Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

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Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité


Voyager dans l’espace n’est pas sans risque pour la santé. Entre autres pour la température du corps qui oscille autour de 38 C a cause de la microgravité dans l’espace. Cependant, un astronaute qui fait des exercices physiques pour garder la forme, voit sa température monter jusqu’à 40 C
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Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité

Marie-Céline Ray
Journaliste

Dans l’espace, le corps des astronautes flotte librement en apesanteur, une situation que beaucoup d’entre nous envient. Mais la microgravité a de multiples effets néfastes sur le corps. En voici un de plus : les voyageurs de l’espace ont souvent de la fièvre.

Les séjours dans l’espace ont des conséquences sur le corps des astronautes : ils grandissent, perdent des muscles et leur vision se détériore.

Dans une nouvelle étude parue dans Scientific Reports, des chercheurs allemands ont trouvé que les astronautes souffrent d’autres désagréments : la microgravité a un effet sur leur température corporelle, si bien qu’ils doivent s’accommoder d’une fièvre persistante.

Le saviez-vous ?

 

Notre température corporelle se maintient dans une fourchette étroite grâce au contrôle de l’hypothalamus. L’activité physique, les vêtements et des facteurs de l’environnement (moment de la journée, saison…) influencent notre température.

Pour mesurer la température corporelle de 11 astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), l’équipe a utilisé des capteurs de températures placés sur le front. La température corporelle n’augmentait pas de manière brutale dès que les astronautes quittaient la Terre : elle était progressive sur une durée de deux mois et demi, et atteignait une valeur d’environ 38 °C, soit un degré au-dessus de la température habituelle de 37 °C.

De plus, pendant un exercice physique, la température corporelle des astronautes augmentait plus et plus vite dans l’espace que sur Terre : elle dépassait souvent les 40 °C lors d’un effort ! En effet, dans l’espace, la sueur s’évapore plus lentement que sur Terre, ce qui explique en partie que les astronautes se sentent chauds surtout quand ils font de l’exercice. Pendant l’exercice une part importante de la dépense énergétique est convertie en chaleur.

 

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

    Le bien-être des voyageurs de l’espace est en jeu

    Hanns-Christian Gunga, auteur de ces travaux, a expliqué dans un communiqué de l’université de médecine de la Charité à Berlin, « dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive. Le transfert de chaleur entre le corps et son environnement devient beaucoup plus difficile dans ces conditions ».

    Dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive

    Or le contrôle de la température corporelle contribue à la santé et au bien-être. Des fluctuations importantes de la température corporelle impactent les performances physiques et cognitives. Ces résultats peuvent donc inquiéter concernant le bien-être des astronautes lors de longs séjours dans l’espace : des voyageurs en partance pour Mars risquent de connaître des problèmes d’hyperthermie et de coups de chaud ! D’autres études doivent donc approfondir ce sujet pour mieux comprendre cette fièvre de l’espace et comment la combattre.

    Hanns-Christian Gunga voit aussi un intérêt de cette recherche pour comprendre l’adaptation de notre température aux variations de l’environnement : 

    « nos résultats soulèvent également des questions sur l’évolution de notre température corporelle optimale : comment elle s’est déjà adaptée et comment elle continuera à s’adapter aux changements climatiques sur Terre ».

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs allemands ont étudié la température de 11 astronautes de l’ISS.

  • Au repos, leur  température était de l’ordre de 38 °C au bout de deux mois et demi dans l’espace.

  • Leur température s’élevait rapidement lors de séances d’activité physique.

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Le Saviez-Vous ► Ce Canadien qui a popularisé le terme « bombe météo »


Cela fait près 40 ans que les météorologues utilisent le terme bombe météo, pour ma part, c’est juste cet hiver que j’ai remarqué ce terme en écoutant des bulletins de la météo.
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Ce Canadien qui a popularisé le terme « bombe météo »

 

Des nuages menaçants au-dessus du Canada et des États-Unis.

Image satellite de la « bombe météo » qui balaie présentement le Canada et les États-Unis, captée par la National Oceanic and Atmospheric Administration NOAA, le 4 janvier 2018. Photo : NOAA

Qualifier une tempête hivernale de « bombe météorologique » laisse peu de place à l’interprétation : elle est puissante, dévastatrice et touche des dizaines de milliers de personnes.

Un texte de Nicole Mortillaro de CBC News

Sans surprise, c’est un Canadien qui a popularisé l’utilisation du terme dans les années 1980.

Le professeur John Gyakum de l’Université McGill a cosigné un article scientifique, intitulé Climatologie synoptique dynamique de la « bombe », avec Frederick Sanders du Massachusetts Institute of Technology.

Le duo y décrit une tempête qui s’intensifie lors de la rencontre d’une masse d’air chaud, provenant du sud des États-Unis, et d’une autre d’air froid du Canada.

Naît alors la « bombe météo », qui produit des vents violents et d’importantes précipitations, poursuit John Gyakum en entrevue à CBC.

John Gyakum a effectivement contribué à populariser le terme il y a bientôt 40 ans, mais, de son propre aveu, celui-ci était employé bien avant.

« C’était un terme informel utilisé dans les couloirs du MIT avant même qu’il ne soit publié dans notre article », a-t-il tenu à préciser.

À l’ère des réseaux sociaux, tout le monde peut diffuser simultanément des images spectaculaires de lignes électriques tombées et de voitures couvertes de neige, contribuant à renforcer l’ampleur du terme « bombe météo ». Mais est-il exact?

Tant qu’il attire l’attention sur les impacts que ces systèmes peuvent produire, je pense que « bombe météo » est un bon terme à utiliser. John Gyakum

Selon John Gyakum, le terme « bombe météorologique » est efficace et « décrit adéquatement un phénomène météorologique qui est très important » non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour ceux qui habitent le long de la côte.

Le littoral est américain et le Canada atlantique sont plus exposés aux « bombes météo » d’octobre à mars. Selon John Gyakum, elles sont parfois oubliées, parce qu’elles surviennent la plupart du temps au-dessus de l’océan. Mais lorsqu’elles touchent terre, ajoute-t-il, les gens sont impressionnés par leur puissance.

Un mal nécessaire

Les « bombes météorologiques » sont dangereuses et perturbent le quotidien de dizaines de milliers de personnes, mais elles ont leur raison d’être.

« Les cyclones ont une fonction essentielle dans l’atmosphère », explique John Gyakum.

Ils transportent la chaleur et l’humidité vers le nord, dans l’hémisphère nord.

Si nous n’avions pas de cyclones, la chaleur s’accumulerait continuellement dans les basses latitudes, et les régions plus au nord se refroidiraient. Les bombes météo agissent efficacement et rapidement pour rétablir l’équilibre.

John Gyakum

Le professeur John Gyakum continue d’étudier le phénomène. Il est cependant incapable de prédire quel sera l’impact des changements climatiques sur leur formation. Seront-ils plus fréquents, plus intenses?

John Gyakum répond qu’il faut se réjouir pour l’instant qu’on échappe à un phénomène de « bombe à fragmentation », soit une succession de plusieurs « bombes météorologiques ».

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L’Australie suffoque sous une vague de chaleur


Alors que nous avons passé des épisodes de froids extrêmes, l’Australie vie complètement le contraire, des chaleurs extrêmes, tellement que des activités sont annulées et de grands risques de feux de brousse On l’attribut aux changements climatiques. On risque de ne plus aimer nos saisons comme avant
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L’Australie suffoque sous une vague de chaleur

 

Des spectateurs torse nu dans une estrade

À Sydney, des spectateurs d’un tournoi de cricket gèrent la chaleur comme ils le peuvent. Photo : Getty Images/Cameron Spencer

Pendant que l’Amérique du Nord gèle dans des températures polaires, l’Australie, en plein milieu de son été austral, connaît des températures records qui mettent à mal la population et déclenche des incendies de brousse.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET BBC

La métropole australienne Sydney a connu dimanche sa journée la plus chaude depuis 1939. Le mercure y a largement dépassé les 40 °C, pour atteindre 47,3 °C dans l’une de ses banlieues.

La chaleur a entraîné l’annulation de certains matchs du tournoi de tennis de Sydney. Une compétitrice, la Française Kristina Mladenovic, s’est excusée sur Twitter auprès de ses supporters pour avoir dû quitter le court.

« Je pense que c’est la première fois de ma carrière que je dois quitter un match », a-t-elle écrit.

Des photojournalistes ont aussi dû abandonner leur poste autour des courts parce que leurs appareils ont cessé de fonctionner.

Destruction par le feu

Les autorités ont émis une interdiction totale de faire des feux afin d’éviter de nouveaux incendies dans le pays.

Plusieurs sinistres se sont déclarés samedi, rasant des maisons dans les États de Victoria et d’Australie-Méridionale.

Déjà, en septembre, les Australiens avaient été prévenus que des incendies de brousse étaient à prévoir pendant leur été, en raison d’un hiver particulièrement sec entre les mois de juin et septembre.

Entre décembre 2016 et février 2017, plus de 200 records de températures ont été battus en Australie, qui a connu des vagues de chaleur, des incendies et des inondations pendant cette saison.

D’après les climatologues, le changement climatique a provoqué la hausse des températures sur terre et en mer, conduisant à des épisodes météorologiques extrêmes.

Du fait de sa population relativement faible (24 millions d’habitants), eu égard à la taille de son territoire, et de sa très forte dépendance au charbon, l’Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Comment les dromadaires survivent aux températures extrêmes ?


Le dromadaire est un animal extraordinaire qui supporte des chaleurs extrême dans les déserts. Il a été d’une grande utilité pour en Afrique pour les hommes et femmes qui devaient faire face aux mers de sable sans pour autant s’inquiéter pour la déshydrations de ces animaux pendant quelques semaines. Tout leur corps est adapté pour affronter la situation désertique
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Comment les dromadaires survivent aux températures extrêmes ?

 

Le dromadaire peut vivre jusqu'à 4 semaines sans boire une goutte d'eau.

Le dromadaire peut vivre jusqu’à 4 semaines sans boire une goutte d’eau.

©FRILET/SIPA

Par Johanne-Eva Desvages

Le dromadaire survit sans eau plusieurs semaines en supportant des températures de 50 degrés. De la bosse au pénis (oui, le pénis), voici les astuces anatomiques qui lui permettent de rester au frais.

CHALEUR.  Les dromadaires font face à une chaleur étouffante dans le désert saharien. Bien mieux équipés que les humains pour supporter les rayons du soleil, ces animaux peuvent être confrontés à des températures atteignant les 50 degrés. Avec leurs membres très longs, leur bosse proéminante et leur tête allongée, les dromadaires possèdent un physique spécialement adapté à leur environnement. L’aération autour de la masse abdominale et les longues pattes de l’animal lui permettent d’éloigner la chaleur de son corps. Quant à sa bosse, elle concentre toute la matière grasse. De cette manière, le reste du corps ne contient que peu de tissu adipeux et l’animal transpire peu. La présence de glandes sudoripares en faible quantité mais réparties sur tout le corps plutôt que concentrées à certains endroits (comme c’est le cas chez l’homme) permet aussi une évacuation plus homogène de la chaleur.

« L’évaporation se fait de manière très efficace. Le tissu du sinus du dromadaire est particulièrement frais et sa surface est froide donc il va expirer un air sec, ce qui permet d’économiser l’eau »,explique le spécialiste des camélidés Bernard Faye.

« Chez toutes les espèces, il y a aussi ce qu’on appelle un espace de confort thermique (au-dessus duquel on lutte contre la chaleur et au-dessous duquel on lutte contre le froid, ndlr) » précise le chercheur à Sciences et Avenir. « 

Chez le dromadaire, l’espace de confort thermique est très large : entre 10 et 30 degrés environ alors que l’homme n’a une fenêtre que de quelques degrés. Car dans le désert, l’animal résiste à la fois au froid la nuit et à la chaleur du jour ». La toison de l’animal, dense et courte, joue également le rôle d’isolant. Longs en hiver, les poils tombent en été pour s’adapter aux températures de saison.

Si « quelques rares chameaux et dromadaires possèdent des robes noires, 95% d’entre eux sont de couleur claire ».

Un coup de pouce supplémentaire contre la chaleur puisque les couleurs claires absorbent moins le rayonnement solaire que des tons sombres.

La température du sang refroidie en urinant…

Deux à quatre semaines, voilà la durée pendant laquelle un dromadaire peut rester sans boire. L’animal, capable de stocker l’eau en grandes quantités dans son estomac et son sang, peut ingurgiter 100 litres d’eau en moins de 4 minutes après une longue période de déshydratation. Tout chez cet animal est adapté à ses conditions de vie. Tout, même son pénis. Sa forme particulière lui permet en effet de refroidir la température de son sang…

« On s’est longtemps demandé pourquoi le pénis du mâle était tourné vers l’arrière. Il lui sert en fait pour uriner sur ses jambes, ce qui refroidit la veine fémorale. Le sang qui arrive au cœur est ensuite refroidi », explique Bernard Faye. 

Quand il fait très chaud, la thyroïde sécrète également du bromure en faible quantité. Le bromure permet alors de ralentir le rythme respiratoire et cardiaque « ce qui diminue les échanges avec l’extérieur ».

En plus de son anatomie adaptée, le dromadaire a également développé des comportements atypiques :

« Quand il n’y a pas d’ombre et qu’il veut ruminer, le dromadaire se tient face au soleil afin d’éviter au maximum les rayons sur le corps. Son long cou et son ombre protègent ses flancs. » 

Pendant les heures chaudes, l’animal adaptera également son alimentation pour brouter à l’ombre, préférant les piquants acacias aux feuilles des arbres qui ne l’abritent pas des rayons. Autant de mécanismes qui permettent au dromadaire de survivre en Afrique depuis près de 3 millions d’années. 

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Froid glacial ou canicule : lequel est le plus dangereux ?


Une étude France prouve que le froid de l’hiver possède à son actif plus de froid que la canicule. Alors, j’imagine qu’au Québec, le froid doit faire autant de décès, si ce n’est pas plus. Au Québec, des intervenants font le tour des rues en cas de froid glacial pour aider les sans-abris à trouver un refuge. À part cela les écoles peuvent être fermer s’il fait trop froid (ou tempête) contrairement aux grandes chaleurs.
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Froid glacial ou canicule : lequel est le plus dangereux ?

 

    La mortalité liée aux excès de chaleur a tendance à nous alerter plus souvent que celle liée aux épisodes de grand froid.

    La chaleur caniculaire tue. De nombreuses personnes âgées en payent les frais chaque été. Pourtant, ces températures excessives sont-elles plus ou moins dangereuses que celles du froid hivernal ? D’après les chiffres cités par Le Figaro, les maladies provoquées par la baisse du thermomètre, comme l’infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux, la grippe, ou encore les pneumonies, entraînent une hausse des décès de 9%  chaque année, de décembre à mars.

    « Selon une étude évaluant la mortalité saisonnière sur trente ans, menée par Daniel Rousseau, du Conseil supérieur de la météorologie, en 2006, l’impact du froid hivernal serait huit fois plus meurtrier que les épisodes caniculaires », précise le quotidien.

    En cause, le nombre d’épisodes de froid glacial, beaucoup plus élevé que les canicules, et le fait qu’une température en dessous de 15° suffise pour tuer.

    Des bons gestes de protection

    La surmortalité de la saison froide serait probablement liée à la grippe et aux infections, mais les experts ont du mal à identifier les raisons exactes. Car il n’est pas facile d’analyser les données concernant la mortalité liée au froid et celle liées aux épidémies pendant les vagues de froid. Les hypothermies, qui touchent principalement les sans-abris, sont responsables d’1% des décès provoqués par le froid.

    Le danger réel concerne l’aggravation des maladies déjà existantes. Chez les personnes fragiles, le froid peut donc augmenter les risques de crise cardiaque, d’AVC ou de maladie respiratoire. Ces données sont confirmées par un rapport de Santé publique France. L’institution conseille d’adopter des gestes simples pour éviter les risques tout en prêtant une attention particulière aux enfants et aux personnes âgées :

  • limiter les efforts physiques ;

  • éviter la consommation d’alcool ;

  • ne pas surchauffer son logement ;

  • se couvrir convenablement, surtout au niveau des extrémités ;

  • se couvrir le nez et la bouche pour respirer moins d’air froid ;

  • opter pour des bonnes chaussures pour éviter les chutes ;

  • si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue, appelez le 115.(911 au Canada)

http://www.santemagazine.fr/

Comment atténuer la migraine ?


On peut avoir des maux de tête qui peut durer quelques heures ou plus, mais des migraines, il parait que c’est vraiment intolérable. D’ailleurs les symptômes pour les personnes qui le vivent sans savoir ce qu’ils ont doit être assez paniquant. Il y a des moyens pour atténuer ces migraines, mais pas de recettes miracles que le repos, un lieu sombre, la relaxation et peut-être du Tylénol, mieux vaut en parler au médecin
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Comment atténuer la migraine ?

 

BlurryMe/Shutterstock.com

La migraine touche 15% de la population (aussi bien enfants qu’adultes). Multifactorielle, elle est un calvaire pour ceux qui en souffrent. En effet, pour un migraineux sur quatre, la sévérité des crises entraîne un retentissement socioprofessionnel important. Il est donc urgent d’atténuer les crises…

Une crise de migraine se caractérise par des céphalées qui se répètent et qui durent plusieurs heures voire plusieurs jours. Elle associe un mal de tête – souvent unilatéral – avec des nausées, des vomissements, une sensibilité à la lumière (photophobie) et/ou au bruit. Ce qui, bien évidemment provoque des gênes quotidiennes, que ce soit dans la vie personnelle ou professionnelle.

D’après l’Inserm, « des facteurs internes ou externes favorisent le déclenchement de la crise de migraine. Il peut s’agir de variations émotionnelles, physiques (surmenage ou relâchement, effort physique inhabituellement intense), du volume du sommeil (dette ou excès), hormonales (chute des taux d’œstrogènes en période menstruelle), climatiques (chaleur ou froid, vent violent), sensorielles (lumière ou odeurs fortes) ou alimentaires (sauter un repas, repas lourd, alcool). »

Quel traitement ?

Selon les rédacteurs de la Revue Prescrire, « le repos dans un environnement sombre, silencieux et à une température fraîche, l’application de glace sur la tête, quelques heures de sommeil, suffisent parfois pour soulager la douleur. »

Côté traitement médicamenteux, à ce jour, il n’existe pas de traitement curatif de la migraine.

Aux dires de la Revue Prescrire, « Le médicament à essayer en première intention dans le cas d’une crise de migraine chez un adulte est le paracétamol. Il soulage environ la moitié des patients et expose à moins d’effets indésirables et à moins d’interactions médicamenteuses que les autres molécules utilisées dans la migraine. »

Selon la Société française d’étude des migraines et céphalées, « le traitement de la crise sans aura repose essentiellement sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens qui diminuent l’inflammation des vaisseaux méningés ou les triptans qui sont des médicaments vasoconstricteurs qui réduisent le calibre de ces vaisseaux dilatés au cours de la crise ».

Est-il possible de prévenir la migraine ?

« Plusieurs médicaments appartenant à des classes thérapeutiques très différentes ont une efficacité démontrée par des essais thérapeutiques contrôlés contre placebo », répond l’Inserm. « C’est le cas de certains bêta-bloquants ou d’autres molécules utilisées dans le traitement de l’hypertension artérielle, de certains antidépresseurs, de certains médicaments agissant sur les récepteurs à la sérotonine ou encore d’antiépileptiques. L’utilisation de la toxine botulique peut être une alternative chez des patients lourdement handicapés par une migraine chronique. La stimulation magnétique transcrânienne ou la stimulation du grand nerf occipital font également leurs preuves chez certains patients. »

Enfin, certaines thérapeutiques non médicamenteuses sont indiquées même si les preuves scientifiques de leur efficacité sont limitées. Les meilleurs travaux ont eu lieu sur la relaxation qui est recommandée chez l’enfant, et chez tous les patients qui font un lien entre la survenue de crise de migraine et un état de stress, de tension physique ou psychique. L’acupuncture semble avoir un effet chez certaines personnes.

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