Avec le réchauffement climatique, les oiseaux sont de plus en plus petits


En Amérique du Nord, des scientifiques ont mesuré des milliers oiseaux migrateurs pendant 38 ans. Probablement dus aux changements climatiques, ils sont plus petits et leurs ailes sont plus grandes.
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Avec le réchauffement climatique, les oiseaux sont de plus en plus petits


Des chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) ont scrupuleusement mesuré, pendant près de 40 ans, la taille d’oiseaux morts après s’être heurtés à des buildings à Chicago. © Roger Hart, University of Michigan Photography

Des chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) ont scrupuleusement mesuré, pendant près de 40 ans, la taille d’oiseaux morts après s’être heurtés à des buildings à Chicago. © Roger Hart, University of Michigan Photography


Nathalie Mayer
Journaliste

Des chercheurs de l’université du Michigan (États-Unis) ont mesuré, de 1978 à 2016, la taille de quelque 70.000 oiseaux migrateurs d’Amérique du Nord appartenant à 52 espèces différentes. Ils se sont aperçus que la taille de quasiment tous ces oiseaux avait diminué de manière significative – c’est-à-dire pour eux, de 2,4 %. Alors que la longueur de leurs ailes a, en revanche, augmenté de 1,3 %.

Les chercheurs estiment que le phénomène est lié au réchauffement climatique. Notamment parce que, cachées dans la tendance à long terme, ils ont pu identifier des diminutions ou des augmentations de tailles suivant directement des périodes de fort réchauffement ou refroidissement.

« Ce travail de précision constitue la première preuve solide de ce que nous pensions déjà depuis longtemps », explique Benjamin Winger, chercheur à l’université du Michigan.

À savoir que le réchauffement climatique impacte aussi la taille – et même la forme – des oiseaux, et peut-être plus largement des animaux.

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Au Groenland, des scientifiques ont assisté à la vidange d’un lac en quelques heures


 »Un glacier est un fleuve de glace qui avance vers l’océan. » Alors quand cela fond … En 2018, des glaciologues ont pu voir de leurs yeux cinq millions de litres qui ont été engloutis dans le sol en 5 heures. Il semble que ce phénomène puisse être plus fréquent avec le réchauffement climatique.
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Au Groenland, des scientifiques ont assisté à la vidange d’un lac en quelques heures


À gauche, le lac du glacier Store au moment où les scientifiques ont commencé leurs observations. À droite, cinq heures plus tard, le lac a perdu deux tiers de sa surface. © Tom Chudley

À gauche, le lac du glacier Store au moment où les scientifiques ont commencé leurs observations. À droite, cinq heures plus tard, le lac a perdu deux tiers de sa surface. © Tom Chudley

À l’aide d’un drone, des glaciologues du Scott Polar Research Institute ont pu documenter en temps réel la disparition en quelques heures de deux tiers d’un lac présent à la surface du glacier Store à l’ouest du Groenland, en 2018. Un phénomène appelé à devenir plus fréquent avec le réchauffement climatique.

La couche de glace au Groenland peut faire un kilomètre d’épaisseur, et pendant l’été, il est habituel qu’une partie de la surface fonde et crée des lacs. Ceux-ci peuvent ensuite trouver une faille dans la glace… et, sous la pression, l’agrandir et ouvrir un immense trou descendant jusqu’à la base de la calotte glaciaire, un kilomètre plus bas.

Ce phénomène connu est difficile à observer directement mais les glaciologues du Scott Polar Research Institute, de l’université britannique de Cambridge, ont eu de la chance quand ils sont arrivés au glacier Store, dans l’ouest du Groenland, en juillet 2018. Quelques jours après leur arrivée, en cinq heures, les deux tiers du lac, soit près de cinq millions de litres, ont disparu de la surface, engloutis dans le sol. Des photos aériennes avant/après prises par le petit drone de l’équipe scientifique montrent un grand ovale bleu foncé se rétrécir en un plus petit cercle bleu clair, moins profond.

« L’intérêt du drone est de nous permettre de faire des relevés de haute qualité dans des zones qui ne sont pas sûres d’accès pour les scientifiques », explique à l’AFP Tom Chudley, doctorant et pilote du drone.

Le drone, en prenant des photos géolocalisées par GPS, a permis de reconstruire en trois dimensions l’évolution du relief de la glace.

Un glacier est un fleuve de glace qui avance vers l’océan. Quand la glace atteint l’eau, cela crée des icebergs, qui représentent environ 40 % de la contribution du Groenland à la montée des eaux (le reste est la fonte des glaces). Le glacier Store avance de 600 mètres par an. Ce que les scientifiques ont pu voir est que le soudain écoulement du lac a temporairement accéléré la vitesse de deux à environ cinq mètres par jour. L’eau passée sous la glace a lubrifié le glacier. Plus surprenant, l’eau a soulevé de 55 centimètres la gigantesque couche de glace pendant quelques heures, estiment les chercheurs.

« Un kilomètre de glace soulevé d’un demi-mètre, je vous laisse imaginer le niveau de pression que cela implique », dit Tom Chudley.

L’intérêt de l’étude, publiée lundi dans la revue PNAS, est de décrire plus finement la formation de ces immenses failles, qui deviennent ensuite des « autoroutes » pour faire couler l’eau de la surface vers le lit de la calotte, ce qui peut accélérer le mouvement des glaciers.

« Avec le changement climatique au Groenland, on voit plus de lacs, plus grands, et plus hauts dans les parties plus froides de la calotte. Et on voit que certains de ces lacs commencent à se vider, dit Tom Chudley. Le volume de lacs se drainant va potentiellement augmenter dans des endroits nouveaux que nous ne connaissions pas auparavant », prévient-il

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La Grande Barrière de corail pourrait être sauvée grâce à des haut-parleurs sous-marins


Des fois, on se demande comment les scientifiques peuvent avoir des idées qui paraissent un trop simplistes et pourtant …. Des haut-parleurs sous-marine pour faire du bruit sur la Grande Barrière de corail autant dans les parties vivants que morts. Et il semble que cela fonctionne, cela combiner à d’autres mesures de protection, cela pourra vraiment aider les coraux.
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La Grande Barrière de corail pourrait être sauvée grâce à des haut-parleurs sous-marins

La Grande Barrière de corail pourrait être sauvée grâce à des haut-parleurs sous-marins© Pixabay

Par Chloé Gurdjian

Des scientifiques ont découvert une nouvelle méthode pour aider les coraux australiens, en grand danger à cause du réchauffement climatique.

La Grande Barrière de corail fait partie des merveilles de notre planète. A ce titre, elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais ce massif, lieu de vie de nombreuses espèces marines, est en grand danger à cause, notamment, du réchauffement climatique. De nombreux coraux dépérissent, entraînant un blanchiment des récifs. Afin d’inverser la tendance, les scientifiques se penchent sur de nouvelles méthodes de protection.

Dans une étude publiée le 29 novembre dernier dans le journal Nature Communications, des biologistes expliquent leur dernière trouvaille. Tim Gordon et ses collègues ont installé des enceintes sous-marines dans des zones où le corail était mort, à proximité de Lizard Island. Ces haut-parleurs diffusaient le son de massifs coralliens en bonne santé et pleins de vie, peuplés de différentes espèces de poissons. Ils se sont alors aperçu que ces sons attiraient 50% de poissons en plus, et que ces poissons restaient dans les environs.

« Les poissons sont essentiels pour que les récifs coralliens fonctionnent comme des écosystèmes sains, explique Tim Gordon dans l’étude. Augmenter les populations de poissons de cette manière pourrait aider à relancer les processus de récupération naturelle, en neutralisant les dégâts que nous constatons sur de nombreux récifs coralliens dans le monde. »

Attirés sur des récifs morts, les poissons les nettoient, permettant aux coraux de se régénérer.

Selon Steve Simpson, autre biologiste ayant participé à l’étude, les récifs coralliens en bonne santé sont des endroits extrêmement bruyants, et les poissons juvéniles sont à la recherche de ces bruits lorsqu’ils cherchent un endroit pour s’installer.

« Les récifs deviennent silencieux lorsqu’ils sont dégradés – à mesure que les crevettes et les poissons disparaissent – mais en utilisant des haut-parleurs pour restaurer ce paysage sonore perdu, nous pouvons à nouveau attirer les jeunes poissons », indique-t-il.

Les biologistes de l’étude précisent bien que seule, cette méthode ne sauvera pas les récifs coralliens. Mais associée à d’autres mesures, pour lutter contre le changement climatique, la surpêche et la pollution de l’eau, elle pourrait accélérer le rétablissement de cet écosystème fragile.

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Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’Antarctique



L’Antarctique a été longtemps considéré comme un lieu a des températures extrêmes. Un endroit dure, mais fragile. Avec les changements climatiques, le tourisme et les scientifiques qui apportent des plantes et des insectes qui risquent de tout changer la biodiversité de cet endroit.
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Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’Antarctique


Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’AntarctiquePhoto: iStockChaque année, 50 000 touristes se rendent en Antarctique

Sur la minuscule partie du continent antarctique où la neige fond au printemps, des mousses, lichens et herbes, des mouches et des mites, et des colonies de micro-organismes mangent, vivent et se reproduisent depuis des millions d’années.

«La densité est égale à, ou dépasse, ce qu’on trouve dans des régions tempérées voire tropicales», dit Peter Convey, spécialiste de l’écologie terrestre de l’Antarctique. Par endroits vivent de microscopiques arthropodes, les collemboles. «Il peut y en avoir un million par mètre carré», dit le scientifique.

Cette riche biodiversité est préservée dans un équilibre ancien par le froid extrême et l’isolement de l’Antarctique, continent plus grand que l’Europe et le plus isolé de la planète, entouré par un puissant courant marin.

Mais les milliers de chercheurs et 50 000 touristes qui s’y rendent chaque année risquent de rompre cet équilibre en apportant avec eux plantes et insectes. Une herbe, Poa annua, s’est ainsi déjà installée sur certaines îles. Deux mouches ont aussi été importées par les humains.

Il peut arriver que des espèces parviennent à voler ou voguer naturellement depuis la pointe de l’Amérique du Sud à un millier de kilomètres, mais ces migrants naturels ne s’établissent pas. «99% des espèces invasives viennent avec les humains», précise à l’AFP Peter Convey, qui en dénombre une centaine depuis deux siècles.

Le chercheur argue, avec un collègue du British Antarctic Survey dans une étude publiée mercredi dans la revue Science Advances, que le réchauffement climatique faciliterait l’implantation des espèces invasives, quand bien même il resterait moins marqué qu’ailleurs sur la planète, comme c’est le cas aujourd’hui (l’Arctique, moins protégé, se réchauffe vite aujourd’hui).

«Le changement climatique réduit les barrières à l’entrée, cela facilite l’entrée et réduit les problèmes empêchant l’établissement», explique Peter Convey.

Au rythme actuel de réchauffement, la superficie de terre sans glace permanente dans la péninsule antarctique (dans l’ouest) augmentera de 300% dans le prochain siècle. Une espèce importée aura beaucoup plus de terrain à coloniser, dit-il.

Avec plus de terres et plus d’eau liquide en raison de la fonte, la vie va exploser, et probablement intensifier la concurrence entre espèces. Des herbes l’emporteront sur des mousses. Les mouches locales rivaliseront avec les étrangères. L’effet exact est difficile à prédire.

Le Traité de l’Antarctique (1959) a inscrit le principe de la protection de l’environnement antarctique.

Si le débat actuel est dominé par la crainte de la fonte des glaces, les auteurs insistent que les activités humaines dans l’océan austral et sur le continent «auront, en réalité, probablement un bien plus grand impact sur les écosystèmes antarctiques que le changement climatique lui-même».

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les oeufs des oiseaux ont-ils des couleurs différentes en fonction des espèces ?


La couleur des oeufs des oiseaux ne dépend pas comme les scientifiques l’ont longtemps cru, de l’espèce, mais bien du milieu d’où ils évoluent.
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Pourquoi les oeufs des oiseaux ont-ils des couleurs différentes en fonction des espèces ?

Pourquoi les oeufs des oiseaux ont-ils des couleurs différentes en fonction des espèces ?© Pixabay

Par Esther Buitekant

Des chercheurs américains ont enfin percé le mystère. On sait désormais pourquoi les oeufs des oiseaux ont des couleurs différentes en fonction des espèces. Une question d’exposition au soleil et de milieu.

Tout le monde s’est un jour posé la question. Pourquoi les oeufs des volatiles n’ont-ils pas tous la même couleur ? Contre toute attente, ce n’est pas une question d’espèce mais bien de milieu. Dans une étude publiée le 28 octobre 2019 dans la revue américaine Nature Ecology & Evolution, les chercheurs ont analysé la couleur des oeufs de 634 espèces d’oiseaux à travers le monde entier. Ils ont déterminé que ces variations de couleurs étaient la conséquence de l’exposition au soleil et à la température de leur milieu. Dans les régions froides, les oeufs sont le plus souvent d’une teinte brun foncé alors que les oeufs des régions chaudes sont plus claires, bruns et même bleus ! On sait que d’autres facteurs peuvent influer sur la couleur de l’oeuf, notamment lorsque les oiseaux doivent les dissimuler des prédateurs ou en raison de propriétés antimicrobiennes, mais cette étude montre pour la première fois le rôle des conditions météorologiques.

En milieu froid, la survie des embryons en dépend

Concrètement, cela signifie que lorsque l’intensité solaire est faible, les oeufs seront plus foncés afin de recevoir plus efficacement la chaleur et donc de permettre à l’oisillon d’être mieux protégé et de se développer.

“Les couleurs foncées jouent un rôle crucial dans la thermorégulation, absorbant plus de radiations solaires. Ces questions sont particulièrement bien adaptées aux œufs d’oiseaux car la survie de l’embryon dépend d’une plage thermique étroite” expliquent les chercheurs de l’étude.

Pour confirmer leur théorie, ces derniers se sont également livrés à une expérience en exposant au soleil plusieurs oeufs de canards, de poules et de cailles. Ils ont alors constaté que les oeufs les plus foncés étaient plus aptes que les autres à maintenir leur température d’incubation.

La crainte des effets du réchauffement climatique

Au même titre que la coquille, c’est donc bien la couleur de cette coquille qui va jouer un rôle primordial dans la protection de l’embryon. Cette révélation pose évidemment la question cruciale des effets du réchauffement climatique sur les oiseaux. Le Dr Daniel Hanley, coauteur de l’étude et professeur à l’université de Long Island s’est justement inquiété de savoir l’effet à long terme que pourrait avoir l’augmentation des températures mondiales sur des organismes tels que les oiseaux. Des animaux possédants des caractéristiques adaptées à des climats bien particulier.

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La période de reproduction de la grande barrière de corail a commencé


Avec les changements climatiques et les eaux qui se réchauffent, on crains pour la Grande barrière de corail. On le sait qu’il y a eu de grandes pertes depuis quelques années. Cependant, cette année, la reproduction semble avoir été prolifique, même si rien n’est assuré, cela est quand même une bonne chose, surtout qu’il faut des conditions spécifiques pour que la reproduction ait lieu.
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La période de reproduction de la grande barrière de corail a commencé


La période de reproduction de la grande barrière de corail a commencéPhoto: AFP PHOTO / SUNLOVER MOORE REEF MARINE BASE / PABLO COGOLLOS

La reproduction des coraux de la grande barrière en Australie a commencé et les premières indications montrent qu’il pourrait s’agir d’une des périodes les plus prolifiques des dernières années.

La reproduction des coraux de la grande barrière en Australie a commencé et les premières indications montrent qu’il pourrait s’agir d’une des périodes les plus prolifiques des dernières années, selon des biologistes marins dimanche.

Chamboulé par le réchauffement climatique et l’augmentation des températures de la mer, l’écosystème corallien le plus important du monde explose une fois par an avec des pontes massives d’oeufs et de sperme synchronisées pour accroître les chances de fécondation.

Et la première nuit de ponte a été notablement «prolifique», selon Pablo Cogollos, biologiste marin basé à Cairns (nord-est de l’Australie). Un signe encourageant pour la grande barrière de corail, menacée par le réchauffement climatique.

«Il y a eu trois fois plus d’oeufs et de sperme que l’an dernier, les coraux mous ont pondu quatre jours après la pleine Lune et c’est considéré comme le meilleur frai de corail depuis cinq ans», a-t-il souligné.

Ce miracle de la nature, que l’on pourrait comparer à un feu d’artifice sous-marin ou à une tempête de neige, ne se produit qu’une fois par an, dans des conditions spécifiques: après une pleine Lune, quand l’eau est à une température de 27 ou 28°C.

Le corail mou est le premier à pondre, suivi par le corail dur, une phase qui ne s’étale que sur 48 à 72 heures.

De vastes zones de corail ont été tuées par l’augmentation des températures de l’océan tout au long des 2300 kilomètres de la grande barrière australienne, où le corail meurt et blanchit.

Le nord de la grande barrière de corail a ainsi subi deux années successives de blanchiment sans précédent en 2016 et 2017, des dommages qui pourraient s’avérer irréversibles.

Des scientifiques ont lancé l’année passée un projet dans lequel ils collectent oeufs et sperme de corail durant la période de ponte, dans le but de cultiver des larves de corail et de tenter de régénérer les zones les plus touchées.

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Ce dôme rempli de déchets nucléaires améri­cains dans le Paci­fique fuit à cause du réchauf­fe­ment clima­tique


Les Îles Marshall ont été un lieu pour des essais nucléaires américains. Quand ils ont eu fini, ils ont enterré les déchets nucléaires pour ensuite mettre un dôme pour enfermer ces déchets jusqu’à l’infini. Sauf que l’infini pour les changements climatiques, ça n’existe pas. Quand ils ont eu fini, ils ont enterré les déchets nucléaires pour ensuite mettre un dôme pour enfermer ces déchets jusqu’à l’infini. Les États-Unis, vont-ils prendre leur responsabilité avec un climatoseptique qui gouverne le pays ? Où bien, il va simplement faire la sourde oreille.
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Ce dôme rempli de déchets nucléaires améri­cains dans le Paci­fique fuit à cause du réchauf­fe­ment clima­tique

Crédits : US Depart­ment of Energy

par  Malaurie Chokoualé Datou

Cons­truit par les États-Unis dans les années 1940, ce lieu de déso­la­tion a été surnommé « La Tombe » par les rési­dents des îles Marshall. Pendant des années, des fissures sur le couvercle en béton de ce lieu de stockage radio­ac­tif améri­cain et les infil­tra­tions mari­times régu­lières ont inquiété les auto­ri­tés des Îles Marshall. Le Los Angeles Times a confirmé le 11 novembre une fuite de pluto­nium à cause du réchauf­fe­ment clima­tique.

Avec aujourd’­hui plus de 50 000 habi­tants, les Îles Marshall sont un ensemble de 29 atolls, consti­tués de 1 156 îles. De 1946 à 1958, elles ont été utili­sées comme terrain de jeu pour des essais nucléaires améri­cains. Juste sur Bikini, 25 de ces essais nucléaires ont repré­senté en éner­gie l’équi­valent de plus de 5 000 bombes comme celle qui a dévasté Hiro­shima.

Les déchets radio­ac­tifs ont ensuite été enfouis dans un cratère créé par une explo­sion, sur l’île de Runit dans l’atoll d’Ene­we­tak. Cet enfouis­se­ment de déchets nucléaires ne devait être que tempo­raire, mais en 1979, ces déchets ont été surmon­tés d’un dôme de béton sphé­rique de 8 m de haut et de 45 cm d’épais­seur pour les enter­rer à jamais. Cette situa­tion est non seule­ment deve­nue perma­nente, mais le réchauf­fe­ment clima­tique est aujourd’­hui en train de briser le dôme.

À cause de l’élé­va­tion des tempé­ra­tures et du niveau de la mer, la surface du sarco­phage se fissure et menace de déver­ser ses tonnes de déchets haute­ment radio­ac­tifs dans l’océan Paci­fique. Pendant ce temps, les auto­ri­tés des îles appellent les États-Unis à prendre leurs respon­sa­bi­li­tés.

« Comment pour­rait-il être le nôtre ? » a déclaré à propos du dôme Hilda Heine, prési­dente de la Répu­blique des Îles Marshall. « Nous n’en voulons pas. Nous ne l’avons pas construit. Les déchets à l’in­té­rieur ne sont pas les nôtres. Ils leur appar­tiennent. »

Et bien­tôt, il sera trop tard.

Source : The Los Angeles Times

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