Le Saviez-Vous ► Que se passe-t-il quand quelqu’un tombe dans de la lave?


Après avoir émis qu’il était dangereux de faire griller des guimauves sur un volcan, maintenant, on parle de qui se passe si une personne tombait dans la lave bouillante. Le gaz inspiré sera mortel, et c’est peut-être mieux ainsi, car la suite, c’est une torture ardente.
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Que se passe-t-il quand quelqu’un tombe dans de la lave?

 

Le Kilauea, le 22 mai 2018. Ronit FAHL / AFP

Le Kilauea, le 22 mai 2018. Ronit FAHL / AFP

 

Repéré par Grégor Brandy

Non, ce n’est pas comme dans les films. Mais ce n’est pas beaucoup plus réjouissant.

Il y a quelques jours, les autorités américaines ont conseillé aux personnes présentes à proximité de Kilauea de ne pas griller leurs marshmallows avec de la lave.

Dans la foulée, The Verge a décidé de poser la question que l’on se pose tous (et surtout moi) depuis le début de l’éruption du volcan hawaïen: que se passerait-il si l’on venait à tomber dans la lave?

La question n’est pas vraiment nouvelle. En 2011, Wired y avait déjà apporté un début de réponse.

Et contrairement à ce qu’on peut voir dans des fims (on parle de vous Volcano et Le Seigneur des Anneaux), «on ne coulera pas dans la lave si l’on est humain. Il faudrait être un Terminator pour que ce soit le cas, et voici pourquoi: la lave en fusion n’a rien à voir avec l’eau».

En fait, tout est question de densité et de viscosité. Wired conseille de faire une expérience avec de l’huile de moteur et un petit bonhomme en polystyrène pour recréer des conditions similaires et mieux comprendre sans se brûler:

«Est-ce qu’il coule instantanément dans l’huile? Non! C’est pareil pour vous et la lave.»

Gaz, vapeur et chaleur extrême

Reste qu’il n’y a pas besoin d’être recouvert par la lave pour mourir, continue The Verge.

«La chaleur extrême brûlerait probablement vos poumons et vos organes finiraient par lâcher. “L’eau à l’intérieur de votre corps se transformerait en vapeur, pendant que la lave ferait fondre votre corps de l’extérieur vers l’intérieur”, explique David Damby, un chimiste de l’USGS Volcano Science Center. (Ne vous inquiétez pas, en revanche, les gaz volcaniques vous auront probablement déjà fait vous évanouir à ce moment-là).»

Mais vous ne seriez pas ensevelis (ou en tout cas pas immédiatement).

«Vous seriez assis au-dessus de la lave», résume Janine Krippner, une volcanologue de l’université de Concord.

Vous pouvez donc continuer à être fasciné par ces gens qui s’amusent à jeter divers objets dans de la lave, en sachant désormais ce qu’ils risquent s’ils s’en approchent d’un peu trop près.

https://slate.com/

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Pendant que l’Europe grelotte, l’Arctique a trop chaud


Si vous avez des contacts avec des gens de l’Europe, comme les Français, ceux-ci parlent de grand froid ces jours-ci. Étrangement, il fait plus chaud dans mon coin de pays, c’est plus chaud qu’en France. Mais pire encore, l’Arctique elle, c’est plus chaud qu’en Europe. Les changements climatiques font un monde à l’envers
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Pendant que l’Europe grelotte, l’Arctique a trop chaud

 

«Des températures positives près du pôle Nord en... (Photo Brian Battaile archives USGS via AP)

«Des températures positives près du pôle Nord en hiver ont été relevées quatre fois entre 1980 et 2010 (…) Elles ont à présent été relevées au cours de quatre des cinq derniers hivers», explique à l’AFP Robert Graham, climatologue à l’Institut polaire norvégien.

PHOTO BRIAN BATTAILE ARCHIVES USGS VIA AP

 

MARLOWE HOOD, LAURE FILLON
Agence France-Presse
Paris

Alors que l’Europe grelotte sous une vague de froid tardive, le pôle Nord a connu un pic de chaleur avec des températures 30 degrés au-dessus des normales saisonnières, un phénomène exceptionnel qui s’inscrit sur fond de réchauffement de l’Arctique.

Le thermomètre a affiché jusqu’à -35 °C dans certaines régions du centre de la Russie dimanche, -12 °C en Pologne ou encore -10 °C dans l’est de la France. Pendant ce temps, le pôle Nord, plongé dans l’obscurité permanente de la nuit polaire, enregistrait des températures positives grâce à des vagues d’air doux.

Il s’est produit «une situation de blocage anticyclonique sur le nord de la Scandinavie (…) avec une remontée d’air doux de l’Islande vers le pôle Nord d’un côté et de l’autre côté de l’anticyclone, des descentes d’air froid de l’Oural et de la Russie occidentale vers l’Europe de l’Ouest», a expliqué mardi à l’AFP Etienne Kapikian, prévisionniste chez Météo-France. «Le pic de douceur sur le pôle Nord et la vague de froid sur l’Europe sont directement liés», poursuit-il.

Résultat, «on estime qu’il a fait à peu près zéro degré Celsius au niveau du pôle Nord», a indiqué M. Kapikian, selon les estimations obtenues par modélisation, car aucune station météorologique n’est implantée dans cette zone.

Pour avoir une mesure plus précise, il faut aller à l’extrême nord du Groenland, où «on a relevé dimanche 6,2 °C», ajoute Etienne Kapikian. «C’est une valeur exceptionnelle, à peu près 30 °C au-dessus des normales de saison, voire 35 °C pour cette mesure très précise», poursuit-il.

Réduction de la banquise

S’agit-il d’un épisode exceptionnel ? Oui, mais pas tant que ça, répondent les scientifiques.

«Des températures positives près du pôle Nord en hiver ont été relevées quatre fois entre 1980 et 2010 (…) Elles ont à présent été relevées au cours de quatre des cinq derniers hivers», explique à l’AFP Robert Graham, climatologue à l’Institut polaire norvégien.

«On a un hiver exceptionnel sur l’Arctique, l’hiver précédent l’avait déjà été et on ne prend pas trop de risque en disant que le suivant le sera. (…) La tendance de fond est très claire (…) c’est le réchauffement de l’Arctique», renchérit Etienne Kapikian.

Ce phénomène est-il pour autant attribuable au dérèglement global du climat ? «Il est difficile de dire qu’un événement est lié au réchauffement climatique. Mais cette tendance que nous voyons, un Arctique chaud, un continent froid, peut être liée au changement climatique», répond Marlene Kretschmer, climatologue à l’Institut de Potsdam pour la recherche sur le changement climatique.

Ces épisodes de hausse des températures ne sont pas une bonne nouvelle pour la banquise, dont la surface n’a jamais été aussi réduite pour la saison depuis le début des mesures il y a plus de 50 ans.

Autour de l’archipel norvégien de Svalbard, à l’est du Groenland, la surface de glace mesurée lundi était de 205 727 km2, soit moins de la moitié de la superficie moyenne sur la période 1981-2010, selon des données norvégiennes.

De façon plus globale, les climatologues estiment probable de voir l’océan Arctique libre de glace d’ici à 2050 pendant l’été.

http://www.lapresse.ca

Depuis 2015, la Terre surchauffe


Pas besoin d’être un expert en météorologie pour s’apercevoir que le climat change. Depuis les 3 dernières années, des évènements météo on attirer plus d’une fois notre attention. Il serait temps que les climato septiques s’ouvrent les yeux
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Depuis 2015, la Terre surchauffe

 

canicule chine

La canicule assèche une rivière en Chine, en juillet 2017.

© JNDSB / IMAGINECHINA / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme « exceptionnel » du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle.

« Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017 (…) sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées », a annoncé jeudi 18 janvier 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence spécialisée de l’ONU.

Selon l’OMM, ces trente-six mois « s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ».

Toutes les analyses montrent par ailleurs que les cinq années les plus chaudes dans les annales ont été enregistrées depuis 2010, a précisé la Nasa.

Des records chaque année

Sous l’effet du courant équatorial El Nino qui a été particulièrement intense, 2016 se trouve en tête avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle. L’ONU utilise la période 1880 – 1900 comme référence pour les conditions prévalant à cette période. L’année 2017 décroche quant à elle le record de l’année la plus chaude jamais constatée sans El Nino, qui réapparaît tous les trois à sept ans, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

« Ces nouvelles données de température montrent que le monde se réchauffe rapidement », conclut Dave Reay, professeur à l’université d’Edimbourg, réagissant au rapport.

« Malgré des températures plus froides que la moyenne dans certaines parties du monde, le thermomètre a continué à monter rapidement sur l’ensemble de la planète à un rythme sans précédent depuis les quarante dernières années », a pointé le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, Gavin Schmidt.

L’OMM a rapporté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. Et la température moyenne en 2017 a été d’environ 0,46°C au-dessus de la normale calculée entre 1981 et 2010, montrent également les relevés. Selon les experts, il est quasiment impossible de départager 2015 et 2017 car la différence est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d’erreur.

Les glaces fondent

« Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l’Arctique », avec la fonte accélérée des glaces, s’est alarmé le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Cela « aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau des océans et sur la météorologie dans d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président américain Donald Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Le climatosceptique M. Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris signé fin 2015, par lequel la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en-deçà » de 2°C.

« Avec la tendance actuelle du réchauffement, on peut déjà prévoir que d’ici 2060 ou 2070, on pourrait atteindre ce seuil », a déclaré à la presse à Genève Omar Baddour, coordinateur scientifique à l’OMM.

Et « si le réchauffement continue à être accéléré par davantage d’émissions de gaz à effet de serre, on pourra aussi atteindre ce seuil probablement bien avant ces dates », a-t-il mis en garde.

La hausse des températures ne représente qu’une partie du changement climatique, a noté l’ONU, soulignant que la chaleur de 2017 s’est accompagnée de conditions météorologiques extrêmes un peu partout dans le monde, qui ont entraîné « un ralentissement voire une régression économique », a fait observer M. Taalas.

L’ONU a utilisé les données émanant notamment de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de la Nasa, du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

https://www.sciencesetavenir.fr

Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

https://www.futura-sciences.com

Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité


Voyager dans l’espace n’est pas sans risque pour la santé. Entre autres pour la température du corps qui oscille autour de 38 C a cause de la microgravité dans l’espace. Cependant, un astronaute qui fait des exercices physiques pour garder la forme, voit sa température monter jusqu’à 40 C
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Les astronautes ont de la fièvre à cause de la microgravité

Marie-Céline Ray
Journaliste

Dans l’espace, le corps des astronautes flotte librement en apesanteur, une situation que beaucoup d’entre nous envient. Mais la microgravité a de multiples effets néfastes sur le corps. En voici un de plus : les voyageurs de l’espace ont souvent de la fièvre.

Les séjours dans l’espace ont des conséquences sur le corps des astronautes : ils grandissent, perdent des muscles et leur vision se détériore.

Dans une nouvelle étude parue dans Scientific Reports, des chercheurs allemands ont trouvé que les astronautes souffrent d’autres désagréments : la microgravité a un effet sur leur température corporelle, si bien qu’ils doivent s’accommoder d’une fièvre persistante.

Le saviez-vous ?

 

Notre température corporelle se maintient dans une fourchette étroite grâce au contrôle de l’hypothalamus. L’activité physique, les vêtements et des facteurs de l’environnement (moment de la journée, saison…) influencent notre température.

Pour mesurer la température corporelle de 11 astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), l’équipe a utilisé des capteurs de températures placés sur le front. La température corporelle n’augmentait pas de manière brutale dès que les astronautes quittaient la Terre : elle était progressive sur une durée de deux mois et demi, et atteignait une valeur d’environ 38 °C, soit un degré au-dessus de la température habituelle de 37 °C.

De plus, pendant un exercice physique, la température corporelle des astronautes augmentait plus et plus vite dans l’espace que sur Terre : elle dépassait souvent les 40 °C lors d’un effort ! En effet, dans l’espace, la sueur s’évapore plus lentement que sur Terre, ce qui explique en partie que les astronautes se sentent chauds surtout quand ils font de l’exercice. Pendant l’exercice une part importante de la dépense énergétique est convertie en chaleur.

 

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

Le sport élève la température corporelle. C’est encore pire dans l’espace. © snedorez, Fotolia

    Le bien-être des voyageurs de l’espace est en jeu

    Hanns-Christian Gunga, auteur de ces travaux, a expliqué dans un communiqué de l’université de médecine de la Charité à Berlin, « dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive. Le transfert de chaleur entre le corps et son environnement devient beaucoup plus difficile dans ces conditions ».

    Dans des conditions d’apesanteur, notre corps trouve extrêmement difficile d’éliminer la chaleur excessive

    Or le contrôle de la température corporelle contribue à la santé et au bien-être. Des fluctuations importantes de la température corporelle impactent les performances physiques et cognitives. Ces résultats peuvent donc inquiéter concernant le bien-être des astronautes lors de longs séjours dans l’espace : des voyageurs en partance pour Mars risquent de connaître des problèmes d’hyperthermie et de coups de chaud ! D’autres études doivent donc approfondir ce sujet pour mieux comprendre cette fièvre de l’espace et comment la combattre.

    Hanns-Christian Gunga voit aussi un intérêt de cette recherche pour comprendre l’adaptation de notre température aux variations de l’environnement : 

    « nos résultats soulèvent également des questions sur l’évolution de notre température corporelle optimale : comment elle s’est déjà adaptée et comment elle continuera à s’adapter aux changements climatiques sur Terre ».

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs allemands ont étudié la température de 11 astronautes de l’ISS.

  • Au repos, leur  température était de l’ordre de 38 °C au bout de deux mois et demi dans l’espace.

  • Leur température s’élevait rapidement lors de séances d’activité physique.

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Ce Canadien qui a popularisé le terme « bombe météo »


Cela fait près 40 ans que les météorologues utilisent le terme bombe météo, pour ma part, c’est juste cet hiver que j’ai remarqué ce terme en écoutant des bulletins de la météo.
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Ce Canadien qui a popularisé le terme « bombe météo »

 

Des nuages menaçants au-dessus du Canada et des États-Unis.

Image satellite de la « bombe météo » qui balaie présentement le Canada et les États-Unis, captée par la National Oceanic and Atmospheric Administration NOAA, le 4 janvier 2018. Photo : NOAA

Qualifier une tempête hivernale de « bombe météorologique » laisse peu de place à l’interprétation : elle est puissante, dévastatrice et touche des dizaines de milliers de personnes.

Un texte de Nicole Mortillaro de CBC News

Sans surprise, c’est un Canadien qui a popularisé l’utilisation du terme dans les années 1980.

Le professeur John Gyakum de l’Université McGill a cosigné un article scientifique, intitulé Climatologie synoptique dynamique de la « bombe », avec Frederick Sanders du Massachusetts Institute of Technology.

Le duo y décrit une tempête qui s’intensifie lors de la rencontre d’une masse d’air chaud, provenant du sud des États-Unis, et d’une autre d’air froid du Canada.

Naît alors la « bombe météo », qui produit des vents violents et d’importantes précipitations, poursuit John Gyakum en entrevue à CBC.

John Gyakum a effectivement contribué à populariser le terme il y a bientôt 40 ans, mais, de son propre aveu, celui-ci était employé bien avant.

« C’était un terme informel utilisé dans les couloirs du MIT avant même qu’il ne soit publié dans notre article », a-t-il tenu à préciser.

À l’ère des réseaux sociaux, tout le monde peut diffuser simultanément des images spectaculaires de lignes électriques tombées et de voitures couvertes de neige, contribuant à renforcer l’ampleur du terme « bombe météo ». Mais est-il exact?

Tant qu’il attire l’attention sur les impacts que ces systèmes peuvent produire, je pense que « bombe météo » est un bon terme à utiliser. John Gyakum

Selon John Gyakum, le terme « bombe météorologique » est efficace et « décrit adéquatement un phénomène météorologique qui est très important » non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour ceux qui habitent le long de la côte.

Le littoral est américain et le Canada atlantique sont plus exposés aux « bombes météo » d’octobre à mars. Selon John Gyakum, elles sont parfois oubliées, parce qu’elles surviennent la plupart du temps au-dessus de l’océan. Mais lorsqu’elles touchent terre, ajoute-t-il, les gens sont impressionnés par leur puissance.

Un mal nécessaire

Les « bombes météorologiques » sont dangereuses et perturbent le quotidien de dizaines de milliers de personnes, mais elles ont leur raison d’être.

« Les cyclones ont une fonction essentielle dans l’atmosphère », explique John Gyakum.

Ils transportent la chaleur et l’humidité vers le nord, dans l’hémisphère nord.

Si nous n’avions pas de cyclones, la chaleur s’accumulerait continuellement dans les basses latitudes, et les régions plus au nord se refroidiraient. Les bombes météo agissent efficacement et rapidement pour rétablir l’équilibre.

John Gyakum

Le professeur John Gyakum continue d’étudier le phénomène. Il est cependant incapable de prédire quel sera l’impact des changements climatiques sur leur formation. Seront-ils plus fréquents, plus intenses?

John Gyakum répond qu’il faut se réjouir pour l’instant qu’on échappe à un phénomène de « bombe à fragmentation », soit une succession de plusieurs « bombes météorologiques ».

http://ici.radio-canada.ca

L’Australie suffoque sous une vague de chaleur


Alors que nous avons passé des épisodes de froids extrêmes, l’Australie vie complètement le contraire, des chaleurs extrêmes, tellement que des activités sont annulées et de grands risques de feux de brousse On l’attribut aux changements climatiques. On risque de ne plus aimer nos saisons comme avant
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L’Australie suffoque sous une vague de chaleur

 

Des spectateurs torse nu dans une estrade

À Sydney, des spectateurs d’un tournoi de cricket gèrent la chaleur comme ils le peuvent. Photo : Getty Images/Cameron Spencer

Pendant que l’Amérique du Nord gèle dans des températures polaires, l’Australie, en plein milieu de son été austral, connaît des températures records qui mettent à mal la population et déclenche des incendies de brousse.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET BBC

La métropole australienne Sydney a connu dimanche sa journée la plus chaude depuis 1939. Le mercure y a largement dépassé les 40 °C, pour atteindre 47,3 °C dans l’une de ses banlieues.

La chaleur a entraîné l’annulation de certains matchs du tournoi de tennis de Sydney. Une compétitrice, la Française Kristina Mladenovic, s’est excusée sur Twitter auprès de ses supporters pour avoir dû quitter le court.

« Je pense que c’est la première fois de ma carrière que je dois quitter un match », a-t-elle écrit.

Des photojournalistes ont aussi dû abandonner leur poste autour des courts parce que leurs appareils ont cessé de fonctionner.

Destruction par le feu

Les autorités ont émis une interdiction totale de faire des feux afin d’éviter de nouveaux incendies dans le pays.

Plusieurs sinistres se sont déclarés samedi, rasant des maisons dans les États de Victoria et d’Australie-Méridionale.

Déjà, en septembre, les Australiens avaient été prévenus que des incendies de brousse étaient à prévoir pendant leur été, en raison d’un hiver particulièrement sec entre les mois de juin et septembre.

Entre décembre 2016 et février 2017, plus de 200 records de températures ont été battus en Australie, qui a connu des vagues de chaleur, des incendies et des inondations pendant cette saison.

D’après les climatologues, le changement climatique a provoqué la hausse des températures sur terre et en mer, conduisant à des épisodes météorologiques extrêmes.

Du fait de sa population relativement faible (24 millions d’habitants), eu égard à la taille de son territoire, et de sa très forte dépendance au charbon, l’Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.

http://ici.radio-canada.ca/