Des familles «victimes» du réchauffement saisissent la justice européenne


En Europe, des gens ont déposé des procédures judiciaires en cour de Justice en temps que les victimes des changements climatiques. Non, ce n’est pas pour l’argent, mais pour dénoncer lors de l’accord de Paris, les défis ne sont pas respecter ou ne sont assez haut pour améliorer les choses et ceux qui dépendent directement de l’environnement en subissent les conséquences.
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Des familles «victimes» du réchauffement saisissent la justice européenne

 

« Notre production de lavande a été impactée très... (Philippe LOPEZ, AFP)

« Notre production de lavande a été impactée très fortement, notamment ces 15 dernières années, au point de compromettre la vie même de l’exploitation », relate Maurice Feschet (photo), 72 ans, dont le fils a repris la ferme familiale dans le sud de la France.

PHILIPPE LOPEZ, AFP

 

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS, AVEC LES BUREAUX EUROPÉENS DE L’AFP
Agence France-Presse
Paris

Sécheresse, fonte de glaciers, inondations… Une dizaine de familles se disant victimes déjà des effets du dérèglement climatique ont saisi la justice européenne pour obtenir que l’UE réduise plus ses émissions de CO2.

La plainte, la première de ce type au niveau européen selon ses promoteurs, été déposée mercredi devant la Cour européenne de Justice, par des familles de l’UE, kenyane et fidjienne, a précisé à l’AFP le Réseau Action Climat (RAC), qui réunit des ONG de toute l’Europe et porte cette affaire baptisée « People’s climate case ».

« Il n’y a plus de printemps ni d’automne ; après l’été, on entre directement en hiver (…) Avec mon troupeau, je dois monter à une altitude de plus en plus élevée » pour le nourrir, a raconté à l’AFP Petru Vlad, 50 ans, qui avec sa famille emmène chaque printemps ses moutons et ses vaches dans la montagne roumaine.

« Notre production de lavande a été impactée très fortement, notamment ces 15 dernières années, au point de compromettre la vie même de l’exploitation », relate de son côté Maurice Feschet, 72 ans, dont le fils a repris la ferme familiale dans le sud de la France.

Le paysan retraité français et le berger roumain font partie de la trentaine de personnes associées à cette plainte, qui a fait l’objet d’une communication coordonnée dans toute l’Europe jeudi.

« Ce sont des familles qui vivent près des côtes, des familles qui ont des forêts, des familles qui vivent dans la montagne et voient les glaciers fondre », a expliqué à l’AFP leur avocate Roda Verheyen, précisant que cela pourrait prendre des mois avant que la Cour décide d’entendre l’affaire ou non.

« Ce sont des familles déjà affectées par le changement climatique (…) et qui disent à l’Union européenne, « vous devez faire ce que vous pouvez pour nous protéger parce que sinon nos dommages seront catastrophiques » », a-t-elle ajouté.

Pas une question d’argent

Dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat qui vise à limiter le réchauffement à maximum 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, les États se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mais les plans nationaux actuels conduiraient à un monde à + 3 ° C, avec son lot annoncé de sécheresses, ouragans et territoires submergés par les eaux.

Les Européens se sont fixé l’objectif de baisser de 40 % leurs émissions d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Mais cet objectif est « insuffisant pour protéger les droits fondamentaux à la vie, à la santé, au travail et à la propriété », selon les représentants du « People’s climate case ».

« Je ne cherche pas à être indemnisé, mais à alerter les autorités de l’UE », qui ont « une responsabilité de leader au niveau mondial sur ces questions », a expliqué à l’AFP Armando Carvalho, propriétaire forestier dans le centre du Portugal qui a vu tous ses arbres détruits par le feu en 2017.

Ces familles de huit pays demandent à la Cour de justice d’annuler trois directives réglementant notamment les émissions des secteurs industriels et des États membres, tout en les maintenant en vigueur jusqu’à leur renforcement.

Parmi les plaignants, une famille des Alpes italiennes qui peine de plus en plus à gagner sa vie en emmenant les touristes grimper sur des cascades glacées, des Allemands d’une île de mer du Nord confrontés à la montée des eaux ou encore une association représentant le peuple autochtone des Samis en Suède qui voient l’impact de la hausse des températures sur leur élevage de rennes.

Mais aussi une famille kényane victime de la désertification dans le nord de son pays, et des Fidjiens subissant des pertes de revenus de la pêche en raison du blanchissement des coraux.

« L’UE partage la responsabilité (du changement climatique) avec d’autres pays dans le monde », a justifié Wendel Trio, directeur du RAC Europe.

Alors que les scientifiques estiment que la température mondiale a déjà augmenté d’un degré, les impacts du dérèglement se font de plus en plus sentir à travers le monde.

Dans ce contexte, des procédures judiciaires contre des entreprises ou des États commencent à fleurir en Asie, aux États-Unis ou en Europe.

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Le tourisme mondial, un fléau pour la planète


    Le tourisme fait marcher l’économie et permet de voir d’autres horizons, le problème, c’est qu’il est aussi une cause de l’augmentation de notre empreinte de carbone et donc un effet sur le gaz à effet de serre.
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    Le tourisme mondial, un fléau pour la planète

     

    Une plage visible du hublot d'un avion.

    Une plage visible du hublot d’un avion. Photo : iStock

    Vos vacances sont peut-être synonymes de pur bonheur, mais elles ne sont pas aussi réjouissantes pour la planète, montre une étude menée par des scientifiques australiens.

    Un texte d’Alain Labelle

    Les travaux d’Arunima Malik et de ses collègues de l’Université de Sydney, qui ont compilé des données recueillies dans 160 pays, montrent que l’empreinte carbone du tourisme est passée de 3,9 à 4,5 milliards de tonnes métriques de CO2 entre 2009 et 2013.

    C’est quatre fois plus que prévu et cela représente environ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’une année.

    Les voyages aériens ne comptent que pour 12 % de ce total.

    D’ailleurs, les précédentes études ne comptaient que les émissions de dioxyde de carbone (CO2), si bien que les estimations précédentes de l’impact du tourisme sur le carbone laissaient à penser qu’il représentait 2,5 % à 3 % des émissions.

    Or, cette étude inclut également les émissions d’autres gaz à effet de serre dues à la construction et à l’entretien d’infrastructures telles que les hôtels et les aéroports, ainsi que les émissions associées aux achats de nourriture, de boissons et de souvenirs par les touristes.

    Un phénomène en hausse

    Si les tendances récentes se poursuivent, l’empreinte carbone du tourisme mondial augmentera de plus de 40 % (à environ 6,5 milliards de tonnes métriques de CO2) d’ici 2025.

    L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) des Nations unies met de l’avant des solutions pour réduire l’empreinte du tourisme sur la planète :

  • Les touristes pourraient choisir des destinations moins éloignées;

  • Les voyageurs pourraient utiliser davantage les transports publics sur place;

  • Les gouvernements pourraient offrir des incitatifs aux fournisseurs de services touristiques pour accroître leur efficacité énergétique.

Cette importante augmentation est due aux visiteurs des pays riches qui voyagent vers d’autres destinations riches.

Les voyageurs en provenance du Canada, de Suisse, des Pays-Bas et du Danemark ont une empreinte carbone beaucoup plus élevée ailleurs que dans leur propre pays. Les États-Unis arrivent en tête du classement pour ce qui est des voyages internes, suivis de la Chine, de l’Allemagne et de l’Inde.

À l’échelle planétaire, le tourisme est une industrie qui connaît un essor important. Son taux de croissance est d’environ 4 % par an, et représente des retombées de plus de 7000 milliards de dollars chaque année. Cette industrie emploie une personne sur dix dans le monde entier.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Climate Change.

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Les États-Unis en voie d’honorer les objectifs sur le climat, malgré Trump


Un bel exemple qui montre qu’envers un gouvernement qui ne prend pas ses responsabilités face au climat, les états ont quand pris les choses en mains par leur maire, leurs citoyens
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Les États-Unis en voie d’honorer les objectifs sur le climat, malgré Trump

 

Dans le cadre de cet accord, les États-Unis... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

Dans le cadre de cet accord, les États-Unis s’étaient engagés, à l’époque de l’administration Obama, à une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 2005.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

 

Les États-Unis sont sur les rails pour atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat, malgré la décision du président Trump de retirer son pays de cet accord, a indiqué jeudi le secrétaire général de l’ONU.

Après l’annonce de Donald Trump en juin 2017, des villes, des États, des entreprises à travers le pays, s’étaient engagés à honorer les objectifs décrétés dans la capitale française fin 2015.

«Il y a des espoirs qu’indépendamment de la position du gouvernement, les États-Unis pourraient être en mesure de respecter les engagements pris à Paris en tant que pays», a souligné devant la presse le patron des Nations unies, Antonio Guterres.

«Nous avons observé dans les villes, et nous avons vu dans beaucoup d’États, un engagement très fort envers l’accord de Paris, si bien que certains indices vont même dans une meilleure direction que ce qui a été le cas récemment», a dit M. Guterres.

Dans le cadre de cet accord, les États-Unis s’étaient engagés, à l’époque de l’administration Obama, à une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 2005.

Près de 200 pays et organisations s’étaient mis d’accord à Paris, après d’intenses négociations, s’engageant pour la réduction des émissions de carbone, allant jusqu’à 2030.

Le président Trump avait justifié son retrait, qui avait provoqué un tollé international, jetant le blâme sur un «mauvais accord» pour l’économie des États-Unis.

Sachant qu’il faut trois ans pour un signataire avant de pouvoir signifier son retrait de l’accord de Paris et encore un an avant que ce dernier ne soit effectif, la sortie des États-Unis ne pourrait intervenir concrètement qu’en novembre 2020.

Mais l’administration Trump dispose d’autres leviers pour entraver la lutte contre le réchauffement climatique, comme le rapporte jeudi un article du New York Times, indiquant que la Maison-Blanche s’apprête à assouplir la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre et la consommation de carburant des véhicules.

Selon une porte-parole de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), citée anonymement par le quotidien new-yorkais, la Maison-Blanche devrait présenter un plan assouplissant la réglementation actuelle, ce qui constituerait une victoire pour l’industrie automobile et entraînerait potentiellement une réduction des exigences sur ces sujets à l’échelle mondiale.

La communauté internationale veut limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, mais le patron de l’ONU a prévenu que des efforts accrus étaient nécessaires pour atteindre cet objectif en 2020.

Le changement climatique est «la menace la plus systémique pour l’espèce humaine», a alerté Antonio Guterres, ajoutant que des données récentes sur les évènements climatiques extrêmes ont montré que «2017 a été (une année) pleine de chaos climatique».

Le chef de l’ONU prévoit d’organiser un sommet majeur l’année prochaine pour faire le point sur les progrès dans la mise en place de l’accord sur le climat. La présence du président américain est plus qu’incertaine.

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Ni Dieu ni la nature: nous sommes les seuls coupables


Ce que nous voyons depuis quelques années des catastrophes naturelles, enfin pas si naturelles que cela, tout le chamboulement de l’environnement a une seule cause : l’être humain. Il ne sert a rien de rejeter la faute autre qu’à l’humain,. On a tout changer les règles, on aime mieux protéger l’économie que l’environnement, alors que sans cet environnement, il n’y a pas d’économie d’un pays qui tienne. On peut s’en rendre compte avec les dommages que coûtent les changements climatiques
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Ni Dieu ni la nature: nous sommes les seuls coupables

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RENEAU FRIGON


David Suzuki
 Scientifique et auteur, co-fondateur de la Fondation David Suzuki

Nous devons assumer notre responsabilité et agir de toute urgence, puisque la situation le réclame

Nous qualifions souvent d’« acte de Dieu » ou de « catastrophes naturelles » les événements indépendants de notre volonté. Mais, qu’y a-t-il de « naturel » dans les catastrophes d’origine climatique d’aujourd’hui ? Les scientifiques désignent sous le nom d’Anthropocène l’après-révolution industrielle, une période pendant laquelle notre espèce est devenue à l’échelle géologique le principal facteur d’altération biologique, physique et chimique de notre planète. Poussée par des technologies alimentées aux énergies fossiles, la croissance rapide de la population, l’accélération constante de la consommation et une forte pression sur l’économie mondiale, notre espèce est responsable des conséquences catastrophiques actuelles.

Nous savons que le poids de l’eau retenue par les grands barrages et que l’injection souterraine d’eau pressurisée dans le processus de fractionnement provoquent des tremblements de terre. L’élimination de grandes étendues de forêt, le drainage des terres humides, le pompage excessif de l’eau par l’agriculture industrielle, la pollution des écosystèmes marins et des eaux douces avec du nitrogène, des plastiques et des pesticides des terres agricoles et des villes, l’expansion des zones urbaines et le recours à des modes de pêche non écologiques comme les filets dérivants et le chalutage sont autant de facteurs qui, combinés, contribuent à l’extinction d’espèces à une échelle jamais observée depuis la méga-extinction des dinosaures il y 65 millions d’années.

Pourtant, nous tenons des propos qui nous déresponsabilisent. Il n’y a pas si longtemps, on qualifiait le loup, le phoque et le requin pèlerin de véritables « pestes » ou de « prédateurs », des nuisances dont l’élimination donnait droit à des primes. Les insectes sont les animaux les plus nombreux, variés et importants de nos écosystèmes. Pourtant, tous sont affectés par les insecticides que l’on utilise pour éliminer le petit nombre d’entre eux qui s’attaquent aux cultures commerciales. Parmi les pires classes de pesticides, on retrouve les néonicotinoïdes, des neurotoxines auxquelles sont particulièrement sensibles les abeilles, d’importants pollinisateurs. On qualifie les forêts anciennes de « sauvages » ou de « dégradées », mais de « normales » ces plantations qui les ont remplacées après des coupes à blanc.

La forêt ombrophile tempérée qui s’étend de l’Alaska au nord de la Californie, entre l’océan Pacifique et la chaîne côtière, constitue l’un des écosystèmes les plus rares sur Terre. Or, ses immenses arbres ont été décimés : aux États-Unis, il n’en reste que dix pour cent. Les environnementalistes qui réclamaient la protection de ce qui restait ont été accusés d’être « insatiables ».

Les véritables ennemis, les radicaux et les écoterroristes sont ceux qui détruisent les forêts, les bassins hydrographiques et l’atmosphère sans se soucier des conséquences écologiques.

Glen Clark, l’ancien premier ministre de la Colombie-Britannique, a déjà qualifié des environnementalistes comme moi « d’ennemis de la CB ». Joe Oliver, l’ancien ministre fédéral des Finances nous a collé l’étiquette de « radicaux financés par l’étranger » ; d’autres nous ont appelés « écoterroristes ». Les véritables ennemis, les radicaux et les écoterroristes sont ceux qui détruisent les forêts, les bassins hydrographiques et l’atmosphère sans se soucier des conséquences écologiques.

Christy Clark, la première ministre de la Colombie-Britannique défaite en 2017, a traité de « forces négatives » les opposants aux oléoducs et aux centrales au gaz naturel liquéfié. Comme nous luttons pour protéger ce qu’il nous faut tous pour survivre, on devrait plutôt nous appeler les « forces positives » qui disent « oui » à l’énergie renouvelable dans un monde propre et prospère.

Nous semblons avoir oublié que le mot « économie », comme « écologie », vient du grec « oikos », qui veut dire « domaine » ou « foyer ».

En raison de leur capacité à trouver des moyens d’exploiter ce qui les entoure, les humains ne se sont pas confinés à un seul habitat ou écosystème. Ils ont pu habiter partout, dans les déserts, dans l’Arctique, dans la jungle, les terres humides et les montagnes. Les écologistes recherchent les principes, les règles et les lois qui permettent aux espèces de s’épanouir de façon durable. Les économistes se chargent de « gérer » notre activité au sein de la biosphère, notre domaine.

L’ancien premier ministre Stephen Harper a décrété qu’il était impossible d’agir en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour prévenir les changements climatiques parce que cela mettrait notre économie en péril. Pour des gens de son acabit, l’économie est plus importante que l’air qui conditionne la météo et le climat, et qui nous permet de vivre. En même temps, des « conservateurs fiscaux » s’élèvent contre une mesure financière efficace contre les changements climatiques : la tarification du carbone. Ceux-ci font fi de l’exemple de la Suède qui a imposé une taxe sur le carbone de 35 $ la tonne en 1991. En 2012, le pays avait fait progresser son économie de 60 pour cent, tout en réduisant ses émissions de 25 pour cent. En 2014, cette taxe est passée à plus de 160 $.

Nous savons que les changements climatiques sont causés principalement par notre utilisation des énergies fossiles. Ce faisant, nous influençons la fréquence et l’intensité des catastrophes : feux de forêt immenses (Kelowna, Fort McMurray), inondations (Calgary, Toronto), ouragans (Katrina, Sandy), sécheresses (Californie, Alberta) et fonte des glaciers et de la calotte glaciaire. Il n’y a plus rien de « naturel » dans ces désastres. Nous devons reconnaître l’empreinte humaine. Si nous sommes la cause de ces problèmes, nous devons cesser de pointer du doigt la « nature » ou « Dieu ». Nous devons assumer notre responsabilité et agir de toute urgence, puisque la situation le réclame.

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Changements climatiques : le pouvoir des villes


Même si le gouvernement d’un pays tarde à diminuer les gaz à effet de serre, l’impact des changements climatiques, les villes peuvent faire des gestes concrets pour agir et faire la différence
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Changements climatiques : le pouvoir des villes

 

Le C40 Cities Climate Leadership Group cherche à... (ARCHIVES AP)

Le C40 Cities Climate Leadership Group cherche à lutter contre les changements climatiques et à réduire les gaz à effet de serre, tout en améliorant la santé, le bien-être et les possibilités économiques des citoyens urbains.

ARCHIVES AP

 

BOB WEBER
La Presse Canadienne
Edmonton

Les villes peuvent jouer un grand rôle à elles seules dans la lutte contre les changements climatiques, même si les autres niveaux de gouvernement ne s’y intéressent pas, a déclaré le maire d’Edmonton à une conférence internationale, lundi.

Don Iveson a rappelé que lorsque le président Donald Trump a annoncé son intention de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, plus de 90 maires américains avaient affirmé que leurs villes travailleraient malgré tout pour l’atteinte de ses cibles.

Depuis ce temps, 400 maires américains ont pris cet engagement, a soutenu M. Iveson à la conférence sur les villes et la science des changements climatiques, à Edmonton.

La rencontre est parrainée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui compile des données internationales sur les impacts du réchauffement climatique.

L’évènement a attiré des centaines de délégués de partout dans le monde.

Don Iveson a souligné que les municipalités canadiennes pouvaient avoir un impact sur plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre générées au Canada.

Et ce ne sont pas juste les villes nord-américaines qui sont impliquées. M. Iveson a indiqué que le C40 Cities Climate Leadership Group comprenait 90 des plus grandes villes du monde, qui abritent 650 millions d’habitants et qui représentent le quart de l’économie mondiale.

Le C40 Cities Climate Leadership Group cherche à lutter contre les changements climatiques et à réduire les gaz à effet de serre, tout en améliorant la santé, le bien-être et les possibilités économiques des citoyens urbains.

La marge de manoeuvre des villes

Jonathan Koehn, directeur du développement durable pour la ville de Boulder, au Colorado, dit qu’il existe des moyens pour travailler dans un contexte où les gouvernements les plus puissants sont réticents à s’attaquer aux changements climatiques.

«L’aspect le plus insidieux est la résignation; l’acceptation indifférente que nous ne pouvons rien changer», a-t-il expliqué.

Plutôt que d’encourager les résidences et les entreprises à consommer moins d’énergie, la Ville de Boulder s’est concentrée à s’assurer que l’électricité fournie n’émettait pas de gaz à effet de serre, a relaté M. Koehn.

L’efficacité énergétique ne suffit pas, a-t-il plaidé. «Nous devons nous pencher sur l’offre.»

La plupart des émissions de gaz à effet de serre proviennent du transport, alors la conception urbaine est très importante dans ce contexte, a-t-il indiqué.

«Historiquement, nous avons traité les piétons comme des citoyens de seconde classe», a-t-il fait remarquer.

Les villes peuvent aussi travailler à rendre leur système de transports en commun plus efficace et plus abordable, selon lui.

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Depuis 2015, la Terre surchauffe


Pas besoin d’être un expert en météorologie pour s’apercevoir que le climat change. Depuis les 3 dernières années, des évènements météo on attirer plus d’une fois notre attention. Il serait temps que les climato septiques s’ouvrent les yeux
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Depuis 2015, la Terre surchauffe

 

canicule chine

La canicule assèche une rivière en Chine, en juillet 2017.

© JNDSB / IMAGINECHINA / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme « exceptionnel » du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle.

« Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017 (…) sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées », a annoncé jeudi 18 janvier 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence spécialisée de l’ONU.

Selon l’OMM, ces trente-six mois « s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ».

Toutes les analyses montrent par ailleurs que les cinq années les plus chaudes dans les annales ont été enregistrées depuis 2010, a précisé la Nasa.

Des records chaque année

Sous l’effet du courant équatorial El Nino qui a été particulièrement intense, 2016 se trouve en tête avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle. L’ONU utilise la période 1880 – 1900 comme référence pour les conditions prévalant à cette période. L’année 2017 décroche quant à elle le record de l’année la plus chaude jamais constatée sans El Nino, qui réapparaît tous les trois à sept ans, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

« Ces nouvelles données de température montrent que le monde se réchauffe rapidement », conclut Dave Reay, professeur à l’université d’Edimbourg, réagissant au rapport.

« Malgré des températures plus froides que la moyenne dans certaines parties du monde, le thermomètre a continué à monter rapidement sur l’ensemble de la planète à un rythme sans précédent depuis les quarante dernières années », a pointé le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, Gavin Schmidt.

L’OMM a rapporté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. Et la température moyenne en 2017 a été d’environ 0,46°C au-dessus de la normale calculée entre 1981 et 2010, montrent également les relevés. Selon les experts, il est quasiment impossible de départager 2015 et 2017 car la différence est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d’erreur.

Les glaces fondent

« Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l’Arctique », avec la fonte accélérée des glaces, s’est alarmé le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Cela « aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau des océans et sur la météorologie dans d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président américain Donald Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Le climatosceptique M. Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris signé fin 2015, par lequel la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en-deçà » de 2°C.

« Avec la tendance actuelle du réchauffement, on peut déjà prévoir que d’ici 2060 ou 2070, on pourrait atteindre ce seuil », a déclaré à la presse à Genève Omar Baddour, coordinateur scientifique à l’OMM.

Et « si le réchauffement continue à être accéléré par davantage d’émissions de gaz à effet de serre, on pourra aussi atteindre ce seuil probablement bien avant ces dates », a-t-il mis en garde.

La hausse des températures ne représente qu’une partie du changement climatique, a noté l’ONU, soulignant que la chaleur de 2017 s’est accompagnée de conditions météorologiques extrêmes un peu partout dans le monde, qui ont entraîné « un ralentissement voire une régression économique », a fait observer M. Taalas.

L’ONU a utilisé les données émanant notamment de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de la Nasa, du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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Les phénomènes climatiques seront encore plus violents


Avec la météo extrême dans différents coins du monde, il est clair que nous sommes vraiment dans l’ère des changements climatiques. Chaleurs extrêmes à l’autre bout du monde, froid extrême dans mon coin du ciel, feux de forêts, tornades, pluies abondantes, un peu partout, des changements drastiques de températures en peu de temps, nous allons en voir de toutes les couleurs
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Les phénomènes climatiques seront encore plus violents

 

THE CANADIAN PRESS/ADRIAN WYLD

Mia Rabson

La Presse canadienne

Pourtant, 2017 n’a pas été un jardin de roses.

  • Prédire exactement où et quand des conditions climatiques extrêmes s’abattront est une tâche difficile, voire impossible. Toutefois, comme le rappelle le directeur général de l’organisme Environmental Defence Canada, Tim Gray, une chose est sûre: de tels phénomènes météorologiques vont continuer de se produire.

    M. Gray prévoit que ces phénomènes seront, cette année, encore plus nombreux et plus violents qu’en 2017.

    Pourtant, 2017 n’a pas été un jardin de roses. Des températures records et le temps sec dans l’Ouest canadien ont alimenté la pire période de feux de forêt de l’histoire de la Colombie-Britannique. Pendant ce temps, le soleil brillait par son absence dans le centre du pays.

    Les États-Unis ont été frappés par de puissants ouragans. L’Europe a souffert de vagues de chaleur qui ont provoqué des feux de forêt et causé l’annulation de la saison de ski d’été en Italie et en Autriche, une première en 90 ans. L’Australie a subi sa troisième année la plus chaude de son histoire en 2017.

    La Swiss Reinsurance Company dit que le coût des dégâts provoqués par les désastres naturels en 2017 atteindra 130 milliards $ US, plus du double de la moyenne des 10 années précédentes (58 milliards $ US).

    Les gaz à effet de serre comme le carbone et le méthane se retrouvent dans l’atmosphère terrestre où ils emprisonnent une certaine quantité d’énergie thermique, laquelle influence les conditions climatiques, explique M. Gray. La formule est simple: plus l’atmosphère renferme de l’énergie thermique, plus graves seront les conditions météorologiques. Et comme la quantité de carbone dans l’atmosphère croît d’année en année…

    M. Gray souligne que la récente vague de froid qui a frappé l’Amérique du Nord est un signe de l’existence du réchauffement climatique.

    Les changements climatiques ne signifient pas que les Canadiens pourront faire des barbecues dans leurs cours en février, ajoute-t-il. Les phénomènes climatiques du passé sont chamboulés. Les courants-jets se déplacent plus rapidement, laissant les climats plus propices aux changements soudains et aux conditions extrêmes.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/
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