Un dinosaure au plumage arc-en-ciel


Quand on pense dinosaure, on n’imagine pas qu’ils puissent avoir des couleurs flamboyantes, Pourtant, les paléontologues ont pu trouver un dinosaure grand comme un canard et qui avaient encore des plumes et probablement que cet animal vieux de 160 millions d’années avait probablement un plumage irisé en donnant une couleur arc-en-ciel.
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Un dinosaure au plumage arc-en-ciel

 

Représentation artistique du Caihong juji

Représentation artistique du Caihong juji    Photo : Field Museum de Chicago

L’analyse microscopique d’un fossile vieux de 160 millions d’années laisse à penser que le plumage coloré du dinosaure Caihong juji ressemblait à celui de certaines espèces d’oiseaux actuelles comme les colibris.

Un texte d’Alain Labelle

Les restes de ce dinosaure de la taille d’un canard ont été mis au jour en Chine par un agriculteur. Il présentait une tête et une poitrine recouvertes de plumes brillantes.

Son nom en mandarin, Caihong juji, signifie « arc-en-ciel avec une grande crête ».

Ses plumes irisées devaient avoir un éclat métallique et changeaient probablement de couleur lorsqu’elles étaient observées sous différents angles.

Les restes fossilisés du Caihong juji. Il est possible d'y observer le plumage.

Les restes fossilisés du Caihong juji. Il est possible d’y observer le plumage.   Photo : Field Museum de Chicago

Lorsque vous observez le détail des fossiles, vous ne voyez habituellement que des parties dures comme les os, mais, de temps en temps, des parties molles, comme des plumes, sont conservées et donnent un aperçu du passé. Dr Chad Eliason, Field Museum de Chicago

« L’état de préservation de ce spécimen est incroyable. Nous étions très excités lorsque nous avons réalisé le niveau de détail que nous pouvions apercevoir dans les plumes », ajoute le paléontologue Chad Eliason.

Il est même possible de voir l’empreinte laissée par les cellules mélanosomes qui contiennent les pigments qui donnent aux animaux leurs couleurs. Le pigment s’est dégradé depuis longtemps, mais les scientifiques ont pu retracer l’apparence du dinosaure à partir de la structure cellulaire.

Le crâne du Caihong ressemblait à celui du Velociraptor. Il avait également une crête osseuse au milieu de sa tête.

Cette découverte soulève des questions sur l’évolution de l’irisation, propriété qui permet de disperser la lumière en rayons ayant les couleurs de l’arc-en-ciel.

Ce type de plumage était peut-être utilisé pour attirer les partenaires amoureux, tout comme les paons utilisent leur queue colorée.

Le détail de ces travaux est publiés dans la revue Nature Communications.

http://ici.radio-canada.ca/

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Le Saviez-Vous ► Dix faits insolites sur les dinosaures


Que savons-nous des dinosaures ? Certaines choses, il reste encore beaucoup à apprendre sur eux. En plus des points qu’on savait sur eux dans le passé, viennent affirmer ou infirmer les connaissances sur eux
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Dix faits insolites sur les dinosaures

 

On sait finalement peu de choses sur les dinosaures. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que ce peu que nous savons est souvent erroné !

Vous pensez par exemple que le T-rex est une machine à tuer hyper-perfectionnée ? Vous allez être étonné… Vous voyez les dinosaures comme de gros lézards ? Et s’ils ressemblaient finalement plus à de gros poulets à plumes ? Découvrez les 10 informations les plus insolites sur les dinosaures.

Le T-rex, un prédateur… lent

 

Le T-rex qui, selon la légende, était un prédateur hors pair, était en réalité plutôt lent. Il ne courrait qu’à 30 kilomètres-heure. Pas mal pour un animal de 6 tonnes mais pas non plus spectaculaire pour un soi-disant « roi de la vie animale ». Osborn, l’auteur de ces mots, et Brown s’étaient en fait empressés de faire du « paléo-show » pour vernir leur réputation. À la décharge de la bête, elle pouvait tout de même arracher jusqu’à 35 kilos de viande fraîche en un coup de mâchoire !

© Courtesy of Vlad Konstantinov

Un tiers des dinosaures n’aurait jamais existé

 

Sur toutes les espèces de dinosaures connues, une sur trois serait une illusion… C’est la conclusion à laquelle ont abouti le célèbre paléontologue John Jack Horner et son collègue Mark B. Goodwin. Des différences morphologiques marquées entre jeunes et adultes auraient induit en erreur les paléontologues. Certaines espèces ne seraient donc pas distinctes.

© Courtesy of Caren Carr, http://www.karencarr.com

Les dinosaures avaient des plumes !

 

La découverte d’un fossile de dinosaure en Chine suggère que les dinosaures ressemblaient davantage à de grands oiseaux qu’à d’imposants lézards à la peau écailleuse. Ce fossile, celui d’un dinosaure carnivore bipède, vieux de 128 millions d’années et haut de 90 centimètres, fournit la première preuve de l’existence de dinosaures recouverts de véritables plumes, comme celles d’oiseaux modernes. Il s’agit du premier fossile de dinosaure non-volant trouvé avec de telles plumes. Il suggère du même coup que l’évolution vers les plumes modernes a commencé avant l’émergence des oiseaux.

Photo : Archéoptéryx. © Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Les dinosaures pouvaient nager

 

Les dinosaures pouvaient nager. Du moins, c’est probable. La découverte s’est faite en examinant des couches de sédiments en grès, déposées il y a environ 125 millions d’années au fond d’un lac situé dans l’actuel bassin de Cameros, en Espagne. La couche date donc du Crétacé inférieur et elle contient une piste de 15 mètres de long. On y distingue une série d’empreintes en forme de S, d’environ 15 centimètres de large et 50 de long qui font penser à des griffures. Au total, il y a six paires de telles empreintes. L’allosaure représenté ici a peut-être laissé ces traces au fond du lac.

© Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Les dinosaures avaient des cancers

 

Des chercheurs ont analysé, grâce à un appareil portable à rayons X, 10.000 vertèbres de dinosaures provenant de plus de 700 spécimens de musées d’Amérique du Nord. Un seul groupe aurait souffert de tumeur : les hadrosaures ou dinosaures à bec de canard. L’équipe a trouvé 29 tumeurs dans les os provenant de 97 individus de ce groupe d’herbivores de la période du Crétacé.

Les tumeurs les plus courantes étaient des hémangiomes, tumeurs bénignes des vaisseaux sanguins, présents chez 10 % des humains. L’edmontosaurus, qui mesurait 3,5 mètres, a été la seule espèce chez laquelle a été retrouvée une tumeur maligne.

© DP

Les dinosaures étaient plus grands que prévu

 

En utilisant un « facteur de correction du cartilage », les scientifiques ont pu montrer que certains dinosaures comme le tyrannosaure n’auraient été plus grands que de quelques centimètres, alors que le tricératops et le brachiosaure auraient gagné au moins 10 % en taille, soit au moins 30 centimètres pour un brachiosaure de 13 mètres. Cela a directement un impact sur le poids des dinosaures, qui a donc aussi été sous-évalué.

© Marmelad, Tedd Marshall, http://www.marshalls-art.com, CC by-sa 2.5

Les crocodiles comme Supercroc mangeaient les dinosaures

 

Il y a cent millions d’années, là où se trouve aujourd’hui le Sahara, vivait un monde de crocodiles. Certains étaient de taille modeste mais le plus grand, Sarcosuchus imperator, atteignait environ 12 mètres et devait peser 8 tonnes. Les Anglo-Saxons aiment l’appeler « Supercroc ». Ce géant n’est pas un inconnu, le Français Philippe Taquet l’a découvert en 1964. La trouvaille de l’équipe menée par Paul Sereno, qui travaille pour le National Geographic, et Hans Larsson, de la McGill University de Montréal, n’est donc pas une surprise.

Mais elle n’est pas la seule. Depuis 2000, ces paléontologistes explorent le Sahara en plusieurs endroits, notamment au Niger et au Maroc. Dans ces sites qui, il y a cent millions d’années, se situaient au cœur d’un continent unique, le Gondwana, en train de se morceler, l’équipe a exhumé cinq autres espèces de crocodiliens, dont trois étaient inconnues de la science. Pour poursuivre l’habitude des surnoms, les découvreurs les ont baptisées « Boarcroc », « Ratcroc », « Dogcroc », « Duckcroc » et « Pancakecroc ». Leurs découvertes font l’objet d’une publication scientifique dans la revue Zookeys mais aussi d’un reportage sur la chaîne de télévision du National Geographic, intitulé When Crocs Ate Dinosaurs (« Quand les crocodiles mangeaient les dinosaures », diffusé le 21 novembre 2009).

Photo : Paul Sereno avec ses crocodiles sahariens. Supercroc lui sert d’accoudoir. Boarcroc (Croc Sanglier) est en haut à droite, Pancakecroc (Croc Galette) en bas à droite. Les petites têtes, en bas à gauche, sont, respectivement, Ratcroc, Dogcroc et Duckcroc.

© Mike Hettwer et National Geographic

La disparition des dinosaures a fait grandir les mammifères

 

Après la grande extinction du mammifère Permien-Trias (il y a environ 252 millions d’années) et en quelques dizaines de millions d’années, les premiers dinosaures et les premiers mammifères apparaissent sur Terre. Les dinosaures vont rapidement s’imposer et bloquer aussi bien la diversification que la croissance en taille des mammifères. Ce n’est que lorsque l’astéroïde 298 Baptistina provoque leur extinction massive qu’une explosion radiative évolutive se produira chez les mammifères.

Un groupe de paléontologues, biologistes (spécialistes de l’évolution) et de macroécologistes mené par Felisa Smith (de l’université de New Mexico) vient de confirmer qu’à partir de la crise KT (entre Crétacé et Tertiaire, ou cénozoïque, il y a 65 millions d’années) se produit sur tous les continents une croissance de la taille des nouvelles espèces de mammifères. Ce serait donc bien grâce à la disparition des dinosaures que des géants comme le baluchithère ont pu fouler le sol de la Planète bleue.

© Courtesy of Karen Carr, http://www.karencarr.com

Dinosaures : plus ils sont gros, plus ils sont chauds !

 

Les dinosaures étaient-ils à « sang chaud » ou à « sang froid » ? Selon Jamie Gillooly et ses collègues de l’université de Gainesville, en Floride, qui publient les résultats de leurs travaux dans Plos Biology, tout dépendait de leur taille !

Il ressort de leur étude que plus les dinosaures étaient imposants, plus leur température était élevée. La raison ? Le rapport entre la surface de contact avec l’extérieur et le volume de leur corps diminuait, ce qui leur permettait de mieux « stocker » la chaleur. Un phénomène qui prenait de l’ampleur dès lors que le poids d’un dinosaure dépassait les 600 kilogrammes. Ainsi, Jamie Gillooly et ses collègues de l’université de Gainesville ont établi que les espèces les plus petites avaient une température d’environ 25 °C, donc sensiblement proche de celle de leur environnement, tandis que celle du corps du Brontosaure de 13 tonnes atteignait les 41 °C !

Photo : argentinosaurus. © Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Le T-rex avait une cervelle d’oiseau !

 

On ne sait toujours pas exactement si les Tyrannosaurus rex, souvent dénommés de façon abrégée des T-rex, étaient de redoutables prédateurs ou de simples charognards. Les paléontologues sont en revanche sûrs qu’ils devaient avoir, véritablement, des « cervelles d’oiseaux » et pas seulement parce que les oiseaux sont les derniers dinosaures vivants et de proches cousins des T-rex. En effet, des moulages internes ont révélé depuis longtemps que le cerveau de ces animaux formidables qui vivaient au Crétacé en Amérique du Nord était vraiment minuscule, et pas seulement si on compare sa taille à celle de son corps.

L’image provient d’une des vidéos 3D du crâne de T-rex. En couleurs, on voit les différentes cavités.

© Ohio University College of Osteopathic Medicine

https://www.futura-sciences.com

Pourquoi les enfants de 2 à 6 ans aiment-ils (à ce point) les dinosaures ?


Au Québec, il y a deux émissions pour enfant, Dinodan, et Dinodana qui ne sont pas des dessins animés, mais adapté pour les enfants, qui parlent des dinosaures et de leurs caractéristiques J’ai surpris une fois, lors d’une activité à la bibliothèque pour les enfants de 5 ans et moins, Mlle qui est expliquait avec les jouets de dinosaures a une petite fille et à sa mère, les noms des dinosaures, s’ils étaient herbivores ou carnivores etc .. Enfin bref, même si les enfants ont de l’intérêt pour les dinosaures pendant un certain temps, cela aide à leur développement cognitif et leurs connaissances
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Pourquoi les enfants de 2 à 6 ans aiment-ils (à ce point) les dinosaures ?

 

Dinosaure ( Yohann Legrand sur Flickr)

Les enfants âgés de 2 à 6 ans sont nombreux à développer un « intérêt intense » pour les dinosaures. Une fascination liée à des ressorts psychologiques.

 

Par Marlène Thomas

Il est rare de ne pas compter dans son entourage un enfant fasciné par les dinosaures. Il ne jure que par le T-Rex, collectionne sans fin les figurines des différentes espèces et se repasse en boucle les dessins animés « Le Petit dinosaure » ou « Denver ».

Tel un vrai petit génie, il impressionne également les adultes en citant sans problème une vingtaine de noms scientifiques de dinosaures et les différentes périodes de l’ère mésozoïque.

Les scientifiques nomment cette obsession des jeunes enfants pour les dinosaures « intérêts intenses » (en anglais « EIIs » soit extremely intense interests), comme le rapporte un article de The Cut, publié le 6 décembre.

D’après une étude scientifique de 2007, près d’un tiers des enfants âgés de 2 à 6 ans en développent et ces passions ardentes peuvent parfois durer plus longtemps.

Les chercheurs des universités de Yale, du Queensland et de Virginie ont établi que « l’intérêt intense » le plus commun est celui pour les véhicules (avions, trains, voitures). Juste après viennent les dinosaures.

« Des enfants intelligents »

Selon Kelli Chen, ergothérapeute en pédopsychiatrie à l’hôpital Johns Hopkins, contacté par le média américain, « les intérêts intenses sont un fort stimulant pour les enfants » et sont bénéfiques pour le développement cognitif, surtout lorsqu’ils concernent un domaine conceptuel. Ils peuvent aider les plus jeunes à développer leurs connaissances, leur ténacité, mais aussi leur capacité d’attention et de traitement de l’information, a révélé une étude de 2008, publiée sur Science Direct. « En bref, ils font de meilleurs apprenants et des enfants plus intelligents « , poursuit le pédopsychiatre. 

« Explorer un sujet et le maîtriser est bénéfique, car c’est ainsi que nous formons des carrières en tant qu’adultes. La principale occupation d’un enfant est le jeu, alors ils se débrouillent pour jouer à travers le prisme de cette chose qui les intéresse. « 

L’impact Jurassic Park 

Les bienfaits de ces passions ne font aucun doute dans la communauté scientifique, mais le mystère demeure quant à ce qui éveille cet intérêt.

Alain Cabot, fondateur et directeur du parc de Mèze (plus grand musée d’Europe consacré aux dinosaures), affirmait lors d’une interview donnée en 2012, à Atlantico qu’ « avant les années 90, les dinosaures étaient un sujet qui n’intéressait globalement que la communauté scientifique. L’engouement du grand public, et plus particulièrement des enfants, pour les dinosaures a ainsi été quasi inexistant jusqu’à cette période. »

Après l’apparition du film d’animation « Petit dinosaure » et du dessin animé « Denver«  en 1988, la sortie en 1993 du film « Jurassic Park » de Steven Spielberg a eu un impact indéniable.

« En tant que témoin privilégié, je peux affirmer sans exagération que ce film est responsable à lui seul, ou presque, de l’intérêt soudain des jeunes publics pour ces créatures disparues. Peu après les médias ont emboîté le pas en consacrant énormément de documentaires, d’émissions ou de dessins animés sur la question, installant ainsi de manière durable les dinosaures dans l’inconscient collectif. »

Après le déferlement de cette vague de dinosaures sur les années 90 et le début des années 2000, l’amour pour ces reptiles n’a pas disparu, balayant ainsi la thèse générationnelle :

« L’obsession pour tout ce qui est dinosaure n’est pas moins répandue aujourd’hui que lorsque vous étiez enfant. La seule différence réside dans les chiffres : rien qu’en 2016, plus de trente nouveaux dinosaures ont été découverts, ce qui porte la liste des favoris à plus de 700 », souligne la journaliste de The Cut, Kate Morgan.

La curiosité des enfants se voit ainsi entretenue par ces nouvelles découvertes.

Antidote aux angoisses

Contacté par Rue89, Pascal Hachet, psychologue clinicien, auteur de « Dinosaures sur le divan. Psychanalyse de Jurassic Park », avance d’autres hypothèses sur les raisons de cette fascination.

« Ce sont des animaux fascinants, souvent gigantesques, parfois féroces, qui ne laissent personne indifférent. Cet engouement, partagé par les adultes, pousse les enfants à s’y intéresser via des petites figurines, des livres, des films ou des jeux vidéo. »

Ces créatures ont surtout la particularité d’apparaître à l’enfant comme une figure à la fois inquiétante et rassurante.

 « Ils permettent de donner un support aux peurs des enfants et sont une sorte d’antidote dans la mesure où ils n’existent plus. Ils ne risquent pas de venir leur tirer les pieds dans leurs lits ! Le tyrannosaure est un peu comme un grand copain, un protecteur, à l’instar d’un adulte qui peut être sévère, mais est capable de le protéger. »

Apprendre leurs noms, leurs caractéristiques est aussi une manière pour les plus jeunes d’apprivoiser les émotions qu’ils ressentent en les découvrant.

‘ »Quand les choses sont nommées, elles font moins peur », souligne le psychologue.

Un retour aux origines 

En poussant plus loin l’analyse, Pascal Hachet émet l’hypothèse qu’à travers les dinosaures, les enfants interrogent leurs origines et les influences transgénérationnelles.

Les dinosaures deviennent attrayants en étant à la fois une figure lointaine et familière.

« Ils représentent leurs aïeux, qui, comme les animaux préhistoriques, appartiennent à une ère précise et ont disparu. » 

Dans le film « Jurassic Park » de Steven Spielberg, le psychologue a remarqué que plusieurs des protagonistes développaient les mêmes symptômes que les personnes exposées à des secrets de famille.

Par exemple, le paléontologue, Alan Grant (Sam Neill), est obsédé par les recherches scientifiques et a développé une haine des enfants.

Passion éphémère

Si Erin, 6 ans, citée dans l’article de The Cut, était déterminée à porter un costume d’Ozraptor pour Halloween, son intérêt pour les dinosaures pourrait assez rapidement s’évaporer. Dans une étude publiée en 2007, les chercheurs qui ont suivi les parents de 177 enfants ont constaté que les « intérêts intenses » ne duraient qu’entre six mois et trois ans.

La progressive disparition de « l’intérêt intense » s’explique assez paradoxalement par l’entrée de l’enfant dans « un environnement éducatif traditionnel, ils sont censés acquérir un éventail de connaissances dans divers sujets, ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour une spécialisation », note la journaliste Kate Morgan.

Le second élément à prendre en compte pour justifier ce déclin est la composante sociale. L’enfant va côtoyer quotidiennement d’autres personnes qui ne seront pas forcément passionnées par les dinosaures.

Les retours positifs des proches sur les connaissances du jeune sur ce sujet auraient tendance à renforcer sa passion, tandis qu’à l’école, il sera davantage félicité, par exemple, pour sa capacité à se sociabiliser.

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Dinosaures : une tique découverte piégée dans de l’ambre


Les tiques, on prospérer il y a bien longtemps, ils étaient présents il y a au moins 99 millions d’années. Grâce à une preuve qu’une tique a été piégée dans l’ambre avec une plume de dinosaures. Que la tique puisse avoir du sang de sa victime, il est heureusement impossible de prendre l’ADN et de cloner un dinosaure … Heureusement, que cela demeure de la fiction
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Dinosaures : une tique découverte piégée dans de l’ambre

 

 
Laurent Sacco
Journaliste

 

Des fragments de plumes de dinosaures et des tiques ont été découverts piégés dans de l’ambre. C’est une première et cela confirme que des parasites suceurs de sang devaient bien prospérer sur certains dinosaures. Une histoire digne de Jurassic Park.

Cette découverte, publiée par une équipe internationale de chercheurs dans le prestigieux journal Nature Communications, va certainement faire rêver les fans de Jurassic Park. Une nouvelle espèce de tiques suceuses de sang a été trouvée conservée dans de l’ambre fossile vieux d’environ 99 millions d’années. Surtout, les restes fossilisés d’une des tiques sont associés clairement à une plume de dinosaure.

Hélas, on sait bien que l’ADN ne se conserve pas sur une si grande durée… Ainsi, le célèbre film de Spielberg, dont une suite va sortir prochainement (Jurassic World 2), va rester de l’ordre de la science-fiction : nous n’arriverons pas à ressusciter les dinosaures. Si encore nous avions trouvé de nombreux fragments d’ADN dans des restes fossilisés de sang contenu dans des moustiques, ou des tiques, conservés dans de l’ambre, en comptant sur les progrès de l’intelligence artificielle, il y aurait peut-être eu un espoir, mais ce n’est pas le cas.

Cependant, la découverte reste intéressante. Car nous connaissons désormais l’existence passée de Deinocroton draculi (ce nom signifie « tique terrible de Dracula »). Cette petite bête vivait au Crétacé (période allant de -145 à -66 millions d’années) et non au Jurassique (-201,3 à -145 millions d’années). (Notons au passage que le film de Spielberg mélange des résurrections de dinosaures de ces deux périodes.)

La tique a été retrouvée attachée à une plume de dinosaure. © E. Peñalver

La tique a été retrouvée attachée à une plume de dinosaure. © E. Peñalver

Deinocroton draculi, un parasite dans le nid des dinosaures ?

Ce représentant de l’espèce Deinocroton draculi a été trouvé dans de l’ambre birman, accroché à un fragment de plume. La structure de cette dernière est similaire à celle des plumes d’oiseaux modernes tout en n’étant pas identique. D’ailleurs, cette plume ne peut pas appartenir à un oiseau moderne, car il n’en existait pas encore à cette époque. De plus, certains dinosaures du Crétacé étaient bien pourvus de ce genre de plumes ; des scientifiques en ont déjà trouvé des fragments dans d’autres échantillons d’ambre.

Il s’agit de la première preuve directe d’une relation parasite-hôte précoce entre les tiques et les dinosaures à plumes. La découverte est remarquable car les fossiles de créatures parasitoïdes et hématophages directement associés aux restes de leurs hôtes sont extrêmement rares. Enfin, le nouveau spécimen est le plus ancien connu à ce jour. Toutefois, l’espèce de dinosaures que Deinocroton draculi parasitait n’a, pour le moment, pas pu être identifiée.

D'autres fragments d'ambre de Birmanie avec des tiques. © E. Peñalver

D’autres fragments d’ambre de Birmanie avec des tiques. © E. Peñalver

Un autre échantillon d’ambre de Birmanie contient aussi des tiques de cette espèce, mais qui sont remarquablement associées à des poils de larves de dytiques. De nos jours, ces coléoptères aquatiques se trouvent parfois dans des nids d’oiseaux, où ils se nourrissent des plumes. Les deux trouvailles confortent donc l’hypothèse que, tout comme certaines tiques modernes, Deinocroton draculi devait prospérer dans des nids, non pas d’oiseaux, mais de dinosaures (les ancêtres des oiseaux).

Cerise sur le gâteau : un autre fragment d’ambre contient également un spécimen de Deinocroton draculi et celui-ci était visiblement gorgé de sang avant de se faire piéger dans la résine ; son volume naturel a été multiplié d’un facteur 8. Malheureusement, le contenu de cette tique a visiblement été remplacé par des infiltrations qui se sont minéralisées.

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Voici l’Halszkaraptor escuilliei !


Un dinosaure d’un nouveau genre a pu être décrit microtomographie multirésolution par rayons X. C’est quoi ça ? J’en ai aucune idée, mais le résultat démontre que cet animal qui a vécu il y a 72 millions d’années en Mongolie était un bien drôle de mélange pour avoir un tel physique. Pour le décrire, c’est un peu de tout cela : un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin
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Voici l’Halszkaraptor escuilliei !

 

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.   Photo : Lukas Panzarin/Andrea Cau

Une analyse 3D sophistiquée d’ossements fossilisés a permis à des paléontologues européens de décrire un étrange dinosaure qui vivait sur le territoire de la Mongolie au crétacé, il y a 72 millions d’années.

Un texte d’Alain Labelle


Son nom officiel : Halszkaraptor escuilliei. « Halszka » pour les intimes. Il s’agit d’une nouvelle espèce issue d’un nouveau genre de dinosaures qui appartient à la famille des droméosaures, dont il partage la lignée avec le vélociraptor.

L’animal, d’un mètre vingt environ, ne ressemblait à aucun dinosaure, mais possédait des pattes rappelant celles du vélociraptor, un cou similaire à celui du cygne, et des ailes comparables à celles du pingouin.

Selon le paléontologue Paul Tafforeau, du Synchrotron européen de Grenoble, la combinaison inattendue des caractéristiques physiques de ce prédateur laisse à penser qu’il devait avoir un mode de vie semi-aquatique.

Il faut imaginer un mélange entre un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin. Paul Tafforeau, Synchrotron européen de Grenoble

Le scientifique estime qu’Halszka avait hérité des griffes tueuses des pattes arrière très développées des droméosaures qui permettaient d’égorger leurs proies.

Il était un prédateur redoutable également dans l’eau, puisqu’il possédait aussi des dents et un museau de crocodile.

Une première chez les dinosaures

Pour chasser sous l’eau, l’animal devait se replier en S puis se projeter très rapidement, bouche ouverte, au passage des poissons.

Les paléontologues avaient bien décrit des dinosaures qui mangeaient du poisson par le passé, comme le spinosaure, mais aucun qui ne puisse nager.

C’est grâce au recours à la microtomographie multirésolution par rayons X que les scientifiques ont pu avoir accès aux parties du squelette toujours enfouies au coeur de la roche.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

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Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes


Les archéologues ont suivi la piste, des traces laissé par un dinosaure au long cou. Il ont pu évaluer sa vitesse de déplacement ainsi que la grandeur des pattes et bien entendu, la grandeur et le poid sur une distance de plus de 150 mètres en France
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Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes

 

D'au moins 35 mètres de long et d'un... (Photo archives AP)

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm».

Agence France-Presse
Paris

Plus longue succession de pas au monde d’un dinosaure, une «piste» de 110 pas découverte en 2009 en France, a été laissée par un sauropode de près de 40 tonnes, long de plus 35 mètres et se déplaçant à 4 km/h.

Le marcheur, un dinosaure au long cou, appartient à la famille des sauropodes, la classe de dinosaures qui abrite les plus grands animaux ayant jamais parcouru la surface de la Terre.

Ces traces qui s’étendent sur plus de 150 mètres avaient été mises au jour en 2009 lors d’une campagne de fouilles à Plagne, une localité du massif du Jura (est de la France). Depuis, des recherches complémentaires ont permis d’en savoir un peu plus sur ce monstre.

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm», précise un communiqué du CNRS diffusé lundi. Avec ses enjambées d’environ 2,80 m, l’animal se déplaçait à une vitesse de 4 km/h.

Les travaux, publiés dans la revue Geobios, ont également permis de mieux décrire les énormes pattes de l’animal:

les traces de pieds «portent cinq marques de doigts elliptiques, tandis que les mains présentent cinq marques de doigts circulaires, organisées en arc de cercle».

Selon les chercheurs, ces traces sont vieilles de 150 millions d’années et ont été laissées à une période où la région de Plagne était recouverte d’une mer chaude et peu profonde, parsemée de nombreuses îles, à la végétation suffisamment fournie pour nourrir de telles créatures.

«Au gré des fluctuations du niveau marin, ces chapelets d’îles devaient se connecter afin que ces grands vertébrés puissent migrer depuis les terres émergées du Massif Rhénan», précise le communiqué.

Sur le même site, les chercheurs ont également mis au jour d’autres séries de pas, dont une de 18 pas s’étalant sur 38 mètres laissée par un monstre carnivore.

http://www.lapresse.ca

Des dents de mammifères de 145 millions d’années


Deux nouvelles espèces préhistoriques qui ressemblaient à des rats. Un nocturne mangeait des insectes et l’autre un peu plus gros était herbivore dans un monde ou vivaient les géants, les dinosaures. J’aurais bien aimé être à la place de l’étudiant qui s’est aperçu d’avoir quelque chose d’important sous ces yeux
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Des dents de mammifères de 145 millions d’années

 

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.    Photo : Mark Witton

Les restes fossilisés de dents appartenant à des créatures ancêtres des mammifères actuels ont été mis au jour dans le sud-ouest du Royaume-Uni.

Un texte d’Alain Labelle


Elles appartiennent à au moins deux espèces d’animaux à fourrure qui ressemblaient à des rats et qui partageaient la planète avec les dinosaures il y a 145 millions d’années.

L’une d’elles était nocturne et se nourrissait d’insectes. L’autre, un peu plus grosse, était également herbivore.

Ces dents pouvaient percer, trancher et écraser la nourriture. Elles sont aussi très usées, ce qui laisse à penser que les animaux auxquels elles appartenaient ont vécu jusqu’à un âge avancé pour leur espèce. Ce n’était pas une mince affaire de vivre avec des dinosaures prédateurs. Steve Sweetman

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.   Photo : Université de Portsmouth

La découverte a été réalisée par Grant Smith de l’Université de Portsmouth. Cet étudiant chercheur savait qu’il était en présence de restes d’un mammifère, mais n’avait pas cerné toute l’importance de sa trouvaille avant de contacter son superviseur, le Pr Dave Martill.

Nous les avons regardés à l’aide d’un microscope, mais malgré mes 30 ans d’expérience, nous avons eu besoin d’une troisième opinion. Pr Dave Martill

Ils ont contacté le chercheur Steve Sweetman, un expert des petits vertébrés préhistoriques.

« C’était un moment mémorable! », se souvient Steve Sweetman.

Le scientifique a immédiatement compris que ces dents représentaient une découverte spectaculaire, puisqu’elles appartiennent à des animaux euthériens, la sous-classe la plus importante des mammifères dont l’embryon se développe entièrement dans le corps de la mère et qui est alimenté pendant la gestation grâce au placenta.

Ce sont les premiers fossiles incontestés de mammifères appartenant à la lignée qui mène à l’espèce humaine. Ils sont aussi les ancêtres de la plupart des mammifères aujourd’hui vivants, de la musaraigne pygmée à la baleine bleue.

Steve Sweetman

Les deux nouvelles espèces ont été nommées Durlstotherium newmani et Dulstodon ensomi. La première est un clin d’oeil à Charlie Newman, le propriétaire d’un pub du village de Worth Matravers, situé à proximité du lieu de la découverte. L’autre pour rendre hommage à Paul Ensom et à sa contribution à la paléontologie de la région.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.

Jusqu’à ce jour, c’est une espèce découverte en Chine en 2013 qui était considérée comme le plus vieux fossile d’un euthérien.

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