Comme les ours, les êtres humains pourraient un jour hiberner


Ce n’est pas pour aujourd’hui, ni pour demain non plus. Étudier l’hibernation des ours pour découvrir comment l’humain pourrait hiberner le temps d’un voyage vers Mars, ou encore pour certains traitements. Par contre, l’hibernation des écureuils qui est différente a celles des ours a pu donner un meilleur traitement en cas de choc hémorragique.
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Comme les ours, les êtres humains pourraient un jour hiberner


Pendant l'hibernation, seuls les tissus adipeux des grizzlys changent. | Daniele Levis Pelusi via Unsplash

Pendant l’hibernation, seuls les tissus adipeux des grizzlys changent. | Daniele Levis Pelusi via Unsplash

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur The New York Times

Les scientifiques cherchent à percer les mystères de l’hibernation pour pouvoir l’appliquer à notre espèce.

Quand on parle d’hibernation chez l’être humain, on ne parle pas de la personne qui fait le tour du cadran sous la couette un dimanche d’hiver, mais bien d’une léthargie prolongée de plusieurs mois, à l’instar d’un grizzly.

Réussir à adapter le processus d’hibernation des animaux à l’espèce humaine permettrait à terme de multiplier les avancées dans le domaine spatial et les innovations dans le secteur médical.

Multiples gènes responsables

Quand l’ours hiberne, il ne défèque pas et n’urine pas, sa fréquence cardiaque baisse, la quantité d’azote dans son sang augmente fortement et l’animal devient résistant à l’insuline, rapporte l’étude d’une équipe de recherche de l’université d’État de Washington (WSU). Il se réveille après l’hiver, un chouia groggy, prêt à profiter pleinement du printemps.

Les scientifiques ont prélevé des échantillons de foie, de graisse et de muscle de six grizzlys en captivité trois fois par an, en espérant trouver un «déclencheur physiologique», tel un gène qui pourrait être isolé et «injecté à un animal non hibernant», a expliqué Charles Robbins, directeur du centre de recherche WSU Bear Centre.

Les résultats montrent que seuls les tissus adipeux des animaux changent pendant l’hibernation; les cellules musculaires, elles, restent actives pour que les tissus ne s’atrophient pas. Plus surprenant encore, la graisse de l’ours ne contient non pas un seul type de gène permettant l’hibernation mais «un nombre énorme de gènes diffèrents», qui modifient leur niveau d’expression au cours de l’année.

Cette avancée est importante, souligne le professeur Heiko Jansen, l’auteur principal de l’étude, qui imagine un jour «manipuler les cellules» humaines pour hiberner et faciliter les voyages spatiaux. Il reconnaît cependant que «nous en sommes encore loin».

Un aller-retour vers Mars pouvant être effectué en un peu moins de trois ans, l’hibernation permettrait d’économiser de la nourriture, de l’air, de l’eau et des médicaments dont ont besoin les astronautes.

Applications médicales

Les grizzlys ne sont pas les seuls animaux à jouir d’un tel repos. En étudiant la biologie des écureuils terrestres en hibernation, Matt Andrews de l’université du Nebraska à Lincoln a réussi à mettre au point un traitement contre le choc hémorragique.

Les écureuils utilisent de la mélatonine, un puissant antioxydant, afin de protéger leurs cellules pendant l’hibernation. L’équipe menée par Andrews s’est servie de cette découverte pour mettre au point un cocktail de mélatonine et de cétone pouvant être injecté à une personne en état de choc hémorragique, afin de réduire les dommages sur les tissus au moment du retour de l’irrigation sanguine.

L’hibernation pourrait également s’appliquer aux greffes d’organes, pour conserver plus longtemps un rein ou un foie avant une opération. À l’heure actuelle, ceux-ci ne peuvent être gardés que vingt-quatre heures dans une solution froide, quand un cœur ou un poumon n’est viable que quatre à six heures.

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Le Saviez-Vous ► Que sont devenues les graines qui ont fait le tour de la Lune en 1971 ?


Apollo 14 a transporté 500 graines d’arbres de différentes espèces. Ils ont fait 34 fois le tour de la lune pour être revenu sur terre avec les astronautes. Contre tout attente, les semences sont devenues des arbres et grandissent un peu partout aux États-Unis.
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Que sont devenues les graines qui ont fait le tour de la Lune en 1971 ?

Un pin loblolly lunaire devant le palais de justice du comté de Sebastian, dans l’Arkansas. Crédits : Jesse Berry / Wikimedia / CC BY 4.0 SA

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Durant la mission Apollo 14, en 1971, 500 graines d’arbres ont été envoyées dans l’espace. Après avoir fait plusieurs fois le tour la Lune, elles ont été ramenées sur Terre. Et sont aujourd’hui devenues des arbres.

Apollo 14 est la huitième mission habitée du programme Apollo, et la troisième à se poser sur la Lune. L’équipage était composé des astronautes Alan Shepard, d’Edgar Mitchell, et de Stuart Roosa. C’est ce dernier qui pilotait le module de commande. Autrement dit, Stuart Roosa n’a pas posé les pieds sur la Lune. Pendant que ses collègues évoluaient dans la région de Fra Mauro, Roosa, lui, réalisait des expériences d’observation depuis l’orbite lunaire. Ça, c’est pour le contexte. Ce que nous ne savions pas, c’est que le pilote avait embarqué avec lui un petit sac de 500 graines d’arbres. Il pensait au départ que ces graines ne pourraient pas survivre aux conditions spatiales. Mais force est de constater qu’elles ont bel et bien tenu le coup. Et depuis, elles ont bien grandi.

Une charge utile un peu particulière

Au départ, c’est le chef du US Forest Service de l’époque qui avait contacté l’astronaute pour lui proposer d’envoyer ces graines. Stuart Roosa ayant commencé sa carrière militaire en tant que pompier spécialement formé pour combattre les feux de forêt, il ne put donc refuser la demande, la voyant comme une sorte d’hommage à son ancienne profession. Il emporta donc dans ses bagages 500 graines de séquoias, de pins roux (Pinus taeda), de sycomores américains (Platanus occidentalis), de sapins de Douglas (Pseudotsuga menziesii) et de Copalme d’Amérique (Liquidambar styraciflua).

Comme expliqué plus haut, Rossa n’a jamais été sur la Lune. En revanche, il en a fait 34 fois le tour avant de rentrer sur Terre. Une fois de retour, les graines contenues à l’intérieur de leur boîte métallique ont subi la procédure de décontamination. Mais les boîtes sont malheureusement tombées et les graines se sont finalement mélangées. À l’époque, les chercheurs pensaient qu’elles seraient alors trop abîmées pour germer.

Toutes ces graines, malgré le scepticisme, ont finalement été plantées à différents endroits aux États-Unis. Et surprise, toutes ont réussi à pousser sans différence notable avec d’autres pousses terrestres. Vous pouvez voir la carte ici.

Il est donc intéressant de noter que ces semences n’ont pas été modifiées suite à leur petit séjour dans l’espace, et qu’elles prospèrent encore aujourd’hui. Comme quoi la Nature peut être extrêmement robuste. Pour la petite anecdote, un sycomore “de Lune” a même été planté près de la tombe de Stuart Roosa, décédé en 1994. Un bel hommage.

Source

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Représentation du cosmos : qu’est-ce que le disque de Nebra ?



Le disque de Nebra trouvé par des chasseurs de trésor en Allemagne a été longtemps caché car il a été vendu sur le marché noir. Heureusement, ce disque et ainsi que le site d’où il vient est maintenant connu des archéologues. Le disque de Nebra fait de bronze et d’or datant entre 1600 et 1560 av J.-C. serait la plus ancienne reproduction du cosmos.

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Représentation du cosmos : qu’est-ce que le disque de Nebra ?

repsentation cosmos disque nebra

| Dbachmann/Wikimédia

Thomas Boisson

L’Homme a tout d’abord été terrifié par le ciel, avant d’en être fasciné. Ainsi, non seulement a-t-il tourné sa tête vers la voûte céleste, mais il en a également produit des représentations qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui. C’est notamment le cas du disque céleste de Nebra, considéré actuellement comme la plus ancienne représentation concrète du cosmos connue dans le monde.

En juillet 1999, les chasseurs de trésor Henry Westphal et Mario Renner fouillent illégalement une zone située à Nebra-sur-Unstrut (Allemagne) à l’aide de détecteurs de métaux. Ils découvrent alors un disque de bronze de 2 kg et d’environ 30 cm de diamètre, recouvert d’une patine bleu-vert et de symboles en or incrustés à sa surface. Au cours de l’excavation, ils endommagent une partie du disque et du site où il se trouve

Connaissant la nature illicite de leur découverte, ils vendent l’objet au marché noir de Cologne. Le disque transitera ainsi de propriétaire en propriétaire, jusqu’à ce qu’en 2001 son existence soit rendue publique. C’est alors qu’en 2002, l’archéologue d’état Harald Meller s’empare du disque au cours d’une perquisition policière menée dans la ville de Bâle (Suisse). En guise de pardon, les deux délinquants conduisent les autorités sur le site de leur trouvaille.

Ce dernier, un site préhistorique habité au Néolithique, situé à 60 km de Leipzig, entoure le sommet d’une colline dans la forêt de Ziegelroda, elle-même contenant un millier de tumulus datés de la même période. Sur place, les archéologues découvrent de nombreux autres objets, constituant un véritable dépôt culturel. Ces derniers, et le disque, sont aujourd’hui conservés au Musée régional de la préhistoire de Hall (Allemagne).

Une représentation de la voûte céleste

Le disque est une plaque circulaire dans laquelle plusieurs symboles en or sont incrustés. Le rond plein est interprété comme étant le Soleil ou la pleine Lune. Le croissant comme étant la Lune ou le Soleil lors d’une éclipse. Les 32 points sont des étoiles ; le groupe de 7 points représentant certainement la constellation des Pléiades.

disque nebra

Photo du disque de Nebra, au musée Pergamon de Berlin. Crédits : Anagoria

Les deux arcs de chaque côté couvrent un angle de 82°, indiquant la position du Soleil (couchant ou levant) lors des solstices d’été et d’hiver à la latitude du lieu de découverte. Un arc est également présent en bas du disque, représentant soit la Voie lactée, soit une barque (ou char) solaire — c’est-à-dire un élément symbolique lié à la course du Soleil. Pour finir, le tour du disque est composé de 39 trous dont la signification est encore inconnue.

Disque de Nebra : une encyclopédie astronomique de l’Âge du Bronze

L’objet aurait pu avoir une signification religieuse, mais il s’agit plus probablement d’un objet possédant une fonctionnalité astronomique et visant à perpétuer les connaissances relatives au ciel.

L’angle couvert part les deux arcs latéraux permet d’imaginer une utilisation horizontale du disque afin de repérer les positions du Soleil lors des équinoxes. Tandis que le groupe de 7 points représentant les Pléiades aurait pu jouer un rôle important pour les semailles (les Pléiades accompagnant la nouvelle Lune lors de cette saison).

utilisation disque nebra

Les arcs latéraux permettent d’imaginer une utilisation du disque consistant à repérer les positions du Soleil lors des équinoxes. Crédits : Rainer Zenz

Les 32 étoiles auraient également une signification importante, car la nouvelle Lune apparaissait aux côtés des Pléiades 32 jours après le début de l’année. Et 32 années solaires correspondent à 33 années lunaires (32 points-étoiles + le rond plein), permettant d’établir un cycle rythmant les activités saisonnières en fonction des phases de la Lune. Le disque de Nebra serait ainsi une sorte d’encyclopédie astronomique concentrant tout le savoir des populations européennes de l’Âge du Bronze à cette époque.

objets site nebra


Le disque a été retrouvé au milieu de nombreux autres objets datant de l’Âge du Bronze, sur le site de Nebra. Crédits : Dbachmann

La datation du disque a été effectuée conjointement avec celles des autres objets trouvés à ses côtés, principalement des épées, des haches et des bracelets. Une analyse au carbone 14 a placé l’âge du disque entre 1600 et 1560 av J.-C. Tandis qu’une analyse par fluorescence aux rayons X a permis de déterminer l’origine des matériaux : la rivière Carnon (Angleterre) pour l’or et la ville de Bischofshofen (Autriche) pour le cuivre. Le disque est ainsi considéré comme la plus ancienne représentation du cosmos jusqu’à présent.

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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


Les archéologues ont trouvé grâce aux glyphes des liens entre les guerres des Mayas les planètes surtout Vénus, qui était synonyme du Dieu de la guerre. Ils savent qu’ils n’y avait pas de conflits lors de la saison des récoltes, mais il y en avait pendant la période de sécheresse.
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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


guerres etoiles maya

Thomas Boisson

Bien que de l’avis général des historiens, les Mayas étaient un peuple pacifique, les découvertes archéologiques ont révélé qu’ils semblaient se livrer à d’importants conflits meurtriers internes, entre différentes entités politiques, dans le but d’asseoir une nouvelle autorité politique pour la partie gagnante.

Ces conflits sont désignés par les Maya via des glyphes très particulières représentant des étoiles, car corrélés le plus souvent à des phénomènes astronomiques. Ces guerres intestines ont été baptisées « guerres des étoiles » (star wars) par l’archéologue-linguiste américaine Linda Schele.

Durant le premier millénaire apr. J.-C., la civilisation Maya a été le siège de nombreux conflits. Le langage Maya place ces guerres dans quatre catégories et assigne à chacune une glyphe (symbole) spécifique. La plus importante de ces catégories est désignée par une glyphe étoilée et correspond à des conflits internes particulièrement meurtriers impliquant des partis politiques, combattant pour installer une nouvelle dynastie, asseoir sa domination sur un autre parti ou revendiquer son indépendance.

Pour le parti perdant, les conséquences pouvaient être extrêmement désastreuses. Le 29 avril 562 — date de la première guerre des étoiles selon les traces retrouvées — le conflit a opposé les cités politiques de Caracol et Tikal. Pour cette dernière, la perte de la guerre a entraîné une sombre période de 120 ans : déclin de la population, cessation de l’érection de bâtiments et destruction partielle de la Grande Place. De la même manière, la perte de Naranjo face à Calakmul en 631, a entraîné la torture à mort de son souverain, qui a ensuite été mangé.

glyphes etoiles maya

Deux glyphes de la catégorie « guerres des étoiles ». À gauche, une glyphe de la colonnade hiéroglyphique de Naranjo (613 apr. J.-C.). À droite, une glyphe du Monument 6 de Tortuguero (669 apr. J.-C.). Crédits : Robertson, Elizabeth C

Les glyphes représentent une étoile surplombant la Terre et déversant des gouttes dessus, ou bien alors une étoile au-dessus d’une coquille. Ces glyphes correspondent à un verbe, mais sa phonétique et sa signification exacte sont encore inconnues. Pour les astroarchéologues spécialistes de la civilisation Maya, l’étoile est utilisée car les chercheurs ont découvert que la majorité des guerres des étoiles étaient corrélées à des événements astronomiques.

Notamment impliquant la planète Vénus (visible le matin ou le soir). Pour les civilisations Mésoaméricaines, Vénus représente le dieu de la guerre (l’équivalent de Mars pour les romains ou Arès pour les grecs), nommé Chak Ek’, signifiant « Grande Étoile ». Le Codex de Dresde, le codex astronomique des Maya, comporte des tables de calcul pour déterminer la position et la trajectoire de Vénus.

codex dresde venus

Dans le Codex de Dresde, le codex Maya astronomique, la planète Vénus est personnifiée par le dieu de la guerre, tenant deux grandes lances et empalant ses victimes en passant au-dessus de leur tête. Crédits : Saxon State Library

Ainsi, 70% des dates d’apparition des guerres des étoiles correspondent aux phases nocturnes de Vénus, tandis que 84% d’entre elles sont corrélées à la première apparition visible de la planète en soirée. Bien que le lien exact entre les guerres des étoiles et Vénus soit encore flou, les archéologues pensent qu’au regard de la signification guerrière conférée à la planète par les Mayas, l’apparition de celle-ci était vue comme un présage militaire encourageant les guerriers à se lancer au combat.

En outre, les guerres des étoiles semblaient suivre une sorte de planning saisonnier, ayant majoritairement lieu entre novembre et janvier (période de sécheresse), et aucune entre septembre et octobre (période de récolte). Quelques dates (notamment à Tikal) correspondent également à la survenue d’éclipses solaires. Enfin, un nombre non négligeable de conflits semblent corrélés aux périodes rétrogrades de Mars, Jupiter et Saturne, impliquant un lien (encore inconnu) avec d’autres planètes que Vénus.

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Le Saviez-Vous ► Pour nommer des éléments de l’espace, les scientifiques suivent tout un tas de règles bizarres


Trouver des noms comme par exemple à Neptune et ses lunes, n’est pas une mince affaire. Il plus facile de comprendre comment ils choisissent les noms des tempêtes tropicales, des ouragans, des typhons et des cyclones que les découvertes autour de Jupiter. En astronomie, il y a des règles très stricts avant de donner un nom aux nouvelles découvertes.
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Pour nommer des éléments de l’espace, les scientifiques suivent tout un tas de règles bizarres

 

Le ciel | Stocksnap via Pixabay License by

Le ciel | Stocksnap via Pixabay License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Avec la découverte de plusieurs lunes autour de Jupiter, les astronomes font appel aux idées du public. Néanmoins, à chaque fois qu’il faut trouver des noms, il y a des règles selon la planète ou l’élément spatial à suivre rigoureusement.

Repéré sur Washington Post

L’été dernier, cinq nouvelles lunes ont été découvertes dans l’orbite de Jupiter. Comme à chaque fois qu’il y a une découverte de ce genre, il faut les nommer. Le 21 février 2019, la Carnegie Institution for Science, une organisation américaine qui finance et mène des recherches scientifiques, a proposé au public de trouver un nom à ces lunes. L’occasion de découvrir quelques règles en la matière décrétées par l’Union astronomique internationale (UAI), raconte le Washington Post.

Pour ses lunes, il faut donc choisir un nom d’un personnage mythologique qui a été l’amant de Zeus ou Jupiter (le même dieu selon la mythologie grecque ou romaine), qui doit faire au maximum seize lettres. Il ne peut être celui d’une personne vivante connue ou être similaire à d’autres astres spatiaux, comme des lunes ou des astéroïdes. Et si la lune est prograde (elle tourne dans le même sens que la rotation de Jupiter) le nom doit finir par un «a». Si elle est rétrograde (elle tourne dans l’autre sens), le nom doit finir par un «e».

Ainsi va la difficile vie de nommeur d’élément spatial, il faut suivre tout un tas de règles un peu bizarres décrétées par l’UAI. Ainsi, si vous voulez nommer un relief de Titan, le satellite de Saturne, il faut que les noms proviennent des univers du Seigneur des Anneaux et de la Terre du Milieu de Tolkien, ou de celui de Dune de Frank Herbert, écrit le Washington Post. Et pour Io, la lune volcanique de Jupiter (encore une), il faut qu’il y ait un nom en rapport avec le feu, les volcans ou l’Enfer de Dante.

C’est lorsque des sondes spatiales ou d’autres appareils de recherches renvoient les premières images d’un nouveau corps céleste que l’équipe derrière cette découverte propose des catégories et des thèmes pour les nommer. Quand les thèmes sont décidés, tout le monde peut proposer un nom. Les nouvelles suggestions sont examinées par un groupe de travail, qui les approuvent et les publient dans la «Gazetteer of Planetary Nomenclature». Par exemple, une minuscule lune de Neptune découverte avec le télescope spatial Hubble fut appelée Hippocampe, car ces animaux sont ceux qui conduisent le char de Neptune dans un ancien mythe.

Avoir des thèmes est important car cela «minimise les chances que quelqu’un veuille attribuer le même nom à deux entités différentes sur deux corps spatiaux, car les thèmes seront différents pour chacun, indique un scientifique au quotidien américain. Cela relie également les choses. Si vous connaissez votre mythologie… Vous pouvez immédiatement dire sur quel corps il se trouve et quel type de caractéristiques il a».

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Le Saviez-Vous ► Qui est la première femme à être allée dans l’espace ?


Ce sont surtout des hommes qui sont choisis comme astronaute. Mais parmi eux, quelques femmes réussissent à monter les échelons. La première femme qui a fait un tout petit voyage dans l’espace est une russe
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Qui est la première femme à être allée dans l’espace ?

 

Valentina Terechkova la premiere femme a etre alle dans l espace

Crédits : Alexander Mokletsov/ Александр Моклецов, Permission (Reusing this file) : RIA Novosti

par Louison

La conquête spatiale a été le grand sujet de la seconde moitié du XXe siècle. Avec les progrès des Allemands dans le domaine de la propulsion (de missiles), plus rien ne semblait impossible. La conquête spatiale a aussi été le symbole de la guerre froide que se menaient les États-Unis et la Russie.

Si la Russie a envoyé le premier humain dans l’espace (Youri Gagarine), les États-Unis ont été les premiers à envoyer des hommes sur la Lune (Neil Armstrong, Edwin Aldrin et Michael Collins). Mais qui est la première femme à être allée dans l’espace ?

Une sélection parmi 400 candidates

Les dirigeants russes ont l’idée d’envoyer une femme dans l’espace après le succès du vol de Youri Gagarine en 1961. Ils souhaitent avant tout faire cela pour des raisons politiques et de propagande. En effet, la conquête spatiale est en grande partie un concours technologique entre les deux “super nations” de l’époque. Toujours est-il que 400 candidates sont réunies.

Ces femmes seront alors soumises à un entraînement très intense pendant plus d’un an. Au programme : cours d’ingénierie, sauts en parachute, tests en isolement et en apesanteur, etc. À la fin, il ne reste que cinq candidates. Nikita Khrouchtchev, Premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique et futur dirigeant de la Russie, fera lui-même la sélection. Son choix s’arrête sur Valentina Terechkova. Elle sera la première femme à aller dans l’espace.

Valentina Terechkova : la première femme dans l’espace

Du 16 juin 1963 à 12h30 au 19 juin 1963 à 11h11, Valentina effectuera son vol de mission sous l’indicatif « la mouette ». La durée totale du vol est donc de 2 jours 22 heures et 41 minutes. Pour l’époque, il s’agit d’un vol extrêmement long. Valentina Terechkova restera la seule femme à être allée dans l’espace pendant presque 19 ans. Pour assurer la relève, il faudra attendre la Russe Svetlana Savitskaïa, puis l’Américaine Sally Ride un an plus tard.

À ce jour, Valentina Terechkova est la seule femme à avoir effectué une mission en solo dans l’espace. Elle est aussi l’astronaute la plus jeune, puisqu’elle avait 26 ans au moment de sa mission. Malheureusement, ce sera le seul et unique vol qu’elle effectuera.

L’après-mission spatiale

Après son retour héroïque, Valentina Terechkova se marie avec un cosmonaute : Andrian Nikolaïev. Elle aura une fille avec lui, mais divorcera juste après sa naissance. Elle reprend ses études et se lance ensuite dans la politique, où elle connaîtra un succès certain.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi il est impossible de roter dans l’espace


 

Pas de rots, mais plus de pets, il doit avoir de drôles d’odeurs dans la station spatiale
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Pourquoi il est impossible de roter dans l’espace

 

Chris Hadfield, dans la Station spatiale internationale en décembre 2012. AFP PHOTO / HANDOUT / NASA HO / NASA / AFP

Chris Hadfield, dans la Station spatiale internationale en décembre 2012. AFP PHOTO / HANDOUT / NASA HO / NASA / AFP

Repéré par Grégor Brandy

Aujourd’hui dans la rubrique «un astronaute répond à vos questions».

La meilleure façon d’avoir une réponse sur ce qui se passe dans l’espace est probablement de demander à un astronaute. Alors quand un internaute du nom de Greg Switzer est tombé sur un «fun fact» au dos d’une capsule de jus de fruits assurant qu’il est impossible pour un astronaute de roter dans l’espace, il a directement demandé à un concerné.

«Est-ce que c’est vrai Commandant Hadfield? Et si oui, pourquoi?»

Même si le nom de Chris Hadfield ne vous dit rien, vous avez très probablement déjà entendu parler de lui. Il s’agit de l’astronaute qui a repris la chanson «Space Oddity» de David Bowie et en a fait un clip à bord de la Station spatiale internationale (ISS), en 2013. (Quartz rappelle par ailleurs que David Bowie avait tellement aimé cette version qu’il s’était arrangé pour qu’elle bénéficie d’une dispense temporelle de copyright afin qu’elle puisse rester en ligne, après avoir été supprimée une première fois par YouTube.)

Au total, Chris Hadfield a passé 166 jours dans l’espace et est le premier Canadien à avoir servi en tant que commandant de l’ISS. Autant dire qu’il est plus que qualifié pour répondre à ce genre de questions.

Et c’est ce qu’il a fait.

«Vous ne pouvez pas roter dans l’espace, parce que l’air, la nourriture et les liquides qui se trouvent dans votre estomac sont tous en train de flotter ensemble comme des bulles pleine de morceaux. Si vous rotez, vous vomissez à l’intérieur de votre bouche. Alors, devinez où finit l’air coincé?»

Au cas où, vous n’auriez pas tout à fait compris, (ou si vous voulez juste être sûrs de la réponse), Chris Hadfield avait été un peu plus clair dans une série de questions-réponses avec des lecteurs australiens, en 2013:

«Il y a plus de pets dans l’espace parce qu’il est impossible de roter en apesanteur.»

De quoi permettre à Quartz de répondre une fois pour toute à ces questions:

«Pas de rots, plus de pets, et non, on ne peut pas utiliser ses propres flatulences pour se propulser dans la navette. Croyez-en Hadfield, il a déjà essayé.»

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