2016, année record en matière de changements climatiques


La NOAA a préféré rendre son rapport directement au New York Times que passer par la Maison Blanche, de peur d’être censuré. Car leur conclusion pour l’année 2016 n’est pas vraiment positive face aux changements climatiques
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2016, année record en matière de changements climatiques

 

Un homme se rafraîchissant avec une bouteille d'eau

Un homme se rafraîchissant par temps chaud à Skopje, en Macédoine, le 24 juillet 2017. Photo : Reuters/Ognen Teofilovski

L’an 2016 est à inscrire à l’encre rouge dans la liste des années où le climat a montré de dangereux signes de transformation, révèle une étude publiée jeudi.

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Selon les chercheurs, les températures ont ainsi atteint des niveaux sans précédent l’an dernier, tout comme la montée des océans ou encore la production de gaz à effet de serre.

C’est un portrait particulièrement sombre que dessine le plus récent rapport intitulé L’état du climat. Le document évoque la fonte des glaces polaires, des inondations, des périodes de sécheresse, ainsi qu’un nombre grandissant de vagues de chaleur.

Cette perspective est dévoilée après deux années où les températures mondiales ont atteint des sommets depuis 1880, année des premiers relevés du genre.

« Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Nino au début de l’année », lit-on ainsi dans ce rapport rédigé par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et par l’American Meteorological Society (AMS).

Aux yeux des 500 chercheurs originaires de 60 pays qui ont contribué à la rédaction du document de 300 pages, il ne fait aucun doute que le réchauffement planétaire s’intensifie.

La production de gaz à effet de serre a continué d'augmenter en 2016.

La production de gaz à effet de serre a continué d’augmenter en 2016. Photo : Getty Images/Lukas Schulze/Stringer

Et selon la NOAA, les six premiers mois de 2017, qui ne sont pas analysés dans le rapport, battent également le record de chaleur.

Le document est publié une semaine après l’officialisation de la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris.

Le changement climatique est l’un des problèmes les plus pressants auxquels l’humanité et la vie sur Terre doivent faire face. Les auteurs du rapport sur le climat publié jeudi

Températures records au Mexique et en Inde, vague de chaleur meurtrière en Asie, glaces couvrant la plus faible superficie dans l’Arctique depuis 37 ans, multiplication des tempêtes tropicales… l’étude regorge de statistiques peu encourageantes.

Fuiter pour éviter le bâillon

Aux États-Unis, le New York Times a publié cette semaine une autre étude sur le climat, cette fois rédigée par 13 agences fédérales.

Ce rapport détaille l’impact des changements climatiques sur les États-Unis, où les températures moyennes ont fortement augmenté ces dernières décennies, battant un record vieux de 1500 ans.

Le document, qui n’a pas été rendu public, pas plus qu’il n’a reçu l’imprimatur de la Maison-Blanche, a été donné au quotidien new-yorkais par peur de la censure.

L’administration Trump maintient que la contribution humaine au changement climatique n’est pas démontrée.

http://ici.radio-canada.ca

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L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»


 

Changer les mots « changement climatique  » et « gaz à effet de serre » pour d’autres mots par Donald Trump est grotesque. Censurer les termes que les scientifiques utilisent pour donner l’état de l’environnement ne fait que mettre la brouille dans le cerveau des gens, alors qu’il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir ces changements autant par la météorologie, que la faune et la flore qu’elle soit terrestre ou marine
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L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»

 

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Guardian

Les employés d’une agence du département de l’Agriculture ont pour consigne de parler désormais d’«extrême météorologique».

Finalement, Donald Trump a une solution au changement climatique: ne pas en parler. Une série d’e-mails publiés le 7 août 2017 par le Guardianrévèle que le nouveau président souhaite empêcher les employés du service de conservation des ressources naturelles (NRCS), une agence fédérale du département de l’Agriculture, de parler de «changement climatique», une notion qu’il abhorre.

Bianca Moebius-Clune, en charge de la santé des sols au NRCS, présente dans un e-mail daté du 16 février 2017 la liste des expressions interdites et les termes à leur substituer. D’après les indications, le «changement climatique» doit être remplacé par des «extrêmes météorologiques» et au lieu de parler de «réduction des gaz à effet de serre» –principale cause du réchauffement climatique–, les employés du NRCS doivent préférer «la création de matière organique provenant du sol».

Moebius-Clune affirme que «la modélisation ne change pas, juste la manière de parler» et insiste sur la nécessité d’être discret quand aux changements de ces règles sémantiques.

Une «censure sur la science»

Rapidement, les employés du NRCS sont perturbés par ces nouvelles consignes. L’un d’entre eux, dans un e-mail également daté du 16 février, fait part de sa confusion à Jimmy Bramblett, chef de programme au NRCS:

«J’aimerais savoir quels sont les termes corrects dont je dois me servir à la place du changement climatique et du carbone… Je veux m’assurer d’utiliser la terminologie exacte approuvée par l’Agence.»

Certains membres de l’agence n’étaient pas d’accord avec l’idée de censurer ces termes et l’un d’entre eux a affirmé, le 5 juillet 2017, qu’il «garderait le langage tel quel» pour «maintenir l’intégrité scientifique du travail».

«Ces documents révèlent la censure qu’exerce Trump sur la science», a déploré Meg Townsend, juriste gouvernementale au Centre de la Diversité Biologique.

«Le fait qu’une agence fédérale censée informer sur l’air, l’eau et les sols sur lesquels reposent la santé de la nation, doive se conformer à la rhétorique anti-science de l’administration Trump est dangereux pour les États-Unis.»

Le combat perpétuel de Trump

Donald Trump a remis en question la véracité du changement climatique à de multiples reprises. En novembre 2012, il affirmait qu’il s’agissait d’une blague des Chinois visant à rendre l’industrie américaine moins compétitive. Il s’est également prononcé en faveur de nouvelles exploitations énergies fossiles et a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris.

Des folies face auxquelles les scientifiques américains –que Trump a allègrement critiqué à de multiples reprises– ne veulent pas rester les bras croisés. Le 7 août, une copie d’un rapport scientifique réalisé par 13 agences fédérales et dont la publication dépendait de l’accord de Trump a fuité et été publié sur le site du New York Times. Le Rapport spécial sur la science du climat avait toutes les chances d’être censuré par le président  puisqu’il démontre que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement climatique.

http://www.slate.fr/

467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


Grâce aux satellites Google, les scientifiques ont découvert une multitude de forêts qui laisse à penser que les zones arides ont un grand potentiel ainsi que la restauration des forêts
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467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


 

Voilà une nouvelle à laquelle personne ne s’attendait : la Terre abriterait 467 millions d’hectares de forêts dont on ignorait totalement l’existence. Une découverte spectaculaire qui pourrait bousculer les perspectives écologiques à venir, et dans le bon sens !

Explications.

Source : Shutterstock

Missionnés par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (la FAO), les scientifiques à l’origine de cette enquête ont notamment eu accès aux données satellites de Google. Ce qu’ils ont découvert a dépassé toutes leurs espérances.

L’objectif initial était d’établir un nouveau recensement des forêts, plus précis, dans les zones arides de notre planète. Conclusion : ces territoires accueilleraient 1 079 millions d’hectares de forêt, soit 467 de plus que ce qu’affirmaient les précédentes estimations !

Source : Shutterstock

À l’échelle du globe, ce chiffre correspond toute de même « à une augmentation de la superficie mondiale des forêts d’au moins 9%… »

Les scientifiques s’attendaient à toutes les conclusions, mais certainement pas à celle-là. Jean-François Bastin, chercheur belge au sein de la FAO et collaborateur scientifique de l’Université libre de Belgique :

« J’étais le premier étonné de ces estimations. C’est en effet surprenant de mettre encore en évidence aujourd’hui des superficies de forêt non rapportées précédemment pour une surface équivalente à la forêt amazonienne »

Source : Shutterstock

Comme le souligne un communiqué diffusé le 12 mai 2017 par l’Université libre de Belgique, certaines régions du monde ont été particulièrement riches en surprises :

« Les différences sont particulièrement importantes en Afrique où les chiffres sont doublés. »

Mais, au delà de son aspect éminemment spectaculaire, cette découverte est surtout synonyme de nouvelles perspectives pour la recherche et l’écologie, comme le souligne Jean-François Bastin :

« En révélant le réel potentiel des zones arides en termes de couverture forestière, nos résultats et notre méthode apportent de nouvelles informations pour mieux comprendre les incertitudes actuelles dans le bilan carbone de la planète, et permettent le développement d’actions nouvelles pour la conservation et la restauration des forêts, et par conséquent, pour la lutte contre la désertification et le . »

Source : Shutterstock

Autrement dit, ces forêts immenses devraient amener les scientifiques à reconsidérer deux points essentiels : d’une part, la capacité des terres arides à accueillir de nouvelles forêts et, d’autre part, la quantité de gaz à effet de serre que la Terre, grâce à ses arbres, est capable de capter…

http://positivr.fr/

En 2100, les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud


C’est clair que le réchauffement climatique est engagé à un non-retour parce que nous n’avons pas réagi à temps. En 2100, nous serons plus là pour la plus part, est-ce une raison pour laisser aller les choses ? Nos enfants et petits enfants vont récolter notre inaction et ils paieront très cher pour supporter des chaleurs intenses
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En 2100, les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud

 

En 2100, les trois quarts de l'humanité risquent de mourir de chaud

En 2000, le seuil fatidique de température et d’humidité a été franchi pendant au moins vingt jours, sur 13 % de la surface du globe.

© HALEY/SIPA

Lise Loumé

Spécialiste santé au pôle digital de Sciences et Avenir

Un tiers de l’humanité est actuellement exposé à des vagues de chaleur potentiellement mortelles, révèle une étude. Et si rien ne change, d’ici la fin du siècle, la situation sera bien pire…

C’est une étude qui a de quoi faire effrayer, après la décision de Donald Trump, début juin 2017, de quitter l’accord de Paris : si les émissions de carbone continuent d’augmenter au rythme actuel, 74 % de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur potentiellement mortelles d’ici 2100 ! Un véritable « coup de massue » annoncé par des chercheurs de l’Université d’Hawaii, à Manoa, dans la revue Nature Climate Change.

« Et même si les émissions de gaz à effet de serre se réduisaient de manière drastique d’ici la fin du siècle, 48 % la population humaine mondiale serait tout de même touchée », ajoutent les chercheurs dans un communiqué. Actuellement, c’est déjà un individu sur trois qui risque de « mourir de chaud »… 

 

Une chaleur potentiellement mortelle pendant 20 jours

Pour parvenir à ce constat terrible, l’équipe de chercheurs a examiné la littérature scientifique pour repérer les cas de mortalité supplémentaire associés à 783 épisodes de chaleur, entre 1980 et 2014 : par exemple, la canicule de 2003, qui a provoqué une surmortalité de 70.000 personnes en Europe (15.000 rien qu’en France), celle de Moscou en 2010 (touchant 10.000 personnes), celle de Chicago en 1995 (700 personnes)… Au total, les vagues de chaleur recensées dans l’étude incluent 164 villes localisées dans 36 pays.

Les chercheurs ont croisé ces données avec les différents paramètres météorologiques enregistrées lors de ces épisodes de canicule : la température de l’air, le taux d’humidité, la vitesse du vent… Ils en ont déduit que le couple température-humidité était le facteur déterminant à rendre une vague de chaleur « potentiellement mortelle ». Au-delà d’un certain seuil, la capacité de thermorégulation de l’organisme (maintenant une température autour de 37°C) est altérée, au risque de provoquer chez l’individu un état d’hyperthermie. En 2000, le seuil fatidique de température et d’humidité a été franchi pendant au moins vingt jours sur 13 % environ de la surface du globe, où vit 30 % de la population mondiale.

Et dans le futur ? Tout dépendra de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. Dans le scénario le plus optimiste du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ces rejets carbonés auront été réduits de manière drastique au point de limiter le réchauffement à 1°C à la fin du siècle. Dans ces conditions, la zone à risque s’étendrait sur 27 % du globe et concernerait 48 % des 11 milliards de Terriens. Si, au contraire, l’on se base sur le scénario le plus pessimiste, dans lequel les gaz à effets de serre continuent d’augmenter au rythme actuel, le réchauffement moyen monte à 3,7 °C en 2100, 47 % du territoire sera touché, soit 74 % des individus.

« Il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible »

Toutes les régions du monde ne sont pas concernées de manière égale. Bien que les modèles des climatologues prévoient des hausses de température plus marquées dans les hautes latitudes,

« les régions tropicales sont exposées toute l’année à des températures et une humidité élevées, alors que pour les latitudes plus au nord, le risque d’un épisode de chaleur potentiellement mortel se limite à l’été », précisent les chercheurs.

En revanche, partout dans le monde, le vieillissement de la population aggrave la menace, de plus que la concentration croissante des individus dans les zones urbaines, sujettes aux phénomènes d’îlots de chaleur (concentrations de chaleur liées à l’absence de nature). Les chercheurs ont rendu leurs données disponibles sur un site web qui permet de connaître, ville par ville, le nombre de jours dans une année où le couple température-humidité est au-delà seuil critique. Dans le pire scénario du GIEC, ce pallier sera dépassé pendant six jours en France métropolitaine, 53 jours à New York, et… tous les jours à Cayenne !

Bien entendu, beaucoup d’incertitudes demeurent quand à l’évolution démographique et urbanistique du monde jusqu’en 2100, ainsi que sur l’adoption de politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Mais les chercheurs espèrent que leurs travaux permettent de voir émerger une prise de conscience sur l’urgence pour les régions tropicales, alors qu’actuellement,

« c’est le réchauffement des pôles qui demeure le changement climatique le plus emblématique », note Iain Caldwell, co-auteur de ces travaux. « En ce qui concerne les vagues de chaleur, nous sommes à court d’options pour l’avenir, il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible, alerte Camilo Mora, autre co-auteur de l’étude. Beaucoup de personnes paient déjà le « prix ultime », et la situation pourrait être bien pire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduites. »

https://www.sciencesetavenir.fr/

Des chercheurs canadiens tentent de réduire les pets des vaches grâce à la génétique


Je trouve que c’est un peu exagéré de changer la nature des vaches en plus de vouloir limiter leurs flatulences, à cause des émissions de gaz. Ils veulent aussi faire des super vaches pour donner plus de lait Je crois qu’on est mieux de s’attaquer a ce que nous causons comme pollution qui ferait un net avantage que les pets de vaches
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Des chercheurs canadiens tentent de réduire les pets des vaches grâce à la génétique

 

COWS

  • HuffPost Québec  |  Par Sarah Daoust-Braun

Faire moins péter les vaches. C’est le défi en apparence bien insolite que s’est lancé une équipe de chercheurs canadiens.

Les scientifiques Filippo Miglior de l’Université de Guelph en Ontario et Paul Stothard de l’Université de l’Alberta souhaitent diminuer les flatulences de ces gros mammifères pour une raison bien noble: réduire l’empreinte écologique de l’industrie laitière.

Mine de rien, l’élevage boivin est responsable d’environ 9,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Les pets des vaches sont chargés de méthane qui est un puissant gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Le projet recherche, lancé en 2015 grâce à Génome Canada et qui devrait s’étaler sur 10 ans, tente de déterminer les vaches qui émettent le moins de méthane et les gènes qui sont derrières cette particularité.

Une fois les gènes identifiés, on souhaite séquencer de nouvelles bêtes «plus vertes» qui possèdent ces caractéristiques génétiques. Sur les 10 000 vaches participantes, les chercheurs ont réussi à identifier 80 gènes responsables de la faible production de méthane de l’animal, mais aussi ceux liés à sa santé et à ses besoins en nourriture, ont-ils précisé à The Wired.

«L’empreinte environnementale de l’industrie laitière diminuera aussi, en raison entre autres de la diminution des émissions de méthane, mais également parce que des animaux qui absorbent mieux les aliments produisent moins de fumier», explique-t-on dans la description du projet.

Bien entendu, l’objectif derrière tout cela est aussi économique. Les données recueillies favoriseront la sélection de «super vaches» qui permettront également aux producteurs d’augmenter leur production laitière.

Les scientifiques peuvent compter sur la collaboration de laboratoires aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Danemark, en Australie et en Suisse pour mener à bien leur projet.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Les extrêmes météo et le climat


Aujourd’hui, il a fait beau et doux, mais ce n’était pas le cas depuis plusieurs jours, le vent, de grands froids et pour finir une tempête de neige gigantesque qui a fait des morts tellement que les accumulations ont été spectaculaires surtout dans certaines régions du Québec. Cela peut paraitre un peu bizarre quand on ne fait que parler du réchauffement climatique et malheureusement, ce sont des atouts pour les climatospectiques qui distribuent l’argent pour les programmes de protection de l’environnement, comme on le voit présentement avec Donald Trump qui fait un vrai fiasco avec l’environnement, Ce n’est pas une bonne nouvelle pour personne
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Les extrêmes météo et le climat

 

Lendemain de tempête à Montréal

Lendemain de tempête à Montréal Photo : La Presse canadienne/Graham Hughes

Une vague de froid sibérien, suivie d’une fameuse tempête de neige. L’actualité météo des derniers jours n’a pas manqué de temps forts. Et comme chaque fois que l’hiver nous tape dessus à froids raccourcis, la vieille blague du « vous-repasserez-pour-le-réchauffement-climatique » est ressortie.

Un texte de Yanick Villedieu, animateur de l’émission Les années lumière

Tant qu’elle est dite sur le ton de la boutade, la phrase fait sourire. Mais dans la tête de plusieurs personnes, la phrase en question a valeur de vérité. Après tout, rien de plus contre-intuitif que de parler de réchauffement climatique quand on gèle, quand des personnes restent coincées dans leur véhicule et même en meurent, ou simplement quand on manie la pelle à neige à qui mieux mieux. Un animateur d’une radio privée de Québec, Éric Duhaime, a par exemple commenté un article du Journal de Québec intitulé « Un record de froid vieux de 45 ans battu à Québec ». Sur sa page Facebook, l’animateur a lancé « À quand le réchauffement climatique ??? ».

On pourrait s’amuser d’un tel commentaire, tant il est démagogique et usé. Ou croire que son auteur est un pince-sans-rire, mais son penchant pour les thèses climatosceptiques ne porte pas à croire qu’il faisait de l’humour. On pourrait aussi remarquer que la science n’est pas toujours facile à comprendre, justement parce qu’elle est souvent contre-intuitive. On pourrait aussi tout simplement répondre qu’il ne faut pas avoir inventé le bouton à quatre trous pour confondre le temps qu’il fait avec le climat, et la météorologie avec la climatologie.

On pourrait rire, effectivement, de cet entêtement à refuser les données de la science et la solidité du consensus des scientifiques du climat. Mais il faut rester vigilant. Les arguments climatosceptiques font encore mouche dans une partie de la population. Ils contribuent à repousser des décisions salutaires, et nécessaires, pour l’avenir de la planète. Ils confortent certains politiciens dans leur opposition aux mesures qu’il faut prendre, et rapidement, pour limiter les dégâts annoncés à cause des changements climatiques.

Ces arguments, surtout, peuvent contribuer à amener au pouvoir des politiciens ouvertement climatosceptiques et, du même coup, résolument opposés à tout ce qui s’appelle protection de l’environnement. On l’a vu aux États-Unis avec l’élection de Donald Trump, qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de choisir un climatosceptique endurci, Scott Pruitt, pour diriger l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement.

Il y a quelques jours, Scott Pruitt a déclaré sur les ondes d’une chaîne de télévision qu’il ne croit pas que le CO2 a un rôle important dans le climat. Parce que, selon lui, il y aurait « un énorme désaccord » quant à l’impact des activités humaines sur le climat.

Or, ce désaccord n’existe pas. Les scientifiques du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, s’entendent pour faire des émissions de CO2 causées par l’humain, ainsi que d’autres gaz à effet de serre, la cause principale des changements climatiques en cours. L’EPA a formellement reconnu la même chose en 2009. Même de grandes compagnies pétrolières comme Exxon Mobil et Shell en conviennent.

Pas Scott Pruitt qui, de plus, plaide ouvertement pour la disparition de l’agence qu’il dirige. Il s’est bien sûr entouré de responsables tout aussi climatosceptiques et anti-réglementations environnementales que lui.

L’un d’entre eux a déjà déclaré que « le réchauffement climatique est la plus grande fraude de l’histoire de la science ».

Un peu plus d’un mois après être entré en fonction, le nouveau patron de l’EPA a déjà une feuille de route catastrophique. Et pas seulement pour les Américains, pour nous aussi. Il a mis en branle la déréglementation de la protection des eaux et veut sabrer le programme de protection des Grands Lacs, qui sont, soit dit en passant, aussi canadiens qu’américains. Il a arrêté un programme de collecte de données sur les émissions de méthane des puits de pétrole et de gaz. Il s’apprête à déréglementer les émissions polluantes des centrales au charbon. Il va diminuer les exigences sur les normes de consommation, donc d’émissions, des véhicules. Sans compter que la Maison-Blanche propose de réduire le budget de l’EPA de 31 %, et de diminuer son personnel de plus de 20 %.

Voilà pourquoi, quand le froid et la neige nous frappent durement, à quelques jours du printemps, il faut se rappeler que les extrêmes météo sont et seront favorisées par le changement climatique. Et pourquoi, aussi, il n’est pas bon non plus de faire des blagues sur le réchauffement climatique, qui serait en fait un refroidissement. Car il y a toujours des gens, des animateurs de radio et des politiciens qui prennent ces blagues au sérieux. Malheureusement pour nous. Et malheureusement pour notre planète.

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L’Homme largement responsable du recul de la banquise arctique


La banquise de l’Arctique fond trop vite, et cette rapidité est liée fortement aux changements climatiques et l’homme est responsable à plus de 50 % à cause des gaz à effets de serre. Et pourtant, cela fait plusieurs décennies que les scientifiques averties des risques que nous prenons si nous ne changeons …
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L’Homme largement responsable du recul de la banquise arctique

 

Au final, l'homme, via ses émissions de gaz... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/FOURNIE PAR LA NASA)

Au final, l’homme, via ses émissions de gaz à effet de serre, est responsable pour 50 à 70 % de la perte des glaces arctiques, soulignent des chercheurs américains.

PHOTO ARCHIVES REUTERS/FOURNIE PAR LA NASA

 

Agence France-Presse
PARIS

Le recul de la banquise arctique en été est lié, pour 30 à 50 %, à la variabilité naturelle de l’atmosphère, en plus du réchauffement climatique dû aux activités humaines, selon une étude parue lundi dans Nature Climate Change.

Ces chercheurs américains, qui ont analysé et modélisé la situation depuis 1979, ont voulu mesurer la part de l’homme et la part des variations naturelles dans le déclin exceptionnellement rapide des glaces.

Selon eux, jusqu’à 60 % du retrait de la banquise s’explique par des changements de circulation atmosphérique l’été en haute latitude, eux-mêmes liés pour 70 % à des causes naturelles, non humaines.

Ce qui signifie au final que l’homme, via ses émissions de gaz à effet de serre, est responsable pour 50 à 70 % de la perte des glaces arctiques, soulignent ces recherches.

« La variabilité naturelle domine les tendances dans la circulation [de l’atmosphère] en Arctique, et pourrait ainsi être responsable pour environ 30 à 50 % du déclin global de la banquise en septembre, depuis 1979 », notent les chercheurs.

« Nous savons depuis longtemps que le déclin de la banquise de l’Arctique, dû au réchauffement global, est renforcé par l’influence de la variabilité naturelle du système climatique », souligne Ed Blockey, du Met Office britannique dans un commentaire au Science Media Centre de Londres.

« Cette étude s’attache à quantifier cette variabilité […] ce qui est essentiel pour comprendre les changements », ajoute-t-il.

Pour Chris Rapley, climatologue au University College de Londres, ces résultats expliquent en partie pourquoi « les modèles climatiques ont toujours sous-estimé le déclin » de la banquise : la part des facteurs naturels.

« Que la variabilité de l’atmosphère en Arctique puisse être connectée à des changements dans le Pacifique, par exemple, montre bien la complexité du système mondial océan-atmosphère-glace et sa capacité à nous réserver des surprises. Cela renforce l’argument de la prudence, en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre », ajoute le scientifique.

La banquise est essentielle à la survie d’espèces. Cette surface blanche contribue aussi à freiner le réchauffement en renvoyant le rayonnement solaire vers l’espace, et empêche la chaleur de l’océan de tiédir l’air.

En Arctique la tendance au recul est nette, et si rien ne venait infléchir le réchauffement, la région se retrouverait sans banquise d’été d’ici le milieu du siècle, estiment les scientifiques.

En 2016 encore, la région a connu ses 12 mois les plus chauds depuis le début des relevés en 1900.

http://www.lapresse.ca/