Des champignons au secours des arbres menacés par les changements climatiques


C’est une hypothèse qui pourrait peut-être aider les arbres à survivre avec les changements climatiques, étant donné qu’il existe une symbiose entre les champignons et les arbres
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Des champignons au secours des arbres menacés par les changements climatiques

Des champignons symbiotiques

 

Des champignons symbiotiques Photo : Shutterstock

 

Une étude de l’Université de la Colombie-Britannique, dans l’Okanagan, révèle que les spores dormantes de certains champignons anciens ont la capacité d’aider les espèces d’arbres modernes à s’adapter aux changements climatiques.

Ces champignons dits symbiotiques peuvent apporter eau et autres ressources aux arbres qui doivent survivre à de nouvelles conditions environnementales. Le professeur en biologie Jason Pither, coauteur de l’étude, précise que les champignons aident les arbres grâce à une relation de symbiose, c’est-à-dire que le champignon pousse dans les racines des arbres, qui, elles, jouent un rôle important dans leur nutrition.

Les champignons modernes contribuent généralement à l’adaptation climatique des arbres en recueillant de l’eau et des nutriments qu’ils peuvent apporter plus près des racines. En retour, les champignons absorbent les nutriments des arbres.

Une relation datant de plusieurs milliers d’années

Les champignons sont souvent utilisés par l’industrie forestière et agricole pour augmenter la production, explique M. Pither. Il ajoute que ces végétaux produisent des éléments comme des spores qui peuvent se trouver dans un état dormant dans le sol et dans le pergélisol (le sol gelé en permanence et imperméable des régions arctiques) pendant des dizaines de milliers d’années.

« Dans certaines de ces régions de pergélisol, ces spores auraient été déposées avant la dernière glaciation dans les écosystèmes anciens et auraient été enterrées d’une manière et à un moment tel qu’elles auraient effectivement été conservées plus profondément sous terre », affirme le chercheur. Selon lui, « à mesure que les choses et le climat changent, [il existe] la possibilité pour les racines des plantes modernes de s’enliser dans ces couches pour obtenir [ces spores] ».

L’idée, dit-il, est que ces spores anciennes qui étaient actives dans différentes conditions climatiques peuvent aider les espèces d’arbres modernes à résister à des températures extrêmes ou à la sécheresse.

Cependant, le biologiste affirme qu’il faudra qu’un ensemble de conditions soient réunies pour que les spores passent d’un état dormant à un état actif. Il cite en exemple une espèce de plante du désert qui ne fleurit qu’une fois dans sa vie dans les conditions parfaites.

Jason Pither espère obtenir du financement pour l’étape suivante, qui consiste à trouver des spores fongiques pour tester sa théorie.

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Sibérie: cette «porte de l’enfer» qui ne cesse de grandir


Le cratère de Batagaita en Sibérie nommé la porte de l’enfer, continu à grandir à cause de la déforestation qui cause la fonte du pergélisol qui n’aide en rien aux changements climatiques. Par contre, de belle découverte archéologique on plus être misent à jour
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Sibérie: cette «porte de l’enfer» qui ne cesse de grandir

 

Sibérie:

Le cratère de Batagaika en Sibérie.Photo Gentside

Les habitants le surnomment «la porte de l’Enfer» et il suffit de voir les images pour comprendre pourquoi. À l’Est de la Sibérie en Russie, à proximité du bassin de la rivière Yana, la terre semble s’est ouverte en deux, formant un gigantesque cratère au milieu de la forêt: le cratère de Batagaika.

Cette dépression est lié à un phénomène appelé thermokrast. Il est causé par la fonte de la glace du pergélisol. Une fonte qui provoque un tassement du sol et donc des effondrements. D’après les spécialistes, le cratère de Batagaika a commencé à se former dans les années 1960 à cause de la déforestation qui a éliminé les arbres qui protégeaient normalement le sol gelé de la chaleur au cours des mois d’été.

À l’heure actuelle, le cratère géant mesure près d’un kilomètre de long pour 86 mètres de profondeur, faisant de lui l’un des plus grands au monde. Néanmoins, la surveillance constante du cratère réalisée notamment grâce à  des images satellite a révélé qu’il ne cesse de grandir à  une vitesse préoccupante.

UN CRATÈRE QUI GRANDIT UN PEU PLUS CHAQUE ANNÉE

En décembre 2016, des chercheurs allemands ont expliqué lors de la réunion de l’American Geophysical Union que le mur principal du cratère avait grandi de 10 mètres par an, au cours de la dernière décennie. Les années les plus chaudes, la hausse est montée jusqu’à 30 mètres par an. L’équipe pense également qu’un mur latéral du cratère pourrait bientôt atteindre une vallée voisine déjà victime d’érosion.  

«En moyenne sur plusieurs années, nous avons constaté qu’il y a peu d’augmentation ou de diminution de ces taux, c’est en croissance constante», a commenté pour la BBC, Frank Günther de l’Institute Alfred Wegener à Potsdam. «Et une croissance continue signifie que le cratère devient de plus en plus profond chaque année».

Pour les scientifiques, la fonte du pergélisol favorisée par le changement climatique est une cause de préoccupation majeure. D’ailleurs, elle n’est pas observée que dans cette région de la Sibérie. D’autres dépressions bien que plus petites sont également apparues à  d’autres endroits.

Or, la fonte du pergélisol pourrait avoir de sérieuses conséquences comme la libération de gaz à  effet de serre, notamment de dioxyde de carbone, piégé depuis des millénaires dans les glaces. Des gaz qui pourraient à  leur tour favoriser le réchauffement. Toutefois, le cratère de Batagaika présente aussi un grand intérêt pour les scientifiques.

UNE FENÊTRE SUR UN MONDE INCONNU

Au cours des dernières décennies, l’agrandissement du cratère a en effet exposé au jour un monde autrefois inaccessible car gelé en profondeur. Le site est devenu l’un des plus importants du monde pour étudier le pergélisol mais aussi des milliers d’années d’histoire comme le souligne une nouvelle étude publiée dans la revue Quaternary Research.

En 2009, une carcasse de cheval vieille d’environ 4400 ans y a été mise au jour ainsi qu’une carcasse momifiée d’un jeune bison. De précieux éléments qui se sont ajoutés à  d’autres restes notamment de mammouths et de rennes déjà  identifiés sur place. Une expédition récente a toutefois permis d’aboutir à  des découvertes encore plus remarquables.

En se rendant sur place, des scientifiques britanniques ont constaté la présence de couches géologiques très anciennes et ont récolté des échantillons de sol et de végétaux. Les analyses menées suggèrent que ces derniers auraient au moins 200 000 ans, ce qui pourrait permettre de déterminer quels types de forêt et de sol prédominaient à  cette époque, mais pas seulement.

REMONTER DES MILLIERS D’ANNÉES DE CLIMAT

«Le cratère de Batagaika a frappé mon imagination – sa taille est incroyable, la fracture est parfaitement exposée et découverte, toutes les couches sont parfaitement visibles et peuvent être étudiées en détails», a expliqué le professeur Julian Murton de l’Université du Sussex repris par The Siberian Times.

Au cours des 200 000 dernières années, le climat terrestre a alterné de façon répétée entre des périodes « interglaciaires » relativement chaudes et des périodes «glaciaires» très froides durant lesquelles les glaces ont gagné du terrain. Mais l’histoire climatique de la Sibérie reste relativement méconnue. D’où l’intérêt du cratère de Batagaika.

Les couches de sédiments de Batagaika fournissent «un témoignage continu de l’histoire géologique, ce qui est assez inhabituel», a confirmé Julian Morton. «Ceci devrait permettre d’interpréter l’histoire climatique et environnementale de la région».

En reconstruisant ces changements passés, les chercheurs pensent aussi pouvoir mieux comprendre les changements futurs.

«Si nous pouvons comprendre à  quoi ressemblait l’écosystème à cette époque – ceci pourrait nous donner quelques soupçons sur la façon dont l’environnement pourrait changer aujourd’hui si le climat se réchauffe», a conclu le scientifique.

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Fuites de carbone et dégel massif détectés dans l’Arctique


Le dégel en Arctique risque de causer un cercle vicieux sur le climat en laissant échappé des tonnes de carbone dans l’atmosphère. Sauf que ce dégel provoque aussi un nouvel écosystème dans la région ainsi qu’en Alaska, on ne peut pas vraiment prédire la répercussion des plantes sur ce carbone libéré.
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Fuites de carbone et dégel massif détectés dans l’Arctique

 

De nouvelles recherches permettent de comprendre comment le... (photo Kathryn Hansen, archives reuters)

De nouvelles recherches permettent de comprendre comment le carbone contenu dans le sol est libéré par le réchauffement climatique.

PHOTO KATHRYN HANSEN, ARCHIVES REUTERS

 

CHARLES CÔTÉ

De nouvelles recherches publiées récemment permettent de comprendre comment le carbone contenu dans le sol est libéré par le réchauffement, particulièrement dans l’Arctique, ce qui laisse présager un cercle vicieux de mauvais augure pour le climat.

Une étude publiée dans Nature estime que les sols vont ajouter 55 milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère d’ici 2050.

Cela représenterait entre 12 et 17 % des émissions humaines de gaz à effet de serre (GES) au cours de la même période.

C’est comme s’il y avait l’équivalent des États-Unis, deuxième pollueur mondial avec 17 % des émissions de GES, en plus de ce que l’on estimait déjà.

Les chercheurs de quatre continents réunis aux fins de cette étude en sont venus à cette conclusion après avoir combiné les résultats de dizaines d’expériences réalisées sur le terrain et en ajoutant cette nouvelle information dans des simulateurs climatiques.

Leur synthèse « fournit des données empiriques solides en appui à l’idée que la hausse des températures va stimuler la perte nette de carbone des sols vers l’atmosphère, ce qui stimulerait une boucle de rétroaction qui pourrait accélérer les changements climatiques », affirment-ils.

Ce transfert massif de carbone vers l’atmosphère est – et sera – concentré dans les régions arctiques et subarctiques, où le réchauffement déjà observé est beaucoup plus rapide que dans les zones tempérées ou sous les tropiques.

Les tourbières à la rescousse?

Selon Michelle Garneau, professeure de géographie à l’Université du Québec à Montréal et spécialiste des milieux nordiques, il reste beaucoup d’incertitude sur le sujet, en particulier sur la réaction des plantes à leur nouveau climat.

« On ne peut pas traduire la complexité du milieu naturel par de simples équations mathématiques », affirme-t-elle dans un courriel à La Presse.

« Dans l’ensemble, il n’est pas du tout erroné de penser que le réchauffement du climat va provoquer un relâchement du carbone des sols vers l’atmosphère et favoriser une boucle de rétroaction vers l’atmosphère qui pourrait renforcer le réchauffement », explique-t-elle. 

« Par contre, les modèles reproduisent encore difficilement les liens extrêmement étroits et complexes entre la végétation, les sols et les conditions climatiques. »

Une de ses recherches a démontré une « augmentation de la productivité végétale » dans les tourbières au cours de l’épisode chaud médiéval, autour de l’an 1100. Résultat : plus de carbone atmosphérique a été capté pendant cette période. « De pareils résultats soulèvent donc l’urgence d’une collaboration plus étroite entre les modélisateurs et les scientifiques produisant des données empiriques », dit-elle.

Fonte en Alaska

Une autre recherche publiée récemment, cette fois dans Geophysical Research Letters, montre à quel point, dans ce cas, l’Alaska se réchauffe.

Les chercheurs des services géologiques américains (USGS) ont eu accès à plus de 30 ans de données sur la chimie du fleuve Yukon. Ce cours d’eau draine un territoire immense, aussi grand que la Californie, qui comprend une bonne partie du Yukon et du nord de la Colombie-Britannique, au Canada.

Sur la période, on a observé une augmentation importante des taux de différents éléments chimiques dans l’eau. L’explication ? Le dégel à la grandeur de la région, explique à La Presse Ryan Tooney, hydrologue à l’USGS.

« Sur une bonne partie du territoire, il y a du pergélisol, du sol gelé en permanence, dit-il. La couche supérieure où se trouve la végétation dégèle l’été. Mais cette couche active est de plus en plus profonde. Alors il y a plus d’éléments chimiques qui sont lessivés dans la rivière l’été. Et le phénomène est présent aussi l’hiver, alors ça nous indique que les eaux souterraines aussi sont touchées. »

L’impact de ces changements chimiques se ressentira dans les écosystèmes de l’océan Arctique, affirme-t-on.

Le MacKenzie, source de carbone

Fait intéressant : les chercheurs de l’Alaska n’ont pas observé d’augmentation du taux de carbone dans l’eau du fleuve Yukon. Mais le phénomène est très présent dans le bassin versant voisin, celui du fleuve Mackenzie, selon les recherches de Suzanne Tank, de l’Université de l’Alberta. Les changements pour les autres éléments chimiques sont semblables à ceux du fleuve Yukon.

Pourquoi cette différence ? Parce que le Yukon coule d’est en ouest, tandis que le Mackenzie coule du sud vers le nord, croient les chercheurs. Et les changements dans le cycle de carbone sont observables dans la partie nord du bassin du Mackenzie.

Sur une période d’une quarantaine d’années, la quantité de carbone charriée par le fleuve Mackenzie a augmenté de 40 %.

« Au début, dans les années 70, environ 1,3 million de tonnes de carbone dissous quittaient chaque année l’embouchure du Mackenzie, explique Mme Tank à La Presse. En 2012, c’était 1,9 million de tonnes. »

C’est comme si le Mackenzie relâchait autant de carbone de plus qu’une centrale thermique au charbon.

Environ 60 % de ce carbone organique est consommé par les microbes dans l’océan Arctique, où il finit par être relâché pergélisol dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz à effet de serre.

D’une façon ou de l’autre, ce carbone supplémentaire vient du sol. Impossible pour l’instant de savoir s’il provient ou non du pergélisol, mais c’est une hypothèse très plausible : il y a plusieurs signes de dégel dans le bassin du Mackenzie, comme la multiplication des glissements de terrain.

« Le Nord est en train de changer très rapidement, dit Mme Tank. Une hausse de 40 % en 40 ans à l’échelle de toute une région, c’est très rapide. On pense au pergélisol comme un dépôt à long terme pour le carbone, mais cela pourrait être remis en question. »

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Fonte du pergélisol en Russie: l’anthrax contamine 21 personnes


Nous voyons de plus en plus les conséquences des changements climatiques dans le monde. En Sibérie, un coin de la Russie reconnu pour son climat difficile, a un été particulièrement très chaud et des bactéries en dormance sous la gelée depuis des dizaines d’années se réveillent et provoque des épidémies chez l’homme et les rennes
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Fonte du pergélisol en Russie: l’anthrax contamine 21 personnes

 

C'est dans le district autonome de Yamalo-Nenets qu'a... (Photo Sergei Karpukhin, archives Reuters)

C’est dans le district autonome de Yamalo-Nenets qu’a ressurgi la maladie du charbon qui a infecté plusieurs personnes et tué plus de 2300 rennes. Sur cette photo, un garçon se tient devant un troupeau de rennes dans une région adjacente.

PHOTO SERGEI KARPUKHIN, ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
MOSCOU

La maladie du charbon, ou anthrax, a contaminé au moins 21 personnes dans le Grand Nord russe dont un enfant qui est mort, la fonte du pergélisol libérant des bacilles mortels piégés dans le sol, ont rapporté mardi les autorités locales.

« Malheureusement, le diagnostic a été confirmé pour 20 personnes » actuellement hospitalisées, a déclaré à l’agence de presse russe RIA Novosti une porte-parole de la région de Yamalo-Nenets, Natalia Khlopounova.

Par ailleurs, un garçon de 12 ans est mort lundi de cette maladie mortelle, dont aucun cas n’avait été constaté depuis 75 ans dans cette région située à 2000 kilomètres au nord-est de Moscou et peuplée en partie de populations nomades.

Un été anormalement chaud, avec des températures dépassant les 35 degrés Celsius, a fait fondre le pergélisol, les sols gelés du Grand Nord, et exposé selon les autorités un cadavre de renne infecté.

« Les spores d’anthrax se conservent dans le pergélisol pendant plus d’un siècle », ont expliqué les services sanitaires.

La maladie du charbon, ou anthrax, est une infection aiguë qui touche aussi bien l’animal que l’homme. La bactérie (Bacillius anthracis) existe dans la nature et est aussi considérée comme une arme bactériologique, car elle peut être facilement disséminée sous forme de spores. Elle est mortelle, à moins de prendre des antibiotiques très rapidement.

La ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, s’est rendue dans la région, placée sous quarantaine depuis une semaine après l’infection par l’anthrax des troupeaux de rennes d’au moins neuf éleveurs nomades.

Elle a rendu visite aux personnes contaminées, dont une famille « qui a mangé de la viande de renne crue et bu son sang », a indiqué Natalia Khlopounova, précisant qu’il s’agissait d’une coutume des populations nomades.

Au total, 90 personnes restent hospitalisées dans la principale ville de la région, Salekhard, pour limiter les risques de contagion dans la population.

Le ministère de la Défense a annoncé avoir envoyé plus de 200 spécialistes, avec hélicoptères et drones, pour décontaminer la zone et brûler les cadavres des animaux infectés.

Près de 160 éleveurs de rennes nomades ont été évacués et plus de 2300 rennes contaminés sont morts.

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Une épidémie d’anthrax en Sibérie tue 1500 rennes avec la fonte du permafrost

 

EPIDEMIE ANTHRAX

Une épidémie d’anthrax touche des troupeaux de rennes en Sibérie, certainement à cause de la fonte du permafrost (image d’illustration) | AFP

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozière

SCIENCE – Une des conséquences du réchauffement climatique est la fonte du permafrost, ce sol éternellement gelé, que l’on trouve notamment au Groenland, en Alaska ou encore en Russie. En Sibérie, notamment, la fonte de cette couche de glace sur laquelle pousse la terre provoque la libération de gaz, tel le méthane, et crée des cratères dans le sol ou encore des bulles incroyables.

Si ces gaz représentent un danger à long terme pour le climat, le sol sibérien commence à libérer d’autres substances très dangereuses. Ainsi, depuis une semaine, au moins 1500 rennes ont été tuées dans la péninsule de Yamal, intoxiquées par de l’anthrax, rapporte le Washington Post.

63 personnes ont été placées en quarantaine et 40, pour la plupart des enfants,hospitalisées de manière préventive, précise le site pro-Kremlin RT. L’état d’urgence a été déclaré lundi 25 juillet par le gouverneur de la région. Depuis, des militaires sont arrivés sur place pour décontaminer la zone, notamment en enlevant les carcasses des animaux morts à cause de l’anthrax, toujours selon RT.

Une carcasse contaminée vieille de 75 ans décongelée

C’est la première fois que l’anthrax tue de cette sorte en Sibérie depuis 1941. Selon NBCNews, l’origine de l’épidémie serait due à une carcasse de renne vieille de plusieurs décennies. Celle-ci aurait été décongelée avec la fonte du pergélisol (permafrost) sibérien.

Il faut dire que l’été en Sibérie pour ce mois de juillet a été extrêmement chaud: 35°C contre 17°C en moyenne. Une température qui a d’ailleurs affaibli les rennes, précise le site. L’anthrax arrive à survivre à des températures très faibles, dans une sorte d’hibernation. Puis, quand celles-ci remontent, les bactéries redeviennent infectieuses.

Le Washington Post précise que d’autres épidémies sont possibles. En 2011, deux chercheurs russes ont travaillé sur le risque posé par le réchauffement climatique et la fonte du pergélisol sur une résurgence de contamination à l’anthrax. Ceux-ci rappelaient que quelque 200 cimetières d’animaux à l’est de la péninsule de Yamal étaient contaminés par l’anthrax et que la bactérie pouvait survivre plus de 100 ans dans le sol gelé.

http://www.huffingtonpost.fr/

Un étrange phénomène inquiète les scientifiques


Les changements climatiques émettent de plus de signes à travers le monde. Nous allons nous transporté en Sibérie reconnu pour ses températures froides. Le dégel exceptionnel du pergélisol laisse des gaz de méthane remonter à la surface et change la densité du sol
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Un étrange phénomène inquiète les scientifiques

 

 

Les effets du réchauffement climatique inquiètent les scientifiques en Sibérie (Russie) où des bulles de gaz se forment sous la surface du sol et modifient l’élasticité de la terre…

Lors d’une expédition scientifique sur l’île Bely (péninsule du Yamal, Sibérie, Russie), les chercheurs ont fait une étrange découverte. Le sol sous leurs pieds s’apparentait en effet davantage à un trampoline ou un matelas gonflé d’eau qu’à une prairie ordinaire (voir vidéo ci-dessus).

« Je travaille ici depuis 20 ans, et je n’avais jamais vu ça », confie d’ailleurs Alexander Sokolov, de l’Institut d’écologie des plantes et des animaux (source: Siberian Times, viaSlate). 

En réalité, ces « bulles » de méthane trouvent leur origine dans le dégel exceptionnel du pergélisol sous l’effet du réchauffement climatique: une véritable « bombe à retardement », selon la communauté scientifique. En effet, la fonte inhabituelle de cette couche terrestre gelée en permanence pourrait libérer des émissions de méthane en quantités massives et engendrer un phénomène d’effet de serre beaucoup plus nocif que le gaz carbonique.

http://www.7sur7.be/

Les sous-sols arctiques pourraient dégeler d’ici 10 à 30 ans


Ca fait combien de fois qu’ils font des conférences, des promesses et tout le blabla. C’est bien beau parler et mettre des plans pour atteindre un objectif mais c’est toujours que des paroles … Alors que c’est maintenant que l’on doit passer à l’action
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Les sous-sols arctiques pourraient dégeler d’ici 10 à 30 ans

 

La température globale moyenne a augmenté de 0,8... (Photo JOHN MCCONNICO, Archives AP)

La température globale moyenne a augmenté de 0,8 degré depuis la Révolution industrielle.

PHOTO JOHN MCCONNICO, ARCHIVES AP

Agence France-Presse

Le «pergélisol», les sous-sols arctiques gelés, pourrait commencer à se dégeler d’ici 10 à 30 ans, libérant des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et aggravant d’autant le réchauffement climatique, indique une étude publiée mercredi.

Le pergélisol gelé en permanence pourrait commencer à fondre à partir d’un réchauffement du globe de 1,5°C, par rapport aux niveaux préindustriels, avance cette étude réalisée à partir d’anciennes stalagmites.

La température globale moyenne a déjà augmenté de 0,8 degré depuis la Révolution industrielle, et si la tendance actuelle se poursuit, le seuil pourrait être atteint dans «10 à 30 ans», estime l’équipe dirigée par Gideon Henderson du Département des sciences de la terre à l’université d’Oxford, en Grande-Bretagne.

«Il est nécessaire de faire un effort urgent pour réduire les gaz à effet de serre (GES)», alertent les chercheurs, qui ont mené leur étude sur des stalagmites et stalactites retrouvées dans une grotte près de Lensk, dans l’est de la Sibérie.

Ces spéléothèmes se forment quand l’eau de surface s’infiltre depuis le toit de la grotte, où la température ambiante est la même qu’en surface. Aussi, ils sont des témoins précieux d’une époque où la région n’était pas gelée.

Grâce à des traces d’uranium et des isotopes de plomb, il a été possible d’établir qu’ils se sont formés il y a environ 945 000 années, puis à nouveau il y a 400 000 ans.

Ces périodes de dégel du pergélisol coïncident avec des périodes où la surface de la Terre était plus chaude de 1,5°C par rapport au niveau préindustriel, avec une marge d’erreur de 0,5°C, indiquent ces chercheurs.

L’étude doit être présentée à la Société géologique de Londres le 27 juin, indique cette dernière dans un communiqué de presse.

Le pergélisol représente environ un quart de la surface des terres dans l’Hémisphère Nord. Au niveau mondial, il renferme quelque 1700 milliards de tonnes de carbone, soit environ le double du CO2 déjà présent dans l’atmosphère.

Or si cette matière organique gelée fond, elle relâche lentement tout le carbone qui y a été accumulé et ainsi «neutralisé» au fil des siècles.

Cet excès de CO2 rejeté dans l’atmosphère n’a jusqu’à présent pas été pris en compte dans les projections sur le réchauffement climatique qui font l’objet de négociations au niveau mondial.

La communauté internationale s’est donnée comme objectif de limiter le réchauffement à 2°C et d’y parvenir en concluant un accord global et ambitieux de limitation de GES en 2015 lors de la conférence de l’ONU sur le climat prévue à Paris.

Or, les actions prises jusqu’à présent mettent la planète sur une trajectoire de 3 à 5°C.

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Un enfant découvre un mammouth dans la toundra


Pour ceux qui aime l’archéologie, la préhistoire, ont surement comme rêve de découvrir quelque chose du passé pour éclairer un peu plus l’histoire de la Terre … Ce petit homme mérite une bonne récompense ainsi que sa famille qui ont alerté les personnes pour prendre en charge cet animal
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Un enfant découvre un mammouth dans la toundra

 

Un garçon de 11 ans a découvert un... (Photo: AFP)

Un garçon de 11 ans a découvert un mammouth en se promenant sur la rive du fleuve Ienisseï dans le Grand Nord russe.

PHOTO: AFP

OLGA ROTENBERG
Agence France-Presse
Moscou

Un garçon de 11 ans a découvert un mammouth d’un intérêt scientifique exceptionnel en se promenant avec son frère sur la rive du fleuve Ienisseï dans le Grand Nord russe, a indiqué vendredi à l’AFP un spécialiste de ce pachyderme disparu il y a des millénaires.

La découverte, révélée cette semaine, a eu lieu en août près du golfe du Ienisseï au bord de l’océan Arctique, dans la péninsule de Taïmyr, où l’animal était resté jusqu’à présent conservé dans le pergélisol (sol gelé en profondeur), a indiqué Alexeï Tikhonov, le directeur du musée zoologique de Saint-Pétersbourg, qui s’est rendu sur place.

«Un garçon de 11 ans, Jénia (Evgueni, ndlr) Salinder se promenait avec son frère sur la rive haute du Ienisseï. Il a senti une odeur désagréable, a vu que dans la pente quelque chose dépassait : c’étaient les pattes du mammouth», a raconté M. Tikhonov.

«C’est un endroit dégagé, où les tempêtes érodent la berge du fleuve, c’est ce qui a dégagé le mammouth», a ajouté ce spécialiste.

«Jénia l’a dit à son père, qui a aussitôt prévenu le directeur de la station polaire, qui a appelé les scientifiques», a poursuivi Alexeï Tikhonov.

«Nous nous sommes rendus sur place avec un responsable du Comité international du mammouth: nous avons trouvé un assez grand mammouth, qui gisait sur le flanc droit cinq mètres au-dessus du niveau de la mer», a-t-il dit.

«Il fallait agir vite, mais nous n’étions que deux. Le personnel de la station météorologique nous a bien aidés, ils ont creusé avec nous pendant 5 jours, huit heures par jour. Sans eux, nous n’aurions jamais réussi», a raconté le scientifique.

Le mammouth découvert était jeune, âgé de 15-16 ans, et devait mesurer deux mètres de haut et trois mètres de long de son vivant, selon lui.

Il a dû vivre il y a environ 30 000 ans.

«Le flanc gauche a pourri, mais le droit a gardé sa peau. Les organes de l’abdomen se sont complètement décomposés, mais son organe sexuel d’un mètre de long est intact, d’où l’on peut aisément conclure que c’était un mâle», a encore indiqué Alexeï Tikhonov.

Une seule défense a été retrouvée, de 1,5 mètre de long, et d’un poids de 9 kg. «Sur le côté droit de la tête, il y a encore la peau, l’oreille, et un oeil».

«Le squelette est pratiquement entier, il y a peut-être même le coeur entier dans la cage thoracique. On peut parler du mammouth du siècle», a encore déclaré le scientifique, estimant que la valeur de cette découverte n’était surpassée, pour un spécimen adulte, que par un précédent remontant à 1901.

Comment est-il mort ? M. Tikhonov estime que ce jeune spécimen a pu souffrir de la perte d’une de ses défenses.

«À 15 ans, les mammouths entrent dans la période reproductive, la matriarche les chasse du troupeau. C’est l’âge le plus difficile, avec beaucoup de stress, une mortalité importante à cet âge — en tout cas c’est comme ça chez les éléphants», a-t-il expliqué.

Le spécimen retrouvé à Taïmyr a été mis en sécurité.

«Nous pensions l’emporter par mer, mais les tempêtes ont commencé, et grâce à Nornickel (le géant russe du nickel, implanté dans l’Arctique, ndlr) nous l’avons chargé dans un hélicoptère — cela fait à peu près une tonne — et l’avons emmené à Doudinka», le chef-lieu de la presqu’île de Taïmyr, a raconté le directeur du musée zoologique.

«Là, il repose dans un entrepôt creusé dans le sol gelé, où sont conservées les carcasses de rennes, le poisson. Ensuite, nous avons l’intention de l’emmener à Saint-Pétersbourg ou Moscou, pour l’étudier», a-t-il dit.

«Nous avons donné au mammouth le nom du garçon, Jénia», l’un des 7 enfants d’une famille de nomades autochtones, les Nenets.

«Ce sont des gens de la toundra, des chasseurs et des pêcheurs qui vivent dans des tchoum (sortes de yourtes, ndlr), et ils ont une vie difficile. Sa maman est morte en couches il n’y a pas longtemps. Nous espérons que sa famille va recevoir une récompense», a encore dit M. Tikhonov.

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