De l’eau datant de l’âge de glace découverte dans l’océan Indien


Woww une eau qui vient du passé, de l’âge glacière, une eau vieille d’environs 20 000 ans. À cette époque, l’eau était plus froide et plus salée qu’aujourd’hui. Elle a réussi à s’engouffrer dans les profondeurs pour être découverte aujourd’hui.
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De l’eau datant de l’âge de glace découverte dans l’océan Indien

Nathalie Mayer
Journaliste

Il y a 20.000 ans, le visage de notre planète était différent. En plein âge de glace, les glaciers mesuraient des centaines de mètres d’épaisseur. Les océans étaient plus petits et les terres plus étendues. L’eau, quant à elle, était plus salée et plus froide. Des chercheurs annoncent aujourd’hui avoir découvert, justement, de l’eau datant de cette époque.

Les Maldives. C’est, quelque part dans l’océan Indien, ce qu’il reste d’anciennes îles volcaniques. Et c’est là qu’une équipe de chercheurs de l’université de Chicago vient de faire une découverte étonnante. Un échantillon d’eau datant du dernier âge de glace qu’a connu notre Terre, il y a environ 20.000 ans.

L’objectif de leur mission : déterminer comment se forment les sédiments dans cette région influencée par le cycle annuel de la mousson asiatique. C‘est dans cette perspective qu’avec un navire équipé d’une foreuse capable d’extraire des carottes de roche de plus d’un kilomètre et demi de long jusqu’à près de cinq kilomètres sous le fond marin, ils ont ramené des échantillons.

Les chercheurs de l’université de Chicago portant une carotte de roche dans laquelle ils trouveront une réserve d’eau datant du dernier âge de glace. © Carlos Alvarez-Zarikian, université de Chicago

Les chercheurs de l’université de Chicago portant une carotte de roche dans laquelle ils trouveront une réserve d’eau datant du dernier âge de glace. © Carlos Alvarez-Zarikian, université de Chicago

Pour mieux comprendre le climat du futur

Mais, lorsqu’ils ont analysé l’eau contenue dans ces carottes, surprise : elle était bien plus salée que l’eau de mer classique. Et des tests plus poussés en laboratoire, portant sur les constituants chimiques et les isotopes contenus dans l’eau, ont montré que cette eau provenait d’une époque lointaine. Depuis le dernier âge de glace, elle a migré à travers la roche pour être découverte aujourd’hui seulement.

Cette eau, vieille d’environ 20.000 ans, devrait permettre aux chercheurs d’en apprendre un peu plus sur la situation de la Terre à l’époque du dernier âge glaciaire. Reconstruire la circulation océanique, le climat et les conditions météorologiques qui existaient alors pourrait éclairer sur la façon dont le climat de notre planète évoluera dans le futur.

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La pollution de l’Antiquité romaine retrouvée dans les glaces du Mont-Blanc


La pollution atmosphérique ne date pas d’hier, il semble en effet, que des scientifiques on pu trouver des traces dans des anciens glaciers du Mont-Blanc à la frontière franco-italienne qui date de l’Antiquité romaine avant et après JC.
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La pollution de l’Antiquité romaine retrouvée dans les glaces du Mont-Blanc


Jusque dans les glaciers des Alpes, les Romains ont laissé leurs empreintes. Une équipe de chercheurs internationale en a retrouvé les traces liées à l’activité minière et à la production de plomb et d’argent durant l’Antiquité.

Dans le massif du Mont-Blanc, les couches les plus profondes du glacier du col du Dôme, datées au carbone 14, ont archivé l’état de l’atmosphère au cours de l’Antiquité romaine. Publiée dans Geophysical Research Letters, leur analyse, menée par une équipe internationale, et coordonnée par des chercheurs du CNRS de l’Institut des géosciences de l’environnement (CNRS/IRD/UGA/Grenoble INP), montre une pollution atmosphérique très significative en métaux toxiques : la présence de plomb et d’antimoine (dont c’est le premier enregistrement dans la glace alpine ancienne) s’avèrent liées à l’activité minière et à la production de plomb et d’argent des Romains, donc bien avant le début de l’ère industrielle.

En (a), concentrations en plomb dans la glace du Groenland (bleu) et du col du Dôme (CDD, rouge). En (b), concentrations en plomb (rouge) et antimoine (vert) dans la glace du CDD. Sur l’échelle du bas, l’âge est reporté en années à partir de l’an 1 de notre ère commune (CE) (soit l’an 1 après Jésus-Christ). Les phases de croissance des émissions de plomb ont été accompagnées d’une augmentation simultanée des teneurs de la glace alpine en antimoine, un autre métal toxique. © Insu-CNRS

En (a), concentrations en plomb dans la glace du Groenland (bleu) et du col du Dôme (CDD, rouge). En (b), concentrations en plomb (rouge) et antimoine (vert) dans la glace du CDD. Sur l’échelle du bas, l’âge est reporté en années à partir de l’an 1 de notre ère commune (CE) (soit l’an 1 après Jésus-Christ). Les phases de croissance des émissions de plomb ont été accompagnées d’une augmentation simultanée des teneurs de la glace alpine en antimoine, un autre métal toxique. © Insu-CNRS

Une première étude de la pollution durant l’Antiquité

Bien qu’elle soit moins bien datée qu’au Groenland, l’archive alpine retrace les grandes périodes de prospérité de l’Antiquité romaine (voir ci-dessus figure 1), avec deux maximums d’émission de plomb bien distincts : durant la République (entre 350 et 100 ans av. J.-C.), puis l’Empire (entre 0 et 200 ans apr. J.-C.). Les Romains extrayaient le minerai de plomb argentifère pour produire le plomb nécessaire à la fabrication des conduites d’eau, et l’argent pour la monnaie.

Le procédé de séparation plomb-argent passait par une fusion du minerai à 1.200 °C, ce qui entraînait d’importantes émissions de plomb dans l’atmosphère comme l’avaient déjà montré des archives continentales telles les tourbières, dont il est cependant difficile de déduire une information globale à l’échelle européenne. Cette toute première étude de la pollution durant l’Antiquité à partir de glace alpine permet de mieux évaluer l’impact de ces émissions anciennes sur notre environnement européen et de le comparer notamment à celui de la pollution plus récente liée à l’utilisation de l’essence au plomb dans les années 1950-1985.

Simulations qui évaluent la sensibilité du dépôt de plomb au col du Dôme (étoile jaune) à la localisation géographique de l’émission. Cette carte indique également l’emplacement des principales mines connues de l’Antiquité romaine. Pour la région située , environ 500 km autour des Alpes, en bleu celles supposées actives dès la République romaine, et en rouge celles qui le seront plus tard. En dehors de cette zone, toutes les autres mines sont reportées en rouge, quelle que soit l’époque. La glace alpine est donc représentative de l’atmosphère de haute altitude qui est alimentée par les émissions de France, Espagne, Italie, îles du bassin méditerranéen, et dans une moindre mesure d’Allemagne et Angleterre. © Insu-CNRS

Simulations qui évaluent la sensibilité du dépôt de plomb au col du Dôme (étoile jaune) à la localisation géographique de l’émission. Cette carte indique également l’emplacement des principales mines connues de l’Antiquité romaine. Pour la région située , environ 500 km autour des Alpes, en bleu celles supposées actives dès la République romaine, et en rouge celles qui le seront plus tard. En dehors de cette zone, toutes les autres mines sont reportées en rouge, quelle que soit l’époque. La glace alpine est donc représentative de l’atmosphère de haute altitude qui est alimentée par les émissions de France, Espagne, Italie, îles du bassin méditerranéen, et dans une moindre mesure d’Allemagne et Angleterre. © Insu-CNRS

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La moitié des sites du patrimoine mondial pourraient perdre leurs glaciers d’ici 2100


On ne peut pas revenir en arrière et réparer les dégâts que l’homme a fait à la planète, mais nous pouvons peut-être minimiser les dégâts. Comme par exemple les glaciers, s’ils fondent trop vite, les conséquences seraient désastreuses autant pour sociale, économique, migratoire et autres sans compter les conséquences sur les ressources d’eau et l’augmentation du niveau de la mer.
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La moitié des sites du patrimoine mondial pourraient perdre leurs glaciers d’ici 2100

 

Certains de ces glaciers figurent parmi les plus... (PHOTO PRAKASH MATHEMA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

Certains de ces glaciers figurent parmi les plus emblématiques du monde, comme le grand glacier d’Aletsch dans les Alpes suisses, celui du Khumbu dans l’Himalaya (notre photo) ou le Jakobshavn au Groenland.

PHOTO PRAKASH MATHEMA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Genève

 

Les glaciers pourraient disparaître complètement d’ici 2100 de près de la moitié des sites classés au patrimoine mondial si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel, selon une étude publiée mardi par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Pour cette étude, les auteurs ont dressé le premier inventaire des glaciers situés sur des sites du patrimoine mondial, documentant environ 19 000 glaciers, soit 9 % des glaciers de la planète, a indiqué l’IUCN, organisation connue pour sa Liste rouge des espèces menacées d’extinction.

Certains de ces glaciers figurent parmi les plus emblématiques du monde, comme le grand glacier d’Aletsch dans les Alpes suisses, celui du Khumbu dans l’Himalaya ou le Jakobshavn au Groenland.

Selon l’étude, 33 % à 60 % du volume total de glace présent en 2017 dans les sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO aura disparu d’ici 2100. Le pourcentage dépendra de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre.

« Il est urgent de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. C’est le seul moyen d’éviter le déclin durable et irréversible des glaciers et les conséquences sociales, économiques et migratoires majeures qui en découlent », a déclaré dans un communiqué Jean-Baptiste Bosson, auteur principal de l’étude.

Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter comme au cours des dernières décennies, soit un niveau d’émissions dites « élevées », les scientifiques prévoient la disparition des glaciers d’ici à la fin du XXIe siècle dans 21 des 46 sites naturels du patrimoine mondial.

« Même dans un scénario basé sur des émissions faibles », respectant les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, « 8 des 46 sites du patrimoine mondial verront leurs glaciers disparaître d’ici 2100 », a alerté l’IUCN.

« La perte de ces glaciers emblématiques serait une tragédie et aurait des conséquences majeures sur la disponibilité des ressources en eau, sur l’élévation du niveau de la mer et les régimes climatiques », a déclaré Peter Shadie, directeur du Programme du patrimoine mondial de l’UICN, cité dans le communiqué.

Selon l’étude, plusieurs sites du patrimoine mondial seront fortement touchés par la hausse des températures ces prochaines années.

Le parc national de Los Glaciares, en Argentine, où se situent certains des plus grands glaciers de la planète, devrait enregistrer une très importante perte de glace, environ 60 % du volume actuel, selon l’étude.

En Amérique du Nord, le Parc international de la paix Waterton-Glacier (États-Unis et Canada), le Parc national Rocky Mountain (Canada) et le parc national Olympique (États-Unis) devraient perdre plus de 70 % de leurs glace d’ici 2100, et ce « même si les émissions de CO2 diminuent considérablement » ces prochaines années, a averti l’IUCN.

En Europe, la disparition de petits glaciers est prévue dans le site du mont Perdu, dans les Pyrénées, massif transfrontalier franco-espagnol, d’ici 2040.

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Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments


Le Mont Denali est la plus haute montagne en Amérique du Nord, il se situe en Alaska. C’est une montagne que beaucoup d’alpinistes ont voulu l’affronter. Comme il n’y a pas d’endroit pour se soulager, les alpinistes déféquaient sur la montagne, surtout dans des crevasses. Le hic, les glaces fond et les excréments ne sont pas décomposés et on estime des dizaines de tonnes d’excréments qui se retrouvent dans l’eau et la contamine de bactéries fécales.
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Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments

 

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Céline Deluzarche
Journaliste

Le Denali, plus haute montagne d’Amérique du Nord, voit ses glaciers fondre à vue d’œil et avec eux, les déjections congelées des milliers d’alpinistes qui gravissent ses pentes. Des déchets subrepticement dissimulés dans des crevasses mais qui ressurgissent des années après.

L’air pur du Mont Denali, le point culminant d’Amérique du Nord, pourrait bien sentir un peu moins bon dans les années à venir. Cette montagne (ex Mont McKinley) de 6.190 mètres d’altitude au sud de l’Alaska risque de voir ressurgir les milliers de tonnes d’excréments laissés par les alpinistes au fil du temps.

Le sommet est en effet particulièrement fréquenté : 1.200 personnes tentent chaque année son ascension, considérée comme un trophée dans le monde de l’alpinisme. Chaque grimpeur générant environ un demi-kilo de déjections durant une course de 18 jours, cela représente plus de 66 tonnes d’excréments accumulés au cours du dernier siècle, a calculé le site USA Today. Initialement, les alpinistes avaient pris l’habitude de déposer leurs déchets dans des crevasses plus ou moins profondes du glacier Kahiltna, la route la plus commune pour accéder au sommet. L’idée généralement répandue était que la glace finirait par les broyer et qu’ils se décomposeraient alors naturellement. Erreur : les déjections congelées sont en réalité restées intactes et sont descendues en contrebas.

« Ils refont surface sous d’autres glaciers moins hauts où ils commencent à fondre », témoigne Michael Loso, glaciologue du Service des parcs nationaux américains.

Ce dernier étudie le problème depuis plusieurs années et affirme être très préoccupé par la fonte des glaciers qui s’accélère. Durant les 50 dernières années, leur surface a ainsi diminué de 8 %, d’après les études du parc national. Conséquence : les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude.

« On pourrait en retrouver dès le début de la saison des ascensions, au mois d’avril, alerte Michael Loso. Elles auront le même aspect et sentiront aussi mauvais que lorsqu’elles ont été déposées ».

Des rivières contaminées aux bactéries fécales

Le problème ne concerne malheureusement pas seulement les grimpeurs : les microbes des excréments survivent en effet parfaitement à leur séjour dans la neige. Des analyses menées dans les rivières alimentées par le glacier ont ainsi révélé la présence de bactéries fécales E.coli, même si leur taux demeure en-dessous des normes en vigueur pour les bases de loisir.

Face à ce problème, les guides du parc Denali ont décidé depuis cette année d’obliger leurs clients à redescendre leurs excréments en-dessous de 4.300 mètres d’altitude et à côté du camp de base (mais pas l’urine, trop lourde à transporter). Le Service de parcs nationaux teste également depuis 2001 des toilettes portables, des sortes de bidons munis de sacs favorisant la biodégradation des déjections. La discipline semble plutôt bien suivie par les grimpeurs, généralement soucieux de l’environnement.

Sur les pentes de l’Himalaya, des pieds et des mains de cadavres

Le mont Denali n’est pas le seul sommet à voir des choses indésirables ressurgir à la faveur du réchauffement climatique. Sur les pentes de l’Everest dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui refont surface. Trois cents alpinistes y sont décédés depuis 1921 et les deux tiers des corps n’ont jamais été retrouvés.

« Des mains et des jambes ont réapparu sur le camp de base 4 ces dernières années », explique un responsable d’une ONG locale.

En 2018, ce sont les corps entiers de deux alpinistes islandais disparus il y a 30 ans qui ont été découverts au pied d’un glacier.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Avec la fonte de la neige, des dizaines de tonnes de déjections humaines réapparaissent sur les pentes du Mont Denali, en Alaska.
  • Les excréments dégelés des alpinistes contaminent l’eau qui descend du glacier.
  • Dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui ressurgissent à la faveur du réchauffement climatique.

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De nouveaux cadavres révélés sur l’Everest par la fonte des glaces


Le mont Everest est devenu bien malgré lui un cimetière d’alpinistes. Avec les changements climatiques, des corps réapparaissent. On estime plus 300 alpinistes mort pour avoir affronté le toit du monde.
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De nouveaux cadavres révélés sur l’Everest par la fonte des glaces

 

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Le mont Everest. Crédits : Pixabay

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

L’Everest est la plus haute montagne, le toit du monde. Et forcément, des milliers de personnes s’essayent à le gravir. Beaucoup ont réussi, mais de nombreuses personnes sont également mortes en essayant. Et leurs corps commencent à réapparaître.

De plus en plus de corps exposés

On estime à environ 4 800 le nombre de personnes à pouvoir se targuer d’avoir gravi l’Everest avec succès.

Mais comme le disait si bien Reinhold Messner : « La montagne n’est ni juste, ni injuste. Elle est dangereuse ».

Et forcément, certains ne redescendent pas. À ce jour, plus de 300 alpinistes auraient trouvé la mort en tentant l’escalade. Certains corps ont été retrouvés – environ un tiers -, mais les autres jonchent encore les flancs de la montagne. Et à mesure que les températures grimpent, la glace se met à fondre, révélant de plus en plus de cadavres.

L’arrivée du printemps, combinée aux effets du réchauffement climatique, révèle en effet de plus en plus de corps, certains présents sur la montagne depuis plusieurs années. Les secteurs du Camp 1, du Camp 4 et du glacier Khumbu semblent les plus concernés.

« Nous avons pu rapporter le corps d’alpinistes au cours de ces dernières années, mais d’autres – parfois morts depuis plusieurs années – commencent à apparaître », explique Ang Tshering Sherpa, l’ancien président de la Nepal Mountaineering Association. « Le niveau de glace est en baisse près du camp principal, c’est pourquoi de plus en plus de corps sont exposés ».

Des glaciers menacés

Le mont Everest n’est en effet pas épargné par le changement climatique. Ses glaciers, comme d’autres de cette région du Népal, sont soumis à une fonte de plus en plus importante. Une étude publiée en 2013 avait par exemple révélé que les glaciers autour du mont Everest avaient reculé de 400 mètres depuis 1962. Par ailleurs, depuis 1992, la température moyenne aurait augmenté de 0,6 °C, et les précipitations se seraient réduites de 100 mm durant l’hiver.

Plus récemment, une équipe de chercheurs avait analysé le glacier de Khumbu, au Népal, révélant les températures de la glace en profondeur. Ils avaient alors découvert que la température minimale de la glace n’était que de -3,3 °C, soit de 2 °C de plus que la température annuelle moyenne de l’air.

On note par ailleurs que la récupération des dépouilles sur le mont Everest peut être coûteuse : entre 15 000 et 35 000 euros. C’est pourquoi beaucoup de corps sont laissés sur place. D’autant que de nombreux alpinistes souhaitent d’eux-mêmes être laissés sur la montagne. Les corps peuvent en effet servir de repères pour d’autres alpinistes en les aidant à s’orienter. Ce faisant, même après la mort, les défunts font ainsi toujours partie de la communauté des alpinistes. Le problème est qu’avec la fonte des glaces, les corps commencent à se multiplier. Tous ne pourront donc pas rester sur le flanc de la montagne.

Source

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La fonte des glaces reliée aux conditions météo


La fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique va causer des changements drastiques dans le climat. Au Canada, il semble que 3 provinces seront  touchées plus que les autres soit : Québec, Ontario et Manitoba
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La fonte des glaces reliée aux conditions météo

 

BOB WEBER
La Presse canadienne

Le Groenland et l’Antarctique sont très éloignés, mais de récentes recherches laissent croire que la disparition croissante de leur calotte glaciaire aura un effet majeur – et sous-estimé – sur les conditions météorologiques extrêmes au Canada. Le Québec serait d’ailleurs l’une des trois provinces les plus affectées par ce phénomène.

« Nous sous-estimons l’impact des glaciers sur le système climatique », a déclaré Natalya Gomez, professeure à l’Université McGill et coauteure d’un article publié mercredi dans la revue scientifique Nature.

Les glaces couvrant l’Antarctique et le Groenland sont les deux plus grandes au monde. À elles deux, ces calottes contiennent près de 30 millions de kilomètres cubes de glace.

Le changement climatique a fait fondre les deux à un rythme croissant. Certains disent que la nappe occidentale de l’Antarctique a peut-être déjà dépassé un seuil irréversible.

Les scientifiques savent depuis longtemps que de tels volumes d’eau entrant dans les océans auront un impact non seulement sur le niveau de la mer, mais aussi sur les conditions météorologiques, en modifiant la force des courants océaniques qui déplacent des eaux plus chaudes ou plus froides autour du globe.

Mme Gomez a affirmé que les conséquences totales des pertes de glace des deux nappes, en plus du réchauffement produit par l’effet de serre, n’avaient jamais été estimées auparavant.

En supposant que le monde reste sur la voie d’un réchauffement de 2,6 à 4 degrés Celsius d’ici 2100, elle et ses collègues ont calculé l’impact des pertes sur les niveaux des océans ainsi que les températures de l’air et des mers dans le monde. Ils ont conclu que les changements les plus dramatiques concerneraient la variabilité météorologique.

« Vous pourriez avoir plus d’événements météorologiques extrêmes, a supposé Natalya Gomez. Le jour le plus chaud de l’année pourrait être plus chaud ou durer plus longtemps. Nous aurons peut-être davantage de jours très froids, de jours très orageux. (Il existe) un plus grand éventail de possibilités. »

Les conditions météorologiques extrêmes figurent parmi les effets les plus draconiens du changement climatique. C’est ce qui prépare le terrain à des événements catastrophiques tels que des inondations, des sécheresses ou des incendies de forêt.

Le Québec, l’Ontario et le Manitoba pourraient en subir les pires contrecoups. Le document suggère que la réduction des couches de glace fera presque doubler la variabilité des conditions météorologiques dans ces provinces entre le tournant du millénaire et la fin du siècle.

La professeure Gomez souligne que ces estimations de la variable liée à la perte de la couche de glace s’ajoutent à celles causées par d’autres aspects du réchauffement planétaire. Cela a des implications importantes pour quiconque tente de prévoir le climat à venir, selon elle.

« À l’heure actuelle, les politiques ne tiennent pas vraiment compte de l’impact global de cette eau de fonte sur le système climatique. C’est une preuve supplémentaire de la nécessité d’agir de toute urgence et de modifier les politiques pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. »

C’est un autre exemple que le fait d’altérer un aspect du système climatique de la planète se répercute de différentes manières à travers le monde, a-t-elle ajouté.

« C’est un peu contre-intuitif de penser à une banquise qui fond au pôle et qui va changer la variabilité à un endroit très éloigné de celui-ci, reconnaît l’experte de McGill. Mais le système climatique mondial est interrelié. »

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Les Rice Krispies pourraient aider à comprendre les glaciers


Les céréales Rice Krispies n’ont pas beaucoup à donné sur le point nutritif, mais peuvent être très utile en laboratoire pour étudier les glaciers. Il est clair qu’un glacier en labo est un gros problème à surmonter, alors que le riz soufflé avec du lait, offre des avantages qui peuvent aider à comprendre certains phénomènes naturels.
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Les Rice Krispies pourraient aider à comprendre les glaciers

 

Les Rice Krispies ont des propriétés semblables à la neige sèche | Amy via Flickr CC License by

Les Rice Krispies ont des propriétés semblables à la neige sèche | Amy via Flickr CC License by

Repéré par Barthélemy Dont

Repéré sur Atlas Obscura

Des scientifiques australiens étudient les effondrements de milieux poreux en versant du lait sur des céréales.

Les Rice Krispies sont l’une de mes madeleines de Proust. Non pas que ces céréales soient particulièrement bonnes, d’ailleurs elles n’ont pas vraiment de goût. Ce qu’elles ont par contre, c’est une consistance toute particulière. Faites de riz soufflé, les Rice Krispies ont des parois très fines qui, lorsque l’on ajoute du lait dans son bol, produisent un petit craquement qui me ramène en enfance. Il se trouve que ce craquement, en plus de rendre nostalgique, pourrait servir la science.

Étudier un phénomène naturel en laboratoire peut être un vrai challenge.

«Nous n’avons pas assez de place pour mettre un barrage de cent mètres dans notre laboratoire», explique le docteur Itai Einav, un professeur de géomécanique de l’université de Sydney.

Pour remédier à ce problème, son équipe a décidé d’utiliser des Rice Krispies qui, selon elle, ressemblent beaucoup à de la neige sèche et à de la roche crustale (l’un des matériaux qui constituent la croûte terrestre).

Séisme et petit dej’

La neige sèche et la roche crustale sont des matériaux considérés comme des «milieux poreux et fragiles».

«C’est le nom scientifique, explique Dr Einav, mais je les appelle ”matériaux croustillants”.».

Ce n’est pas la première fois que ces scientifiques se servent de riz soufflé pour étudier de la roche ou de la neige s’effondrer sous une haute pression. Mais la nouveauté c’est que cette fois-ci ils ont aussi utilisé… du lait.

Certains effondrements se produisent non pas seulement sous la pression, mais aussi à cause d’une grande quantité de liquide qui vient fragiliser le milieu. C’est le cas par exemple des glaciers ou des barrages rocheux. Étudier ces phénomènes est particulièrement difficile parce qu’à si grande échelle, ils sont extrêmement lents à se développer. L’équipe du Dr Einav a alors eu l’idée d’ajouter du lait aux céréales, pour simuler ce type d’effondrement en accéléré.

Des céréales ont donc été disposées dans un tube et misent sous pression. Du lait a ensuite été ajouté dans le bas du tube. L’équipe a ainsi pu observer des sortes de mini-séismes (qu’elle a surnommés «ricequake», ou tremblement de riz) très semblables aux cryoséismes, des tremblement de glace qui agitent chaque jour l’Antarctique. Cette expérience ne peut bien évidemment pas se transposer telle quelle à la réalité, mais Einav estime qu’elle pourrait «partiellement expliquer certains phénomènes naturels».

http://www.slate.fr/