Du microplastique… même dans les airs


Il existe des appareils pour capter des microplastiques. Il en a partout dans l’océan, les cours d’eau, les montagnes,. Comment peuvent-ils se rendre dans les parcs naturels dans les montagnes ? Il semble que le vent soit un facteur important. Ils vont essayer de découvrir si d’autres facteurs comme les oiseaux, les nuages, pluie et neige sont aussi des éléments qui amènent ces microplastiques.
Nuage

 

Du microplastique… même dans les airs

 

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique... (PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

En 2015, 310 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde.

PHOTO FERDINAND OSTROP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

MATHIEU PERREAULT
La Presse

On a retrouvé du microplastique partout dans les rivières et les mers, jusqu’aux abysses océaniques. Des chercheurs européens viennent d’en détecter sur les sommets de la Terre. Ils y sont amenés par les vents.

Nos explications.

Au milieu des Pyrénées

Deonie et Steve Allen ont installé leurs pièges à microplastique au milieu des Pyrénées françaises, au sud de Toulouse, à 1425 mètres d’altitude. Le plus proche village, Vicdessos, se trouvait à 6 km de là, et la ville de Foix, qui compte 10 000 habitants, à 25 km.

« Nous avons retrouvé une quantité de microplastique beaucoup plus importante que ce qui pouvait être généré par les communautés des environs », explique Deonie Allen, qui travaille avec son mari comme biologiste au CNRS français et à l’Université de Strathclyde à Glasgow.

« Il y avait eu quelques études sur la présence de microplastique dans la pollution urbaine dans des villes en France et en Chine, mais personne n’avait pensé qu’ils pouvaient voyager sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres. Nous pensons avoir trouvé l’un des réservoirs manquants des microplastiques. Quand on fait le bilan du plastique, il nous manque certains réservoirs. Des chercheurs ont proposé le fond des océans, nous montrons que ce peut aussi être l’atmosphère et les hautes montagnes. » L’étude de Deonie et Steve Allen a été publiée au début d’avril dans la revue Nature Geoscience.

Comme la poussière du Sahara ?

Les microplastiques voyagent potentiellement sur des milliers de kilomètres, selon Steven Allen.

« Nous montrons un déplacement probable de 95 km, mais on sait que la poussière du Sahara peut voyager sur 3500 km. Les grains de poussière peuvent atteindre 450 microns, ce qui est plus gros que nos particules de microplastique, qui mesuraient entre 10 et 300 microns. »

Un micron est un millième de millimètre. La limite de 10 microns correspond à celle des instruments de mesure. D’où provenait le microplastique retrouvé au milieu de ce parc naturel de montagnes ?

« On l’ignore, c’était l’hiver et les vents sont très changeants dans cette région, dit M. Allen. On n’a pas pu non plus déterminer la source, les incinérateurs de déchets, la peinture des routes qui se transforme en poussière, les sacs de plastique, les engrais. La liste potentielle est longue. »

L’étude avance que le microplastique pourrait même venir de Toulouse ou de Saragosse, à plus de 200 km de la station météorologique.

Nuages et oiseaux

Quelle est la prochaine étape ?

« Nous devons tout d’abord déterminer la provenance de ces microplastiques et la manière dont ils voyagent dans l’atmosphère, dit Deonie Allen. Il faut examiner la situation à différents endroits dans le monde, distinguer le rôle du vent, des nuages, de la neige et de la pluie. Le vent semble important, mais il pourrait se passer des phénomènes importants dans les nuages, où existent des populations de bactéries. Sont-elles capables de se nourrir du plastique, comme les bactéries des océans ? Les oiseaux avalent-ils des microplastiques quand ils volent ? Les questions ne manquent pas. »

https://www.lapresse.ca/

Il retient un parasol et s’envole dans les airs en pleine tempête


Lors de vent violent, des clients d’un restaurant voulaient aider le propriétaire à garder ses parasols sur le sol. Mais l’un d’eux s’est envolé d’environs 10 mètres de haut avec un des parasols. Il s’en est tiré avec des quelques blessures.
Nuage

 

Il retient un parasol et s’envole dans les airs en pleine tempête

 

Un Turc, bien aidé par un parasol, a défié les lois de la gravité alors que des vents violents soufflaient sur la ville de Kadirli dans la province d’Osmaniye, en Turquie.

Une tempête s’est abattue sur la ville turque de Kadirli ce lundi 25 mars. Sur une vidéo transmise par l’agence de presse DMA, relayée par RTL info, on aperçoit comment plusieurs hommes tentent de retenir un parasol qui menace de s’envoler. L’un d’entre eux, un certain Mehmet Ali Çana, pose ses pieds dessus et pense avoir évité le pire lorsque le vent redouble d’intensité, emportant finalement le parasol et son occupant dans les airs. Une scène qui n’a rien à envier à Mary Poppins.

Selon DMA, la victime aurait volé une dizaine de mètres avant de retrouver la terre ferme. Il a été légèrement blessé.

https://www.7sur7.be/

Un hiver 2018-2019 long et pénible


Sans avoir battu des records de froids au Québec, l’hiver a été rude et difficile. Les redoux et pluies n’ont duré que peut de temps a comparer à d’autres années. Résultat : nous avons eu des trottoirs et des rues glacés entre de grosses accumulations de neige. Bref, l’hiver a été plus que pénible. Espoir à l’horizon, l’hiver tire à sa fin, la semaine prochaine … La température en hausse pour fondre toutes ces accumulations de glace et de neige.
Nuage

 

Un hiver 2018-2019 long et pénible

 

La première neige du 13 novembre, à Montréal.... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

La première neige du 13 novembre, à Montréal.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

MANON LOUVET
La Presse

Non, cet hiver n’a pas été le plus froid de l’histoire du Québec. Mais oui, il aura bel et bien été l’un des plus longs et les plus difficiles à gérer. À tous ceux qui n’en peuvent plus de la saison froide qui n’en finit pas : vous avez raison !

L’hiver 2018-2019 aura été plus pénible que la moyenne, confirme Alexandre Parent, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada. Retour en cinq temps sur un hiver qui tire (enfin !) à sa fin.

Début de saison précoce

Même si le record de l’hiver le plus froid n’a pas été battu, celui-ci aura débuté sur les chapeaux de roue avec des premières neiges le 13 novembre. D’autant qu’il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant qu’il nous montre ce qu’il avait dans le ventre. Neuf jours après, le 22 novembre 2018, un record de température a été enregistré par Environnement Canada à Montréal, avec un mercure à – 18 °C. En moyenne, Montréal a perdu trois degrés au mois de novembre.

Hâtif et persistant

En plus d’avoir commencé tôt, l’hiver n’a pas relâché sa prise cette année. Depuis le 13 novembre, nous avons les deux pieds  dans la neige. En effet, aucune fonte n’a été enregistrée depuis les premiers centimètres. Ce phénomène s’explique par un nombre de redoux conséquents, mais trop courts.

« D’habitude, quand il y a des redoux, ça dure deux ou trois jours. La neige fond puis elle revient plus tard. Mais cette année, souvent, il ne fallait pas attendre plus de 24 heures pour la voir revenir, explique Alexandre Parent. C’est d’ailleurs pour ça que les trottoirs et les routes ont souvent été en mauvais état. »

Plus froid que la moyenne

Même si nous ne pouvons pas parler d’une saison glaciale, les températures ont souvent été en dessous de la normale. La moyenne des mois de novembre, décembre, janvier et février a été de – 6,3 °C, soit 1,1 °C de moins que les normales de saison. Avec ces chiffres, on ne peut pas parler d’un record, mais ils suffisent pour expliquer ce sentiment d’exception.

Long et pluvieux

Cerise sur le gâteau, la pluie n’a pas non plus épargné les Québécois. Cette année, Environnement Canada a enregistré 72 % de pluie de plus qu’à l’habitude. Côté neige, 36 centimètres de plus que la moyenne se sont accumulés.

Pour Alexandre Parent, ces chiffres ne traduisent toujours pas des situations extrêmes, mais bel et bien un hiver particulièrement rude.

Enfin, bonne nouvelle, il s’en va !

Après quatre longs mois de froid, de neige, de vent, et on en passe, il semble que la saison froide soit sur le point de finir. Selon les prévisions d’Environnement Canada, les premiers élans du printemps devraient se faire ressentir la semaine prochaine et la fonte des neiges ne devrait pas tarder.

Cependant, quelques flocons sont encore attendus d’ici la fin de la semaine.

« Ni grand froid ni excès de chaleur à prévenir, le printemps devrait débuter la semaine prochaine », encourage le météorologue.

https://www.lapresse.ca/

Les arbres sont bien plus "intelligents" qu’on ne le croit


Des études plus poussées montre vraiment que les arbres ont une intelligence, Intelligence sans cerveau, mais efficace, ils ont la perception et configuration de leur propre corps et d’espace autour d’eux. Ils peuvent diminuer de grandir pour prendre plus d’ampleur pour se protéger des vents inhabituels. Ils peuvent percevoir les odeurs et les sons et communiquer entre eux … Il est temps de voir autrement les plantes.
Nuage 

 

Les arbres sont bien plus « intelligents » qu’on ne le croit

L’arbre serait-il intelligent ? L’épineuse question interroge la communauté scientifique. © getty.

Ils perçoivent la gravité, le vent et leur position qu’ils peuvent corriger: les arbres possèdent une forme d' »intelligence » qui fascine scientifiques et grand public.

Dans les locaux de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Clermont-Ferrand, l’installation a des airs de décor de cinéma pour film de science-fiction. Dans une sphère de lumière blanche aveuglante, alimentée par plus de quatre-vingt-dix néons, le chercheur Bruno Moulia installe une jonquille inclinée à l’horizontale, maintenue au milieu par un arceau métallique. Une fois cette boule de lumière refermée, à l’abri de toute autre lumière extérieure dans une structure octogonale digne d’un vaisseau spatial, la plante – partageant le même comportement que l’arbre – va opérer une drôle de chorégraphie.

Proprioception

« Baignant de toute part dans cette lumière, elle ne peut pas l’utiliser pour savoir où est le haut, où est le bas. Pourtant, elle va complètement se redresser vers le haut. Elle perçoit la gravité », explique le directeur de l’Unité de recherche sur la Physique et physiologie intégratives de l’arbre en environnement fluctuant (PIAF).

Pourtant, si les plantes et donc les arbres poussent droit, ce n’est pas uniquement grâce à l’attraction terrestre. Avec son équipe, Bruno Moulia a fait la découverte d’un autre sens, que l’on croyait pourtant réservé à l’homme: la proprioception ou autrement dit la perception de la configuration de son propre corps dans l’espace.

Dans une autre expérience, les scientifiques auvergnats ont positionné à l’horizontale des arabettes des dames – une modeste plante servant d’organisme modèle en biologie – avant de les faire tourner sur elles-mêmes pour les empêcher de s’orienter par rapport à la gravité. Résultat: le petit végétal va continuer de pousser de manière rectiligne, sans chercher à se redresser.

« L’arbre perçoit s’il est bien rectiligne ou courbé et a la capacité de se rectifier et de contrôler son équilibre », précise l’agronome-physicien.

Le sens du toucher

Chose encore plus inattendue, l’arbre possède le sens du toucher. En soumettant des plantes à des « impulsions d’air », les chercheurs clermontois se sont aperçus que celles-ci savent très bien percevoir le vent et son intensité.

« Un arbre qui va se trouver confronté à un vent inhabituel va réduire sa croissance en hauteur et augmenter sa croissance en diamètre et faire plus de racines », résume Bruno Moulia.

Grâce à des électrodes placées sur la tige de jeunes peupliers, ils ont aussi enregistrés des réactions électriques, similaires à l‘ »influx nerveux » chez l’homme, lorsque ceux-ci ont été fléchis par le vent. Des informations que ce végétal enregistre dans sa « mémoire », pouvant varier « d’une semaine à un an ».

L’arbre serait-il donc intelligent ? L’épineuse question interroge la communauté scientifique.

« Les arbres combinent beaucoup d’informations. C’est plus complexe que de simples réflexes mais est-ce pour autant de l »intelligence’? », questionne le scientifique.

D’autres études démontrent encore les arbres sont capables de percevoir des sons et des odeurs, de distinguer leurs voisins et communiquer avec eux, grâce à une série de capteurs.

Pour percer le mystère et appréhender s’il existe chez les plantes une « intelligence sans cerveau » et éviter tout « anthropocentrisme », l’Inra collabore désormais avec des spécialistes de l’intelligence artificielle.

Hurluberlus

Car depuis peu, la thématique a trouvé un nouvel écho au sein de la communauté scientifique, longtemps sceptique.

« Au début on nous prenait pour des hurluberlus. Aujourd’hui, on sent une effet générationnel. Nos étudiants, ça les botte! », sourit encore Bruno Moulia, qui pointe aussi « l’effet Avatar », fable écologiste réalisée par James Cameron.

L’intérêt du grand public se fait aussi sentir auprès du grand public. La preuve avec le succès du livre du garde forestier allemand Peter Wohlleben « La vie secrète des arbres », traduit en plus de 40 langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires en France.

Une prise de conscience de la sensibilité du végétal qui pourrait faire évoluer des croyances bien ancrées.

« Nos recherches font tomber le mur que notre civilisation occidentale avait dressé depuis Aristote entre animaux, sensibles et capables de mouvement actifs, et les plantes seulement capables de… végéter » souligne Bruno Moulia. « Les plantes sont des êtres pleins de tact, bougeant tout le temps, mais à leur rythme, plus calme que le nôtre ».

https://www.7sur7.be

Une étonnante « tornade de neige » récemment observée dans le sud-ouest des États-Unis


S’il y a une saison qu’on peut ne pas s’inquiéter des tornades, c’est bien l’hiver. Au Nouveau-Mexique dans le sud-ouest des États-Unis, il y a pourtant eu une tornade de neige. Au début, les climatologues ne croient pas vraiment cela possible, mais après l’étude, il semble que les conditions propices étaient présentes.
Nuage

 

Une étonnante « tornade de neige » récemment observée dans le sud-ouest des États-Unis

 

tornade neige

Crédits : Antonio Chiquito / capture d’écran.

par Damien Altendorf, rédacteur scientifique4 mars 2019, 14 h 15 min

Une « tornade de neige » s’est manifestée dans une contrée du Nouveau-Mexique le 17 février dernier, au sud-ouest des États-Unis. Un phénomène très rare – voire exceptionnel – d’autant plus étonnant qu’il a vu le jour en présence de conditions météorologiques peu favorables. Aucun blessé ni dégâts matériels ne sont à déplorer.

Le 17 février dernier, le propriétaire d’un ranch à Tinian dans le Nouveau-Mexique (États-Unis) a assisté à la formation d’une « tornade de neige » alors qu’il venait de rentrer chez lui. La base inférieure du vortex était rendue visible par les flocons aspirés depuis le sol par le mouvement de rotation. Cette tornade s’est produite sous une averse de neige, en présence de températures de surface légèrement négatives.

Un contexte météorologique pourtant peu favorable

En analysant plus en détail les conditions météorologiques qui prévalaient dans la région, il apparaît que la survenue d’un tel phénomène était très improbable. En effet, sur le sondage effectué à Albuquerque, on note une instabilité convective limitée, peu de cisaillement vertical et une atmosphère relativement sèche.

Ce sont les observations radars qui viennent objectiver le signalement d’Antonio Chiquito. Sur les images Doppler, on aperçoit la présence d’une faible rotation dans les bas niveaux de l’atmosphère. Les réflectivités montrent même que le sommet du nuage porteur de l’averse et du tourbillon observé dépassait les 5000 mètres d’altitude. Une valeur significative pour une averse de neige, d’autant plus dans un environnement défavorable à l’apparition d’instabilité convective développée.

Contre toute attente, un courant ascendant assez marqué s’est donc bel et bien formé.

image radar doppler

Image radar Doppler à Tinian lors de l’averse de neige accompagnée d’une tornade le 17 février. Annotations traduites de l’anglais. Crédits : GR2/Washington Post.

L’étude de l’imagerie radar pour mieux comprendre

Le mystère s’éclaircit lorsque l’on approfondit l’analyse des images Doppler. On y discerne une sorte de limite de surface le long de laquelle l’ascendance puis le tourbillon se sont développés (voir l’illustration ci-dessus). Il s’agit en fait d’une frontière où des vents de différentes directions se rencontrent.

En plus de forcer l’air à s’élever, ce type de limite peut générer des tourbillons de très petite échelle en surface par instabilité de cisaillement. Il arrive parfois que ces derniers soient amplifiés et étirés sur la verticale par une ascendance – associée à un nuage en développement par exemple. Si des poussières, de la neige ou des condensats sont présents, le tourbillon devient totalement ou partiellement visible.

Dans le cas présent, la limite évoquée serait apparue à la suite d’une collision entre deux courants de densité. Ces derniers sont des poches d’air plus froid s’échappant d’une averse et qui s’étalent ensuite au sol. Elles peuvent parcourir une certaine distance avant d’être diluées – de quelques dizaines à centaines de kilomètres. Ainsi, le courant ascendant relativement vigoureux discuté plus haut a pour une large part été forcé “mécaniquement”. L’origine de la tornade a également été expliquée.

« C’est l’une des trois seules tornades hivernales enregistrées au Nouveau-Mexique, et la première en février », indique Sharon Sullivan, météorologue au National Weather Service d’Albuquerque.

Les deux autres s’étant produites en présence de pluie et non de neige, ce serait donc une première. Ajoutons que même à l’échelle du pays, il n’existe pas d’autre cas bien documenté faisant mention d’une tornade accompagnée d’une chute de neige. Un événement réellement exceptionnel !

 

Source

https://sciencepost.fr/

Écoutez pour la première fois le son des vents martiens


Grâce à la sonde InSight a pour but d’étudier les tremblements de terre sur Mars. En attendant qu’il se mette au travail, il a enregistré le vent sur la planète rouge. La NASA a dû augmenter de quelques octaves pour notre oreille puisse l’entendre.
Nuage

 

Écoutez pour la première fois le son des vents martiens

 

Crédits : NASA/JPL-Caltech.

par Brice Louvet

L’atterrisseur InSight de la NASA, sur Mars depuis un peu moins de deux semaines, a récemment enregistré des vibrations causées par le vent soufflant sur les instruments scientifiques. Vous vous apprêtez à écouter les tout premiers “sons” des vents martiens.

Cela ne vous aura pas échappé : la sonde Insight, de la NASA, a survécu à la descente risquée dans l’atmosphère de Mars. À peine atterri, le robot nous a même gratifié d’une première photo (poussiéreuse), nous rassurant quant à ses capacités de fonctionnement. Ses panneaux solaires désormais activés, InSight a récemment pu configurer son sismomètre (SEIS), destiné à mesurer les “tremblements de Mars”. En attendant de pouvoir être déposé au sol pour commencer les analyses, l’instrument a enregistré d’autres types de vibrations. Un véritable régal auditif complètement imprévu.

Les sons de ces coups de vent ont été enregistrés par l’instrument SEIS, un sismomètre du Cnes, installé à bord de la sonde InSight, ainsi que par un capteur de pression.

“Ce sont les quinze premières minutes de données d’un des sous-composants du sismomètre”, explique Thomas Pike, de l’Imperial College à Londres et responsable de l’instrument. “C’est un peu comme un drapeau flottant dans le vent. Mais le son a vraiment l’air de venir d’un autre monde, ce qui est exactement le cas, poursuit-il. Notre oreille n’est pas habituée à reconnaître ce son”.

Des sons venus d’un autre monde

“Inaltérées, ces vibrations sont à peine audibles, car elles ont été enregistrées à une fréquence de 50 hertz, à l’extrémité inférieure de ce que l’oreille humaine peut détecter“, explique en effet le chercheur.

Une différence de fréquences que nous devons à l’atmosphère martienne, très fine et très peu dense (1% de l’atmosphère terrienne). C’est pourquoi la NASA a tenu à partager ce fichier audio avec un son décalé de six octaves, dans une plage audible pour l’Homme.

Tremblements de Mars

On rappelle évidemment que la mission principale d’Insight sera d’étudier les “tremblements de Mars” en plantant un sismomètre dans le sol. Si la plupart des tremblements de terre sur notre planète se produisent à cause de la tectonique des plaques, ce n’est pas le cas de Mars. L’objet de la mission sera donc de déterminer l’origine de ces vibrations martiennes.

Analyser les ondes sismiques martiennes pourrait également permettre de comprendre la composition de l’intérieur de la planète rouge. En traversant la planète, les ondes recueillent en effet au passage des informations contenues dans les sols. Si tel est le cas, nous serons alors en mesure de mieux appréhender la formation des planètes rocheuses en général, et donc de la Terre.

Source

https://sciencepost.fr/

Racine


Avec les catastrophes naturelles on peu être septique, mais comme c’est le rapport humain, c’est autre chose. 
Nuage

 

Racine

 

Lorsque les racines sont solides, il n’y a aucune raison d’avoir peur du vent

Auteur inconnu