Le Saviez-Vous ► La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié


Tout le monde connaît le chien Laïka ce premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Il est mort en orbite dans la fusée Spoutnik 2. Alors que le premier félin était Félicette, une chatte qui a effectué un vol spatial et revenue vivante de cette expérience. Ce qui aide a accepter ce genre d’expérience, est qu’elle ne semblait pas être affectée, elle était en bonne santé et calme
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La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié

 

 

Ina.fr

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Repéré par Jean-Laurent Cassely

Repéré sur Gizmodo

L’histoire passionnante de Félicette.

 

C’est un épisode relativement peu connu de l’histoire de la conquête spatiale sur laquelle revient le site Gizmodo. Et il a des allures de séquence sortie d’un OSS 117. Ses protagonistes: la chatte Félicette et la fusée Véronique, lancées depuis la base de Colomb Bacar à Hammaguir dans le Sahara algérien le 18 octobre 1963 par l’armée française.

L’objectif du Centre d’études et de recherches de médecine aérospatiale (Cerma) était d’étudier le comportement de l’animal durant la dizaine de minutes dont cinq en absence de gravité, qu’il aura passées en vol.

Un documentaire archivé par l’INA a immortalisé les conditions dans lesquelles les chercheurs avaient sélectionné Félicette. La chatte faisait partie d’un groupe de quatorze, qui pendant plusieurs mois ont été entraînées et testées: une à deux heures enfermées dans une boîte chaque jour dans une cabine qui simulait les bruits de la fusée, et même des séances traumatisantes de centrifugeuse, le tout avec des électrodes plantées dans le crâne. Six chattes furent présélectionnées la veille du vol, choisies pour leur calme pendant les épreuves et, le jour J, Félicette devint l’élue.

Cet oubli relatif dans lequel l’astrochatte est tombée pourrait s’expliquer selon l’historien de la conquête spatiale Robert Pearlman, interrogé par Gizmodo, par l’absence d’une suite glorieuse aux tentatives françaises de se faire une place dans la course entre Soviétiques et Américains. L’histoire de Félicette «ne mène pas à une histoire plus large», à l’inverse de la célébrissime chienne Laika, qui sera la première à voyager dans l’espace en 1957 à l’initiative de l’Union soviétique. Bien que dix Français –dont, tout récemment, Thomas Pesquet– aient voyagé dans l’espace, leurs missions se sont déroulées dans le cadre de coopérations internationales, à l’inverse des premières missions américaines ou soviétiques.

Héros sans nom

 

Selon le site de Patrick Roberts, qui écrit sur les chats célèbres, les chattes sélectionnées par le Cerma pour partir dans l’espace n’étaient pas nommées, afin d’éviter que le personnel ne s’y attache. Félicette aurait été baptisée après coup, peut-être par la presse, lors de son retour triomphal à Paris. Une légende veut qu’elle ait remplacée au pied levé Félix, un chat de gouttière qui s’était échappé juste avant le lancement de la fusée, mais il s’agit selon l’historien d’un mythe.

Après le vol de Félicette, une carte postale fut envoyée aux participants avec la mention:

«Merci pour votre participation à mon succès du 18 octobre 1963».

Source: site du CNES

Le 24 octobre de la même année, un autre chat lancé par l’armée aura moins de chance: la fusée s’écrasa avec son occupant, laissant à Félicette le titre de première, mais aussi d’unique félin à avoir effectué un vol spatial et à en être revenu vivant.

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Thomas Pesquet : depuis l’espace, l’astronaute est témoin de la pollution humaine


J’ose imaginer la sensation de regarder la Terre depuis l’espace. C’est de réaliser sa petitesse dans ce grand univers. Mais, malgré la beauté de notre planète, quand les activités humaines, la pollution se voient aussi loin qu’une station spatiale, il faut vraiment prendre conscience de ce que nous avons, si nous ne laissons faire, nous allons perdre beaucoup plus que notre maison, notre environnement …
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Thomas Pesquet : depuis l’espace, l’astronaute est témoin de la pollution humaine

 

Thomas Pesquet en direct sur Europe 1 depuis l'ISS

L’astronaute de l’ESA Thomas Pesquet était en direct sur Europe 1 le jeudi 12 janvier 2017.

© EUROPE 1

Olivier Lascar Rédacteur en chef du pôle digital de Sciences et Avenir

L’astronaute de l’Agence spatiale européenne Thomas Pesquet était l’invité d’Europe 1 ce jeudi 12 janvier 2017. Il a raconté comment la pollution humaine est visible depuis la Station spatiale internationale.

On appelle cela le « overview effect ». Autrement dit la réaction au spectacle de la Terre, vue dans son entièreté depuis l’espace. Avant son départ le 17 novembre 2016 pour la Station spatiale internationale (l’ISS, qui orbite à 400 km au-dessus de nos têtes), l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA) Thomas Pesquet avait bien essayé d’imaginer ce que cet « overview effect » pourrait provoquer en lui – il l’avait notamment raconté dans un entretien avec des journalistes, un mois avant le décollage. Maintenant qu’il est bel et bien l’un des 6 occupants de l’ISS, le Français a témoigné, dans un entretien en direct pour Europe 1 diffusé jeudi 12 janvier 2016 à 7H50, de la façon dont il réagit en observant la planète Bleue depuis son nid d’aigle.

« On se sent minuscule quand on regarde la Terre de l’espace », a expliqué l’astronaute au journaliste Thomas Sotto. « On observe les forêts immenses de l’Amérique du Sud, les déserts de l’Afrique, décrit-il. La beauté de la planète rayonne dans la nuit. Elle est tellement belle, il faut la faire durer le plus longtemps possible. Il faut la protéger. J’en étais conscient avant la mission mais je le serai encore cent fois plus au retour. »

La sortie extravéhiculaire de Thomas Pesquet est prévue pour le 13 janvier 2017

 

Et la pollution ? Est-elle visible depuis l’espace ? Oui, répond celui qui est aussi pilote de ligne :

« On voit des embouchures de fleuves très sales, noires ou marron. On voit parfois des fumées, des zones qui sont dans le brouillard, comme Pékin qui est très difficile à photographier (…). On voit les coupes dans la forêt d’Amazonie. On voit l’activité humaine, et ça fait vraiment réfléchir. La Terre est un formidable vaisseau spatial, avec toutes les ressources dont on a besoin pour voler très longtemps dans l’espace. Il faut faire en sorte que le vol dure. » 

Thomas Pesquet a donné cet entretien à Europe 1 la vieille de sa sortie dans l’espace : le vendredi 13 janvier 2017, il doit effectuer une sortie extravéhiculaire pour installer de nouvelles batteries sur l’ISS.

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Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016


2016 a été une année productive pour la science dans différents domaines
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Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016

 

De la détection d’ondes gravitationnelles à la naissance d’un premier enfant conçu par deux mères et un père, l’année qui se termine a été riche en premières et en découvertes. Voici notre rétrospective scientifique de l’année 2016.



1.UNE NOUVELLE ÈRE GÉOLOGIQUE S’AMORCE POUR LA TERRE

Photo : NASA

La planète est entrée dans l’anthropocène, une nouvelle ère géologique marquée par l’impact des activités humaines sur l’écosystème terrestre, ont annoncé 35 géologues. L’accumulation de matériaux polluants dans l’environnement comme le plastique, l’érosion de la biodiversité et les changements climatiques provoqués par les gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère marqueront l’avenir de la planète et deviendront la signature humaine.

Ce passage marque la fin de l’holocène, qui a duré plus de 10 000 ans, et qui avait commencé avec la fin de l’ère glaciaire.



2. DES ONDES GRAVITATIONNELLES ENFIN DÉTECTÉES

Photo : NASA

Des ondulations de l’espace-temps, appelées ondes gravitationnelles, ont été détectées directement pour la première fois par des astrophysiciens américains. La détection confirme une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale énoncée par Albert Einstein en 1915 et promet de révolutionner l’étude de notre Univers.

Les scientifiques ont déterminé que les ondes détectées sont nées pendant la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs, des objets célestes encore mystérieux résultant de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives.

Cette détection est, par le fait même, la première observation de la « danse » finale de deux trous noirs qui finissent par fusionner.



3. UNE NEUVIÈME PLANÈTE DANS NOTRE SYSTÈME SOLAIRE

Photo : La Presse canadienne/R. Hurt

Dotée d’une masse d’environ 10 fois celle de la Terre, cette planète se trouverait sur une orbite 20 fois plus éloignée que celle de Neptune. Très lente, elle mettrait entre 10 000 et 20 000 ans pour boucler son tour autour du Soleil.

Ce sont des astronomes américains de l’Institut de technologie de Californie (Caltech) qui, à partir de calculs mathématiques et de simulations par ordinateur, ont établi la présence de la planète.

Jusqu’à présent, l’astre en question n’a pas été observé directement. Il pourrait être détecté par un télescope d’ici cinq ans. – http://bit.ly/2hawfOe



4.DES VACCINS CONTRE LE VIRUS ZIKA DÉJÀ EN PRÉPARATION

Photo : Reuters/Juan Carlos Ulate

La médecine répond plus rapidement que jamais à la menace présentée par un virus. Plusieurs vaccins contre le Zika sont actuellement en préparation sur la planète, dont l’un créé par Gary Kobinge et ses collègues du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval.

Il a été le premier au monde à obtenir l’autorisation de la Food and Drug Administration des États-Unis et de Santé Canada pour son développement. M. Kobinger a d’ailleurs été nommé scientifique de l’année 2016 de Radio-Canada pour sa contribution à la mise au point d’un vaccin contre le virus Ebola.



5. L’EXOPLANÈTE LA PLUS PROCHE DE NOUS

Photo : ESO/M. Kornmesser

L’Observatoire européen austral a découvert Proxima B, l’exoplanète la plus proche de la Terre détectée à ce jour. Située à quatre années-lumière du système solaire, soit 40 000 milliards de kilomètres, cette planète rocheuse d’une dimension semblable à celle de la Terre gravite autour de l’étoile la plus proche en dehors du système solaire, Proxima du Centaure.

Elle se trouve dans une zone qui rend possible la présence d’eau liquide. Mais, il y a un petit problème : une sonde utilisant la technologie actuelle mettrait des milliers d’années pour y parvenir.



6. LA MACHINE DÉPASSE ENCORE L’HUMAIN

Photo : Google

Un ordinateur a battu un joueur professionnel au jeu de go, un exercice de stratégie d’origine chinoise. Aucune machine n’avait réussi l’exploit de battre un humain expérimenté à ce jeu, considéré comme l’un des plus complexes du monde.

Le programme qui a réussi l’exploit est AlphaGo, mis au point par DeepMind, une entreprise appartenant à Google. Il y a 20 ans, le programme Deep Blue d’IBM avait battu le champion d’échecs Garry Kasparov.



7. DEUX MÈRES, UN PÈRE ET UN COUFFIN

Bébé naissant dans les mains d'une femme

Un bébé Photo : iStock

Pour la première fois, un bébé est né d’un embryon constitué de l’ADN de deux femmes. La technique utilisée a permis d’éviter la transmission d’une maladie héréditaire de la mère à l’enfant.

Les médecins à l’origine de cette prouesse controversée ont implanté l’ADN du noyau de l’ovule de la mère dans l’ovule d’une donneuse, duquel le matériel génétique nucléaire avait été retiré, mais qui contenait de l’ADN mitochondrial normal.



8. LE SPECTRE DE LA LUMIÈRE DE L’ANTIMATIÈRE MESURÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS

L'expérience ALPHA

L’expérience ALPHA   Photo : CERN/ALPHA

Le spectre optique d’atomes d’antihydrogène a été mesuré pour la première fois par des scientifiques de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Les atomes ont été capturés dans un piège magnétique mis au point par les chercheurs de l’expérience ALPHA. Le résultat obtenu est en fait la première observation d’une raie spectrale dans un atome d’antihydrogène, ce qui permet de comparer pour la première fois le spectre de lumière de la matière et de l’antimatière.

Dans les limites de l’expérience, la conclusion est qu’il n’y a pas de différence par rapport à la raie spectrale équivalente de l’hydrogène.



9. LA THÉORIE DE L’ESPRIT N’EST PAS UNIQUE À L’HUMAIN

Photo : iStock

La capacité d’attribuer aux autres des capacités mentales invisibles comme des émotions, des désirs et des croyances n’est pas réservée aux humains. L’aptitude a été observée chez trois espèces de grands singes.

La primatologue américaine Frans de Waal, professeur à l’Université Emory, a montré que les chimpanzés, les bonobos et les orangs-outans parviennent à comprendre les fausses croyances d’autrui. Cette nouvelle connaissance laisse à penser que cette capacité était peut-être présente chez leur ancêtre commun, qui est aussi le nôtre.



10. VOLER PENDANT 10 MOIS

Photo : iStock

Le martinet noir (Apus apus) a battu le record de vol sans se poser de toutes les espèces d’oiseaux en restant dans les airs jusqu’à 10 mois, ont déterminé des ornithologues suédois.

Pour le constater, le Pr Anders Hedenström, biologiste à l’Université Lund, et ses collègues ont utilisé les données transmises par de petits récepteurs attachés à 13 martinets. Ils ont ainsi pu déterminer que ces oiseaux, qui mesurent de 16 cm à 17 cm de longueur, se posaient seulement pendant deux mois de l’année, au moment de la reproduction.

Pendant les 10 autres mois, ils sont en vol, se nourrissant et hibernant tout en migrant vers le sud du Sahara.



11. DE GRANDS YEUX SUR L’UNIVERS

Photo : Reuters

Le plus grand radiotélescope du monde est entré en service cette année dans le sud-ouest de la Chine. Le Five-hundred-meter Aperture Spherical Radio Telescope (FAST), qui présente une ouverture sphérique d’un diamètre de 500 mètres, couvrant une surface équivalente à 30 terrains de football, est installé dans une zone rurale de la province du Guizhou, entre trois collines karstiques. Les scientifiques l’utilisent pour sonder la présence d’hydrogène dans les galaxies lointaines, déceler la présence d’étoiles à neutrons et peut-être détecter une vie intelligente extraterrestre.



12. UN OS SYNTHÉTIQUE STIMULE LA RÉGÉNÉRESCENCE OSSEUSE

Un os synthétique

Un os synthétique   Photo : Adam E. Jakus

Des chercheurs américains ont mis au point une imprimante 3D qui fabrique des os synthétiques composés d’un biomatériau malléable et résistant stimulant la régénérescence osseuse. Cette percée permet d’espérer la création d’implants et de prothèses bon marché pour traiter un ensemble de blessures osseuses et dentaires, mais aussi pour la chirurgie plastique.

À la différence des autres greffes osseuses synthétiques existantes, ce nouveau matériau est à la fois élastique et très solide. Il peut aisément et rapidement être mis en place dans un bloc opératoire.



13. UNE TÊTE TRANSPLANTÉE

Photo : iStock/Jeff J Mitchell

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero a annoncé avoir supervisé la greffe de la tête d’un singe sur le corps d’un autre singe. Cette opération a été réalisée avec la collaboration du Dr XiaoPing Ren Ren, de l’Université de Harbin, en Chine. Les expérimentateurs ont laissé vivre le singe greffé une vingtaine d’heures avant de le débrancher. À ce jour, ces expériences sur des souris ont été répétées des centaines de fois avec de bons résultats, explique le Dr Canavero.

Ce n’est pas la première fois qu’une greffe semblable est réalisée. En 1970, le neurochirurgien américain Robert White en avait effectué une, mais le primate, paralysé, n’avait survécu que quelques jours. Le Dr Canavero se dit prêt à passer aux choses sérieuses et à expérimenter la méthode sur des humains. Il a déjà un volontaire, Valery Spiridonov, un Russe qui souffre d’une maladie dégénérative.



14. UN SEUL EXODE AFRICAIN AURAIT PEUPLÉ LA PLANÈTE

Photo : iStock

Nos ancêtres ont-ils quitté leur berceau africain en une seule grande vague migratoire? C’est ce que tendent à montrer trois analyses génétiques publiées cette année.

L’homme moderne aurait ainsi quitté l’Afrique il y a de 60 000 à 80 000 ans pour coloniser le reste du globe. Ces résultats contredisent d’autres études qui laissaient entendre que l’Asie du Sud-Est et l’Australie auraient été peuplées lors d’une migration distincte.



15. UNE ENZYME AU RÔLE CRUCIAL POUR LE CONTRÔLE DU SUCRE ET DE L’OBÉSITÉ

Photo : iStock

Une équipe québécoise a découvert une enzyme qui pourrait contribuer à la lutte contre l’obésité et le diabète. Le glycérol-3-phosphate-phosphatase (G3PP), dont on ignorait l’existence dans les cellules des mammifères, a pour rôle d’éliminer les effets liés à un excès de sucre.

Les travaux des chercheurs, dirigés par Marc Prentki et Murthy Madiraju, du CRCHUM, ont démontré que cette enzyme régule l’utilisation du glucose et des lipides dans les organes.

À partir de cette découverte, les chercheurs veulent créer « de petites molécules capables d’activer l’enzyme G3PP ».

La réussite de l’expérience, qui devra être testée sur des animaux, ouvrira la porte à la création de nouveaux traitements pour les personnes qui souffrent de diabète ou d’obésité.



16. AU PLUS PRÈS DE JUPITER

Photo : NASA

Cinq ans après son lancement et un périple d’environ 3 milliards de kilomètres, la sonde Juno de la NASA s’est placée en orbite autour de Jupiter pour une mission qui vise à percer les mystères de la plus grande planète du système solaire.

Les images en haute définition prises par une caméra « JunoCam » révèlent des tempêtes et des systèmes météorologiques jamais observés auparavant. Des images en infrarouge des deux régions polaires ont également été transmises, lesquelles révèlent des zones de chaleur méconnues.

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Le Saviez-Vous ► Que se passe-t-il si on meurt sur Mars?


Si Mars One réussit a amener des gens pour coloniser la planète Mars qu’arrivera-t-il avec les corps de ceux qui mourront en terre martienne. D’après les constations, il n’y a pas de bactéries pour décomposer les corps ? Alors la crémation ? Avec quoi ? Le compostage ? Point de vue morale cela peut être difficile à concevoir
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Que se passe-t-il si on meurt sur Mars?

 

Le cratère Santa Maria sur Mars photographié par la Nasa | Reuters

Le cratère Santa Maria sur Mars photographié par la Nasa | Reuters

Repéré par Alix Fieux

Attention spoiler. Votre corps pourrait se conserver longtemps. Très longtemps.

Il est tout à fait possible qu’une personne aujourd’hui vivante sur notre Terre puisse un jour mourir sur Mars. C’est en tout cas le souhait qu’a fait Elon Musk. Le millionnaire âgé de 41 ans a annoncé que son plus grand regret serait de ne pas pouvoir un jour poser les pieds sur la planète rouge de son vivant. Le magazine Atlas Obscura s’est donc demandé de ce qu’il adviendrait d’un corps humain laissé sans vie sur Mars.

Et la réponse est plutôt suprenante. À l’inverse d’une dépouille qui, sur notre planète se décomposerait assez rapidement, un cadavre sur Mars peut en réalité se conserver très très longtemps. En effet, sur Terre, les bactéries affluent au bout de quelques heures seulement autour de nos corps sans vie et se nourrissent de matière organique pour alimenter leur propre survie. Or, sur la surface martienne, nous ne connaissons pas encore d’éléments biologiques de ce type.

Très longue conservation

 

Qui plus est, sachez que les nuits sur Mars sont plutôt froides: le froid polaire stoppe le travail et la prolifération des bactéries, agissant comme un agent conservateur sur notre peau et nos organes. Au risque de vous faire peur, c’est donc un processus long proche de la momification qui risquerait de s’opérer, si un corps venait à jour à périr sur Mars. À ce rythme, on pourrait imaginer trouver des os humains encore composés plus de 100 millions d’années après le décès.

D’ailleurs, on peut aisément imaginer que si le scénario d’une mort humaine sur la surface martienne se produisait, le corps serait enterré. Au froid, et au sec, la dépouille pourrait même se conserver encore plus longtemps.

Crémation ou compostage des corps?

 

Mais alors, pourquoi n’a-t-on jamais trouvé de traces de vie sur la surface martienne? Impossible à cet égard de répondre catégoriquement, mais les scientifiques expliquent partiellement l’absence de toute trace de vie –même ancienne– par le fait qu’il existe sur Mars des rayonnements ionisants à des niveaux inédits sur Terre, détruisant rapidement toute matière organique.

Pour disposer d’un corps, les explorateurs de Mars devraient recourir à la crémation ou à une décomposition délibérée. À titre d’exemple, Mars One, un projet qui vise à l’installation d’une colonie humaine sur la planète a déjà évoqué la crémation des premières dépouilles humaines sur Mars. Mais cela reviendrait à extraire ou fabriquer deux composants jusqu’ici inexistants sur Mars: l’oxygène et le carburant.

Communication

 

Une option moins conventionnelle est également évoqué: le compostage des corps humains. Cependant, à en croire un bioéthicien spatial interrogé par Slate.com, l’éventualité est peu probable pour des raisons morales évidentes :

«Il y a des sociétés qui ont désespérément besoin d’engrais et qui n’ont jamais utilisé leurs cadavres à cet effet». 

Pourtant il y a quelques années, certaines astronautes ont déjà bu de l’urine recyclée. Est-ce donc à imaginer qu’une fois le tabou de la mort dépassé, nous pourrons sans problème composter des corps humains? Cela reste à voir.

Chris Hadfield, le premier astronaute canadien à avoir marché dans l’espace s’est également intéressé au sujet de la mort dans l’espace. Il a tiré de son expérience quelques réponses à ces questions rares mais essentielles, lorsqu’elles surviennent: Que faire avec le cadavre et son odeur? À quelle vitesse un corps se décomposera-t-il? Comment la famille de la personne doit-elle être avisée? Comment l’équipe de relations publiques doit-elle répondre? Bien sûr, rien de tel que le vécu pour répondre de manière certaine à toutes ces interrogations. Mais prendre les devants pour prévoir une fin de vie est toujours conseillé.

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Parole d’enfant ► L’espace


Mlle a quelques notions de l’espace et des personnes qui y voyagent. Elle sait qu’ils n’ont pas de nourriture et de l’eau, ce qu’elle ne sait pas par contre, c’est qu’ils sont ravitaillés pour survivre
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L’espace

 

 

Grand-maman raconte :

Mlle explique ce qui arrive à ceux qui sont dans l’espace

– Il y a du monde dans espace il y a du monde dans l’espace qui n’ont pas d’eau puis ils meurent. Il n’y a pas de nourriture pour eux et eux aussi ont faim
– Comment ils font pour vivre ?
Ils ne peuvent vivre il n’y a pas d’eau, ils ne peuvent rien faire sauf conduire
– Ils conduisent quoi ?
– Leurs vaisseaux, leurs fusées

Ana-Jézabelle,  4 ans/18 Novembre 2016

Le Saviez-Vous ► Il y a 170 ans, Neptune


A ma connaissance, les planètes ont été découverte et nommée grâce à l’observation. Neptune à été détecté par plusieurs astronomes sans toutefois décrire sa nature, mais elle a été officiellement découverte grâce aux mathématiques …
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Il y a 170 ans, Neptune

 

La planète Neptune

PHOTO : NASA

En 1846, le Français Urbain Le Verrier devenait l’astronome le plus célèbre du XIXe siècle grâce à sa découverte de la huitième planète de notre système solaire : Neptune. Une découverte remarquable également par sa méthode.

Un texte d’Alain Labelle

Dans le cas de Neptune, c’était la première fois qu’un objet céleste était découvert grâce au calcul mathématique avant de l’être par l’observation.

Au début du XIXe siècle, un astronome de l’Observatoire de Paris, Alexis Bouvard, chargé de calculer les éphémérides d’Uranus, constata qu’il était impossible de représenter correctement par le calcul le mouvement de cette planète. Il réalisa que ce mouvement pouvait être perturbé par l’attraction d’une autre planète inconnue.

Plusieurs astronomes s’employèrent à essayer de vérifier cette hypothèse et de trouver cette nouvelle planète. François Arago, qui était responsable de l’Observatoire, demanda à son assistant, l’astronome Urbain Le Verrier (1811-1877) de s’en occuper.

Le Verrier résolut le problème en 1846 grâce à de lourds calculs, et prédit la position de la nouvelle planète, qui fut trouvée presque immédiatement par Johann Gottfried Galle, de l’Observatoire de Berlin.

Le Français Urbain Le Verrier

Paternité contestée

Longtemps objet de débats quant à sa paternité, la découverte est aujourd’hui attribuée à l’astronome Le Verrier. Ses résultats sur la position ont été publiés à la fin d’août 1846 après deux ans de calculs.

L’astronome allemand Johann Gottfried Galle l’a observée presque au même moment, dans la nuit du 23 au 24 septembre 1846. La planète se trouvait à moins de 1 degré de la position théorique déterminée par Le Verrier.

On sait maintenant que Neptune avait déjà été observée par plusieurs astronomes parmi lesquels Galilée et John Herschel. Toutefois, ces derniers n’avaient pas détecté sa nature planétaire.

La paternité de la découverte a également suscité une controverse entre la France et l’Angleterre, où John Couch Adams avait effectué des calculs antérieurs à Le Verrier sur la nature d’un « corps perturbateur » de l’orbite d’Uranus.

Le saviez-vous?

La découverte de Neptune a aussi conduit à la découverte de sa lune, Triton, 17 jours plus tard par William Lassell.

Baptisée dans la controverse

À la suite de sa découverte, l’objet céleste fut appelé simplement la planète extérieure à Uranus ou la planète Le Verrier.

Le Verrier a rapidement proposé le nom de Neptune, tout en déclarant faussement que cela avait été officiellement approuvé par le Bureau des longitudes de France qui gère encore aujourd’hui les données astronomiques. Il a ensuite cherché à nommer la planète Le Verrier, une suggestion qui s’est heurtée à une vive résistance hors de France.

Neptune est finalement devenu le nom accepté internationalement. Dans la mythologie romaine, Neptune est le dieu de la mer. Un nom mythologique concordait avec la nomenclature des autres planètes, qui toutes, à l’exception de la Terre, doivent leur nom à la mythologie grecque et romaine.

Neptune 101

Neptune, la dernière du système, est située à 4490 millions de km du Soleil. Elle reçoit 900 fois moins de lumière que la Terre.

Avec son diamètre de 49 000 km, Neptune est la plus petite des planètes géantes gazeuses. Elle couvre son orbite presque parfaitement circulaire en un peu moins de 165 ans, et tourne sur elle-même en un peu plus de 16 h.

Cette image prise par Voyager 2 en août 1989 montre la grande tache sombre (vers le haut à gauche) et la tache sombre 2 (vers le bas).

Cette image prise par Voyager 2 en août 1989 montre la grande tache sombre (vers le haut à gauche) et la tache sombre 2 (vers le bas).   PHOTO : NASA

Comme Uranus, elle possède très probablement un noyau solide de silicates et de fer d’à peu près la masse de la Terre.

Son atmosphère, épaisse de plus de 8000 km, est composée principalement de dihydrogène pour 85 %, d’hélium pour 13 %, et de méthane pour 2 %.

La couleur bleue de Neptune provient principalement du méthane qui absorbe la lumière dans les longueurs d’onde du rouge. Cependant, un autre composé donne aux nuages de Neptune leur couleur bleue caractéristique, mais il n’a pas encore été identifié.

Les vents de Neptune sont les plus rapides du système solaire et atteignent 2000 km/h.

La planète possède un système d’anneaux très fins et peu visibles. Leur composition reste inconnue.

Elle possède au moins 13 satellites naturels, dont le plus important est Triton. Ce dernier, composé de glace et de roche, serait l’objet le plus froid du système, avec des températures de surface de -236 degrés Celsius.

Comme Jupiter, Neptune présente une énorme tempête semi-permanente à sa surface : la grande tache sombre.

Elle n’a été visitée que par une sonde, Voyager 2, en 1989.

En septembre 2007, des observations menées à partir du télescope de l’Observatoire européen austral situé au Chili permettent de constater que le pôle Sud de Neptune est beaucoup plus chaud que le reste de l’astre.

Cette caractéristique particulière de la dernière planète du système solaire permettrait au méthane de s’échapper de cette atmosphère dense.

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Le Saviez-Vous ► La Lune des moissons : super-lune ou non?


C’est aujourd’hui la lune des moissons  et si le ciel le permet, elle sera visible pendant 3 jours. Les amérindiens avaient coutume d’appeler la lune selon les saisons ou de la particularité du mois
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La Lune des moissons : super-lune ou non?

 

Lune

PHOTO : WIKIPEDIA/ROADCRUSHER

Un texte de Ève Christian

Jadis, les Amérindiens avaient l’habitude de surnommer les pleines lunes. Souvent, ces noms référaient aux saisons ou aux différentes activités qu’ils devaient réaliser. C’est d’ailleurs bientôt la Lune des moissons.

Évidemment, puisque ça relève du folklore plutôt que de la science, les noms diffèrent selon les sources. Mais en voici quelques-uns que je trouve bien choisis :

  • En février : la pleine Lune des neiges;
  • En mai : la pleine Lune des fleurs;
  • En juin : la pleine Lune des fraises ou celle des roses;
  • En juillet : la pleine Lune des orignaux, en raison des repousses des bois sur leur tête;
  • En novembre : la pleine Lune des castors – pour deux raisons : pour les Amérindiens, c’est le temps d’installer les trappes à castor pour en récolter la fourrure, mais pour les animaux, c’est le moment de se préparer à l’hiver.

La pleine Lune des moissons

La pleine Lune des moissons est en fait celle qui se produit deux semaines avant ou après l’équinoxe d’automne.

Certains en attribuent l’origine au temps où les fermiers étaient dépendants de la lumière naturelle pour faire leurs récoltes. Cette pleine lune arrivait à point nommé et voici pourquoi.

En moyenne, sur un cycle mensuel, la lune se lève une cinquantaine de minutes plus tard chaque nuit, sauf pour celles qui avoisinent la Lune des moissons; cette durée diminue alors jusqu’à une vingtaine de minutes.

En d’autres mots, ça signifie que l’intervalle entre le coucher du soleil à l’ouest et le lever de la lune à l’est est très court pendant quelques jours, retardant donc la tombée de la nuit. Ce qui était parfait pour les fermiers qui, ne bénéficiant pas d’éclairage artificiel, pouvaient alors poursuivre leurs travaux tard en soirée.

Cette année, la pleine Lune des moissons a lieu le 16 septembre à 15 h 5 HAE, soit six jours avant l’arrivée de l’automne, mais elle aura l’allure de pleine lune pendant au moins trois nuits.

Super-lune ou non?

Cette expression, qu’on donne à certaines pleines lunes dans l’année, ne fait pas l’unanimité. En fait, la définition varie selon les experts. Les critères mathématiques diffèrent concernant une variable qui sert pour déterminer si une pleine lune mérite l’appellation de super : la position de la Lune sur son orbite. Certains utilisent le périgée minimal annuel, d’autres, le périgée mensuel.

Un peu de terminologie astronomique s’impose ici.

Périgée : Chaque mois, la Lune fait le tour de la Terre sur une orbite plutôt ovale. Notre planète n’étant pas totalement au centre de cette orbite, à un moment donné dans le mois, la Lune se retrouve au point le plus près de la Terre, qu’on appelle le périgée. À l’opposé, le point le plus éloigné sera l’apogée.

Graphique

PHOTO : WIKIPEDIA/YELKROKOYADE

Phase de la pleine lune : Une fois par mois, quand la Lune est dans un alignement particulier avec la Terre et le Soleil, elle entre dans l’une de ses quatre phases, celle de la pleine lune.

Quand cet alignement se produit au moment où la Lune est à son périgée ou tout près, elle paraîtra légèrement plus grosse que normalement. On est alors en présence d’une super-lune.

« Tout près de son périgée » Lequel? Celui sur un an ou sur un mois?

Les différentes définitions font varier le nombre de super-lunes annuellement. Pour 2016, par exemple, certains, comme Richard Nolle, astrologue qui a suggéré le terme « super-lune » en 1979, en calculent six; d’autres, comme Fred Espenak, astrophysicien de la NASA considéré comme M. Éclipse, en comptent quatre.

Cette Lune des moissons est qualifiée de super-lune quand les calculs sont faits avec le périgée mensuel, à la façon de Fred Espenak.

Super-lune, grosse, brillante et colorée

Rappelez-vous le 27 septembre de l’an dernier : on avait eu droit à une éclipse lunaire totale combinée à une super-lune; un phénomène qui ne s’est produit que six fois depuis 1900! Si vous avez eu la chance de l’observer, vous vous souviendrez à quel point la lune était surdimensionnée et très brillante.

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La super Lune au sortir de son éclipse totale, le 28 septembre 2015   PHOTO : LUC GAGNON

Cette année, les propriétés de la pleine Lune des moissons seront un peu moins impressionnantes. Et c’est facilement explicable. En 2015, les deux événements, la pleine lune et la Lune exactement à son périgée, se sont produits en une heure d’écart; cette année, ils sont séparés par deux jours.

C’est pourquoi, oui, on verra la Lune un peu plus grosse et brillante que la moyenne, mais pas autant que l’an dernier.

Mais attention : il y a aussi l’illusion lunaire, un phénomène optique pas encore bien compris par les scientifiques, qui fait grossir l’apparence des pleines lunes à l’horizon.

Quant à sa couleur, elle sera effectivement orangée, mais ce n’est pas particulier à la Lune des moissons; c’est le cas de la plupart des pleines lunes qui se lèvent autour du crépuscule. Quand on regarde un phénomène à l’horizon, comme un coucher de soleil ou un lever de lune, la lumière doit traverser une épaisse couche d’atmosphère; seules les couleurs aux longueurs d’onde plus longues, comme le rouge et l’orange, arrivent à passer. D’où l’apparence orangée de la lune ou des couchers de soleil rouges.

Observation astronomique facile

Croisons-nous les doigts pour que le ciel soit dégagé pendant les nuits des 15, 16 et 17 septembre afin d’observer cette belle Lune des moissons. Il n’y a aucun danger à observer cet astre à l’œil nu ou avec des jumelles, et ce, à n’importe quelle phase.

D’ailleurs, c’est encore plus intéressant quand la lune est en quartier, en croissant ou gibbeuse : en regardant le terminateur, c’est-à-dire la limite entre le côté éclairé et celui dans l’ombre, on peut bien voir les reliefs et les cratères.

Et comme le chantaient Nora Bayes et Jack Norworth en 1908, Shine On Harvest Moon (En voici une version plus actuelle par Leon Redbone). Bonne observation!

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