Au Mexique, un « arbre » artificiel combat la pollution



Un arbre artificiel qui a la faculté de produire de la photosynthèse à tous les jours pour aider a diminuer la pollution aux endroits difficiles a reboiser. Un arbre artificiel peut équivaloir à 368 arbres. C’est triste quand même remplacer la nature par l’artificiel, surtout que ces engins ne peuvent pas donner l’ombre qui aide à baisser la température d’un endroit.
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Au Mexique, un « arbre » artificiel combat la pollution

PHOTO ALFREDO ESTRELLA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Baptisée « BioUrban », cette structure métallique de 4 mètres, faite de cylindres empilés, reproduit le processus de photosynthèse d’un arbre 365 jours par an.

(Puebla) Au Mexique, pays dont la capitale connaît régulièrement des pics d’ozone et de microparticules, un « arbre » artificiel absorbe la pollution et, grâce à l’action de microalgues situées à l’intérieur, purifie l’air. 

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Ce système inhale la pollution et (fonctionne ensuite avec) un processus biologique à l’image d’un (véritable) arbre », explique à l’AFP Jaime Ferrer, cofondateur de Biomitech, à l’origine de ce projet.

Baptisée « BioUrban », cette structure métallique de 4 mètres, faite de cylindres empilés, reproduit le processus de photosynthèse d’un arbre 365 jours par an.

Cette entreprise créée en 2016 assure que chacun de ces dispositifs équivaut à 368 vrais arbres. 

Les « arbres » métalliques sont un complément à la nature, explique Jaime Ferrer, car ils peuvent être placés dans des zones à forte densité urbaine, difficiles à reboiser.

Ils peuvent être situés « dans des lieux de forte affluence (où se croisent) des piétons, des véhicules, des vélos et des transports en commun et où il n’est pas possible de planter un hectare d’arbres », déclare-t-il.

Le premier « arbre » a été installé à Puebla, une des principales villes du Mexique, dans une zone de ce type, à proximité d’une université.

« C’est intéressant que ce soit la technologie qui vient en aide à l’environnement, car désormais c’est urgent », juge Maria José Negrete, une étudiante de 21 ans.

L’entreprise, dont chaque « Biourban » vaut quelque 50 000 dollars généralement payés par les municipalités, doit en installer prochainement à Monterrey, dans le nord du Mexique, et au cœur de la gigantesque capitale de quelque 20 millions d’habitants, Mexico.

« Ce système ne prétend pas en finir avec la pollution de la ville de Mexico, il vient en soutien, pour remédier au problème de pollution des intersections ou des sites de grande affluence », précise Jaime Ferrer. 

La ville de Mexico est souvent sujette aux pics de pollution, la dissipation des gaz polluants étant compliquée par la chaîne de montagnes qui l’entoure.

Deux de leurs « arbres » artificiels ont déjà été installés en Turquie, un autre en Colombie et au Panama.

En 2015, la start-up allemande Green city solutions avait lancé « City Tree », une solution équivalente : un mur végétal qui purifie l’air à l’aide de mousse végétale.

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Les enfants plus vulnérables aux changements climatiques


Depuis des années, nous entendons parler des changements climatiques, et maintenant, à tous les jours les changements climatiques, la pollution, la hausse des températures sont énoncés. Nous sommes en plein dans ces changements, le pire, ce sont nos enfants et petits enfants qui en souffriront le plus par notre inaction. Et pour atténuer les conséquences, nous n’avançons pas plus vite, pire il y a trop de monde qui s’en foute carrément.
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Les enfants plus vulnérables aux changements climatiques

PHOTO TED ALJIBE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Les risques des changements climatiques pour la santé des enfants incluent les maladies causées par la chaleur, particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants ; la diminution de la qualité de l’air causée notamment par la pollution, les incendies de forêt, le pollen ; les sources d’eau contaminées ; et les infections par les insectes, les tiques et les rongeurs.

(Ottawa) Les cliniciens qui s’occupent d’enfants doivent connaître les infections émergentes et les problèmes de santé liés aux changements climatiques, de même que les effets des catastrophes naturelles sur la santé mentale, prévient un nouveau document d’orientation de la Société canadienne de pédiatrie (SCP).

L’auteure principale du document, la pédiatre albertaine Irena Buka, a expliqué par voie de communiqué que les enfants sont plus vulnérables que les adultes aux effets des changements climatiques, à cause de leur corps en croissance et en développement.

Elle ajoute que « les changements climatiques représentent la plus grave menace mondiale du siècle pour la santé, et les enfants y sont particulièrement vulnérables ».

Le Canada est déjà frappé par des événements associés aux changements climatiques, comme les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les inondations, et on prévoit qu’ils gagneront en fréquence au cours des prochaines années, rappelle la SCP.

Le document d’orientation prévient que « les pédiatres et autres dispensateurs de soins doivent s’attendre à des infections émergentes, à des problèmes de santé causés par l’accroissement de la pollution atmosphérique et à des troubles de santé mentale liés aux catastrophes naturelles. Les changements climatiques auront une incidence à la fois sur l’état de santé individuel et sur celui de l’ensemble de la population ».

Les risques des changements climatiques pour la santé des enfants incluent les maladies causées par la chaleur, particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants ; la diminution de la qualité de l’air causée notamment par la pollution, les incendies de forêt, le pollen ; les sources d’eau contaminées ; et les infections par les insectes, les tiques et les rongeurs.

On évoque aussi les effets immédiats des catastrophes naturelles et des phénomènes météorologiques extrêmes, de même que leurs effets indirects tels que les personnes déplacées, les troubles de santé mentale attribuables au stress, la perte de proches, de possessions ou d’habitudes quotidiennes et la suspension des soins ou de l’école.

Le document ajoute qu’un « nombre disproportionné d’enfants peut être touché par ces changements liés au climat, et par d’autres encore, parce qu’ils métabolisent plus d’eau, d’air et d’aliments par kilogramme de masse corporelle que les adultes. Leur croissance rapide, le caractère évolutif de leur développement et de leur physiologie et leur exposition aux risques pendant un parcours de vie plus long se conjuguent pour accroître leurs vulnérabilités aux dangers environnementaux. Les enfants défavorisés sur le plan socioéconomique, les enfants autochtones et ceux qui sont atteints d’une maladie chronique sont particulièrement à risque ».

Les cliniciens sont invités à donner des conseils préventifs sur la hausse des températures, les événements climatiques et la prévention des infections et à s’assurer de comprendre et de surveiller les prévisions en matière de concentrations de pollen, de qualité de l’air et d’indice UV.

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De la poussière de la campagne contre l’asthme


D’après une étude que les enfants vivant dans des maisons rurales seraient moins susceptibles d’avoir l’asthme que ceux qui habitent dans les maisons urbaines. Pourquoi pas !! La pollution n’est pas la même à la campagne que dans la ville.
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De la poussière de la campagne contre l’asthme

Des chercheurs finlandais ont montré qu'en saupoudrant de... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)


Des chercheurs finlandais ont montré qu’en saupoudrant de la poussière de maisons rurales dans un appartement urbain, on peut prévenir l’asthme.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

MATHIEU PERREAULT
La Presse

On savait déjà que les enfants des campagnes souffrent moins souvent de l’asthme que ceux des villes. Des chercheurs finlandais sont allés plus loin : ils ont montré qu’en saupoudrant de la poussière de maisons rurales dans un appartement urbain, on peut prévenir l’asthme.

Explications.

La théorie de l’hygiène

À partir des années 70, les pneumologues occidentaux ont observé une montée en flèche de l’asthme. La théorie de l’hygiène, théorie selon laquelle un excès d’hygiène est associé à une augmentation des pathologies, a été proposée dans les années 90 quand on a observé après la réunification que les Allemands de l’Est avaient beaucoup moins d’asthme que ceux de l’Ouest. Certains épidémiologistes ont fait un lien avec la pollution plus importante à l’Est. D’autres études ont montré que les enfants grandissant sur les fermes aux États-Unis avaient moins d’asthme que ceux des villes. Mais l’étude de Pirkka Kirjavainen, de l’Institut national de la santé de Finlande, est la première à mener ces observations à leur conclusion logique.

« Il y a encore des études qui ne voient pas plus d’asthme en ville qu’à la campagne », souligne le Dr Kirjavainen, qui est l’auteur principal de l’étude publiée à la mi-juin dans la revue Nature Medicine. « Alors, nous avons décidé de faire des études plus poussées sur les biomarqueurs de l’asthme chez les enfants des campagnes et des villes, et surtout de voir si reproduire l’environnement microbien rural dans un appartement urbain protégeait les petits citadins de l’asthme. Dans les deux cas, nous avons des résultats qui appuient clairement la théorie de l’hygiène. »

Le paradoxe de l’air pur

N’est-il pas paradoxal que l’« air pur » des campagnes soit bénéfique justement par ses contaminants ?

« En effet, on peut voir ça de cette façon », dit le Dr Kirjavainen, qui a collaboré avec des collègues d’une dizaine d’universités allemandes et américaines. « Mais personnellement, je ne vois pas les microbes comme des contaminants. L’air des campagnes a plus de microbes animaux et végétaux, mais moins de microbes d’origine humaine. »

N’y a-t-il pas davantage de risque de tomber malade à cause de microbes d’animaux de ferme ?

« Nous n’avons pas examiné spécifiquement les autres maladies, mais tous les enfants étaient généralement en bonne forme, mis à part l’asthme de certains, dit l’épidémiologiste finlandais. L’air des fermes a d’autres bénéfices, de toute façon. »

Peut-on déjà penser à des administrations préventives de microbes ruraux pour les bébés citadins ?

« Il faut encore faire d’autres études, dit le Dr Kirjavainen. Nous faisons une étude pour voir si les microbes du plancher, qui sont plus susceptibles d’être en contact avec un bébé qui rampe, sont plus importants que ceux des meubles. Et nous testons la possibilité d’un vaporisateur nasal contenant des microbes ruraux. »

Planchers et matelas

L’étude, qui portait sur les maisons de 1500 enfants finlandais et 1000 enfants allemands suivis depuis leur naissance, a analysé les microbes de la poussière du salon des maisons. Pourquoi pas le matelas ou les meubles ?

« Dans la portion allemande de l’étude, il y avait également une analyse des microbes des matelas, dit le Dr Kirjavainen. Mais les matelas contenaient beaucoup des microbes de l’enfant, alors l’exposition aux nouveaux microbes se faisait surtout ailleurs, et principalement près du plancher. »

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Les mégots de cigarettes nuisent au développement des plantes



Tout le monde sait que fumer rend malade et que la fumée secondaire est toxique pour ceux qui les côtoient. C’est tellement laid de voir des mégots de cigarette par terre à l’extérieur. Cela peut prendre des décennies pour se décomposer. Jeter son mégot par terre,. Un seul mégot peut contenir plus de 4 000 composés chimiques, écotoxiques et cancérogènes, alors imaginez, ce sont 4,5 billions de mégots par année dans la nature. Alors en plus d’être nocif pour l’être humain, c’est nocif pour les plantes et encore un effet domino sans suit.
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Les mégots de cigarettes nuisent au développement des plantes

Des mégots dans l'herbe.

Environ 4,5 billions de mégots de cigarettes se retrouvent annuellement dans la nature.

PHOTO : ISTOCK

Les filtres de cigarettes jetés par terre par les fumeurs, qui représentent la forme de pollution la plus répandue sur la planète, réduisent considérablement la croissance des plantes, montre une étude britannique.

Les mégots de cigarettes contiennent un filtre en fibre d’acétate de cellulose, une matière plastique inventée en 1865 par le chimiste français Paul Schützenberger.

Environ 4,5 billions de ces détritus se retrouvent annuellement dans la nature. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont échantillonné des endroits autour de la ville de Cambridge et ont trouvé des zones contenant jusqu’à 128 mégots de cigarettes jetés par mètre carré.

Bien que les rues et les parcs du monde entier soient couverts de mégots, notre étude est la première à montrer leur impact sur les plantes. Dannielle Green, Université Anglia Ruskin

Un mégot dans de l'herbe.

Un seul mégot contient plus de 4000 composés chimiques, écotoxiques et cancérogènes, qui se retrouvent dans la terre ou qui sont graduellement entraînés par la pluie jusqu’aux cours d’eau et stations d’épuration.

PHOTO : ISTOCK

    Des effets mesurés

    Dans leurs travaux, la Dre Dannielle Green et ses collègues de l’Université Anglia Ruskin ont établi que les mégots de cigarettes réduisent le succès de germination et la longueur des pousses de deux plantes : le Lolium perenne (une herbe couramment cultivée comme plante fourragère) et le Trifolium repens (trèfle blanc).

    Ces deux espèces sont couramment retrouvées dans les espaces verts urbains. Ces plantes sont riches en biodiversité. De plus, le trèfle blanc est écologiquement important pour les pollinisateurs, comme les abeilles, et la fixation de l’azote, un processus biologique essentiel au bon fonctionnement des écosystèmes.

    Les chercheurs ont constaté que :

  • la présence de mégots dans le sol réduit le succès de germination et la longueur des pousses (la longueur de la tige) du trèfle de 27 % et 28 % respectivement, tandis que sa biomasse racinaire (poids des racines) diminue de 57 %;

  • dans le cas de l’herbe, le succès de germination est réduit de 10 % et la longueur des pousses de 13 %.

    L’équipe de recherche a aussi découvert que les filtres des cigarettes non utilisés présentent presque le même effet sur la croissance des plantes que les filtres usagés, ce qui indique que les dommages aux plantes sont causés par le filtre lui-même, même sans les toxines supplémentaires libérées par la combustion du tabac.

    Les expériences de contrôle contenaient des morceaux de bois de forme et de taille identiques à celles des mégots de cigarettes.

    Les filtres jetés contiennent une myriade de produits chimiques résultant du tabagisme, et certains contiennent encore des composés qui n’ont pas été fumés, a expliqué la Dre Green.

Beaucoup de fumeurs pensent que les mégots de cigarettes se biodégradent rapidement, et ne les considèrent pas vraiment comme des déchets. En réalité, le filtre est fait d’un type de bioplastique qui peut prendre des années, voire des décennies, à se décomposer. Dannielle Green, université Anglia Ruskin

De nos jours, jeter des mégots de cigarettes par terre reste une forme de pollution socialement acceptable.

Les fumeurs doivent prendre conscience que les filtres ne disparaissent pas et qu’ils peuvent au contraire causer de graves dommages à l’environnement, conclut la chercheuse.

Le groupe de recherche entend continuer de documenter cette forme de pollution

.

Le détail de l’étude est publié dans le journal Ecotoxicology and Environmental Safety(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

https://ici.radio-canada.ca/

La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Si nous devions apprendre de l’histoire à propos des changements climatiques, nous pourrions retourner loin dans le temps, bien avant les avions, les automobiles, les usines … Aussi loin que l’Empire romain qui a dégrader l’environnement en incendiant des forêts, brûlant du charbon de bois, le refroidissement à entraîner la chute des Romains. Alors, imaginez à la vitesse que nous allons à dégrader l’environnement ce que le climat sera.
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La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Céline Deluzarche
Journaliste

Bien avant les voitures et les centrales à charbon, les Romains ont massivement brûlé du bois et décimé des forêts pour se nourrir et entretenir leur mode de vie. Des activités qui ont significativement modifié le climat de l’époque, preuve que l’Homme était déjà un gros pollueur il y a 2.000 ans.

Plus personne aujourd’hui ne remet en cause l’implication des activités humaines dans le réchauffement climatique. La concentration de l’atmosphère en CO2 a atteint un record de 407 parties par million (ppm) en 2018, contre 280 ppm avant la révolution industrielle, sans compter les particules fines émises par les voitures et les centrales à charbon.

L’Homme n’a cependant pas attendu les avions ni le pétrole pour polluer l’atmosphère. Une nouvelle étude de l’ETZ Zürich montre que les Romains ont eux aussi contribué au changement climatique à travers leurs activités. Plusieurs articles avaient déjà pointé du doigt les nombreux dégâts causés par l’Homme, notamment via la déforestation pour dégager des terres, récolter du bois de construction, ou faciliter les déplacements.

Les Romains brûlaient également du charbon et du bois pour fabriquer du fer, cuire des poteries, se chauffer et cuisiner mais également pour la crémation des corps. Selon les différentes estimations, un habitant brûlait ainsi entre 1,5 et 5 kg de bois chaque jour à l’époque. Mais, entre l’augmentation de l’albédo et les émissions d’aérosols conduisant plutôt à un refroidissement, et la réduction de la capacité des sols à capturer le CO2 favorisant le réchauffement, l’impact sur le climat n’avait pas été clairement établi.

Une pollution ayant plutôt un effet refroidissant

Pour leur étude, les chercheurs suisses se sont appuyés sur un ensemble d’analyses visant à estimer les émissions d’aérosols issus des incendies et le changement d’affectation des sols pour le premier siècle après J.-C, lorsque l’empire romain était à son apogée. Ils ont ensuite appliqué un modèle de simulation climatique pour estimer les conséquences sur le climat. D’après leurs calculs, la déforestation aurait entraîné un léger réchauffement de 0,15 °C tandis que les aérosols issus de incendies auraient à l’inverse refroidi le climat de 0,17 °C à 0,46 °C. Une différence qui peut sembler minime mais qui est en fait considérable si l’on attribue cet effet uniquement aux activités humaines.

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les estimations climatiques montrent pourtant une période anormalement chaude entre 250 et 400 après J.-C (appelée « optimum climatique romain »), attribuée en grande partie à des phénomènes naturels : activité du soleil, modifications des courants océaniques et faible activité volcanique. Un réchauffement qui aurait été atténué par la pollution anthropique des Romains, estiment les chercheurs. Les fumées des incendies auraient en revanche provoqué une énorme pollution dans les villes et affecté le régime des précipitations.

Un Petit Âge glaciaire à l’origine de la chute de l’Empire romain ?

À cet optimum climatique a succédé le « Petit Âge glaciaire », une longue vague de froid qui s’est étendue de 536 à 660 après J.-C et qui aurait entraîné des décennies d’étés plus froids, parfois jusqu’à 4 °C inférieurs par rapport à la température normale selon les travaux de Ulf Büntgen et de ses collèges publiés dans la revue Nature Geoscience.

Ce refroidissement constitue l’une des nombreuses explications à la chute de l’Empire romain. Dans son ouvrage Comment l’Empire romain s’est effondré, Kyle Harper, professeur d’histoire à l’université d’Oklahoma, explique ainsi comment les changements climatiques et les dégâts causés à l’environnement (forêt coupées et incendiées, construction de routes…) ont favorisé la propagation des épidémies et entraîné des crises alimentaires. Une leçon à retenir pour notre société moderne ?

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les Romains ont largement contribué à la dégradation de l’environnement en incendiant des forêts, et en brûlant du bois et du charbon.

  • Ces modifications auraient, à elles seules, modifié le climat comme on le constate pour la période actuelle.

  • C’est toutefois un refroidissement qui aurait finalement entraîné la chute de l’Empire romain.

https://www.futura-sciences.com/

Déterminez votre “empreinte plastique” avec ce nouvel outil en ligne


Un site nous propose de mesurer notre empreinte plastique, bien que ce ne soit pas un outil précis, cela nous donne une idée de l’impact de plastique que nous utilisons. Il propose certains items que nous sommes susceptible d’utiliser et on peut choisir par semaine, mois, 3 mois etc ..
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Déterminez votre “empreinte plastique” avec ce nouvel outil en ligne

Crédits : Pixabay/tom_crew

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Un nouvel outil récemment mis en ligne par des chercheurs permet de calculer notre “empreinte plastique”. De quoi prendre des mesures concrètes, au niveau individuel.

On ne vous apprend rien : le plastique est devenu en l’espace de quelques décennies un véritable fléau pour la planète. Voici tout de même quelques chiffres. Tous les ans, on estime que pas moins de 89 milliards de bouteilles plastiques d’eau sont vendues dans le monde. Environ 5 000 milliards de sacs en plastique seraient également consommés chaque année dans le monde. Une véritable pollution qui investit désormais tous les recoins du monde, polluant même les espèces les plus reculées de la planète. Et même si des mesures sont mises en place pour tenter de réduire notre consommation, ces dernières sont loin d’être suffisantes.

Prise de conscience individuelle

Un moyen supplémentaire de prendre conscience du problème serait peut-être d’évaluer, chacun et chacune, notre propre “empreinte plastique”. Pour cela, des chercheurs ont récemment développé un outil en ligne. Omni Calculator (en anglais) est capable de déterminer votre “consommation” de plastique chaque jour, à la semaine ou même à l’année. On vous propose des produits de base, comme des bouteilles, des emballages, des pots de yaourt, ou encore des articles de salles de bain tels que les cotons-tiges ou les brosses à dents.

« Il prend en compte le poids moyen des articles de base contenant du plastique ainsi que nos habitudes de la vie quotidienne », explique Hanna Pamula, à l’origine du projet.

 L’outil est simple, car il ne peut prendre en compte le véritable poids de chaque article. Mais il permet néanmoins de se faire une idée assez précise de notre consommation de plastique. À partir de là, des mesures individuelles peuvent être entreprises.

« Vérifiez la prochaine fois que vous irez au supermarché : jetez un coup d’œil à votre panier et vérifiez combien d’objets sont emballés dans du plastique. La moitié ? Les deux tiers ? Ou presque tous les articles ? Les avez-vous tous comptés lorsque vous avez utilisé la calculatrice la première fois ?, demande la chercheuse. Je pense qu’il est essentiel d’améliorer la gestion des déchets et de réduire notre demande pour lutter contre la pollution. Le meilleur moyen de réduire votre propre empreinte est de refuser et d’éviter les articles en plastique chaque fois qu’ils ne sont pas absolument essentiels ».

Notez que cet outil n’est pas le seul disponible en ligne capable de déterminer votre impact environnemental. Entre autres, la fondation GoodPlanet propose des simulateurs qui permettent de calculer son empreinte carbone pour différents aspects du quotidien (transports, gestion des déchets, etc.). De qui vous faire idée.

Source

https://sciencepost.fr/

Cette société exporte l’air pur des montagnes du Canada !


Je trouve que pour une blague, ils ont fait un commerce florissant pour vendre a des villes les plus polluées à l’étranger. Tout peut se vendre .. Cependant, je trouve que ce n’est pas très sérieux.
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Cette société exporte l’air pur des montagnes du Canada !

En Chine où l’air de nombreuses villes est très pollué, l’air pur du Canada fait déjà un tabac !
Crédits : Wikipédia


Dans certains pays, les grandes villes sont ultra-polluées. Or, une société canadienne vend depuis quelques années de l’air pur capté dans les montagnes Rocheuses ! Retour sur l’histoire de ce commerce né à l’origine d’une simple blague.

Un produit à succès

Le 7 avril 2019, le quotidien ICI Radio Canada rappelait l’existence de la société Vitality Air, dont l’activité ne semble pas s’essouffler. Au contraire, les deux créateurs Moses Lam et Troy Paquette réalisent même environ 300 000 dollars par an de chiffre d’affaires en captant l’air pur des montagnes ! Celui-ci est aspiré dans d’énormes tubes et passe dans un compresseur avant sa mise en bouteille.

Le produit final baptisé Banff Air se trouve sous la forme d’une bouteille d’air frais comprimé équipée d’un masque. Selon Vitality Air, chaque bombe permet 160 respirations d’une seconde. Vendu sur Internet, le produit coûte 30 dollars l’unité.

Cibler les zones polluées

En 2016, nous évoquions le commerce de canettes renfermant de l’air pollué de Pékin à 15 dollars l’unité ! Baptisé Beijing Air, le produit affichait la mention “2,5” en référence aux particules fines PM 2,5. Sa composition était également présente, à savoir “du nitrogène (77 %), de l’oxygène (20 %) et d’autres trucs (3 %)”. Évidemment, il s’agit d’une sorte de cadeau souvenir un peu loufoque.

Concernant l’air pur canadien, il existe bel et bien un marché mondial. La société Vitality Air désire s’adresser davantage à ces zones du globe où la pollution atmosphérique est très forte. Justement en Chine, certains patrons sont déjà très friands des Banff Air selon Moses Lam. Outre la Chine où le produit est déjà devenu un phénomène social, l’Inde figure parmi les pays ciblés.


Tout est parti d’une blague

En 2014, Moses Lam enferme dans un sac de l’air de la ville de Jasper (Alberta) et place ce dernier en vente aux enchères sur eBay. Le prix de départ était au minimum (0,99 dollar), mais les enchères ont grimpé ! Quelques jours plus tard, un deuxième sac similaire se vendait pour 168 dollars. C’est donc à partir de cette blague que Moses Lam a pris conscience qu’il existait une demande mondiale d’air pur. Seulement quatre mois plus tard, sa société fut créée.

L’histoire de la naissance de Vitality Air avait été racontée en 2016 par Export Development Canada (EDC), une société d’État. Celle-ci a entre autres pour mission de soutenir et de développer le commerce entre le Canada et l’étranger.

Sources : EDCICI Radio Canada

https://sciencepost.fr/