Le T-Rex ne pouvait pas courir à plus de 20 km/h !


Dans le film Jurassic Park, le T-Rex pouvait rejoindre sans problème un 4×4, alors que la réalité, il semble qu’il ne pût pas aller au-delà de 30 km/h, donc n’importe quelle automobile aujourd’hui pourrait fuir devant cet impitoyable dinosaure
Nuage

Le T-Rex ne pouvait pas courir à plus de 20 km/h !

 

Nathalie Mayer
Journaliste

 

  • La course poursuite entre un T-Rex et le 4×4 transportant Jeff Goldblum est l’une des scènes cultes du film Jurassic Park. Pourtant, des chercheurs britanniques affirment aujourd’hui qu’elle est totalement irréaliste. En effet, selon leurs simulations, l’impitoyable dinosaure n’était tout simplement pas capable de courir à plus de 20 km/h.

    Selon les modèles biomécaniques classiquement appliqués au Tyrannosaurus rex, celui-ci aurait été capable de courir jusqu’à plus de 70 km/h. Mais, en examinant la question de manière plus approfondie, des chercheurs de l’université de Manchester (Royaume-Uni) affirment aujourd’hui que, compte tenu de sa morphologie, le T-Rex aurait en réalité été bien incapable de dépasser une vitesse de course de 20 km/h.

    Pour arriver à cette conclusion, ils ont eu recours au High Performance Computing (HPC), comprenez au calcul haute performance. Cette méthode leur a permis d’obtenir un modèle biomécanique inédit, combinant l’analyse dynamique multicorps et l’analyse de stress squelettique. Leur résultat est sans appel : la force musculaire de l’impitoyable dinosaure ne lui permettait pas de dépasser les 30 km/h.

    Le squelette du T-Rex n’était pas suffisamment résistant pour supporter une course rapide. © Université de Manchester

    Le squelette du T-Rex n’était pas suffisamment résistant pour supporter une course rapide. © Université de Manchester

    La fin du mythe du prédateur de poursuite

    Et, en ajoutant à cela le paramètre du poids, les chercheurs de l’université de Manchester ont conclu qu’au-delà de 20 km/h, le Tyrannosaurus rex avait toutes les chances de se casser les pattes. De quoi mettre fin au mythe du prédateur de poursuite redoutable. Pour échapper au T-Rex, il suffisait à ses proies de courir un peu plus vite…

    L’étude menée par les chercheurs britanniques porte spécifiquement sur le T-Rex. Elle laisse toutefois supposer que d’autres grands dinosaures évoluant sur deux pattes, tels que le Gigantosaurus, le Mapusaurus ou encore l’Acrocanthosaurus, ont pu rencontrer les mêmes difficultés. Des suppositions qui devront bien sûr être vérifiées.

    http://www.futura-sciences.com/

 

Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit


On parle beaucoup de la sixième grande extinction et probablement qu’il aura aussi beaucoup de victimes chez l’être humain qui a accélérer le mouvement. Cependant, la terre dans son histoire a toujours démontré que chaque extinction amenée un renouveau. Juste à penser aux dinosaures, ils ont disparu, enfin pas tous, ceux-là, ont évolué pour s’adapter aux changements, mais les dinosaures en moins, l’être humain a pu vivre dans un monde moins dangereux
Nuage

 

Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit

 

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

 

David Bond

La valse des espèces, avec ses périodes d’extinctions, est partie intégrante de l’histoire de la vie.

Depuis la mort des dinosaures, la vie sur Terre n’avait jamais connu pareille pression mortelle. Nous sommes en effet rentrés dans ce que les scientifiques appellent la sixième grande extinction. Et les humains pourraient bien être parmi les victimes, selon une récente étude. Une telle extinction signifie la perte d’un très grand nombre d’espèces, ce qui creuserait un trou énorme dans les écosystèmes de la planète, mais laisserait la place à toutes sortes de formes de vie étranges et merveilleuses, susceptibles d’évoluer dans les niches écologiques laissées vacantes.

Pour savoir comment la vie rebondit après une extinction de masse, regardons vers le passé. Il y a eu cinq grandes extinctions de masse dans l’histoire de la Terre, la sixième étant celle que j’ai proposé avec des collègues. Notre hypothèse s’appuie notamment sur la comparaison des taux de variation dans l’histoire géologique des cinq extinctions. Et elle semble suggérer que, cette fois, les signes avant-coureurs sont réels.

Alors, faisons preuve de pessimisme et supposons que l’apocalypse va nous emporter. À quoi ressemblera la Terre après cet Armageddon?

Il y a 251 millions d’années, lors du passage entre la période géologique du Permien et celle du Trias, le vivant connut la plus grande crise de son histoire: 90% des espèces disparurent alors. Même les insectes subirent des pertes énormes, cas unique dans leur longue histoire.

La cause de cette méga-extinction est attribuée en grande partie aux effets de ce que les spécialistes appellent les «traps de Sibérie», éruptions volcaniques en série accompagnées d’énormes épanchements de lave et d’émissions de gaz à effet de serre dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Russie. Cela a conduit à un réchauffement climatique, à l’acidification des océans, à la tombée de pluies acides sans oublier l’appauvrissement en oxygène des océans et la contamination par des métaux toxiques tels que le mercure. Imaginez les plus sombres prévisions climatiques qui sont produites aujourd’hui, et saupoudrez de quelques catastrophes supplémentaires.

La poignée d’espèces qui a survécu à la crise Permien-Trias a donné la vie à toutes les autres créatures ultérieures. Depuis, il n’y a pas eu de telle restructuration profonde des écosystèmes. Peut-être parce que la règle darwinienne de la «survie du plus adapté» a rendu les descendants plus robustes aux changements.

Les trilobites ont prospéré pendant 270 millions d’années, mais n’ont pas survécu au Trias. Heinrich Harder

À quoi notre planète ressemblait-elle à l’époque du Trias inférieur? Sur une Terre qui ne comportait qu’un super continent, la Pangée, il faisait chaud –chaud comme l’enfer!– et apparemment sans aucune vie sur de vastes étendues. Aux tropiques, la température de l’eau atteignait 45 degrés Celsius. Dans le vaste désert de la Pangée, il faisait probablement encore plus chaud.

À cause de cette chaleur, il n’y a pas de traces d’animaux terrestres, de reptiles marins et de poissons dans les registres fossiles, sauf pour les hautes latitudes, sans doute un peu plus fraîches. De ce fait, il existe plusieurs «lacunes» de plusieurs millions d’années chacune pour cette période géologique, sortes de trous dans la chronologie.

La majeure partie du charbon que renferme aujourd’hui la Terre provient de la transformation de grandes quantités de fougères de l’espèce Glossopteris, victime de la grande extinction. Une disparition qui a créé un trou de 12 millions d’années dans les archives des fossiles. Une série de «traces fongiques» sur des roches où l’on distingue un grand nombre de spores, serait également un signe de la catastrophe : d’énormes quantités de végétaux morts et de matières animales auraient été source de nourriture abondante pour les champignons. Globalement, la chaleur et la destruction des sols causées par les pluies acides (ces terrains ravinés auraient dégagé une odeur de vanille) auront rendu la planète inhabitable durant cette période.

Sans plantes, il n’y a pas d’herbivores. Sans herbivores, pas de carnivores. L’un des rares survivants «de taille» sur cette Terre désolée était un lézard, Lystrosaurus, reptile végétarien bizarroïde qui, en l’absence de prédateurs et de compétiteurs, s’est diversifié avec un certain succès pendant le Trias.

Ce reptile herbivore a dominé le sud de la Pangée avant l’avènement des dinosaures. Nobu Tamura, CC BY

Le carnage a été pire encore dans les océans, où jusqu’à 96% des espèces se sont éteintes. La perte de toutes les espèces de coraux constructeurs de récifs a conduit à un trou de 10 millions d’années dans les registres des fossiles du Trias inférieur. Imaginez : un monde sans récifs coralliens, sans toute la diversité des êtres vivants qu’ils abritent.

Mais la Terre n’était pas tout à fait morte. De même que Lystrosaurus sur Terre, il y a eu des réussites dans le milieu marin au milieu de toute cette désolation. Claraia par exemple, une espèce de bivalve similaire à la coquille Saint-Jacques a survécu à la fin du Permien, puis s’est rapidement diversifiée pour occuper les niches laissées vacantes par l’annihilation presque totale des brachiopodes, habitants du plancher océanique au Permien. Claraia était robuste et pouvait résister à des niveaux d’oxygène très bas – un trait bien pratique quand la plupart de la vie présente dans les fonds marins était privée d’oxygène.

Claraia, espèce survivante des fonds marins. Musée Gröden/Wolfgang Moroder, CC BY-SA

Le destin funeste des dinosaures

Peut-être l’extinction la plus célèbre et spectaculaire est celle qui vu la mort des dinosaures (non-aviaires) il y a environ 66 millions d’années à la limite des périodes Crétacé et Tertiaire. De même importance que la fin du très populaire T. rex, le remplacement, à l’autre bout de la chaîne alimentaire, du micro plancton a mis un terme à la formation des célèbres falaises de craie du Crétacé qui sont si répandues à travers l’Europe (le nom de cette période géologique vient du mot allemand «Kreide», ce qui signifie la craie).

Que ce soit à cause d’une météorite, ou de massives éruptions volcaniques, ou un peu des deux, l’extinction qui a tué les dinosaures a été plus modeste que celle du Permien-Trias : seulement 75% de perte globale pour le vivant et une récupération plus rapide. Soit la Terre elle-même s’est remise plus rapidement, ou bien, après le «grand massacre» 185 millions d’années plus tôt, la vie était devenue plus apte à s’adapter à, et à évoluer en situation de stress.

Bien entendu, nous savons que les dinosaures n’ont pas exactement disparu. Les oiseaux sont leurs représentants super-évolués, descendants des quelques dinosauriens survivants des événements du Crétacé-Tertiaire. Personne ne peut nier leur succès évolutif depuis 66 millions d’années, date de la disparition du T-Rex aux allures de poulet.

Après que les dinosaures ont disparu, la vie est repartie de l’avant. Jay Matternes

Les crocodiles et les alligators, plus proches parents vivants des oiseaux, sont également d’éminents survivants. Alors qu’il est évident que la capacité des oiseaux à s’envoler vers des oasis de calme et d’abondance leur a permis de se développer au milieu des bouleversements d’alors, on comprend moins pourquoi les crocodiles ont survécu. Certaines théories suggèrent qu’ils ont pu se maintenir et prospérer grâce à leurs organismes à sang froid (contre le supposé sang chaud des dinosaures), leurs habitats d’eau douce ou saumâtre, et même leur QI élevé!

Au-delà des morts et destructions des extinctions, voici de bonnes nouvelles : la vie sur Terre a toujours pris le dessus même quand elle a été très sévèrement atteinte. Sans extinction, il n’y a pas d’évolution, les deux sont intrinsèquement liés.

Les premiers dinosaures ont évolué 20 millions d’années après les pertes du Permien-Trias. Leur évolution a été presque certainement entraînée par un rafraîchissement du climat au cours de ce que l’on a appelé l’épisode pluvial du Carnien (une période où il pleuvait beaucoup), une végétation luxuriante et des pans entiers d’écosystèmes à coloniser.

Les dinosaures ont vécu pendant 165 millions d’années avant de mourir, mais sans leur disparition, les humains ne seraient probablement pas ici aujourd’hui pour faire des dégâts.

Si les êtres humains sont condamnés, alors nous ne serons plus là pour voir ce qui évoluera pour nous remplacer. Soyez assurés que nous, géologues, n’attachons pas trop d’importance à notre disparition. Car nous savons que la Terre est plus grande que nous, et qu’elle va rebondir.

http://www.slate.fr

Des milliers d’espèces de grenouilles grâce aux dinosaures


Quand les dinosaures ont disparu lors de la chute d’un astéroïde qui a exterminé le 3/4 de la vie sur terre, a permis à 10 espèces de grenouilles et dont 3 espèces se sont diversifiés à repeupler la terre. Aujourd’hui, il existe plus de 6 000 espèces de grenouilles qui ont été répertoriées
Nuage

 

Des milliers d’espèces de grenouilles grâce aux dinosaures

 

Dix espèces de grenouilles ont survécu à l'extinction... (ARCHIVES AFP)

 

Dix espèces de grenouilles ont survécu à l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années.

ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
Miami

La grenouille n’a pas pu être aussi grosse que le dinosaure mais ce dernier, en disparaissant, lui a laissé l’espace pour se multiplier et devenir un des vertébrés les plus variés au monde, selon une étude publiée lundi.

Dix espèces de grenouilles ont survécu à l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années après la chute d’un astéroïde qui a effacé les trois quarts de la vie sur Terre, précise un rapport des Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Parmi les survivantes, seules trois espèces majeures de grenouilles sont parvenues à se diversifier et à peupler la planète.

Et quelque 6700 espèces de grenouilles existent aujourd’hui.

Près de neuf grenouilles contemporaines sur dix (88%) ont des racines qui remontent à ces trois lignées de robustes ancêtres.

«Les grenouilles existent depuis plus de 200 millions d’années, mais cette étude montre que ce n’est qu’à l’extinction des dinosaures que nous avons eu cette explosion de variétés qui ont donné la grande majorité des grenouilles d’aujourd’hui», explique un des auteurs de l’étude, David Blackburn, conservateur adjoint des amphibiens et des reptiles au musée d’histoire naturelle de Floride.

«Cette découverte est totalement inattendue», souligne-t-il, car les scientifiques croyaient jusqu’à présent que les différentes espèces de grenouilles avaient émergé progressivement à la fin du Crétacé, soit entre il y a 150 millions d’années et 66 millions d’années.

Mais cette dernière étude montre que l’apparition des grenouilles a plutôt ressemblé à une «explosion», les petits amphibiens profitant de la disparition d’autres créatures pour s’abriter dans leurs habitats laissés vacants.

Les chercheurs, en Chine et aux États-Unis, ont établi pour leur étude la plus grande base de données sur les grenouilles. Des échantillons génétiques ont été prélevés sur 156 espèces de grenouilles et ajoutés aux données déjà disponibles concernant 145 autres espèces.

Cette étude a passé en revue 95 gènes, quand les précédentes études évaluaient seulement de 5 à 12 gènes. Les chercheurs ont aussi étudié des fossiles pour déterminer quand s’étaient formées les nouvelles espèces.

Ils ont découvert qu’il n’y avait «pas eu une mais trois explosions de nouvelles espèces de grenouilles, sur différents continents, toutes concentrées juste après la disparition massive de la plupart des dinosaures et de beaucoup d’autres espèces il y a environ 66 millions d’années».

Deux des trois lignées qui ont survécu, les Microhylidae et les Natatanura, venaient d’Afrique. La troisième, les Hyloidea, s’est répandue en Amérique latine.

L’évolution a été similaire pour certains oiseaux, note un autre auteur de l’étude, David Hillis, professeur de biologie à l’université du Texas.

Certaines grenouilles se sont cachées dans les arbres, générant une espèce de grenouille

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des infos insolites sur les dinosaures


Les sciences qui étudient les animaux préhistoriques étudient toujours ces animaux avec les restes des découvertes archéologiques. Avec les nouvelles technologies, on continue d’apprendre sur ces bêtes géantes qui ont peuplé la terre et viens soit confirmer ce que les chercheurs pensaient, mais aussi, les recherches viennent chambouler les résultats précédents ..
Nuage

 

Top 10 des infos insolites sur les dinosaures

 

On sait finalement peu de choses sur les dinosaures. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que le peu que nous savons est souvent erroné ! Vous pensez par exemple que le T-rex est une machine à tuer perfectionnée… vous allez être étonné. Vous voyez les dinosaures comme de gros lézards… et s’ils ressemblaient finalement plus à de gros poulets à plumes ?

Le T-rex avait une cervelle d’oiseau !

Pour en savoir plus, cliquez sur l'image. © Ohio University College of Osteopathic Medicine

Pour en savoir plus, cliquez sur l’image.
© Ohio University College of Osteopathic Medicine

On ne sait toujours pas exactement si les Tyrannosaurus rex, souvent dénommés de façon abrégée des T-rex, étaient de redoutables prédateurs ou de simples charognards. Mais on est sûr qu’ils devaient avoir, véritablement, des « cervelles d’oiseaux » et pas seulement parce que les oiseaux sont les derniers dinosaures vivants…

Plus ils sont gros, plus ils sont chauds ! 

Pour savoir s'ils avaient le sang chaud, cliquez sur l'image. © Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Pour savoir s’ils avaient le sang chaud, cliquez sur l’image.
© Courtesy of Jon Hughes, http://www.pixel-shack.com

Les dinosaures étaient-ils à « sang chaud » ou à « sang froid » ? Selon Jamie Gillooly et ses collègues de l’Université de Gainesville en Floride, qui publient les résultats de leurs travaux dans Plos Biology, tout dépendait de leur taille ! Il ressort de leur étude que plus les dinosaures étaient imposants, plus leur température était élevée.

Le T-rex, un prédateur… lent

 

Découvrez la vitesse de croisière du T-rex en cliquant sur l'image. © Courtesy of Vlad Konstantinov

© Courtesy of Vlad Konstantinov

Le T-rex qui, selon la légende, était un prédateur hors pair était en fait plutôt lent. Il ne courrait qu’à 30 kilomètres par heure. Pas mal pour un animal de 6 tonnes mais pas non plus spectaculaire pour un soi-disant « roi de la vie animale ». 

Les dinosaures avaient des plumes !

 

Les dinosaures avaient des plumes !

Photo : Archéoptéryx. © Courtesy of Jon Hughes, http://www.pixel-shack.com

La découverte d’un fossile de dinosaure en Chine suggère que les dinosaures ressemblaient davantage à de grands oiseaux qu’à d’imposants lézards à la peau écailleuse. Ce fossile, celui d’un dinosaure carnivore bipède, vieux de 128 millions d’années et haut de 90 centimètres, fournit la première preuve de l’existence de dinosaures recouverts de véritables plumes, comme celles d’oiseaux modernes. Il s’agit du premier fossile de dinosaure non-volant trouvé avec de telles plumes. Il suggère du même coup que l’évolution vers les plumes modernes a commencé avant l’émergence des oiseaux.

Un tiers des dinosaures n’aurait jamais existé

 

© Courtesy of Caren Carr, http://www.karencarr.com

Sur toutes les espèces de dinosaures connues, une sur trois serait une illusion… C’est la conclusion à laquelle ont abouti le célèbre paléontologue John Jack Horner et son collègue Mark B. Goodwin. Des différences morphologiques marquées entre jeunes et adultes auraient induit en erreur les paléontologues. Certaines espèces ne seraient donc pas distinctes.

Les dinosaures pouvaient nager

 

© Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Les dinosaures pouvaient nager. Du moins, c’est probable. La découverte s’est faite en examinant des couches de sédiments en grès, déposées il y a environ 125 millions d’années au fond d’un lac situé dans l’actuel bassin de Cameros, en Espagne. La couche date donc du Crétacé inférieur et elle contient une piste de 15 mètres de long. On y distingue une série d’empreintes en forme de S, d’environ 15 centimètres de large et 50 de long qui font penser à des griffures. Au total, il y a six paires de telles empreintes. L’allosaure représenté ici a peut-être laissé ces traces au fond du lac.

Les dinosaures avaient des cancers

 

© DP

Des chercheurs ont analysé, grâce à un appareil portable à rayons X, 10.000 vertèbres de dinosaures provenant de plus de 700 spécimens de musées d’Amérique du Nord. Un seul groupe aurait souffert de tumeur : les hadrosaures ou dinosaures à bec de canard. L’équipe a trouvé 29 tumeurs dans les os provenant de 97 individus de ce groupe d’herbivores de la période du Crétacé.

Les tumeurs les plus courantes étaient des hémangiomes, tumeurs bénignes des vaisseaux sanguins, présents chez 10 % des humains. L’edmontosaurus, qui mesurait 3,5 mètres, a été la seule espèce chez laquelle a été retrouvée une tumeur maligne

Les dinosaures étaient plus grands que prévu

 

© Marmelad, Tedd Marshall, http://www.marshalls-art.com, CC by-sa 2.5

En utilisant un « facteur de correction du cartilage », les scientifiques ont pu montrer que certains dinosaures comme le tyrannosaure n’auraient été plus grands que de quelques centimètres, alors que le tricératops et le brachiosaure auraient gagné au moins 10 % en taille, soit au moins 30 centimètres pour un brachiosaure de 13 mètres. Cela a directement un impact sur le poids des dinosaures, qui a donc aussi été sous-évalué.

Les crocodiles comme Supercroc mangeaient les dinosaures

© Mike Hettwer et National Geographic

Photo : Paul Sereno avec ses crocodiles sahariens. Supercroc lui sert d’accoudoir. Boarcroc (Croc Sanglier) est en haut à droite, Pancakecroc (Croc Galette) en bas à droite. Les petites têtes, en bas à gauche, sont, respectivement, Ratcroc, Dogcroc et Duckcroc

Il y a cent millions d’années, là où se trouve aujourd’hui le Sahara, vivait un monde de crocodiles. Certains étaient de taille modeste mais le plus grand, Sarcosuchus imperator, atteignait environ 12 mètres et devait peser 8 tonnes. Les Anglo-Saxons aiment l’appeler « Supercroc ». Ce géant n’est pas un inconnu, le Français Philippe Taquet l’a découvert en 1964. La trouvaille de l’équipe menée par Paul Sereno, qui travaille pour le National Geographic, et Hans Larsson, de la McGill University de Montréal, n’est donc pas une surprise.

Mais elle n’est pas la seule. Depuis 2000, ces paléontologistes explorent le Sahara en plusieurs endroits, notamment au Niger et au Maroc. Dans ces sites qui, il y a cent millions d’années, se situaient au cœur d’un continent unique, le Gondwana, en train de se morceler, l’équipe a exhumé cinq autres espèces de crocodiliens, dont trois étaient inconnues de la science. Pour poursuivre l’habitude des surnoms, les découvreurs les ont baptisées « Boarcroc », « Ratcroc », « Dogcroc », « Duckcroc » et « Pancakecroc ». Leurs découvertes font l’objet d’une publication scientifique dans la revue Zookeys mais aussi d’un reportage sur la chaîne de télévision du National Geographic, intitulé When Crocs Ate Dinosaurs (« Quand les crocodiles mangeaient les dinosaures », diffusé le 21 novembre 2009).

 

La disparition des dinosaures a fait grandir les mammifères

 

© Courtesy of Karen Carr, http://www.karencarr.com

Après la grande extinction du Permien-Trias (il y a environ 252 millions d’années) et en quelques dizaines de millions d’années, les premiers dinosaures et les premiers mammifères apparaissent sur Terre. Les dinosaures vont rapidement s’imposer et bloquer aussi bien la diversification que la croissance en taille des mammifères. Ce n’est que lorsque l’astéroïde 298 Baptistina provoque leur extinction massive qu’une explosion radiative évolutive se produira chez les mammifères.

Un groupe de paléontologues, biologistes (spécialistes de l’évolution) et de macroécologistes mené par Felisa Smith (de l’université de New Mexico) vient de confirmer qu’à partir de la crise KT (entre Crétacé et Tertiaire, ou cénozoïque, il y a 65 millions d’années) se produit sur tous les continents une croissance de la taille des nouvelles espèces de mammifères. Ce serait donc bien grâce à la disparition des dinosaures que des géants comme le baluchithère ont pu fouler le sol de la Planète bleue.

http://www.futura-sciences.com/

Des dinosaures étaient couvés comme des petits poussins


Certains dinosaures couvaient leurs oeufs comme certains animaux d’aujourd’hui. Malgré leur poids en maintenant une température des oeufs assez hautes, probablement à cause de la température extérieur qui était froide. Imaginez quand même un dinosaure de 100 kilos sur des oeufs sans faire d’omelette
Nuage

 

Des dinosaures étaient couvés comme des petits poussins

 

TOBY MELVILLE / REUTERS

Malgré leurs 100 kilos à la pesée!

Malgré leurs 100 kilos à la pesée, les oviraptorosaures, des dinosaures à plumes à l’étrange allure, couvaient leurs oeufs à une température semblable à celle des poules, selon une étude publiée mercredi.

Appartenant au groupe des théropodes, ils pesaient entre 50 et 100 kilos et pouvaient atteindre 1,50 m à 2 mètres. Dotés d’un bec robuste comme celui du perroquet et coiffés d’une crête, les oviraptorosaures étaient pour la plupart couverts de plumes.

Ces ancêtres des oiseaux gagnent aujourd’hui une nouvelle caractéristique aviaire: ils incubaient leurs oeufs par transfert de chaleur (entre 35 et 40 degrés) entre leur corps et la couvée.

« C’est vraiment une température très élevée, bien au-dessus des températures moyennes ambiantes, donc cela prouve qu’il s’agissait de couvaison », explique à l’AFP Romain Amiot, paléontologue et géochimiste de CNRS et coauteur de l’étude parue dans la revue Palaeontology.

La température d’incubation d’un oeuf de crocodile, animal enterrant ses oeufs, est d’environ 30°C, alors que celle d’un oeuf de poule est de 37,5°C, selon un communiqué du CNRS.

Pour en arriver à ces conclusions, l’équipe franco-chinoise a analysé sept oeufs fossilisés d’oviraptorosaures, vieux de 70 millions d’années, provenant du sud de la Chine, et à l’intérieur desquels le squelette de l’embryon avait été préservé.

« Nous avons déterminé à quelle température ces os ont été formés en utilisant la composition isotopique en oxygène », explique le chercheur.

Selon les chercheurs, ces résultats prouvent également que ces dinosaures étaient à sang chaud et que leur température corporelle était au moins aussi élevée que la température d’incubation.

Mais cette stratégie de reproduction ne peut être généralisée à l’ensemble des dinosaures.

« On imagine mal un diplodocus s’allonger sur sa couvée sans éclater ses oeufs ou rater la zone de couvaison », explique Romain Amiot.

Le diplodocus, l’un des plus grands animaux à avoir vécu sur Terre, mesurait environ 30 mètres de long et pesait plus de 10 tonnes.

Des études précédentes avaient déjà avancé que certains dinosaures couvaient leur progéniture, mais en s’appuyant sur la taille des nids retrouvés ou sur les structures internes des os fossilisés de dinosaures.

Certains fossiles de dinosaures adultes ont également été retrouvés au-dessus de nombreux oeufs, laissant supposer qu’ils étaient en train de couver au moment de leur mort.

Cette stratégie de reproduction a son importance pour une espèce:

elle lui permet « de s’affranchir des sources de chaleur extérieures ». « Couver permet à l’animal de supporter des fluctuations climatiques, d’exploiter tous les  environnements qui existaient sur terre notamment pour aller là où les territoires étaient plus froids », explique le chercheur.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un premier crâne de dinosaure découvert en Colombie-Britannique


Mon rêve, partir en randonnée pour découvrir quelque chose datant de la préhistoire. Ce chiropraticien en vacances de trouver un premier crâne de ce type de dinosaure en Colombie-Britannique
Nuage

 

Un premier crâne de dinosaure découvert en Colombie-Britannique

 

Un fossile de crâne d'un dinosaure dans une roche.

Le crâne, découvert dans le nord-est de la Colombie-Britannique, pourrait appartenir à un Albertosaurus d’environ 75 millions d’années,    Photo : Charles Helm

Un chiropraticien en vacances a découvert le premier fossile de crâne de dinosaure de la Colombie-Britannique lors d’une randonnée qu’il faisait près de Tumbler Ridge, au nord-est de Prince George.

Le crâne pourrait appartenir à un Albertosaurus d’environ 75 millions d’années, estiment les spécialistes du Centre de recherche paléontologique de la région Peace.

Rick Lambert et sa femme, Sonia, faisaient une randonnée alors qu’ils étaient en camping dans une région riche en fossiles de dinosaures.

Le chiropraticien Rick Lambert et sa découverte

Le chiropraticien Rick Lambert et sa découverte : la partie d’un crâne de dinosaure.   Photo : Charles Helm

« Je suis toujours à la recherche de ce genre de choses. Je trouve cela amusant de me promener et de garder un œil là-dessus », indique Rick Lambert.

Lors de sa promenade, il a remarqué quelque chose de particulier dans une roche.

« Dès que je me suis approché, j’ai pu voir qu’il y avait des dents, environ une douzaine, et ce qui semblait être des fragments d’os dans la structure du fossile, au-dessus des dents ».

Le chiropraticien a alors réalisé qu’il avait fait une découverte importante, et qu’il ne s’agissait pas simplement d’un autre mollusque.

Rick Lambert a pris une photo du spécimen, noté ses coordonnées géographiques et contacté le Centre de recherche paléontologique pour lui faire part de sa trouvaille.

Illustration d'un crâne complet de dinosaure, avec la partie découverte en Colombie-Britannique en gris

Le crâne complet d’un dinosaure, avec la partie découverte près de Tumbler Ridger en gris   Photo : Centre de recherche paléontologique de la région Peace

Les employés du centre étaient étonnés et ravis de la découverte. Ils ont pu transporter le fossile – qui est intégré dans une roche de 100 kilos – au musée afin de pouvoir l’étudier.

« C’est le premier crâne d’un dinosaure théropode à être découvert en Colombie-Britannique. C’est donc d’une importance particulière dans la province », a souligné le directeur du centre, Richard McCrea, dans un communiqué.

http://ici.radio-canada.ca/

Un oisillon du temps des dinosaures retrouvé fossilisé dans de l’ambre


Une belle découverte d’un oisillon de quelques jours qui a connu une fin de vie en étant emprisonné dans l’ambre au temps des dinosaures et maintenant refait surface à notre époque, son corps est assez bien conservé ainsi que sa couleur
Nuage

 

Un oisillon du temps des dinosaures retrouvé fossilisé dans de l’ambre

 

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur National Geographic

Le fossile du volatile, vieux de 99 millions d’années, est l’un des mieux conservés jamais découverts dans une ambre.

Non, il ne s’agit pas d’un remake du Jurassic Park de Spielberg mais bel et bien d’une trouvaille d’une équipe de chercheurs de l’université chinoise de géosciences de Pékin: un petit oiseau piégé dans de l’ambre depuis près de 100 millions d’années, comme l’explique National Geographic.

Découvert dans la Hukawng Valley en Birmanie, le morceau de résine ne mesurait que 7 centimètres. Dans la revue Gondwana Research, les scientifiques affirment que l’animal retrouvé appartenait à la classe des enantiornithes, des oiseaux ayant vécu au Crétacé et disparus en même temps que les dinosaures, il y a 65 millions d’années. Pour Lida Xing, paléontologue et directrice du groupe de recherche, cette découverte fut une «énorme surprise».

Avec près de la moitié du corps visible à l’œil nu, la résine a particulièrement bien conservé l’oisillon, dont on peut apercevoir les ailes, une patte pourvue de serres ainsi que la tête. Son observation apporte aux scientifiques des éléments essentiels pour comprendre le mode de vie de cette espèce éteinte et sa différence par rapport à nos oiseaux contemporains.

Une future vedette

En observant le plumage de l’animal –dont les couleurs ont elles-aussi été conservées–, les chercheurs ont présumé que l’oisillon n’avait que quelques jours lorsqu’il a été fait prisonnier de l’ambre. Selon l’équipe de Linda Xing, l’ossature de l’animal prouve que les bébés énantiornithes avaient la possibilité de voler, ce qui les rendaient très indépendants vis-à-vis de leurs parents, contrairement aux oisillons actuels. Peut-être trop indépendant d’ailleurs, puisque ce jeune spécimen n’a pas survécu plus de quelques jours.

Une grande variété d’espèces de plantes et d’animaux ayant vécu au Crétacé sont régulièrement découvertes dans de l’ambre par les scientifiques. En décembre dernier, il s’agissait de la queue d’un dinosaure, pourvue de plumes, qui avait été exhumée par l’équipe de Lisa Xing. Une trouvaille qui avait permi d’étayer la thèse selon laquelle les dinosaures étaient probablement recouverts de plumes.

L’oisillon, baptisé «Belone», devrait bientôt voyager jusqu’à Shanghaï pour devenir la vedette de l’exposition du Muséum d’Histoire naturelle de la ville.

http://www.slate.fr