Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’Antarctique



L’Antarctique a été longtemps considéré comme un lieu a des températures extrêmes. Un endroit dure, mais fragile. Avec les changements climatiques, le tourisme et les scientifiques qui apportent des plantes et des insectes qui risquent de tout changer la biodiversité de cet endroit.
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Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’Antarctique


Plantes et insectes apportés par l’Homme, une menace pour l’AntarctiquePhoto: iStockChaque année, 50 000 touristes se rendent en Antarctique

Sur la minuscule partie du continent antarctique où la neige fond au printemps, des mousses, lichens et herbes, des mouches et des mites, et des colonies de micro-organismes mangent, vivent et se reproduisent depuis des millions d’années.

«La densité est égale à, ou dépasse, ce qu’on trouve dans des régions tempérées voire tropicales», dit Peter Convey, spécialiste de l’écologie terrestre de l’Antarctique. Par endroits vivent de microscopiques arthropodes, les collemboles. «Il peut y en avoir un million par mètre carré», dit le scientifique.

Cette riche biodiversité est préservée dans un équilibre ancien par le froid extrême et l’isolement de l’Antarctique, continent plus grand que l’Europe et le plus isolé de la planète, entouré par un puissant courant marin.

Mais les milliers de chercheurs et 50 000 touristes qui s’y rendent chaque année risquent de rompre cet équilibre en apportant avec eux plantes et insectes. Une herbe, Poa annua, s’est ainsi déjà installée sur certaines îles. Deux mouches ont aussi été importées par les humains.

Il peut arriver que des espèces parviennent à voler ou voguer naturellement depuis la pointe de l’Amérique du Sud à un millier de kilomètres, mais ces migrants naturels ne s’établissent pas. «99% des espèces invasives viennent avec les humains», précise à l’AFP Peter Convey, qui en dénombre une centaine depuis deux siècles.

Le chercheur argue, avec un collègue du British Antarctic Survey dans une étude publiée mercredi dans la revue Science Advances, que le réchauffement climatique faciliterait l’implantation des espèces invasives, quand bien même il resterait moins marqué qu’ailleurs sur la planète, comme c’est le cas aujourd’hui (l’Arctique, moins protégé, se réchauffe vite aujourd’hui).

«Le changement climatique réduit les barrières à l’entrée, cela facilite l’entrée et réduit les problèmes empêchant l’établissement», explique Peter Convey.

Au rythme actuel de réchauffement, la superficie de terre sans glace permanente dans la péninsule antarctique (dans l’ouest) augmentera de 300% dans le prochain siècle. Une espèce importée aura beaucoup plus de terrain à coloniser, dit-il.

Avec plus de terres et plus d’eau liquide en raison de la fonte, la vie va exploser, et probablement intensifier la concurrence entre espèces. Des herbes l’emporteront sur des mousses. Les mouches locales rivaliseront avec les étrangères. L’effet exact est difficile à prédire.

Le Traité de l’Antarctique (1959) a inscrit le principe de la protection de l’environnement antarctique.

Si le débat actuel est dominé par la crainte de la fonte des glaces, les auteurs insistent que les activités humaines dans l’océan austral et sur le continent «auront, en réalité, probablement un bien plus grand impact sur les écosystèmes antarctiques que le changement climatique lui-même».

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Comment les baleines à bosse modifient leurs chants au fil de leur voyage


Le chant des baleines intrigue les scientifiques. Après avoir étudié le chant des baleines à bosse, ils se sont aperçu qu’ils pouvaient classer les chants de ces cétacés au lieu ou elles ont passés l’hiver. Lors de la migration, les différentes populations se réunissent vers les iles Kermadec en Nouvelle-Zélande et échangent des notes et modifient ainsi leur chant.
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Comment les baleines à bosse modifient leurs chants au fil de leur voyage

Comment les baleines à bosse modifient leurs chants au fil de leur voyage© Pixabay

Par Emeline Férard

Après avoir mené une étude sur leurs chants, des scientifiques ont découvert que les baleines à bosse sont capables de modifier les sons qu’elles émettent en s’inspirant des congénères rencontrés durant leur migration.

En matière de chanson, les baleines n’ont pas grand chose à envier à l’espèce humaine. Chaque année, elles ont même droit, elles aussi, à leur tube de l’été. Une chanson que tout le monde se doit d’entonner. C’est ce qu’ont découvert des scientifiques de l’Université de St. Andrews en Ecosse en menant une nouvelle étude sur les baleines à bosse et plus particulièrement sur leurs chants.

Publiés dans la revue Open Science de la Royal Society, leurs résultats révèlent que les cétacés sont capables de modifier les sons qu’ils émettent au fil de leur voyage. Mieux, les différentes populations convergeraient en un point très précis de la planète pour se transmettre leurs chants du moment : à proximité des îles Kermadec dans l’océan Pacifique sud.

De précédentes observations ont permis de découvrir que cette région, au nord de la Nouvelle-Zélande, semble constituer une étape clé dans la migration des baleines à bosse. Chaque année, après avoir passé l’hiver dans les régions tropicales pour se reproduire, celles-ci redescendent vers le sud pour rejoindre les eaux fraîches de l’Antarctique.

Dans le Pacifique sud, tous les cétacés ne choisissent pas le même endroit pour passer l’hiver. Pourtant, les chercheurs ont observé que de nombreuses populations avaient tendance à converger vers les îles Kermadec dans leur route vers le Sud, au prix parfois d’un grand détour. Cette découverte énigmatique s’est couplée à un autre phénomène intriguant.

Dis-moi comment tu chantes je te dirai d’où tu viens

En fonction de leur site d’hivernage, toutes les baleines à bosse n’émettent pas les mêmes chants. Pourtant, des études de terrain ont permis de constater que certains spécimens laissaient parfois entendre des sons issus d’un autre site de reproduction. Pour résoudre ce puzzle, les scientifiques écossais ont voyagé jusqu’aux îles Kermadec et ont enregistré durant plusieurs mois les chants des baleines qui passaient.

Ils ont également enregistré des chants dans d’autres régions de rassemblement des cétacés, dans la partie ouest et centrale du Pacifique sud ainsi qu’à l’Est et à l’Ouest de l’Australie. En étudiant en détail leur composition, ils ont pu diviser les chants en trois catégories spécifiques à trois localisations différentes. La première, par exemple, était principalement entendue au niveau des îles Cook et de la Polynésie française.

Dans un second temps, les chercheurs ont comparé ces sons aux vocalisations de 39 baleines enregistrées dans les Kermadec. Ils ont pu constater que la majorité d’entre elles entonnait des chants similaires à la première ou la deuxième catégorie, suggérant qu’elles provenaient des localisations correspondantes. Des identifications génétiques et photographiques des cétacés chanteurs ont confirmé que c’était bien le cas.

« Nous pouvons repérer la population dont une baleine provient à partir de la façon dont elle chante », a résumé au New Scientist, Ellen Garland, co-auteur de l’étude.

Mais les conclusions ne se sont pas arrêtées à cette seule observation. En convergeant vers les îles Kermadec, les baleines se transmettraient également des notes, des sons qui modifieraient leur chant.

En témoigne l’un des spécimens qui entonnaient des sons empruntant des caractéristiques à la fois à la première et à la deuxième catégorie. Ce genre de « chant hybride » étant rare, l’équipe suppose que la baleine en question était dans une phase de transition d’un chant à l’autre, ce qui confirmerait qu’une transmission culturelle interviendrait bien dans cette région du Pacifique.

D’autres sites de transmission ?

« Le chant que nous entendons chez les baleines de Nouvelle Calédonie cette année – nous en entendrons peut-être des éléments l’an prochain dans le chant des baleines des Tonga », a expliqué au New York Times, Rochelle Constantine, biologiste de l’Université d’Auckland et co-auteur de l’étude. « Cela se déplace de l’Ouest vers l’Est ».

Jusqu’ici, la transmission des chants parmi les baleines restait un phénomène très mystérieux. Mais les îles Kermadec ne constitueraient qu’une pièce du puzzle selon les spécialistes. Ils pensent en effet qu’il existe sans doute d’autres lieux importants, par exemple les zones d’alimentation, où les cétacés pourraient converger pour chanter ensemble et partager leur meilleur « tube ».

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La colonie disparue des manchots empereurs


Les Manchots empereur sont pourtant très résistant à endurer des températures extrêmes. Avec les changements climatiques, les petits meurent par milliers.
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La colonie disparue des manchots empereurs

 

GETTY CREATIVE

On a l’habitude d’imaginer que le Manchot empereur, ce « pingouin » de l’Antarctique, est l’animal le plus résistant du monde, et pourtant…

On a l’habitude d’imaginer que le Manchot empereur, ce « pingouin » de l’Antarctique, est l’animal le plus résistant du monde, considérant les conditions climatiques extrêmes auxquelles il est exposé. Or, il semblerait que la deuxième plus grosse colonie du continent ait été dévastée en un temps record par une « catastrophe démographique ».

Pas moins de 10 000 petits sont en effet morts en 2016 — pour un groupe qui comptait entre 14 000 et 25 000 couples reproducteurs par année. Cet hiver-là, rapporte une étude parue jeudi dans la revue Antarctic Science, la glace annuelle recouvrant le « site Hadley », sur la Mer de Weddell, s’était rompue particulièrement vite. Une rupture associée à des tempêtes fortes quelques mois plus tôt, à une année El Nino et à un record à la baisse de la surface maritime recouverte par la glace. L’étude ne dit pas pourquoi ces conditions ont pu provoquer pareille hécatombe chez les jeunes, mais il est certain qu’avant un certain âge, un jeune manchot est incapable de survivre dans l’eau glaciale.

Les chercheurs notent également que depuis trois ans, la glace n’est pas revenue à ce qu’elle était avant. Et les images satellites des années subséquentes montrent l’absence presque totale de manchots sur ce site de reproduction qu’ils utilisaient pourtant depuis 60 ans. Certains se sont peut-être joints à la colonie Dawson-Lambton, à 55 km plus au nord, dont la population a augmenté.

La colonie du site Hadley représentait 9 % de la population totale des manchots empereurs. Mieux comprendre ce qu’elle est devenue permettrait d’en apprendre davantage sur la vulnérabilité — ou la résilience — des manchots face aux changements climatiques en cours.

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Fonte du Groenland depuis 1972: «Ça fait peur»


Grâce aux technologies plus perfectionnées, il semble beaucoup plus facile de mesurer la fonte du Groenland avec plus de précision. Et les résultats ne sont pas encourageant. En fait, le Groenland fond 6 fois plus vite en dans les années 1980. Ce qui fait augmenter le niveau des océans de plusieurs millimètres depuis 1972.
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Fonte du Groenland depuis 1972: «Ça fait peur»

 

IVAN COURONNE
Agence France-Presse
Washington

Mesurer la fonte des glaces au Groenland ou en Antarctique est un exercice relativement précis en 2019, grâce à un arsenal de satellites, de stations météo et de modèles climatiques sophistiqués.

Les scientifiques savaient même le faire assez bien pour les années 1990 et 2000, mais les estimations des décennies précédentes étaient jusqu’à présent peu fiables, car les satellites et autres technologies de mesures étaient moins avancés.

Dans une étude parue lundi dans les Compte-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), des chercheurs ont recalculé la perte de glaces depuis 1972, date de la mise en orbite des premiers satellites Landsat ayant photographié régulièrement le Groenland.

«Quand on regarde sur plusieurs décennies, il vaut mieux s’asseoir sur sa chaise avant de regarder les résultats, parce que ça fait un petit peu peur de voir à quelle vitesse ça change», dit à l’AFP le glaciologue français Eric Rignot, à l’Université de Californie à Irvine, coauteur de l’étude avec des collègues en Californie, à Grenoble, Utrecht et Copenhague.

«C’est aussi quelque chose qui affecte les quatre coins du Groenland, pas juste les parties plus chaudes au Sud.»

Six fois plus de fonte

Les glaciologues disposent de trois méthodes pour mesurer la fonte glaciaire.

Des satellites mesurent tout simplement l’altitude – et ses variations – grâce à un laser: si un glacier fond, le satellite voit son altitude baisser.

Une seconde technique consiste, depuis 2002 grâce à des satellites de la NASA, à mesurer les variations de gravité terrestre: les montagnes ne bougeant (presque) pas, ce sont les mouvements et transformations de l’eau qui les expliquent.

Enfin, les scientifiques ont développé des modèles dits de bilan de masse: ils comparent ce qui s’accumule sur le Groenland (pluie, neige) à ce qui en sort (rivières de glace), et calculent ainsi ce qui reste. Ces modèles, confirmés avec des mesures de terrain, sont devenus très fiables depuis le milieu des années 2000, dit Eric Rignot-de l’ordre de 5 à 7% de marge d’erreur, contre 100% il y a quelques décennies.

L’équipe a utilisé ces modèles pour «remonter dans le temps» et reconstruire en détails où en était la glace du Groenland dans les années 1970 et 1980.

Le peu de données dont ils disposaient pour cette période (photos satellites de moyenne résolution, photos aériennes, carottages de neige et autres observations de terrain) a permis d’affiner le modèle.

«On a ajouté un petit morceau d’histoire qui n’existait pas», ajoute Eric Rignot.

Le résultat est que dans les années 1970, le Groenland a gagné 47 gigatonnes de glace par an en moyenne (Gt/an), avant d’en perdre un volume équivalent dans les années 1980.

La fonte continue à ce rythme dans les années 1990, avant une accélération forte à partir des années 2000 (187 Gt/an) et surtout depuis 2010 (286 Gt/an).

La glace y fond donc six fois plus vite aujourd’hui que dans les années 1980, estiment les chercheurs. Les glaciers du Groenland, rien qu’à eux, auraient contribué à faire monter le niveau des océans de 13,7 millimètres depuis 1972.

«C’est un travail excellent, par une équipe de recherche bien établie qui utilise des méthodes nouvelles pour extraire plus d’informations des données disponibles», a commenté Colin Summerhayes, du Scott Polar Research Institute à Cambridge.

Comme un travail similaire de la même équipe pour l’Antarctique, la nouvelle étude offre un contexte plus long à la fonte rapide observée au Groenland ces dernières années.

«La fonte glaciaire observée depuis huit ans est équivalente à celle des quatre décennies précédentes», résume Amber Leeson, de l’Université de Lancaster.

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Découverte d’une empreinte de dinosaure en Antarctique


L’Antarctique n’a pas toujours été froid, il fût une époque que des animaux pouvait vivre sur ce territoire. D’ailleurs, les chercheurs ont trouvé une petite empreinte qui date d’environ 200 millions d’années.
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Découverte d’une empreinte de dinosaure en Antarctique

 

Une découverte inattendue. © photo news.

Des chercheurs ont découvert une empreinte de pas fossilisée de dinosaure vieille d’environ 200 millions d’années lors d’une expédition en Antarctique.

L’animal, dont l’empreinte fait la taille d’une main, faisait partie du groupe des archosauriens, a indiqué l’Institut fédéral allemand des géosciences et ressources naturelles (BGR).

Le type exact de dinosaure dont provient cette empreinte n’est pas encore clair. Les chercheurs ont découvert l’empreinte en janvier 2016 dans les Helliwell Hills, au nord de la terre Victoria, mais leur découverte n’a été publiée que récemment dans la revue Polar Research.

Inattendu

Des os de dinosaures ont déjà été retrouvés dans le sud de la terre Victoria, a expliqué le meneur de l’expédition du BGR, Andreas Laeufer. Dans le nord, c’est toutefois une première.

« C’est une chose à laquelle nous ne nous attendions pas », a-t-il déclaré.

En outre, les scientifiques ont trouvé des restes fossilisés de forêts à environ 1.700 kilomètres du Pôle sud.

« Cela indique que, voici 200 millions d’années, l’Antarctique n’était pas le continent de glace que nous connaissons aujourd’hui. »

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Ils prévoient une expédition en Antarctique pour tenter de prouver que la Terre est plate


J’ai presque de la peine pour les platistes. D’autres  personnes croient que la Terre est plate et veut aller en Antarctique pour le prouver. Il explique que l’Antarctique est un immense mur de glace de plusieurs mètres d’épaisseur pour éviter qu’on arrive au bord. Donc, il veut trouver le trou pour le prouver. Hum !! Avec les changements climatiques, si cela est le cas, cette ceinture de glace risque de disparaitre .. Que va-il arriver ? On va tomber dans l’espace ?
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Ils prévoient une expédition en Antarctique pour tenter de prouver que la Terre est plate

 

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Les supporters de la Terre plate ont trouvé une nouvelle idée qui pourrait attester selon eux « de façon irréfutable » leur théorie : faire le tour de l’Antarctique et mesurer la circonférence du fameux « mur de glace » censé l’entourer.

« Si nous atteignons la côte de l’Antarctique et qu’on navigue tout autour, nous pourrons mesurer sa longueur et prouver qu’il s’agit des bords extérieurs de la Terre. »

Voilà le projet de Jay Decasby, un des plus fervents supporters de la Terre plate et qui multiplie les vidéos sur YouTube pour « expliquer » les tenants et aboutissants de sa thèse.

Selon lui, le périmètre de la Terre serait de plus de 96.000 kilomètres, et non 24.000 kilomètres, comme l’estiment les données officielles. Ces dernières sont en réalité assez variables : l’institut polaire français Paul-Émile Victor cite une distance de 24.000 kilomètres mais de récentes observations de la Nasa avancent le chiffre de 53.610 kilomètres en incluant les glaciers et les icebergs. D’après la Flat Earth Society (à laquelle n’appartient pas Jay Decasby), l’organisation américaine fondée en 1956 et principale structure de la théorie de la Terre plate, le périmètre de la Terre est en réalité de 125.500 kilomètres.

Selon la théorie de la Terre plate, la Terre est entourée de l’Antarctique, un mur de glace de plus de 125.000 kilomètres de long. © Capture écran YouTube de la chaîne de Jay Decasby

Selon la théorie de la Terre plate, la Terre est entourée de l’Antarctique, un mur de glace de plus de 125.000 kilomètres de long. © Capture écran YouTube de la chaîne de Jay Decasby

Un immense mur de glace de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur

Selon les partisans de la Terre plate, il faut se représenter la planète comme une sorte de boule à neige avec un immense dôme contenant les étoiles, la Lune et le Soleil. L’Antarctique ceinture tout le tour du dôme, avec un immense mur de glace de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur qui fait qu’on ne tombe pas quand on arrive au bord.

« En 1773, James Cook a parcouru plus de 96.000 kilomètres en longeant l’Atlantique mais n’a jamais trouvé le moindre passage ou trou dans le mur de glace », atteste Jay Decasby au magazine Forbes.

Et si personne n’a réitéré l’expérience, c’est la faute d’un complot de l’ONU : le Traité sur l’Antarctique en 1961 qui réglemente les expéditions privées sur le continent n’a d’autre but que d’entraver les investigations susceptibles de réfuter l’héliocentrisme.

« On a interdit tous les équipements motorisés sur glace pour nous compliquer la tâche », se plaint Jay Decasby.

 

L’expédition vise à longer le mur de glace pour « prouver » que la Terre est plate. © Capture écran YouTube de la chaîne de Jay Decasby

L’expédition vise à longer le mur de glace pour « prouver » que la Terre est plate. © Capture écran YouTube de la chaîne de Jay Decasby

    Les traversées de l’Antarctique ? Pas fiables

    Pas moins de 16 expéditions scientifiques ont pourtant déjà traversé l’Antarctique, depuis celles d’Amundsen et Robert Falcon Scott en 2011 jusqu’aux deux derniers exploits de l’Américain Colin O’Brady et du Britannique Louis Rudd, arrivés tous deux à trois jours d’intervalle de leur expédition en solo en décembre 2018. Soit 1.600 kilomètres depuis le campement d’Union Glacier (mer de Weddel au Nord) jusqu’à la barrière de Ross sur l’océan Pacifique au Sud. Autant de « preuves » balayées par les supporteurs de la Terre Plate :

    « La seule information qu’a reçue le public, ce sont les selfies des explorateurs et les cordonnées GPS qu’eux seuls ont pu fournir », met en doute Jay Decasby.

    Bref, rien d’irréfutable selon lui (précisons ici que rien que l’utilisation du GPS suppose que la Terre est ronde, sans quoi il suffirait de trois satellites pour couvrir la totalité de la surface de la planète).

    Près d’un Français sur 10 n’est pas sûr que la Terre est ronde

    Si de nombreux médias ont fait le rapprochement avec la croisière prévue en 2020 par Robbie Davidson, organisateur des Conférences internationales de la Terre Plate (Feic), ce dernier assure que son projet n’a rien à voir.

    « Il s’agit pour l’instant d’une simple croisière avec des conférences portant sur la Terre plate », insiste le réalisateur.

  • Lui-même affirme de pas croire à la théorie, bien que le site de la Feic affirme le contraire.
  • En mars 2018, un Américain « platiste » avait lui tenté de prouver sa théorie en construisant sa propre fusée dans laquelle il avait décollé. Il était monté à 570 mètres d’altitude avant de retomber et de se blesser. Aux États-Unis, plus de 12 millions de personnes adhéreraient à la théorie. En France, ils sont 9 % à croire « possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école », selon une étude Ifop.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un Youtubeur veut organiser une expédition en Antarctique pour prouver que la Terre est plate.

  • La théorie prévoit qu’un mur de glace de près de 100.000 kilomètres entoure la Terre, alors que le périmètre officiel est deux à quatre fois moindre.

  • En France comme aux États-Unis, de nombreuses personnes restent encore sceptiques sur la forme ronde de la Terre.

https://www.futura-sciences.com/

La fonte des glaces reliée aux conditions météo


La fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique va causer des changements drastiques dans le climat. Au Canada, il semble que 3 provinces seront  touchées plus que les autres soit : Québec, Ontario et Manitoba
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La fonte des glaces reliée aux conditions météo

 

BOB WEBER
La Presse canadienne

Le Groenland et l’Antarctique sont très éloignés, mais de récentes recherches laissent croire que la disparition croissante de leur calotte glaciaire aura un effet majeur – et sous-estimé – sur les conditions météorologiques extrêmes au Canada. Le Québec serait d’ailleurs l’une des trois provinces les plus affectées par ce phénomène.

« Nous sous-estimons l’impact des glaciers sur le système climatique », a déclaré Natalya Gomez, professeure à l’Université McGill et coauteure d’un article publié mercredi dans la revue scientifique Nature.

Les glaces couvrant l’Antarctique et le Groenland sont les deux plus grandes au monde. À elles deux, ces calottes contiennent près de 30 millions de kilomètres cubes de glace.

Le changement climatique a fait fondre les deux à un rythme croissant. Certains disent que la nappe occidentale de l’Antarctique a peut-être déjà dépassé un seuil irréversible.

Les scientifiques savent depuis longtemps que de tels volumes d’eau entrant dans les océans auront un impact non seulement sur le niveau de la mer, mais aussi sur les conditions météorologiques, en modifiant la force des courants océaniques qui déplacent des eaux plus chaudes ou plus froides autour du globe.

Mme Gomez a affirmé que les conséquences totales des pertes de glace des deux nappes, en plus du réchauffement produit par l’effet de serre, n’avaient jamais été estimées auparavant.

En supposant que le monde reste sur la voie d’un réchauffement de 2,6 à 4 degrés Celsius d’ici 2100, elle et ses collègues ont calculé l’impact des pertes sur les niveaux des océans ainsi que les températures de l’air et des mers dans le monde. Ils ont conclu que les changements les plus dramatiques concerneraient la variabilité météorologique.

« Vous pourriez avoir plus d’événements météorologiques extrêmes, a supposé Natalya Gomez. Le jour le plus chaud de l’année pourrait être plus chaud ou durer plus longtemps. Nous aurons peut-être davantage de jours très froids, de jours très orageux. (Il existe) un plus grand éventail de possibilités. »

Les conditions météorologiques extrêmes figurent parmi les effets les plus draconiens du changement climatique. C’est ce qui prépare le terrain à des événements catastrophiques tels que des inondations, des sécheresses ou des incendies de forêt.

Le Québec, l’Ontario et le Manitoba pourraient en subir les pires contrecoups. Le document suggère que la réduction des couches de glace fera presque doubler la variabilité des conditions météorologiques dans ces provinces entre le tournant du millénaire et la fin du siècle.

La professeure Gomez souligne que ces estimations de la variable liée à la perte de la couche de glace s’ajoutent à celles causées par d’autres aspects du réchauffement planétaire. Cela a des implications importantes pour quiconque tente de prévoir le climat à venir, selon elle.

« À l’heure actuelle, les politiques ne tiennent pas vraiment compte de l’impact global de cette eau de fonte sur le système climatique. C’est une preuve supplémentaire de la nécessité d’agir de toute urgence et de modifier les politiques pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. »

C’est un autre exemple que le fait d’altérer un aspect du système climatique de la planète se répercute de différentes manières à travers le monde, a-t-elle ajouté.

« C’est un peu contre-intuitif de penser à une banquise qui fond au pôle et qui va changer la variabilité à un endroit très éloigné de celui-ci, reconnaît l’experte de McGill. Mais le système climatique mondial est interrelié. »

https://www.lapresse.ca