Le Saviez-Vous ► Voici pourquoi les Nord-Américains mettent leurs oeufs au réfrigérateur et pas les Européens


Avec les échanges sur Internet, on apprend que les Européens gardent leurs oeufs à la température ambiante. Peut-on faire la même chose en Amérique du Nord ? Pas vraiment, pour la bonne simple raison, avant d’être mise sur le marché, il y a des techniques différentes entre l’Europe et l’Amérique du Nord pour éviter la salmonellose
Nuage

 

Voici pourquoi les Nord-Américains mettent leurs oeufs au réfrigérateur et pas les Européens

 

Voici pourquoi les Nord-Américains mettent leurs oeufs au réfrigérateur et pas les Européens

LIGHTFIELD STUDIOS / SHUTTERSTOCK

L’essentiel est d’isoler les bactéries dangereuses. Mais le frigo est-il absolument nécessaire ? Pas d’après les Européens.

PAR ALEXA ERICKSON

En Amérique du Nord, on met traditionnellement presque tout au frigo et même des aliments qui devraient être conservés sur le comptoir de la cuisine ou dans le garde-manger. Et c’est là qu’on apprend cette chose invraisemblable : les Européens gardent leurs œufs sur le comptoir ! Ils sont absolument contre leur réfrigération. Qui a raison ? Il semble qu’on se trouve devant deux approches différentes d’un même mal.  Pour en apprendre sur la conservation des aliments: Les meilleurs trucs pour bien conserver ses aliments

Au cœur de l’enjeu se trouve la salmonellose, l’une des causes d’intoxication alimentaire les plus courantes. Elle couve dans les élevages avicoles et se retrouve sur les coquilles par contamination avec la saleté et les excréments. Mais le danger s’accroît lorsque la bactérie se trouve dans l’œuf après une infection bactérienne des ovaires de la poule. Pour mettre fin à ce problème, les Américains ont instauré dans les années 70 une nouvelle technique de nettoyage des œufs au savon et à l’eau très chaude après la ponte. Cette douche bouillante élimine bien toute trace de salmonelle, mais décape également l’œuf de sa fine couche protectrice appelée cuticule. Cette perte le prive de sa réserve d’eau et d’oxygène, ainsi que de sa protection contre les bactéries nuisibles. D’où la réfrigération pour prévenir l’infection.

Les experts européens en sécurité alimentaire, de leur côté, ont fait un autre choix : la préservation de la cuticule, l’interdiction aux producteurs de laver les œufs et de les réfrigérer (pour éviter la moisissure et la contamination bactérienne d’œufs mouillés remis à température ambiante). Ils ont mis en place un programme efficace de vaccination des poules contre la salmonelle. Ainsi, la quantité d’empoisonnements alimentaires liés aux œufs en Grande-Bretagne en 2000 était de 14 000 cas pour 8000 aujourd’hui, après le déploiement extensif de mesures préventives. Aux États-Unis, on compte 79 000 cas pour une population nettement supérieure.

Les deux approches ont toutes deux leurs défauts et leurs mérites. On sait que les œufs se conservent plus longtemps au frigo, soit 50 jours, plutôt que 21 sur le comptoir. Cependant, ils absorbent des odeurs et des goûts provenant des aliments voisins. Les adeptes du comptoir affirment que leurs œufs ont nettement meilleur goût. Mais des œufs conservés dans leur boîte au frigo sans autre aliment odoriférant ne subissent pas d’altération du goût. Et pour certains chefs, les œufs destinés à la pâtisserie devraient toujours être à température ambiante. Ce qui peut expliquer cette exigence dans certaines recettes.

Si vous choisissez de conserver vos œufs hors du frigo, commencez par en discuter avec des producteurs avicoles au marché fermier du coin. Vous pourriez alors trouver des œufs non lavés et non réfrigérés avec une cuticule intacte, ce qui vous permettrait de les conserver sur le comptoir. Essayez de voir la différence. Mais soyez conséquent : un œuf non lavé qui a fait un passage au frigo doit y rester jusqu’au moment où il sera consommé.

http://selection.readersdigest.ca

Publicités

Le Saviez-Vous ► Top 5 des animaux zombies


Les zombies existent vraiment, on peut quand même oublier les films de science-fiction avec des morts-vivants humains. Alors reste le monde animal dont les insectes et les arachnides, et même des grenouilles qui contaminé par des champignons ou un parasite, ils perdent le contrôle d’eux même pour finir d’une triste mort
Nuage

 

Top 5 des animaux zombies

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Des animaux transformés en zombies le temps d’un film, au cinéma, d’accord, mais dans la réalité, est-ce possible ? La réponse est oui : la nature peut parfois nous offrir quelques spécimens d’animaux zombies des plus inquiétants. En voici cinq exemples.

Dans la littérature ou au cinéma, c’est généralement un dangereux virus qui est responsable de la transformation de toute une population en zombies. Et, dans le règne animal, il arrive effectivement parfois que des champignons, virus ou bactéries s’en prennent au cerveau de leurs hôtes. Les pauvres victimes perdent alors toute volonté propre, ressemblant à s’y méprendre aux zombies de certaines fictions.

1. Des fourmis transformées en zombies par un champignon

Dans Body Snatchers, un film d’épouvante des années 1990, des extraterrestres transforment les humains en zombies en pénétrant leurs corps par tous les orifices imaginables. Eh bien, quelque part dans la jungle du Brésil, des chercheurs pensent avoir découvert un champignon démoniaque qui procède un peu de même avec des fourmis charpentières.

Le champignon, en effet, aime se frayer un chemin dans leurs corps, les dévorant littéralement de l’intérieur, mais laissant toujours le cerveau intact. En une semaine, ce champignon contraint les fourmis à quitter leur nid et à s’agripper aux feuilles des plantes environnantes. Une fois que mort s’en suit, les spores toxiques du champignon s’échappent du corps des fourmis, n’espérant qu’une chose : croiser le chemin d’un autre candidat. Et, comme la première victime succombe généralement non loin des sentiers de recherche de nourriture de ses congénères, cela crée vite de nombreuses fourmis zombies.

Le champignon qui infecte les fourmis charpentières du Brésil opère en prenant le contrôle des muscles de celles-ci. © David Hughes, Penn State University

Le champignon qui infecte les fourmis charpentières du Brésil opère en prenant le contrôle des muscles de celles-ci. © David Hughes, Penn State University

2. Des grenouilles zombies folles de sexe

En Corée du Sud, des chercheurs ont découvert qu’un champignon pathogène pouvait prendre le contrôle de certaines grenouilles arboricoles d’une manière bien étrange. Les victimes, en effet, semblent devenir de véritables zombies fous de sexe. Les appels à l’accouplement émis les rendent plus attrayantes à de potentiels compagnons. De quoi assurer la survie du champignon en question.

Cette grenouille arboricole que l’on trouve en Corée du Sud semble se transformer en bête de sexe sous l’action d’un champignon pathogène. © masaki ikeda, Wikipédia, DP

Cette grenouille arboricole que l’on trouve en Corée du Sud semble se transformer en bête de sexe sous l’action d’un champignon pathogène. © masaki ikeda, Wikipédia, DP

3. Une araignée « zombifiée » par une guêpe

Leucauge argyra vit, entre autres, au Costa Rica et, comme toutes les araignées, elle tisse des toiles pour attraper de quoi se nourrir. Jusqu’à ce qu’une guêpe parasite décide de planter ses larves en elle. Alors, l’araignée passe une nuit à construire un cocon de soie qui fera office de nid douillet à ces squatteuses. Une fois la tâche achevée par l’araignée zombie, les larves, sans pitié, achèvent la petite bête.

Leucauge argyra est l’une de ces araignées qui vivent en société. © AlaskaDave25, Wikipédia, CC by-sa 3.0

Leucauge argyra est l’une de ces araignées qui vivent en société. © AlaskaDave25, Wikipédia, CC by-sa 3.0

4. Une abeille détournée de ses tâches

Apocephalus borealis est une mouche ayant la fâcheuse tendance à pondre ses œufs dans le corps d’abeilles qui se transforment alors en zombies. En effet, une fois infectées, celles-ci cessent leurs activités classiques et abandonnent leur colonie. Elles se comportent alors comme des papillons de nuit et finissent par s’échouer au pied de sources de lumière. Elles meurent lorsque les larves de mouches éclatent dans leur tête.

Si trop d'abeilles sont transformées en zombies par les mouches, c'est toute la colonie qui peut se trouver déstabilisée. © Oldiefan, Pixabay, CC0

Si trop d’abeilles sont transformées en zombies par les mouches, c’est toute la colonie qui peut se trouver déstabilisée. © Oldiefan, Pixabay, CC0

5. Des cafards zombies

Les cafards ne sont pas les plus appréciés des insectes et il leur arrive d’être « zombifiés », par des guêpes sans pitié. Comment ? Celles-ci les piquent et le venin qu’elles injectent alors paralyse les cafards.

Il arrive que des cafards soient transformés en zombies par des guêpes qui pondent en eux. © cherokee4, Fotolia

Il arrive que des cafards soient transformés en zombies par des guêpes qui pondent en eux. © cherokee4, Fotolia

Elles peuvent ensuite les traîner jusque dans leur repaire pour y implanter leurs œufs. Lorsque les larves éclosent, elles mangent les cafards de l’intérieur. Et c’est à ce moment-là seulement que ces petites bêtes finissent par mourir.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Non, la peste n’est pas une maladie du passé


Nous entendons rarement parler de la peste qui a fait temps de mort à travers le monde, souvent, c’est l’histoire de la maladie, pourtant la peste existe toujours surtout dans les pays plus pauvres. En plus, la maladie qui se transmet généralement par les puces à évoluer pour la transmission, par des animaux que des humains mange. La peste peut-elle revenir en force ? Avec les changements climatiques, la mondialisation et un vaccin indisponible, les risques augmentent
Nuage

 

Non, la peste n’est pas une maladie du passé

2017, la peste a fait plus de cinquante morts à Madagascar, pour un demi-millier de personnes touchées. Cette maladie, que l’on sait très bien combattre, sévit toujours, notamment dans des pays d’Afrique, et est considérée comme une maladie réémergente dans le monde par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est ce que montrait nettement une étude parue en 2013 sur la période 2000-2009.

Article d’Agnès Roux

Avec l’amélioration des connaissances et les progrès de la médecine, certaines maladies ont peu à peu disparu de nos vies. La variole par exemple, qui était autrefois un fléau redoutable, est aujourd’hui complètement éradiquée. Cependant, les épidémies de choléra et de polio qui frappent régulièrement certains pays nous rappellent que les maladies oubliées dans le monde occidental ne font pas toujours partie du passé.

Décrite depuis l’Antiquité et rendue tristement célèbre par ses vagues meurtrières sans pareilles, la peste est la grande maladie des livres d’histoire. Dans l’imaginaire collectif, cette maladie infectieuse est synonyme de fléau. Au Moyen Âge, elle terrifia par sa virulence et sa contagiosité, notamment lors de l’épisode de la peste noire qui extermina entre 30 et 50 % de la population européenne, ce qui correspond à plus de 25 millions d’êtres humains. La dernière pandémie, appelée peste de Chine, a pris naissance à la fin du XIXe siècle en Chine et s’est répandue dans le monde entier tuant plus de 10 millions de personnes.

Représentation d'un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

Représentation d’un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

La peste et ses vagues meurtrières

C’est au cours de cet épisode meurtrier qu’Alexandre Yersin, un jeune médecin d’origine suisse, a isolé le bacille de la peste (appelé ensuite Yersinia pestis), sur des cadavres d’Hommes et de rongeurs. Véhiculée par des puces de rats et d’autres rongeurs, la bactérie est transmise à l’Homme par les morsures d’insectes infectés. La suite n’est pas rassurante : après une semaine d’incubation, de nombreux symptômes comme une forte fièvre, des frissons et des vertiges apparaissent. En l’absence de traitement, la peste bubonique emporte 60 à 70 % des malades. Les formes les plus graves de la maladie, à savoir la peste pulmonaire et la peste septicémique, sont quant à elles presque systématiquement fatales.

Heureusement, au XXe siècle, la découverte des antibiotiques et les mesures de santé publique ont fait énormément reculer les épidémies. En France, les derniers cas de peste remontent à 1945. Or, la maladie sévit encore dans certains pays pauvres d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), près de 40.000 cas de peste auraient été recensés dans plus de 25 pays entre 1989 et 2003. La maladie est donc loin d’avoir disparu. À l’heure actuelle, il existe un vaccin, mais son utilisation est délicate et entraîne de lourds effets secondaires. Pour ces raisons, il n’est pas encore disponible au public.

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

La peste : une maladie loin d’avoir disparu

Dans une étude publiée récemment dans The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, Thomas Butler, chercheur de la Ross University School of Medicine située dans les Caraïbes, a rassemblé les données recueillies sur la peste entre 2000 et 2009. Ses résultats démontrent une fois de plus qu’elle est loin d’être une maladie du passé.

La République démocratique du Congo figure au triste premier rang des pays les plus touchés avec 10.581 cas recensés. Selon l’auteur, la guerre civile, les déplacements de populations et les conditions de vie difficiles ont probablement favorisé les contacts entre les rongeurs porteurs de la peste et l’Homme. Avec 7.182 cas, l’île de Madagascar prend la deuxième place de ce classement lugubre, et devance la Zambie qui compte quant à elle 1.309 malades. Au total, 21.725 personnes ont été frappées par la peste et 1.612 en sont mortes au cours des dix années concernées par l’étude. Avec plus de 97 % des cas, l’Afrique est de loin le continent le plus touché par cette maladie infectieuse.

Des recherches sont encore nécessaires

Au cours de cette étude, l’auteur montre également que l’agent de la peste a plus d’un tour dans son sac pour infecter l’être humain. La plupart du temps, ce sont les puces qui transmettent le germe infectieux, mais d’autres stratégies semblent exister. Ainsi, en 2007, en Afghanistan, 66 personnes sont tombées malades et 17 sont mortes suite à l’ingestion d’un chameau contaminé. Plus récemment au Kirghizistan, un jeune homme de 15 ans est mort de la peste après avoir mangé une marmotte malade.

Selon l’auteur, l’augmentation des températures, la mondialisation des échanges, l’absence de vaccin et la résistance aux antibiotiques de l’agent de la peste sont autant de facteurs qui contribuent à la diffusion de cette maladie. Il paraît donc indispensable de continuer les recherches sur le sujet afin de mieux guérir les malades et peut être un jour d’éradiquer ce mal pernicieux.

https://www.futura-sciences.com

Des bactéries pour des «blue jeans» plus verts


Le jean est un des vêtements le plus vendu au monde, mais pour le produire, il faut des composé chimiques toxiques autant pour les travailleurs que pour l’environnement, Faire un blue-jean identique tout en étant écolo, il est possible avec un composé dont l’ingrédient principal serait une bactérie, et non la moindre : la bactérie E. Coli. Pour le moment, il n’est pas encore possible de reproduire l’indigo avec la bactérie à grande échelle
Nuage

 

Des bactéries pour des «blue jeans» plus verts

 

L'indigo est utilisé comme colorant sous sa forme... (HOANG DINH NAM, ARCHIVES AFP)

Agrandir

L’indigo est utilisé comme colorant sous sa forme naturelle depuis au moins 6000 ans; on voit les feuilles de la plante, à droite.

HOANG DINH NAM, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
Paris

 

Le traditionnel « blue jean » en voit aujourd’hui de toutes les couleurs, mais il pourrait surtout être plus vert, selon une étude publiée lundi qui présente une méthode de teinture plus écologique pour le célèbre denim bleu indigo.

L’indigo, à l’origine extrait de plantes, mais aujourd’hui synthétisé, est le seul colorant capable de donner au « blue jean » sa couleur traditionnelle. « Mais le processus de teinture nécessite des étapes chimiques préjudiciables pour l’environnement », notent les auteurs de l’étude publiée dans la revue Nature Chemical Biology.

Ces scientifiques ont ainsi développé une méthode pour produire le pigment en utilisant une bactérie conçue en laboratoire. Méthode qui nécessitera des « améliorations » pour être utilisée à une échelle industrielle, mais qui permet un aménagement « nécessaire » d’un processus de teinture « non viable », estiment-ils.

L’indigo est utilisé comme colorant sous sa forme naturelle depuis au moins 6000 ans.

Naturels ou de synthèse, les cristaux d’indigo adhèrent à la surface du tissu, qualité qui en a fait un incontournable de la teinture des jeans : le bleu intense est particulièrement résistant au lavage, mais l’intérieur des fibres de coton reste blanc, l’abrasion permettant ainsi l’effet « usé » du denim.

95 % des quelque 45 000 tonnes d’indigo synthétique produites chaque année sont utilisés pour la teinture des 4 milliards de vêtements en jean fabriqués annuellement, selon les chiffres cités par l’étude.

Cette forte demande d’indigo pose « un problème grave de durabilité », note l’étude.

Synthétiser le colorant nécessite l’utilisation de produits chimiques comme le formol et le cyanure d’hydrogène. L’indigo étant insoluble dans l’eau, pour obtenir une forme soluble nécessaire à la teinture, l’industrie utilise le plus souvent du dithionite de sodium, qui se décompose en sulfate et sulfite, produits corrosifs.

« De nombreuses usines de teinture évitent le coût supplémentaire du traitement des eaux usées en rejetant les matériaux de teinture dans les rivières, où ils ont un impact écologique négatif », indiquent les chercheurs.

Leur méthode alternative « imite » le processus naturel d’une plante à indigo japonaise (la persicaria tinctoria).

Ils ont conçu une bactérie E.coli qui, comme cette plante, fabrique de l’indoxyl qui combiné à une molécule de glucose se transforme en indican, composé stable qui peut être stocké. Au moment de la teinture, ajouter une enzyme à l’indican directement sur le tissu le transforme en indigo.

« Le produit final est identique », assure l’un des auteurs, John Dueber, de l’université de Californie, qui reconnaît que la méthode n’est pas prête pour une utilisation industrielle.

 Pour produire les cinq grammes d’indigo nécessaires pour teindre un seul jean, il faudrait « à ce stade plusieurs litres de bactéries », explique-t-il à l’AFP, soulignant que son laboratoire travaille à l’amélioration du processus.

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-vous ► Mythes et vérités : les poinsettias sont-ils vraiment toxiques?


A cette période de l’année, il y a beaucoup de fausses idées sur des faits divers, comme le poinsettias serait mortelle, les flocons de neige sans danger si on les laissent tomber sur notre langue, qu’on prend du poids pour quelques extras qu’on se permet …
Nuage

 

Mythes et vérités : les poinsettias sont-ils vraiment toxiques?

 

Par Lindsey TannerThe Associated Press

CHICAGO — Les poinsettias sont-ils vraiment toxiques? Les flocons de neige sont-ils aussi purs que de la neige vierge? Est-ce que de se gaver pendant le temps des Fêtes fait vraiment engraisser?

Voici quelques informations pour départager mythes et vérités.

LES POINSETTIAS

Ces plantes éblouissantes ne sont pas aussi dangereuses qu’on le raconte souvent. Toucher la plante peut provoquer une irritation mineure de la peau, et mastiquer ses feuilles peut donner la nausée, mais les poinsettias ne sont mortels ni pour les humains ni pour les animaux. Les poinsettias appartiennent à la même famille que les plantes dont on extrait le latex, donc des irritations cutanées peuvent survenir chez ceux qui sont allergiques au latex.

La réputation mortelle de la plante découlerait du décès possible d’un enfant de deux ans à Hawaï, en 1919. Une pédiatre américaine qui s’intéresse aux mythes des Fêtes, la docteure Rachel Vreeman, évoque l’étude de 20 000 incidents concernant des poinsettias et rapportés à des centres antipoison: aucun n’a provoqué de décès ou de problème grave, et 95 pour cent d’entre eux n’ont nécessité aucune intervention médicale.

—————–

LA NEIGE

Les flocons se forment quand l’humidité en altitude élevée s’agglutine autour de particules de poussière ou de suie. On peut maintenant ajouter les bactéries à la liste. Un microbiologiste de l’Université de la Floride, Brent Christner, a découvert que des microbes trouvés couramment sur les plantes forment souvent le «coeur» de flocons tombés sur les zones peuplées, les sommets dénudés et même l’Antarctique.

Est-ce qu’on devrait donc cesser d’attraper des flocons avec notre langue? M. Christner dit qu’on retrouverait probablement dans la neige 100 fois moins de bactéries que dans la même quantité d’eau embouteillée.

«Il y a plusieurs choses autres que la neige dont on devrait s’inquiéter qui vont nous rendre malades», assure-t-il.

——————

LA DÉPRESSION

Ces choses qui rendent le temps des Fêtes joyeux peuvent aussi être source de stress.

La «dépression des Fêtes» est bien réelle pour ceux qui seront privés de la présence d’un proche, et l’hiver peut provoquer une dépression passagère appelée «troubles affectifs saisonniers».

On l’associe au manque de soleil et les chercheurs croient que les gens qui en souffrent produisent trop de mélatonine, l’hormone du sommeil. Le problème toucherait 6 pour cent des Américains et le pourcentage serait plus élevé en Scandinavie. Mais contrairement à la croyance populaire, le nombre de suicides augmente au printemps, pas en hiver, sans qu’on comprenne pourquoi.

———————-

LENDEMAIN DE VEILLE

Oubliez ça: consommer encore plus d’alcool le lendemain ne vous guérira pas de votre gueule de bois. Un expert de l’alcoolisme, George Koob, explique que cette stratégie offrira possiblement un soulagement passager, mais que vous vous sentirez encore plus mal une fois l’effet dissipé. L’alcool déshydrate, donc on peut soulager certains symptômes en buvant beaucoup d’eau ou d’autres liquides non alcoolisés. Les experts mettent l’emphase sur la prévention: le plus simple est de ne pas trop boire en partant.

——————

ATTENTION À LA PÂTE NON CUITE

Même pas besoin de la manger: la simple manipulation de la pâte — à biscuits ou autre — non cuite peut rendre malade, puisque les oeufs crus et même la farine utilisés pour la confectionner pourront avoir été contaminés par la bactérie E.coli. La cuisson tue généralement les bactéries.

—————–

LA PRISE DE POIDS

La vérité concernant la prise de poids dépend de votre vision du monde: votre verre (de champagne) est-il à moitié plein ou à moitié vide? Une étude évoquée très souvent rappelle qu’on considère habituellement que l’Américain moyen engraissera d’un peu plus de deux kilos entre l’Action de grâce et le Nouvel An. Mais les auteurs ont constaté que la prise de poids moyenne était inférieure à 450 grammes. D’autres études parlent d’une prise de poids d’environ 900 grammes, à peine assez pour le ressentir dans vos pantalons. Un dessert de plus ou un festin des Fêtes ne vous condamne pas. Le problème, dit la docteure Vreeman, est qu’on finit par en faire une habitude, et que les kilos s’accumulent année après année.

http://journalmetro.com

Des fossiles de 3,5 milliards d’années, plus vieille trace de vie terrestre


Difficile de dire quand la vie est apparue avec certitude sur la terre. On aurait trouvé des vieux micro-organismes quand la terre n’avait presque que pas ou pas du tout de l’oxygène. Alors, il serait plus que probable que des micro-organismes existent ailleurs dans l’espace
Nuage

Des fossiles de 3,5 milliards d’années, plus vieille trace de vie terrestre

 

Les chercheurs des universités de Californie et du... (Photo AP)

Les chercheurs des universités de Californie et du Wisconsin ont identifié, grâce à une nouvelle technologie de spectrométrie de masse, les signatures chimiques de onze spécimens microbiens qui appartiennent à cinq espèces dont certaines étaient similaires à celles existant aujourd’hui.

Agence France-Presse

 

Des fossiles vieux de près de 3,5 milliards d’années découverts en Australie sont l’empreinte des plus anciens micro-organismes connus ayant vécu sur Terre, ont confirmé des scientifiques selon qui la vie est probablement apparue encore beaucoup plus tôt.

Pour ces chercheurs, les travaux publiés lundi dans la dernière édition des Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), laisse aussi penser que la vie pourrait être fréquente dans l’Univers, tout au moins sous forme de micro-organismes.

Les chercheurs des universités de Californie et du Wisconsin ont identifié, grâce à une nouvelle technologie de spectrométrie de masse, les signatures chimiques de onze spécimens microbiens qui appartiennent à cinq espèces dont certaines étaient similaires à celles existant aujourd’hui.

«C’est le premier lieu le plus ancien sur la planète où nous avons à la fois l’empreinte morphologique et chimique de la vie», explique John Valley, professeur de géochimie et de pétrologie à l’université du Wisconsin, le principal co-auteur de cette étude.

«Nous avons aussi découvert qu’il existait plusieurs types de métabolismes et différentes espèces avec des fonctions biologiques différentes: certaines produisaient du méthane, d’autres en consommaient ou utilisaient l’énergie solaire pour la photosynthèse», précise-t-il à l’AFP.

Le méthane devait former une partie importante de l’atmosphère de la toute jeune Terre fréquemment bombardée par des comètes, où l’oxygène était rare ou absent.

Certaines de ces bactéries, aujourd’hui éteintes, appartenaient aux archées, un groupe de micro-organismes unicellulaires procaryotes, des êtres vivants unicellulaires sans noyau.

D’autres étaient similaires aux espèces microbiennes encore trouvées aujourd’hui.

Cette étude laisse ainsi penser que certains des micro-organismes, décrits pour la première fois en 1993 dans la revue Science en fonction de leur morphologie cylindrique et filamenteuse, pourraient avoir vécu à un moment où il n’y avait pas encore d’oxygène sur la Terre.

«Pas l’aube de la vie»

L'un des filaments carbonés observés dans une lame mince de la roche de l'Apex Chert. S'agit-il bien d'un microfossile ? © J. William Schopf, UCLA

L’un des filaments carbonés observés dans une lame mince de la roche de l’Apex Chert. S’agit-il bien d’un microfossile ? © J. William Schopf, UCLA

«Ces organismes –de 0,01 millimètre de largeur– formaient une communauté de micro-organismes très bien développés qui ne constituaient probablement pas l’aube de la vie», é

Le fait que différents types de microbes étaient déjà présents il y a 3,5 milliards d’années «nous indique que la vie a dû commencer bien plus tôt sur la Terre, sans que personne ne sache quand, et confirme aussi qu’il n’est pas très difficile pour une forme de vie primitive d’évoluer vers des micro-organismes plus avancés», pointe William Schopf, professeur de paléobiologie à l’université de Californie, autre principal co-auteur de ces travaux.

Pour lui, cette étude, avec d’autres, indique que la vie pourrait être fréquente dans le cosmos.

Des études publiées en 2001 par l’équipe du professeur Valley suggéraient que l’existence d’océans d’eau liquide pourrait remonter à 4,3 milliards d’années, plus de 800 millions d’années avant les fossiles décrits dans ces derniers travaux et tout juste 250 millions d’année après la formation de la Terre.

«Nous ne disposons d’aucune preuve directe que la vie existait il y a 4,3 milliards d’années mais cela aurait très bien pu être le cas… et c’est quelque chose que nous voulons tous savoir», relève le professeur Valley.

Des études publiées en septembre dans la revue britannique Nature ont fait part de la découverte d’indices potentiels de vie remontant à 3,95 milliards d’années, les plus anciens à ce jour mais qui restent à être confirmés.

Ces fossiles ont été trouvés dans des grains de graphite, une forme de carbone. Ils étaient piégés dans d’anciennes roches sédimentaires au Canada.

http://www.lapresse.ca/

Une arme biologique contre la Listéria


Enlever les produits chimiques et le sel des aliments qui permet une meilleure conservation des aliments, il faut trouver une alternative naturelle qui ne changera ni l’aspect, le goût et la qualité. Voila que rentre en jeu une bactériocine qui protège par exemple le saumon pendant 3 semaines à une température de 4 C et pourrait éviter la contamination de la listeria
Nuage

 

Une arme biologique contre la Listéria

 

Une assiette de saumon fumé et gravlax

Gravlax de saumon et tartinade d’œufs au caviar Photo : Ricardo cuisine

 

Des chercheurs de l’Université Laval et du centre de recherche gaspésien Merinov ont développé une bactériocine capable de protéger les aliments contre la bactérie Listeria monocytogenes. Baptisée Bac M35, elle a été testée avec succès sur le saumon de Fumoir Grizzly de Saint-Augustin, près de Québec.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Maude Rivard

Bac M35 est une bactérie de grade alimentaire qu’on retrouve naturellement dans les moules, les crevettes ou les poissons.

Le titulaire de la Chaire de recherche industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Ismaël Fliss, explique qu’il a tout de même fallu plus de dix ans de recherches pour parvenir à la reproduire.

« Le défi au départ, explique le chercheur spécialisé dans les activités métaboliques et la fonctionnalité des cultures lactiques bioprotectrices, était d’isoler cette bactérie à partir de plusieurs milliards de bactéries, l’identifier, l’isoler, la reproduire en grande quantité. »

Les chercheurs l’ont ensuite ajoutée dans le saumon contaminé à la Listéria. Bac M35 a démontré qu’elle conservait ses propriétés antimicrobiennes, et ce, malgré les variations de température. La bactériocine serait ainsi capable de soutenir la congélation.

« On la dégèle et on voit encore des activités anti-listéria », indique Ismaël Fliss.

  • Bien qu’elle soit relativement rare, la listériose humaine est souvent grave et les taux de mortalité peuvent atteindre 50 %. Certains facteurs prédisposent à l’infection par L. monocytogenes, tels que le statut de nouveau-né, la grossesse, la leucémie, la maladie de Hodgkin, le diabète sucré, l’alcoolisme ou la cirrhose et un traitement immunosuppresseur.
  • La listériose sévit partout dans le monde, mais s’observe le plus souvent dans les pays industrialisés.
  • De faibles concentrations de Listeria monocytogenes sont généralement consommées par des gens en santé sans danger apparent.

    Sources : Santé Canada et le Conseil des viandes du Canada

Un homme regarde dans un microscope

Photo : iStockphoto

Les résultats ont établi que la bactériocine protège le saumon pendant 21 jours à une température de 4 °C sans que ne soient altérés le goût, la texture ou la qualité nutritionnelle de l’aliment.

« On répond directement à une tendance du marché. Si on enlève les produits chimiques et si on enlève le sel ça prend une alternative et on veut que cette alternative soit naturelle » relève le professeur Ismaël Fliss.

Selon le professeur Fliss, il y a très peu d’équipes dans le monde qui travaillent sur les bactéries bioprotectrices. Il s’agit d’ailleurs de la première bactériocine homologuée par Santé Canada pour la conservation des aliments. Cette percée mondiale pourra s’appliquer à toutes les sphères de la transformation alimentaire. D’ailleurs depuis son homologation, des tests sont en cours avec d’autres produits alimentaires comme le fromage ou les découpes de viande de porc.

Bac M65 sera intégrée à la chaine de production de Fumoir Grizzly au cours des prochaines semaines. L’entreprise entend commercialiser la découverte en ciblant notamment les marchés où le poisson est abondant comme la Norvège, le Chili ou l’Alaska.

http://ici.radio-canada.ca/