Le Saviez-Vous ► 10 choses à savoir sur l’éclipse de Soleil


C’est aux États-Unis que l’éclipse solaire sera à son maximum. Au Canada, elle sera partielle, à Victoria, en Colombie-Britannique qu’ils pourront voir le mieux cette éclipse, l’ombre sera différente. Alors qu’en bas de 80 % l’assombrissement ne sera pas vraiment perceptible. Chez moi, elle sera un peu plus de 60 % et tout dépendant de la météo, pas certain qu’on pourra voir ce phénomène naturel
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1 0 choses à savoir sur l’éclipse de Soleil

 

RDI Matin Week-end en parle avec Philippe Moussette, astronome et photographe.

Une éclipse solaire sera visible lundi dans le ciel nord-américain. Si 12,2 millions d’Américains se trouveront dans la bande d’ombre traversant les 12 États d’où ils pourront observer une éclipse totale, les Canadiens devront se contenter d’une éclipse partielle.

Un texte d’Alain Labelle


1. Qu’est-ce qu’une éclipse totale du Soleil?

Une éclipse est en quelque sorte un jeu d’ombres.

En gros, vous avez trois joueurs : le Soleil, la Lune et la Terre. La Lune, qui est en orbite autour de la Terre, vient s’interposer entre le Soleil et nous. La Lune cache ainsi le Soleil de manière plus ou moins profonde. C’est l’éclipse. Marc Jobin, astronome au Planétarium Rio Tinto Alcan

Ainsi, la Lune étant éclairée par le Soleil, elle projette dans l’espace une ombre en forme de cône long et pointu (ombre totale). Les personnes qui se trouvent à l’intérieur de ce cône d’ombre voient un Soleil presque entièrement caché par la Lune. Elles se trouvent dans la zone de totalité.

Les personnes qui se trouvent autour du cône d’ombre (ombre partielle), dans la pénombre, assistent à une éclipse partielle, puisque le Soleil n’est pas complètement caché. Plus elles s’en éloignent, moins le Soleil est couvert par la Lune.

2. Quelles sont les conditions nécessaires à la création d’une éclipse?

Outre l’alignement Soleil-Lune-Terre, une éclipse solaire ne peut se produire qu’à la nouvelle lune, soit lorsque la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre. Ce n’est qu’à ce moment que l’ombre ou la pénombre de la Lune peuvent atteindre la surface de notre planète.

Une éclipse totale de Soleil telle que captée par le photographe Beawiharta sur la plage de Ternate, en Indonésie, le 9 mars 2016.

Une éclipse totale de Soleil captée par le photographe Beawiharta sur la plage de Ternate, en Indonésie, le 9 mars 2016. Photo : Reuters/Beawiharta

3. Si la Lune est si petite par rapport au Soleil, comment peut-elle le cacher lors d’une éclipse totale?

« C’est une heureuse coïncidence », explique Marc Jobin.

Le Soleil est 400 fois plus gros que la Lune. Mais il est aussi en moyenne 400 fois plus éloigné de la Terre que la Lune.

Ce qui fait que, dans le ciel, les deux objets ont presque exactement la même taille apparente. À peu près un demi-degré de différence. Marc Jobin

4. Que vais-je voir de chez moi?

Cela dépend d’où vous observez l’éclipse. Une éclipse totale n’est visible que dans l’étroite bande balayée par l’ombre de la Lune. Dans le cas présent, la bande traversera les États-Unis. Au Canada, l’éclipse sera partielle à divers degrés. La ville la plus proche de la zone de totalité est Victoria, en Colombie-Britannique. L’assombrissement atteindra 86 %. Dans ce cas, la lumière ambiante prend une drôle de texture, les ombres deviennent différentes.

Pour toutes les autres régions du pays, il n’est pas possible d’observer des changements dans la luminosité.

À Montréal, l’assombrissement sera pourtant de 58 %.

Ce ne sera pas suffisant pour sentir une diminution de l’éclairage ambiant. On sent vraiment que l’éclairage devient étrange à environ 80 % d’assombrissement. Marc Jobin

Sous les 80 % d’assombrissement, souligne Marc Jobin, l’œil fait un excellent travail d’adaptation aux variations d’éclairage, si bien que les changements ne sont pas perceptibles.

Si c’est une éclipse totale ou partielle vraiment très profonde, même sous les nuages, on s’aperçoit que les lumières se sont éteintes dehors! L’éclairage urbain va parfois s’allumer. Ce ne sera pas le cas avec cette éclipse. Marc Jobin

Une éclipse partielle du Soleil dans le ciel de Tonypandy au Royaume-Uni, telle que captée par le photographe Christopher Furlong, le 20 mars 2015.

Une éclipse partielle du Soleil dans le ciel de Tonypandy au Royaume-Uni, telle que captée par le photographe Christopher Furlong, le 20 mars 2015. Photo : Getty Images/Christopher Furlong

Au Québec, pour les régions les plus rapprochées de la bande de totalité (Outaouais,Témiscamingue), un peu plus de 60 % de la surface du Soleil sera cachée au maximum de l’éclipse. Dans l’Extrême Nord québécois, le pourcentage baissera jusqu’à 25 %.

5. À quelle heure l’éclipse sera-t-elle visible?

Votre situation géographique dictera le moment où vous pourrez admirer l’éclipse. En Colombie-Britannique, elle se déroulera en matinée. Par exemple, à Vancouver, elle commencera à 9 h 10, heure locale.

Au Québec, le phénomène aura lieu au milieu de l’après-midi. À Montréal, elle commencera à 13 h 21 pour atteindre son maximum à 14 h 38. Elle se terminera à 15 h 50 min 24 s.

6. Combien de temps durera-t-elle?

Encore une fois, cela dépendra du lieu où vous vous situerez. Du début à la fin, elle durera plus de deux heures. Mais son maximum (moment où la Lune cache le Soleil) est difficile à déterminer.

On ne peut pas dire qu’il y ait une durée pour le maximum, puisque c’est instantané. C’est comme monter une montagne, arriver au sommet, puis redescendre. Marc Jobin

Cela dit, le moment où les observateurs auront l’impression que la Lune recouvre le Soleil variera de 2 min sur la côte ouest américaine à un peu plus de 2 min 30 sur la côte est. La durée maximale de l’éclipse (2 min 40) aura lieu près de la ville de Carbondale, en Illinois.

7. Est-ce que le ciel doit être dégagé?

Oui et non. Quelques nuages n’entraveront pas le phénomène; mais si le ciel est complètement couvert, les observateurs canadiens ne pourront même pas savoir qu’une éclipse se déroule au-dessus d’eux en se fiant à la luminosité ambiante, sauf peut-être ceux qui se trouvent dans le sud de la Colombie-Britannique.

Au Québec et dans la région de Montréal, les chances de bénéficier d’un ciel complètement dégagé lors de l’éclipse ne sont pas idéales à ce temps-ci de l’année. Les statistiques montrent que la fraction du ciel couverte de nuages est d’environ 50 % en moyenne en après-midi.

Cependant, comme la durée totale de l’événement est assez longue et en l’absence de véritable « moment critique » à ne pas manquer, comme lors d’une éclipse totale, même un ciel partiellement nuageux permet de suivre son évolution.

8. Est-ce dangereux de la regarder à l’œil nu?

Oui, très dangereux, que l’éclipse soit totale ou partielle. Il ne faut jamais regarder le Soleil, et ce, même en temps normal. Aucune paire de lunettes fumées vendues en magasin ne permet de regarder directement le Soleil.

À l’œil nu ou avec un instrument d’optique comme un télescope, il est essentiel d’utiliser des filtres appropriés et conçus spécialement pour observer le Soleil. Il est possible de s’en procurer dans les boutiques d’astronomie; ils portent l’homologation ISO 12312-2:2015.

Il faut être vraiment prudent, car une brûlure des cellules rétiniennes de l’œil ne provoque aucune douleur, et les cellules détruites ne se régénèrent jamais.

9. Quels sont les autres moyens pour l’observer?

Si vous n’avez pas de lunettes ISO, vous pouvez projeter l’image du Soleil sur un écran. Cette méthode est la plus sécuritaire et la moins coûteuse. Le site Internet du Planétarium Rio Tinto Alcan explique les différentes méthodes que vous pouvez utiliser.

10. À quand une éclipse totale du Soleil au Québec?

La prochaine se produira le 8 avril 2024. Montréal sera coupée en deux par le phénomène.

La zone de totalité va remonter le long des Grands Lacs, et la limite nord va traverser l’île de Montréal. Laval ne sera pas dans la bande de totalité, mais l’Estrie et la Montérégie, oui. Marc Jobin

L’éclipse au Planétarium Rio Tinto Alcan

À partir de 13 h 15 le lundi 21 août, le Planétarium organise une observation en direct de l’éclipse partielle du Soleil avec les astronomes amateurs. Une programmation spéciale a été conçue pour la journée, et l’entrée est libre. Des lunettes d’observation sécuritaires seront distribuées gratuitement sur les lieux.

http://ici.radio-canada.ca/

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Des chercheurs utilisent Google Maps pour repérer les zones d’esclavage en Inde


L’observation via Google Maps qui permet par un satellite de voir la terre depuis l’espace a fait naitre un programme : Esclavage depuis l’Espace. Malheureusement, l’esclavage est toujours d’actualité et l’Inde serait en première place avec la demande de construction pour des briques
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Des chercheurs utilisent Google Maps pour repérer les zones d’esclavage en Inde

 

Un Indien travaillant dans une fabrique de briques à l'extérieur de Calcutta, le 7 mai 2017. DIBYANGSHU SARKAR / AFP

Un Indien travaillant dans une fabrique de briques à l’extérieur de Calcutta, le 7 mai 2017. DIBYANGSHU SARKAR / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur Quartz

Avec plus de 18 millions de personnes concernées, l’Inde serait le pays où l’esclavage moderne est le plus répandu.

Le travail servile, bien qu’officiellement interdit en Inde depuis 1976, est particulièrement répandu dans le pays, comme le montre Quartz. Sur les 46 millions d’esclaves modernes estimés dans le monde, 18,3 millions se trouveraient en Inde. La Chine, second pays à avoir le plus d’esclaves, n’en compterait «que» 3,3 millions.

Cette forte proportion d’esclaves en Inde s’explique notamment par le boom de la construction que connaît le pays depuis plusieurs années, et qui repose en grande partie sur ses 100.000 fours à briques. Ces fabriques, qui emploient plus de 23 millions de travailleurs, ont énormément recours à l’esclavage des adultes comme des enfants, forcés de travailler dans des conditions déplorables. Lorsqu’un chef de famille accepte de venir travailler dans l’un de ces fours, toute sa famille est également obligée de le suivre, en échange d’un salaire médiocre qui force les travailleurs à s’endetter indéfiniment.

Repérer depuis le ciel pour agir au sol

Les chercheurs du Rights Lab de l’université de Nottingham au Royaume-Uni ont décidé de lancer, en mai 2017, un programme d’observation satellite en Inde de manière à pouvoir cartographier la localisation de ces nombreux fours à briques.

En utilisant Google Maps, le programme Esclavage depuis l’Espace a permis de repérer ces usines, parfaitement visibles depuis l’espace. Les citoyens volontaires étaient eux aussi encouragés à trouver les fours à briques via la plateforme du programme, à les marquer grâce au logiciel et à envoyer les résultats au Rights Lab. Des images satellites plus précises permettent ensuite d’affiner les observations.

Bethany Jackson et Jessica Wadlaw, chercheuses à l’université de Nottingham en charge du programme, ont expliqué les bénéfices d’une telle méthode de cartographie à distance:

«Pour lutter contre l’esclavage, les ONG fonctionnent souvent avec des pratiques qui nécessitent de se trouver sur le sol du pays. Mais lorsque l’esclavage a lieu dans des zones isolées, des zones de conflits ou des aires instables politiquement, cela peut s’avérer très dangereux. Les images satellites nous donnent l’opportunité de trouver les lieux où les droits de l’homme ne sont pas respectés, ce qui permet ensuite d’intervenir plus rapidement et efficacement. L’objectif premier d’Esclavage depuis l’Espace est de connaître l’emplacement de ces fours à briques (…) pour ensuite mener des actions sur le sol.»

L’équipe de chercheurs s’est d’abord focalisée sur une zone de 2.600 kilomètres carrés dans l’état du Rajasthan, mais prévoit d’étendre ses recherches de manière à exaucer le souhait des Nations unies, qui veulent éradiquer l’esclavage d’ici 2030.

Mais à cette date, l’Inde devrait être devenue le troisième plus gros marché de la construction au monde et peser 1 billion de dollars. La demande de briques devrait alors augmenter, ce qui favoriserait malheureusement l’esclavage.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Il y a 40 ans, un président américain écrivait aux extraterrestres une lettre qui voyage encore dans l’espace


Il y a 40 ans, les États-Unis avaient envoyer une capsule temporelle à bord de Voyager 1 dans le but de communiquer avec des civilisations extraterrestres. Une lettre du président des États-Unis Jimmy Carter, des sons des animaux, de la musique, des photos … ainsi que notre ADN, et bien d’autres choses
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Il y a 40 ans, un président américain écrivait aux extraterrestres une lettre qui voyage encore dans l’espace

 

JIMMY CARTER VOYAGER MESSAGE

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozière

Il y a 40 ans, le 16 juin 1977, le président américaine Jimmy Carter écrivait une lettre destinée aux extraterrestres. N’y voyez pas une preuve d’un quelconque complot pour autant. Car sur l’enveloppe, point d’adresse exacte. La missive était destinée à s’insérer dans une sorte de bouteille à la mer de l’espace.

Et effectivement, quelques mois plus tard, la lettre quitta la Terre à bord de la sonde Voyager 1. À l’origine, ce vaisseau, lancé le 5 septembre 1977, avait pour mission d’explorer Jupiter et Saturne. Mais la Nasa avait vu plus loin que ces géantes gazeuses.

Elle souhaitait qu’ensuite, la sonde, la plus rapide jamais lancée alors (et qui ne fut détrônée que par les très récentes sondes Juno et New Horizon), devait ensuite sortir du système solaire, tout simplement. Ce qui a eu lieu en 2012, une première pour un objet créé par l’homme.

Avec cette idée en tête, la NASA a donc voulu placer dans Voyager 1 et 2 (sa grande sœur, plus lente) une sorte de « capsule temporelle« . Le but de cette bouteille spatiale, appelée « Golden Record »?

« Communiquer l’histoire de notre monde aux extraterrestres » potentiels.

Candidature pour rejoindre le club galactique des civilisations

À l’intérieur de Voyager se trouve donc toujours, 40 ans après, la lettre de Jimmy Carter, s’adressant aux extraterrestres. Le président commence par présenter succinctement ce vaisseau, les Etats-Unis, la Terre. Puis d’expliquer que ce message a été « envoyé à travers le cosmos », avec l’objectif de survivre un milliard d’années, jusqu’à une époque où « notre civilisation aura été profondément altérée et où la surface de la Terre pourrait être grandement changée ».

Suit alors un petit message, destiné directement à de possibles extraterrestres découvrant Voyager à la dérive:

Ceci est un présent d’un petit monde éloigné, un témoignage de nos sons, notre science, nos images, notre musique, nos pensées et nos sentiments. Nous tentons de survivre à notre époque afin de pouvoir vivre dans la votre. Nous espérons qu’un jour, après avoir résolu les problèmes qui nous font face, nous rejoindrons une communauté de civilisations galactiques. Cet enregistrement représente notre espoir et notre détermination, ainsi que notre bonne volonté dans cet univers si vaste et génial.

Images et sons de la Terre

Derrière cette lettre symbolique, mais peu utile pour qui ne comprend pas l’anglais, la NASA a également sélectionné différents éléments permettant de mieux nous présenter. 115 images, plusieurs sons naturels et artificiels, des musiques et un « bonjour » en 55 langues différentes.

Tout cela a été intégré dans une sorte de vinyle en cuivre plaqué or, le tout empaqueté dans une pochette de protection en aluminium. Des instructions symboliques expliquent d’où provient la sonde Voyager et donne des instructions pour lire les informations.

On y trouve notamment des dessins expliquant notre conception des mathématiques.

La description de notre ADN.

Ou des photos de notre espèce.

Si des extraterrestres découvrent la sonde Voyager, ils pourront également écouter le bruit du vent et de la pluie sur la Terre:

écouter ici

Des différents animaux qui peuplent actuellement la planète:

écouter ici

Des musiques provenant du monde entier:

écouter ici

Ou encore un « bonjour tout le monde » en Français:

écouter ici

Si avec ça, la Terre n’est pas invitée à rejoindre le club des civilisations galactiques…

 

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce qui arriverait si un trou noir s’approchait de notre système solaire ?


La NASA cherche un moyen pour éviter une collision possible avec des astéroïde dévastateurs qui pourraient un jour frapper la Terre. Alors qu’un trou noir, si un jour cela arriverait, il serait impossible d’éviter un tel désastre. Il parait même qu’un trou noir un gros roupillon dans une galaxie voisine, espérons qu’il ne se réveillera pas sitôt
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Qu’est-ce qui arriverait si un trou noir s’approchait de notre système solaire ?

Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace


En Oklahoma, les scientifiques ont pu démontrer que le séisme est fait par l’homme causé par la fracturation hydraulique pour l’exploitation pétrolière et visible de l’espace Depuis quelques années cet état à dépassé les séismes de la Californie qui sont naturel étant donné sa situation géographique
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Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace

 

Des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris ont étudié le séisme de magnitude 5,7 survenu à Pawnee (Oklahoma) en septembre 2016 en s’appuyant sur des observations sismologiques et des données satellitaires ainsi que sur des modélisations numériques. Ils ont pu déterminer le déroulement complet de la rupture et montrer que les activités humaines sont capables de déstabiliser des failles sismiques dormantes situées à plusieurs kilomètres sous la surface.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’Oklahoma compte désormais plus de séismes que la Californie par année : 800 en 2015 contre un seul en 2009.
  • Conséquence très probable de la fracturation hydraulique, le séisme de Pawnee (magnitude 5,6) est le premier à avoir été mesuré par des satellites.
  • Des chercheurs de l’IPGP l’ont étudié pour tenter de comprendre les mécanismes en œuvre.

Depuis quelques années, l’Oklahoma, situé au cœur du continent américain, détient le record du nombre de séismes aux États-Unis : environ 600 de magnitude supérieure ou égale à 3 en 2014 et au moins 800 en 2015, contre moins d’un par an avant 2009. C’est plus qu’en Californie, un état pourtant situé sur une limite de plaques tectoniques ! Cette sismicité est due à l’injection dans le sous-sol de grandes quantités de fluides usés, surtout de l’eau, pour des opérations de fracturation hydraulique dans le cadre de l’exploitation pétrolière. Cette injection artificielle agit en effet sur la répartition des contraintes dans la croûte terrestre en abaissant le seuil de résistance des failles. Ainsi, celles qui sont initialement proches de ce seuil pourront rompre bien plus tôt (de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années) que si elles avaient suivi leur évolution naturelle.

Face à cette crise, et sous la pression de la population et de la presse, les autorités de l’Oklahoma ont pris de premières mesures de régulation. Si celles-ci ont bien conduit à une légère baisse du nombre de séismes en 2016 (environ 500 de magnitude supérieure à 3), trois de magnitude supérieure à 5 se sont produits qui ont donné lieu à des dégâts matériels. C’est le cas notamment du séisme de Pawnee en septembre 2016 (magnitude 5,7 à 5,8), le plus fort enregistré au centre des États-Unis depuis 70 ans (avec celui de Virginie en 2011).

 

En haut : carte des séismes enregistrés par l’USGS pour l’année 2016 aux États-Unis. Ceux de la côte ouest sont associés à une activité tectonique « normale ». En revanche, dans l’Oklahoma (carte du bas), les séismes (cercles colorés en fonction de la magnitude) sont en très grande majorité induits par l’injection de fluides. © USGS

En haut : carte des séismes enregistrés par l’USGS pour l’année 2016 aux États-Unis. Ceux de la côte ouest sont associés à une activité tectonique « normale ». En revanche, dans l’Oklahoma (carte du bas), les séismes (cercles colorés en fonction de la magnitude) sont en très grande majorité induits par l’injection de fluides. © USGS

Ce séisme de Pawnee est le premier d’origine humaine mesuré par des satellites

Pour réaliser leur étude, trois chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP, IPGP-CNRS, université Paris Diderot, université La Réunion) ont utilisé des observations sismologiques récoltées dans la région de Pawnee mais aussi à des milliers de kilomètres de là. Ils se sont également appuyés sur des interférogrammes radar (InSAR) calculés à partir des données des nouveaux satellites Sentinel-1A et Sentinel-1B de l’ESA, lesquels permettent de mesurer précisément la faible déformation de la surface du sol induite par le séisme. En en combinant de nombreux, les géophysiciens ont pu contrecarrer le bruit atmosphérique qui brouillait l’image de cette déformation, ce qui leur a permis d’observer un déplacement maximal du sol de trois centimètres. Ce séisme est ainsi devenu le premier d’origine anthropique jamais mesuré depuis l’espace !

Il faut rappeler que le déplacement de surface lors d’un séisme tend à augmenter lorsque la magnitude s’accroît ou que sa profondeur diminue. Or, celle de Pawnee est assez élevée (Mw 5,7). Il s’avère donc que le déplacement relativement faible mesuré en surface exclut totalement la possibilité d’un glissement à faible profondeur pendant ce séisme.

Ayant réalisé des simulations à l’aide d’un modèle cinématique inversant conjointement les données radar et sismologiques, les chercheurs ont pu montrer que le glissement avait atteint un maximum de 40 cm environ, que le séisme n’avait duré que 4 secondes et que le glissement sur la faille avait démarré à une profondeur de 4 à 5 km puis s’était développé jusqu’à 9 km, sans jamais remonter vers la surface

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Glissement associé au séisme de Pawnee, visualisé sous la forme d’un bloc 3D. Le séisme a rompu une faille située à l’intérieur du socle cristallin, sous le contact avec la couverture sédimentaire (ligne pointillée) à l’intérieur de laquelle l’injection de fluides a lieu. © IPGP, Insu, CNRS

Glissement associé au séisme de Pawnee, visualisé sous la forme d’un bloc 3D. Le séisme a rompu une faille située à l’intérieur du socle cristallin, sous le contact avec la couverture sédimentaire (ligne pointillée) à l’intérieur de laquelle l’injection de fluides a lieu. © IPGP, Insu, CNRS

Surveiller de près les injections de fluides

Les fluides étant injectés dans la couverture sédimentaire à des profondeurs ne dépassant pas 2 km et le séisme étant resté confiné entre 4 et 9 km, il semblerait que, dans l’hypothèse très probable d’un séisme induit, la perturbation provoquée par l’injection de fluides soit donc parvenue à déstabiliser une faille à distance. Cette perturbation de la pression des fluides emprisonnés dans la roche pourrait donc se propager dans le milieu, et donner ainsi naissance à une « onde » de pression s’étendant progressivement autour des forages d’injection, empruntant les fractures naturellement présentes, jusqu’à atteindre la faille sismique.

Afin d’anticiper l’occurrence d’un séisme dans un tel contexte, il pourrait sembler suffisant de surveiller les failles situées à proximité des puits d’injection. En Oklahoma, la récente obligation imposée aux industriels de déclarer les quantités quotidiennes d’eau injectées dans le sous-solpourrait fournir un moyen de quantifier, par le biais de modélisationsnumériques, l’augmentation de la pression induite sur les failles avoisinantes. Cependant, cette approche est limitée par la faible connaissance du réseau de fractures et des failles réceptrices. La faille impliquée dans le séisme de Pawnee n’avait elle-même jamais été cartographiée. Cette méconnaissance implique d’ailleurs qu’il est très hasardeux de prédire la magnitude maximale de ces séismes induits, la magnitude étant essentiellement limitée par la longueur des failles

http://www.futura-sciences.com

Analemma, un concept de gratte-ciel géant accroché à un… astéroïde


C’est un projet utopique, mais bon, il est permis de rêver. Il y en a qui sont quand même chanceux d’être payé pour concevoir des propositions aussi folles
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Analemma, un concept de gratte-ciel géant accroché à un… astéroïde

 

Le Huffington Post  |  Par Gregory Rozieres


Dubaï peut aller se rhabiller avec Burj Khalifa, son projet de tour la plus haute du monde. Avec ses 828 mètres, elle ne vaut rien comme l' »Analemma tower », qui culmine à… 32 000 mètres de la surface. Et se balade autour du monde. Accrochée à un astéroïde.

Bref, si vous trouvez que l’immeuble improbable en forme de « U » inversé de New-York est un peu extrême, vous n’avez en réalité rien vu. Bon, évidemment, ce concept, imaginé par Clouds AO, a très, très peu de chances de devenir réalité, même à long terme. Mais le cabinet d’architecture est habitué aux projets un peu fous. Ils ont d’ailleurs récemment travaillé sur l’idée d’une maison sur Mars avec la Nasa.

La très hypothétique tour Analemma serait donc en suspension dans le ciel, accrochée à un astéroïde qui tournerait en orbite autour de la Terre et promènerait ainsi la structure.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?


 

Question importante si on songe à coloniser d’autres planètes qui dureront plusieurs années de voyage. Avoir un enfant dans l’espace sous l’apesanteur aura-t-il une incidence sur l’ADN du bébé. Ce sont des hypothèses qui issus d’expériences sur la santé des astronomes et des animaux. Les résultats ne sont pas vraiment encourageants
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Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?

Astronautes

Officiellement, la Nasa refuse de dire si des astronomes ont déjà eu des relations sexuelles dans l’espace.

© NASA/SIPA

« Supposons que des hommes et femmes partent dans l’espace sans retour. Ils se reproduisent normalement. Étant toujours en apesanteur, à quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ? ».

• Partir dans l’espace sans retour

Les projets pour coloniser l’espace sans retour sont rares à l’heure actuelle, la seule mission « sérieusement » envisagée est baptisée « Mars One », lancé en 2012 par les Néerlandais Bas Lansdorp et Arno Wielders (ingénieur et physicien). Elle consiste à… coloniser Mars. Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, rêve lui aussi d’envoyer des individus sur la planète rouge, mais prévoit un trajet retour (si les colons parviennent à fabriquer sur place le carburant nécessaire !). Ces projets sont critiqués par plusieurs scientifiques, qui soulignent les nombreux obstacles technologiques et financiers à surmonter

• Se reproduire normalement

Peut-on avoir une relation sexuelle dans l’espace ? La question peut prêter à sourire, mais la Nasa a réellement réalisé des expériences en ce sens… sur des animaux. Le premier accouplement officiel en apesanteur a eu lieu en 1994 : il s’agissait de médakas (Oryzias latipes), une espèce de poisson abondante dans les rizières et couramment élevée en aquarium. La célèbre astronaute française Claudie Haigneré a participé à une expérience similaire en 1996, mais sur le triton, l’objectif étant là encore de déterminer si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire d’un vertébré pouvaient avoir lieu en micropensanteur. Ces travaux ont permis de révéler des anomalies à certains stades du développement embryonnaire, au niveau de la division cellulaire et de la fermeture du tube neural.

Et chez l’homme ? Officiellement, la Nasa ne se prononce pas sur des possibles relations sexuelles entre astronautes dans l’espace. Même si en 1992, Mark Lee et Nancy Jan Davis, un couple marié, a participé à la même mission spatiale... Pour autant, l’Agence spatiale américaine s’intéresse vraiment à la question de la conception d’un bébé en microgravité. Une étude publiée en 2010 par trois scientifiques génère des désillusions : dans l’état actuel des choses, les radiations solaires semblent bien trop dangereuses pour la gestation. Les rayons cosmiques frappant un vaisseau au cours d’un long voyage réduiraient la concentration des spermatozoïdes chez l’homme et stériliseraient sans doute un œuf fécondé. Quand bien même le fœtus atteindrait son terme, son ADN aurait sans doute subi des mutations rendant les femmes stériles. Heureusement pour la survie de notre espèce, il reste toujours la fécondation in vitro.

• Étant toujours en apesanteur, a quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ?

Nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication scientifique sur ce sujet à l’heure actuelle. Probablement car la fécondation dans l’espace est déjà un frein à l’heure actuelle. Toutefois, de nombreuses études montrent que les missions de longue durée dans l’espace présentent des risques pour la santé : en effet, en l’absence de force gravitationnelle, les cellules de l’organisme sont moins contraintes, ce qui perturbe leur organisation et leur stabilité qui se sont construites en corrélation avec la pesanteur terrestre. Sans oublier la forte exposition aux rayonnements cosmiques.

Ainsi, les astronautes voient leur organisme fragilisé : leur système immunitaire se dérègle, ce qui les rend plus vulnérables aux agents pathogènes, le risque de perte osseuse et de fracture augmentent, leurs capacités aérobiques (servant à produire de l’énergie à partir d’oxygène) diminuent. Leur masse musculaire fond, au niveau des jambes en particulier, d’où la nécessité de faire plusieurs heures d’exercice par jour pour ne pas perdre en force et en coordination : Thomas Pesquet teste actuellement une machine baptisée MARES dont la fonction est de mesurer la perte de masse musculaire liée à la microgravité et de trouver des exercices pour la limiter. Perdant de la masse musculaire et sous-estimant leurs besoins nutritionnels, les astronautes laissent prévoir que l’homme de l’espace sera plus mince qu’actuellement.

D’autres effets, encore moins visibles de l’extérieur, ont été constatés chez des astronautes effectuant des missions longue durée : leurs battements cardiaques deviennent irréguliers, et leur cœur… plus rond ! Ce qui rend cette pompe moins efficace. Sa santé mise à rude épreuve, il est également fort à parier que l’homme de l’espace devra trouver un moyen d’améliorer sa perception visuelle et son orientation spatiale, car ces deux éléments sont perturbés par la microgravité. Enfin, les rayonnements cosmiques n’épargnent pas le système nerveux de l’astronaute, et seraient à l’origine de maladies dégénératives. Pour coloniser l’espace, l’être humain devra trouver des solutions à ces multiples problèmes.

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