Les montagnes de déchets importés, «trésor» d’un village d’Indonésie


L’Indonésie ne veut pas devenir une autre poubelle du monde depuis que la Chine a renvoyé les déchets occidentaux. Pourtant, les habitants d’un village considèrent ses déchets comme des trésors. C’est leur gagne-pain, ils réussissent à nourrir leur famille, et même à envoyer leurs enfants à l’école. Malheureusement, point devenu environnementale cela est très préoccupant, des tas de plastiques sont brûles provoquant des émanations toxiques, des micro-plastiques se retrouvent dans l’eau. Cela sans compter les risques pour la santé. L’occident devrait lui-même gérer ses déchets et mettre en oeuvre des infrastructures pour une meilleure gérance du plastiques ou trouver des alternatives au plastique.
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Les montagnes de déchets importés, «trésor» d’un village d’Indonésie

(Bangun) Fouiller les montagnes de déchets est le gagne-pain de Keman. Dans un grand sourire, cet habitant de Bangun, l’un des «villages de plastique» d’Indonésie spécialisés dans le recyclage, se félicite d’avoir ainsi pu financer l’éducation de ses enfants.

Alors que de nombreux pays cherchent à limiter l’usage du plastique jetable, pour les habitants de Bangun, les déchets plastiques importés sont devenus une source précieuse de revenus. Les deux tiers des habitants trient et revendent des bouteilles, des emballages et des tasses de plastique usagées aux compagnies de recyclage locales pour vivre.

«J’ai trois enfants, tous sont à l’université», indique fièrement Keman, marchant dans un champ d’ordures qui lui arrivent à la cheville.

« Tout ça a été possible grâce à mon dur travail qui est de fouiller dans les déchets », explique cet homme de 52 ans qui, comme de nombreux Indonésiens, n’a qu’un nom.

Bangun est l’un des nombreux villages pauvres de l’île de Java – la plus peuplée d’Indonésie – qui se sont spécialisés dans le retraitement des déchets, la plupart importés de pays occidentaux, États-Unis, Grande-Bretagne ou Belgique, mais aussi du Moyen-Orient.

Depuis que la Chine a interdit l’importation de plusieurs catégories de déchets l’an dernier, le circuit du recyclage mondial est en plein chaos et les pays occidentaux cherchent de nouvelles destinations pour les déchets qu’ils n’arrivent pas à retraiter. Les pays d’Asie du Sud-Est sont devenus une alternative privilégiée même si certains d’entre eux ont déjà renoncé au vu des nuisances liées à cette industrie.

Les importations de déchets plastiques vers l’Indonésie ont ainsi bondi récemment, passant de 10 000 tonnes par mois fin 2017 à 35 000 tonnes par mois à la fin 2018, selon Greenpeace.

Depuis l’interdiction chinoise d’importer la plupart des déchets venus de l’étranger, «la situation a empiré» en Indonésie, souligne Muharram Atha Rasyadi, de l’organisation de protection de l’environnement.

Une industrie «très rentable»

AFP

Keman photographié le 22 juillet.

Plus d’une quarantaine de camions arrivent chaque jour à Bangun pour y déverser leur cargaison de déchets devant les habitations ou dans des champs où se forment des montagnes d’ordures, parfois aussi hautes que les toits des maisons.

Des papetiers importent depuis plusieurs années des déchets variés qu’ils déversent dans cette ancienne localité agricole, souvent mélangés aux cargaisons officielles de papiers recyclables, selon les défenseurs de l’environnement.

À mains nues ou armés de râteaux et de pelles, les habitants trient les ordures avec un masque de tissu en guise de protection.

Accroupie dans les déchets, Pumisna, une mère de famille, fouille dans les tas d’ordures pour récupérer des morceaux d’aluminium, des bouteilles en plastique et des tasses. Cela lui permet de gagner quelques dollars par jour. Parfois, de vrais trésors se cachent dans les monceaux de déchets : des billets verts, des euros ou des livres sterling.

«Je dois gagner de l’argent pour faire les courses, payer l’école de mes enfants et les nourrir», indique cette femme de 35 ans.

M. Ikhsan, le chef du village, défend vigoureusement cette activité et balaye les risques pour l’environnement ou la santé.

«Ces déchets sont très rentables pour mes concitoyens et contribuent à soutenir l’économie locale», souligne-t-il.

Les déchets plastiques non recyclables sont vendus à des usines de tofu des environs, où ils servent de combustible aux fours, détaille-t-il.

Des déchets transformés en argent

AFP

Des villageoises de Bangun trient les ordures.

Mais les défenseurs de l’environnement s’alarment des montagnes de déchets qui grandissent et affirment que des monceaux de plastiques non recyclables sont brûlés pendant la nuit, provoquant des émanations toxiques dans toute la localité et répandant de grandes quantités de micro-plastiques dans les voies d’eau.

L’Indonésie est déjà le deuxième pays au monde contributeur de la pollution marine derrière la Chine. Selon une étude de l’Université de Géorgie aux États-Unis publiée dans la revue Science, le pays déverse entre 480 000 et 1,29 million de tonnes de déchets (tous types confondus) en mer par an. L’Indonésie s’est engagée en 2017 à réduire les déchets plastiques dans ses eaux de 70% d’ici 2025.

Les importations de déchets «vont coûter très cher, à notre système de santé et aux générations futures qui devront restaurer l’environnement», avertit Prigi Arisandi, spécialiste de l’environnement pour l’ONG Ecoton.

«Et cela ne se passe pas seulement à Bangun. Il y a plus de cinq villages utilisés comme décharges dans la province de Java orientale», déplore-t-il.

L’Indonésie a renforcé ces derniers mois les contrôles sur les déchets importés pour ne pas devenir la nouvelle poubelle des pays occidentaux. Le pays a commencé à renvoyer vers la France, Hong Kong, l’Australie ou les États-Unis des conteneurs remplis d’un mélange d’ordures ménagères, de plastique et de matières dangereuses qui avaient été importés illégalement.

Et certaines régions indonésiennes sensibilisent le grand public, comme Bali où le plastique à usage unique a été interdit.

Mais à Bangun, les habitants comme Keman voient plutôt «les déchets comme un trésor».

«Pourquoi? Parce qu’après avoir fait sécher les ordures le matin et les avoir triées, on reçoit de l’argent le soir».

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Le Saviez-Vous ► Apollo 11: la première photo prise sur le Lune est celle… d’un sac-poubelle


La première photo que Neil Armstrong a prise quand il a mit le pied sur la Lune était un sac-poubelle pleine de déjections. Cela montre un côté négatif des missions spatiales, les déchets laisser sur place. Bon, on comprend que l’odeur des excréments pendant des jours dans un endroit confiné devait être insupportable. Il fallait bien s’en débarrassé dans un sac plastique, le plastique qui ne se dégrade pas en criant ciseaux et encore moins sur la lune. Malheureusement, il n’y a pas juste le sac de plastique en cause, mais divers objets qui ont été laissé sur la Lune au cours des missions depuis Apollo 11. Preuve que partout ou l’homme met les pieds, il pollue l’environnement.
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Apollo 11: la première photo prise sur le Lune est celle… d’un sac-poubelle


  • Par   Tristan Vey

Au total, les six missions Apollo auront laissé derrière elles des centaines de kilos de «déchets», recensés dans un catalogue publié par la Nasa en 2012.

C’est un moment historique. Neil Armstrong pose le pied sur la Lune. Pour la postérité, il lâche ces quelques mots, soigneusement préparés: «It’s a small step for [a] man, but a giant leap for mankind» (en français: «C’est un petit pas pour l’homme mais un bon de géant pour l’humanité»). Puis il prend son appareil photo et immortalise l’instant en prenant un cliché… d’un sac-poubelle.

Les défis de la conservation des objets de la mission Apollo 11

On en déduit que la première chose que les astronautes de la mission Apollo 11 ont fait en sortant de leur capsule, c’est donc de jeter leurs ordures à la surface. À leur décharge (sans mauvais jeu de mots), les astronautes devaient probablement vouloir se débarrasser au plus vite de leurs déjections qui devaient empester l’habitacle. Cela fait en effet plus de quatre jours que Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins (resté en orbite) partagent un habitacle extrêmement réduit, sans douche ni toilettes. Imaginez un vestiaire de gymnase sans aération depuis quatre jours et dont les sanitaires sont bouchés et vous aurez une petite idée de l’enfer olfactif dans lequel ils vivaient.

Ce «jettison bag» devait ainsi contenir, entre autres, des «sacs à fèces», un dispositif en plastique transparent qui se colle aux fesses et permet de faire ses besoins en apesanteur à peu près proprement. Rappelons que lorsqu’ils sont dans leurs scaphandres, les astronautes portent carrément des couches pour faire leurs besoins, encore aujourd’hui. Pas très glamour, reconnaissons-le.

Mais au-delà de l’anecdote, cette question des déjections n’est pas si anodine. En 1967, un traité onusien sur l’exploration spatiale rappelle que tous les membres de l’organisation internationale, dont les États-Unis font évidemment partie, doivent s’assurer d’éviter «toute contamination nocive de l’espace et des corps célestes». Or les déjections fécales contiennent de nombreux microbes. De la vie, en somme.

Peu de chances que les micro-organismes aient survécu à leur séjour prolongé sur la Lune, bombardée en permanence par les rayons cosmiques, mais on ne sait jamais. Des scientifiques réfléchissent très sérieusement à récupérer ces «échantillons» et à les faire revenir sur Terre pour les étudier. Ce qui a conduit Buzz Aldrin à répondre avec humour début avril à un long article sur le sujet posté sur le média Vox:

Autre problématique, celle de la préservation des sites Apollo. Les six missions ont laissé sur place des centaines d’objets, instruments (et 96 sacs de ces sacs-poubelles hightech). Cinq des six drapeaux américains sont encore en place. Faut-il préserver les sites en l’état comme vestige d’un patrimoine mondial commun? Ou les nettoyer? Les sites des expériences déployées par les missions Apollo 16 et 17 ont des petits airs de décharges à ciel ouvert… Un catalogue publié par la Nasa en 2012, et disponible ici, recense tous les objets qui ont été laissés sur place. Et il y a en a beaucoup…

Les expériences menées par les astronautes lors de la dernière mission Apollo, la 17.Les expériences menées par les astronautes lors de la dernière mission Apollo, la 17. NASA

Les instruments laissés sur place par les astronautes de la mission Apollo 16.


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Onze tonnes de déchets ramenés de l’Everest


Cela n’a aucun sens que le mont Everest soit autant pollué. On a même demandé a des équipes 4 000 $ qui leur serait rembourser s’ils ramenaient avec eux 8 kilos de déchet. Mais le compte n’y ait pas. Pour ma part, on devrait au moins minimiser le nombre d’alpinismes et de s’assurer que tous équipements, ainsi que tous déchets et excréments (oui les excréments, car avec la fonte des glaciers, pas besoin de faire un dessin) soit redescendu sinon, interdire complétement l’accès à l’Everest.
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Onze tonnes de déchets ramenés de l’Everest


Agence France-Presse
Katmandou

Une dizaine de tonnes de déchets, échelles en aluminium, tentes fluorescentes, canettes et autres objets abandonnés par les alpinistes ont été recueillis sur les pentes de l’Everest par des équipes népalaises et doivent maintenant être recyclés.

Quatorze personnes dépêchées par le gouvernement de Katmandou ont ainsi passé six semaines entre le camp de base vers le « toit du monde » et le camp numéro 4, à près de 8000 mètres d’altitude, pour y ramasser des objets en plastique, comme des bouteilles ou du matériel d’escalade hors d’usage, ou encore des récipients d’excréments humains.

Avec le réchauffement climatique, la fonte des glaciers met à jour des détritus abandonnés par les grimpeurs au fil des décennies, peu soucieux des traces qu’ils pouvaient laisser derrière eux.

Des sacs entiers de déchets ont été acheminés vers Katmandou par des hélicoptères de l’armée ou à bord de camions qui sont descendus vers la vallée le long de routes sinueuses. Ces tonnes de détritus sont désormais destinées au recyclage dans une usine locale qui a pris possession de la marchandise mercredi, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

« Nous avons recueilli (les déchets) mais les gérer est également très important », a déclaré à la presse le responsable du département du Tourisme au Népal, Dandu Raj Ghimire.

Les détritus seront triés manuellement et recyclés en conséquence.

« Il y a généralement beaucoup de métal, d’aluminium, de verre, de métal léger et lourd qui peuvent être aisément recyclés », a expliqué Nabim Bikash Maharjan, de l’organisation Blue Waste to Value.

 Certains éléments seront dirigés vers une usine de Katmandou.

Le nombre des alpinistes venus du monde entier à l’assaut de l’Everest (8848 mètres d’altitude) ne cesse de grandir, représentant un véritable casse-tête pour les autorités.

Le Népal avait exigé il y a six ans un dépôt de 4000 dollars par équipe d’alpinistes, remboursable si chaque grimpeur ramenait de son expédition au moins huit kilos de déchets. Mais seulement la moitié des alpinistes ramène leurs déchets.

La Chine a interdit en février aux non-grimpeurs de gagner le camp de base vers l’Everest au Tibet, afin de tenter de nettoyer les pentes menant au sommet.

Des centaines de grimpeurs ont gagné la saison actuelle le « toit du monde » et leur nombre total pourrait dépasser le record de 807 grimpeurs atteint l’année dernière.

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Les plages de rêve des îles Cocos sont main­te­nant couvertes par 414 millions de déchets plas­tiques


Sans connaitre ces îles, il est vraiment inadmissible que les déchets jeter en mer se retrouve au fond de l’océan et sur des îles
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Les plages de rêve des îles Cocos sont main­te­nant couvertes par 414 millions de déchets plas­tiques

Crédits : Dustan Wood­house

par  Mathilda Caron

D’après un rapport publié ce 16 mai 2019 dans la revue scien­ti­fique Nature Research, les plages austra­liennes des îles Cocos (Keeling), autre­fois para­di­siaques, sont couvertes d’au moins 414 millions de déchets plas­tiques, rapporte BBC News .

Selon les scien­ti­fiques, 93 % de ces déchets seraient ense­ve­lis sous le sable de ces îles de l’océan Indien.

Ils pensent que la réelle quan­tité de déchets plas­tiques présents sur les plages étudiées serait 26 fois supé­rieure à ceux visi­bles…

« Une de mes plus grandes surprises a été de consta­ter que plus je creu­sais, plus il y avait de déchets enfouis sous le sable », raconte Jenni­fer Lavers, prin­ci­pale auteure de l’étude. « C’est très préoc­cu­pant. »

Pour beau­coup d’Aus­tra­liens, les îles Cocos étaient l’un des derniers « para­dis encore préser­vés ». Mais le monde a sous-estimé la quan­tité de déchets présents le long de leurs côtes. Les millions de tonnes de déchets jetés en mer chaque année se retrouvent sur les plages de sable blanc, celles-ci notam­ment.

Sources : BBC News/Nature Research

https://www.ulyces.co

Comment lutter contre les déchets générés par les marathons?


Cela m’a toujours étonné que des évènements sportifs pussent amener les gens à faire moins attention à l’environnement. Le plastique est sur utilisé ainsi que les moyens pour se rendent en tant que spectateurs ou même en temps que sportifs. Sans compter que beaucoup vont faire un choix de malbouffe …
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Comment lutter contre les déchets générés par les marathons? 

 

En 2018, la pollution atmosphérique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres, en raison de la fermeture de routes. | Pietro Rampazzo via Unsplash

En 2018, la pollution atmosphérique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres, en raison de la fermeture de routes. | Pietro Rampazzo via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur BBC

Épreuve sportive par excellence, les marathons sont aussi des événements terriblement néfastes pour l’environnement, générant à chaque édition plusieurs tonnes de déchets plastiques. 

Chaque année, plusieurs centaines de marathons sont courus à travers le monde. Et chaque année, les déchets s’accumulent sur le passage des participant·es, notamment des bouteilles d’eau en plastique jetées par les runners. Pour lutter contre cette pollution, de plus en plus de courses mettent en place des mesures afin de réduire leur impact environnemental, à l’image du marathon de Londres, dont la trente-neuvième édition aura lieu dimanche 28 avril 2019.

«Nous essayons de montrer la voie, déclare Hugh Brasner, directeur du marathon de Londres. Cette année, nous avons mis en place toute une série d’initiatives qui, à notre avis, entraîneront d’énormes changements de comportement dans l’avenir.»

Parmi ces mesures figurent entre autres l’envoi des consignes de courses par mail plutôt que sur papier, l’utilisation de gobelets recyclables sur certains points de ravitaillement et la distribution à 700 volontaires de ceintures d’hydratation, un genre de bananes dans lesquelles on glisse une ou plusieurs bouteilles d’eau, pour que des participant·es puissent tester cette méthode plus écologique: plus de bouteille entamée pour quelques gorgées puis jetées à quelques mètres des ravitaillements.

Une chute de 89% de la pollution de l’air

Pour Andrea Collins, chercheuse à l’université de Cardiff spécialisée dans l’impact des grands événements sur l’environnement, «la façon dont les gens se déplacent pour assister à un événement est l’un des principaux facteurs contribuant à l’importance de l’empreinte environnementale».

Utiliser les transports en commun ou le covoiturage est donc un bon moyen de réduire l’empreinte de ce type d’événement.

Andrea Collins assure toutefois que, dès lors qu’elles sont organisées de manière durable, ces grandes réunions sportives peuvent avoir un effet positif pour l’environnement

«Ces événements très médiatisés nous sensibilisent aux impacts environnementaux. Cela peut inspirer la population ou d’autres grandes courses, qui étudieront ce qui a été mis en place au marathon de Londres, pour voir ce qui fonctionne.»

Une étude de King’s College London avait également révélé que la pollution de l’air dans la capitale britannique a chuté de 89% au cours du dernier marathon de Londres en raison de la fermeture de routes.

L’équipe du marathon de Nantes, prévu lui aussi ce dimanche 28 avril 2019, entend également respecter l’environnement et sensibiliser le plus grand nombre.L’an dernier, l’organisation de l’évènement avait ainsi recyclé plus de 30 mètres cubes de déchets, sur les 80 récoltés.

http://www.slate.fr/

 

Repérer les déchets plastiques marins par satellite


Les satellites et les drones peuvent être utiles pour détecter bien des choses. Les satellites peuvent détecter des déchets quand ils sont étendus sur une grande surface. Maintenant, ils veulent réussir a détecter des surfaces moins grandes.
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Repérer les déchets plastiques marins par satellite

 

Sur une plage de Lesbos, en mer Egée, des étudiants grecs, enfoncés dans l'eau... (ARCHIVES PC)

 

Agence France-Presse

Sur une plage de Lesbos, en mer Egée, des étudiants grecs, enfoncés dans l’eau jusqu’au genou, déposent délicatement des cadres en PVC de la taille d’un mur à la surface avant que des plongeurs ne les amarrent au large.

Attachés aux quatre cadres de cinq mètres sur cinq, des sacs et des centaines de bouteilles – tels des radeaux de plastique flottants.

L’idée de cette expérience est de déterminer s’il est possible de détecter ces déchets, comme des « cibles » à repérer du ciel, grâce au satellite Sentinel-2 et des drones européens.

« Toutes les cibles ont été emportées en mer, les satellites sont passés au-dessus et nous sommes prêts à faire le premier rapport », explique à l’AFP le responsable du projet, le professeur Konstantinos Topouzelis, du département des sciences marines de l’Université de l’Egée, située à Mytilene, sur Lesbos. 

Pour préparer l’expérience, l’équipe de l’université grecque a collecté quelque 2000 bouteilles plastiques pour les attacher aux cadres. Y ont aussi été accrochés des sacs de plastique, plus difficiles à détecter dans l’eau et véritable menace contre les dauphins, les tortues et les phoques de la mer Egée. 

Les résultats de l’étude – qui se fonde sur l’observation satellitaire et la cartographie par drone des déchets plastiques marins en mer Egée (« Satellite Testing and Drone Mapping for Marine Plastics on the Aegean Sea ») – seront présentés le mois prochain à Milan à l’occasion d’un symposium de l’Agence spatiale européenne (ESA).

« Les déchets marins sont un problème global qui touche tous les océans du globe. Des techniques modernes sont nécessaires pour les détecter et les quantifier », relève le professeur Topouzelis, qui souligne que les agences spatiales se penchent déjà sur la façon dont satellites et drones pourraient contribuer au nettoyage des mers.

Quelque quatre à 12 millions de tonnes de plastiques sont rejetées en mer chaque année, dégradant la faune et la flore marines, mais seule une petite partie est visible à la surface. 

En 2018, lors de la première phase de l’expérience, il avait été possible de localiser depuis l’espace des concentrations de déchets plastiques s’étendant sur quelque 100 m².

L’ambition, cette année, est de réduire d’un quart la taille détectable de ces « décharges flottantes », et sous diverses conditions météo

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Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments


Le Mont Denali est la plus haute montagne en Amérique du Nord, il se situe en Alaska. C’est une montagne que beaucoup d’alpinistes ont voulu l’affronter. Comme il n’y a pas d’endroit pour se soulager, les alpinistes déféquaient sur la montagne, surtout dans des crevasses. Le hic, les glaces fond et les excréments ne sont pas décomposés et on estime des dizaines de tonnes d’excréments qui se retrouvent dans l’eau et la contamine de bactéries fécales.
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Cette montagne américaine est menacée par 66 tonnes d’excréments

 

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude. © Freesolo Adventures, Flickr

Céline Deluzarche
Journaliste

Le Denali, plus haute montagne d’Amérique du Nord, voit ses glaciers fondre à vue d’œil et avec eux, les déjections congelées des milliers d’alpinistes qui gravissent ses pentes. Des déchets subrepticement dissimulés dans des crevasses mais qui ressurgissent des années après.

L’air pur du Mont Denali, le point culminant d’Amérique du Nord, pourrait bien sentir un peu moins bon dans les années à venir. Cette montagne (ex Mont McKinley) de 6.190 mètres d’altitude au sud de l’Alaska risque de voir ressurgir les milliers de tonnes d’excréments laissés par les alpinistes au fil du temps.

Le sommet est en effet particulièrement fréquenté : 1.200 personnes tentent chaque année son ascension, considérée comme un trophée dans le monde de l’alpinisme. Chaque grimpeur générant environ un demi-kilo de déjections durant une course de 18 jours, cela représente plus de 66 tonnes d’excréments accumulés au cours du dernier siècle, a calculé le site USA Today. Initialement, les alpinistes avaient pris l’habitude de déposer leurs déchets dans des crevasses plus ou moins profondes du glacier Kahiltna, la route la plus commune pour accéder au sommet. L’idée généralement répandue était que la glace finirait par les broyer et qu’ils se décomposeraient alors naturellement. Erreur : les déjections congelées sont en réalité restées intactes et sont descendues en contrebas.

« Ils refont surface sous d’autres glaciers moins hauts où ils commencent à fondre », témoigne Michael Loso, glaciologue du Service des parcs nationaux américains.

Ce dernier étudie le problème depuis plusieurs années et affirme être très préoccupé par la fonte des glaciers qui s’accélère. Durant les 50 dernières années, leur surface a ainsi diminué de 8 %, d’après les études du parc national. Conséquence : les déjections commencent à réapparaître au premier camp de base, situé à 2.200 mètres d’altitude.

« On pourrait en retrouver dès le début de la saison des ascensions, au mois d’avril, alerte Michael Loso. Elles auront le même aspect et sentiront aussi mauvais que lorsqu’elles ont été déposées ».

Des rivières contaminées aux bactéries fécales

Le problème ne concerne malheureusement pas seulement les grimpeurs : les microbes des excréments survivent en effet parfaitement à leur séjour dans la neige. Des analyses menées dans les rivières alimentées par le glacier ont ainsi révélé la présence de bactéries fécales E.coli, même si leur taux demeure en-dessous des normes en vigueur pour les bases de loisir.

Face à ce problème, les guides du parc Denali ont décidé depuis cette année d’obliger leurs clients à redescendre leurs excréments en-dessous de 4.300 mètres d’altitude et à côté du camp de base (mais pas l’urine, trop lourde à transporter). Le Service de parcs nationaux teste également depuis 2001 des toilettes portables, des sortes de bidons munis de sacs favorisant la biodégradation des déjections. La discipline semble plutôt bien suivie par les grimpeurs, généralement soucieux de l’environnement.

Sur les pentes de l’Himalaya, des pieds et des mains de cadavres

Le mont Denali n’est pas le seul sommet à voir des choses indésirables ressurgir à la faveur du réchauffement climatique. Sur les pentes de l’Everest dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui refont surface. Trois cents alpinistes y sont décédés depuis 1921 et les deux tiers des corps n’ont jamais été retrouvés.

« Des mains et des jambes ont réapparu sur le camp de base 4 ces dernières années », explique un responsable d’une ONG locale.

En 2018, ce sont les corps entiers de deux alpinistes islandais disparus il y a 30 ans qui ont été découverts au pied d’un glacier.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Avec la fonte de la neige, des dizaines de tonnes de déjections humaines réapparaissent sur les pentes du Mont Denali, en Alaska.
  • Les excréments dégelés des alpinistes contaminent l’eau qui descend du glacier.
  • Dans l’Himalaya, ce sont des cadavres qui ressurgissent à la faveur du réchauffement climatique.

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