Le Saviez-Vous ► Il y a 40 ans, un président américain écrivait aux extraterrestres une lettre qui voyage encore dans l’espace


Il y a 40 ans, les États-Unis avaient envoyer une capsule temporelle à bord de Voyager 1 dans le but de communiquer avec des civilisations extraterrestres. Une lettre du président des États-Unis Jimmy Carter, des sons des animaux, de la musique, des photos … ainsi que notre ADN, et bien d’autres choses
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Il y a 40 ans, un président américain écrivait aux extraterrestres une lettre qui voyage encore dans l’espace

 

JIMMY CARTER VOYAGER MESSAGE

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozière

Il y a 40 ans, le 16 juin 1977, le président américaine Jimmy Carter écrivait une lettre destinée aux extraterrestres. N’y voyez pas une preuve d’un quelconque complot pour autant. Car sur l’enveloppe, point d’adresse exacte. La missive était destinée à s’insérer dans une sorte de bouteille à la mer de l’espace.

Et effectivement, quelques mois plus tard, la lettre quitta la Terre à bord de la sonde Voyager 1. À l’origine, ce vaisseau, lancé le 5 septembre 1977, avait pour mission d’explorer Jupiter et Saturne. Mais la Nasa avait vu plus loin que ces géantes gazeuses.

Elle souhaitait qu’ensuite, la sonde, la plus rapide jamais lancée alors (et qui ne fut détrônée que par les très récentes sondes Juno et New Horizon), devait ensuite sortir du système solaire, tout simplement. Ce qui a eu lieu en 2012, une première pour un objet créé par l’homme.

Avec cette idée en tête, la NASA a donc voulu placer dans Voyager 1 et 2 (sa grande sœur, plus lente) une sorte de « capsule temporelle« . Le but de cette bouteille spatiale, appelée « Golden Record »?

« Communiquer l’histoire de notre monde aux extraterrestres » potentiels.

Candidature pour rejoindre le club galactique des civilisations

À l’intérieur de Voyager se trouve donc toujours, 40 ans après, la lettre de Jimmy Carter, s’adressant aux extraterrestres. Le président commence par présenter succinctement ce vaisseau, les Etats-Unis, la Terre. Puis d’expliquer que ce message a été « envoyé à travers le cosmos », avec l’objectif de survivre un milliard d’années, jusqu’à une époque où « notre civilisation aura été profondément altérée et où la surface de la Terre pourrait être grandement changée ».

Suit alors un petit message, destiné directement à de possibles extraterrestres découvrant Voyager à la dérive:

Ceci est un présent d’un petit monde éloigné, un témoignage de nos sons, notre science, nos images, notre musique, nos pensées et nos sentiments. Nous tentons de survivre à notre époque afin de pouvoir vivre dans la votre. Nous espérons qu’un jour, après avoir résolu les problèmes qui nous font face, nous rejoindrons une communauté de civilisations galactiques. Cet enregistrement représente notre espoir et notre détermination, ainsi que notre bonne volonté dans cet univers si vaste et génial.

Images et sons de la Terre

Derrière cette lettre symbolique, mais peu utile pour qui ne comprend pas l’anglais, la NASA a également sélectionné différents éléments permettant de mieux nous présenter. 115 images, plusieurs sons naturels et artificiels, des musiques et un « bonjour » en 55 langues différentes.

Tout cela a été intégré dans une sorte de vinyle en cuivre plaqué or, le tout empaqueté dans une pochette de protection en aluminium. Des instructions symboliques expliquent d’où provient la sonde Voyager et donne des instructions pour lire les informations.

On y trouve notamment des dessins expliquant notre conception des mathématiques.

La description de notre ADN.

Ou des photos de notre espèce.

Si des extraterrestres découvrent la sonde Voyager, ils pourront également écouter le bruit du vent et de la pluie sur la Terre:

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Des différents animaux qui peuplent actuellement la planète:

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Des musiques provenant du monde entier:

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Ou encore un « bonjour tout le monde » en Français:

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Si avec ça, la Terre n’est pas invitée à rejoindre le club des civilisations galactiques…

 

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Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce qui arriverait si un trou noir s’approchait de notre système solaire ?


La NASA cherche un moyen pour éviter une collision possible avec des astéroïde dévastateurs qui pourraient un jour frapper la Terre. Alors qu’un trou noir, si un jour cela arriverait, il serait impossible d’éviter un tel désastre. Il parait même qu’un trou noir un gros roupillon dans une galaxie voisine, espérons qu’il ne se réveillera pas sitôt
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Qu’est-ce qui arriverait si un trou noir s’approchait de notre système solaire ?

Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace


En Oklahoma, les scientifiques ont pu démontrer que le séisme est fait par l’homme causé par la fracturation hydraulique pour l’exploitation pétrolière et visible de l’espace Depuis quelques années cet état à dépassé les séismes de la Californie qui sont naturel étant donné sa situation géographique
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Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace

 

Des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris ont étudié le séisme de magnitude 5,7 survenu à Pawnee (Oklahoma) en septembre 2016 en s’appuyant sur des observations sismologiques et des données satellitaires ainsi que sur des modélisations numériques. Ils ont pu déterminer le déroulement complet de la rupture et montrer que les activités humaines sont capables de déstabiliser des failles sismiques dormantes situées à plusieurs kilomètres sous la surface.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’Oklahoma compte désormais plus de séismes que la Californie par année : 800 en 2015 contre un seul en 2009.
  • Conséquence très probable de la fracturation hydraulique, le séisme de Pawnee (magnitude 5,6) est le premier à avoir été mesuré par des satellites.
  • Des chercheurs de l’IPGP l’ont étudié pour tenter de comprendre les mécanismes en œuvre.

Depuis quelques années, l’Oklahoma, situé au cœur du continent américain, détient le record du nombre de séismes aux États-Unis : environ 600 de magnitude supérieure ou égale à 3 en 2014 et au moins 800 en 2015, contre moins d’un par an avant 2009. C’est plus qu’en Californie, un état pourtant situé sur une limite de plaques tectoniques ! Cette sismicité est due à l’injection dans le sous-sol de grandes quantités de fluides usés, surtout de l’eau, pour des opérations de fracturation hydraulique dans le cadre de l’exploitation pétrolière. Cette injection artificielle agit en effet sur la répartition des contraintes dans la croûte terrestre en abaissant le seuil de résistance des failles. Ainsi, celles qui sont initialement proches de ce seuil pourront rompre bien plus tôt (de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années) que si elles avaient suivi leur évolution naturelle.

Face à cette crise, et sous la pression de la population et de la presse, les autorités de l’Oklahoma ont pris de premières mesures de régulation. Si celles-ci ont bien conduit à une légère baisse du nombre de séismes en 2016 (environ 500 de magnitude supérieure à 3), trois de magnitude supérieure à 5 se sont produits qui ont donné lieu à des dégâts matériels. C’est le cas notamment du séisme de Pawnee en septembre 2016 (magnitude 5,7 à 5,8), le plus fort enregistré au centre des États-Unis depuis 70 ans (avec celui de Virginie en 2011).

 

En haut : carte des séismes enregistrés par l’USGS pour l’année 2016 aux États-Unis. Ceux de la côte ouest sont associés à une activité tectonique « normale ». En revanche, dans l’Oklahoma (carte du bas), les séismes (cercles colorés en fonction de la magnitude) sont en très grande majorité induits par l’injection de fluides. © USGS

En haut : carte des séismes enregistrés par l’USGS pour l’année 2016 aux États-Unis. Ceux de la côte ouest sont associés à une activité tectonique « normale ». En revanche, dans l’Oklahoma (carte du bas), les séismes (cercles colorés en fonction de la magnitude) sont en très grande majorité induits par l’injection de fluides. © USGS

Ce séisme de Pawnee est le premier d’origine humaine mesuré par des satellites

Pour réaliser leur étude, trois chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP, IPGP-CNRS, université Paris Diderot, université La Réunion) ont utilisé des observations sismologiques récoltées dans la région de Pawnee mais aussi à des milliers de kilomètres de là. Ils se sont également appuyés sur des interférogrammes radar (InSAR) calculés à partir des données des nouveaux satellites Sentinel-1A et Sentinel-1B de l’ESA, lesquels permettent de mesurer précisément la faible déformation de la surface du sol induite par le séisme. En en combinant de nombreux, les géophysiciens ont pu contrecarrer le bruit atmosphérique qui brouillait l’image de cette déformation, ce qui leur a permis d’observer un déplacement maximal du sol de trois centimètres. Ce séisme est ainsi devenu le premier d’origine anthropique jamais mesuré depuis l’espace !

Il faut rappeler que le déplacement de surface lors d’un séisme tend à augmenter lorsque la magnitude s’accroît ou que sa profondeur diminue. Or, celle de Pawnee est assez élevée (Mw 5,7). Il s’avère donc que le déplacement relativement faible mesuré en surface exclut totalement la possibilité d’un glissement à faible profondeur pendant ce séisme.

Ayant réalisé des simulations à l’aide d’un modèle cinématique inversant conjointement les données radar et sismologiques, les chercheurs ont pu montrer que le glissement avait atteint un maximum de 40 cm environ, que le séisme n’avait duré que 4 secondes et que le glissement sur la faille avait démarré à une profondeur de 4 à 5 km puis s’était développé jusqu’à 9 km, sans jamais remonter vers la surface

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Glissement associé au séisme de Pawnee, visualisé sous la forme d’un bloc 3D. Le séisme a rompu une faille située à l’intérieur du socle cristallin, sous le contact avec la couverture sédimentaire (ligne pointillée) à l’intérieur de laquelle l’injection de fluides a lieu. © IPGP, Insu, CNRS

Glissement associé au séisme de Pawnee, visualisé sous la forme d’un bloc 3D. Le séisme a rompu une faille située à l’intérieur du socle cristallin, sous le contact avec la couverture sédimentaire (ligne pointillée) à l’intérieur de laquelle l’injection de fluides a lieu. © IPGP, Insu, CNRS

Surveiller de près les injections de fluides

Les fluides étant injectés dans la couverture sédimentaire à des profondeurs ne dépassant pas 2 km et le séisme étant resté confiné entre 4 et 9 km, il semblerait que, dans l’hypothèse très probable d’un séisme induit, la perturbation provoquée par l’injection de fluides soit donc parvenue à déstabiliser une faille à distance. Cette perturbation de la pression des fluides emprisonnés dans la roche pourrait donc se propager dans le milieu, et donner ainsi naissance à une « onde » de pression s’étendant progressivement autour des forages d’injection, empruntant les fractures naturellement présentes, jusqu’à atteindre la faille sismique.

Afin d’anticiper l’occurrence d’un séisme dans un tel contexte, il pourrait sembler suffisant de surveiller les failles situées à proximité des puits d’injection. En Oklahoma, la récente obligation imposée aux industriels de déclarer les quantités quotidiennes d’eau injectées dans le sous-solpourrait fournir un moyen de quantifier, par le biais de modélisationsnumériques, l’augmentation de la pression induite sur les failles avoisinantes. Cependant, cette approche est limitée par la faible connaissance du réseau de fractures et des failles réceptrices. La faille impliquée dans le séisme de Pawnee n’avait elle-même jamais été cartographiée. Cette méconnaissance implique d’ailleurs qu’il est très hasardeux de prédire la magnitude maximale de ces séismes induits, la magnitude étant essentiellement limitée par la longueur des failles

http://www.futura-sciences.com

Analemma, un concept de gratte-ciel géant accroché à un… astéroïde


C’est un projet utopique, mais bon, il est permis de rêver. Il y en a qui sont quand même chanceux d’être payé pour concevoir des propositions aussi folles
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Analemma, un concept de gratte-ciel géant accroché à un… astéroïde

 

Le Huffington Post  |  Par Gregory Rozieres


Dubaï peut aller se rhabiller avec Burj Khalifa, son projet de tour la plus haute du monde. Avec ses 828 mètres, elle ne vaut rien comme l' »Analemma tower », qui culmine à… 32 000 mètres de la surface. Et se balade autour du monde. Accrochée à un astéroïde.

Bref, si vous trouvez que l’immeuble improbable en forme de « U » inversé de New-York est un peu extrême, vous n’avez en réalité rien vu. Bon, évidemment, ce concept, imaginé par Clouds AO, a très, très peu de chances de devenir réalité, même à long terme. Mais le cabinet d’architecture est habitué aux projets un peu fous. Ils ont d’ailleurs récemment travaillé sur l’idée d’une maison sur Mars avec la Nasa.

La très hypothétique tour Analemma serait donc en suspension dans le ciel, accrochée à un astéroïde qui tournerait en orbite autour de la Terre et promènerait ainsi la structure.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?


 

Question importante si on songe à coloniser d’autres planètes qui dureront plusieurs années de voyage. Avoir un enfant dans l’espace sous l’apesanteur aura-t-il une incidence sur l’ADN du bébé. Ce sont des hypothèses qui issus d’expériences sur la santé des astronomes et des animaux. Les résultats ne sont pas vraiment encourageants
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Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?

Astronautes

Officiellement, la Nasa refuse de dire si des astronomes ont déjà eu des relations sexuelles dans l’espace.

© NASA/SIPA

« Supposons que des hommes et femmes partent dans l’espace sans retour. Ils se reproduisent normalement. Étant toujours en apesanteur, à quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ? ».

• Partir dans l’espace sans retour

Les projets pour coloniser l’espace sans retour sont rares à l’heure actuelle, la seule mission « sérieusement » envisagée est baptisée « Mars One », lancé en 2012 par les Néerlandais Bas Lansdorp et Arno Wielders (ingénieur et physicien). Elle consiste à… coloniser Mars. Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, rêve lui aussi d’envoyer des individus sur la planète rouge, mais prévoit un trajet retour (si les colons parviennent à fabriquer sur place le carburant nécessaire !). Ces projets sont critiqués par plusieurs scientifiques, qui soulignent les nombreux obstacles technologiques et financiers à surmonter

• Se reproduire normalement

Peut-on avoir une relation sexuelle dans l’espace ? La question peut prêter à sourire, mais la Nasa a réellement réalisé des expériences en ce sens… sur des animaux. Le premier accouplement officiel en apesanteur a eu lieu en 1994 : il s’agissait de médakas (Oryzias latipes), une espèce de poisson abondante dans les rizières et couramment élevée en aquarium. La célèbre astronaute française Claudie Haigneré a participé à une expérience similaire en 1996, mais sur le triton, l’objectif étant là encore de déterminer si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire d’un vertébré pouvaient avoir lieu en micropensanteur. Ces travaux ont permis de révéler des anomalies à certains stades du développement embryonnaire, au niveau de la division cellulaire et de la fermeture du tube neural.

Et chez l’homme ? Officiellement, la Nasa ne se prononce pas sur des possibles relations sexuelles entre astronautes dans l’espace. Même si en 1992, Mark Lee et Nancy Jan Davis, un couple marié, a participé à la même mission spatiale... Pour autant, l’Agence spatiale américaine s’intéresse vraiment à la question de la conception d’un bébé en microgravité. Une étude publiée en 2010 par trois scientifiques génère des désillusions : dans l’état actuel des choses, les radiations solaires semblent bien trop dangereuses pour la gestation. Les rayons cosmiques frappant un vaisseau au cours d’un long voyage réduiraient la concentration des spermatozoïdes chez l’homme et stériliseraient sans doute un œuf fécondé. Quand bien même le fœtus atteindrait son terme, son ADN aurait sans doute subi des mutations rendant les femmes stériles. Heureusement pour la survie de notre espèce, il reste toujours la fécondation in vitro.

• Étant toujours en apesanteur, a quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ?

Nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication scientifique sur ce sujet à l’heure actuelle. Probablement car la fécondation dans l’espace est déjà un frein à l’heure actuelle. Toutefois, de nombreuses études montrent que les missions de longue durée dans l’espace présentent des risques pour la santé : en effet, en l’absence de force gravitationnelle, les cellules de l’organisme sont moins contraintes, ce qui perturbe leur organisation et leur stabilité qui se sont construites en corrélation avec la pesanteur terrestre. Sans oublier la forte exposition aux rayonnements cosmiques.

Ainsi, les astronautes voient leur organisme fragilisé : leur système immunitaire se dérègle, ce qui les rend plus vulnérables aux agents pathogènes, le risque de perte osseuse et de fracture augmentent, leurs capacités aérobiques (servant à produire de l’énergie à partir d’oxygène) diminuent. Leur masse musculaire fond, au niveau des jambes en particulier, d’où la nécessité de faire plusieurs heures d’exercice par jour pour ne pas perdre en force et en coordination : Thomas Pesquet teste actuellement une machine baptisée MARES dont la fonction est de mesurer la perte de masse musculaire liée à la microgravité et de trouver des exercices pour la limiter. Perdant de la masse musculaire et sous-estimant leurs besoins nutritionnels, les astronautes laissent prévoir que l’homme de l’espace sera plus mince qu’actuellement.

D’autres effets, encore moins visibles de l’extérieur, ont été constatés chez des astronautes effectuant des missions longue durée : leurs battements cardiaques deviennent irréguliers, et leur cœur… plus rond ! Ce qui rend cette pompe moins efficace. Sa santé mise à rude épreuve, il est également fort à parier que l’homme de l’espace devra trouver un moyen d’améliorer sa perception visuelle et son orientation spatiale, car ces deux éléments sont perturbés par la microgravité. Enfin, les rayonnements cosmiques n’épargnent pas le système nerveux de l’astronaute, et seraient à l’origine de maladies dégénératives. Pour coloniser l’espace, l’être humain devra trouver des solutions à ces multiples problèmes.

https://www.sciencesetavenir.fr

La pomme de terre pourrait pousser sur Mars


J’espère quand même qu’ils essaient aussi de cultiver autre chose que des pommes de terre dans un environnement similaire à la planète Mars. Qui voudrait manger des patates pendant des jours et des jours … Et même d’autres légumes ne sera pas suffisant pour que les premiers colons, si jamais il y en a, puisse se garder en santé physiquement et psychologiquement
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La pomme de terre pourrait pousser sur Mars

 

«Le fait qu'il y ait une croissance possible... (Photo MOHAMED EL-SHAHED, AFP)

«Le fait qu’il y ait une croissance possible dans des conditions comme celles de Mars est une phase importante de cette expérience», a dit l’un des responsables de l’expérience.

PHOTO MOHAMED EL-SHAHED, AFP

 

Agence France-Presse
Lima, Perou

Des frites en provenance de Mars? Cela sera peut-être un jour possible puisque le tubercule arrive à pousser dans des conditions atmosphériques semblables à celles de la planète rouge, selon une première expérimentation menée au Perou.

«Les résultats préliminaires sont encourageants», a indiqué vendredi le Centre international de la pomme de terre après une expérimentation menée entre le 14 février et le 5 mars dans ses installations à Lima.

«Si les tubercules peuvent tolérer les conditions extrêmes auxquelles nous les exposons ici, cela offre une bonne opportunité pour qu’elles poussent sur Mars», estime Julio Valdivia Silva, astrobiologiste péruvien lié à l’agence spatiale américaine.

«Le fait qu’il y ait une croissance possible dans des conditions comme celles de Mars est une phase importante de cette expérience», a-t-il ajouté.

Les pommes de terre en question, issues d’une sélection d’une centaine d’espèces péruviennes, ont été cultivées sous un dôme, baptisé CubSat, où a été reproduite une atmosphère confinée censée être équivalente aux conditions atmosphériques en vigueur sur Mars.

La terre dans laquelle il a poussé à l’aide de fertilisants a été extraite du désert de la Pampa de la Joya, dans le sud du Pérou, où le sol est similaire à son homologue martien.

La pomme de terre est semée abondamment au Pérou, et pousse même à des altitudes de 4000 mètres.

Cette expérimentation du Centre international de la pomme de terre est prévue pour durer cinq ans.

Dans les prochaines années, la NASA envisage de construire dans la Pampa de la Joya un centre d’expérimentations martiennes, comme il en existe déjà aux États-Unis, en Antarctique et en Russie.

Son paysage visuellement très ressemblant à celui de la planète rouge, avec ses dunes et ses formations rocheuses, pourrait parfaitement accueillir une base martienne avec les mêmes éléments, radiations et sol que sur la planète rouge.

Le Centre international de la pomme de terre est un des laboratoires majeurs dans le monde dans le secteur des tubercules. Il possède une banque de données de plus de 4000 variétés de pommes de terre.

http://www.lapresse.ca/

Smartphone en panne : la faute aux rayons cosmiques ?


Un Smartphone bug, un écran d’ordinateur vire au bleu, c’est des compagnies, du système d’exploitation, de notre fournisseur d’internet ? Pas nécessairement, mais par des particules venant de l’espace
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Smartphone en panne : la faute aux rayons cosmiques ?

 

Par Nathalie Mayer, Futura

 

Un smartphone qui plante. Un écran d’ordinateur qui vire au bleu. C’est très agaçant. Mais le fabricant n’est pas toujours à blâmer. C’est en tout cas ce que suggère une étude consacrée aux effets des rayons cosmiques sur nos appareils électroniques. Elle conclut que la miniaturisation et surtout, la multiplication des transistors nécessaires à leur bon fonctionnement, les rendent plus vulnérables aux particules subatomiques venues de l’espace.

Lorsqu’un bug survient, ce n’est jamais le bon moment. Le reboot ou le reset prennent alors toujours un temps que nous n’avions pas. Sans parler des données éventuellement perdues durant l’opération. Il est alors tellement facile d’accuser le fabricant, qu’il s’agisse de Microsoft, d’Apple ou de Samsung. Mais, selon une étude menée par des spécialistes américains des effets des radiations sur les systèmes électroniques de l’université de Vanderbilt, un certain nombre de ces défaillances intempestives pourraient en réalité résulter d’impact de particules électriquement chargées générées par des rayons cosmiques.

Rappelons que la Terre est constamment bombardée de particules en provenance de l’espace. Des rayons dits cosmiques aux origines et aux énergies très diverses. Lorsqu’ils frappent l’atmosphère terrestre, ils génèrent une cascade de particules secondaires : neutronsénergétiques, muons, pions ou encore particules alpha. Chaque seconde, ces particules subatomiques sont des millions à frapper notre corps. Heureusement sans conséquence fâcheuse pour notre santé, dans l’état actuel des connaissances.

En revanche, nos smartphones, et plus généralement tous les appareils électroniques que nous utilisons quotidiennement, semblent plus sensibles à ces bombardements. Car certaines de ces particules subatomiques transportent suffisamment d’énergie pour interférer avec le fonctionnement de leurs circuits microélectroniques. En modifiant, par exemple, les bits individuels de données stockés dans les mémoires. On parle alors de basculement intempestif non récurrent (single-event upset, ou SEU, en anglais).

Sur ce graphique, la tendance générale des taux d’échec (failure rates) dus à des SEU en fonction des générations de transistors (28 nm, 20 nm et 16 nm), en rouge, à celle du circuit (en bleu) et à celle du système électronique (en noir). © Bharat Bhuva, Vanderbilt University

Sur ce graphique, la tendance générale des taux d’échec (failure rates) dus à des SEU en fonction des générations de transistors (28 nm, 20 nm et 16 nm), en rouge, à celle du circuit (en bleu) et à celle du système électronique (en noir). © Bharat Bhuva, Vanderbilt University

Les rayons cosmiques pointés du doigt

La difficulté d’analyse vient ce que les rayons cosmiques ne causent aucun dommage physique aux appareils électroniques. De fait, il est difficile de déterminer la prévalence des SEU. La modification d’un bit individuel peut, en effet, également résulter d’un bug logiciel ou d’un défaut matériel. Cependant, la littérature rapporte quelques exemples inquiétants. Ainsi, en 2008, un SEU a provoqué le désengagement du pilotage automatique d’un avion de ligne volant de Singapour à Perth (Australie). Résultat, l’avion a plongé de 690 pieds en seulement 23 secondes, blessant environ un tiers des passagers assez sérieusement.

Dans une étude menée en 2004 par un fabricant de semi-conducteursaméricain, Cypress Semiconductor, un téléphone portable de l’époque, jouissant de 500 Ko de mémoire, ne devrait potentiellement pas subir plus d’un SEU tous les 28 ans. Pas de quoi s’affoler ! Mais avec la miniaturisation des transistors et la montée en puissance de leurs capacités, le problème pourrait être en passe de franchir un palier. D’autant que notre dépendance à l’électronique se fait de plus en plus prégnante.

Les appareils électroniques grand public resteront longtemps vulnérables

Pour en avoir le cœur net, des chercheurs de l’université de Vanderbilt aux États-Unis ont mené une étude sur des composants plus récents. Ils ont exposé des transistors de 28 nanomètres, 20 nanomètres et des transistors 3D de 16 nanomètres (technologie FinFET) à un faisceau de neutrons pour ensuite mesurer le nombre de SEU qu’ils ont subis. Résultat : plus ils sont petits, moins le nombre de charges électriques nécessaires à la constitution d’un bit est important et plus la probabilité de basculement augmente. Cependant, les transistors les plus petits offrent moins de surface d’impact et sont donc moins sujets à subir des SEU. Un phénomène encore amplifié par l’architecture 3D de la technologie FinFET.

Bonne nouvelle, donc ? Pas tant que cela. Car dans le même temps, le nombre de transistors dans une puce a explosé. Ainsi, si l’on considère une puce électronique, le taux d’échec n’a que très peu diminué avec l’évolution des technologies. Pire encore, à l’échelle du système électronique dans sa globalité, le taux d’échec augmente bel et bien.

Pour protéger nos circuits électroniques des impacts des rayons cosmiques, il faudrait les enfermer derrière d’épais murs de béton. Inenvisageable ! Heureusement, si l’électronique grand public devait encore rester vulnérable pour quelques années, au moins, les systèmes les plus sensibles peuvent déjà bénéficier de quelques parades. Ainsi les processeurs peuvent être doublés — voire triplés — pour assurer une meilleure fiabilité. En effet, la probabilité d’occurrence d’un SEU simultané dans deux circuits distincts est infiniment faible. Alors si deux circuits produisent un résultat identique, on peut le supposer correct

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