Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème


Vous n’avez pas oublié que c’est demain le 30 juin que nous allons avoir une seconde de plus pour le dodo ! Il se pourrait que les choses ne tournent pas tout à fait rond par la suite, comme en 2012. Quoique, je doute que le commun des mortels s’en rappellent
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Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème

 

La dernière minute du mois de juin durera 61 secondes. Une curiosité liée à la rotation irrégulière de la Terre, beaucoup moins disciplinée que les horloges atomiques. Mais cette seconde additionnelle est remise en cause par certains pays désireux de la supprimer.

Dans le monde entier, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, en « temps universel coordonné » UTC (souvent appelé GMT de façon obsolète), la minute entre 23h59 et 00h00 durera une seconde de plus que la normale.

Les particuliers ne verront pas la différence.

« Mais s’ils sont très sourcilleux, ils pourront toujours régler leur montre à la seconde près, au besoin en téléphonant à l’horloge parlante », explique Daniel Gambis, directeur du Service de la Rotation de la Terre, chargé de décider au niveau international de l’ajout de ces secondes intercalaires.

En revanche, « les grands systèmes de navigation par satellites, les systèmes de synchronisation des grands réseaux d’ordinateurs devront prendre en compte cette modification sous peine d’encourir des ‘bugs' », ajoute M. Gambis dont le service est basé à l’Observatoire de Paris.

Par cette seconde additionnelle, l’Homme entend réconcilier deux échelles de temps, celle du Temps Universel (TU) basé sur la rotation de la Terre et sa position par rapport aux astres et celle du Temps Atomique International (TAI), défini depuis 1971 à partir du parc mondial d’horloges atomiques.

Lorsque le Temps Universel Coordonné (UTC) a été créé en 1972 par un accord international, il a été convenu que l’écart entre les deux ne devait pas dépasser 0,9 seconde. Au-delà, une seconde intercalaire doit être insérée dans le temps UTC.
Depuis 1972, 26 secondes (en comptant celle du 30 juin) ont été rajoutées.

Une seconde de trop ?

Sur le très long terme, la planète bleue a tendance à ralentir, notamment en raison de l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil, responsable des marées.

Les horloges atomiques actuelles, qui s’appuient sur les propriétés des atomes pour mesurer le temps, sont en revanche d’une exactitude telle qu’elles n’enregistreraient qu’une seconde de dérive toutes les 300 millions d’années.

Actuellement, près de 400 horloges atomiques dans le monde permettent au Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) basé à Sèvres (région parisienne) de calculer le Temps Universel Coordonné (UTC).

Mais l’exercice de la seconde intercalaire n’est pas du goût de tout le monde et certains pays (États-Unis, France…) souhaiteraient le supprimer, le jugeant inutilement compliqué, pour ne plus se fier qu’aux horloges atomiques alors que d’autres (Grande-Bretagne notamment) plaident pour son maintien.

Une réunion organisée dans le cadre de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) aura lieu à ce sujet en novembre 2015 à Genève.

Les tenants de la suppression de cette seconde additionnelle soulignent qu’elle devient plus difficile à gérer maintenant que de nombreux équipements ont des horloges internes.

Le dernier ajout d’une seconde intercalaire le 30 juin 2012 avait provoqué un problème de synchronisation sur le web, notamment pour des serveurs ou des sites marchands.

Le géant américain de l’internet Google, qui a eu des soucis par le passé à cause de cette seconde additionnelle, a pris des dispositions pour que cela ne se reproduise pas cette année.

Le monde de l’espace aussi est attentif. Il n’y a jamais de lancement de fusées ces jours-là.

Les tenants du statu quo jugent que le système actuel est un bon compromis.

Si la seconde intercalaire était supprimée, le temps UTC serait alors découplé de la rotation de la Terre.

Pour Daniel Gambis, supprimer la seconde intercalaire reviendrait « à s’abstraire du temps naturel », lié aux astres. « Est-ce qu’on veut mettre l’Homme au service de la technologie ou la technologie au service de l’Homme », s’interroge-t-il ?

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La Russie veut coloniser la Lune… avec des robots


Je redoute un peu ce genre d’entreprise. Bon, je ne connais pas grand chose dans l’exploitation spatiale, mais des explosions sont-elles possibles et si l’intensité d’une explosion avait quelle conséquence sur la lune ?.. De la science-fiction comme la série américaine « cosmos 1999″ ?
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La Russie veut coloniser la Lune… avec des robots

 

 

Projet de base lunaire russe (crédit : Lavochkine)

Projet de base lunaire russe (crédit : Lavochkine)

Les Russes prévoient d’installer, à l’horizon 2037, une base lunaire entièrement robotisée pour exploiter les minéraux, selon l’association russe Lavochkine, présente au salon du Bourget 2015.

La maquette d’une base lunaire futuriste, cernée d’une enceinte de panneaux solaires et peuplée de robots, trônait sur le stand de l’association russe Lavochkin, au salon du Bourget, qui s’est achevé le 21 juin 2015.

« Ce projet n’existe pas que sur le papier, assure l’ingénieur russe présent à Paris, nous sommes actuellement en train d’en réaliser les premiers éléments pour les lancer à partir de 2020 ».

Explorer et exploiter

Alors que sous l’administration Obama les Américains ont abandonné leurs ambitions lunaires, les Russes joueraient de leur côté la carte des robots, celle qui avait assuré leur suprématie durant les premiers épisodes de la course à la Lune dans les années 1960. L’enjeu cette fois n’est plus seulement d’explorer mais aussi d’exploiter. Exploiter les ressources minérales de notre satellite et notamment l’hélium 3, un isotope particulier de l’hélium (deux protons et un neutron) apparu aux premiers instants de l’univers et dont la fusion nucléaire satisferait potentiellement les besoins énergétiques de l’humanité. L’ennui, c’est que cet élément gazeux est extrêmement rare sur Terre, alors qu’on en trouve en profusion dans le sol sélène, déposé là par les vents solaires. 

Projet de base lunaire russe entièrement robotisée. (© Lavochkine)

En réalité, ce programme est dans les tuyaux depuis la fin des années 1990. Mais au début du millénaire, le spatial russe a vu ses ressources financières fondre et ses ambitions lunaires remisées, avant de ressurgir ces dernières années avec tout de même beaucoup d’incertitudes quant aux dates de lancement. Le premier élément qui doit être lancé vers la Lune, Luna-Glob, a été repoussé plusieurs fois depuis 2012 et l’on parle maintenant de 2018 voire 2020 pour le lancement de cet orbiteur de 120 kg chargé d’étudier l’environnement martien. Il est équipé de pénétrateurs japonais de 45 kg qui se ficheront dans le sol polaire de la Lune pour étudier sa sismicité à l’aide de capteurs.

ENCHAÎNEMENT. Se succéderont ensuite à un rythme quasi annuel, si tout se passe bien, un orbiteur (Luna-Glob orbiter), un atterrisseur (Luna-Resurs lander), un rover à six roues (Luna-Grunt rover mission Luna-Resurs rover) qui pendant un an arpentera et scrutera un cratère au pôle sud de la Lune et une mission de retour d’échantillons lunaires (Luna-Grunt sample return vehicle).

Le pôle Sud, un site privilégié

Ces missions d’exploration dans la région du pôle Sud sont le préalable à la création d’une base robotique (« Lunny Poligon » en russe) destinée à mettre au point les méthodes d’extraction des éléments du sol lunaire et mener par ailleurs des recherches scientifiques et technologiques. Le choix de l’installer au pôle Sud s’explique par la possibilité d’y trouver de la glace d’eau dans des cratères ombragés afin d’en extraire l’hydrogène nécessaire à la fabrication de carburant pour les vaisseaux de retour. C’est également une région constamment éclairée par le soleil, un critère important puisque les installations seront équipées de panneaux solaires. De plus, le pôle Sud a été désigné par les astronomes comme un site privilégié pour l’étude du centre de la Voie lactée.

Famille des rovers qui assureront différentes tâches dans la future base robotisée. (©Lavochkine)

A ce stade, qui nous mène à l’horizon 2037, et s’ils arrivent jamais à réaliser toutes ces étapes, les Russes – qui n’excluent pas une coopération internationale et des fonds privés- seraient fin prêts à se lancer dans l’exploitation à grande échelle des minerais lunaires. Enfin, cette première base lunaire pourrait servir de support logistique à une future base lunaire habitée. Mais cette dernière étape est encore à ce jour du domaine de la science fiction.

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Une mystérieuse pyramide sur la surface de Cérès


Après avoir spéculé des extraterrestres sur Mars, voilà le tour de Cérès après l’envoi d’une pyramide qui serait sur cette planète naine. Heureusement, des personnes plus sérieuses émettent des hypothèses qui pourraient être plausibles
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Une mystérieuse pyramide sur la surface de Cérès

 

Une

La pyramide sur la planète naine Cérès. Capture d’écran Gentside

C’est un mystère de plus pour Cérès. Après les étranges taches repérées à la surface de la planète naine, c’est une nouvelle observation qui intrigue les astronomes. Celle-ci a été réalisée grâce à des images capturées par Dawn, la sonde spatiale de la NASA, et révélant la présence d’une pyramide à la surface de Cérès.

Alors que la surface de la planète naine est essentiellement plate, cette formation géologique a de quoi surprendre. D’autant plus qu’elle ferait, selon les estimations, environ 4,8 kilomètres de haut, soit l’équivalent du Mont Blanc.

ACTIVITÉ VOLCANIQUE OU… PRÉSENCE D’EXTRATERRESTRES?

Les images ont été prises le 6 juin dernier à une distance d’environ 44 000 kilomètres de la surface de Cérès. La NASA n’avance aucune explication quant à la formation de cette étrange proéminence, se contentant de la décrire pour le moment comme une «montagne dotée de pentes abruptes, saillant de la surface relativement lisse de la planète naine».

Face à tant d’incertitudes, les théories vont bon train pour expliquer cette structure montagneuse.

«Tout le monde à son ou sa théorie propre, mais l’arbitre ultime reste la nature. Nous pouvons supposer et apporter des arguments tant que nous voulons, mais la réponse sera bientôt explicitée», a affirmé au Daily Mail Marc Rayman, le directeur de la mission Dawn.

Selon les spécialistes, la présence de cette pyramide pourrait être liée à l’ancienne activité volcanique de Cérès. Les scientifiques ont en effet pu observer des traces de coulées de lave, des glissements de terrain ainsi que des structures naturelles effondrées à la surface de la planète naine.

Sans surprise, cette mystérieuse formation suscite également des théories moins rationnelles faisant de cette dernière la preuve de la présence d’une civilisation extraterrestre.

DES RÉPONSES D’ICI LA FIN DE L’ANNÉE?

Davantage d’observations seront nécessaires pour confirmer l’une des hypothèses avancées alors que le mystère autour de Cérès semble s’épaissir. Outre cette pyramide, les dernières données transmises par la sonde comportent également des photos plus précises des deux points brillants qui restent pour l’heure inexpliqués par la communauté scientifique.

Mais ils ne le resteront peut-être plus longtemps puisque Dawn devrait se rapprocher petit à petit de Cérès, jusqu’à orbiter à 375 kilomètres autour de la planète en décembre. 

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Rosetta pourrait terminer ses jours sur la comète Tchouri


C’est probablement le meilleur scénario que la sonde Rosetta pourrait faire, aller rejoindre son compagnon de toujours le robot Philae.
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Rosetta pourrait terminer ses jours sur la comète Tchouri

 

Rosetta

Représentation artistique de la sonde Rosetta à proximité de la comète Tchouri. Photo ESA

PARIS – L’Europe a décidé de prolonger jusqu’en septembre 2016 la mission Rosetta et envisage de faire «atterrir» la sonde sur la comète Tchouri, où se trouve déjà le petit robot Philae, pour clore en beauté une aventure scientifique qui passionne le grand public.

«Je vais peut-être prendre ma retraite à la surface de la comète 67P à la fin de ma mission. Mais d’ici-là, j’ai plein de nouvelles expériences scientifiques très excitantes à réaliser», a tweeté Rosetta via l’Agence spatiale européenne (ESA).

Mardi, le comité scientifique de l’ESA a donné officiellement son accord pour prolonger de neuf mois la mission qui jusqu’à présent n’était financée que jusqu’à fin décembre 2015. «L’aventure continue», souligne l’ESA dans un communiqué.

Puis, en septembre 2016, selon le scénario «le plus probable», la sonde sera envoyée sur le noyau de la comète, indique l’ESA.

Les comètes sont des petits corps du système solaire constitués d’un noyau fait de glace, de matériaux organiques et de roches, et entouré de poussières et de gaz. L’objectif de la mission, lancée il y a plus de vingt ans, est de mieux comprendre l’évolution du système solaire depuis sa naissance, les comètes étant considérées comme des vestiges de la matière primitive.

Lancée en mars 2004, la sonde Rosetta a voyagé pendant dix ans, en compagnie du robot Philae, avant de rejoindre 67P, devenant le premier engin spatial à réussir cet extraordinaire rendez-vous à 100 km d’une comète.

Rosetta, qui compte onze instruments, a ensuite largué avec succès le 12 novembre l’atterrisseur Philae sur le noyau de la comète, réalisant une autre première historique.

FANTASTIQUE POUR LA SCIENCE


Les prochains mois seront très intenses pour la sonde et son robot car la comète file vers le Soleil. Elle envoie de plus en plus de jets de gaz et de poussières, ce qui oblige Rosetta à se tenir à une distance respectueuse d’environ 200 kilomètres.

Le 13 août, la comète atteindra sa «périhélie», c’est-à-dire le point sur son orbite qui est le plus proche du Soleil. Il se situe à 186 millions de kilomètres pour Tchouri.

Puis la comète s’éloignera à nouveau du Soleil.

La prolongation de la mission est «une nouvelle fantastique pour la science», a souligné Matt Taylor, scientifique de la mission Rosetta. «Nous pourrons observer le déclin de l’activité de la comète alors que nous nous éloignerons de nouveau du Soleil, et nous aurons la possibilité de voler plus près de la comète afin de recueillir plus de données encore», explique-t-il.

Les comètes captivent les scientifiques parce qu’ils pensent qu’elles ont pu apporter de l’eau et des molécules carbonées sur la Terre, contribuant ainsi à l’apparition de la vie sur la Planète bleue.

La prolongation de la mission devrait aussi permettre de localiser visuellement Philae de façon précise car la sonde sera autorisée à prendre plus de risques et à réaliser à nouveau des survols proches.

Puis, la comète s’éloignant du Soleil, les panneaux solaires de la sonde finiront par ne plus recevoir assez de lumière pour lui permettre de fonctionner correctement.

«La façon la plus logique de terminer la mission est de poser Rosetta à la surface» du noyau de la comète, déclare Patrick Martin, le responsable de la mission Rosetta.

Si ce scénario est retenu, Rosetta devra entamer une descente en spirale vers la comète sur une période de trois mois, tout en continuant à travailler.

La sonde n’ayant pas été conçue pour atterrir, son arrivée sur la comète impliquera sa détérioration et sans doute la fin de ses communications avec la Terre.

«Cela mettra fin à l’une des missions d’exploration de l’espace les plus réussies à ce jour», selon l’ESA.

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Philae redonne de ses nouvelles après plusieurs jours de silence


Philae fait encore de belles surprises en envoyant des données à la Terre via la sonde Rosetta. Peut-on espérer que les scientifiques pourraient eux aussi envoyer des demandes pour en savoir plus sur Tchouri avant qu’il atteigne le Soleil ?
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Philae redonne de ses nouvelles après plusieurs jours de silence

 

PHILAE

Le robot européen Philae, qui se trouve sur la comète « Tchouri » et n’avait pas donné de ses nouvelles depuis plusieurs jours, a réussi à communiquer vendredi pendant 19 minutes avec la sonde Rosetta, a annoncé le DLR, l’agence spatiale allemande.

Le robot-laboratoire, qui s’est réveillé le 13 juin après sept mois d’hibernation, avait réussi ce jour-là à communiquer pendant deux minutes avec la Terre via la sonde et à transmettre des données. Le lendemain il y avait eu à nouveau un contact mais de mauvaise qualité. Depuis il était resté silencieux.

Ce troisième contact confirme que « Philae va très bien », indique le DLR dans un communiqué.

Pour améliorer les communications avec Philae, les équipes de Rosetta qui escorte la comète dans sa course vers le Soleil, ont décidé de modifier le plan de vol de la sonde.

Le contact a été rétabli vendredi entre 13H20 et 13h39 GMT , précise le DLR qui se charge du pilotage du robot pour l’Agence spatiale européenne (ESA).

Le robot-laboratoire a envoyé des données notamment sur l’état du module.

« A présent, l’atterrisseur opère à une température de 0 degré Celsius, ce qui signifie que la batterie est assez chaude pour stocker de l’énergie », indique le DLR.

« Cela veut dire que Philae pourra aussi travailler pendant la nuit », ajoute le DLR.

Ces derniers temps, Philae fonctionnait la journée grâce à ses panneaux solaires mais sa batterie était trop froide pour se recharger.

Sur la comète, le jour dure un peu plus de 12h00.

Le robot, qui s’est posé entre des falaises et est resté à l’ombre pendant plusieurs mois, a aussi envoyé des données enregistrées la semaine dernière. Les ingénieurs ont pu constater que la luminosité s’était accrue car la comète se rapproche du Soleil.

« A la fin du contact, ses quatre panneaux solaires recevaient de l’énergie », précise le DLR.

Vendredi, « la communication a subi plusieurs interruptions mais sinon c’était la première fois que le signal était stable sur une longue période », relève le DLR.

« Nous avons besoin d’un contact stable et long pour pouvoir lancer les expériences comme prévu », souligne le DLR.

Philae est doté de dix instruments. Les scientifiques espèrent notamment qu’il permettra de trouver des molécules organiques complexes qui pourraient donner des clefs sur l’apparition de la vie sur Terre.

Le robot a réalisé le 12 novembre une première historique en atterrissant sur le noyau de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Il a travaillé pendant 60 heures avant de s’assoupir faute d’un ensoleillement suffisant pour permettre à ses batteries solaires de fonctionner.

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Rosetta : sur la comète Tchouri, le robot Philae s’est réveillé


C’est surprenant, moi-même, je n’aurais pas cru que Philae se serait réveillée pour transmettre des données. Même si ce ne fut qu’un bref instant, on peut espérer qu’il communiquera encore avec Rosetta
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Rosetta : sur la comète Tchouri, le robot Philae s’est réveillé

 

Par Joël Ignasse

Le robot Philae s’est réveillé ! ESA

Après sept mois d’hibernation, le robot Philae a donné un signe de vie dans la nuit de samedi à dimanche. Une nouvelle que les scientifiques n’espéraient plus.

 

DARMSTADT. C’est au Centre opérationnel de l’Agence spatial européenne (ESA) à 22h28 dans la nuit de samedi à dimanche que le signal émis par le robot Philae a été reçu. Il s’agit d’une transmission d’environ deux minutes avec 40 seconde et 300 paquets de données qui laissent penser que le robot pourrait reprendre ses activités scientifiques dans quelques jours. Une formidable surprise pour toute la communauté spatiale.

Le réveil d’un condamné

Après dix ans de voyage à bord de la sonde européenne Rosetta, le robot Philae a connu son heure de gloire en novembre dernier quand il s’est posé sur sa cible, la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko  (« Tchouri » pour les intimes). Malheureusement, Philae a atterri, après deux rebonds, entre des falaises dans un lieu peu éclairé. Ses panneaux solaires ne recevaient pas assez de lumière pour recharger ses batteries et le robot s’était mis en veille depuis le 15 novembre.

Après avoir pensé qu’il pourrait se réveiller vers le mois de mars, quand la comète Tchouri se rapprochant du Soleil recevait plus de lumière, les scientifiques de l’ESA avaient peu à peu perdu espoir de voir leur robot reprendre vie. Ils maintenaient tout de même une veille attentive qui vient d’être récompensée.

OPERATIONNEL.

« L’atterrisseur est prêt à reprendre ses opérations », a déclaré Stefan Ulamec, responsable du robot, dans un communiqué de l’agence spatiale allemande DLR.

Philae a retrouvé un peu de chaleur puisqu’il a atteint sa température opérationnelle de -35°c et a rechargé ses batteries avec 24 watts disponibles. Pour pouvoir entrer en contact avec la sonde et recevoir ses télécommandes, Philae a aussi besoin de 12 watts au minimum. Et pour pouvoir répondre et envoyer des données, il lui faut 19 watts au minimum.

L’analyse des données envoyées par Philae a révélé que le robot s’est sans doute réveillé quelques jours avant samedi mais qu’il n’était pas en mesure d’établir un contact plus tôt. Les scientifiques espèrent qu’il réussira un nouveau contact prochainement, il y a encore 8000 paquets de données non transmises dans la mémoire de l’atterrisseur. Ils sont en train de d’améliorer la communication entre Philae et Rosetta, la sonde qui est en orbite autour de la comète Tchouri et qui sert de relai vers la Terre.

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Mission Rosetta : l’atterrisseur Philae a été retrouvé !


Il semble que Philae ne soit pas disparue. Bon, il faut encore quelques vérifications, mais selon les indices, il serait toujours sur la comète Tchouri qui se dirige vers le soleil. On croit qu’il serait impossible qu’une communication s’établisse entre la Terre et Tchouri dû au manque d’ensoleillement pour recharger les batteries. En tout cas, la mission du robot Tchouri a quand même donné de bons résultats et des renseignements inestimables
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Mission Rosetta : l’atterrisseur Philae a été retrouvé !

 

Un montage réalisé pour montrer la position, plutôt inconfortable, de Philae, posé sur la comète. Une des trois jambes ne touche pas le sol. © Esa/DLR

Un montage réalisé pour montrer la position, plutôt inconfortable, de Philae, posé sur la comète. Une des trois jambes ne touche pas le sol. © Esa/DLR

Caché dans le relief tourmenté de la comète 67P/Churyumov-GerasimenkoTchouri, l’atterrisseur Philae, au terme de sa course folle du 12 novembre 2014, semblait avoir échappé aux caméras de Rosetta. L’analyse des données de l’instrument Consert a permis de cerner la zone où il devrait se trouver et un examen attentif des images prises par la caméra Osiris en décembre dernier a finalement montré quelque chose qui ressemble fort au petit robot.

Il y a un peu plus d’un mois, le 8 mai, débutait une nouvelle période de dix jours pour tenter d’établir le contact avec Philae, le petit atterrisseur de la mission Rosetta. Les équipes de l’Esa et celle de mécanique spatiale du SONC (Cnes) se sont relayées pour tenter de capter un signal de l’engin qui s’est posé le 12 novembre 2014 quelque part sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Depuis le 15 novembre, il reste silencieux et sourd à toutes les tentatives d’entrer en contact avec lui et les caméras de la sonde Rosetta ne sont toujours pas parvenues à le voir.

Mais, très bonne nouvelle, Philae a été retrouvé. Non pas lors de cette nouvelle campagne d’écoute mais en comparant des images acquises le 22 octobre 2014 avec d’autres prises les 12 et 13 décembre 2014. Une découverte remarquable, qu’explique le Cnes sur son site Internet, que l’on doit à Guillaume Faury, d’Akka Technologies, une entreprises qui travaille sous contrat pour le Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) et l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP).

Entre l'image de gauche, prise par la caméra Osiris, à bord de Rosetta, le 22 octobre et celles de droite, saisies avec le même instrument les 12 et 13 décembre 2014, une tache blanche apparaît. Sa forme en trèfle correspond à celle de l'atterrisseur Philae, avec deux de ses pattes. © Esa/Rosetta/MPS for Osiris Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Entre l’image de gauche, prise par la caméra Osiris, à bord de Rosetta, le 22 octobre et celles de droite, saisies avec le même instrument les 12 et 13 décembre 2014, une tache blanche apparaît. Sa forme en trèfle correspond à celle de l’atterrisseur Philae, avec deux de ses pattes. © Esa/Rosetta/MPS for Osiris Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Philae retrouvé mais dans une position bien inconfortable

La première piste est venue de l’instrument Consert, qui a fonctionné dès l’atterrissage de Philae. Grâce à un échange radar avec Rosetta, il a réalisé à travers la comète une sorte de scanner pour mieux comprendre la structure interne. L’analyse fine des signaux reçus a permis de situer Philae dans une ellipse de 16 x 160 m. La comparaison des images entre octobre et décembre a ainsi pu être réduite à une petite zone.

Toutefois, s’il ne fait guère de doute que les pixels blanchâtres repérés sont bien ceux de Philae, le conditionnel reste de mise tant que la sonde Rosetta ne l’a pas vu. En supposant qu’il s’agit bien de Philae, seules de nouvelles images à haute résolution de la zone avec un bon éclairage permettraient de trancher, mais les survols rapprochés du noyau sont à présent proscrits à cause de l’accroissement de l’activité de la comète à l’approche du Soleil. Il faudra donc attendre l’automne et la baisse de cette activité pour revenir à proximité et avoir la certitude qu’il s’agit bien de Philae et non pas d’un morceau de glace sale réfléchissant la lumière solaire. D’ici là, on espère que les modifications locales de la surface n’auront pas de facto mis un terme aux recherches en enfouissant Philae ou en le catapultant dans l’espace !

Les rebonds (non prévus) qu'a effectués Philae lors de son atterrissage sur la comète Tchouri. © Esa/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA
Les rebonds (non prévus) qu’a effectués Philae lors de son atterrissage sur la comète Tchouri. © Esa/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Philae se réveillera-t-il ? La question reste posée…

Cette découverte est évidemment une bonne nouvelle. Certes, cela ne va ramener Philae à la vie. Les conditions d’ensoleillement restent nettement insuffisantes pour qu’il recharge ses batteries et enclenche un cercle vertueux lui permettant de fonctionner normalement. Mais pour l’équipe scientifique le fait de connaître sa position avec exactitude est primordial pour exploiter pleinement les données récoltées par ses instruments, notamment celles de Consert.

Le repérage de Philae permettra aussi de déterminer la période à partir de laquelle l’évolution des conditions d’ensoleillement à l’approche du Soleil favorisera le réveil de l’atterrisseur et sa reprise de contact avec l’orbiteur. Mais cela, c’est une autre histoire…

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