Des millions de moustiques lâchés à Rio pour lutter contre la dengue et le Zika


Pour combattre les virus de la dengue, Zika, Nil Occidental, les chercheurs introduisent une bactérie qui diminue la transmission de ces virus. Si cela fonctionne sans apporter d’autres problèmes difficiles à régler, il faudra quand même attaquer le problème sur sa base, c’est-à-dire par le traitement des eaux usées, et d’améliorer les conditions sanitaires
Nuage

 

Des millions de moustiques lâchés à Rio pour lutter contre la dengue et le Zika

© reuters.

Des millions de moustiques Aedes aegypti ont commencé à être lâchés mardi à Rio de Janeiro, au Brésil, pour limiter la propagation des virus de la dengue, du zika et du chikungunya.

Porteurs d’une bactérie spécifique, ils sont lâchés avec l’espoir qu’ils vont se reproduire avec d’autres moustiques et leur transmettre cette bactérie. Les scientifiques espèrent ainsi pouvoir empêcher de nouvelles épidémies telles celle du zika, qui a mis le Brésil en état d’alerte à partir de 2015.

L’institut de recherches brésilien Fiocruz participe au programme « Eliminer la dengue » piloté par l’Australie, qui consiste depuis la fin 2016 à produire à grande échelle des moustiques porteurs de la bactérie wolbachia* Fiocruz produit actuellement 1,6 million de ces moustiques chaque semaine à partir de larves importées d’Australie.

« Nous avons découvert que quand un moustique Aedes aegypti est porteur de la wolbachia, celle-ci réduit la capacité du moustique de transmettre des virus comme la dengue, le zika ou le chikungunya », explique Luciano Moreiro, responsable du projet contre la dengue chez Fiocruz.

Après de premiers résultats encourageants en 2014, l’institut a commencé à lâcher des moustiques à Niteroi, près de Rio, et ce mardi sur la Ilha do Governador, dans le nord de la ville.

Il projette de faire de même dans d’autres endroits de la Zone Nord et de la Zone Sud de la métropole de 6,5 millions d’habitants d’ici la fin 2018.

Le même programme, piloté par l’Université de Monash, dans le Queensland, en Australie, est également mis en œuvre à Medellin (Colombie), Pondichéry (Inde), Yogyakarta (Indonésie) et Nha Trang (Vietnam).

L’Aedes aegypti prolifère dans les villes autour des eaux stagnantes. Les spécialistes estiment que la bataille contre les virus qu’il porte ne sera pas définitivement gagnée tant que des millions d’habitants s’entasseront dans des situations très précaires sur le plan sanitaire et du traitement des eaux.

http://www.7sur7.be/

* Les Wolbachia constituent un genre bactérien qui infecte essentiellement des arthropodes, environ 60 % des espèces, ainsi que certaines espèces de nématodes. Cette large répartition en fait donc un des symbiotes les plus répandus du monde animal Wikipédia

Publicités

Le Saviez-Vous ► 7 maladies des yeux que vous devriez connaître


Il est important de faire vérifier nos yeux pour prévenir des problèmes de visions, des infections ou quand on est atteint du diabète
Nuage

 

7 maladies des yeux que vous devriez connaître

 

Cataracte

La cataracte consiste en une opacité du cristallin, lentille située à l’intérieur du globe oculaire, ou de sa capsule. Sans douleur, cette maladie n’en progresse pas moins, conduisant à une vision floue, un changement dans la perception des couleurs et à la myopie.

Une fois apparue, la cataracte est permanente. Cependant, il est possible de rétablir la vision en enlevant le contenu opaque de la cristalloïde, ou capsule du cristallin, qui redevient transparente. Si la cataracte n’est pas traitée, elle risque, au bout de plusieurs années, de causer la rupture de la capsule, entraînant le glaucome, ou inflammation de l’œil interne. Autrefois commun, ce problème est aujourd’hui rare grâce aux avancées dans le traitement de la cataracte.

Crédit photo: Thinkstockphotos.ca/iStockphoto

Conjonctivite

La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive. Elle peut provoquer des démangeaisons, des douleurs, une gêne et des picotements. De plus, les rougeurs et la présence de pus dans l’œil ne sont pas vraiment esthétiques. Cette inflammation des muqueuses qui bordent les paupières est généralement bénigne, mais elle peut avoir des conséquences sur la vue ou se propager si une bactérie ou un virus sont responsables. Il est important de consulter un médecin, qui vous prescrira des gouttes oculaires antibiotiques si vous souffrez d’une infection bactérienne. En attendant, vous pouvez prendre des mesures pour soulager les démangeaisons et contrôler la formation des croûtes.

L’hygiène est capitale. Nettoyez les écoulements dus à l’inflammation plusieurs fois par jour à l’aide d’un coton ou d’une compresse imbibés de sérum physiologique.

Décollement rétinien

La rétine est la couche intérieure de l’arrière du globe oculaire. Elle transforme la lumière en signaux que le cerveau utilise pour former les images. Le décollement rétinien se produit lorsque la rétine se décolle du mur arrière de l’œil. Le docteur David Maberley, professeur en ophtalmologie à l’Université de Colombie-Britannique, explique qu’avec le vieillissement, le vitré gélatineux qui couvre l’arrière de l’œil peut se contracter.

«Les recherches démontrent que les changements hormonaux peuvent provoquer l’affaissement du vitré.»

 Si l’affaissement se produit brusquement, la rétine peut se déchirer. Du liquide provenant du vitré gélatineux peut passer par le trou ou la déchirure, soulever la rétine et la décoller de la surface arrière de l’œil.

Chaque année, une personne sur 10 000 souffre de décollement rétinien, plutôt chez les hommes que les femmes et généralement après 40 ans. Le risque est plus élevé si vous êtes myope ou si vous avez été opéré pour des cataractes. Un coup sur un œil peut aussi faire décoller la rétine.

Glaucome

Le glaucome survient lorsque, en raison d’une pression intraoculaire (pression des liquides dans le globe oculaire) élevée, le sang n’alimente plus le nerf optique, qui se détériore. Des taches aveugles, une vision floue, une mauvaise vision périphérique et, parfois, des céphalées apparaissent à mesure que les lésions progressent.

L’œil possède deux chambres remplies de liquide. Le nerf optique est situé dans la rétine, derrière la chambre postérieure, qui est remplie d’un liquide gélatineux portant le nom de «humeur vitreuse». La chambre antérieure est remplie d’un autre liquide, l’humeur aqueuse. Normalement, l’œil produit continuellement de l’humeur aqueuse et l’évacue par une issue (ou angle) située entre l’iris et la cornée. En cas de glaucome, l’humeur aqueuse s’accumule dans la chambre antérieure, exerçant une pression sur la chambre postérieure et le nerf optique. L’accumulation est causée par une surproduction de liquide ou par une évacuation déficiente.

Apprenez-en plus sur le glaucome.

Dégénérescence maculaire

La macule, qui a en gros la taille d’une gomme de crayon, occupe le centre de la rétine de l’œil. Malgré sa petite taille, elle joue un rôle de premier plan dans la vision centrale; c’est à elle qu’on doit la netteté et la haute définition qui permettent de lire, de conduire, de reconnaître les visages et de distinguer les fins détails. En cas de dégénérescence maculaire, on assiste à une détérioration irréversible de la macule. La vue est alors trouble. Une tache aveugle peut se développer au centre du champ visuel rendant difficile, voire impossible, des activités telles que la lecture et l’écriture. Par contre, la vision périphérique n’est pas touchée.

On ne sait pas ce qui cause la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMA), mais certains estiment qu’environ le quart des personnes âgées de plus de 65 ans et le tiers de celles qui ont plus de 80 ans en souffrent. Dans près de 90% des cas, il s’agit de la forme sèche (non exsudative ou atrophique): les cellules de la macule sensibles à la lumière se dégradent lentement et des drusen, petites excroissances jaunes composées d’un dépôt graisseux, apparaissent. La DMA sèche est la moins grave des deux formes, évoluant lentement et se stabilisant parfois pendant un certain temps. Vous pourriez même ne pas vous rendre compte que votre vue a baissé, particulièrement si un seul de vos yeux est atteint, l’autre compensant la perte.

Poches sous les yeuxPhoto prise par: lipoptoses

Vous vous demandez ce qui provoque les cernes et les poches sous vos yeux? Voici une énumération des causes de ce phénomène.

Eh oui, ce n’est pas votre nuit agitée qui vous fait ce matin des yeux de panda. C’est un héritage que vous ont transmis vos parents et vos grands-parents.

La peau des paupières est quatre fois plus fine que celle du reste de notre corps. Or l’eau a tendance à s’accumuler dans les zones les plus délicates. Qu’est-ce qui occasionne la rétention d’eau? Parmi les coupables, dénonçons: les drogues, les problèmes rénaux ou hépatiques, la surconsommation de sel et, très souvent, les allergies. Ce sont les produits cosmétiques – surtout le mascara et le ligneur – qui fournissent le plus de travail aux dermatologues et aux allergologues.

Diabète et perte de vision

Le diabète peut provoquer une obstruction ou une croissance anormale des vaisseaux sanguins de la rétine. Ces perturbations peuvent provoquer des problèmes de vision et même la cécité. Les diabétiques sont plus à risque de contracter des maladies graves aux yeux, comme des cataractes et du glaucome.

Pour diminuer les risques: passez un examen annuel de la vue. Lorsque c’est le cas, mentionnez à votre médecin que des taches bizarres ou des points troubles sont apparus. Et, vous le saviez déjà, maintenez votre taux de glucide sanguin à un niveau normal.

http://selection.readersdigest.ca/

Souffler les bougies sur un gâteau et faire don de ses bactéries


Comment on a fait pour ne pas tomber malade après avoir mangé un gâteau d’anniversaire auquel, on a soufflé les chandelles ? Il semble qu’un souffle humain contienne plus de 1400 % de bactérie de différence entre un gâteau non soufflé
Nuage

 

Souffler les bougies sur un gâteau et faire don de ses bactéries

 

Une dame souffle fort sur les bougies d'un gâteau d'anniversaire et deux d'entre elles volent dans les airs.

Le glaçage d’un gâteau dont les bougies ont été éteintes par le souffle d’un humain contient 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie glacée au-dessus de laquelle personne n’a soufflé, selon une étude. Photo : iStock

Des scientifiques se sont récemment chargés d’élucider une question qui intéressera probablement les personnes ayant une aversion pour les germes. Un fêté transfère-t-il un nombre important de bactéries sur le glaçage de son gâteau d’anniversaire lorsqu’il en souffle les bougies?

Un texte de Marie-Claude Frenette

Afin de le savoir, des chercheurs de l’Université Clemson en Caroline du Sud, aux États-Unis, ont effectué des tests auprès de 11 individus à trois reprises sur différents jours, soit 33 observations au total.

Ils ont demandé aux sujets de l’expérience de souffler des chandelles insérées dans un polystyrène en forme de gâteau recouvert d’une feuille de papier d’aluminium sur laquelle du glaçage avait été ajouté. De plus, les prétendus fêtés avaient d’abord mangé de la pizza afin de simuler une séquence « repas suivi d’un dessert ».

Selon les résultats obtenus, le glaçage d’un gâteau dont les bougies ont été éteintes par le souffle d’un humain contient 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie glacée au-dessus de laquelle personne n’a soufflé.

L’action de souffler ses chandelles d’anniversaire présente donc des risques importants de provoquer la transmission de bactéries orales et d’autres microorganismes issus de ses voies respiratoires sur du glaçage qui sera consommé par d’autres personnes.

Extrait de l’étude Transfert bactérien associé au souffle utilisé pour éteindre des bougies d’anniversaire

Dans leur étude publiée en mai dernier dans le Journal of Food Research du Centre canadien de science et d’éducation, les chercheurs précisent que l’analyse du glaçage au-dessus duquel les participants avaient soufflé révèle non seulement qu’il contenait un nombre 15 fois plus élevé de bactéries, mais que la gamme de bactéries détectées était 100 fois plus importante.

http://ici.radio-canada.ca

Maître Renard, un allié naturel contre la maladie de Lyme


Alors que la maladie de Lyme était presque qu’inexistante au Québec, on entend de plus en plus parler des risques d’être piqué par des tiques. Alors qu’est-ce que peut faire les renards et les martres pour diminuer les risques ? Une nouvelle génération de tique, s’accroche aux souris ou autres petits animaux, les prédateurs mangent les petits animaux … Voilà l’importance d’éviter la baisse des populations de renards et de martres
Nuage

 

Maître Renard, un allié naturel contre la maladie de Lyme

 

Un renard roux

Un renard roux Photo : iStock

La présence de prédateurs comme le renard ou la martre aide à combattre les infections véhiculées par les tiques, telles que la maladie de Lyme, affirment des scientifiques néerlandais. Pourquoi? Parce qu’ils chassent les souris porteuses des infections sur lesquelles les tiques se fixent.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle


C’est au mois d’août qu’une nouvelle génération de larves de tiques Ixodes scapularis, également connue sous les noms de « tique du chevreuil » et de « tique à pattes noires », éclot et apparaît dans les forêts, les boisés et les herbes hautes d’Amérique du Nord. Dès lors, elles sont à la recherche de leurs premiers repas de sang.

Très souvent, dans les régions du continent où les maladies transmises par les tiques sont à la hausse, elles se nourrissent de souris à pattes blanches et de petits mammifères, faciles d’accès puisqu’ils se trouvent près du sol, reconnus pour transmettre des agents pathogènes aux humains comme la bactérie Borrelia burgdorferi, à l’origine de la maladie de Lyme.

De l’importance des prédateurs

Les travaux du chercheur Tim R. Hofmeester et de ses collègues de l’Université Wageningen montrent que la hausse des maladies liées à la tique serait liée à une baisse des prédateurs traditionnels des souris, dont la seule présence les rendait beaucoup plus craintives, mais aussi plus rares.

Moins de souris signifie que les tiques larvaires, qui ne sont toujours pas infectées, pourraient se nourrir à partir d’autres animaux qui ne sont pas porteurs de la bactérie. Une réalité qui permet de diminuer les risques de transmission chez les humains, puisque ceux-ci peuvent uniquement être infectés à partir de tiques qui ont précédemment été nourries par des hôtes infectés.

Encore mieux, les tiques ne pourraient pas trouver cet important premier repas dont elles ont besoin pour survivre et se reproduire. De ce fait, leur nombre diminuerait.

L’étude

Les auteurs de ces travaux publiés dans les Annales de la Royal Society ont vérifié leur théorie en étudiant 20 parcelles forestières d’un hectare aux Pays-Bas présentant des densités de prédateurs différentes. Ils voulaient ainsi mesurer la présence de prédateurs comme les renards et les martres.

Certains de ces terrains étaient des aires protégées, d’autres des espaces où la chasse au renard était permise.

Durant deux ans, les chercheurs ont également trappé des milliers de souris et compté le nombre de tiques qu’elles avaient. Ces tiques ont aussi été testées afin de savoir si elles étaient porteuses de la bactérie de la maladie de Lyme.

Leurs observations confirment leur théorie : plus le nombre de renards (Vulpes vulpes) et de martres (Martes foina) est important, plus le nombre de tiques infectées est faible.

De plus, les chercheurs ont été étonnés de constater que les souris présentes sur les terrains à forte prédation présentaient un nombre moins important de tiques.

La raison? Les rongeurs s’exposent moins au danger, ce qui réduit les possibilités de contamination avec les tiques.

Selon les chercheurs, les changements dans l’abondance des prédateurs ont donc des effets en cascade sur le risque de maladie transmise par les tiques.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Votre éponge à vaisselle est moins propre que votre toilette


Votre éponge à vaisselle possède tout un peuple de bactérie, dans un seul cm cube, qui équivaut a 7 fois plus que d’habitant sur la terre. Laver l’éponge à l’eau bouillante ou aux micro-ondes supprime jusqu’à un certain point, celles qui sont moins dangereuses pour la santé, mais laisse plus de place aux bactéries plus dangereuses, car ils ont la fâcheuse habitude de résister au lavage.
Nuage

 

Votre éponge à vaisselle est moins propre que votre toilette

 

Une éponge sur un comptoir dans une cuisine

Une éponge sur un comptoir dans une cuisine Photo : iStock

L’éponge avec laquelle vous nettoyez votre vaisselle est l’un des plus importants repaires de bactéries d’une maison. Bien que majoritairement inoffensives, certaines sont résistantes au lavage et peuvent avoir un impact sur la santé humaine.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Des milliards de bactéries vivent dans les éponges qui bordent les éviers de nos cuisines. Elles y mènent une existence paisible en attendant les prochains restes de nourriture qui seront à leur portée.

Des scientifiques se sont intéressés aux risques liés à la présence d’un réservoir de bactéries si près de ce que l’on mange. Ils ont donc caractérisé le microbiome de l’éponge, c’est-à-dire la totalité des espèces de bactéries qui s’y trouvent.

Leur étude, parue dans le journal Scientific Reports, comporte plusieurs constats étonnants. La première est leur nombre : on peut retrouver jusqu’à 50 milliards de bactéries dans un seul centimètre cube d’éponge. C’est sept fois plus que la population humaine sur Terre! Et une éponge moyenne peut avoir un volume de 300 centimètres cubes, ce qui mène à une concentration très élevé pour un objet de cette taille.

Cela fait de cet objet le deuxième foyer de bactéries en importance dans une maison, tout de suite après les filtres, que l’on trouve dans les éviers ou les bains, devançant ce qui se loge dans les toilettes.

Résistantes au lavage

De ce chiffre, les chercheurs ont identifié 118 genres de bactéries différentes. Parmi les plus nombreuses, on compte certaines espèces responsables de mauvaises odeurs, mais cinq sont des bactéries considérées comme des agents infectieux de catégorie deux. Cette échelle de risques comporte quatre niveaux, allant du groupe un, qui contient des bactéries inoffensives, au groupe quatre, qui contient des bactéries mortelles et contagieuses. Le groupe deux peut entraîner des maladies bénignes ou qui se soignent facilement.

Selon cette étude, les bactéries d’éponge seraient principalement des opportunistes qui entraînent des problèmes de peau ou des infections pulmonaires, mais qui posent un risque seulement si notre système immunitaire est affaibli.

Toutefois, sachant que les éponges sont utilisées pour nettoyer la vaisselle, mais aussi les comptoirs et autres surfaces de travail, cette présence bactérienne augmente les possibilités que des agents pathogènes entrent en contact avec ce que l’on mange.

Il est facile de croire que le lavage peut venir à bout de ces envahisseurs, mais c’est plutôt l’inverse : le nettoyage aggrave la situation.

Mettre les éponges dans le four à micro-ondes ou dans de l’eau bouillante élimine 60 % des bactéries, mais ne parvient pas à stériliser l’objet. Et ce sont les bactéries pathogènes qui ont la fâcheuse tendance à survivre au nettoyage. Les bactéries inoffensives, elles, sont le plus souvent éliminées par les lavages.

En se débarrassant de la compétition, les bactéries pathogènes ont plus d’espace pour se multiplier et prendre la place laissée libre. La concentration des agents infectieux augmente donc rapidement dans les éponges nettoyées.

Toutefois, après toutes ces analyses, il reste une solution assez simple pour régler le problème : remplacer l’éponge de l’évier chaque semaine.

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► 3 choses à savoir sur l’odeur corporelle


Nous avons toute une odeur corporelle, Les aisselles sont ceux qui sentent le moins bon et le déodorant peut nous aider. Au-delà de la mauvaise odeur,  l’odeur corporelle constitue un moyen de séduction et parfois une alarme d’un problème de santé
Nuage

 

3 choses à savoir sur l’odeur corporelle

3 choses à savoir sur l'odeur corporelle

 

Parfois excessive, parfois trop camouflée, l’odeur corporelle de chaque personne est unique. Découvrez les informations à connaître à ce sujet.

Notre nez s’habitue aux odeurs. Peu importe qu’il s’agisse des bonnes odeurs (notre parfum préféré) ou des mauvaises (l’haleine de notre chien), elles finissent par tendre vers la neutralité à cause d’une « fatigue olfactive ». Mais du coup, comment pouvons-nous connaître notre propre odeur ? Est-ce que nous pourrions sentir mauvais sans le savoir ? Voici quelques éléments de réponse.

1- Oui, nos aisselles sentent mauvais

Si vous êtes capable de transpirer, vous avez une odeur corporelle. Chaque être humain ayant atteint la puberté fabrique des substances grâce aux glandes sudoripares qui libèrent une odeur lorsqu’elles entrent en contact avec les bactéries de la peau. Seulement 2% de la population n’a pas à s’inquiéter de l’odeur de ses aisselles, d’après une étude anglaise citée par Reader’s digest. Pour les autres, pas de chance, le déodorant reste la seule solution.

2- L’odeur corporelle n’est pas une mauvaise chose

Notre odeur unique est une arme secrète pour attirer nos éventuels partenaires, d’après plusieurs travaux scientifiques. La cacher sous des produits artificiels pourrait nous faire perdre des « points ». Mais une odeur un peu trop forte peut également faire fuir ceux qui nous entourent. La solution ? Une bonne hygiène quotidienne pour éliminer les bactéries sur la peau responsable de la mauvaise odeur, des déodorants qui ne contiennent pas trop de parfums, et le choix de vêtements propres en coton qui permettent d’absorber la transpiration tout en laissant la peau respirer.

3- Parfois, c’est un signal d’alarme

Si vous estimez que votre odeur corporelle est particulièrement mauvaise et qu’elle interfère avec votre qualité de vie, votre médecin peut vous venir en aide. Il existe des solutions, en fonction de la zone à l’origine de l’odeur, comme des crèmes antibiotiques, des pilules, des injections ou des techniques chirurgicales pour éliminer les odeurs.

Par ailleurs, une odeur désagréable peut également signaler un problème de santé. Certains troubles métaboliques, une insuffisance hépatique ou rénale, un empoisonnement de métaux lourds, la goutte ou encore la fièvre typhoïde peuvent se manifester par un symptôme « malodorant ». Si vous remarquez un changement soudain et intense de votre odeur corporelle alors que vous n’avez pas modifié votre hygiène de vie, consultez un médecin. 

http://www.santemagazine.fr

Utiliser des bactéries pour enregistrer des vidéos


À l’aide de l’ADN, bactéries et virus, les scientifiques ont réussit a créer une vidéo biologique. Quels sont leurs buts ? C’est qu’un jour, ils puissent observer à l’intérieur d’un organisme vivant, dont l’être humain. Ainsi, ils suivre en direct le développement d’un organe, et même l’apparition d’une maladie
Nuage

 

Utiliser des bactéries pour enregistrer des vidéos

 

Photo : NIMH

Pour la première fois, des chercheurs américains sont parvenus à encoder une vidéo dans l’ADN d’une bactérie. Une première étape vers la transformation des cellules vivantes en enregistreurs capables de documenter des événements biologiques invisibles à l’œil nu.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

À l’image des scientifiques miniaturisés dans le film de 1966 Le Voyage fantastique, ces chercheurs espèrent un jour permettre à des cellules d’enregistrer directement toutes les étapes d’un processus biologique, par exemple le développement d’une maladie.

Toutefois, avant de réussir une telle prouesse, il faut être en mesure de conserver de façon stable les données recueillies par de tels engins biologiques. Cette première étape a été franchie par une équipe américaine, dont l’article dans le journal Nature explique comment ils ont réussi le premier encodage d’un fichier vidéo dans l’ADN de bactéries vivantes.

Transformer le numérique en génétique

La vidéo en question comporte cinq images pixélisées d’un cheval qui galope, inspirées par l’une des premières animations de l’histoire produite par le photographe anglais Muybridge en 1880.

Réussir à enregistrer de telles données chez une bactérie nécessite deux grandes étapes : en premier lieu, il faut convertir le fichier vidéo en données biologiques.

L’ADN est composé de quatre molécules identifiées aux lettres ATGC, qui s’agencent entre elles pour encoder de l’information biologique.

Si des chercheurs veulent s’en servir pour enregistrer un autre type d’information, il faut arbitrairement associer une lettre de l’ADN à une valeur. Dans cette étude, l’équipe a associé des séquences de 33 lettres d’ADN à la couleur d’un pixel. Un code-barres a aussi été ajouté à la séquence pour indiquer la position du pixel parmi les 104 qui composent une image.

Dans un deuxième temps, les chercheurs ont profité du système de défense des bactéries pour réussir à y encoder de l’information. Ces dernières peuvent être attaquées par des virus de la même façon que des cellules humaines : un virus va s’y attacher, y injecter son ADN et en prendre le contrôle.

Toutefois, ces microorganismes ont une parade : elles peuvent intercepter cet ADN viral et le neutraliser. Les bactéries vont ensuite ajouter des séquences virales dans une région spécifique de leur propre code génétique. Ce système de mémorisation leur permet de mieux se défendre lors d’une prochaine attaque. C’est d’ailleurs ce système qui a inspiré la création du ciseau moléculaire CRISPR-cas9, qui révolutionne en ce moment le monde de la génétique.

En ce qui concerne l’enregistrement de la vidéo, la bactérie va se défendre contre les images de la même manière que pour les virus : elle va intercepter les séquences et les ajouter à son génome.

Les chercheurs ont donc donné aux bactéries de l’ADN représentant l’équivalent d’une image de la vidéo par jour. Ils ont ensuite laissé les bactéries poursuivre leur existence et se multiplier pendant une semaine.

De microscopiques documentaristes

En analysant l’ADN bactérien, les scientifiques ont été en mesure de retrouver toutes les séquences du film, un peu comme des pièces de casse-tête. Grâce à leur code-barres, ils ont reconstitué leur vidéo avec une efficacité de 90 %, et ce, malgré le temps qui s’était écoulé entre l’enregistrement et la récolte des données.

Bien qu’étant une réussite, l’étude en elle-même n’est qu’un premier pas. Les chercheurs doivent maintenant trouver le moyen de faire enregistrer aux bactéries tous les signaux moléculaires auxquels elles font face dans leur environnement.

S’ils réussissent, cela pourrait un jour permettre d’observer sans encombre des réactions à l’intérieur d’un organisme vivant, y compris le corps humain. Il serait possible, par exemple, de suivre toutes les étapes du développement d’un organe, ou comprendre ce qui mène à l’apparition d’une maladie. Des observateurs microscopiques en direct sur la vie, quoi qu’il arrive…

La vidéo qui suit explique (en anglais) la présente percée.

 

http://ici.radio-canada.ca/