Les phénomènes climatiques seront encore plus violents


Avec la météo extrême dans différents coins du monde, il est clair que nous sommes vraiment dans l’ère des changements climatiques. Chaleurs extrêmes à l’autre bout du monde, froid extrême dans mon coin du ciel, feux de forêts, tornades, pluies abondantes, un peu partout, des changements drastiques de températures en peu de temps, nous allons en voir de toutes les couleurs
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Les phénomènes climatiques seront encore plus violents

 

THE CANADIAN PRESS/ADRIAN WYLD

Mia Rabson

La Presse canadienne

Pourtant, 2017 n’a pas été un jardin de roses.

  • Prédire exactement où et quand des conditions climatiques extrêmes s’abattront est une tâche difficile, voire impossible. Toutefois, comme le rappelle le directeur général de l’organisme Environmental Defence Canada, Tim Gray, une chose est sûre: de tels phénomènes météorologiques vont continuer de se produire.

    M. Gray prévoit que ces phénomènes seront, cette année, encore plus nombreux et plus violents qu’en 2017.

    Pourtant, 2017 n’a pas été un jardin de roses. Des températures records et le temps sec dans l’Ouest canadien ont alimenté la pire période de feux de forêt de l’histoire de la Colombie-Britannique. Pendant ce temps, le soleil brillait par son absence dans le centre du pays.

    Les États-Unis ont été frappés par de puissants ouragans. L’Europe a souffert de vagues de chaleur qui ont provoqué des feux de forêt et causé l’annulation de la saison de ski d’été en Italie et en Autriche, une première en 90 ans. L’Australie a subi sa troisième année la plus chaude de son histoire en 2017.

    La Swiss Reinsurance Company dit que le coût des dégâts provoqués par les désastres naturels en 2017 atteindra 130 milliards $ US, plus du double de la moyenne des 10 années précédentes (58 milliards $ US).

    Les gaz à effet de serre comme le carbone et le méthane se retrouvent dans l’atmosphère terrestre où ils emprisonnent une certaine quantité d’énergie thermique, laquelle influence les conditions climatiques, explique M. Gray. La formule est simple: plus l’atmosphère renferme de l’énergie thermique, plus graves seront les conditions météorologiques. Et comme la quantité de carbone dans l’atmosphère croît d’année en année…

    M. Gray souligne que la récente vague de froid qui a frappé l’Amérique du Nord est un signe de l’existence du réchauffement climatique.

    Les changements climatiques ne signifient pas que les Canadiens pourront faire des barbecues dans leurs cours en février, ajoute-t-il. Les phénomènes climatiques du passé sont chamboulés. Les courants-jets se déplacent plus rapidement, laissant les climats plus propices aux changements soudains et aux conditions extrêmes.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/
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L’Australie suffoque sous une vague de chaleur


Alors que nous avons passé des épisodes de froids extrêmes, l’Australie vie complètement le contraire, des chaleurs extrêmes, tellement que des activités sont annulées et de grands risques de feux de brousse On l’attribut aux changements climatiques. On risque de ne plus aimer nos saisons comme avant
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L’Australie suffoque sous une vague de chaleur

 

Des spectateurs torse nu dans une estrade

À Sydney, des spectateurs d’un tournoi de cricket gèrent la chaleur comme ils le peuvent. Photo : Getty Images/Cameron Spencer

Pendant que l’Amérique du Nord gèle dans des températures polaires, l’Australie, en plein milieu de son été austral, connaît des températures records qui mettent à mal la population et déclenche des incendies de brousse.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET BBC

La métropole australienne Sydney a connu dimanche sa journée la plus chaude depuis 1939. Le mercure y a largement dépassé les 40 °C, pour atteindre 47,3 °C dans l’une de ses banlieues.

La chaleur a entraîné l’annulation de certains matchs du tournoi de tennis de Sydney. Une compétitrice, la Française Kristina Mladenovic, s’est excusée sur Twitter auprès de ses supporters pour avoir dû quitter le court.

« Je pense que c’est la première fois de ma carrière que je dois quitter un match », a-t-elle écrit.

Des photojournalistes ont aussi dû abandonner leur poste autour des courts parce que leurs appareils ont cessé de fonctionner.

Destruction par le feu

Les autorités ont émis une interdiction totale de faire des feux afin d’éviter de nouveaux incendies dans le pays.

Plusieurs sinistres se sont déclarés samedi, rasant des maisons dans les États de Victoria et d’Australie-Méridionale.

Déjà, en septembre, les Australiens avaient été prévenus que des incendies de brousse étaient à prévoir pendant leur été, en raison d’un hiver particulièrement sec entre les mois de juin et septembre.

Entre décembre 2016 et février 2017, plus de 200 records de températures ont été battus en Australie, qui a connu des vagues de chaleur, des incendies et des inondations pendant cette saison.

D’après les climatologues, le changement climatique a provoqué la hausse des températures sur terre et en mer, conduisant à des épisodes météorologiques extrêmes.

Du fait de sa population relativement faible (24 millions d’habitants), eu égard à la taille de son territoire, et de sa très forte dépendance au charbon, l’Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.

http://ici.radio-canada.ca/

Le cactus, un aliment d’avenir selon l’ONU


Le cactus, plus spécialement le figuier de Barbarie est une plante extraordinaire autant pour le fruit qui est très bon, mais aussi la plante en elle-même qui est une source d’eau qui peut sauver quand une sécheresse sévit les animaux et les êtres humains sans compter qu’ils peuvent aussi servir de fourrage.
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Le cactus, un aliment d’avenir selon l’ONU

 

Les cactus du type sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de... (REUTERS)

Les cactus du type sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de barbarie) ont beaucoup à offrir, pour l’alimentation, le fourrage et l’eau. Sur cette photo, on aperçoit un cactus avec des robinets installé au Brésil par l’artiste et activiste brésilien Mundano lors d’une sécheresse dans son pays.

REUTERS

 

Agence France-Presse
Rome

L’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié jeudi un plaidoyer pour le cactus, et plus précisément le figuier de barbarie, une plante d’avenir précieuse pour l’alimentation et le fourrage.

« Alors que la plupart des cactus ne sont pas comestibles, les espèces Opuntia ont beaucoup à offrir, surtout si elles sont traitées comme une culture et non comme une mauvaise herbe », a expliqué la FAO dans un communiqué à l’issue de recherches menées par de nombreux experts.

L’accent est mis en particulier sur les sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de barbarie), dont l’endurance peut être salvatrice.

Ainsi, lors de la sécheresse qui a frappé le sud de Madagascar en 2015, « le cactus s’est révélé être une source essentielle de nourriture, de fourrage et d’eau pour les populations locales et leurs animaux ».

Pour appuyer son propos, l’agence de l’ONU a publié un livre d’information sur le figuier de barbarie, accompagné d’astuces « sur la meilleure manière d’exploiter les qualités culinaires de la plante », déjà cuisinée au Mexique, mais aussi en Sicile.

Face aux sécheresses, à la hausse des températures et à la dégradation des sols, la culture des figuiers de barbaries gagne peu à peu du terrain.

Au Mexique, où il est né, sa consommation atteint 6,4 kg par an et par habitant. Mais le Brésil compte aussi plus de 500 000 hectares de plantations de cactus, principalement pour le fourrage, et la plante est également cultivée en Afrique du Nord et en Éthiopie.

En plus de fournir une source de nourriture, le figuier de barbarie stocke de l’eau dans ses branches, ce qui en fait, selon la FAO, « un puits botanique capable de fournir jusqu’à 180 tonnes d’eau par hectare, soit assez pour abreuver cinq vaches adultes » en cas de sécheresse.

Et les avantages ne s’arrêtent pas là : le cactus améliore la qualité des sols, favorise les plantations d’orge et pourrait même, selon des recherches préliminaires, aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre en réduisant la méthanogénèse des ruminants lorsqu’il est intégré à leur alimentation.

La plante a quand même quelques limites. Elle ne supporte pas le gel, qui peut provoquer des dégâts irréversibles, et n’aime pas non plus les trop fortes chaleurs : à partir de 30 degrés, sa croissance commence à ralentir.

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Réchauffement climatique : des signaux toujours plus alarmants


En fait, je ne comprends pas vraiment comment des gens peuvent douter que nous sommes en pleins dans les changements climatiques avec tout ce que la planète vit depuis quelques années, et on voit pourtant les conséquences qui sont de plus fréquentes, et destructrices que ce soit le feu, inondations, chaleur intense, tornades etc
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Réchauffement climatique : des signaux toujours plus alarmants

 

Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les... (PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 
Changements climatiques

Tout sur les changements climatiques »

DOMINIQUE SCHROEDER
Agence France-Presse

Concentration record en CO2, montée des eaux, recul des glaces : toujours plus alarmants, les indicateurs clé du réchauffement planétaire soulignent l’urgence d’agir alors que s’ouvre lundi à Bonn la 23e conférence de l’ONU sur le changement climatique.

Records de chaleur

La planète a battu en 2016 son troisième record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1 °C à la moyenne de l’ère préindustrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

En Arctique, l’étendue maximale des glaces a été en 2016 la plus faible en 37 ans d’observation par satellite. En Antarctique, la banquise a été également très inférieure à la moyenne de la période 1981-2010.

La fonte des glaciers alpins s’est poursuivie, pour la 37e année de suite.

Sous l’effet des « îlots de chaleur » générés par le béton et l’asphalte, les grandes villes pourraient gagner jusqu’à 8 °C supplémentaires d’ici 2100. Et même avec une hausse limitée à 2 °C – l’ambition de l’accord de Paris – des villes comme Djakarta, Lagos, Caracas ou Manille dépasseront le seuil de « chaleur létale » la moitié de l’année.

403,3 parties par million

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016.

« Alors qu’elle était de 400 parties par million [ppm] en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone […] a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145 % de ce qu’elle était à l’époque préindustrielle », selon l’OMM. C’est le plus haut niveau en 800 000 ans.

Pour avoir la meilleure chance de rester sous 2 °C, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en partie par million).

Les chercheurs alertent aussi sur la forte hausse des émissions de méthane depuis dix ans, résultat notamment de l’exploitation des énergies fossiles et des activités agricoles.

+3,3 mm par an

Le niveau des océans continue à monter d’environ 3,3 mm par an, et le phénomène semble s’accélérer : le niveau des mers a crû de 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à 1993-2004.

Cette hausse risque de s’intensifier à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groenland).

La fonte de la calotte glaciaire du Groenland est à l’origine de 25 % de cette hausse, contre 5 % il y a 20 ans. Les glaces du Groenland devraient fondre plus rapidement dans les prochaines années, malgré un récent ralentissement.

La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100.

Catastrophes naturelles

Le réchauffement favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur.

Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêt, inondations et ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990.

La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue. Les typhons ont déjà gagné 12 à 15 % d’intensité sur l’Est et le Sud-Est de l’Asie ces 35 dernières années.

Dans le même temps, la fréquence des tempêtes extrêmes a triplé sur le Sahel du fait du réchauffement.

Même si la hausse du thermomètre mondial est limitée à 2 °C, les vagues de chaleur meurtrières vont devenir plus fréquentes, notamment dans les zones tropicales.

Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent déjà 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

1688 espèces affectées

Sur les 8688 espèces menacées ou quasi-menacées, 19 % (1688) sont déjà affectées par le réchauffement, du fait des températures et phénomènes extrêmes.

Les récifs coralliens ont subi ces trois dernières années un blanchissement massif et une mortalité record.

Un réchauffement au-delà de 1,5 degré entraînerait aussi un bouleversement des écosystèmes du bassin méditerranéen inédit depuis 10 000 ans.

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Et si la ville de New York était inondée tous les 5 ans?


Les scientifiques essaient d’évaluer le futur avec les changements climatiques, le plus pessimistes mettrait peut-être New-York en faillite avec des inondations à tous les 5 ans avec une élévation de la mer. En tout cas, une chose de certain, l’environnement change et il y aura toujours des aveugles qui resteront climato-septique
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Et si la ville de New York était inondée tous les 5 ans?

 

© thinkstock.

Par: rédaction
Source: Belga

New York victime d’inondations massives tous les cinq ans sous l’effet du changement climatique: voilà le scénario du pire que brandissent des chercheurs dans une étude qui prend néanmoins l’hypothèse d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Les dix auteurs de l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) s’appuient ainsi sur le modèle climatique RCP8.5, le plus pessimiste parmi les quatre envisagés qui font référence au sein de la communauté scientifique.

D’après l’étude, la fréquence d’une inondation majeure à New York était d’une fois tous les 500 ans avant la révolution industrielle (avant 1800). Durant la période de 1970 à 2005, le laps de temps moyen entre deux événements climatique de ce type est passé à 25 ans, toujours selon les données de l’étude. Pour la période allant de 2030 à 2045, les auteurs prévoient que la fréquence tombe à 5 ans, en intégrant l’hypothèse d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

L’événement climatique correspondrait à une élévation de 2,25 mètres du niveau de la mer, selon le modèle retenu par les chercheurs.

Par comparaison, l’élévation consécutive à l’ouragan Sandy, qui a frappé New York en 2012, a été de 2,8 mètres. Ce phénomène météorologique avait causé la mort de plus de 40 personnes à New York et 147 au total, mais aussi coûté environ 42 milliards de dollars à l’Etat de New York.

L’étude indique qu’en retenant le même scénario pessimiste et en intégrant la fonte partielle de l’Antarctique, l’élévation standard de 2,25 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer deviendrait permanente à partir de 2280.

http://www.7sur7.be

2016, année record en matière de changements climatiques


La NOAA a préféré rendre son rapport directement au New York Times que passer par la Maison Blanche, de peur d’être censuré. Car leur conclusion pour l’année 2016 n’est pas vraiment positive face aux changements climatiques
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2016, année record en matière de changements climatiques

 

Un homme se rafraîchissant avec une bouteille d'eau

Un homme se rafraîchissant par temps chaud à Skopje, en Macédoine, le 24 juillet 2017. Photo : Reuters/Ognen Teofilovski

L’an 2016 est à inscrire à l’encre rouge dans la liste des années où le climat a montré de dangereux signes de transformation, révèle une étude publiée jeudi.

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Selon les chercheurs, les températures ont ainsi atteint des niveaux sans précédent l’an dernier, tout comme la montée des océans ou encore la production de gaz à effet de serre.

C’est un portrait particulièrement sombre que dessine le plus récent rapport intitulé L’état du climat. Le document évoque la fonte des glaces polaires, des inondations, des périodes de sécheresse, ainsi qu’un nombre grandissant de vagues de chaleur.

Cette perspective est dévoilée après deux années où les températures mondiales ont atteint des sommets depuis 1880, année des premiers relevés du genre.

« Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Nino au début de l’année », lit-on ainsi dans ce rapport rédigé par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et par l’American Meteorological Society (AMS).

Aux yeux des 500 chercheurs originaires de 60 pays qui ont contribué à la rédaction du document de 300 pages, il ne fait aucun doute que le réchauffement planétaire s’intensifie.

La production de gaz à effet de serre a continué d'augmenter en 2016.

La production de gaz à effet de serre a continué d’augmenter en 2016. Photo : Getty Images/Lukas Schulze/Stringer

Et selon la NOAA, les six premiers mois de 2017, qui ne sont pas analysés dans le rapport, battent également le record de chaleur.

Le document est publié une semaine après l’officialisation de la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris.

Le changement climatique est l’un des problèmes les plus pressants auxquels l’humanité et la vie sur Terre doivent faire face. Les auteurs du rapport sur le climat publié jeudi

Températures records au Mexique et en Inde, vague de chaleur meurtrière en Asie, glaces couvrant la plus faible superficie dans l’Arctique depuis 37 ans, multiplication des tempêtes tropicales… l’étude regorge de statistiques peu encourageantes.

Fuiter pour éviter le bâillon

Aux États-Unis, le New York Times a publié cette semaine une autre étude sur le climat, cette fois rédigée par 13 agences fédérales.

Ce rapport détaille l’impact des changements climatiques sur les États-Unis, où les températures moyennes ont fortement augmenté ces dernières décennies, battant un record vieux de 1500 ans.

Le document, qui n’a pas été rendu public, pas plus qu’il n’a reçu l’imprimatur de la Maison-Blanche, a été donné au quotidien new-yorkais par peur de la censure.

L’administration Trump maintient que la contribution humaine au changement climatique n’est pas démontrée.

http://ici.radio-canada.ca

L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»


 

Changer les mots « changement climatique  » et « gaz à effet de serre » pour d’autres mots par Donald Trump est grotesque. Censurer les termes que les scientifiques utilisent pour donner l’état de l’environnement ne fait que mettre la brouille dans le cerveau des gens, alors qu’il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir ces changements autant par la météorologie, que la faune et la flore qu’elle soit terrestre ou marine
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L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»

 

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Guardian

Les employés d’une agence du département de l’Agriculture ont pour consigne de parler désormais d’«extrême météorologique».

Finalement, Donald Trump a une solution au changement climatique: ne pas en parler. Une série d’e-mails publiés le 7 août 2017 par le Guardianrévèle que le nouveau président souhaite empêcher les employés du service de conservation des ressources naturelles (NRCS), une agence fédérale du département de l’Agriculture, de parler de «changement climatique», une notion qu’il abhorre.

Bianca Moebius-Clune, en charge de la santé des sols au NRCS, présente dans un e-mail daté du 16 février 2017 la liste des expressions interdites et les termes à leur substituer. D’après les indications, le «changement climatique» doit être remplacé par des «extrêmes météorologiques» et au lieu de parler de «réduction des gaz à effet de serre» –principale cause du réchauffement climatique–, les employés du NRCS doivent préférer «la création de matière organique provenant du sol».

Moebius-Clune affirme que «la modélisation ne change pas, juste la manière de parler» et insiste sur la nécessité d’être discret quand aux changements de ces règles sémantiques.

Une «censure sur la science»

Rapidement, les employés du NRCS sont perturbés par ces nouvelles consignes. L’un d’entre eux, dans un e-mail également daté du 16 février, fait part de sa confusion à Jimmy Bramblett, chef de programme au NRCS:

«J’aimerais savoir quels sont les termes corrects dont je dois me servir à la place du changement climatique et du carbone… Je veux m’assurer d’utiliser la terminologie exacte approuvée par l’Agence.»

Certains membres de l’agence n’étaient pas d’accord avec l’idée de censurer ces termes et l’un d’entre eux a affirmé, le 5 juillet 2017, qu’il «garderait le langage tel quel» pour «maintenir l’intégrité scientifique du travail».

«Ces documents révèlent la censure qu’exerce Trump sur la science», a déploré Meg Townsend, juriste gouvernementale au Centre de la Diversité Biologique.

«Le fait qu’une agence fédérale censée informer sur l’air, l’eau et les sols sur lesquels reposent la santé de la nation, doive se conformer à la rhétorique anti-science de l’administration Trump est dangereux pour les États-Unis.»

Le combat perpétuel de Trump

Donald Trump a remis en question la véracité du changement climatique à de multiples reprises. En novembre 2012, il affirmait qu’il s’agissait d’une blague des Chinois visant à rendre l’industrie américaine moins compétitive. Il s’est également prononcé en faveur de nouvelles exploitations énergies fossiles et a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris.

Des folies face auxquelles les scientifiques américains –que Trump a allègrement critiqué à de multiples reprises– ne veulent pas rester les bras croisés. Le 7 août, une copie d’un rapport scientifique réalisé par 13 agences fédérales et dont la publication dépendait de l’accord de Trump a fuité et été publié sur le site du New York Times. Le Rapport spécial sur la science du climat avait toutes les chances d’être censuré par le président  puisqu’il démontre que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement climatique.

http://www.slate.fr/