Le Saviez-Vous ► Apocalypse : huit scénarios possibles de fin du monde


Un jour ou l’autre, la terre, l’univers n’existerait plus. En attendant, notre bonne vieille terre n’est pas exempté de la fin du monde. Plusieurs scénarios sont possibles. D’ailleurs depuis des siècles, on croit que la fin du monde est proche. Beaucoup ont prophétisé des dates d’expiration de notre monde. Avec les siècles, d’autres possibilités se sont ajoutées, car il n’est pas certain que la fin viendra d’abord de l’espace, mais le facteur humain pourrait en être une des causes.
Nuage

 

Apocalypse : huit scénarios possibles de fin du monde

 

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Dans plusieurs milliards d’années, la Terre finira inexorablement absorbée par le Soleil transformé en géante rouge. D’ici là, l’humanité aura certainement disparu depuis bien longtemps. Reste à savoir comment…

Elle devait se produire en 1999. Puis, en 2008 ou en 2012. Peut-être bien, finalement, pour 2060 ? Depuis plusieurs siècles, prophètes et autres gourous prédisent régulièrement la fin du monde. Déluge biblique, invasion d’extraterrestres ou Armageddon, chacun y va de sa théorie fumeuse. Un peu plus élaborés, les films hollywoodiens se montrent aussi très imaginatifs pour détruire l’Humanité, d’Interstellar à La Planète des singes en passant par Le Jour d’après. Il existe pourtant de réelles probabilités de voir l’espèce humaine disparaître précocement. Voici les hypothèses scientifiques les plus sérieuses.

Une superéruption volcanique provoque un hiver permanent

Tous les 100.000 ans environ, se produit une superéruption capable d’annihiler pendant plusieurs années le rayonnement solaire. Des centaines de kilomètres cubes de cendres et de roches sont projetés dans l’atmosphère, plongeant la planète dans un hiver permanent, empêchant toute plante de croître, provoquant des famines et des épidémies. Une trentaine de supervolcans dans le monde seraient susceptibles de provoquer une telle catastrophe. En 2017, des chercheurs de l’Arizona State University ont ainsi averti d’un possible réveil du Yellowstone, aux États-Unis. Toutefois, il est peu probable que le phénomène soit suffisamment massif pour causer l’extinction entière de l’humanité.

Une superéruption se produit tous les 100.000 ans environ. © Marc Szeglat, Unspash

Une superéruption se produit tous les 100.000 ans environ. © Marc Szeglat, Unspash

Une météorite géante

Une météorite géante d’une dizaine de kilomètres de diamètre croise l’orbite terrestre tous les 100 millions d’années environ. Dégageant une énergie équivalente à cinq milliards de fois la bombe d’Hiroshima, une telle collision embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne des tsunamisde plusieurs centaines de mètres de hauteur. C’est l’explication la plus communément avancée pour expliquer la fin des dinosaures, il y a 66 millions d’années.

Encore plus dangereux : la désintégration d’une comète géante entraînant une succession de méga-impacts. Rassurez-vous : des experts de la Nasa et de l’ESA planchent d’arrache-pied pour trouver un moyen de dévier les astéroïdes menaçant la planète.

Une météorite géante frappant la Terre embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne de gigantesques tsunamis. © James Thew, Fotolia

Une météorite géante frappant la Terre embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne de gigantesques tsunamis. © James Thew, Fotolia

Un déclin démographique inexorable ?

Au rythme actuel, il n’y aura plus aucun Japonais en l’an 3000, alertait en 2006 le National Institute of Population and Security Research, dépendant du ministère japonais de la Santé. En cause, un taux de fécondité d’à peine 1,41 enfant par femme. Ce n’est pas le seul pays menacé par l’extinction démographique : la Corée du Sud, dont le taux de fécondité ne dépasse pas 1,26, pourrait aussi disparaître d’ici l’an 2500. En Europe, la Roumanie, la Pologne ou l’Italie sont sur la même pente malgré les politiques natalistes lancées dans ces pays. En 2003, les Nations Unies ont réalisé une estimation de la population mondiale en l’an 2300 : selon la projection d’un taux de fécondité stabilisée, en fourchette basse, elle serait de 2,3 milliards ; en fourchette haute, de 36,4 milliards.

Dans une hypothèse où le taux de fécondité serait gelé au taux constant actuel pour les 3 prochains siècles, ce chiffre serait de… 134.000 milliards ! Mais comment pouvoir se projeter aussi loin, entre implosion et explosion démographique ? Car, c’est aussi faire peu de cas, outre les facteurs culturels, du déclin démographique provenant d’une chute de la fertilité humaine. Une étude de 2017 montrait ainsi que le nombre moyen de spermatozoïdes des hommes dans les pays les plus industrialisés du monde avait chuté de moitié en 40 ans.

Le Japon pourrait disparaître d'ici l'an 3000. © Chris B, Unsplash

Le Japon pourrait disparaître d’ici l’an 3000. © Chris B, Unsplash

Le réchauffement climatique rend la terre invivable

D’ici 2100, la plupart des pays du golfe persique pourraient devenir inhabitables sous l’effet du réchauffement climatique. Selon le MIT, la plaine du nord de la Chine, qui compte la plus grande concentration d’humains de la planète, pourrait, à son tour, devenir coutumière des vagues de chaleurs caniculaires d’ici 2070.

« Avec une température supérieure à 35 °C et un taux d’humidité de 100 % empêchant toute évaporation, les gens meurent en seulement six heures », avancent les chercheurs.

La chaleur atteinte au Pakistan, en Inde ou au Bangladesh pourrait là encore « excéder la capacité de l’organisme humain à survivre sans protection ».

Pourra-t-on loger tous ces futurs migrants en Sibérie ou au Canada ?

Les vagues de chaleur rendront de vastes parties du monde inhabitables. © Thomas Quaritsch, Unsplash

Les vagues de chaleur rendront de vastes parties du monde inhabitables. © Thomas Quaritsch, Unsplash

Une guerre nucléaire généralisée

On compte en 2018 plus de 14.000 armes nucléaires dans le monde, d’après l’organisation Ploughshares Fund. En 2014, une étude de l’Union géophysique américaine a démontré qu’un simple conflit nucléaire régional entre l’Inde et le Pakistan projetterait dans l’atmosphère cinq millions de tonnes de carbone, provoquant une chute généralisée des températures sur la planète et une importante dégradation de la couche d’ozone pouvant conduire à une véritable « famine nucléaire ».

Autant dire qu’une guerre généralisée aurait largement de quoi éradiquer l’humanité. Les conséquences pourraient encore être pires si l’on utilisait des bombes « salées » (ou bombe sale) en cobalt-59, un isotope radioactif capable de rendre la zone frappée inhabitable pendant au moins un siècle. De quoi approuver les partisans d’un désarmement global.

Avec 14.000 armes nucléaires dans le monde, un conflit généralisé pourrait détruire la planète. © twindesigner, Fotolia

Avec 14.000 armes nucléaires dans le monde, un conflit généralisé pourrait détruire la planète. © twindesigner, Fotolia

Une famine mondiale déclenchée par le déclin de la biodiversité

Le déclin dramatique de la biodiversité pourrait à terme constituer une menace pour notre alimentation. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en garde : aujourd’hui, 75 % des aliments de la planète proviennent d’à peine 12 espèces végétales et 5 espèces animales. À peine trois céréales (riz, maïs, blé) produisent à elles seules 60 % des calories et protéines consommées par l’Homme.

Une maladie touchant ces variétés pourrait donc entraîner une famine de grande ampleur. Au XVIIIe siècle, le mildiou avait ainsi décimé les champs de pomme de terres en Irlande, provoquant la mort d’un million de personnes. Dans le domaine de la pêche, de nombreux stocks sont largement surexploités. Il pourrait ne rester plus aucun poisson en Asie-Pacifique d’ici 2048, d’après l’IPBES.

Maladies, monoculture, surpêche : aura-t-on de quoi nourrir l'humanité dans le futur ? © Africa Studio, Fotolia

Maladies, monoculture, surpêche : aura-t-on de quoi nourrir l’humanité dans le futur ? © Africa Studio, Fotolia

Une épidémie incontrôlable

Grand classique des films hollywoodiens, le virus destructeur éradiquant l’humanité en quelques semaines est aussi un des thèmes préférés des conspirationnistes. En mars 2018, l’Organisation mondiale de la Santé a alerté sur une mystérieuse « maladie X », capable de provoquer une pandémie mondiale « jamais vue ».

Cette future maladie pourrait provenir d’un accident de manipulation génétique, d’un acte terroriste ou de la fuite d’un laboratoire, mais elle devrait plus probablement arriver chez l’Homme par une transmission animale, comme le virus Ebola ou la grippe H1N1. Il est toutefois peu vraisemblable qu’un virus parvienne à éradiquer l’ensemble de l’humanité : il n’a, en effet, jamais intérêt à tuer tous les hôtes infectés car, dans ce cas, il ne peut plus se reproduire et continuer son expansion.

Le virus Ebola ou d'autres maladies encore inconnues sont susceptibles de déclencher une pandémie. © Niaid

Le virus Ebola ou d’autres maladies encore inconnues sont susceptibles de déclencher une pandémie. © Niaid

Un bombardement cosmique

La collision entre deux étoiles à neutrons ou l’explosion d’un trou noir produirait de redoutables sursauts gamma. Ces flux massifs de rayons gamma ionisent les molécules de l’atmosphère, détruisant la couche d’ozone. Sans cet écran protecteur, la dose de rayons UVB atteindrait un niveau mortel pour les phytoplanctons, à la base de la chaîne alimentaire et responsable de la moitié de l’activité photosynthétique de la planète.

Un tel sursaut gamma est sans doute à l’origine de la grande extinction de l’Ordovicien, il y a 450.000 millions d’années, où environ 60 % des espèces d’invertébrés marins ont subitement disparu. Encore faut-il qu’un sursaut gamma croise l’orbite de la Terre dans un périmètre suffisamment proche, ce qui reste hautement improbable.

Les sursauts gamma détruisent la couche d'ozone, annihilant toute vie sur Terre. © Nasa

Les sursauts gamma détruisent la couche d’ozone, annihilant toute vie sur Terre. © Nasa

https://www.futura-sciences.com/

Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde


Un monde sans insecte, ça vous tente ? Cela serait une catastrophe et il semble que les insectes vont tout droit a une extinction comme les dinosaures. Si cela arrive, l’écosystème sera en péril.
Il faut interdire au plus vite les pesticides, restaurer les lieux humides, etc…
Nuage

 

Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde

 

ALE-KS VIA GETTY IMAGES

L’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire: à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction « et chaque année environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland.

Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10%) huit fois plus, » soulignent-ils.

Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires »: « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement des écosystèmes naturels qui serait catastrophique », insistent les scientifiques, dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Exemple de service vital rendu par les insectes, et sans doute le plus connu, la pollinisation des cultures.

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition sur toute la chaîne alimentaire: le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018.

« Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait alors un des auteurs de l’étude française, Vincent Bretagnolle: car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

Papillons, coccinelles, fourmis

Selon une étude parue fin 2017 et basée sur des captures réalisées en Allemagne, l’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Oiseaux, mais aussi hérissons, lézards, amphibiens, poissons… tous dépendent de cette nourriture.

A l’origine de cette chute des insectes, les chercheurs australiens désignent la perte de leur habitat (urbanisation, déforestation, conversion agricole) et le recours aux pesticides et engrais de synthèse, au coeur de l’intensification des pratiques agricoles ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur les cas de l’Europe et des États-Unis, où l’on dispose des suivis les plus réguliers.

« Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ».

A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes (virus, parasites), les espèces invasives et enfin le changement climatique mais surtout à ce stade dans les régions tropicales.

Le recul des insectes, qui forment les deux tiers des espèces terrestres, remonte au début du XXe siècle, mais s’est accéléré dans les années 1950-60 pour atteindre « des proportions alarmantes » ces 20 dernières.

Parmi les plus affectés, les lépidoptères (les papillons), les hyménoptères (abeilles, guèpes, fourmis, frelons… présents sur tous les continents sauf en Antarctique) et les coléoptères (scarabées, coccinelles).

Quelque 60% des espèces de bousiers sont ainsi sur le déclin dans le bassin méditerranéen. Et une espèce d’abeilles sur six a disparu au niveau régional, dans le monde.

Les insectes aquatiques ne sont pas épargnés, qu’il s’agisse des libellules ou des éphémères.

« Restaurer les habitats, repenser les pratiques agricoles, avec en particulier un frein sérieux à l’usage de pesticides et leur substitution par des pratiques plus durables, s’imposent urgemment », soulignent les auteurs du rapport, qui appellent aussi à assainir les eaux polluées, en ville comme en milieu rural.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le gazon n’est pas si vert, conclut une étude


Depuis que j’ai vu aux nouvelles, il y a quelques années, un couple faire son jardin en avant de la maison au lieu d’avoir un gazon, je doute de l’utilité d’avoir un beau gazon qui demande des soins comme la tonte et certains mettent des produits chimiques pour éviter d’avoir des mauvaises herbes. Point de vue écologique, cela affecte les insectes pollinisateurs et qu’il serait mieux dans bien des cas de remplacer une pelouse par une végétation basse qui est bon pour l’écosystème
Nuage

Le gazon n’est pas si vert, conclut une étude

 

JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ
La Presse

Il est peut-être vert, mais il en fait bien peu pour l’environnement. Le gazon arrive bon dernier en matière de « performance écologique » des espaces verts, conclut une étude que La Presse a obtenue. La bonne nouvelle, c’est que le potentiel d’amélioration est immense. Et il pourrait se faire à coût nul.

Lutte contre les îlots de chaleur, amélioration de la qualité de l’air, enrichissement de la biodiversité, prévention des inondations : les espaces verts jouent plusieurs rôles écologiques.

Mais les surfaces gazonnées sont celles qui « offrent les moins bonnes performances », conclut une étude obtenue par La Presse et qui sera dévoilée à l’occasion du Sommet sur les infrastructures naturelles et les phytotechnologies, qui se tient aujourd’hui au Stade olympique de Montréal.

Le constat le plus frappant concerne les îlots de chaleur : les chercheurs ont relevé que la température au sol, par temps ensoleillé, pouvait être supérieure de 20 °C sur une surface gazonnée à celle sur les trois autres types de « végétation basse » étudiés.

Les « champs herbacés non entretenus », les « friches arbustives non entretenues » et les « haies arbustives entretenues » abritent également une plus grande quantité et un plus grand nombre d’espèces d’invertébrés que le gazon.

Pis encore : « la tonte du gazon a pour effet de faire disparaître la quasi-totalité des [rares] invertébrés », affirme l’étude, qui a noté un « faible rétablissement » quatre semaines après la tonte.

« Une grande partie des insectes éliminés par la tonte des gazons sont des pollinisateurs naturels. »– Jérôme Dupras, coauteur de l’étude et professeur au département des sciences naturelles de l’Université du Québec en Outaouais, en entrevue avec La Presse

Ces invertébrés entrent également dans la chaîne alimentaire de plusieurs petits animaux, comme les oiseaux et les chauves-souris ; leur présence ajoute donc « une couche de biodiversité », ajoute Jérôme Dupras, par ailleurs bassiste des Cowboys Fringants.

Il s’agit de l’une des premières études sur la question, affirme Jérôme Dupras, qui a trouvé « très peu de littérature scientifique sur la végétation basse ».

IMPACT « MAJEUR », COÛT « NUL »

Il y a 68 000 hectares de terrain ayant « le potentiel d’améliorer la quantité et la qualité des services écosystémiques » sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui regroupe 82 municipalités, sur lequel s’est penchée l’étude.

Elle exclut donc plusieurs surfaces minéralisées qui pourraient être reverdies, soulignent les auteurs, qui recommandent à la CMM d’inclure l’aménagement d’autres zones de végétation basse que des surfaces gazonnées dans sa planification d’infrastructures naturelles.

« On aurait un impact majeur sur les îlots de chaleur, le contrôle des eaux [et] la biodiversité. » – Jérôme Dupras

L’augmentation des espaces verts à haute performance écologique offrirait également « une résilience face aux changements globaux », estime le chercheur.

Il cite l’exemple des espèces invasives, dont la « colonisation de nouveaux milieux est favorisée par des écosystèmes fragiles ».

Déjà, diverses études ont évalué que les infrastructures naturelles fournissaient des services écosystémiques d’une valeur de 2 milliards de dollars par année sur le territoire de la CMM, rappellent les chercheurs, somme qui pourrait être décuplée si le potentiel était mieux exploité.

Améliorer l’aménagement des espaces verts « peut se faire à coût nul », s’enthousiasme Jérôme Dupras.

« Ça coûte cher en termes de main-d’oeuvre et d’équipements de faire des tontes de gazon », illustre-t-il.

FACILE POUR LES PARTICULIERS

L’étude ne recommande pas de renoncer à toutes nos pelouses verdoyantes.

« C’est culturel, dit Jérôme Dupras. On ne va pas évacuer complètement le gazon. »

D’autant que le gazon a tout de même certaines utilités, surtout récréatives.

Mais sans renoncer au gazon, il est possible d’améliorer la performance écologique des espaces verts, même pour les particuliers, explique le chercheur, qui suggère d’ajouter des « graminées », par exemple.

« En diversifiant les types de végétation, on vient diversifier les niches écologiques. Ça peut rester à caractère ornemental. Ça va aider les pollinisateurs, les oiseaux. »– Jérôme Dupras

Simplement « retarder les épisodes de tonte » du gazon peut aussi faire une différence, ajoute-t-il, tout comme mettre des fleurs sur son balcon quand on n’a pas de terrain.

Jérôme Dupras espère aussi que les municipalités aideront leurs citoyens à améliorer la performance de leurs espaces verts, en procédant à des dons d’arbustes ou en leur fournissant des « trousses à outils ».

« Quand on donne des outils simples aux gens, on voit qu’ils se les approprient. »

https://www.lapresse.ca

Pour résister à la chaleur des villes, les escargots ont des coquilles plus claires


La couleur des coquilles des escargots pourrait être due à leur environnement. Les escargots de ville sont plus clairs alors que ceux de campagnes sont plus sombres. Il se peut aussi qu’il y aurait d’autres facteurs.
Nuage

 

Pour résister à la chaleur des villes, les escargots ont des coquilles plus claires

 

Une escargot jaune  | Martin Cooper via Flickr CC License by

Une escargot jaune | Martin Cooper via Flickr CC License by

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur The Atlantic

Une étude montre que les escargots n’ont pas la même couleur selon qu’ils vivent dans des milieux urbains ou naturels.

Gris ou marron, rayés ou mouchetés, les escargots font partie de ces animaux qui présentent une grande variété de couleurs. Des chercheurs néerlandais ont justement tenté de relier la couleur de leur coquille à leur habitat. Et il semblerait qu’en ville, où les températures sont généralement plus élevées, les escargots seraient plus clairs qu’à la campagne ou en forêt, rapporte The Atlantic.

Les conclusions des scientifiques, emmenés par Niels Kerstes, du Centre de la Biodiversité Naturalis, s’appuient sur une étude «citoyenne»: via l’application SnailSnap, les passionnés de gastropodes (mais aussi tous les autres) envoient des photographies d’escargots. Grâce à la géolocalisation, les chercheurs peuvent déterminer où est prise l’image, et donc où cet escargot vit.

Ils trient ensuite ces données en quatre catégories: les escargots des champs, ceux des espaces naturels tels que les forêts, ceux des espaces verts urbains, et ceux des zones «grises» des villes, tels que les espaces commerciaux, résidentiels ou industriels.

Du jaune et des rayures pour combattre la chaleur

Les premiers résultats montrent qu’il y a davantage d’escargots jaunes dans les espaces urbanisés qu’ailleurs. Pour Kerstes et son équipe, ce phénomène serait dû à la chaleur; la bétonisation et le manque d’arbres font souvent grimper la température des villes.

Or, «les escargots aux couleurs sombres absorbent davantage les radiations que leurs cousins jaunes, résume The Atlantic, ce qui peut expliquer le fait qu’ils soient moins adaptés à la ville, où ils auraient donc trop chaud ou passeraient trop de temps à tenter de se cacher du soleil».

Les escargots des villes semblent également avoir plus de rayures sur le dessous de leur coquille que sur le dessous; or, une étude plus ancienne montrait déjà que les escargots rayés se refroidissaient plus vite que les autres, rappelle The Atlantic.

«Pas de bandes noires là où la coquille est exposée au soleil, mais des rayures en dessous, pour mieux se rafraîchir»; tel pourrait être, à en croire les résultats de SnailSnap, le compromis adopté par les escargots urbains.

Si cette étude mérite d’être confirmée, elle montre en tout cas que les escargots des villes ne sont pas les mêmes que ceux des campagnes. Pour le généticien Angus Davison, de l’université de Nottingham, d’autres facteurs pourraient expliquer ces différences de couleurs, tels que les prédateurs: les oiseaux ne chasseraient pas autant certains escargots que d’autres, en fonction de l’apparence de leur coquille, développe The Atlantic.

Quoi qu’il en soit, SnailSnap démontre comment ces animaux s’adaptent à leur milieu de vie… certainement pour survivre dans un environnement modifié par l’être humain.

http://www.slate.fr/story/

Equateur : une nouvelle espèce de colibri découverte


Une nouvelle espèce de colibri a été découvert en Équateur, un bel oiseau qui espérons-le n’est pas en danger.
Nuage

 

Equateur : une nouvelle espèce de colibri découverte

 

colibri,équateur

Oreotrochilus cyanolaemus est une nouvelle espèce de colibri.

© F. SORNOZA

Des chercheurs ont découvert une nouvelle espèce de colibri. Cela fait 30 ans que ce pays d’Amérique du Sud n’avait pas enregistré de nouvelle découverte de ce type d’oiseau.

Une nouvelle espèce de colibri a été découverte en Équateur, qui compte plus de 40% des espèces de ce petit oiseau présent uniquement sur le continent américain. L’animal, qui mesure à peine 11 centimètres, présente au niveau de la gorge un plumage d’un bleu intense, une poitrine blanche marquée de deux bandes noires et une tête vert émeraude. C’est la première fois que cette variété de colibri est « montrée au monde », a expliqué à l’AFP Francisco Sornoza, ornithologue à l’Institut national de la biodiversité (Inabio) et membre de l’équipe internationale qui a fait la découverte. Cette espèce, baptisée Oreotrochilus cyanolaemus, a été mise au jour après un an de recherche. La découverte a été rendue publique le 27 septembre 2018 dans la revue spécialisée The Auk. L’oiseau vit entre 3.000 et 3.700 mètres d’altitude. Son habitat est un plateau situé entre les provinces de Loja et El Oro, à la frontière avec le Pérou, près du Pacifique.

Une découverte très rare

Cela fait trente ans que L’Équateur, petit pays à la riche biodiversité, n’avait pas enregistré de nouvelle découverte de colibri, a rappelé Francisco Sornoza. 

Même si les oiseaux sont des animaux très étudiés, découvrir une nouvelle espèce est « extraordinaire parce que c’est quelque chose de rare », se réjouit Élisa Bonaccorso, ornithologue vénézuélienne et membre de l’équipe. 

Avec 1.641 espèces d’oiseaux recensées, L’Équateur abrite un sixième des espèces du monde, selon des données officielles. 132 sont des colibris, représentant plus de 40% des 300 variétés recensées sur le continent américain.

https://www.sciencesetavenir.fr

L’avertissement des chercheurs : “Notre vie aquatique baigne dans une soupe d’antidépresseurs


Des antidépresseurs sont des médicaments largement précrit. Le problème quand on évacue cela se retrouvent tôt ou tard dans l’environnement et toute la vie aquatique se retrouve droguée. Pour que cela soit visible dans l’eau, il en faut des antidépresseurs …
Nuage

 

L’avertissement des chercheurs : “Notre vie aquatique baigne dans une soupe d’antidépresseurs”

 

poissons antidépresseurs prozac environnement pollution

par Brice Louvet

De plus en plus prescrits et consommés, les antidépresseurs semblent présenter un réel danger pour la biodiversité. Une fois évacués par nos corps puis rejetés dans l’environnement, leurs agents biochimiques affectent en effet l’ensemble de la vie aquatique, révèle une étude publiée dans le BJPsych Bulletin.

Le monde occidental est un grand consommateur d’antidépresseurs. Des millions de personnes sont en effet concernées (la France est le pays qui en consomme le plus en Europe). Certains agents biochimiques permettent effectivement à de nombreuses personnes de se sentir mieux, ne traitant pas la dépression, mais permettant d’en supporter certains effets. Mais il ressort aujourd’hui des conséquences environnementales insoupçonnées, ou du moins sous-évaluées. Selon une récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Portsmouth, au Royaume-Uni, les antidépresseurs terminent dans les eaux une fois évacués, affectant la vie aquatique.

« Notre vie aquatique baigne dans une soupe d’antidépresseurs, explique en effet le biologiste marin Alex Ford, de l’Institut de biologie marine de Portsmouth et principal auteur de l’étude. Les antidépresseurs et les anxiolytiques se retrouvent partout, dans les eaux usées, les eaux de surface, les eaux souterraines, l’eau de boisson, le sol et s’accumulent dans les tissus de la faune ».

Problème : les effets de tels agents se font très vite ressentir.

« Des études en laboratoire rapportent des changements dans la façon dont certaines créatures se reproduisent, grandissent. On observe des changements dans leur vitesse de maturation, leur métabolisme, leur immunité, leurs habitudes alimentaires, leur façon de se déplacer, leur couleur et leur comportement », poursuit le chercheur.

Ainsi, la vie aquatique serait tout simplement “droguée” tout au long de son cycle de vie. Les chercheurs appellent à ce que davantage de recherches soient faites au sujet des prescriptions de psychotropes et de leurs risques pour l’environnement. Ils proposent également une mise à niveau de toutes les stations d’épuration des eaux usées qui ne seraient pas conformes à la réglementation de l’UE. De même, ils invitent les patients à ne plus jeter leurs médicaments non usagés et à les rapporter en pharmacie. Les scientifiques encouragent aussi vivement les fabricants à mettre en place des moyens visant à favoriser leur décomposition en toute sécurité.

Source

https://sciencepost.fr/

Un mur entre les États-Unis et le Mexique menacerait la biodiversité


« Le mur serait un crime contre la biodiversité » Paul Ehrlich. Avec le mur entre les États-Unis et le Mexique feront beaucoup de tort aux animaux et seront menacés d’extinction à cause de cette limitation. Les frontières existent pour l’humain et non pour les animaux. Une chose que Donald Trump devrait penser !
Nuage

 

Un mur entre les États-Unis et le Mexique menacerait la biodiversité

 

Un ocelot dans la nuit.

L’ocelot pourrait disparaître des États-Unis si un mur frontalier continu était construit. Photo : iStock

 

La survie de plus de 1000 espèces animales serait sérieusement menacée si le mur voulu par le président Donald Trump était construit tout le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, ont averti des scientifiques.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le loup du Mexique, le mouflon d’Amérique et l’antilope de Sonora verraient par exemple leurs populations scindées par ce mur, ont expliqué plus de 2700 chercheurs dans une lettre publiée dans le journal BioScience.

Les jaguars et les ocelots, qui n’ont qu’une très faible population en territoire américain, seraient menacés d’extinction.

« La construction de clôtures et de murs au cours de la dernière décennie et les efforts déployés par l’administration Trump pour ériger un mur frontalier continu menacent certaines des régions les plus diverses, biologiquement, du continent », préviennent les scientifiques.

« Les sections du mur déjà construites réduisent la superficie, la qualité et la connectivité des habitats végétaux et animaux, et compromettent plus d’un siècle d’investissements binationaux dans la conservation », ajoutent-ils, déplorant que « l’attention politique et médiatique […] sous-estime ou dénature souvent le tort causé à la biodiversité ».

Quand les populations d’animaux sont fragmentées, il est plus difficile pour eux de trouver de la nourriture, de l’eau et des partenaires pour s’accoupler, et font donc face à des risques plus élevés d’extinction.

Une soixantaine d’espèces présentes dans cette région frontalière sont déjà « listées comme étant en danger critique d’extinction, en voie de disparition ou vulnérables par l’Union internationale pour la conservation de la nature », selon les scientifiques.

Le mur serait « un crime contre la biodiversité », assène par ailleurs dans un communiqué un coauteur de la lettre, Paul Ehrlich, professeur à l’Université de Stanford.

Les chercheurs appellent les autorités américaines à identifier les espèces vulnérables et à concevoir des barrières qui permettent aux animaux de passer autant que possible d’un côté et de l’autre.

Une loi adoptée en 2005 aux États-Unis donne au département de la Sécurité intérieure le droit de lever des protections telles que la Loi sur les espèces en danger (Endangered Species Acts) s’il juge qu’elles peuvent ralentir la construction du mur.

https://ici.radio-canada.ca/