Onze tonnes de déchets ramenés de l’Everest


Cela n’a aucun sens que le mont Everest soit autant pollué. On a même demandé a des équipes 4 000 $ qui leur serait rembourser s’ils ramenaient avec eux 8 kilos de déchet. Mais le compte n’y ait pas. Pour ma part, on devrait au moins minimiser le nombre d’alpinismes et de s’assurer que tous équipements, ainsi que tous déchets et excréments (oui les excréments, car avec la fonte des glaciers, pas besoin de faire un dessin) soit redescendu sinon, interdire complétement l’accès à l’Everest.
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Onze tonnes de déchets ramenés de l’Everest


Agence France-Presse
Katmandou

Une dizaine de tonnes de déchets, échelles en aluminium, tentes fluorescentes, canettes et autres objets abandonnés par les alpinistes ont été recueillis sur les pentes de l’Everest par des équipes népalaises et doivent maintenant être recyclés.

Quatorze personnes dépêchées par le gouvernement de Katmandou ont ainsi passé six semaines entre le camp de base vers le « toit du monde » et le camp numéro 4, à près de 8000 mètres d’altitude, pour y ramasser des objets en plastique, comme des bouteilles ou du matériel d’escalade hors d’usage, ou encore des récipients d’excréments humains.

Avec le réchauffement climatique, la fonte des glaciers met à jour des détritus abandonnés par les grimpeurs au fil des décennies, peu soucieux des traces qu’ils pouvaient laisser derrière eux.

Des sacs entiers de déchets ont été acheminés vers Katmandou par des hélicoptères de l’armée ou à bord de camions qui sont descendus vers la vallée le long de routes sinueuses. Ces tonnes de détritus sont désormais destinées au recyclage dans une usine locale qui a pris possession de la marchandise mercredi, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

« Nous avons recueilli (les déchets) mais les gérer est également très important », a déclaré à la presse le responsable du département du Tourisme au Népal, Dandu Raj Ghimire.

Les détritus seront triés manuellement et recyclés en conséquence.

« Il y a généralement beaucoup de métal, d’aluminium, de verre, de métal léger et lourd qui peuvent être aisément recyclés », a expliqué Nabim Bikash Maharjan, de l’organisation Blue Waste to Value.

 Certains éléments seront dirigés vers une usine de Katmandou.

Le nombre des alpinistes venus du monde entier à l’assaut de l’Everest (8848 mètres d’altitude) ne cesse de grandir, représentant un véritable casse-tête pour les autorités.

Le Népal avait exigé il y a six ans un dépôt de 4000 dollars par équipe d’alpinistes, remboursable si chaque grimpeur ramenait de son expédition au moins huit kilos de déchets. Mais seulement la moitié des alpinistes ramène leurs déchets.

La Chine a interdit en février aux non-grimpeurs de gagner le camp de base vers l’Everest au Tibet, afin de tenter de nettoyer les pentes menant au sommet.

Des centaines de grimpeurs ont gagné la saison actuelle le « toit du monde » et leur nombre total pourrait dépasser le record de 807 grimpeurs atteint l’année dernière.

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Les plages de rêve des îles Cocos sont main­te­nant couvertes par 414 millions de déchets plas­tiques


Sans connaitre ces îles, il est vraiment inadmissible que les déchets jeter en mer se retrouve au fond de l’océan et sur des îles
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Les plages de rêve des îles Cocos sont main­te­nant couvertes par 414 millions de déchets plas­tiques

Crédits : Dustan Wood­house

par  Mathilda Caron

D’après un rapport publié ce 16 mai 2019 dans la revue scien­ti­fique Nature Research, les plages austra­liennes des îles Cocos (Keeling), autre­fois para­di­siaques, sont couvertes d’au moins 414 millions de déchets plas­tiques, rapporte BBC News .

Selon les scien­ti­fiques, 93 % de ces déchets seraient ense­ve­lis sous le sable de ces îles de l’océan Indien.

Ils pensent que la réelle quan­tité de déchets plas­tiques présents sur les plages étudiées serait 26 fois supé­rieure à ceux visi­bles…

« Une de mes plus grandes surprises a été de consta­ter que plus je creu­sais, plus il y avait de déchets enfouis sous le sable », raconte Jenni­fer Lavers, prin­ci­pale auteure de l’étude. « C’est très préoc­cu­pant. »

Pour beau­coup d’Aus­tra­liens, les îles Cocos étaient l’un des derniers « para­dis encore préser­vés ». Mais le monde a sous-estimé la quan­tité de déchets présents le long de leurs côtes. Les millions de tonnes de déchets jetés en mer chaque année se retrouvent sur les plages de sable blanc, celles-ci notam­ment.

Sources : BBC News/Nature Research

https://www.ulyces.co

Comment lutter contre les déchets générés par les marathons?


Cela m’a toujours étonné que des évènements sportifs pussent amener les gens à faire moins attention à l’environnement. Le plastique est sur utilisé ainsi que les moyens pour se rendent en tant que spectateurs ou même en temps que sportifs. Sans compter que beaucoup vont faire un choix de malbouffe …
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Comment lutter contre les déchets générés par les marathons? 

 

En 2018, la pollution atmosphérique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres, en raison de la fermeture de routes. | Pietro Rampazzo via Unsplash

En 2018, la pollution atmosphérique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres, en raison de la fermeture de routes. | Pietro Rampazzo via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur BBC

Épreuve sportive par excellence, les marathons sont aussi des événements terriblement néfastes pour l’environnement, générant à chaque édition plusieurs tonnes de déchets plastiques. 

Chaque année, plusieurs centaines de marathons sont courus à travers le monde. Et chaque année, les déchets s’accumulent sur le passage des participant·es, notamment des bouteilles d’eau en plastique jetées par les runners. Pour lutter contre cette pollution, de plus en plus de courses mettent en place des mesures afin de réduire leur impact environnemental, à l’image du marathon de Londres, dont la trente-neuvième édition aura lieu dimanche 28 avril 2019.

«Nous essayons de montrer la voie, déclare Hugh Brasner, directeur du marathon de Londres. Cette année, nous avons mis en place toute une série d’initiatives qui, à notre avis, entraîneront d’énormes changements de comportement dans l’avenir.»

Parmi ces mesures figurent entre autres l’envoi des consignes de courses par mail plutôt que sur papier, l’utilisation de gobelets recyclables sur certains points de ravitaillement et la distribution à 700 volontaires de ceintures d’hydratation, un genre de bananes dans lesquelles on glisse une ou plusieurs bouteilles d’eau, pour que des participant·es puissent tester cette méthode plus écologique: plus de bouteille entamée pour quelques gorgées puis jetées à quelques mètres des ravitaillements.

Une chute de 89% de la pollution de l’air

Pour Andrea Collins, chercheuse à l’université de Cardiff spécialisée dans l’impact des grands événements sur l’environnement, «la façon dont les gens se déplacent pour assister à un événement est l’un des principaux facteurs contribuant à l’importance de l’empreinte environnementale».

Utiliser les transports en commun ou le covoiturage est donc un bon moyen de réduire l’empreinte de ce type d’événement.

Andrea Collins assure toutefois que, dès lors qu’elles sont organisées de manière durable, ces grandes réunions sportives peuvent avoir un effet positif pour l’environnement

«Ces événements très médiatisés nous sensibilisent aux impacts environnementaux. Cela peut inspirer la population ou d’autres grandes courses, qui étudieront ce qui a été mis en place au marathon de Londres, pour voir ce qui fonctionne.»

Une étude de King’s College London avait également révélé que la pollution de l’air dans la capitale britannique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres en raison de la fermeture de routes.

L’équipe du marathon de Nantes, prévu lui aussi ce dimanche 28 avril 2019, entend également respecter l’environnement et sensibiliser le plus grand nombre.L’an dernier, l’organisation de l’évènement avait ainsi recyclé plus de 30 mètres cubes de déchets, sur les 80 récoltés.

http://www.slate.fr/

 

Repérer les déchets plastiques marins par satellite


Les satellites et les drones peuvent être utiles pour détecter bien des choses. Les satellites peuvent détecter des déchets quand ils sont étendus sur une grande surface. Maintenant, ils veulent réussir a détecter des surfaces moins grandes.
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Repérer les déchets plastiques marins par satellite

 

Sur une plage de Lesbos, en mer Egée, des étudiants grecs, enfoncés dans l'eau... (ARCHIVES PC)

 

Agence France-Presse

Sur une plage de Lesbos, en mer Egée, des étudiants grecs, enfoncés dans l’eau jusqu’au genou, déposent délicatement des cadres en PVC de la taille d’un mur à la surface avant que des plongeurs ne les amarrent au large.

Attachés aux quatre cadres de cinq mètres sur cinq, des sacs et des centaines de bouteilles – tels des radeaux de plastique flottants.

L’idée de cette expérience est de déterminer s’il est possible de détecter ces déchets, comme des « cibles » à repérer du ciel, grâce au satellite Sentinel-2 et des drones européens.

« Toutes les cibles ont été emportées en mer, les satellites sont passés au-dessus et nous sommes prêts à faire le premier rapport », explique à l’AFP le responsable du projet, le professeur Konstantinos Topouzelis, du département des sciences marines de l’Université de l’Egée, située à Mytilene, sur Lesbos. 

Pour préparer l’expérience, l’équipe de l’université grecque a collecté quelque 2000 bouteilles plastiques pour les attacher aux cadres. Y ont aussi été accrochés des sacs de plastique, plus difficiles à détecter dans l’eau et véritable menace contre les dauphins, les tortues et les phoques de la mer Egée. 

Les résultats de l’étude – qui se fonde sur l’observation satellitaire et la cartographie par drone des déchets plastiques marins en mer Egée (« Satellite Testing and Drone Mapping for Marine Plastics on the Aegean Sea ») – seront présentés le mois prochain à Milan à l’occasion d’un symposium de l’Agence spatiale européenne (ESA).

« Les déchets marins sont un problème global qui touche tous les océans du globe. Des techniques modernes sont nécessaires pour les détecter et les quantifier », relève le professeur Topouzelis, qui souligne que les agences spatiales se penchent déjà sur la façon dont satellites et drones pourraient contribuer au nettoyage des mers.

Quelque quatre à 12 millions de tonnes de plastiques sont rejetées en mer chaque année, dégradant la faune et la flore marines, mais seule une petite partie est visible à la surface. 

En 2018, lors de la première phase de l’expérience, il avait été possible de localiser depuis l’espace des concentrations de déchets plastiques s’étendant sur quelque 100 m².

L’ambition, cette année, est de réduire d’un quart la taille détectable de ces « décharges flottantes », et sous diverses conditions météo

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Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments


Le Mont Denali est la plus haute montagne en Amérique du Nord, il se situe en Alaska. C’est une montagne que beaucoup d’alpinistes ont voulu l’affronter. Comme il n’y a pas d’endroit pour se soulager, les alpinistes déféquaient sur la montagne, surtout dans des crevasses. Le hic, les glaces fond et les excréments ne sont pas décomposés et on estime des dizaines de tonnes d’excréments qui se retrouvent dans l’eau et la contamine de bactéries fécales.
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Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments

 

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Céline Deluzarche
Journaliste

Le Denali, plus haute montagne d’Amérique du Nord, voit ses glaciers fondre à vue d’œil et avec eux, les déjections congelées des milliers d’alpinistes qui gravissent ses pentes. Des déchets subrepticement dissimulés dans des crevasses mais qui ressurgissent des années après.

L’air pur du Mont Denali, le point culminant d’Amérique du Nord, pourrait bien sentir un peu moins bon dans les années à venir. Cette montagne (ex Mont McKinley) de 6.190 mètres d’altitude au sud de l’Alaska risque de voir ressurgir les milliers de tonnes d’excréments laissés par les alpinistes au fil du temps.

Le sommet est en effet particulièrement fréquenté : 1.200 personnes tentent chaque année son ascension, considérée comme un trophée dans le monde de l’alpinisme. Chaque grimpeur générant environ un demi-kilo de déjections durant une course de 18 jours, cela représente plus de 66 tonnes d’excréments accumulés au cours du dernier siècle, a calculé le site USA Today. Initialement, les alpinistes avaient pris l’habitude de déposer leurs déchets dans des crevasses plus ou moins profondes du glacier Kahiltna, la route la plus commune pour accéder au sommet. L’idée généralement répandue était que la glace finirait par les broyer et qu’ils se décomposeraient alors naturellement. Erreur : les déjections congelées sont en réalité restées intactes et sont descendues en contrebas.

« Ils refont surface sous d’autres glaciers moins hauts où ils commencent à fondre », témoigne Michael Loso, glaciologue du Service des parcs nationaux américains.

Ce dernier étudie le problème depuis plusieurs années et affirme être très préoccupé par la fonte des glaciers qui s’accélère. Durant les 50 dernières années, leur surface a ainsi diminué de 8 %, d’après les études du parc national. Conséquence : les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude.

« On pourrait en retrouver dès le début de la saison des ascensions, au mois d’avril, alerte Michael Loso. Elles auront le même aspect et sentiront aussi mauvais que lorsqu’elles ont été déposées ».

Des rivières contaminées aux bactéries fécales

Le problème ne concerne malheureusement pas seulement les grimpeurs : les microbes des excréments survivent en effet parfaitement à leur séjour dans la neige. Des analyses menées dans les rivières alimentées par le glacier ont ainsi révélé la présence de bactéries fécales E.coli, même si leur taux demeure en-dessous des normes en vigueur pour les bases de loisir.

Face à ce problème, les guides du parc Denali ont décidé depuis cette année d’obliger leurs clients à redescendre leurs excréments en-dessous de 4.300 mètres d’altitude et à côté du camp de base (mais pas l’urine, trop lourde à transporter). Le Service de parcs nationaux teste également depuis 2001 des toilettes portables, des sortes de bidons munis de sacs favorisant la biodégradation des déjections. La discipline semble plutôt bien suivie par les grimpeurs, généralement soucieux de l’environnement.

Sur les pentes de l’Himalaya, des pieds et des mains de cadavres

Le mont Denali n’est pas le seul sommet à voir des choses indésirables ressurgir à la faveur du réchauffement climatique. Sur les pentes de l’Everest dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui refont surface. Trois cents alpinistes y sont décédés depuis 1921 et les deux tiers des corps n’ont jamais été retrouvés.

« Des mains et des jambes ont réapparu sur le camp de base 4 ces dernières années », explique un responsable d’une ONG locale.

En 2018, ce sont les corps entiers de deux alpinistes islandais disparus il y a 30 ans qui ont été découverts au pied d’un glacier.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Avec la fonte de la neige, des dizaines de tonnes de déjections humaines réapparaissent sur les pentes du Mont Denali, en Alaska.
  • Les excréments dégelés des alpinistes contaminent l’eau qui descend du glacier.
  • Dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui ressurgissent à la faveur du réchauffement climatique.

https://www.futura-sciences.com/

Le plastique menace toute vie aux Galapagos


Les iles Galapagos sont classées au Patrimoine naturel de l’humanité par l’UNESCO. Pourtant, les 3 premiers mois de l’année, plus de 8 tonnes de déchets sont ramassés amener par les courants marins. Le plastique est une catastrophe environnementale qui cause plusieurs dégâts autant aux iles, que pour les animaux.
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Le plastique menace toute vie aux Galapagos

 

RODRIGO BUENDIA, PAOLA LOPEZ
Agence France-Presse
Galapagos

Juste armés de gants, gardes du parc des Galapagos et bénévoles combattent un monstre créé par les humains : des tonnes de plastique que les courants marins poussent jusque dans les estomacs des animaux uniques de cet archipel de l’océan Pacifique.

À un millier de kilomètres des côtes d’Équateur, s’est engagée une guerre inégale, mais décisive pour la protection d’un éden qui a inspiré sa théorie de l’évolution à Charles Darwin, un éco-système inédit sur la planète.

Les déchets des grandes métropoles parviennent jusqu’aux îles, dégradés en micro-particules de plastique, une menace majeure pour les iguanes, les tortues, les poissons et les oiseaux qui n’existent nulle part ailleurs.

Ce micro-plastique « en arrive à pénétrer l’organisme d’espèces dont nous nous alimentons ensuite », a expliqué en outre à l’AFP la biologiste Jennifer Suarez, experte en écosystèmes marins du Parc national des Galapagos (PNG).

Les radiations solaires et la salinité des mers détériorent bouteilles, bouchons, emballages, filets de pêche, etc. D’abord dur comme une pierre, le plastique se désintègre, au contact des rochers et par la force de l’eau, en micro-particules qu’ingère la faune.

Chaque année, sous un soleil implacable, des « commandos » de nettoyage débarquent sur les plages et les zones rocheuses pour tenter de limiter les dégâts.

Un inventaire de bazar

Des ordures de plastique de toutes sortes se mêlent et s’accumulent face aux côtes, s’infiltrent jusque dans les fissures des couches de lave volcanique pétrifiée des Galapagos. 

Gadgets sexuels, sandales, briquets, stylos, brosses à dents, bouées, mais aussi canettes en aluminium polluent les zones de repos des animaux, dont certains sont en danger d’extinction.

Dans des parties inhabitées, comme Punta Albemarle, à l’extrême nord de l’île Isabela où est parvenue l’AFP, les nettoyeurs ramassent des déchets issus d’ailleurs, parfois de l’autre côté de la planète.

L’archipel équatorien, qui compte environ 25 000 habitants, a restreint ces dernières années l’entrée du plastique sur son territoire et son usage.

« Plus de 90 % des résidus que nous collectons ne proviennent pas d’activités productives aux Galapagos, mais d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale, et même une grande quantité de déchets sont de marques asiatiques », précise Jorge Carrion, directeur du PNG.

Ces résidus viennent « probablement de flottes de pêche originaires d’Asie qui opèrent autour de la zone économique exclusive des Galapagos », ajoute-t-il, debout sur le quai du parc à Puerto Ayora, chef-lieu de l’île Santa Cruz.

Depuis 1996, des artisans pêcheurs nettoient aussi les îles les plus éloignées et depuis trois ans, les déchets collectés sont notés dans un registre.

« Cela nous sert à identifier l’origine des ordures qui arrive sur les côtes non peuplées. Il a été répertorié que la plus grande quantité de marques sont péruviennes et chinoises », précise Jennifer Suarez.

Bien qu’il n’existe encore aucune législation, l’idée est que ce recensement permette un jour de réclamer des compensations pour dégâts environnementaux.

Au cours du premier trimestre de 2019, huit tonnes de déchets ont été ramassés, 24,23 tonnes pour toute l’année 2018 et 6,47 tonnes en 2017.

Des sacs pris pour des méduses

Les gardes font un autre inventaire, plus affligeant, des animaux affectés, tels les cormorans, qui édifient leur nids avec des couches-culottes, ou le cadavre d’un fou à pattes rouge enfoui dans des ordures.

Indignés, les nettoyeurs trouvent des sacs de plastique marqués de morsures de tortues marine, qui les confondent avec les méduses dont elles s’alimentent.

« Nous jetons tant d’ordures à la mer et elles arrivent sur des côtes où il n’y a même pas de gens ! », déplore Sharlyn Zuñiga, 24 ans, bénévole.

Cette étudiante de la région amazonienne de Pastaza a découvert aux Galapagos des plages vierges, au sable blanc jonché de déchets.

« C’est très dur ! Nous ne voyons jamais que la face la plus belle des Galapagos, en photos, en cartes postales », s’indigne-t-elle.

Bien que les vagues ne cessent de déverser des résidus, les nettoyeurs s’acharnent et défendent leur tâche, qui semble sans fin sur ces îles classés au Patrimoine naturel de l’humanité par l’UNESCO.

En fin de mission, d’énormes sacs de déchets de plastique sont chargés à bord d’un bateau qui met le cap sur Puerto Ayora, d’où ils seront expédiés sur le continent pour y être incinérés.

« Nous éliminons les ordures qui s’accumulent sur ces sites, évitant ainsi qu’elles continuent à se dégrader en micro-particules », ajoute la biologiste Jennifer Suarez.

« Nous devons aller plus loin que le seul ramassage des résidus. Nous devons en appeler aux consciences à l’échelle mondiale afin d’arrêter de jeter des ordures en milieu marin », estime le directeur du PNG.

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Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?


Syndrome de Diogène ou bien le trouble du désordre compulsif est une maladie mentale qui ne se guérit pas avec des médicaments. Homme ou femme de tout âge peut en être atteint. Le danger à ce syndrome est cette accumulation disparate qui peut amener les cafards, incendie, etc
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Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?

 

Pile de vêtements et autres objets
Le syndrome de Diogène touche environ 30 000 personnes en France. Ce trouble mental est caractérisé par un besoin irrépressible d’amasser des objets de toute nature (dont des détritus) dans son logement.

Le nom “Diogène” ne provient pas du découvreur de la maladie mais d’un philosophe grec. Cet homme décédé en 324 avant JC avait pour habitude de vivre dans un tonneau, seul et sans lien social.

Ce comportement n’est pas sans danger pour le malade et son entourage. L’accumulation d’objets hétéroclites dans un lieu confiné favorise l’apparition de bêtes nuisibles comme des cafards, des souris et des rats et cet entassement facilite la propagation des incendies. La montagne de détritus peut également constituer un risque important d’effondrement qui peut mettre en péril les occupants .

Le syndrome de Diogène n’est pas une maladie, mais un comportement qui découle parfois d’un problème psychiatrique. Ainsi, les jeunes atteints de ce mal souffrent souvent de schizophrénie alors que les personnes plus âgées sont fréquemment atteintes de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, chez 44% des «Diogènes», aucune pathologie n’est identifiée.

Ce trouble peut toucher des personnes de tout âge, aussi bien les femmes que les hommes. Malheureusement à l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament pour remédier à ce comportement. Des aides peuvent permettre à la personne souffrant de la maladie de Diogène de réduire l’amoncèlement d’objets et de déchets.

Les personnes atteintes de cette pathologie vivent souvent seules et sont très réfractaires à toute aide matérielle ou psychologique. L’identification des personnes présentant ce syndrome est souvent réalisée grâce à l’aide des voisins incommodés par les odeurs des déchets laissés à l’abandon. Dans certains cas, il est aisé de repérer les individus souffrant du syndrome de Diogène en raison de leur apparence négligée et de l’absence flagrante d’hygiène corporelle. Mais d’autres personnes peuvent être parfaitement intégrée à la société et leur trouble n’est découvert que par hasard comme lors de la visite d’un médecin.

Une hospitalisation peut être envisagée pour les cas les plus graves, mais il est préconisé de ne pas perturber la vie quotidienne d’un malade souffrant du syndrome de Diogène au risque d’aggraver son état voire de le pousser au suicide.

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