De nouvelles images du Titanic révèlent la détérioration avancée de l’épave


Le Titanic n’est plus l’ombre de lui-même. Il est sous le point de disparaître dans les profondeurs de la mer, comme s’il n’avait jamais existé. Il subit en effet des fort courant, plus l’eau salée et des bactéries qui se gavent de métal. En 2010, un micro-organisme a été découvert et bien entendu, son nom a été choisi en l’honneur du Titanic.
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De nouvelles images du Titanic révèlent la détérioration avancée de l’épave


Par Emeline Férard

Une équipe a réalisé une nouvelle série de plongées pour explorer l’épave du Titanic à 3.800 mètres de profondeur dans l’Atlantique. Elle a constaté que le paquebot s’était considérablement dégradé en 14 ans et que certaines parties avaient même disparu.

Plus de cent ans après avoir fait naufrage dans l’Atlantique Nord, le RMS Titanic est-il en passe de disparaitre ? Pour la première fois depuis 14 ans, une équipe est partie à la rencontre de l’épave située à quelque 3.800 mètres de profondeur et elle y a fait un constat préoccupant : depuis le début des années 2000, l’état du paquebot s’est considérablement détérioré.

La série de plongées a été menée début août et avait pour objectif d’étudier et de filmer les restes du Titanic afin de réaliser un nouveau documentaire. Pour cela, l’équipe de Triton Submarines s’est rendue à cinq reprises dans les profondeurs à l’aide de son sous-marin Limiting Factor, qui a capturé les premières images en 4K de l’épave. Du moins ce qu’il en reste.

« La zone de détérioration la plus choquante se situait du côté tribord des quartiers des officiers, où se trouvaient les quartiers du Capitaine. La baignoire du Capitaine est l’une des images préférées des fans du Titanic, et elle a maintenant disparu », a expliqué dans un communiqué Parks Stephenson, historien qui a participé aux plongées au large des côtes de Terre-Neuve au Canada.

La baignoire qui reposait dans les quartiers du capitaine du Titanic n’est désormais plus visible depuis l’effondrement de la partie supérieure. – Xavier Desmier/Getty Images

« De ce côté, une partie entière du pont est en train de s’effondrer, emmenant avec elle les cabines, et la détérioration va se poursuivre », a-t-il ajouté.

En plus des zones effondrées, d’autres structures, notamment en métal, ont montré un état avancé de corrosion. Selon l’historien, le toit du salon situé au niveau de la proue pourrait être la prochaine partie à disparaitre, obstruant la vue de l’intérieur du navire.

Des bactéries mangeuses de métal

« Le Titanic retourne à la nature », a précisé Parks Stephenson.

Cette dégradation rapide n’est pas une surprise pour les spécialistes. Dans les profondeurs, l’épave est soumise à un cocktail de facteurs naturels particulièrement éprouvant. En plus des forts courants qui la balaient, elle doit affronter le pouvoir corrosif du sel mais aussi des bactéries mangeuses de métal.

A partir de prélèvements réalisés sur le paquebot de 270 mètres de long, des chercheurs ont en effet identifié en 2010un micro-organisme inconnu, Halomonas titanicae. Ce dernier a été retrouvé proliférant sur ce que les scientifiques ont nommé des « rusticles », des stalactites de rouille qui se sont formées sur l’épave et ont été colonisées par des bactéries.

Le problème est que ces bactéries, y compris H. titanicae, ont la particularité de se nourrir de fer et notamment de rouille. Au fil des siècles, elles grignotent ainsi peu à peu le Titanic et sa coque. A tel point qu’une grande partie du paquebot pourrait avoir disparu en 2030, selon le Dr Henrietta Mann de l’Université Dalhousie qui a participé à l’identification de l’espèce inconnue.

« L’aspect le plus fascinant était de voir comment le Titanic est rongé par l’océan et comment il retourne à sa forme élémentaire tout en fournissant un refuge pour une remarquable diversité d’animaux », a relevé dans un communiqué Patrick Lahey, président et co-fondateur de Triton Submarines.

Seul témoignage de la catastrophe

En plus de capturer des séquences haute résolution, l’équipe a utilisé une technique appelée photogrammétrie pour collecter des données qui vont permettre dans le futur de pouvoir recréer en trois dimensions le Titanic en réalités virtuelle et augmentée. Les résultats de l’expédition seront dévoilés en même temps que le documentaire produit par Atlantic Production London.

Le RMS Titanic avant son naufrage le 14 avril 1912. – F.G.O. Stuart

« L’épave est le seul témoignage qu’il nous reste aujourd’hui de la catastrophe du Titanic » survenue le 14 avril 1912, a fait remarquer Robert Blyth du National Maritime Museum de Greenwich interrogé par la BBC. « Tous les survivants sont maintenant morts, donc je pense qu’il est important d’utiliser l’épave tant qu’elle a encore des choses à [nous] révéler ».

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Des milliers de protéines inconnues à ce jour dans l’intestin


Avec tout ce petit monde dans notre intestin, il y a beaucoup d’activité et les chercheurs n’ont pas fini de faire des découvertes. Nous sommes colonisé par 100 000 milliards de bactéries dans notre intestin.À ce jour, les scientifiques ont été surpris de découvrir en plus des protéines qui appartiendraient à 4 000 nouvelles familles biologiques. Il y aurait beaucoup d’autres recherches qui suivront pour mieux comprendre les liens entre les intestins et les maladies et de nouveaux traitements pourraient être trouvés.
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Des milliers de protéines inconnues à ce jour dans l’intestin

Illistration numérique représentant le microbiome du gros intestin.

Une illustration du microbiome du gros intestin

PHOTO : ISTOCK

Les bactéries présentes dans l’intestin produisent des milliers de petites protéines inconnues à ce jour, affirment des scientifiques américains, qui estiment que leur découverte bouscule les connaissances médicales actuelles.

Explications.

Le corps humain est, encore aujourd’hui, un monde mystérieux. À preuve, les récents travaux de la Dre Ami Bhatt et de ses collègues de l’école de médecine de l’université Stanford, en Californie, qui ont permis d’établir que les bactéries qui forment le microbiome intestinal, autrefois connu sous le nom de flore intestinale, produisent des dizaines milliers de protéines si petites qu’elles étaient passées inaperçues à ce jour.

Presque toutes ces protéines nouvellement décrites remplissent des fonctions inconnues, ce qui fait dire aux chercheurs qu’une nouvelle frontière s’ouvre dans notre compréhension de la biologie humaine.

Repères

  • Le microbiome intestinal est une colonie de 100 000 milliards de bactéries tapissant les quelque 400 m2 de sa surface;

  • Il pèse entre un et cinq kilos, et se nourrit de ce que nous mangeons;

  • Il est composé en grande partie de bactéries bénéfiques;

  • Il est parfois comparé à un « deuxième cerveau » du corps humain;

  • Plusieurs maladies seraient liées à des déséquilibres dans la diversité bactérienne.

Une véritable mine d’or

Les protéines nouvellement identifiées dans le microbiome intestinal appartiennent à plus de 4000 nouvelles familles biologiques. Ces dernières doivent, selon les auteurs de ces travaux, participer à divers degrés :

  • à la bataille que se livrent les différentes souches bactériennes dans le microbiome;

  • à la communication de cellule à cellule entre les bactéries et leurs hôtes inconscients;

  • aux tâches quotidiennes essentielles assurant la santé et le bien-être des bactéries.

« Il est primordial de comprendre l’interface entre les cellules humaines et le microbiome », explique la Dre Ami Bhatt.

Comment communiquent les bactéries? Comment les différentes souches se protègent-elles des autres? Ami Bhatt, chercheuse à l’université Stanford

Les auteurs de ces travaux, publiés dans la revue Cell(Nouvelle fenêtre) (en anglais) pensent que les protéines qu’ils ont découvertes pourraient bien fournir la réponse à ces questions.

Leur très petite taille, de l’ordre d’un maximum de 50 acides aminés, les rend plus susceptibles d’être secrétées à l’extérieur de la cellule que les protéines plus grandes, pensent les chercheurs.

Il est probable que les protéines se plient en des formes uniques qui représentent des éléments biologiques qui n’avaient jamais été identifiés auparavant. La chercheuse Ami Bhatt

« Si les formes et les fonctions de ces protéines peuvent être recréées en laboratoire, elles pourraient aider les chercheurs à faire progresser la compréhension scientifique des effets du microbiome sur la santé humaine », affirme la Dre Bhatt.

Le génome bactérien

« Le génome bactérien est comme un livre avec de longues chaînes de lettres, dont seulement quelques-unes codent les informations nécessaires à la fabrication des protéines », explique la chercheuse.

Traditionnellement, nous identifions la présence de gènes codants pour les protéines dans le livre en recherchant des combinaisons de lettres qui indiquent les signaux « début » et « fin ». Cela fonctionne bien pour les protéines de plus grande taille, mais plus la protéine est petite, moins la technique est précise. La chercheuse Ami Bhatt

Durant ces travaux, les chercheurs ont mené une analyse génomique à l’aide d’une nouvelle approche informatique qui a permis de comparer de vastes ensembles de données concernant les gènes potentiellement codants pour les petites protéines.

Une technique qui n’a pas seulement permis de trouver des centaines de gènes codants pour de petites protéines, mais bien des dizaines de milliers.

Trouver des milliers de nouvelles familles de protéines nous a tous surpris! La chercheuse Ami Bhatt

Les scientifiques doivent maintenant établir les fonctions biologiques de ces protéines. Un tout nouveau domaine d’étude s’ouvre donc et pourrait mener à la création de nouveaux médicaments.

https://ici.radio-canada.ca/

Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin


Il y a pas moins de 40 mille milliards de micro-organismes dans notre système gastro-intestinal, cela en fait du monde. Il est reconnu qu’un intestin en santé est un atout indéniable sur notre santé en général. Une pomme ou tout aliment qui contiennent des fibres aide a un microbiote en santé
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Manger une pomme par jour vous évitera d’aller chez le médecin

Les bactéries, la seule colonisation qu'il est bon d'encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Les bactéries, la seule colonisation qu’il est bon d’encourager. | Benjamin Wong via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur The Guardian

La signification du proverbe anglais «an apple a day keeps the doctor away» n’a jamais été aussi vraie.

Dans Le charme discret de l’intestin, Giulia et Jill Enders rendent hommage à notre «deuxième cerveau», vecteur de bien-être et de santé. C’est dans la même veine qu’une étude autrichienne trouve de bonnes raisons pour manger une pomme par jour car elles impliquent une colonisation de notre tube digestif par des millions de bactéries.

Près de 40 mille milliards de micro-organismes cohabitent plus ou moins paisiblement dans notre système gastro-intestinal. Giulia Enders qualifie notre microbiote intestinal, ou flore intestinale, de «petit peuple» :

«Nulle part ailleurs dans le corps il n’y a une telle variété d’espèces différentes.»​​​

Plus ces espèces sont variées, mieux notre corps se porte. Alimentant consciencieusement nos intestins en énergie, éliminant les toxines et fabriquant des vitamines, elles participent à notre bien-être intérieur. Elles sont également garantes du bon fonctionnement de notre système immunitaire, combattant contre la prolifération de bactéries pathogènes. Certains types d’alimentation favorisent plus que d’autres le développement de ces gardiens de la paix intestinale.

Un trésor de bactéries

La pomme contiendrait quelque 100 millions de bonnes bactéries, lesquelles, en «colonisant» nos intestins, apportent fraîcheur et diversité au petit peuple de nos entrailles. Les scientifiques ont aussi découvert que la diversité de ces micro-organismes était encore plus riche dans les pommes bio.

Dans la mesure où beaucoup de bactéries sont éliminées par la cuisson, la pomme n’est pas le seul atout dont nous disposons pour nous constituer une petite armée de bactéries. Tous les aliments crus contenant des fibres s’avèrent être les meilleurs candidats à un microbiote riche et équilibré. Ne terminons cependant pas sans l’ultime conseil de Giulia Enders pour apprécier les bienfaits de votre pomme: ne retenez rien de ce qu’elle provoquera.

«Un petit pet par-ci par là, c’est très bon pour la santé. Pour ceux qui se targuent dignement de ne jamais avoir de flatulences, sachez-le: un mauvais péteur est aussi un mauvais hôte qui laisse ses bactéries mourir de faim.»

http://www.slate.fr/

D’anciens organismes reprennent vie avec le dégel du pergélisol


Les changements climatiques annoncent la fonte de glacier et du pergélisol. Des mousses se sont réveillée après 1 500 enfouie à plus d’un mètre sous terre. Les scientifiques ont pu redonner vie a des vieux nématodes après 41 000 ans. Certains organismes sont assez fort pour renaitre si la glace le protège du gel et dégel. Reste qu’on ne voudrait quand même pas que de vieux virus et bactéries nuisibles ressuscitent aussi.
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D’anciens organismes reprennent vie avec le dégel du pergélisol

organismes pergelisol

| Shutterstock/TrustMyScience

Thomas Boisson

L’emprisonnement dans la glace ne scelle pas nécessairement le destin des organismes piégés. Au cours des dernières années, les chercheurs ont exploré les étendues glacées de l’Arctique et de l’Antarctique à la recherche de survivants d’époques lointaines. Au plus profond du pergélisol, ils ont retrouvé des végétaux cryopréservés de plusieurs centaines (voire milliers) d’années, ainsi que des nématodes vieux de plus de 40’000 ans ramenés à la vie après leur exhumation.

Ces découvertes permettent aux chercheurs de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant cette spectaculaire faculté de résilience.

De 1550 à 1850 environ, une vague de froid globale appelée Petit Âge Glaciaire a entraîné une augmentation de taille des glaciers à travers l’Arctique. Sur l’île Ellesmere au Canada, le glacier Teardrop s’est étendu et a emprisonné une petite touffe de mousse. Depuis 1850, celle-ci est restée gelée sous une couche de glace de 30 mètres.

La biologiste de l’évolution Catherine La Farge, et ses collègues, ont retrouvé la mousse de l’espèce Aulacomnium turgidum enfin libérée de son piège glacé. Elle était fanée et déchirée, mais arborait une teinte verdoyante. Les histoires de changement climatique soulignent souvent la fragilité vacillante du système écologique de la Terre. La situation est devenue encore plus alarmante lorsqu’un rapport des Nations Unies a déclaré qu’un million d’espèces de plantes et d’animaux de notre planète sont menacées d’extinction.

carte site mousse

Carte indiquant les sites où l’équipe de La Farge a découvert les mousses. Crédits : Catherine La Farge et al. 2013

Mais pour quelques espèces exceptionnelles, le dégel des calottes glaciaires et du pergélisol commence à révéler un autre récit, celui d’une étonnante résilience biologique. Des chercheurs, dans un Arctique en réchauffement, découvrent des organismes, congelés et présumés morts depuis des millénaires, capables de revenir à la vie. Ces « zombies » de la période glaciaire vont de simples bactéries à des animaux multicellulaires, et leur endurance incite les scientifiques à revoir leur compréhension de ce que signifie la survie biologique.

Des mousses emprisonnées dans la glace et ramenées à la vie

En 2009, l’équipe de La Farge explorait le glacier Teardrop pour collecter de la matière végétale noircie et expulsée par le rétrécissement du glacier. Leur objectif était de documenter la végétation qui formait il y a longtemps la base de l’écosystème de l’île.

« Le matériau avait toujours été considéré comme mort. Mais en voyant du tissu vert, je me suis dit : c’est plutôt inhabituel » déclare La Farge à propos des touffes de mousse

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mousse glacier

Les types de mousses exposés à la surface par le dégel du pergélisol. Crédits : Crédits : Catherine La Farge et al. 2013

La Farge a ramené à Edmonton des douzaines de ces échantillons curieux, les installant dans un sol riche en nutriments, dans un laboratoire chaud et lumineux. Près du tiers des échantillons ont repris vie avec de nouvelles pousses et de nouvelles feuilles. « Nous étions époustouflés » déclare-t-elle. La mousse a montré peu d’effets secondaires suite à son sommeil glacé.

mousse culture laboratoire

Les échantillons de mousse ramenés à la vie en laboratoire, par l’équipe de La Farge. Crédits : Catherine La Farge et al. 2013

Une glaciation peut entraîner de sérieux dommages. Les cristaux de glace peuvent déchiqueter les membranes cellulaires et d’autres machines biologiques vitales. Au début de l’hiver, de nombreuses plantes et animaux succombent simplement au froid, espérant faire germer leurs graines ou éclore leurs œufs pour créer une nouvelle génération au printemps.

Survie des mousses : adaptations biologiques et pergélisol protecteur

Les mousses se dessèchent lorsque la température baisse, évitant ainsi le risque de formation de glace dans leurs tissus. Et si certaines parties de la plante subissent des dommages, certaines cellules peuvent se diviser et se différencier en divers types de tissus qui constituent une mousse complète, similaire aux cellules souches d’embryons humains. Grâce à ces adaptations, les mousses ont plus de chances que les autres plantes de survivre au gel à long terme, explique Peter Convey, écologiste du British Antarctic Survey.

Après la renaissance de la mousse canadienne trouvée par La Farge, l’équipe de Convey a annoncé qu’elle avait réveillé une mousse de 1500 ans enfouie à plus d’un mètre sous terre, dans le pergélisol de l’Antarctique.

« L’environnement du pergélisol est très stable » déclare Convey, soulignant que le sol gelé en permanence peut isoler la mousse des agressions exercées à la surface, tels que les cycles annuels de gel/dégel ou les rayonnements nuisibles à l’ADN.

mousse in vitro

L’équipe dirigée par Convey est parvenue à ramener à la vie des mousses emprisonnées dans la glace depuis 1500 ans. Crédits : Esme Roads et al. 2014

La repousse de mousses séculaires suggère que les glaciers et le pergélisol ne sont pas simplement des cimetières pour la vie multicellulaire, ils pourraient plutôt aider les organismes à résister aux périodes glaciaires. Et tandis que le réchauffement provoqué par l’Homme diminue la couche glaciaire de la banquise Arctique et Antarctique, le mécanisme qui les fait sortir vivants de la glace est sur le point de dominer les écosystèmes polaires naissants.

Une survie permettant une recolonisation végétale plus rapide

Convey explique que lorsque la glace fondante expose les surfaces émergées, les plantes colonisent généralement le nouveau terrain depuis un autre endroit, via des spores transportées sur de longues distances par le vent. Une telle dispersion est lente et prend souvent des décennies.

Mais quand quelque chose peut survivre in situ, indique Convey au sujet de la mousse découverte par son équipe, cela accélère considérablement le processus de recolonisation. Ces mousses peuvent recoloniser un paysage sans vie presque du jour au lendemain, ouvrant la voie à d’autres organismes, qui pourront s’établir. Bien que les mousses âgées découvertes par La Farge et Convey soient remarquables, l’ensemble des survivants de l’âge de glace s’étend bien au-delà de ce groupe de plantes.

Tatiana Vishnivetskaya étudie les micro-organismes anciens depuis longtemps. Microbiologiste à l’Université du Tennessee, Vishnivetskaya a exploré le pergélisol sibérien pour cartographier le réseau d’organismes unicellulaires qui ont prospéré il y a bien longtemps. Elle a réussi à ramener à la vie des bactéries datant d’il y a un million d’années dans une boîte de Pétri.

Elles ont l’air « très similaires aux bactéries que l’on peut trouver dans les environnements froids d’aujourd’hui » déclare-t-elle.

Des nématodes vivants vieux de 40’000 ans retrouvés dans la glace

Mais l’année dernière, l’équipe de Vishnivetskaya a annoncé une « découverte accidentelle »une découverte impliquant un cerveau et un système nerveux — qui a bouleversé la compréhension des scientifiques concernant l’endurance biologique extrême.

Comme d’habitude, les scientifiques recherchaient des organismes unicellulaires, les seules formes de vie considérées comme viables après des millénaires enfermées dans le pergélisol. Ils ont placé l’échantillon congelé dans des boîtes de Pétri dans leur laboratoire, à température ambiante, et ont remarqué quelque chose d’étrange.

Parmi les bactéries et les amibes chétives, il y avait de longs vers segmentés avec une tête à un bout et un anus à l’autre — des nématodes.

« Bien sûr, nous avons été surpris et très excités » déclare Vishnivetskaya.

Faisant un demi-millimètre de long, ces nématodes étaient les créatures les plus complexes qu’aucun chercheur n’avait pu ramener à la vie après une glaciation aussi longue.

nematodes pergelisol

Observations au microscope de nématodes vivants emprisonnés dans la glace depuis le Pléistocène tardif (42’000 ans). Crédits : A. V. Shatilovich et al. 2018

L’équipe a estimé qu’un des nématodes avait 41’000 ans — de loin le plus vieil animal vivant jamais découvert. Ce ver, qui vivait dans le sol sous les pieds de l’Homme de Néandertal, a été ramené à la vie en laboratoire sans effets secondaires notables. Les experts ont suggéré que les nématodes sont bien équipés pour supporter les millénaires d’emprisonnement dans le pergélisol.

Endurance extrême des organismes : un atout pour la vie extraterrestre

« Ces animaux survivent à peu près à tout » déclare Gaétan Borgonie, expert des nématodes.

Il explique que les nématodes sont omniprésents dans les divers habitats de la Terre. Borgonie a trouvé des communautés de nématodes fourmillantes à plus de 3 km de la surface de la Terre, dans des puits de mines en Afrique du Sud, avec très peu d’oxygène et une chaleur brûlante.


Vishnivetskaya ne sait pas si les nématodes que son équipe a retirés du pergélisol ont traversé les époques en stade dauer, mais elle a supposé que les nématodes pourraient théoriquement survivre indéfiniment s’ils étaient gelés de manière stable.

Borgonie considère l’endurance des nématodes dans un contexte cosmique.

« C’est une très bonne nouvelle pour le système solaire » explique-t-il, estimant que ces exploits de survie pourraient laisser présager de la vie sur d’autres planètes.

Ici sur Terre, de nombreuses espèces sont en voie d’extinction alors que les humains perturbent le climat mondial. Mais près des pôles en dégel, quelques organismes robustes révèlent une endurance incroyable.

Sources : Doklady Biological Sciences, PNAS, Current Biolog

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Les coquerelles, de plus en plus résistantes aux insecticides


Ah, les coquerelles, n’importe qui peut avoir ces indésirables, même si leur demeure est très propre. Ils sont de plus en plus résistants aux insecticides. Et c’est toute une histoire pour s’en débarrasser. Il est important de signaler la présence de ces blattes pour éviter la propagation dans d’autres logements.
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Les coquerelles, de plus en plus résistantes aux insecticides

Une blatte germanique se nourrit d'un insecticide dans un laboratoire  de l'Université Purdue.

Une blatte germanique se nourrit d’un insecticide dans un laboratoire de l’Université Purdue.

PHOTO : UNIVERSITÉ PURDUE/JOHN OBERMEYER

Alain Labelle

Les coquerelles sont de plus en plus difficiles à éliminer, car elles développent rapidement une résistance croisée aux meilleurs insecticides utilisés par les exterminateurs, préviennent des entomologistes américains.

Communément appelée coquerelle au Québec, la blatte (Blattella germanica) porte plusieurs noms. En Europe, elle est appelée cafard ou cancrelat, et en Haïti, ravet.

Ces insectes représentent une menace réelle pour la santé humaine.

Ils transportent des dizaines de types de bactéries, comme E. coli et Salmonella, qui peuvent être transmises aux humains. De plus, leurs excréments et les restes de mues peuvent déclencher des allergies et de l’asthme, mais également causer des problèmes chez certaines personnes, comme la gastro.

Le saviez-vous?

  • La Blattella germanica mesure de 12 à 16 mm.
  • D’origine asiatique, elle s’est répandue presque partout dans le monde et vit près des habitations humaines.
  • Les infestations sont très fréquentes et très répandues au Québec.

Selon Michael Scharf et ses collègues de l’Université Purdue, le problème est particulièrement criant dans les zones urbaines et dans les logements pour personnes à faible revenu ou subventionnés par l’État, où les actions pour lutter efficacement contre ces insectes ravageurs ne sont pas toujours prises.

Les blattes développent une résistance à plusieurs classes d’insecticides à la fois, ce qui rendra la lutte contre ces insectes presque impossible avec uniquement des produits chimiques. Michael Scharf, entomologiste à l’Université Purdue

Chacune des classes d’insecticides agit d’une manière différente pour tuer les coquerelles. Les exterminateurs préparent souvent un mélange de plusieurs classes d’insecticides. Ainsi, si un petit pourcentage d’insectes résiste à une classe, les insecticides des autres classes les élimineront.

Les chercheurs américains ont testé ces méthodes dans des immeubles à logements multiples en Indiana et en Illinois pendant six mois.

Dans le cadre d’un premier traitement, trois insecticides de classes différentes ont été utilisés en alternance chaque mois pendant trois mois, puis de nouveau. Dans un second, ils ont utilisé un mélange de deux insecticides de classes différentes pendant six mois. Et dans le troisième, ils ont choisi un insecticide auquel les coquerelles avaient une faible résistance initiale et l’ont utilisé tout le temps.

Dans chaque endroit, des coquerelles ont été capturées avant l’étude et testées en laboratoire pour déterminer les insecticides les plus efficaces pour chaque traitement, ce qui a permis aux scientifiques d’obtenir les meilleurs résultats possible.

« Si vous avez la possibilité de tester les coquerelles avant et de choisir un insecticide qui a une faible résistance, cela augmente les chances », explique Michael Scharf. « Mais même là, nous avions du mal à contrôler les populations. »

En ayant recours à trois insecticides, les chercheurs ont réussi à contenir les populations de coquerelles pendant une période de six mois, mais ils n’ont pas réussi à les réduire.

De plus, le mélange de deux insecticides n’a pas fonctionné et les populations ont prospéré.

Comment venir à bout des coquerelles?

Dans l’une des expériences avec un insecticide unique, Scharf et ses collègues ont constaté qu’il y avait peu de résistance à l’insecticide choisi, et ils ont été en mesure d’éliminer presque entièrement la population d’insectes. Dans une autre, il y avait environ 10 % de résistance au départ, et les populations ont fini par augmenter.

Des tests ultérieurs menés en laboratoire sur les cafards restants ont montré que la résistance croisée jouait probablement un rôle important. Un certain pourcentage de coquerelles ont présenté une résistance à une classe de pesticides. En fait, celles qui ont survécu à un traitement et leur progéniture seraient essentiellement immunisées contre cet insecticide à l’avenir.

De plus, elles ont également acquis une résistance à d’autres classes d’insecticides, même si elles n’avaient pas été exposées et qu’elles ne présentaient pas de résistance avant.

Nous avons vu la résistance quadrupler ou sextupler en une seule génération. Nous n’imaginions absolument pas qu’une chose pareille pouvait arriver si vite. Michael Scharf, entomologiste à l’Université Purdue

Les femelles ont un cycle de reproduction de trois mois au cours duquel elles peuvent avoir jusqu’à 50 petits. Or, si un petit pourcentage de coquerelles sont résistantes à un insecticide et qu’elles acquièrent une résistance croisée, une population éliminée par un seul traitement pourrait exploser à nouveau en quelques mois.

Ces chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Scientific « (en anglais), affirment que seule une approche intégrée de lutte antiparasitaire peut venir à bout d’un problème de coquerelles. Ils recommandent de combiner les traitements chimiques avec des pièges, des aspirateurs, mais aussi des installations sanitaires améliorées.

« Ces techniques sont souvent plus coûteuses que l’utilisation d’insecticides, mais si ces derniers ne permettent pas de contrôler ou d’éliminer une population, alors on gaspille de l’argent », explique M. Scharf.

« Combiner plusieurs méthodes sera bientôt le seul moyen efficace d’éliminer les coquerelles », conclut Michael Scharf.

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Les moustiques se font dérouler le tapis rouge


L’hiver qui a été très enneigé, un printemps frais et pluvieux et avec les inondations, les moustiques, mouches noires et brûlots ont fait leur entrée un peu plus tard. Ils ont vite rattrapé le temps perdu et ils sont en très grands nombres, beaucoup plus que les années passées. Certains facteurs les aident encore pour avoir plus de ces bestioles comme l’eau stagnante.
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Les moustiques se font dérouler le tapis rouge

Les moustiques piqueurs sont particulièrement nombreux et voraces... (PHOTO TIRÉE DE GETTY)

Les moustiques piqueurs sont particulièrement nombreux et voraces depuis quelques jours, conséquence d’un hiver enneigé et d’un printemps frais et pluvieux.

PHOTO TIRÉE DE GETTY


AUDREY RUEL-MANSEAU
La Presse

Le chasse-moustiques et les baumes pour soulager les piqûres sont assurément plus populaires que la crème solaire cette année. Non, ce n’est pas une impression : les moustiques piqueurs sont particulièrement nombreux et voraces depuis quelques jours, conséquence d’un hiver enneigé et d’un printemps frais et pluvieux.

« Cette année, c’est sûr, il y a plus de moustiques qu’à l’habitude ! Sûrement à cause des inondations ; c’est vraiment particulier », constate Michel Tournier, propriétaire de Triambio, une entreprise des Laurentides qui vend des pièges antimoustiques écologiques importés d’Europe.

Les sols humides, qui ont mis du temps à s’assécher et qui étaient particulièrement propices aux eaux stagnantes, sont devenus un environnement de choix pour la ponte et l’éclosion des oeufs de moustiques. Si les maringouins se sont développés plus tard cette année, ils semblent qu’ils veuillent rattraper le temps perdu en étant sans pitié pour l’humain aventurier qui ose mettre le nez dehors.

Si vous avez profité du long week-end pour vous exiler en nature, près des bois, vous portez peut-être déjà les marques d’une lutte féroce remportée par les mouches noires, brûlots et autres maringouins assoiffés qui vous ont certainement pris pour cible.

« Dans les Laurentides, on remarque que, si l’on n’est pas trop loin du bois, on se fait piquer même en pleine journée, alors que d’habitude, avec le soleil et la chaleur, ce n’est pas si pire », observe M. Tournier, habitant de Prévost. « Mais je le vois partout, même en ville, dans les lotissements : les gens en ont énormément [de piqûres]. »

« À Blainville, un client me disait qu’il ne pouvait plus sortir à partir de 20 h tellement il y a de moustiques. » – Michel Tournier, propriétaire de Triambio

Pièges à moustiques

Les pièges à moustiques importés d’Europe par l’entreprise Monsieur Moustique et vendus par Triambio ont la cote. Le piège fonctionne avec un leurre olfactif (à base de déchet animal) qui attire les moustiques les plus voraces – normalement, les femelles qui s’apprêtent à pondre – et les aspire dans un filet.

« Oui, il y a plus de clients qui appellent cette année ! Ils nous demandent : « Quand est-ce que vous pouvez en envoyer ? » Ils vont même les chercher à l’entrepôt chez Monsieur Moustique, à Châteauguay ! », rapporte M. Tournier.

Sans en avoir la certitude, il estime qu’il faudra peut-être du temps avant de pouvoir ranger le chasse-moustiques. Les niveaux d’eau encore très hauts créent des fosses, et il suffit d’un orage pour qu’elles se remplissent et redeviennent une pouponnière à petits vampires.

« Éliminez l’eau stagnante, qui devient un site idéal de reproduction, conseille Santé Canada. Videz l’eau des pneus qui servent de balançoires ; retournez les pots à fleurs, les arrosoirs, les bateaux et les brouettes ; posez un couvercle sur les poubelles ; remplacez au moins deux fois par semaine l’eau des baignoires d’oiseaux, etc. »

Pourquoi c’est toujours moi qui me fais piquer ?

Dans tout groupe se démarque immanquablement une cible de choix pour les maringouins. Est-ce son groupe sanguin ? La bière qu’elle a bue après avoir tondu la pelouse ? Son haleine ? Les moustiques repèrent leurs victimes grâce aux émanations de CO2. Quand ils arrivent dans une zone d’un mètre de leur victime potentielle, ils choisissent leur cible en fonction de plusieurs facteurs, dont la température et la couleur de la peau ou la présence de vapeur d’eau, rapporte Live Science dans un article publié samedi.

Or, la variable la plus importante selon les scientifiques serait les composantes chimiques produites par des colonies de microbes vivant sur notre peau.

« Les bactéries convertissent les sécrétions de nos glandes sudoripares en des composantes volatiles transportées par l’air jusqu’au système olfactif des moustiques », a expliqué à Live Science Joop van Loon, entomologiste de l’Université Wageningen, aux Pays-Bas.

Puisqu’il n’y a pas grand-chose que l’on puisse faire pour contrôler les micro-organismes vivant sur notre peau, l’idéal est à tout le moins de porter des couleurs pâles, les moustiques étant particulièrement attirés par le noir.

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Réchauffement climatique : cessons d’ignorer les microbes, la majorité invisible


Avec le réchauffement climatique on entend parler de disparitions d’animaux et de plantes, de sécheresses, pluies, inondations, des températures extrêmes, réchauffement des océans etc, mais rare qu’on parle des micro-organismes tels que virus, microbes, bactéries car eux aussi, il faut prévoir de gros changements. Ne pas en tenir compte dans les scénarios futurs risque de fausser les analyses

Nuage


Réchauffement climatique : cessons d’ignorer les microbes, la majorité invisible



Nathalie Mayer
Journaliste


 

C’est un véritable « avertissement à l’humanité » que des chercheurs viennent de publier dans la revue Nature. Ils appellent le monde à cesser d’ignorer « la majorité invisible » que constituent les microbes. Arguant que l’impact du réchauffement climatique dépendra dans une large mesure de leurs réactions.

Rares sont ceux qui le contestent aujourd’hui. Le réchauffement climatique a un impact sur la plupart des formes de vie sur Terre. Or, les micro-organismes soutiennent l’existence même de la vie évoluée sur notre planète. Ainsi, pour comprendre comment les êtres humains ainsi que toutes les autres formes de vies — y compris celles qui n’ont pas encore été découvertes — peuvent résister au réchauffement climatique, il est essentiel d’intégrer à l’équation, des connaissances sur cette « majorité invisible ».

Voilà qui résume la déclaration récente qu’un groupe international de microbiologistes vient de publier dans la revue Nature. Ils espèrent ainsi sensibiliser l’opinion à la fois sur l’influence des microbes — y compris les virus et les bactéries — sur le changement climatique et sur les conséquences du réchauffement climatique sur les microbes.

Rappelons, en effet, que dans les océans, le phytoplancton (une forme de vie microbienne) utilise l’énergie du soleil pour éliminer le CO2 de l’atmosphère de manière aussi efficace que les plantes terrestres. Et il constitue la base de la chaîne alimentaire marine. Mais, à l’ère du réchauffement climatique, le phytoplancton pourrait subir un déclin important. Une menace pour la stabilité d’un réseau alimentaire qui s’étend jusqu’à l’Homme.

Les chercheurs espèrent que leur déclaration sensibilisera au rôle et à la vulnérabilité des microbes, mais ils appellent également à l’intégration de la recherche microbienne dans les modèles climatiques établis pour mieux lutter contre le réchauffement. Ici, une couche brune de micro-organismes végétaux formant la base de nombreux réseaux alimentaires et mis en danger par la fonte des glaces. © Ricardo Cavicchioli, UNSW Sydney

Les chercheurs espèrent que leur déclaration sensibilisera au rôle et à la vulnérabilité des microbes, mais ils appellent également à l’intégration de la recherche microbienne dans les modèles climatiques établis pour mieux lutter contre le réchauffement. Ici, une couche brune de micro-organismes végétaux formant la base de nombreux réseaux alimentaires et mis en danger par la fonte des glaces. © Ricardo Cavicchioli, UNSW Sydney

    Intégrer les microbes aux modèles

    Sur la terre ferme, l’élevage de ruminants, notamment, libère de grandes quantités de méthane — un puissant gaz à effet de serre — à partir des microbes vivant dans leur rumen.

    Les changements climatiques influent aussi sur l’impact des microbes pathogènes sur les plantes, les animaux et les Hommes. Car le réchauffement est synonyme de stress pour des individus qui deviennent plus sensibles aux agents pathogènes. Et les évolutions du climat augmentent aussi le nombre et la portée des vecteurs de ces microbes comme les moustiques ou les petits mammifères.

    S’ils ne tiennent pas compte des microbes, les modèles ne peuvent pas être justes

    « Notre déclaration souligne la nécessité d’étudier les réponses microbiennes au changement climatique et d’inclure la recherche basée sur les microbes lors de l’élaboration des décisions en matière de politique et de gestion. Si les microorganismes ne sont pas pris en compte de manière efficace, cela signifie que lesmodèles climatiques ne peuvent pas être générés correctement et que les prévisions peuvent être inexactes », conclut le professeur Ricardo Cavicchioli, de l’École de biotechnologie et de sciences biomoléculaires (BABS), à l’université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie). 

    Les microbiologistes qui le souhaitent sont invités à signer en ligne cet « avertissement à l’humanité ».

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des microbiologistes ont publié dans la revue Nature, un « avertissement à l’humanité ».

  • Le rôle et la vulnérabilité des microbes en matière de réchauffement climatique doivent être mieux considérés.

  • Sans quoi, les modèles générés ne pourront pas être exacts.


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