Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes


Les archéologues ont suivi la piste, des traces laissé par un dinosaure au long cou. Il ont pu évaluer sa vitesse de déplacement ainsi que la grandeur des pattes et bien entendu, la grandeur et le poid sur une distance de plus de 150 mètres en France
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Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes

 

D'au moins 35 mètres de long et d'un... (Photo archives AP)

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm».

Agence France-Presse
Paris

Plus longue succession de pas au monde d’un dinosaure, une «piste» de 110 pas découverte en 2009 en France, a été laissée par un sauropode de près de 40 tonnes, long de plus 35 mètres et se déplaçant à 4 km/h.

Le marcheur, un dinosaure au long cou, appartient à la famille des sauropodes, la classe de dinosaures qui abrite les plus grands animaux ayant jamais parcouru la surface de la Terre.

Ces traces qui s’étendent sur plus de 150 mètres avaient été mises au jour en 2009 lors d’une campagne de fouilles à Plagne, une localité du massif du Jura (est de la France). Depuis, des recherches complémentaires ont permis d’en savoir un peu plus sur ce monstre.

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm», précise un communiqué du CNRS diffusé lundi. Avec ses enjambées d’environ 2,80 m, l’animal se déplaçait à une vitesse de 4 km/h.

Les travaux, publiés dans la revue Geobios, ont également permis de mieux décrire les énormes pattes de l’animal:

les traces de pieds «portent cinq marques de doigts elliptiques, tandis que les mains présentent cinq marques de doigts circulaires, organisées en arc de cercle».

Selon les chercheurs, ces traces sont vieilles de 150 millions d’années et ont été laissées à une période où la région de Plagne était recouverte d’une mer chaude et peu profonde, parsemée de nombreuses îles, à la végétation suffisamment fournie pour nourrir de telles créatures.

«Au gré des fluctuations du niveau marin, ces chapelets d’îles devaient se connecter afin que ces grands vertébrés puissent migrer depuis les terres émergées du Massif Rhénan», précise le communiqué.

Sur le même site, les chercheurs ont également mis au jour d’autres séries de pas, dont une de 18 pas s’étalant sur 38 mètres laissée par un monstre carnivore.

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Des dents de mammifères de 145 millions d’années


Deux nouvelles espèces préhistoriques qui ressemblaient à des rats. Un nocturne mangeait des insectes et l’autre un peu plus gros était herbivore dans un monde ou vivaient les géants, les dinosaures. J’aurais bien aimé être à la place de l’étudiant qui s’est aperçu d’avoir quelque chose d’important sous ces yeux
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Des dents de mammifères de 145 millions d’années

 

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.    Photo : Mark Witton

Les restes fossilisés de dents appartenant à des créatures ancêtres des mammifères actuels ont été mis au jour dans le sud-ouest du Royaume-Uni.

Un texte d’Alain Labelle


Elles appartiennent à au moins deux espèces d’animaux à fourrure qui ressemblaient à des rats et qui partageaient la planète avec les dinosaures il y a 145 millions d’années.

L’une d’elles était nocturne et se nourrissait d’insectes. L’autre, un peu plus grosse, était également herbivore.

Ces dents pouvaient percer, trancher et écraser la nourriture. Elles sont aussi très usées, ce qui laisse à penser que les animaux auxquels elles appartenaient ont vécu jusqu’à un âge avancé pour leur espèce. Ce n’était pas une mince affaire de vivre avec des dinosaures prédateurs. Steve Sweetman

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.   Photo : Université de Portsmouth

La découverte a été réalisée par Grant Smith de l’Université de Portsmouth. Cet étudiant chercheur savait qu’il était en présence de restes d’un mammifère, mais n’avait pas cerné toute l’importance de sa trouvaille avant de contacter son superviseur, le Pr Dave Martill.

Nous les avons regardés à l’aide d’un microscope, mais malgré mes 30 ans d’expérience, nous avons eu besoin d’une troisième opinion. Pr Dave Martill

Ils ont contacté le chercheur Steve Sweetman, un expert des petits vertébrés préhistoriques.

« C’était un moment mémorable! », se souvient Steve Sweetman.

Le scientifique a immédiatement compris que ces dents représentaient une découverte spectaculaire, puisqu’elles appartiennent à des animaux euthériens, la sous-classe la plus importante des mammifères dont l’embryon se développe entièrement dans le corps de la mère et qui est alimenté pendant la gestation grâce au placenta.

Ce sont les premiers fossiles incontestés de mammifères appartenant à la lignée qui mène à l’espèce humaine. Ils sont aussi les ancêtres de la plupart des mammifères aujourd’hui vivants, de la musaraigne pygmée à la baleine bleue.

Steve Sweetman

Les deux nouvelles espèces ont été nommées Durlstotherium newmani et Dulstodon ensomi. La première est un clin d’oeil à Charlie Newman, le propriétaire d’un pub du village de Worth Matravers, situé à proximité du lieu de la découverte. L’autre pour rendre hommage à Paul Ensom et à sa contribution à la paléontologie de la région.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.

Jusqu’à ce jour, c’est une espèce découverte en Chine en 2013 qui était considérée comme le plus vieux fossile d’un euthérien.

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Le Saviez-Vous ►Top 10 des infos insolites sur les dinosaures


Les dinosaures sont des animaux fascinants, quoique mieux vaut qu’ils ne soient plus présent sur cette terre. Les découvertes démontrent souvent que nous ne savons pas grand chose de ces animaux de la préhistoire
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Top 10 des infos insolites sur les dinosaures

 

Par la rédaction de Futura

 

On sait finalement peu de choses sur les dinosaures. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que le peu que nous savons est souvent erroné ! Vous pensez par exemple que le T-rex est une machine à tuer perfectionnée… vous allez être étonné. Vous voyez les dinosaures comme de gros lézards… et s’ils ressemblaient finalement plus à de gros poulets à plumes ?

Le T-rex avait une cervelle d’oiseau !

Pour en savoir plus, cliquez sur l'image. © Ohio University College of Osteopathic Medicine

Pour en savoir plus, cliquez sur l’image.
© Ohio University College of Osteopathic Medicine

On ne sait toujours pas exactement si les Tyrannosaurus rex, souvent dénommés de façon abrégée des T-rex, étaient de redoutables prédateurs ou de simples charognards. Mais on est sûr qu’ils devaient avoir, véritablement, des « cervelles d’oiseaux » et pas seulement parce que les oiseaux sont les derniers dinosaures vivants…

Plus ils sont gros, plus ils sont chauds ! 

Pour savoir s'ils avaient le sang chaud, cliquez sur l'image. © Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Pour savoir s’ils avaient le sang chaud, cliquez sur l’image.
© Courtesy of Jon Hughes, http://www.pixel-shack.com

Les dinosaures étaient-ils à « sang chaud » ou à « sang froid » ? Selon Jamie Gillooly et ses collègues de l’Université de Gainesville en Floride, qui publient les résultats de leurs travaux dans Plos Biology, tout dépendait de leur taille ! Il ressort de leur étude que plus les dinosaures étaient imposants, plus leur température était élevée.

Le T-rex, un prédateur… lent

Découvrez la vitesse de croisière du T-rex en cliquant sur l'image. © Courtesy of Vlad Konstantinov

Découvrez la vitesse de croisière du T-rex en
cliquant sur l’image. © Courtesy of Vlad Konstantinov

Le T-rex qui, selon la légende, était un prédateur hors pair était en fait plutôt lent. Il ne courrait qu’à 30 kilomètres par heure. Pas mal pour un animal de 6 tonnes mais pas non plus spectaculaire pour un soi-disant « roi de la vie animale ». 

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La grenouille qui mangeait des dinosaures


Une grenouille fut probablement la plus grosse grenouille apparue sur terre avait une force de mâchoire impressionnante qu’il s’est probablement nourris de petits dinosaures, et même des bébés des plus grosses bêtes qui vivaient à cette époque
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La grenouille qui mangeait des dinosaures

 

Une grenouille Ceratophrys cranwelli lors de tests menés par les chercheurs.    Photo : École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Des grenouilles géantes qui vivaient au Crétacé il y a 68 millions d’années sur le territoire correspondant à Madagascar étaient capables de manger des petits dinosaures, ont établi des biologistes australiens, britanniques et américains.

Un texte d’Alain Labelle

L’équipe internationale estime en effet que certains spécimens particulièrement gros de l’espèce Beelzebufo ampinga se nourrissaient de petits dinosaures.

Elle en vient à cette conclusion après avoir étudié la force de morsure de grenouilles cornues du genre Ceratophrys qui peuplent actuellement l’Amérique du Sud, qui sont souvent appelées les grenouilles « Pac-Man » en raison de leur forme ronde et de leur large bouche, des caractéristiques similaires rappelant le personnage du jeu vidéo des années 1980.

Les présents travaux ont permis d’établir que ce type de grenouille avait une morsure aussi forte que celle de prédateurs mammifères et reptiles.

Contrairement à la grande majorité des grenouilles, qui ont de faibles mâchoires et qui mangent de petites proies, certaines grenouilles cornues chassent des animaux aussi grands qu’elles, notamment d’autres grenouilles, des serpents et des rongeurs. Et leurs mâchoires puissantes jouent un rôle essentiel pour saisir et subjuguer leurs proies. Dr Marc Jones, Université d’Adélaïde

En extrapolant leurs résultats à la grenouille éteinte Beelzebufo ampinga, les auteurs de ces travaux publiés dans le journal Scientific Reports estiment que la morsure de cette dernière avait une force comparable à celle des loups et des tigres femelles.

Grâce à cette force, les grenouilles étaient probablement capables de manger des espèces de petits dinosaures ou des bébés d’espèces plus imposantes qui partageaient leur environnement.

La morsure d’une grande Beelzebufo ampinga devait être remarquable; certainement pas une expérience que je voudrais tenter personnellement. Pr Kristopher Lappin, de l’École polytechnique de l’Université d’État de la Californie

Le saviez-vous?

La Beelzebufo pouvait dépasser 40 cm et peser 4,5 kg, si bien que les scientifiques estiment qu’elle a été la plus grosse grenouille à fouler la surface terrestre.

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Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine


Avoir de telles dents, il est surprenant que cet animal marin préhistorique se nourrissait comme les baleines d’aujourd’hui. Faut dire que la façon que sont disposées ses dents, il n’avait pas tellement choix de manger des petites crevettes, des coquillages et de petits poissons
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Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine

 

Morturneria seymourensis

Reconstruction artistique de Morturneria seymourensis.

S. J. GODFREY/TEXAS TECH UNIVERSITY

Par Joël Ignasse

C’est le premier reptile marin identifié à avoir adopté un mode d’alimentation par filtration.

Le fossile de ce plésiosaure a été découvert en 1984, sur l’île de Seymour en Antarctique, par Sankar Chatterjee, actuellement conservateur au musée de l’université Texas Tech. La patience est décidément une vertu puisque 30 ans plus tard, une nouvelle étude de son crâne révèle une étonnante adaptation de cet animal.

Un amateur de Krill

Les plésiosaures étaient des reptiles marins qui vivaient dans les mers et les océans du Jurassique et du Crétacé. A la même époque, les dinosaures occupaient la plupart des niches écologiques sur la terre ferme. Les deux groupes se sont éteints en même temps, il y a environ 65 millions d’années. Depuis lors, aucune créature semblable aux plésiosaures n’a existé et les paléontologues étudient toujours ces animaux avec intérêt et notamment la façon dont ils nageaient. La plupart d’entre eux étaient dotés d’un (très) long cou, de quatre membres-nageoires et d’une mâchoire munie de dents robustes et coniques.

Mais ce n’est pas le cas de Morturneria seymourensis dont les dents sont longues, minces et orientées vers l’extérieur comme le montre la reconstitution que les chercheurs ont réalisée. Une mâchoire pas du tout adaptée à la capture et à l’ingestion des grosses proies qui constituent la nourriture des autres plésiosaures. Pour eux, qui publient leurs analyses dans le Journal of Vertebrate Paleontology, Mortumeria devait avoir un mode d’alimentation bien particulier : par filtration, comme chez les baleines à fanons.

L’animal devait ingérer de grandes quantité d’eau contenant du Krill (des sortes de minuscules crevettes), des petits poissons ou des coquillages. Puis rejeter l’eau à travers ses dents qui retenaient la nourriture qu’il lui suffisait ensuite d’ingurgiter. Ce mode d’alimentation n’avait jamais été observé jusqu’à présent chez un reptile marin ; c’est un cas frappant d’évolution convergente. Face aux même contraintes environnementales certaines espèces, parfois très éloignées sur l’arbre évolutif, peuvent adopter les mêmes solutions – comme pour les dauphins et les requins, étrangement ressemblant, même si les uns sont des mammifères et les autres des poissons. 

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Découverte d’un rare fossile de dinosaure dans le Colorado


Un tricératops était enfoui dans les entrailles de la terre depuis 66 millions d’années viens de réapparaître dans une ville du Colorado, au grand bonheur des archéologues américains. Une caractéristique cependant à été relevé, c’est qu’il serait plus petit que d’autres trouvé ailleurs aux États-Unis
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Découverte d’un rare fossile de dinosaure dans le Colorado

 

Jusqu'à présent, les paléontologues n'ont mis au jour... (PHOTO AP)

Jusqu’à présent, les paléontologues n’ont mis au jour qu’une corne, une partie de l’omoplate, une autre de la collerette et une dernière de l’os de la queue, ainsi que d’autres ossements de ce tricératops.

PHOTO AP

Agence France-Presse
Washington

 

Des ouvriers d’un chantier ont découvert à Thornton, dans le Colorado, un fossile rare d’une partie du squelette d’un tricératops, un dinosaure herbivore à trois cornes.

Cette découverte a été faite le 25 août, a précisé un communiqué de cette municipalité située dans la banlieue de Denver.

Le responsable du chantier a pensé qu’il pourrait s’agir d’un fossile et a prévenu le musée d’histoire naturelle de Denver. Son conservateur, Joseph Sertich, s’est rapidement rendu sur place.

Il a alors déterminé qu’il s’agissait d’ossements et d’une corne d’un tricératops qui vivait il y a au moins 66 millions d’années, période de la disparition des dinosaures.

«C’est probablement l’un des trois seuls crânes de tricératops trouvés à ce jour dans les montagnes rocheuses», a estimé le paléontologue dans une vidéo sur Facebook.

Il a noté que ce fossile de tricératops est environ deux fois plus petit que les nombreux autres fossiles excavés dans le Dakota du Nord et du Sud, ainsi que dans le Montana, où la plupart des restes de dinosaures ont été découverts.

L’excavation, notamment au moyen de brosses, va se poursuivre au cours des deux prochaines semaines pour tenter de récupérer la plus grande partie possible du squelette.

AP

«On en ignore la raison», a concédé le scientifique en parlant de cette différence de taille.

«Ce fossile de tricératops pourrait être le mieux préservé, ce qui permettra peut-être d’expliquer les raisons pour lesquelles ces dinosaures à cornes découverts dans la région de Denver sont plus petits que tous leurs cousins trouvés ailleurs», a estimé Joseph Sertich.

Jusqu’à présent, les paléontologues n’ont mis au jour qu’une corne, une partie de l’omoplate, une autre de la collerette et une dernière de l’os de la queue, ainsi que d’autres ossements de ce tricératops.

«Ce tricératops sera conservé au Musée d’histoire naturelle de Denver, où il sera exposé», a-t-il dit, ajoutant que le public pourra voir ce qui a déjà été excavé dès ce week-end.

Un autre tricératops avait été trouvé à trois kilomètres de là en 2003, également par des ouvriers d’un chantier.

Les tricératops avaient deux grosses cornes au-dessus des yeux, et une plus petite sur le museau.

La plupart de ces dinosaures devaient peser jusqu’à six tonnes et mesurer dix mètres de long pour plus de trois mètres de haut, estiment les paléontologues.

Selon les scientifiques, ces animaux se déplaçaient lentement, ce qui en faisait des proies faciles pour les dinosaures carnassiers dont le redoutable tyrannosaure.

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Disparition des dinosaures : l’astéroïde aurait plongé la Terre dans la nuit durant 2 ans


Grâce à des super ordinateurs des simulations montre que la chute de l’astéroïde tombée au Yucatan aurait provoquer divers catastrophe et une noirceur du à la suie qui aurait cacher la lumière du jour environ un moins de 2 ans. La photosynthèse était rendu impossible et l’effondrement de la chaîne alimentaire ainsi que l’extinction des dinosaures., Du moins théoriquement …
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Disparition des dinosaures : l’astéroïde aurait plongé la Terre dans la nuit durant 2 ans

 

Une nouvelle simulation de l’impact des incendies producteurs de suies causés par l’impact d’un astéroïde à la fin du Crétacé précise ce qui a pu se passer au moment de la disparition des dinosaures. Les suies pourraient avoir bloqué suffisamment le rayonnement solaire pour stopper toute photosynthèse pendant un an et demi.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Lors de la chute d’un petit corps céleste au Yucatan il y a 66 millions d’années, l’énergie libérée a enflammé les forêts de l’époque, produisant d’importantes quantités de suies.
  • Ces suies seraient montées dans l’atmosphère, chauffées par le Soleil, jusqu’à produire une couche qui a plongé la Terre dans l’obscurité pendant au moins un an et demi, causant l’effondrement de la chaîne alimentaire.
  • La couche se serait dissipée en quelques mois sous l’effet de réactions chimiques imprévues mais révélées par une vaste simulation numérique de l’effet des suies sur la climat de la Terre à cette époque.

Il reste encore des zones d’ombres sur l’extinction massive à la frontière du Crétacé et du Tertiaire qui a conduit à la disparition d’environ 75 % des espèces vivantes de la biosphère il y a environ 66 millions d’années. Bien que les dinosaures n’aient pas tous été de grandes tailles, et loin s’en faut contrairement à ce que l’on peut croire, ils ont tous disparu sous leur forme non avienne, comme tous  les tétrapodes de plus de 25 kg.

Cette crise biologique coïncide peu ou prou avec deux évènements géologiques majeurs, les trapps du Deccan et l’astroblème du Yucatan, à Chicxulub, respectivement produits par de gigantesques épanchements basaltiques et par la chute d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres de diamètre. Le débat dure toujours quant à l’importance relative de ces deux phénomènes mais l’on s’accorde en général sur le fait que l’impact de l’astéroïde ou d’une comète a été déterminant. Sauf que l’on ne comprend pas très bien les détails des cascades d’évènements et de boucles de rétroactions dans l’environnement qui ont permis par exemple aux crocodiles de survivre mais pas à certains dinosaures de mêmes tailles.

Une étude en cours de publications dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) par une équipe de chercheurs vient cependant d’apporter de nouveaux éléments pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Elle complète un article déjà publié en 2016 dans Atmospheric Chemistry and Physics (ACP). Les chercheurs viennent du NCAR (National Center for Atmospheric Research), un institut de recherche à Boulder, dans le Colorado, qui a comme mission d’explorer et de comprendre notre atmosphère et ses interactions avec le Soleil, les océans, la biosphère et l’Homme. Ces scientifiques ont utilisé un superordinateur pour simuler les conséquences de l’impact de Chicxulub. Il s’agissait en particulier de comprendre les effets des poussières et surtout de la suie produite par les incendies ayant ravagé les forêts et dont on trouve des traces dans la fameuse couche argileuse noire de la limite Crétacé-Tertiaire (la couche KT).

Cinq milliards de fois Hiroshima et 15.000 millions de tonnes de suies

En effet, l’impact lui-même a fait l’effet de plusieurs milliards de bombes atomiques de la puissance de celle d’Hiroshima. Une onde de chaleur s’est propagée et des retombées de matière en fusion se sont forcément produites, enflammant les forêts sur plusieurs continents. La quantité de suie encore retrouvée aujourd’hui dans la couche KT a été estimée à environ 15.000 millions de tonnes et des quantités gigantesques devaient donc être présentes dans l’atmosphère après l’impact, bloquant la lumière du Soleil.

Sur cette base, les simulations montrent que la photosynthèse, aussi bien sur les continents que dans les océans, aurait été impossible pendant environ un an et demi, entraînant donc un effondrement de la chaîne alimentaire. Les températures auraient également chuté d’environ 10 °C au-dessus des océans et de 28 °C au-dessus des continents. Les suies chauffées par le Soleil seraient également montées en altitude jusqu’à produire un échauffement conséquent de la couche d’ozone, provoquant sa destruction. Un mécanisme imprévu aurait ensuite conduit à la dissipation complète de la couche chargée en suie en quelques mois, exposant la Terre au rayonnement UV dont elle était protégée auparavant.

Devant ces simulations, les chercheurs incitent cependant à la prudence. Elles ont été conduites avec un modèle climatologique basée sur la topographie de la Terre actuelle. Or, les continents étaient différents au Crétacé, aussi bien en formes qu’en position et avec des reliefs montagneux qui n’étaient pas ceux d’aujourd’hui. Les courants océaniques et atmosphériques étaient certainement différents. Le modèle numérique lui-même, le Whole Atmosphere Community Climate Model (WACCM) n’est pas conçu pour gérer des perturbations rapides et fortes de l’environnement, de sorte qu’il est sûrement partiellement biaisé. Enfin, les géophysiciens et les géochimistes n’ont pas tenu compte du contexte géologique du lieu de l’impact. Or, on a de bonnes raisons de penser que les roches vaporisées par l’impact ont libéré des composés soufrés et peut-être même des produits provenant de la combustion d’un important gisement de pétrole.

Un groupe de 41 chercheurs en géosciences vient de réaffirmer avec force que l’explication la plus probable de l’extinction massive ayant frappé la biosphère il y a 65 millions d’années doit bien être recherchée dans l’impact d’un petit corps céleste, celui-là même qui a creusé le cratère de Chicxulub, au Yucatan.

Depuis la découverte au début des années 1990 du cratère météoritique de Chicxulub, déjà daté d’environ 65 millions d’années et d’un diamètre d’environ 180 kilomètres, il semblait difficile de croire que la grande extinction de la limite Crétacé-Tertiaire ne soit pas due majoritairement à l’impact l’ayant causé. La découverte, partout sur la planète, de quartz choqués et de traces importantes d’iridium dans une couche sédimentaire à la limite Crétacé-Tertiaire (la fameuse limite KT) confortait cette hypothèse. Toutefois, un autre candidat restait en lice : l’intense activité volcanique du plateau du Deccan, en Inde. A cette même époque, en effet, de gigantesques épanchements basaltiques ont à plusieurs reprises et pendant environ un million d’années recouvert de vastes étendues. De quoi en faire d’efficaces tueurs de dinosaures car libérant des gaz susceptibles de modifier lentement mais surement le climat

Il était d’ailleurs difficile d’obtenir une résolution temporelle inférieure au million d’année environ, et donc suffisamment fine pour déterminer si la disparition des espèces vivantes observée pendant la crise KT s’est déroulée de manière rapide ou graduelle.

Tout a commencé à changer quand l’existence du cratère de Chicxulub a été attestée. En effet, la puissance de l’explosion l’ayant creusé devait être de plusieurs milliards de fois celle de la bombe d’Hiroshima. Comment croire une seconde, si l’on s’appuie sur des raisons solidement fondées sur les lois de la physique, que l’onde thermique de l’explosion et l’énorme injection de matière dans l’atmosphère, diminuant nécessairement la lumière du Soleil, n’aient pas durement affecté la biosphère ?

Certes, l’influence du volcanisme de Deccan sur le climat ne pouvait être sous-estimée, pas plus que l’influence d’autres facteurs potentiels, comme des régressions marines. Mais il semblait raisonnable d’attribuer le rôle le plus important à l’impact de la météorite de Chicxulub.

Une série d’arguments vraiment solides

Cette hypothèse sort très renforcée d’un article de synthèse publié dans Science et écrit par 41 chercheurs en géosciences, parmi lesquels figure Joanna Morgan de l’Imperial College London.

Pour eux, il n’y a plus de doute. Les archives géochimiques, sédimentologistes et paléontologiques ne peuvent être interprétées de façon cohérente en relation avec la crise KT qu’avec l’influence majeure de l’impact de la météorite du Yucatan. Les simulations de la chute d’un corps céleste d’environ 10 à 15 kilomètres de diamètre, dont on pense qu’il tire son origine de l’astéroïde 298 Baptistina, et les modèles numériques de l’impact sur le climat des éruptions des Trapps du Deccan, vont dans le même sens.

La disparition des espèces, notamment dans l’océan, a eu lieu trop rapidement pour être expliquée par les gaz émis lors des épanchements basaltiques. Inversement, on voit maintenant que la biosphère n’a pas été affectée de façon significative durant des centaines de milliers d’années alors que le volcanisme du Deccan était déjà actif.

Les chercheurs réfutent aussi les arguments de Gerta Keller et ses collègues, qui prétendaient avoir établi que la crise KT s’était en fait produite 300.000 ans après la formation du cratère de Chicxulub. S’il est toujours possible de soutenir un décalage, les preuves de celui-ci ne sont pas déterminantes, alors que les arguments reliant l’impact à la crise KT sont nombreux et convaincants.

On voit clairement, par exemple, qu’il existe sur toute la planète des quartz choqués, datés de la crise KT et du type de ceux qui se produisent lors de la formation d’un cratère d’impact. On note aussi que la taille de quartz diminue au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la région du Yucatan.

Le mécanisme central responsable de l’extinction des dinosaures et de près de 80 % des espèces marines semble donc bien être, plus que jamais, la diminution importante de la lumière solaire pendant quelques mois partout sur la planète, suite à la grande quantité de matière éjectée par l’impact d’un petit corps céleste.

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