Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?


C’est bien le dernier endroit que j’aurais pensé que le feu puisse autant nuire à l’environnement que le Groenland. Déjà, que ce coin du monde souffre des changements climatiques, le feu qui a duré environs 3 semaines peut faire fondre les glaciers plus vite. Des solutions sont à envisagé
Nuage

 

Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?

 

Glaciers au Groenland

La couleur d’un glacier a une incidence sur sa vitesse de fonte. Ceux plus sombres fondent plus vite.

PHILIPPE ROY / AURIMAGES / AFP

Par Valentin Thévenot

De violents incendies ont ravagé le Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017. Mais au delà de la végétation brûlée, le phénomène pourrait également accélérer l’élévation du niveau de la mer.

Explications. 

D’importants incendies ont frappé la côte ouest du Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017, créant d’importantes colonnes de fumées dans l’atmosphère. Après trois semaines de feux ininterrompus, les intempéries ont finalement eu raison des brasiers mais une question demeure : que se passe-t-il dans l’éventualité où des cendres se seraient déposées sur les glaciers environnant ? Dans un précédent article, le glaciologue Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) expliquait que le phénomène aurait pour effet de baisser l’albédo des glaciers et donc de les faire fondre plus vite. Mais comment fonctionne concrètement ce phénomène ?

Explications.

Les surfaces claires réfléchissent mieux la lumière

Chaque surface réfléchit plus ou moins la lumière qu’elle reçoit. Pour catégoriser ce phénomène, il existe une grandeur physique nommée l’Albédo qui s’exprime soit en pourcentages de rayonnements réfléchis, soit par un chiffre allant de 0 à 1. Le 0 équivalant à une surface qui ne renverrait aucun rayonnement et le 1 correspond à un miroir. A titre indicatif, la glace a un albédo d’environ 60% et la neige fraîche de 90%.

Il est par ailleurs possible de déterminer approximativement l’albédo d’une surface à la couleur dont on la perçoit. Par défaut la lumière visible est blanche mais se compose en réalité d’une multitudes de longueur d’ondes colorées. Il est notamment possible de les observer en les séparant à l’aide d’un prisme. 

Lorsque la lumière du soleil atteint la neige, elle est presque totalement réfléchie. La lumière qui parvient à notre œil est donc blanche. De même, les plantes nous apparaissent vertes car c’est la longueur d’onde qu’elles réfléchissent, par opposition aux autres longueurs d’ondes qu’elles absorbent. Une surface qui nous apparaît noire est donc une surface qui absorbe la quasi totalité des longueurs d’ondes.

Le Vantablack, un noir fabriqué depuis 2014 est ainsi célèbre pour ne réfléchir que 0,04% de la lumière qu’il reçoit.

Une étude publiée en 2014 dans la revue Nature Geoscience met également en évidence la forte diminution de l’albédo du Groenland lors de la dernière décennie. En cause : la présence d’impuretés qui assombrissent la neige. Mais les suies ne seraient pas les seules responsables ! Au printemps, les vents contribueraient également à ramener des poussières depuis les zones fondues. 

Une surface sombre est plus chaude qu’une surface claire

Cependant, la couleur d’une surface n’est pas qu’une affaire esthétique mais aussi…de température. Les longueurs d’ondes présentent en effet différents niveaux d’énergie. Lorsqu’elles sont absorbées par un corps, il y a alors passage de cette énergie lumineuse dans celui-ci. Cette transition se manifeste par une excitation des particules au niveau microscopique et donc par une élévation de la chaleur de ce corps. Par conséquent, plus un corps nous apparaît sombre et plus il aura tendance à émettre de la chaleur.

Autrement dit pour le Groenland, de la suie grise ou noire aura tendance à échauffer la glace située en dessous et donc à la faire fondre plus vite. Et en bout de chaîne cela contribuera indirectement à l’augmentation du niveau de la mer.

Peindre en blanc pour augmenter l’albédo

Dès lors, comment abaisser l’albédo d’un glacier pour éviter qu’il ne fonde trop vite ? En 2010, Eduardo Gold, fondateur de l’ONG « Glaciers du Pérou«  avait ainsi entrepris de repeindre le sommet de Chalon Sombrero..en blanc ! Conçue à partir de chaux et de blanc d’œuf dissous dans de l’eau, le péruvien avait pour objectif de refroidir le sol des sommets. Au total, ce ne sont pas moins de 700 hectares qui avaient ainsi été couverts.

Plus récemment, la ville de Los Angeles a également décidé de repeindre certaines de ses rues en blanc. Grâce à un revêtement spécial étalé sur l’asphalte, la municipalité espère ainsi contribuer à abaisser la chaleur de ses routes.

Mais si repeindre le Groenland de peinture blanche semble difficilement envisageable, recouvrir ses glaciers de neige fraîche pourrait bien ralentir leur fonte. Aux deux Alpes, où la technique est expérimentée depuis plusieurs années, cela semble en tout cas fonctionner. Visiblement satisfaite, la station de ski locale prévoit ainsi d’ajouter 6 canons à neige à son dispositif. Inspirant. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

Publicités

Le Saviez-Vous ► Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre


Il en a tombé des météorites sur la Terre, il y a des milliers d’années, voir des millions d’années. Il y a eu des destructions, des cratères, des extinctions d’animaux, mais depuis nous somme épargnée sauf peut-être quelque uns qui ont fait de gros dégâts locaux
Nuage

 

Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre

 

Par Nathalie Mayer, Futura

 

Nos ancêtres les Gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. Une crainte peut-être pas si folle que ça au regard de l’inventaire des météorites qui ont frappé notre Terre au fil des millénaires.

Rappelons avant tout que le terme de météorite désigne un corps rocheux d’origine extraterrestre ayant survécu — peu ou prou — à sa traversée de l’atmosphère et qui se retrouve au sol. Les scientifiques estiment ainsi à des dizaines de tonnes, la quantité de matière extraterrestre qui tombe chaque jour ! La plupart du temps, ces météorites nous parviennent sous forme de poussières. Mais parfois, il en tombe des morceaux plus impressionnants.

Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

Hoba, le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre

Le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour est celui issu d’un corps de 10 km de diamètre nommé Hoba. Ce morceau a été retrouvé en Namibie, en 1920 et ne pèse pas moins de 66 tonnes.

El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

Deux fragments de météorite classés sur l’incroyable site de Campo Del Cielo

Campo Del Cielo, c’est le nom qui a été donné à une zone d’impact située en Argentine. On y trouve une vingtaine de cratères, résultant des impacts d’une seule et même météorite fragmentée. Celle-ci aurait frappé la Terre il y a 5.000 ans et la somme de ses fragments pèserait plus de 100 tonnes. Le plus imposant des morceaux, El Chaco, ne pèse pas moins de 37 tonnes. Il a été découvert tardivement, en 1969, enterré sous cinq mètres de terre. Mais elle pourrait être détrônée par un autre fragment du site, baptisé Gandeco et déterré fin 2016. En attendant confirmation, son poids est estimé à 30 tonnes.

Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

La météorite fragmentée de Cape York

C’est au Groenland que les restes de la météorite de Cape York ont été retrouvés en 1993. Le plus gros des morceaux, baptisé Ahnighito, pèse, à lui seul, plus de 30 tonnes. Mais au total, la masse des fragments de cette météorite dépasserait les 58 tonnes. De fer et de nickel, essentiellement. Elle serait entrée en collision avec la Terre il y a quelque 10.000 ans.

Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

Armanty, une météorite tombée sur la Chine

En 2011, une équipe de chercheurs chinois a découvert, au nord-ouest du pays, un fragment de météorite pesant au moins 25 tonnes. Mais déjà en 1898, un morceau baptisé Armanty, avait été débusqué dans la même région. Son poids avait été estimé à pas moins de 28 tonnes.

Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi de site d’entraînement aux astronautes de la NASA. © D. Roddy, US Geological Survey, Domaine public

Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi de site d’entraînement aux astronautes de la NASA. © D. Roddy, US Geological Survey, Domaine public

Des cratères témoins d’impacts hors normes

Le cratère de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatan, mesure entre 170 et 300 km. Il serait le résultat d’un impact d’astéroïde de 10 km de diamètre, vieux de 65 millions d’années. Il aurait contribué à l’extinction de 75 % des espèces animales vivant sur Terre à cette époque, y compris les dinosaures.

Mais il pourrait ne pas être le plus grand cratère d’impact identifié sur Terre. En Australie, des chercheurs affirment avoir trouvé une structure de 400 kilomètres de diamètre… formé toutefois de deux cratères de quelque 200 km chacun. L’impact en question a dû se produire entre -300 et -420 millions d’années, mais aucune crise biologique majeure n’a pu lui être associée.

http://www.futura-sciences.com/

L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants


L’image me fait penser à la pub de Coca-Cola avec des ours polaires, sauf que cette image-ci représente une triste réalité de la pollution des océans. Pour les chercheurs, il est surprenant de voir autant de matières plastiques dans cette zone de la mer et qui viendrait d’assez loin
Nuage

 

L’océan Arctique, cul-de-sac pour les déchets en plastique flottants

 

Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à... (ARCHIVES REUTERS)

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

L’océan Arctique est un cul-de-sac pour les débris en plastique flottant dans le nord de l’Atlantique, ont déterminé des scientifiques qui mettent en garde contre les risques présentés par cette pollution d’un écosystème unique.

Cette étude, publiée dans la revue américaine Science Advances, confirme que les objets et matériaux en plastique sont abondants et répandus dans les eaux à l’est du Groenland et du nord de la Scandinavie, alors même que ces régions sont peu peuplées. Les déchets, normalement, devraient y être nettement moins importants.

Ces observations montrent l’importance de bien gérer la collecte des déchets plastiques à leur source, car une fois dans l’océan, leur destination peut être imprévisible, relèvent ces scientifiques.

Les mers semi-fermées comme la Méditerranée, dont les pourtours sont très peuplés, sont fortement polluées par du plastique.

Mais de telles accumulations n’étaient pas attendues à des latitudes polaires peu peuplées.

En 2013, pendant l’expédition Tara Oceans menée avec la goélette scientifique française, des chercheurs dont Andrés Cózar, un scientifique de l’Université de Cadiz en Espagne, ont repêché à l’aide de filets des débris en plastique.

La plus grande partie de l’océan arctique était peu polluée par ces morceaux de plastique, précise l’étude.

Mais ces débris étaient en revanche très abondants dans les eaux baignant le Groenland et dans la mer de Barents située au nord de la Norvège et de la Russie occidentale.

110 millions de tonnes 

Selon ces chercheurs, il y aurait des centaines de tonnes de déchets et fragments de plastiques flottant à la surface sans compter ce qui se trouve déjà dans les fonds marins.

La proportion de certains types de débris dans les échantillons récupérés par les membres de l’expédition leur fait penser qu’ils viennent de très loin, comme par exemple des côtes d’Europe du nord, du Royaume-Uni et de l’est des États-Unis.

Une partie de ces déchets pourrait aussi provenir des navires croisant dans les eaux locales, selon ces chercheurs.

Ces derniers ont suivi le cheminement des déchets de plastique dans le Nord de l’océan Atlantique avec 17 000 bouées qui sont des relais de satellites. Ces observations ont confirmé que cette pollution vers les régions polaires suivait un courant appelé circulation thermohaline.

Selon cette étude, les débris de plastique flottant dans l’Arctique représentent actuellement moins de 3% du total mondial mais pourrait continuer à augmenter avec ce courant marin.

Il est estimé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversés annuellement dans les océans, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Les scientifiques pensent qu’il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans.

Il paraîtrait également que de petits fragments de plastiques sont absorbés par les poissons et les autres espèces marines sans que l’on sache les effets sur leur santé et celles des personnes qui les consomment.

Les scientifiques pensaient enfin que ces déchets en plastique s’accumulaient surtout dans des tourbillons subtropicaux formés par des grands courants qui convergent au milieu des bassins océaniques.

Mais en fait, il semblerait que seulement 1% de cette pollution de matière plastique se concentre dans ces grands tourbillons et d’autres endroits à la surface des océans.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► L’iceberg qui a causé le naufrage du Titanic était vieux de 100 000 ans


Le Titanic n’avait aucune chance face au iceberg qu’il a rencontré et a causé des milliers de morts. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que cette rencontre s’est préparée y a 100 mille ans au temps que l’iceberg s’est détaché du Groenland
Nuage

 

L’iceberg qui a causé le naufrage du Titanic était vieux de 100 000 ans

 

Une équipe de chercheurs britanniques a découvert que l’iceberg responsable du naufrage du Titanic s’était détaché du Groenland 100.000 ans auparavant. Selon leur étude, il était bien plus gros lors de sa formation qu’en 1912.

La tragédie du Titanic remonte à la nuit du 15 avril 1912. L’événement dramatique s’est inscrit dans l’histoire aux côtés des naufrages les plus importants et meurtriers avec plus de 1.500 victimes.

Si les coupables sont nombreux, notamment parmi les membres de l’équipage du célèbre paquebot britannique, l’élément responsable en partie de ce désastre est cet iceberg massif immergé partiellement sous les eaux de l’océan Atlantique, au large de Terre-Neuve. Plus de 100 ans après, une équipe de scientifiques dévoile certains secrets du gigantesque bloc de glace.

Un iceberg vieux de 100.000 ans

Les chercheurs dirigés par Grant Bigg de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni, sont en effet parvenu à calculer l’âge du coupable. Les résultats, censés être dévoilés le 18 mars prochain à l’occasion de la Fête de la Science de Cambridge, ont été anticipés dans une interview accordée au Sunday Times.

Selon les propos des auteurs rapportés par le journal, la gigantesque masse de glace se serait détachée du glacier du Groenland il y a près de 100.000 ans. Ces estimations, à un siècle près, ont été réalisées à partir d’observations relevées non seulement aux alentours de 1912 mais aussi plus récemment.

« Nous avons créé un modèle mathématique sur ordinateur pour calculer les itinéraires des icebergs sur n’importe quelle année donnée », a expliqué Grant Bigg.

« Nous nous somme basés sur ce que nous savions en matière de courants océaniques et l’avons intégré à des données météorologiques de cette année calculées sur la base des vents dominants », a poursuivi le directeur des travaux de recherche.

Bien plus gros à sa naissance

C’est grâce à cette méthode que les scientifiques ont réussi à préciser l’origine de l’iceberg.

« Nous pensons que le vêlage [la séparation] de l’iceberg est survenu depuis la région de Qassimiut, sur la côte sud-ouest du Groenland », a indiqué le chercheur.

L’iceberg aurait ensuite dérivé pour terminer en 1912 au large de la côte atlantique de l’Amérique du Nord.

Ces résultats contredisent la théorie selon laquelle l’iceberg coupable se serait détaché en 1908 au cours d’un hiver doux et aurait voyagé durant l’hiver 1911-1912 où les températures ont été bien plus froides. Mais les scientifiques ne se sont pas arrêtés là, ils ont aussi estimé la taille de l’iceberg. Au moment du naufrage, le morceau mesurait un peu plus de 120 mètres dont seulement 30 mètres émergeaient au-dessus de la surface de l’eau.

Sa masse quant à elle, atteignait les 1,5 million de tonnes. Si ces mensurations peuvent sembler impressionnantes, l’iceberg était bien plus massif lors de sa formation, affirment les spécialistes. Il approchait les 500 mètres de long pour une masse de 75 millions de tonnes, d’après leurs calculs.

© Gentside Découverte

http://www.ilesdelamadeleine.com/

Le requin du Groenland est l’animal vertébré le plus vieux du monde


Faut croire que le froid conserve bien les requins de cette espèce, car il semble être l’animal parmi les vertébrées qui vivraient le plus longtemps
Nuage

 

Le requin du Groenland est l’animal vertébré le plus vieux du monde

 

ANIMAL LE PLUS VIEUX

L’animal le plus vieux du monde vertébré est un requin qui peut atteindre les 400 ans. | Julius Nielsen

Par Grégory Rozières

    SCIENCE – Quand on pense à l’animal le plus vieux sur Terre, on pense souvent à la tortue de mer et ses plus de 250 ans d’espérance de vie. Pour commencer, sachez que le plus vieil animal est un mollusque, le qhahog nordique, qui peut dépasser les 500 ans.

    Dix demi-siècles, mais ce n’est qu’un mollusque. Or, une équipe internationale de chercheurs a découvert l’espèce vertébrée la plus vieille du monde: le requin du Groenland, qui pourrait vivre plus de 400 ans. Dans leur étude publiée vendredi 12 août dans Science, les scientifiques expliquent avoir réussi à dater pour la première fois ces requins bien spécifiques, dont plusieurs spécimens sont toujours en vie, que l’on soupçonnait depuis des années d’être

    très, très vieux.

    animal le plus vieux
    Un requin du Groenland dans la baie de Disko, à l’ouest du Groenland

    En effet, ceux-ci peuvent dépasser les 5 mètres de long alors qu’ils grandissent de moins d’un centimètre par an. Mais les méthodes de datation utilisées habituellement ne fonctionnaient pas avec le requin du Groenland. Les chercheurs ont donc essayé une autre technique: ils ont daté des cellules prélevées sur le cristallin de l’oeil des requins grâce à la datation au carbone 14.

    Sur les 28 spécimens analysés, deux (les plus grandes femelles) étaient incroyablement âgées. L’une faisait 4,93 mètres et était âgée de 335 ans environ. L’autre, pour 5,02 mètres, atteignait l’honorable âge de 392 ans. Attention, il y a une marge d’erreur de 120 ans sur ce dernier chiffre. Cela veut dire que les chercheurs sont certains que ce requin avait au moins 272 ans, soit plus que tous les vertébrés connus à ce jour. Cela veut aussi dire que le requin pourrait être âgé de 512 ans!

    animal le plus vieux
    Un requin du Groenland capturé par un bateau de recherche dans le sud-ouest du Groenland.

    En conclusion de leur étude, les auteurs appellent à être plus vigilants concernant la conservation de cette espèce, qui est parfois pris dans les filets de pêche dans les régions arctique et subarctique.

    Or, s’ils vivent très longtemps, les requins du Groenland mettent également beaucoup de temps avant d’atteindre la maturité nécessaire pour se reproduire. Selon les travaux des chercheurs, les femelles ne peuvent pas se reproduire avant d’avoir atteint 156 ans environ.

    animal le plus vieux
    Un requin marqué et suivi par les scientifiques

    animal le plus vieux
    Un requin du Groenland qui vient d’être relâché par le navire de recherche Sanna au nord-est du Groenland


http://www.huffingtonpost.fr/

Un deuxième site viking en Amérique du Nord ?


Je me demande si on enseigne encore aux enfants que Christophe Colomb serait celui qui aurait découvert l’Amérique, alors qu’en fait, ce sont probablement les Vikings qui seraient venu par le Nord du Canada.
Nuage

 

Un deuxième site viking en Amérique du Nord ?

 

Gravée d'un navire Viking, la pierre de Tjängvide, en Suède (1,70m de haut), a été découverte au Gotland en 1844. CREDIT: Statens Historiska Museum de Stockholm / B. Wallace collection

Gravée d’un navire Viking, la pierre de Tjängvide, en Suède (1,70m de haut), a été découverte au Gotland en 1844. CREDIT: Statens Historiska Museum de Stockholm / B. Wallace collection

Par Bernadette Arnaud

Un nouveau site viking aurait été découvert sur le continent américain, 500 ans avant l’arrivée de Christophe Colomb

TERRE-NEUVE. Par Odin, des archéologues auraient-ils mis au jour un nouveau site viking, au sud-ouest de l’île de Terre Neuve, au Canada ? Cet établissement scandinave, s’il était confirmé, serait le second trouvé sur le continent, prouvant – s’il en était encore besoin – que les Européens ont foulé le sol du Nouveau Monde au moins 500 ans avant que Christophe Colomb n’y parvienne en 1492. Sur ce gisement de Pointe Rosée, à l’extrémité de Terre-Neuve là où les eaux du Saint-Laurent rencontrent celles de l’Atlantique nord, les fouilles ont révélé des traces de charbons de bois et surtout 9 kilos de scories, des résidus de fer, les Vikings recourant à la tourbe pour produire du fer. Les datations radiocarbones obtenues par les chercheurs font remonter la fréquentation de ces lieux entre 800 et 1300 ans, période au cours de laquelle, comme le racontent les sagas* scandinaves, les navigateurs vikings sillonnaient l’Atlantique Nord. Des voyages sporadiques sur la côte orientale canadienne auraient même eu lieu pendant trois siècles au moins après la première visite du chef viking Leif  Eriksson. 

Paysage de la Pointe Rosée à Terre-Neuve, où aurait été découvert un nouveau site viking. © Greg Mumford

 Ce gisement avait été repéré en juin 2015. En se servant de relevés satellites, l’Américaine Sarah Parcak, chercheuse de l’université de l’Alabama et récente lauréate du prix Ted -pour son travail de détection des sites antiques grâce à un traitement particulier des images satellite-, avait localisé ce qui lui semblait être des restes de murs en terre d’un bâtiment viking.

Le premier site du genre connu jusque-là en Amérique est celui de l’Anse-aux-Meadows, toujours à Terre-Neuve, à 500km au nord de l’actuel Pointe Rosée et classé sur la liste du patrimoine mondial. Sur ce site étudié pendant plusieurs années par Helge Instad, un explorateur norvégien aujourd’hui décédé, un petit groupe de bâtiments en tous points identiques à ceux occupés par les Vikings en Islande et au Groenland avait été mis au jour en 1960 : les fondations de six habitations et les restes d’une forge, ainsi que de nombreuses scories, prouvant là aussi que du fer avait été fabriqué sur place. Plus de 130 objets avaient été collectés (rivets en fer, lampes, ustensiles en pierre à savon…) sur ce site occupé pendant au moins une trentaine d’années.

Le site viking de l’Anse-aux-Meadows, à Terre-Neuve (Canada) est classé sur la liste du patrimoine mondial © UNESCO

Les spécialistes ont établi que les Vikings du Groenland sont allés encore plus au nord encore que la colonie occidentale qu’ils avaient implantés. Des cairns (sortes de tumulus) ont en effet été découverts dans l’île d’Irving au-dessus du 79°degrés de latitude nord. D’autres traces ont également été localisées dans l’Arctique canadien, comme l’a établi l’archéologue canadien Peter Schledermann sur l’île d’Ellesmere, non loin du détroit de Davis.

« Des barils, du bois, du fer, du cuivre et des rivets de bateau ont été découverts. Il s’agit probablement des restes d’un bateau naufragé ».

Une pièce de monnaie viking du 11e siècle, à l’effigie du roi Olaf Kyrre de Norvège, a même été trouvée sur la côte du Maine.

De multiples preuves de contact

Pourquoi les colonies vikings ne sont-elles pas restées sur place? La question de l’éclipse assez brutale des Vikings est l’une des grandes énigmes que tentent de résoudre les archéologues aujourd’hui. Car de nombreuses preuves de contact existent bel et bien avec les populations locales, tant au Groenland – avec les implantations d’Erik le Rouge au 10esiècle – qu’en Amérique. Les Vikings du Groenland ont par exemple établi des trocs avec les cultures du Dorset et de Thulé ( les « Skraelings » des Sagas, les Petites Personnes). Des contacts qui auraient bien pu dégénérer en conflits tant avec les Esquimaux,(On dit Inuit, non esquimaux nldr ) au Groenland, qu’avec les indiens (on dit amérindiens, les Indiens sont en Inde nldr) en Amérique.

Néanmoins, de toutes les raisons invoquées pour expliquer l’abandon de ces implantations par les Vikings, celle évoquant leur disparition par une trop importante modification des conditions climatiques est la plus largement acceptée, en particulier concernant le Groenland. Des carottages effectués en 1998 dans les glaces par la North Atlantic Biocultural Organization (NABO) ont ainsi révélé qu’entre 1343 et 1362, la température moyenne y a terriblement chuté. La vie serait alors devenue impossible pour les colons. Avec le froid, les glaciers ont commencé à envahir les terres, drainant des tonnes de sable et de gravier et réduisant les surfaces de pâturages. Plusieurs années sans récolte et sans fourrage pour les animaux pourraient avoir eu eu raison d’eux. L’abandon de la colonie occidentale du Groenland aurait d’ailleurs été tragique.

« Désespérés, les derniers habitants ont mangé tout leur bétail, jusqu’aux sabots. Ils ont même dévoré leurs chiens. Ce qui prouve à quel point ils étaient affamés… », expliquait Thomas McGovern, du Collège Hunter, à New York s’appuyant sur les fouilles de la ferme de Nipaatsoq.

Les Sagas sont des récits mythologiques de la littérature médiévale scandinave. Les plus célèbres concernant l’Amérique et le Vinland (Amérique) sont celles évoquées dans une description d’Adam de Breme « Gesta Hammaburgensis Ecclesiae Pontificum », en 1075, ainsi que dans la saga de l’ « Islendingabok », d’Ari Thorgilsson.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Fonte accélérée d’un important glacier du Groenland depuis 2012


Même si l’on croit que ce n’est pas pour demain, il faut penser aux générations avenir qui eux devront y faire face. Si l’eau continue à se réchauffer, c’est l’Antarctique le suivra et l’eau continua à monter au cours des années. Même si l’on croit que ce n’est pas pour demain, il faut penser aux générations avenir qui eux devront y faire face. En attendant, nous subissons quand même les conséquences des changements climatiques
Nuage

 

Fonte accélérée d’un important glacier du Groenland depuis 2012

 

Le glacier Zachariae Isstrom est situé au nord-est... (Capture d'écran sur Google Earth)

Le glacier Zachariae Isstrom est situé au nord-est du Groenland (photo).

CAPTURE D’ÉCRAN SUR GOOGLE EARTH

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
WASHINGTON

Un vaste glacier du nord-est du Groenland avec assez d’eau pour faire monter les océans d’un demi-mètre connaît une fonte accélérée ces dernières années sous l’effet du réchauffement climatique et risque de déstabiliser une autre grande calotte glaciaire voisine, révèle une étude jeudi.

Ce glacier, le Zachariae Isstrom, était stable jusqu’au début des années 2000 mais perd depuis cinq milliards de tonnes de glace par an, entraînant une disparition de sa partie qui flotte sur l’océan dont le rythme a triplé depuis 2012, précisent ces scientifiques. Leur recherche paraît dans la revue américaineScience.

Ainsi de 2002 à 2014, la plateforme flottante du glacier s’est réduite de 95 %.

Ce recul rapide menace aussi de déstabiliser un autre grand glacier plus au nord, le Nioghalvfjerdsfjorden, encore protégé par une colline.

« C’est la première fois qu’on voit un énorme glacier dans le nord du Groenland, une région froide, qui jusque-là ne montrait pas de changement, qui se met à perdre de sa masse de manière accélérée », souligne Jérémie Mouginot, chercheur au département de géophysique de l’Université de Californie à Irvine, principal auteur de cette étude.

« Le glacier se désintègre et lâche de nombreux icebergs qui en fondant vont faire monter le niveau des océans au cours des prochaines décennies », ajoute-t-il dans un entretien avec l’AFP, soulignant qu’il s’agit « juste du début ».

« Il a perdu 40 milliards de tonnes de glace depuis 2003 à raison de 5 milliards de tonnes par an et il pourrait doubler cette perte, voire davantage », estime ce scientifique, précisant que 40 milliards de tonnes équivaut déjà à une montée du niveau de la mer de 0,1 millimètre.

Mais, « si les deux glaciers étudiés dans cette étude, qui représentent ensemble 12 % des glaces du Groenland, fondaient complètement, cela ferait monter les océans d’un mètre. Avec de la chance cela prendra plusieurs siècles », ajoute le glaciologue.

Utilisant des mesures obtenues avec des observations aériennes et par satellites fournies par plusieurs agences spatiales dont la Nasa, ces chercheurs ont pu déterminer que le socle du glacier Zachariae Isstrom s’érode rapidement au contact des eaux plus chaudes de l’océan. La température de l’eau a augmenté de plus d’un degré Celsius entre 1997 et 2010.

« Le réchauffement de l’océan a probablement joué un rôle majeur pour déclencher le recul de ce glacier », pointe Jérémie Mouginot.

Scénario préoccupant

Toutefois, « nous avons besoin de davantage d’observations et de mesures océanographiques dans ces zones sensibles du Groenland pour pouvoir faire des projections », estime-t-il.

« Le dessus du glacier fond sous l’effet d’une augmentation régulière des températures de l’air depuis des décennies tandis que sa base est affaiblie par des courants marins transportant des eaux plus chaudes. Cela a pour résultat de le désintégrer morceau par morceau et de provoquer sa retraite plus en profondeur à l’intérieur du Groenland », résume Eric Rignot, professeur de géophysique à l’Université de Californie à Irvine, principal co-auteur de la recherche.

Selon lui, « il ne fait plus aucun doute après des observations directes pendant plusieurs décennies des résultats du réchauffement sur les glaciers polaires, et les changements sont stupéfiants, affectant les quatre coins du Groenland ».

Comme le montre cette nouvelle étude, le changement climatique érode de plus en plus des glaciers situés près du pôle Nord où il fait le plus froid, relève Jérémie Mouginot.

« Si les températures du globe continuent à grimper il y a un risque que des régions encore plus froides comme l’Antarctique de l’est se mettent aussi à fondre », craint-il.

Un tel scénario serait encore plus préoccupant car l’Antarctique contient beaucoup plus de glace, avec la capacité de faire monter le niveau des océans de plusieurs mètres au cours des prochains siècles, dit-il.

Selon une autre recherche publiée la semaine dernière aux États-Unis, les grands glaciers de l’ouest de l’Antarctique s’effondreraient si ceux du bassin Amundsen, plus petits, étaient totalement déstabilisés sous l’effet du réchauffement.

Or ces chercheurs de l’Institut Potsdam en Allemagne estiment que les glaciers de l’Amundsen perdent déjà de leur stabilité.

Ils seraient le premier « verrou » à sauter dans le système climatique de l’Antarctique, ont-il expliqué montrant pour la première fois les conséquences inévitables d’un tel effondrement.

http://www.lapresse.ca/