Sans doute l’avez-vous même appris en SVT avec les abeilles, les mâles étant le produit de la parthénogénèse quand les femelles proviennent des œufs fécondés.

Concernant Anna, la découverte de trois bébés et de douze œufs aux côtés de la femelle a été faite inopinément par le personnel de l’aquarium. Les vétérinaires ont réexaminé le sexe des autres locataires du bocal, inventorié l’historique d’Anna et pratiqué des tests d’ADN sur les bébés anacondas, avant de conclure au résultat qu’ils soupçonnaient depuis le début: l’événement relevait de la parthénogenèse.

La naissance viriginale, un phénomène naturel

Sur les trois anacondas dont les œufs avaient déjà éclos, seuls deux ont survécu, nous apprend le HuffPost. Les douze autres œufs ne contenaient que des petits morts-nés, un résultat fréquent dans le cas d’une parthénogenèse.

On pourrait penser que ce processus résulte de la mise en captivité de l’animal, mais elle se produit également à l’état sauvage, quand des femelles ne trouvent pas de mâles à proximité pendant une longue période. Cependant les bébés seront plus fragiles que dans le cas de la reproduction sexuée. Somme toute, il n’y a donc rien de mystérieux dans l’immaculée conception d’Anna l’anaconda.

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Le caca d’hippopotame nous aide à respirer


La disparition des hippopotames serait catastrophique. Alors qu’il est démontré que leurs déjections sont fatales pour les poissons des rivières. Ils sont cruciaux pour la base alimentaire comme des moules, crabes et escargots qui eux sont mangés par d’autres animaux. En plus, grâce a leur alimentation riche en nutriment comme le silicium qu’ils digèrent et rejettent par leurs déjections nourrissent les micr-algues qui eux transforment le silicium en oxygène.
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Le caca d’hippopotame nous aide à respirer


Chaque jour, l'hippopotame engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues riches en silicium. | Stefan Steinbauer via Unsplash

Chaque jour, l’hippopotame engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues riches en silicium. | Stefan Steinbauer via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur Popular Science

En augmentant le taux en silicium des lacs et rivières d’Afrique, les selles de ces animaux jouent un rôle-clé pour la planète.


On connaît déjà l’impact nocif sur l’environnemental des flatulences des vaches, mais l’on sait moins que les selles d’hippopotames sont, elles, bénéfiques pour la planète.

D’après une récente étude, publiée dans le journal Science Advances, ces mammifères semi-aquatiques pouvant peser jusqu’à deux tonnes «jouent un rôle-clé dans la circulation du silicium, en agissant comme une pompe terrestre-aquatique».

Le silicium, très utilisé comme composant électronique, alimente également la croissance d’une espèce de micro-algues appelée diatomée, qui extrait le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le transforme en oxygène. Bien que les estimations varient, les diatomées seraient responsables de la fabrication d’au moins 20% de l’oxygène disponible sur Terre.

Cette micro-algue, sans laquelle nous aurions beaucoup plus de difficulté à respirer, se développe grâce aux crottes d’hippopotames, puisque ces dernières permettent le transfert du silicium, dont se nourrit les diatomées, de la terre à la rivière.

Même s’il est capable de s’attaquer à des crocodiles, des lions ou des êtres humains, l’hippopotame est, comme le rappelle la journaliste Eleanor Cummins dans son article pour Popular Science, un animal presque exclusivement herbivore. Chaque jour, il engloutit entre 30 et 40 kilos de plantes, herbes, racines et algues: des végétaux riches en nutriments, et notamment en silicium, qui une fois digérés sont rejetés dans la rivière sous forme de déjections.

Si ces excréments, composés d’un mélange toxique d’ammoniac, de méthane et de sulfure d’hydrogène, sont fatals pour les poissons des rivières africaines, comme le révélait une étude des biologistes Christopher Dutton et Amanda Subalusky, ils permettent aussi d’augmenter le taux de silicium présent dans ces lacs et rivières.

Écosystème menacé

Pour étudier le cycle du silicium, Jonas Schoelynck, biologiste à l’université d’Anvers en belgique, et ses collègues ont analysé des échantillons de la rivière Mara, qui traverse la réserve nationale Masai Mara, au Kenya.

Les scientifiques ont comparé la composition chimique de l’eau de cette rivière bondée d’hippopotames avec les habitudes quotidiennes de ces mammifères. Ils en ont conclu qu’en moyenne, les selles d’hippopotames introduisent chaque jour 360 kilos de silicium dans la rivière Mara, soit environ 76% du flux total de la substance dans le cours d’eau.

Nourries en silicium, les diatomées peuvent ensuite proliférer pour fertiliser les sols, en devenant de la terre de diatomée, mais aussi former la base de la chaîne alimentaire, en nourrissant les petits animaux comme les moules, les crabes et les escargots, qui sont à leur tour mangés par de plus gros animaux, tels que les loutres, les tortues et même les êtres humains.

Mais comme bon nombre d’espèces africaines, les hippopotames sont aujourd’hui menacés par la chasse et la perte de leur habitat. Entre 1996 et 2004, leurs populations ont diminué d’environ 20%. Si ces animaux venaient à disparaître, la croissance des diatomées dans les eaux africaines pourrait considérablement diminuer, ce qui pertuberait toute la chaîne alimentaire et déstabiliserait massivement l’écosystème.

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Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé


Quoi de mieux pour les astronautes de couronner un séjour dans des grottes dans le but d’expérimenter la noirceur, la promiscuité, le froid, l’humidité et le confinement tout en cherchant des formes de vie, de trouver une nouvelle espèce de cloporte qui vit dans des mares souterraines..
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Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé

 

Une étendue d'eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d'entraînement CAVES de l'Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Une étendue d’eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d’entraînement CAVES de l’Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Durant une expédition dans le système de grottes de Supramonte en Sardaigne en 2012, des astronautes en entraînement ont collecté de curieux petits crustacés incolores et aveugles dans une mare souterraine, qui se se sont avérés appartenir à une nouvelle espèce, annonce l’Agence spatiale européenne (ESA) dans  un communiqué.

Nommée Alpioniscus sideralis, du mot latin pour sidéral (qui a rapport aux astres) en clin d’œil aux astronautes, l’espèce est décrite dans un article paru dans le journal ZooKeys. Ce minuscule cloporte d’eau douce, de moins de 8 mm de long, est un des rares à être retourné à une vie aquatique. On appelle en effet cloportes un ensemble de crustacés qui ont évolué pour devenir terrestres.

Des astronautes internationaux (ESA, Nasa, Canada, Russie, Japon et Chine), accompagnés de spéléologues et de biologistes, ont contribué à la découverte de A. sideralis, survenue dans le cadre du programme Cooperative Adventure for Valuing and Exercising human behaviour and performance Skills (CAVES) organisée par l’ESA. Ils passent six jours dans l’humidité, le froid, l’obscurité, la promiscuité et le confinement des grottes sardes pour se préparer aux missions spatiales, mais aussi à la recherche de vie, ici d’organismes adaptés à une vie souterraine comme A. sideralis.

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d'une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d’une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

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