Le Saviez-Vous ► Choux, roses, cigognes : d’où viennent ces légendes sur l’arrivée des bébés ?


J’espère qu’on n’enseigne plus ces légendes aux enfants sauf pour les contes. Je me souviens que ces légendes étaient véhiculées quand j’étais enfant, mais nous savions très tôt, qu’en réalité, les bébés venaient des mamans. Comment ? Si les parents ne l’expliquaient pas, on pouvait l’apprendre avec les amis qui en savaient un peu plus.
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Choux, roses, cigognes : d’où viennent ces légendes sur l’arrivée des bébés ?


Cigognes & compagnie

Par Dorothée Louessard

Si les garçons naissent dans des choux et les fillettes dans des fleurs, que diable fichent les cigognes censées être les livreuses officielles de bébés ? Mais au fait d’où viennent donc ces mythes sur la naissance de nos chérubins ?


Depuis l’Antiquité, le chou est associé à la fertilité. On servait traditionnellement de la soupe aux choux aux jeunes mariés afin accroître leurs chances d’avoir un enfant. Et encore aujourd’hui, la consommation de choux est préconisée à toutes les femmes désireuses de booster leur fécondité. Pourquoi ? Parce qu’ils sont riches en acides foliques (Vitamine B9) assurant le bon développement du foetus. Les autres vitamines présentes dans les choux de Bruxelles auraient également le pouvoir d’augmenter la quantité de sperme de l’homme et leur durée de vie.

L’autre origine possible de ce mythe sur la naissance proviendrait de la Grèce Antique. Le roi Agamemnon parti en guerre, sa femme Clytemnestre accoucha de quadruplés dont trois filles et un garçon. N’ayant pas de langes sous la main, elle emmaillota ses filles dans des pétales de rose et enveloppa son garçon dans des feuilles de chou. Si ce dernier n’a pas eu droit aux pétales de rose, c’est parce que la rose constituait le symbole de la féminité durant l’Antiquité. La feuille de chou fut choisie tout simplement parce que du choux était prévu au dîner.

Deux explications possibles donc, et qui s’avéraient bien pratiques à ressortir à nos enfants lorsqu’ils nous balançaient la fameuse question tant redoutée : « Dis, comment on fait les bébés ?« 

Mais alors les cigognes dans tout ça, elles faisaient quoi au juste ? Déposaient-elles les bébés selon leur sexe tantôt dans des roses, tantôt dans des choux ?

La légende de la cigogne ou « Légende du Kindelesbrunnen » est connue dans le monde entier et puise son origine en Alsace. Il y aurait eu jadis un lac sous la cathédrale de Strasbourg, où voguaient les âmes des enfants en attendant de venir au monde. Un sympathique gnome naviguait sur le lac à bord d’une barque argentée et, muni d’un filet d’or, il attrapait les âmes des bébés pour les donner à la fameuse cigogne qui se chargeait alors de distribuer les bébés aux parents. D’ailleurs, encore aujourd’hui, en Alsace, les parents désirant avoir un enfant doivent « commander » leur bébé aux cigognes en déposant un morceau de sucre sur le bord de leur fenêtre. Quant au choix de l’oiseau, il est sans doute lié au fait que les cigognes font leur grand retour en Alsace, au printemps, saison associée aux naissances.

Le mythe des cigognes est d’ailleurs le thème du film d’animation des studios Warner, « Cigognes & compagnie » ,  On y découvre que les cigognes ont cessé la livraison de bébés pour se reconvertir dans l’expédition de colis Internet. Et, alors que Junior, coursier star de l’entreprise, s’apprête à reprendre la tête de l’entreprise, il rallume involontairement la Machine à Fabriquer les Bébés…

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Le Saviez-Vous ► Superstition : Pourquoi briser un miroir porte-t-il malheur ?


S’il fallait qu’on soit maudit à chaque fois qu’on casse un miroir, on serait bien malheureux. Le miroir existerait depuis au moins 6 milles ans. À cette époque, il était incassable. Plus tard, il était en verre, mais recouvert d’une couche de mercure et il fallait mettre le prix. On peut comprendre qu’un miroir cassé était pour eux, un malheur. Puis, 7 ans malheurs était relié à la religion chrétienne ou bien un semblant de savoir scientifique
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Superstition : Pourquoi briser un miroir porte-t-il malheur ?

@Getty Images

A l’origine, il y a la peur et l’ignorance des lois de la nature.

« Les superstitions servent à contrôler son anxiété en ayant l’impression de maîtriser son environnement et des événements qui ne relèvent pas de la seule volonté. La pensée magique est activée quand l’anxiété dépasse la pensée rationnelle », analyse Nicolas Roussiau, psychologue social, coauteur de La Superstition aujourd’hui (éd. De Boeck).

Pas toujours facile de retrouver leur racine précise.

« Elles sont le plus souvent d’origine religieuse », observe l’historienne Eloïse Mozzani, auteur du Livre des superstitions (éd. Robert Laffont).

« Religion et superstitions ont toujours coexisté à deux niveaux différents : quand la religion prépare l’au-delà, les superstitions sont censées agir sur le présent, ici et maintenant. »

Malheur, si on brise un miroir

Fabriqués en pierre (en obsidienne) ou en métal poli (en or, argent, cuivre, bronze), les premiers miroirs (6 000 ans avant J.-C.) étaient incassables. Les Grecs, qui pensaient que le miroir était le reflet de l’âme, pratiquaient la catoptromancie : on lisait l’avenir dans un miroir improvisé, un récipient en terre cuite recouvert d’une pellicule d’eau. Si ce « miroir » se brisait, la personne qui venait consulter l’oracle était déclarée maudite.

Au XVIe siècle, à Venise, comme les premiers miroirs en verre étaient recouverts d’une couche d’étain et de mercure, ils coûtaient cher. Les maîtres de maison menaçaient donc les domestiques de sept ans de malheur s’ils le cassaient.

Pourquoi sept ? Parce que depuis l’Antiquité, c’est un chiffre symbolique. Dans la Bible, les sept vaches maigres du songe de Pharaon annoncent sept années de malheur ; chez les Romains, on considère que le corps se régénère tous les sept ans.

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Le Saviez-Vous ► Les représentations de l’Afrique, de l’Antiquité au XIXe siècle


Depuis l’Antiquité, l’Afrique a eu des visiteurs de différents pays qui ont cartographier ce continent. Avec ces expéditions, le visage de l’Afrique a changé pour enfin le définir sa forme, ses frontières, telles que nous connaissons aujourd’hui.
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Les représentations de l’Afrique, de l’Antiquité au XIXe siècle


Isabelle Bernier

Historienne


Le continent africain n’a pas connu de véritable colonisation européenne avant les années 1850 : les Portugais installent des comptoirs de commerce le long de ses côtes ouest et est, entre 1440 et 1498 ; du XVIe au XVIIIe siècle, l’Afrique intègre les circuits coloniaux mondiaux avec la traite des esclaves mais ce territoire immense reste inconnu des Européens, malgré de très nombreuses tentatives de cartographie. 

Dès l’Antiquité gréco-romaine, on voit apparaître chez Eratosthène et Pline, la description d’un vaste continent limité au nord par la Méditerranée et à l’est par la mer Rouge. On émet l’hypothèse d’une jonction des mers occidentale et orientale à son extrémité sud. Le terme « Africa » est réservé à la partie nord de l’Afrique, les territoires sub-sahariens sont nommés « Aethiopia ». La province romaine d’Afrique s’étend sur les côtes de Libye, Tunisie et Algérie actuelles. Au IIe siècle de notre ère, Ptolémée fixe un modèle qui va dominer la géographie occidentale et arabe pendant tout le Moyen Âge : l’Afrique s’étend bien au-delà du Sahara et le sud du désert est bordé par un océan ; le continent se prolonge plus vers l’est que vers le sud. À l’intérieur des terres, sont mentionnées la Lybie au nord et l’Éthiopie au sud ; figure également le tracé du Nil.

Représentation du monde, carte datée de 1482, d'après le traité « Geographia » ou « Cosmographia » de Ptolémée rédigé vers 150. On aperçoit le continent africain à gauche du planisphère en brun clair. © Wikimedia Commons, domaine public

Représentation du monde, carte datée de 1482, d’après le traité « Geographia » ou « Cosmographia » de Ptolémée rédigé vers 150. On aperçoit le continent africain à gauche du planisphère en brun clair. © Wikimedia Commons, domaine public

Jusqu’au IVe siècle, des expéditions romaines ont lieu en Afrique sub-saharienne, en direction du lac Tchad et de l’Afrique de l’ouest (peut-être jusqu’au fleuve Sénégal). Ces expéditions sont menées par des groupes de militaires et de marchands dont la principale motivation est de sécuriser la route de l’or et des épices. Des objets romains ont été trouvés dans le Sahara, le long des routes caravanières occidentales : céramiques, verreries, bijoux et monnaies datant du IIe au IVe siècle.


Incursions chinoises en Afrique

Plus d’un siècle avant le passage du Cap de Bonne-Espérance par Bartolomeu Dias en 1488, ce sont les navigateurs chinois qui abordent les premiers les côtes de l’Afrique australe. La plus ancienne représentation cartographique connue de l’Afrique est le Da Ming Hun Yi Tu, « carte du grand empire Ming », gigantesque planisphère daté de 1389. Un navigateur chinois Zheng He nommé amiral des mers de l’Ouest par l’empereur, organise la première expédition impériale en 1405, avec plus de 300 vaisseaux et 30.000 hommes. La flotte sillonne les côtes de l’Asie (Vietnam, Indonésie, Sri Lanka, Inde, Yémen) et parvient jusqu’en Somalie et au Kenya. Les Chinois ont laissé très peu de témoignages de leur passage en Afrique : des poteries du XIIIe siècle et des inscriptions en caractères chinois ont été retrouvées en Afrique du Sud.

Carte du monde dessinée en Corée en 1402, s'inspirant du « Da Ming Hun Yi Tu » chinois de 1389. On aperçoit l'Afrique complètement à gauche (sous l'Europe), la Chine au milieu de la carte et le Japon à droite. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte du monde dessinée en Corée en 1402, s’inspirant du « Da Ming Hun Yi Tu » chinois de 1389. On aperçoit l’Afrique complètement à gauche (sous l’Europe), la Chine au milieu de la carte et le Japon à droite. © Wikimedia Commons, domaine public

La vision médiévale de l’Afrique

Le continent africain apparaît entièrement dans des cosmographies arabes et sur des mappemondes européennes du Moyen Âge. En fait, il s’agit de formes abstraites dont le tracé s’inspire de textes antiques et de récits de voyageurs. Les images que possèdent alors Européens et Arabes de l’Afrique demeurent très floues jusqu’au XVe siècle, par manque de connaissances géographiques du continent. Au Moyen Âge, ce qu’on appelle « Afrique » tient une importance plus grande dans l’imaginaire européen que dans la pensée arabe ; dans la culture latine, on pense le monde en trois parties : l’Europe, l’Asie et l’Afrique. En Orient, on divise le monde en climats donc l’Afrique n’est pas représentée comme un continent à part entière. Elle est séparée en deux, avec une prédominance donnée au nord et une tendance à étendre la côte est-africaine vers l’Inde.

Carte de l'Afrique inspirée de Ptolémée, par Sebastian Münster en 1554. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte de l’Afrique inspirée de Ptolémée, par Sebastian Münster en 1554. © Wikimedia Commons, domaine public

En dépit de son importance symbolique, l’Afrique est encore tronquée sur les cartes européennes : au XVe siècle, l’évolution scientifique qui précède les expéditions, métamorphose les représentations du monde. La géographie de Ptolémée a permis de faire avancer la thèse d’une réunion des océans Atlantique et Indien au sud de l’Afrique. En 1459, l’Italien Fra Mauro inspiré par les textes de voyageurs, donne un nouveau visage au monde tel qu’on le dessine à l’époque : l’océan Indien sert de limite à l’Afrique, à l’est et au sud.

Mappemonde de Fra Mauro en 1459 ; inversée par rapport à l'originale qui place le sud en haut de la carte. Bibliothèque nationale San Marco, Venise. © Wikimedia Commons, domaine public

Mappemonde de Fra Mauro en 1459 ; inversée par rapport à l’originale qui place le sud en haut de la carte. Bibliothèque nationale San Marco, Venise. © Wikimedia Commons, domaine public

La navigation portugaise le long des côtes ouest de l’Afrique à partir du XVe siècle, se traduit par un renouveau de la cartographie de ces régions : des cartes marines sur parchemin ou portulans, sont de plus en plus précises sur le tracé des côtes mais restent encore influencées par Ptolémée. Les Portugais s’installent sur la côte de Guinée au XVe siècle puis franchissent le cap de Bonne-Espérance et remontent vers la côte est avant 1498 (arrivée de Vasco de Gama à Goa en Inde).

Cartographie hypothétique d’un continent inconnu

La production portugaise du XVIe siècle sert de base aux représentations de l’Afrique jusqu’à la fin du XVIIe siècle. En parallèle, les cartographes de Venise enrichissent leurs publications d’informations sur l’Afrique intérieure : noms de peuples, toponymes… Vers 1600, les géographes parviennent à un accord global sur le tracé des côtes africaines mais l’immense territoire reste largement inconnu.

Les nouvelles explorations menées par les Européens en Afrique au XVIIe siècle sont très rares et la production cartographique, dominée par les géographes hollandais, évolue peu. La famille Blaeu réalise des cartes de l’Afrique centrale et australe : celle dessinée par Willem Blaeu en 1638, la « Nova descriptio Africae », est abondamment copiée.

Carte de l'Afrique dessinée par Willem Blaeu, édition colorisée de 1644. Exemplaire de 1638 à la Bibliothèque nationale de France. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte de l’Afrique dessinée par Willem Blaeu, édition colorisée de 1644. Exemplaire de 1638 à la Bibliothèque nationale de France. © Wikimedia Commons, domaine public

Au XVIIIe siècle, l’esprit scientifique des Lumières incite les cartographes à retirer les données hypothétiques, ce qui fait réapparaître de vastes zones blanches au cœur de l’Afrique. En 1749, Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville publie une carte du continent africain au tracé épuré, œuvre qui fera référence pendant près d’un siècle.

Carte de l'Afrique réalisée par Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville en 1749. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF

Carte de l’Afrique réalisée par Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville en 1749. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF

Les visées impérialistes des puissances européennes au XIXe siècle vont multiplier les explorations vers les terres intérieures de l’Afrique. L’expédition de Bonaparte dès 1798, permet aux Français de cartographier l’Egypte et le Levant (Proche-Orient). La question des sources du Nil intriguent les géographes depuis l’Antiquité et va pousser de nombreux voyageurs à explorer le continent africain : David Livingstone, Henry Stanley… Soutenus par les sociétés savantes européennes, ces explorateurs accélèrent la connaissance de l’Afrique intérieure. L’expédition de Stanley en 1874-1877 résout la plupart des questions cartographiques sur le Haut-Nil et le Congo. 

« Carte générale de l'Afrique d'après les dernières découvertes », dessinée par Georges Andriveau Goujon en 1880. Bibliothèque de l'université de Princeton, département des cartes. © Wikimedia Commons, domaine public

« Carte générale de l’Afrique d’après les dernières découvertes », dessinée par Georges Andriveau Goujon en 1880. Bibliothèque de l’université de Princeton, département des cartes. © Wikimedia Commons, domaine public

La remise à plat des cartes européennes de l’Afrique culmine avec la conférence de Berlin de 1884 et son découpage des frontières africaines, c’est la victoire de l’impérialisme européen : l’Afrique doit être explorée pour être occupée. La géographie de la fin du XIXe siècle s’en ressent : l’intérêt se porte vers les questions de frontières et d’exploitation des territoires. La fabrication des cartes entre dans le domaine des états : c’est le bureau de cartographie de l’armée française qui publie la première carte générale détaillée du continent africain en 1888.

À noter

Les Africains se sont représenté leur territoire et ses limites mais les cartes ont été tracées sur des supports non pérennes ; ces représentations africaines de l’espace ont existé sous une forme dont on n’a plus de trace aujourd’hui.

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La pollution de l’Antiquité romaine retrouvée dans les glaces du Mont-Blanc


La pollution atmosphérique ne date pas d’hier, il semble en effet, que des scientifiques on pu trouver des traces dans des anciens glaciers du Mont-Blanc à la frontière franco-italienne qui date de l’Antiquité romaine avant et après JC.
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La pollution de l’Antiquité romaine retrouvée dans les glaces du Mont-Blanc


Jusque dans les glaciers des Alpes, les Romains ont laissé leurs empreintes. Une équipe de chercheurs internationale en a retrouvé les traces liées à l’activité minière et à la production de plomb et d’argent durant l’Antiquité.

Dans le massif du Mont-Blanc, les couches les plus profondes du glacier du col du Dôme, datées au carbone 14, ont archivé l’état de l’atmosphère au cours de l’Antiquité romaine. Publiée dans Geophysical Research Letters, leur analyse, menée par une équipe internationale, et coordonnée par des chercheurs du CNRS de l’Institut des géosciences de l’environnement (CNRS/IRD/UGA/Grenoble INP), montre une pollution atmosphérique très significative en métaux toxiques : la présence de plomb et d’antimoine (dont c’est le premier enregistrement dans la glace alpine ancienne) s’avèrent liées à l’activité minière et à la production de plomb et d’argent des Romains, donc bien avant le début de l’ère industrielle.

En (a), concentrations en plomb dans la glace du Groenland (bleu) et du col du Dôme (CDD, rouge). En (b), concentrations en plomb (rouge) et antimoine (vert) dans la glace du CDD. Sur l’échelle du bas, l’âge est reporté en années à partir de l’an 1 de notre ère commune (CE) (soit l’an 1 après Jésus-Christ). Les phases de croissance des émissions de plomb ont été accompagnées d’une augmentation simultanée des teneurs de la glace alpine en antimoine, un autre métal toxique. © Insu-CNRS

En (a), concentrations en plomb dans la glace du Groenland (bleu) et du col du Dôme (CDD, rouge). En (b), concentrations en plomb (rouge) et antimoine (vert) dans la glace du CDD. Sur l’échelle du bas, l’âge est reporté en années à partir de l’an 1 de notre ère commune (CE) (soit l’an 1 après Jésus-Christ). Les phases de croissance des émissions de plomb ont été accompagnées d’une augmentation simultanée des teneurs de la glace alpine en antimoine, un autre métal toxique. © Insu-CNRS

Une première étude de la pollution durant l’Antiquité

Bien qu’elle soit moins bien datée qu’au Groenland, l’archive alpine retrace les grandes périodes de prospérité de l’Antiquité romaine (voir ci-dessus figure 1), avec deux maximums d’émission de plomb bien distincts : durant la République (entre 350 et 100 ans av. J.-C.), puis l’Empire (entre 0 et 200 ans apr. J.-C.). Les Romains extrayaient le minerai de plomb argentifère pour produire le plomb nécessaire à la fabrication des conduites d’eau, et l’argent pour la monnaie.

Le procédé de séparation plomb-argent passait par une fusion du minerai à 1.200 °C, ce qui entraînait d’importantes émissions de plomb dans l’atmosphère comme l’avaient déjà montré des archives continentales telles les tourbières, dont il est cependant difficile de déduire une information globale à l’échelle européenne. Cette toute première étude de la pollution durant l’Antiquité à partir de glace alpine permet de mieux évaluer l’impact de ces émissions anciennes sur notre environnement européen et de le comparer notamment à celui de la pollution plus récente liée à l’utilisation de l’essence au plomb dans les années 1950-1985.

Simulations qui évaluent la sensibilité du dépôt de plomb au col du Dôme (étoile jaune) à la localisation géographique de l’émission. Cette carte indique également l’emplacement des principales mines connues de l’Antiquité romaine. Pour la région située , environ 500 km autour des Alpes, en bleu celles supposées actives dès la République romaine, et en rouge celles qui le seront plus tard. En dehors de cette zone, toutes les autres mines sont reportées en rouge, quelle que soit l’époque. La glace alpine est donc représentative de l’atmosphère de haute altitude qui est alimentée par les émissions de France, Espagne, Italie, îles du bassin méditerranéen, et dans une moindre mesure d’Allemagne et Angleterre. © Insu-CNRS

Simulations qui évaluent la sensibilité du dépôt de plomb au col du Dôme (étoile jaune) à la localisation géographique de l’émission. Cette carte indique également l’emplacement des principales mines connues de l’Antiquité romaine. Pour la région située , environ 500 km autour des Alpes, en bleu celles supposées actives dès la République romaine, et en rouge celles qui le seront plus tard. En dehors de cette zone, toutes les autres mines sont reportées en rouge, quelle que soit l’époque. La glace alpine est donc représentative de l’atmosphère de haute altitude qui est alimentée par les émissions de France, Espagne, Italie, îles du bassin méditerranéen, et dans une moindre mesure d’Allemagne et Angleterre. © Insu-CNRS

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Le Saviez-Vous ► 7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe


Quelle heure est-il ? On peut voir l’heure partout maintenant. Ce n’a pas été toujours le cas. Il a fallu comprendre les saisons, la course du soleil et de la lune et commencer a élaborer des moyens pour se repérer dans le temps.
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7 objets curieux inventés par l’Homme pour mesurer le temps qui passe

 

par Manon Rprs

La mesure du temps est une compétence acquise depuis les premières civilisations (égyptiennes et chinoises). Il est très vite devenu essentiel de trouver un rythme, de comprendre ce phénomène, pour organiser au mieux les institutions et, de manière générale, la vie en société.

Des cycles se sont d’abord révélés, avec l’évolution des saisons, le mouvement des ombres et le déplacement de la Lune. Le temps s’est ensuite formellement instauré comme une grandeur physique avec comme unité légale la seconde. Sans plus attendre, découvrez s’en davantage sur la mesure du temps et notamment sur les objets curieux qui ont été inventés depuis lors pour le décoder.

La mesure du temps est une préoccupation majeure depuis les prémisses de l’Antiquité, un fait essentiel pour comprendre et quelque peu maîtriser les évolutions périodiques qui se produisent autour de nous. L’Homme a rapidement remarqué la répétition des phénomènes qui se réalisaient sous ses yeux : des changements de saisons jusqu’aux mouvements de la Lune. Il a alors conçu des dispositifs de mesure du temps, qui se sont d’ailleurs précisés avec le temps. Si nos montres actuelles nous permettent de lire l’heure facilement, il n’en a évidemment pas toujours été ainsi. Des unités de mesure ont d’abord vu le jour, permettant de connaître l’heure de manière instantanée, et ce, peu importe où l’on se trouve.

Au tout début, l’Homme mesurait le temps en se guidant des étoiles, une façon de repérer le moment de la journée où il se trouvait. Puis il s’est mis à développer des calendriers qui définissaient les jours, les mois et les années. Chaque civilisation a d’ailleurs créé son propre calendrier : romain, grégorien, hébreu, musulman, hindou, inca… Des systèmes complexes qui nous ont amené à la création d’un système de mesure perçu comme universel pour diviser le temps entre le lever et le coucher du Soleil. Découvrez notre sélection d’objets les plus curieux inventés pour mesurer le temps :

1. Le cadran solaire

Vous avez très certainement entendu parler de ce système de mesure du temps considéré comme l’un des tout premiers élaboré par l’Homme. Il s’agissait de fixer un bâton à la verticale sur une table de mesure graduée et de se laisser guider par le Soleil. L’ombre réalisée sur la table (généralement plane) rejoignait une heure gravée dessus, qui évoluait régulièrement au cours de la journée.

Le premier cadran solaire, « le gnomon », aurait été confectionné au IIIe millénaire avant J.-C.. Les historiens se divisent pourtant sur l’origine première de ce système. Selon Marie-Christine de La Souchère, ce sont les Chinois qui les auraient utilisés dès 2 600 avant J.-C. tandis que selon Pierre-Yves Frei, les origines sont basées en Égypte où l’on aurait découvert le plus ancien cadran solaire datant de 1 500 ans avant J.-C.

Cependant, le cadran solaire a rapidement connu ses limites. Dépendant du Soleil, il ne permettait pas de connaître l’heure lorsque la nuit venait. De plus, la présence du Soleil évolue selon les saisons et rendait alors les heures bien flexibles.

cadran solaire

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Crédits : mcsc1995/Pixabay

2. Les clepsydres

Ce nom qui vous est peut-être inconnu signifie étymologiquement « voleuse d’eau ». Il s’agit d’un récipient percé rempli d’eau et la laissant ainsi s’écouler. Le récipient a été gradué à l’intérieur et permettait de mesurer le temps grâce à un flotteur. Un système astucieux qui aurait été créé en Égypte en 1530 avant J.-C. avant d’être récupéré par les Grecs puis par les Romains.

Ils furent d’ailleurs à l’origine du premier système de réveil, notamment utilisé dans les monastères pour déclencher les heures de prière. Elles connurent d’ailleurs de belles évolutions pour devenir de vraies horloges à eau au 18e siècle.

3. Le sablier

Selon la même logique de l’écoulement, on retrouve le sablier. Le premier d’entre eux daterait de l’an 1000. Il s’agit d’un système initialement confectionné pour limiter la durée des oratoires. Pour autant, il n’était pas très pratique, nécessitant d’être retourné régulièrement. Par ailleurs, il ne s’agissait pas de véritables grains de sable à l’intérieur, mais de coquilles d’œufs écrasées.

sablier

Crédits : annca/Pixabay

4. La bougie

En plus de nous permettre de nous éclairer depuis des lustres, la bougie graduée pouvait également donner une indication sur l’heure. Cette « chandelle horaire » a été créée vers 870 par Alfred Le Grand un roi anglo-saxon. Il a ainsi mesuré la vitesse de combustion d’une bougie. Celles-ci avaient été réalisées pour durer quatre heures. On note toutefois leur imprécision. Les Chinois aimaient également ce système, qu’ils remplacèrent par des bâtons d’encens.

bougie graduée

Crédits : webandi/Pixabay

5. Les horloges

Les débuts des horloges mécaniques remontent au 13e siècle. Les premières sont conçues avec un foliot, une tige supportant deux poids et ne permettant d’indiquer que les heures. Puis rapidement, les foliots se sont vus remplacer par des balanciers. L’amélioration nette s’est observée avec Christian Huygens, au 17e siècle, qui ajouta aux horloges un pendule pour les régulariser. Ce fut le début des pendules.

En 1920, le quartz fut choisi comme oscillateur sur les horloges. Les charges électriques qui fluctuent à sa surface au rythme des vibrations en font un matériau de choix, on parle d’effet piézo-électrique. Un véritable progrès à cette époque !

Puis vient l’horloge atomique en 1947. Certainement le système le plus précis que l’on connaisse, elle a été crée par un certain Harold Lyons. Elle a connu une évolution en 1967, devenant l’horloge atomique à jet de césium et définie depuis lors la seconde, l’unité du système international.

6. Le chronomètre

C’est en 1737 qu’apparaît le premier chronomètre, réalisé par John Harrison, un charpentier-horloger anglais. Celui-ci, conçu pour la marine, pesait tout de même 32,5 kilos. Puis, quelques années plus tard, en 1761, il réduisit son modèle pour lui donner la forme d’une montre.

chronomètre

Crédits : Free-Photos/Pixabay

7. Les montres

La chronologie nous amène tout naturellement vers les montres. Confectionnée par celui dont nous parlions précédemment, John Harrison. Et celle-ci évolua ensuite à partir du début du 20e siècle. En 1905 apparut la montre la plus plate du monde, puis elles se portèrent au poignet vers 1910. Arriva la montre électrique en 1952 puis la montre électronique seulement 7 ans plus tard. Ensuite, en 1968, la montre à quartz analogique, en 1990 la montre radioélectrique, en 1991 la montre parlante et en 1993, la montre à télécommande étant capable de recevoir des messages. On n’arrête pas le progrès !

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Le Saviez-Vous ► Voici 8 façons d’éviter la grossesse au temps de la Chine ancienne


Bien, avant les contraceptions actuelles, les femmes utilisaient des méthodes pas vraiment efficaces, même dangereux pour leur vie. Dans l’antiquité en Chine, les concubines n’avaient pas le choix d’éviter les grossesses, car cela pouvait être une condamnation à mort. Une méthode est rester jusqu’à nos jours, mais elle n’est pas a 100 % efficace, mais au moins, elle n’est pas dommageable pour le corps.
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Voici 8 façons d’éviter la grossesse au temps de la Chine ancienne

 

8 façons de ne pas tomber enceinte dans la Chine ancienne

Avant l’apparition des médicaments et les moyens de contraception modernes, les femmes de la Chine ancienne avaient des recettes surprenantes pour éviter les grossesses non désirées.

Les concubines du palais royal ou les prostituées de la rue disposaient déjà dans l’antiquité de moyens pour éviter une grossesse, au risque de devenir stériles ou même de mourir. Cependant, elles n’avaient pas le choix, puisqu’un enfant non désiré pouvait conduire à une condamnation à mort.

Voici ci-dessous huit pratiques de contrôle des naissances durant l’antiquité en Chine.

1. Soupe aux plantes médicinales

On retrouve cette préparation dans un film avec Gong Li : avant d’aller travailler une prostituée boit une soupe à base de plantes (Liangyao) pour tenter de provoquer la stérilité. Le musc était un composant de cette décoction mais il est difficile de retracer les autres ingrédients.

2. Musc

On croyait dans la Chine ancienne que frotter du musc dans le nombril pouvait prévenir la grossesse. Selon les documents historiques, Zhao Feiyan et Zhao Hede, deux belles concubines de la cour de l’empereur Chendi (51 BC -7 BC) de la dynastie des Han de l’Ouest, contrôlaient leur fécondité par cette technique.

3. Safran

Selon des archives culturelles traditionnelles, les médecins impériaux utilisait en Chine du safran pour prévenir les grossesses. Après avoir eu des relations sexuelles avec des concubines ou des dames de la cour avec laquelle il n’avait aucun désir de procréer, l’empereur pouvait ordonner à un eunuque de nettoyer leur vagin avec une solution à base de safran et de plantes.

4. Péservatifs d’intestin et de poumons de poissons

Les préservatifs faits d’intestins de mouton et de poumons de poissons sont mentionnés dans le Classique des montagnes et des mers (Shan hai jing). D’autres ont également été confectionnés en soie et en coton.

5. Mercure

Dans la Chine ancienne, on conseillait aux femmes de boire du mercure chaud pour prévenir la grossesse. C’était assez efficace pour faire en sorte que les femmes n’aient pas d’enfant, mais, le mercure étant extrêmement toxique, provoquait des dysfonctionnements corporels, des amnésies, des douleurs chroniques et parfois la mort.

6. Pédicule de kaki

Un remède traditionnel pour la contraception consistait à broyer sept pédicules de kakis séchés, et de tremper la solution dans de l’eau bouillante. Ce breuvage devait être bu sept jours durant.

7. Médicaments toxiques

Strychnine, et autres médicaments toxiques du même genre ont également été utilisés pour prévenir les grossesses non désirées. De fortes doses de ces médicaments pouvaient causer des décès, mais l’utilisation à faibles doses tuait le foetus. Cette méthode conduisait cependant à une stérilité irréversible.

8. Méthode des cycles

Connue aujourd’hui comme « métythode Ogino », elle consiste à éviter les rapports sexuels durant la période de fécondabilité du cycle menstruel féminin.

 

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Voici la plus ancienne table de trigonométrie de l’histoire !


Des spécialistes croient que cette vieille pierre serait la plus vieille table de trigonométrie et qui aurait été utilisée pour  étudier le terrain, les pentes en vue d’un projet de construction.
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Voici la plus ancienne table de trigonométrie de l’histoire !

 

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Des chercheurs australiens ont travaillé sur ce qui serait la première table trigonométrique de l’histoire. Retrouvée au début du XXe siècle, cette table antique livre petit à petit ses secrets !

Une découverte importante

La table antique en question a été baptisée Plimpton 322 depuis que l’éditeur et philanthrope américain George Arthur Plimpton en avait fait l’acquisition en 1922. Il fait savoir que la relique avait été trouvée quelques années auparavant en Irak par Edgar Banks, un archéologue américain ayant fortement inspiré le célèbre personnage d’Indiana Jones.

En fin d’année 2017, une équipe d’archéologues de l’Université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie) a fait état d’une avancée significative. Selon l’étude publiée dans la revue Historia Mathematica – la revue officielle de la Commission Internationale d’Histoire des Mathématiques – les chercheurs ont daté la table Plimpton 322 et défini son utilisation.

Comment fonctionne la table ?

Il faut savoir que la table en question – utilisée par les Babyloniens durant l’Antiquité – est composée de 15 lignes séparées par quatre colonnes. Il s’agit d’une base utilisant un indice de base de 60, ayant permis de dériver des nombres entiers plutôt que des fractions. Selon les meneurs de l’étude, la table était utilisée pour étudier des triangles.

Or, il est question de prendre en compte des proportions plutôt que des angles, des proportions pratiquement égales sur la première ligne de la table et formant un triangle quasiment équilatéral. Le fait est que plus l’on se dirige vers le bas de la table, plus les triangles sont étroits, car l’inclinaison gagne en importance.

 

La table Plimpton 322 aurait permis de considérer des proportions plutôt que les angles !
Crédits : Wikipedia

Quelle utilisation ?

Les chercheurs australiens estiment que cette table relève d’une véritable ingéniosité et que celle-ci aurait servi à étudier le terrain – calcul de pente – en vue de construire des édifices, notamment en forme de pyramides.

En revanche, certains experts comme le professeur américain Donald Allen (Université A&M du Texas) – interrogé par le National Geographicestiment que plusieurs interprétations mathématiques de la table sont équivalentes. Pour l’intéressé, rien ne laisse réellement penser que cette table était utilisée pour la trigonométrie. En revanche, l’expert estime que la découverte majeure concernant Plimpton 322 est que les Babyloniens semblaient connaître le théorème de Pythagore bien avant que ce dernier apparaisse !

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