Des scientifiques inquiétés par la disparition de l’oxygène des océans


On sait ce les changements climatiques et la pollution font sur le climat et l’air, aussi sur les océans avec l’acidification, mais l’oxygène dans les océans, on ne sait pas grande chose. Il y a quand même des scientifiques qui lancent l’alarme par le fait qu’en 50 ans, l’oxygène dans les cours d’eau, les côtes et dans l’océan, l’oxygène a baisser de beaucoup ce qui met en péril la vie marine
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Des scientifiques inquiétés par la disparition de l’oxygène des océans

 

En l'espace des 50 dernières années, la superficie... (123RF/Denis Tabler)

En l’espace des 50 dernières années, la superficie d’océans affectés est passée de 4,5 millions à 32 millions de kilomètres carrés dans les eaux proches des côtes et en haute mer.

La Presse Canadienne

Près d’une vingtaine de scientifiques de partout dans le monde lancent un avertissement sur un effet secondaire peu connu du changement climatique et de la pollution.

Selon un article publié cette semaine dans la revue Science, l’oxygène disparaît des océans dans des proportions de plus en plus larges, ce qui menace la vie marine.

L’étude, qui a été financée par un organisme international affilié à l’UNESCO (l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), relate que ce problème s’aggrave depuis les années 1950.

En l’espace des 50 dernières années, la superficie d’océans affectés est passée de 4,5 millions à 32 millions de kilomètres carrés dans les eaux proches des côtes et en haute mer.

Les cours d’eau la côte ouest du Canada et sur la voie maritime du fleuve Saint-Laurent seraient notamment touchés.

«Nous croyons que cet enjeu devrait être examiné et qu’il devrait attirer davantage l’attention», a déclaré Denis Gilbert, l’un des 22 auteurs qui ont cosigné la recherche.

«Tous les animaux doivent respirer de l’oxygène et nous savons que de régions de l’océan qui perdent de l’oxygène sont de plus en plus répandues. Nous voyons les animaux marins qui quittent ces endroits», a ajouté M. Gilbert, qui est aussi scientifique au ministère des Pêches et des Océans.

L’article, qui résume une récente recherche, a trouvé plusieurs cours d’eau en manque d’oxygène dans le monde. Les eaux près des grands fleuves et des centres urbains seraient particulièrement touchées. Les chercheurs ont toutefois décelé d’autres cas en haute mer.

Une «énorme» augmentation

Le volume d’eau complètement dépourvue d’oxygène a quadruplé depuis les années 1950, selon une étude. Les populations d’animaux marins et la diversité ont largement diminué dans les régions côtières.

Dans les eaux les plus profondes du golfe Saint-Laurent, le taux d’oxygène a chuté de 55 pour cent depuis les années 1930.

«C’est énorme. Nous perdons déjà de la morue dans les eaux profondes», a soutenu M. Gilbert.

Un phénomène similaire a été observé dans le nord de la Colombie-Britannique, selon le scientifique.

Plusieurs facteurs joueraient un rôle dans ce problème.

Les industries et le secteur agricole rejettent leurs nitrates dans l’océan, ce qui crée de l’efflorescence algale semblable à celle qui peut affecter les systèmes d’eau douce. Mais en pleine mer, c’est assurément le changement climatique qui est le principal responsable, et de loin.

Le changement climatique amène une «triple offensive», a illustré M. Gilbert.

D’abord, les eaux plus chaudes ne peuvent pas absorber autant l’oxygène.

Ensuite, les différentes couches de l’océan ne se mélangent pas autant si la partie supérieure est plus chaude – les couches profondes ne sont pas autant aérées en étant exposées à la surface, alors, graduellement, l’oxygène qu’elles renferment est grugé par les bactéries.

Finalement, les eaux plus chaudes forcent les animaux marins à respirer plus rapidement, les amenant à utiliser plus hâtivement l’oxygène disponible.

«L’une des raisons pourquoi (les animaux marins) ne peuvent tolérer des eaux très chaudes, c’est qu’ils doivent respirer davantage. Dans ces eaux où ils doivent respirer plus, il y a moins d’oxygène», a indiqué le chercheur.

Un enjeu peu étudié

En comparaison avec d’autres enjeux liés au changement climatique, dont l’acidification des océans, les impacts du manque d’oxygène dans l’eau sont trop peu étudiés, selon Denis Gilbert.

«C’est très peu compris», a affirmé M. Gilbert.

Et le problème ne risque pas d’être résolu à court terme, souligne le scientifique.

«Les modèles de réchauffement climatique prédisent que la diminution de l’oxygène sera encore pire d’ici 2100 et continuera de s’aggraver.»

Même avec des cibles ambitieuses de diminution des gaz à effets de serre, il y aura un déclin de l’oxygène dans l’eau, selon le modèle. Or, cela ne veut pas dire pour autant qu’elles sont inutiles, selon M. Gilbert.

«Agir sur les énergies fossiles n’aura que des avantages non seulement pour la glace de mer et pour l’acidification des océans, mais aussi pour l’oxygène», a-t-il conclu.

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Un brumisateur géant contre la pollution à Delhi


Au lieu de combattre le problème à la source Delhi en Inde préfère essayer de combattre le smog au-dessus du problème avec ses brumisateurs géant, alors qu’à long terme ne résout rien et couterait une fortune
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Un brumisateur géant contre la pollution à Delhi

 

Sorte d'énorme brumisateur en forme de sèche-cheveux et... (Saumya Khandelwal, REUTERS)

Sorte d’énorme brumisateur en forme de sèche-cheveux et monté sur une remorque, l’engin – normalement utilisé sur des chantiers et dans des mines – projette jusqu’à 100 litres d’eau par minute dans un rayon de 150 mètres. Le principe est que l’eau, en retombant, plaque au sol les polluants et purifie ainsi l’air.

SAUMYA KHANDELWAL, REUTERS

 

Agence France-Presse
New Delhi

Les autorités de Delhi ont testé mercredi une sorte de brumisateur géant dans une tentative d’afficher leur détermination à lutter contre les dangereux niveaux de pollution dans la capitale indienne.

La mégapole aux 20 millions d’habitants a la peu enviable distinction d’être l’une des plus polluées au monde, avec des concentrations de particules en suspension souvent supérieures à celles de Pékin. Ses autorités sont critiquées pour leur incurie vis-à-vis de ce fléau qui menace la santé publique.

Coutumier des initiatives parfois déconcertantes contre la pollution, le gouvernement local a déployé mercredi matin un « canon antismog » dans la banlieue est d’Anand Vihar pour un essai.

Sorte d’énorme brumisateur en forme de sèche-cheveux et monté sur une remorque, l’engin – normalement utilisé sur des chantiers et dans des mines – projette jusqu’à 100 litres d’eau par minute dans un rayon de 150 mètres. Le principe est que l’eau, en retombant, plaque au sol les polluants et purifie ainsi l’air.

« Si cela s’avère réussi, alors nous les déploierons dans les rues de Delhi dès que possible », a déclaré à l’AFP Imran Hussain, ministre de l’Environnement de Delhi.

Cette initiative a fait froncer des sourcils chez les spécialistes. Pour Sunil Dahiya de Greenpeace, le gouvernement local cherche par là à détourner l’attention de son incapacité à combattre les sources de la pollution, principalement la production industrielle, les émissions de véhicules et la poussière des chantiers de construction.

« Ce n’est clairement pas une solution. Vous pouvez l’utiliser occasionnellement à des endroits sensibles, mais la solution à la pollution est de la contrôler à la source plutôt que de répandre de l’eau-dessus », a-t-il estimé.

Les constructeurs du canon, qui coûte environ 2 millions de roupies (26 400 euros) pièce, estiment qu’il faudrait « 30-40 canons » pour arriver à faire baisser sensiblement les niveaux de pollution dans la ville. Ils reconnaissent cependant que cela ne résoudrait pas le problème sur le long terme.

« C’est une solution quand vous êtes complètement désespéré », a indiqué à l’AFP Vimal Saini de l’entreprise CloudTech.

Il faut souvent plusieurs jours de smog et de remontrances des tribunaux pour que Delhi finisse par fermer les chantiers et les écoles lors des pics de pollution les plus graves, comme ce fut le cas début novembre encore.

En 2016, les autorités de la capitale avaient recommandé aux habitants de manger des oranges et de faire des gargouillis avec de l’eau chaude pour protéger leur santé.

Leur idée cette année était d’envoyer des hélicoptères répandre de l’eau sur le brouillard polluant – or les hélicoptères ne pouvaient même pas décoller précisément à cause du brouillard.

À l’inverse de la Chine, la lutte contre la pollution en Inde est compliquée par la fragmentation des compétences entre les différentes régions et l’État central.

À 13h locales (7h30 GMT) mercredi, l’ambassade américaine affichait une concentration de PM2,5 de 372 microgrammes par mètre cube. L’Organisation mondiale pour la santé recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière.

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«Un monde sans pollution c’est possible»


C’est bien d’en parler de la pollution, je me demande si c’est rassemblement donne vraiment du concret dans la réalité. Je crois que cela serait possible d’une planète sans pollution, du moins diminuer de beaucoup l’impact de la pollution qu’elle soit dans la mer, dans l’air que sur le sol. Mais cela doit vraiment se faire autant politique, les entreprises et par les citoyens
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«Un monde sans pollution c’est possible»

 

Par Dmitry Belyaev

Metro World News

Collaboration spéciale Erik Solheim

L’Assemblée des Nations unies pour l’environnement se tient présentement à Nairobi, capitale du Kenya. Métro a discuté avec le Norvégien Erik Solheim, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement depuis un an et demi, à propos du long chemin qu’il reste à faire quant aux changements climatiques et de l’ambitieux projet d’une planète sans pollution.

Quels types de pollution sont les plus tenaces aujourd’hui?

On veut se concentrer sur plusieurs sortes de pollution: air, terre, eau, océans, produits chimiques, etc. La pollution de l’air est un problème sérieux dans les métropoles, il faut vraiment que ça change. Elle cause de l’asthme, des cancers, des crises cardiaques… beaucoup de maladies, en fait. La pollution plastique, de son côté, détruit des écosystèmes et fait très mal aux océans.

L’objectif d’un avenir sans pollution n’est-il pas utopique?

Absolument pas! L’humanité a résolu des problèmes bien plus grands par le passé. Il fut un temps où l’esclavage était normal. On a également réglé plusieurs problèmes sanitaires. C’est une question politique avant tout, en plus des entreprises qui investissent dans l’innovation.

Quand ce but pourra-t-il être atteint?

Je ne peux pas vous donner de date précise. Mais ce que je m’attends à voir, c’est une réduction de la pollution au cours des prochaines années. Le changement va être rapide.

Quelles mesures les États, le secteur privé et la société civile ont-elles prises récemment?

L’alliance de ces trois forces est essentielle pour une planète sans pollution, j’en suis persuadé. On a besoin de citoyens plus engagés. Les gouvernements doivent réguler les marchés et exiger des meilleurs produits de la part des entreprises: voitures électriques, autobus, métro dans les grandes villes. Et les entreprises doivent trouver des solutions techniques.

Vous espérez une société plus engagée…

Les citoyens doivent voter pour des politiciens «verts» quand c’est possible, demander à leurs gouvernements d’être exigeants en matière de lutte contre la pollution, qui est mortelle pour l’humanité! Ce n’est pas seulement une question d’environnement, c’est aussi une question de santé. Les gens doivent aussi montrer aux entreprises qu’ils ne veulent plus des vieux produits polluants.

Vous dites qu’il faudrait plus de véhicules électriques, mais leur arrivée sur le marché semble plus discrète qu’espéré. Que faudrait-il faire pour accélérer leur production et leur vente?

C’est avant tout politique. En Norvège, un tiers des voitures sont aujourd’hui électriques. La Chine a pris des dispositions pour que les citoyens entament leur transition vers des autos électriques. Quand il y aura un marché, les coûts baisseront et tous les constructeurs entreront dans la danse. Récemment, Ford et General Motors ont fait un pas en avant [NDLR: GM a notamment annoncé cet automne la commercialisation d’une vingtaine de véhicules électriques d’ici 2023], et, bien évidemment, la Chine, le Japon et l’Europe entrent en scène eux aussi.

La Chine, par l’intermédiaire de son président Xi Jinping, veut ressusciter la «route de la soie». En quoi ça consiste?

Historiquement, c’est une route commerciale entre la Chine et l’Europe, empruntée notamment par Marco Polo. Elle servait pour importer de la soie et des épices. L’initiative chinoise actuelle a une plus grosse dimension. Les Chinois veulent investir massivement dans le réseau ferroviaire, l’énergie, etc.

Jusqu’à demain se tient la troisième Assemblée des Nations unies pour l’environnement. Qu’a-t-elle accompli depuis sa mise en œuvre?

On souhaite que les États viennent afin de discuter des meilleures politiques pour combattre la pollution. On veut que les gouvernements et les entreprises s’engagent concrètement pour l’interdiction du plastique, la réduction de la pollution, par exemple.

Observez-vous vraiment des signes positifs?

Oui, notamment sur la pollution plastique. Le problème attire davantage l’attention. Des gouvernements prennent des résolutions plus strictes. Il y a quelques années, ce n’était même pas un problème.

L’ONU elle-même est en train d’engager quelques réformes…

La plus important d’entre elles est l’allégement de la bureaucratie.

Mais l’administration Trump pourrait réduire ses contributions aux Nations unies. Cela ne va-t-il pas affaiblir l’organisation?

C’est encore un peu tôt pour tirer des conclusions. Trump a parlé de coupes dans le budget de l’ONU, mais elles ne devraient pas passer au Congrès américain. Si on veut voir ses déclarations d’un œil positif, disons qu’il nous pousse à nous réformer, ce qui est essentiel à l’organisation.

Mais le président américain est aussi très critique envers la réalité même des changement climatiques…

Ses propos sont moins néfastes que ce que les gens craignaient. Le secteur privé va continuer d’aller de l’avant avec l’économie verte, peu importe ce qui se passe à la Maison-Blanche.

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Le triste sort de tortues assaillies par le plastique


Imaginez 8,8 millions de tonnes de plastique rejoignent les mers chaque année. Cela peut être des bouchons, des emballages alimentaires, des sacs de plastique, et encore bien des choses qui se retrouvent dans l’estomac des tortues et autres animaux marins, ou bien, ils sont pris au piège et beaucoup en meurent. Des tortues sont soignées avec des laxatifs et la douleur doit être terrible pour évacuer le plastique ingéré. C’est un vrai crime que nous faisons envers l’environnement autant a la flore et la faune terrestre et marine
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Le triste sort de tortues assaillies par le plastique

 

Sur cette photo, une tortue victime de la... (Photo Stefan Leijon, archives Flick'r)

Sur cette photo, une tortue victime de la pollution de plastique. Plusieurs d’entre elles le sont aussi en mangeant des items en plastique qu’elles confondent avec de la nourriture.

PHOTO STEFAN LEIJON, ARCHIVES FLICK’R

 

MARIËTTE LE ROUX
Agence France-Presse
WATAMU

Délicatement, l’équipe de soigneurs ramène Kenzo la tortue de mer sur la plage de Watamu, au sud-est du Kenya, jonchée de bouchons, pots de yaourt et tongs usagées. Enfin débarrassé de son harnais, l’animal pousse dur sur ses pattes et gagne les vagues mouchetées de ces déchets qui menacent tant de ses congénères.

Dans un mouvement parfait, Kenzo disparaît dans les profondeurs de l’océan Indien. Cas rare de fin heureuse pour ces tortues kényanes directement menacées par notre surconsommation de plastique.

Plusieurs dizaines d’entre elles réclament chaque année une prise en charge urgente sur cette côte idyllique de Watamu où s’accumulent des plastiques venus parfois de très loin, d’Indonésie, de Madagascar ou du Yémen, comme en témoignent les étiquettes sur les détritus.

Les plus courants sont les bouchons, mais il y a aussi les briquets, brosses à dents, emballages alimentaires, bouteilles, et bien sûr les sacs. Que les tortues confondent avec des méduses ou autres sources de nourriture.

« Cela provoque une occlusion… mais elles ont toujours faim, alors elles continuent de manger. Ça s’accumule, ça s’accumule, et elles finissent par imploser, » explique Casper van de Geer, directeur du Local Ocean Conservation, qui prend en charge les tortues de Watamu.

« Ou bien elles souffrent tellement qu’elles sentent qu’elles doivent cesser de manger. Alors elles meurent de faim, » explique-t-il, tout en ramassant des déchets sur la plage.

Beaucoup de tortues sont ainsi retrouvées flottant, tout juste en vie, si remplies de plastique qu’elles ne parviennent plus à plonger. À ce stade, très peu peuvent être sauvées.

À la « clinique » des tortues, l’équipe de Casper van de Geer leur administre des laxatifs.

« Cela prend un certain temps, mais à la fin, après beaucoup de souffrance… je veux dire, c’est un reptile, qui ne peut exprimer sa souffrance sur son visage, mais vous pouvez voir qu’il ferme ses yeux et qu’il est entièrement tendu, et soudain « pouf », tout sort », décrit-il. « Mais parfois elles n’y arrivent pas. Et souvent l’animal meurt. »

9,1 milliards de tonnes

La pollution des océans par les plastiques est à l’agenda de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, qui s’ouvre lundi à Nairobi.

Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), 8,8 millions de tonnes de plastique rejoignent les mers chaque année. Or un sac plastique met des centaines d’années à disparaître, et des plastiques plus durs peuvent prendre des millénaires.

D’après une étude américaine, plus de 9,1 milliards de tonnes de plastique ont jusqu’ici été produites dans le monde, la plupart finissant en décharge ou dans l’océan.

Avant l’ouverture de l’Assemblée lundi, le chef de l’agence de l’ONU pour l’environnement (PNUE), Erik Solheim, a appelé à une action urgente pour que les océans ne se transforment pas en « soupe de plastique ». Au rythme actuel, « d’ici 2050 il y aura plus de plastique dans les mers que de poisson », a-t-il prévenu.

À Watamu, les habitants font ce qu’ils peuvent.

Mohamed Iddi, un pêcheur de 42 ans, assure ramasser chaque jour sur la plage deux à trois gros sacs poubelle remplis de plastiques.

« Certains sont amenés par la mer, d’autres par les gens venus pique-niquer sur la plage, » dit-il. « Parfois, j’en trouve dans l’estomac » des poissons.

En ville, un programme baptisé « Regeneration Africa » recycle le plastique collecté par les bénévoles comme Mohamed Iddi, et le transforme en dalles et autres objets.

Au centre de soins des tortues, Kahindi Changawa regarde en souriant Kai, une tortue convalescente.

Kai est arrivée un mois plus tôt, émaciée et incapable de se maintenir sous l’eau. En plus des laxatifs, on lui a administré des médicaments antibactériens et antiparasites, ainsi que des vitamines destinées à lui rendre l’appétit. Depuis six jours, ses selles ne montrent plus de trace de plastique, explique M. Changawa, visiblement soulagé.

« Elle a pleinement récupéré. Quand vous la sortez, elle s’agite, elle se bat. C’est un cas heureux. Nous espérons la relâcher dans les prochains jours », dit-il.

Une chance que bien d’autres n’auront pas.

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Il dénonce la pollution dans son pays: sept ans de prison


C’est vraiment dramatique de protester avec raison contre un pollueur est accusé en 2016, de fuite toxique qui a tuer des tonnes de poissons et d’être emprisonné pour cause de propagande contre le parti communiste. Si une personne est arrêtée pour manifester, elle risque la mort. Cela n’a aucun bon sens. Pire, la compagnie a payé une amende et peut continuer ses opérations
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Il dénonce la pollution dans son pays: sept ans de prison

 

Au cœur des dénonciations du jeune homme, arrêté début 2017: le scandale Formosa. Cette entreprise taïwanaise a été accusée d’être à l’origine d’une fuite de produits toxiques ayant causé la mort en avril 2016 de tonnes de poissons, et d’être responsable de la destruction des moyens de subsistance des pêcheurs dans le centre du pays. © reuters.

VIETNAM Un internaute dénonçant les problèmes environnementaux au Vietnam, notamment une importante pollution marine par un groupe taïwanais en 2016, a été condamné à sept ans de prison lundi, dernier tour de vis en date du régime communiste.

Nguyen Van Hoa, âgé de 22 ans, a été jugé coupable de « diffusion de propagande contre l’Etat socialiste » (article 88 du code pénal), a confirmé à l’AFP un responsable du tribunal de Ha Tinh, dans le centre du pays.

« Propagande réactionnaire contre l’Etat »

Bao Ha Tinh, le journal régional en ligne, contrôlé par l’Etat comme tous les médias au Vietnam communiste, précise que sont reprochés au jeune homme des « articles, vidéos et images avec des contenus négatifs sur sa page Facebook… diffusant une propagande réactionnaire contre le parti et la politique de l’Etat ».

Au cœur des dénonciations du jeune homme, arrêté début 2017: le scandale Formosa. Cette entreprise taïwanaise a été accusée d’être à l’origine d’une fuite de produits toxiques ayant causé la mort en avril 2016 de tonnes de poissons, et d’être responsable de la destruction des moyens de subsistance des pêcheurs dans le centre du pays.

La compagnie a été condamnée à payer une amende de 500 millions de dollars, mais les manifestations de colère se sont poursuivies. Les autorités ont réprimé les manifestations et arrêté les meneurs.

Une Vietnamienne risque la peine de mort

Même un an plus tard, les arrestations et poursuites contre ceux qui ont osé dénoncer ce scandale se poursuivent.

Le 19 octobre, une Vietnamienne a ainsi été arrêtée après avoir participé à une de ces manifestations anti-Formosa en 2016 et risque la peine de mort pour tentative de « renversement » du régime.

Seulement condamnée à payer une amende, la société Formosa a reçu le feu vert pour reprendre les opérations d’aménagement du site sidérurgique.

Au moins 15 opposants ont été arrêtés depuis janvier au Vietnam, selon Amnesty International. Plusieurs lourdes peines de prison ont également été prononcées.

Au Vietnam, les opposants sont fréquemment emprisonnés mais l’arrivée de nouveaux dirigeants l’an passé a encore durci la chasse aux voix discordantes.

© afp.

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Changements climatiques : 7 défis pour l’humanité


Les défis que nous avons à faire face aux changements climatiques sont immenses. Autant par les catastrophes naturelles qui augmenteront, des pays, des villes qui disparaitrons sous les eaux, la famine, les conflits pour des ressources comme la nourriture, l’eau, les maladies transmissent par des insectes et animaux voyagent dans d’autres pays etc …
Il est probablement trop tard, mais ne rien faire, serait probablement pire.
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Changements climatiques : 7 défis pour l’humanité

 

Une centaine de personnes ont perdu la vie au Vietnam, et la vieille ville de Hội An, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été inondée. Photo : Reuters/Nguyen Huy Kham

Au moment où la communauté internationale est réunie à Bonn, en Allemagne, pour la 23e conférence de l’ONU sur le climat (COP23), la planète montre de plus en plus de signes de dérèglement. Et s’il était trop tard pour éviter les pires effets des changements climatiques? À quoi, alors, faudrait-il s’attendre? Voici quelques scénarios.

Un texte d’Alain Labelle

1. Des mégalopoles menacées par les eaux

New York, Mumbai, Tokyo.

D’importantes villes riveraines sont menacées d’être submergées, au cours de ce siècle, en raison de l’augmentation du niveau des océans liée à la fonte des calottes polaires et des glaciers.

Si certaines, parmis les plus riches, adapteront leurs infrastructures, d’autres risquent de disparaitre sous les flots.

Cette image montre en rouge les régions qui disparaissent sous les eaux si le niveau des océans monte de 6 mètres.

Cette image montre en rouge les régions qui disparaissent sous les eaux si le niveau des océans monte de 6 mètres.   Photo : NASA

Outre ces villes, des régions rurales entières de pays comme le Bangladesh, l’Indonésie et la Chine sont au même titre menacées.

Et c’est sans oublier les milliers d’îles, grandes et petites, qui risquent aussi de disparaître, et avec elles leur faune et leur flore.

Ce sont donc les milieux de vie de centaines de millions de personnes qui sont menacés.

2. Météo extrême à l’horizon

Des ouragans comme Irma et Matthew, mais aussi des sécheresses causant des feux de forêt comme ceux qui ont fait rage en Europe et en Californie cette année deviendront la norme dans les prochaines décennies.

La hausse des températures, particulièrement à la surface des océans, est l’un des éléments importants d’un cocktail météo qui favorise les événements météorologiques de cet ordre.

Vue aérienne de Toa Alta à  Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria. Scène de désolation, plusieurs maisons détruites.

Vue aérienne de Toa Alta à Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria Photo : The Associated Press/Gerald Herbert

Si on ne peut pas dire que ces manifestations extrêmes sont directement causées par les changements climatiques, les experts s’entendent pour affirmer que leur fréquence et leur puissance augmentent avec le réchauffement.

Il faut donc s’attendre à ce que les futures catastrophes naturelles fassent plus de victimes et que les dommages matériels explosent.

3. De l’air chaud et pollué dans vos poumons

Il y aura à l’avenir plus de périodes de canicule comme celles qui ont frappé l’Europe et l’Inde cet été.

Ces épisodes seront plus intenses et contribueront directement à la mortalité par maladies cardiovasculaires ou respiratoires, en particulier chez les personnes âgées et malades.

De plus, la pollution de l’air aggravera la saison des pollens, ce qui favorisera les allergies et l’asthme.

Des jeunes en Indonésie se rendent à pied à l'école malgré un smog épais.

Des jeunes en Indonésie se rendent à pied à l’école malgré un smog épais. Photo : Reuters/Antara Foto/Wahdi Setiawan

4. Des humains démunis devant la catastrophe

Qui dit sécheresse dit famine.

Les experts affirment que la faim est l’une des conséquences majeures des changements climatiques et que ce sont surtout les habitants des pays pauvres d’Afrique et d’Asie qui seront frappés par la situation.

Des milliers de personnes devront également migrer pour fuir des situations intenables et deviendront des réfugiés climatiques.

Selon l’ONU, environ 250 millions de personnes seront, d’ici 2050, forcées de s’exiler à cause des bouleversements du climat.

Au printemps dernier, des habitants de l’Afrique de l’Est se trouvaient au cœur d’une sécheresse dont certains experts attribuent l’importance historique aux changements climatiques.

Au printemps dernier, des habitants de l’Afrique de l’Est se trouvaient au cœur d’une sécheresse dont certains experts attribuent l’importance historique aux changements climatiques. Photo : Reuters/Feisal Omar

5. Des maladies qui voyagent

Les changements climatiques allongent la saison de transmission de certaines maladies et leur répartition géographique.

C’est le cas de la maladie de Lyme au Canada, qui progresse vers le nord à la vitesse de l’invasion d’une petite souris porteuse de la tique à l’origine de la maladie.

Le climat exerce aussi une forte influence sur le paludisme et la dengue, qui se propagent avec l’augmentation de l’humidité et de la chaleur.

Selon des études, pas moins de 2 milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue d’ici les années 2080.

6. Des milieux océaniques et terrestres métamorphosés

Les changements climatiques menacent la biodiversité des écosystèmes terrestres et marins.

La répartition des espèces océaniques se réorganise complètement avec l’augmentation des températures et l’acidification de l’eau, et transforme radicalement le paysage planétaire.

Des espèces dangereuses comme certains crabes et méduses apparaîtront par ailleurs sous de nouvelles latitudes. Le système économique lié à la pêche s’en trouvera grandement déséquilibré.

De plus, les poissons des océans risquent de rapetisser de 30 % au cours des 30 prochaines années, en réponse au réchauffement des océans.

Un ours polaire assis sur une masse de glace dans le détroit de Lancaster, près de l'île de Baffin.

Selon des scientifiques, les températures dans l’Arctique montent deux fois plus vite qu’ailleurs sur la planète, mettant les animaux qui dépendent de la glace encore plus en danger. Photo : Radio-Canada/Jimmy Thomson

Des espèces changent leurs habitudes sur la terre ferme aussi.

Les cycles de vie de la faune et de la flore (les périodes de migrations, de reproduction, de floraisons, de pontes, etc.) changent, certains s’allongent et d’autres se raccourcissent. Certaines espèces n’arriveront pas à s’adapter au changement et disparaîtront.

Certains vignobles européens, par exemple, souffriront de la chaleur et de la sécheresse.

7. Des conflits liés au climat apparaissent

Les mouvements des populations dans les États, mais aussi entre les États, mettront de la pression sur des relations entre pays voisins parfois déjà difficiles.

Que ce soit pour fuir les éléments ou pour avoir accès à de l’eau potable ou à de la nourriture, les migrants du climat représenteront un enjeu humanitaire et géopolitique important dans les prochaines décennies.

L’accès à certaines ressources comme les poissons mène aussi à des conflits.

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La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale


On sait très bien que la pollution rend les gens malades physiquement, tel que l’asthme, les maladies cardiovasculaires et pulmonaires et ce n’est pas tout. La pollution affecte aussi la santé mentale, par isolation, la sédentarité causées par la pollution extérieure
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La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

 

La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

Photo Archives / AFP

WASHINGTON | Selon une nouvelle étude produite par l’Université de Washington, les risques de détresse psychologique augmenteraient avec la quantité de pollution présente dans l’air.

«Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé cardiovasculaire et sur les maladies pulmonaires comme l’asthme sont bien établis. Par contre, son impact sur la santé du cerveau constitue un nouveau champ de recherche», a expliqué Anjum Hajat, aide-professeure en épidémiologie à l’École de santé publique de l’Université de Washington.

Publiée dans l’édition de novembre du journal «Health & Place», l’étude indique que la pollution atmosphérique peut générer certains changements de comportement. Elle inciterait notamment les gens à passer moins de temps à l’extérieur et à opter pour un mode de vie plus sédentaire, lequel est plus susceptible de créer de la détresse psychologique et de l’isolation sociale.

À l’aide de données obtenues auprès de 6000 répondants, l’étude a examiné le lien entre la toxicité de l’air et la santé mentale. Les chercheurs ont d’abord isolé une particule émise par les moteurs, les feux de foyer, les fours à bois et les centrales électriques alimentées au charbon et au gaz naturel.

Ils ont ensuite remarqué une corrélation entre la présence dans l’air de cette particule et le taux de détresse psychologique des personnes qui y sont exposées. Dans les endroits où on la retrouvait en plus grande quantité, la détresse psychologique était 17 % plus élevée.

http://fr.canoe.ca