Un enfant sur quatre manquera d’eau d’ici 2040


Que sera l’avenir pour les enfants n’ayant pas accès pour l’eau potable due à la sécheresse et les changements climatiques n’aident en rien à cette situation.
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Un enfant sur quatre manquera d’eau d’ici 2040

 

Selon l'Unicef, des conflits et la sécheresse font... (Albert GONZALEZ FARRAN, archives AFP)

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine. Sur cette photo, un enfant vient chercher de l’eau à un puits au Soudan du Sud.

ALBERT GONZALEZ FARRAN, ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse

Environ un enfant sur quatre à travers le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares, a mis en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un rapport publié mercredi.

Ce document rendu public dans le cadre de la journée mondiale de l’eau pointe que d’ici 20 ans près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones avec des ressources en eau potable très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.

Plus de 36 pays font face actuellement à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon le rapport.

Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées contractées en raison d’un mauvais environnement sanitaire et d’un accès insuffisant à l’eau potable, note le rapport.

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine.

L’agence onusienne estime que rien qu’en Éthiopie, 9 millions de personnes n’auront pas un accès approprié à l’eau potable cette année.

« L’eau est essentielle, sans elle il n’y a pas de croissance », a indiqué Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. « Les enfants qui n’ont pas accès à l’eau potable risquent davantage de mourir en bas âge et, tout au long de leur enfance, de mourir de maladies causées par des bactéries transmises par l’eau, auxquelles leurs petits organismes sont moins résistants ».

L’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent également des retards de croissance, note encore l’Unicef, un fléau qui touche environ 156 millions d’enfants de moins de cinq ans à l’heure actuelle.

Parmi les recommandations pour limiter les impacts du changement climatique sur l’approvisionnement en eau, l’agence appelle les gouvernements à se pencher en priorité sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les communautés vulnérables.

Dans un autre rapport mercredi, l’ONU a souligné que recycler les eaux usées dans le monde, qui pour la plupart ne sont pas traitées, aiderait à résorber les problèmes de manque d’eau et à protéger l’environnement.

Les deux tiers des habitants de la planète, dont la moitié en Chine ou en Inde, vivent actuellement dans des zones mal approvisionnées en eau au moins un mois par an.

Sur la lancée actuelle, le programme des Nations unies pour l’environnement estime que la demande en eau augmentera de 50 % d’ici 2030 en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.

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L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique


Les médecins américains essaient de secouer le pays des dangers des changements climatiques. Ils présentent un dossier détaillé des risques pour la santé de l’inaction au Congrès Américains. Serais-ce un coup d’épée dans l’eau avec Trump qui n’y croient pas vraiment aux changements climatiques ?
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L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique

 

Les auteurs citent aussi l'accroissement des infections qui... (123RF.com)

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladie de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

Agence France-Presse
Washington

Le réchauffement climatique, en contribuant à un accroissement de la pollution de l’air et à un changement de l’habitat de moustiques vecteurs de maladies infectieuses, fait que davantage de gens sont malades, estime un groupe d’associations médicales américaines dans un rapport publié mercredi.

Ce groupe, la «Medical Society Consortium on Climate and Health», qui représente plus de la moitié du corps médical aux États-Unis, cite une aggravation de l’asthme et une plus grande fréquence des pathologies pulmonaires et cardiaques ainsi que des maladies infectieuses.

Son objectif est de lancer une campagne pour aider les décideurs à comprendre les dangers pour la santé du changement climatique et ce qui doit être fait pour les minimiser.

Les mesures envisagées sont surtout une accélération de la transition vers des sources d’énergie propres et un changement de certaines habitudes des Américains, invités à moins se déplacer en voiture, mais davantage à vélo ou à pied.

«Les médecins partout dans le pays constatent que le changement climatique rend les Américains plus malades», explique la Dr Mona Sarfaty, à la tête de ce nouveau consortium de onze grandes associations médicales professionnelles.

«Le corps médical est en première ligne et voit tous les jours les impacts dans les consultations médicales», ajoute-t-elle, précisant que «les enfants, les personnes âgées, les Américains les plus vulnérables économiquement ou les personnes souffrant de pathologies chroniques ou encore les Noirs sont les plus touchés».

Ce rapport, intitulé «Alerte médicale ! Le changement climatique nuit à notre santé», sera largement distribué parmi les élus du Congrès, à majorité républicains et qui comptent dans leurs rangs de nombreux climats sceptiques.

Le document pointe notamment les dangers pour la santé pulmonaire et cardiaque d’un accroissement du nombre d’incendies de forêt et de la pollution de l’air liée au réchauffement du climat ainsi que les effets néfastes sur l’organisme des vagues de chaleur extrême, qui deviennent plus fréquentes.

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladies de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

En raison du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans et les sécheresses risquent de devenir de plus en plus fréquents et aussi plus destructeurs, ce qui peut affecter la santé mentale des populations affectées, estime aussi le rapport.

Selon les auteurs, citant une enquête d’opinion, la plupart des Américains ne sont pas conscients du fait que l’accroissement des attaques d’asthme et des allergies est lié au changement climatique.

«Le message des médecins américains dans ce rapport c’est que le changement climatique ne se produit pas seulement dans l’Arctique, mais ici et maintenant. Cela nous affecte tous, pas seulement les ours polaires», pointe la Dr Sarfaty.

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Le Saviez-Vous ► 4 informations scientifiques à savoir sur les baleines


Les baleines sont fascinantes autant par leur aspect physique, par la protection des baleineaux et par leurs formes de communications entre elles. Malheureusement, elles sont menacées par l’être humain et les changements climatiques
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4 informations scientifiques à savoir sur les baleines

 

Baleine

Les éthologues ne cessent de faire de nouvelles découvertes concernant les baleines.

© CRIAG PARRY/CATERS/SIPA

Retour sur les connaissances actuelles qui portent sur le comportement des baleines, ces géants marins aussi fascinants que menacés.

BALEINE. Depuis toujours, elles fascinent petits et grands. Animaux majestueux et mystérieux, les vraies baleines appartiennent à un sous-ordre de cétactés appelés mysticètes (contrairement à certaines espèces du sous-ordre odontocètes nommées baleines par abus de langage). Elles délivrent au compte-gouttes leurs secrets scientifiques. Chaque année apporte son lot de découvertes sur ces animaux qui dévoilent des comportements incroyablement complexes. Sciences et Avenir revient sur quelques uns d’entre eux, et sur quelques anecdotes scientifiques qui ont changé à jamais la vision que l’homme avait de ces cétacés.

Un animal proche des siens 

Les baleines sont des animaux qui ont le sens de la famille. Par exemple, chez les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) les mères s’occupent longuement de leur progéniture après les avoir portés entre 11 et 12 mois, ces cétacés étant des mammifères. Le « petit » (1 tonne sur la balance et 4,50 mètres de longueur, tout de même) est sevré vers 11 mois et ne devient complètement autonome qu’à l’âge de 4 ans. Mais avant cela, la mère l’allaite : lors de ce processus, le baleineau alterne entre les phases de succions et de respirations car il a besoin de reprendre son souffle à la surface régulièrement. Tant qu’il n’est pas autonome, la mère se montre particulièrement protectrice avec son petit.

SUPER-MAMAN. Ce comportement de défense s’étend parfois même à d’autres animaux : des chercheurs ont découvert en 2016 qu’une mère baleine à bosse est capable de s’attaquer à un orque pendant qu’il chasse… afin de secourir sa proie, qu’elle que soit l’espèce de celle-ci. Et ceci dans le seul but de dissuader l’épaulard de venir un jour chasser son baleineau, en faisant démonstration de ses capacités de défense. De son côté, le baleineau éprouve un fort attachement pour sa mère, comme le montre une vidéo parue en octobre 2016 dans laquelle un baleineau s’est acharné pendant 40 minutes à pousser sa mère, échouée malgré elle sur un banc de sable au large des côtes de Brisbane en Australie.

Pour en savoir plus :

VIDEO. Une baleine bleue allaite son petit

La baleine à bosse, cette justicière des océans

VIDEO. Un baleineau sauve sa mère piégée par un banc de sable

Un langage complexe

Les baleines utilisent des ultrasons pour communiquer, en tirant parti des conditions particulières de l’océan (profondeur, température et salinité de l’eau). Ainsi, certains sons émis à profondeur moyenne se retrouvent « piégés » dans un canal où les signaux se réfractent et peuvent se propager sur de longues distances. De quoi permettre à ces animaux d’envoyer un signal d’un continent à l’autre en quelques heures !

SALTO. Mais l’utilisation des ultrasons ne serait pas la seule méthode de communication de ces géants des mers. En effet, un comportement appelé breaching (qui se traduit par un saut de l’animal hors de l’eau pour ensuite retomber bruyamment), servirait aussi de moyen de communication.

Cette dernière méthode serait utilisée préférentiellement quand deux groupes sont séparés d’environ 4 kilomètres, ou si la météo est défavorable. Les baleines accompagnent parfois ces sauts de claquements des nageoires pectorales et de la queue. Ces mouvements sont plutôt observés lorsque des membres d’un groupe sont séparés, ou suite à l’apparition d’un nouvel individu. Ils auraient donc un rôle dans une communication rapprochée ou dans un échange à l’intérieur du groupe.

 

Figures artistiques pour tour de force

Ces animaux de plusieurs dizaines de tonnes ne sautent pas uniquement pour converser les uns avec les autres. Lorsque les baleines élèvent leur corps hors de l’eau puis effectuent une torsion pour retomber sur le ventre, les flancs ou le dos, c’est avant tout pour démontrer leur force. En effet, ce mouvement demande beaucoup de puissance au mammifère. Pour cette raison, les mâles utilisent ce comportement pour attirer les membres du sexe opposé ou afin de montrer un comportement agressif face à un rival. Les adultes peuvent également sauter pour se débarrasser des parasites cutanés, effrayer des proies ou les assommer, mais aussi pour se rafraîchir ou respirer quand les vagues sont trop fortes. Mais attention : toutes les espèces de baleines ne sautent pas. Selon les chercheurs, ce comportement est uniquement observable chez le rorqual à bosse, la baleine noire, le cachalot et le petit rorqual.

Des espèces menacées

Appréciées pour leur viande ou leur graisse, les baleines doivent faire face à de nombreuses menaces. Sous couvert de « pêche scientifique » (la recherche létale, c’est à dire sur des spécimens morts, est autorisée sur ces animaux), des pays tel que le Japon n’hésitent pas à chasser bon nombre de ces mammifères pour ensuite en consommer la chair.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE. Et malheureusement, comme beaucoup d’autres animaux,  ces cétacés pâtissent aussi de la hausse des températures, qui modifie leurs sources d’alimentation et leurs cycles migratoires. Ces derniers deviennent de plus en plus longs et épuisants à cause du réchauffement des eaux, qui désoriente les baleines et chamboule leur parcours. En outre, l’acidification des océans, également due au changement climatique, met en danger la reproduction de ces animaux.

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Les extrêmes météo et le climat


Aujourd’hui, il a fait beau et doux, mais ce n’était pas le cas depuis plusieurs jours, le vent, de grands froids et pour finir une tempête de neige gigantesque qui a fait des morts tellement que les accumulations ont été spectaculaires surtout dans certaines régions du Québec. Cela peut paraitre un peu bizarre quand on ne fait que parler du réchauffement climatique et malheureusement, ce sont des atouts pour les climatospectiques qui distribuent l’argent pour les programmes de protection de l’environnement, comme on le voit présentement avec Donald Trump qui fait un vrai fiasco avec l’environnement, Ce n’est pas une bonne nouvelle pour personne
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Les extrêmes météo et le climat

 

Lendemain de tempête à Montréal

Lendemain de tempête à Montréal Photo : La Presse canadienne/Graham Hughes

Une vague de froid sibérien, suivie d’une fameuse tempête de neige. L’actualité météo des derniers jours n’a pas manqué de temps forts. Et comme chaque fois que l’hiver nous tape dessus à froids raccourcis, la vieille blague du « vous-repasserez-pour-le-réchauffement-climatique » est ressortie.

Un texte de Yanick Villedieu, animateur de l’émission Les années lumière

Tant qu’elle est dite sur le ton de la boutade, la phrase fait sourire. Mais dans la tête de plusieurs personnes, la phrase en question a valeur de vérité. Après tout, rien de plus contre-intuitif que de parler de réchauffement climatique quand on gèle, quand des personnes restent coincées dans leur véhicule et même en meurent, ou simplement quand on manie la pelle à neige à qui mieux mieux. Un animateur d’une radio privée de Québec, Éric Duhaime, a par exemple commenté un article du Journal de Québec intitulé « Un record de froid vieux de 45 ans battu à Québec ». Sur sa page Facebook, l’animateur a lancé « À quand le réchauffement climatique ??? ».

On pourrait s’amuser d’un tel commentaire, tant il est démagogique et usé. Ou croire que son auteur est un pince-sans-rire, mais son penchant pour les thèses climatosceptiques ne porte pas à croire qu’il faisait de l’humour. On pourrait aussi remarquer que la science n’est pas toujours facile à comprendre, justement parce qu’elle est souvent contre-intuitive. On pourrait aussi tout simplement répondre qu’il ne faut pas avoir inventé le bouton à quatre trous pour confondre le temps qu’il fait avec le climat, et la météorologie avec la climatologie.

On pourrait rire, effectivement, de cet entêtement à refuser les données de la science et la solidité du consensus des scientifiques du climat. Mais il faut rester vigilant. Les arguments climatosceptiques font encore mouche dans une partie de la population. Ils contribuent à repousser des décisions salutaires, et nécessaires, pour l’avenir de la planète. Ils confortent certains politiciens dans leur opposition aux mesures qu’il faut prendre, et rapidement, pour limiter les dégâts annoncés à cause des changements climatiques.

Ces arguments, surtout, peuvent contribuer à amener au pouvoir des politiciens ouvertement climatosceptiques et, du même coup, résolument opposés à tout ce qui s’appelle protection de l’environnement. On l’a vu aux États-Unis avec l’élection de Donald Trump, qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de choisir un climatosceptique endurci, Scott Pruitt, pour diriger l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement.

Il y a quelques jours, Scott Pruitt a déclaré sur les ondes d’une chaîne de télévision qu’il ne croit pas que le CO2 a un rôle important dans le climat. Parce que, selon lui, il y aurait « un énorme désaccord » quant à l’impact des activités humaines sur le climat.

Or, ce désaccord n’existe pas. Les scientifiques du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, s’entendent pour faire des émissions de CO2 causées par l’humain, ainsi que d’autres gaz à effet de serre, la cause principale des changements climatiques en cours. L’EPA a formellement reconnu la même chose en 2009. Même de grandes compagnies pétrolières comme Exxon Mobil et Shell en conviennent.

Pas Scott Pruitt qui, de plus, plaide ouvertement pour la disparition de l’agence qu’il dirige. Il s’est bien sûr entouré de responsables tout aussi climatosceptiques et anti-réglementations environnementales que lui.

L’un d’entre eux a déjà déclaré que « le réchauffement climatique est la plus grande fraude de l’histoire de la science ».

Un peu plus d’un mois après être entré en fonction, le nouveau patron de l’EPA a déjà une feuille de route catastrophique. Et pas seulement pour les Américains, pour nous aussi. Il a mis en branle la déréglementation de la protection des eaux et veut sabrer le programme de protection des Grands Lacs, qui sont, soit dit en passant, aussi canadiens qu’américains. Il a arrêté un programme de collecte de données sur les émissions de méthane des puits de pétrole et de gaz. Il s’apprête à déréglementer les émissions polluantes des centrales au charbon. Il va diminuer les exigences sur les normes de consommation, donc d’émissions, des véhicules. Sans compter que la Maison-Blanche propose de réduire le budget de l’EPA de 31 %, et de diminuer son personnel de plus de 20 %.

Voilà pourquoi, quand le froid et la neige nous frappent durement, à quelques jours du printemps, il faut se rappeler que les extrêmes météo sont et seront favorisées par le changement climatique. Et pourquoi, aussi, il n’est pas bon non plus de faire des blagues sur le réchauffement climatique, qui serait en fait un refroidissement. Car il y a toujours des gens, des animateurs de radio et des politiciens qui prennent ces blagues au sérieux. Malheureusement pour nous. Et malheureusement pour notre planète.

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L’Homme largement responsable du recul de la banquise arctique


La banquise de l’Arctique fond trop vite, et cette rapidité est liée fortement aux changements climatiques et l’homme est responsable à plus de 50 % à cause des gaz à effets de serre. Et pourtant, cela fait plusieurs décennies que les scientifiques averties des risques que nous prenons si nous ne changeons …
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L’Homme largement responsable du recul de la banquise arctique

 

Au final, l'homme, via ses émissions de gaz... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/FOURNIE PAR LA NASA)

Au final, l’homme, via ses émissions de gaz à effet de serre, est responsable pour 50 à 70 % de la perte des glaces arctiques, soulignent des chercheurs américains.

PHOTO ARCHIVES REUTERS/FOURNIE PAR LA NASA

 

Agence France-Presse
PARIS

Le recul de la banquise arctique en été est lié, pour 30 à 50 %, à la variabilité naturelle de l’atmosphère, en plus du réchauffement climatique dû aux activités humaines, selon une étude parue lundi dans Nature Climate Change.

Ces chercheurs américains, qui ont analysé et modélisé la situation depuis 1979, ont voulu mesurer la part de l’homme et la part des variations naturelles dans le déclin exceptionnellement rapide des glaces.

Selon eux, jusqu’à 60 % du retrait de la banquise s’explique par des changements de circulation atmosphérique l’été en haute latitude, eux-mêmes liés pour 70 % à des causes naturelles, non humaines.

Ce qui signifie au final que l’homme, via ses émissions de gaz à effet de serre, est responsable pour 50 à 70 % de la perte des glaces arctiques, soulignent ces recherches.

« La variabilité naturelle domine les tendances dans la circulation [de l’atmosphère] en Arctique, et pourrait ainsi être responsable pour environ 30 à 50 % du déclin global de la banquise en septembre, depuis 1979 », notent les chercheurs.

« Nous savons depuis longtemps que le déclin de la banquise de l’Arctique, dû au réchauffement global, est renforcé par l’influence de la variabilité naturelle du système climatique », souligne Ed Blockey, du Met Office britannique dans un commentaire au Science Media Centre de Londres.

« Cette étude s’attache à quantifier cette variabilité […] ce qui est essentiel pour comprendre les changements », ajoute-t-il.

Pour Chris Rapley, climatologue au University College de Londres, ces résultats expliquent en partie pourquoi « les modèles climatiques ont toujours sous-estimé le déclin » de la banquise : la part des facteurs naturels.

« Que la variabilité de l’atmosphère en Arctique puisse être connectée à des changements dans le Pacifique, par exemple, montre bien la complexité du système mondial océan-atmosphère-glace et sa capacité à nous réserver des surprises. Cela renforce l’argument de la prudence, en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre », ajoute le scientifique.

La banquise est essentielle à la survie d’espèces. Cette surface blanche contribue aussi à freiner le réchauffement en renvoyant le rayonnement solaire vers l’espace, et empêche la chaleur de l’océan de tiédir l’air.

En Arctique la tendance au recul est nette, et si rien ne venait infléchir le réchauffement, la région se retrouverait sans banquise d’été d’ici le milieu du siècle, estiment les scientifiques.

En 2016 encore, la région a connu ses 12 mois les plus chauds depuis le début des relevés en 1900.

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Le mammouth a subi des mutations génétiques néfastes


L’extinction des mammouths a été causée par la chasse, mais aussi par des mutations génétiques qui auraient été néfastes sur l’odorat et des protéines urinaires qui est utile sur la reproduction
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Le mammouth a subi des mutations génétiques néfastes

 

Un mammouth numérique illustré dans le film 10,000... (WARNER BROS.)

Un mammouth numérique illustré dans le film 10,000 BC (2008).

WARNER BROS.

Agence France-Presse
Washington

 

L’effondrement des populations de mammouths laineux a provoqué des mutations génétiques dévastatrices qui ont conduit à la disparition des derniers de ces animaux encore présents dans une île de l’Arctique il y a 3700 ans.

Les mammouths étaient les grands herbivores les plus répandus en Amérique du Nord et en Sibérie jusqu’à leur extinction sur les terres continentales il y a environ 10 000 ans.

Ils ont été victimes du réchauffement du climat après le dernier âge glaciaire (-75 000 à – 12 000 ans) et de la chasse des populations humaines, expliquent les auteurs d’une étude publiée jeudi dans la revue scientifique américaine PLOS Genetics.

Ces chercheurs, dont Rebekah Rogers et Montgomery Slatkin de l’université de Californie à Berkeley, ont comparé le génome d’un mammouth continental datant de 45 000 ans, quand leurs populations étaient abondantes, à celui d’un de ces animaux qui vivait il y a environ 4300 ans dans un troupeau de 300 têtes dans la petite île Wrangel, juste avant leur extinction.

Leur analyse révèle que le génome de l’un de ces derniers mammouths avait accumulé de multiples mutations néfastes.

Ces animaux avaient ainsi perdu de nombreux récepteurs olfactifs permettant de détecter les odeurs ainsi que des protéines urinaires, ce qui a pu avoir un impact sur leur statut dans le groupe ainsi que sur leur reproduction.

La comparaison entre ces deux génomes a donné aux chercheurs une occasion rare de voir ce qui arrive au patrimoine génétique quand la taille de la population d’une espèce se réduit fortement.

Utilisant des modèles mathématiques, les deux généticiens ont pu déterminer que les différences entre les deux génomes de mammouths étaient trop extrêmes pour être expliquées par d’autres facteurs.

Ces résultats confortent une théorie en discussion depuis des décennies selon laquelle une forte diminution de la population d’une espèce entraîne une multiplication de mutations génétiques néfastes, soulignent les auteurs.

Ces conclusions pourraient aussi être utiles pour aider dans les efforts de préservation des espèces en danger d’extinction.

Par ailleurs, des scientifiques américains ont indiqué en février qu’ils travaillaient sur un projet pour ressusciter le mammouth grâce à l’ingénierie génétique.

«Notre but est de produire un embryon hybride mi-éléphant mi-mammouth», a dit le professeur George Church, un généticien célèbre de l’université Harvard.

«En fait, ce sera probablement davantage un éléphant avec un nombre de traits caractéristiques de mammouth», a-t-il dit, ajoutant: «nous n’y sommes pas encore mais cela pourrait arriver d’ici deux ans».

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Un projet ingénieux pour recongeler l’Arctique


Un projet pour recongeler l’Arctique parait irréalisable par la quantité de matériaux pour construire des pompes éoliennes sans compter le prix étaler pendant quelques années. Si ce projet pouvait faire la différence à la fonte rapide de l’Arctique, cela pourrait être une solution à envisager … De toute manière, ne rien faire coûterait encore plus cher. Il y a aussi toute la pollution dans les mers, sur terre qu’il faudrait réagir au plus vite mais cela demanderait un effort dans tout les pays
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Un projet ingénieux pour recongeler l’Arctique

 

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L’Arctique se réchauffe deux à trois fois plus que ce qui était prédit il y a quelques années.Photo Gentside

Dix millions de pompes alimentées par le vent au-dessus de la calotte glaciaire arctique. C’est le plan imaginé par le physicien Steven Desch de l’Université d’Arizona pour trouver une solution aux problèmes qui frappent actuellement l’Arctique et inquiètent de plus en plus. L’objectif du plan? Épaissir la calotte en hiver et réduire la fonte en été. 

«Une glace plus épaisse signifierait une glace qui tient plus longtemps. Cela signifierait que le danger que toutes les glaces de l’Arctique disparaissent en été serait considérablement réduit», a affirmé à  The Observer, Steven Desch, principal auteur de l’étude publiée dans la revue Earth’s future.

Plus en détails, leur méthode consiste à installer ces pompes afin de transporter l’eau plus froide des profondeurs à la surface.

Cette eau gèlerait alors plus rapidement. Selon les chercheurs, le déploiement sur 10 % de l’océan Arctique de 10 millions de pompes éoliennes, placées sur des bouées, en particulier dans des zones fragiles, pourrait permettre de stopper la fonte des glaces dans ces régions et d’épaissir la surface gelée d’un mètre.

Des températures record en Arctique

Le projet peut paraitre insensé mais il le semble beaucoup moins lorsqu’on se penche sur la situation actuelle de l’Arctique. En novembre dernier, les scientifiques ont observé qu’«il a fait 20°C de plus que la moyenne sur la majeure partie de l’océan Arctique. C’est sans précédent» a affirmé à The Guardian, le professeur Jennifer Francis de l’Université Rutgers.

«Ces températures sont littéralement hors des graphiques […]. C’est assez choquant», a-t-elle ajouté.

Un sentiment renforcé par le rapport annuel sur l’Arctique (Arctic Report Card) récemment publié par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) qui a conclu que «la température annuelle moyenne de l’air au-dessus du sol a été la plus élevée jamais enregistrée».

«Nous avons rarement observé l’Arctique montrer un signal aussi fort et clair ou plus prononcé d’un réchauffement persistant et de ses effets en cascade sur l’environnement que cette année», a estimé dans un communiqué Jeremy Mathis, le directeur du programme de la recherche arctique de la NOAA.

D’après les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux à trois fois plus que ce qui était prédit par les modèles il y a quelques années et l’accord de Paris de 2015 ne pourra pas empêcher la disparition complète de la glace en été dans la région d’ici à 2030.

Une catastrophe effet boule de neige

«Alors que le climat de la planète a changé, l’étendue des glaces sur la mer arctique a dramatiquement diminué. Il est possible qu’en fin d’été, on y voit la disparition de toute glace pour la décennie 2030», indiquent les chercheurs. «Il est improbable que les émissions de CO2 et les températures moyennes puissent être diminuées à temps pour empêcher cette perte».

Cette disparition n’aurait d’ailleurs pas que des conséquences pour la banquise elle-même mais pour toute la région. D’une part, elle mettrait en danger de nombreuses espèces dont l’ours polaire. D’autre part, elle pourrait accentuer à  son tour le réchauffement climatique puisque la glace renvoie les rayons du soleil dans l’espace.

Ceci pourrait également favoriser la fonte du pergélisol, libérant plus de gaz carbonique dans l’atmosphère.

«Notre seule stratégie à l’heure actuelle semble être de dire aux gens de cesser de brûler des combustibles fossiles», a lancé Steven Desch à The Guardian. «C’est une bonne idée, mais il faudra beaucoup plus pour empêcher la calotte glacière arctique de disparaître». 

«Restaurer la glace marine de manière artificielle est donc devenu impératif», affirment les scientifiques.

Mais le projet des physiciens est-il réellement envisageable? 

Un projet particulièrement coûteux

Dans l’étude publiée dans Earth’s Future, les auteurs estiment que le projet pourrait avoisiner les 50 milliards de dollars par an pour une installation étalée sur 10 ans. Mais si des pompes étaient installées sur la totalité de l’océan gelé, le montant pourrait grimper à 500 milliards de dollars par an sur 10 ans.

Au-delà du coût, c’est aussi la fabrication même des pompes qui posent question. D’après les scientifiques, les pompes devraient être équipées d’éoliennes de l’ordre de 6 mètres de diamètre, avec une masse d’environ 4.000 kilogrammes d’acier. Pour garder le dispositif à  flot, il nécessiterait ainsi une bouée contenant une masse équivalente d’acier. «Pour donner un chiffre rond, nous estimons qu’environ 10 000 kg d’acier serait requis par dispositif», écrivent-ils.

Pour construire une flotte de 10 millions de pompes éoliennes sur dix ans, environ 10 millions de tonnes d’acier par an seraient alors nécessaires. 100 millions de tonnes par an si les dispositifs étaient déployés dans toute l’Arctique.

«Nous estimons que le déploiement sur toute l’Arctique en un ans consommerait essentiellement toute la production d’acier des États-Unis, mais seulement 6 % de la production mondiale», ajoutent-ils.

Loin d’être négligeables, ces estimations suffisent à certains pour qualifier le projet de difficilement réalisable voire d’impossible. Néanmoins, Steven Desch reste confiant quant à  son efficacité :

«la glace marine disparait de l’Arctique – rapidement. Les options que nous proposons doivent être envisagées et discutées maintenant. Si nous sommes provocateurs et amenons les gens à réfléchir à  ce sujet alors c’est bien», a-t-il conclu.

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