Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle


L’an dernier, les ouragans, les tempêtes tropicales ont fait beaucoup de dégâts parce qu’ils ont fait du surplace, malheureusement cela semble être la nouvelle norme causée par les changements climatiques.
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Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle

 

Crédits : Wikilmages / Pixabay

par Brice Louvet

Le rythme auquel les ouragans se déplacent à travers la planète ralentit, selon de nouvelles recherches, qui pointent du doigt le réchauffement climatique. Les tempêtes tropicales destructrices et à évolution lente deviendront de plus en plus fréquentes.

Pourquoi l’ouragan Harvey fut si destructeur l’an dernier ? Parce qu’il a fait du sur-place, stagnant sur Houston et ses environs pendant cinq jours. Environ 90 personnes ont été tuées dans le sud-est du Texas et plus de 200 000 foyers et entreprises ont été détruits. James Kossin, de la NOAA à Madison, dans le Wisconsin, affirme que la lenteur de Harvey peut être symptomatique d’une tendance plus inquiétante. Son nouveau document, publié dans Nature, fournit des preuves montrant que la vitesse à laquelle les ouragans se déplacent à travers la planète, un phénomène connu sous le nom de vitesse de translation, ralentit.

Ces nouvelles données montrent que, en moyenne, les ouragans dans le monde ont ralenti d’environ 10% au cours des sept dernières décennies. Plus précisément, en regardant les données historiques sur les ouragans de 1949 à 2016, le chercheur a constaté que les cyclones tropicaux dans l’Atlantique Nord ont ralenti de 6% au cours de la période observée. Dans l’est du Pacifique Nord et dans la région de Madagascar, il était plus proche de 4%, mais les ralentissements ont été de 15% dans les eaux australiennes et de 20% dans le Pacifique Nord-Ouest. Dans l’ensemble, les cyclones tropicaux ont ralenti dans les deux hémisphères et dans tous les océans, à l’exception de l’océan Indien du Nord.

Les données suggèrent par ailleurs que ces effets de ralentissement s’aggravent lorsque les ouragans atteignent la terre. Des ralentissements statistiquement significatifs de 20 à 30% ont été documentés sur les régions terrestres à proximité de l’ouest du Pacifique Nord, de l’océan Atlantique Nord et autour de l’Australie. Ces ouragans « stagnants » provoquent ainsi beaucoup plus de dégâts, en particulier à cause des inondations.

Selon le chercheur, la raison de ce ralentissement mondial pourrait être liée aux changements de direction de l’air qui régissent la direction et la vitesse des tempêtes tropicales. Il craint que le réchauffement de la planète ne change – et ne faiblisse – la façon dont l’air circule dans l’atmosphère. Le changement climatique est déjà considéré comme un facteur d’augmentation de la sévérité des cyclones tropicaux, et nous savons également qu’un réchauffement de la planète conduit également à des taux de précipitations plus élevés. Nous pourrions donc ajouter aujourd’hui une énième conséquence : des tempêtes tropicales plus lentes.

Source

http://sciencepost.fr/

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Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique


C’est ce que je mange le plus les légumes, et les chercheurs croient qu’avec le réchauffement climatique, il y aura des baisses important sur la variété des légumes. Il faut donc penser a des cultures durables dans les années à venir.
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Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique

 

 

FOXYS_FOREST_MANUFACTURE VIA GETTY IMAGES

Avec le réchauffement climatique, les légumes pourraient devenir plus rares partout dans le monde, à moins que de nouvelles formes de culture soient mises en place et qu’on cultive des variétés de légumes plus résistantes, ont averti des chercheurs lundi.

La hausse de température de 4 degrés Celsius à laquelle s’attendent les scientifiques en 2100, si le réchauffement climatique se poursuit à son rythme actuel, réduirait les récoltes de 31,5% en moyenne, montre cette étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Un air plus chaud et des ressources amoindries en eau expliqueraient cette réduction de près d’un tiers des récoltes de légumes, qui sont cruciaux à une alimentation saine.

GETTY IMAGES

L’Europe du Sud et de larges pans de l’Afrique et de l’Asie du Sud pourraient être particulièrement affectés.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont passé en revue 174 études examinant l’impact de l’environnement sur les récoltes et les contenus nutritifs de légumes depuis 1975.

«Nous avons compilé pour la première fois toutes les preuves disponibles de l’impact du dérèglement climatique sur les récoltes et la qualité des légumes et légumineuses», a résumé un des auteurs, Alan Dangour, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

«Notre analyse suggère que si nous continuons comme si de rien n’était, le dérèglement climatique réduira considérablement la disponibilité globale de ces aliments importants», a-t-il ajouté.

«Il faut agir d’urgence, y compris en soutenant une agriculture qui résiste mieux aux changements climatiques et cela doit être une priorité des gouvernements à travers le monde», insiste M. Dangour.

Le maïs en voie de disparition?

GETTY IMAGES

Une seconde étude dans PNAS se penche par ailleurs sur le maïs, la plante la plus cultivée au monde.

La vaste majorité du maïs exporté provient des États-Unis, du Brésil, d’Argentine et d’Ukraine.

Avec une hausse de température de 4 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, il y a «86% de chances […] pour que les quatre grands exportateurs de maïs connaissent une mauvaise année de façon simultanée», indique l’étude.

«Nous avons conclu qu’alors que la planète se réchauffe, il devient de plus en plus probable pour différents pays de faire simultanément face à des pertes de récoltes majeures, ce qui a d’importantes implications pour les prix des aliments et la sécurité alimentaire», a mis en garde l’auteure principale, Michelle Tigchelaar, de l’Université de Washington (UW).

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des familles «victimes» du réchauffement saisissent la justice européenne


En Europe, des gens ont déposé des procédures judiciaires en cour de Justice en temps que les victimes des changements climatiques. Non, ce n’est pas pour l’argent, mais pour dénoncer lors de l’accord de Paris, les défis ne sont pas respecter ou ne sont assez haut pour améliorer les choses et ceux qui dépendent directement de l’environnement en subissent les conséquences.
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Des familles «victimes» du réchauffement saisissent la justice européenne

 

« Notre production de lavande a été impactée très... (Philippe LOPEZ, AFP)

« Notre production de lavande a été impactée très fortement, notamment ces 15 dernières années, au point de compromettre la vie même de l’exploitation », relate Maurice Feschet (photo), 72 ans, dont le fils a repris la ferme familiale dans le sud de la France.

PHILIPPE LOPEZ, AFP

 

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS, AVEC LES BUREAUX EUROPÉENS DE L’AFP
Agence France-Presse
Paris

Sécheresse, fonte de glaciers, inondations… Une dizaine de familles se disant victimes déjà des effets du dérèglement climatique ont saisi la justice européenne pour obtenir que l’UE réduise plus ses émissions de CO2.

La plainte, la première de ce type au niveau européen selon ses promoteurs, été déposée mercredi devant la Cour européenne de Justice, par des familles de l’UE, kenyane et fidjienne, a précisé à l’AFP le Réseau Action Climat (RAC), qui réunit des ONG de toute l’Europe et porte cette affaire baptisée « People’s climate case ».

« Il n’y a plus de printemps ni d’automne ; après l’été, on entre directement en hiver (…) Avec mon troupeau, je dois monter à une altitude de plus en plus élevée » pour le nourrir, a raconté à l’AFP Petru Vlad, 50 ans, qui avec sa famille emmène chaque printemps ses moutons et ses vaches dans la montagne roumaine.

« Notre production de lavande a été impactée très fortement, notamment ces 15 dernières années, au point de compromettre la vie même de l’exploitation », relate de son côté Maurice Feschet, 72 ans, dont le fils a repris la ferme familiale dans le sud de la France.

Le paysan retraité français et le berger roumain font partie de la trentaine de personnes associées à cette plainte, qui a fait l’objet d’une communication coordonnée dans toute l’Europe jeudi.

« Ce sont des familles qui vivent près des côtes, des familles qui ont des forêts, des familles qui vivent dans la montagne et voient les glaciers fondre », a expliqué à l’AFP leur avocate Roda Verheyen, précisant que cela pourrait prendre des mois avant que la Cour décide d’entendre l’affaire ou non.

« Ce sont des familles déjà affectées par le changement climatique (…) et qui disent à l’Union européenne, « vous devez faire ce que vous pouvez pour nous protéger parce que sinon nos dommages seront catastrophiques » », a-t-elle ajouté.

Pas une question d’argent

Dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat qui vise à limiter le réchauffement à maximum 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, les États se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mais les plans nationaux actuels conduiraient à un monde à + 3 ° C, avec son lot annoncé de sécheresses, ouragans et territoires submergés par les eaux.

Les Européens se sont fixé l’objectif de baisser de 40 % leurs émissions d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Mais cet objectif est « insuffisant pour protéger les droits fondamentaux à la vie, à la santé, au travail et à la propriété », selon les représentants du « People’s climate case ».

« Je ne cherche pas à être indemnisé, mais à alerter les autorités de l’UE », qui ont « une responsabilité de leader au niveau mondial sur ces questions », a expliqué à l’AFP Armando Carvalho, propriétaire forestier dans le centre du Portugal qui a vu tous ses arbres détruits par le feu en 2017.

Ces familles de huit pays demandent à la Cour de justice d’annuler trois directives réglementant notamment les émissions des secteurs industriels et des États membres, tout en les maintenant en vigueur jusqu’à leur renforcement.

Parmi les plaignants, une famille des Alpes italiennes qui peine de plus en plus à gagner sa vie en emmenant les touristes grimper sur des cascades glacées, des Allemands d’une île de mer du Nord confrontés à la montée des eaux ou encore une association représentant le peuple autochtone des Samis en Suède qui voient l’impact de la hausse des températures sur leur élevage de rennes.

Mais aussi une famille kényane victime de la désertification dans le nord de son pays, et des Fidjiens subissant des pertes de revenus de la pêche en raison du blanchissement des coraux.

« L’UE partage la responsabilité (du changement climatique) avec d’autres pays dans le monde », a justifié Wendel Trio, directeur du RAC Europe.

Alors que les scientifiques estiment que la température mondiale a déjà augmenté d’un degré, les impacts du dérèglement se font de plus en plus sentir à travers le monde.

Dans ce contexte, des procédures judiciaires contre des entreprises ou des États commencent à fleurir en Asie, aux États-Unis ou en Europe.

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Pour fuir le réchauffement climatique, la flore montagneuse migre vers les sommets


Il n’y a pas juste les humains et les animaux qui migrent à cause des changements climatiques, les plantes aussi. Dans quelques parties montagneux d’Europe, des plantes ont accéléré leurs migrations vers les cimes des montagnes, c’est le dernier refuge. Alors que les plantes qui vont migrer aux niveaux inférieurs des montagnes sont plus grosses et plus résistantes Ce qui est inquiétant, des plantes pourraient disparaître n’ayant pas la capacité de rivaliser avec les plantes aux niveaux inférieurs
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Pour fuir le réchauffement climatique, la flore montagneuse migre vers les sommets

 

Quand la flore montagneuse vise les sommets

Le réchauffement climatique pousse progressivement la flore des montagnes à se réfugier vers les cimes.

© STEFANO PAVANELLO

Par Aurélia Payelle

Le réchauffement climatique pousse progressivement la flore des montagnes à se réfugier vers les cimes.

Le réchauffement climatique pousse la flore montagneuse vers les cimes. C’est le constat qu’une équipe de 53 chercheurs de onze pays différents a fait en compilant les données disponibles sur le nombre de plantes recensées de 302 sommets montagneux d’Europe parmi lesquels ceux des Alpes, des Pyrénées, des Carpates, d’Écosse ou de Scandinavie. Cette étude a été publiée dans la revue Nature, le jeudi 5 avril 2018.

L’écosystème gagne progressivement les altitudes car il bénéficie de conditions plus favorables à son développement. Ainsi, les sommets sont cinq fois plus colonisés par de nouvelles espèces de plantes, ces dix dernières années qu’au cours de la décennie 1957-1966. Le rapport souligne que dans 87% des cas étudiés, la flore montagneuse s’est enrichie. Les chercheurs montrent également que cette tendance concorde avec l’augmentation des températures. Ils rappellent que les montagnes sont particulièrement sensibles au changement climatique et subissent un réchauffement rapide. Les auteurs du rapport constatent également que d’autres facteurs globaux comme les retombées atmosphériques azotées liées aux polluants ou encore la fréquentation des sommets par l’Homme n’expliquent pas cette accélération, les impacts variant selon les zones étudiées.

Un phénomène inquiétant

L’étude est basée sur 145 ans de relevés botaniques. Ce recul permet aux auteurs du rapport de montrer la forte accélération du processus. Car cette colonisation de la flore des niveaux inférieurs vers les cimes est de plus en plus rapide. Les chercheurs du CNRS soulignent, à travers un communiqué, que cette migration concerne également des espèces réputées pour se déplacer lentement. Ce phénomène inquiète les chercheurs qui précisent qu’une fois que les plantes auront atteint le sommet, qui est leur dernier refuge, il n’y aura pas d’autre échappatoire possible.

« Les écosystèmes montagnards pourraient ainsi être fortement perturbés à l’avenir », assure le CNRS.

« Jusqu’à présent, aucune extinction d’espèces des sommets n’a été observée », expliquent les chercheurs du centre national de la recherche scientifique.

Mais, les plantes, migrant des niveaux inférieurs, sont plus vigoureuses que celles des cimes. Elles sont mieux armées pour s’imposer, avec une taille plus importante. Certaines plantes pourraient donc disparaître car elles ne seront pas en mesure de rivaliser avec des espèces plus compétitives provenant des niveaux inférieurs. Le CNRS explique qu’un déséquilibre du fonctionnement de l’écosystème montagnard serait à craindre si certaines espèces de plantes venaient à disparaître.

Les auteurs du rapport pensent qu’il s’agit là d’une nouvelle preuve de la « grande accélération », un concept proposé dans les années 2005 par plusieurs scientifiques pour décrire la croissance exponentielle, après 1950, des altérations de la biosphère par les activités humaines. Ce phénomène est pour les scientifiques le révélateur de bouleversements sociaux et environnementaux.

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Les États-Unis en voie d’honorer les objectifs sur le climat, malgré Trump


Un bel exemple qui montre qu’envers un gouvernement qui ne prend pas ses responsabilités face au climat, les états ont quand pris les choses en mains par leur maire, leurs citoyens
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Les États-Unis en voie d’honorer les objectifs sur le climat, malgré Trump

 

Dans le cadre de cet accord, les États-Unis... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

Dans le cadre de cet accord, les États-Unis s’étaient engagés, à l’époque de l’administration Obama, à une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 2005.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

 

Les États-Unis sont sur les rails pour atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat, malgré la décision du président Trump de retirer son pays de cet accord, a indiqué jeudi le secrétaire général de l’ONU.

Après l’annonce de Donald Trump en juin 2017, des villes, des États, des entreprises à travers le pays, s’étaient engagés à honorer les objectifs décrétés dans la capitale française fin 2015.

«Il y a des espoirs qu’indépendamment de la position du gouvernement, les États-Unis pourraient être en mesure de respecter les engagements pris à Paris en tant que pays», a souligné devant la presse le patron des Nations unies, Antonio Guterres.

«Nous avons observé dans les villes, et nous avons vu dans beaucoup d’États, un engagement très fort envers l’accord de Paris, si bien que certains indices vont même dans une meilleure direction que ce qui a été le cas récemment», a dit M. Guterres.

Dans le cadre de cet accord, les États-Unis s’étaient engagés, à l’époque de l’administration Obama, à une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 2005.

Près de 200 pays et organisations s’étaient mis d’accord à Paris, après d’intenses négociations, s’engageant pour la réduction des émissions de carbone, allant jusqu’à 2030.

Le président Trump avait justifié son retrait, qui avait provoqué un tollé international, jetant le blâme sur un «mauvais accord» pour l’économie des États-Unis.

Sachant qu’il faut trois ans pour un signataire avant de pouvoir signifier son retrait de l’accord de Paris et encore un an avant que ce dernier ne soit effectif, la sortie des États-Unis ne pourrait intervenir concrètement qu’en novembre 2020.

Mais l’administration Trump dispose d’autres leviers pour entraver la lutte contre le réchauffement climatique, comme le rapporte jeudi un article du New York Times, indiquant que la Maison-Blanche s’apprête à assouplir la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre et la consommation de carburant des véhicules.

Selon une porte-parole de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), citée anonymement par le quotidien new-yorkais, la Maison-Blanche devrait présenter un plan assouplissant la réglementation actuelle, ce qui constituerait une victoire pour l’industrie automobile et entraînerait potentiellement une réduction des exigences sur ces sujets à l’échelle mondiale.

La communauté internationale veut limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, mais le patron de l’ONU a prévenu que des efforts accrus étaient nécessaires pour atteindre cet objectif en 2020.

Le changement climatique est «la menace la plus systémique pour l’espèce humaine», a alerté Antonio Guterres, ajoutant que des données récentes sur les évènements climatiques extrêmes ont montré que «2017 a été (une année) pleine de chaos climatique».

Le chef de l’ONU prévoit d’organiser un sommet majeur l’année prochaine pour faire le point sur les progrès dans la mise en place de l’accord sur le climat. La présence du président américain est plus qu’incertaine.

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La dégradation des sols causera des migrations massives


L’immigration à cause des détériorations de l’environnement sera de plus en plus importante, surtout si nous ne changeons nos habitudes de tout détruire que ce soit en agriculture non-durable, la déforestation, la pollution … Les sols ne donnent pas le rendement nécessaire pour la biodiversité et l’humain comme les animaux en souffre
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La dégradation des sols causera des migrations massives

 

Au moins 50 millions d'humains vont été contraints à migrer d'ici 2050 à cause... (Photo REMY GABALDA, archives Agence France-Presse)

PHOTO REMY GABALDA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

FLORENCE PANOUSSIAN
Agence France-Presse
Medellin

 

Au moins 50 millions d’humains vont été contraints à migrer d’ici 2050 à cause de la détérioration des sols de la planète, et jusqu’à 700 millions si rien n’est fait pour enrayer les dégâts, ont alerté lundi des dizaines de scientifiques.

«La dégradation des sols, la perte de biodiversité et le changement climatique sont trois facettes du même important défi: l’impact de plus en plus dangereux de nos choix sur notre environnement naturel», a déclaré l’expert Robert Watson, en présentant le premier rapport mondial jamais réalisé sur ce thème.

Cette détérioration, causée entre autres par des pratiques agricoles non durables, la pollution et l’expansion urbaine, nuit déjà à 3,2 milliards d’êtres humains, soit 40 % de la population mondiale.

Les sols sont dans un état «critique», avertit cette vaste étude dévoilée à l’issue de la VIe session plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tenue depuis le 17 mars à Medellín, en Colombie.

«Nous avons transformé une grande partie de nos forêts, de nos prairies, nous avons perdu 87 % de nos zones humides (…) Nous avons vraiment changé la surface terrestre», a déploré M. Watson, président de l’IPBES, qui compte 129 pays membres et a déjà alerté vendredi dernier sur une extinction massive des espèces de la planète.

Mal exploités ou surexploités, les sols perdent en qualité. Cela se traduit par une diminution de «terres cultivables et donc de moyens de subsistance», ce qui «va forcer les gens à partir», a-t-il précisé à l’AFP.

Réchauffement climatique

D’ici 2050, cette dégradation «conjuguée aux problèmes de changement climatique, qui y sont étroitement liés, va contraindre 50 à 700 millions de personnes à migrer», ajoute cette analyse réalisée par une centaine de chercheurs bénévoles de 45 pays.

La projection la plus optimiste sera atteinte même «si nous essayons vraiment d’avoir des pratiques agricoles et forestières plus durables, de minimiser le changement climatique», a ajouté M. Watson.

Mais «si nous continuons avec nos pratiques non durables», quelque 700 millions d’humains seront contraints de migrer au cours des trente prochaines années, a-t-il mis en garde.

Le phénomène est alimenté par «le style de vie hautement consumériste» des pays riches, ainsi que par la croissance des revenus et de la démographie dans les pays en développement, ajoute le rapport.

C’est aussi un facteur de guerres:

«la diminution de productivité des sols rend les sociétés plus vulnérables à l’instabilité sociale, en particulier dans les régions sèches, où des années de très faibles précipitations ont été associées à une hausse des conflits violents allant jusqu’à 45 %», selon les chercheurs.

Elle a un impact sur la sécurité alimentaire, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, donc sur l’ensemble des habitants de la Terre, avec un coût économique estimé à 10 % du PIB annuel.

L’IPBES a souligné que «4/5e de la population mondiale vit dans des zones menacées par le manque d’eau» et que seulement 25 % des terres de la planète n’ont pas été «significativement affectées» par l’activité humaine, ratio qui devrait chuter à 10 % d’ici 2050.

«Les forêts tropicales ont été historiquement peu peuplées parce qu’il était difficile d’y pénétrer. Aujourd’hui, nous y construisons des routes, nous y introduisons de l’agriculture», a précisé à l’AFP Robert Scholes, l’un des coauteurs du rapport.

Cela affecte les animaux, les plantes ainsi que les forêts qui produisent de l’oxygène et absorbent les gaz responsables du réchauffement climatique. La perte en biodiversité devrait être de 38 à 46 % d’ici 2050.

Impact sur la biodiversité

Le rapport a demandé trois ans de travail et compile toutes les publications scientifiques récentes sur ce thème. Sa réalisation a coûté environ 810 000 euros (un million de dollars).

Les experts et décideurs des pays membres de l’IPBES «l’ont approuvé (…) à l’issue de trente heures» de débats à huis clos, a précisé Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’organisation.

Vendredi, l’IPBES a rendu un verdict inquiétant sur la biodiversité de la planète, menacée par la première extinction massive des espèces depuis celle des dinosaures et la première provoquée par les humains.

Au-delà du diagnostic, elle a lundi encore donné des recommandations: généralisation de pratiques agricoles durables, contrôle de la pollution, planification urbaine incluant des «infrastructures vertes», des parcs, entre autres.

Mme Larigauderie a affirmé à l’AFP «qu’il est possible d’agir (…) les gouvernements ont à leur disposition des outils pour ce faire».

Les bénéfices de la restauration des sols sont dix fois supérieurs à leur coût, selon l’IPBES, qui a insisté sur la nécessité de coordonner les actions internationales, nationales et individuelles, aujourd’hui fragmentées.

«Prendre les mesures adéquates pour combattre la détérioration de la terre peut transformer la vie de millions de gens à travers la planète, a souligné M. Watson. Mais plus on tarde à agir, plus cela sera difficile et coûteux.»

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Le guaimaro, un «arbre magique» protecteur de la planète


Un arbre qui a tellement un grand potentiel qui se trouve en Colombie, a failli disparaître pour son bois, pour l’élevage, la culture extensive, les plantations de coca. La déforestation est une des causes des changements climatiques. Il a été décidé de reboiser l’endroit et de rajouter en plus des autres essences d’arbres, le guaimaro, que nous appelons en français le noyer maya. En plus il porte dans ses branches beaucoup de fruits qui a des protéine autant que le lait, autant de fer que les épinards et plus de potassium qu’une banane, ainsi plus de magnésium que le haricot rouge
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Le guaimaro, un «arbre magique» protecteur de la planète

 

Cet arbre aux feuilles persistantes, qui équilibre les... (Photo Luis Acosta, Agence France-Presse)

Cet arbre aux feuilles persistantes, qui équilibre les sols acides, solidifie dans la terre le CO2, responsable du réchauffement climatique. Il ne le relâche donc pas dans l’atmosphère quand il meurt, contrairement à la plupart des arbres.

PHOTO LUIS ACOSTA, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

FLORENCE PANOUSSIAN
Agence France-Presse
DIBULLA, Colombie

Sur une planète menacée par le réchauffement, le guaimaro, immense arbre tropical vénéré des anciens, renaît peu à peu en Colombie. Doté de propriétés étonnantes, dont sa capacité à solidifier le gaz carbonique dans le sol, ce géant préserve le climat.

«Sans arbres, il n’y a pas d’eau et sans eau, il n’y a pas d’arbre! Les gens coupent, brûlent pour cultiver, pour le bétail. Le bois se raréfie, les rivières s’assèchent», déplore Manuel Duran, 61 ans.

D’une main lasse, ce paysan ôte son chapeau de paille et essuie la sueur de son front, sous le soleil implacable de la forêt tropicale sèche de Dibulla, au pied des montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta.

À plus de 900 km de là, à Medellin, ville très affectée par la pollution, des experts du monde entier sont réunis au chevet de la planète: la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) va rendre les 23 et 26 mars son diagnostic sur l’état de la faune, de la flore et des sols.

Conscient des dégâts causés par une agriculture irraisonnée, Manuel Duran, qui est né dans les marais du fleuve Magdalena, au coeur du pays, mais a été déplacé par la guerre, s’intéresse à un programme de reboisement dont le guaimaro est emblématique.

«Le guaimaro est un arbre magique!», explique à l’AFP Daisy Tarrier, 39 ans, directrice d’Envol Vert, ONG franco-colombienne à l’origine du projet.

Enthousiaste, elle en détaille les qualités et celles de son fruit, sorte de baie orangée riche en nutriments.

Un arbre ancestral

Le Brosimum alicastrum pousse du Mexique au Brésil. Selon les pays, il est appelé guaimaro, ramon, campeche, ojoche, mewu, etc. ou en français noyer maya. Pour cette civilisation pré-colombienne, il était aussi essentiel que le maïs, et le reste pour nombre d’indigènes. Mais beaucoup de paysans en ont oublié les qualités.

Afin de raviver un savoir précieux contre la malnutrition, Envol Vert organise des ateliers de cuisine:

«le fruit contient autant de protéines que le lait, quatre fois plus de potassium que la banane, autant de fer que les épinards, quatre fois plus de magnésium que le haricot rouge», autre aliment de base en Amérique latine.

Cet arbre aux feuilles persistantes, qui équilibre les sols acides, solidifie dans la terre le CO2, responsable du réchauffement climatique. Il ne le relâche donc pas dans l’atmosphère quand il meurt, contrairement à la plupart des arbres.

Il s’élève jusqu’à 50 m et s’enracine aussi profondément dans le sol. Cela le rend résistant aux sécheresses comme aux ouragans. Le guaimaro peut même renaître de ses cendres après un incendie, tel le phénix.

«Cet arbre a une grande capacité de s’adapter à différents climats et peut supporter divers types de sols, d’humidité, d’altitude, de température […] et de nombreux animaux s’alimentent de son fruit, ce qui en fait une espèce importante pour la conservation», souligne dans sa thèse la biologiste colombienne Monica Florez.

Un phénix menacé

Mais la convoitise pour son bois, qui fait des maisons et des meubles solides, les coupes pour l’élevage et les cultures extensives, ont failli en venir à bout. Sans oublier les plantations de coca, base de la cocaïne dont la Colombie est le premier producteur mondial.

«Nous sommes encore confrontés à un énorme défi lié au contrôle de la déforestation», admet le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Luis Gilberto Murillo, bien que le fléau ait diminué, de plus de 282 000 ha en 2010 à 170 000 ha déboisés en 2017.

En travaillant avec quelque 190 familles, dont 87 du hameau de Santa Rita de la Sierra, près de Dibulla, Envol Vert a depuis 2011 planté plus de 30 000 arbres d’une vingtaine d’espèces, dont 6000 guaimaros. Les pépinières collectives sont confiées aux habitants, qui transfèrent ensuite les arbres sur leurs parcelles.

 

«J’ai toujours beaucoup aimé le guaimaro parce qu’il donne de l’ombre et quand ses feuilles tombent, le bétail les mange. Ses racines renforcent le sol, conservent l’humidité et ses fruits sont bons», explique Maria Alarcon, 64 ans.

Vivant une centaine d’années, un guaimaro donne 180 kg de fruits en mars-avril. Ils se consomment frais et en jus, en soupe et en purée comme la patate. Mais aussi grillés, puis moulus pour une infusion au goût de café chocolaté. Des indigènes en tirent des remèdes contre l’asthme, l’anémie, les rhumatismes.

«Mais il va falloir planter beaucoup pour remplacer tous les arbres qui ont été perdus», avertit Maria Alarcon, les mains dans la terre.

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