Le Saviez-Vous ► Quel est l’Endroit le Plus Sale de ta Maison ? (Ce n’est pas les toilettes !)


Bien que nous avons vécu depuis des lustres sans faire trop attention sur l’hygiène de certains objets que nous touchons, il est quand même recommander de nettoyer régulièrement ces objets. Car nous avons beaucoup plus d’opportunités d’être malade à la multiplication d’interactions avec la nourriture, les objets etc ..
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Quel est l’Endroit le Plus Sale de ta Maison ? (Ce n’est pas les toilettes !)


Quel est l’endroit le plus sale de ta maison ? Les toilettes ? La poubelle ? Regarde sous mon lit, il y a tout un tas de moutons. Il y en a tellement qu’ils ont même élu un maire. Eh bien, ceux-ci sont des réponses assez évidentes, car ces endroits ne sont certainement pas les plus propres du monde. Mais tu seras surpris d’apprendre qu’il en existe d’autres dans ta maison qui sont encore plus sales et remplis de germes ! Certains d’entre eux te feront dire « Beurkkkk » ! Répète après moi : « Beurkkkkk » !


As-tu déjà remarqué que ton éponge de cuisine pue ? Beurk ! Comme elle est toujours humide et mouillée, c’est le terrain de jeu idéal pour les bactéries, y compris l’E. coli, et l’odeur est un bon indicateur. Et ton matelas ? Le matelas sur lequel tu dors, abrite des cellules de peau morte, des acariens, de la sueur et probablement des restes de ce que tu as renversé dessus. Sérieusement, c’est dégoûtant

RÉSUMÉ :


– Les germes peuvent survivre jusqu’à deux jours sur les poignées du réfrigérateur, alors essuie-les régulièrement avec un chiffon en microfibres et du liquide vaisselle pour éviter que les germes se retrouvent dans tes aliments.


N’oublie pas que tu prépares toute ta nourriture dessus, de sorte que tout ce qui n’est pas alimentaire n’est pas le bienvenu ici. De plus, désinfecte-le, avant et après avoir cuisiné.


Les aliments que tu consommes passent souvent sur ta planche à découper quand tu cuisines, alors tu ferais mieux de la garder le plus propre possible afin d’éviter d’attraper une maladie d’origine alimentaire.


– Ton évier est plus sale que tes toilettes ! En effet, il contient plus de bactéries parce que les particules de nourriture qui restent deviennent un excellent endroit pour qu’elles se développent.


– Une preuve évidente que ton broyeur contient des bactéries, c’est l’odeur qu’il dégage.


Toute ta famille et tes invités entrent en contact direct avec la rampe d’escalier, il est donc logique que la surface soit remplie de microbes et de virus.


– De temps en temps, tu manges devant la télévision, pas vrai, alors évidemment tu touches la télécommande avec les mains sales.


– Ton porte-brosse à dents se trouve-t-il dans la même pièce que tes toilettes. Bien sûr. Dans ce cas, il y a de bonnes chances pour qu’à chaque fois que tu tires la chasse d’eau, des particules qui proviennent de la cuvette viennent se déposer sur ta brosse à dents et son support.


– Si tu laisses ouvert le couvercle de la cuvette lorsque tu tires la chasse, les germes volent et se propagent sur les murs tout autour.


– Chaque fois que tu tapes quelque chose sur ton ordinateur, tu es parfois tellement concentré, que tu ne te rends pas compte quand tu touches de la nourriture, puis ton visage, puis ton clavier à nouveau.


Une autre partie de la maison que très peu de gens nettoient est l’interrupteur.


– Laver les gamelles de ton chien ou de ton chat avec de l’eau ne suffira pas à les laisser propre. 



Musique par Epidemic Sound
https://www.epidemicsound.com/


Horodatage:

Le réservoir de la machine à café 0:35

La poignée du réfrigérateur 1:02 Le comptoir de la cuisine 1:21

Les planches à découper 1:49

Les éponges 2:05

La zone de l’évier 2:29

Le broyeur de déchets 3:14

L’ouvre-boîte 3:39

Les boutons du four 4:03

La rampe d’escalier 4:22

Les télécommandes 4:44

Les matelas 5:08

Le porte-brosse à dents 5:29

Le rideau de douche 5:56

La robinetterie 6:19

Les murs de la salle de bains 6:37

Le clavier d’ordinateur 6:55 Les interrupteurs 7:22

Les jouets des animaux de compagnie 7:40

Gamelle pour animaux 8:10

Paillassons et tapis d’entrée 8:26


Les coquerelles, de plus en plus résistantes aux insecticides


Ah, les coquerelles, n’importe qui peut avoir ces indésirables, même si leur demeure est très propre. Ils sont de plus en plus résistants aux insecticides. Et c’est toute une histoire pour s’en débarrasser. Il est important de signaler la présence de ces blattes pour éviter la propagation dans d’autres logements.
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Les coquerelles, de plus en plus résistantes aux insecticides

Une blatte germanique se nourrit d'un insecticide dans un laboratoire  de l'Université Purdue.

Une blatte germanique se nourrit d’un insecticide dans un laboratoire de l’Université Purdue.

PHOTO : UNIVERSITÉ PURDUE/JOHN OBERMEYER

Alain Labelle

Les coquerelles sont de plus en plus difficiles à éliminer, car elles développent rapidement une résistance croisée aux meilleurs insecticides utilisés par les exterminateurs, préviennent des entomologistes américains.

Communément appelée coquerelle au Québec, la blatte (Blattella germanica) porte plusieurs noms. En Europe, elle est appelée cafard ou cancrelat, et en Haïti, ravet.

Ces insectes représentent une menace réelle pour la santé humaine.

Ils transportent des dizaines de types de bactéries, comme E. coli et Salmonella, qui peuvent être transmises aux humains. De plus, leurs excréments et les restes de mues peuvent déclencher des allergies et de l’asthme, mais également causer des problèmes chez certaines personnes, comme la gastro.

Le saviez-vous?

  • La Blattella germanica mesure de 12 à 16 mm.
  • D’origine asiatique, elle s’est répandue presque partout dans le monde et vit près des habitations humaines.
  • Les infestations sont très fréquentes et très répandues au Québec.

Selon Michael Scharf et ses collègues de l’Université Purdue, le problème est particulièrement criant dans les zones urbaines et dans les logements pour personnes à faible revenu ou subventionnés par l’État, où les actions pour lutter efficacement contre ces insectes ravageurs ne sont pas toujours prises.

Les blattes développent une résistance à plusieurs classes d’insecticides à la fois, ce qui rendra la lutte contre ces insectes presque impossible avec uniquement des produits chimiques. Michael Scharf, entomologiste à l’Université Purdue

Chacune des classes d’insecticides agit d’une manière différente pour tuer les coquerelles. Les exterminateurs préparent souvent un mélange de plusieurs classes d’insecticides. Ainsi, si un petit pourcentage d’insectes résiste à une classe, les insecticides des autres classes les élimineront.

Les chercheurs américains ont testé ces méthodes dans des immeubles à logements multiples en Indiana et en Illinois pendant six mois.

Dans le cadre d’un premier traitement, trois insecticides de classes différentes ont été utilisés en alternance chaque mois pendant trois mois, puis de nouveau. Dans un second, ils ont utilisé un mélange de deux insecticides de classes différentes pendant six mois. Et dans le troisième, ils ont choisi un insecticide auquel les coquerelles avaient une faible résistance initiale et l’ont utilisé tout le temps.

Dans chaque endroit, des coquerelles ont été capturées avant l’étude et testées en laboratoire pour déterminer les insecticides les plus efficaces pour chaque traitement, ce qui a permis aux scientifiques d’obtenir les meilleurs résultats possible.

« Si vous avez la possibilité de tester les coquerelles avant et de choisir un insecticide qui a une faible résistance, cela augmente les chances », explique Michael Scharf. « Mais même là, nous avions du mal à contrôler les populations. »

En ayant recours à trois insecticides, les chercheurs ont réussi à contenir les populations de coquerelles pendant une période de six mois, mais ils n’ont pas réussi à les réduire.

De plus, le mélange de deux insecticides n’a pas fonctionné et les populations ont prospéré.

Comment venir à bout des coquerelles?

Dans l’une des expériences avec un insecticide unique, Scharf et ses collègues ont constaté qu’il y avait peu de résistance à l’insecticide choisi, et ils ont été en mesure d’éliminer presque entièrement la population d’insectes. Dans une autre, il y avait environ 10 % de résistance au départ, et les populations ont fini par augmenter.

Des tests ultérieurs menés en laboratoire sur les cafards restants ont montré que la résistance croisée jouait probablement un rôle important. Un certain pourcentage de coquerelles ont présenté une résistance à une classe de pesticides. En fait, celles qui ont survécu à un traitement et leur progéniture seraient essentiellement immunisées contre cet insecticide à l’avenir.

De plus, elles ont également acquis une résistance à d’autres classes d’insecticides, même si elles n’avaient pas été exposées et qu’elles ne présentaient pas de résistance avant.

Nous avons vu la résistance quadrupler ou sextupler en une seule génération. Nous n’imaginions absolument pas qu’une chose pareille pouvait arriver si vite. Michael Scharf, entomologiste à l’Université Purdue

Les femelles ont un cycle de reproduction de trois mois au cours duquel elles peuvent avoir jusqu’à 50 petits. Or, si un petit pourcentage de coquerelles sont résistantes à un insecticide et qu’elles acquièrent une résistance croisée, une population éliminée par un seul traitement pourrait exploser à nouveau en quelques mois.

Ces chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Scientific « (en anglais), affirment que seule une approche intégrée de lutte antiparasitaire peut venir à bout d’un problème de coquerelles. Ils recommandent de combiner les traitements chimiques avec des pièges, des aspirateurs, mais aussi des installations sanitaires améliorées.

« Ces techniques sont souvent plus coûteuses que l’utilisation d’insecticides, mais si ces derniers ne permettent pas de contrôler ou d’éliminer une population, alors on gaspille de l’argent », explique M. Scharf.

« Combiner plusieurs méthodes sera bientôt le seul moyen efficace d’éliminer les coquerelles », conclut Michael Scharf.

https://ici.radio-canada.ca/

Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments


Le Mont Denali est la plus haute montagne en Amérique du Nord, il se situe en Alaska. C’est une montagne que beaucoup d’alpinistes ont voulu l’affronter. Comme il n’y a pas d’endroit pour se soulager, les alpinistes déféquaient sur la montagne, surtout dans des crevasses. Le hic, les glaces fond et les excréments ne sont pas décomposés et on estime des dizaines de tonnes d’excréments qui se retrouvent dans l’eau et la contamine de bactéries fécales.
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Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments

 

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Céline Deluzarche
Journaliste

Le Denali, plus haute montagne d’Amérique du Nord, voit ses glaciers fondre à vue d’œil et avec eux, les déjections congelées des milliers d’alpinistes qui gravissent ses pentes. Des déchets subrepticement dissimulés dans des crevasses mais qui ressurgissent des années après.

L’air pur du Mont Denali, le point culminant d’Amérique du Nord, pourrait bien sentir un peu moins bon dans les années à venir. Cette montagne (ex Mont McKinley) de 6.190 mètres d’altitude au sud de l’Alaska risque de voir ressurgir les milliers de tonnes d’excréments laissés par les alpinistes au fil du temps.

Le sommet est en effet particulièrement fréquenté : 1.200 personnes tentent chaque année son ascension, considérée comme un trophée dans le monde de l’alpinisme. Chaque grimpeur générant environ un demi-kilo de déjections durant une course de 18 jours, cela représente plus de 66 tonnes d’excréments accumulés au cours du dernier siècle, a calculé le site USA Today. Initialement, les alpinistes avaient pris l’habitude de déposer leurs déchets dans des crevasses plus ou moins profondes du glacier Kahiltna, la route la plus commune pour accéder au sommet. L’idée généralement répandue était que la glace finirait par les broyer et qu’ils se décomposeraient alors naturellement. Erreur : les déjections congelées sont en réalité restées intactes et sont descendues en contrebas.

« Ils refont surface sous d’autres glaciers moins hauts où ils commencent à fondre », témoigne Michael Loso, glaciologue du Service des parcs nationaux américains.

Ce dernier étudie le problème depuis plusieurs années et affirme être très préoccupé par la fonte des glaciers qui s’accélère. Durant les 50 dernières années, leur surface a ainsi diminué de 8 %, d’après les études du parc national. Conséquence : les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude.

« On pourrait en retrouver dès le début de la saison des ascensions, au mois d’avril, alerte Michael Loso. Elles auront le même aspect et sentiront aussi mauvais que lorsqu’elles ont été déposées ».

Des rivières contaminées aux bactéries fécales

Le problème ne concerne malheureusement pas seulement les grimpeurs : les microbes des excréments survivent en effet parfaitement à leur séjour dans la neige. Des analyses menées dans les rivières alimentées par le glacier ont ainsi révélé la présence de bactéries fécales E.coli, même si leur taux demeure en-dessous des normes en vigueur pour les bases de loisir.

Face à ce problème, les guides du parc Denali ont décidé depuis cette année d’obliger leurs clients à redescendre leurs excréments en-dessous de 4.300 mètres d’altitude et à côté du camp de base (mais pas l’urine, trop lourde à transporter). Le Service de parcs nationaux teste également depuis 2001 des toilettes portables, des sortes de bidons munis de sacs favorisant la biodégradation des déjections. La discipline semble plutôt bien suivie par les grimpeurs, généralement soucieux de l’environnement.

Sur les pentes de l’Himalaya, des pieds et des mains de cadavres

Le mont Denali n’est pas le seul sommet à voir des choses indésirables ressurgir à la faveur du réchauffement climatique. Sur les pentes de l’Everest dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui refont surface. Trois cents alpinistes y sont décédés depuis 1921 et les deux tiers des corps n’ont jamais été retrouvés.

« Des mains et des jambes ont réapparu sur le camp de base 4 ces dernières années », explique un responsable d’une ONG locale.

En 2018, ce sont les corps entiers de deux alpinistes islandais disparus il y a 30 ans qui ont été découverts au pied d’un glacier.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Avec la fonte de la neige, des dizaines de tonnes de déjections humaines réapparaissent sur les pentes du Mont Denali, en Alaska.
  • Les excréments dégelés des alpinistes contaminent l’eau qui descend du glacier.
  • Dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui ressurgissent à la faveur du réchauffement climatique.

https://www.futura-sciences.com/

Des bactéries résistantes aux antibiotiques dans des crevettes


80 % des antibiotiques sont vendus dans le monde pour les animaux. En plus, comme pour la crevette cultivée dans certains pays, l’eau est souillée. Il y a aussi les antibiotiques destinés aux humains se retrouvent dans les eaux usées. Ce qui aurait pour conséquence que des crevettes surtout importés seraient résistants aux antibiotiques
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Des bactéries résistantes aux antibiotiques dans des crevettes

 

Alain Roy

La crevette est le crustacé le plus consommé au monde. La demande est si importante qu’on en fait l’élevage à grande échelle. Or, nos analyses révèlent que certaines crevettes contiennent des bactéries pathogènes, comme E. coli ou Salmonella, qui résistent aux antibiotiques.

En collaboration avec l’émission Marketplace de CBC, L’épicerie a fait analyser 51 sacs de crevettes crues et cuites, achetées congelées dans des supermarchés de Toronto, Calgary, Montréal et Saskatoon.

Les analyses ont été effectuées par l’équipe du Dr Joseph Rubin, de l’Université de la Saskatchewan, qui se spécialise en surveillance de la résistance antimicrobienne.

« Nous avons trouvé un certain nombre de bactéries résistantes aux antibiotiques », résume-t-il, « ce qui dénote l’importance de se préoccuper des aliments importés susceptibles de porter ces organismes ».

Le constat est inquiétant : 14 échantillons sur 51 portaient une ou plusieurs bactéries et 9 de ces échantillons étaient porteurs de bactéries pathogènes résistantes à au moins un antibiotique utilisé en médecine humaine. Un de ces produits était un sac de crevettes cuites.

On voit une crevette crue tenue à l'aide de pinces au-dessus d'un sac en plastique placé dans un bécher.

Une crevette testée en laboratoire Photo : Radio-Canada

De ces neuf produits, cinq venaient de l’Inde, deux de Chine et les deux autres venaient de la Thaïlande et du Vietnam. Dans certains cas, la résistance vient directement de l’utilisation d’antibiotiques dans les bassins d’élevages et dans d’autres, ce sont les bassins eux-mêmes qui posent problème.

La résistance aux antibiotiques

Depuis la découverte de la pénicilline il y a plus de 70 ans, l’utilisation d’antibiotiques pour soigner toutes sortes d’infections chez l’humain a exposé nombre de bactéries à une grande quantité d’antibiotiques.

« Cette exposition soutenue a eu pour effet que les bactéries ont puisé dans leur bagage génétique les manières de se défendre contre les antibiotiques », affirme Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue au Laboratoire de santé publique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

La résistance aux antibiotiques provient autant du recours répétitif aux antibiotiques dans le traitement des maladies chez l’humain que de leur administration à des fins préventives dans la nourriture des animaux d’élevage. C’est en effet 80 % des antibiotiques vendus dans le monde qui sont destinés aux animaux d’élevage.

« On a fait un usage trop intensif des antibiotiques dans le passé », avance Marie Archambault, professeure à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, « ce qui fait qu’on assiste aujourd’hui à une résistance aux antibiotiques en médecine vétérinaire comme en médecine humaine. Il faut agir en réduisant le recours aux antibiotiques autant que possible, car de plus en plus de ceux-ci ne fonctionnent plus pour traiter certaines infections ».

On voit en gros plan plusieurs flacons d'antibiotiques sur un comptoir de la pharmacie d'un hôpital.

Des antibiotiques qui sont administrés aux patients d’un hôpital. Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

« Si c’est une seule bactérie, notre système immunitaire est généralement en mesure de la combattre. Mais si c’est une grande quantité, c’est plus grave », s’inquiète Mme Archambault.

Lorsque la personne infectée se présente à l’hôpital et que l’antibiotique utilisé ne fonctionne pas, on a un problème. Marie Archambault, professeure à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

On voit, du haut des airs, des bassins d'élevage de crevettes.

Des bassins d’élevage de crevettes Photo : iStock

« La résistance aux antibiotiques des bactéries trouvées sur ces crevettes-là confirme qu’elles ont été exposées à des antibiotiques d’une manière ou d’une autre », explique Richard Marchand, de l’INSPQ.

« Dans plusieurs pays, surtout ceux où il n’y a pas de contrôle serré, on utilise des antibiotiques en grande quantité, parce que l’eau des rivières où sont installées les crevettières est souillée. Sinon, ce sont les antibiotiques prescrits chez les humains qui se retrouvent dans les eaux usées, puis dans ces mêmes rivières où on élève les crevettes. »

On voit des crevettes vivantes, de haut, dans un bassin rempli d'eau.

Un élevage de crevettes Photo : iStock

Avisé de nos résultats, Santé Canada répond que la lutte contre l’antibiorésistance est une priorité et que le gouvernement songe à inclure les fruits de mer dans le programme de surveillance en place, le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA). Pour le moment, on contrôle l’utilisation des antibiotiques chez les animaux d’élevage, mais on ne vérifie pas l’antibiorésistance des bactéries dans les crevettes et les fruits de mer importés.

Également interrogé sur le sujet, le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), qui représente les détaillants en alimentation, répond de son côté que les crevettes qu’on trouve dans nos épiceries répondent aux normes en vigueur au Canada et que la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques dans les crevettes n’est pas inhabituelle. L’organisme ajoute que le risque pour la santé est éliminé par la cuisson.

On voit des colonies de bactéries dans une boîte de Petri.

Des cultures bactériennes examinées en laboratoire Photo : Radio-Canada

Boeuf, poulet, crevettes, même traitement

« Les bactéries E. coli, Klebsiella, Salmonella ou Campylobacter détectées se trouvent la plupart du temps à la surface des crevettes », explique Marie Archambault, « parce qu’elles ont été contaminées par l’environnement où elles ont grandi. Qu’elles soient crues ou cuites, il convient donc de bien les laver avant de les consommer », recommande-t-elle.

Et comme pour le boeuf ou le poulet, Richard Marchand rappelle une règle de base en cuisine 

Faites-les cuire suffisamment! La chaleur détruit toutes les bactéries, même celles qui résistent aux antibiotiques. Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue au Laboratoire de santé publique de l’Institut national de santé publique du Québec

https://ici.radio-canada.ca/

Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent


Enlever ses chaussures en rentrant à la maison ? Il semblerait qu’il y a tout un monde sous nos semelles. Certaines bactéries seraient celles qui nous donnent des misères. Cependant, en générale, cela n’est pas dangereux du moins pour les gens en bonne santé. Mais pour les jeunes enfants, c’est peut-être un peu différent ainsi que les personnes ayant une santé plus fragile.
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Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Faites-vous partie de ces personnes qui enlèvent leurs chaussures dans la maison ou l’appartement ? Peut-être même demandez-vous gentiment à vos invités de faire pareil ? Vous partez du principe que c’est plus propre. Mais est-ce vraiment le cas, ou est-ce beaucoup de bruit pour pas grand-chose ?

On ne va pas se mentir, nos chaussures abritent « des centaines de milliers de bactéries par centimètre carré, explique Jonathan Sexton, microbiologiste à l’Université d’Arizona. Et à chaque pas que nous faisons, dit-il, nous recrutons de nouveaux préposés ».

Qu’il y ait des millions de bactéries, d’accord. Après tout, ce sont elles qui dominent le monde (et nos intestins). Mais quels types de bactéries retrouve-t-on sous nos chaussures ? Et sont-elles pour autant dangereuses pour la santé humaine ?

Du monde sous les chaussures

Des études ont déjà suggéré que près de 96 % de toutes les chaussures (du moins celles analysées) étaient recouvertes de bactéries fécales. Parmi elles, vous retrouverez notamment Escherichia coli (E. coli). Et bien que nombre de ces bactéries soient inoffensives pour l’Homme, certaines souches peuvent en revanche provoquer des diarrhées graves, des infections des voies urinaires et même une méningite.

D’autres études ont également mis en évidence la présence de Staphylococcus aureus, connue pour provoquer de nombreuses infections cutanées et, dans certains cas extrêmes, des infections potentiellement mortelles chez les patients immunodéprimés ou souffrant de problèmes cardiaques. Une étude publiée en 2014 a également révélé la présence de Clostridium difficile, qui de son côté peut entraîner l’apparition de problèmes intestinaux, comme la diarrhée.

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Staphylococcus aureus, résistante à la méthicilline. Crédits : Pixnio

Ne pas surestimer les risques

Sur le papier, nous aurions donc tout intérêt à retirer nos chaussures chaque fois que nous rentrons à la maison. Mais en réalité, la quantité de ces bactéries potentiellement nocives n’est généralement pas assez élevée pour vous rendre malade.

« Pour un individu en bonne santé, les bactéries sur les chaussures ne posent probablement aucun risque ou un risque minime », explique en effet Kevin Garey, de l’Université de Houston.

Les chercheurs notent tout de même quelques précautions à prendre, notamment en présence de nourrissons rampant au sol, ou encore de personnes immunodéprimées.

« Chez une personne à risque d’infection – généralement une personne récemment hospitalisée – il peut être important de veiller à un bon nettoyage du logement, confirme le chercheur. En résumé, si vous êtes à risque d’infection ou si vous avez un enfant en bas âge, c’est une bonne idée de retirer vos chaussures d’extérieur lorsque vous entrez chez vous, dit-il. Pour la plupart des personnes en bonne santé, toutefois, vous pouvez prendre une décision en vous basant autant sur vos préférences et vos habitudes que sur vos préoccupations potentielles pour la santé ».

Source

https://www.livescience.com/

Le Saviez-Vous ► D’où vient cette odeur si particulière après la pluie?


Quand une petite pluie fine tombe sur la terre, vient d’une odeur plutôt agréable. Cette odeur particulière a été identifiée et les chercheurs ont compris le processus.
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D’où vient cette odeur si particulière après la pluie?

 

Ce phénomène est plus courant avec des pluies légères, qu’avec de fortes pluies. © getty.

Jeanne Poma.

L’odeur a été baptisée « petrichor » par les scientifiques.

Après les orages de cette nuit, un parfum agréable flotte à nouveau dans l’air. Des scientifiques ont découvert que cette odeur provient des petites bulles d’air qui éclatent lorsqu’une goutte de pluie vient frapper une surface poreuse.

Des aérosols

Les chercheurs ont étudié l’impact de plusieurs centaines de gouttes de pluie sur 28 types de surfaces différentes. Lorsqu’une goutte tombe sur une surface perméable comme la terre, elle piège de minuscules bulles d’air, qui vont ensuite pousser vers le haut pour atteindre la surface, comme un aérosol. Et ces petites bulles enferment des odeurs, qui ressortent une fois que les bulles éclatent.

Les bactéries

Ce phénomène n’est pas sans conséquence sur notre santé car si elles transportent des odeurs, les petites bulles peuvent également véhiculer des bactéries comme E. Coli. Avec l’humidité et le vent, les pesticides resurgissent. 

La géosmine

En même temps qu’elles produisent des spores, les bactéries présentes dans les sols génèrent une substance chimique, la géosmine. Cette substance est caractérisée par une odeur musquée, qui s’envole elle aussi jusqu’à nos narines lorsque la pluie frappe le sol.

Un plaisir

La plupart des gens apprécient l’odeur de la pluie car elle est associée à la nature et aux récoltes. Intégrée dans la conscience collective, cette odeur est synonyme d’abondance. La pluie nourrit les plantes et les animaux après la sécheresse.

https://www.7sur7.be/

Si vous avez souvent la diarrhée en vacances, c’est peut-être à cause de votre groupe sanguin


 

Partir en vacances à l’étranger est excitant, mais quand on est atteint de le tourista, cela est moins drôle. Il semble que devant la bactérie Escherichia coli que ceux du groupe sanguin A et AB sont plus suceptible d’avoir une bonne gastro-entérite aigue. Sachant cela, il pourrait aider pour élaborer un vaccin qui serait utile pour les vancanciers mais aussi pour les pays en voie de développement.
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Si vous avez souvent la diarrhée en vacances, c’est peut-être à cause de votre groupe sanguin

 

Toilettes sauvages | La Chachalaca Fotografía via Flickr CC License by

Toilettes sauvages | La Chachalaca Fotografía via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Repéré sur Journal of Clinical Investigation, Science News

Et de la bactérie Escherichia coli.

Complainte de l’été, course de Tokyo, danse aztèque, ventre de Delhi, maladie de la mer Rouge… Selon les langues et les pays, la tourista a plusieurs noms, mais elle reste toujours cette sale diarrhée qu’un vacancier sur deux ou sur trois chope lorsqu’il se rend à l’étranger. Dans la grande majorité des cas, cette gastro-entérite aiguë est causée par la bactérie Escherichia coli et de récents travaux scientifiques montrent que nous ne serions pas tous égaux face au pathogène.

Selon une étude publiée le 17 mai dans le Journal of Clinical Investigation, les individus de groupe sanguin A auraient ainsi près de deux fois plus de risques d’être touchés. Pourquoi? Parce que la bactérie secrète une protéine qui se fixe aux molécules de sucre présentes dans les cellules sanguines de type A et absentes chez celles de type O ou B. Des molécules que l’on retrouve aussi dans vos intestins, si vous êtes de ce groupe sanguin A, et qui offrent à la bactérie un point d’ancrage pour larguer ses toxines.

Dans l’expérience des chercheurs de l’université Johns Hopkins, 106 volontaires ont dû boire de l’eau contaminée par une souche bactérienne isolée sur un malade du Bangladesh. Cinq jours plus tard, 81% des individus de groupe A et AB étaient atteints de tourista, contre une personne sur deux chez les groupes O ou B. Qu’on se rassure: tous les cobayes ont été soignés aux antibiotiques et pètent aujourd’hui la forme.

Une découverte qui pourrait contribuer à la conception d’un vaccin ciblant spécifiquement la protéine bactérienne. Un vaccin qui ne rendrait pas des services qu’aux touristes: dans les pays en voie de développement, Escherichia coli fait partie des premières causes de la malnutrition infantile et des problèmes de croissance qui peuvent en découler.

http://www.slate.fr/