« Du jamais vu » : les incendies en Australie expliqués par des climatologues


Cela fait déjà 4 mois qu’une partie de l’Australie brûle, et on ne sait pas quand cela va arrêter. Il est temps de réfléchir sur nos actions envers l’environnement. Le climat australien a changé, la température moyenne a augmenté, il fait plus secs et avec ces incendies, la fumée se répands sur les glaciers de la Nouvelle-Zélande et peu aller jusqu’en Antarctique qui accéléra la fonte des glaciers.
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« Du jamais vu » : les incendies en Australie expliqués par des climatologues

Des résidents observent des flammes géantes ravager les arbres.

L’Australie est en proie à une centaine d’incendies ravageurs depuis septembre.

PHOTO : GETTY IMAGES / BRETT HEMMINGS

Radio-Canada

Pourtant habituée aux incendies, l’Australie vit depuis plusieurs mois une situation cauchemardesque sans précédent.

Depuis septembre, 23 personnes ont péri dans les feux de forêt aggravés par des conditions météorologiques catastrophiques, des dizaines d’autres sont portées disparues, et une surface équivalant à deux fois celle de la Belgique a été dévorée par les flammes.

Les feux ont été meurtriers aussi pour la vie sauvage, tuant quelque 480 millions d’animaux, dont des kangourous et des koalas, mais aussi des reptiles, selon une étude de l’Université de Sydney.

Et quatre mois après le début des incendies, la situation ne semble pas s’améliorer. Samedi, les températures ont dépassé les 40 degrés Celsius et des vents violents continuaient de souffler, attisant les centaines de feux, dont la plupart ne sont pas encore maîtrisés.

« C’est du jamais vu, c’est certain », tranche Mark Parrington, scientifique en chef au Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF).

Selon mon expérience, il est possible de voir des feux intenses sur de larges zones pour une semaine ou même quelques semaines, mais les voir pendant quatre mois dans une seule zone en particulier… c’est assez surprenant. Mark Parrington

L’Australie connaît une sécheresse et des températures plus élevées que la normale en raison notamment du dipôle de l’océan Indien, un phénomène climatique similaire à celui du courant chaud cyclique El Niño, dans le Pacifique.

Avec l’affaiblissement des vents de l’ouest provenant de la région équatoriale, les eaux chaudes des profondeurs océaniques se déplacent de l’océan Indien vers l’Afrique, alors que les eaux froides remontent dans l’est. Pour l’Australie, cette différence dans les températures se traduit par un climat plus sec et plus chaud partout au pays.

Deux kangourous dans une zone enveloppée par une fumée orange.

Quelque 480 millions d’animaux, dont des mammifères, des poissons et des reptiles, ont été tués dans les incendies en Australie.

PHOTO : GETTY IMAGES / SAEED KHAN

Une conséquence des changements climatiques?

Mais ce phénomène à lui seul ne suffit pas à expliquer l’intensité des feux ravageurs. L’Australie souffre de sécheresse depuis des années, même sans le phénomène du dipôle. L’est du pays, notamment la Nouvelle-Galles du Sud, le Queensland et l’État de Victoria, où les feux de forêt sont les plus dévastateurs, a connu les plus faibles précipitations jamais enregistrées.

La Nouvelle-Galles du Sud, État dont Sydney est la capitale, a reçu 36 % moins de pluie que la moyenne au cours des deux dernières années, selon l’agence météorologique du gouvernement australien.

La température moyenne au pays a d’ailleurs augmenté de 1,52 degré Celsius depuis 1910, d’après les données officielles, ce qui représente un nouveau record.

Michael Mann, climatologue de renom et professeur de sciences atmosphériques à l’Université d’État de Pennsylvanie, se trouvait en vacances en Australie il y a quelques semaines. Dans une lettre d’opinion publiée dans le journal britannique The Guardian, il affirme avoir « personnellement été témoin des changements climatiques ».

Ce qui se passe actuellement en Australie est un signe précurseur pour les autres pays – un avant-goût de ce à quoi ressemblera notre avenir si nous n’agissons pas rapidement, a-t-il déclaré à CBC News.

Il dénonce notamment le projet d’exploitation de la mine de charbon Carmichael, la plus grande mine dans le monde, qui donnera lieu à des émissions de 4,49 gigatonnes de CO2 par an.

L’autre conséquence des incendies qui inquiète les climatologues est l’effet de la fumée sur les glaciers de la Nouvelle-Zélande : leur couleur a viré du blanc au brun, ce qui contribue à l’accélération de leur fonte.

Et cette fumée peut voyager loin, selon M. Parrington.

Une fois dans la haute troposphère, la fumée peut être transportée à des milliers de kilomètres par le courant-jet, explique-t-il. Et tout dépôt de suie ou de noir de carbone en Antarctique affectera la réflectivité des glaces et entraînera ainsi une accélération de la fonte, ajoute-t-il.

Pour M. Mann, la solution passe désormais par l’action climatique.

Ce que nous réserve l’avenir est bien pire en l’absence d’actions concrètes pour le climat, assure-t-il.

D’après les informations de Nicole Mortillaro, de CBC News.

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« Arrêter ce feu s’avère quasiment impossible » : retour de la chaleur en Australie


L’Australie brûle toujours, et les vagues de chaleur sont toujours présentes. Des pompiers québécois de SOPFEU sont aller prêter main forte, surtout qu’en hiver, les feux de forêts sont plutôt inexistants. La façon de combattre le feu est aussi très différente. Nous avons accès à l’eau partout, et les hydravions sont très utiles. Alors qu’en Australie, l’eau n’est pas aussi accessible, surtout en période de sécheresse. En Australie, le proverbe de combattre le feu par le feu, prend tout son sens.
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« Arrêter ce feu s’avère quasiment impossible » : retour de la chaleur en Australie

Un pompier combat un feu de forêt, encerclé par de la fumée.

Un pompier combat un feu de brousse afin de protéger une résidence au sud-ouest de Syndney.

PHOTO : GETTY IMAGES / AFP / PETER PARKS

Radio-Canada

Publié à 11 h 45

Après avoir connu un court répit, les pompiers devront redoubler d’efforts pour combattre les incendies qui font rage en Australie. Une alerte rouge a été émise vendredi dans l’État de l’Australie-Méridionale, où les températures pourraient atteindre jusqu’à 42 degrés en fin de semaine.

Depuis plusieurs semaines, la côte orientale du pays est en proie à d’importants feux de forêt. Les États de l’Australie-Méridionale, de Victoria et de la Nouvelle-Galles du Sud sont les plus gravement touchés par les incendies, dont certains sont devenus incontrôlables.

Le gouvernement de l’Australie-Méridionale a décidé d’émettre une alerte rouge afin d’assurer la sécurité des personnes sans domicile en leur offrant de l’eau et des refuges à l’abri de la chaleur. La semaine dernière, 86 résidences ont été détruites par les incendies de forêt dans cet État qui a été terrassé par une importante vague de chaleur.

La situation n’est guère plus rassurante en Nouvelle-Galles du Sud. On anticipe des comportements beaucoup plus violents du feu qui est quand même immense, plus de 200 000 hectares, a expliqué le chef de base de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Frédéric André, à l’émission RDI Matin.

Ce Québécois fait partie de la soixantaine de Canadiens envoyés en Australie pour aider les autorités du pays à combattre les incendies de brousse dans cet État où la température frôlera les 42 degrés en fin de semaine.

Environ 1300 pompiers ont réussi à établir des lignes de confinement, mais 70 incendies continuent de brûler en Nouvelle-Galles du Sud, dont près de la moitié ne sont pas maîtrisés.

Arrêter ce feu avec les conditions météorologiques que l’on connaît s’avère quasiment impossible. Frédéric André, chef de base de la SOPFEU

D’autant plus que l’importante taille des brasiers complique la tâche des autorités.

Frédéric André estime que la météo des prochaines semaines va être déterminante dans la lutte contre les flammes. Pour l’instant, on se concentre essentiellement sur la protection des propriétés et des personnes, raconte-t-il.

Dès le retour de la chaleur, on sait qu’il va y avoir une recrudescence des feux. Shane Fitzsimmons, responsable des services d’incendie ruraux de la Nouvelle-Galles du Sud

Combattre le feu par le feu

S’il lui est déjà arrivé de combattre des feux couvrant plus de 600 000 hectares, M. André doit faire face cette fois-ci à un climat, une végétation et un territoire différents.

Au Québec, on a la chance d’avoir de l’eau partout, donc la technique de combat est basée sur l’eau. En Australie, l’eau est rare, surtout qu’on est en période de sécheresse intense. Il y a des lacs qui sont complètement à sec, explique-t-il.

Les pompiers australiens combattent principalement les incendies de forêt avec du feu.

On crée une ligne avec de la machinerie lourde et on allume le feu pour retirer le combustible, explique Frédéric André.

Le système d’alerte à la population fonctionne très bien, ajoute-t-il. Les Australiens sont selon lui extrêmement bien préparés à faire face au feu, ça fait partie de leur paysage.

Un avion déverse un produit pour limiter un incendie à Harrington.

Un avion déverse un produit pour limiter un incendie à Harrington, en Nouvelle-Galles du Sud.

PHOTO : REUTERS / STRINGER .

Vendredi, la ministre de la Défense, Linda Reynolds, a d’ailleurs fait état de discussions entre le premier ministre australien Scott Morrison et ses homologues de chaque État au sujet du financement de ces pompiers volontaires, qui travaillent sans relâche.

Le premier ministre se penche sur ce problème, à savoir comment s’assurer que ces volontaires, qui travaillent dans des circonstances extrêmes, obtiennent l’aide dont ils ont besoin pour poursuivre [leur travail sur le terrain] , a-t-elle déclaré.

Au cours des derniers mois, près de 5 millions d’hectares ont brûlé au pays, causant la mort de 9 personnes et détruisant plus de 950 demeures.

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Doha repeint ses routes en bleu pour lutter contre la chaleur


On sait que le bitume noir en été peut devenir vraiment chaud et cause de l’usure plus vite des pneus. Dans une ville du Qatar, on teste des rues peintes en bleu. Il semble que cela puisse diminuer beaucoup le l’impact des rayons du soleil. Et peut donc abaisser la température du bitume de 15 à 20 C. Ailleurs, on a essayé un revêtement blanc, mais d’autres préfèrent être plus naturel par des plantes et des arbres. Peut-être combiner la couleur des rues et des plantes pourraient faire une nette différence ?
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Doha repeint ses routes en bleu pour lutter contre la chaleur

 

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Dans une ville où les températures dépassent les 50 °C l’été, tous les moyens sont bons pour rafraîchir l’atmosphère. La capitale qatarie teste un revêtement bleu réfléchissant, permettant non seulement de lutter contre la chaleur, mais aussi de réduire la pollution et la consommation de carburant. Les initiatives de ce type se multiplient dans le monde, depuis la fausse neige aspergée dans les rues jusqu’aux mini-jardins perchés sur le toit des bus.

Les températures dans la capitale du Qatar peuvent aisément dépasser les 50 °C l’été. Afin de lutter contre les îlots de chaleur, les autorités de Doha ont décidé de mener une expérience pilote en repeignant les routes avec une peinture bleue « refroidissante ». Contrairement au bitume noir classique, qui absorbe 80 à 95 % du rayonnement solaire, ce revêtement développé par l’entreprise japonaise Japanese Oriental Company réfléchit 50 % des rayons. Il serait ainsi capable d’abaisser la température du bitume de 15 °C à 20 °C d’après Ashghal, l’autorité qatarie qui mène ce projet.

« En abaissant la température, ce revêtement refroidissant permet de ralentir les réactions chimiques à l’origine de la pollution », indique le journal Qatar Tribune.

Ce bitume spécial réduit également le frottement avec les pneus, ce qui réduit la consommation de carburant, diminue les émissions polluantes, et prolonge sa durée de vie.

« Le bitume de couleur permet aussi d’améliorer la sécurité des piétons en rendant les voitures plus visibles et en réfléchissant la lumière des lampadaires la nuit », rapporte le journal.

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Deux cents mètres de routes ont été repeints le long de l’avenue Abdullah bin Jassim Street, et 200 autres mètres ont été aménagés sur une piste cyclable et une voie piétonne près du village culturel de Katara. Les tests dureront 18 mois. S’ils s’avèrent concluants, d’autres routes bleues pourraient voir le jour au Qatar, indiquent les autorités.

Du dioxyde de titane pour refroidir les rues

Le Qatar n’est pas le seul à adopter cette tactique. En 2017, Los Angeles avait testé une peinture blanche sur quelques routes afin de réduire la chaleur étouffante régnant dans la ville l’été. Cette année, la municipalité dégaine une toute nouvelle technique : une sorte de « neige » à base de dioxyde de titane, un colorant blanc couramment utilisé dans les produits alimentaires, les médicaments ou le dentifrice.

Même les chiens et les chats adorent

D’après Greg Spotts, directeur adjoint au service des voies communales, ce produit réduit la température de 5,5 °C en surface.

« Même les chiens et les chats adorent. Ils traversent la rue juste pour l’essayer ! », assure-t-il au journal The Guardian.

Ces initiatives ont toutefois un coût : environ 60 euros le mètre carré pour la neige au dioxyde de titane.

Une prime accordée aux habitants pour installer des plantes grimpantes

Il y a pourtant beaucoup moins cher pour rafraîchir les villes : la végétalisation.

« Outre l’aspect esthétique, le végétal en ville a plusieurs bienfaits : réduction de l’effet d’îlot de chaleur, fixation du CO2, limitation de la pollution atmosphérique et développement de la biodiversité », souligne l’Ademe.

Non seulement les arbres créent des zones d’ombre bien agréables en cas de canicule, mais ils créent un effet de climatisation naturelle grâce à l’évaporation de l’eau par les feuilles. Un concept qui plaît tellement aux municipalités qu’elles ne savent plus quoi inventer pour mettre du vert en ville. Bordeaux a promis la plantation de 20.000 arbres d’ici 2025. Bruxelles verse une prime à chaque plante grimpante sur la façade d’une habitation visible de la rue. À Madrid et Singapour, ce sont carrément les bus qui ont été affublés d’un mini-jardin sur leur toit.

À Doha, on préfère visiblement le bleu au vert. Mais au fait, pourquoi du bleu et pas du rose, du beige ou du jaune ? Cette couleur a simplement été jugée « plus jolie pour les yeux », confie le journal Gulf Times.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Doha teste un revêtement bleu réfléchissant 50 % du rayonnement solaire afin de diminuer la température du bitume.
  • Ce revêtement spécial permet en outre de diminuer les émissions polluantes et d’améliorer la sécurité.
  • Les initiatives pour lutter contre la chaleur urbaine se multiplient dans les villes, depuis Los Angeles qui teste une sorte de neige à base de dioxyde de titane jusqu’à Madrid qui végétalise le toit de ses bus.

 

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Les enfants plus vulnérables aux changements climatiques


Depuis des années, nous entendons parler des changements climatiques, et maintenant, à tous les jours les changements climatiques, la pollution, la hausse des températures sont énoncés. Nous sommes en plein dans ces changements, le pire, ce sont nos enfants et petits enfants qui en souffriront le plus par notre inaction. Et pour atténuer les conséquences, nous n’avançons pas plus vite, pire il y a trop de monde qui s’en foute carrément.
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Les enfants plus vulnérables aux changements climatiques

PHOTO TED ALJIBE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Les risques des changements climatiques pour la santé des enfants incluent les maladies causées par la chaleur, particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants ; la diminution de la qualité de l’air causée notamment par la pollution, les incendies de forêt, le pollen ; les sources d’eau contaminées ; et les infections par les insectes, les tiques et les rongeurs.

(Ottawa) Les cliniciens qui s’occupent d’enfants doivent connaître les infections émergentes et les problèmes de santé liés aux changements climatiques, de même que les effets des catastrophes naturelles sur la santé mentale, prévient un nouveau document d’orientation de la Société canadienne de pédiatrie (SCP).

L’auteure principale du document, la pédiatre albertaine Irena Buka, a expliqué par voie de communiqué que les enfants sont plus vulnérables que les adultes aux effets des changements climatiques, à cause de leur corps en croissance et en développement.

Elle ajoute que « les changements climatiques représentent la plus grave menace mondiale du siècle pour la santé, et les enfants y sont particulièrement vulnérables ».

Le Canada est déjà frappé par des événements associés aux changements climatiques, comme les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les inondations, et on prévoit qu’ils gagneront en fréquence au cours des prochaines années, rappelle la SCP.

Le document d’orientation prévient que « les pédiatres et autres dispensateurs de soins doivent s’attendre à des infections émergentes, à des problèmes de santé causés par l’accroissement de la pollution atmosphérique et à des troubles de santé mentale liés aux catastrophes naturelles. Les changements climatiques auront une incidence à la fois sur l’état de santé individuel et sur celui de l’ensemble de la population ».

Les risques des changements climatiques pour la santé des enfants incluent les maladies causées par la chaleur, particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants ; la diminution de la qualité de l’air causée notamment par la pollution, les incendies de forêt, le pollen ; les sources d’eau contaminées ; et les infections par les insectes, les tiques et les rongeurs.

On évoque aussi les effets immédiats des catastrophes naturelles et des phénomènes météorologiques extrêmes, de même que leurs effets indirects tels que les personnes déplacées, les troubles de santé mentale attribuables au stress, la perte de proches, de possessions ou d’habitudes quotidiennes et la suspension des soins ou de l’école.

Le document ajoute qu’un « nombre disproportionné d’enfants peut être touché par ces changements liés au climat, et par d’autres encore, parce qu’ils métabolisent plus d’eau, d’air et d’aliments par kilogramme de masse corporelle que les adultes. Leur croissance rapide, le caractère évolutif de leur développement et de leur physiologie et leur exposition aux risques pendant un parcours de vie plus long se conjuguent pour accroître leurs vulnérabilités aux dangers environnementaux. Les enfants défavorisés sur le plan socioéconomique, les enfants autochtones et ceux qui sont atteints d’une maladie chronique sont particulièrement à risque ».

Les cliniciens sont invités à donner des conseils préventifs sur la hausse des températures, les événements climatiques et la prévention des infections et à s’assurer de comprendre et de surveiller les prévisions en matière de concentrations de pollen, de qualité de l’air et d’indice UV.

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Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud


Avec les canicules que nous avons connus cet été, et qui sait s’il n’y en aura pas d’autres cette année, la climatisation est rendue une nécessité. Sans climatisation, le corps subit des conséquences et le cerveau n’aime vraiment pas avoir trop chaud.
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Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud

Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud


Vous avez l’impression que votre cerveau « tourne au ralenti » lorsqu’il fait chaud ? Ce n’est pas surprenant. Une équipe de chercheurs affirme que la chaleur réduit les fonctions cognitives.

Dormir sans climatisation a des conséquences sur le cerveau

Selon des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, la chaleur réduirait les fonctions cognitives de notre cerveau. Leurs travaux viennent confirmer l’importance de mettre en place un certain nombre de précautions lorsqu’il fait chaud.

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont fait appel à des étudiants tous en bonne santé. Ces derniers ont été séparés en deux groupes : une partie dormait avec la climatisation dans sa chambre et l’autre sans. À leur réveil, les participants devaient passer un test cognitif.

Ces tests ont été réalisés sur une période de douze jours au milieu de laquelle a eu lieu un épisode caniculaire qui a duré cinq jours.

La chaleur rend le cerveau plus lent

À la suite de ces tests, les chercheurs ont constaté que la chaleur avait effectivement un impact sur le cerveau. Les étudiants qui ont réalisé ces tests alors qu’ils dormaient sans climatisation dans la pièce avaient de moins bon résultats que l’autre groupe.

Selon les chercheurs, les étudiants du groupe dormant sans climatisation étaient plus lents à répondre. Dans un des tests en effet, « la vitesse de leurs réponses s’est révélée réduite de 13,4% » affirment nos confrères du magazine de santé Le Progrès.

Pour rappel, la canicule a de nombreux effets sur le corps (vasodilatation, augmentation de la transpiration, accélération de la respiration, risque de déshydratation…). En 2018, une vague de fortes chaleurs a provoqué l’enregistrement de 1.600 décès en excès.

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Le Saviez-Vous ► Canicule : comment éviter la surchauffe de son smartphone ?


    Pas évident quand la canicule s’abat sur nous. Nos appareils aussi peuvent en souffrir. Les téléphones portables ne supportent pas non plus quand c’est trop chaud. Il y a des indices, et même des applications qui peuvent nous indiquer que la batterie surchauffe.
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    Canicule : comment éviter la surchauffe de son smartphone ?

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Les téléphones portables apprécient peu la chaleur. Les composants (processeur, batterie…) sont conçus pour fonctionner entre 0 et 35 °C. Or, un téléphone en plein soleil et sous tension ou en train de se recharger peut facilement atteindre les 50 °C.

    Pour vérifier la température de la batterie, composez le numéro *#*#4636#*#*, ce qui permet d’accéder aux informations sur son état (attention, ce code ne fonctionne pas sur certains téléphones comme ceux de Huawei ou Honor. Vous pouvez dans ce cas télécharger une application dédiée comme Cooler Master ou Ampère pour Android ou coconutBattery pour iPhone).

    L’application Ampère fournit les données détaillées sur la température et l’état de la batterie. © DR

    L’application Ampère fournit les données détaillées sur la température et l’état de la batterie. © DR

    Les signes de surchauffe du smartphone

  • Batterie qui se décharge rapidement.

  • Lenteur à se recharger (certains smartphones refusent même de se recharger en cas de forte chaleur pour protéger la batterie).

  • Applications qui ferment inopinément ou ne s’ouvrent pas.

  • Écran qui devient noir moins réactif.

    Chaleur : comment éviter la surchauffe de son smartphone

  • Placer son téléphone à l’ombre (et surtout pas dans la boîte à gants de la voiture !).

  • Désactiver bluetooth, Wi-Fi et GPS, qui laissent en permanence le téléphone sous tension.

  • Limiter l’utilisation des jeux 3D et du streaming.

  • Enlever la coque de protection qui empêche la dissipation thermique.

    Peut-on mettre son smartphone au réfrigérateur pour le refroidir ?

    Surtout pas ! Passer d’une température élevée à 4 °C va entraîner une condensation et faire entrer de l’humidité dans le téléphone, un autre ennemi redoutable de l’électronique. En revanche, si votre smartphoneest étanche, la Fnac préconise carrément de le plonger dans l’eau fraîche quelques instants, en veillant bien à fermer les caches étanches. Attention : pas de bain dans l’eau salée !

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Météo de l’extrême


J’ai toujours pensé que le Québec était un endroit privilégié sur le plan de l’environnement. Bien sûr une petite tornade de temps à autre quelque part dans la province, des pluies torrentielles, etc… mais sans plus, enfin, les choses ont accéléré comme partout ailleurs dans le monde. En 2018, jusqu’à maintenant, c’est un avant-goût de ce que nous devrons faire face. Tornade, incendie de forêt, smog, inondation sécheresse, froid intense, canicule, beaucoup plus de neige feront partie de ce que nous devrons affronter et s’adapter.

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Météo de l’extrême


SARA CHAMPAGNE
La Presse

Une tornade qui a semé la terreur dans Lanaudière jeudi soir, des alertes au smog au cours des derniers jours dans le Grand Montréal, une semaine chaude et humide qui s’annonce : l’été est encore jeune, mais semble vouloir s’inscrire dans une tendance aux extrêmes déjà bien amorcée, selon les spécialistes. Il vaut mieux s’y habituer.

La canicule

De la chaleur incessante, suffocante. Des records fracassés. Deux vagues de chaleur extrême se sont abattues sur le Québec l’été dernier, la première à la fin juin, l’autre au début août. La grande région de Montréal a connu son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré avec une canicule meurtrière. Au total, 86 personnes ont perdu la vie, la région de Laval ayant été particulièrement frappée, selon les données de l’Institut national de la santé publique du Québec.

« La question n’est plus de savoir si on vivra un jour une méga-canicule dépassant l’imagination, comme en Europe [en 2003, et à la fin du mois de juin dernier avec plus de six jours de records de chaleur], mais plutôt de savoir quand elle aura lieu », estime Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, un consortium d’experts en science du climat. Il vaut mieux s’adapter, résume-t-il.

La sécheresse

Après les canicules, la sécheresse. Les orages n’ont pas été suffisants pour les agriculteurs à l’automne 2018. Les récoltes de brocolis, de choux et de laitues ont été touchées. Mais plus inquiétant : la pénurie de foin, nourriture principale des bestiaux.

« Au moment où l’on se parle, les producteurs ont déjà dû sortir les fauches », déplore Gilbert Marquis, président de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent.

Face à cette pénurie, les agriculteurs ont le choix de se départir d’une partie de leur cheptel ou d’acheter des balles de foin. En renfort, la Financière agricole du Québec a dû verser près de 60 millions à 4550 producteurs dans le cadre du programme d’assurance récolte (foin et pâturages), indique l’UPA. C’est six fois plus d’indemnités que la moyenne des 10 dernières années.

Tornades

Les météorologues ont peine à en faire le compte exact, mais 49 tornades au pays ont été dénombrées par la Société canadienne de météorologie et d’océanographie (SCMO) en 2018. C’est moins que la normale des dernières années, mais les tornades ont revêtu un caractère exceptionnel au Québec. Le 21 septembre dernier, une tornade a traversé la rivière des Outaouais, balayant le Pontiac, pour ensuite soulever le quartier Mont-Bleu de Gatineau. D’autres tornades ont suivi. À la SCMO, on indique que la tornade a été classée EF3, avec des vents atteignant une pointe de 265 km/h. Il s’agit de la tornade la plus forte depuis 1903. À Environnement Canada, on a dénombré sept tornades au Québec. Même si les tornades demeurent un « phénomène marginal », on peut penser que le climat devient plus propice à leur formation avec des orages violents plus fréquents. En juin dernier, une tornade a encore frôlé un secteur résidentiel de Gatineau et causé des dommages à Ottawa.

Novembre glacial

Le mois de novembre n’avait jamais été aussi froid en 29 ans au Québec. Au petit matin, le 22 novembre 2018, des températures sous la barre des – 18 °C ont été enregistrées dans certaines régions du Québec. Seul novembre 1995 avait été plus froid à Montréal depuis 1936. À Environnement Canada, Simon Legault, météorologue de sensibilisation aux alertes, souligne que le froid a eu ceci de particulier qu’il s’est installé pour rester durant huit mois sous les normales saisonnières.

« À Montréal, même le mois de mai a été le plus froid enregistré depuis 20 ans », ajoute-t-il.

Des toits effondrés

Une bonne tempête laissant de 30 à 40 cm de neige a donné le ton à l’hiver autour de la Saint-Valentin. Un hiver très enneigé. À Gaspé, par exemple, 559 cm de neige ont été reçus. C’est deux mètres de plus que la normale. À la fin de l’hiver, on comptait par dizaines les toitures effondrées à divers endroits : Terrebonne, Joliette, Saint-Jérôme, Montréal-Nord aussi. Les différents observateurs du climat expliquent qu’une croûte de glace s’est formée avec l’alternance de froid et de redoux. Selon Alain Bourque, expert chez Ouranos, il s’agit d’un exemple clair du besoin de s’adapter au climat. Il y a lieu de réviser les codes du bâtiment, estime-t-il.

Verglas

Entre le 8 et le 10 avril, une partie du Québec a été balayée par une tempête de pluie verglaçante. Ce système a eu ceci de particulier qu’il a touché un grand nombre de gens dans différentes régions, dont Laval et Lanaudière. Des gens ont été privés d’électricité durant plusieurs jours. À Hydro-Québec, Cendrix Bouchard, conseiller en communication, indique que 756 pannes de plus de 24 heures ont été répertoriées, pour un total de 174 491 clients.

« À un moment, jusqu’à 315 000 clients étaient privés d’électricité simultanément dans les Basses-Laurentides. Il a fallu des équipes en renfort du Vermont et d’Hydro-Sherbrooke. »

Crue des eaux

« Avec l’érosion des côtes, les inondations sont l’un de nos dossiers les plus importants, explique l’expert du consortium Ouranos Alain Bourque. Je ne sais pas combien de temps on va continuer à s’entêter avec le développement le long du littoral. Il y a eu de mauvaises décisions territoriales. »

Selon le dernier bilan de la sécurité publique du Québec, plus de 10 000 personnes ont été évacuées au plus fort de la crue printanière. Une dizaine de plans d’eau ont dépassé les seuils un peu partout au Québec. Que ce soit à Environnement Canada, à Ouranos ou à l’Union des producteurs agricoles, on s’entend pour dire qu’il faut s’adapter aux changements climatiques.

Juin, on gèle

Il est difficile de prévoir la météo, mais ce qui est clair, c’est que le début du mois de juin a été plutôt froid. Les agriculteurs ont semé en retard, il n’y a pas eu assez de temps chaud, particulièrement dans le Bas-Saint-Laurent. Selon Environnement Canada, la région métropolitaine ne devrait pas être frappée par des canicules comme en 2018.

« Sauf que c’est un peu comme des pools de hockey, la marge d’erreur est grande », dit l’expert Simon Legault.

Du côté des agriculteurs, on souhaite aussi des précipitations.

« Nous, ce qu’on a, les producteurs, c’est de la patience. On a l’agriculture tatouée sur le coeur. En ce moment, ce n’est pas trop mal parti, on souhaite de la chaleur et de la pluie », résume Gilbert Marquis, de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles.

Le temps semble avoir entendu les agriculteurs. Depuis le 21 juin, on a enregistré des journées plus chaudes et plusieurs averses.

Incendies de forêt

Les gigantesques incendies de forêt sont devenus la norme dans l’ouest du pays, au cours des dernières années. À la fin du mois de mai, des pompiers du Québec ont été appelés en renfort dans le nord de High Level, en Alberta, où un ordre d’évacuation a frappé la communauté de 5000 citoyens. L’incendie s’étendait sur 107 000 hectares, à seulement 2 ou 3 km de la civilisation.

« Avec les changements climatiques, le facteur de risque d’incendies de forêt est de quatre à six fois plus probable. Il y a plus de sécheresse dans l’Ouest, mais le Québec pourrait aussi être frappé par d’autres grands incendies », note Simon Legault, d’Environnement Canada.

Smog

Cette semaine, une alerte au smog a retenu l’attention dans la grande région métropolitaine, avec un indice de la qualité de l’air tout juste « acceptable ». Mardi, en fin de journée, Environnement Canada a lancé un avis pour l’île de Montréal, Laval, Longueuil-Varennes et Châteauguay-La Prairie. L’augmentation des particules fines dans l’air serait due aux incendies de forêt dans le nord-est de l’Ontario, précise André Cantin, météorologue à Environnement Canada.

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