La réalité virtuelle comme remède à l’isolement des personnes âgées


C’est une bonne idée de permettre a des personnes âgées ou en dépression d’utiliser des lunettes de réalité virtuelle. Ce que je trouve triste, un des buts est pour aider les ainés à sortir de l’isolement.
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La réalité virtuelle comme remède à l’isolement des personnes âgées


La réalité virtuelle comme remède à l'isolement des personnes

RHONA WISE VIA GETTY IMAGES

«Nous utilisons la réalité virtuelle pour exaucer leurs souhaits», explique Alexandra Ivanovitch, du projet «VR Genie».

Nidia Silva, 78 ans, a toujours voulu nager avec des dauphins. Un rêve (quasiment) devenu réalité grâce aux lunettes de réalité virtuelle que lui a fait essayer une association de Miami luttant par ce moyen contre la dépression et l’isolement des personnes âgées.

“C’est un monde inconnu, mais très beau”, décrit avec enthousiasme la septuagénaire, qui dit avoir l’impression de se prélasser dans les eaux de Cuba, d’où elle a émigré il y a une vingtaine d’années.

Cette opportunité lui a été offerte par une Française, Alexandra Ivanovitch, venue expérimenter ses lunettes de réalité virtuelle dans un parc du quartier de Little Havana, où de nombreux retraités cubains aiment venir jouer aux dominos.

Son projet, baptisé “VR Genie”, est destiné à lutter contre l’isolement auquel les personnes âgées doivent souvent faire face, notamment celles vivant seules ou dans des maisons de retraite offrant peu d’activités.

“Nous utilisons la réalité virtuelle pour exaucer leurs souhaits”, explique la Parisienne de 35 ans, docteure en sciences humaines du numérique.

Des bars de La Havane aux plus hauts sommets du monde, la technique leur permet d’oublier l’espace de quelques minutes la touffeur de l’été floridien pour s’échapper vers des contrées souvent inconnues.

“Nous mettons le monde à leur portée”, souligne Alexandra Ivanovitch, alors que beaucoup des personnes âgées auprès desquelles elle travaille n’ont plus les capacités physiques ou financières de parcourir la planète.

Proposé par l’association à but non lucratif Equality Lab, le projet “VR Genie” est financé par les autorités locales. L’objectif est de fournir des lunettes de réalité virtuelle aux maisons de retraite du comté, dès que la Française aura davantage étoffé sa “bibliothèque à rêves”.

“Très relaxant”

Des études scientifiques ont récemment montré que la réalité virtuelle pouvait aider à combattre la dépression, l’anxiété, le stress post-traumatique et autres problèmes psychologiques.

“Nous savons que l’imagerie mentale ou la méditation peuvent avoir des bénéfices en matière de cognition et d’autres choses de cette nature”, indique Aldrich Chan, neuropsychologue à l’université de Miami.

Consultant pour Equality Lab, le scientifique analyse les bénéfices potentiels de la réalité virtuelle dans l’accompagnement des personnes âgées, notamment le fait de réaliser virtuellement leurs derniers rêves.

Une équipe de l’université de Californie à Los Angeles étudie l’usage de la réalité virtuelle dans le traitement de l’anhédonie, un symptôme de la dépression empêchant les personnes qui en sont atteintes de ressentir des émotions positives dans un certain nombre de situations.

La psychiatre Michelle Craske et ses collègues s’emploient à traiter l’anhédonie et à améliorer le bien-être des patients à travers la méditation et les expériences positives vécues dans la réalité virtuelle.

La plupart des traitements ont jusqu’ici contribué dans une certaine mesure à réduire les symptômes négatifs de la dépression, sans toutefois vraiment aider les patients à devenir plus positifs”, relevait en avril la chercheuse dans la revue scientifique STAT.

Selon une étude publiée cette année par Michelle Craske dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology, les patients ayant vécu des expériences positives, grâce notamment à la réalité virtuelle, montraient des niveaux inférieurs de dépression, d’angoisse et de stress que ceux traités par la méthode traditionnelle, centrée sur les symptômes négatifs.

Dans le parc de Little Havana, Nidia Silva, ses lunettes sur les yeux, brasse doucement l’air de ses mains, caressant des dauphins imaginaires.

“C’est formidable!”, s’exclame-t-elle, imperméable aux parties de dominos qui se jouent autour d’elle. “Vous êtes transporté dans un autre monde, c’est très relaxant”.

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Technologies et téléphones pourraient aggraver le sentiment de solitude


Je ne suis pas surprise que les téléphone intelligents et autres appareils peut créer un sentiment d’isolement. Je dirais aussi que ce ne sont pas juste les jeunes, mais aussi des plus âgés qui ont troqués leurs sorties extérieurs contre les réseaux sociaux ou les textos
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Technologies et téléphones pourraient aggraver le sentiment de solitude

Même si nous n'avons jamais aussi été connectés dans l'histoire de l'humanité,... (PHOTO KARLY DOMB SADOF, AP)

PHOTO KARLY DOMB SADOF, AP

 

MICK CÔTÉ
La Presse Canadienne
Austin

Même si nous n’avons jamais aussi été connectés dans l’histoire de l’humanité, nos téléphones pourraient contribuer à un sentiment de solitude et d’isolement, qui prend de l’ampleur dans notre société.

C’est ce qu’ont avancé la journaliste Dawn Fallik et la directrice du laboratoire de neurosciences sociales de l’université Brigham Young, Julianne Holt-Lunstad, lors d’une conférence dans le cadre du festival SXSW à Austin au Texas.

D’après un rapport de mai 2018 par la firme de santé Cigna en collaboration avec la firme de recherche Ipsos, les jeunes âgés entre 18 et 22 ans seraient parmi les gens qui se sentent les plus isolés et seuls.

Bien que la corrélation entre l’utilisation fréquente des cellulaires et la hausse du nombre de gens éprouvant des sentiments de solitude ou d’isolement n’est pas clairement définie, les deux chercheuses suggèrent qu’il y a de fortes preuves que nos nouvelles méthodes de communications puissent affecter notre sentiment d’appartenance à un groupe.

Mme Fallik, qui a entrepris des recherches sur les cas de solitude et l’isolement de la génération Z (environ 18 à 22 ans), affirme qu’une grande partie des gens à qui elle a parlé avaient plusieurs traits en commun : ils ont établi moins de connexions fortes depuis leur jeunesse, ont moins l’habitude d’entretenir de petites discussions banales et ont aussi moins de contacts face à face avec leurs proches ou des étrangers.

Certains disaient même préférer les conversations par textos, car ils sont en mesure d’éditer leurs messages et de travailler l’image qu’ils projettent.

« Ne pas pouvoir percevoir le ton d’une personne pose un grand défi dans nos communications en ligne, affirme Mme Fallik. Nous n’entendons pas le sarcasme, nous n’entendons pas la tristesse et le tout devient très difficile à interpréter. Nos corps, en revanche, réagissent à ces interprétations. »

Des contacts réels qui protègent la santé

Pendant ses recherches, Mme Holt-Lunstad a épluché les résultats de plus d’une centaine d’études sur la solitude et l’isolement. Elle affirme que les gens qui maintiennent des vies sociales saines démontrent en moyenne une réduction des risques de mort prématurée de 50 %.

En fait, elle suggère même que les gens qui se retrouvent seuls pour de longues périodes de temps sont plus à risque de développer des maladies chroniques ou inflammatoires, qui pourraient s’avérer graves.

« Il y a beaucoup de preuves qui suggèrent que plusieurs parties de nos cerveaux sont associées au sentiment de menace et que ces parties s’agitent quand nous nous retrouvons seuls ou en compagnie de personnes envers qui nous avons un manque de confiance » dit-elle.

Un manque de vie sociale ou de fraternisation positive, ajoute-t-elle, peut donc, dans des cas chroniques, mener à de sérieux ennuis de santé.

Elle affirme que les relations positives que nous maintenons dans nos vies sont source d’information bénéfiques et qu’elles peuvent aussi nous aider à surmonter des moments difficiles, voir même changer la perspective que nous ayons de notre environnement.

« Plusieurs recherches démontrent que les distances peuvent paraître plus longues quand nous sommes seuls que lorsque nous sommes en compagnie de quelqu’un. Des collines peuvent paraître plus à pic. Notre environnement nous semble plus difficile à surmonter quand nous sommes seuls » affirme Mme Holt-Lunstad.

De toute évidence, nos modes de communications modernes ne feront pas marche arrière. Néanmoins, les deux chercheuses suggèrent que nous devrions chercher à se réhabituer aux « microconnexions », ces petites conversations ludiques ou banales qui ponctuaient autrefois les moments passés à l’arrêt d’autobus ou dans les salles d’attente.

« Ce n’est pas toujours évident», dit Mme Fallik « mais vous vous en sortirez gagnants. »

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Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés


Des suicides chez les personnes âgées sont des risques réels. J’ai eu connaissance une fois d’un homme âgé qui s’est suicidé quand il a su que la famille le placerait sa femme et lui dans une maison pour aînés. Des évènements comme la perte d’autonomie, la mort d’un conjoint, perte du permis de conduire peut amener ces personnes à un isolement, une dépression, pire à en finir avec la vie. Il y a des signes qu’il faut être attentif.
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Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés

 

Les deux personnes auraient décidé d'avaler une forte... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

Les deux personnes auraient décidé d’avaler une forte quantité de médicaments.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne
Montréal

Les indices de troubles de santé mentale chez les aînés ont tendance à être sous-estimés, souligne l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), dans la foulée de la tentative de suicide de deux personnes âgées au Saguenay.

Deux aînés qui seraient en couple depuis plus de 60 ans ont tenté de se suicider en fin de semaine dernière dans une résidence pour personnes âgées de l’arrondissement Chicoutimi, à Saguenay.

L’homme et la femme, âgés respectivement de 85 et de 81 ans, auraient décidé d’avaler une grande quantité de médicaments. Ils se seraient évanouis.

L’homme aurait repris connaissance plus tard et il semble qu’il ait lui-même appelé les secours, tout en admettant qu’il s’agissait d’un pacte de suicide. Sa conjointe et lui ont été transportés à l’hôpital où ils se portaient mieux mardi matin, semble-t-il.

Le Service de police de Saguenay a ouvert une enquête sur cette triste affaire, notamment pour savoir si des gestes criminels ont été posés. Les enquêteurs attendent que les deux aînés se rétablissent pour les questionner.

Reconnaître les signes

En entrevue, le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide, Jérôme Gaudreault, a fait valoir qu’il y avait souvent «sous-diagnostic ou sous-interprétation des troubles de santé mentale» chez les aînés.

«On a tendance à penser qu’il est plus normal d’être déprimé, par exemple, quand on est une personne aînée, alors que non, dans les faits, les personnes aînées ont aussi droit à leur bien-être physique et mental, et la dépression va se traiter aussi bien si on est une personne aînée que si on est une personne plus jeune. Ce qui est très important, c’est d’être attentif aux signes de détresse particuliers aux personnes aînées, et de leur apporter l’aide et le soutien dont elles ont besoin», a-t-il affirmé.

M. Gaudreault a évoqué comme facteurs de risque l’isolement, les conflits familiaux, la perte du permis de conduire et la perte du conjoint.

«Il faut reconnaître les signes, qu’ils soient directs on indirects, par exemple lorsque la personne va en parler, va utiliser des phrases comme « Bientôt, vous n’aurez plus à vous préoccuper de moi », ou « Je ne serai plus un fardeau »». Des comportements aussi, si la personne a tendance à s’isoler, à abuser de l’alcool ou de médicaments. Et des émotions; si la personne vit de la tristesse, du découragement, de l’agressivité», a-t-il souligné.

Dans ces cas, M. Gaudreault suggère de s’adresser aux ressources compétentes, plus particulièrement au Centre de prévention du suicide (1-866-APPELLE), «qui offre un service à la fois auprès des personnes suicidaires, mais aussi auprès des proches, qui accompagnent une personne qui va moins bien».

M. Gaudreault indique tout de même qu’au Québec, avec environ 12 décès par suicide chez les aînés par tranche de 100 000 habitants, les taux de suicide sont «particulièrement bas» si on se compare aux autres provinces.

Concernant le drame récent au Saguenay, le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, a affirmé qu’une enquête avait été ouverte.

«À la suite de certains propos que l’homme impliqué dans l’événement a tenus, on a ouvert une enquête pour connaître les circonstances», a indiqué M. Cormier.

«On va leur laisser le temps de se rétablir, et on va s’asseoir avec ces gens-là pour tenter de voir exactement ce qui s’est passé», a-t-il ajouté.

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Stressés par la vie quotidienne, ils paient pour être mis en prison


Ce n’est pas vraiment une prison, mais un hôtel qui offre une nuit en isolation sans téléphone, ni horloge, pour s’évader de la vie de tous les jours.
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Stressés par la vie quotidienne, ils paient pour être mis en prison

 

© reuters.

Par: Deborah Laurent

En Corée du Sud, certains habitants ont trouvé un moyen de faire baisser la pression. Stressés par leur travail et les exigences de la vie quotidienne, ils paient pour être mis en prison et être isolés du monde extérieur et injoignables.

Depuis 2013, l’établissement Prison Inside Me propose à ses visiteurs de les isoler pendant 24 heures. Pour 90 dollars la nuit, les gens sont enfermés dans une cellule de 5 mètres carrés sans téléphone et sans horloge. Ils portent un uniforme bleu, ils ont droit à un tapis de yoga, un service à thé, un stylo et un cahier. Ils dorment par terre. Il y a des toilettes individuelles dans cette cellule, quand même plus confortable que celle d’une prison traditionnelle.

Nog Ji-Hyang, qui a fondé l’établissement, dit avoir été inspirée par son mari qui travaillait jusqu’à 100 heures par semaine.

« Il m’a dit qu’il aimerait bien parfois aller en prison une semaine pour se reposer et se sentir mieux. »

L’idée de Prison Indide Me était née. Après un séjour dans son hôtel très particulier, les gens lui disent souvent:

« Ce n’est pas une prison. La vraie prison, c’est là où nous retournons. »

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Vous choisissez certainement mal vos amis


Je suis tout à fait d’accord avec cette recherche sur la mixité des groupes fait diminués les préjugés et les stéréotypes. Quand on apprend a connaitre les gens qui sont différents, c’est une richesse d’expérience partager
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Vous choisissez certainement mal vos amis

 

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«On choisit ses amis, pas sa famille» | Andrea Tummons via Unsplash License by

Repéré sur BBC News

Repéré par Aurélie Rodrigues

Développer des relations avec des individus qui ne partagent pas les mêmes goûts ou pensées que nous, loin de nous desservir, ferait de nous des personnes bien plus heureuses et tolérantes.

Les scientifiques s’accordent sur le fait que l’amitié est la clé du bonheur. La Grant Study, la plus longue étude jamais réalisée sur le développement humain, montre que les personnes qui entretiennent et maintiennent des relations sociales fortes et qualitatives sont plus heureuses.

Cependant, de plus en plus d’éléments laissent penser que nous établissons des amitiés avec des personnes qui nous ressemblent. Le risque: créer des cercles relationnels fermés et s’enfermer dans des bulles, comme sur les réseaux sociaux –ce qui engendre un isolement intellectuel et culturel, comme l’explique Eli Pariser, créateur de l’ONG Avaaz.

Cette homophilie –concept qui se rapproche de «qui se ressemble s’assemble»– conduit souvent à renforcer les stéréotypes et les préjugés à propos des autres groupes et de son propre cercle relationnel.

Comme l’explique la BBC, le risque serait de se retrouver dans un monde social divisé en catégories: âge, classe sociale, opinions politiques, religion et ethnicité. La polarisation pourrait être poussée à son paroxysme et en conséquence ces groupes pourraient commencer à vivre dans différents quartiers, étudier dans différentes écoles et commencer à croire à des «faits» différents.

La différence est une richesse

Selon la BBC, s’entourer de personnes différentes de nous serait bénéfique. Notre vision du monde aurait tendance à s’élargir et à ne plus seulement dépendre de stéréotypes ou de préjugés –souvent utilisés pour donner du sens à quelque chose qui nous est inconnu, étranger. Par ailleurs, cette mixité permettrait d’effacer les a priori et de diminuer l’appréhension quant à un début d’interaction avec un autre groupe.

Aux États-Unis, des recherches sur le sujet ont montré que plus les interactions sont fréquentes, plus les préjugés ont tendance à disparaitre. Miles Hewstone, professeur en psychologie à l’université d’Oxford, donne plusieurs exemples de contacts réussis entre différents groupes: les catholiques et les protestants de l’Irlande du Nord; les étudiants blancs américains et les Afro-américains après la déségrégation des établissements scolaires aux États-Unis; les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs à Chypre.

Les bienfaits de la mixité sont aussi visibles à la télévisions et dans les médias en général. En 2007, une étude réalisée par la National communication association a montré que les participants qui ont regardé les programmes Six Feet Under et Queer Eye for the Straight Guy avaient tendance à avoir moins de préjugés envers les hommes gays. Après plus de soixante ans de recherches –de l’Amérique du Nord, en passant par l’Europe et l’Asie– les résultats témoignent du fait que les interactions entre différentes groupes représentent un grand pas vers la tolérance.

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La mauvaise habitude à perdre immédiatement


 

Il est de plus en plus évident que les écrans que ce soit le mobile, la tablette ou l’ordinateur avant de dormir à des effets sur le sommeil surtout quand une personne est réveillée en plus par les notifications. Si les enfants commencent tôt à posséder une tablette, la génération après nous auront de grande difficulté de sommeil qui pourrait aller jusqu’à la dépression
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La mauvaise habitude à perdre immédiatement

 

© thinkstock.

Jeanne Poma

Les réseaux sociaux génèrent un stress négatif pour notre sommeil. A une époque où certains enfants ont accès à une tablette avant l’âge de 4 ans, les chercheurs s’intéressent aux conséquences de l’utilisation des technologies sur notre santé. Les études révèlent que les écrans ont une influence bien inquiétante.

Une tentation qui pourrait nous mener à la dépression

D’après Brian Primack, directeur du Centre de recherche sur les médias, la technologie et la santé à l’Université de Pittsburgh, au plus on utilise les réseaux sociaux, au plus le risque de développer des angoisses, une dépression ou un sentiment d’isolement grandit. Comme dans un cercle vicieux, une personne déprimée aura d’autant plus envie de consulter son téléphone, ce qui ne fera qu’aggraver encore son état psychique. Les études tiennent pour responsable de ce phénomène la lumière bleue de nos écrans. Celle-ci inhibe nos niveaux de mélatonine, un produit chimique qui nous annonce que l’heure du coucher est arrivée.

Parallèlement à cela, les réseaux sociaux rendent parfois anxieux, ce qui rend notre endormissement difficile. La vie des autres semble plus lumineuse que la nôtre sur les réseaux, ce qui affecte notre confiance en nous.

« Ainsi, les pensées et les sentiments reviennent nous hanter alors que nous essayons de nous endormir », ajoute Brian Primack.

Avant de dormir, 30 minutes sans technologies

Les médias sociaux nous obligent à rester statiques. Ils réduisent notre activité physique, qui nous aide à bien dormir. Au moins le week-end, il est recommandé de chercher des choses à faire loin des écrans. Un adulte passe en moyenne plus de temps devant un écran que dans son lit. Il se penche environ 3h par jour sur les réseaux, quand les jeunes générations y passent en moyenne 6 à 8h. Parmi les indicateurs menant à une mauvaise nuit de sommeil, l’utilisation des réseaux durant les 30 minutes avant le coucher figure parmi les indicateurs les plus forts, indépendamment de la durée totale d’utilisation dans la journée.

Les jeunes générations sont les plus touchées par le manque de sommeil. Les parents peuvent fixer des lieux et des périodes durant lesquelles les appareils peuvent ou ne peuvent pas être utilisés. Il n’est pas pour autant nécessaire d’arrêter de consulter les réseaux sociaux, nous ne pouvons pas rivaliser, selon Brian Primack. Mais la modération est la clé. Si vous êtes un peu fatigués aujourd’hui, allez-vous couchez tôt ce soir et laissez votre téléphone en dehors de la chambre. Vous l’utilisez pour le réveil? Achetez un réveil vintage. Vous vous sentirez déjà mieux demain.

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Souffrez-vous d’orthorexie?


Parmi les troubles alimentaires, il y a orthorexie. C’est un trouble que la personne veut tout contrôler son alimentation autant le gras, le sucre, sel, le cholestérol, les oméga, les additifs … Bref, c’est une personne qui se culpabilise si elle s’écarte d’une alimentation plus saine que saine.
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Souffrez-vous d’orthorexie?

 

FOXYS_FOREST_MANUFACTURE VIA GETTY IMAGES

Les personnes en viennent à penser que si elles ne mangent pas correctement, elles sont responsables de leur cancer, de leur diabète ou de n’importe laquelle des maladies qui pourraient les frapper.

C’est à croire qu’il faut s’inscrire au doctorat en biochimie avant de se permettre de manger correctement.

Bien des gens connaissent ce qu’est l’anorexie, cette pathologie qui pousse les personnes qui en sont atteintes à refuser de se nourrir. L’orthorexie est un autre trouble de l’alimentation. Les personnes qui en souffrent développent une phobie à l’idée de manger de mauvais aliments. Orthorexie vient de deux mots grecs: ortho, qui signifie «correctement», et orexie, pour «appétit».

À leur décharge, il faut avouer que les tendances actuelles en matière d’alimentation deviennent de plus en plus complexes. Biologiques, antioxydants, radicaux libres, prébiotiques, probiotiques, polyphénols, acide gras monoinsaturé, acide gras trans, cholestérol, oméga 3, 6 ou 9, et la liste de ces termes pourrait s’allonger encore et encore. C’est à croire qu’il faut s’inscrire au doctorat en biochimie avant de se permettre de manger correctement.

Correctement, c’est justement la deuxième partie du problème. Les personnes en viennent à penser que si elles ne mangent pas correctement, elles sont responsables de leur cancer, de leur diabète ou de n’importe laquelle des maladies qui pourraient les frapper. Cette réflexion peut mener soit à une culpabilisation excessive ou encore, comme nous l’avons souligné, à une véritable phobie de manger des aliments qui contiendraient, du cholestérol, des gras trans, trop de sucre, des additifs, etc.

Lorsque l’orthorexique flanche et consomme un aliment qu’il croit dangereux, il culpabilise et se punit en durcissant encore ses règles alimentaires.

    Les orthorexiques s’informent sur tout ce qui se dit en alimentation et se croient de véritables experts en nutrition. Ils en arrivent à inventer leurs propres règles qu’ils appliqueront à la lettre. Pour les orthorexiques, les autres (comprendre tous les gens qui n’affichent pas la même rigueur) sont au mieux des ignorants et au pire des inconséquents auxquels ils prodigueront conseils et recommandations à satiété. Lorsque l’orthorexique flanche et consomme un aliment qu’il croit dangereux, il culpabilise et se punit en durcissant encore ses règles alimentaires.

    Par contre, tant qu’il ne commet pas le moindre écart, il est fier comme un paon

    « Quelqu’un qui passe ses journées à manger du tofu et des biscuits à la quinoa se sent parfois aussi méritant que s’il avait consacré sa vie à aider les sans-abris », disait le Dr Steve Bratman qui a décrit pour la première fois le phénomène de l’orthorexie en 1997.

    Ayant lui-même souffert de ce problème, il en était rendu à refuser de manger une salade s’il s’était écoulé plus d’un quart d’heure entre la cueillette et le moment où elle se présentait dans son assiette. Il finit par sombrer dans une dépression profonde. Une fois guéri, il réalisa qu’il valait mieux manger à l’occasion une pointe de pizza avec des amis que de consommer constamment seul des germes de plantes dans le fond de sa cuisine. L’isolement et la dépression guettent en effet ces fanatiques de la nourriture santé. Le Dr Bratman a mis au point un test simple pour détecter si vous êtes atteints d’orthorexie:

  • Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?

  • Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?

  • La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle, à vos yeux, plus importante que le plaisir de le déguster ?

  • La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?

  • Êtes-vous récemment devenu plus exigeant(e) avec vous-même ?

  • Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sainement ?

  • Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments «sains» ?

  • Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?

  • Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?

  • Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?

    En répondant oui à 4 questions et plus ci-dessus, vous révélez qu’en ce qui concerne votre alimentation, mieux vaudrait avoir une attitude plus détendue. En répondant oui à toutes les questions, vous montrez que vous êtes complètement obsédé par le fait de manger sain.

L’alimentation n’est pas un dogme qui définit le nombre de litres de thé vert qu’on doit consommer à la semaine.

En alimentation, le laisser-aller total, la malbouffe et la surconsommation ont conduit à des excès dont nous ne subissons que trop les ravages aujourd’hui. Mais il est souhaitable d’éviter de sombrer dans l’autre extrême et devenir orthorexique. L’alimentation n’est pas un dogme qui définit le nombre de litres de thé vert qu’on doit consommer à la semaine. Elle est un besoin vital et aussi un plaisir social et ça, c’est le bon sens. In medio stat vertu, disait l’adage romain, ce qui signifie que la vertu se situe au centre, à égale distance de deux attitudes excessives.

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