Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude


On prend de plus en plus conscience des changements climatiques avec ses inondations, sécheresse, vague de chaleur. Cela n’ira pas en s’améliorant surtout si nous ne faisons pas de geste concret pour diminuer l’impact. Si nous ne le faisons pas pour nous, pensons à nos enfants et ceux qui suivront.
Nuage


Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude

PHOTO DMITRI LOVETSKY, ASSOCIATED PRESS

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le Nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord.

(Paris) Canicules, sécheresses, pluies… Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère Nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2 °C, selon une étude publiée lundi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penché sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord.

« Si le monde se réchauffe de 2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le Nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord.

La probabilité de persistance de périodes à la fois chaudes et sèches est similaire, mais avec des pics régionaux importants, jusqu’à 20 % dans l’est de l’Amérique du Nord.

Les risques d’une période de sept jours de précipitations importantes augmentent eux de 26 %, faisant peser des menaces d’inondations.

« Nous pouvons prévoir des impacts de plus en plus importants des événements météo extrêmes pendant l’été, mais nos recherches montrent qu’en limitant le réchauffement à 1,5 °C, comme prévu dans l’Accord de Paris sur le climat, les réduiraient considérablement », a noté dans un communiqué Carl-Friedrich Schleussner, de Climate Analytics.

« Ayant à l’esprit le fait qu’avec le rythme actuel de réductions des émissions [de gaz à effet de serre], le monde se dirige vers 3 °C, notre étude souligne le besoin urgent d’action », a-t-il ajouté.

L’accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, voire à +1,5 °C. 

Mais le monde s’est déjà réchauffé de +1 °C, entraînant déjà une augmentation des canicules, sécheresses ou tempêtes. Et les signes d’une persistance plus longue de ces événements sont déjà là, note l’étude.

Par exemple, l’Europe a vécu en 2018 une période chaude et sèche particulièrement longue, d’avril à septembre, interrompue par de brèves périodes de rafraichissement et de pluie, entrainant notamment une baisse des récoltes de blé en Allemagne de 15 %, selon les chercheurs.

Et au printemps 2016, trois périodes rapprochées de plusieurs jours consécutifs de pluies avaient contribué au débordement de la Seine à Paris. 

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Une animation montre à quoi ressemblerait la Terre si toute la glace fondait


La Terre est appelée à changer, elle l’a fait plusieurs fois au cours de son existence. L’activité humaine a quand même changé la vitesse des changements climatiques. Bien que ces changements ne reculeront probablement pas, il est quand même important de ne pas abandonner pour diminuer l’impact. Si nous ne le faisons pas pour nous, faisons-le pour nos enfants et ceux qui suivront
Nuage


Une animation montre à quoi ressemblerait la Terre si toute la glace fondait

Même si certaines personnes sont encore très sceptiques quant au réchauffement climatique et ses effets sur notre planète, nous ne sommes pas sans savoir que ce problème est bel et bien réel et que nous nous dirigeons droit à la catastrophe si nous ne faisons rien.

En plus de dérégler le bon fonctionnement de la Terre et de ses saisons, il dégèle les régions les plus froides à une vitesse grand V, ce qui n’est évidemment pas sans conséquence.

Et à ce propos, un groupe de scientifiques a mis au point un film d’animation pour nous montrer à quoi ressemblerait la planète bleue si toute sa glace fondait, et le résultat est effrayant…

Un constat qui fait froid dans le dos, mais plus pour longtemps

Depuis 2015 déjà, la NASA nous met en garde contre l’élévation anormale du niveau de l’eau de nos océans, qui est évidemment due aux perturbations climatiques que nous subissons depuis plus d’une cinquantaine d’années maintenant.

Pire encore, elle affirme que d’ici quelques décennies, nous serons à au moins 90 cm au-dessus du niveau de la mer, et que ça n’ira pas en s’arrangeant.

Pour avoir un ordre d’idées, il faut savoir que d’après les statistiques effectuées par le National Snow and Ice Data Center, nos banquises ont perdu pas moins de 1 million de kilomètres de glace en l’espace d’à peine 40 ans (depuis 1981).

Autant dire qu’à ce rythme-là, nos arrière-petits-enfants n’auront probablement jamais l’occasion de connaître la beauté de ces lieux magiques comme au Groenland ou encore en Islande.

Mais le plus étonnant, c’est que bien que nous soyons parfaitement au courant, nous ne prenons pas réellement conscience de tout ce que la fonte des glaciers provoquerait si elle avait lieu.

C’est pourquoi l’équipe de Business Insider a créé une carte interactive qui nous permet de constater de nos propres yeux combien la Terre serait défigurée si toutes les banquises étaient amenées à disparaître.

Une déformation totale, à l’opposé de ce que nous connaissons

En s’intéressant de plus près aux images de cette carte animée, nous pouvons voir que de très nombreuses régions seront totalement englouties par la mer.

En premier lieu, nous pourrons dire adieu à toutes les petites îles et les villes où l’eau y est fortement présente telle que Venise.

En outre, de nombreuses métropoles très peuplées d’Asie du Sud-Est ne seront plus, à savoir Calcutta, Shanghai, Bangkok, mais aussi Hong-kong et Tokyo, qui abritent au total plus de 75 millions d’habitants à elles seules.

Mais ce n’est pas tout, les continents comme l’Australie, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, les côtes Africaines et l’Europe ne seront pas pour autant épargnés et perdront nettement en superficie aussi.

Cependant, il est essentiel de rappeler que la communauté scientifique s’accorde à dire que même si la fonte des glaces n’est plus à prouver, ce triste phénomène n’aura très probablement pas lieu avant 5 000 ans au moins.

En effet, sachant qu’il existe actuellement plus de 20,8 km cubes de glace sur la Terre(soit presque 3 millions de mètres cubes), sa disparition ne pourra se faire que petit à petit…

https://ohchouette.com/