La pollution de l’Antiquité romaine retrouvée dans les glaces du Mont-Blanc


La pollution atmosphérique ne date pas d’hier, il semble en effet, que des scientifiques on pu trouver des traces dans des anciens glaciers du Mont-Blanc à la frontière franco-italienne qui date de l’Antiquité romaine avant et après JC.
Nuage


La pollution de l’Antiquité romaine retrouvée dans les glaces du Mont-Blanc


Jusque dans les glaciers des Alpes, les Romains ont laissé leurs empreintes. Une équipe de chercheurs internationale en a retrouvé les traces liées à l’activité minière et à la production de plomb et d’argent durant l’Antiquité.

Dans le massif du Mont-Blanc, les couches les plus profondes du glacier du col du Dôme, datées au carbone 14, ont archivé l’état de l’atmosphère au cours de l’Antiquité romaine. Publiée dans Geophysical Research Letters, leur analyse, menée par une équipe internationale, et coordonnée par des chercheurs du CNRS de l’Institut des géosciences de l’environnement (CNRS/IRD/UGA/Grenoble INP), montre une pollution atmosphérique très significative en métaux toxiques : la présence de plomb et d’antimoine (dont c’est le premier enregistrement dans la glace alpine ancienne) s’avèrent liées à l’activité minière et à la production de plomb et d’argent des Romains, donc bien avant le début de l’ère industrielle.

En (a), concentrations en plomb dans la glace du Groenland (bleu) et du col du Dôme (CDD, rouge). En (b), concentrations en plomb (rouge) et antimoine (vert) dans la glace du CDD. Sur l’échelle du bas, l’âge est reporté en années à partir de l’an 1 de notre ère commune (CE) (soit l’an 1 après Jésus-Christ). Les phases de croissance des émissions de plomb ont été accompagnées d’une augmentation simultanée des teneurs de la glace alpine en antimoine, un autre métal toxique. © Insu-CNRS

En (a), concentrations en plomb dans la glace du Groenland (bleu) et du col du Dôme (CDD, rouge). En (b), concentrations en plomb (rouge) et antimoine (vert) dans la glace du CDD. Sur l’échelle du bas, l’âge est reporté en années à partir de l’an 1 de notre ère commune (CE) (soit l’an 1 après Jésus-Christ). Les phases de croissance des émissions de plomb ont été accompagnées d’une augmentation simultanée des teneurs de la glace alpine en antimoine, un autre métal toxique. © Insu-CNRS

Une première étude de la pollution durant l’Antiquité

Bien qu’elle soit moins bien datée qu’au Groenland, l’archive alpine retrace les grandes périodes de prospérité de l’Antiquité romaine (voir ci-dessus figure 1), avec deux maximums d’émission de plomb bien distincts : durant la République (entre 350 et 100 ans av. J.-C.), puis l’Empire (entre 0 et 200 ans apr. J.-C.). Les Romains extrayaient le minerai de plomb argentifère pour produire le plomb nécessaire à la fabrication des conduites d’eau, et l’argent pour la monnaie.

Le procédé de séparation plomb-argent passait par une fusion du minerai à 1.200 °C, ce qui entraînait d’importantes émissions de plomb dans l’atmosphère comme l’avaient déjà montré des archives continentales telles les tourbières, dont il est cependant difficile de déduire une information globale à l’échelle européenne. Cette toute première étude de la pollution durant l’Antiquité à partir de glace alpine permet de mieux évaluer l’impact de ces émissions anciennes sur notre environnement européen et de le comparer notamment à celui de la pollution plus récente liée à l’utilisation de l’essence au plomb dans les années 1950-1985.

Simulations qui évaluent la sensibilité du dépôt de plomb au col du Dôme (étoile jaune) à la localisation géographique de l’émission. Cette carte indique également l’emplacement des principales mines connues de l’Antiquité romaine. Pour la région située , environ 500 km autour des Alpes, en bleu celles supposées actives dès la République romaine, et en rouge celles qui le seront plus tard. En dehors de cette zone, toutes les autres mines sont reportées en rouge, quelle que soit l’époque. La glace alpine est donc représentative de l’atmosphère de haute altitude qui est alimentée par les émissions de France, Espagne, Italie, îles du bassin méditerranéen, et dans une moindre mesure d’Allemagne et Angleterre. © Insu-CNRS

Simulations qui évaluent la sensibilité du dépôt de plomb au col du Dôme (étoile jaune) à la localisation géographique de l’émission. Cette carte indique également l’emplacement des principales mines connues de l’Antiquité romaine. Pour la région située , environ 500 km autour des Alpes, en bleu celles supposées actives dès la République romaine, et en rouge celles qui le seront plus tard. En dehors de cette zone, toutes les autres mines sont reportées en rouge, quelle que soit l’époque. La glace alpine est donc représentative de l’atmosphère de haute altitude qui est alimentée par les émissions de France, Espagne, Italie, îles du bassin méditerranéen, et dans une moindre mesure d’Allemagne et Angleterre. © Insu-CNRS

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► 7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe


Quelle heure est-il ? On peut voir l’heure partout maintenant. Ce n’a pas été toujours le cas. Il a fallu comprendre les saisons, la course du soleil et de la lune et commencer a élaborer des moyens pour se repérer dans le temps.
Nuage

 

7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe

 

par Manon Rprs

La mesure du temps est une compétence acquise depuis les premières civilisations (égyptiennes et chinoises). Il est très vite devenu essentiel de trouver un rythme, de comprendre ce phénomène, pour organiser au mieux les institutions et, de manière générale, la vie en société.

Des cycles se sont d’abord révélés, avec l’évolution des saisons, le mouvement des ombres et le déplacement de la Lune. Le temps s’est ensuite formellement instauré comme une grandeur physique avec comme unité légale la seconde. Sans plus attendre, découvrez s’en davantage sur la mesure du temps et notamment sur les objets curieux qui ont été inventés depuis lors pour le décoder.

La mesure du temps est une préoccupation majeure depuis les prémisses de l’Antiquité, un fait essentiel pour comprendre et quelque peu maîtriser les évolutions périodiques qui se produisent autour de nous. L’Homme a rapidement remarqué la répétition des phénomènes qui se réalisaient sous ses yeux : des changements de saisons jusqu’aux mouvements de la Lune. Il a alors conçu des dispositifs de mesure du temps, qui se sont d’ailleurs précisés avec le temps. Si nos montres actuelles nous permettent de lire l’heure facilement, il n’en a évidemment pas toujours été ainsi. Des unités de mesure ont d’abord vu le jour, permettant de connaître l’heure de manière instantanée, et ce, peu importe où l’on se trouve.

Au tout début, l’Homme mesurait le temps en se guidant des étoiles, une façon de repérer le moment de la journée où il se trouvait. Puis il s’est mis à développer des calendriers qui définissaient les jours, les mois et les années. Chaque civilisation a d’ailleurs créé son propre calendrier : romain, grégorien, hébreu, musulman, hindou, inca… Des systèmes complexes qui nous ont amené à la création d’un système de mesure perçu comme universel pour diviser le temps entre le lever et le coucher du Soleil. Découvrez notre sélection d’objets les plus curieux inventés pour mesurer le temps :

1. Le cadran solaire

Vous avez très certainement entendu parler de ce système de mesure du temps considéré comme l’un des tout premiers élaboré par l’Homme. Il s’agissait de fixer un bâton à la verticale sur une table de mesure graduée et de se laisser guider par le Soleil. L’ombre réalisée sur la table (généralement plane) rejoignait une heure gravée dessus, qui évoluait régulièrement au cours de la journée.

Le premier cadran solaire, « le gnomon », aurait été confectionné au IIIe millénaire avant J.-C.. Les historiens se divisent pourtant sur l’origine première de ce système. Selon Marie-Christine de La Souchère, ce sont les Chinois qui les auraient utilisés dès 2 600 avant J.-C. tandis que selon Pierre-Yves Frei, les origines sont basées en Égypte où l’on aurait découvert le plus ancien cadran solaire datant de 1 500 ans avant J.-C.

Cependant, le cadran solaire a rapidement connu ses limites. Dépendant du Soleil, il ne permettait pas de connaître l’heure lorsque la nuit venait. De plus, la présence du Soleil évolue selon les saisons et rendait alors les heures bien flexibles.

cadran solaire

Share

Crédits : mcsc1995/Pixabay

2. Les clepsydres

Ce nom qui vous est peut-être inconnu signifie étymologiquement « voleuse d’eau ». Il s’agit d’un récipient percé rempli d’eau et la laissant ainsi s’écouler. Le récipient a été gradué à l’intérieur et permettait de mesurer le temps grâce à un flotteur. Un système astucieux qui aurait été créé en Égypte en 1530 avant J.-C. avant d’être récupéré par les Grecs puis par les Romains.

Ils furent d’ailleurs à l’origine du premier système de réveil, notamment utilisé dans les monastères pour déclencher les heures de prière. Elles connurent d’ailleurs de belles évolutions pour devenir de vraies horloges à eau au 18e siècle.

3. Le sablier

Selon la même logique de l’écoulement, on retrouve le sablier. Le premier d’entre eux daterait de l’an 1000. Il s’agit d’un système initialement confectionné pour limiter la durée des oratoires. Pour autant, il n’était pas très pratique, nécessitant d’être retourné régulièrement. Par ailleurs, il ne s’agissait pas de véritables grains de sable à l’intérieur, mais de coquilles d’œufs écrasées.

sablier

Crédits : annca/Pixabay

4. La bougie

En plus de nous permettre de nous éclairer depuis des lustres, la bougie graduée pouvait également donner une indication sur l’heure. Cette « chandelle horaire » a été créée vers 870 par Alfred Le Grand un roi anglo-saxon. Il a ainsi mesuré la vitesse de combustion d’une bougie. Celles-ci avaient été réalisées pour durer quatre heures. On note toutefois leur imprécision. Les Chinois aimaient également ce système, qu’ils remplacèrent par des bâtons d’encens.

bougie graduée

Crédits : webandi/Pixabay

5. Les horloges

Les débuts des horloges mécaniques remontent au 13e siècle. Les premières sont conçues avec un foliot, une tige supportant deux poids et ne permettant d’indiquer que les heures. Puis rapidement, les foliots se sont vus remplacer par des balanciers. L’amélioration nette s’est observée avec Christian Huygens, au 17e siècle, qui ajouta aux horloges un pendule pour les régulariser. Ce fut le début des pendules.

En 1920, le quartz fut choisi comme oscillateur sur les horloges. Les charges électriques qui fluctuent à sa surface au rythme des vibrations en font un matériau de choix, on parle d’effet piézo-électrique. Un véritable progrès à cette époque !

Puis vient l’horloge atomique en 1947. Certainement le système le plus précis que l’on connaisse, elle a été crée par un certain Harold Lyons. Elle a connu une évolution en 1967, devenant l’horloge atomique à jet de césium et définie depuis lors la seconde, l’unité du système international.

6. Le chronomètre

C’est en 1737 qu’apparaît le premier chronomètre, réalisé par John Harrison, un charpentier-horloger anglais. Celui-ci, conçu pour la marine, pesait tout de même 32,5 kilos. Puis, quelques années plus tard, en 1761, il réduisit son modèle pour lui donner la forme d’une montre.

chronomètre

Crédits : Free-Photos/Pixabay

7. Les montres

La chronologie nous amène tout naturellement vers les montres. Confectionnée par celui dont nous parlions précédemment, John Harrison. Et celle-ci évolua ensuite à partir du début du 20e siècle. En 1905 apparut la montre la plus plate du monde, puis elles se portèrent au poignet vers 1910. Arriva la montre électrique en 1952 puis la montre électronique seulement 7 ans plus tard. Ensuite, en 1968, la montre à quartz analogique, en 1990 la montre radioélectrique, en 1991 la montre parlante et en 1993, la montre à télécommande étant capable de recevoir des messages. On n’arrête pas le progrès !

Source

https://lesavaistu.fr

 

Le Saviez-Vous ► Voici 8 façons d’éviter la grossesse au temps de la Chine ancienne


Bien, avant les contraceptions actuelles, les femmes utilisaient des méthodes pas vraiment efficaces, même dangereux pour leur vie. Dans l’antiquité en Chine, les concubines n’avaient pas le choix d’éviter les grossesses, car cela pouvait être une condamnation à mort. Une méthode est rester jusqu’à nos jours, mais elle n’est pas a 100 % efficace, mais au moins, elle n’est pas dommageable pour le corps.
Nuage

 

Voici 8 façons d’éviter la grossesse au temps de la Chine ancienne

 

8 façons de ne pas tomber enceinte dans la Chine ancienne

Avant l’apparition des médicaments et les moyens de contraception modernes, les femmes de la Chine ancienne avaient des recettes surprenantes pour éviter les grossesses non désirées.

Les concubines du palais royal ou les prostituées de la rue disposaient déjà dans l’antiquité de moyens pour éviter une grossesse, au risque de devenir stériles ou même de mourir. Cependant, elles n’avaient pas le choix, puisqu’un enfant non désiré pouvait conduire à une condamnation à mort.

Voici ci-dessous huit pratiques de contrôle des naissances durant l’antiquité en Chine.

1. Soupe aux plantes médicinales

On retrouve cette préparation dans un film avec Gong Li : avant d’aller travailler une prostituée boit une soupe à base de plantes (Liangyao) pour tenter de provoquer la stérilité. Le musc était un composant de cette décoction mais il est difficile de retracer les autres ingrédients.

2. Musc

On croyait dans la Chine ancienne que frotter du musc dans le nombril pouvait prévenir la grossesse. Selon les documents historiques, Zhao Feiyan et Zhao Hede, deux belles concubines de la cour de l’empereur Chendi (51 BC -7 BC) de la dynastie des Han de l’Ouest, contrôlaient leur fécondité par cette technique.

3. Safran

Selon des archives culturelles traditionnelles, les médecins impériaux utilisait en Chine du safran pour prévenir les grossesses. Après avoir eu des relations sexuelles avec des concubines ou des dames de la cour avec laquelle il n’avait aucun désir de procréer, l’empereur pouvait ordonner à un eunuque de nettoyer leur vagin avec une solution à base de safran et de plantes.

4. Péservatifs d’intestin et de poumons de poissons

Les préservatifs faits d’intestins de mouton et de poumons de poissons sont mentionnés dans le Classique des montagnes et des mers (Shan hai jing). D’autres ont également été confectionnés en soie et en coton.

5. Mercure

Dans la Chine ancienne, on conseillait aux femmes de boire du mercure chaud pour prévenir la grossesse. C’était assez efficace pour faire en sorte que les femmes n’aient pas d’enfant, mais, le mercure étant extrêmement toxique, provoquait des dysfonctionnements corporels, des amnésies, des douleurs chroniques et parfois la mort.

6. Pédicule de kaki

Un remède traditionnel pour la contraception consistait à broyer sept pédicules de kakis séchés, et de tremper la solution dans de l’eau bouillante. Ce breuvage devait être bu sept jours durant.

7. Médicaments toxiques

Strychnine, et autres médicaments toxiques du même genre ont également été utilisés pour prévenir les grossesses non désirées. De fortes doses de ces médicaments pouvaient causer des décès, mais l’utilisation à faibles doses tuait le foetus. Cette méthode conduisait cependant à une stérilité irréversible.

8. Méthode des cycles

Connue aujourd’hui comme « métythode Ogino », elle consiste à éviter les rapports sexuels durant la période de fécondabilité du cycle menstruel féminin.

 

https://sciencepost.fr/

Voici la plus ancienne table de trigonométrie de l’histoire !


Des spécialistes croient que cette vieille pierre serait la plus vieille table de trigonométrie et qui aurait été utilisée pour  étudier le terrain, les pentes en vue d’un projet de construction.
Nuage

 

Voici la plus ancienne table de trigonométrie de l’histoire !

 

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Des chercheurs australiens ont travaillé sur ce qui serait la première table trigonométrique de l’histoire. Retrouvée au début du XXe siècle, cette table antique livre petit à petit ses secrets !

Une découverte importante

La table antique en question a été baptisée Plimpton 322 depuis que l’éditeur et philanthrope américain George Arthur Plimpton en avait fait l’acquisition en 1922. Il fait savoir que la relique avait été trouvée quelques années auparavant en Irak par Edgar Banks, un archéologue américain ayant fortement inspiré le célèbre personnage d’Indiana Jones.

En fin d’année 2017, une équipe d’archéologues de l’Université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie) a fait état d’une avancée significative. Selon l’étude publiée dans la revue Historia Mathematica – la revue officielle de la Commission Internationale d’Histoire des Mathématiques – les chercheurs ont daté la table Plimpton 322 et défini son utilisation.

Comment fonctionne la table ?

Il faut savoir que la table en question – utilisée par les Babyloniens durant l’Antiquité – est composée de 15 lignes séparées par quatre colonnes. Il s’agit d’une base utilisant un indice de base de 60, ayant permis de dériver des nombres entiers plutôt que des fractions. Selon les meneurs de l’étude, la table était utilisée pour étudier des triangles.

Or, il est question de prendre en compte des proportions plutôt que des angles, des proportions pratiquement égales sur la première ligne de la table et formant un triangle quasiment équilatéral. Le fait est que plus l’on se dirige vers le bas de la table, plus les triangles sont étroits, car l’inclinaison gagne en importance.

 

La table Plimpton 322 aurait permis de considérer des proportions plutôt que les angles !
Crédits : Wikipedia

Quelle utilisation ?

Les chercheurs australiens estiment que cette table relève d’une véritable ingéniosité et que celle-ci aurait servi à étudier le terrain – calcul de pente – en vue de construire des édifices, notamment en forme de pyramides.

En revanche, certains experts comme le professeur américain Donald Allen (Université A&M du Texas) – interrogé par le National Geographicestiment que plusieurs interprétations mathématiques de la table sont équivalentes. Pour l’intéressé, rien ne laisse réellement penser que cette table était utilisée pour la trigonométrie. En revanche, l’expert estime que la découverte majeure concernant Plimpton 322 est que les Babyloniens semblaient connaître le théorème de Pythagore bien avant que ce dernier apparaisse !

https://sciencepost.fr/

Les Gaulois embaumaient les têtes de leurs ennemis vaincus!


Je n’imaginais pas les Gaulois de cette façon. Après une bataille, ils coupaient les têtes des vaincus, les amenaient sur leur cheval pour les momifier et les exposés devant leur portes de maison. Une triste époque
Nuage

 

Les Gaulois embaumaient les têtes de leurs ennemis vaincus!

 

Têtes coupées

Reconstitution du dépôt d’armes et de têtes coupées du site du Cailar, dans le Gard, et ses trophées impressionnants.

CRÉDITS: DAVID GEOFFROY (COURT-JUS PRODUCTION), L. PERNET ET R. ROURE

Par Bernadette Arnaud

Les auteurs grecs et latins ont décrit la macabre pratique des têtes coupées chez les Celtes. De nouveaux travaux révèlent celle de leurs momifications !

Têtes coupées. Dans sa Géographie, l’auteur grec Strabon (63 av.J.C – 24 ap.J.C) rapportait que les Celtes*, peuples de farouches guerriers, se livraient à de redoutables pratiques… Un rite impressionnant était en effet de trancher la tête des vaincus à la fin des batailles!

L’historien raconte ainsi qu’« au retour du combat, ils attachaient les têtes de leurs ennemis à l’encolure de leurs chevaux pour, une fois rentrés chez eux, les enclouer devant leurs portes… » ; à l’entrée de bâtiments publics, ou des maisons. Des représentations gravées ou sculptées de ce rituel des têtes coupées se retrouvent dans tout l’art celte de l’Age du Fer.

Sculpture de têtes coupées celtes, retrouvées sur l’oppidum d’Entremont (Provence), en 1877. ©Leemage/AFP

Depuis quelques décennies, des découvertes archéologiques ont attesté ces comportements à Roquepertuse (Bouche-du-Rhône), Entremont (Provence), ou Ribemont-sur-Ancre (Somme) –y compris de crânes transpercés d’énormes clous. Mais l’archéologue Réjane Roure et son équipe de l’UMR 5140 -CNRS/LaBex Archimède de l’Université Paul-Valery Montpellier 3, viennent de faire une découverte majeure au Cailar, au sud de Nîmes (Gard) : l’embaumement de têtes-trophées ! Parmi plus de 2800 ossements, cet autre comportement évoqué dans l’Antiquité a pu être identifié.

Crâne cloué, d’Ullastret (Catalogne). ©Arxiu Museu d’Arqueologia de Catalunya-Ullastret

Dans un article publié dans la revue Journal of Archaeological Science*, les spécialistes dévoilent avoir analysé chimiquement –par spectromètre de masse et chromatographie en phase gazeuse– des crânes exhumés sur le site du Languedoc, occupé par des populations Celtes dès le IV/IIIe siècle avant notre ère.

 Et avoir ainsi constaté, sur une dizaine d’échantillons « la présence de biomarqueurs de résine de conifère et des molécules organiques de composés aromatiques obtenus après chauffage, des substances diterpénoïdes », indique Réjane Roure jointe par Sciences et Avenir.

Restes humains de « têtes coupées »  retrouvées sur le site archéologique du Cailar, dans le Gard. ©Fouille Programmée Le Cailar-UMR5140-ASM

Ce qui confirme, pour la première fois, les récits des historiens antiques décrivant il y a plus de 2000 ans que les Celtes:

« oignaient d’huile de cèdre [les têtes] et les exhibaient à leurs hôtes, refusant de les rendre même en échange de leur poids en or » !

Ces « butins » momifiés -après soustraction des parties molles (langues, cerveau), étaient ensuite sauvegardés dans des caisses transmises de générations en générations.

Guerriers celtes de Roquepertuse (Bouches-du-Rhône). ©L.Damelet / CNRS

« Par la conservation de la partie la plus symbolique de l’individu, ces comportements étaient sans doute une forme d’hommage au vaincu tout en représentant de façon très concrète, la valeur du guerrier vainqueur », ajoute Réjane Roure. 

D’abord révulsé par ce spectacle qu’il avait vu dans bien des endroits lors d’un voyage en Gaule, le savant grec Poseidonios, témoin oculaire, avait reconnu s’y être accoutumé par la suite « en le supportant avec sérénité » ! C’est aux Romains que l’on doit d’avoir mis un terme à cette pratique.

VIDEO: « Quand les Gaulois perdaient la tête : enquête archéologique sur les « têtes coupées » », réalisé par David Geoffroy, L. Pernet, L. Roure, Cours-jus Production

https://www.sciencesetavenir.fr

La plus vieille épave intacte du monde découverte en mer Noire


Des épaves, ils en trouvent des très très vieilles, mais ce bateau en particulier vieux de 400 av. J.-C serait intact., ce qui est très surprenant
Nuage

 

La plus vieille épave intacte du monde découverte en mer Noire

Une épave de bateau au fond de la mer.

La plus vieille épave « intacte » du monde, un bateau de commerce grec remontant à l’an 400 av. J.-C.  Photo : Black see map

 

La plus vieille épave « intacte » du monde, un bateau de commerce grec remontant à l’an 400 av. J.-C., a été découverte au fond de la mer Noire, a annoncé mardi une expédition scientifique anglo-bulgare.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Je n’aurais jamais pensé qu’il serait possible de retrouver intact, et par deux kilomètres de profondeur, un navire datant de l’Antiquité », a déclaré le professeur Jon Adams, directeur du Centre d’archéologie maritime de l’Université de Southampton (dans le sud de l’Angleterre), l’un des dirigeants de l’expédition.

Cette découverte va changer notre compréhension de la construction navale et de la navigation à l’époque antique. Le Pr Jon Adams, dans un communiqué

L’expédition Black Sea MAP (pour Maritime Archaeology Project) a sondé pendant trois ans les fonds de la mer Noire sur plus de 2000 kilomètres carrés au large de la Bulgarie au moyen d’un sonar et d’un véhicule télécommandé équipé de caméras conçues pour l’exploration en eaux profondes.

L’équipe a découvert plus de 60 épaves remontant à l’Antiquité, à l’époque romaine et jusqu’au 17e siècle.

La plus ancienne d’entre elles a été retrouvée à une profondeur où l’eau est dépourvue d’oxygène et peut « conserver les matières organiques pendant des milliers d’années », a précisé l’équipe du Black Sea Map. L’épave a été datée au carbone 14.

« Nous avons des morceaux d’épaves qui remontent à une époque plus ancienne, mais celle-ci semble vraiment intacte », a souligné à la BBC l’archéologue Helen Farr, associée au projet. « Elle est couchée sur un côté, il y a encore le mât, le gouvernail; on ne voit pas ça tous les jours. »

L’étude portait initialement sur l’évolution du niveau de la mer et l’immersion de la région de la mer Noire.

La découverte des épaves « est une heureuse conséquence » de ces recherches, a-t-elle ajouté.

Ce « type bateau de commerce grec avait jusqu’ici seulement été observé sur [les décorations] d’anciennes poteries grecques », ont souligné les scientifiques.

Cette expédition a été menée conjointement par l’Université de Southampton, le Musée archéologique national, l’Académie des sciences et le Centre d’archéologie sous-marine de Bulgarie.

https://ici.radio-canada.ca/

Les chaussettes à rayures étaient déjà appréciées dans l’Égypte ancienne


Je trouve cela bluffant ! On dirait de vieilles pantoufles tricotées d’enfants, mais ces pantoufles ont quand même 1 700 ans et vienne de l’Égypte ancienne. C’est grâce a de nouvelles technologies qu’on peut voir la couleur est et les rayures de ces chaussettes.
Nuage

 

Les chaussettes à rayures étaient déjà appréciées dans l’Égypte ancienne

 

chaussette rayures Egypte

Share

Image en fausse couleur de la chaussette réfléchie par infrarouge. Crédits : Dyer et al, PLOS One

par Brice Louvet

Une nouvelle technique d’imagerie non invasive a récemment permis d’analyser une chaussette d’enfant à rayures vieille de 1 700 ans retrouvée en Égypte. Trois colorants naturels et plusieurs modes de tissage auraient été utilisés.

Les détails de l’étude sont rapportés dans Plos One.

Si vous avez des chaussettes à rayures dans vos placards, dites-vous que vous n’êtes pas les seuls. Certains anciens Égyptiens en portaient aussi. Une équipe de paléontologues du British Museum de Londres s’est en effet récemment appuyée sur une nouvelle technique d’imagerie multispectrale pour analyser une petite chaussette portée par un enfant il y a 1 700 ans environ. Celle-ci a été retrouvée à Antinoupolis, une ancienne cité romaine basée en Égypte. Il en ressort que les habitants de la cité ont utilisé plusieurs colorants – garance (rouge), pastel (bleu) et réséda (jaune) – pour colorer la chaussette. Plusieurs modes de tissage – doubles et séquentiels – ainsi que des fibres torsadées ont ensuite permis de faire les rayures.

« Il était intéressant de constater que les différentes rayures colorées trouvées sur la chaussette de l’enfant avaient été créées à l’aide d’une combinaison de trois colorants naturels », explique Joanne Dyer, du département de recherche scientifique du musée et principale auteure de l’étude.

Une découverte rendue possible grâce à une toute nouvelle technique d’imagerie non invasive.

« Le procédé d’imagerie est un moyen beaucoup moins cher, moins fastidieux et moins destructif d’étudier les textiles anciens, poursuit-elle. Auparavant, vous deviez prendre un petit morceau de matériau provenant de différentes zones. Et cette chaussette date de 300 après Jésus-Christ. C’est minuscule, fragile et il aurait fallu détruire physiquement une partie de cet objet ».

Trois colorants naturels auraient ici été utilisés comme base pour produire six ou sept couleurs différentes, travaillées ensuite pour former plusieurs rayures. L’analyse de ce textile – et d’autres – par imagerie multispectrale permettra d’en apprendre davantage sur l’évolution du textile à cette époque.

« L’Antiquité tardive est une très longue période, de 200 à 800 apr. J.-C., poursuit la chercheuse. Pendant cette période en Égypte, il se passe beaucoup de choses. Il y a la conquête arabe de l’Égypte, les Romains quittent l’Égypte. Ces événements affectent l’économie, le commerce, l’accès aux matériaux, ce qui se reflète dans la manière dont les gens fabriquaient et portaient ces objets ».

Rappelons que bien que le principe de la “chaussette” existe depuis le paléolithique, les anciens Égyptiens seraient de leur côté à l’origine des premières chaussettes en laine tricotée. Elles présentaient notamment un espace réservé pour le gros orteil. Ces chaussettes étaient ensuite portées avec des sandales.

Source

https://sciencepost.fr/