Des volutes marbrées s’enroulent à la surface de Jupiter


 

La sonde Juno a pris des photos de la planète gazeuse Jupiter. Cela donne de très belles photos, c’est même très artistiques
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Des volutes marbrées s’enroulent à la surface de Jupiter

 


Le projet Juno de la NASA a pour but de mieux comprendre Jupiter et la création de notre système solaire. Il a permis d’obtenir beaucoup de données sur cette planète géante.

La sonde a ainsi pu photographier de près la surface magnifiquement marbrée de cette planète gazeuse (ici en couleurs artificielles).

Plus d’images prises avec les caméras de Juno sont disponibles sur le site de la NASA.


Vous pouvez proposer vos propres versions éditées des images brutes de Juno sur
Mission Juno.

http://www.laboiteverte.fr

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Les sons incroyables des planètes de notre système solaire


Notre système solaire n’est pas « silencieux », en fait, les planètes émettent des sons que les satellites ont captés. Ce n’est pas vraiment des sons proprement dits, mais plutôt des ondes électromagnétiques enregistré par différentes sondes comme les sondes Voyager, puis ces ondes sont transformer en ondes sonores pour nous puissions entre ces sons
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Les sons incroyables des planètes de notre système solaire

Le Saviez-Vous ► Pourquoi la Lune apparaît-elle plus grosse sur l’horizon ?


Quand la lune apparaît plus grosse à l’horizon, nous sommes témoins de la plus belle illusion d’optique que notre cerveau (entre autres) calcule la distance de la même façon que si nous voyons un arbre présent à l’horizon alors que pour la lune, la réalité est toute autre
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Pourquoi la Lune apparaît-elle plus grosse sur l’horizon ?

 

Pourquoi la Lune nous semble-t-elle beaucoup plus grosse lorsqu’elle est sur la ligne d’horizon ? Plusieurs théories s’affrontent à ce sujet.

Ah, voilà une célèbre illusion d’optique qui n’a pas encore d’explication très claire !

Si vous prenez une règle et que vous mesurez la taille de la Lune lorsqu’elle est proche de l’horizon, et répétez la manœuvre lorsqu’elle est plus haute dans le ciel, vous constaterez… qu’il n’y a aucune différence. Ce n’est pourtant pas ce que vous disent vos yeux. Pour eux, aucun doute, la Lune est beaucoup plus grosse lorsqu’elle est sur la ligne d’horizon, un point c’est tout ! Pourquoi ?

La Lune et notre cerveau

D’abord, lorsque nous regardons les choses présentes sur l’horizon (des bâtiments, des arbres, etc.), nous savons qu’elles ne sont pas si éloignées de nous. Elles ne se trouvent qu’à quelques kilomètres. Et, lorsque nous regardons la Lune sur ce même horizon, le cerveau suppose que la Lune se situe elle aussi sur cette même échelle de distances, donc, elle lui apparaît de taille supérieure.

De plus, l’expérience montre que les choses se passant au-dessus de nos têtes nous semblent plus proches et donc, nous apparaissent plus grosses. Ce n’est pas ce qui se produit pour la Lune qui, lorsqu’elle se trouve haute dans le ciel, parait toujours à la même distance. Le cerveau compense en la faisant paraître plus petite. Chose curieuse d’ailleurs, si vous essayez de prendre cette pleine Lune en photo, vous risquez plus tard de la trouver plus petite que l’image qu’il vous en reste dans votre souvenir…

L’orbite de la Lune

Enfin, rappelez-vous que la Lune ne se trouve pas sur une orbite parfaitement circulaire autour de la Terre. On appelle ainsi périgée le point de son orbite le plus proche de nous, apogée, le point de son orbite le plus éloigné de la Terre. Lorsqu’elle est au plus proche, elle apparaît 1,1 fois plus grande. Mais l’effet sur la ligne d’horizon fonctionne aussi bien pour l’apogée que le périgée. Donc, contrairement à ce que l’on entend parfois, cette illusion d’optique n’a rien à voir avec le fait que l’orbite de la Lune ne soit pas circulaire…

http://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-vous ► Le 3 novembre 1957, la chienne Laïka était envoyée dans l’espace


Il y a 60 ans aujourd’hui, le premier animal envoyé dans l’espace par l’URSS pour montrer leur supériorité sur les Etats-Unis en quête spatiale est une chienne n’appartenant à personne. L’entraînement pour un animal était assez drastique, même, je dirais de la cruauté animale. Elle n’a pas survécu à cause des radiations solaires et elle est morte de déshydratation
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Le 3 novembre 1957, la chienne Laïka était envoyée dans l’espace

 

Laïka

Laïka a décollé le 3 novembre 1957 depuis le Kazakhstan.

© TASS / AFP

Il y a 60 ans, jour pour jour, l’URSS envoyait la chienne Laïka dans l’espace. Un voyage sans retour.

« Je lui ai demandé de nous pardonner et j’ai pleuré en la caressant une dernière fois », se souvient Adilia Kotovskaïa, biologiste russe.

 Le lendemain, le 3 novembre 1957, la chienne Laïka (qui signifie « aboyer » en russe), âgée de 3 ans, s’envolait pour un voyage sans retour et devenait le premier être vivant envoyé dans l’espace. Ainsi, un mois après la mise en orbite du premier Spoutnik soviétique, le deuxième satellite artificiel de l’Histoire décolle vers l’espace avec l’animal depuis le futur cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Laïka, ramassée dans les rues de Moscou, ne survivra que quelques heures à son périple, la technologie pour la récupérer étant encore inexistante.

Des chiens entraînés dans des capsules pressurisées

Pour le numéro un soviétique de l’époque, Nikita Khrouchtchev, l’objectif était de montrer la supériorité de l’URSS sur les Etats-Unis juste avant les commémorations du 40e anniversaire de la Révolution bolchevique, le 7 novembre.

 « Ses neuf tours de la Terre ont fait de Laïka le premier cosmonaute de la planète, sacrifié au nom du succès de futures missions spatiales », souligne Adilia Kotovskaïa, aujourd’hui âgée de 90 ans, toujours fière d’avoir contribué à entraîner les animaux pour les missions spatiales.

La biologiste se souvient que des chiens, tous récupérés dans la rue, avaient été envoyés auparavant à des altitudes suborbitales pour des durées de quelques minutes « pour vérifier qu’il était possible de survivre dans l’apesanteur ».

« Il fallait désormais en envoyer un dans l’espace », raconte-t-elle à l’AFP à Moscou. Pour s’habituer au vol spatial dans une capsule pressurisée de 80 centimètres de long, les chiens avaient été placés dans des cages de plus en plus petites, se souvient la scientifique. Ils passaient par une centrifugeuse simulant l’accélération subie au décollage d’une fusée, étaient soumis à des bruits imitant l’intérieur d’un vaisseau et étaient nourris avec des « repas spatiaux » sous forme de gelée. « 

On sélectionnait des chiennes, parce qu’elles n’ont pas besoin de lever la patte pour uriner et ont donc besoin de moins de place que les mâles, et bâtardes parce qu’elles sont plus débrouillardes et peu exigeantes », explique la spécialiste, aujourd’hui à la tête d’un laboratoire à l’Institut des problèmes médico-biologiques à Moscou.

D’un coup, la température dans la capsule grimpe

Le 3 novembre 1957, le lancement du Spoutnik avec Laïka « ne laissait rien présager de mauvais », se souvient Adilia Kotovskaïa.

 « Certes, lors de la montée de la fusée, le rythme cardiaque de Laïka a augmenté considérablement ».

Au bout de trois heures la chienne a récupéré son rythme normal. Mais tout à coup, après la neuvième rotation autour de la Terre, la température à l’intérieur de la capsule de Laïka commence à augmenter et dépasse 40°C, faute de protection suffisante contre les radiations solaires.

La chienne meurt alors en quelques heures à cause de la déshydratation. Cependant, la radio soviétique a continué malgré tout à publier des rapports quotidiens sur « la bonne santé de Laïka », devenue héroïne planétaire. Selon la version officielle, longtemps soutenue par Moscou, Laïka a trouvé la mort grâce à un poison qu’elle a reçu avec sa nourriture pour éviter une mort douloureuse lors du retour de l’engin dans l’atmosphère.

Le 19 août 1960, un vol spatial ramène vivantes deux chiennes envoyées dans l’espace, Belka et Strelka suivi en 1961 par le Soviétique Iouri Gagarine. Trois ans plus tard, le 18 octobre 1963, une chatte nommée Félicette décolle depuis la base d’Hammaguir, au Sahara à bord d’une fusée Véronique.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► 10 choses à savoir sur l’éclipse de Soleil


C’est aux États-Unis que l’éclipse solaire sera à son maximum. Au Canada, elle sera partielle, à Victoria, en Colombie-Britannique qu’ils pourront voir le mieux cette éclipse, l’ombre sera différente. Alors qu’en bas de 80 % l’assombrissement ne sera pas vraiment perceptible. Chez moi, elle sera un peu plus de 60 % et tout dépendant de la météo, pas certain qu’on pourra voir ce phénomène naturel
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1 0 choses à savoir sur l’éclipse de Soleil

 

RDI Matin Week-end en parle avec Philippe Moussette, astronome et photographe.

Une éclipse solaire sera visible lundi dans le ciel nord-américain. Si 12,2 millions d’Américains se trouveront dans la bande d’ombre traversant les 12 États d’où ils pourront observer une éclipse totale, les Canadiens devront se contenter d’une éclipse partielle.

Un texte d’Alain Labelle


1. Qu’est-ce qu’une éclipse totale du Soleil?

Une éclipse est en quelque sorte un jeu d’ombres.

En gros, vous avez trois joueurs : le Soleil, la Lune et la Terre. La Lune, qui est en orbite autour de la Terre, vient s’interposer entre le Soleil et nous. La Lune cache ainsi le Soleil de manière plus ou moins profonde. C’est l’éclipse. Marc Jobin, astronome au Planétarium Rio Tinto Alcan

Ainsi, la Lune étant éclairée par le Soleil, elle projette dans l’espace une ombre en forme de cône long et pointu (ombre totale). Les personnes qui se trouvent à l’intérieur de ce cône d’ombre voient un Soleil presque entièrement caché par la Lune. Elles se trouvent dans la zone de totalité.

Les personnes qui se trouvent autour du cône d’ombre (ombre partielle), dans la pénombre, assistent à une éclipse partielle, puisque le Soleil n’est pas complètement caché. Plus elles s’en éloignent, moins le Soleil est couvert par la Lune.

2. Quelles sont les conditions nécessaires à la création d’une éclipse?

Outre l’alignement Soleil-Lune-Terre, une éclipse solaire ne peut se produire qu’à la nouvelle lune, soit lorsque la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre. Ce n’est qu’à ce moment que l’ombre ou la pénombre de la Lune peuvent atteindre la surface de notre planète.

Une éclipse totale de Soleil telle que captée par le photographe Beawiharta sur la plage de Ternate, en Indonésie, le 9 mars 2016.

Une éclipse totale de Soleil captée par le photographe Beawiharta sur la plage de Ternate, en Indonésie, le 9 mars 2016. Photo : Reuters/Beawiharta

3. Si la Lune est si petite par rapport au Soleil, comment peut-elle le cacher lors d’une éclipse totale?

« C’est une heureuse coïncidence », explique Marc Jobin.

Le Soleil est 400 fois plus gros que la Lune. Mais il est aussi en moyenne 400 fois plus éloigné de la Terre que la Lune.

Ce qui fait que, dans le ciel, les deux objets ont presque exactement la même taille apparente. À peu près un demi-degré de différence. Marc Jobin

4. Que vais-je voir de chez moi?

Cela dépend d’où vous observez l’éclipse. Une éclipse totale n’est visible que dans l’étroite bande balayée par l’ombre de la Lune. Dans le cas présent, la bande traversera les États-Unis. Au Canada, l’éclipse sera partielle à divers degrés. La ville la plus proche de la zone de totalité est Victoria, en Colombie-Britannique. L’assombrissement atteindra 86 %. Dans ce cas, la lumière ambiante prend une drôle de texture, les ombres deviennent différentes.

Pour toutes les autres régions du pays, il n’est pas possible d’observer des changements dans la luminosité.

À Montréal, l’assombrissement sera pourtant de 58 %.

Ce ne sera pas suffisant pour sentir une diminution de l’éclairage ambiant. On sent vraiment que l’éclairage devient étrange à environ 80 % d’assombrissement. Marc Jobin

Sous les 80 % d’assombrissement, souligne Marc Jobin, l’œil fait un excellent travail d’adaptation aux variations d’éclairage, si bien que les changements ne sont pas perceptibles.

Si c’est une éclipse totale ou partielle vraiment très profonde, même sous les nuages, on s’aperçoit que les lumières se sont éteintes dehors! L’éclairage urbain va parfois s’allumer. Ce ne sera pas le cas avec cette éclipse. Marc Jobin

Une éclipse partielle du Soleil dans le ciel de Tonypandy au Royaume-Uni, telle que captée par le photographe Christopher Furlong, le 20 mars 2015.

Une éclipse partielle du Soleil dans le ciel de Tonypandy au Royaume-Uni, telle que captée par le photographe Christopher Furlong, le 20 mars 2015. Photo : Getty Images/Christopher Furlong

Au Québec, pour les régions les plus rapprochées de la bande de totalité (Outaouais,Témiscamingue), un peu plus de 60 % de la surface du Soleil sera cachée au maximum de l’éclipse. Dans l’Extrême Nord québécois, le pourcentage baissera jusqu’à 25 %.

5. À quelle heure l’éclipse sera-t-elle visible?

Votre situation géographique dictera le moment où vous pourrez admirer l’éclipse. En Colombie-Britannique, elle se déroulera en matinée. Par exemple, à Vancouver, elle commencera à 9 h 10, heure locale.

Au Québec, le phénomène aura lieu au milieu de l’après-midi. À Montréal, elle commencera à 13 h 21 pour atteindre son maximum à 14 h 38. Elle se terminera à 15 h 50 min 24 s.

6. Combien de temps durera-t-elle?

Encore une fois, cela dépendra du lieu où vous vous situerez. Du début à la fin, elle durera plus de deux heures. Mais son maximum (moment où la Lune cache le Soleil) est difficile à déterminer.

On ne peut pas dire qu’il y ait une durée pour le maximum, puisque c’est instantané. C’est comme monter une montagne, arriver au sommet, puis redescendre. Marc Jobin

Cela dit, le moment où les observateurs auront l’impression que la Lune recouvre le Soleil variera de 2 min sur la côte ouest américaine à un peu plus de 2 min 30 sur la côte est. La durée maximale de l’éclipse (2 min 40) aura lieu près de la ville de Carbondale, en Illinois.

7. Est-ce que le ciel doit être dégagé?

Oui et non. Quelques nuages n’entraveront pas le phénomène; mais si le ciel est complètement couvert, les observateurs canadiens ne pourront même pas savoir qu’une éclipse se déroule au-dessus d’eux en se fiant à la luminosité ambiante, sauf peut-être ceux qui se trouvent dans le sud de la Colombie-Britannique.

Au Québec et dans la région de Montréal, les chances de bénéficier d’un ciel complètement dégagé lors de l’éclipse ne sont pas idéales à ce temps-ci de l’année. Les statistiques montrent que la fraction du ciel couverte de nuages est d’environ 50 % en moyenne en après-midi.

Cependant, comme la durée totale de l’événement est assez longue et en l’absence de véritable « moment critique » à ne pas manquer, comme lors d’une éclipse totale, même un ciel partiellement nuageux permet de suivre son évolution.

8. Est-ce dangereux de la regarder à l’œil nu?

Oui, très dangereux, que l’éclipse soit totale ou partielle. Il ne faut jamais regarder le Soleil, et ce, même en temps normal. Aucune paire de lunettes fumées vendues en magasin ne permet de regarder directement le Soleil.

À l’œil nu ou avec un instrument d’optique comme un télescope, il est essentiel d’utiliser des filtres appropriés et conçus spécialement pour observer le Soleil. Il est possible de s’en procurer dans les boutiques d’astronomie; ils portent l’homologation ISO 12312-2:2015.

Il faut être vraiment prudent, car une brûlure des cellules rétiniennes de l’œil ne provoque aucune douleur, et les cellules détruites ne se régénèrent jamais.

9. Quels sont les autres moyens pour l’observer?

Si vous n’avez pas de lunettes ISO, vous pouvez projeter l’image du Soleil sur un écran. Cette méthode est la plus sécuritaire et la moins coûteuse. Le site Internet du Planétarium Rio Tinto Alcan explique les différentes méthodes que vous pouvez utiliser.

10. À quand une éclipse totale du Soleil au Québec?

La prochaine se produira le 8 avril 2024. Montréal sera coupée en deux par le phénomène.

La zone de totalité va remonter le long des Grands Lacs, et la limite nord va traverser l’île de Montréal. Laval ne sera pas dans la bande de totalité, mais l’Estrie et la Montérégie, oui. Marc Jobin

L’éclipse au Planétarium Rio Tinto Alcan

À partir de 13 h 15 le lundi 21 août, le Planétarium organise une observation en direct de l’éclipse partielle du Soleil avec les astronomes amateurs. Une programmation spéciale a été conçue pour la journée, et l’entrée est libre. Des lunettes d’observation sécuritaires seront distribuées gratuitement sur les lieux.

http://ici.radio-canada.ca/

Des chercheurs utilisent Google Maps pour repérer les zones d’esclavage en Inde


L’observation via Google Maps qui permet par un satellite de voir la terre depuis l’espace a fait naitre un programme : Esclavage depuis l’Espace. Malheureusement, l’esclavage est toujours d’actualité et l’Inde serait en première place avec la demande de construction pour des briques
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Des chercheurs utilisent Google Maps pour repérer les zones d’esclavage en Inde

 

Un Indien travaillant dans une fabrique de briques à l'extérieur de Calcutta, le 7 mai 2017. DIBYANGSHU SARKAR / AFP

Un Indien travaillant dans une fabrique de briques à l’extérieur de Calcutta, le 7 mai 2017. DIBYANGSHU SARKAR / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur Quartz

Avec plus de 18 millions de personnes concernées, l’Inde serait le pays où l’esclavage moderne est le plus répandu.

Le travail servile, bien qu’officiellement interdit en Inde depuis 1976, est particulièrement répandu dans le pays, comme le montre Quartz. Sur les 46 millions d’esclaves modernes estimés dans le monde, 18,3 millions se trouveraient en Inde. La Chine, second pays à avoir le plus d’esclaves, n’en compterait «que» 3,3 millions.

Cette forte proportion d’esclaves en Inde s’explique notamment par le boom de la construction que connaît le pays depuis plusieurs années, et qui repose en grande partie sur ses 100.000 fours à briques. Ces fabriques, qui emploient plus de 23 millions de travailleurs, ont énormément recours à l’esclavage des adultes comme des enfants, forcés de travailler dans des conditions déplorables. Lorsqu’un chef de famille accepte de venir travailler dans l’un de ces fours, toute sa famille est également obligée de le suivre, en échange d’un salaire médiocre qui force les travailleurs à s’endetter indéfiniment.

Repérer depuis le ciel pour agir au sol

Les chercheurs du Rights Lab de l’université de Nottingham au Royaume-Uni ont décidé de lancer, en mai 2017, un programme d’observation satellite en Inde de manière à pouvoir cartographier la localisation de ces nombreux fours à briques.

En utilisant Google Maps, le programme Esclavage depuis l’Espace a permis de repérer ces usines, parfaitement visibles depuis l’espace. Les citoyens volontaires étaient eux aussi encouragés à trouver les fours à briques via la plateforme du programme, à les marquer grâce au logiciel et à envoyer les résultats au Rights Lab. Des images satellites plus précises permettent ensuite d’affiner les observations.

Bethany Jackson et Jessica Wadlaw, chercheuses à l’université de Nottingham en charge du programme, ont expliqué les bénéfices d’une telle méthode de cartographie à distance:

«Pour lutter contre l’esclavage, les ONG fonctionnent souvent avec des pratiques qui nécessitent de se trouver sur le sol du pays. Mais lorsque l’esclavage a lieu dans des zones isolées, des zones de conflits ou des aires instables politiquement, cela peut s’avérer très dangereux. Les images satellites nous donnent l’opportunité de trouver les lieux où les droits de l’homme ne sont pas respectés, ce qui permet ensuite d’intervenir plus rapidement et efficacement. L’objectif premier d’Esclavage depuis l’Espace est de connaître l’emplacement de ces fours à briques (…) pour ensuite mener des actions sur le sol.»

L’équipe de chercheurs s’est d’abord focalisée sur une zone de 2.600 kilomètres carrés dans l’état du Rajasthan, mais prévoit d’étendre ses recherches de manière à exaucer le souhait des Nations unies, qui veulent éradiquer l’esclavage d’ici 2030.

Mais à cette date, l’Inde devrait être devenue le troisième plus gros marché de la construction au monde et peser 1 billion de dollars. La demande de briques devrait alors augmenter, ce qui favoriserait malheureusement l’esclavage.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Il y a 40 ans, un président américain écrivait aux extraterrestres une lettre qui voyage encore dans l’espace


Il y a 40 ans, les États-Unis avaient envoyer une capsule temporelle à bord de Voyager 1 dans le but de communiquer avec des civilisations extraterrestres. Une lettre du président des États-Unis Jimmy Carter, des sons des animaux, de la musique, des photos … ainsi que notre ADN, et bien d’autres choses
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Il y a 40 ans, un président américain écrivait aux extraterrestres une lettre qui voyage encore dans l’espace

 

JIMMY CARTER VOYAGER MESSAGE

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozière

Il y a 40 ans, le 16 juin 1977, le président américaine Jimmy Carter écrivait une lettre destinée aux extraterrestres. N’y voyez pas une preuve d’un quelconque complot pour autant. Car sur l’enveloppe, point d’adresse exacte. La missive était destinée à s’insérer dans une sorte de bouteille à la mer de l’espace.

Et effectivement, quelques mois plus tard, la lettre quitta la Terre à bord de la sonde Voyager 1. À l’origine, ce vaisseau, lancé le 5 septembre 1977, avait pour mission d’explorer Jupiter et Saturne. Mais la Nasa avait vu plus loin que ces géantes gazeuses.

Elle souhaitait qu’ensuite, la sonde, la plus rapide jamais lancée alors (et qui ne fut détrônée que par les très récentes sondes Juno et New Horizon), devait ensuite sortir du système solaire, tout simplement. Ce qui a eu lieu en 2012, une première pour un objet créé par l’homme.

Avec cette idée en tête, la NASA a donc voulu placer dans Voyager 1 et 2 (sa grande sœur, plus lente) une sorte de « capsule temporelle« . Le but de cette bouteille spatiale, appelée « Golden Record »?

« Communiquer l’histoire de notre monde aux extraterrestres » potentiels.

Candidature pour rejoindre le club galactique des civilisations

À l’intérieur de Voyager se trouve donc toujours, 40 ans après, la lettre de Jimmy Carter, s’adressant aux extraterrestres. Le président commence par présenter succinctement ce vaisseau, les Etats-Unis, la Terre. Puis d’expliquer que ce message a été « envoyé à travers le cosmos », avec l’objectif de survivre un milliard d’années, jusqu’à une époque où « notre civilisation aura été profondément altérée et où la surface de la Terre pourrait être grandement changée ».

Suit alors un petit message, destiné directement à de possibles extraterrestres découvrant Voyager à la dérive:

Ceci est un présent d’un petit monde éloigné, un témoignage de nos sons, notre science, nos images, notre musique, nos pensées et nos sentiments. Nous tentons de survivre à notre époque afin de pouvoir vivre dans la votre. Nous espérons qu’un jour, après avoir résolu les problèmes qui nous font face, nous rejoindrons une communauté de civilisations galactiques. Cet enregistrement représente notre espoir et notre détermination, ainsi que notre bonne volonté dans cet univers si vaste et génial.

Images et sons de la Terre

Derrière cette lettre symbolique, mais peu utile pour qui ne comprend pas l’anglais, la NASA a également sélectionné différents éléments permettant de mieux nous présenter. 115 images, plusieurs sons naturels et artificiels, des musiques et un « bonjour » en 55 langues différentes.

Tout cela a été intégré dans une sorte de vinyle en cuivre plaqué or, le tout empaqueté dans une pochette de protection en aluminium. Des instructions symboliques expliquent d’où provient la sonde Voyager et donne des instructions pour lire les informations.

On y trouve notamment des dessins expliquant notre conception des mathématiques.

La description de notre ADN.

Ou des photos de notre espèce.

Si des extraterrestres découvrent la sonde Voyager, ils pourront également écouter le bruit du vent et de la pluie sur la Terre:

écouter ici

Des différents animaux qui peuplent actuellement la planète:

écouter ici

Des musiques provenant du monde entier:

écouter ici

Ou encore un « bonjour tout le monde » en Français:

écouter ici

Si avec ça, la Terre n’est pas invitée à rejoindre le club des civilisations galactiques…

 

http://quebec.huffingtonpost.ca