467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


Grâce aux satellites Google, les scientifiques ont découvert une multitude de forêts qui laisse à penser que les zones arides ont un grand potentiel ainsi que la restauration des forêts
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467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


 

Voilà une nouvelle à laquelle personne ne s’attendait : la Terre abriterait 467 millions d’hectares de forêts dont on ignorait totalement l’existence. Une découverte spectaculaire qui pourrait bousculer les perspectives écologiques à venir, et dans le bon sens !

Explications.

Source : Shutterstock

Missionnés par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (la FAO), les scientifiques à l’origine de cette enquête ont notamment eu accès aux données satellites de Google. Ce qu’ils ont découvert a dépassé toutes leurs espérances.

L’objectif initial était d’établir un nouveau recensement des forêts, plus précis, dans les zones arides de notre planète. Conclusion : ces territoires accueilleraient 1 079 millions d’hectares de forêt, soit 467 de plus que ce qu’affirmaient les précédentes estimations !

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À l’échelle du globe, ce chiffre correspond toute de même « à une augmentation de la superficie mondiale des forêts d’au moins 9%… »

Les scientifiques s’attendaient à toutes les conclusions, mais certainement pas à celle-là. Jean-François Bastin, chercheur belge au sein de la FAO et collaborateur scientifique de l’Université libre de Belgique :

« J’étais le premier étonné de ces estimations. C’est en effet surprenant de mettre encore en évidence aujourd’hui des superficies de forêt non rapportées précédemment pour une surface équivalente à la forêt amazonienne »

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Comme le souligne un communiqué diffusé le 12 mai 2017 par l’Université libre de Belgique, certaines régions du monde ont été particulièrement riches en surprises :

« Les différences sont particulièrement importantes en Afrique où les chiffres sont doublés. »

Mais, au delà de son aspect éminemment spectaculaire, cette découverte est surtout synonyme de nouvelles perspectives pour la recherche et l’écologie, comme le souligne Jean-François Bastin :

« En révélant le réel potentiel des zones arides en termes de couverture forestière, nos résultats et notre méthode apportent de nouvelles informations pour mieux comprendre les incertitudes actuelles dans le bilan carbone de la planète, et permettent le développement d’actions nouvelles pour la conservation et la restauration des forêts, et par conséquent, pour la lutte contre la désertification et le . »

Source : Shutterstock

Autrement dit, ces forêts immenses devraient amener les scientifiques à reconsidérer deux points essentiels : d’une part, la capacité des terres arides à accueillir de nouvelles forêts et, d’autre part, la quantité de gaz à effet de serre que la Terre, grâce à ses arbres, est capable de capter…

http://positivr.fr/

En 2100, les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud


C’est clair que le réchauffement climatique est engagé à un non-retour parce que nous n’avons pas réagi à temps. En 2100, nous serons plus là pour la plus part, est-ce une raison pour laisser aller les choses ? Nos enfants et petits enfants vont récolter notre inaction et ils paieront très cher pour supporter des chaleurs intenses
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En 2100, les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud

 

En 2100, les trois quarts de l'humanité risquent de mourir de chaud

En 2000, le seuil fatidique de température et d’humidité a été franchi pendant au moins vingt jours, sur 13 % de la surface du globe.

© HALEY/SIPA

Lise Loumé

Spécialiste santé au pôle digital de Sciences et Avenir

Un tiers de l’humanité est actuellement exposé à des vagues de chaleur potentiellement mortelles, révèle une étude. Et si rien ne change, d’ici la fin du siècle, la situation sera bien pire…

C’est une étude qui a de quoi faire effrayer, après la décision de Donald Trump, début juin 2017, de quitter l’accord de Paris : si les émissions de carbone continuent d’augmenter au rythme actuel, 74 % de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur potentiellement mortelles d’ici 2100 ! Un véritable « coup de massue » annoncé par des chercheurs de l’Université d’Hawaii, à Manoa, dans la revue Nature Climate Change.

« Et même si les émissions de gaz à effet de serre se réduisaient de manière drastique d’ici la fin du siècle, 48 % la population humaine mondiale serait tout de même touchée », ajoutent les chercheurs dans un communiqué. Actuellement, c’est déjà un individu sur trois qui risque de « mourir de chaud »… 

 

Une chaleur potentiellement mortelle pendant 20 jours

Pour parvenir à ce constat terrible, l’équipe de chercheurs a examiné la littérature scientifique pour repérer les cas de mortalité supplémentaire associés à 783 épisodes de chaleur, entre 1980 et 2014 : par exemple, la canicule de 2003, qui a provoqué une surmortalité de 70.000 personnes en Europe (15.000 rien qu’en France), celle de Moscou en 2010 (touchant 10.000 personnes), celle de Chicago en 1995 (700 personnes)… Au total, les vagues de chaleur recensées dans l’étude incluent 164 villes localisées dans 36 pays.

Les chercheurs ont croisé ces données avec les différents paramètres météorologiques enregistrées lors de ces épisodes de canicule : la température de l’air, le taux d’humidité, la vitesse du vent… Ils en ont déduit que le couple température-humidité était le facteur déterminant à rendre une vague de chaleur « potentiellement mortelle ». Au-delà d’un certain seuil, la capacité de thermorégulation de l’organisme (maintenant une température autour de 37°C) est altérée, au risque de provoquer chez l’individu un état d’hyperthermie. En 2000, le seuil fatidique de température et d’humidité a été franchi pendant au moins vingt jours sur 13 % environ de la surface du globe, où vit 30 % de la population mondiale.

Et dans le futur ? Tout dépendra de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. Dans le scénario le plus optimiste du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ces rejets carbonés auront été réduits de manière drastique au point de limiter le réchauffement à 1°C à la fin du siècle. Dans ces conditions, la zone à risque s’étendrait sur 27 % du globe et concernerait 48 % des 11 milliards de Terriens. Si, au contraire, l’on se base sur le scénario le plus pessimiste, dans lequel les gaz à effets de serre continuent d’augmenter au rythme actuel, le réchauffement moyen monte à 3,7 °C en 2100, 47 % du territoire sera touché, soit 74 % des individus.

« Il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible »

Toutes les régions du monde ne sont pas concernées de manière égale. Bien que les modèles des climatologues prévoient des hausses de température plus marquées dans les hautes latitudes,

« les régions tropicales sont exposées toute l’année à des températures et une humidité élevées, alors que pour les latitudes plus au nord, le risque d’un épisode de chaleur potentiellement mortel se limite à l’été », précisent les chercheurs.

En revanche, partout dans le monde, le vieillissement de la population aggrave la menace, de plus que la concentration croissante des individus dans les zones urbaines, sujettes aux phénomènes d’îlots de chaleur (concentrations de chaleur liées à l’absence de nature). Les chercheurs ont rendu leurs données disponibles sur un site web qui permet de connaître, ville par ville, le nombre de jours dans une année où le couple température-humidité est au-delà seuil critique. Dans le pire scénario du GIEC, ce pallier sera dépassé pendant six jours en France métropolitaine, 53 jours à New York, et… tous les jours à Cayenne !

Bien entendu, beaucoup d’incertitudes demeurent quand à l’évolution démographique et urbanistique du monde jusqu’en 2100, ainsi que sur l’adoption de politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Mais les chercheurs espèrent que leurs travaux permettent de voir émerger une prise de conscience sur l’urgence pour les régions tropicales, alors qu’actuellement,

« c’est le réchauffement des pôles qui demeure le changement climatique le plus emblématique », note Iain Caldwell, co-auteur de ces travaux. « En ce qui concerne les vagues de chaleur, nous sommes à court d’options pour l’avenir, il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible, alerte Camilo Mora, autre co-auteur de l’étude. Beaucoup de personnes paient déjà le « prix ultime », et la situation pourrait être bien pire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduites. »

https://www.sciencesetavenir.fr/

Des chercheurs canadiens tentent de réduire les pets des vaches grâce à la génétique


Je trouve que c’est un peu exagéré de changer la nature des vaches en plus de vouloir limiter leurs flatulences, à cause des émissions de gaz. Ils veulent aussi faire des super vaches pour donner plus de lait Je crois qu’on est mieux de s’attaquer a ce que nous causons comme pollution qui ferait un net avantage que les pets de vaches
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Des chercheurs canadiens tentent de réduire les pets des vaches grâce à la génétique

 

COWS

  • HuffPost Québec  |  Par Sarah Daoust-Braun

Faire moins péter les vaches. C’est le défi en apparence bien insolite que s’est lancé une équipe de chercheurs canadiens.

Les scientifiques Filippo Miglior de l’Université de Guelph en Ontario et Paul Stothard de l’Université de l’Alberta souhaitent diminuer les flatulences de ces gros mammifères pour une raison bien noble: réduire l’empreinte écologique de l’industrie laitière.

Mine de rien, l’élevage boivin est responsable d’environ 9,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Les pets des vaches sont chargés de méthane qui est un puissant gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Le projet recherche, lancé en 2015 grâce à Génome Canada et qui devrait s’étaler sur 10 ans, tente de déterminer les vaches qui émettent le moins de méthane et les gènes qui sont derrières cette particularité.

Une fois les gènes identifiés, on souhaite séquencer de nouvelles bêtes «plus vertes» qui possèdent ces caractéristiques génétiques. Sur les 10 000 vaches participantes, les chercheurs ont réussi à identifier 80 gènes responsables de la faible production de méthane de l’animal, mais aussi ceux liés à sa santé et à ses besoins en nourriture, ont-ils précisé à The Wired.

«L’empreinte environnementale de l’industrie laitière diminuera aussi, en raison entre autres de la diminution des émissions de méthane, mais également parce que des animaux qui absorbent mieux les aliments produisent moins de fumier», explique-t-on dans la description du projet.

Bien entendu, l’objectif derrière tout cela est aussi économique. Les données recueillies favoriseront la sélection de «super vaches» qui permettront également aux producteurs d’augmenter leur production laitière.

Les scientifiques peuvent compter sur la collaboration de laboratoires aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Danemark, en Australie et en Suisse pour mener à bien leur projet.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Les extrêmes météo et le climat


Aujourd’hui, il a fait beau et doux, mais ce n’était pas le cas depuis plusieurs jours, le vent, de grands froids et pour finir une tempête de neige gigantesque qui a fait des morts tellement que les accumulations ont été spectaculaires surtout dans certaines régions du Québec. Cela peut paraitre un peu bizarre quand on ne fait que parler du réchauffement climatique et malheureusement, ce sont des atouts pour les climatospectiques qui distribuent l’argent pour les programmes de protection de l’environnement, comme on le voit présentement avec Donald Trump qui fait un vrai fiasco avec l’environnement, Ce n’est pas une bonne nouvelle pour personne
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Les extrêmes météo et le climat

 

Lendemain de tempête à Montréal

Lendemain de tempête à Montréal Photo : La Presse canadienne/Graham Hughes

Une vague de froid sibérien, suivie d’une fameuse tempête de neige. L’actualité météo des derniers jours n’a pas manqué de temps forts. Et comme chaque fois que l’hiver nous tape dessus à froids raccourcis, la vieille blague du « vous-repasserez-pour-le-réchauffement-climatique » est ressortie.

Un texte de Yanick Villedieu, animateur de l’émission Les années lumière

Tant qu’elle est dite sur le ton de la boutade, la phrase fait sourire. Mais dans la tête de plusieurs personnes, la phrase en question a valeur de vérité. Après tout, rien de plus contre-intuitif que de parler de réchauffement climatique quand on gèle, quand des personnes restent coincées dans leur véhicule et même en meurent, ou simplement quand on manie la pelle à neige à qui mieux mieux. Un animateur d’une radio privée de Québec, Éric Duhaime, a par exemple commenté un article du Journal de Québec intitulé « Un record de froid vieux de 45 ans battu à Québec ». Sur sa page Facebook, l’animateur a lancé « À quand le réchauffement climatique ??? ».

On pourrait s’amuser d’un tel commentaire, tant il est démagogique et usé. Ou croire que son auteur est un pince-sans-rire, mais son penchant pour les thèses climatosceptiques ne porte pas à croire qu’il faisait de l’humour. On pourrait aussi remarquer que la science n’est pas toujours facile à comprendre, justement parce qu’elle est souvent contre-intuitive. On pourrait aussi tout simplement répondre qu’il ne faut pas avoir inventé le bouton à quatre trous pour confondre le temps qu’il fait avec le climat, et la météorologie avec la climatologie.

On pourrait rire, effectivement, de cet entêtement à refuser les données de la science et la solidité du consensus des scientifiques du climat. Mais il faut rester vigilant. Les arguments climatosceptiques font encore mouche dans une partie de la population. Ils contribuent à repousser des décisions salutaires, et nécessaires, pour l’avenir de la planète. Ils confortent certains politiciens dans leur opposition aux mesures qu’il faut prendre, et rapidement, pour limiter les dégâts annoncés à cause des changements climatiques.

Ces arguments, surtout, peuvent contribuer à amener au pouvoir des politiciens ouvertement climatosceptiques et, du même coup, résolument opposés à tout ce qui s’appelle protection de l’environnement. On l’a vu aux États-Unis avec l’élection de Donald Trump, qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de choisir un climatosceptique endurci, Scott Pruitt, pour diriger l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement.

Il y a quelques jours, Scott Pruitt a déclaré sur les ondes d’une chaîne de télévision qu’il ne croit pas que le CO2 a un rôle important dans le climat. Parce que, selon lui, il y aurait « un énorme désaccord » quant à l’impact des activités humaines sur le climat.

Or, ce désaccord n’existe pas. Les scientifiques du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, s’entendent pour faire des émissions de CO2 causées par l’humain, ainsi que d’autres gaz à effet de serre, la cause principale des changements climatiques en cours. L’EPA a formellement reconnu la même chose en 2009. Même de grandes compagnies pétrolières comme Exxon Mobil et Shell en conviennent.

Pas Scott Pruitt qui, de plus, plaide ouvertement pour la disparition de l’agence qu’il dirige. Il s’est bien sûr entouré de responsables tout aussi climatosceptiques et anti-réglementations environnementales que lui.

L’un d’entre eux a déjà déclaré que « le réchauffement climatique est la plus grande fraude de l’histoire de la science ».

Un peu plus d’un mois après être entré en fonction, le nouveau patron de l’EPA a déjà une feuille de route catastrophique. Et pas seulement pour les Américains, pour nous aussi. Il a mis en branle la déréglementation de la protection des eaux et veut sabrer le programme de protection des Grands Lacs, qui sont, soit dit en passant, aussi canadiens qu’américains. Il a arrêté un programme de collecte de données sur les émissions de méthane des puits de pétrole et de gaz. Il s’apprête à déréglementer les émissions polluantes des centrales au charbon. Il va diminuer les exigences sur les normes de consommation, donc d’émissions, des véhicules. Sans compter que la Maison-Blanche propose de réduire le budget de l’EPA de 31 %, et de diminuer son personnel de plus de 20 %.

Voilà pourquoi, quand le froid et la neige nous frappent durement, à quelques jours du printemps, il faut se rappeler que les extrêmes météo sont et seront favorisées par le changement climatique. Et pourquoi, aussi, il n’est pas bon non plus de faire des blagues sur le réchauffement climatique, qui serait en fait un refroidissement. Car il y a toujours des gens, des animateurs de radio et des politiciens qui prennent ces blagues au sérieux. Malheureusement pour nous. Et malheureusement pour notre planète.

http://ici.radio-canada.ca/

L’Homme largement responsable du recul de la banquise arctique


La banquise de l’Arctique fond trop vite, et cette rapidité est liée fortement aux changements climatiques et l’homme est responsable à plus de 50 % à cause des gaz à effets de serre. Et pourtant, cela fait plusieurs décennies que les scientifiques averties des risques que nous prenons si nous ne changeons …
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L’Homme largement responsable du recul de la banquise arctique

 

Au final, l'homme, via ses émissions de gaz... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/FOURNIE PAR LA NASA)

Au final, l’homme, via ses émissions de gaz à effet de serre, est responsable pour 50 à 70 % de la perte des glaces arctiques, soulignent des chercheurs américains.

PHOTO ARCHIVES REUTERS/FOURNIE PAR LA NASA

 

Agence France-Presse
PARIS

Le recul de la banquise arctique en été est lié, pour 30 à 50 %, à la variabilité naturelle de l’atmosphère, en plus du réchauffement climatique dû aux activités humaines, selon une étude parue lundi dans Nature Climate Change.

Ces chercheurs américains, qui ont analysé et modélisé la situation depuis 1979, ont voulu mesurer la part de l’homme et la part des variations naturelles dans le déclin exceptionnellement rapide des glaces.

Selon eux, jusqu’à 60 % du retrait de la banquise s’explique par des changements de circulation atmosphérique l’été en haute latitude, eux-mêmes liés pour 70 % à des causes naturelles, non humaines.

Ce qui signifie au final que l’homme, via ses émissions de gaz à effet de serre, est responsable pour 50 à 70 % de la perte des glaces arctiques, soulignent ces recherches.

« La variabilité naturelle domine les tendances dans la circulation [de l’atmosphère] en Arctique, et pourrait ainsi être responsable pour environ 30 à 50 % du déclin global de la banquise en septembre, depuis 1979 », notent les chercheurs.

« Nous savons depuis longtemps que le déclin de la banquise de l’Arctique, dû au réchauffement global, est renforcé par l’influence de la variabilité naturelle du système climatique », souligne Ed Blockey, du Met Office britannique dans un commentaire au Science Media Centre de Londres.

« Cette étude s’attache à quantifier cette variabilité […] ce qui est essentiel pour comprendre les changements », ajoute-t-il.

Pour Chris Rapley, climatologue au University College de Londres, ces résultats expliquent en partie pourquoi « les modèles climatiques ont toujours sous-estimé le déclin » de la banquise : la part des facteurs naturels.

« Que la variabilité de l’atmosphère en Arctique puisse être connectée à des changements dans le Pacifique, par exemple, montre bien la complexité du système mondial océan-atmosphère-glace et sa capacité à nous réserver des surprises. Cela renforce l’argument de la prudence, en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre », ajoute le scientifique.

La banquise est essentielle à la survie d’espèces. Cette surface blanche contribue aussi à freiner le réchauffement en renvoyant le rayonnement solaire vers l’espace, et empêche la chaleur de l’océan de tiédir l’air.

En Arctique la tendance au recul est nette, et si rien ne venait infléchir le réchauffement, la région se retrouverait sans banquise d’été d’ici le milieu du siècle, estiment les scientifiques.

En 2016 encore, la région a connu ses 12 mois les plus chauds depuis le début des relevés en 1900.

http://www.lapresse.ca/

L’Australie vient de connaitre 205 records météorologiques pendant l’été austral.


L’Australie vient de connaitre 205 records météorologiques pendant l’été austral. Ils ont été touchés par des incendies, des chaleurs extrêmes, des pluies torrentielles et des inondations. Et avec les changements climatiques, cela ne fera qu’empirer
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Météo extrême: été de tous les records en Australie

 

Il y a souvent des feux de forêts... (ARCHIVES REUTERS)

Il y a souvent des feux de forêts durant l’été en Australie mais le changement climatique, en provoquant la hausse des températures de l’air et de l’eau, aggrave les risques.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Sydney

Chaleur intense, incendies de forêts, inondations: les épisodes météorologiques extrêmes se sont multipliés en Australie, qui a connu un été de tous les records. Et le changement climatique va aggraver le phénomène à l’avenir, préviennent les climatologues.

Plus de 205 records météorologiques ont été recensés durant les 90 jours de l’été austral, entre décembre et février, écrit le Climate Council, un organisme indépendant de recherches sur le climat, dans un rapport publié mardi.

Le centre et l’est de l’Australie ont connu des épisodes de chaleur intense et des feux de forêt tandis que l’ouest a été touché par de fortes pluies et des inondations, disent les chercheurs.

«Le changement climatique, provoqué largement par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, aggrave l’intensité des épisodes météorologiques extrêmes», explique le rapport.

«Les jours de chaleur extrême et les vagues de chaleur vont devenir de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses en Australie, ce qui va aggraver les risques pour les infrastructures essentielles (comme l’alimentation électrique), l’économie, le système de santé et l’écosystème».

Selon le rapport semestriel du Bureau de la météorologie (CSIRO) publié en octobre, la température a augmenté d’environ un degré Celsius depuis 1910 sur le continent.

Il y a souvent des feux de forêts durant l’été en Australie mais le changement climatique, en provoquant la hausse des températures de l’air et de l’eau, aggrave les risques.

«En Australie, il est plus difficile de voir l’impact du changement climatique car nous avons un climat de toute façon très varié», a déclaré à l’AFP Will Steffen, scientifique membre du Climate Council. «Mais nos extrêmes sont devenus si extrêmes qu’on peut voir clairement l’influence du changement climatique.»

Ces phénomènes vont empirer «durant les 20 prochaines années», a-t-il poursuivi.

Du fait de sa population relativement faible eu égard à la taille de son territoire (24 millions d’habitants) et de sa très forte dépendance au charbon, l’Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.

Andrew Stock, spécialiste de l’énergie du Climate Council, a relevé pour sa part que les infrastructures énergétiques n’étaient pas adaptées aux épisodes météo extrêmes.

L’État d’Australie méridionale avait été entièrement privé d’électricité l’année dernière à la suite de vents violents et des pluies torrentielles.

http://www.lapresse.ca

Sibérie: cette «porte de l’enfer» qui ne cesse de grandir


Le cratère de Batagaita en Sibérie nommé la porte de l’enfer, continu à grandir à cause de la déforestation qui cause la fonte du pergélisol qui n’aide en rien aux changements climatiques. Par contre, de belle découverte archéologique on plus être misent à jour
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Sibérie: cette «porte de l’enfer» qui ne cesse de grandir

 

Sibérie:

Le cratère de Batagaika en Sibérie.Photo Gentside

Les habitants le surnomment «la porte de l’Enfer» et il suffit de voir les images pour comprendre pourquoi. À l’Est de la Sibérie en Russie, à proximité du bassin de la rivière Yana, la terre semble s’est ouverte en deux, formant un gigantesque cratère au milieu de la forêt: le cratère de Batagaika.

Cette dépression est lié à un phénomène appelé thermokrast. Il est causé par la fonte de la glace du pergélisol. Une fonte qui provoque un tassement du sol et donc des effondrements. D’après les spécialistes, le cratère de Batagaika a commencé à se former dans les années 1960 à cause de la déforestation qui a éliminé les arbres qui protégeaient normalement le sol gelé de la chaleur au cours des mois d’été.

À l’heure actuelle, le cratère géant mesure près d’un kilomètre de long pour 86 mètres de profondeur, faisant de lui l’un des plus grands au monde. Néanmoins, la surveillance constante du cratère réalisée notamment grâce à  des images satellite a révélé qu’il ne cesse de grandir à  une vitesse préoccupante.

UN CRATÈRE QUI GRANDIT UN PEU PLUS CHAQUE ANNÉE

En décembre 2016, des chercheurs allemands ont expliqué lors de la réunion de l’American Geophysical Union que le mur principal du cratère avait grandi de 10 mètres par an, au cours de la dernière décennie. Les années les plus chaudes, la hausse est montée jusqu’à 30 mètres par an. L’équipe pense également qu’un mur latéral du cratère pourrait bientôt atteindre une vallée voisine déjà victime d’érosion.  

«En moyenne sur plusieurs années, nous avons constaté qu’il y a peu d’augmentation ou de diminution de ces taux, c’est en croissance constante», a commenté pour la BBC, Frank Günther de l’Institute Alfred Wegener à Potsdam. «Et une croissance continue signifie que le cratère devient de plus en plus profond chaque année».

Pour les scientifiques, la fonte du pergélisol favorisée par le changement climatique est une cause de préoccupation majeure. D’ailleurs, elle n’est pas observée que dans cette région de la Sibérie. D’autres dépressions bien que plus petites sont également apparues à  d’autres endroits.

Or, la fonte du pergélisol pourrait avoir de sérieuses conséquences comme la libération de gaz à  effet de serre, notamment de dioxyde de carbone, piégé depuis des millénaires dans les glaces. Des gaz qui pourraient à  leur tour favoriser le réchauffement. Toutefois, le cratère de Batagaika présente aussi un grand intérêt pour les scientifiques.

UNE FENÊTRE SUR UN MONDE INCONNU

Au cours des dernières décennies, l’agrandissement du cratère a en effet exposé au jour un monde autrefois inaccessible car gelé en profondeur. Le site est devenu l’un des plus importants du monde pour étudier le pergélisol mais aussi des milliers d’années d’histoire comme le souligne une nouvelle étude publiée dans la revue Quaternary Research.

En 2009, une carcasse de cheval vieille d’environ 4400 ans y a été mise au jour ainsi qu’une carcasse momifiée d’un jeune bison. De précieux éléments qui se sont ajoutés à  d’autres restes notamment de mammouths et de rennes déjà  identifiés sur place. Une expédition récente a toutefois permis d’aboutir à  des découvertes encore plus remarquables.

En se rendant sur place, des scientifiques britanniques ont constaté la présence de couches géologiques très anciennes et ont récolté des échantillons de sol et de végétaux. Les analyses menées suggèrent que ces derniers auraient au moins 200 000 ans, ce qui pourrait permettre de déterminer quels types de forêt et de sol prédominaient à  cette époque, mais pas seulement.

REMONTER DES MILLIERS D’ANNÉES DE CLIMAT

«Le cratère de Batagaika a frappé mon imagination – sa taille est incroyable, la fracture est parfaitement exposée et découverte, toutes les couches sont parfaitement visibles et peuvent être étudiées en détails», a expliqué le professeur Julian Murton de l’Université du Sussex repris par The Siberian Times.

Au cours des 200 000 dernières années, le climat terrestre a alterné de façon répétée entre des périodes « interglaciaires » relativement chaudes et des périodes «glaciaires» très froides durant lesquelles les glaces ont gagné du terrain. Mais l’histoire climatique de la Sibérie reste relativement méconnue. D’où l’intérêt du cratère de Batagaika.

Les couches de sédiments de Batagaika fournissent «un témoignage continu de l’histoire géologique, ce qui est assez inhabituel», a confirmé Julian Morton. «Ceci devrait permettre d’interpréter l’histoire climatique et environnementale de la région».

En reconstruisant ces changements passés, les chercheurs pensent aussi pouvoir mieux comprendre les changements futurs.

«Si nous pouvons comprendre à  quoi ressemblait l’écosystème à cette époque – ceci pourrait nous donner quelques soupçons sur la façon dont l’environnement pourrait changer aujourd’hui si le climat se réchauffe», a conclu le scientifique.

http://fr.canoe.ca/