Le ciel est rouge sang en Indo­né­sie à cause des feux de forêts


Le brûlage des terres non maîtrisé avec les feux de forêts combinés ont donné un ciel rouge sang en Indonésie. Cela donne un paysage apocalyptique . Il y aurait des petites particules d’environ 0,05 micromètres qui change la couleur. Et ces particules les habitants les respirent, cela causera sûrement des problèmes pulmonaires
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Le ciel est rouge sang en Indo­né­sie à cause des feux de forêts


Crédits : DR/Face­book

par  Adrien Gingold

Une habi­tante de la province de Jambi en Indo­né­sie a capturé samedi 21 septembre des images d’un ciel devenu tota­le­ment rouge à cause des effets combi­nés du brûlage des terres et des feux de forêts qu’ils entraînent, relaie le site de la BBC.

Chaque année pendant la saison sèche, les Indo­né­siens brûlent leurs terres afin de chas­ser d’éven­tuelles mala­dies, provoquant d’im­por­tants incen­dies non-maîtri­sés, créant une brume de fumée qui peut finir par recou­vrir toute la région de l’Asie du Sud-Est.

Mais ce weekend-end, le ciel de Jambi est devenu rouge sang, comme le prouvent les clichés postés sur la page Face­book d’Eka Wulan­dari, 21 ans, une jeune habi­tante du village de Mekar Sari, et parta­gés plus de 34 000 fois.

Un ciel qui, d’après elle, faisait « mal aux yeux et à la gorge ».

Crédits : DR/Face­book

Selon un expert en météo­ro­lo­gie inter­rogé par la BBC, cette couleur inha­bi­tuelle était due à un phéno­mène appelé diffu­sion de Rayleigh.

Le profes­seur Koh Tieh Yong, de l’uni­ver­sité des sciences sociales de Singa­pour, explique : « Dans le brouillard de fumée, il y a de toutes petites parti­cules d’en­vi­ron 0,05 micro­mètre ou même moins qui peuvent avoir tendance à disper­ser plus la lumière rouge que la lumière bleue, chan­geant la couleur que vous perce­vez de l’air. Notam­ment vers midi, lorsque le soleil est au-dessus de nos têtes. »

Si quelques doutes quant à la véra­cité des photos ont été émis, la jeune femme confirme :

« Tout est authen­tique, j’ai moi-même pris ces photos avec mon propre télé­phone. »

https://www.ulyces.co/

Quand la pollution n’a pas de frontières


Si le vent pousse la poussière du Sahara de l’autre côté du monde, alors que penser de la pollution qui ne respecte aucune règle des frontières. Même le mur frontalier de Donald Trump ne peut pas l’empêcher de la pollution des villes les plus polluées au monde de s’étendre. On ajoute les la pollution des voitures, des foyers, et des causes comme des incendies … Les causes naturels nous ne pouvons pas grand chose, mais la pollution fait par l’homme, c’est tous les pays du monde qui doit y voir.
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Quand la pollution n’a pas de frontières

 

Une journée polluée à Shanghai, en Chine... (photo Johannes EISELE, archives agence france-presse)

Une journée polluée à Shanghai, en Chine

PHOTO JOHANNES EISELE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

MATHIEU PERREAULT
La Presse

(WASHINGTON) Notre journaliste assiste au congrès annuel de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), la plus importante rencontre de science généraliste du monde, qui a pris fin hier, dimanche, dans la capitale des États-Unis.

Réduire la pollution atmosphérique est de plus en plus difficile dans les pays occidentaux. Les émissions de pays émergents comme la Chine et l’Inde voyagent beaucoup plus loin que prévu, révèle une nouvelle génération de satellites capables de suivre d’heure en heure les polluants. En Californie, la moitié des impacts des nouvelles normes antipollution sont ainsi annulés, ont expliqué dimanche des chercheurs au congrès annuel de l’AAAS.

Ozone

Depuis 20 ans, malgré un resserrement des normes sur la pollution automobile, le taux d’ozone au sol en Californie n’a presque pas bougé, alors qu’il a diminué dans l’est des États-Unis, où les normes sont moins sévères. Cela est essentiellement dû à la croissance économique en Chine, selon Meiyun Lin, de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).

« Environ 20 % de l’ozone au sol en Californie provient de la Chine, dit Mme Lin. On peut maintenant le voir grâce aux nouveaux satellites qui font des analyses horaires, mais cela confirme des observations faites il y a quelques années sur la base des autres polluants associés à l’ozone. Il y a moins de monoxyde de carbone lié à l’ozone provenant de la Chine qu’avec l’ozone issu de la combustion de véhicules ou d’usines ou les incendies de forêt en Californie. Cela dit, au niveau régional, par exemple en Asie et en Europe, et à l’intérieur des pays, il y a du transport de monoxyde de carbone d’une région à l’autre. »

Particules fines

La moitié des efforts de réduction de la pollution en particules fines de moins de 2,5 mm (PM2,5) en Californie sont maintenant annulés par l’effet des PM2,5 provenant de la Chine, selon Daven Henze, de l’Université du Colorado, qui participait au même colloque.

« La Chine, depuis quelques années, fait un effort de réduction de ses émissions, alors la croissance de la pollution se rendant jusqu’en Californie diminue depuis quelques années. Mais cet effort antipollution est essentiellement dirigé vers les zones industrialisées dans l’est de la Chine. Dans l’ouest du pays, où l’industrialisation est encore à un stade précoce très polluant, les émissions de PM2,5 à destination des autres pays augmentent. C’est la même chose en Inde. Cela fait que le Bangladesh, par exemple, ne pourrait que rester au même point, sur le plan du taux de PM2,5, même en éliminant totalement ses propres émissions. »

M. Henze a fait une analyse des décès liés à la pollution transfrontalière et a établi pour chaque pays un bilan des morts liées à la pollution qu’il exporte et des morts liées à la pollution qui arrive dans ce pays en provenance de l’étranger. La pollution « exportée » par la Chine et les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient et d’Afrique cause dans d’autres pays deux fois plus de morts que la pollution « importée ». Le Canada cause légèrement (1,1 fois) plus de morts à l’étranger, selon ce même calcul.

Sécheresse

Un autre phénomène affecte la lutte contre la pollution atmosphérique : dans les zones frappées par la sécheresse, la végétation absorbe moins d’ozone.

« Dans le sud-ouest des États-Unis, frappé par plusieurs vagues de sécheresse, et en Californie, ça accentue le problème de l’ozone exporté par la Chine, dit Mme Lin, de la NOAA. Il faut tenir compte de l’augmentation de la fréquence des sécheresses avec les changements climatiques dans l’évaluation des coûts des nouvelles réglementations sur l’ozone au sol. »

Londres

En novembre dernier, une étude portant sur 2000 enfants de Londres, parue dans la revue The Lancet, a conclu que les règles antipollution sévères mises en place en 2008 dans la capitale britannique – notamment l’interdiction des voitures et camions fabriqués avant 1990 – n’avaient eu aucun effet sur la santé des enfants. S’agit-il d’un effet de la pollution transfrontalière ?

« C’est possible, ce serait exactement ce que nous prédisons », dit Pieternel Levelt, de l’Institut royal météorologique des Pays-Bas, un autre participant au colloque sur la pollution transfrontalière.

L’étude du Lancet prédisait cependant que des normes encore plus sévères à Londres, qui à partir d’avril vont interdire toute voiture à essence fabriquée avant 2005 ou diesel fabriquée avant 2015, auraient, elles, un effet sur la santé des enfants. L’auteur de l’étude du Lancet, Chris Griffiths, de l’Université Queen Mary de Londres, avait expliqué à La Presse que la pollution transfrontalière avait été prise en compte, mais qu’elle n’avait pas un effet important.

Prédictions

Les nouveaux satellites permettant de suivre les panaches de pollution d’heure en heure pourraient permettre une meilleure adaptation des réglementations antipollution aux circonstances météorologiques.

« Dans plusieurs villes européennes, par exemple, on interdit la circulation de voitures diesel quand il y a des épisodes importants de smog, dit Mme Lin. On pourra réagir à l’avance en détectant les panaches de pollution quand ils se forment dans d’autres pays et se dirigent vers notre ville, et réduire considérablement le nombre d’épisodes de smog au lieu de seulement intervenir quand ils sont déjà actifs. »

Les foyers

La pollution liée aux foyers au bois voyage-t-elle aussi ?

« Il y a beaucoup de PM2,5 dans la fumée, qui voyage sur des milliers de kilomètres, et aussi des particules plus grosses, des PM10, qui voyagent sur des centaines de kilomètres », répond Daven Henze, de l’Université du Colorado, interrogé après le colloque de l’AAAS.

Une ville réglementant les émissions des foyers, comme Montréal, peut-elle donc voir ses efforts annulés par ceux de sa banlieue ?

« Potentiellement, dit M. Henze. Aux États-Unis la réglementation sur les foyers au bois a surtout été appliquée dans le Nord-Est, dans toute la région, alors ce n’est pas vraiment un problème. Mais il pourrait y avoir des effets sur les limites des États réglementant les foyers. »

***

EN CHIFFRES

De 38 à 50 parties par milliard (ppb): Taux d’ozone au sol moyen à Montréal en 2017

De 88 à 105 ppb: Maximum (99e percentile) du taux d’ozone au sol moyen à Montréal en 2017

De 6,2 à 8,6 ppb: Taux de particules fines (PM2,5) moyen à Montréal en 2017

De 25 à 32 ppb: Maximum (99e percentile) du taux de particules fines (PM2,5) moyen à Montréal en 2017

63 ppb: Cible d’ozone au sol au Canada

62 ppb: Cible d’ozone au sol au Canada à partir de 2020

28 microgrammes par mètre cube (µg/m3): Cible de particules fines (PM2,5) sur 24 heures au Canada

27 µg/m3: Cible de particules fines (PM2,5) sur 24 heures au Canada à partir de 2020

Sources : Conseil canadien des ministres de l’Environnement, Ville de Montréal

https://www.lapresse.ca/

Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs


     

    Ce n’est peut-être pas très courant, mais cela arrive que des piles non utilisées peuvent provoquer des incendies. Il semble que les piles lithium-ion devraient porter une attention particulière. Ainsi que toutes piles que l’on recharge dans un endroit sécuritaire
    Nuage

     

    Piles: une bombe à retardement cachée dans vos tiroirs

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison.

    COURTOISIE DAMIEN MORRIS

    Les piles de Damien Morris ont surchauffé dans un tiroir, déclenchant un incendie qui aurait pu détruire sa maison

  • Kevin Bissett

      Après avoir installé ses décorations de Noël cette année, Damien Morris s’est retrouvé avec quelques piles en trop et a fait ce que la plupart des gens font: les ranger dans un tiroir en attendant d’en avoir besoin.

      Ces piles ont toutefois déclenché un incendie qui aurait pu détruire sa maison située à Charlottetown, sur l’Île-du-Prince-Édouard.

      M. Morris n’avait aucune idée que les piles pouvaient représenter un tel danger et il a décidé de partager son histoire afin d’informer le public au sujet d’un phénomène qui, selon les experts, est beaucoup plus courant qu’on ne pourrait le croire.

      Plus de 100 plaintes en un an

      Au cours de la dernière année, Santé Canada a reçu plus de 100 plaintes de la part de consommateurs concernant les piles. Les problèmes rapportés allaient du simple dégagement de chaleur à l’incendie.

      Selon Andrew Hulan, un agent de la sécurité des produits à Santé Canada, tout type de pile pourrait potentiellement comporter un risque, mais celles au lithium-ion font plus souvent l’objet de plaintes.

      M. Hulan a expliqué que le matériel utilisé pour fabriquer ce genre de pile était très réactif à l’air et que, si une fuite survenait, le résultat était explosif.

      En juillet, l’association des services des incendies de Terre-Neuve-et-Labrador a publié un avertissement après que des piles au lithium-ion eurent apparemment provoqué deux incendies dans la province.

      L’un de ces incendies, qui a jeté à la rue un frère et une soeur à Saint-Jean de Terre-Neuve, a été mis sur le compte des piles d’une voiture téléguidée pour enfant.

      Heureusement, l’incendie ayant éclaté dans la résidence de Damien Morris le 18 novembre a eu un dénouement moins tragique.

    À 2 h 30 du matin, nous avons entendu nos détecteurs de fumée se mettre à sonner. Je me suis levé et j’ai réveillé les enfants. Ma femme s’est aussi levée et a dit: « Ça sent bizarre ».Damien Morris

    La famille a descendu au rez-de-chaussée pour trouver les lieux complètement enfumés. La fumée était plus épaisse dans la cuisine et semblait s’échapper de l’un des tiroirs.

    «J’ai ouvert le tiroir et tout s’est mis à brûler. Je l’ai rapidement refermé, je l’ai retiré, j’ai demandé à ma femme d’ouvrir la porte-fenêtre et je l’ai lancé à l’extérieur», a relaté le résidant de Charlottetown.

    «Les dommages n’étaient pas trop importants. C’était surtout la fumée qui avait abîmé la maison.»

    D’après Damien Morris, les équipes d’urgence sont arrivées et le chef du service des incendies a déterminé que les piles «C» et «D» que le propriétaire de la maison avait rangées dans le tiroir étaient à l’origine de l’incendie.

    «Les deux connecteurs mâles se sont touchés, générant de la chaleur et mettant le feu aux linges à vaisselle», a expliqué M. Morris.

    Attention avec la recharge des piles

    Raynald Marchand, le directeur général du Conseil canadien de la sécurité, a souligné que les problèmes survenaient souvent lorsque les gens rechargeaient les piles près d’objets en tissu ou d’autres combustibles.

    «Lorsque vous rechargez des piles, il est important de le faire dans un endroit sécuritaire afin qu’elles ne surchauffent pas et préférablement quand vous êtes à la maison», a-t-il conseillé.

    «Les ordinateurs, qui sont dotés de grosses piles, sont souvent rechargés pendant qu’ils reposent sur un divan ou un lit et peuvent dégager beaucoup de chaleur lorsqu’ils sont en train d’être rechargés.»

    M. Marchand a précisé que les piles au lithium-ion étaient particulièrement à risque parce qu’elles étaient très puissantes et que les connecteurs étaient fréquemment situés sur le même côté.

    Raynald Marchand et Andrew Hulan ont tous les deux recommandé de ranger les piles dans leur emballage d’origine ou dans un contenant fait de matériaux non inflammables.

    Ils ont aussi affirmé que les piles usagées devraient être rapportées à un centre de recyclage et jamais jetées dans une poubelle ou dans un feu.

    https://quebec.huffingtonpost.ca/

    MONDE INDE "L’airpocalypse" à Delhi, la mort à petit feu


    Faut-il vraiment attendre d’en être rendu à une pollution si intense pour réagir. !! Montrer des poumons artificiels en extérieur en montrant comment l’air les noircit, n’aide pas vraiment, a diminuer ce qui cause ce smog intense
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    « L’airpocalypse » à Delhi, la mort à petit feu

     

    Tuberculeux, Yogesh Kumar a la respiration sifflante suite à la récente ablation d’un poumon. Ses docteurs indiens ignorent s’il pourra survivre à l’extérieur de cet hôpital de Delhi, dans un des airs les plus pollués au monde.

    L’atmosphère de Delhi c’est une condamnation à mort pour lui », commente Srinivas K. Gopinath, chirurgien thoracique à l’établissement Sir Ganga Ram, où le jeune homme de 29 ans est traité.

    Comme chaque année, la capitale indienne traverse ces jours-ci un effroyable épisode de pollution atmosphérique. Une brume toxique voile le paysage, s’immisce dans les appartements, les bureaux, les galeries de métro. L’atmosphère dégage une odeur de brûlé.

    Toussant, expectorant, haletant depuis la mi-octobre déjà, la mégapole de 20 millions d’habitants est entrée lundi de plain-pied dans l‘ »airpocalypse« . Les niveaux de pollution ont brusquement bondi en raison de l’intensification des brûlis agricoles des régions alentours.

    Lundi matin à 07H00 (01H30 GMT), l’ambassade américaine à New Delhi enregistrait une concentration de particules fines PM2,5 supérieure à 620 microgrammes par m3 d’air. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière.

    Chaque automne, les hôpitaux locaux voient débarquer des légions de patients toussant et respirant avec difficulté, implacable rappel du grave danger à la santé publique que pose la pollution de l’air.

    Pour les plus vulnérables comme Yogesh Kumar, le « smog » peut s’avérer un tueur invisible

    . « À l’intérieur (de l’hôpital), la qualité de l’air est maintenue, mais une fois qu’il sortira le mauvais air commencera à l’affecter », explique à l’AFP le médecin Gopinath. « Sa résistance est faible. Il n’a qu’un poumon qui est désormais très précieux. Imaginez devoir affronter un air aussi exécrable avec seulement un poumon. »

    Poumons noirs

    La pollution atmosphérique est une malédiction qui, au-delà de Delhi, affecte presque tout le nord de l’Inde à cette période de l’année. Le froid et l’absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes, les empêchant de se disperser.

    La situation culmine fin octobre-début novembre avec les brulis des régions rurales du nord de l’Inde et du Pakistan: les agriculteurs recourent au feu pour nettoyer leurs champs à bon marché des rebuts de la récolte du riz, afin de pouvoir planter le blé. Le pic est généralement atteint pour la fête des lumières hindous de Diwali, qui tombe cette année mercredi, lorsque les fumées de millions de pétards viennent épaissir un air déjà suffoquant.

    Les particules en suspension présentes dans le « smog » accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons. Les plus petites d’entre elles (PM2,5), grandes comme un trentième d’un diamètre de cheveu humain, parviennent à s’infiltrer dans l’organisme et le sang, à travers les poumons.

    La pollution de l’air est particulièrement dévastatrice pour les enfants, selon une récente étude de l’OMS. Chaque année, environ 600.000 mineurs de moins de quinze ans en meurent dans le monde. Au-delà des risques entraînés par l’exposition à la pollution durant la grossesse, la toxicité de l’atmosphère peut entraver le développement neurologique de l’enfant et le rend plus vulnérable aux maladies.

    « Un enfant qui naît à Delhi prend des goulées d’air pollué équivalent à 20 à 25 cigarettes au premier jour de sa vie », s’alarme Arvind Kumar, un éminent spécialiste des poumons de la capitale. La pollution de l’air est « le nouveau tabac », a averti le mois dernier le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus lors de la première conférence mondiale sur « la pollution de l’air et la santé ».

    Pour sensibiliser les résidents de Delhi aux répercussions de la pollution, un hôpital de la ville a installé ce week-end une paire de poumons artificiels en extérieur, montrant comment l’air les noircit petit à petit.

    Nombre de patients vus par Arvind Kumar portent déjà les marques d’une vie passée à respirer l’air funeste de Delhi.

    « Ce sont des non-fumeurs et même eux ont des poumons noirs », dit-il. « Même des adolescents ont des taches noires dans leurs poumons. C’est effrayant. »

    Nation de 1,25 milliard d’habitants aux besoins de croissance immenses, l’Inde est débordée par le fléau de la pollution de l’air. Les quelques mesures prises par les autorités n’ont eu que peu d’effets. En 2015, la contamination atmosphérique, terrestre et aquatique était présumée responsable de 2,5 millions de décès dans ce pays, plus lourd bilan humain de la planète, d’après une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet.

    https://www.7sur7.be/

    Les incendies de forêt se répercutent sur la qualité de l’eau


    Les incendies de forêt ont des conséquences bien sûr sur l’environnement immédiat, sur les gens restant à proximité. Il y a aussi sur les cours d’eau qui subissent les conséquences de ces incendies. En effet la qualité de l’eau peut-être compromise même dans les zones urbaines qui sont loin des feux.
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    Les incendies de forêt se répercutent sur la qualité de l’eau

     

    Une équipe de chercheurs provenant de diverses universités... (PHOTO Mark RALSTON, archives AFP)

    Une équipe de chercheurs provenant de diverses universités tente de déterminer comment les incendies de forêt influencent les écosystèmes et la qualité de l’eau.

    PHOTO MARK RALSTON, ARCHIVES AFP

    BOB WEBER
    La Presse Canadienne

     

    La fumée n’est pas le seul inconvénient que font subir les incendies de forêt aux personnes vivant loin des sinistres.

    Une équipe de chercheurs provenant de diverses universités tente de déterminer comment ces incendies influencent les écosystèmes et la qualité de l’eau.

    Selon une membre de l’équipe, Monika Emelko, de l’Université de Waterloo, les incendies de forêt sont « particulièrement éprouvants pour l’eau ».

    « Si l’incendie est intense, s’il ravage une grande superficie du bassin hydrographique, alors il peut avoir des répercussions très importantes pouvant être durables sur l’approvisionnement en eau », a-t-elle souligné.

    L’équipe a été créée il y a plus de 10 ans à la suite de l’incendie de Lost Creek, dans le sud de l’Alberta. Son travail s’est révélé si précieux qu’elle a récemment reçu des subventions totalisant environ 9 millions de dollars pour étudier comment la transformation des zones forestières attribuable aux flammes touche la qualité de l’eau.

    Les forêts ont été la proie des flammes depuis la nuit des temps. Toutefois, le phénomène a changé de visage au tournant du siècle.

    L’intensité et la vitesse de propagation des flammes ont augmenté. Des incendies, qui, auparavant, se seraient éteints pendant la nuit continuent de faire rage le lendemain. À Lost Creek, les pompiers avaient signalé une muraille de flammes atteignant une hauteur de 150 mètres au milieu de la nuit.

    Selon un article publié en 2016, les effets de ce sinistre se faisaient toujours sentir dans les cours d’eau plus d’une décennie plus tard.

    Le ruissèlement commence plus tôt et est plus rapide, augmentant l’érosion et asséchant les forêts. Certains nutriments, comme le phosphore, ont crû de façon exponentielle, ce qui est excellent pour les insectes aquatiques, mais aussi pour les algues.

    « Certains de ces ruisseaux ont été étouffés par les algues », fait remarquer un autre chercheur de l’équipe, Uldis Silins de l’Université de l’Alberta. « Nous avons constaté des effets durables et assez profonds sur la qualité de l’eau et l’écologie aquatique ».

    L’équipe a découvert des effets similaires pour d’autres incendies étudiés. Elle a même retracé des conséquences sur des écosystèmes situés à des centaines de kilomètres en aval des flammes, entraînant de graves répercussions sur le traitement des eaux en milieu urbain.

    « La qualité de l’eau peut varier considérablement, a souligné Mme Emelko. La contamination n’est pas le plus important défi ni le plus commun des programmes de traitement des eaux. Ce sont plutôt les grandes variations de la qualité de l’eau. »

    Les nutriments qui étouffent les ruisseaux peuvent créer une croissance microbienne dans les conduites d’eau et les réseaux de distribution. Ils peuvent aussi réagir avec les produits chimiques utilisés pour purifier l’eau et former des éléments eux-mêmes nocifs.

    Selon elle, on doit aussi songer à la sécurité des approvisionnements d’eau, là où la ressource est présente. Une grande partie des cours d’eau se nourrit de la forêt. Ainsi, les deux tiers de l’eau utilisée en Alberta proviennent de ces régions boisées.

    « Lorsque nous avons commencé à travailler sur les incendies de forêt et l’eau, on nous avait dit qu’il ne s’agissait que d’un problème ponctuel et que nos travaux ne seraient pas pertinents pour la communauté scientifique dans son ensemble. Les choses ont beaucoup changé. »

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    Une centaine de cas de cancer chez les pompiers


    Être pompier est une des professions les plus importantes dans nos villes. Leur travail n’est plus comme autrefois, ou il n’y avait que la fumée dense et le feu à se méfier. Aujourd’hui les matériaux informatiques, les plastiques, bois traités bref tout ce qui rend la fumée encore plus nocive autant directement chez les pompiers et les contaminants qui se retrouvent sur leurs vêtements et outils qui peuvent engendrer entre autres le cancer du poumon, vessie et du rein.
    Nuage

     

    Une centaine de cas de cancer chez les pompiers

     

    De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté... (Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

    De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la CNESST pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

    EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

     

    PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
    La Presse

    Une centaine de cas de cancer ont été recensés chez les pompiers montréalais depuis 2002 en raison de leur exposition à des fumées nocives en combattant des incendies. Estimant que ses sapeurs font face à des risques accrus devant la prolifération des substances nocives, le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) introduira de nouvelles mesures en 2018 pour réduire la contamination.

    Les incendies que les pompiers doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes dégageant des fumées nocives en brûlant.

    De 2002 à 2018, 109 pompiers montréalais ont présenté une réclamation à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour faire reconnaître un cancer dû à leur travail.

    Du lot, 87 demandes ont récemment été acceptées, tandis que 14 ont été refusées. Huit autres cas sont toujours en attente d’une décision. Les principaux cas reconnus touchent le cancer de la vessie (24), du rein (20) et du poumon (16). Ces informations ont été compilées par le SIM en vue du témoignage de son directeur, Bruno Lachance, devant la Commission de la sécurité publique, le 13 mars.

    En 2010, une recherche de l’Institut atlantique de recherche sur le cancer confirmait le risque de cancer auquel s’exposent les pompiers dans leur travail.

    En fait, les incendies qu’ils doivent combattre sont de plus en plus dangereux en raison de la prolifération des matériaux informatiques, de plastiques, de bois traités et de retardateurs de flammes. Ceux-ci dégagent en effet des fumées nocives en brûlant.

    Les sapeurs se trouvent exposés de diverses façons, que ce soit en inhalant la fumée ou en entrant en contact avec des matériaux contaminés, comme leurs habits ou leurs outils.

    Reconnaissance tardive au Québec

    Le Québec a été l’une des dernières provinces à reconnaître les risques de cancer auxquels les pompiers s’exposent.

    C’est seulement depuis avril 2016 qu’une demi-douzaine de cancers a été ajoutée à la liste des lésions professionnelles associées à ce métier. Ce changement faisait suite à plusieurs jugements de tribunaux québécois qui avaient reconnu des cancers liés au travail de sapeurs.

    « Le Québec affichait un retard important en la matière », reconnaît le SIM.

    Dans sa présentation, le 13 mars, le directeur Bruno Lachance exposera les efforts déployés par le SIM depuis 2016 pour contrer les contaminants et ainsi prévenir les risques de cancer.

    Le corps de sapeurs a notamment contribué aux travaux de la CNESST pour publier un guide des bonnes pratiques pour l’entretien des habits de pompiers. Le SIM a de plus instauré une « politique de tolérance zéro » rendant obligatoire le port de la tenue intégrale de combat, dont la partie faciale de l’appareil respiratoire.

    « Aucun pompier ne peut oeuvrer sans être muni de sa partie faciale sous air lors d’une intervention », précisera le directeur du service.

    Les pompiers doivent prendre une douche et changer de vêtements après chaque intervention au feu.

    Nouvelle procédure

    Le SIM compte aller plus loin en 2018 en matière de prévention en mettant en place une nouvelle procédure de décontamination sur les lieux des incendies.

    Après toute intervention au feu, les pompiers devront ainsi désormais faire un « nettoyage de routine » de leurs habits sur place ou dès le retour à la caserne. Tout résidu devra être enlevé avec l’aide d’une brosse, en rinçant à l’eau ou en utilisant du détergent si nécessaire.

    Le SIM procédera également à un « nettoyage avancé » une fois par an. Les habits seront alors confiés à des firmes professionnelles pour effectuer cette tâche en profondeur.

    « Les temps ont bien changé quant à la fierté d’être enfumé, d’être enduit de suie, ainsi qu’à l’image du pompier au feu en héros noirci », exposera le SIM.

    En plus de leurs habits, les pompiers devront désormais se méfier de leurs véhicules. Sur les lieux d’un incendie, les sapeurs devront ainsi veiller à ne plus ouvrir les fenêtres de leurs camions. Ils devront de plus nettoyer l’intérieur de la cabine après toute intervention au feu. Et ce, en utilisant des gants et un masque filtrant les particules. Les outils utilisés lors des interventions devront aussi être nettoyés après utilisation.

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    Le Saviez-Vous ► Pourquoi vous ne devriez pas laisser une bouteille d’eau dans votre voiture


    Cela est rare, mais c’est possible qu’une bouteille d’eau laissée dans une automobile puisse entrainer le feu à l’intérieur de la voiture quand elle est exposée au soleil. D’où l’intérêt d’éviter des risques inutiles
    Nuage

     

    Pourquoi vous ne devriez pas laisser une bouteille d’eau dans votre voiture

     

    Par: rédaction

    VIDÉO Un avertissement prodigué par les pompiers de l’Oklahoma’s Midwest City Fire Department.

    U technicien de l’entreprise IUdaho Power Company était en train de prendre sa pause déjeuner lorsqu’il a remarqué que de la fumée s’échappait sous l’accoudoir central de son camion. Rapidement, il a identifié la source de cette fumée, qui n’était autre… que sa bouteille d’eau.

    « J’ai regardé et j’ai remarqué que la lumière était réfléchie à travers ma bouteille d’eau et que c’était en train de mettre le feu au siège », a ainsi déclaré Dioni Amuchastegui dans une vidéo qu’il a partagée sur la page Facebook de son entreprise.

    Rapidement, les pompiers de l’Oklahoma’s Midwest City Fire Department ont profité de la mésaventure de Dioni pour prévenir les citoyens des dangers que peut causer une simple bouteille laissée sur le siège d’une voiture. Selon eux, la lumière du soleil réfléchie par une bouteille d’eau peut atteindre une température extrêmement élevée, ce qui, de surcroît, peut déclencher un feu dans l’habitacle.

    « La lumière du soleil traversera la bouteille qui, quand elle est remplie de liquide, agira comme une loupe », a ainsi déclaré David Richardson, de l’Oklahoma’s Midwest City Fire Department, lors d’une interview accordée à KFOR.

    Bien sûr, les risques qu’un incendie se déclenche de cette façon sont faibles, mais ils existent malgré tout. Pour prévenir tout danger, autant prendre votre bouteille avec vous.

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